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Full text of "Inventaire sommaires des Archives départementales antérieures à 1790, Nord : Archives civiles, Série B."

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'  / 


\ 


COLLECTION 


DES 


INVENTAIRES   SOMMAIRES 


DER 


ARCHIVES  DÉPARTEMENTALES   ANTÉRIEURES  A   1790. 


PUBLIEE  SOUS  LA   DIRECTION 


DU 


mNISTRE  DE  L'INSTRUCTION  PUBLIQUE, 


NORD. 


^^n.^aU'^^^-^^  '      /?1.^-#c<.--bX^  -^^  -^ 


INVENTAIRE  SOMMAIRE 


DSS 


IRCHIVES  DÉPARTEMENTALES 


^^ 


r/. 


ANTÉRIEURES   A   1790, 


BBDiGÉ  PAR  M.  l'Abbé  DEHAISNES  et  M.  Jules  FINOT,  archivistes. 


NORD. 


ARCHIVES  CIVILES.  —  SERIE  B. 

CHAMBRE    DES    COMPTES    DE    LILLE.    ART.    653  à  1560. 


TOME   I    (2«    PARTIE). 


LILLE, 

IMPRIMERIE  DE  L.   DAN  Kl. 

1906. 


^2) 


(fi/.-  ^. 


INTRODUCTION 


Le  Tome  P^  (2®  Partie)  de  l'Inventaire  Sommaire  des  Archives  du  Nord 
renferme  l'analyse  de  documents  qui  font  partie  du  Trésor  des  Chartes  de  la 
Chambre  des  Comptes  de  Lille,  série  B.  Elle  complète  celle  des  titres  de 
môme  provenance,  inventoriés  dans  le  Tome  P''(l'^  Partie),  et  qui  se  rapportent, 
en  suivant  l'ordre  des  anciens  inventaires  de  la  Chambre  des  Comptes,  à  la 
première  division  :  Droit  public,  comprenant  les  layettes  suivantes:  Traités, 
trêves,  négociations;  —  Mariages  des  Princes;  —  Testaments  des  Princes;  — 
Partages  des  Provinces  des  Pays-Bas  ;  —  Lettres  concernant  le  transport  de 
Cassel  ;  —  Lettres  de  la  duchesse  de  Bar  ;  —  Hommages  des  Princes  ;  — 
Commerce;  —  Monnaies,  poids  et  mesures  (Art.  B.  222-652). 

Le  Tome  F*"  (2®  Partie)  comprend  l'analyse  des  documents  répartis  dans  les 
divisions  et  layettes  suivantes: 


Royaumes  et  Pays. 

Layettes:  Franco;  —  Bourgogne;  —  Charolais  et  Bresse;  —  Nevers  et 
Relhel;  —  Picardie,  Soissonnais  et  Ponthieu  ;  —  Bar,  Chartres,  Vendôme, 
Perche  et  Bretagne;  —  Allemagne;  —  Liège; —  Italie. et  Orient;  —  Portugal 
et  P^spagne  ;  —  Angleterre  et  Kcosse.  Soit  12  layettes  avec  214  articles  (B.  653- 

864). 


Pays-Bas. 

Layettes  :  Conseils  des  Pays-Bas  ;  —  Gliambre  des  Comptes  ;  —  Hôtel  des 
Princes  ;  —  Eaux  et  Forêts,  chaussées  ;  —  Artois  et  Arras  ;  —  Lens  ;  —  St- 
Omer  et  Tournehem  ;  —  Bapaume  ;  —  Hesdin  et  St-Pol  :  —  Béthune  ;  — 
Aire  ;  —  La  Gorgue  et  Estaires  ;  —  Cambrai  ;  —  Lille  et  sa  châtellenie  ;  — 
Hainaut  en  général  ;  —  Valenciennes,  sa  prévôté  et  Condé  ;  —  Bavai ,  Bou- 
chain  et  l'Ostrevant;  —  Le  Quesnoy,  Maubeuge  et  sa  prévôté;  —  Avesnes  et 
Landrecies,  Étrœungt  ;  —  Mons  et  Blaton  ;  —  Ath  et  Binche  ;  —  Flobecq  et 
Lessines  ;  —  Agimont  et  Givet  ;  —  Flandre  en  général  ;  —  Cassel  et  Haze* 
brouck  ;  —  Bergues  ;  —  Dunkerque  ;  —  Gravelines  ;  — •  Bourbourg  ;  —  Bail- 
leul;  —  Wervicq;  —  Gand  et  Deinze;  —  Bruges;  —  Damme;  —  Franc  de 
Bruges  ;  —  Ypres  ;  —  Wamelon  ;  —  Fumes  ;  —  Dixmude  ;  —  Nieuport  et 
Ostende  ;  —  Courtrai  ;  —  Menin  ;  —  Harlebeke  ;  —  Thielt  ;  —  Audenarde  ; 
—  Capricke  ;  —  Pays  de  Waes  et  Rupelmonde  ;  —  Tournai ,  Saint-Arnaud  et 
Mortagne  ;  —  Alost  et  Grammont  ;  —  Termonde  ou  Tenremonde  et  Zwyn- 
drecht;  —  Ninove;  —  L'Écluse; —  Beveren  et  Biervliet; — Middelbourg ; — 
Les  Quatre-Métiers  ;  —  Namur,  Marienbourg  et  Dinant  ;  —  Brabant,  Limbourg, 
Malines  et  Louvain  ;  —  Gueldre  ;  —  Luxembourg,  Montmédy  et  Lorraine  ;  — 
Anvers  et  Bornhem  ;  —  Hollande  et  Utrecht  ;  —  Zélande  et  Axel  ;  —  Frise. 
Soit  63  layettes  comprenant  589  articles  (B,  965-1454). 


Matières  ecclésiastiques. 

Layettes  :  Réception  des  bulles  ;  —  Subsides  ecclésiastiques  ;  —  Évèché  et 
églises  du  diocèse  d' Arras  ;  —  Évêchés  et  égUses  des  diocèses  de  Saint-Omer, 
Thérouanne  et  Boulogne  ;  —  Évèché  (plus  tard  archevêché)  et  églises  du  diocèse 
de  Cambrai;  —  Évôchés  et  églises  des  diocèses  d'Ypres  et  de  Bruges  ;  — 
Évèché  et  égUses  du  diocèse  de  Tournai  ;  —  Chapitre  Saint-Rerre  de  Lille  ; 
—  Béguinage  de  Lille  ;  —  Evêchés  et  églises  des  diocèses  de  Namur  et  de 
Cologne  ;  —  Evèchés  et  églises  des  diocèses  de  Malines,  Anvers,  Utrecht  et 
Trêves  ;  —  Diocèses  de  France  ;  —  Diocèse  de  Besançon.  Soit  13  layettes 
comprenant  91  articles  (B.  1455-1546). 


m 


Matibrbs  généalogiques. 

« 

Ces  matières  soat  classées  par  ordre  alphabétique  des  noms  des  familles. 
Soit  :  24  layettes  avec  13  articles  (B.  1547-1560). 

Un  supplément  termine  le  volume.  Il  est  constitué  par  l'analyse  des  docu- 
ments retrouvés  dans  le  cours  du  classement  ou  après  le  classement  du  Trésor 
des  Chartes,  et  qui,  cependant,  en  faisaient  partie.  Us  ont  été  placés  dans  les 
articles  où  ils  auraient  dii  figurer  primitivement. 

Nous  n'insisterons  pas  sur  l'importance  que  présente,  au  point  de  vue 
historique,  le  Trésor  des  Chartes  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille.  Nous 
espérons  l'avoir  fait  assez  suffisamment  ressortir  dans  l'Introduction  qui  précède 
le  Tome  P"*  (1*^  Partie)  (1).  C'est  en  1877  que  mon  savant  prédécesseur, 
M.  l'abbé  Dehaisnes,  a  commencé  le  classement  et  l'inventaire  de  cette 
précieuse  collection  de  documents,  au  nombre  de  22.351.  Ils  ont  été  ternîinés 
par  moi  en  1897.  On  ne  s'étonnera  pas  trop  de  la  lenteur  avec  laquelle  ils 
ont  été  poursuivis,  ni  de  celle  de  la  publication  des  deux  volumes  où  ces  titres 
sont  analysés,  quand  on  remarquera  que  tout  en  procédant  à  ce  travail,  on 
continuait  et  achevait  l'inventaire  d'autres  sections  très  importantes  de  la 
Chambre  des  Comptes  de  Lille  :  Recette  Générale  des  Finances  ;  Comptes  de 
l'Hôtel,  de  l'Artillerie  de  la  Trésorerie  des  Guerres  dont  cinq  volumes  furent 

publiés  de  1882  à  1895  (2).  D'ailleurs,  il  était  nécessaire  de  proportionner  les 
firais  d'impression  aux  allocations  votées  par  le  Conseil  général  du  Nord  pour 
cet  objet. 

Il  est  possible,  probable  môme,  qu'il  se  présentera  des  errem*s  de  classement 
dans  le  long  travail  qui  a  été  entrepris  en  1877,  et  quelques-unes  des 
22.351  pièces  analysées  ne  se  trouveront  pas  exactement  à  la  place  régulière 
qu'elles  auraient  dû  occuper.  Mais  il  faut  remarquer  que  beaucoup  de 
documents,  parmi  ceux  surtout  postérieui's  à  1450,  n'étaient  pas  portés  dans 
les  anciens  inventaires  de  la  Chambre  des  Comptes,  et  que  ce  n'est  que  par 
analogie,   qu'on  a  pu  les  classer  dans   une   des   159   layettes   du   Trésor   des 


(1)  Pages  XX-XXIV. 

(2)  Tomes  IV,  V,  VI,  VII  et  VIII  de  Tlnventaire  Sommaire  des  Archives  du  Nord. 


IV 

Chartes.  Il  a  été  souvent  difficile  de  déterminer,  par  exemple,  si  une  pièce 
devait  rentrer  dans  la  layette  de  la  ville  ou  dans  celle  de  l'évèché  de  Cambrai, 
quand  elle  se  rapportait  aux  relations  des  échevins  et  des  habitants  avec  les 
évoques,  leurs  seigneurs  temporels-.  Mais  en  attendant  la  publication  d'un  Index 
Général,  dont  la  rédaction  a  été  décidée  par  le  Conseil  général,  et  qui  formera 
un  volume,  il  sera  facile  aux  chercheurs  en  parcourant  la  table  des  titres  des 
layettes  qui  termine  le  Tome  P*"  (2*  Partie),  de  retrouver  les  documents  se 
rapportant  aux  sujets  qui  les  intéressent. 

Il  est  une  critique  faite  à  la  rédaction  du  Tome  P**  (1*^  Partie)  qui  pouiTa 
s'appliquer  aussi  à  celle  du  Tome  P*"  (2®  Partie).  Il  nous  a  été  reproché,  à  mon 
prédécesseur  comme  à  moi,  de  n'avoir  pas  identifié  les  noms  de  lieux  cités,  et 
de  n'avoir  pas  ramené  leurs  appellations  anciennes  à  l'orthographe  actuelle. 
Mais,  c'est  systématiquement  que  cette  méthode  a  été  adoptée  et  que  les  noms 
de  lieux  non  identifiés  ont  été  reproduits  tels  qu'ils  étaient  rencontrés  dans 
les  textes  et  généralement  transcrits  en  italiques.  En  effet,  les  deux  volumes 
de  l'Inventaire  du  Trésor  des  Chartes  ne  renferment  pas  moins  de  cent  mille 
noms  de  lieux,  régions,  villes,  villages,  hameaux,  etc.,  situés,  non  seulement 
en  Flandre  et  dans  les  Pays-Bas,  mais  en  France,  en  Angleterre,  en  Ecosse, 
en  Allemagne,  dans  les  États  Scandinaves,  en  Espagne,  en  Italie  et  en  Orient 
Une  identification  de  tous  ces  noms  aurait  demandé  des  recherches  infinies., 
souvent  infructueuses  et,  qui  pis  est,  pour  aboutir  quelquefois  à  un  résultat 
erroné  capable  de  tromper  le  chercheur.  C'est  ce  qui  s'est  produit  dans 
quelques  cas  où  la  méthode,  adoptée  en  principe,  n'a  pas  été  exactement  suivie. 

Les  analyses  des  documents  sont  généralement  assez  complètes  pour  que 
ceux  qui  les  consulteront  dans  un  intérêt  spécial  et  sur  un  point  particulier, 
puissent  faire  eux-mêmes  les  identifications  des  noms  de  Ueux  d'après  la  forme 
que  donnent  les  textes  anciens.  Ainsi,  au  moyen-âge  et  encore  à  Lille 
aujourd'hui  où  on  peut  lire  sur  une  plaque  indicatrice  le  nom  de  la  rue 
de  Tenremonde,  c'est  sous  cette  forme  qu'on  écrivait  le  nom  de  la  ville  de 
Termonde  et  il  semble  que  le  lecteur  ne  devra  pas  être  dérouté  de  la  rencontrer 
dans  l'Inventaire.  Il  en  est  de  même  du  nom  de  la  ville  de  Deinze,  généra- 
lement écrit  Dcmze  dans  les  textes  des  XIV®  et  XV®  siècles.  Ces  exemples 
pourraient  être  multipliés. 

On  s'efforcera  dans  l'Index  général  en  préparation,  d'identifier  les  noms  de 
lieux  cités  en  italiques.  Mais  nous  ne  nous  dissimulons  pas  que,  pour  les 
motifs  indiqués  ci-dessus,  ce  travail,  long  et  minutieux,  présentera  certainement 


des  lacunes  et  que  l'identification  d'un  grand  nombre  de  noms  d'infimes 
seigneuries  ou  d'obscurs  fiefs  disséminés  dans  toute  l'Europe  chrétienne  au 
moyen  âge,  restera  souvent  incertaine.  Les  mêmes  observations  peuvent  s'appli- 
quer, quoique  à  un  degré  moindre,  aux  noms  de  personnes. 

Malgré  ses  imperfections  et  tel  qu'il  est  publié  aujourd'hui,  nous  espérons 
que  l'Inventaire  du  Trésor  des  Chartes  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille, 
qui  n'est  en  somme  que  la  publication  de  l'Inventaire  des  Godefroy,  transposé 
de  l'ordre  chronologique  dans  l'ordre  méthodique,  rectifié  et  augmenté  de 
l'analyse  des  titres  compris  entre  les  dates  de  1450  et  1667,  est  appelé  à 
rendre  de  réels  services  aux  érudits  et  aux  historiens  qui  le  consulteront. 
C'est,  d'ailleurs,  le  but  que  s'étaient  proposé  les  regrettés  E.  de  Rozière, 
inspecteur  général  des  Archives,  G.  Desjardins,  chef  du  bureau  des  Archives 
départementales  et  Abbé  Dehaisnes,  archiviste  du  Nord,  lorsqu'ils  ont  fait 
décider  par  la  Commission  des  Archives,  la  modification  du  classement  et  la 
publication  d'un  nouvel  inventaire  du  Trésor  des  Chartes. 


Lille,  le  27  Juin  1906. 


L'Archiviste  du  Département  du  Nord, 

Jules  FINOT. 


Département  du  Nord. 


INVENTAIRE   SOMMAIRE 


DES 


ARCHIVES    DÉPARTEMENTALES  ANTÉRIEURES    A    1790. 


SÉRIE  B. 


(Coiini  et  JurldIetlOB*.  — 


PariemenUi,  ballllaco? 

couni  de*  Aides, 


ei  aatre*  Jarldlctlonn  secondaires,  eours  des  €)emi^les« 
les). 


TRÉSOR  DES  CHARTES  {Suite).  —  ROYAUMES  ET  PAYS. 


Layette  24.  —  France. 

B.  653.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 
'  2  sceaux  brisés. 

tS09-tS«t .  —  1307, 8  novembre,  Paris.  « die 

mercutni  in  octobris  festi  Omnium  Sancto)V4^m  ».  — 
Acte  par  lequel  Guillaume  dit  Pizdœ,  bourgeois  de 
Paris  et  prévôt  des  marchands  de  cette  ville,  «  reconnoît 
avoir  reçu  des  mains  de  frère  Nicolas  de'Anessiaco, 
de  Tordre  des  Frères  Prêcheurs,  douze  livres  bons 
parisis,  petits  forts,  pour  une  restitution  faite  à  cette 
prévôté  qu'on  lui  avait  révélée  en  confession».  — 1320, 
4  octobre,  Menin.  Minute  des  propositions  faites  par 
Willaume  Blet  de  Stenlande,  chevalier,  et  maître 
Wauticrs  de  Kebake,  clerc,  commissaires  du  comte  do 
Flandre,  à  messire  Pierre  Rodier,  clerc,  et  messire 
Hue  de  Vissac,  chevalier,  commissaires  du  roi  de 
France,  au  sujet  des  articles  du  traité  de  paix  à 
conclure  entre  ces  deux  princes.  —  1327,  27  mai. 
«  Le  mercredi  après  l'Ascension  nostre  Seigneur  ». 
Acte  par  lequel  Hugues  de  Crusi,  garde  de  la  prévôté 
de  Paris,  affirme  la  possession  par  Thibaut  de  Senlis 
et  Jeanne,  sa  femme,  de  divers  héritages  sis  à  Choisi, 


Thiais,  Mesi,  Limeuil,  Beuvrainnes,  etc.  Sous  le 
vidimus  du  même  Hugues,  du  lundi  avant  Noël  1328. 
—  1327,  27  mai.  «  Le  mercredi  après  V Ascension 
nostre  Seigneur  ».  Acte  passé  sous  le  scel  de  la  prévôté 
de  Paris,  par  devant  Jean  de  Gisors  et  Simon  Midi, 
clercs,  notaires  jurés  au  Châtelet  de  Paris,  par  lequel 
Tassartde  Bouloingne,  tavemier  et  bourgeois  de  Paris, 
déclare  que  l'acquisition  qu'il  avait  faite  de  Thibaut 
de  Senlis  et  de  Jeanne,  sa  femme,  sœur  et  unique 
héritière  de  Hue  Luissier,  bourgeois  de  Paris,  d'une 
maison  et  de  plusieurs  pièces  d'héritages  situées  «  ès- 
villos  et  terroirs  de  Choisi,  Thiais,  Mesi,  Lymeul  et 
Beurinnes  »,  est  faite  au  nom  et  au  profit  d'Etienne  de  la 
Chapelle,  queux  du  Roi  et  deBéatrix,  sa  femme.  Sous 
le  vidimus  de  Hugues  de  Crusi,  garde  de  la  prévôté 
de  Paris,  du  mardi  avant  Noël  1327.  — 1356,  28  mai, 
Cherbourg.  Acte  de  défi  de  Philippe  de  Navarre, 
adresséau  roide  France.  Charles,roi  de  Navarre,  s'étant 
mis  plusieurs  fois  dans  le  cas  par  ses  liaisons  et  autres 
choses  d'être  arrêté  par  le  roi  Jean,  et  fait  prisonnier, 
et  l'ayant  été  pour  la  seconde  fois  le  13  mai  1356, 
PhiUppe  de  Navarre,  son  frère,  envoie  au  roi  Jean 
des  lettres  de  deffi  et  lui  mande,  que  puisqu'il  persévère 
toujours  dans  son  projet  d'en  vouloir  à  son  frère,  de 
le  faire  arrêter  lui  et  ses  gens,  et  de  les  faire  mourir 
par  une  cruelle  tyrannie,  il  lui  rend  les  foi,  féauté  et 
hommage  qu'il  lui  doit  et  lui  promet  de  lui  porter 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


ARCHIVES  DU  NORD. 


dommage  le  plus  qu'il  lui  sera  possible.  —  Même  date. 
Regnaul  deBraqucmout,  Guillaume,  sire  de  Beuverans, 
Jean,  sire  de  Varsailles,  Henri,  sire  de  Trousseauville, 
chevaliers,  Robert  Porleclerc,  Jean  Duchesne,  Robert 
de  Chartres,  Guillemot  de  Braquemont,  Henri  de 
Peremont  et  Coleçon  de  Ricey,  écuyers  déclarent 
que  «  voulans  estre  toujours  serviteurs  du  roi  de 
Navarre  et  le  Roy  voulant  toujours  nuire  aux  amis  du 
roi  Charles,  ils  lui  remettent  la  féauté  qu'ils  lui 
doivent  et  déclarent  n'être  plus  à  son  service  ».  — 
1361,  3  juillet,  Meaux.  Mandement  de  Jean,  roi  de 
France,  aux  généraux  des  aides,  de  laisser  jouir  le 
comte  de  Flandre  des  quatre  deniers  qu'il  lui  avait 
donnés  dans  l'impôt  de  12  deniers  dont  la  levée  a  été 
ordonnée  en  Flandre  pour  la  délivrance  dudit  roi. 


B.  654.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin; 
3  pièces,  papier;  1  sceau. 

1898-1389.  —  1378,  janvier.  Détail  de  la  réception 
faite  à  Paris  à  l'empereur  Charles  IV  qui  s'y  rendit 
de  Saint-Denis  le  lundi  4  janvier.  —  Description  du 
cortège  qui  vint  le  prendre  et  de  la  démarche  que  fît 
le  roi  de  France  pour  aller  à  sa  rencontre  ;  désignation 
de  tous  les  personnages  qui  dînèrent  avec  le  Roi  et 
l'Empereur  le  mardi  5  et  le  mercredi  6;  menu  de 
chacun  de  ces  dîners  ;  intermède  figurant  la  conquête 
de  Jérusalem  par  Godefroi  de  Bouillon.  —  Autre 
copie  qui  présente  diverses  ratures.  —  Sans  date , 
vers  1380,juilletà  Compiègne.  Mandement  du  roi  de 
France  au  bailli  de  Douai,  lui  ordonnant  de  ne  pas 
retenir  plus  longtemps  un  chariot  et  deux  charrettes 
chargés  de  cire  venant  de  Bruges  pour  Paris  qui 
étaient  détenus  à  cause  des  différends  survenus  entre 
le  comte  de  Flandre  et  la  ville  de  Bruges.  —  1382, 
24  juillet.  Récit  ayant  pour  titre  Nova  de  duce 
Andegavensiy  dans  lequel  est  racontée  l'entrevue  du 
duc  d'Anjou,  fils  de  Jean,  roi  de  France,  avec 
Valentine,  fille  de  Galeas  Visconti.  —  1382,  28  avril. 
Main-levée  de  la  saisie  qui  avait  été  faite  par  le 
procureur  du  Roi  de  la  terre  de  Céant  en  Aihe  qui 
appartenait  au  feu  comte  de  Tancarville,  parce  qu'il 
a  apparu  que  cette  terre  avait  été  donnée  par  le  Roi 
au  duc  de  Bourgogne.  — 1383, 30  novembre.  Quittance 
délivrée  par  Guillaume  de  Villaret,  chevalier,  de  la 
somme  de  20  livres,  16  sols  tournois  qu'il  avait  reçue 
de  Guillaume  d'Enfernet,  trésorier  des  guerres  du  roi 


de  France,  pour  un  voyage  et  une  chevauchée  qu'il 
avait  faits  en  Flandre.  —  Vers  1388  ou  1389.  Lettres 
du  roi  de  France,  Charles  VI,  à  son  oncle  le  duc  de 
Bourgogne  au  sujet  d'un  moine  du  Languedoc  accusé 
d'avoir  mal  parlé  du  duc  de  Berry  et  de  ses  officiers 
en  présence  des  gens  du  Conseil  du  Roi. 


B.  Or)r).  (Carton.)  —  3  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
0  pièces,et  8  cahiers,  108  feuillets,  papier. 

1890-1400.  —  Vers  1390.  Information  au  sujet 
d'un  viol  commis  dans  les  rues  de  Paris  par  des 
soldats  du  duc  de  Bourgogne.  — Vers  1390, 5  novembre, 
Niort.  Lettres  de  Jean,  duc  de  Berry,  adressées  au  duc 
de  Bourgogne,  pour  lui  parler  de  sa  santé  et  de 
nouvelles  qui  concernent  le  Roi  et  le  duc  de  Lancaster. 

—  Vers  1390.  Instruction  et  ordonnance  faite  par  le 
roi  de  France  (probablement  Charles  VI)  sur  les 
finances,  la  Chambre  des  Comptes,  les  eaux  et  forêts, 
la  Chancellerie,  le  fait  de  la  Justice,  le  Parlement  et  le 
gouvernement  de  l'hôtel  du  Roi.  (Envoyée  en  date  du 
5  avril  1498  aux  maîtres  des  Comptes  résidant  alors  à 
Matines,  par  ordre  de  l'archiduc  d'Autriche).  —  1395, 
27  août,  Paris.  Charles,  roi  de  France,  se  plaint  des 
excès  et  méfaits  commis  contre  divers  habitants  do 
Lyon  et  en  particulier  contre  Antoine  de  Villars,  par 
plusieurs  nobles  de  l'Empire,  tant  du  comté  de  Savoie 
que  du  Dauphiné  :  il  enjoint  de  saisir  lesdits  malfaiteurs 
et  d'en  faire  justice.  —  1397,  7  mai.  Lettres  du  roi 
Charles  VI,  portant  renouvellement  des  peines  édictées 
par  lui  et  par  ses  prédécesseurs,  contre  les  blasphéma- 
teurs. —  Vers  1400.  Lettres  du  duc  de  Bourgogne 
demandant,  pour  plusieurs  do  ses  protégés,  non 
mentionnés,  la  jouissance  de  quelques-uns  des  bénéfices 
devenus  vacants  à  l'Université  de  Paris  par  suite  du 
refus  d'obéissance  au  pape  français,  dont  s'étaient 
rendus  coupables  les  titulaires  desdiles  bourses.  — 
Vers  1400.  Lettre  de  Charles  VI  à  une  princesse  du 
sang  (peut-être  Valentine  Visconti)  pour  l'informer  de 
sa  sanlé  et  de  celle  de  la  Reine  et  pour  réclamer  la 
présence  de  Charles,  fils  de  ladite  dame.  —  Message 
secret  du  duc  de  Bourgogne  au  duc  de  Berry  pour 
l'informer  de  la  prépotence  que  s'arroge  dans  les 
matières  d'État,  le  connétable  (Olivier  de  Clisson). 

—  XIV*  siècle.  Projet  d'une  régence  en  cas  de  décès 
du  roi  Charles  VI. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILUR.  ~  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  FRANCE. 


B.  056.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  {)  pièces,  papier. 

1409-1408.  —  1402, 16  janvier,  Pari».  «  M^CCC  et 
un  ».  (1).  Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte  d'Orléans, 
déclare,  à  la  requête  de  la  reine  et  de  ses  oncles, 
qu'il  fait  paix  et  accord  avec  son  oncle  le  duc  de 
Bourgogne.  —  1402,  15  mars.  AcJo  d'accord,  et  de 
bonne  amitié  entre  les  ducs  de  Berpy,  de  Bourgogne 
et  d'Orléans.  —  li06, 14  décembre,  Ajournement,  en 
cas  d'appel,  devant  le  Parlement  46  Paris,  fait  par 
Pierre  Tuysel,  dit  Chevrier,  Jean  al  André  Chevrier, 
ses  frères,  bourgeois  de  Lyon,  contre  Antoine  de 
Nyèvre.  —  1407,  12  juillet.  Copie  des  lettres  de 
Charles  VI  conférant  à  Jean  son  gU,  duc  de  Touraine, 
le  duché  de  Berry  et  le  comté  de  Poitou. —  1408, 
7  avril,  Paris.  «  IIIP  et  sept  ».  Copie  des  lettres 
d'abolition  données  par  Charte»  VI  à  Jean-Sans-Peur, 
duc  de  Bourgogne,  sur  le  fait  du  meurtre  du  duc 
d'Orléans. 

B.  037.  (Carton.)  —  5  piècef,  parchemin  ;   2  pièces 
et  2  rouleaux,  papier  ;  3  sceaux  brisés. 

1411-1418.  —1411,  8  juin,  14  juillet,  13  août. 
Copie  de  la  lettre  du  duc  de  Bourgogne  à  Charles  VI, 
par  laquelle  il  l'informe  «  qu'il  est  venu  à  congnois- 
sance  que  le  duc  d'Orléans  de  sa  voulenté  desraison- 
nable vous  a  nagaires  escript  certaines  lettres 
moult  injurieuses  à  l'encontre  de  moy  qui  suy,  ay 
esté  et  seray  toute  ma  vye  vostre  très  humble  et  très 
loyal  subgect,  parent  et  serviteur,  et  aussy  à  l'encontre 
de  l'évesque  do  Toumay,  du  vidame  d'Amiens,  de 
messire  Jehan  de  Nyelles,  chancellier  de  mon  très- 
redoubté  soigneur  et  fils  monseigneur  de  Guyenne, 
du  sire  de  Heilly,  son  mareschal,  de  messire  Anthoine 
de  Craon,  de  messire  Charles  de  Savoisy,  de  messire 
Johan  de  Courcelles,  de  messire  Pierre  de  Fontenay, 
de  Anthoine  des  Essars  et  de  Morisse  de  RuUv,  vos 
conseillers  et  serviteurs,  lesquels  ainsi  comme  je  sçay 
certainnement,  sont  vos  bons,  vrays  et  loiaux  subgez  » 
ot  que  le  duc  d'Orléans  a  fait  sortir  du  Conseil  ces 
personnages  pour  y  en  faire  entrer  d'autres  plus  parti- 
culièrement affectionnés  à  la  maison  d'Orléans,  savoir 


(1).  Cette  pièce  avait  été  placée  par  erreur  à  la  date  de 
1407  ;  il  s'agit  de  la  réconciliation  entre  le  duc  de  Bourgogne 
et  le  duc  d'Orléans,  qui  se  fit  à  Paris  le  14  janvier  1402,  en 
l'hôtel  du  duc  de  Berry 


I  l'archevêque  de  Reims,  l'évoque  do  Noyon,  le  sire  de 
Torcy,  le  sire  de  Blain,  Colart  de  Calleville,  Robert 
Mouny,  Simon  de  Nanterre,  Tignonville,  Jean  Piget, 
'  Martin  de  Rieu  et  Gontier  Col  avec  leurs  fauteurs  et 
adhérents,  dont  le  duc  de  Bourgogne  demande  le 
renvoi.  —  Copie  do  la  lettre  adressée  au  roi  Charles  VI, 
par  Charles,  duc  d'Orléans,  Philippe,  comte  de  Vertus 
et  Jean,  comte  d'Angoulême,  frères,  fils  du  duc  Louis 
d'Orléans  au  sujet  de  l'horrible  assassinat  de  leur 
père,  commis  par  le  duc  de  Bourgogne.  (Ce  mémoire 
passe  pour  avoir  été  rédigé  par  Gereon,  docteur  de 
l'Université  de  Paris).  —  Copie  des  lettres  de  défiance 
adressées  par  les  mêmes  au  duc  de  Bourgogne,  pour 
venger  le  meurtre  de  leur  père.  —  Idem,  delà  réponse 
du  duc  de  Bourgogne  à  cç  défi.  — Idem,  des  lettres 
patentes  de  Charles  VI  révoquant  la  défense  faite 
aux  sujets  du  duc  Bourgogne,  do  le  servir  comme  leur 
seigneur  et  maître. —  Juillet  1413.  Acte  de  notification 
par  Charles  VI  d'une  bulle  de  Jean  XXIII,  renouvelant 
la  sentence  canonique  fulminée  par  Urbain  V,  son 
prédécesseur,-  contre  les  grandes  compagnies  tenant 
la  campagne  au  pays  de  France  ;  ladite  bulle  de 
Jean  XXIII  en  date  du  15  juin  1412  et  celle  d'Urbain  V 
du9mail367.  —  1412,  21  juillet,  Argenières  entre 
les  Roches  et  La  Charité-sur-Loire.  Lettres  de  Charles, 
roi  de  France,  ordonnant  la  main-levée  des  biens  du 
duc  de  Berry.—  1413,  23  janvier,  21  et  24  mars. 
Consentement  donné  par  Louis  de  France,  duc  de 
Guyenne,  à  ce  que  le  duc  de  Touraine,  son  fràre, 
entre,  après  la  mort  du  duc  de  Berry  leur  oncle,  en 
jouissance  du  duché  de  Berry  et  du  comté  de  Poitou, 
et  à  ce  qu'il  soit  mis,  dès  sa  majorité,  en  possession 
du  comté  de  Ponlhieu.  —  Lettres  de  Charles  VI  main- 
tenant les  bourgeois  d'Abbeville  et  du  comté  de 
Ponthieu  dans  le  privilège  de  n'être  point  distraits  do 
leurs  juges  naturels,  nonobstant  leur  incorporation 
dans  Tapanage  du  duc  de  Touraine.  — 1413, 13  février. 
Mandat  de  remboursement  par  le  roi  Charles  VI  a 
Jean  Sans  Peur,  duc  do  Bourgogne,  d'une  somme  do 
42,600  francs,  à  lui  avancée  par  ledit  duc,  tant  pour 
les  frais  de  son  voyage  à  Bourges  que  pour  le  fait 
de  ses  guerres.  — 1413,  25  mai.  Lit  de  justice  tenu 
par  Charles  VI  à  Paris,  en  présence  des  ducs  de 
Guyenne,  de  Berry,  de  Bourgogne,  du  comte  de 
Charolais  et  autres  princes  du  sang,  avec  les  ordon- 
nances qui  y  ont  été  rendues  touchant  la  diminution 
des  offices,  les  gages  des  capitaines,  la  révocation  des 
dons  et  assignations  sur  le  domaine. 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  658.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  8  pièces,  papier, 

t4i4-t4i&.  —  1414,  22  janvier,  Lille.  Acte  par 
lequel  le  duc  Jean  Sans  Peur,  en  présence  des  évoques 
de  Tournai  et  deBayeux,  de  l'abbé  de  St-6hislain, 
de  Guillaume  Bonnier,  gouverneur  d'Arras,  de  Pierre 
de  la  Viesville  et  de  Wilard  de  Boure,  chevalier, 
déclare  s'en  référer  à  la  décision  de  l'Église  sur  les 
propositions  de  feu  Jean  Petit;  jadis  son  confesseur. — 
1414,  27  février.  Mandement  de  Charles  VI,  à  Adam 
Des  Vignes,  huissier  du  Parlement  de  Paris,  pour  lui 
prescrire  d'exécuter,  quoiqu'il  n'osât  le  faire,  la  main- 
mise prononcée  sur  les  biens  meubles  du  duc  de 
Bourgogne,  étant  dans  son  hôtel  d'Artois  à  Paris  et  en 
celui  de  Conflans  ;  ladite  saisie  ayant  été  ordonnée  par 
arrêt  du  Parlement,  à  la  requête  de  Guillaume  Che- 
vassin,  créancier  dudit  duc  pour  une  somme  do 
6.000  francs.  —  1414,  11  mars.  Projet  d'un  manifeste 
qui  devait  être  adressé  par  Jean  Sans  Peur  à  ses 
bonnes  villes  de  Flandre,  pour  leur  expliquer  com- 
ment sa  rentrée  à  Paris  avait  été  le  signal  de  nouveaux 
troubles  dans  le  Royaume.  — 1414, 1  juin.  Accusé  de 
réception  par  Jean  de  Montlion,  aumônier  du  duc  do 
Bourgogne,  de  treize  lettres  que  Thierry  Gherbode 
lui  avait  délivrées  et  qui  concernaient  les  protestations 
faites  par  ce  prince  au  sujet  des  propositions  de  feu 
Jean  Petit. —  1414, 15  juin.  Mandement  du  duc  de 
Bourgogne  prescrivant  la  mise  en  vente  des  biens  sis 
à  Auchy,  confîsquéssurClaiquinBrodel,  natif  dTpres, 
varlet  du  sieur  de  Werquigneul  et  comme  tel  engagé 
dans  le  parti  du  duc  d'Orléans.  —  1414,  27  décembre, 
Paris.  Sentence  de  Charles  VI,  roi  de  France,  con- 
firmant la  sentence  de  l'Universitéde  Paris  condamnant 
les  propositions  doctrinales  de  feu  Jean  Petit.  — 
Lettres  et  autres  actes  ofirant  les  noms  de  ceux  qui 
ont  été  bannis  au  Châtelet  de  Paris  depuis  le  12  dé- 
cembre 1413  et  concernant  divers  faits  relatifs  aux 
troubles  survenus  en  cette  ville. 


B.  650.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  3  pièces 
1  rouleau  et  2  cahiers,  20  feuillets,  papier. 

f  4f  5.  —  1415, 18  avril.  Composition  au  prix  de 
1.000  couronnes  d'or,  entre  le  duc  Jean  Sans  Peur, 
d'une  part,  Gérard  et  Chrétien  de  Mekeren,  d'autre 
part,  pour  le  meurtre  de  Jacques  de  Mekeren,  natif  de 
Herssen,  près  Nimègue,   tué  en  défendant    le  duc 


d'Orléans,  son  maître,  la  nuit  où  celui-ci  fut  assassiné. 
—  1415,  23  avril.  Opinion  de  divers  théologiens  tou- 
chant les  propositions  de  Jean  Petit,  au  sujet  du 
tyrannicide.  —  1415,  7  juin.  Seconde  sentence 
rendue  par  le  concile  de  Constance  au  profit  du  duc 
de  Bourgogne  sur  le  fait  des  propositions  doctrinales 
de  feu  Jeau  Petit.  —  1415,  août  et  septembre.  Copie 
des  lettres  royaux  portant  réparation  de  son  honneur 
et  amnistie  générale,  présentées  à  Jean  Sans  Peur, 
duc  de  Bourgogne,  par  le  sire  Mareul  et  maître  Jean 
de  Vély,  président  du  Parlement  de  Paris,  ambassa- 
deurs de  Charles  VI  et  du  duc  de  Guyenne  ;  —  idem, 
des  réponses  faites  par  le  duc  de  Bourgogne  aux  dits 
ambassadeurs  ;  —  idem,  des  lettres  adressées  au  roi  de 
France  par  les  nobles  du  duché  et  du  comté  do  Bour- 
gogne pour  se  plaindre  de  ce  que  leur  suzerain  le  duc 
et  comte  de  Bourgogne  ait  été  tardivement  avisé  de  la 
desceuîe  des  Anglais  en  France.  —  Vers  1415  (sans 
millésime).  «  Au  Moncel  lez  Pont  Sainte  Maxence, 
le  IP  jour  de  nove9nbre  ;  signé  :  Blanchot  ».  De  par 
le  roi  par  lequel  le  roi  de  France  «  faisoit  savoir  à  sa 
très  chière  etamée  cousine  »,  qu'il  accepte! es  excuses 
que  lui  ont  apportées  Humbert  de  Bculoigncville  et 
Jean  de  Billi,  chevaliers  de  ladite  dame,  au  sujet  du 
mariage  qu'elle  avait  voulu  faire  contracter  par  son 
fils  avec  les  ennemis  du  Royaume.  —  Sans  date,  vers 
1415.  Minute  d'une  lettre  de  Michelle  de  France, 
femme  do  Philippe,  comte  de  Charolais  (plus  tard 
Philippe  le  Bon)  à  sa  belle-mère  la  duchesse  de  Bour- 
gogne, Marguerite  de  Bavière,  femme  de  Jean  Sans 
Peur,  lui  annonçant  que  le  duc  de  Guyenne  (Louis, 
fils  aîné  deCharles  VI  etd'Isabeau  de  Bavière,  dauphin 
de  France),  son  frère  et  gendre  du  duc  de  Bourgogne, 
a  été  enlevé  comme  il  sortait  de  souper  à  l'hôtel  de 
Nesîes  chez  son  oncle  le  duc  de  Berry,  et  «  a  esté 
d'illecques  en  habit  et  guise  de  vallet  sur  un  petit 
chevalet  troussés  d'une  bouges  moult  deshonneste- 
ment  et  très  grandement  à  son  desplaisir,  emmené  de 
nuyt  jusquesà  Nemours  senz  repaistre,  et  d'illecques 
à  Bourges  ou  à  Meun-sur-Yeuvre,  en  grant  péril  de  sa 
vie  parle  travail  que  Ten  lui  a  fait  faire  et  y  est  encore 
contre  sa  volonté  senz  ce  qu'on  l'ait  volu  ne  ne  veuUe 
laissier  retourner  »  etc.,  et  lui  donnant  des  renseigne- 
ments sur  les  troubles  du  Royaume.  —  Sans  date, 
1415  ou  environ.  «  Mémoire  de  supplier  que  doresena- 
vant  aucun  ne  soit  traveillé  ne  poursui  pour  avoir 
favorisé  monseigneur  de  Bourgogne  et  que  l'on  face 
cesser  la  réformacion  sur  ce  ordonnée  ». 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  -  FRANCE. 


5 


B.  660.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin  ;  6  pièces 
et  1  rouleau,  papier  ;  2  sceaux  brisés. 

t4iS.f4&o.  —  Vers  1418,  15  octobre,  Loches. 
Lettres  do  Charles,  dauphii)  de  Viennois,  régent  du 
royaume  de  France,  pour  accréditer  Régniez  Pot,  son 
ambassadeur  auprès  du  duc  do  Bourgogne.  —  Bor- 
deaux, sans  date  d'année.  Copie  moderne  d'une  lettre 
du  dauphin  Charles  (?)  au  duc  de  Bourgogne  qu'il 
qualifie  de  son  frère  (c'était  son  beau-frère),  lui  annon- 
çant qu'il  a  reçu  ses  lettres  et  ne  peut  lui  répondre 
pluscimplement  avant  d'avoir  été  plus  complètement 
informé  sur  la  matière.  —  1423,  8  et  11  septembre. 
Cession  par  Henri  VI,  soi-disant  roi  de  France,  à 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  des  villes  et  châtelle- 
nies  de  Péronne,  Roye  et  Montdidier  ;  —  des  sei- 
gneuries de  Tournai,  Mortagne  et  Saint-Amand  ;  — 
d'une  rente  viagère  de  3.000  livres  sur  les  aides 
d'Amiens,  en  dédommagement  de  celle  de  2.000  que  le 
roi  Charles  VI  lui  avait  promise  ;  —  d'une  autre 
rente  de  2.000  livres  sur  les  revenus  de  Montreuil, 
châtellenio  d'Audruicq  et  péage  de  St-Jean-de-Losne. 
—  1424.  Lettre  du  duc  de  Glocester  au  comte  de 
Suffolk,  à  Paris,  pour  le  charger  d'informer  le  duc  de 
Bedford,  régent  du  Royaume,  des  machinations  et 
conspirations  secrètes  que  trame  de  nouveau  contre 
lui  et  contre  la  couronne  d'Agleterre,  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  son  beau-frère  :  ce  prince  a  arrêté  son 
mariage  avec  Bonne  d'Artois,  veuve  du  comte  de 
Xevers  ;  après  les  noces  qui  auront  lieu  vers  la  Noël, 
il  ira  traiter  avec  le  duc  de  Savoie  et  Arthur  de  Breta- 
gne de  la  paix  entre  le  Dauphin  et  lui  ;  pour  couper 
court  à  tous  ces  desseins,  le  duc  de  Glocester  propose 
de  faire  arrêter,  à  Paris,  le  duc  de  Bourgogne  et  les 
principaux  de  son  parti.  —  Mémoire  secret  d'où  il 
résulte  que  le  duc  de  Bedford  s'est  déclaré  renseigné 
sur  les  projets  du  duc  de  Bourgogne  ;  qu'il  a  rejeté 
l'idée  de  faire  arrêter  ce  dernier  à  Paris  par  crainte 
de  soulever  le  peuple  ;  qu'il  a  préféré  l'attirer  dans 
une  série  de  joutes,  «  auxquelles  joustes  on  trouvroit 
manière  de  lui  donner  ung  soulil  coup,  et  vauldroit 
mieux  ainsi  que  autrement  :  car  on  diroit  que  ce  seroit 
coup  avantureux  et  que,  pour  mieux  accomplir, 
Scalles  (gentilhomme  anglais)  seroit  mandé  en  toute 
haste  pour  se  marier  »  ;  que  ledit  Scalles  ne  s'étant 
point  rendu  à  cet  appel,  le  duc  de  Bedford  a  été 
trouver  à  Hesdin  le  duc  de  Bourgogne,  s'est  appliqué 
à  lui  inspirer  de  la  confiance  et  l'a  engagé  à  le  recon- 


duire jusqu'à  Crotoy  ;  qu'il  a  disposé  sur  le  chemin  qui 
mène  de  l'une  à  l'autre  ville  4  ou  500  anglais  chargés 
de  se  saisir  de  la  personne  du  duc  Philippe,  autre 
manœuvre  dans  laquelle  il  a  échoué  (1).  —  Vers  1436. 
Mémoires  des  entreprises  faites  parles  gens  et  officiers 
du  duc  de  Bourgogne  contre  les  droits  du  roi  de 
France  et  sa  souveraineté.  —  Berna  v,  le  10  mars  1450 
n.  st.  Copie  moderne  d'une  lettre  de  Jacques  Cœur, 
argentier  du  roi  Charles  VII,  à  la  duchesse  de  Bour- 
gogne Isabelle  de  Portugal,  en  réponse  à  celle  qu'il 
avait  reçue  de  Jean  Molesme,  secrétaire  du  Duc,  par 
laquelle  il  le  pressait  pour  le  payement  de  la  somme 
de  4.000  livres  tournois  due  par  le  roi  Charles  VII, 
dans  laquelle  lettre  il  la  prie  de  vouloir  bien  lui  donner 
un  nouveau  délai  ponr  s'acquiter,  les  finances  royales 
ayant  été  fort  appauvries  pour  la  «  recouvrance  »  do 
la  Normandie. 

B.  <)01.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  5  pièces,  papier. 

i4ei-t4ll8.  — 1461.  Instructions  données  par  la 
duchesse  de  Bourgogne  à  Guillaume  de  Clugny  qu'elle 
envoyait  en  France  pour  obtenir  du  Roi  le  payement 
de  4.000  livres  de  rente  que  le  roi  Charles  VII  lui 
avait  promises.  —  1464,  5,  6  et  8  avril.  Mandement  de 
Charles,  duc  d'Orléans,  de  Milan  et  de  Valois,  comte 
de  Blois,  etc.,  prescrivant  à  son  conseiller  et  général 
gouverneur  de  ses  finances,  Pierre  du  Refuge,  de 
payer  la  somme  de  15  livres  tournois  à  Pierre  le 
Fuzelier,  qu'il  avait  envoyé  à  Paris  pour  dire  au  Roi 
qu'une  grande  maladie  l'avait  empêché  de  se  trouvera 
Hesdin  au  mois  de  février,  pour  conférer  avec  lui  et  le 
duc  de  Bourgogne,  son  beau-frère.  —  Mandement  de 
Pierre  du  Refuge  et  quittance  de  Pierre  le  Fuzelier. — 
1465,  novembre.  Avis  donné  au  Roi  sur  la  requête  du 
duc  de  Bourgogne  au  sujet  des  limites  du  royaume  de 
France  et  du  Hainaut,  du  comté  de  Bourgogne  et 
d'Auxerre,  du  pays  d'Alost,  Tenremonde,  Waës  et  de 
l'appel  des  jugements  des  Quatre  Membres  de  Flandre 
au  parlement  de  Paris.  —  Vers  1480.  Lettre  d'un  reli- 
gieux des  Pays-Bas,  servant  d'espion  à  la  cour  de 
Louis  XI,  donnant  des  renseignements  sur  les  menées 


(Ij.  Ces  documents  ont  été  publiés  avec  ceux  des  années 
postérieures  se  rapportant  à  la  même  affaire  par  M.  Desplanque, 
archiviste  du  Nord,  dans  le  tome  XXXIII  des  Mémoires  de 
TAcadémie  royale  de  Belgique,  (Stivants  étrangers),  sous  le  titre  : 
Projet  d^assassinat  de  Philippe  le  Bon  par  les  Anglais. 


6 


ARCHIVES  DU  NORD. 


do  ce  prince.  —  Vers  1493.  Copie  en  double  des 
propositions  faites  par  l'archiduc  Philippe  pourThom- 
mago  qu'il  doit  faire  au  roi  de  Franco  à  cause  du 
comté  de  Flandre  et  de  la  garde  de  quelques  places  en 
Artois. 

B.  602.  (Carton.)  —  11  pièces,  papier. 

.  t49B.  —  1499,  29  avril,  Bruxelles.  Copie  moderne 
d'une  lettre  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  au  roi 
Louis  XII  au  sujet  des  réclamations  de  Holye  Alberlz, 
marchand  d'Amsterdam,  qui  doivent  lui  être  présentées 
par  Philippe  Haneton.  —  1499, 13  mai,  Montilz-sous- 
Blois.  Copie  moderne  d'une  lettre  du  roi  Louis  XII  à 
l'archiduc  Philippe  le  Beau  lui  accusant  réception  de 
celle  qu'il  lui  a  fait  remettre  par  Philippe  Haneton  et 
l'assurant  de  son  amitié  et  qu'il  le  traiterait  toujours 
comme  un  bon  parent.  —  Vers  1499  (?),  13  mai,  Savon- 
nières  près  Blois,  sans  date  d'année.  Copie  moderne 
d'une  lettre  d'Anne  de  France,  fille  do  Louis  XI,  dame 
de  Beaujeu,  épouse  de  Pierre  de  Bourbon,  seigneur 
de  Beaujeu,  à  l'archiduc  Philippe  le  Beau,  l'informant 
qu'elle  a  été  heureuse  d'avoir  de  ses  nouvelles  et 
l'assurant  de  son  amitié.  —  1499(?),  13mai,  Magdon. 
Copie  moderne  des  lettres  de  Claude  de  Seyssel, 
maître  des  requêtes  du  roi  de  France,  à  l'archiduc 
Philippe  le  Beau,  l'informant  que  Philippe  Haneton 
l'assurera  du  bon  vouloir  du  Roi  à  son  égard  et  lui 
rendra  compte  du  bon  accueil  qui  lui  a  été  fait  par  ce 
prince.  —  1499'(?),  13  mai,  Montilz-sous-Blois.  Copie 
moderne  d'une  lettre  du  cardinal  d'Ambroise  à  F.  do 
Busleyden,  archevêque  de  Besançon,  lui  accusant 
réception  de  celle  qu'il  lui  a  fait  remettre  par  Philippe 
Hanneton  et  l'assurant  de  ses  bons  offices  près  du  Roi. 
—  1499  (?),  14  mai,  Montilz-sous-Blois.  Copie  moderne 
des  lettres  de  messire  Robert  de  Framezelles  à  l'archi- 
duc Philippe  le  Beau  l'informant  do  l'accueil  fait  à 
Philippe  Haneton,  son  ambassadeur,  et  l'assurant  du 
bon  vouloir  du  Roi.  —  1499,  19  mai,  Compiôgne. 
Lettres  de  Philippe  de  Clèves  à  l'archiduc  d'Autriche 
et  à  F.  de  Busleyden,  archevêque  de  Besançon,  au 
sujet  delà  mission  de  Philippe  Haneton  auprès  du  roi 
de  France  et  donnant  le  conseil  à  l'Archiduc  de  venir 
rendre  hommage  et  relief  à  ce  prince.  —  1499, 13  mai, 
Bruxelles.  Copie  moderne  des  lettres  de  l'Archiduc 
Philippe  le  "Beau  à  son  envoyé  auprès  du  roi  de  France 
Philippe  Haneton,  lui  annonçant  que  l'Empereur,  son 
père,  a  consenti  à  ce  que  le  comté  de  Bourgogne  soit 


mis  entre  ses  mains  et,  en  conséquence,  decomprendro 
les  sujets  de  cette  province  dans  le  traité  à  conclure 
avec  le  roi  de  France.  —  1499  (?),  13  mai,  Montilz- 
sous-Blois,  sans  date  d'année.  Lettre  du  cardinal 
d'Amboise  à  l'archiduc  Maximilicn,  lui  accusant 
réception  et  le  remerciant  des  lettres  qu'il  lui  a  fait 
remettre  par  Philippe  Haneton  et  l'assurant  de  tout 
son  dévouement  pour  mener  à  bonne  fin  ses  afiaires 
auprès  du  roi  de  France.  — 1499  (?),  14  mai,  Montilz- 
sous-Blois,  sans  date  d'année.  Lettre  du  sire  do 
Framezelles  à  l'archiduc  Maximilien  lui  annonçant  la 
manière  dont  le  roi  de  France  a  reçu  Philippe  Hanelon. 

B.  663.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

tftOO-tftOe.  —  1500,  8  décembre,  Moulins.  Copie 
moderne  d'une  lettre  d'Anne  de  Beaujeu  à  Tarchi- 
duchesse  Marguerite,  par  laquelle  elle  recommande  à 
sa  bienveillance  les  enfants  de  Carency,  de  la  maison 
de  Bourbon,  qui  sont,  dit-elle,  les  parents  de  l'Archi- 
duchesse comme  les  siens  (Isabelle  de  Bourbon , 
première  femme  du  comte  de  Charolais,  plus  tard 
Charles  le  Téméraire,  était,  on  efiet,  la  grand  mère 
de  l'archiduchesse  Marguerite).  —  Vers  1504.  Lettre 
ni  datée,  ni  signée  donnant  des  nouvelles  de  la  cour 
de  France.  —  1506, 4  juin.  Ordonnance  de  police  pour 
le  règlement  des  vivres  et  hôteliers  de  la  ville  de 
Bourg-en-Bresse.  — 1506,  16  novembre.  Mandement 
du  roi  Louis  XII  pour  déclarer  que  les  appels  du 
Conseil  de  la  Chambre  de  Flandre  en  ce  qui  concerne 
la  ville  de  Deynze  doivent  être  portés  au  Parlement  de 
Paris. 

B.  6r>4.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemins  ;  .S  pièces  et  1  cahier, 

papier  ;  2  sceaux  dont  1  écrasé. 

iftta-tftâe.  —  1529-1530.  Extrait  d'un  registre 
contenant  les  assiettes  des  terres  engagées  par  le  roi 
de  France  à  l'Empereur,  moyennant  25.500  écus  d'or 
de  rente.  —  1541,  13  décembre.  Vidimus  par  Claude 
de  Rivière,  maître  d'hôtel  du  duc  de  Calabre  et  Robert 
de  Gratinot,  signé  de  deux  notaires,  des  quatre  pièces 
suivantes:  V  Acte  de  cession  lait  à  Bar-le-Duc  le 
16  novembre  1541  par  Antoine,  duc  de  Calabre,  etc., 
au  roi  de  France  François  r\  des  ville,  terre  et 
seigneurie  de  Sathenay.  2**  Commission,  donnée  par  le 
roi  de  France  à  Fontainebleau  le  20  novembre  1541, 
de  gouverneur  général  de  la  prévôté  de  Sathenay  à 
messire  Nicolas  de  Bossut,  seigneur  de  Longueval, 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  BOURGOGNE  —  DUCHE.     7 


chambellan  du  duc  d'Orléans.  3^  Pouvoir,  donné  au 
château  do  Couppy  le  5  décembre  1541,  par  le  duc  de 
Calabro  à  Claude  do  Rivière  et  autres,  de  faire  à 
messîrede  Bossut,  gouverneur  deSathenay  de  la  part 
du  roi  de  France,  l'ouverture  des  portes  de  cette  ville, 
do  lui  en  remettre  les  clés  et  de  le  mettre  en  possession 
des  droits  qu'il  avait  lui-même  dans  ladite  prévôté. 
4®  Procès-verbal  dressé  à  Sathenay  le  13  décembre 
1541,  de  l'ouverture  des  portes  faites  au  seigneur  de 
Longueval,  selon  les  conventions  ci-dessus.  —  1544, 
avril.  Copie  de  l'édit  portant  création  des  bailliages 
de  Montereau  et  de  Provins.  — 1544,  mai.  Copie  de 
l'édit  portant  création  d'avocats  du  Roi  aux  vicomtes 
de  Normandie.  —  1545,  10  août,  Bacqueville.  Lettres 
du  roi  François  T'  par  lesquelles  il  déclare  nuls  les 
traités  et  autres  papiers  relatifs  à  la  cession  de  Stenay 
à  lui  faite  par  Antoine,  duc  de  Lorraine  et  qu'il  avait 
rendu  au  duc,  fils  de  celui-ci.  —  1546.  Relation  du 
combat  de  Julien  de  Romero,  assaillant,  et  d'Antoine 
Moro,  défendant,  qui  eut  lieu  à  Fontainebleau  en 
présence  du  Roi  de  France  le  15  juillet  1546,  et  se 
termina  par  la  défaite  du  second. 

B.  665.  (Carton.)  —  3  pièces  et  1  caliier,  papier. 

tet4-ill4e.  —  1614,  28  février,  Mézières.  Lettre 
de  Henri  de  Bourbon,  prince  de  Condé,  à  la  reine  Marie 
de  Médicis  pour  lui  dénoncer  les  désordres  du 
Royaume.  —  1632,  13  juin ,  camp  d'Andelot  en 
Bourgogne.  Copie  du  manifeste  de  Gaston ,  fils  de 
France,  frère  unique  du  Roi,  duc  d'Orléans,  contre 
Armand,  cardinal  de  Richelieu,  perturbateur  du  repos 
public,  ennemi  du  Roi  et  de  la  maison  royale,  dissipateur 
de  l'Etat,  usurpateur  do  toutes  les  meilleures  places 
du  Royaume,  tyran  d'un  grand  nombre  de  personnes 
de  qualité  qu'il  a  opprimées  et  généralement  do  tout 
le  peuple  de  France,  etc.  —  1642,  4  mars.  Mémoire 
sur  les  prérogatives  attachées  aux  charges  des 
trésoriers  de  France.  —  1646,  26  juin,  8  juillet.  Récit 
de  ce  qui  s'est  passé  à  l'assemblée  des  cours  souveraines 
réunies  dans  la  Chambre  de  Saint-Louis  avec  le  procès- 
verbal  des  remontrances  de  cette  assemblée. 

B.  066.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

tll49-tee9.  —  1657,  16  septembre,  au  camp  de 
Rescap.  Copie  d'une  lettre  du  comte  Broglio  au 
cardinal  Mazarin  pour  lui  demander  un  congé  de  deux 


mois  afin  de  se  rendre  en  Piémont  pour  des  affaires 
particulières  et  lui  donnant  des  nouvelles  relatives  à  la 
prise  du  château  de  la  Motte-au-Bois,  à  la  marche  de 
l'armée  do  Turenne  sur  la  Colme,  aux  bois  coupés 
provenant  de  la  forêt  de  Nieppe  qu'il  est  possible  de 
vendre  200.000  ?cus,  aux  revenus  et  à  la  mise  en  état 
de  la  ville  de  l^  Bassée  dont  il  était  gouverneur.  — 
1667,  avril,  Saint-Germain-en-Laye.  Copie  non  signée 
de  redit  du  roi  Louis  XIV  pour  la  réunion  de  ses 
domaines  aliénés.  —  1665,  mai,  Saint-Germain-en- 
Laye.  Copie  non  signée  des  lettres  patentes  de  Loui» 
XIV  érigeant  la  terre  de  Vaujour  en  Touraine  et  la 
baronniede  Saint-Christophe  en  Anjou  en  duché-pairie 
sous  le  nom  de  La  Vallière  au  profit  de  Louise-Françoise 
de  La  Vallière  et  légitimation  d'Anne,  fille  naturelle  du 
Roi  et  de  ladite  dame  de  La  Vallière.  — 1667,  20  mai, 
Amiens.  Copie  du  manifeste  de  par  le  Roy  Louis  XIV, 
pour  annoncer  qu'il  est  dans  la  nécessité  d'entrer  avec 
ses  armées  pour  se  mettre  en  possession  des  terres  qui 
lui  appartiennent  et  ordonner  que  les  habitants  des 
bourgs,  villages  et  autres  lieux  desdites  terres  qui 
enverront  à  Arras  prendre  copie  du  présent  acte 
collationné  du  sieur  marquis  de  Montpezot,  lieutenant- 
général  pour  sa  Majesté  en  Artois  et  gouverneur  de 
ladite  ville  d'Arras,  jouiront  de  la  sauvegarde  de  sa 
Majesté,  etc. 

Layette  25.  —  Bourgogne-Duché. 

B.  667.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier, 

1889-1 8ft4.  —  1337,  30  avril.  «Die  veneris  post 
festum  beati  Georgiit^,  Lettres  de  Jeanne  de  Pontail- 
lier  (de  Pontecisso),  dame  deTromierre,  par  lesquelles 
elle  vend  à  Eudes,  duc  de  Bourgogne,  une  rente 
annuelle  et  perpétuelle  de  douze  livrées  de  terre  au 
tournois  qu'elle  avait  droit  de  prendre  sur  la  terre  de 
Roulée.  Passées  sous  le  scel  de  la  cour  de  Jean  do 

Columpna,  cardinal  diacre,  archidiacre  de  Beaum 

en  l'église  d'Autun.  Témoins,  Vincent  de  Sampign 

clerc,  notaire  de  ladite  cour,  Hugues  Grasset  de 
Châtillon,  bailli  de  Dijon  et  Colin  de  Samoiseaux, 
châtelain  de  Vergy.  —  1354,  7  août.  <(^Mense  Augustin 
scilicet  die  jovis  ante  festum  beati  Laurencii  ». 
Lettres  de  Jeanne  de  Pontaillier,  (de  Ponte  Scioto)^ 
dame  de  Tremierre,  par  lesquelles  elle  ratifie  la  vente 
qu'elle  avait  faite  vers  1342,  à  Eudes,  duc  de  Bourgo- 
gne pour  le  prix  de  2.078  florins,  de  la  moitié  de  la 


8 


ARCHIVES  DU  NORD 


terro  de  la  Borde  do  Roulée  qui  était  échue  à  ladite 
darae  deTremierre  avec  la  moitié  des  iorvcsde Fangeyo 

elde  Samgneyo  proche  Bel ,  par  le  décès  de 

Jeanue,  fille  de  feu  Jean  de  Revellée,  damoiseau. 

B.  G68.  (Carton.)  —  1  rouleau  et  1  cahier,  12  feuillets,  papier. 

Environ  iseo.  —  Milieu  du  XI V  siècle.  Enquête 
sur  les  courses,  pillages,  meurtres,  roberieSy  etc..  de 
plusieurs  seigneurs  francs-comtois  et  lorrains,  entre 
autres  Thiébaut  et  Henri  de  Faucogney,  sur  les  terres 
du  duc  de  Bourgogne  Eudes  IV.  —  Environ  1360. 
Prétentions  de  Marguerite  de  France,  comtesse  de 
Flandre,  contre  le  duc  de  Bourgogne  à  cause  des 
successions  de  la  reine  Jeanne,  sa  mère  et  de  la 
dauphine,  sa  sœur. 

B.  669.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier; 

i   sceau  brisé. 

iSes-iftiH.  —  16  septembre  1363,  2  juin  1364. 
Copies  des  lettres  patentes  du  roi  Jean  le  Bon,  accor- 
dant en  apanage  le  duché  de  Bourgogne  à  son  fils 
Philippe  et  de  celles  du  roi  Charles  V  confirmant 
ladite  donation.  —  1364,  2  juin,  au  Louvre,  près 
Paris.  Confirmation  par  Charles,  roi  de  France,  du 
don  fait  à  son  frère,  Philippe  le  Hardi  par  le  roi 
Jean,  leur  père,  du  duché  de  Bourgogne  et  du  droit 
qu'il  avait  reçu  au  comté  de  Bourgogne  y  ajoutant  le 
don  de  la  maison  de  Bourgogne  située  à  Paris,  sur 
lemont  Ste-Geneviève. —  24  janvier  1519.  Vidimus 
des  lettres  données  au  Louvre  près  Paris,  le  2  juin  1364, 
par  Charles  V,  roi  de  France,  confirmalives  de  celles 
de  feu  Jean,  son  père,  par  lesquelles  il  ratifie  et 
approuve  la  donation  faite  par  son  dit  père,  des  duché 
etcomtéde  Bourgogne,  sauf  les  droits  do  souveraineté 
et  ressort  à  la  couronne  de  France,  à  Philippe,  son 
frère. 

B.  670.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

1889-1890.  — 1389.  Débat  entre  les  gens  du  duc  de 
Bourgogne  et  monseigneur  de  Langres  au  sujet  de  la 
terre  de  Châtillon-sur-Seine.  —  1396.  Information  sur 
les  faits  qui  se  sont  passéslors  delà  prise  de  possession 
de  la  cure  de  Grisigny,  par  maître  Guillaume  Blan- 
chart.  — Dijon,  10  janvier  1396  (?).  Lettre  des  gens  de 
la  Chambre  des  Comptes  de  Dijon  au  chancelier  du 


duc  de  Bourgogne  au  sujet  de  l'appointement  pris 
avec  Jean  de  Ste-Croix  pour  le  fait  de  Verdun  et  aussi 
de  la  Borde  de  Roulée  et  de  rentes  sur  la  saunerie  de 
Salins. 

B.  671.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

1418  -  Commeneenient  du  1IL\^  S^  —  1413, 
18  juillet.  Sentence  de  bannissement  et  de  confiscation 
des  biens  prononcée  par  le  duc  Jean  Sans  Peur,  duc 
de  Bourgogne,  contre  Louis  de  Chalon,  soi-disant 
comte  de  Tonnerre.  —  Sans  date  ;  commencement  du 
XV*  siècle.  «  S'ensuivent  les  poins  et  articles  sur 
lesquelz  convient  faire  response  aux  gens  des  comptes 
à  Dijon  et  aux  commissaires  sur  ce  qu'ilz  ont  naguères 
escript  à  monseigneur  le  Duc  et  aux  gens  de  ses 
finances  ». 

B.  672.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  1  sceau. 

1489-1440.  —  1437,  17  juillet.  Acquisition  par 
Bertrandon  de  La  Brocquière,  seigneur  de  Vieux-Châ- 
teau, de  l'emplacement  d'une  tour  nouvellement 
construite  dans  la  ville  de  Martigny  ainsi  que  d'un 
droit  de  pêche  dans  les  fossés  adjacents  à  ladite  tour. 
—  1439,  5  juin.  Échange  entre  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  d'une  part,  Arthur,  comte  de  Richemont 
et  Marguerite  de  Bourgogne,  sa  femme,  d'autre  part, 
des  terres  et  seigneuries  de  Montréal  et  de  Château- 
Gérard  contre  le  comté  de  Tonnerre,  les  seigneuries 
de  Couchy,  de  Largues  et  de  Groselles.  —  1440, 
17  juillet,  Gand.  Don  par  Philippe  le  Bon,  à  Antoine 
de  Bourgogne,  comte  d'É  lampes,  des  terres  confis- 
quées pour  cause  de  félonie  sur  Louis  de  Chalon, 
comte  de  Tonnerre. 

B.073.  (Carton.)  —  1  pièc^,  parchemin  ;  1  pièce  et  1  cahier, 

14  feiiiUets,  papier. 

1449-1471.  —  1449,  28  janvier.  Tours.  Injonction 
faite  par  Charles,  roi  de  France,  à  l'officier  royal  qui 
se  qualifie  abusivement  «  bailli  d'Auxerre  »  de  repren- 
dre le  titre  de  «  bailli  de  Sens  »,  qui  est  devenu  le  sien 
depuis  la  cession  de  la  ville  d'Auxerre  au  duc  de 
Bourgogne  par  le  traité  d'Arras.  —  1469,  5  juillet. 
Lettre  des  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Dijon 
au  sujet  des  comptes  des  receveurs  des  terres  de 
Plonot  et  de  Longeaul.  —  1471,  juillet-août.  Procès- 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  BOURGOGNE  -  COMTÉ.    9 


verbal  de  la  remise  aux  officiers  du  duc  de  Bourgogne 
des  places  de  St-Gengoux,  Cluny  et  Jonvelle. 

B.  674.  (Carton.)  —  7  pièces  et  1  cahier,  10  feuillets,  papier. 

147 9-1498.  —  1477.  Fragment  du  mémoire  de 
Jean  D'Aufiiay  sur  les  droits  de  Marie  de  Bourgogne  à 
la  succession  de  son  pfere  Charles  le  Téméraire  quant 
au  duché  de  Bourgogne.  —  1479,  5  juillet.  Copie 
collationnée  de  l'acte  d'engagement  au  service  do 
l'archiduc  Maximilien  et  de  la  duchesse  Marie  de 
Bourgogne,  de  Jacques  Richt  avec  50  cavaliers  et 
100  piétons  allemands  par  Jean  de  Chalon,  prince 
d'Orange,  comte  de  Tonnerre,  seigneur  d'Arlay, 
lieutenant  et  gouverneur  général  de  la  Bourgogne 
pour  ces  princes.  — 1497.  Avis  et  pièces  concernant 
le  bail  du  charroi  et  de  la  fourniture  des  greniers  à 
sel  de  Bourgogne,  du  Charolais  et  de  la  seigneurie 
de  Noyers.  —  1498,  1*'  août,  Bruxelles.  Copies 
modernes  d'un  mandement  et  des  instructions  adressés 
à  M^  Philippe  Haneton,  secrétaire  en  ordonnance  de 
Tarchiduc  Philippe,  envoyé  vers  le  comte  de  Nassau 
pour  faire  retirer  l'armée  qui  est  en  Bourgogne. 

B.  675.  (CartoD.)  —  1  pièce,  papier. 

XV  Siècle.  —  Minute  des  mémoires  et  instructions 
pour  les  officiers  du  duc  de  Bourgogne  touchant  les 
difficultés  avec  le  roi  de  France,  entre  autres  au  sujet 
du  grenier  à  sel  de  Bar-sur-Seine,  et  des  enclaves 
de  Châtillon-sur-Seine,  des  causes  d'appel  de  Bohain 
et  autres  terres  du  bailliage  de  St-Quentin,  du  refus 
fait  au  Duc  de  lui  permettre  de  prendre  la  formule 
«  par  la  Grâce  de  Dieu  »,  de  la  prétention  du  Duc  de  ne 
parler  aux  officiers  du  Roi  que  par  ses  ambassadeurs. 

B.  076.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

lA«4-l&09.  — 1504, 14  avril.  Copie  d  une  lettre  de 
l'archiduc  Philippe  le  Beau  aux  prélats,  nobles  et 
autres  représentants  des  États  du  pays  de  Bourgogne 
au  sujet  du  paiement  de  la  somme  de  1.283  florins  due 
à  Marc  Richt,  frère  et  héritier  de  Jacques  Richt,  pour 
les  services  rendus  par  celui-ci  lors  de  la  défense  de 
la  Bourgogne  contre  les  Français,  notamment  à  la 
journée  de  Rougemonl.  —  1508,  7  mars.  État  des 

Nord.  —  Sbbib  B.  —  Tome  I.  (g*  Partie). 


réparations  urgentes  à  faire  au  château  et  dépendances 
de  La  Perrière  ;  —  avec  copie  en  marge  de  l'avis  de 
ceux  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Dijon  à  ce  sujet. 

B.  677.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

t&%H.  — 1508,  23  mai,  Lyon.  Minute  des  lettres  de 
commission  données  par  le  roi  Louis  XII  au  seigneur 
de  la  TrémoiUe,  son  lieutenant-général  au  duché  de 
Bourgogne,  pour  négocier  le  traité  de  neutralité  entre 
ledit  duché  do  Bourgogne,  la  vicomte  d'Auxonne  et  le 
comté  de  Champagne,  d'une  part,  et  le  comté  de 
Bourgogne,  d'antre  part.  —  1508, 14  juin,  Saint-Jean 
de  Losne.  Copie  du  traité  de  neutralité  conclu  entre 
les  deux  Bourgognes. 

B.  678.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  3  cahiers, 

26  feuillets,  papier. 

l&M-ieft4.  --  1556-1611.  Renouvellement  du 
traité  de  neutralité  entre  les  duché  et  comté  de 
Bourgogne.  —  1654,  2  septembre.  Copie  d'un  arrêt  du 
Conseil  d'Etat  du  roi  de  France  renvoyant  à  l'examen 
des  députés  des  États  de  Bourgone  la  requête  des 
manants  et  habitants  de  Mailly-la-Ville,  au  sujet  des 
pillages  qu'ils  ont  éprouvés  depuis  quatre  à  cinq  ans 
par  le  fait  des  gens  de  guerre. 


Layette  28.  —  Bourgogne  —  Comté. 

*B.  679.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  1  pièce,  papier. 

189O-1880.  —  1320.  Fragment  d'un  compte 
intitulé  :  «  C'est  li  comptes  de  la  terre  Madame  d'Artoys 
et  de  Bourgogne  (Mahaut  d'Artois)  par  Jehan  de  La 
Chapelle,  son  receveur  de  Bourgoigne,  des  rentes  et 
des  yssues  de  la  terre  que  madame  a  en  Bourgoigne 
pour  une  année  fenie  à  la  Saint-Michel  l'an  mil 
CCCXXX  et  pour  la  salnerie  (saunerie  de  Salins)  pour 
I  an  feni  la  voille  du  Noël,  Tan  dessus  dit  ».  —  Sans 
date,  vers  1380.  Lettre  adressée  au  secrétaire  du  comte 
de  Flandre,  touchant  les  noms  des  seigneurs  du  comté 
de  Bourgogne. 

B.  (580.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  papier. 

141S-144&.  — 1413,  ISjuin.  Lettres  de  non-préjudice 
accordées  par  Evrard  du  Four,  seigneur  d'Aisonville, 


10 


ARCHIVES  DU  NORD. 


bailli  d'Aulmoni  (Amoiil)  et  par  Guy  Armenier,  bailli 
d'Aval,  commissaires  du  duc  de  Bourgogne  en  celte 
partie,  aux  habitants  do  Saint-Cèle  (Saint-Cyr)  près 
Arbois,  qui,  malgré  le  privilège  d'exemption  dont  ils 
jouissent  à  cet  égard,  sont  venus  exhiber  leurs  armures 
et  harnais  à  la  monstre  (revue)  récemment  tenue  audit 
Arbois  par  lesdils  commissaires.  —  1422,  9  juin,  Gray. 
Copie  de  l'afiranchissement  par  Etienne  de  Scey, 
seigneur  de  Champtonnay,  do  la  mainmorte  en  faveur 
de  Huguenot  Damillot,  dudit  lieu,  pour  lui,  ses  hoirs 
descendant  en  ligne  directe,  moyennant  le  paiement 
annuel  de  trois  livres  de  cire.  —  1438,  23  avril. 
Confirmation  par  Jean  de  Toulongeon,  seigneur  de 
Traves  et  de  Vellexon  et  Claude  de  Blamont,  sa  femme, 
de  Taffranchissemeut  de  la  mainmorte  accordé  précé- 
demment par  Jean  de  Blamont,  seigneur  dudit 
Vellexon,  à  Jean  Rondot,  de  Vaudez,  et  à  Marie  Grard, 
sa  femme,  pour  eux  et  leurs  hoirs.  — 1445, 16  août. 
Érection  de  la  confrérie  des  couturiers  de  Poligny  en 
Bourgogne. 

B.  68d.  (Carton.)  —  1  pièce  et  1  cahier,  46  feuillets,  papier. 

tâfti.  —  Copie  du  traité  d'association  conclu  entre 
Philippe  le  Bon ,  duc  et  comte  de  Bourgogne,  et  la 
cité  de  Besançon.  —  1451,  29  septembre.  Copie  de 
la  confirmation  par  le  duc  de  Bourgogne  de  l'accord 
passé  entre  «  son  amé  et  féal  cousin  et  marchai  de 
Bourgoingne,  Thiébault  de  Neufchastel,  seigneur  de 
Blamont,  pour  et  en  son  nom  et  commis  de  par  lui  en 
ceste  partie,  d'une  part,  et  les  recteurs,  gouverneurs 
et  communaulté  de  la  cité  de  Besançon  d'autre  part.., 
pour  pourveoir  au  bien  et  appaiseraent  des  débatz  et 
divisions  qu'estoient  en  ladite  cité  ». 

B.  682.  (Carton.)  —  i  pièce,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

t4«t-t4iMl.  — 1461,  1"  novembre.  Tours.  Lettres 
royaux  de  Louis  XI,  portant  surséance  pendant  trois 
ans  d'un  arrêt  du  parlement  rendu  au  sujet  de  la 
démolition  du  château  de  Saint-Loup  (sur  Sémouse) 
que  le  roi  de  Sicile,  duc  de  Bar,  prétendait  relever  de 
son  duché  de  Bar  à  rencontre  du  duc  de  Bourgogne 
qui  affirmait  qu'il  relevait  du  comté  de  Bourgogne  ; 
pendant  lesquelles  trois  annésdes  commissaires  seront 
nommés  pour  s'informer  du  droit  que  chacun  do  ces 
seigneurs  doit  y  avoir.  —  Sans  date,  vers  1470  (?). 
Mémoire  sur  les  seigneuries  et  prééminences  du  duc 


de  Bourgogne  au  Val  d'Ajol  et  sur  ses  habitants  qui 
prétendent  être  exempts  des  impositions  présentement 
en  vigueur  au  comté  de  Bourgogne.  —  1478,  15 
décembre —  1496, 12  janvier.  Ordonnance  et  mande- 
ment au  sujet  du  paiement  de  la  renie  de  100  livres 
estevenins  due  aux  habitants  de  Yesoul  qui  avaient 
prêté  au  gouverneur  du  comté  de  Bourgogne  le  prince 
d'Orange,  la  somme  de  2.000  livres  pour  soutenir  la 
guerre  contre  les  Français. 

B.  683.  (Carton.)  —  5  pièces  et  i  cahier,  6  feuillets,  papier. 

tAHS-i&ot.  —  1493,  14  avril.  Bâle;  1501,  juin, 
Bruxelles.  Lettres  patentes  de  Maximilien,  roi  des 
Romains  et  de  l'archiduc  Philippe  d'Autriche,  accor- 
dant aux  habitants  de  la  ville  de  Salins  l'autorisation 
de  percevoir  un  octroi  d'abord  temporaire ,  puis 
perpétuel,  sur  les  vins  et  le  sel,  pour  l'entretien  des 
fortifications  et  la  protection  des  sauneries.  — 1495, 
16  décembre,  Lyon  et  1496,  8  août.  Copies  collation- 
nées  :  1®  d'un  mandement  du  roi  Charles  VIII  à  Michel 
Gaillard,  chevalier,  général  des  finances  de  Bourgogne, 
pour  tenir  en  surséance  le  payement  des  1.000  livres 
viennoises  que  l'archiduc  Phillipe  devait  audit  roi  sur 
la  saunerie  de  Salins  ;  2**  du  consentement  donné  par 
ledit  général  des  finances  pour  l'exécution  de  ce 
mandement.  —  1495,  8  décembre.  Affranchissement 
de  la  mainmorte  accordé  par  Ébrard,  duc  de 
Wurtemberg  et  de  Teck,  comte  de  Montbéliard, 
seigneur  de  Granges,  à  Jean  et  Wathier  Grantperrin, 
do  Montenois,  dans  la  seigneurie  de  Granges.  — 1495. 
Copie  de  la  requête  et  de  l'ordonnance  prescrivant  le 
remboursement  de  la  somme  de  8.580  livres,  1  sol , 
8  deniers  estevenins,  prêtée  par  Jean  de  Vaux,  maître 
de  la  chambre  des  Comptes  de  Dole,  pour  lés  affaires 
de  la  guerre  et  la  garde  du  pays  de  Bourgogne  contre 
les  Français.  — 1497,  22  août,  Inspruch.  Renonciation 
par  Jean  Phelict,  serviteur  et  tambourin  du  duc 
Frédéric  de  Saxe ,  Électeur  du  saint  Empire ,  aux 
prétentions  qu'il  avait  élevées  à  rencontre  de  Pierre- 
Boudet,  sur  Toffice  d'un  des  montiers  de  la  saunerie 
de  Salins. 

B.  684.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

t49B.  —  Strasbourg,  le  20  avril  1499.  Copie  de  la 
lettre  adressée  à  l'archiduc  Philippe  lo  Beau  par 
Philippe  Loyette,  par-dessus  de  la  saunerie  de  Salins, 


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et  par  maître  Guy  David,  conseiller,  envoyés  par  le 
maréchal  de  Bourgogne  et  par  les  députés  des  Trois 
États  du  comté  de  Bourgogne  vers  l'empereur 
Maximilien,  pour  lui  demander  qa*en  considération 
des  grands  dangers  dans  lequels  se  trouve  on  ce 
moment  cette  province,  elle  soit  placée  entre  les  mains 
de  l'Archiduc.  —  Strasbourg,  le  19  avril  1499.  Copie  de 
la  lettre  de  l'empereur  Maximilien  à  son  fils  l'archiduc 
Philippe  le  Beau,  l'informant  que  faisant  droit  à  la 
requête  qui  lui  a  été  présentée  par  Philippe  Loyelte  et 
Guy  David,  de  la  part  du  Maréchal  et  des  Trois  États 
du  comte  de  Bourgogne,  il  a  placé  ce  comté  entre  ses 
mains.  —  Bruxelles,  le  25  avril  1499.  Mandement  de 
l'archiduc  Philippe  le  Beau  à  son  secrétaire  Philippe 
Haneton  pour  l'informer  que  l'Empereur,  son  père, 
a  placé  le  comté  de  Bourgogne  entre  ses  mains  et 
d'avoir  à  agir  en  conséquence  ;  (sur  cette  piôce  a  été 
ajoutée  une  note,  signée  de  Lecaudrelier,  relative  à  la 
coopération  que  les  troupes  de  l'Archiduc  pourront 
apporter  à  celles  de  Robert  de  la  Marck  pour  la 
reddition  de  Floranges).  — Valenciennes,  le  29  avril 
1499.  Lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite  d'Autriche 
^  Philippe  Haneton  au  sujet  des  mesures  pour  éviter 
à  ses  terres  de  Chaussin  et  de  La  Perrière  les  grans 
foules  et  dommaiges  supportés  jusqu'alors  par  les 
habitants  et  ses  sujets.  —  Bruxelles,  le  3  mai  1499. 
Lettre  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  à  maître  Philippe 
Haneti.n,  son  secrétaire  ordinaire  et  son  député  vers 
le  roi  de  France,  pour  faire  comprendre  ses  sujets  du 
comté  de  Bourgogne  dans  le  traité  de  paix  à  conclure. 

B.  685.  (Carton.)  ^  3  pièces,  papier. 

!&••.  — ^  Lyon,  les  11  avril  et  14  mai  1500.  Copies 
informes  des  lettres  du  roi  Louis  XII  par  lesquelles 
il  donne  à  l'archiduc  Philippe  le  Beau,  les  1.000  livres 
viennoises  dues  à  ce  prince  sur  la  saunerie  de  Salins, 
à  percevoir  pendant  trois  ans  et  du  consentement 
des  généraux  des  Finances  de  Bourgogne,  commis  à 
l'exécution  de  ces  lettres.  —  10  juillet  1500.  Ordon- 
nance de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  instituant  Claude 
Guillermet  comme  maître  maçon  chargé  des  travaux  à 
faire  aux  bâtiments  domaniaux  dans  le  comté  de  Bour- 
gogne ,  en  remplacement  d'Etienne  Macler,  reconnu 
incapable  de  remplir  ses  fonctions  et  chargé  de  dettes 
envers  ses  ouvriers.  — 1500.  «  Rapport  et  déclaration 
que  font  à  nostre  très-redoubtée  et  souveraine  dame 
Madame   Marguerite,    archiduchesse    d'Autriche   et 


comtesse  de  Bourgogne,  Hugues  Glanne  d'Arbois» 
son  procureur  général  au  bailliage  d'Aval  au  comté 
de  Bourgogne.  Jean  Vincent,  de  Poligny,  Guillaume 
Bontemps,  d'Arbois,  trésorier  des  chartes  ol  titres 
estant  au  chastel  de  Griment  sur  Poligny  appartenant 
à  nostre  dite  Dame,  et  Jacques  Guillet,  dudil  Poligny, 
scribe ,  commis  avec  les  dessus  dicts  par  lettres 
patentes  d'icelle  dame,  à  faire  et  parfaire  l'inventaire 
desdits  tiltres  d'icellui  trésor  au  proflït  d'icelle  dame  ; 
lesquels  commis,  en  vertu  desdictes  lettres,  ont  vacqué 
à  besoingaer  à  ce  que  dessus  par  plusieurs  journées  et 
audit  trésor  ont  trouvé  plusieurs  tiltres  ». 

R.  086.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

Hmnn  date  ;  eonimeneeniciit  du  1L\V  «lèele. 

—  «  Difficultés  sur  aucuns  articles  des  ordonnances 
oscriptes  au  volume  que  Madame  entend  envoyer  et 
faire  publier  en  Bourgongne  ».  —  Inventaire  des 
lettres  et  titres  entérinés  à  la  Chambre  dos  Comptes 
de  Lille,  au  sujet  de  la  cession  à  Jean  de  Chalon  des 
terres  de  Chatel  Beliu,  Orgelet  et  au  partage  d'Auxerro. 

—  Requête  adressée  à  l'archiduchesse  Marguerite  par 
Antoine  d'Esternoz  pour  obtenir  la  confirmation  dos 
lettres  de  Philippe  le  Beau  accordant  à  la  ville  de 
Salins  le  droit  de  lever  de  menus  octrois. 


B.  GS7.  (Carion.)  —  1  pièce,  parchemin  et  1  pièce,  papier, 

en  mauvais  état. 


tMli-i&09.  —  Malines,  le  24  décembre  1501. 
Ratification  par  l'archiduc  Philippe  le  Beau  des  traité 
et  accord  passés  entre  François  de  Busleyden,  arche- 
vêque de  Besançon,  et  ce  prince  duc  et  comte  de  Bour- 
gogne, par  lesquels  ils  conviennent  que  ledit  Duc  et 
ses  successeurs  pourront,  en  payant  annuellemem 
audit  Archevêque  et  à  ses  successeurs,  une  rente 
héritière  de  40  livres,  forger  monnaie  d'or  et  d'argent 
daus  tout  le  comté  de  Bourgogne  aussi  bien  que  ledit 
Archevêque,  excepté  dans  les  ville  et  cité  de  Besançon, 
avec  cette  condition  que  si  avant  dix  ans,  le  Duc 
prouve  qu'il  a  droit  de  forger  monnaie  dans  tout  le 
comté  de  Bourgogne,  le  paiement  de  cette  rente 
cessera,  comme  de  même  si  avant  dix  ans,  aussi, 
l'Archevêque  produit  un  traité  antérieur  sur  le  même 
fait,  raccord  actuel  sera  de  plein  droit  annulé.  — 
20  mai  1502.  Consentement  donné  par  les  chanoines 


12 


ARCHIVES  DU  NORD. 


du  chapitre  métropolitain  de  Besançon,  à  l'exécution 
du  traité  et  accord  conclus  à  Orléans  le  5  décembre 
1501  entre  François  de  Busleyden,  archevêque  de 
Besançon,  et  Philippe  le  Beau,  archiduc  d'Autriche, 
au  sujet  du  droit  de  battre  monnaie  dans  l'étendue  du 
comté  de  Bourgogne. 


B.  688.  (Carton.)  —-  1  pièce,  parchemin  ;  7  pièces,  papier. 

t&OS.  —  Lyon,  le  5  juin  1503,    Confirmation  par 
l'archiduc  Philippe  le  Beau,  delà  cession  faite  à  Jean 
de  Chalon  des  terres  de  Chàtelbelin,  Orgelet,  partage 
d'Auxerre  sur  la  saunerie  de  Salins  etc.,  provenant 
de  la  confiscation  jadis  faite  à  l'encontre  de  Louis  de 
Chalon,  laquelle  cession  est  faite  en  faveur  et  au 
profit  de  Philibert,  fils  dudit  Jean  de  Chalon.  —  Lyon, 
les  15  et  16  juin  1503.  Copie  coUationnée  des  lettres 
de  surséance    pour   six  ans,    accordées  par  le  roi 
Louis   XII   à    Tarchiduc    Philippe  le  Beau,  pour  le 
payement  des  1.000  livres  viennoises  que  ce  prince 
devait  au  Roi  sur  la  saunerie  de  Salins,  avec  donation 
des  arrérages  échus  jusqu'à  la  date  de  ces  présentes 
lettres,  à  condition  que,  pendant  ledit  délai  de  six  ans, 
l'Archiduc  fera  connaître  le  droit  sur  lequel  il  se  fonde 
pour  ne  plus  avoir  à  payer  ces  1.000  livres  viennoises  ; 
autre  copie  des  mêmes  lettres  et  d'un  mandement  du 
roi  Louis  XII  aux  gens  des  Comptes  de  Dijon  au  sujet 
de  leur  exécution.  —  Dole,  le  3  août  1503.  Instructions 
pour  maître  Guillaume  Le  Gros  de  ce  qu'il  aura  à 
requérir  de  M»"  les  gens  des  Comptes  du  Roi  à  Dijon 
relativement  â  diverses  affaires  concernant  le  comté 
de  Bourgogne.  —  Héricourt,  le  19  août  1503.  Copie 
des  lettres  do  l'archiduc  Philippe  le  Beau  confirmant 
les  anciens  privilèges  dos  habitants  de  Yesoul  et  leur 
en  accordant  de  nouveaux,  en  considération  des  pertes 
qu'ils  ont  éprouvées  par  suite  des  invasions  des  Fran- 
çais, Allemands,  etc.,  et  de  la  nécessité  de  réparer 
leurs  remparts  et  boulevards  en  partie  détruits  ainsi 
que    le  château.   —  12   décembre  1503.  Copie  de 
l'ordonnance  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  au  sujet 
de  l'exemption  des  tailles,  maltôtes,  etc.,  accordée  aux 
ouvriers    qui  viendront  travailler   aux  mines  d'or, 
d'argent  et  d'autres  nobles  métaux  existant  dans  les 
montagnes  de  Melisey  et  lieux  circonvoisins  dans  la 
seigneurie  de  Melisey  au  comté  de  Bourgogne  ;  man- 
dements et  attestations  relatifs  à  la  publication  de  cette 
ordonnance. 


B;  680.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  i  pièces  et  3  cahiers, 

30  feuillets,  papier. 

t&04-tftMi.  —  Bruxelles,  janvier,  1504.   Original 
signé  et  copie  des  lettres  par  lesquelles  l'archiduc 
Philippe  le  Beau  confirme  la  cession  faite  à  Jean  de 
Chalon,  en  faveur  et  au  profit  de  Philibert  de  Chalon, 
son  fils,  de  sa  cousine  et  de  leurs  héritiers,  des  terres 
de  Chatelbelin,  Orgelet  et  du  partage  d'Auxerre,  pro- 
venant de  la  C('nfiscation  des  biens  de  Louis  de  Chalon, 
prince  d'Orange,  à  la  réserve  au  profit  du  sieur  de 
Veyre,  de  la  terre  de  St-Julien  au  rachat  de  4.000  saints 
d'or.  (En  note:  Philiberte  de  Luxembourg,  mère  et 
tutrice  de  Philibert  de  Chalon,  a  renoncé  au  bénéfice 
de  cet  acte  en  1512).  —  Dijon,  le  mardi  21   mai,  sans 
date  d'année,  mais  probablement  1504,  le  21  mai  tom- 
bant un  mardi   cette   année-là.    Lettre  du  sire  de 
PontaiUer  au  président  du  parlement  de  Dole,    au 
sujet   des  retards   apportés    par  le  voyage  du  Roi 
(l'archiduc  Philippe  le  Beau,  roi  de  Castille)  à  Lyon, 
à  l'expédition  des   affaires  dont  il  est  chargé.  —  La 
Haye,  le   11  août  1504,  Mandement  de  l'archiduc 
Philippe  le  Beau,  roi  de  Castille,  au  bailli  de  Dole, 
d'avoir  à  examiner  la  requête  qu'il  leur  transmet  et  qui 
est  émanée  de  messire  Pierre  Vernier,  prêtre,  et  de 
ses  frères,  communs  en   biens,  Jean  Vernier,  leur 
oncle,   et  Gamier,  vigneron,  tous  de  Molamboz.  — 
La  Haye,  le  16  août  1504.  Mandement  de  l'archiduc 
Philippe  le  Beau,  roi  de  Castille,  à  ses  gens  des  Comp- 
tes à  Lille,  leur  envoyant  les  lettres  d'octroi  naguères 
accordées  au  prince  d'Orange  touchant  les  terres  et 
seigiieunes  de  ChâtelbeUn,  Orgelet  et  dépendances. — 
Anvers,  le  27  août  1504.  Lettres  du  même  prince  aux 
mêmes,  au  sujet  de  l'entérinement  des  lettres  précé- 
dentes.— 1504-1534-1556.  Copies  des  traités  passés 
pour  la  gardienneté  de  la  cité  de  Besançon,  entre  les 
habitants  de  cette  ville  et  Philippe  le  Beau,  Charles 
Quint  et  Philippe  II, en  qualité  de  comtes  de  Bourgogne. 

B.  090.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

tftOft.  —  Dole,  le  18  mars  1505.  Lettre  des  lieute- 
nant-général, trésorier,  avocat,  et  procureur-général 
du  bailliage  de  Dole,  à  l'archiduc  Philippe  le  Beau, 
roi  de  Castille,  au  sujet  de  la  requête  de  messire  Pierre 
Vernier,  de  ses  frères  et  autres  de  Monilemboz  (?) 
qu'il  leur  avait  transmise  pour  l'examiner. — Bruxelles, 
le  28  avril  1505.  Lettre  du  même  prince  à  son  bailli 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.-  ROYAUMES  ET  PAYS.  -  BOURGO(iNE-  COMTÉ.    13 


d'Aval  lui  transmettant  pour  avis  une  requête  des 
habitants  du  village  de  Bulle. 

B.  091.  (Carton.)  —  6  pièces,  papier. 

iMM.  —  Dôle,  le  16  février  1506,  Lettres  des  prési- 
dent et  gens  du  parlement  de  Dole  au  sire  de  Chiôvres 
lieutenant-général  de  l'archiduc,  roi  de  Castille,  dans 
les  Pays-Bas,  lui  proposant  de  nommer  maître  Adrien 
de  Salives,  Mougerol  de  Boisset  et  Pierre  Fabri,  con- 
seillers audit  parlement.  —  Dole,  le  12  octobre  1506. 
Lettre  de  A.  Gyard  à  Marguerite  d'Autriche,  duchesse 
de  Savoie,  accusant  réception  de  ses  lettres  de  «  cré- 
dance  ».  —  Poligny,  le  13  novembre  1506.  Minute  de 
lettre  non  signée,  au  sujet  de  l'assemblée  des  États  du 
comté  de  Bourgogne.  —  Salzbourg,  le  14  novembroi 
1506.  Nomination  de  Jean  Bontemps  comme  trésorier 
général  des  finances  du  comté  de  Bourgogne.  —  Blois, 
le  31  décembre  1506  (?).  Lettre  du  roi  Louis  XU  à 
l'archiduchesse  Marguerite  d'Autriche,  au  sujet  d'un 
procès  entre  les  héritiers  de  Hugues  de  Rye.  —  Sans 
date;  probablement  1506.  Instructions  données  aux 
députés  des  Etats  du  comté  de  Bourgogne  vers  le 
Grand  Conseil  établi  dans  les  Pays-Bas,  au  sujet  du 
gouvernement  de  ces  pays  après  la  mort  de  Philippe 
le  Beau,  roi  de  Castille. 

B.  692.  (Carton.) — 5  pièces,  papier. 

tft09.  —  Inspruckje  17  janvier  1507.  Ordonnance 
de  l'empereur  Maximilien  prescrivant  de  délivrer  à 
Tarchiduchesse  Marguerite  la  somme  de  3.352  livres, 
4  sols,  5  deniers  tournois,  sur  la  recette  des  sauneries 
A  de  Salins.  —  Pont  d'Ain,  le  10  mars  1507.  Lettre  de 
l'archiduchesse  Marguerite,  duchesse  de  Savoie,  au 
seigneur  de  Chièvres,  son  cousin,  au  sujet  du  diffé- 
rend entre  le  seigneur  de  Neufchâtel  et  le  seigneur 
de  Bussy  à  l'occasion  des  places  et  seigneuries  de 
L'Isle-sur-le-Doubs  et  Chastellot.  —  Malines,  le  12 
mars  1507.  Mandement  de  l'archiduc  Charles  d'Autri- 
che aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille, 
d'avoir  à  délivrer  â  Jean  Carondelet,  doyen  de  Besan- 
çon, copie  de  l'acquisition  faite  par  Simon  de  Quingey 
des  terre  et  seigneurie  dudit  Quingey.  —  Louvain,  le 
17  avril  1507.  Lettre  de  J.  Lauweiyn  aux  gens  des 
Comptes  à  Lille  les  priant  de  donner  leur  avis  sur  les 
doléances  du  trésorier  de  Dole  et  du  fermier  du  greffe 
du  parlement  de  ladite  ville.  —  Gand,   avril  1507. 


Lettres  patentes  de  l'empereur  Maximilien  et  de  Tar- 
chidnc  Charles  d'Autriche  portant  nomination  de  Jean 
Joly,  écuycr  et  domestique  de  l'archiduchesse  Margue- 
rite, à  la  charge  de  clerc  du  «  grant  puys  »  de  la 
saunerie  de  Salins,  en  remplacement  de  Jean  de 
Plaine. 

B.  <yj3.  (Carton.)  —  0  pièces,  papier. 

ti^09.  —  Arbois,  le 25  mai  1507.  Lettre  de  Philippe, 
prévAt  d'U  (trecht),  à  M.  l'Audiencier  au  sujet  d'une 
correspondance  qu'a  dû  lui  adresser  M*"  de  la  Chaulx 
relativement  à  la  princesse  d'Orange.  —  Constance,  lo 
26  mai  1507.  Lettres  d'octroi  par  Teniporeur  Maximilien 
et  l'archiduc  Charles  d'Autriche  à  Constans  Keller, 
chanoine  de  Berne,  d'une  pension  de  50  florins  d'or  du 
Rhin  à  prendre  sur  la  trésorerie  de  Salins.  —  Gand, 
le  29  mai  1507.  Mandement  de  l'archiduchesse  Mar- 
guerite aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  leur  ordonnant 
d'inscrire  en  dépense  les  gages  que  Philippe  de  Chas- 
sey.  receveur  général  de  Bourgogne,  réclame  par  sa 
requête  ci-incluse.  —  Constance,  le  30  juin  1507. 
Lettres  patentes  de  l'empereur  Maximilien  portant 
nomination  de  Jean  Rebilly,  de  Gray,  au  poste  d'huis- 
sier ordinaire  de  la  cour  du  parlement  de  Dole.  — 
Malines,  le  12  juillet  1507.  Lettres  des  chef,  gouver- 
neur et  trésorier  général  des  domaines  et  finances  de 
l'archiduc  Charles  d'Autriche  aux  gens  des  Comptes  à 
Lille,  les  priant  de  donner  leur  avis  sur  la  somme  qui 
revient  à  Philippe  de  Chassey,  trésorier  de  Dole,  pour 
la  recette  par  lui  faite  des  aides  de  Bourgogne.  — 
Lons-le-Saunier,  le  19  juillet  1507  (?).  Lettre  de  Philippe 
de  Chassey  au  président  de  Flandre  à  Bourg ,  lui 
rendant  compte  de  la  mission  dont  il  l'avait  chargé 
auprès  de  la  princesse  (?)  au  sujet  de  la  correspondance 
de  celle-ci  et  lui  annonçant  la  nouvelle  du  voyage 
probable  de  l'archiduchesse  Marguerite  en  Angleterre, 
ce  qui  met  les  Français  en  grandes  <  perplécité  et  mé- 
rencolie  ». 

B.  094.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

i&09.  —  Vesoul,  le  4  août  1507.  Lettre  de  Jean 
Duchasne  à  l'archiduchesse  Marguerite  au  sujet  de 
l'emploi  des  deniers  de  sa  recelte  depuis  la  Noël  1506, 
lesquels  ont  été  délivrés  tant  pour  les  gages  du  maré- 
chal de  Bourgogne  que  pour  les  ouvrages  du  château 
de  Faucogney.  —  18  septembre  1507.  Vérification 


l'i 


ARCHIVES  DU  NORD. 


des  comptes  de  Philippe  de  Cliassey,  receveur  général 
de  Bourgogne,  par  les  gens  de  la  Chambre  des  Comp- 
tes de  Lille.  —  4  octobre  1507.  Promesse  faite  par 
Tempereur  Maximilien  de  nommer  à  la  première 
charge  vacante  en  la  saunerie  de  Salins  ou  aux 
fonctions  de  bailli  d'Aval  son  «  auié  et  féal  conseillier 
et  trésorier  de  noz  finances  »,  Jean  Bontemps,  soigneur 
do  Salans. 

B.  095.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

tft08.  —  Bourg,  le  25  février  1508  (?).  Lettre  de  Louis 
Barangier  à  l'archiduchesse  Marguerite,  au  sujet  de  son 
douaire  de  Savoie  et  de  la  comptabilité  de  la  saunerie 
et  de  la  trésorerie  de  Salins.  —  Malines,  juin  1508. 
Minute  des  lettres  de  rémission  accordées  à  Philibert 
de  Grolée,  chevalier,  seigneur  de  Loyes,  François , 
bâtard  de  Lureul,  Charles  Rugnault,  Jean  de  Thérouane 
dit  Foucherans ,  écuyers ,  Guillaume ,  bâtard  de 
Raiches  et  Petit  Jehan  Gascon  et  ses  ser\'iteurs,  pour 
les  homicides  qui  ont  été  commis  dans  Téchauffourée 
qu'ils  ont  eue  avec  Louis  Morel,  seigneur  d'Écrilles  et 
ses  gens  dans  la  ville  d'Orgelet. 


B.  (596.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  3  pièces,  papier  ; 

1  sceau  brisé. 


K  —  Dole,  le  6  mars  1509.  Lettre  de  Philippe 
de  Chassey  à  Jean  de  Marnix,  lui  annonçant  sa 
prochaine  arrivée  «  par  delà  ».  —  Gand,  mars  1509. 
Minute  des  lettres  de  rémission  accordées  par 
Tarchiduchesse  Marguerite  à  Nicolas  Galiothdu  village 
de  Saliot  (?},  dans  le  comté  de  Bourgogne,  au  sujet  d*un 
crime  dont  il  avait  été  le  témoin  involontaire  dans  la 
forêt  d'Arcey.  -—  Bruxelles,  le  12  février  1509.  Copie 
des  lettres  patentes  de  Tempereur  MaximQien  et  de 
Tarchiduc  Charles  d'Autriche  portant  institution 
définitive  du  parlement  du  comté  de  Bourgogne, 
siégeant  à  Dole.  —  Bruxelles,  le  17  février  1509. 
Lettres  patentes  de  Tempereur  Maximilien  portant 
donation  en  faveur  de  rarchiduchesse  Marguerite, 
douairière  de  Savoie,  des  comtés  de  Bourgogne  et  de 
Charolais. 

B.  097.  (Carton.)  —  5  pièces,  papier. 

!&••.   —  Malines,   le  1**  mai  1509.   Lettre   de 
l'archiduchesse  Marguerite  relative  à  la  seigneurie  de 


Faucogney  dans  le  comté  de  Bourgogne,  qui  lui 
appartient  et  dont  l'empereur  Maximilien  veut  disposer, 
— 12  mai  1509.  Copie  d'une  note  adressée  aux  gens 
des  Comptes  à  Dijon ,  au  sujet  des  réparations 
nécessaires  au  château  de  la  Perrière,  avec  avis  en 
marge  des  dits  officiers  des  Comptes.  —  Bruxelles,  le 
25  mai  1509.  Lettre  de  Claude  de  Florv  à  TArchi- 
duchesse  renfermant  le  relevé  des  sommes  reçues  par 
M"  Jacques  Richez  pour  le  paiement  des  gens  de 
guerre  du  comté  de  Bourgogne.  —  lia  Haye,  le  7  juin 
1509.  Lettre  de  l'Archiduchesse  ordonnante  la  requête 
de  Simon  Loupbet,  écuyer  et  maire  de  Lavans,  de 
faire  établir  un  nouveau  terrier  de  celte  commune  en 
remplacement  des  anciens  originaux  qui  ont  été  brûlés 
à  la  prise  de  Dole.  —  La  Haye,  le  8  juin  1509.  Copie 
des  lettres  de  l'archiduchesse  Marguerite  instituant 
M*  Claude  Reiclel,  comme  procureur  général  de  la 
gruerie  du  comté  de  Bourgogne. 

B.  fî98.  (Carton.)  —  0  pièces,  papier. 

t5ii9.  —  Dijon ,  le  12  août  1509.  Copie  de  l'acte 
de  vente  par  Jean  de  Poulailler,  chevalier,  seigneur 
do  Talmay,  au  nom  de  son  frère  Claude ,  seigneur  de 
Vaugrenans,  à  Jean  de  Gilley,  de  Salins,  seigneur 
d' Aiglepierre,  de  la  suzeraineté  de  la  seigneurie  d'Aigle- 
pierre  ;  (à  cette  copie  est  jointe  la  ratification  de  la 
vente  par  Claude  de  Pontailler,  en  date  du  24  septembre 
1509).  —  Dole,  le  27  août  1509.  «  Instruction  à 
maistre  Antoine  de  Salives,  conseiller  do  la  court  du 
parlement  de  Dole,  de  ce  qu'il  aura  à  remonstrer  et 
dire  à  nostre  très-redoubtée  et  souveraine  dame  de  la 
part  des  vice-président  et  conseillers  de  sadite  court 
de  parlement  ».  —  Bruxelles,  le  5  septembre  1509. 
Lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite  à  ses  officiers  du 
bailliage  d'Aval  pour  leur  demander  leur  avis  sur  une 
requête  que  lui  a  présentée  Jean  de  Gilley,  de  Salins. 
—  Bruxelles,  le  15  septembre  1509.  Minute  des  lettres 
patentes  de  l'archiduchesse  Marguerite,  mandant,  à 
la  requête  de  Jacques  Luc,  de  Poligny,  trésorier  et 
receveur  général  des  comtés  de  Bourgogne  et  de 
Charolais,  aux  receveurs  particuliers  de  ces  pays 
d'avoir  à  s'acquitter  envers  ledit  receveur  général.  — 
Bruxelles,  le  10  septembre  1509.  Copie  des  lettres  de 
l'archiduchesse  Marguerite  prescrivant  au  receveur 
général  des  comtés  de  Bourgogne  et  de  Charolais, 
d'avoir  à  payer  à  M*  Thibaut  Poinsot,  pi'ocureur 
général  du  baillage  d'Amont,  la  somme  de  60  francs 


J 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.—  TRPÎSOR  DES  CHARTES.  -  ROYAUMES  ET  PAYS.—  BOURGOGNE  -  COMTE.    15 


pour  ses  journées  et  vacations.  —  Bruxelles,  le 
20  septembre  1509.  Copie  d'une  ordonnance  do 
rarchiduchcsse  Marguerite  permettant  aux  magistrat 
et  habitants  de  la  ville  de  Poligny  de  vendre  les 
12  charges  de  sel  qu'ils  tirent  chaque  semaine  de  la 
saunerie  de  Salins,  un  niquet  de  plus  par  salignon 
(pain  de  sel),  pour  employer  le  produit  de  cette  surtaxe 
à  la  réparation  et  à  l'entretien  de  leurs  fortifications. 

B.  099.  (Carton.)  —  9  pièces,  papier. 

f  MMl-f  515.  —  20  septembre  1509-31  janvier  1515. 
État  des  lettres  de  commission  des  tabellions  généraux 
du  comté  de  Bourgogne,  dépêchées  dans  cet  intervalle. 

—  Sans  date  ;  vers  1509.  Minute  d'une  ordonnance  de 
Farchiduchesse  Marguerite  au  sujet  des  procession^, 
des  châsses  et  reliques  dans  le  comté  de  Bourgogne, 
autres  que  celles  des  ordres  du  Saint-Esprit,  de  Saint- 
Bernard  et  de  Saint- Antoine,  et  interdisant  les  quêtes 
auxquelles  elle  donnaient  lieu  journellement  dans  les 
villages  et  ^  platz  pays  »  de  Franche-Comté.  —  Sans 
date  :  vers  1509.  Minute  d'un  mandement  de  l'archi- 
duchesse Marguerite  au  trésorier  de  Salins  d'avoir  à 
payer  sur  sa  rente  au  seigneur  do  Vergy,  maréchal  de 
Bourgogne ,  la  somme  de  208  livres ,  montant  des 
arrérages  des  quatre  années  de  la  rente  qu'il  prélève 
sur  la  saunerie  de  Salins  et  qui  avait  été  rayée  des 
comptes  pour  cause  de  non  passation  d'acte  de  relief. 

—  Sans  date  ;  vers  1509.  Minute  d'un  mandement  do 
l'archiduchesse  Marguerite  prescrivant  de  comjnuni- 
querau  président  du  parlement  du  comté  de  Bourgogne 
tous  les  titres  de  fondations  et  autres  concernant  la 
saunerie  de  Salins.  —  Sans  date  ;  vers  1509.  Minute 
d'une  requête  adressée  à  l'archiduchesro  Marguerite 
par  Jean  de  Cendrecourt,  écuyer,  seigneur  de  Lirau- 
court,  à  l'eflFet  d'être  autorisé  à  rétablir  les  fourches 
patibulaires  dans  sa  dite  seigneurie,  qui,  détruites  par 
la  vétusté,  n'avaient  pas  été  remplacées  depuis 
longtemps.  —  Sans  date  ;  vers  1509.  Requête  adressée 
à  l'archiduchesse  Marguerite  au  sujet  de  la  juridiction 
que  le  bailli  de  Dole  prétendait  avoir  dans  les  bailliages 
d'Amont  et  d'Aval.  —  Sans  date  ;  vers  1509.  Minute 
d'une  lettre  do  l'archiduchesse  Marguerite  à  son 
cousin  le  duc  de  Lorraine  pour  l'avertir  de  l'envoi  fait 
par  elle  auprès  de  lui,  d'officiers  chargés  de  réclamer 
le  rétablissement  des  limites  du  comté  de  Bourgogne 
du  côté  de  la  Lorraine,  telles  qu'elles  existaient 
précédemment.  —  1509.    Minute    de  la   réponse  de 


Tarchiduchesse  Marguerite  à  la  demande  que  lui  avait 
faite  l'empereur  Maximilien,  son  père,  de  lui  céder  la 
seigneurie  de  Faucogney  pour  la  donner  au  comte 
de  Werdemberg,  accompagnée  d'instructions  au  sujet 
des  affaires  du  comté  de  Bourgogne. 

B.  700.  (Carton.)  —  0  pièces,  papier. 

1510.  —  Bruxelles,  le  23janvier  1510.  Mandement 
de  l'archiduchesse  Marguerite  aux  conseillers  du 
parlement  de  Dole,  les  priant  de  donner  leur  avis  sur 
le  cont-enu  des  lettres  d'information  qui  lui  ont  été 
présentées  de  la  part  du  seigneur  de  Memol  (Marnoz?), 
écuyer.  —  Bruxelles,  janvier  1510.  Minute  des  lettres 
de  l'archiduchesse  Marguerite  aux  mêmes,  au  sujet 
du  payement  du  capital  d'une  rente  de  300  livres  qu'ils 
avaient  rachetée  moyennant  la  somme  de  4.300  livres 
tournois.  —  Bruxelles,  janvier  1510.  Minute  des  lettres 
de  commission  de  tabellion  général  du  comté  de 
Bourgogne,  accordées  à  André  de  Buronfox,  de 
Vauvillers.  —  Bruxelles ,  janvier  1510.  Minutes  de 
trois  lettres  patentes  de  Tarchiduchessse  Marguerite 
nommant  les  commissaires  délégués  à  la  délimitation 
définitive  des  frontières  du  comté  de  Bourgogne  du 
côté  du  duché  de  Lorraine,  de  concert  avec  les  députés 
de  ce  dernier  pays. 

B.  701.  (Carton.)  —  9  pièces,  papier. 

1510.  —  Gand,  le  1"  avril  1510.  Minute  des  lettres 
patentes  de  l'archiduchesse  Marguerite  confirmant 
aux  frères  Jean  et  WaulthierGrantperrin,  de  Montbé- 
liard,  l'afiranchissement  de  la  mainmorte  pour  eux 
et  leurs  descendants,  qu'ils  avaient  obtenu  du  duc  de 
Wurtemberg,  comte  de  Montbéliard,  moyennant  le 
payement  d'une  somme  de  10  florins  d'or.  —  Salins, 
le  2  avril  1510.  Diverses  dépositions  au  sujet  d'un 
nommé  Pierre  Mayre  de  Port-Lesnay,  prisonnier 
enfermé  à  Salins.  —  Gand,  le  3  avril  1510.  Minute 
des  lettres  de  l'archiduchesse  Marguerite  aux  députés 
des  Trois  Etats  du  comté  de  Bourgogne,  leur  annonçant 
que,  à  la  requête  présentée  de  leur  part  par  Simon 
Vurry,  doyen  de  Téglise  collégiale  de  Dole,  elle  a 
révoqué  la  commission  donnée  par  elle  à  Jean  Guillet, 
son  conseiller,  pour  recevoir  le  don  gratuit  que  lui 
avaient  accordé  lesdits  Trois  Étals.  —  Gand,  le  6 
avril  1510.  Minute  d'un  mandement  de  l'archiduchesse 
Marguerite  au  sujet  de  l'affaire  d'Arthault  de  Reugny , 


IG 


ARCHIVES  DU  NORD. 


penlilhomme,  nrrêlé  par  ordre  du  parlement  do  Dole. 
— 18  avrillSlO. Requête  de  JcanMorand,  clerc,  fermier 
du  bailliage  d'Aval,  à  l'Archiduchesse,  à  TeÔet  d'obtenir 
la  remise  du  premier  terme  de  la  recette  du  siège  de 
Montmorol,  parce  quela  maison  où  elle  avait  été  établie 
avait  été  brûlée,  avec  les  papiers  et  l'argent  qu'elle 
renfermait,  lors  de  l'incendie  qui  détruisit  en  grande 
partie  ledit  Monraorot;  en  marge  de  cette  requête  se 
trouve  transcrit  l'avîsde  l'Archiduchesse  reculant  de  six 
semaines  l'échéance  du  payement  du  premier  terme. 
—  Bruges,  le  11  avril  1510.  Mandement  de  l'Archidu- 
chesse au  président  du  parlement  de  Dole,  lui  deman- 
dant son  avis,  après  en  avoir  délibéré  avec  le  lieute- 
nant du  bailliage  d'Amont,  sur  la  requête  de  Philippe 
Thibault,  amodiataire  des  terre  et  seigneurie  dé  Gray. 
— 12  avril  1510.  Information  ausujct  du  pont  de  pierre 
que  le  comte  de  Montbéliard  projetait  de  faire  cons- 
truire sur  le  Doubs  entre  Vougeaucourt  et  Dampierre. 
— 13  avril  1510.  Attestation  par  Guillaume  Boudran, 
d'Arbois,  de  la  destruction  par  le  feu  des  registres, 
papiers  et  pièces  de  procédures  etc.,  se  trouvant  dans 
la  maison  d'Henri  Proudhon,  son  beau-flls,  «  conscribe 
des  scel  et  clergie  du  bailliage  d'Aval  en  ce  siège 
d'Arbois»,  avec  Antoine Glauvet,  laquelle  maison  fut 
détruite  avec  plusieurs  autres  dans  l'incendie  du  13 
novembre  4509.  —  20  avril  1509.  Avis  au  sujet  des 
pâturages  concédés  aux  habitants  d'Hôtelans  pour  la 
vaine  pâture  de  leurs  bestiaux. 

B.  702.  (Carton.)  —  5  pièces,  papier. 

11(10.  —  Requête  adressée  à  l'archiduchesse  Mar- 
guerite par  Etienne Dangelon,  amodiataire  du  bailliage 
de  Dole,  au  sujet  de  l'amende  qui  lui  avait  été  infligée 
par  le  parlement  de  Dole  pour  «  parjurement  »,  avec 
annotation  en  marge  du  secrétaire  Marnix,  datée  du  23 
mai  1510,  renvoyant  pour  avis  cette  requête  au  parle- 
ment de  Dole.  —  Minute  des  lettres  de  rémission 
accordées  par  l'Archiduchesse  à  Claude  Commercet,  de 
Colonne,  en  Franche-Comté,  impliqué  dans  une  affaire 
de  viol,  avec  annotation  en  marge  du  secrétaire  Marnix, 
datée  de  Louvain  le  31  mai  1510,  renvoyant  pour  avis 
la  requête  de  Claude  Commercet  aux  conseillers  du 
parlement  de  Dole. — Vesoul,  le  19  juin  1510.  Lettre  des 
gens  du  bailliage  d'Amont  donnant  leur  avis  à  l'Archi- 
duchesse sur  la  requête  présentée  par  les  habitants 
delà  ville  deFaucogney  au  sujet  de  Tétat  et  de  l'en- 
tretien des  fortifications  de  cette  ville,  —  Dole,  le  20 


juin  1510.  Lettre  des  conseillers  du  parlement  de  Dole 
à  l'Archiduchesse  lui  renvoyant  avec  avis  favorable  les 
deux  requêtes  d'Etienne  Dangelon.  —  Dole,  le  25juin 
1510.  Lettres  des  mêmes  à  Simon  Longin,  conseiller  de 
l'archiduchesse  Marguerite,  au  sujet  de  l'aflFaire  de 
Pontarlier  et  de  la  rente  due  par  la  ville  de  Dole. 

B.  703.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

1510.  —  Bruxelles,  le  6  juillet  1510.  Minute  des 
lettres  de  rémission  accordées  par  l'archiduchesse 
Marguerite  à  Michel  Grant,  clerc  <t  ventier  »  en  la 
saunerie  de  Salins,  au  sujet  de  la  faute  dont  il  s'était 
rendu  coupable  dans  son  office.  —  Dole,  le  11  juillet 
1510.  Lettre  des  conseillers  du  parlement  de  Dole  à 
l'Archiduchesse  lui  donnant  leur  avis  sur  la  requête 
de  Jean  de  Gilley ,  seigneur  de  Marnoz  et  d'Aiglepierre, 
tendant  à  être  autorisé  à  établir  un  bailli  dans  cette 
dernière  terre  et  à  contraindre  les  habitants  à  faire  le 
guet  au  château  de  Marnoz.  —  Bruxelles,  le  27  juillet 
1510.  Minute  des  lettres  de  l'Archiduchesse  autorisant 
maître  Fiacre  de  Jougne  à  se  pounoir  en  cour  de  Rome 
contre  son  expulsion  de  l'abbatiat  de  Mont  Sainte- 
Marie  qu'il  possédait  en  vertu  de  bulles  apostoliques, 
cette  mesure  ayant  été  exécutée  par  le  trésorier  de  la 
princesse  d'Orange,  au  profit  de  Louis  de  Vers,  son 
fils,  sans  pouvoirs  et  sans  titres  réguliers  ;  avec  une 
annotation  en  marge  à  ce  sujet  adressée  au  secrétaire 
Marnix  par  Jean  Le  Sauvaige  et  des  Molins,  le  2  août 
1510. 

B.  704.  (Carton.)  —  8  pièces,  papier. 

1510.  —  Marrast,  le  2  août  1510  (?).  Lettre  de  Jean 
Bardey,  de  Vuillafans,  à  Louis  Barangier,  secrétaire 
de  l'archiduchesse  Marguerite,  au  sujet  du  procès 
entre  Madame  de  Saint-Seine  et  Madame  de  Saint- 
Thivier  et  de  la  requête  des  habitants  de  Vuillafans. 
—  Bruxelles,  le  8  août  1510.  Mandement  de  l'archi- 
duchesse Marguerite  aux  président  et  conseillers  du 
parlement  de  Dole,  au  sujet  des  requêtes  présentées 
par  la  veuve  et  les  enfants  de  feu  Guillemin  Barillet, 
de  Pontarlier.  —  Bruxelles,  le  17  août  1540.  Minute 
des  lettres  patentes  de  l'Archiduchesse  autorisant  les 
habitants  de  Grozon  en  Franche-Comté,  à  mettre  en 
ban  10  ou  12  des  noyers  communaux,  pour  en  employer 
le  produit  à  l'entretien  du  luminaire  dans  l'église.  — 
Bruxelles,    même  date.  Minute  d'un  mandement  de 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  ULLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  -  BOURGOGNE—  COMTÉ.    IT 


TArchiduchesse,  adressé  au  bailli  d'Amont  à  Tefifet  de 
poursuivre  et  terminer  le  procès  pendant  entre  les 
habilants  du  village  de  Chantes,  en  Franche-Comté,  et 
frère  Pantaléon  de  Varennes,  commandeur  de  Sales. 
—  Bruxelles,  même  date.  Minute  d'un  mandement  de 
l'Archiduchesse  ordonnant  la  restitution  aux  habitants 
de  Grozon  d'un  pré  communal  qui  avait  été  vendu  à 
Claude  Boisson,  moyennant  le  remboursement  du 
prix  de  vente.  —  Bruxelles,  le  20  août  15i0. 
Mandement  de  l'Archiduchesse  aux  président  et 
conseillers  du  parlement  de  Dole,  au  sujet  de  la  requête 
de  Rolin  Toumond,  de  Clairvaux-en-Montagne.  — 
Bruxelles,  le  26  août  1510.  Lettre  de  l'Archiduchesse 
autorisant  les  habitants  de  la  ville  de  Lons-le-Saunier 
à  lever  des  droits  sur  les  vins  et  les  bestiaux  qui 
entreront  dans  la  ville,  afin  d'en  reconstruire  le? 
murailles,  forts  et  pavement^  attendu  qu'elle  a  été 
presque  totalement  détruite  par  un-  incendie  survenu 
le  24  février  1510  et  que  les  habitants  ont  été  pour  la 
plupart  obligés  de  se  réfugier  dans  les  faubourgs  et 
villages  voisins.  —  Gray,  le  28  août  1510.  Lettre  de 
Chrétien  Bouchenet,  ex-clerc  de  feu  Jacques  de 
Gondebault,  greffier  et  audiencier  du  Grand  Conseil 
à  Besançon ,  adressée  à  Jean  de  Marnix  pour  lui 
recommander  auprès  de  l'Archiduchesse  son  affaire 
relative  à  Vent7^emise  qu'il  a  eue  de  l'olflce  de  son 
maître  pendant  un  certain  temps. 

B.  705.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

1510.  —  Anvers,  le  20  octobre  1510.  Copie  d'une 
lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite  autorisant  Jean 
Gauthier  à  acheter  du  sel  en  la  saunerie  de  Salins 
et  à  le  vendre  dans  les  villages  de  Jussey,  Montbozon 
et  Port-sur-Saône;  —  requête  de  Jean  Gauthier, 
huissier  d'armes  et  fourrier  du  Conseil  privé  de 
rSmpereur,  sollicitant  la  transcription  sur  parchemin 
«  pour  cause  de  conservation  >  des  dites  lettres.  — 
Lille,  le  26  octobre  1510.  Lettres  des  gens  des  Comptes 
à  Lille  à  l'Archiduchesse  lui  transmettant  leur  avis  au 
sujet  du  rachat  de  la  seigneurie  de  Scey  en  Bourgogne 
qui  se  trouve  séparée  du  domaine  et  vendue  à  un 
particulier.  —  Hal,  le  18  novembre  1510.  Minute  d*un 
mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  autorisant 
diverses  personnes  à  amener  du  charbon  en  la  saunerie 
de  Salins,  à  condition  de  payer  l'amende  à  laquelle 
elles  ont  été  condamnées. 


B.  700.  (Carton.)  —  G  pièces,  papier. 

1510.  —  4  décembre  1510  (?).  Requête  des  habitants 
de  Château-Chalon  ù  l'archiduchesse  Marguerite,  à 
l'effet  d'obtenir  l'autorisation  do  vendre  en  détail  les 
6  charges  de  sel  qu'ils  peuvent  acheter  chaque  semaine 
en  la  saunerie  de  Salins  pour  en  employer  le  revenu 
aux  réparations  de  leurs  fortifications.  — Malines,  le 
10  décembre  1510.  Copie  dos  lettres  patentes  do  non- 
préjudice  octroyées  par  l'archiduchesse  Marguerite 
aux  États  du  comté  do  Bourgogne  qui,  nonobstant 
leurs  privilèges  et  franchises,  avaient  accordé  à 
l'empereur  Maximilien  un  don  gratuit  de  20.000  livres. 

—  Malines,  le  17  décembre  1510.  Mandement  de 
l'Archiduchesse  au  bailli  de  Chaussin  requérant  son 
avis  sur  la  requête  des  habitants  du  village  d'Hôlelans» 
après  en  avoir  conféré  avec  le  seigneur  de  Rye.  — 
Nancy,  le  24  décembre  1510  (?).  Lettre  des  gens  du 
conseil  du  duc  de  Lorraine  au  bailli  d'Amont  pour  le 
prier  de  reculer  au  15  janvier  suivant,  la  date  de  la 
journée  où  doivent  se  réunir  les  commissaires  députés 
à  la  délimitation  entre  la  lorraine  et  la  Franche-Comté. 

—  Malines,  le  28  décembre  1510.  Minute  d'une  décision 
préalable  de  l'Archiduchesse  relative  à  l'accusation  de 
faux  en  écritures  publiques  portée  par  le  parlement  de 
Dole  contre  Odo  des  Molins,  seigneur  de  Bétoncourt, 
avocat  fiscal  un  bailliage  d'Amont.  —  Malines,  même 
date.  Minute  d'un  mandement  de  l'Archiduchesse 
adressé  à  Pierre  de  Vers,  son  procureur  général  dans 
le  comté  de  Bourgogne,  au  sujet  des  accusations  portées 
par  le  Parlement  de  Dole,  par  l'intermédiaire  d'Adrien 
de  Salives,  contre  Odo  des  Molins. 

B.  707.  (Carton.)  -^  5  pièces,  papier. 

1511.  —  Malines,  le  5 janvier  1511.  Mandement  de 
l'archiduchesse  Marguerite  prescrivant  aux  officiers 
du  bailliage  d'Aval  de  lui  donner  leur  avis  sur  une 
requête  jointe  des  habitants  des  villages  de  Gilley  et 
d'Arçon.  —  Malines,  le  11  janvier  1511.  Requête 
adressée  à  l'Archiduchesse  par  Jean  Leuret,  aliàs 
Falot,  de  Brearey  dans  le  comté  de  Bourgogne,  à  Tefiet 
d'obtenir  une  sentence  définitive  sur  le  cas  dont  il  est 
prévenu,  avec  une  annotation  en  marge  du  secrétaire 
de  Marnix  donnant  l'avis  de  l'Archiduchesse  sur  ladite 
requête.  —  Gerbôviller,  le  12  janvier  1511.  Lettre 
des  commissaires  députés  par  le  duc  de  Lorraine  à  la 
délimitation    avec   le    comté    do    Bourgogne,  pour 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2"  Partie). 


3 


18 


ARCHIVES  DU  NORD. 


s'excuser  auprès  du  bailli  d'Amont,  de  ne  pouvoir 
assistera  Isi Jowmée  qui  devait  se  tenir  àLuxeuil  le 
15  janvier  suivant,  à  cause  du  mauvais  temps  et  des 
neiges  qui  encombrent  les  passages  des  montagnes.  — 
Dole,  le  13  janvier  1511.  Lettre  des  président  et 
conseillers  du  parlement  de  Dole  donnant  à  l'Archi- 
duchesse leur  avis  défavorable  sur  la  requête  de  Rolin 
Tomond,  de  Clairvaux- en -Montagne.  —  Malines, 
janvier  1511.  Minute  des  lettres  patentes  de  l'Archi- 
duchesse confirmant  les  lettres  d'octroi  du  parlement  de 
Dole  autorisant  le  sieur  Vyenot  Fobart,  d'Ivory  en 
Franche-Comté,  à  construire  un  four  dans  sa  maison. 

B.  708.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

*  1511.  —  Malines,  le  10  février  1511.  Lettre  de 
l'archiduchesse  Marguerite  aux  officiers  du  bailliage 
d'Amont,  demandant  leur  avis  sur  une  requête 
présentée  par  Jean  et  Vauthier  Grantperrin.  —  Dole, 
le  17  février  1511.  Lettre  des  vice-président  et 
conseillers  du  parlement  de  Dole  au  greffier  du 
parlement  de  Bourgogne  à  Dijon ,  au  sujet  des  sauneries 
de  Salins.  —  Salins,  le  19  février  1511.  Lettre  des 
officiers  de  la  saunerie  de  Salins  à  l'Archiduchesse,  lui 
donnant  leur  avis  sur  la  rentrée  des  amendes  infligées 
à  diverses  personnes  pour  délits  commis  à  l'égard  de 
la  fourniture  de  charbon  à  la  dite  saunerie. 

B.  709.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

1511. — Dole,  le  10  mars  1511.  Avis  des  vice- 
président  et  conseillers  de  la  cour  du  parlement  de 
Dole,  sur  la  requête  présentée  par  Antoine  Richardot, 
receveur  des  dîmes  à  Vaivro.  —  12  mars  1511.  Copies 
des  difi'érentes  lettres,  requêtes  et  attestations  relatives 
à  la  demande  faite  par  les  habitants  de  Gilley,  Arçon 
et  autres  localités  voisines,  à  Tefiet  d'être  exemptés 
des  impositions  pendant  trois  années,  à  cause  des 
pertes  qu'ils  ont  éprouvées  par  suite  des  guerres,  des 
orages,  etc.  —  Arbois,  le  18  mars  1511.  Avis  des 
lieutenant,  avocat  et  procureur  du  bailliage  d'Aval  sur 
la  requête  des  habitants  de  Château-Chalon  relative 
aux  6  charges  de  sel  à  prendre  aux  sauneries  de  Salins. 

B.  710.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

1511.  —  Gand,  le  vendredi  saint,  18  avril  1511. 
Minute  des  lettres  de  rémission  accordées  à  Pierre 


Lamset,  fils  de  Renaud  Lamset  de  Monthureux. — 
21  avril  1511.  Minute  des  lettres  de  rémission  accordées 
par  l'archiduchesse  Marguerite  à  Claude  Banat,  dit 
Bosquet,  de  Présilly,  garde  forestier  du  seigneur 
d'Ecrilles,  à  l'occasion  du  meurtre  d'un  de  ses  collègues 
nommé  Denis  Bemart.  —  22  avril  1511.  Minute  des 
lettres  de  rémission  accordées  par  l'Archiduchesse  à 
Denis  Pasqual,  de  Poligny,  au  sujet  du  meurtre  de 
Claude,  bâtard  de  Largillay,  tué  dans  une  échaufifourée. 

B.  711.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

1511.  —  Bruges,  le  12  mai  1511.  Minute  des  lettres 
patentes  de  l'archiduchesse  Marguerite  autorisant  le 
recouvrement  de  créances  laissées  par  feu  Guyon 
Guierche  à  ses  enfants  :  François,  Philippe  et  Jacques, 
malgré  la  prescription  qui  les  atteignait.  —  Bruxelles, 
le  28  juin  1511.  Minute  des  lettres  patentes  de 
l'archiduchesse  Marguerite  autorisant  les  sœurs  : 
Péronette,  l'aînée,  Régnaude,  etPéronette,  lajeune, 
filles  de  feu  Guillaume  Girard,  de  la  Grand'Combe  des 
Bois,  à  se  pourvoir  contre  leur  frère  Jean,  en  ce  qui 
concerne  le  partage  de  la  succession  de  leur  père, 
malgré  la  renonciation  antérieura  faite  par  elles  à 
ladite  succession. 

B.  712.  (Carton.)  —  7  pièces,  papier. 

iMl.  —  Bois-le-Duc,  le  6  novembre  1511.  Minutes 
des  lettres  patentes  de  l'archiduchesse  Marguerite 
autorisant  Philibert  de  Groslée,  chevalier,  et  Denise  de 
Raiches,  sa  femme,  à  poursuivre  l'entérinement  des 
lettres  patentes  de  rémission  que  ledit  Ph.  de  Groslée 
a  obtenues  de  l'Empereur  pour  le  cas  et  occision  d'un 
nommé  maître  Louis  Bacon,  serviteur  de  Louis  Morel, 
seigneur  d'Ecrilles,  malgré  les  décisions  contraires 

obtenues  par  défaut  au  parlement  de  Dole  par  ledit 

* 

seigneur  d'Ecrilles,  en  considération  de  ce  qu'il  était 
durant  le  cours  du  procès  au  service  de  l'Empereur 
contre  les  Vénitiens  et  que  sa  femme  était  ignorante 
du  cas.  —  Dole,  le  13  novembre  1611.  Sentence  de 
bannissement  perpétuel  prononcée  par  noble  et 
scientifique  personne,  messire  François  de  Marenches, 
lieutenant  du  bailli  de  Dole,  contre  un  nommé  Pierre 
Maréchal,  demeurant  à  Champvans.  —  Sans  date , 
vers  1511.  Requête  de  Jean  de  la  Ferté,  écuyer, 
demeurant  à  Saint-Martin-lez-Boaumont-sur-Yingeanne, 
adressée  à  l'archiduchesse   Marguerite,    tendant    à 


CHAMBRE  DES  COMPTES-DE  LILLE.—  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  BOURGOGNE  —  COMTÉ.    1<I 


obtenir  la  remise  de  Tamende  qui  lui  a  été  infligée 
pour  avoir  frappé  un  nommé  Etienne  Gauthier 
%  maulvaiH  garçon^  mal  famé  et  pour  tel  réputé  », 
avec  l'avis  en  marge  de  ceux  du  Conseil  privé,  donné 
à  Malines,le  16  janvier  1511,  concluant  favorablement 
à  l'admission  de  cette  requête.  — 1511.  Requête  et 
minute  de  l'ordonnance  de  l'archiduchesse  Marguerite 
confirmant  les  privilèges  et  immunités  des  abbé, 
religieux,  habitants  et  sujets  du  bailliage  de  Saint-Oyan 
de  Joux  ou  Saint-Claude. 

B.  713.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ; 
4  pièces,  papier  ;  2  sceaux  brisés. 

1519.  —  Lille,  le  5  mars  1512.  Lettre  des  gens  de 
la  Chambre  des  Comptes  de  Lille  donnant  leur  avis  à 
l'archiduchesse  Marguerite  sur  la  requête  présentée 
par  Jacques  Luc,  trésorier  de  Salins,  tendant  à  obtenir 
une  somme  de  400  livres,  comme  gages,  pour  avoir 
desservi  la  recette  générale  de  Bourgogne  et  concluant 
au  maintien  de  la  somme  de  140  livres  qu'ils  avaient 
préalablement  fixée.  —  Malines,  le  15  mars  1512. 
Copie  des  lettres  patentes  de  l'Archiduchesse  confîr- 
matives  de  celles  de  Tempereur  Maximilien  commis- 
sionnant  le  sieur  Benoit  Pâtre,  aliàs  Bigot,  marchand 
de  salpêtre ,  poudre  à  canon  ,  lances  ,  piques  , 
hallebardes,  javelines  et  autres  engins  du  service  de 
l'artillerie,  pour  recueillir  toutes  les  poudres  et 
salpêtres  existant  dans  le  comté  de  Bourgogne,  soit 
dans  le  commerce,  comme  autrement,  seul  et  à 
l'exclusion  de  tous  autres  marchands,  et  en  interdisant 
en  même  temps  l'exportation.  —  20  mars  1512. 
Amodiation  des  sauneries  de  Tourment  près  Poligny, 
faite  à  Diego  Florès,  Pierre  de  Lespine,  Jean  Johanneau 
et  Jean  Droscart.  —  Gand,  le  vendredi  saint,  9  avril 
1512.  Lettres  de  rémission  accordées  par  TArchidu- 
chesse  à  Jean  Rousseaul,  de  Poligny.  —  Malines, 
le  27  avril  1512.  Mandement  de  Tarchiduchesse 
Marguerite  prescrivant  à  Jean  Carlier  de  rechercher 
dans  le  trésor  des  chartes  d'Arras,  les  titres  et  papiers 
concernant  les  affaires  des  comtés  de  Bourgogne  et  de 
Charolais. 

B.  714.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

1519.  — 11  mai  1512.  Copie  de  la  renonciation  par 
Philiberte  de  Luxembourg ,  avec  la  ratification  de 
Philippe  le  Beau,  à  la  cession  faite  à  Jean  de  Chalon, 


des  terres  de  Chàteau-Belin,  Orgelet  et  du  partage 
d'Auxerre  en  la  saunerie  de  Salins,  confisqués  sur 
Louis  de  Chalon;  déclaration  de  cette  princesse  qu'elle 
se  contente  des  conditions  stipulées  dans  les  lettres 
du  mois  de  juaiet  1504.  —  Bruxelles,  le 2  juillet  1512. 
Minute  de  la  nomination  par  l'archiduchesse  Marguerite 
de  dom  Pierre  Gauvain,  docteur  en  décrets,  régent  et 
administrateur  du  collège  Saint-Jérôme  à  Dole,  à  la 
chaire  de  droit  canon  en  l'Université  de  cette  ville,  en 
remplacement  de  messire  Claude  do  Boisset,  nommé 
conseiller  ordinaire  au  parlement  de  Dole.  —  Poligny, 
le  7  juillet  1512.  Lettre  du  magistrat  et  des  habitants 
de  Poligny  à  l'Archiduchesse  au  sujet  do  l'autorisation 
accordée  à  l'écuyer  de  la  Muire  d'établir  un  étang 
dans  un  bien  qu'elle  lui  a  donné  h  bail,  et  ce,  à  leur 
grand  préjudice.  —  Bruxelles,  le  31  juillet  1512.  Copie 
d'un  mandement  de  l'Archiduchesse  au  sujet  des 
réparations  à  faire  aux  fortifications  du  château  de 
Bracon  et  à  la  garnison  nécessaire  pour  sa  défense. 

B.  715.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

1519.  —  Dole,  le  12  août  1512.  Avis  des  président 
et  conseillers  du  parlement  de  Dole  sur  la  requête  de 
Pierre  et  Guillaume  du  Vergier,  écuyers,  au  sujet  de 
l'amende  de  200  livres  à  laquelle  ils  avaient  été 
condamnés  et  dont  ils  demandaient  la  remise.  — 
18  novembre  1512.*  Minute  de  l'ordonnance  de 
l'archiduchesse  Marguerite  faisant  défense  aux  habitants 
du  comté  de  Bourgogne  de  s'assembler  en  armes  et  de 
courir  le  pays,  considérant  qu'il  est  venu  à  sa 
connaissance  «  qu'en  nosire  dit  comté  de  Bourgogne 
hantent,  fréquentent  et  conversent  journellement,  tant 
de  jour  comme  de  nuyt,  plusieurs  vouleurs  et  autres 
manières  de  gens,  aguectans,  tenans  et  espians  les 
chemins  en  icelluy  nostre  pays,  qui  vont  en  armes,  à 
couvert  tant  à  pied,  comme  à  cheval,  embastonnez 
d'arbalestes  bandées,  coulevrines  et  autres  bastons 
invasifis  et  en  abis  dissimulez,  bouchez,  enchapperonnez 
et  incongneuz,  et  mesmes  Charles  de  Lanthenans,  dit 
Yuillon,  Humbert  DroUiér,  Jehan  de  TEspée,  avec 
autres  leurs  complices  et  compaignons,  lesquelx  se 
perforcent  d'oultrager  de  fait,  piller  et  adommager  noz 
subgectz;  et  qui,  pis  est,  usent  de  menasses,  qu'est  un 
très  grant  contempnement  et  mesprisement  de  nostre 
justice  et  haulteur,  foule  de  nosdictz  subgectz  et  dangier 
de  leurs  vies:  et  plus  pourroit  estre,  si  remède  et 
provision  n'y  estoil  mis  ».  —  Gray,  le  20  novembre  1512. 


20 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Information  secrète  faite  par  les  officiers  du  bailliage 
d'Amont  sur  le  contenu  de  la  requête  présentée  à 
l'Archiduchesse  par  Guillaume  de  Vergy,  maréchal  de 
Bourgogne,  au  sujet  des  foires  et  marchés  d'Autrey.  — 
Dole,  le  20  décembre  1512.  Sentence  du  parlement  de 
Dole  condamnant  Jean  de  Quingey,  seigneur  de  Torpes, 
à  mille  livres  d'amende  et  Guillaume  et  Claude  Vi- 
semal,  écuyers,  chacun  à  300  livres,  pour  avoir  en 
janvier  1508 ,  avec  l'aide  <i^  de  plusieurs,  compaignons 
en  armes  »,  assailli  à  Domblans  la  maison  de  Claude  de 
Chaussin,  écuyer,  et  l'avoir  poursuivi  jusque  dans 
l'église  paroissiale  «  pour  le  occire  et  tuer  ». 

B.  716.  (Carton.)  —  1  pièce  et  1  cahier,  10  feuillets,  papier. 

1519.  —  Sans  date;  vers  1512.  Requête  de  Pierre 
du  Vergior,  seigneur  de  Ruffey,  et  de  Guillaume,  son 
frère,  présentée  à  l'archiduchesse  Marguerite  à  l'effet 
d'obtenir  la  remise  d'une  amende  de  200  livres  à 
laquelle  ils  avaient  été  condamnés  pour  avoir  expulsé 
un  huissier  du  parlement  de  Dole  qui  leur  réclamait  le 
montant  des  dépens  de  leur  procès  avec  Henry  de 
Saulx.  — 1512.  Information  au  sujet  des  abus,  crimes 
et  délits  commis  par  maître  Pierre  de  Vers,  procureur 
général  derArchiduchesse  dans  le  comté  de  Bourgogne. 

B.  717.  (Carton.)  —  i  pièce,  parchemin  ;  3  pièces,  papier; 

4  cachets  plaqués,  étrasés. 

1518.  —  15  février  1513.  Acte  d'entérinement  à  la 
Chambre  des  Comptes  de  Lille  des  lettres  patentes 
de  l'empereur  Maximilien  et  de  Charles  ,  archiduc 
d'Autriche,  par  lesquelles  ils  cèdent,  transportent  et 
délaissent  à  leur  fllle  et  tante  Marguerite,  archiduchesse 
d'Autriche,  «  les  pays,  contés  et  seigneuries  de 
Bourgogne,  Charolais,  Noyers,  Chastelchinon,  Salins, 
Chaussin  et  la  Perrière  ».  —  Dole,  le  21  février  1513. 
Copie  d'un  mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite 
ordonnant  d'assigner  au  parlement  de  Dole,  Claude 
Malymard,  de  Montigny,  à  comparaître  personnelle- 
ment sous  peine  de  100  livres  d'amende.  —  Malines, 
11  mars  1513.  Ordre  de  l'Archiduchesse  à  son 
secrétaire  Marnix  d'avoir  à  expédier  les  lettres  patentes 
de  mandement  au  Trésorier  Général,  lui  prescrivant 
de  payer  sur  les  revenus  des  exploits  du  bailliage 
d'Amont,  une  somme  de  100  fr.  à  Pierre  Lesnet  et  à 
Jean  des  Molins,  mayeur  et  échevin  de  Gray,  pour 
l'employer  à  l'achèvement  de  l'église  dudit  lieu.— 


Bruxelles,  le  20  mars  1513.  Minute  des  lettres  de 
l'Archiduchesse  autorisant  la  ville  de  Faucogney  à 
prélever  une  taxe  de  deux  pintes  de  vin  sur  chaque 
ttne  se  vendant  dans  ses  murs,  pour  en  appliquer  le 
produit  aux  réparations  et  à  l'entretien  des  fortifica* 
tions. 

B.  718.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

151S. — Vesoul,  le  13  avril  1513.  Information  secrète, 
faite  par  les  officiers  du  bailliage  d'Amont  sur  la 
situation  morale  et  pécuniaire  de  Nicolas  Bailli,  de 
Faverney.  —  27  mai  1513.  Acte  de  relief  par  Nicolas 
Merceret,  de  Salins,  écuyer,  d'une  rente  annuelle  de 
144  francs  à  percevoir  sur  les  habitants  de  Lesnay, 
acquise  par  lui  de  Jean  et  de  Claude  de  Pontailler. 


B.  7iJ).  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  5  pièces 
et  3  cahiers,  64  feuillets,  papier. 

151  S.  —  Informations  et  mémoires  sur  les  usur- 
pations  commises  par  les  gouverneurs  et  habitants  de 
Besançon  sur  le  territoire  du  comté  de  Bourgogne, 
notamment  dans  les  villages  et  seigneuries  de  Thise  et 
de  Pirey.  —  Pièces  relatives  au  droit  sur  l'échute  des 
biens  des  bâtards  dans  la  seigneurie  de  Bracon.  ^-* 
Minute  des  lettres  patentes  de  l'empereur  Maximilien 
et  de  l'archiduc  Charles  d'Autriche   confirmant  les 

m 

privilèges  accordés  par  le  duc  Philippe  le  Bon  aux  abbé, . 
religieux  et  habitants  de  Saint-Oyan  de  Joux  et  des 
territoires  de  Grand  Vaux,  Moirans  et  Château  des 
Près  «  touchant  le  ressort  et  souveraineté  desdites, 
terres,  villes  et  lieux  ».  —  Exploits  et  procédures  dans 
le  diflFérend  entre  les  officiers  de  l'archiduchesse 
Marguerite  et  messire  Pierre  Bon  temps,  protonotaire 
aspostoligue,  au  sujet  de  la  tour  qu'il  a  fait  élever  â 
Arbois  près  de  celle  des  Parsonniers. 

B.  720.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  10  pièces 
et  1  cahier,  13  feuillets,  papier. 

1514.  —  4  avril  1514.  Cession  du  droit  de  retenue 
qu'avait  l'archiduchesse  Marguerite  sur  un  bois  dit  le 
Chamroy  de  Nozeroy,  vendu  par  Jean  de  Pontailler, 
chevalier,  seigneur  de  Taimay,  <t  au  corps  de  nostre 
saulnerie  de  Salins  ».  *~  1*^  juin  1514.  Requête  de  Jean 
Guérillot,  prêtre,  maître  et  recteur  de  l'hôpital  dej 
Bracon,  à  l'efi'et  d'être  maintenu  dans  lesdites  fonctions; 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.—  BOURGOGNE  —  COMTÉ.    21 


informations  à  ce  sujet.  — 1513.  Requête  de  Ferdinand 
de  Ncufchâlel  au  sujet  du  rétablissement  des  foires 
et  marchés  dans  la  seigneurie  de  Bouclans;  infor- 
mations à  ce  sujçt.  —  1514,  Requêtes,  informations 
et  pièces  diverses  au  sujet  des  foires  dans  le  Val  de 
Morteau. 

B.  721.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

1515.  —  28  mars  1515.  Procuration  par  Guillaume 
Bontcmps,  d'Arbois,  trésorier  des  titres  el  chartes  de 
l'archiduchesse  Marguerite  déposés  au  château  et 
trésor  de  Grimont  sur  Poligny,  et  châtelain  de   la 

Châtelaine-sur- Arbois,  à (1)  pour  remettre 

entre  les  mains  de  l'Archiduchesse,  lesdits  offices  dont 
doit  être  pourvu  ensuite  Jean  Bonteraps,  son  fils. — 
26  avril  1515.  Récépissé  par  Jacques  Luc,  trésorier  de 
Salins,  de  deux  mandements  concernant  le  cours  du 
sel  dans  le  comté  de  Bourgogne.  —  26  mai  1515.  Copie 
de  la  révocation  faite  par  l'empereur  Maximilien  du 
don  de  dififérentes  terres  sises  en  Bourgogne  qui 
avaient  appartenu  à  la  dame  de  Longuevillo  et  dont  le 
comte  de  Furstemberg  jouissait  par  confiscation. 

B.  722.  (Carton.)  —  .3  pièces  et  1  cahier,  19  feuillets,  papier. 

1515.  —  Copie  de  deux  mandements  de  l'empereur 
Maximilien  pour  faire  restituer  à  l'archiduchesse 
Marguerite  les  terres  dont  le  comte  de  Furstemberg 
jouissait  en  Bourgogne  et  qui  avaient  appartenu  à  la 
duchesse  de  Longueville.  —  Sans  date  ;  vers  1515. 
Instructions  et  mémoires  adressés  à  maître  Adrien  de 
Salives,  conseiller  de  l'Archiduchesse,  au  sujet  de  ce 
qu'il  devra  dire  et  rer)%onstrer  h  Monseigneur  l'archiduc 
Charles  d'Autriche,  le  requérir  et  prier  de  la  part  de 
cette  princesse,  au  sujet  du  procès  pendant  avec  le 
comte  de  Verdemberg  relativement  aux  seigneuries 
de  Neufchâtél,  Montrond,  Bourguignon  et  autres  sises 
au  comté  de  Bourgogne.  —  1515.  Plainte  adressée  au 
parlement  de  DoleparEtienne  Fèyre,  de  Fondremand, 
clerc  et  notaire  public,  substitut  de  maître  Thiébaut 
Poinsot,  procureur  général  du  bailliage  dWmont,  au 
sujet  de .  l'arrestation  et  de  la  détention  dont  il  a  été 
victime  de  la  part  des  officiers  du  comte  de  Furstemberg 
à  risle-sur-le-Doubs. 


(t)  Le  nom  du  procureur  est  resté  en  blanc. 


B.  72,'3.  (Carton.)  —  4  pièces,  paychemin  ; 
2  pièces,  papier  ;  1  sceau. 

f5fll.  —  Juin,  1516.  Mandemenl  de  l'archiduchesse 
^lajrguerite  au  bailli  d'Aval,  au  sujet  .de  la  lésion  de. 
plus  de  moitié  de  la  .valeur  qu'auraient  subie  les  frères 
Richard  et  Jean  Viguier,  de  Montbarroy,  pendant 
qu'ils  étaient  au  service  du  roi  de  Castille  Philippe  le 
Be^u  et  de  l'empereur  Maximilien,  sur  la  vente  de 
trois  ouvrées  de.  vigne,  sises  à  Pupillin.  —  13  juillet 
1516.  Mémoire  et  requête  au  sujet  des  empiéternerits 
des  gouverneurs  de  la  cité  de  Besançon  sur  les  terres 
du  comté  de  Bourgogne.  —  11  août  1516.  Mandement 
(Je  l'archiduchesse  Marguerite  pour  faire  mettre 
demoiselle  Piérette  de  Saint-Martin,  fille  de  feu 
Jean  de  Saint-Martin  écuyer ,  .  de  Cendrecourt,  en 
possession  de  divers  héritages.  —  Fouvent,  le  17  dé- 
cembre 1516..  Procuration  donnée  par  Guillaume  de 
Vergy,  seigneur  de  Montferranl,  conseiller  et  cham- 
bellan du  roi  d'Espagne,  à  Guillaume  des  Barres  et  à 
Claude  de  Pommereùx,  secrétaires  de  l'archiduchesse' 
Marguerite. 


B.  724.  (Carton.)  —  o  pièces,  parchemin  ;  19  pièces  et  1  cahier. 
38  feuillets,  papier  ;  2  sceaux  écrasés. 

f5fe.  —  Mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite 
portant  règlement  de  juge  dans  uij  procès  que  Marc  de 
la  Baume,  seigneur  de  Montrevel,  avait  au  parlement 
de  Dole.  —  1516.  Interrogatoire  de  Renaud  Barrelet, 
du  Val  Travers,  en  Suisse,  détenu  dans  les  prisons  do 
Poligny,  sous  l'accusation  de  divers  vols  commis  dans 
les  foires  de  diverses  localités  de  la  prévôlcj  de 
Pontarlier.  — 1516.  Requêtes  et  mémoires,  adressés  à 
l'Archiduchesse  par  messire  Philibert  de  Grolée,  che- 
valier, seigneur  de  la  Loye,  détçnu  au  château  de  Dole 
par  ordre  du  président  Mercurino  de  Gattinara,  sous 
l'inculpation  d'avoir  souvent  donné  asile  dans  sa  mai- 
son de  Montjouvent  à  des  gentilshommes  convaincus 
de  vois  et  de  brigandage.  —  1516.  Requête  adressée 
à  l'archiduchesse  Marguerite  par  Antoine  de  Molain 
pour  obtenir  la  remise  d'une  portion  de  la  seigneurie 
de  Membrey  an  bailliage  d'Amont. — 1516-1517.  Pièces 
de  procédure  diverses*  dans  le  différend  entre  le 
président  Mercurino  de  Gattinara  et  les  demoiselles 
Anne  et  Marguerite  de  Champdivers. 


22 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  725.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  7  pièce, 
papier;  1  sceau  écrasé. 

1519. — 23 janvier  1517.  Procuration  donnée  par 
Marc  de  la  Baume,  comte  de  Montrevel,  seigneur  de 
la  Roche  etc.,  à  son  frère  Claude  de  la  Baume, 
seigneur  de  Mont-Saint-Sorlin,  etc.,  pour  le  représenter 
et  toucher  tout  ce  qui  peut  appartenir  en  Flandre  à  la 
succession  de  leur  père  Guy  de  la  Baume.  —  24  mars 
1517.  Requête  de  Claude  Fèvre-le-Vieux ,  ci-devant 
fermier  de  la  prévôté  de  Pontarlier,  par  laquelle  il 
prie  l'archiduchesse  Marguerite  de  lui  accorder  des 
lettres  de  réhabilitation  à  rencontre  d'une  sentence 
du  bailliage  d'Aval  qui  l'avait  déclaré  incapable 
d'exercer  la  ferme  de  ladite  prévôté  ;  avec,  en  marge, 
une  apostille  portant  réquisition  de  l'avis  des  officiers 
dudit  bailliage.  —  4  avril  1517.  Ordonnance  de 
l'Archiduchesse,  rendue  sur  requête  de  Claude  de  la 
Baume,  seigneur  de  Mont-Saint-Sorlin,  et  d'Hélyon 
d'Andelot,  seigneur  de  Tromarey,  pour  les  mettre 
provisoirement  en  possession  des  terre,  seigneurie  et 
château  de  Châtenois-lez-Vesoul.  —  Bruxelles,  le 
1"  mai  1517.  Mandement  de  l'Archiduchesse  prescrivant 
de  nommer  Antoine  de  Beaumotte,  chanoine  de 
Besançon ,  docteur  es  droits ,  conseiller  et  assistant 
ecclésiastique  au  parlement  de  Dole.  —  18  juin  1517. 
Requête  de  François  de  Marenches,  lieutenant  général 
du  bailliage  de  Dole,  au  sujet  de  la  poursuite  criminelle 
intentée  à  Richard  Huguenot,  de  Santans,  accusé  de 
faux.  — 26  juin  1517.  Requête  de  Jean  de  Gilley,  de 
Salins,  seigneur  d'Aiglepierre,  Chastellet,  etc.,  à  l'efiet 
d'obtenir  d'avoir  un  bailli  pour  exercer  la  justice 
dans  ladite  seigneurie,  de  pouvoir  prendre  du  bois 
dans  la  forêt  de  Chaux  pour  l'exploitation  d'une 
tuilerie  et  d'ériger  un  signe  patibulaire  pour  l'exécution 
des  criminels;  lettres  d'autorisation  données  par 
l'Archiduchesse  en  ce  qui  concernait  la  prise  de  bois 
dans  la  forêt  de  Chaux. 

B.  726.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

1517.  —  4  juillet  1517.  Lettres  par  lesquelles 
l'archiduchesse  Marguerite  s'engage  à  dédommager 
Mgr  de  Berghes,  des  5.000  fr.  réclamés  par  Melchior 
de  Reinach ,  capitaine  de  Châtillon-sur-Maîche,  pour 
remettre  ladite  place  à  l'archiduchesse  Marguerite.  — 
Bruges,  le 4  juillet  1517.  Ordonnance  de  l'archiduchesse 
Marguerite,  rendue  sur  requête,  prescrivant  au  bailli 


d'Aval  de  laisser  Catherine,  veuve  de  feu  Thiébaut 
Richard,  de  Colonne,  se  mettre  en  possession  de  biens 
acquis  par  elle  à  Château-Chalon  au  lieu  dit  en 
Gaillardon,  de  Simon  de  Darbonnay,  écuyer,  seigneur 
de  Roche,  et  d'Henri  Guierche,  biens  qui  étaient  du 
fief  de  l'abbesse  de  Château-Chalon.  —  24  juillet  1517. 
Cession  par  l'Archiduchesse  à  Simon  de  Quingey , 
seigneur  de  Montboillon,  de  tous  les  droits  qu'elle 
pouvait  avoir  sur  la  seigneurie  de  Germigney  qu'il 
avait  acquise. 

B.  727.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

1511.  —3  août  1517.  Requête  de  maîli-e  Thiébaut 
Ponsot,  procureur  fiscal  au  bailliage  d'Amont  au 
comté  de  Bourgogne,  afin  d'obtenir  de  contraindre 
les  habitants  de  la  Roche -sur- le- Doubs,  qui  s'y 
refusaient,  à  faire  guet  et  garde  au  château  de 
Chatillon-Guyolte  et  à  contribuer  aux  menus  empare- 
ments  comme  ils  l'avaient  fait  de  toute  ancienneté 
ainsi  que  les  habitants  des  villages  voisins  ;  appointe- 
ment  en  marge.  —  21  août  1517.  Minute  de  l'ordonnance 
rendue  sur  la  requête  de  Jean  de  Plaine ,  écuyer, 
seigneur  de  Foucherans,  gruyer  du  comté  de  Bour- 
gogne ,  pour  la  règlenientation  de  la  chasse  dans 
cette  province.  —  7  octobre  1517.  Information  touchant 
les  foires  et  marchés  de  Rougemont.  —  Novembre 
1517-  Minute  des  lettres  de  l'Archiduchesse  prescrivant, 
sur  la  requête  d'Adrien  de  Vaudrey,  écuyer,  seigneur 
de  Courlaoux  et  de  Jean  de  Vaudrey,  aussi  écuyer, 
seigneur  du  Pin,  do  contraindre  Claude  de  Vaudrey, 
seigneur  de  Laigle,  à  rendre  les  comptes  de  la  tutelle 
d'Adrienne,  fille  de  feu  Guillaume  de  Vaudrey,  tutelle 
qu'avait  exercée  son  père  feu  Antoine  de  Vaudrey. 
en  son  vivant,  chevalier,  seigneur  de  Laigle. 

B.  728.  (Carton.)  —  9  pièces,  papier. 

1519.  —  Lettres  patentes  de  l'archiduchesse 
Marguerite  évoquant  pardevant  le  Grand  Conseil 
toutes  les  appellations  faites  par  messire  Mercurino  de 
Gattinara  dans  son  procès  avec  les  demoiselles  de 
Champdivers.  —  Lettres  patentes  de  l'Archiduchesse 
rendues  sur  la  requête  de  Hugues,  Philippe  et  Blanche 
de  Chassey,  les  relevant  de  toutes  les  fautes, 
négligences,  etc.,  qui  auraient  pu  être  commises  lors 
de  leur  adhéritement  à  la  succession  de  leur  père,  feu 
Guillaume  de  Chassey.  —  Requête  de  Guillaume  de 


CHAMBRE  DES  COMPTES  Œ  LILLE—  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS. -  BOURGOGNE  -  COMTÉ.    23 


Lambrey  et  de  Bonne  d'Artaufontaine,  sa  femme,  pour 
obtenir  des  lettres  de  consentement  à  Tacquisition 
qu'ils  ont  laite  de  Claude  de  Haraucourt,  seigneur  de 
Chauvirey ,  et  de  Jean  de  Chauvirey,  seigneur  de  Verre, 
de  différentes  rentes  féodales  assignées  sur  le  four  de 
Vitrey,  relevant  en  flef  du  château  de  Jussey; 
appointement  conforme  en  marge.  —  Requête  de  Jean 
de  Courbessain,  écuyer,  à  l'effet  de  prouver  que  lui  et 
ses  ancêtres  ont  joui  de  l'office  de  prévôt  des  justice 
et  seigneurie  de  Faucogney,  aux  gages  de  10  livres 
tournois  par  an  ;  appointement  en  marge  et  enquête. 
—  Attestation  par  Adrien  de  Saint-Moris,  Guillaume 
de  Roppesjean  d'Aleujoye,  Jean  d'Achey,  soigneur  de 
Thoraise,  qu'ils  étaient  présents  au  traité  conclu  entre 
le  comte  de  Furstemberg,  seigneur  de  Ncufchàtel, 
d'une  part,  et  Jean  de  Clairon,  seigneur  de  Belmont, 
au  sujet  des  château,  terre  et  seigneurie  de  Vernes. 

B.  720.  (Carton.)  —  9  pièces  et  1  cahier,  19  fcuiUets,  papier. 

1517-1599. —  Enquête  relative  au  chômage  des 
moulins  de  Dole  par  suite  de  la  sécheresse  qui  a  eu  lieu 
dans  le  comté  de  Bourgogne  en  1516.  —  Requête  de 
Jeanne  de  Hocberghe ,  duchesse  de  Longuevillo ,  à 
l'effet  d'obtenir  des  lettres  patentes  déclarant  deniers 
privilégiés,  les  2.800  livres  qui  lui  sont  dues  par  Pierre 
du  Vergier  à  la  suite  d'un  procès  relatif  à  la  terre 
d'Uziers;  lettres  patentes  rendues  en  conformité  de 
cette  requête.  —  Ordonnance  de  l'archiduchesse  Mar- 
guerite relative  au  renouvellement  du  terrier  de  ses 
domaines  dans  le  comté  de  Bourgogne. —  Ordonnance 
de  l'Archiduchesse  portant  rappel  de  ban  en  faveur  de 
Richard  Huguenot,  deSantans.  —  Mandements  de 
l'Archiduchesse  relatifs  aux  procès  soutenus  au  par- 
lement de  Dole  par  Claude  de  la  Baume,  seigneur  de 
Mont  Saint-Sorlin,  et  Marc  de  la  Baume,  comte  de 
Montrevel.  —  1517-1528.  Comptes  des  chapelains, 
manants  et  habitants  de  la  ville  de  Saint- Amour. 

B.  730.  (Carton,)  —  9  pièces,  papier. 

JanYler-ilars  151S.  —  Malines,  le  13  janvier 
1518.  Minute  des  lettres  patentes  de  l'archiduchesse 
Marguerite,  reconnaissant  que  le  don  gratuit  de 
600.000  francs,  qui  lui  a  été  accordé  parles  États 
du  comté  de  Bourgogne,  l'a  été  bénévolement  et 
sans  porter  préjudice  aux  privilèges  et  franchises 
de  la  province.  —  Janvier  1518.   Ordonnances   de 


TArchiduchesse  au.  sujet  des  aides  fournies  par  le 
comté  do  Bourgogne.  —  15  mars  1518.  Copie  des  • 
pièces  relatives  à  l'exécution  d'une  femme  accusée  et 
convaincue  d'hérésie  par  la  justice  de  Vernes.  —  30 
mars  1518.  Lettres  patentes  de  l'Archiduchesse  réglant 
l'exercice  de  la  justice  au  parlement  de  Dole.  — 
Malines,  le  31  mars  1518.  Pièces  relatives  à  la  paisson 
et  autres  droits  d'usage  dans  les  bois  appartenant  aux 
habitants  de  Faye. 

B.73i.  (Carton.)  -^  1  pièce,  parchemin;  3  pièces,  papier. 

Avril -Mal  lftl8.  —  Malines,  le  8  avril  1518. 
Minute  de  l'ordonnance  de  l'archiduchesse  Marguerite, 
rendue  sur  la  requête  des  confrères  de  la  confrérie  des 
arbalétriers  de  la  ville  de  Poligay  au  comté  de  Bour- 
gogne, accordant  à  ceux  qui  seront  rois  de  ladite 
confrérie,  l'exemption  pendant  un  an  des  dimes, 
toisés,  quatorzièmes,  etc.,  qui  se  lèvent  dans  ladite 
ville  au  profit  de  l'Archiduchesse.  —  Malines,  le  22 
avril  1518.  Lettres  de  l'Archiduchesse  au  bailli  d'Aval 
pour  l'informer  que  Jean  de  Mamix,  seigneur  de 
Toulouse,  a  prêté  foi  et  hommage  entre  ses  mains  pour 
les  flef  et  château  de  Grozon.  —  Malines,  avril  1518. 
Minute  de  l'ordonnance  de  l'Archiduchesse,  rendue 
sur  la  requête  des  habitants  de  Rougemont,  reportant 
au  samedi  le  marché  qui  se  tenait  habituellement  le 
mardi  dans  ladite  ville.  —  Malines,  mai  1518.  Lettres  de 
rémission  accordées  à  Anatole  Camuset,  de  Saint-Loup, 
bailliage  de  Dole,  au  comté  de  Bourgogne,  condamné 
au  bannissement  perpétuel,  pour  avoir,  avec  Philibert 
Malin,  son  parent,  et  autres,  maltraité  messireJean 
Babet,  curé  de  Lanthes-lez-Seurre,  qui  vivait  en  adul- 
tère avec  la  femme  dudit  Philibert  Malin,  enlevé  du 
presbytère  différents  vêtements  et  meubles  appartenant 
à  ladite  femme,  etc. 

B.  732.  (Carton.)  —  6  pièces  et  1  cahier,  10  feaiUets,  papier. 

Jaln-Déeenilirc  151S.  —  Malines ,  le  1*^  juin 
1518.  Ordonnance  de  Tarchiduchesse  Marguerite, 
rendue  sur  requête  de  Jean  de  Mamix,  seigneur  de 
Toulouse  au  comté  de  Bourgogne,  afin  d'être  mis  en 
possession  de  la  seigneurie  de  Revigny  située  dans  la 
même  province. —  Malines,  le  4 juin  1518.  Ordonnance 
de  TArchiduchesse  commettant  son  féal  secrétaire 
Guillaume  de  Boisset  à  l'administration  des  fruits  et 
revenus  des  château,  ville  et  dépendances  de  Rochefort, 


I 

i 


124 


ARCHIVES  DU  NORD. 


laal  que  durera  le  procès  pendant  entre  ladite  Archi- 
duchesse et  la  dame  de.  Laigle,  veuve  de  messire 
Claude  de  Yaudrey,  en  son  vivant  chevalier,  seigneur 
;dudit  Rochefort;  lettre  au  bailli  de  Dole  pour  lui 
annoncer  cette  décision. —  Gand,  le  28  juin  1518. 
Minute  do  l'ordonnance  de  l'Archiduchesse  par  la- 
iquelle  elle  prolonge  pour  deux  années,  Tautorisation 
xlonnée  en  1509,  aux  échevins,  manants  et  habitants 
de  Polignv,  de  nommer  et  instituer  une  personne 
idoine  pour  vendre  et  distribuer  le  sel  ordinaire  dans 
ladite  ville.  —  Bruges,  juillet  1518.  Minute  de  l'ordon- 
nance de  TArchiduchesse  accordant  aux  habitants  de 
la  ville  de  Jougne  au  comté  <le  Bourgogne,  le  droit 
d'avoir  deux  foires  par  an,  au  lieu  de  six  qui  leur 
avaient  été  octroyées  par  le  duc  Charles  le  Téméraire, 
et  qui  étaient  tombées  en  désuétude  par  suite  des 
guerres.  —  Berne,  le  24  décembre  1518.  Copie,  non 
authentique,  du  traité  conclu  entre  les  Ligues  Suisses 
et  la  cité  de  Besançon. 


B.  733.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  IG  pièces  et  1  cahier, 

17  feuillets,  papier. 

•  1519.  —  Requête  présentée  à  l'archiduchesse 
Marguerite  par  maîtres  Antoine  et  Adrien  de  Salives, 
liconciés-ès-lois,  sollicitant  d'être  autorisés  à  entrer  en 
possession  de  la  seigneurie  de  Cerre-lez-Noroy,  rele- 
yant  du  château  de  Faucogney  qu'ils  ont  acquise  de 
Guillaume  et  Claude  de  Montjuslin.  —  Etat  de  plusieurs 
biens  sis  à  Verceil  au  comté  de  Bourgogne  appartenant 
au  comte  de  Furstemberg  et  donnés  à  ferme.  — 
Mandements,  assignations  et  informalions  concernant 
rhomicide  commis  en  la  personne  de  Claude  Symont, 
de  Vincent  près  Bletterans.  —  Requête  adressée  à 
l'Archiduchesse  par  Charles  de  Poitiei's,  chevalier, 
seigneur  de  Vadans,  à  l'effet  d'obtenir,  pour  recons- 
truire le  château  dudit  Vadans,  détruit  pendant  les 
dernières  guerres,  le  droit  de  prendre  du  bois  dans  la 
forêt  de  Moucharl,  droit  qui  avait  déjà  été  accordé  à 
ses  prédécesseurs  pai' Marguerite,  comtesse  de  Flandre 
et  de  Bourgogne.  —  Lettres  de  non  préjudice  données 
par  l'Archiduchesse  à  l'occasion  du  don  gratuit  de 
60.000  francs,  qui  lui  avait  été  gracieusement  accordé 
par  les  Etats, du  comté  de  Bourgogne.. —  Pièces  rela- 
tives à  la  remise  du  château  de  Châtillon-sur-Maîche, 
détenu  par  Mclchior,  seigneur  de  Reinach,  aux  délé- 
gués do  rarchiduchesse  Marguerite. 


B.  734.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

.  Janvier-Avril  1519.  —  Héricourt,  le  23  janvier 
1519.  Lettre  du  comte  de  Furetemberg  à  l'archiduchesse 
Marguerite  pour  se  plaindre  de  ce  que  ses  commis  et 
délégués,  ont  fait  arrêter  un  habitant  delà  terre  de 
Vernes,  jadis  son  serviteur,  lequel  est  mort  en  prLson. 
—  Dole,  le  8  avril  1519.  Lettre  dos  président  et  con- 
seillers du  parlement  de  Dole  à  TArchiduchesse,  la 
priant  de  rétablir  les  rôles  et  audiences  de  cette  cour 
qu'elle  avait  fait  cesser  depuis  le  31  mars,  ce  qui 
retardait  singulièrement  la  vidange  don  procès  ;  man- 
dant aussi  qu'ils  avaient  envoyé  messire  Antoine  de 
Beaumotte,  C(mseiller  audit  parlement,  pour  engager 
les  gouverneurs  de  la  cité  de  Besançon  à  ne  point 
exiger  du  chapitre  de  cette  ville  le  serment  particulier 
et  priant  l'Archiduchesse  d'informer  le  roi  d'Espagne 
et  les  ambassadeurs  de  l'Empire  du  refus  du  chapitre 
de  prêter  ce  serment. 

B.735.  (Carton.) —  21  pièces,  papier. 

1590-1591.  —  1520.  Minutes  de  diverses  ordon- 
nances de  l'archiduchesse  Marguerite  relatives  à  la 
commissicm  de  capitaine  du  château  de  Châtillon-sur- 
Maîche,  donnée  à  Melchior  de  Reinach.  —  27  février 
1521.  Instructions  et  réponses  faites  par  Guillaume 
de  Furstemiberg  ,  aux  allégations  de  l'archiduchesse 
Marguerite  et  de  feu  son  père  l'^empereur  Maxi- 
milien  ,  au  sujet  des  terres  que  ledit  comte  de  Furs- 
temberg possédait  dans  le  comté  de  Bourgogne.  — 
La  Corogne,  le  26  avril  1521.  Copie  de  la  commission 
donnée  par  l'empereur  Charles-Quint  à  messire  Phili- 
bert de  Chalon,  prince  d'Orange,  seigneur  de  Nozeroy, 
Chàtelbelin,  etc.,  et  pour  lever  une  compagnie  de  cin- 
quante hommes  d'armes,  dont  il  serait  capitaine.  — 
Nozeroy,  le  11  mai  1521.  Instructicms  données  par  les 
États  du  comté  de  Bourgogne  à  Jean  Faulquier, 
écuyer,  seigneur  de  Commenailles,  qu'ils  envoyaient 
vers  l'empereur  Charles  Quint.  —  Salins,  le  4  juin 
1521.  Instructions  données  par  les  Etats  du  comté  de 
Bourgogne  au  sieur  d'Asuel  (d'Arguel  ?),  qu'ils  en- 
voyaient vers  le  conseil  de  l'Empereur  pour  lui  repré- 
senter la  situation  des  affaires  de  la  province.  —  Sans 
date;  vers  1521.  Instructions  données  par  l'archi- 
duchesse Marguerite  au  seigneur  de  Commenailles, 
qu'elle  envoyait  vers  l'Empereur  et  vers  les  Etats  du 
comté  de  Bourgogne,  au  sujet  des  affaires  de  cette 
province. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  BOURGOGNE-COMTE.  25 


B. 730.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  3  pièces,  papier. 

1598-1594.  —  1523.  <s  Instructions  à  maître  Jean 
du  Mcix  de  ce  qu'il  aura  à  dire  à  Messeigneurs  de 
Bâle,  de  la  part  de  la  cour  du  parlement  de  Dole,  à 
Toccasion  de  l'occupation  par  eux  'des  terre  et 
seigneurie  de  l'Isle-sur-le-Doubs.  —  23  juin  1524. 
Mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite,  au  sujet 
des  biens  confisqués  des  feus  Guyon  Bouchet,  Guil- 
lemin  Barillet  et  autres.—  Grav,  le  26  novembre  1524. 
Instructions  à  messire  Jean  du  Meix,  relalivcmont  à  la 
mission  qu'il  a  à  remplir  auprès  de  Messeigneurs  du 
canton  de  Bàle,  au  sujet  de  la  souveraineté  de  la  terre 
de  Neufchâtel.  —  1524.  Instructions  à  maître  Humbert 
Pierre,  envoyé  vers  les  maire  et  gouverneur  de 
Montbéliard  au  sujet  de  la  répression  des  désordres 
causés  en  cette  ville  par  certaines  prédications 
4£  contraires  à  notre  saincte  foy  ». 

B.  737.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  3  pièces,  papier. 

1595-15S0.  —  Bruxelles,  le  3  décembre  1525.  Or- 
donnance de  l'archiduchesse  Marguerite  au  sujet  de 
la  fabrication  dans  les  sauneries  de  Salins  de  300 
charges  de  sel  destinées  aux  greniers  du  duché  de 
Bourgogne  et  du  Charolais.  —  Sans  date  ;  vers  1526. 
Instructions  données  à  maître  Jean  Thomassin,  con- 
seiller au  parlement  de  Dole,  et  à  Claude  de  Montri- 
chart,  écuyer,  et  au  greffier  dudit  parlement,  pour  la 
mission  qu'ils  doivent  remplir  auprès  de  Messieurs  du 
canton  de  Berne.  — 1527.  Instructions  pour  Monsieur 
Félix  Ladvocat  envoyé  par  l'archiduchesse  Marguerite 
et  les  gens  du  parlement  de  Dole,  vers  «  Messieurs  des 
Lighes  »  suisses?  —  Barcelone,  le  4  mars  1530? 
Requête  adressée  à  l'archiduchesse  Marguerite  par 
Laurent  de  Gorrevod,  lui  demandant  de  pouvoir  ra- 
cheter, moyennant  500  saluts  d'or,  aux  héritiers  du 
seigneur  de  Ternant  à  qui  elle  avait  été  transportée 
sous  condition  de  rachat,  la  seigneurie  d'Apremont. 

B.  738.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

1559-1590.  —  Gand,  le  16  août  1659.  Copie 
authentique  des  lettres  patentes  du  roi  Philippe  II 
confirmant  les  privilèges  et  franchises  accordées  aux 
habitants  de  la  ville  de  Dole  par  l'archiduc  Maximilien 
et  Marie  de  Bourgogne  au  mois  de  février  1478.  — 
Octobre  1590.  Information  sur  les  entreprises  faites, 


par  le  comte  de  Montbéliard  sur  les  localités  suivantes  : 
Dampierre,  Colombier,  La  Savoureuse,  Si-Maurice,  le 
Châtelet.  Laigne,  Clémont,  Dampjoux,  Vougeaucourt, 
Loze  et  Chassey  dont  la  souveraineté  appartient  au  roi 
d'Espagne  comme  mouvantes  dos  seigneuries  de  Dam- 
pierre et  de  Granges. 

B.  73Î).  (Carton.)  —  9  pièces,  papier. 

Hmwàm  date;  X¥I^  iilècle.  —  «  Instructions  et 
mémoires  à  maître  Hugues  Marmicr,  lieutenant  parti- 
culier du  bailli  d'Amont,  de  ce  qu'il  aura  à  dire  et 
romonstrer  à  noslre  très  redoubtée  et  souveraine  dame 
(l'archiduchesse  Marguerite)  de  par  monseigneur  le 
prince  d'Orange,  lieutenant  général  de  madicte  dame 
et  gouverneur  de  Bourgogne,  Madame  la  princesse,  sa 
mère,  ot  les  gens  de  la  court  du  parlement  »,  au  sujet 
de  l'alliance  que  voulaient  et  prétendaient  faire  les 
habitants  de  la  cité  de  Besançon  avec  les  Cantons 
suisses.  — Mémoire  présenté  à  l'archiduchesse  Margue- 
rite au  sujet  de  l'acquisition  faite  en  1153,  par  le  duc 
Philippe  le  Bon  du  château  de  Joux.  —  Nozeroy,  le  21 
août....(?).  Lettre  de.....(?)  adressée  à  l'Audiencier  de 
l'archiduchesse  Marguerite  au  sujet  d'un  mandement 
dépêché,  relatif  à  la  terre  de  Châtelbelin.  —  Lettre  do 
l'archiduchesse  Marguerite  aux  gens  des  domaines  et 
finances  dans  laquelle  elle  fait  mention  des  lettres 
patentes  de  l'empereur  Maximilien  et  de  l'archiduc 
Charles,  en  date  du  15  juillet  1507,  portant  fondation 
de  deux  messes  quotidiennes  que  les  Frères  Mineurs 
de  Gray  et  de  Lons-le-Saulnier,  sont  chargés  de  célé- 
brer moyennant  la  somme  de  12  livres,  10  sols  par  an. 
—  Minute  d'une  lettre  de  rémission  accordée  à  Pierre 
Lestonbloz,  laboureur,  demeurant  à  Maîche. —  Minute 
d'un  mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  d'Au- 
triche nommant  Pierre  de  Lespine,  commissaire  chargé 
de  la  vérification  des  travaux  de  la  saunerie  de 
Tourment.  —  Minute  d'un  mandement  de  l'archi- 
duchesse Marguerite  prescrivant  le  payement  de 
diverses  sommes  à  Philippe  Thibault,  amodiataire  et 
receveur  de  la  seigneurie  de  Gray. 

B.740.  (Carton.)  —  2  pièces  et  1  cahier,  39  feuillets,  papier. 

leis-ieSO.  —  Dole,  le  28  novembre  1616.  Avis  du 
parlement  de  Dole,  consulté  au  sujet  du  projet 
d'augmentation  du  nombre  des  ccmseillers  et  de 
l'établissement  d'une  nouvelle  chambre  audit  parle- 


NoRD.  —  ToMB  I.  —  SÉRIE  B.  (2*  Partie). 


4 


26 


ARCHIVES  DU  NORD. 


ment.  —  Bruxelles,  le  12  mal  1617.  Ordonnance  des 
archiducs  Albert  et  Isabelle  sur  «  aulcuns  points  de 
la  justice  dans  le  comté  de  Bourgogne,  et  la  meilleure 
direction  d'icellç  >.  —  10  septembre  1630.  Copie  de 
la  bulle  du  pape  Urbain  VIII,  défendant  aux  Jésuites 
et  aux  Minimes  de  Besançon  d'enseigner  la  théologie 
et  la  philosophie,  au  mépris  des  privilèges  de  l'Univer- 
sité de  Dole. 


Layette  27.  —  Charolais. 

B.  741.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin;  2  pièces, 

papier;  2  sceaux. 

f  SiNI-f  &00.  —  1390,  16  juin,  Paris.  Procuration 
donnée  par  Bernard  d'Armagnac,  comte  de  Charolais, 
à  Jean,  comte  d'Ârmagnac  et  de  Comminges,  son 
frère,  pour  vendre  le  comté  de  Charolais.  et  dépen- 
dances «  es  villes  de  Doudain,  Arens,  Souvigne,  Sauve- 
ment,  Pàroy,  Touloû-sur-Aroo,  Penecy,  Broingny  et 
toutes  autres  appartenances».  —  Lyon,  19  avril  1499- 
1500  (n.  st.)  —  15  août  1500.  Copies  authentiques  du 
mandement  portant  donation  faite  par  Louis  XII  à 
l'archiduc  Philippe  des  revenus  des  aides  et  gabelles 
de  Charolais  pour  en  jouir  pendant  le  terme  de  trois 
ans,  adressé  à  Michel  Gaillard,  général  des  finances 
en  Bourgogne,  et  du  consentement  dudit  général  des 
finances  pour  Teiécution  dudit  mandement.  —  Sans 
date  ;  fin  du  XV*  siècle.  Remontrances  faites  à  l'archi- 
duc  d'Autriche  sur  le  tort  qu'il  éprouverait  en  acceptant 
du  roi  de  France  les  aides  de  Charolais,  les  1 .000  livres 
viennoises  sur  la  saunerie  de  Salins,  les  aides  de  Chà- 
teau-Chinon  et  autres  matières  eten  reconnaissant  ainsi 
que  la  propriété  de  ces  pays  appartenait  audit  Roi. 


B.  742.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  2  pièces,  papier.- 

t50f-f50«.  —  Lyon,  12  août  1501.  Copie  coUa- 
tionnée  des  lettres  de  la  donation  faite  par  le  roi 
Louis  XII  à  Philippe,  archiduc  d'Autriche,  des  reve- 
nus des  greniers  à  sel  de  Château-Chinon  et  Noyers 
pour  en  jouir  pendant  un  an.  —  Malines,  29  mai  1506. 
Lettre  du  trésorier  J.  Lauwerin  recommandant  aux 
gens  des  Comptes,  le  fermier  des  deniers  de  Charolais 
dont  ils  vont  examiner  les  comptes.  —  Charolles, 
1"  décembre  1506.  Surséance  pour  le  payement  des 
aides  de  Charolais. 


B.  743.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

1509.  —  Bourges,  14  mars  1508.  Lettres  patentes 
de  Louis  XII,  roi  de  France,  attestant  Thommage  du 
comté  de  Charolais  et  des  seigneuries  de  Château- 
Chinon,  Noyers,  Chaussin  et  La  Perrière,  fait  au  nom  de 
l'archiduchesse  Marguerite,  par  Mercurin  de  Gatinara, 
docteur  en  droit  et  président  du  parlement  du  comté 
de  Bourgogne.  — 1508.  Avertissement  et  mémoire  des 
aflaires  du  Charolais.  —  S.  D.  (Vers  1508).  Minute 
d'une  lettre  patente  de  l'archiduchesse  Marguerite, 
portant  nomination  des  gruyer,  gouverneur,  bailli, 
châtelain  et  capitaine  de  ses  terre  et  seigneurie  de 
Château-Chinon.  —  Lettre  de  Jean  Ruffault  à  l'archi- 
duchesse Marguerite  touchant  les  affaires  de  son  comté 
de  Charolais. 

B.  744.  (Carton.)—  1  pièce,  parchemin;  6  pièces,  papier. 

f  ftO».  —  La  Haye,  juin  1509  (?).  Copie  des  lettres 
de  l'archiduchesse  Marguerite  à  ses  officiers  du  Cha- 
rolais, leur  ordonnant  de  se  transporter  dans  toutes  les 
villes  du  comté  pour  y  vérifier  et  recevoir  les  comptes 
des  tailles  dont  les  habitants  doivent  justifier  l'emploi 
à  l'entretien  des  fortifications  de  leurs  villes.  —  1509, 
9  juillet.  Copie  de  la  requête  adressée  au  gouverneur 
de  Château-Chinon  par  deux  officiers  de  la  dite  ville, 
Jean  Piloys  et  Thomas  Robin,  touchant  l'intrusion 
dans  leur  office  d'un  nommé  Dymanche  Parisot,  lequel 
avait  obtenu  des  lettres  de  l'archiduchesse  Marguerite. 
A  la  suite  de  ces  lettres  se  trouve  l'avis  du  gouver- 
neur. — 1509,  6  août.  Lettres  du  roi  Louis  XII,  accor- 
dant la  jouissance  du  comté  de  Charolais  à  l'archidu- 
chesse Marguerite.  —  Dijon,  août  1509.  Attestation 
par  Guy  de  Salives,  seigneur  delà  Nocle,  conseiller  au 
parlement  de  Dijon,  rapporteur  dans  le  procès  pen- 
dant entre  l'archiduchesse  Marguerite  et  maître 
Gérard  Dagonneaux,  amodiataire  des  revenus  du 
comté  de  Charolais,  de  l'authenticité  et  du  bon  état 
des  pièces  produites  par  ladite  Archiduchesse.  — 
1509,  20  décembre.  Minute  de  la  transaction  inter- 
venue au  sujet  de  l'amodiation  des  revenus  du  comté 
de  Charolais.  —  S.  D.  (Vers  1509).  Minute  des  lettres 
patentes  de  l'archiduchesse  Marguerite,  renouvelant 
la  commission  de  capitaine  du  château  de  Doudain  à 
Lyenart  de  Lacourt,  écuyer.  —  1509.  Minute  des  ins- 
tructions données  par  l'archiduchesse  Marguerite  à 
maître  Jean  Dalle,  pour  ses  affaires  «  devers  le  Roi 
très  chrestien  ». 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  CHAROLAIS  ;  BRESSE.    27 


B.  745.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  4  pièces  papier; 

1  sceau  brisé. 

tl^lO.  —  1510,  26  mars.  Mandement  de  Louis  XII, 
roi  de  France,  au  premier  huissier  du  parlement  de 
Bourgogne,  pour  contraindre,  par  la  prise  de  ses 
biens,  Gilbert  Saulnier,  procureur  du  comte  de  Gha- 
rolais,  à  payer  à  Jacques  d*Amboise,  évêque  de  Gler- 
mont,  la  somme  de  81  francs,  six  gros.  —  Lyon, 
13  juin  1510.  Lettres  patentes  du  roi  de  France 
Louis  XII  accordant  délai  et  souffrance  à  l'archidu- 
chesse Marguerite  pour  passer  aveu  et  dénombrement 
du  comté  de  Gharolais  et  des  autres  terres  qui  lui  ont 
été  cédées  et  qui  relèvent  de  la  couronne  de  France. 
—  Bruxelles,  2  septembre  1510.  Commission  par 
Farchiduchesse  Marguerite  nommant  Nicolas  Gornillat, 
au  poste  de  receveur  de  ses  terre  et  seigneurie  de 
Ghâteau-Ghinon,  en  récompense  de  ses  bons  et  loyaux 
services.  — 1510.  Avertissement  concernant  les  affaires 
de  Gharolais.  —  Sans  date,  vers  1510.  Mémoire  rédigé 
par  maître  Gilbert  Saulnier,  procureur  général  du 
Gharolais,  au  sujet  du  comté  de  Gharolais. 

B.  746.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  4  pièces,  papier;  1  sceau. 

t5t«-t5i9.  —  Blois,  14  mars  1510-1511  (n.  st.). 
Mandement  du  roi  Louis  XII  aux  gens  des  Gomptes  à 
Dijon,  de  laisser  l'archiduchesse  Marguerite  entrer  en 
jouissance  de  plusieurs  biens  à  elle  échus  par  droit 
d'aubaine  en  Gharolais.— Blois,  le  2  février  1511-1512 
(n.  st.).  Mandements  du  roi  de  France  Louis  XII  aux 
gens  de  la  Ghambre  des  Gomptes  de  Dijon,  au  sujet  de 
l'exemption  des  aides  et  contributions  accordée  aux 
habitants  du  Gharolais  et  du  poids  des  salignons  de 
sel  fabriqués  en  la  saunerie  de  Salins.  —  Sans  date  ; 
vers  1511.  Mémoire  au  sujet  des  obstacles  apportés 
par  les  officiers  du  roi  de  France  à  la  jouissance  du 
comté  de  Gharolais  par  l'archiduchesse  Marguerite. 

B.  747.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin;  2  pièces,  papier, 
dont  une  en  mauvais  état;  2  sceaux  brisés. 

tM&-fi(f Y.  — 1515, 23  avril.  Lettres  patentes  du 
roi  de  France,  François  I**",  autorisant  l'archiduc 
Gharles  d'Autriche  à  nommer  les  officiers  des  greniers 
à  sel  du  Gharolais. — 1515.  Réponses  aux  observations 
faites  de  la  part  du  roi  de  France  sur  les  droits  de 
Tarchiduchesse  Marguerite  relativement  à  sa  juridic- 
tion dans  le  Gharolais.— 1516, 21  novembre,  Amboise. 


Lettres  patentes  du  roi  François  T',  autorisant  l'archi- 
duchesse Marguerite  à  percevoir  les  revenus  des  gre- 
niers à  sel  du  Gharolais,  de  Ghâteau-Ghinon  et  de 
Noyers,  en  vertu  du  traité  de  Noyon.  —  Mandement 
des  gens  de  la  Ghambre  des  Gomptes  de  Dijon  pour 
l'exécution  desdites  lettres.  —  1517.  Inventaire  de 
plusieurs  titres  produits  dans  le  procès  soutenu  par 
l'archiduchesse  Marguerite  au  sujet  du  Gharolais. 

B.  748.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  6  pièces,  papier. 

1519-1530.  —  1518.  Procuration  de  Guyot  Girard 
pour  résigner  es  mains  de  Marguerite  d'Autriche, 
l'office  de  procureur  général  du  Gharolais,  en  faveur 
de  Jean  de  GharoUes,  écuyer,  seigneur  de  Villaines. — 
1518.  Minutes  d'ordonnances  de  l'archiduchesse  Mar- 
guérite  relatives  aux  affaires  et  aux  greniers  à  sel  du 
Gharolais.  —  1518.  Ordonnances  et  mémoires  concer- 
nant l'administration  du  Gharolais.  —  Sans  date  ;  vers 
1530.  Réponse  des  gens  du  conseil  privé  du  roi  de 
France,  aux  requêtes  présentées  de  la  part  de  Margue- 
rite, archiduchesse  d'Autriche,  douairière  de  Savoie, 
relativement  aux  greniers  à  sel  du  Gharolais. 

B.  749.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

1L\V  «lèeie.  —  Sans  date  ;  XVr  siècle.  Gopie  de  la 
capitulation  de  la  place  de  la  Motte-Saint-Jean,  accor- 
dée à  Jean  de  Lespinasse,  écuyer,  seigneur  de  Felle, 
capitaine  de  ladite  place,  par  messires  de  Mardongne 
et  de  Fontenilles.  —  Sans  date  ;  XVI*  siècle.  Fragment 
d'un  mémoire  sur  la  souveraineté  appartenant  à 
Tarchiduc  d'Autriche  sur  le  Gharolais,  le  comté  de 
Bourgogne  et  Noyers,  en  vertu  du  traité  de  Senlis.  — 
S.  D.  Minute  de  la  nomination  de  Gérard  Dageneau 
comme  receveur  du  comté  de  Gharolais. 

Bresse. 

B.  750.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

1491-15#4.  — 1471, 6  janvier.  Note  indiquant  que 
la  comtesse  d'Angoulôme  réclame  du  duc  de  Savoie, 
son  frère,  ÔO.OOOécus  provenant  de  la  dot  de  Marguerite 
de  Bourbon,  sa  mère,  avec  le  comté  de  Baugé,  les 
ville,  châtellenie  et  mandemctit  de  Bourg,  etc.  — 
1503,  29  septembre,  Ghambéry.  Promesse  faite  par 
Philibert  et  Marguerite,  duc  et  duchesse  de  Savoie,  de 
pourvoir  Pierre  Garançon,  maître  d'hôtel  do  ladite 


28 


Al  CHIVES  DU  NORD. 


duchesse,  du  premier  office  vacant  de  grand  châtelain 
de  Saint-Tryvier,  Baugé,  Vaulx  ou  Chàtillon-les- 
Dombes.  —  1504,  2  octobre,  Chambéry.  Copie  des 
lettres  de  Charles,  duc  de  Savoie,  confirmant  celles  par 
lesquelles  le  duc  Philibert  le  Beau,  son  frère,  avait 
accordé  à  son  féal  conseiller  et  chambellan  Antoine  de 
Roussillon,  seigneur  de  Beauretort  (?),  chevalier,  pré- 
sident de  la  Chambre  des  Comptes,  Toffice  de  grand 
châtelain  des  château,  ville  et  mandement  de  Pont-de- 
Vaux.  —  1504,  13  octobre.  Mandement  du  même 
prince  aux  président  et  gens  des  Comptes  do  Savoie 
d'avoir  à  entériner  lesdites  lettres. 

B.  751.  (Carton.)  —  0  pièces,  papier. 

1505-1500,  —  1505-1506,  15  février.  Mandement 
aux  receveurs,  baillis  et  châtelains  de  Bresse  de  se 
trouver  à  Pont-d'Ain  le  l®*"  mars  suivant  pour  rendre 
leurs  comptes.  —  1506  (?),  2  mars,  au  Pont  d'Ain. 
Mandement  de  la  duchesse  de  Savoie,  touchant  le 
nouvel  emplacement  et  l'édification  de  la  maison  com- 
mune de  Bourg.  —  1506  (?),  6  mars.  Bourg.  Lettre  du 
frère  Aurèle  Raimonde  à  l'archiduchesse  Marguerite, 
l'informant  qu'il  avait  trouvé  l'emplacement  de  Brou 
très  convenable  pour  l'établissement  d'un  monastère. 
—  1505-1606  (n.  st.),  l''*"  avril.  Bourg.  Mandement  de 
l'archiduchesse  Marguerite  aux  châtelain,  forestiers 
et  gardes  de  sa  marque  de  la  forêt  de  Revermonl,  de 
délivrer  six  pieds  de  chêne  à  Louis  Chanel,  prêtre.  — 
1506,  mai,  Bourg-en-Bresse.  Minute  d'une  lettre  de 
recommandation  de  l'archiduchesse  Marguerite  en 
faveur  de  Jean  de  Varabe,  son  écuyer  d'écurie.  — 
1506,  juin.  Bourg.  Lettre  delà  duchesse  de  Savoie  aux 
gens  de  la  Chambre  dos  Comptes  de  Savoie,  au 
sujet  de  la  mainmorte  de  messire  Michel  Siberte, 
prêtre  et  de  la  succession  d'une  bâtardise. 

B.  752.  (Carton.)  —  9  pièces,  papier. 

1500.  —  Sans  date  ;  vers  1506.  Requête  d'Antoine 
Morand,  vice-châtelain  de  Pont  d'Ain,  à  l'archidu- 
chesse Marguerite,  au  sujet  de  la  restitution  d'une 
somme  d'argent.  —  Sans  date  ;  vers  1506.  Minute  d'un 
mémoire  adressé  au  secrétaire  Marnix  touchant  la 
garde  de  Saint  Romain  et  la  publication  des  testaments 
des  «  pies  causes  ».  —  Sans  date  ;  vers  1506.  Minute 
d'une  lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite  aux  bailli, 
juge  et  procureur  de  Bresse,  au  sujet  de  la  restitution 


d'une  somme  d'argent  empruntée  par  elle.  —  Sans 
date  ;  vers  1506.  Minute  d'une  lettre  de  la  duchesse  de 
Savoie  relative  au  procureur  de  Vuand  et  à  son  office. 

—  Sans  date  ;  vers  1506.  Minute  d'une  lettre  relative 
aux  réparations  à  faire  au  château  de  la  Bonneville.  — 
Sans  date  ;  vers  1506.  Minute  d'une  lettre  de  la  duchesse 
de  Savoie  relative  à  la  Chambre  des  Comptes  de  Savoie 
et  à  l'audition  des  comptes  de  l'année  1505.  —  Sans 
date  ;  vers  1506.  Méihoire  touchant  Tacquisition  faite 
par  Henry  Calendrier  d'une  maison  située  à  Bourg  et  de 
l'office  de  greffier  de  Bourg.  —  Sans  date  ;  vers  1506. 
Minute  d'une  lettre  de  la  duchesse  de  Savoie  pour 
obtenir  la  copie  des  vieux  comptes  du  pays  de  Bresse. 

—  Sans  date  ;  vere  1506.  Minute  d'une  lettre  de  la 
duchesse  de  Savoie  pour  la  remise  de  vieux  comptes 
du  pays  de  Bresse,  déposés  à  Bourg,  afin  d'en  prendre 
copie  pour  la  Chambre  des  Comptes  de  Marguerite 
d'Autriche. 

B.  753.  (Carton.)  —  2  pièces  et  2  cahiers,  26  feuillets,  papier. 

1509-1500.  —  1508  (?),  28  mars,  Bourg.  Lettre  de 
Claude  Vieux  Pelletier  au  secrétaire  Marins  Saytmée, 
pour  lui  recommander  l'expédition  des  lettres  de 
donation  à  lui  faite  d'une  mainmorte  en  la  paroisse  de 
Saint-Remi,  mandement  de  Corgenon.  — 1509, 4  avril, 
Malines.  Lettre  de  Marguerite  d'Autriche  à  Bana, 
comte  de  Mont  (?),  Laurent  de  Gorrevod,  gouverneur  de 
Bresse,  R.  de  St-Jouarre,  grand  maître  d'hôtel,  les 
informant  qu'elle  a  constitué  pour  procureurs  Philippe 
Chambres  et  Jean,  son  frère,  notaire  de  Miribel.  — 
1509.  Estimation  des  revenus  de  la  Bresse,  affectés 
comme  douaire  à  l'archiduchesse  Marguerite,  douai- 
rière de  Savoie.  — 1509.  Vente  des  droits  de  péage 
(leyda)  et  de  caînpenage  dans  la  ville  de  Bourg  pour 
le  prix  de  3.394  francs,  1  gros. 

B.  754.  (Carton.)  —  6  pièces,  papier. 

1510-1514.  —  1510,  19  décembre,  Bourg.  Lettre 
des  gens  des  comptes  de  Bourg-en-Bresse,  adressant  à 
l'archiduchesse  Marguerite  le  résultat  de  leurs  infor- 
mations sur  le  différend  de  la  châtellenie  de  Monljoie 
et  concluant  à  la  nomination  de  François  Du  Crest, 
son  protégé,  comme  châtelain  de  Bonne  (?).  —  Sans 
date,  vers  1510.  Réponse  aux  mémoires  des  préten- 
tions de  quelques  communautés  et  particuliers  du 
pays  de  Bresse  contre  les  droits  de  l'archiduchesse 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -ROYAUMES  ET  PAYS.  —  NEVERS  ET  RÉTHEL.   2i> 


Marguerite.  —  1512.  Pièces  concernant  le  péage  de 
Miribel-en-Bresse.  —  1514.  Nomination  de  Pierre 
Le  Guat  comme  greffier  de  la  terre  de  Moulriblot,  par 
Guy  de  la  Baume,  chevalier,  comte  de  Monlrevel. 

B.  755.  (Carton.) —  17  pièces  et  1  cahier,  19  feuillets,  papier. 

1519-1599.  —  1517.  Copie  de  différentes  pièces 
concernant  les  désordres  commis  par  les  officiers  de 
la  ville  de  Bourg-en-Bresse  et  leur  répression.  — 
1518-1519  (n.  st.),  14  mars,  Malines.  Ordonnance  de 
l'archiduchesse  Marguerite  au  sujet  de  la  réintégra- 
tion de  Momert  de  Costes  dans  les  fonctions  de  con- 
seiller et  de  lieutenant  du  bailliage  de  Bresse  dont  il 
avait  été  suspendu  pendant  l'enquête  sur  les  concus- 
sions qui  lui  avaient  été  faussement  reprochées.  — 
1524,  22  juin.  Instruction  et  mémoire  de  ce  que 
Madame  veut  et  entend  être  fait  et  observé  par  ceux 
de  son  Conseil  et  Chambre  des  Comptes  à  Bourg-en- 
Bresse,  chacun  en  son  droit  et  en  tant  qu'il  touche  la 
charge  de  son  office.  —  1527.  Mémoires,  lettres  et 
instructions  concernant  les  affaires  de  Bresse  et  de 
Bourgogne. 

Layette  28.  —  Ne  vers  et  Réthel. 

NEVERS. 

B.  7o6.  (Carton.)  —  2  pièces  et  rouleau  parchemin  ; 
1  pièce,  papier;  1  sceau  brisé. 

isia-l340.  —  1310-1327.  Inventaire  des  pièces 
relatives  au  différend  entre  le  comte  de  Nevers  et 
l'abbaye  de  Sept-Fontaines.  —  1315,  juin,  Gand. 
Lettres  de  Robert,  comte  de  Flandre,  par  lesquelles  il 
atteste  que  feu  noble  dame  Yolande,  comtesse  de 
Nevers,  sa  femme,  voulant  pourvoir  leurs  filles, 
Jeanne,  Mahaut  et  Yolande,  leur  avait  donné  par  ses 
lettres,  savoir  à  Jeanne  20.000  livres  tournois  petits, 
à  Mahaut  15.000  livres  et  à  Yolande  10.000  livres,  à 
prendre  sur  les  héritages,  biens,  meubles  et  immeubles 
demeurés  après  le  décès  de  ladite  dame  comtesse  ; 
desquelles  sommes  lesdites  demoiselles  pourraient 
disposer  à  leur  volonté,  et  en  conséquence  ledit  comte 
consent  que  sa  fille  Mahaut  dispose  par  donation  entre 
vifis  ou  par  testament  de  la  somme  qui  lui  avait  été 
laissée  par  sa  mère.  — •  1319,  24  novembre,  Courtrai. 
(«  Le  nuit  Sainte  Kcitheline  >).  Sentence  prononcée  par 
Louis,  comte  de  Nevers,  fils  aîné  du'comte  de  Flandre, 


contre  Walier  Maisière,  de  Courtrai,  qui  avait  batlu 
Catherine, fille  de  Wautier  Croumelin,sa  femme,  parce 
qu'elle  avait  reçu  à  jouer  chez  elle  le  comte  de  Nevers 
et  sa  compagnie.  Par  cette  sentence  ledit  Maisière  est 
condamné  à  aller  en  pèlerinage  à  Saint-Gilles  on 
Provence,  ensuite  à  Saint-André  en  Ecosse  et  à  autres 
peines.  —  1349,  31  novembre,  Malo.  Don  fait  par 
Louis,  comte  de  Flandre,  à  Perrin  de  Frémeville, 
clerc,  de  la  moitié  des  tabcUionnage  et  écriture  de  la 
ville  de  Decize  au  comté  de  Nevers. 

*  •  . 

B.  757.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  rouleau  papier; 

5  sceaux. 

lS55-l3e9.  —  1355, 11  janvier  («  Mil  trois  cens 
chinquante  et  quatre  »).  Lettres  de  Thierry  de  Montagu, 
chevalier,  maître  d'hôtel  du  comte  de  Flandre,  conte- 
nant promesse  d'acheter  dans  le  comté  de  Nevers  ou 
dans  la  baronnie  de  Donzy,  en  héritage  ou  en  fief, 
60  livrées  de  terre,  avec  les  600  livres  que  le  comte  de 
Flandre  lui  a  accordées  par  ses  lettres  données  à  Gand  le 
lOjanvier  1354  et  dont  il  lui  a  assigné  le  payement  sur 
les  revenus  de  la  prévôté  do  Nevere.  —  1361,  28  juin, 
Paris.  Accord  entre  Marguerite,  comtesse,  Louis,  son 
fils,  comte  de  Flandre,  de  Nevers  et  de  Réthel,  Jean 
de  Tancarville,  vicomte  de  Molun,  chambellan  du  Roi 
et  Arnaut  de  Cervelle,  seigneur  de  Châteauneuf,  che- 
valier, par  lequel  les  terres  et  châteaux  de  Cosne, 
Bléneau  etDannemaric  enDonziois,  doivent  demeurer 
audit  comte  de  Flandre.  — 1362.  Mémoire  pour  le 
comte  de  Flandre  touchant  les  dégâts  que  les  gens  de 
guerre  faisaient  au  pays  de  Nevers,  Donzy,  etc. 

B.  758.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  4  pièces,  papier. 

1S80-1IL1V  ttièclc.  —  1389,  septembre,  Paris; 
Accord  entre  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  ayant  le 
gouvernement  de  Jean  de  Bourgogne,  comte  de  Nevers, 
son  fils  aine,  et  Louis,  duc  de  Bourbonnais,  comte  de 
Clermont,  par  lequel  ils  conviennent  des  limites  du 
Nivernais  et  du  Bourbonnais.  —  Sans  date  ;  seconde 
moitié  du  XIV  siècle.  Copie  informe  de  rengagement 
pris  par  le  roi  d'Angleterre  Edouard  III,  de  payer  au 
comte  de  Flandre,  Louis  de  Maie,  la  rente  annuelle  de 
40.000  florins  à  Técu  tant  qu'il  ne  jouirait  pas  des  com- 
tés  de  Nevers  et  de  Réthel,  détenus  par  son  adversaire 
le  roi  de  France,  et  ratification  par  lui  des  autres 
clauses  arrêtées  par  leurs  ambassadeurs. — XIV*  siècle. 


30 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Lettres  du  roi  de  France  et  de  son  conseil,  au  comte 
de  Flandre  (Louis  de  Maie),  touchant  les  dommages 
causés  au  pays  de  Nivernais  par  le  lieutenant  de  ce 
pays  et  rempêchement  par  lui  apporté  à  la  recette  de 
l'aide  établie  pour  la  rançon  dudit  roi.  —  XIV*  siècle. 
Réponse  de  Louis  de  Maie,  qui  promet  d'informer  sur 
la  conduite  dudit  lieutenant,  son  bâtard.  —  XIV®  siècle. 
Le  comte  de  l'iandre  attribue  à  la  présence  des  com- 
pagnies anglaises,  des  bandes  de  VArchiprêtre  (Arnaud 
de  Cervelle)  et  autres  ses  complices,  la  difficulté  qu'on 
éprouve  à  recueillir  ladite  aide  dans  le, Nivernais. 

B.  759.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  3  pièces  papier; 

2  sceaux  incomplets. 

t4Ul6-t478.  — 1465, 22  mars.  Lettres  par  lesquelles 
Jean,  comte  de  Nevers  et  de  Réthel,  remet  au  comte 
de  Charolais  la  garde  de  ses  comtés  de  Nevers  et  de 
Réthel.  —  1 4«5-1466,  22  mars,  1572-1573,  26  janvier. 
Copie  du  transport  fait  par  Jean,  comte  de  Nevers,  au 
profit  du  duc  de  Bourgogne  et  de  ses  hoirs,  d'une 
rente  de  6.000  livres  tournois  et  des  villes  d'Auxerre, 
Woorne,  Oostworne,  la  Brièle,  etc.  —  1465-1466, 
31  mars.  Renonciation  par  Jean,  comte  de  Nevers,  à 
la  somme  de  20.000  saints  d  or  et  à  une  autre  de 
20.000  francs  qu'il  prétendait  lui  être  dues  par  le  duc 
de  Bourgogne.  — 1472-1473,  24  mars.  Lettres  patentes 
du  duc  de  Bourgogne,  prescrivant  une  enquête  au 
sujet  des  revenus  des  terres  de  Roussay,  Templeix  le 
Guérard,  Coulongne,  Argicourt,  Berthencourt,  cédées 
par  le  comte  de  Nevers  à  la  comtesse  sa  femme. 

B.  t60.  (Carton.)  —  16  pièces  et  1  cahier,  12  feuillets,  papier. 

1604-1509.  —  1504, 13  mars.  Information  au  sujet 
des  biens  pouvant  appartenir  à  messire  Antoine 
Rezayne,  prêtre,  et  à  Guillaume  Rezayne,  clerc,  son 
frère,  du  village  de  Jailly,  paroisse  de  Gascoigne,  en 
la  châtellenie  de  Lorme.  —  1506  (?),  23  mars,  Paris. 
Lettre  de  Bochart  au  roi  de  Castille  relalive  au  procès 
de  Nevers.  — 1506(?),  19  mars,  Paris.  Lettre  de  Bochart 
à  la  duchesse  Marguerite,  touchant  le  rachat  de  la  terre 
de  Bommy .  —  1508.  Écritures  dans  le  procès  entre 
Charlotte  de  Bourbon  et  les  enfants  mineurs  du  roi  de 
Castille,  au  sujet  du  comté  de  Nevers.  — 1508.  Pièces 
diverses  produites  dans  le  procès  pendant  au  parle- 
ment de  Paris  entre  Charlotte  de  Bourbon  veuve  de 
feu  Engelbert  de  Clèves,  en  son  vivant  comte  de 
Nevers,  et  les   curateurs  aux  causes  de  l'archiduc 


Charles  d'Autriche,  prince  d'Espagne,  de  ses  frères 
et  sœurs,  enfants  mineurs  du  feu  roi  de  Castille,  au 
sujet  de  la  jouissance  des  comté  d'Etampes  et  seigneu- 
ries de  Gien  et  de  Dourdan. 

B.  761.  (Carton.)  —  13  pièces  et  3  cahiers,  50  feuillets,  papier. 

ifttt-tftlA.  — 1512.  Inventaire  de  pièces  relatives 
au  procès  sur  la  propriété  du  comté  de  Nevers.  —  Sans 
date  ;  vers  1512-1514.  État  des  litiges  et  affaires  do 
l'archiduc  d'Autriche  en  instance  au  parlement  de 
Paris.  —  1513.  Mémoire  concernant  les  affaires  de  la 
seigneurie  de  Château-Chinon.  —  1513.  Assignation 
donnée  à  dame  Charlotte  de  Bourbon,  veuve  de  feu 
messire  Engelbert  de  Clèves,  en  son  vivant  comte  de 
Nevers,  au  sujet  de  la  collation  de  certaines  pièces 
déposées  à  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille.  —  1514. 
Procédures  dans  la  contestation  pendante  au  parlement 
de  Paris  entre  l'archiduc  d'Autriche  et  Charlotte  de 
Bourbon,  tant  en  son  nom  que  comme  ayant  la  garde 
noble,  gouvernement  et  administration  des, enfants  nés 
de  son  mariage  avec  feu  Engelbert  de  Clèves,  comte 
de  Nevers,  au  sujet  dudit  comté  de  Nevera. 

B.  702.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  19  pièces,  papier; 

1  sceau  brisé. 

ifttft-tft94. — 1515, 7  novembre.  Lettres  de  Philippe 
de  Clèves  et  de  la  Mark,  sire  de  Ravestein,  Enghien. 
Winendale,  etc.,  par  lesquelles  il  se  constitue  caution 
pour  tous  les  frais  et  dépens  qu'il  pourrait  y  avoir  au 
parlement  de  Paris  dans  la  cause  que  Jean,  duc  de 
Clèves,  comte  de  la  Mark,  son  cousin,  avait  intentée 
contre  Charles  de  Nevers,  à  cause  de  la  succession  de 
Jean  de  Bourgogne,  comte  de  Nevers,  grand  père  de 
ce  duc  de  Clèves,  et  pour  ce  motif  hypothèque  ses 
terres  de  Winendale,  Thourout,  RouUers  et  autres.  — 
1515, 15  décembre.  Requête  de  Jean  d'Albret,  seigneur 
d'Orval,  demandant  à  intervenir  comme  père  et  tuteur 
des  enfants  mineurs  qu'il  a  eus  de  son  mariage  avec 
Charlotte  de  Bourgogne,  dans  le  procès  pendant  entre 
l'archiduc  d'Autriche  et  Charlotte  de  Bourbon,  veuve 
d'Engelbert  de  Clèves,  au  sujet  de  la  succession  de 
Nevers.  —  1517,  4  mars.  Arrêt  dilatoire  du  parlement 
de  Paris  dans  le  procès  pendant  entre  Jean  d'Albret, 
comte  de  Dreux  et  de  Réthel,  etc.,  comme  tuteur  et 
administrateur  de  ses  filles  mineures  Hélène  et  Char- 
lotte qu'il  a  eues  de  son  mariage  avec  feu  Charlotte 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  -  ROYAUMES  ET  PAYS.  — NEVERS  ET  RETHEL.    31 


de  Bourgogne,  d'une  part,  et  Charles,  roi  de  Castille, 
le  roi  de  Danemarck  et  dame  Isabelle  de  Bourgogne, 
sa  femme,  le  roi  de  Hongrie  et  dame  Marie  de  Bour- 
gogne, sa  femme,  Fernand  do  Bourgogne,  demoiselles 
Éléonore  et  Catherine  de  Bourgogne,  tous  frères  et 
sœurs  du  Roi  Catholique,  Charles  de  Clèves,  comte  de 
Nevers,  et  messire  Louis  de  Clèves  et  «  encores  »  dame 
Françoise  d'Albret,  comtesse  douairière  de  Nevers, 
veuve  de  feu  Jean  de  Bourgogne,  en  son  vivant  duc 
de  Brabant,  etc.,  au  sujet  du  comté  deNevers.  — 15.18. 
Observations  sur  les  lettres  closes  et  l'écrit  du  plai- 
doyer envoyés  parBouchart  dans  le  procès  do  Nevers. 
— 1518,  4  mars.  Procès  entre  Jean  H'Albret,  comte  de 
Dreux,  ayant  le  bail  de  demoiselles  Hélène  et  Charlotte, 
ses  âUes  mineures,  demandeur,  d'une  part,  et  Charles 
de  Clèves,  comte  de  Nevers  et  Louis  de  Clèves,  sei- 
gneur du  pays  de  Cayez,  défendeurs,  d'autre  part, 
relativement  à  l'entérinement  de  certaine  requête 
contre  l'archiduc  Charles,  le  roi  de  Danemarck  et 
dame  Isabeau  de  Bourgogne,  sa  femme,  le  roi  de 
Hongrie  et  dame  Marie  de  Bourgogne,  sa  femme,  etc. 
— 1519.  Requêtes,  mémoires  et  procédures  diverses 
produites  dans  le  procès  au  sujet  du  comté  de  Nevers. 
— 1524.  Pièces  de  procédures  produites  dans  le  procès 
dit  de  Nevers. 

RÉTHEL. 

B.  763.  (Carton.)  —  2 pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 

2  sceaux  brisés. 

tM4.iSM.  —  1204,  juillet.  (Actum  anno  Verbi 
incarnati  millesimo  ducentesimo  qicarto^  mense 
julio).  Charte  d'Hugues,  comte  de  Réthel,  accordant 
une  loi  à  ses  hommes  de  Bergnicourt,  «  hominibus 
meis  apudBereneicurtemi>,hà  Comte  percevra  le  jour 
Saint  Rémi,  pour  chaque  cheval,  bœuf  ou  âne,  deux 
sous,  deux  setiers  de  froment  et  deux  setiers  d'avoine, 
mesure  du  Châtelet.  Il  aura  chaque  année  trois  poules. 
Celui  qui  n'aura  pas  payé  ces  redevances  à  la  saint 
Rémi,  payera  trente  deniers.  Les  habitants  sont  tenus 
de  faire  quatre  corvées  par  an.  Si  le  Comte  est  fait  pri- 
sonnier en  guerre,  s'il  va  à  Jérusalem,  s'il  arme  son  fils 
chevalier  et  s'il  marie  sa  fille,  les  habitants  doivent 
payer  trente  livres.  Les  droits  de  logements  (hospita- 
tionum)  seront  perçus  comme  ils  l'ont  été  jusqu'ici  ; 
mais  on  ne  portera  plus  les  plumes  à  Châtelet  pour  y 
faire  les  lits  ;  on  les  portera  seulement  de  maison  à 
autre  en  la  communauté  de  Bergnicourt,  si  cela  est 
nécessaire.  On  ne  prendra  pas  la  nourriture  des  che- 


vaux  dans   les  maisons,    mais  seulement   dans   la 
campagne  en  temps  de  guerre.  Le  droit  de  mainmorte 
ne  sera  point  perçu  j  usqu'au  troisième  degré  de  parenté  ; 
mais  au  quatrième  le  Comte  percevra  une  moitié  des 
biens  et  les  héritiers  l'autre.  On  n'y  vendra  pas  de  vin 
banal,  {fyinum  banale)  et  le  jeu  do  dés  ne  sera  interdit 
que  du  consentement  des  jurés.  Les  hommes  de  Ber- 
gnicourt feront  dans  l'armée  du  Comte  le  même  service 
que  ceux  de  Réthel.   Celui  qui  tuera   ou  blessera 
quelqu'un  sera  puni  comme  le  Comte  le  voudra.  Celui 
qui  aura  appelé  quelqu'un  voleur  et  ne  voudra  pas  le 
prouver,  payera  cinq  sous  d'amende.  Celui  qui  donnera 
un  démenti  à  un  juré  payera  cinq  sous.  Celui  qui 
démentira  quelqu'un  en  présence  de  la  justice  payera 
deux  deniers.  Celui  qui  appellera  une  femme  du  nom 
de  débauchée  payera  trente  deniers.  Le  Comte  a  ponr 
sang  répandu  vingt  sous  et  pour  ban  enfreint  aussi 
vingt  sous.  Il  nomme  gardiens  de  ses  portes  (receveurs 
destonlieux),  qui  il  juge  à  propos  et  ces  gardiens  sont 
exempts    d'assises.    Tous   les    habitants  jurent   de 
conserver  les  droits  do  Comte  et  de  dénoncer  au 
prévôt  ceux  qui  lui  feront  tort;    ils  nomment  d'un 
commun  accord  quatre  jurés   qui  jurent  fidélité  au 
prévôt.  Ce  que  deux  jurés  ont  certifié  est  regardé 
comme  valable,  pourvu  qu'il  ne  soit  pas  question  du 
droit  d'hérédité.  Les  habitants  doivent  aller  où  ils  sont 
cités  par  le  Comte,  pourvu  que  ce  soit  dans  le  comté. 
Félicité,  femme  du  comte  Hugues  et  Hugues  son  fils, 
approuvent  cette  loi.  — 1234,  avril.  Lettres  de  Hugues, 
comte  de  Réthel,  faisant  hommage,  sauf  les  hommages- 
liges,  à  son  cousin  Jean,  évêque  do  Liège  et  à  son 
église,  d'un  fief  de  cent  livrées  de  terre  pariais  franc 
alleu,  qu'il  avait  assigné  k  cet  évoque  sur  tous  ses 
revenus  à  Mouzon,  à  Joigny,  à  Moinci,  à  Champeaux, 
à  Nouvrans,  à  Manicourt  et  sur  tout  ce  qui  lui  appar- 
tenait. —  1356,  13  avril.  Vidimus  de  ces  lettres  par 
Louis,  comte  de  Flandre,  de  Nevers  et  de  Réthel, 
faisant  hommage  à  Engelbert,  évêque  de  Liège,  du 
fief  ci-dessus.  —  1271,  avril.  (<  En  Van  de  grâce 
mil  ce  et  soissanle  et  onze,  ou  mois  d'avril  »). 
Lettres  par  lesquelles  Hugues  de  Ré\he\  (Rethest) 
déclare  qu'il  a  fait  un  échange,  dans  la  châtellenie 
de  Bourg  avec  Jacques  de  Quamay,  écuyer. 

B.  764.  (Carton.)  —  2 pièces,  parchemin;  2  pièces,  papier; 

2  sceaux  écrases. 

* 

tss«-MV*  «lèiele.  —  1330,  22  février,  à  Paris 
en  parlement.  («Af*  CCC  vicesimo  nonof).  Lettres  de 


32 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Philippe,  roi  de  France,  qui  ordonnent  que  les  revenus 
du  comté  de  Rétliel  soient  mis  en  sa  main,  entre  autres 
ce  que  le  comte  de  Flandre  en  avait  reçu  et  ce,  à  cause 
du  différend  qu'il  y  avait  entre  ledit  comte  de  Flandre 
et  Jean  de  Bretagne,  comte  de  Montfort,  au  nom  de  sa 
femme,  pour  la  succession  audit  comté  de  Réthel.  — 
1330, 20  janvier  à  Paris,  en  parlement.  («  ATCCC**  vice- 
siino  nono  »).  Arrêt  de  la  cour  du  roi  Philippe  de 
Valois,  qui  maintient  le  comte  do  Montfort  dans  la 
possession  d'une  partie  du  comté  de  Réthel  à  rencontre 
du  comte  de  Flandre.  —  Maie,  28  mai  ;  sans  date 
d'année,  seconde  moitié  du  XIV®  siècle.  Lettre  du 
comte  de  Flandre  au  duc  de  Luxembourg  au  sujet  des 
débats  existant  entre  leurs  gens.  —  Sans  date  ;  milieu 
du  XIV®  siècle.  Note  sur  le  butin  que  mossire  Wau- 
tier  de  Waenkeneheuse  emporta  sur  Philippe  des 
Armoises  et  qui  fut  emmené  àDamvillers  et  dans  les 
forteresses  du  duc  de  Luxembourg. 

B.  705.  (Carton.;  —  6  pièces,  parchemin  ;   i  rouleau,  papier  ; 

4  sceaux  brisés. 

1877-1888.  —  1377,  8  juillet.  Certificat  de  Jean 
Goulet,  receveur  du  Rethélois,  des  grains  et  cires  par 
lui  livrés  à  noble  homme  Olivier  de  Sconevelt,  châte- 
lain du  Château  Renaud,  pour  la  provision  dudit  châ- 
teau. —  1381, 2  juin.  Attestation  par  Olivier  de  Scone- 
velt, chevalier,  châtelain  de  Château-Renaud,  qu'il  a 
reçu  du  châtelain  de  Réthel,  la  somme  de  14  livres, 
4  sols,  2  deniers,  monnaie  de  Flandre,  pour  les  frais 
des  messes  qui  ont  été  dites  et  célébrées  en  l'église  de 
Biaux  pour  l'âme  de  feu  Madame  de  Flandre.  — 1382, 
8  novembre,  Arras.  Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre , 
par  lesquelles  il  donne  à  Laurette  Destache,  veuve  de 
Jean  le  Chambrelenc,  une  rente  viagère  de  40  écus 
Johannes  à  prendre  sur  le  mesurage  du  sel  de  la  ville 
de  Maisières  en  Rethélois.  —  1383,  24  juin.  «  Compte 
fait  par  messire  Olivier  de  Scœnvelt,  chevalier,  chas- 
telain  de  Chastel  Régnant,  de  toute  la  value  et  recepte 
faite  par  ledit  messire  Olivier,  de  la  chastellenie  dudit 
Chastel  Régnant,  appartenant  à  monseigneur  de 
Flandres,  pour  un  an,  commensant  le  jour  de  la  Nati- 
vité Saint  Jehan  Batiste  l'an  IIII"  et  deux,  jusques  à 
la  Nativité  Saint  Jehan  aprez  ensuivant  l'an  IIII"  et 
trois  ».  —  1383,  4  mars.  Philippe ,  fils  du  roi  de 
France,  duc  de  Bourgogne,  ratifie  les  lettres  de  son 
père  (beau-père)  accordant  à  son  valet  de  chambre 
Jean  Vanier  li  Cusne,  la  tourie  du  château  de  Réthel 


pour  sa  vie  durant,  avec  autorisation  de  commettre 
une  personne  en  sa  place.  —  1383,  26  décembre. 
Jacques  de  Marchand  témoigne  qu'il  fut  présent  lorsque 
arriva  au  château  de  Réthel  la  nouvelle  des  pillages  et 
désordres  causés  dans  la  ville  de  Pertes-lez-Réthel  par 
Gérard  Des  Chesnel,  Galechaut  d'Aigremont,  chevalier, 
Sanchez  de  Choisuel,  dit  le  grand  Guillaume,  accompa- 
gnés de  plusieurs  gens  d'armes  bourguignons;  affirme 
que  le  receveur  manda  messire  Gobert  Desuel,  cheva- 
lier, seigneur  d'Acy,  messire  Hugues,  son  fils,  messire 
Gérard  de  Barbenchon,  seigneur  de  Jeumont  et  Jean 
son  fils,  messire  Werry  d'Herbignies  et  plusieurs 
autres  nobles  hommes,  pour  venir  à  Réthel  conférer 
sur  ce  qu'il  y  avait  à  faire  dans  cette  circonstance  :  il 
fut  résolu  d'armer  plusieurs  hommes  qui  furent  envoyés 
pour  demander  raison  aux  agresseurs;  sommes  payées 
par  le  receveur  pour  cette  expédition.  —  1383,  8  août, 
Lille.  Lettres  par  lesquelles,  Louis,  comte  de  Flandre, 
fait  main-levée  de  la  saisie  qu'il  ayait  fait  faire,  faute 
de  devoirs  d'un  fief  tenu  de  lui,  consistant  en  une 
rente  sur  sa  terre  de  Wart  au  comté  de  Réthel,  appar- 
tenant à  demoiselle  Marie  de  Lorl,  fille  mineure  de 
feu  Marguerite  de  Walecourl,  femme  de  messire 
Wautier  de  Lort. 

■ 

B.  IGi).  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin. 

t8S4-t88e.  — 1384, 20  avril.  Dénombrement  rendu 
par  Marie  de  Walcourt,  dame  de  Habeconde,  au  nom 
et  comme  ayant  le  bail  et  gouvernement  de  Marie,  sa 
nièce,  fille  de  défunt  messire  Wautier  de  Lor,  cheva- 
lier et  de  Marguerite  de  Walcourt,  sa  femme,  d'un  fief 
qu'elle  tient  de  monseigneur  le  duc  de  Bourgogne,  à 
cause  de  sa  châtellenie  de  Wart,  dans  le  comté  de 
Réthel,  consistant  en  66  livres  tournois  de  rente.  — 
1384,  14  juin.  Quittance  de  Jean  Barbet,  Gerbert  le 
Charpentier,  Jean  Thierris,  des  sommes  qui  leur  étaient 
dues  pour  travaux  faits  et  livraison  de  matériaux 
pour  restaurer  «  les  aires,  les  halandres  et  la  parois  de 
planches  qui  tient  liawe  du  reversis  du  vivier  d'emprès 
le  chastelle  (de  Réthel  ?),  lequel  reversis  les  gens  du 
seigneur  de  Yergis  rompirent  quand  ils  allarent  en 
Flandre  ».  —  1384,  29  août.  Quittance  par  Huesson  le 
Riche  d'une  somme  de  40  livres  parisis  pour  20  pièces 
de  mairieus  qu'il  avait  vendues  pour  la  réparation  de  la 
grange  du  château  de  Réthel.  — 1386, 3  juillet.  Vidi- 
mus  devant  Jean  de  Meure  et  Robert  Cochet,  clercs, 
tabellions  jurés  du  duc  de  Bourgogne,  des  lettres  de 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  RÉTHEL. 


33 


Monseigneur  Josse  do  Halewyn,  chevalier,  conseiller 
du  duc  de  Bourgogne  et  gouveraeur  du  comté  de 
Réihel  et  de  Jean  Blanchet,  secrétaire  du  Roi  et  dudit 
duc  à  ce  commis,  par  lesquelles  ils  adjugent  à  Jean 
Pastourel, ,cout?rewr  (TescailleSy  les  réparations  à  faire 
aux  toitures  des  châteaux,  maisons,  etc.,  que  le  Duc 
possède  à  Maisières,  au  château  de  Régnant,  au  châ- 
teau Domont,  au  château  de  Wart  et  pour  l'entretien 
desdites  maisons. 

m 

•  B.  767.  (Carton.)  —  38  pièces,  parchemin;  3  pièces,  papier; 

plusieurs  fragments  de  sceaui. 

tSSV-lLtW*  Klèele.  —  1387.  Pièces  comptables  de 
la  recette  du  Rethélois.  —  1390.  Pièces  comptables  de 
la  recette  de  Jean  Belard,  receveur  de  Réthel  pour  le 
duc  de  Bourgogne.  —  1399,  15  janvier.  Quittance 
délivrée  par  Henry  de  Vouziers,  gouverneur  du  Rethé- 
lois. —  Sans  date,  XIV*  siècle.  Copie  d'une  lettre  du 

duc  de  Bar,  marquis  de  Pont,  à (?),  au  sujet  de 

Philippe  des  Armoises,  de  ses  complices  et  adhérents 
compris  dans  les  trêves  entre  ledit  Duc  et  son 
cousin  le  comte  de  Flandre.  —  Sans  date  ;  XI V* 
siècle.  Lettre  de  Philippe  des  Armoises  à  sa  cou- 
sine la  dame  de  Vervins,  au  sujet  d'un  valet  de  Bel- 
lières,  Jeannot,  fils  de  Renaudin,  fait  prisonnier  dans 
la  chevauchée  sur  les  terres  du  comte  de  Flandre  pour 
défier  ce  dernier.  —  Sans  date,  12  novembre.  Don- 
chery-sur-Meuse.  (Fin  du  XIV*  ou  commencement  du 
XV*  siècle).  Lettre  de  Gauthier  Gillemer,  conseiller 
du  duc  de  Bourgogne  et  son  bailli  de  Rethélois,  aux 
gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  des  comptes  qu'il 
doit  rendre  d'une  certaine  aide  qu'il  a  été  chargé  de 
lever  au  temps  du  comte  Louis  de  Maie. 


B.  768.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  5  sceaux. 

t4#4-t4t«.  — 1405,  26  août.  Pouvoir  donné  par 
Charles  VI  à  Antoine  de  Bourgogne,  de  gouverner 
par  lui  -même,  ou  de  faire  gouverner  par  ses  officiers  le 
comté  de  Rethélois,  tant  qu'il  en  sera  seigneur.  — 
1416,  11  janvier  {M.  CCCC  et  XV).  Serments  prêtés 
entre  les  mains  de  la  comtesse  de  Nevers  et  du  sei^ 
gneur  de  Rochefort,  conseiller  et  chambellan  du  duc 
de  Bourgogne,  par  Jacques,  seigneur  de  Lor,  Regnaud 
de  Coucy,  seigneur  de  Vervins  et  par  Guy,  seigneur 
d'Aynaumont,  à  cause  de  la  garde  et  capitainerie  des 


châteaux  d'Aumont,  de  Château-Regnaud  et  do  Réthel 
à  eux  conférée  par  ledit  duc  et  ladite  dame,  agissant 
comme  tuteurs  des  enfants  mineurs  du  comte  de 
Nevers. 


B.  709.  (Carton.)- —  3  pièces,  papier. 

Sans  date.  —  Sans  date,  24  mars,  Mézièrcs.  Leltro 
de  Jacques  d'Augimont,  bailli,  du  receveur  et  du  pro- 
cureur du  Rethélois  au  comlo  de  Flandre,  au  sujet  do 
la  journée  qu'ils  doivent  tenir  avec  les  gens  du  duc  do 
Bar  pour  le  règlement  de  leurs  différends.  —  S.  D., 
mercredi  après  la  Pentecôte.  Leltro  de  Jacques  d'An- 
gimont,  bailli  du  Rethélois,  au  comle  de  Flandre,  au 
sujet  du  différend  pendant  avec  le  duc  de  Luxembourg, 
relativement  à  la  terre  de  Cens.  —  S.  D.,  le  jour  de 
Pâques,  Rricy.  Lettre  de  Philippe  des  Armoises  aux 
bailli,  receveur  et  procureur  du  comté  de  Réihel,  au 
sujet  des  poursuites  qu'on  prétend  exercer  contre  lui  à 
raison  de  certain  pain  pris  par  lui  et  par  ses  frères  en  la 
ville  de  Bayonvillo  qui  appartiendrait  au  comte  de 
Flandre. 


B.  770.  (Carton.)  —  5  pièces,  papier. 

San»  date.  —  S.  D.,  12  novembre,  Donchery-sur- 
Meuse.  Lettre  des  gouverneur  et  receveur  de  Rethélois 
aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  des  comptes  du 
bailli  de  Rethélois.  —  S.  D.,  8  mai,  Mézières.  Lettres 
de  Jacques  d*Augimont  au  comte  de  Flandre  au  sujet 
des  dégâts  et  dommages  causés  dans  le  Rethélois  par 
Philippe  des  Armoises  et  ses  complices.  —  S.  D.,  7 jan- 
vier, Mézières.  Lettre  de  Rifflart  au  comte  de  Flandre, 
au  sujet  des  dommages  causés  par  les  gens  du  duc  do 
Bar  à  ceux  de  Mézières  et  de  l'urgence  d'y  porter 
remède.  —  S.  D.,  le  jour  de  la  Pentecôte,  Luxem- 
bourg. Lettre  du  duc  de  Luxembourg  et  de  Brabant  à 
son  féal  cousin  messire  Jacques  de  Loos,  sire  de  Châ- 
telthierry-sur-Meuse  et  de  Wart,  au  sujet  de  l'accom- 
plissement de  la  promesse  faite  par  lui  au  comte  de 
Flandre  et  de  la  journée  qui  doit  être  tenue  pour  le 
règlement  de  leurs  affaires.  —  S.  D.,  14  février. 
Lettre  du  comte  de  Flandre  au  duc  de  Luxembourg 
au  sujet  des  agressions  contre  les  personnes  et  les 
bestiaux  commises  par  les  gens  d'Orcumonl  au  pré* 


Nord.  —  Série  B.  —  Tobie  I.  (2*  Partie). 


34 


ARCHIVES  DU  NORD. 


judice  des  gens  de  Cons  qui  sont  sous  sa  sauvegarde 
comme  étant  du  comté  de  Réthel. 


Layette  29.  —  Picardie. 

B.  771.  CCarton.)  —  2  pièces,  parchemin;  sceau  brisé. 

f  •8ft-tt9«.  —  1235,  21  septembre,  Anvers.  («  Ba- 
tum  anno  Domini  M^  CC  XXX^  quinlo,  in  die 
sancti  Mathei^  apud  Antwe^-pium  »).  Lettres  de  H. 
(Henri),  duc  de  Lothier  et  de  Brabant,  par  lesquelles  il 
déclare  que  l'avoué  de  Bé thune  et  Amould,  seigneur 
d'Audenarde,  lui  ayant  fait  savoir  qu'ils  ont  à  Lessines 
l'argent  que  les  habitants  de  Saint-Quentin  doivent 
aux  bourgeois  de  Bruxelles,  il  promet  de  renvoyer  les 
otages  fournis  par  ceux  de  Saint-Quentin  dès  que  cet 
argent  sera,  parvenu  à  Bruxelles.  —  1296,  12  mai. 
(«  Le  vegille  de  la  Penlecouste,  en  l'an  IIII^  et 
XVI  »).  Longue  feuille  en  parchemin  qui  contient 
d'abord  les  noms  des  personnes  qui  ont  affirmé  par 
serment  la  valeur  de  la  terre  de  Bohain  :  savoir, 
Jacques  Bernier;  Pierre  Senescaus,  d'Oizi;  Gérard 
Senescaus,  d'Englecourt  ;  Colard  d'Antan  ;  Mahieu  de 
Dorenc;  Wislasse  Rapine  ;  Renier  de  Paris;  Michel 
du  Croket  ;  Adam  Grebierge  ;  Ernoul  Crochart  ; 
Thomas  de  Paris  ;  Huon  Crochart  ;  Bernard  Hanekin  ; 
Guillaume  Le  Granl  ;  Robert  de  Argival;  Reniers  de 
Busignies;  Gobert  Hanekin;  Jean  Pignon  et  Michel  de 
Manlevriel.  Ensuite  vient  le  détail  des  hommages  qui 
appartiennent  à  la  chàtellenie  de  Bohain.  Après  se 
trouve  le  revenu  des  cens  et  rentes  de  Bohain.  et 
enfin  la  valeur  des  bois  de  cette  terre  dont  il  y  a  quatre 
cent  muids,  estimés  par  Wistasse  Rapine  ;  Pierre  de 
Paris  ;  Gilles  Hellins  ;  Jean  Pignons  ;  Ernoul  Crochars; 
Thomas  de  Paris  ;  Remy  de  Cupegni  ;  Jean  Rapine  ; 
Michel  de  Mainlevriel  ;  Renier  de  Busignies  et  Michel 
du  Croket.  Ce  bois  a  été  estimé  rapporter  annuelle- 
ment mille  livres,  par  Gobert  Hanekin;  Robert  de 
Hargival  ;  Bernard  Hanekin  ;  Jean  li  Bons  ;  Guillaume 
Le  Grant  ;  Renier  de  Paris  ;  Gérard  Le  Senescaus  de 
Englecourt  ;  Pierre  li  Senescaus  d'Oizi  ;  Colart  d'An- 
tan et  Hues  Crochars. 


B-  772.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin. 

tSf  ft-t8t5.  —  1315,  août,  Veilly.  Lettres  de  Louis 
(Louis-le-Hutin),  roi  de  France,  portant  confirmation 


de  la  donation  faite  par  le  feu  roi,  son  père,  àHellio 
de  Wasiers,  chevalier,  seigneur  de  Hendrecourt, 
d'une  rente  annuelle  de  60  livres  parisis  sur  la  terre 
de  Miraumont,  avec  permission  audit  Hellin  et  à  ses 
hoirs  de  disposer  de  cette  rente  par  vente,  donation 
ou  autrement.  —  1325.  Fragment  d'une  enquête 
concernant  la  terre  de  Bertencourt. 

B.  773.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin;  1  sceau. 

tS«t-t4lMi.  —  1352,  4  novembre,  18  août  1492. 
Vidimusdos  lettres  par  lesquelles  Jacques  de  Bourbon, 
comte  de  Ponthieu,  et  Nicaise,  abbé  de  Saint-Josse  sur 
la  Mer,  accordent  une  loi  de  communauté  aux  habi- 
tants dudit  Saint-Josse.  — 1361.  Rentes  de  la  terre  de 
Ponthieu  en  l'an  1361.  —  1369,  mai,  Paris.  Privilèges 
accordés  par  le  roi  Charles  V  aux  habitants  d'Abbe- 
ville. 

B.  774.  (Carton.)  — •  3  pièces,  parchemin. 

f  87t-iSMft.  — 1371, 24  mars.  Lettres  passées  sous 
le  sceau  du  bailliage  d'Amiens,  établi  à  Beauquesne, 
par  lesquelles  Jean,  châtelain  de  Douai,  chevalier, 
reconnaît  avoir  été  payé  de  la  somme  de  six  cents  flo- 
rins d'or  pour  le  prix  de  la  vente  de  huit  vingt  men- 
cauds  d'avoine  de  rente  à  prendre  sur  le  gavre  de 
Beaumetz,  appartenant  au  seigneur  de  Boubers  ;  ladite 
vente  faite  à  noble  dame  Jeanne  Catello,  femme  de 
Pierre  Cohem,  chevalier;  ratifie  aussi  la  vente  faite  d'un 
fief  à  lui  appartenant,  situé  à  Sin-lez-Douai,  tenu  du 
château  de  Montigny,  vendu  à  Jean  Catel,  sans  pou- 
voir y  rien  prétendre,  ni  contre  Noiseux  de  le  Coo- 
querie,  écuyer,  ses  hoirs  ou  ayans  cause.  —  1382, 
10  décembre  (?).  Lettres  d'ajournement  de  Charles, 
roi  de  France,  au  sujet  de  la  terre  de  Noyelle^  près 
Montreuil,  dont  le  droit  de  justice  était  revendiqué  par 
la  comtesse  d'Harcourt.  —  1395, 1  octobre.  Nomina- 
tion au  poste  de  garde  du  château  de  Quembronne,  de 
Baudouin  Gardoplume,  par  les  maréchaux  de  France. 

B.  775.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier. 

XlV  «lèele.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Extrait 
des  privilèges  de  Montreuil-sur-Mer.  —  Sans  date  ; 
XIV*  siècle.  Lettres  sans  aucune  indication  de  noms 
de  personnes,  mandant  à  une  «  demisiele  »  qu'elle 
ait  à  quitter  l'hôpital  de  Chaieus  (peut-être  le  village 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  PICARDIE.         35 


de  Cayeuœ,  peut-être  de  céans).  —  Sans  date  d'année  ; 
fin  du  XIV*  ou  commencement  du  XV*  siècle.  Lettre 
du  sire  de  Longueval  au  chancelier  et  aux  gens 
du  Grand  Conseil  du  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  de 
la  requête  du  seigneur  de  Varennes,  capitaine  de 
Bbhain,  se  plaignant  de  certaine  entreprise  faite  par  les 
gens  du  parti  du  Duc  sur  un  nommé  Gervais  Ham- 
meron. 

B.  776.  (Carton.)  —  0  pièces,  parchemin  ;  1  pièce, 

papier  ;  3  sceaux. 

tlOO-IAts.  — 1406.  Fragment  d'un  compte  du  rece- 
veur du  Vermandois.  —  1412,  30  avril.  Sentence  qui 
maintient  Colaie  Maillarde,  veuve  Jean  Maillard, 
naguères  bourgeois  d'Abbeville,  en  possession  et  sai- 
sine d*un  moulin,  maison,  rivière,  jardin,  etc.,  appelés 
du  Doit  de  Miromaisnil,  étant  en  la  paroisse  de  Saint- 
Jean  de  Rouvroy.  —  1415,  avril  et  4  mai.  Avertisse- 
ment donné  par  Charle*?  VI,  roi  de  France,  aux  élus 
sur  le  fait  des  aides  dans  le  comté  de  Ponthieu,  agis- 
sant pour  et  au  profit  du  duc  de  Touraine,  son  fils, 
d'avoir  à  ne  plus  rien  entreprendre  sur  les  droits  de 
son  domaine  royal,  ni  sur  ceux  de  son  cousin  le  duc 
de  Bourgogne,  comte  de  Flandre.  — 1418, 2  et  19  sep- 
tembre. Acquiescement  des  habitants  de  Roye  et  de 
Montdidier  à  Tabandon  qui  a  été  fait  de  leur  territoii*e 
par  Charles  VI  au  comte  de  Charolais. 

B.  777.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  1  sceau. 

1491^1 44#.  —  1429,  28  avril.  Reconnaissance  par 
Guy  Quiéret,  dit  Boort,  chevalier,  seigneur  de  Tours, 
de  Heuchin,  d'Escuignecourt  et  de  la  Porte,  qu'il  a 
pris  jadis  à  rente,  des  mayeur  et  échevins  de  la  ville 
de  Montreuil,  une  des  tours  do  l'ancienne  forteresse 
de  ladite  ville,  séant  au-dessus  et  à  rencontre  du  fossé 
des  arbalétriers,  «  qui  est  la  seconde  tour  en  alant  de 
nostre  maison  de  la  Porte  devers  le  Wicquet  de  la 
Poissonnerie  i>^  et  que,  s'il  a  fait  faire  récemment  à 
ladite  maison  de  la  Porte,  certains  travaux  donnant 
jour  et  ouverture  sur  ladite  tour,  cela  a  été  du  consen- 
tement exprès  desdits  mayeur  et  échevins,  qui  se  sont 
réservé  le  droit  de  lui  accorder  ou  refuser  telle  per- 
mission. — 1434,  24  mai.  Ordonnance  du  duc  de  Bour- 
gogne réglant  le  mode  de  remboursement  des200saluts 
d'or,  avancés  audit  prince  par  le  chapitre  de  Notre- 
Dame  de  la  Cité-lez-Arras,  «  pour  estre  employés  au 


bien,  seurté  et  entretènement  de  nos  villes  do  Mont- 
didier et  Roye  ».  —  1439,  23  avril.  Attestation  par 
Charles  d'Artois,  comte  d'Eu,  lieutenant  et  capitaine 
général  pour  le  Roi  es  pays  de  Caux  et  de  Beauvoisis 
et  es  mèies  (limites)  d'entre  les  rivières  d'Oise  et  de 
Somme  jusqu'à  la  mer,  qu'il  a  reçu  une  somme  de 
600  francs  des  mains  de  Jean  Gibert,  commis  à  perce- 
voir «  Taide  ordonnée  par  mon  très  chier  seigneur  et 
frère.  Monseigneur  le  duc  de  Bourgogne,  es  élections 
d'Amiens,  Ponthieu,  Saint-Quentin,  Péronne,  Montdi- 
dier et  Roye,  pour  les  appointements  faits  entre  nostre 
très-chier  et  trôs-amé  beau  nepveu,  Jean  de  Bour- 
gogne, comte  d'Eslampes,  seigneur  de  Dourdan,  lieu- 
tenant et  capitaine  général  es  païs  de  Picardie  et 
d'Artois,  et  nous,  pour  la  widenge  (évacuation)  de  plu- 
sieurs places  et  forteresses  préjudiciables  au  païs  et  le 
souldoyemenl  des  gens  d'armes,  ordonnez  es  frou 
tières,  à  l'enconlre  des  angloiz,  en  la  cotte  de  Beau- 
voisis et  Xormendie  ».  —  1440,  7  septembre,  Amiens. 
Cession  par  le  duc  d'Orléans  au  duc  de  Bourgogne, 
des  terres  de  Coucy,  Soissons  et  La  Fère,  pour  em- 
ployer le  produit  de  ladite  vente  au  payement  de  la 
rançon  du  vendeur. 

B.  778.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  1  cahier,  in-8», 

73  feuiUets,  papier. 

1441-14419.  —  1441,  5  janvier.  Lettre  de  Philippe, 
duc  de  Bourgogne,  où  l'on  rappelle  que,  par  le  traité 
de  paix  conclu  avec  la  France,  Charles  VII  a  cédé  à 
Philippe-le-Bon  les  villes ,  comtés  et  châtellenies 
d'Amiens,  de  Ponthieu,  de  Saint-Quentin,  de  Mon- 
treuil, de  Corbie,  de  DouUens,  de  Péronne,  de  Mont- 
didier et  de  Roye,  avec  toutes  leurs  appartenances  et 
dépendances,  «  et  il  soit  ainsi  que  feu  messire  Jean  de 
Luxembourg,  conte  de  Liney,  lequel  en  son  vivant 
tenoit  et  possédoit  plusieurs  villes,  chasteaulx,  terres, 
seigneuries  et  biens  esdis  lieux,  soit  nagaires  aie  de 
vie  à  trespas,  tenant  le  party  des  Auglois,  ennemis  de 
mondit  seigneur  le  Roy  et  de  nous,  sans  en  son  vivant 
avoir  voulu  faire  le  serment  de  la  dicte  paix,  et  ait 
délaissié  après  luy  messire  Loys  de  Luxembourg, 
arcevesque  de  Rouen,  son  frère  germain  et  son  plus 
prouchain  pour  lui  succéder,  tenant  aussi  noctoire- 
ment  le  party  d'iceulx  ennemis,  par  quoy  tous  ses 
biens,  meubles,  héritaiges,  villes,  chasteaulx  et  chas- 
tellenies  sdyent  et  sont  à  nous  acquis  comme  confis- 
qués, et  nous  doivent  compecter  et  appartenir  ;  savoir 


36 


ARCHIVES  DU  NORD. 


faisons  que,  en  considération  des  grandes  el  innumé- 
rables  charges  que  chacun  jour  surviennent  pour  noz 
affaires  et  autrement  à  noslre  Irôs-chière  et  très-aînée 
compaigne  la  duchesse,  et  afin  qu'elle  ait  mieulx  de 
quoy  icelles  plus  deuement  et  honnourablement  sup- 
porter et  entretenir,  à  icelle  nostre  compaigne  avons 
donné,  cédé  et  transporté  tous  lesdis  biens  et  héri- 
taiges  ».  — 1446, 11  juillet,  Bruxelles.  Cession  par  le 
duc  Philippe  le  Bon  à  Antoine  de  Bourgogne,  comte 
d'Étampes,  des  terres  de  Péronne,  Montdidier  et 
Roye  en  Picardie,  de  Vorne  et  de  La  Brièle  en  Hol- 
lande. —  1448.  Déclaration  de  plusieurs  tènoments, 
terres,  masures,  prés  et  autres  choses  du  domaine  du 
comté  de  Ponlhieu  au  bailliage  d'Abbeville.  — 
1448, 28  février.  Transaction  au  sujet  de  certains  droits 
de  censivo,  entre  l'hôpital  Saint-Nicolas  de  Montrouil- 
sur-Mer  et  l'abbaye  Saint-Sauve  en  ladite  ville. 


B.  779.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  i  pièce,  papier; 

1  sceau  brisé. 


f  44fl-t4lMI.  —  1449,  7  avril.  Vidimus  d'une  injonc- 
tion faite  par  le  roi  Charles  VII  à  son  bailli  d'Amié- 
nois,  «  ordonné  deçà  la  rivière  de  Somme  »,  d'avoir  à 
cesser  de  s'intituler  «  bailli  d'Amiens  »,  ce  qui  était 
attentatoire  aux  droits  du  duc  de  Bourgogne,  à  qui 
cette  dernière  ville  avait  été  abandonnée  par  le  traité 
d'Arras.  — 1449, 28  janvier,  Tours.  Injonction  faite  par 
Charles  VII,  roi  de  France  à  Cardot  desHayes,  «commis 
à  faire  cueillir  l'imposicion  foraine  que  avons  mise  sus 
en  plusieurs  lieux  deçà  la  rivière  de  Somme  »,  de 
renoncera  étendre  ses  entreprises  de  l'autre  côté  de  la 
rivière,  spécialement  sur  la  ville  de  Picquigny.  — 
1449, 1  mars.  Attestation  pardevant  notaire  par  Guil- 
laume de  Saint  Aignan,  curé  de  Saint-Thomas  en  la 
ville  de  Saint-Quentin,  «  que  merquedi  derrain  passé 
eult  huit  jours,  *demisello  Jeanne  Derloy,  à  présent 
vesve  de  feu  Innocent  Le  Fèvre,  jadis  grainetier  dudit 
Saint-Quentin,  sa  paroissienne,  et  demeurant  au  plus 
près  de  il  qui  parle,  se  partit  de  ladite  ville  de  Saint- 
Quentin,  avec  plusieurs  aullres,  pour  aler  aux  pardons 
de  Saint-Denis,  comme  elle  lui  dit  et  certifia  lors  ;  dit 
oultre  que  il  a  bien  sceu  par  ceulx  qui  ont  esté  avec 
adicte  vesve  audit  voyage  et  qui  s'en  sont  retournez 
audit  Saint-Quentin,  que  ladicte  vesve  estoit  et  est 
demeurée  en  la  ville  de  Senlis  et  ou  pays  environ, 
pour  besoingnier  en  ses  afiaires  ». 


I 


B.  780.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemio;  4  pièces,  papier. 

t4At-tAl8.  — 1451,  7  septembre,  Lille.  Lettre  des 
gens  des  Comptes  à  Lille,  à  Guillaume  Bonnel,  écuyer, 
conseiller  du  Duc  et  lieutenant  dusénéxîhal  de  Ponttdeu, 
au  sujet  des  droits  de  garenne  sur  les  bois  de  Cressy 
jusqu'à  la  Somme.  —  1464,  28  février.  Vidimus  d'une 
>  déclaration  des  élus  des  cité  et  diocèse  d'Amiens  por- 
tant que  la  ville  de  Montreuil  ne  doit  être  imposée  dans 
les  tailles  et  aides  qu'au  tiers  de  la  contribution 
d'Amiens. — 1465,  25 juillet,  Bruxelles.  Mandement 
du  duc  de  Bourgogne  à  ses  gens  des  Comptes  à  Lille, 
de  faire  délivrer  aux  habitants  de  Roye  une  caque  de 
poudre.  — 1465, 22  mars.  Renonciation  par  Jean,  comte 
de  Nevers,  à  tous  les  droits  et  prétentions  qu'il  pouvait 
avoir  sur  les  villes  et  seigneuries  de  Péronne,  Mont- 
didier et  Roye.  (Copie).  — 1465-1466,  22  mars,  1512- 
1513.  Lettres  de  Jean,  comte  de  Nevers,  approuvant 
le  traité  passé  entre  Louis  XI  et  le  comte  de  Charolais 
au  sujet  de  la  cession  à  ce  dernier  des  villes  et  seignea- 
ries  de  Péronne,  Montdidier  et  Roye. 

B.  781.  (Carton.)  —  6  pièces,  papier. 

t474-t47ft.  —  1474,  26  juillet,  au  camp  près  de 
Fauquemont.  Mandement  du  duc  de  Bourgogne  an 
sire  do  Buleltes  et  à  Hue  de  Dompierre,  pour  le  paye- 
ment des  gens  de  guerre  établis  à  Abbeville  sous  le 
seigneur  d'Esquerdes.  —  1474,  2  octobre,  au  siège 
devant  Neuss.  Mandement  du  duc  de  Bourgogne  à  ses 
trésoriers  sur  le  fait  des  aides  pour  le  paiement  des 
gens  de  guerre  en  garnison  à  Abbeville.  —  1474, 
26  décembre,  au  siège  devant  Neuss.  Mandement  du 
duc  de  Bourgogne  à  ses  trésoriers  des  domaines  et 
généraux  des  aides  pour  le  payement  des  garnisons 
tant  de  la  rivière  de  Somme  que  de  la  Gueldre.  — 
1474-1475  (n.  st.),  28  janvier,  au  siège  devant  Neuss. 
Lettre  du  duc  do  Bourgogne  à  ses  trésoriers  des- 
domaines et  généraux  des  aides,  au  sujet  du  payement 
de  la  garnison  de  Roye.  — 1474-1475  (n.  st.),  9  février, 
au  siège  devant  Neuss.  Lettre  du  duc  de  Bourgogne . 
aux  trésoriers  de  ses  domaines  et  généraux  des  aides, 
au  sujet  du  payement  de  Bon  de  Rely  et  de  ses  gens 
de  guerre  en  garnison  à  Montdidier.' — 1474-1475 
(n.  st.),  4  mars,  au  siège  devant  Neuss.  Lettre  du  duc. 
de  Bourgogne  aux  généraux  des  aides  et  à  Hue  de 
Dompierre,  trésorier  des  guerres,  au  sujet  du  payement 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHAHTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  PICARDIE  ET  SOISSONS.    '.YT 


des  25  hommes  d'armes,  archers,  arbalétriers,  coule- 
vriniers  et  picquenars  du  sénéchal  de  Ponthieu,  le 
sire  d'Esquerdes. 

B.  782.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;   1  pièce  et  1  cahier, 

10  feuillets,  papier. 

f  All-XW*  «lècle.  —  1477,  25  avril.  Vidimus  des 
lettres  palenles  du  roi  Louis  XI  accordant  l'exemption 
du  ban  et  de  l'arrière  ban  aux  habitants  do  Montreuil- 
sur-Mer.  —  1477-1478,  l*' janvier.  Lettres  patentes  de 
Jean  d'Estouteville,  seigneur  de  Torcy,  grand  maître 
des  arbalétriers,  permettant  rétablissement  do  diffé- 
rentes impositions  sur  les  marchandises  dans  les  ville 
et  banlieue  d'Amiens.  —  1483,  octobre.  Privilèges 
accordés  à  la  ville  de  Montreuil-sur-Mer  par  le  roi  de 
France  Charles  VIII.  —  1499, 3  décembre.  Copie  de 
la  donation  de  la  terre  du  Càtolet  par  Claude  Rolin, 
veuvç  de  Jacques  de  Montbel,  comte  de  Montbellet,  à 
Françoise  de  Montbel,  fille  de  feu  Claude  de  Montbel. 
—  XV*  siècle.  Requête  adressée  aux  gens  des  Comptes 
de  Lille,  par  Jean  Leclerc  demeurant  à  Roye,  tendant 
à  obtenir  Tentérinement  des  lettres  de  remise  de  la 
moitié  d'une  amende  de  100  livres. 

B.  783.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin. 

tftt9-t«ft9.  —  1512-1513  (n.  st.),  26  février.  Arrêt 
du  parlement  de  Paris  prescrivant  la  délivrance  et  la 
collation  de  quatre  litres  relatifs  au  transport  ot  à  la 
cession  des  seigneuries  de  Péronne,  Montdidier  et  Roye 
et  de  leurs  dépendances  par  le  duc  Philippe  le  Bon 
à  Jean,  comte  de  Nevers,  de  Réthel  et  d'Étampes,  en 
vertu  du  traité  d'Arras,  en  1465,  litres  que  Charlotte 
de  Bourbon,  comtesse  de  Nevers,  prétendait  faux  à 
rencontre  do  Tarchiduc  Charles  d'Autriche.  Copies 
de  l'acte  de  cession  dosdites  seigneuries,  daté  du 
22  mars  1465-1466 (n.  st.).  ~  1552, 14  décembre.  Jug^ 
ment  du  bailli  de  Waven(?),  condamnant  Appoline  de 
Dammartin,  lépreuse  du  val  des  Malades  de  la  ville  de 
Montreuil,  à  sortir  du  royaume,  pour  avoir  vendu  plu- 
sieurs botes  telles  que  vaches,  bœufs,  moutons,  etc., 
aux  marchés  de  Montreuil  et  autres  lieux  et  prescri- 
vant que  les  bestiaux  appartenant  à  ladite  Dammartin, 
trouvés  dans  ladite  maladrerie,  seront  tués  et  distri- 
bués aux  autres  lépreux,  et  que  ses  autres  biens  meu- 
bles seront  confisqués.  —  1652,  12  octobre.  Copie 
authentique  d'un  arrêt  du  Conseil  d'État  du  roi  de 
France,  autorisant  la  levée  par  les  échevins  de  Mon- 


treuil-sur-Mer, d'une  taxe  sur  les  denrées,  pour  le 
produit  en  être  appliqué  à  l'entretien  d'un  régiment 
d'infanterie. 

SOISSONS. 

B.  784.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ; 
1  sceau  en  mauvais  état. 

t9ft8-tt79.—  1258, 18  avril.  («  En  l'an  de  l'Incar- 
nation mil  deus  cens  L  et  VIII,  lejoedi  devant  feste 
saint  Marc  ou  mois  d'avril  »).  Lettres  des  maire,  jurés 
et  communauté  de  Soissons  déclarant  qu'une  difficulté 
s'étant  élevée  entr  eux,  d'une  part,  et  noble  homme 
Jean,  comte  de  Soissons,  d'autre  part,  au  sujet  de 
Favenage  d'un  totirnoyement  qui  fut  à  Soissons  et  de 
ceux  qui  avaient  logé  sur  la  terre  où  le  Comto 
avait  le  seterage  qu'il  demandait,  ce  que  la  ville 
refusait  en  di.sant  qu'il  ne  devait  jouir  de  ce  droit 
que  sur  les  maisons  où  il  logeait  ordinairement,  ils  sont 
convenus  que  les  choses  demeureraient  comme  non 
avenuas.  Ils  déclarent  qu'au  sujet  des  aubaines,  ils 
sont  convenus  avec  le  Comte  des  articles  suivants  : 
Ceux  qui  ont  demeuré  dans  la  commune  de  Soissons 
jusqu'au  moment  où  cet  accord  a  été  fait,  pourront  y 
rester  en  paix  sans  que  le  Comte  ou  ses  gens  puissent 
les  inquiéter  ;  si  le  Comte  ou  ses  gens  arrêtent  quelqu'un 
pour  raison  d'aubaine,  le  maire  ou  son  lieutenant  avec 
deux  jurés  prendront  son  parti  et  diront  par  serment 
s'il  est  dans  le  cas  ou  non  d'être  arrêté,  et  s'ils  disent 
qu'il  a  fait  seigneur ^  il  poun^a  rester  dans  la  commune 
comme  il  a  été  dit  ci-dessus  ;  si  des  étrangers  viennent 
s'établir  à  Soissons,  ils  seront  obligés,  pour  entrer 
dans  la  commune,  de  prendre  pour  seigneur  ^otre- 
Dameou  Saint-Gervais  pendant  un  an  et  un  jour  qu'ils 
seront  restés  dans  ce  comté  et  alors  ils  entreront  dans 
la  commune;  le  Comte  ou  ses  gens  recevront  leurs 
serments  et  on  inscrira  leurs  noms  dans  un  rolet 
déposé  à  Saint-Léger  dans  un  écrin  commun  dont 
le  Comte  aura  une  clef  et  la  commune  l'autre. 
Ils  promettent  d'exécuter  le  contenu  de  ces  lettres 
et  déclarent  avoir  reçu  celles  scellées  dudit  Comto 
et  de  Jean,  son  fils  aîné.  —  1272,  février.  («  Latum 
anno  Domini  millesimo  ducentesiino  septuagesimo 
primo,  mense  febncario  »).  Lettres  par  lesquelles 
Jean  de  Ayssenliz,  chanoine  et  officiai  de  Sois- 
sons, déclare  qu'en  sa  présence  tous  les  bour- 
geois de  noble  homme  Jean,  comte  de  Soissons. 


38 


ARCHIVES  DU  NORD 


soigneur  de  Chimay,  tant  hommes  que  femmes,  des 
villes  de  Aucy,  Treny^  Margi^  Cuffres,  Pommiers , 
Villeneuve^  d'Ayle  et  autres  endroits,  ont  attesté 
que,  par  une  charte  de  franchise  qu'ils  tenaient  tant 
du  comte  deSoissons  que  de  son  père,  ils  sont  exempts 
du  droit  de  formariage.  Il  est  aussi  fait  mention  dans 
ces  lettrées  des  garennes  et  des  mairies  de  Bucy  et 
de  Treny. 

B.  785.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin;  2  sceaux. 

tt7ft-tt8i.  —  1275,  2  mai.  («  En  Van  de  ffi^âce 
mil  deus  cenz  soissante  et  quinze  ou  mois  de  m/iy,  le 
juesdi  après  le  feste  Saint  Philippe  et  Saint  Jaques  »). 
Lettres  par  lesquelles  Geoffroi  de  Mortemar,  cheva- 
lier, et  Hertrude,  sa  femme,  déclarent  avoir  vendu  à 
noble  homme  Jean,  comte  de  Soissons,  seigneur  de 
Chimay,  toute  la  terre  de  Busency,  qui  appartenait  à 
ladite  dame.  — 1281,  mai.  («  En  Van  de  grâce  mil 
deuls  cens  quatre  vins  et  un^  ou  mois  de  may  »). 
Lettres  par  lesquelles  les  maire,  jurés  et  communauté 
dé  la  commune  de  Wailly  déclarent  que  pour  terminer 
les  difficultés  qu'il  y  avait  entr'eux,  d'une  part,  et  Jean, 
comte  de  Soissons,  seigneur  de  Chimay  et  Marguerite, 
sa  femme,  d'autre  part,  au  sujet  des  droits  de  morte- 
mains  et  de  formaria^es  dans  les  villes  de  Wailly, 
Ghanonnes,  Aysy  et  Joi,  ils  sont  convenus  parle  conseil 
des  preud'hommes  qu'ils  prendraient  à  cens,  à  toujours, 
tout  ce  qui  appartenait  dans  ces  villes  et  leurs  appen- 
dances  au  Comte  et  à  la  Comtesse,  jusqu'au  grand 
chemin  qui  va  de  Fruitià  Craonne,  la  justice  de  toutes 
mesures  et  de  tous  poids,  la  justice  du  pain,  l'épave, 
l'exécution  du  larron  et  de  la  larronnesse  et  du  larcin 
dont  ils^vaient  le  jugement  et  le  Comte  l'exécution,  la 
justice  que  le  Comte  prétendait  dans  la  rivière  à'Aysne 
depuis  le  moulin  de  Connay,  en  amont  et  tout  ce  qui 
appartenait  au  Comte  jusqu'à  ce  chemin  par  raison  de 
vicomte.  Les  commands  du  Comte  (officiers,  personnes 
attachées),  qui  habiteront  dans  ces  endroits  seront 
exempts  de  la  mainmorte  et  du  f07*m^riage^  moyen- 
nant la  commandite  ou  la  douzaine  qu'ils  paieront 
chaque  année.  Les  personnes  attachées  au  service  du 
Comte  qui  demeureront  dans  les  villes  de  Filains  et  de 
Paregni,  seront  aussi  quittes  de  tous  droits,  mais  le 
Comte  et  la  Comtesse  se  réservent  les  vinages  par 
terre  et  par  eau  qu'ils  avaient  coutume  de  percevoir 
ainsi  que  tous  les  hommages  et  la  mouvance  des  fiefs 
et  arrière-fiefs  dans  lesdites  \illes  de  Wailly,  Cha- 


nonnes,  Aisy  et  Joi.  Les  maires  et  échevins  promet- 
tent de  donner  tous  les  ans  au  Comte  et  à  la  Comtesse 
et  à  leurs  hoirs,  à  toujours,  dans  la  ville  de  Wailly, 
quatorze  livres  parisis  le  jour  de  Saint  André  et  décla- 
rent leur  avoir  donné  pour  cette  vente  trois  cents  livres 
tournois.  Si  la  rente  do  quatorze  livres  n'est  pas  exac- 
tement payée,  ils  promettent  de  donner  en  nom 
d'amende  5  sols  par  jour  de  relard  et  obligent  tous 
leurs  biens  et  ceux  de  leurs  hoirs.  Ils  supplient  le  roi 
de  France  de  confirmer  ces  lettres.  —  1281,  juin, 
Paris.  («  Actum,  Parisius  anno  Domini  millésime 
ducentesim.0  octogesimo  primo  y  7nense  junio  »). 
Confirmation  par  Philippe  le  Hardi,  roi  de  France, 
des  lettres  y  insérées,  données  par  la  commune  de 
Waillv-en-Soissonnais  au  mois  de  mai  1281. 

B.  786.  (Carton.}  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  sceau. 

f  SOl-tSOS.  —  1301.  Lettres  par  lesquelles  maitre 
Jean  do  Soissons,  (chanoine  de  Beauvais  et  de  Laon, 
ensuite  prévôt  de  l'église  métropolitaine  de  Reims), 
déclaro  qu'une  difficulté  s'étànt  élevée  entre  monsei- 
gneurRaoulde  Soissons,  son  frère  et  lui,  d'une  part,  et 
fou  noble  homme  Jean,  comte  de  Soissons  et  seigneur 
de  Chimay,  son  neveu,  d'autre  part,  au  sujet  de  la 
succession  qui  leur  revenait  dans  le  comté  de  Soissons, 
à  la  mort  de  monseigneur  Jean,  comte  de  Soissons  et 
seigneur  de  Chimay,  leur  père  et  aïeul  de  leur  dit  neveu 
Jean,  ils  sont  convenus  que  leur  neveu  leur  aurait  donné 
à  chacun  d'eux,  deux  cents  livres  parisis  de  revenu, 
pour  lesquelles  on  avait  assigné  audit  maitre  Jean,  la 
maison  d'Aillé  et  tout  ce  qui  appartenait  audit  Comte 
dans  les  terroirs  du  jardin  de  CutjH  et  de  Cuffies  ; 
mais  ces  biens  n'étant  point  suffisants  pour  faire  le 
revenu  ci-dessus,  Hues,  damoiseau,  comte  de  Soissons 
et  de  Chimay,  son  neveu,  lui  a  donné  au  lieu  de  Bucy, 
tous  les  vinages  qui  commencent  à  la  vigne  Guyot 
faucon  es  àbbeestes  et  en  Montfaucon^  qui  vont 
jusques  à  la  vigne  de  Raoul  de  Yaubuin  en  Soubrai, 
ainsi  que  toutes  les  poules,  cens,  rentes,,  deniers, 
avoine,  Vostise  (maison,  demeure)  de  Gérard  Hargot 
et  celle  de  monseigneur  Simon,  dit  Gontin,  en  toute 
justice  haute,  moyenne  et  basse  ;  Vépave  et  Vestraière 
en  chemin  et  hors  chemin,  excepté  dans  ceux  de  la  ville 
de  Bucy  et  la  place  du  Montail  qui  fut  jadis  donnée  aux 
bourgeois  dudit  lieu  de  Bucy  ;  le  Comte  se  réservant 
seulement  l'hommage  et  le  ressort  ;  et,  moyennant  ce, 
maître  Jean  déclare  être  content  de  cette  iassiguation  el 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  ULLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  ROYAUMES  ET  PAYS.  -  BAR,  PERCHE,  ETC.       3S> 


promet  de  ne  jamais  inquiéter  Hues,  son  neveu  à  ce 
sujet.  —  1303,  décembre.  Accord  entre  Gautier  de 
Châtillon,  comte  de  Porcien  et  connétable  de  France, 
et  noble  homme  Hues,  comte  de  Soissons  et  sire  de 
Chimay,  par  lequel  ce  comte  a  cédé  au  comiétable,tout 
ce  qui  lui  appartenait  dans  la  ville  de  Châtel  en  Porcien 
et  appartenances,  sauf  ce  que  Jaquemars  de  la  Roche, 
écuyeret  les  hoirs  de  feu  Chapon  de  Mesmont,  écuyer, 
tenaient  de  lui  en  foi  et  hommage  à  Waignon  et  à 
Mesmont,  fiefs  dudil  Châtel  ;  Gautier  lui  donne  en 
échange,  les  rentes  de  douze  muids  de  vinage  àWilly- 
sur-Marne  ;  autres  douze  muids  à  Cersueil-les-Marueil  ; 
deux  tonneaux  de  vin  blanc,  contenant  huit  muids  à 
Châtillon  ;  les  hommes  et  les  femmes  de  corps  h 
Willy  ;  ceux  et  celles  acquestès  à  la  Vicomtesse  ;  la 
mairie  de  Willy  ;  la  justice  grande,  moyenne  et  petite; 
quatre  vingt  seize  arpents  de  bois  dans  la  forêt  sur 
Néelle,  tenant  aux  vignes  de  Néelle  et  à  la  Male- 
maison  de  Troissi,  avec  la  garenne  et  toute  justice 
et  seigneurie;  les  bois  dessus  Willi  dans  la  Gruerîe 
du  Roi,  savoir,  vingt  quatre  arpents  et  demi  en  Beau 
Moncel  ;  trente  arpents  dans  la  forêt  dessus  Willy  ; 
vingt  arpents  et  demi  en  Chaanois  et  vingt-huit  arpents 
en  Boulois;  les  hommages  de  Jaquiers  de  Willy, 
écuyer  ;  de  la  femme  le  Baie  ;  do  Jeannin,  son  fils  ; 
de  Henri  des  Luis  ;  de  Guillaume  de  Ermentières  et 
de  Pierre  li  Camus,  tenus  de  lui  en  fief,  à  charge 
que  le  comte  de  Soissons  et  ses  successeurs  tien- 
dront toutes  ces  parties  et  le  fief  de  Guiron  en  un 
seul  fief  et  hommage  du  Connétable  et  de  ses  succes- 
seurs, sans  qu*il  soit  marqué  de  quelle  terre  ce  fief 
doit  tenir. 

B.  787.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin. 

tsso-f  S44.  —  Sans  date  ;  vers  1330.  État  et  prisée 
des  revenus  du  comté  de  Soissons  donné  par  le  sei- 
gneur de  Beaumont  à  la  comtesse  de  Blois,  sa  fille.  — 
1343, 6  avril.  («  Le  jour  de  Pasques  flouries,  Fan  de 
grâce  mil  trois  cens  quarante  et  deux  »).  Lettres  de 
Louis,  comte  de  Flandre,  par  lesquelles  il  donne  pour 
sa  vie  durant,  à  Richarde  de  Bleine,  demoiselle  de  la 
Comtesse,  sa  femme,  la  terre  de  Fondelain  en  la  baron- 
nie  de  Donzy.  —  1344,  3  mai.  Lettres  de  Louis,  comte 
de  Blois  et  seigneur  d'Avesnes,  et  de  Jeanne  de  Beau- 
mont,  sa  femme,  par  lesquelles  ils  rendent  à  Jean  de 
Hainaut,  seigneur  de  Beaumont,  comte  de  Soissons  et 
è  Marguerite,  sa  femme,  père  et  mère  de  la^lite  Jeanne, 
leur  fille  et  unique  héritière,  le  comté  de  Soissons  qui 


leur  avait  été  donné  par  leur  contrat  de  mariage,  pour 
par  ladite  Marguerite  en  jouir  sa  vie  durant,  à  Texcep- 
tion  des  535  livrées  de  terre  qui  devaient  être  données 
auxdits  comte  et  comtesse  de  Blois  pour  supplément 
de  la  terre  de  Dargies. 

B.  788.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux. 


\.  —  1345,  30  juillet.  («  Le  samedypro- 
chainavant  le  Saint  Pierre  entrant  aoust  »).  Déclara- 
tion donnée  par  Pierre  de  Cramaisnil,  bailli  du  comto 
de  Blois  en  la  terre  de  Dargies,  Jean  de  Morvillier, 
chevalier  et  Bauduin  de  Bavelainecourt,  écuyer, 
hommes  de  fief  de  la  terre  de  Dargies,  que  Raoul  de 
Bongainville,  écuyer,  a  reconnu  tenir  de  la  terre  de 
Dargies  aux  coutumes  de  la  châtellenie  de  Bre- 
teuil,  trois  fiefs  au  terroir  de  Berchicourt  qui  lui 
étaient  échus  par  succession  de  Jean  de  Bongainville, 
son  père.  — 1348, 13  février,  au  château  de  Viesvilie. 
Lettres  de  Guillaume,  comte  de  Namur,  et  de  Jeanne  de 
Hainaut,  comtesse  de  Blois,  sa  femme,  par  lesquelles 
ils  rendent  à  Jean  de  Hainaut,  seigneur  de  Beaumont, 
comte  de  Soissons  et  à  Marguerite,  sa  femme,  père  et 
mère  de  ladite  Jeanne,  leur  fille  et  unique  héritière, 
le  comté  de  Soissons  qui  avait  été  donné  à  ladite 
Jeanne,  par  son  contrat  de  mariage  avec  Louis,  comte 
de  Blois,  seigneur  d'Avesnes,  son  premier  mari,  pour 
par  ladite  Marguerite  jouir  de  ce  comté  de  Soissons  sa 
vie  durant,  excepté  seulement  535  livres  qui  devaient 
leur  être  assignées  pour  supplément  de  la  terre  de  Dar- 
gies. —  1366.  Accord  entre  Louis  de  Châtillon, 
comte  de  Blois  et  de  Soissons  et  Pierre,  abbé  de  Saint- 
Yvel  de  Braine,  au  sujet  de  la  haute,  moyenne  et 
basse  justice  en  la  terre  d'Acy-lez-Soissons,  tenue  en 
commun  avec  les  religieux  de  Saint-Crespin-le-Grand 
de  Soissons. 

Layettb  30.  —  Bar,  Perche,  Etampes,  Bretagne, 

Blois,  Chartres,  Vendôme 

B.  789.  (Carton.]  —  6  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux. 

ttto-f  943. — 1220,  juillet.  («  Actum  anno  Domini 
millesimo  ducentesimo  vicesimo^  mense  julio  »). 
Lettres  par  lesquelles  Hugues  de  Yaudemont  déclare 
qu*Odede  Braz,  son  homme,  donne  à  Henri,  comte  de 
Bar,  tout  ce  qui  lui  appartient  à  Baulny  et  à  Avocourt, 
[apvfd  Boromiam  et  Avencuriam)  et  que  le  comte 
de  Bar  lui  donne  en  échange  «  douze  fois  vingt  livres, 
cinq  familles  d'hommes  k  Dene  et  à  Baulny,  excepté  la 


/iO 


ARCHIVES  DU  NORD. 


vicomte  que  le  Comte  se  réserve  en  ces  villes  s>.  — 
1243,  juin.  («  Actum  anno  gratie,  millesimo  ducente- 
simo  quadragesïmo  tercio,  mense  junio  »)-  Lettres 
de  Thomas  de  Coucy,  seigneur  de  Vervins  et  de 
Doingt,.du  mayeuretdes  habitants  de  Borreure  (Bou- 
rcuilles?)  déclarant  qu'en  veitu  d'un  traité  fait  avec 
eux,  Thomas  accorde  à  ses  bourgeois  la  franchise  dont 
jouissent  les  bourgeois  de  Hans.  Il  retient  pour  lui  et 
ses  hoirs,  le  droit  de  faire  faucher  et /<?n^r(/«n«re)  les 
prairies  qui  lui  appartiennent  sur  ce  territoire  par  les 
bourgeois  de  Boureuillos,  en  leur  donnant  seulement 
le  pain,  lis  sont,  en  outre,  obligés  de  mener  le  foin  dans 
sa  maison  de  Boureuilles.  Les  bourgeois  reconnaissent 
être  obligés  de  mener  aussi  le  bois  et  les  matériaux 
nécessaires  pour  réparer  les  fours  et  les  moulins  de 
Boureuilles,  qui  sont  banaux.  Si  un  bourgeois,  homme 
ou  femme,  quitte  la  ville  pour  aller  résider  ailleurs, 
ce  qui  lui  appartient  reste  au  seigneur.  Thomas  et  les 
bourgeois  s'obligent  à  ne  point  donner  asile  dans  la 
franchise  de  la  ville,  aux  hommes  du  comte  de  Bar-le- 
Duc.  —  1243,  août.  («  Actwm  anno  Domini  millesimo 
diicentesimo  quadragesim,o  tercio,  m^nse  augusti^). 
Lettres  de  Thomas  de  Couci,  seigneur  de  Vervins, 
promettant  de  dédommager  Jeanne,  comtesse  de 
Flandre  et  de  Hainaut,qui  s'est  portée  caution  pour  lui 
envers  Gautier  de  Ligne,  au  sujet  d'une  somme  de  huit 
cents  livres  parisis.  —  1243,  novembre.  («  Faites  lan 
que  li  miliaires  estoit  par  m,il  deux  cens  ci  quarante 
et  trois  ans,  en  mois  de  novembre  »).  Lettres  de  Thi- 
baut, comte  de  Bar,  accordant  à  Ansauville  (Anze- 
ville)  la  franchise  de  Beaumont,  excepté  sur  ce  point 
que  si  un  bourgeois  quitte  cette  ville,  il  perd  sa 
«  remanence  »,  à  moins  qu'il  ne  la  donne  ou  ne  la 
vende  à  un  bourgeois  dans  l'an  et  un  jour.  —  Môme 
date.  Pareilles  lettres  sous  le  vidimus  de  Jean  Théo- 
bald  d'AnsauviUe,  notaire  du  diocèse  de  Verdun,  en 
date  du  25  février  1362  (v.  st.).  —  Même  date.  Pareilles 
lettres  pour  la  ville  de  Véry  (Vairi). 

B.  790.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce  papier  ; 

2  sceaux  brisés. 

tt4Le-t887.  —  1246,  novembre  ;  1337,  mardi  après 
la  Conception  Notre-Dame  (9  décembre).  Confirmation 
par  Thiébaud,  comte  de  Bar,  des  privilèges  accordés  à 
Ja  ville  de  Clermont  en  Argonne  par  son  père  le  comte 
Henri,  avec  mandement  au  prévôt  de  faire  observer  les 
usages  et  coutumes  consacrés  par  ces  privilèges  par 
les  bourgeois  dudit  lieu;  —  mandement  au  prévôt  de 


Clermont  en  Argonne,  de  conserver  aux  bourgeois  de 
Clermont  tous  les  privilèges  qui  leur  avaient  été  don- 
nés par  la  charte  ci-dessus  ;  —  même  date.  Semblable 
mandement  adressé  au  même,  de  faire  jouir  tous  ceux 
qui  viendront  habiter  cette  ville,  des  privilèges  à  elle 
accordés  par  Thiébaud,  comte  de  Bar,  le  6  novembre 
1246,  lesquels  privilèges  sont  joints  au  mandement. 
—  1246,  novembre.  («  Datum  anno  Verbi  incamaii 
AP  CC^  quadingesirno  sexto .^  mense  novembris  »). 
Lettres  par  lesquelles  Thibaut,  comte  de  Bar,  affran- 
chit les  habitants  do  Clermont  en  Argonne;  déclare 
que  ceux  qui  résideront  dans  le  château  de  Clermont 
que  Henri  son  père  a  fait  bâtir,  lui  paieront  annuelle- 
ment 12  deniers,  dont  6  à  Pâques  et  6  à  la  Saint  Remy 
et  qu'ils  seront  exempts  de  toute  chevauchée  et  de 
toute  armée.  Si  quelque  bourgeois  commet  un  crime, 
il  sera  jugé  selon  la  coutume  de  Verdun.  Si  un  bour- 
geois quitte  ce  château  et  sort  de  l'Empire  pour  aller 
en  France,  en  Navarre,  à  Verdun  ou  à  Metz,  il  pourra 
donner  son  droit  de  résider  à  ses  fils  ou  à  ses  filles  ; 
copie  donnée  le  2  juin  1337  par  Gilles,  doyen  de  Bar, 
Jean  Philippin,  Jean  dit  Perus  Preste,  bailli  de  Bar 
et  Gérard,  chapelain  du  comte  de  Bar.  — 1247,  juillet. 
(«  En  lan  que  li  ')niliars  courroit  par  mil  et  deus 
cens  et  quai^ante  sept  ans,  ou  m^ix  de  julet  »). 
Lettres  par  lesquelles  Thibaut,  comte  de  Bar,  met  sa 
ville  d'Aubrevillc  sous  la  franchise  de  Beaumont  sauf 
son  deffois,  (terre  dont  l'usage  est  au  seul  proprié- 
taire) qui  est  du  côté  de  la  Champagne  et  le  bois 
devant  Verrières.  11  garde  ces  bois  à  son  profit  et  les 
habitants  n'y  auront  que  le  pâturage.  Si  un  des  bour- 
geois d'Aubrevillo  quitte  ce  lieu  pour  aller  demeurer 
à  Metz,  Verdun  ou  dans  le  Royaume,  il  perdra  sa 
remanence  à  moins  qu'il  ne  l'ait  vendue  ou  donnée  à 
son  fils  ou  à  sa  fille  en  mariage.  Il  garde  son  ost  et 
chevauchée  et  ceux  qui  n'y  viendront  pas  quand  ils 
auront  été  sommés,  seront  conduits  (traités)  par  la  loi 
de  Beaumont.  Les  amendes  lui  appartiendront  comme 
dans  ses  autres  villes.  Les  habitants  de  la  ville  ne  pour- 
ront retenir  aucun  de  ses  hommes.  Ce  qui  appartient  à 
Pierre  Du  Cheene  sera  tenu  du  comte  de  Bar.  Il 
reconnaît  avoir  donné  à  Aubri  le  Prévôt,  de  Clermont 
et  à  Gérard  de  Bar  le  charruaige.  Il  se  réserve  l'eau 
des  moulins  do  Courcelles,  sauf  que  les  bourgeois  de 
la  ville  pourront  y  pêcher  pour  leur  consommation 
dans  la  ville  et  non  dehors.  Sous  le  vidimus  de 
Garnier,  abbé  de  la  Chalade,  ordre  de  Cit^aux, 
diocèse  de  Verdun,  le  jour  de  la  Madelaine  1357. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  BAR,  ETC. 


4i 


B.  791.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ; 
5  sceaux  brisés  ou  écrasés. 

1 951-1 188. —  1251,  septembre  (<s^Fait  quand  H 
miliares  cou7^oU  par  mil  dens  cens  cinquante  et  un 
an,  au  moix  de  septembre  »).  Lettres  de  Thibaut, 
comte  de  Bar,  donnant  des  lois  à  la  ville  de  Revigny  : 
Chaque  bœuf  qui  tirera,  paiera  deux  sols  et  trois  quar- 
terons de  blé  ;  un  cheval  labourant  :  trois  sols  et  quatre 
quarterons  de  blé,  moitié  froment  et  moitié  avoine; 
un  homme  qui  n'a  point  de  bête,  paiera  comme  un 
bœuf.  Une  femme  veuve  :  douze  deniers  et  un  quarte- 
ron de  blé.  Les  botes  d'un  an  :  un  denier;  la  vache  qui 
donnera  du  lait  :  six  deniers,  etc.  Les  habitants  de  la 
ville  nommeront  le  mayeur  et  les  échevins,  quand  ils 
le  voudront.  Si  on  trouve  un  homme  de  la  ville  dans 
les  bois  du  Comte,  il  sera  esiroussiè  par  ses  forestiers 
et  après  il  paiera  dix  sols.  Si  une  femme  vient  s'éta- 
blir à  Revigny  par  mariage,  elle  et  son  hoir  seront 
dans  la  franchise  de  la  ville  ;  si  elle  est  de  la  ville  et 
qu'elle  se  marie  sous  lui,  elle  n'a  point  de  reclaim 
(action  pour  réclamer).  Si  le  comte  de  Bar  est  en 
guerre,  ses  habitants  seront  obligés  de  l'aider  comme 
leur  seigneur  ;  s'il  a  une  guerre  commune,  il  pourra 
gésir  (coucher)  dans  cette  ville  comme  dans  la  sienne, 
et  s'il  a  beaucoup  de  monde  avec  lui,  on  leur  donnera 
cussinSj  etc.  L'ordonnance  du  vin  se  fera  dans  la  ville 
selon  le  prix  qu'on  le  réglera.  Celui  qui  demeurera  en 
chambre  paiera  douze  deniers  et  une  geline.  Les  fours 
sont  banaux.  Les  habitants  paieront  les  rentes 
comme  il  est  dit  ci-dessus,  sauf  le  pain  de  la  chiennerie 
qui  n'a  plus  lieu.  Si  un  habitant  de  Revigny  va  demeu- 
rer dans  l'Empire  ou  au  Royaume  (de  France),  à  Ver- 
dun ou  à  Metz,  tout  ce  qui  lui  appartiendra  sera  au 
seigneur.  Sous  le  vidimus  de  Simon,  doyen  de  Bar, 
Jacomraius  Fourmette,  prévôt  de  Bar,  Husson  Chau- 
mons,  de  Bar,  clercs,  et  Jean  de  Roucourt,  garde  du 
scel  du  duché  de  Bar,  du  20  novembre  1364.  —  1255, 
11  juin(«  Ce  fiisi  faille  jour  de  faiste  Saint  Bar- 
nabey  Vapostre^  en  l'an  de  grâce,  quant  li  inilliaire 
courroitpar  mil  deus  cen.^  et  cinquante  cinCj  ou  7noy 
dejoing  ».)  Lettres  de  Thibaut,  comte  de  Bar,  mettant 
sa  ville  neuve  du  Mont  Notre-Dame  de  Walkois  sous 
la  coutume  de  Bellmont  (Beaumont  en  Argonne),  de 
façon  que  tous  ceux  qui  viendront  y  demeurer  seront 
quittes  de  tout  ost,  chevauchée,  toulieux  et  passage 
par  toute  sa  terre.  La  moitié  des  amendes  appartien- 
dra aux  mayeur  et  échevins  pour  tourner  au  profit  de 


la  ville  et  l'autre  moitié*  lui  appartiendra.  Les  mayeur 
et  échevins  qui  auront  à  compter  avec  lui  ne  quitteront 
pas  la  ville  pour  le  faire,  mais  il  s'y  rendra  ou  y  enverra 
pour  compter  avec  eux.  Si  le  seigneur  ou  ses  sergents 
mettent  la  main  sur  un  bourgeois,  ils  le  remettront  de 
suite  aux  échevins  pour  en  faire  justice.  Il  accorde 
que  ses  bourgeois  des  villes  nouvelles  viennent 
demeurer  dans  celle-ci  la  première  année  qu'elle  sera 
jurée  et  qu'ils  jouissent  des  privilèges,  sauf  qu'on  ne 
pourra  leur  donner  aucunes  terres  du  finage,  si  ce  n'est 
lui.  Les  habitants  pourront  acheter  des  terres  dans  le 
territoire  des  autres  villes,  excepté  des  francs-fiefs.  Si 
un  bourgeois  quitte  la  ville  pour  demeurer  dans  le 
Royaume  (de  France),  ou  en  Champagne,  ou  à  Verdun, 
il  perdra  sa  remanance,  à  moins  qu'il  n'ait  vendu  ses 
droits  dans  l'année  à  un  bourgeois  de  cette  ville  ;  le 
seigneur  ni  ses  sergents  ne  pourront  s'y  opposer.  Ceux 
à  qui  les  maire  et  échevins  auront  donné  des  terres 
dans  le  finage  pourront  les  vendre  dans  l'année,  après 
avoir  fait  raparence^  et  s'ils  ne  le  font  pas,  le  don  est 
nul.  Thibaut  accorde  deux  foires  par  an,  l'une  à  la 
fête  de  la  Vierge  du  mois  d'août  et  l'autre  à  la 
mi-mars  et  un  sauf-oonduit  de  quatre  joure  avant  et 
quatre  jours  après  pour  ceux  qui  s'y  rendront.  Les 
habitants  ne  seront  tenus  de  lui  donner  quelque  chose 
qu'autant  qu'il  le  demandera  et  qu'il  en  aura  besoin. 
Celui  qui  plantera  des  vignes  dans  le  territoire  sera 
libre  de  tout  cens  moyennant  un  parisis  et,  s'il  les 
déplante,  il  paiera  comme  les  autres  terres.  On  don- 
nera à  chaque  bourgeois  huit  cents  de  terre  et  plus 
jusqu'à  ce  que  les  terres  du  territoire  soient  toutes 
données.  Si  les  habitants  ont  quelque  procès  au  sujet 
des  meubles  et  des  héritages,  les  mayeur  et  échevins 
en  connaîtront.  Les  comtes  de  Bar  ne  pourront  faire 
sortir  cette  ville  de  leurs  mains.  Les  habitants  pour- 
ront pêcher  dans  les  eaux  de  Buant  sans  obstacle. 
Thibaut  leur  accorde  le  pâturage  dans  les  autres  villes, 
pourvu  qu'ils  n'y  fassent  aucun  tort.  Thibaut  promet 
pour  lui  et  ses  successeurs  de  conserver  toujours  ces 
privilèges  ;  chaque  prévôt  qui  sera  nommé  fera  de 
même.  Varennes  et  toutes  les  autres  villes  de  cette 
prévôté  seront  de  la  prévôté  et  seigneurie  du  Mont 
Notre  Dame  de  Vaucois  —  1257,  mars  («  Ce  fa  fait 
en  Van  de  mil  et  deux  cens  et  cinquante  sis,  ou  mois 
de  7)iars  »).  Lettres  du  comte  Gui  donnant  à  noble 
homme  Thibaut,  comte  de  Bar,  et  à  ses  hoirs,  à  toujours, 
trois  cent  livrées  de  tx^rre  artésiennes  qu'il  devait  assi- 
gner sur  des  terres  en  Flandre,  et,  on  attendant,  il 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  L  (2*  Partie). 


0 


42 


ARCHIVES  DU  NORD. 


s'oblige,  à  lui  payer  annuellement  sur  sa  bourse, 
quatre  cents  hoees  ariois  pour  les  tenir  en  fief  et  hom- 
mage des  comtes  de  Flandre,  sauve  la  féaaté  des 
autres  seigneurs  du  comte  de  Bar.  —  1257,  mars. 
Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  donne  à 
noble  homme  Regnault  de  Bar,  chevalier,  et  à  ses 
hoirs,  cent  livrées  de  terre  artésiennes  à  recevoir  tous 
les  ans  sur  sa  bourse  jusqu'à  ce  qu'il  les  ait  assignées  en 
Flandre  sur  des  fonds  de  terre  après  la  mort  de  Mar- 
guerite, sa  mère  ;  pour  lesquelles  cent  livrées  il  sera  son 
homme  lige,  sauf  la  féauté  des  autres  seigneurs.  — 
1260, 24  juin  (<cL'«nrf<?  grâce  mil  deus  censetsexante, 
le  j or  de  la  Nativitei Saint  Jehan  Baptistre»).  Lettres 
de  Thibaut,  comte  de  Bar,  reconnaissant  avoir  reçu  de 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  sa  mère  (belle-mère), 
quatre  mille  huit  cents  livres  parisis  à  compte  de  la 
somme  de  dix  raille  livres  qu'elle  devait  lui  payer  pour  le 
dédommager  des  frais  et  dommages  que  lui  avait  coûté 
le  temps  où  il  avait  été  en  prison  en  Zélande  et  ailleurs 
pour  les  affaires  desadite  mère;  il  promet  que  lorsque 
le  dernier  paiement  de  cette  somme,  qui  devait  se  faire  à 
la  foire  de  Lagni  1261,  sera  exécuté,  il  lui  rendra 
toutes  les  lettres  qu'il  a  d'elle  à  ce  sujet  et  celles 
de  ses  cautions,  savoir  de  Bauduin  d'Avesnes,  sei- 
gneur de  Beaumont,  d'Arnoul,  seigneur  de  Mortagne, 
châtelain  de  Tournai,  de  Roger,  son  frère,  de  Nichole, 
seign  eur  de  Quiévraing  et  de  Guillaume  de  Grimbergues , 
chevaliers,  et  notamment  celles  de  feu  Jean,  seigneur 
de  Dampierre,  qui  s'était  obligé  pour  la  somme  de  huit 
mille  deux  cents  livres.  —  1269,  avril  (*  L'an  de  grâce 
mil  deus  cens  et  sexante  huit,  ou  mois  d'avril  »). 
Lettres  par  lesquelles  Thibaut,  comte  de  Bar,  recon- 
naît avoir  pris  sous  sa  garde,  comme  sire  souverain, 
du  consentement  de  Henri,  comte  de  Grant-Prey,  son 
féal,  tous  les  bourgeois  et  hommes  de  Vyennc  et  de 
Saint-Thomas,  contre  tous  hommes,  excepté  contre 
ledit  comte  de  Grant-Prey  et  ses  hoirs,  à  condition  que 
chaque  habitant  qui  labourera  des  terres,  lui  paiera  et 
à  ses  hoirs  qui  posséderont  Clermont,  un  setior 
d'avoine  et  une  poule  par  an  et  que  ceux  qui  n'auront 
ni  prés  ni  terres,  lui  paieront  annuellement  une  mine 
d'avoine  et  une  poule.  —  1277, 18  octobre  («  En  l'an 
del  Incarnation  Nostre  Seigneur  mil  deus  ce^is 
sexante  et  dis  et  sept,  lejor  de  feite  Saint  Luc  lèwan- 
geliste  »).  Lettres  par  lesquelles  Thibaut,  comte  de  Bar, 
déclare  devoir  et  promet  payer  à  son  araé  seigneur 
Pierre  Bouin,  bourgeois  de  Bruges,  cent  livres  parisis 
qu'il    lui    a    prêtées.    —  1283,  novembre    («   L'an 


deus  cenz  quatre  vins  et  trois  ou  mois  de 

novembre»).  Sentence  arbitrale  de  James  Megret,  bailli 
de  Chartres,  par  laquelle  il  adjuge  aux  prieur  et  reli- 
gieux de  Saint-Martin  au  Val,  à  Chartres,  la  huitième 
partie  des  grains  que  cette  maison  renfermait  dans 
sa  grange  à  Saint-Victor  au  Perche  et  que  les  Doyen 
et  chapitre  de  Saint-Jean  à  Nogent-le-Rotrou  préten- 
daient leur  appartenir  par  donation  ancienne  et  con- 
damne ces  religieux  à  payer  audit  chapitre  soixante 
dix  livres  chartrains  pour  les  dédommager  des  frais 
qu'ils  avaient  faits  dans  cette  affaire.  —  Sans  date. 
Lettres  par  lesquelles  M*  Philippes  de  la  Tuce,  doyen 
et  tout  le  chapitre  de  Saint-Jean  à  Nogenl-le-Rotrou, 
confirment  et  approuvent  la  sentence  rendue  entr'eux 
et  le  prieur  et  couvent  de  Saint-Martin  au  Val,  à  Char- 
tres, par  le  bailli  qui  avait  été  nommé  leur  arbitre  et 
obligent  tous  leurs  biens  pour  la  sûreté  de  leurs  pro- 
messes. —  1283,  12  juillet  {^  Die  lune  posi  octabas 
sancli  Martini  estivalis^  anno  Doinini  millesim^o 
CC^ octogesimo  tercioTf).  Pouvoir  donné  par  ledit  cha- 
pitre à  Thibaut  dit  Clarce,  chanoine  de  cette  église,  pour 
suivre  toutes  les  affaires  qu'il  pourrait  avoir  dans 
tous  les  tribunaux,  contre  toutes  personnes  tant  ecclé- 
siastiques que  séculières. 

B.  792.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

f  S07-t8f  7.  —  1307,  25  juillet  (<!c le  ma^nti 

aprez  le  Magdelainne  oum^ix  de  julien).  Lettres  par 
lesquelles  Jean  de  Bar,  chevalier,  sire  de  Puisoie, 
règle  les  assises  que  doivent  payer  les  habitants  des 
villes  de  Vienne  et  de  Saint-Thomas,  etc.  Le  jour  de  la 
Pentec()te,  les  bourgeois  choisiront  trois  prud'hommes 
pour  être  échevins,  les  présenteront  au  Prévôt  qui 
recevra  leurs  serments  de  garder  les  droits  du  seigneur 
et  des  bourgeois.  Le  jour  de  Saint  Rémi,  le  Prévôt 
appellera  les  échevins  pour  asseoir  les  cens.  Le  jour 
de  Saint  Denis,  il  appellera  les  échevins  pour  jetter  les 
bourgeoisies  d'argent  et  de  blé  (faire  la  répartition 
des  impôts);  les  bourgeois  les  plus  riches  payeront 
douze  deniers,  deux  quareaux  de  froment  et  autant 
d'avoine;  les  moins  riches  payeront  selon  le  dire 
des  échevins  ;  si  un  bourgeois  a  un  cheval  de  trait,  il 
sera  franc  parmi  la  bourgeoisie  ;  s'il  en  a  davantage, 
il  paiera  pour  chacun  un  setier  d'avoine  et  rien  pour 
le  premier  ;  deux  bœufs  seront  comptés  pour  un  che- 
val. On  paiera  pour  chaque  hôte  aum^line  (bœuf, 
vache)  au  seigneur,  deux  deniers  le  jour  de  saint  Denis 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  BAR,  ETC. 


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si  elle  a  plus  de  deux  ans  ;  celui  qui  ne  les  paiera  pas 
donnera  cinq  sols  d'amende  au  seigneur.  Si  quelques 
habitants  de  ces  deux  villes  se  battent  sanseSusion  de 
sang  et  qu*il  n'y  ait  pas  de  plainte,  le  seigneur  n'aura 
pas  d'amende  ;  s'il  y  a  plainte,  il  aura  cinq  sols  ;  s'il  y 
a  du  sang  répandu,  il  aura  sept  sols  six  deniers  et  s'il 
y  a  plaie  ouverte,  quinze  sols.  Chaque  bourgeois  de 
ces  villes  qui  aura  un  cheval  de  trait,  sera  obligé  de 
mener  tous  les  ans  une  charretée  de  bois  à  brûler  au 
château  de  Vienne  et  ceux  qui  n'auront  pas  de  chevaux 
couperont  le  bois.  Chaque  bourgeois  de  ces  deux  villes 
doit  son  chevage  {cens^  capital)  à  Pâques  ;  le  plus  riche 
paiera  deux  sols  et  le  moins  riche  selon  le  dire  des 
échevins;  ceux-ci  ne  paieront  rien  au  seigneur  Tannée 
de  leur  échevinage  ;  un  bourgeois  pourra  marier  son 
fils  ou  sa  fille  où  il  le  voudra  et,  s'il  quitte  la  sei- 
gneurie, son  héritage  appartiendra  au  seigneur.  Si  le 
seigneur  semonce  les  bourgeois  pour  aller  en  ost  ou 
chevauchée^  ils  iront  la  première  journée  à  leurs 
dépens  ;  si  le  seigneur  veut  les  mener  plus  loin,  il  les 
paiera;  s'il  ne  veut  pas  les  payer,  ils  pourront  retourner 
chez  eux,  sans  être  sujets  à  l'amende  ;  ceux  qui  ne  se 
rendront  pas  à  la  semonce  de  leur  seigneur,  paieront 
cinq  sols  d'amende.  Ije  seigneur  a  des  moulins  et  des 
fours  banaux  dans  la  ville  de  Vienne  où  iront  les 
habitants  de  Vienne  et  de  Saint-Thomas;  on  doit 
moudre  et  cuire  aux  moulin  et  four  au  vingt-quatrième. 
Chaque  bourgeois  tiendra  son  lieu  au  moulin  un  jour 
et  une  nuit  :  ceux  pour  qui  on  ne  moudra  pas  pendant 
ce  temps,  pourront  aller  ailleurs  sans  payer  d'amende  : 
celui  qui  ne  tiendra  son  lieu,  paiera  cinq  sols  au  sei- 
gneur et  perdra  sa  mouture.  On  paiera  au  seigneur 
pour  les  maisons  que  l'on  vendra  dans  la  ville  de 
Vienne,  deux  sols,  dont  moitié  par  le  vendeur  et 
moitié  par  Tacheleur;  ces  deux  villes  seront  au  droit  de 
Verduriy  excepté  pour  le  meurtre  et  le  larcin  ;  les 
habitants  de  ces  deux  villes  mèneront  les  foins  des 
prés  du  seigneur  et  ils  les  faneront.  — 1317,  juillet. 
Lettres  d'Edouard,  comte  de  Bar,  par  lesquelles  il 
prend  sous  sa  sauvegarde  le  prieuré  de  Munou  et  tous 
ses  biens,  ainsi  que  le  ban  de  Mutwu^  ses  habitants  et 
leurs  biens,  moyennant  quelques  droits  à  payer  par 
ledit  prieur  et  lesdits  habitants. 

B.  793.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  2  pièces,  papier. 

t9ftO-t8M.  —  1250,  octobre  —1320, 14  septembre. 
Lettres  par  lesquelles  Jeanne  de  Bar,  comtesstî  de  Ga- 


renn^« (Varennes),  confirme  les  loiset  franchises  accor- 
dées à  la  ville  de  Naniillon  par  Thiébaut,  comte  de 
Bar,  en  1250  ;  vidimus  sous  le  sceau  de  la  prévôté  de 
Varennes.  — 1321,  26  février  («  Mil  trois  cens  vint 
ans  ou  mois  de  février,  lejuedi  aiprés  la  /este  S. 
Mathieu).  Edouard,  comte  de  Bar,  déclare  que  la  pro- 
messe faite  par  les  habitants  de  la  ville  d'Estaing 
(Étain)  de  payer  pour  lui  3.000  livres  de  petits  tournois, 
ne  doit  leur  porter  en  rien  préjudice  ni  tirer  à  con- 
séquence. —  Vers  1322,  4  juillet,  Paris.  Lettre  du 
seigneur  de  Louppy  à  Thibaud  de  Bourmont,  par 
laquelle  il  lui  mande,  entre  autres  choses,  de  quelle 
manière  le  Roi  l'a  reçu  à  Paris,  et  qu'il  lui  a  ordonné 
de  se  rendre  en  Lorraine  pour  conclure  la  paix  avec 
le  Duc  et  ceux  de  Metz. 


B.  794.  (Carton.)  —  4  pièces  et  1  rouleau,  parchemin; 

1  Bceau  écrasé. 


f 89A-t8SO.  —  1325-1326.  Compte  rendu  au  Roi 
par  Philippe  Cassine,  receveur  du  bailliage  d'Orléans, 
de  la  terre  que  possédait  Robert  de  Flandre  au 
Perche.  — 1328.  Contestations  au  sujet  de  la  coupe  de 
certains  ormes  sis  à  Avernes.  —  1329,  14  juillet 
U  Le  venredi  vigile  de  la  divisio7i  des  Apostles  »). 
Lettres  de  créance  d'Edouard,  comte  de  Bar,  pour 
Gilles  de  Bourmont,  son  chapelain  et  Philippe  de  Bel- 
lande,  son  écuyer,  ses  députés  vers  Louis,  comte  de 
Flandre.  —  1330,  21  janvier.  («  L'an  M  CCC  vint  et 
nuef,  le  diemeyige  après  les  vint  jours  de  Noël  »). 
Lettres  par  lesquelles  Edouard,  comte  de  Bar,  accorde 
à  sa  ville  de  Brabant  en  la  prévôté  de  Glermont,  la 
franchise  de  Beauraont,  à  Texception  cependant  que, 
si  un  bourgeois  de  Brabant  quitte  la  ville  et  qu'il  ne 
dispose  pas  de  son  bien  dans  l'an  et  jour,  son  bien  appar- 
tiendra au  Comte;  il  retientl'ost  et  chevauchée  ;  il  donne 
aux  habitants  delà  ville  deux  bouchons  (bouquets)  do 
bois,  l'un  dit  le  Bois  au  Pays  et  l'autre  le  Bois  le  Conte, 
avec  retenue  pour  lui  et  pour  ses  hoirs  esdits  deux 
bois  du  fouage  de  ses  fours  do  Brabant  et  de  tous  les 
fagotis  nécessaires  pour  retenir  les  écluses  et  les 
chaussées  de  son  moulin  de  Brabant  ;  il  donne  encore 
auxdits  habitants  de  Brabant  la  pêcherie  en  la  rivière  do 
Brabant  à  condition  de  ne  pouvoir  pêcher  à  nulle  nef  ni 
à  nulles  rois,  (rets);  il  leur  accorde  de  plus  que  les  amen- 
des de  ladite  ville  de  Brabant,  des  bois  et  de  la  rivière 
dessus  mentionnés,  seront  jugées  parle  droit  de  Beau- 
mont.  Et,  en  reconnaissance  de  ce  que  dessus,  les  habi- 


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ARCHIVES  DU  NORD. 


tants  de  la  ville  de  Brabant  cèdent  audit  comte  la  moilié 
de  toutes  les  terres  labourables  qu'ils  possèdent  en 
la  mouvance  dudit  comte,  excepté  les  chenevière»  et 
les  meix  qu'ils  ont  autour  de  ladite  ville  ;  ils  lui  cèdent 
pareillement  la  moitié  de  tous  leurs  prés.  Le  Comte 
leur  permet  d'aller  demander  et  prendre  droit  à 
Sathenay  (Stenay),  de  la  même  manière  qu'ils  le  peu- 
vent prendre  à  Beaumont.  —  Copie  des  mêmes  lettres. 

B.  795.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin; 
1  cachet  en  mauvais  état. 

tSSt-tSSft.  — 1332, 31  mars.  Lettres  par  lesquelles 
Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  charge  Guil- 
laume de  le  Boussche,  Michel  Samson  le  West  et 
Guillaume  Gififens  de  faire  une  enquête  sur  les  droits 
que  réclame  Colette,  femme  de  feu  Tschot  LeDrouars, 
sur  la  sergenterie  de  Nogent,  dite  de  Beneschil. — 1333, 
26décembre  {«Datumanno  DoniiniArCCCXXXni^ 
die  dominica  post  nativitatcni  Domini  »).  Quittance 
de  N.  (Nicolas  de  Brou),  abbé  de  St-Père  de  Chartres, 
de  la  somme  de  vingt  livres,  due  annuellement  à  cette 
abbaye  par  la  dame  de  Cassel.  —  1333,  10  janvier. 
Quittance  d'Etienne  Priau,  sergent  de  Montigny,  de 
l'argent  qu'il  a  reçu,  pour  ses  gages,  de  Guillaume 
Giffart,  receveur  de  Nogent-le-Rotrou.  — 1334,5  octo- 
bre, au  bois  de  Vincennes.  Lettres  de  Philippe,  roi  de 
France,  par  lesquelles  il  mande  au  comte  de  Flandre 
d'empêcher  qu'on  ne  dessaisisse  les  revenus  de  la  terre 
de  Puisaye,  dont  le  comte  de  Bar  devait  jouir,  suivant 
raccord  fait  et  aussitôt  qu'il  en  aurait  fait  hommage 
au  comte  de  Flandre.  —  1335,  mai.  Lettres  par 
lesquelles  Henri,  comte  de  Bar,  affranchit  les  habi- 
tants de  Broncourt,  situé  dans  l'étendue  de  la  prévôté 
de  Clermont  (en  Argonne),  et  déclare  qu'ils  seront  régis 
par  la  loi  de  Beaumont. 

B.  796.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier. 

tSSS-tSM.  —  1338,  mai.  Privilèges  accordés  par 
Henri,  comte  de  Bar,  à  ceux  de  Broncourt  en  la  pré- 
vôté de  Clermont.  Sous  le  vidimus  du  prieur  de  Beau- 
champ  en  date  du  jour  St^Bamabé,  apôtre,  au  mois  de 
juillet  1359.  —  1339,  9  septembre,  Bruxelles  (*  Le 
jeudy  prochein  après  la  Naiavitey  Nostre  Dame^  ou 
moix  de  septembre  »).  Privilèges  accordés  par  Henri, 
comte  de  Bar,  aux  habitants  de  la  ville  et  prévôté  de 
Clermont.—  1340, 17  juin  («  Die sabbati post Eucha- 


ristum  »).  Lettres  de  Guillaume  (Manger),  évêque  de 
Séez,  au  sujet  de  la  nomination  à  la  cure  de  Noceye, 
qu'il  a  faite  et  qui  devait  appartenir  à  l'administration 
de  l'hôpital  de  Nogent-lo-Rotrou. 

B.  7Î)7.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier  ; 

1  sceau  brisé. 

tS4t-tS49.  —  1341,  le  mardi  3  avril  («  Le  mardi 
tiercjour  d'avril  Van  rail  CCC  et  quarante  t^).  Pro- 
messe des  bourgmestres,  avoués,  échevins  et  conseil 
des  trois  bonnes  villes  de  Gand,  Bruges  et  Ypres,  de 
ne  causer  aucun  mal,  grief  ni  dommage  au  comte  de 
Bar  ni  à  ceux  qui  habiteront  dans  le  château  et  la  châ- 
tellenie  de  Nieppe,  avec  promesse  de  laisser  ledit 
Henri,  comte  de  Bar,  jouir  paisiblement  de  tous  ses 
biens  en  Flandre  tant  que  durera  la  guerre  entre  le 
roi  de  France  et  le  roi  d'Angleterre,  et  ce,  en  recon- 
naissance d'une  semblable  promesse  faite  par  ledit 
comte  de  Bar  à  ces  trois  villes.  A  ces  lettres  sont 
jointes  celles  des  échevins  et  conseil  de  la  ville 
d'Ypros  qui  promettent  de  faire  tout  ce  qui  dépendra 
d'eux  pour  le  maintien  dudit  accord.  Ces  lettres  sont 
en  flamand  et  portent  la  date  de  1343,  le  jour  St-Etienne. 

—  1341, 10  novembre,  Saiute-Menehould  («  Le  lundi 
après  la  Saint  Nicholay»).  Richer  de  Perthes,  mande 
à  noble  homme,  monseigneur  Godemart  Doufay.  sei- 
gneur de  Boucheouy  chevalier  le  Roy,  gouverneur  du 
bailliage  de  Vermandois,  qu'il  lui  envoie  par  Jean  de 
Brabant,  les  pièces  d'un  procès  qu'il  y  avait  pardevant 
lui  entre  le  Doyen  de  Bar  et  les  habitants  de  Verdun. 

—  1342, 16  février,  Paris.  Renaud  de  Walmeiz,  lieu- 
tenant de  noble  homme  le  gouverneur  du  bailliage'de 
Vermandois,  atteste  avoir  vu  une  lettre  dudit  gouver- 
neur le  jeudi  après  la  mi-carême  1341,  y  insérée  : 
Godemart  Du  Fay,  sire  do  Boucheon^  chevalier  le  Roy, 
gouverneur  du  bailliage  de  Vermandois,  déclare  que  le 
comtedeBar,sonneveu,  lui  ayant  représenté  quel'avoue- 
rie  de  Montfaucon  était  son  lief  et  avait  été  vendue  en 
domaine  à  Anceau  de  Louppy,  chevalier,  par  le  comte 
Edouard,  père  de  son  neveu,  lequel  l'avait  vendue  à 
Henri  Dubois  et  qui  était  possédée  alors  par  Baudouin 
de  la  Bove,  chevalier,  à  cause  de  sa  femme,  fille  dudit 
Henry  Du  Bois,  et  que  depuis  elle  avait  été  vendue  au 
chapitre  de  Montfaucon  qui  ne  voulait  pas  la  rendre  ; 
le  Roi  mande  au  gouverneur  de  faire  les  choses  néces- 
saires pour  le  remettre  en  possession  de  cette  avouerie 
et  de  faire  juger  toutes  les  contestations  qu'il  pourrait  y 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRKSOR  DES  CFLVRTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  HAR,  ETC. 


•it  I 


avoir  à  ce  sujet.  —  13-41 ,  21  mars  («  T4e  jeudi  avant  l'oc- 
tave de  Pâques  fleuries  »).  Rapport  de  Regnaut  de 
Walomeiz,  lieutenant  du  gouverneur  du  Vermandois, 
déclarant  qu'il  s'est  transporté  à  Montfaucon  en  plein 
chapitre,  en  présence  de  Jean  Petit,  prêtre,  procureur 
du  comte  de  Bar,  où  il  a  fait  la  demande  de  ladite  avoue- 
rie  de  Montfaucon,  à  quoi  se  sont  opposées  plusieurs 
personnes  de  ce  chapitre  y  nommées,  et  pour  finir  ce 
débat  ledit  Regnaut  a  assigné  les  parties  à  comparaître 
à  Laon  le  samedi  après  Pâques.  —  ,1342,  6  avril.  Assi- 
gnation donnée  pour  comparaître  pardevant  Godemart 
Du  Fay,  sire  de  Boucheon^  chevalier  le  Roy,  gouver- 
neur du  bailliage  de  Vermandoispourlacauseci-dessus. 
— 1342, 27  avril.  Autre  pièce  à  ce  sujet.  — 1342.  Faits  et 
raisons  de  Jeanne  de  Baugency ,  dame  de  la  Ferté,  et  du 
procureur  du  Roi  en  la  vicomte  de  Chartres,  contre  la 
dame  de  Cassel  et  les  comtes  et  comtesses  de  Bar 
touchant  les  domaines,  justice,  fiefs,  reliefs,  etc.  de  la 
Ferté. 

B.  7î>8.  (Carton.)  —  0  pièces,  parchemin;  3  sceaux  brisés. 

lS4S-iS4S.  —  1343,  20  juin  («  Le  venredy  devant 
la  Nativitey  de  Saint  Jehan  Baptiste  »).  Lettres  do 
Henri,  comte  de  Bar,  par  lesquelles  il  accorde  à  la 
ville  d'Auzéville  sous  Clermont,  la  loi  et  la  franchise 
de  Beaumont  et  confirme  toutes  les  lettres  et  chartes 
accordées  par  ses  prédécesseurs,  comtes  de  Bar,  aux 
habitants  de  ladite  ville,  à  Texception  des  points  et 
articles  ci-après  que  le  Comte  a  changés  pour  le  bien  et 
avantage  de  ladite  ville.  Les  maire  et  échevins  seront 
élus  par  les  habitants;  d'Auzéville  tous  les  ans  le  jour 
de  la  Pentecôte  ;  lesdits  maire  et  échevins  jugeront  et 
donneront  conseil  de  toutes  les  causes  qui  seront 
mues  pardevant  eux  sur  lesquelles  ils  seront  d'accord 
et  à  regard  des  causes  sur  lesquelles  lesdits  maire  et 
échevins  ne  seraient  pas  d'accord,  ils  prendront  con- 
seil des  jurés  de  la  dite  ville  d'Auzéville,  un  jour  de 
semonce.  Et  si  lesdits  maire  et  échevins  et  les  jurés 
n'étaient  pas  d'accord,  ils  iront  querre  conseil  à 
Sathenai.  Si  ou  appelle  de  leur  sentence,  les  maire -et 
échevins  ne  seront  pas  tenus  de  poursuivre  l'appel  s'il 
ne  leur  plaît;  si  leur  sentence  est  confirmée,  l'appel- 
lant  payera  60  sols  d'amende  et  les  dépens.  Sous  le 
vidimus  de  Jacques  d'Auzéville,  prieur  de  Beau- 
champs  sous  Clermont  en  Argonne,  du  10  juin  1359. 
—  Mêmes  lettres.  —  1343.  10  novembre  {<  Le  lundi 
vigile  de  /este  Saint  Martin  »    Contrat  passé  devant 


les  gardes  du  scel  du  comte  de  Bar,  par  lequel  Jeannet 
et  Pierrins  dits  Hamoeilz,  frères,  de  Wallecourt, 
écuyers,  et  damoiselle Catherine,  femme  dudit  Jeannet, 
ont  reconnu  avoir  vendu  à  Wiot  et  A  Conrad  Grai- 
selles,  frères,  citoyens  et  marchands  d'Asti,  lombards, 
demeurants  à  Condé  en  Barrois,  320  muids  de  blé 
mêlé,  à  prendre  pendant  dix  ans  sur  les  vinages, 
moulins,  fours  et  terrages  appartenant  auxdits  ven- 
deurs, situés  audit  Wallecourt.  Cette  vente  est  con- 
firmée par  Henri,  comte  de  Bar,  par  lettres  du  dimanche 
après  la  purification  Notre-Dame  en  février  1343.  Sous 
le  vidimus  des  gardes  du  scel  du  duché  de  Bar  du 
13  mars  1356.  — 1344, 15  février  («  Le  dimenge  après 
la  feste  Saint  Valentin  »).  Lettres  d'Henri,  comte  de 
Bar,  par  lesquelles  il  affranchit  Herbelet,  fils  de  feu 
Jean  Bélier,  de  Revigny,  Mabille,  sa  femme,  Jacquet 
leur  fils  et  Jean  Lor,  autre  fils  de  ladite  Mabille,  leurs 
hoirs  et  successeurs  nobles  et  non  nobles,  à  perpétuité, 
de  toutes  tailles,  collectes,  prières,  prises,  demandes, 
ost,  chevaucliées,  gardes  de  châteaux,  bourgs  et  villes, 
graisses,  charrois,  aides  de  guerre,  assises  de  blé, 
argent  et  gelines  qu'ils  pourraient  devoir,  tant  pour 
leurs  corps  comme  pour  leurs  bêtes,  et  de  toutes  autres 
choses  et  servitudes  quelconques  que  ledit  comte  et  ses 
successeurs  pourraient  leur  demander  à  l'avenir,  et  ce, 
moyennant  une  somme  de  120  florins  d'or  fin  que  le 
Comte  reconnaît  avoir  reçue  dudit  Herbelet  et  de  sa 
femme.  Sous  le  vidimus  des  doyen  et  prévôt  de  Bar  et 
du  garde  du  scel  du  comté  de  Bar  du  Jundi  veille  de 
St-Barthélemi  1344.  —  Mêmes  lettres  sous  le  vidimus 
des  citoyens  et  prévôt  de  Bar,  du  13  novembre  1364.  — 
1348  16  août  («  In  crastino  festi  Assu)/iptionis  béate 
Marie  viryinis  »).  Le  doyen  et  chapitre  de  l'église  de 
Verdun  reconnaissent  avoir  reçu  de  Gilles,  doyen  de 
Bar,  7  livres,  2  sols,  6  deniers  tournois,  à  compte  de 
celle  de  40  livres  qu'il  lui  devait  à  la  St-Remi  pour  la 
ferme  de  Lucey  (de  Luceyo)  qu'il  tient  dudit  chapitre 
sa  vie  durant. 


B.  79ÎK  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  rouleau,  papier; 

1  sceau  brisé. 


».  —  lîi50,  25  janvier  (<  Anno  Domini 
millesimo  CCC*  quadragesiino  nono^  die  lunepost 
festum  beatiVincentii  martyris  »).  Lettres  de  Thomas, 
évêque  de  Tout,  à  l'official  du  diocèse  de  Verdun,  pour 
le  prier  de  surseoir  à  l'efiet  de  l'interdit  et  des  senten- 
ces d'excommunication  fulminées  contre  les  gens  de 


4(5 


ARCHIVES  DU  NORD. 


la  loi  de  la  ville  de  Clermonl,  diocèse  de  Verdun.  — 
1354-1385.  «  Mémoire  que,  en  Tan  de  grâce  mil  CGC 
cincquanle  et  quatre,  feue  Madame  Jehanne  de  Bre- 
taigne,  dame  de  [Nogent]-le-Rotrou,  ala  de  vie  à 
Irespassement,  et  laissa  pour  son  droit  hoir  et  héritier 

sa  fille  Madame  la ,  femme  et  espouse  à 

feu  monseigneur  Philippe  de  Navarre,  qui  Dieux  par- 

doinst,  et  trespassa  ladicte de  la  nostre 

Dame  en  mars  dont  les  Pasques  ensuivant  l'an  IIII**  et 

cincq  furent  le  quint  jour  d'avril dicte 

dame  Jehanne,  la  terre  dudil  Nogent  fut  tantost  mise  en 
la  main  de  Madame  la etc.  »  (1). 


B.  800.  ((Carton.)  —  3  pièces,  parchemin;  3  pièces, 

papier;  1  sceau. 


iS&&-f3&e.  —  l.*^55, 19  octobre  («  Le  lundi  ap?'ès 
feste  saint  Luc,  évangélifite  »).  Lettres  de  Henri  de  Bar, 
sire  de  Pierrefort,  lieutenant  du  duc  de  Bar  et  mar- 
quis de  Pont,  aux  nobles,  bourgeois,  communautés  et 
sujets  du  bailliage  de  Bassigny,  contenant  qu'il 
envoie  Guyol  de  Montigny ,  écuyer,  pour  pourvoir  à  leur 
sûreté  et  à  la  défense  dudit  bailliage  et  leur  ordonne 
d'obéir  audit  Guyot.  —  1355,  19  octobre.  Certificat  de 
la  dépense  faite  par  Guyot  de  Montigny,  écuyer, 
pendant  son  séjour  dans  le  bailliage  de  Bassigny  où  il  . 
était  venu  pour. conférer  avec  les  nobles  et  commu- 
nautés sur  la  défense  dudit  pays  et  pour  visiter  les 
forteresses.  —  1355,  26  octobre,  Bar.  Mandement  par 
lequel  Henri  de  Bar,  lieutenant  du  duc  de  Bar,  ordonne 
à  Jean  des  Louf,  chevalier,  à  Gérard  de  Lonchamp, 
écuyer,  à  Guyot,  bailli,  de  pourvoir  les  forteresses  et 
villes  du  duché  de  Bar  contre  les  attaques  et  les  robe- 
ries  des  malfaiteurs.  —  1355,  25  décembre.  Commis- 
sion de  bailli  et  chevetaine  (capitaine)  de  Bassigny, 
donnée  par  Henri  de  Bar,  sire  de  Pierrefort,  à  Guyot 
de  Bassonie,  écuyer.  —  1356,  15  mai  («  Le  dimence 
après  la  saint  Gegoult  en  mois  de  may  »).  Mention  de 
plusieurs  personnes  qui  ont  été  à  une  journée  tenue 
par  le  bailli  de  Wotre.  —  1356,  19  juillet,  Saint  Mihiel. 


(1)  Cette  pièce  très  intéressante  est  malheureusement  en  très 
mauvais  état  et  endommagée  par  de  nombreuses  déchirures  qui 
occupent  la  place  des  mots  remplacés  par  des  points  dans 
Textrait  qui  en  est  donné. 


Mandement  adressé  par  la  comtesse  de  Bar  à  Senes- 
chaut  de  la  Mothe  pour  lui  ordonner  de  livrer  à  Guyot 
de  S.  Boussume,  bailli  de  Bass[igny],  deux  prison- 
niers qu'il  tient. 

B.  801.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  3  pièces,  papier. 

iSftS-iset. — 1358, 15  mai.  Mandement  de  Charles, 
fils  aîné  du  roi  de  France,  Régent  du  royaume,  au 
bailli  de  Sens,  pour  s'informer  de  la  vérité  de  l'exposé 
qui  lui  avait  été  fait  par  le  duc  de  Bar  et  par  les  habitants 
de  la  ville  et  du  château  de  Perrouse  en  Puisaye,  que 
lesdits  château  et  ville  étaient  anciens  et  avaient  droit 
de  châtellenie  et  étaient  entourés  de  murs  et  forte- 
resses ;  que  lesdits  château  et  ville  avaient  besoin  de 
réparations  pour  les  mettre  en  état  de  résister  aux 
ennemis  du  duc  de  Bar  et  du  Royaume  et  que,  comme 
en  temps  do  guerre  les  habitants  des  lieux  voisins  se 
retiraient  avec  leurs  effets  dans  lesdits  château  et  ville, 
ils  avaient  coutume  de  contribuer  à  Tentretien  et  répa- 
ration d'iceux,  et  que  s'il  était  duement  informé  de  la 
vérité  dudit  exposé,  de  faire  réparer  promptement 
lesdits  château  et  ville  et  d'v  faire  contribuer  les  habi- 
lantsdes lieux  voisins. — 1360, 13avril.  Lettre  de  Husson 
de  Buren,  chanoine  de  Bar,  à  Jean  de  Châtillon,  secré- 
taire de  la  comtesse  de  Bar,  au  sujet  d'un  asseng  de 
bois  donné  à  Symonnin  de  Lehercourt.  —  1362, 
24  avril,  le  jour  de  Quasimodo.  Quittance  par  Joffrois 
Bouquin,  châtelain  de  Clermont,  de  la  somme  de 
100  petits  florins,  payée  par  les  habitants  de  Revigny, 
comme  aide  pour  les  fortifications  du  château  de 
Clermont.  —  1362.  Quittance  par  Joffrois  Bouquin, 
châtelain  de  Clermont,  de  31  sols  pour  dépens  faits 
dans  la  terre  de  Montfaucon. 


B.  802.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  papier, 

f  SG4-iS«&.  —  1364,  mai,  Paris.  Copie  des  lettres 
patentes  du  roi  Charles  V,  accordant  rémission  à 
Geofl'roi  d'Apremont,  prévôt  et  chanoine  de  l'église  de 
Montfaucon,  pour  la  peine  à  laquelle  le  bailli  de  Ver- 
mandois  l'avait  condamné  à  l'occasion  de  l'incendie  de 
l'église  dudit  Montfaucon  par  les  amis  dudit  pré- 
vôt dans  la  querelle  qu'ils  y  eurent  avec  les  parti- 
sans de  Jean  Gilles,  habitant  de  cette  ville  et 
ennemi    de  Geoffroi  d'Apremont.  —  1365, 12  janvier. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  1»AYS.  —  HAR,  ETC. 


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Attestation  par  frère  Hugues,  abbé  de  Beaulieu  en 
Argonne,  que  Jean  de  Prelx,  chanoine  et  chapelain 
de  la  chapelle  de  St-Médard  devant  Belleu,  a  reconnu 
avoir  reçu  de  Jean  Le  Clerc,  receveur  de  Clermont, 
6  reix  de  froment.  —  1365,  21  janvier,  le  mardi, 
veille  de  la  fête  Saint  Vincent..  Attestation  par 
Geoffroy  le  Paul,  bailli  de  monseigneur  Henri  de  Bar, 
seigneur  de  Pierrefort  et  garde  de  son  scel  en  sa  terre 
de  Puisaye,  que  Fransequin  de  la  Crevaire,  écuyer, 
châtelain  du  château  de  St-Fergeaul  en  Puisaye,  a  reçu 
de  la  comtesse  de  Bar,  pour  ses  gages  d'un  an,  à  rai- 
son de  1 2  deniers  par  jour,  la  somraede  22  livres,  ITsols, 
6  deniers  touniois. — 1365. 29  décembre,  Clermont-en- 
Argonne.  Vidimus  sous  le  scel  de  Jean  de  Clermont, 
bailli  dudit  lieu,  des  lettres  d'Yolande  de  Flandre, 
comtesse  de  Bar,  établissant  Porrin  dit  Vinet,  de  Ver- 
dun, clerc  juré  et  tabellion  de  Clermont  et  de  la  chà- 
tellenie  dudit  lieu,  clerc  juré  de  Revigny,  clerc  de  la 
recette  générale  et  de  la  grucrie  de  toute  la  terre  de  la 
Comtesse  dans  le  duché  de  Bar.  —  1365,  8  novembre. 
Quittance  par  Jean  li  Camux,  de  Sathetiay^  de  deux  i^eix 
de  froment  qu'il  a  reçus  de  Jean  Rollon,  receveur  de 
la  comtesse  de  Bar. 

B.  80IÎ.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  2  pièces 

et  1  rouleau  papier. 

iSev-iMH».  —  1367.  Lettre  du  curé  de  Clermont 
au  sujet  de  son  différend  concernant  les  offrandes  de 
la  chapelle  de  St-Oricle. — 1367, 14  juillet.  Maûdement 
d'Yolande,  comtesse  de  Bar,  au  bailli  de  Bassigny, 
au  bailli  de  Gondrecourt,  de  la  Marche  et  de  Chàtillon, 
au  sénéchal  de  la  Marche  et  au  châtelain  de  Conflans, 
de  faire  assembler  les  gens  de  guerre  pour  s'opposer  à 
Brocars  de  Fenestranges  qui  voulait  entrer  dans  le 
duché  de  Bar  pour  y  faire  dommage.  —  1367.  Faits  et 
raisons  touchant  le  débat  et  différend  entre  le  curé  de 
Clermont  et  le  chapelain  de  la  chapelle  de  St-Oricle 
audit  Clermont  pour  les  offrandes  de  cette  chapelle.  — 
1368,  en  chapitre  général  à  la  Chartreuse.  Lettres  de 
frère  Guillaume  et  des  définiteurs  du  chapitre  général 
des  Chartreux,  donnant  à  maitre  Thibaut  de  Bourmont 
part  dans  leurs  prières  et  dans  leurs  messes,  pendant 
sa  vie  et  après  sa  mort,  et  ce,  sur  le  rapport  qui  leur  a 
été  fait  de  sa  conduite  par  Jean,  prieur  de  la  maison  du 
Val  Saint-Pierre,  diocèse  de  Laon.  — 1369, 20  octobre, 
Paris.  Lettres  de  Charles,  roi  de  France,  mandant 
d'ajourner  au  Parlement  la  dame  de  Cassel  et  son 


capitaine  de  Nogent-le-Rotruu,  i)our  se  voir  condamner 
à  remettre  à  Jean  Lagogne,  chevalier,  ci-devant  capi- 
taine dudit  château  de  Nogent-le-Rotrou,  les  biens  et 
effets  par  lui  délaissés  dans  ledit  château,  et  se  voir 
ladite  dame  condamner,  en  outre,  à  payer  audit  Lagogne 
certaine  somme  qu'elle  lui  doit  pour  ses  gages  de  capi- 
taine dudit  château  de  Nogent-le-Rolrou.  —  1369, 
10  novembre,  Paris.  Lettres  de  Charles,  roi  de  France, 
au  Pape,  par  lesquelles  il  le  prie  d'accorder  la  levée 
des  dîmes  sur  les  églises  des  diocèsas  de  Cambrai,  de 
Liège  et  du  pays  de  Flandi^e  pour  la  rançon  de  son 
très  amé  frère  (beau-frère)  le  duc  de  Bar.— 1369, 10  no- 
vembre, Paris.  Lettres  du  Roi  au  Cardinal  Guillaume 
pour  le  prier  de  présenter  au  Pape  les  lettres  ci-dessus. 

B.  804.  (Carton.)  —  10  pièces,  parchemin;  2  pièces,  papier; 

()  sceaux  brisés. 

tS94-t400.  —1374,  4  avril.  Lettre  de  Jean  ïavei> 
nier,  notaire,  au  sujet  du  transport  de  la  terre  de  Mani- 
camp.  —  1392,  6  octobre.  La  comtesse  de  Bar  mande 
au  vicomte  d'Auffray ,  Guillaume  de  Boudeville,  qu'elle 
a  accordé  à  l'abbé  de  Cormeillez  le  sixième  des  bois 
de  Martegny  qui  seront  vendus  dans  Tannée.  —  1393, 
9mai's  («  MCCC IIIT'^^  et  douze»).  Relation  de  l'ajour- 
nement donné  par  un  sergent  de  la  prévoté  d'Andelot, 
en  vertu  de  la  commission  délivrée  par  Colard  de  Col- 
leville,  bailli  de  Sens  et  d'Auxerre,  sur  la  requête 
d'Yolande,  dame  de  Cassel  et  de  Revigny,  et  de  Marie 
La  Pissarde,  à  Henri  de  Beffroimont,  seigneur  de 
Bourbonne,  pour  se  voir  condanmer  à  remettre  à 
ladite  Marie,  Julien,  son  fils,  qu'il  avait  arrêté  à 
Revigny.  —  1395,  25  décembre,  Paris.  Signification 
du  délai  accordé  par  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  à 
Robert,  duc  de  Bar,  pour  fournir  le  dénombrement 
des  fiefs  et  terres  qu'il  tient  du  duc  de  Bourgogne,  en 
Flandre.  —  1396,  21  janvier.  Prestation  de  foi  et  hom- 
mage par  le  duc  de  Bar,  marquis  de  Pont,  à  Philippe, 
duc  de  Bourgogne,  pour  les  terres  que  ledit  duc  de 
Bar  possédait  dans  les  comtés  de  Flandre  et  d'Alost.— 
1396,  30  janvier.  Ordre  donné  par  le  duc  de  Bar  de 
faire  effectuer  le  dénombrement  des  terres  et  autres 
biens  qu'il  possède  en  Flandre.  — 1396,  30  janvier. 
Mandement  de  paiement  pour  ceux  qui  furent  chargés 
de  dresser  ledit  dénombrement.  —  1396,  3  août,  Bre- 
teuil.  Délai  accordé  par  le  duc  de  Bourgogne  à  son 
beau-frère  le  duc  de  Bar,  pour  fournir  les  dénombre- 
ments des  terres  que  celui-ci  tenait  en  France,  en 


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ARCHIVES  DU  NORD. 


Flandre  et  au  comté  d'Alost.  — 1396,  14  décembre, 
Paris.  Nouveau  délai  accordé  par  le  duc  de  Boui'gogne 
au  duc  de  Bar  pour  fournir  le  dénombrement  de  la 
chàtellenie  de  Cassel.  — Même  pièce  sous  le  vidimus 
de  Pierre  De  le  Zipe  du  4  janvier  1397.  —  1400, 
18  mai.  Motifs  du  refus  do  Taveu  et  dénombrement 
àv  la  seigneurie  de  Cassel,  présentés  au  duc  de  Bour- 
gogne par  le  duc  de  Bar. 

B.  805.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin;  3  pièces 
et  2  rouleaux,  papier. 

Xiv"  Sièele.  —  Etat  des  biens  que  Jean  Lagogne, 
clerc,  a  acquis  depuis  que  Madame  lui  fit  sa  grâce.  — 
Réponses  faites  par  le  procureur  du  doyen  du  chapitre 
de  Mont  faucon,  aux  articles  proposés  par  le  comte 
de  Bar  contre  lesdils  doyen  et  chapitre  au  sujet  des 
successions.  —  Mémoii*e  de  quelques  journées  qui  doi- 
vent se  tenir  en  la  cour  de  Flandre  pour  monseigneur 
de  Bar,  contre  Tabbé  do  St-Bavon  et  le  chapitre  de 
Saint-Omor.  —  Différend  entre  le  seigneur  de  Cassel 
et  le  comte  de  Flandre.  —  Lettre  du  duc  do  Bar,  écrite 
de  Paris,  dans  un  pressant  besoin  d'argent,  à  Gilles  de 
Taissy,  son  receveur  de  Wameton.  —  Le  même  duc 
informe  Pierre  de  Watrelet,  son  receveur  général  de 
Flandre,  qu'il  a  chargé  le  seigneur  de  Befjroniont,  son 
conseiller,  d'entretenir  le  duc  de  Bourgogne  du  fait 
dudit  Pierre. 

B.  800.  ((Carton.)  —  (5  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier. 

tâOf -f  409.  —  1401,  25  novembre,  Arras.  Lettres 
du  duc  de  Bourgogne  touchant  les  prétentions  de 
Robert,  duc  de  Bar,  seigneur  de  Cassel,  sur  les  terres 
et  seigneuries  dont  il  a  fait  le  dénombrement,  comme 
les  tenant  du  duc  de  Bourgogne.  — 1401,  3  décembre 
et  1402.  Débats  entre  les  ducs  de  Bourgogne  et  de 
Bar,  au  sujet  des  terres  que  celui-ci  déclare  tenir  du 
comté  de  Flandre.  —  1402,  8  février.  «  Causes  que 
M.  le  duc  de  Bar  a  en  la  chambre  de  Mgr  le  duc  de 
Bourgoingne,  et  en  quel  estât  que  elles  sont  au  jour 
dhuy  ». 

H.  807.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin;  3  sceaux 
et  2  fragments  de  sceaux. 

1405-1400.  —  1405,  8  octobre.  Procuration  géné- 
rale et  spéciale  délivrée  par  Robert,  duc  de  Bar,  sei- 


gneur de  Cassel,  à  Thierry  Leroy,  licencié-ès-lois, 
demeurant  à  Lille.  —  1407,  21  septembre,  Paris,  et 
mars  1408.  Lettres  par  lesquelles  Jean,  duc  de  Bour- 
gogne, renouvelle  les  pouvoii's  de  ses  commissaires, 
Raoul  Le  Maire  et  Jean  d'Ogillande,  au  sujet  de  ses 
différends  avec  le  duc  de  Bar.  —  1409,  19  avril, 
Paris.  Donation  faite  par  Robert,  duc  de  Bar,  seigneur 
d'Oisy,  à  Jean,  duc  de  Bourgogne,  en  considération  des 
services  que  ce  dernier  lui  a  rendus,  d'une  somme  de 
30,000  écus  d'or,  à  prendre  après  sa  mori,  sur  ses 
biens  sis  en  Flandre. 

B.  808.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 

2  sceaux  brisés. 

1410-1440.  —  1412,  20  jarivier.  Apaisement  par 
ordonnance  du  Conseil  de  Bar,  des  débats  et  discus- 
sions survenus  entre  Julien  de  Gyebère,  bâtard  du 
Braart,  et  François  Riquelière,  d'une  part,  et  Christian 
Walin,  d'autre  part.  —  1446, 10  avril,  Chinon.  Recon- 
naissance par  René,  roi  de  Sicile  et  d'Anjou,  de  la 
remise  à  lui  faite  par  le  duc  de  Bourgogne,  des  villes 
deNeufchâtel  en  Lorraine  etdeClermont  en  Argonne. 
—  Sans  date.  Lettre  de  Hues  de  Bucey,  chanoine  de  Bar 
et  chapelain  de  la  comtesse  de  Bar,  lui  rendant  compte 
de  l'enquête  à  laquelle  il  a  procédé  sur  le  différend 
entre  le  curé  de  Clermont  et  le  chapelain  de  St-Oricle. 

B.  809.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin. 

ItSl-lte».  —  Perche.  —  Avril  1231  («  Datum 
anno  DominiM^  CCXXX^,  primo,  menseApinli  >;. 
Lettres  d'Adam  Harenc,  chevalier,  faisant  connaître 
qu'en  sa  présence,  Nicolas,  curé  de  Mortagne,  etGode- 
froi  de  Mulcent  et  Richeude,  sa  femme,  ont  vendu  des 
terres  à  THôtel-Dieu  de  Nogent-le-Rotrou,  et  approu- 
vant cette  vente  en  son  nom  et  en  celui  d'Horemburge, 
sa  femme.  —  1236  («  Datum  anno  Domini  M^  C(T 
XXX^  sexto  ») .  Lettres  du  même  déclarant  qu' Alnulphe, 
fils  de  Gilles  de  Danviller,  et  sa  femme  Alix,  ont  vendu 
à  riIôtel-Dieu  de  Nogent-le-Rotrou,  une  pièce  de  terre 
dans  les  cencives  de  Maingneville  sur  le  chemin  de 
Chartres,  («  juœta  cheminum  Camotensem  »). —  Sep- 
tembre 1268  («  Cefu  fet  Van  de  V incarnation  Nostre 
Seigneur  mil  dus  cens  sessante  et  oit^  ou  Tnois  de 
setenbre  »).  Lettres  par  lesquelles  Ferri  de  Gaseran, 
écuyer,  déclare  que  pour  terminer  les  difficultés  qu'il 
y  a  entre  lui  et  «c  Bougoinne  de  Soday,  demoisele,  file 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  ROYAUMES  ET  PAYS.  -  PERCHE. 


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monsur  Hue  de  Soday,  chevalier,  Jadis  femme  feu 
Symon  de  Gaseran,  escuier,  mou  frère  de  père  et  de 
mère,  parti  et  devis  de  moi,  tenant  en  partie  et  en  éri- 
tage  le  habergement  dumourrè  si  comme  il  se  pourset 
o  terres,  o  pré,  o  bois  et  o  toutes  autres  apartenances», 
il  consent  de  lui  donner  par  an  trente  quatre  livres 
tournois  en  deux  termes,  pour  lui  tenir  lieu  de  son 
domaine,  de  son  habergement  dumourrè  et  du  bien 
que  feu  Ferri  de  Gaseran,  leur  père,  avait  dans  les 
châtellenios  de  Brou,  d'Anton  et  d'Alluyes  ;  si  Ferri  ne 
paye  pas  exactement  cette  somme  aux  termes  échus, 
il  s'oblige  à  donner  25  sols  par  chaque  semaine  de 
retard,  à  titre  de  peine,  sans  diminuer  le  prix  principal. 

B.  810.  (Carton.)  —  17  pièces  et  3  rouleaux,  parchemin; 

2  sceaux  brisés. 

iSOt-iSts.  —  Perche.  Sans  date;  vers  1301. 
Mémoires  en  faveur  de  la  reine  de  Sicile  (1)  contre 
l'abbé  et  le  couvent  de  Bonneval,  au  sujet  de  la  terre 
d'AUuyes  et  d'autres  biens  situés  près  de  Bonneval.  — 
22  août  1312  («  le  mardi  Les  octaves  de  la  mie  aoust  »). 
Lettres  par  lesquelles  Jean  Coubrouge,  lieutenant  du 
bailli  de  Chartres,  commet,  au  nom  du  comte  de  Char- 
tres, Guillaume  de  Lacelle,  sergent  à  verge  dudit 
comte,  pour  demander  et  requérir  la  juridiction  et 
l'obéissance  de  tous  les  justiciables  du  prieuré  de 
St-Martin-au-Val,  lequel  prieuré  et  tous  les  membres 
qui  en  dépendent  reconnaissent  être  dans  la  garde 
spéciale  du  comte  de  Chartres.  —  4  avril  1323  (4c  Die 
lune  post  dominicam  qua  cantatur  Qtictsimodo  »). 
Lettres  par  lesquelles  l'offlcial,  archidiacre  de  Ven- 
dôme dans  l'église  de  Chartres,  déclare  que  Regnault 

(?),  chanoine  de  l'église  St-Nicolas  de  Montmi- 

rail  au  diocèse  de  Chartres,  a  constitué  Guillaume  de 
Âlba  pour  son  procureur  afin  de  résigner  la  prébende 
dont  il  est  pourvu. 


B.  811.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 

3  sceaux  brisés. 


—  Perche.  Paris,  le  22  décembre  1329 
(4^  Le  venredi  devant  le  jour  dou  Noël  »).  Lettres  par 
lesqueUes  Robert  de  Flandre,  sire  de  Cassel,  déclare 


(1)  Marguerite,  comtesse  de  Tonnerre,  fille  d*Eudes,  duc  de 
Bourgogne,  femme  de  Charles,  comte  d*Anjou  et  do  Provence, 
roi  do  Naples  et  de  Sicile. 


avoir  vendu  pour  quatre  ans  à  Jean  de  Galande  et  à 
Simon  leHuchier  deLongjumel, la  coupe  de  120  arpents 
de  bois  qui  lui  appartiennent  à  Sanul,  appelés  les  bois 
de  la  Trembloye,  pour  le  prix  de  7  livres  parisis  l'arpent 
à  la  mesure  de  Montlhéry.  —  AUuyes,  jeudi,  lôjuillet, 
sans  date  d'année,  vers  1330.  Mémoire  envoyé  à 
Robert  de  Cassel  au  sujet  de  ses  possessions  de  Nogent- 
le-Rotrou  et  autres  localités  du  Perche.  —  25  novem- 
bre 1331  («  Le  lundi  devant  la  Saint-André  apouS" 
tre  »).  Mandement  de  Guillaume  de  la  Touche,  bailli 
de  Nogent-le-Rotrou,  à  Guillaume  GifiFart,  receveur 
dudit  lieu,  d'avoir  à  payer  à  Jean  Le  Roux,  sergent  du 
Roi,  la  somme  de  60  sous  tous  les  mois,  à  raison  de 
services  rendus  à  la  dame  de  Cassel;  quatre  quittances 
relatives  à  la  môme  recette,  datées  d'octobre  1331  et  de 
février  1332. 

B.  812.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin;  4  sceaux  brisés. 


».  —  Perche.  18  mars  1335  (4^  L\an  de  grâce 
mil  CGC  XXXIIII  »).  Procuration  de  Charles  de 
Valois,  frère  du  roi  de  France,  comte  d'Alençon  et  du 
Perche,  donnée  à  Geoffroy  Furquentin,  son  procureur 
général  dans  le  Perche,  pour  le  représenter  en  toutes 
ses  affaires.  —  Paris,  17  mai  1335.  Mandement  de  Phi- 
lippe, roi  de  France,  au  bailli  de  Chartres  pour  lever  la 
main  du  Roi  mise  sur  la  basse  justice  et  les  exploits  de 
Tavouerie  de  Si  Victor  de  Bacon  au  Perche,  appartenant 
à  l'abbaye  St-Martin-au-Val-lez-Chartres,  pour  cause 
de  défaut  d'amortissement.  —  17  novembre  1335 
(4:  Le  venredy  d'après  la  Saint-Martin  d'yver  »). 
Sentence  rendue  par  défaut  au  bailliage  de  Chartres, 
au  profit  de  l'abbaye  St-Martin-au-Val. 

B.  813.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin;  i  cahier,'  9  feuilleta, 
papier;  3  sceaux  brisés  ou  écrasés. 


.  _  Perche.  Paris,  le  13  juillet  1336. 
Commission  du  Roi  au  bailli  de  Chartres  pour  maintenir 
l'abbaye  de  St-Martin-au-Val  de  Chartres  dans  le  droit 
de  ressortir  au  bailliage  de  Chartres  pour  tout  ce 
qu'elle  possède  à  St-Yictor  de  Bacon  dans  le  Perche,  à 
rencontre  des  prétentions  contraires  du  comte  d'Alen- 
çon et  du  Perche.  —  7  novembre  1336  («  Lejeusdt 
après  Tous  Sains  »).  Procuration  par  laquelle  Milet 
Fressin  donne  pouvoir  de  résigner  le  bénéfice  de  la 
chapelle  St-Nicolas  de  Montmirail  dont  il  était  pourvu. 
—  Nogent-le-Rotrou,  le  19  novembre  1336.  Collation 


Nord.  —  Skrib  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


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ARCHIVES  DU  NORD. 


de  la  cliapelle  du  château  d'AUuyes  par  le  procureur 
de  la  damo  de  Cassai.  —  Paris,  le  9  août  1336.  Lettres 
par  lesquelles  Philippe  de  Valois,  roi  de  France,  mande 
aux  baillis  d'Orléans  et.  de  Chartres  de  trancher  la 
difficullé  pendante  entre  le  prévôt  d'Yenville  et  Jeanne 
de  Bretagne,  daràe  de  Cassel,  ayant  le  bail  d'Yolande 
de  Cassel,  sa  fille,  au  sujet  de  la  juridiction  du  ressort 
de  la  ville  de  la  Ferté,  d'une  part,  et  Jeanne  de  Beau- 
gency,  dame  de  la  dile  ville,  de  Tautre.  (Vidimus  de 
Guillaume  de  la  Touche,  bailli  d'AUuyes  et  de 
Montmirail,  daié  du  mardi  après  la  Décollation  de  S. 
Jean-Baptiste  (5  septembre)  1340.  —  H  août  1337 
(«  Die  lune  post  festmn  b.  Laurentii  »).  Pi'ocuralion 
donnée  par  Guillaume,  prieur  do  St-Martin-au-Val  de 
Chartres,  à  plusieurs  religieux  de  Marmoutiers  et 
autres  personnes  pour  représenier  ^.e  couvent  en  la 
cause  pendante  au  Parlement  entre  cedit  couvent, 
d'une  part,  et  le  comte  d'Alençon  et  la  dame  de  Cassel 
d'autre  part. 

B.  814.  (Carton.)  —  4  pièces  et  1  cahier,  6  feuillets, 
parchemin;  3  cachets  et  1  sceau  brisés. 

t880-f8SS.  —  Perche.  Paris,  le  23  mai  1380. 
liCttres  de  Charles  V,  roi  de  France,  accordant  à  la 
comtesse  de  Bar,  pour  l'aider  à  entretenir  les  forte- 
resses qu'elle  possède  dans  le  Perche  et  en  Puisayo,  la 
somme  de  1.000  livres  à  prendre  sur  les  aides  qui  se 
lèvent  pour  la  guerre  sur  les  terres  de  ladite  comtesse 
sises  dans  le  Perche  et  en  Puisaye  ;  avec  l'attache  des 
généraux  des  aides  pour  la  guerre.  —  1386.  Compte 
rendu  par  Herbillon  d'Aubeville,  receveur  de  Puisaye, 
de  la  recette  des  deniers  provenant  de  la  vente  des 
blés,  vins,  etc.,  au  profit  de  la  comtesse  de  Bar,  de 
Pâques  à  la  Saint-Remy  1386.  —  9  mare  1388.  Lettres 
par  lesquelles  Yolande  de  Cassel,  co^ntesse  de  Bar, 
exempte  les  habitants  de  Nogent-le-Rotrou  des  droits 
de  guet  et  double-guet  qu'ils  lui  devaient.  —  1388. 
Franchises  de  Nogent-le-Rotrou. 

B.  815.  (Carton.)  —  5  pièces  et  1  rouleau,  parchemin; 
1  pièce  et  1  rouleau,  papier. 

xlV»Ièclc-t4it.— PigrcAe.  Sans  date;  XlV'siècle. 
Enquête  dans  le  débat  entre  Yolande  de  Cassel  et  le 
prieur  de  St-Marlin-au-Val  de  Chartres.  —  Sans  date  ; 
XIV*  siècle.  Débats  entre  l'abbaye  d'Aumale  et  le  duc 
de  Lancastre  ;  entre  le  procureur  du  Roi  et  le  couvent 
de  St-Martin-au-Val  de  Chartres,  d'une  part,  le  comte 


d'Alençon  et  la  dame  de  Cassel,  de  l'autre.  —  Sans 
date;  XIV*  siècle.  Fragment  d'une  pièce  relative  à  la 
terre  de  Nogent.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Informa- 
tion faite  par  Guillaume  de  Villems,  prévôt  d'AUuyes, 
contre  Jean  de  Luysarches.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle. 
Enquête  touchant  la  sergenterie  de  Nogent-le-Rotrou. 
—  20  juin  1411.  Levée  de  la  main  mise,  faite  à  la 
requête  du  chapitre  de  Toul,  sur  les  terres  d'Alluyes, 
de  Brou,  de  Montmirail  et  autres  dans  le  Perche  ainsi 
qu*en  Flandre,  appartenant  au  feu  duc  de  Bar,  récem- 
ment décédé  ;  le  fils  et  héritier  dudit  duc  s'engage,  en 
retour,  à  faire  droit  aux  réclamations  du  chapitre. 

B.  810.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin;  1  cahier, 

il  feuillets,  papier. 

l8SS-i40i.  —  Ètampes.  Paris,  le  28  janvier  1388. 
Donation  entre  vifs  faite  par  Jean,  fils  du  roi  de 
France,  duc  &d  Berri  et  d'Auvergne,  comte  de  Poitou, 
au  cas  où  il  viendrait  à  mourir  sans  enfant  mâle,  k 
Philippe,  duc  de  Bourgogôe,  son  frère  et  aux  enfants 
raâks  qu'il  pourrait  avoir,  du  comté  d'Etampes  et  des 
châteaux,  villes  et  châtellenies  de  Gien  et  de  Dourdan 
et  de  leurs  dépendances  ;  vidimus  de  Jean,  seigneur 
de  Folleville,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du 
mercredi  1*'  juin  1401  ;  même  pièce.  —  Paris,  le 
26  décembre  1397.  Lettres  du  roi  Charles  VI,  par 

lesquelles  il  reçoit  à  foi  et  hcmmage  son  oncle,  le  duc 

* 

de  Bourgogne,  pour  les  seigneuries  d'Etampes,  Dour- 
dan et  Gien-sur-Loire,  cédées  à  ce  dernier  par  le  duc 
de  Berri  ;  — même  pièce  avec  un  vidimus. — Saint-Denis 
en  France,  mars  1400.  Confirmation  par  le  roi 
Charles  VI  de  la  donation  faite  par  Jean,  duc  de  Berri, 
en  son  hôtel  de  Vhice.stre  [sic)  lez-Paris  (Vincennes)^ 
en  mars  1400,  à  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  de  la 
seigneurie  de  Gien-sur-Loire,  qui,  par  un  vice  de  clerc, 
n'avait  pas  été  comprise  complètement  dans  la  dona- 
tion  des  seigneuries  d'Etampes  et  de  Dourdan  ;  — 
autre  confirmation  datée  de  St-Denis,  mars  1401. 

B.  817.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  2  sceaux. 

f  J8S.  —  Etampes.  Bruxelles,  le  18  septembre  1438. 
Accord  entre  le  duc  Philippe  le  Bon  et  Jean  de  Bour- 
gogne, comte  d'Etampes,  au  sujet  des  prétentions  de 
ce  dernier  sur  les  comtés  d'Etampes,  seigneuries  de 
Dourdan  et  de  Gien,  en  exécution  du  partage  fait  par 
le  feu  duc  de  Bourgogne  Philippe  le  Hardi  entre  ses 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  BRETAGNE.  -  BLOIS.  51 


trois  enfants  :  le  comté  d'É lampes  et  la  seigneurie  de 
Doardan  sont  dès  maintenant  cédés  à  Jean  de  Bour- 
gogne; on  lui  permet  de  faire  valoir  ses  droits  sur  la 
seigneurie  de  Gien  et  sur  le  comté  d*Auxerre  ;  on  lui 
assure  une  rente  perpétuel^  de  2.000  saints  d'or  sur 
les  revenus  de  Péronne,  Montdidier  et  Roye  en  com- 
pensation des  20.000  saints  d*or  qu'il  a  avancés  au  duc 
de  Bourgogne;  on  lui  abandonne,  en  outre,  durant 
15  ans  pour  Textinction  de  celte  dette,  le  surplus  des 
revenus  de  ces  trois  villes. 


B.  818.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  3  pièces,  papier. 

1841- 18(141.  —  Breiagtie.  Paris,  en  parlement,  le 
24  août  1341.  Lettres  du  roi  Philippe  de  Valois  par 
lesquelles  il  déclare  que  le  procureur  de  Jeanne  de 
Bretagne,  dame  de  Cassel,  a  protesté,  en  cour  de  Par- 
lement, contre  les  offres  d'hommage  faits  pour  le  duché 
de  Bretagne  et  la  vicomte  de  Limoges,  par  Jean  de 
Montfort,  frère  de  ladite  dame  de  Cassel,  et  Charles  de 
Blois  du  chef  de  sa  femme,  nièce  de  ladite  dame,  se 
disant  plus  prochains  hoirs  et  successeurs  du  duc  Jean 
de  Bretagne,  dernièrement  décédé  ;  attendu  que  ladite 
Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  est  la  fille  du 
duc  Arthur  de  Bretagne,  père  du  duc  Jean,  sœur  ger- 
maine et  aînée  du  comte  Jean  de  Montfort  et  tante  de 
la  femme  du  comte  Charles  de  Blois,  elle  a,  par  consé- 
quent, des  droits  plus  immédiats  à  la  succession  du  duc 
Jean  que  ceux-ci  et  particulièrement  dans  la  vicomte 
de  Limoges,  qui  est  gouvernée  par  droit  écrit.  —  Sans 
date  d'année  ;  vers  1341  ;  le  21  avril  à  Vannes.  Lettre 
de  Jean,  duc  de  Bretagne,  comte  de  Montfort,  vicomte 
de  Limoges,  au  comte  de  Flandre,  son  cousin,  pour 
lui  demander  des  secours  contre  Charles  de  Blois  avec 
qui  il  était  en  guerre.  —  Sans  date  d'année  ;  vers  1346 
{<  Escrtpt  à  Tenremonde,  le  XV^jour  de  juing  >). 
Lettre  du  comte  de  Flandre  à  son  cousin  le  comte  de 
Montfort,  duc  de  Bretagne,  par  lesquelles  il  l'avertit 
qu'il  a  reçu  de  ses  nouvelles  «  par  messire  Pèlerin  de 
Wadencourt»  et  qu'il  a  autorisé  ledit  Pèlerin  à  repartir 
pour  la  Bretagne  avec  «  des  gens  ce  qu'il  pourra  », 
mais  qu'il  ne  lui  est  pas  possible  lui-même,  de  lui 
envoyer  des  troupes.  — Sur  les  champs^  8  octobre; 
sans  date  d'année,  1364  (?).  Lettre  du  duc  Jean  de 
Montfort  au  comte  de  Flandre,  lui  annonçant  la  victoire 
remportée  le  29  septembre  précèdent  sur  Charles  de 
Blois  devant  le  château  d'Anray. 


B.  819.  (Garfcon.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  sceau. 

iS44-iS14.  —  Blois,  9  février  13U  («  Le  lundi 
prochain  après  la  Purifîcacion  Nostre-Dame,  l'an 
de  grâce  mil  trois  ce7is  quarante  trois  »).  Déclaration 
en  forme  de  dénombrement,  donnée  par  Raoul  de 
Bougueville,  sire  de  Borgicourt,  de  la  terre  dudit  lieu 
qu'il  reconnaît  tenir  en  fief  du  comte  de  Blois  suivant 
les  coutumes  des  fiefs  de  Brecuel.  —  24  juin  1374. 
Lettres  par  lasquelles  Jean  de  Châtillon,  comte  de 
Blois,  accorde  à  Thierri  Beinkins,  son  valet,  l'usufruit 
d'une  terre  tenue  en  fief  de  la  cour  dudit  comte,  et  fai- 
sant partie  de  la  communauté  dudit  Beinkins  et  de  sa 
femme  Catherine. 

B.  820.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  sceau  brisé. 

i8St-iSSS.  --  Blois.  Château  de  Blois,  le  19  août 
1382.  Reconnaissance  donnée  par  Gui  de  Châtillon, 
comte  de  Blois,  sire  d'Avesnes,  de  Beaumont,  de  Scoen- 
hove  et  de  la  Goude,  de  la  somme  de  3.700  livres  due 
par  lui  à  messire  Jean  de  Vienne,  amiral  de  France, 
Guillaume  de  la  Hogue,  Jean  Rose,  Jean  Brumen, 
Guillaume  Langlois  et  autres  non  désignés,  pour  la 
rançon  de  Henri  de  Borzelle,  chevalier,  sire  de  la  Vère 
et  de  quatre  écuyers,  ses  serviteurs  ;  laquelle  recon- 
naissance est  faite  par  lui  à  la  requête  dudit  seigneur 
de  1*\  Vère.  —  Paris,  le  11  juillet  1383.  Vidimus  sous 
le  scel  de  Jean  Coupperel,  chanoine  de  Laon,  garde  du 
scel  du  bailliage  de  Vermandois,  des  lettres  du  roi 
Charles  VI,  par  lesquelles  il  donne  au  comte  de  Blois 
le  tiers  des  aides  nouvellement  établies  dans  le  comté 
de  Blois,  pour  le  fait  de  la  guerre. 

• 

B.  821.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin;  2  pièces,  papier; 

2  sceaux  et  1  cachet. 

tss6.  —  BloiSy  22  mai  1385.  Commission  donnée 
par  Gui  de  Châtillon,  comte  de  Blois,  sire  d'Avesnes, 
de  Beaumont,  etc.,  à  ses  amés  chevaliers  messire 
Thierri,  seigneur  de  Senzelles,  messire  Jacques  de 
Mortchipont  (?),  bailli  d'Avesnes  et  messire  Gilles  de 
la  Porte,  prévôt  de  Beaumont,  pour  recevoir  les 
excuses  que  le  sire  de  Bornes  devait  faire  au  sujet  de 
certains  méconteutements  qu'il  avait  causés  au  Comte. 
—  3  juillet  1385.  Accord  au  sujet  desdits  méconten- 
tements, portant  :  1®  que  le  sire  de  Bornes  fera  des 


52 


ARCHIVES  DU  NORÏ). 


excuses  au  comte  de  Blois  pour  avoir  inséré  dans  les 
défiances  qu'il  lui  avait  envoyées,  qu'il  avait  appris 
que  le  Comte  voulait  le  faire  tuer  ;  2"  qu'il  soumettra 
ensuite  son  différend  avec  le  Comte  à  l'arbitrage  du 
duc  de  Bourgogne  et  de  Robert  de  Namur.  —  28  juillet 
1385.  Lettres  de  Renaud  de  Fauquemont,  sire  de 
Bornes  et  de  Sickert,  par  lesquelles  il  déclare  que  c'est 
à  tori  qu'il  avait  soupçonné  le  comte  de  Blois  d'avoir 
voulu  le  faire  tuer,  parce  qu'il  voulait  exiger  dudit 
comte  comme  héritier  de  Jean  de  Blois,  son  père,  le 
payement  de  certaine  dette  ;  qu'il  tient,  au  contraire, 
ledit  comte  comme  étant  incapable  de  commettre 
pareille  action  ;  —  copie  du  temps  sur  papier.  —  31 
juillet  1385.  Lettres  du  même  Renaud  de  Fauquemont 
par  lesquelles  il  reconnaît  avoir  soumis  au  jugement 
et  à  l'arbitrage  du  duc  de  Bourgogne  et  de  Robert  de 
Namur,  lous  les  difiFérends  qu'il  avait  comme  héritier 
de  Waleran  de  Bornes,  son  frère,  avec  le  comte  de 
Blois,  Guy  de  Châtillon.  — 19  août  1385.  Lettres  du 
même  par  lesquelles  il  déclare  qu'il  consent  à  ce  qu'il 
soit  sursis  à  toutes  poursuites  jusqu'à  la  St-Jean-Bap- 
tiste  1385,  au  sujel  de  son  différend  avec  le  comte  Guy 
de  Châtillon,  différend  soumis  à  l'arbitrage  du  duc  de 
Bourgogne  et  de  Robert  de  Namur. 


B.  822.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin;  6  sceaux  écrasés. 

iSto-tiMMi.  —  Cfiartres.  15  décembre  13?0  («  Ou 
lundi  devant  la  feste  saint  Thomas  »).  Sentence  ren- 
due par  le  prieur  de  St-Marlin-au-Val  de  Chartres, 
archidiacre  de  la  Croix  au  Perche  et  de  Chavent,  au 
sujet  de  la  nomination  d'un  tuteur  à  des  mineurs.  — 
22  février  1335  (4:  Lan  mil  trois  cens  XXXIIH,  le 
mescredijour  de  la  chaiere  Saint  Père  »).  Commis- 
sion du  lieutenant  du  bailli  de  Chartres  pour  assigner 
Robin  de  la  Motte,  commis  à  exercer  la  juridiction  de 
St-Victor  de  Bacon,  à  la  requête  du  prieur  de  St-Mar- 
tin-au-Val-lez-Chartres,  avec  l'assignation  et  autres 
pièces  y  relatives.  —  25  septembre  1335  (4^  Le  lundi 
après  la  feste  Saint  Maté  en  septembre  »).  Commis- 
sion pour  assigner  par  devant  le  bailli  de  Chartres,  à 
la  requête  de  l'abbaye  de  St-Martin-au-Val,  Robin  de 
la  Motte  qui  s'était  fait  commettre  par  le  comte  du 
Perche  à  l'exercice  de  la  juridiction  de  Saint-Victor  de 
Bacon,  appartenant  à  cette  abbaye  ;  jointe  la  relation. 
—  23  mai  1366  (<tAnno  domini  millesimo  CGC LX 
sexto,  die  sàbbati  in  vigilia  festi  sancte  Penthe- 


costes  »).  Lettres  de  l'official  de  Paris  autorisant  Jean 
Felpîer  (Fé/perfi),  clerc  du  diocèse  de  Chartres,  âgé  de 
douze  ans  ou  environ,  chanoine  prébende  deSt-Nicolas 
au  château  de  Montmirail  et  chapelain  de  St-Thomas 
de  la  Louve  {de  Liipa),  prèe  des  murs  de  Paris,  à  cons- 
tituer des  procureurs  malgré  son  jeune  âge. 

B.  823.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

iS4S. — Vendôme.  9  mai  1343.  Lettres  par  lesquelles 
Bouchard,  comte  de  Vendôme,  nomme  comme  ses 
procureurs  Vincent  Ysary,  .Jean  Dreux,  Nicolas  de 
Loffre  (?)  et  Simon  Le  Maçon. 


Layette  31.  —  Allemagne. 

B.  824.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  rouleau,  papier. 

tt67-tS94.  —  Palais  de  Latran,  10  janvier  1257 
(«  Daium  Laterani,  IIII  idus  Januarii  pontificatus 
nostri,  anno  tercio  »).  Bulle  du  pape  Alexandre  IV, 
déclarant,  à  Toccasion  de  Félection  d'Alphonse,  roi  de 
Castille,  à  l'Empire,  ce  que  doit  proposer  et  faire 
l'empereur  des  Romains.  —  Rome,  le  22  janvier  1257 
(4c  Dation  Roma,  XI  Kalendas  Februarii  »).  Lettres 
d'Octave,  cardinal  au  titre  de  Sainte-Marie  in  via  lata 
à  rarchovêque  de  Cologne  au  sujet  de  la  même  .élec- 
tion.—  Erfurt,  le  10  septembre  1290  («  Anno  domini 
M^  ce*  nonagesimoy  qicarta  idus  septembris,  indic- 
tione  tercia,  apud  Erfordiam  »).  Sentence  de  Rodol- 
phe, roi  des  Romains,  par  laquelle  il  déclare  que  lors- 
qu'un vassal  de  l'Empire  vient  à  mourir  sans  hoirs 
mâles,  son  fief  doit  appartenir  au  seigneur  à  l'exclu- 
sion de  ses  sœurs,  à  moins  qu'il  ne  veuille  leur  en 
accorder  la  jouissance  viagère  ;  les  témoins  de  cette 
sentence  furent ,  nobles  hommes  :  le  burgrave  de 
Nuremberg  ;  Eberhard,  comte  de  Calzenellenbergh  ; 
Éberhard,  comte  deWirtemberg  ;  Gerlac  de  Brunberg; 
Conrad  de  Winsperg  ;  Frédéric  de  Hohenloeh  :  Ulric 
de  Hanouwe  et  autres  non  nommés  ;  vidimus  des 
doyen  et  chapitre  de  St-Gengulphe  d'Heinsberg,  dio- 
cèse de  Liège,  daté  de  la  6*  férié  après  le  dimanche  de 
Quasimodo  1384  (29  avril).  — 1383.  Lettres  de  l'empe- 
reur Venceslas  relatives  à  la  mouvance  des  fiefs  de 
l'Empire  (pièce  en  allemand  ;  copie  sur  papier). 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  ALLEMAGNE.      .53 


B.  825.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  2  pièces, 

papier;  1  sceau. 

i4SO-t494.  — 1420.  Lettres  par  lesquelles  Sigis- 
mond,  empereur  d'Allemagne,  se  reconnaît  redevable 
d'une  somme  de  22.000  florins  du  Rhin  envers  Jean, 
duc  de  Bavière,  comie  de  Hollande  etc.  (l).  —  Sans 
date;  seconde  moitié  du  XV®  siècle.  Minute  d'une 
lettre  ni  signée,  ni  datée,  relative  à  l'achat  du  comté 
de  Ferrelte  par  le  duc  de  Bourgogne.  —  Bruxelles, 
15  février  1474.  Lettre  de  J.  de  Screnhove,  secrétaire 
du  duc  de  Bourgogne,  au  sire  de  Saillant,  chancelier 
de  ce  prince,  au  sujet  de  la  prise  de  possession  par 
Charles-le-Téméraire  de  la  landgravie  d'Alsace  et  des 
pays  qui  lui  ont  été  engagés  par  le  duc  Sigismond 
d'Autriche. 

H.  826.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  2  pièces,  papier; 

2  sceaux  brisés  ou  écrasés. 

i497-t479.  —  Bruxelles,  le  jeudi  après  la  Ste-Luce 
(18  décembre)  1477.  Lettres  patentes  de  l'archiduc 
Maximilien  accordant  à  son  oncle  le  comte  Henri  de 
Wurtemberg  et  de  Montbéliard  qui  est  venu  le  joindre 
à  son  armée  avec  trente  cavaliers,  la  somme  do  3.000 
florins  du  Rhin,  en  récompense  de  ses  services.  — 
Bruxelles,  le  lundi  après  la  Ste-Luce  (14  décembre) 
1478*  Lettres  de  l'archiduc  Maximilien  ordonnant 
qu'il  soit  payé  à  Christophe,  margrave  de  Bade,  la 
somme  de  7.000  florins  du  Rhin,  en  récompense  des 
services  militaires  qu'il  lui  a  rendus.  —  Bruges,  le 
jour  de  la  St-Urbain  (25  mai)  1479.  Lettres  de  l'archiduc 
Maximilien  à  son  oncle  le  comte  de  Wurtemberg- 
Montbéliard,  au  sujet  do  ce  qui  lui  était  dû  pour  sa. 
solde  dans  les  armées  du  duc  Charles-le-Téméraire, 
avec  la  requête  adressée  à  ce  prince  par  ledit  comte, 
et  apportée  par  le  bailli  de  Clerval.  (Ces  quatre  pièces 
sont  en  langue  allemande). 


B.  827.  (Carton 


.)  —  2  pièces,  parchemin;  2  pièces,  papier; 
2  sceaux. 


i4§MI-i499.  —  Novembre  1480.  Instructions  don- 


Ci)  Jean  de  Bavière,  oncle  de  Jacqueline,  comtesse  de  Hai- 
naut  et  de  Hollande,  chercha  à  dépouiller  sa  nièce  et  fut  inau- 
guré comte  de  Hollande,  le  28  juin  1418,  par  les  Cabiliaux  à 
Dordrecht. 


nées  par  Tarchiduc  Maximilien  à  messires  Claude  de 
Toulongeon,  Jean  d'Autel,  Guillaume  de  Rochefort  et 
Gilles  de  Busle^^den,  sur  ce  qu'ils  auront  à  dire  et 
faire  de  sa  part  à  l'endroit  des  princes  de  l'Empire  ou 
de  leurs  députés  à  la  prochaine  réunion  où  ils  doivent 
se  rencontrer  à  Metz.  —  Le  jour  de  St-Gall  (16  octo- 
bre) 14&i.  Lettres  en  allemand  d'Henri,  comte  de 
Wurtemberg,  à  l'empereur  Maximilien,  au  sujet  des 
réclamations  présentées  par  son  ambassadeur  pour  le 
payement  des  sommes  qui  lui  sont  dues  à  l'occasion  de 
services  militaires.  —  Sans  date,  vers  1491  ou  1492. 
«  Remonstrance  que  nostre  seigneur  le  Roy  (des 
Romains)  a  fait  aux  princes  électeurs  et  autres  princes 
de  l'Empire,  assemblés  à  Noremberghe  à  l'ostel  de  la 
ville  »  (copie  contemporaine).  —  Metz,  le  mercredi 
après  la  Si-Martin  (14  novembroH 492.  Lettres  patentes 
de  Maximilien,  roi  des  Romains,  et  de  Philippe,  archi- 
duc d'Autriche,  son  fils,  rédigées  en  allemand,  ordon- 
nant le  payement  à  Christophe,  marquis  de  Bade,  de 
la  somme  de  25.000  florins  du  Rhin  qui  lui  était  due 
pour  ses  services  militaires  dans  la  campagne  du 
Luxembourg. 


B.  828.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  3  pièces,  papier; 
2  sceaux  dont  Fun  est  enferme  dans  une  boîte  en  bois. 


(?)-!**».  — 1506  (?).  Lettre  de  l'archiduchesse 
Marguerite  aux  gens  du  Conseil  de  Berne  auxquels 
elle  se  recommande  pour  diverses  affaires.  —  1506  (?). 
Lettre  de  la  même  princesse  aux  mêmes  les  assurant 
de  son  affection.  —  25  septembre  1529.  Vidimus  sous 
le  scel  du  duc  Othon-Henri  et  de  son  frère  Philippe, 
comtes  palatins  du  Rhin,  des  lettres  patentes  en  alle- 
mand de  l'engagement  fait  par  le  roi  de  Hongrie  Fer- 
dinand, depuis  roi  des  Romains,  à  Georges  von  Lan- 
daus, de  la  seigneurie  de  Freystadt,  pour  la  somme  de 
17.166  livres,  4  sols  11  deniers,  due  audit  van  Landans 
par  feu  l'empereur  Maximilien.  —  1546.  Vidimus  en 
allemand  des  lettres  parlesquellesLéonora  de  Wolfstal, 
femme  de  Roches  Sekendorf,  renonce  à  la  succession 
paternelle.  — 14  février  1552.  <  Sommaire  de  la  con- 
clusion de  la  diète  ou  journée  impérialle  tenue  à 
Auspurg  ce  Xllir  jour  de  febvrier  par  Sa  Majesté  aux 
Électeurs  princes  et  estais  du  St-Empire  de  cest  an 
présent  mil  V**  cincquante  et  ung  ». 


54 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Layettes  32  et  33.  —  Liège. 

B.  82î).  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 
1  sceau  et  1  fragment  de  Mceau. 

toos-lMt.  —  Trêves,  le  12  septembre  1008 
(«  Data  2)ridie  idus  septembris,  indictione  VF  anno 
Doininicœ  incarnatio7iis millesimo  Vlir^anno  vero 
Do7nni  Heinrici  secundi  regnayitis  VIP.  Actum 
Tret^eris  féliciter,  Amen  »).  Diplôme  de  l'empereur 
Henri  II,  accordant  à  Baudri,  évêque  de  Liège,  et 
au  comte  Baudri,  le  droit  de  chasse  dans  leur  forêt  de 
Walerwald,  située  entre  les  deux  Nèthes  et  la  Dyle, 
dans  le  comté  d'Anvers,  et  dépendances  de  Heyst,  de 
Heinslen,  de  Befferen  et  de  Malines,  <s^  bannum  nostrum 
bestiarum  Baldrico  Leodicensis  ecclesise  praesuli , 
nec  non  Baldrico  comiti  ;  super  eorum  proprias  silvas 
qu»  sunt  inter  illa  duo  flumina  quae  ambo  Nitae 
vocantur,  et  tercium  quod  Thila  nominalur,  sitae,  et 
qu3e  pertinent  ad  illas  villas  Heiste  et  Heinsten  ac 
Badfrido  nec  non  Machlines  nominatas,  quod  tamen 
totum  Waterwald  appellatur,  in  comitatu  veroGonzonis 
comitis  qui  Antwerf  dicitur  situm  »  (original, 
parchemin;  fragment  du  sceau  et  monogramme  de 
l'empereur,  reconnu  par  Éverhard,  chancelier,  au 
lieu  de  Willéglise,  archichapelain).  —  Trente,  le 
7  septembre  1155  («  Actum  anno  Dominice  Incar- 
nationis,  millesimo  centesimo  quinqiuxgesimx)  guintOy 
indictione  tercia,  régnante  doynino  Frederico, 
.Romanorum  imperatore  glorioso,  afmo  regni  sui 
qmaHo,  imperii  ptHmo;  data  aptid  civitatem, 
Tridentinam,  VIII  idus  septembris.  Signumdomini 
Frederici  imperatoris  invictissimi.  Ego  Atmoldus, 
Coloniensis  archiepiscopus  et  Italici  regni  archican- 
cellarius  recognovi  »).  Diplôme  de  Frédéric  V, 
empereur  des  Romains,  confirmant  à  l'évêché  de 
Liège  toutes  ses  possessions  et  en  donnant  l'énumé- 
ration  (Copie  authentiquée  le  13  juillet  1395).  — 
Thuin,  le  10  avril  1241  («  Apud  Tudorinum,  feria 
quartapost  octabas  Pasche,  anno  Domini  Tnillesimo 
ducentesim,o  quadragesimo  primo  »).  Lettres  de 
Gautier  Bertoul,  avoué  de  Malines,  faisant  hommage- 
lige  et  serment  de  fidélité  contre  tous  à  Robert,  évêque 
de  Liège  (original). 

B.  830.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux  brisés. 

tt78-i»SS.  —  Huy,  le  2  juin  1278  («  A  Huy  en 
Van  del  Incarnation  M  CC  LXX  et  VIII,  le  juedi 


devant  le  Pentecouste  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
évêque  de  Liège,  mande  à  honorables  hommes  et  sages 
monseigneur  Wautier  Berla  (Bertaut),  de  Malines, 
Guillaume  Pielressim,  chanoine  de  Liège,  Pierron, 
prévôt  de  l'église  de  Béthune,  et  Gérard  de  Daules, 
chevalier,  qu'il  a  nommé  messire  Jakemon,  dit 
Cliastaigne,  chanoine  de  Liège,  porteur  de  ces  lettres, 
son  procureur  dans  la  contestation  qui  existait  entre 
lui  et  le  comte  Gui  et  dont  ils  étaient  les  arbitres,  pour 
faire  en  son  nom  tout  ce  qu'il  croira  nécessaire  et 
poursuivre  le  jugement  par  devers  monseigneur 
Gobert  d'Aspremonl,  nommé  pour  cinquième  arbitre. 
—  Huy,  le  7  juin  1278  («  A  Hui,  en  lan  del  Incar- 
tiation  mil  CC  setante  et  toit,  le  mardi  aprè%  le 
Pentecoste  »).  Lettres  du  même  évêque  à  ces  mêmes 
arbitres  pour  leur  mander  qu'il  a  nommé  Huon,  dit 
Rinart,  porteur  de  ces  lettres,  son  procureur  pour 
suivre  pardevant  eux  et  monseigneur  Gobert  d'Aspre- 
mont,  l'affaire  pendante  entre  cet  évêque  et  le  comte 
de  Flandre.  —  10  août  1283  («  Uaii  de  grâce 
M  CC  LXXX  et  trois,  le  jor  saint  Leurench  »). 
Lettres  par  lesquelles  Jean,  évêque  de  Liège,  mande 
et  ordonne  à  tous  chevaliers,  écuyers,  prévôts, 
échevins,  conseillers,  communes,  châtelains  et  à  tous 
ses  sujets  de  Bouillon  et  des  appendances,  d'obéir  en 
toutes  choses  comme  à  lui-même,  à  celui  qui  sera 
envoyé  vers  eux  par  Gui,  comte  de  Flandre,  son  père, 
sous  la  garde  de  qui  il  les  avait  remis,  sauf  toutefois 
en  ce  qui  concerne  les  biens  de  Notre-Dame  et  de 
Saint -Lambert,  et  ordonne  particulièrement  au 
châtelain  de  livrer  le  château  de  Bouillon  avec  les 
clefs  et  tout  ce  qui  en  dépend. 

B.  8;il.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  rouleau,  papier; 

2  sceaux,  dont  un  brisé. 

l80S-t8ti.  —  26  février  1308  («  Datum  anno 
Domini  "inillesimo  trecentesi7no  septimOj  feria  sexta 
post  festum  beati  Pétri  ad  cathedi^am  »).  Traité  entre 
Thibaut  (de  Bar),  évêque  de  Liège,  et  noble  homme 
Gilles,  dit  Bertaut,  de  Malines,  par  lequel  ils  déclarent 
que,  pour  terminer  toutes  les  difficultés  qu'il  y  avait 
entre  eux  au  sujet  de  leurs  droits  réciproques  dans  la 
ville  Je  Malines,  ils  sont  convenus  de  ce  qui  suit  : 
1°  les  villes  de  Hévere,  Musines,  Humbeke,  Leest 
Hefifene,  Nuwelant  et  Necherspolet  et  leurs  dépen- 
dances, seront  placées  sous  le  domaine  de  l'évêque  de 
Liège,  ainsi  que  la  ville  de  Malines,  et  soumises  à  la 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  -  LIÈGE. 


55 


juridiction  Ses  échevins  do  celto  ville  ;  tous  les  revenus 
dont  jouissent  TEvôqne  et  ledit  Gilles,  dans  ces  villes, 
seront  communs  et  toujours  partagés  également; 
2"  le  villicuis  (intendant)  de  TEvêque,  appelé  écoutéte, 
nommei*a  les  échevins  de  ces  villes  quand  cela  paraîtra 
nécessaire  à  TÉvêque  ou  audit  Gilles  ;  3^  s'il  survient 
une  rixe  dans  une  de  ces  villes  en  l'absence  de  l'écou- 
tète,  le  farnulus  (vale!)  dudit  Gilles  pourra  entendre 
la  plainte  au  lieu  de  l'écoutète  s'il  y  assiste  et  faire 
mettre  les  malfaiteurs  en  prison  ;  i**  tout  ce  dont  Gilles 
Berthaut  jouit  dans  ces  villes,  sera  tenu  à  touiours 
en  fief-lige  de  l'Evoque  et  de  ses  successeurs;  5** 
l'Evêque  promet  en  son  nom  et  au  nom  de  ses  succes- 
seurs, du  consentement  de  son  chapitre,  de  ne  jamais 
vendre,  échanger,  aliéner,  donner,  ni  engager  la  ville 
de  Malines  et  ses  dépendances,  d'en  défendre  les 
droits,  au  contraire,  autant  qu'il  lui  sera  possible; 
Gilles  Berthaut  prend  de  «'on  côté  les  mêmes  engage- 
ments pour  lui  et  ses  successeurs.  Pour  sûreté  de  ces 
lettresl'Évêque  a  prié  le  chapitre  de  Liège  de  les  sceller 
et  les  deux  parties  ont  demandé  aussi  aux  échevins, 
jurés  et  communauté  de  Malines  et  à  noble  homme 
Arnoul,  comte  de  Looz  et  de  Chiny,  de  les  sceller  de 
leurs  scels,  ce  qu'ils  ont  fait.  (Ces  lettres  Sont  insérées 
dans  d'autres  lettres  données  par  les  mêmes  le  lende- 
main de  la  Si-André  (V'  décembre  1308).  —  26  juillet 
1321.  Enquête  sur  le  débat  entre  l'évêque  de  Liège  et 
Guillaume,  comte  de  Namur,  à  l'occasion  de  la  justice 
de  la  ville  de  Frumaule  «  entre  deux  ponts,  excepteit 
le  castial  et  IX  pies  entour  ». 


B.  8.'Î2.  ((^.jirtoii.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

tSST-iSHO.  —  Avignon,  le  5  septembre  1337.  Man- 
dement de  Dino,  évêque  de  Gênes,  commis  par  le 
St-Siège  avec  Tévêque  de  Laon,  et  l'abbé  de  St-Jacques 
de  Liège,  à  tous  évêques,  abbés,  ecclésiastiques,  ducs, 
marquis,  etc.,  en  exécution  d'une  bulle  du  pape 
Innocent  XII,  insérée  dans  ce  mandement  et  donnée 
à  Avignon  aux  ides  d'août  la  3*  année  du  pontificat  de 
ce  pape,  mandement  par  lequel  ledit  évêque  de  Gênes 
défend  de  ne  rien  entreprendre  contre  la  provision  qui 
avait  été  adjugée  par  cette  bulle  à  l'évêque  de  Liège 
pour  jouir  du  comté  de  Loz  ou  d'Hasbaye  jusqu'à  la 
décision  du  procès  que  cet  évéque  avait  eu  en  cour  de 
.Rome  contre  Thierri  de  Heysenberg  (Heinsberg),  qui 
prétendait  à  la  propriété  de  ce  comté.  —  20  juin  1339 


(«  Vingtième  du  mois  de  femd  »).  Quittance  d'Adolphe, 
évêque  de  Liège,  de  la  somme  de  3.000  livres  à 
laquelle  le  duc  de  Brabant  avait  été  condamné  par 
l'archevêque  de  Cologne  et  le  comte  de  Hainaut,  à 
l'occasion  de  dommages  causés  aux  églises  de  la  ville 
et  du  pays  de  Liège.  —  18  mars  1360  ou  1361  («  Uan 
de  grâce  mil  trois  cens  et  soissante,  selon  Vusaige 
de  nostre  cité  et  diocèse  de  Liège  (1),  le  XVIIP  jour 
de  march  »).  Promesse  faite  par  Engelbert,  évêque 
de  Liège,  au  duc  Aubert  de  Bavière,  que  dans  le  cas 
où  ce  duc  voudrait  lui  faire  hommage  pour  le  hail, 
goiiverna7ice  et  maiyibournie  du  comté  de  Hainaut, 
à  cause  de  la  griève  maladie  de  Guillaume,  comte  de 
Hainaut,  frère  de  ce  duc,  ainsi  et  de  la  même  manière 
que  ce  comte  avait  fait  hommage  à  TEvêque  pour  le 
comté  de  Hainaut  et  que  ledit  duc  était  tenu  de  le  faire 
pour  cQWemainbournie ^  TEvêque  l'aiderait  et  assiste- 
rait en  tout  ;  pour  terminer  les  différends  au  sujet  de 
l'étendue  et  des  devoirs  de  cet  hommage,  TEvêquo 
promet  de  nommer  deux  arbitres  qui,  avec  ceux  du 
Duc,  régleront  ces  difficultés. 


(1)  La  question  de  la  chronologie  désignée  sons  le  nom 
d'usage  de  Liège  est  très  obscure.  M.  Gachet  dans  le  Bnlhtin 
de  la  Cotnmùisio7i  royale  cThistoire  de  Belgique  (2  série,  t.  I, 
p.  49  ;  1851),  et  M.  Wautcrs  dans  la  Table  chronologique  des 
Chartes  et  diplômes  belges  (Introd.  tome  I,  p.  LVllI  et  Tome 
IV,  p.  LX),  ont  étudié  cette  question  sans  la  résoudre.  Ils  se 
sont  surtout  occupés  de  la  question  du  commencement  de  Tannée, 
qui,  du  moins,  après  13114  a  toujours  été  à  la  Noél.  Il  y  aurait 
aussi  à  s'occuper  du  millésime  pour  lequel  la  cour  épiscopale 
de  liège  semble  avoir  suivi  \o  calcul  pisan,  lequel  non  seule- 
ment commençait  l'ère  chrétienne  à  la  conception  de  N.-S.,  c'est- 
à-dire  au  25  mars,  mais  reculait  la  chronologie  d'une  année,  de 
sorte  qu'il  comptiiit  l'an  mil  du  2.")  mars  î^,  au  24  mars  1000. 
Cette  manière  de  compter  était  encore  en  usage  à  Liège  le 
20  juillet  1394,  puisqu'une  charte  de  cette  époque,  porte  la 
formule  de  datation  suivante  :  Datumanuo  Dominice  Nativitatis 
millesimo  trecetttesimo  nonagesimo  tercio^  niensis  Julii  die 
vicesima^  secundum  datum  computatorie  ecclesic  Leodiensis 
quoad  datum  vcro  communem  anno  nonagesimo  quarto^  dica 
die  mensis  Julii.  Si  comme  nous  le  croyons,  par  datum  corn- 
mtmrm.,  il  faut  entendre  la  formule  de  ilate  généralement  suivie, 
on  peut  conclure  que  la  formule  do  la  datation  était  reculée 
d'une  rnnée  à  Liège  comme  dans  le  calcul  pisan,  et  que,  par 
conséquent,  la  pièce  datée  du  18  mars  l'WO  est  en  réalité  du 
18  mars  1361.  Rien,  d'ailleurs,  dans  cette  pièce  ne  nous  permet 
de  tirer  une  conclusion,  soit  en  étudiant  les  faits,  soit  en  étudiant 
les  noms  des  personnes.  Cette  manière  d'apprécier  la  chronologie 
du  style  de  Liège  peut  aussi  s'appuyer  sur  deux  chartes  du 
chapitre  de  St-Lambert  de  Liège  des  7  janvier  et  3  février  i'i49, 
qui  sont  citées  par  M.  Wauters  {Table  chronologique ^  etc., 
Tome  I,  p.  LVIII  et  LIX).  (Note  de  Mgr  Dehaisnes). 


56 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  833.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchomin  ;  2  pièces,  papier. 

tS91l-iS88.  — 1379.  Réponse  de  la  cité  de  Liège 
et  des  autres  bonnes  villes  de  TÉvêché  ainsi  que  de  la 
ville  de  Loz,  aux  articles  qui  lui  avaient  été  exhibés 
par  les  conseillers  du  comte  de  Flandre,  sur  la  demande 
du  duc  de  Brabant  dont  les  gens  étaient  arrivés  jusqu'à 
Montigny  et  autres  villes  de  Févêché  de  Liège  et 
y  avaient  commis  des  crimes  pour  lesquels  plusieurs 
avaient  été  condamnés  et  exécutés.  —  Liège,  le 
28  septembre,  sans  date  d'année  ;  vers  1388.  Lettre  de 
Jean  de  Bavière,  évêque  élu  de  Liège,  à  son  bon  frère 
le  comte  d'Ostrevant,  Tinformant  qu'il  ne  pourra  se 
rendre,  ni  envoyer  de  représentant  à  la  journée  qui 
devait  se  tenir  entre  eux  et  leurs  bonnes  villes  à  Namur, 
le  dimanche  après  la  Sl-Remi,  et  lui  demandant  de 
remettre  cette  journée  au  dimanche  après  l'octave  de 
Pâques.  —  6  décembre  1388.  Engagement  pris  par 
Arnould  de  Boulan  de  ne  jamais  s'armer  contre  le  roi 
de  France,  ni  contre  ses  alliés,  le  duc  de  Bourgogne 
et  ses  sujets. 

B.  834.  (Carton.)  —  10  pièces  et   1  cahier,  16  feuillets,  papier. 

i896-t8lNl.  -  29  août  1395.  Accord  entre  Jean  de 
Bavière,  élu  de  Liège  et  comte  de  Loz,  d'une  part,  le 
duc  de  Bourgogne  et  ses  gens  du  Rethélois,  d'autre 
part,  au  sujet  d'un  débat  survenu  par  suite  de  l'arres- 
tation de  quelques  Liégeois  près  de  Reims,  en  repré- 
sailles de  laquelle  arrestation,  la  cité  de  Liège  avait  fait 
saisir  quelques  habitants  de  Réthel. — Huy,  le  lendemain 
de  la  St-Jean-Baptiste  (25  juin)  ;  sans  date  d'année, 
probablement  1399.  Lettre  des  maîtres  jurés  et  conseil 
de  la  ville  d'Huy  au  comte  d'Ostrevant,  gouverneur 
du  comté  de  Hainaut,  au  sujet  de  la  journée  jqui  doit 
être  tenue  avec  ses  commissaires  pour  le  règlement 
de  l'aflaire  des  gens  d'Yve.  —  Dinant,  le  samedi  après 
la  St-Jean-Baptiste  (28  juin);  sans  date  d'année, 
probablement  1399.  Lettre  des  maîtres  jurés  et  conseil 
delà  ville  de  Dinant  au  comte  d'Ostrevant,  gouverneur 
du  comté  de  Hainaut,  au  sujet  de  la  journée  qui  doit 
être  tenue  pour  le  règlement  de  l'affaire  des  gens  d'Yve. 

—  Liège,  le  24  août  ;  sans  date  d'année,  probablement 
1399.  Lettre  de  Jean  de  Bavière,  évêque  de  Liège,  à 
son  frère  le  comte  d'Ostrevant,  au  sujet  du  retard 
ù  tenir  la  journée  pour  le  règlement  des  affaires  d'Yve. 

—  Liège,  le  7  novembre  ;  sans  date  d'année,  probable- 


ment 1399.  Lettre  de  Jean  de  Bavière,  évêqiie  de  Liège, 
au  comte  d'Ostrevant,  etc.,  au  sujet  d'une  prolongation 
de  délai  pour  la  tenue  de  la  Journée  relative  au  règle- 
ment de  l'affaire  d'Yve.  —  Sans  date;  fin  du  XIV* 
siècle.  Fragment  d'un  inventaire  de  lettres  et  de  titres 
concernant  les  villes  de  Liège  et  de  Tongres. 

B.  835.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  1  rouleau  et 

1  cahier,  12  feuilles,  papier. 

t408-tise.  —  1408-1409.  Répertoires  des  titres  et 
lettres  dé  privilèges  et  franchises  des  villes  du  pays 
de  Liège,  qui,  suivant  l'ordonnance  du  duc  Guillaume 
de  Bavière,  avaient  été  déposés  le  12  novembre  1408 
dans  l'abbaye  du  Val  des  Ecoliers  à  Mons  où  devait 
en  être  fait  le  dépouillement.  —  20  juin  1409.  Lettre 
de  Jean,  duc  de  Bourgogne,  à  Thierri  Gherbode, 
l'invitant  à  se  trouver  à  St-Quentin  en  Vermandois 
où  doivent  se  réunir  les  députés  du  Chapitre  et  des 
autres  gens  d'église  du  pays  de  Liège  et  du  comté  de 
Hainaut.  —  4  août  1410.  Mandement  du  duc  de 
Bourgogne  Jean  Sans-Peur,  pour  faire  prélever, 
préalablement  à  toule  autre  dépense,  sur  l'aide  extra- 
ordinaire à  laquelle  sont  assujettis  les  habitants  de  la 
ville  et  du  pays  de  Liège,  la  somme  de  2.000  écus 
pour  être  affectée  à  l'érection  d'une  chapelle  «  ordonnée 
au  lieu  de  la  bataille  que,  par  la  grâce  de  Dieu,  avons 
obtenue  contre  les  Liégeois  »  (1).  —  21  juin  1414. 
Ordonnance  du  même  prince  détournant  de  leur 
destination  primitive  et  affectant  aux  nécessités  les 
plus  pressantes  de  son  service,  la  somme  de  2.000  écus 
dont  il  avait  décrété  le  prélèvement  sur  l'aide  extra- 
ordinaire du  pays  liégeois,  pour  être  consacrée  à 
l'érection  d'une  chapelle  commémorative  de  sa  victoire 
sur  les  habitants  dudit  pays.  — Sans  date;  vers  1415. 
—  Instruction  pour  le  recouvrement  des  finances  du 
Duc  «  es  pays  de  Liège  et  de  Los  ».  —  10  juillet  1430. 


(1)  Il  s'agit  de  la  victoire  remportée,  le  23  septembre  1408,  par 
le  duc  Jean  Sans-Peur  dans  la  plaine  d*Othei,  entre  Liège  et 
Tongres,  sur  les  Liégeois  qui  assiégaient  dans  Maestricht,  Jean 
de  Bavière,  leur  évêque  et  beau-frère  du  Duc.  Plus  de  24.000 
hommes  du  côté  des  rebelles  demeurèrent  sur  le  champ  de 
bataille.  Les  talents  militaires  dont  le  Duc  fît  preuve  dans  les 
dispositions  qu'il  prit  pour  assurer  le  succès  de  la  journée,  le 
firent  regarder  comme  le  plus  grand  capitaine  de  l'Europe  ; 
rintrépidité  avec  laquelle  il  affronta  tous  les  dangers  lui  confirma 
le  nom  de  Jean  Sans-Peur,  comme  Tévêque  de  liège  mérita  celui 
de  Jean  Sans-Htié  pour  la  cruauté  avec  laquelle  il  traita  les 
vaincus. 


CHAMBRK  DES  GOMITKS  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  ROYAUMES  ET  1»AYS.  —  LIÈGE. 


57 


Lettre  de  Jean  de  Heynsborg,  évêque  de  Liège  et 
comte  de  Loz,  à  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  par 
laquelle  il  se  plaint  des  dommages  que  causent  à  ses 
sujets  les  gens,  capitaines  et  serviteurs  du  Duc  ;  il  ne 
laisse  pas  ignorer  à  ce  prince  qu'il  se  considère 
comme  tenu  par  raison  et  par  serment,  de  faire  cause 
commune  avec  son  église  et  son  pays.  —  Sans  date  ; 
première  moitié  du  XV**  siècle.  «  Ce  sont  les  avis  que 
ont  eu  les  commis  de  Monseigneur  de  Bourgogne  et 
de  Haynaut  sur  les  modifications  que  ont  requises  les 
messagiers  de  Monseigneur  de  Liège,  de  son  chapitre 
et  de  la  cité  de  Liège  ». 

B.  836.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  2  cahiers,  8  feuillets, 

papier  ;  3  sceaux  brisés. 

146^1479.  —  Analyse  de  plusieurs  pièces  et  traités 
concernant  Liège.  —  24  janvier  1466.  Copie  de  la  rati- 
fication par  le  comte  de  Charolais  du  traité  passé  entre 
le  duc  de  Bourgogne  et  les  habitants  de  Liège.  —  1466. 
«  Inventaire  des  lettres  principales  et  accessoires  tou- 
chant le  traictié  de  la  paix  des  Liégeois  faicle  à  St- 
Tron  le  XXir  de  décembre  Tan  MCCCCLXV,  baillié 
en  la  Chambre  des  Comptes  à  Bruxelles  ».  —  29  juillet 
1467.  Lettres  par  lesquelles  Louis  de  Bourbon,  évêque 
de  Liège,  soumet  au  jugement  de  Charles,  duc  de 
Bourgogne,  toutes  les  difficultés  existant  entre  lui  et 
les  habitants  de  la  cité  de  Liège.  —  15  novembre  1467. 
Lettres  patentes  du  duc  Charles  le  Téméraire  par 
lesquelles  il  unit  à  son  domaine  tous  les  fiefs,  terres  et 
seigneuries  appartenant  à  des  Liégeois,  sis  dans  les 
comtés  de  Hainaut  et  de  Naniur.  —  28  novembre  1467. 
Traité  de  paix  conclu  entre  le  duc  Charles  le  Témé- 
raire et  les  habitants  et  cité  de  Liège. 

B.  837.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  3  pièces  et  1  cahier, 

papier. 

i4«8-i49e — 4  novembre  1468.  Vidimusdes  lettres 
du  duc  Charles  le  Téméraire  par  lesquelles  il  donne  et 
concède  à  différents  seigneurs  des  biens  appartenant 
à  des  Liégeois  révoltés.  —  1468-1469.  Vidimus  des 
lettres  par  lesquelles  les  abbés,  prieurs  et  couvents  des 
églises  ou  monastères  de  Liège  s'engagent  à  prêter  aux 
échevins  et  habitants  de  ladite  ville,  la  somme  de 
120.000  lions  d'or  qu'ils  doivent  verser  au  duc  de 
Bourgogne  en  vertu  du  traité  de  paix.  —  1469.  Inven- 
taire des  lettres  accordées  par  Tévc^que  de  Liège  et  le 
chapitre  de  St-Lamberl  au   duc  de  Bourgogne.  — 


1^  juillet,  22  août  et  10  septembre  1469.  Copie  des 
titres  suivants  concernant  Liège  :  1"  du  transport  et 
inféodation  au  duc  de  Bourgogne  par  Tévêque  de  Liège 
et  le  chapitre  de  St-Lambert,  de  l'île  de  la  cité  de 
Liège  ;  2*^  de  la  rente  sur  les  maisons  qui  seront  cons- 
truites en  la  cité  et  pays  de  Hasbaye  et  de  Franchi- 
mont  ;  y  du  transport  du  tonlieu  des  marchandises  qui 
passeront  au-dessous  du  pont  des  Arches  pendant  30 
ans  ;  4"  de  la  promesse  de  faire  ratifier  ces  conventions 
par  le  Pape  ;  5"  de  la  quittance,  donnée  par  le  duc  de 
Bourgogne,  de  la  somme  de  400.000  florins,  somme  à 
laquelle  sont  estimés  les  transports  ci-dessus  ;  6**  du 
consentement  donné  par  le  même  prince  aux  habitants 
qui  voudront  résider  en  l'île  de  la  cité  de  Liège,  de 
pouvoir  le  faire  en  toute  liberté  ;  7"  du  règlement  de 
la  contribution  des  rentes  dues  au  duc  de  Bourgogne. 
—  Liège,  le  28  mars  1470.  Lettre  d'Etienne  Batault, 
secrétaire  du  duc  de  Bourgogne,  à  ce  prince,  au  sujet 
des  désordres  commis  par  les  gens  de  guerre  dans  le 
pays  de  Liège. 

B.  81)8.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  4  pièces,  papier. 

1477-14^8.  —  Matines,  le  22  octobre  1477.  Ordre 
donné,  au  nom  des  archiduc  et  archiduchesse  d'Au- 
triche, duc  et  duchesse  de  Bourgogne,  de  remettre  aux 
mains  du  sieur  Schoenhove,  garde  des  chartes  de 
Brabant,  l'obligation  par  laquelle  les  habitants  de  la 
ville  de  Liège,  s'eugagent  à  payer  la  somme  de  457.052 
florins  en  dédommagement  des  frais  supportés  par  le 
duc  de  Bourgogne  dans  la  guerre  faite  contre  eux.  — 
Janvier  1479.  Copie  des  bulles  du  pape  Sixte  IV 
confirmant  les  privilèges  accordés  par  ses  prédéces- 
seurs aux  évêque,  doyen  et  chapitre  de  Liège.  —  1480. 
Réponse  du  capitaine  de  Bouvines  aux  doléances 
et  plaintes  présentées  par  l'évêque  de  Liège  à  l'ar- 
chiduc d'Autriche,  comte  de  Namur,  contre  le  capitaine 
et  les  gens  de  Bouvines  au  sujet  du  vin  dont  ils  se  sont 
emparés.  —  24  avril  14...  (probablement  1482?).  Lettre 
du  roi  Louis  XI  à  Basse  de  la  Rivière  pour  le  remercier 
de  ses  bons  services  et  pour  faire  venir  le  sire  de  Bulos 
afin  d'apaiser  les  différends  entre  l'Evêque  et  la  cité 
de  Liège.  —  Sans  date  ;  vers  1483.  Original  signé  avec 
post-scriptum  autographe,  des  instructions  de  l'ar- 
chiduc Maximilien  contenant  un  exposé  des  raisons  à 
faire  valoir  auprès  du  Pape  pour  obtenir  la  division  de 
W'vècliéde  Liège  afin  d'en  faire  deux  évêchés  dont  l'un 
serait  établi  à  Louvain. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


8 


58 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  839.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  T)  sceaux  brisés. 

t40t-t498.  —  Nuremberg,  le  14  mai  1491.  Lettres 
du  roi  des  Romains  Maximilien  et  de  son  fils  Tarchiduc 
Philippe,  par  lesquelles  ces  princes  permettent  à 
Richard  de  Mérode,  seigneur  d'Houffalize,  gouverneur 
de  Huy,  de  jouir  du  domaine  dudit  Huy,  à  charge 
d'entretenir  60  hommes  d'armes  pour  la  garde  de  la 
ville.  —  Nuremberg,  le  14  mai  1491 .  Promesse  faite  par 
les  mêmes  princes  à  Richard  de  Mérode,  de  lui  rembour- 
ser la  somme  de  8.000  livres  payée  par  lui  au  sieur  de 
Chièvres  pour  prendre  possession  de  la  ville  de  Huy.  — 
Malines,  le  19  mai  1491.  Original  des  lettres  de  Maximi- 
lien, roi  des  Romains,  et  de  l'archiduc  Philippe,  son 
fils,  nommant  Richard  de  Mérode  capitaine  des  ville, 
château  et  châtellenie  de  Huy,  à  la  suite  de  la  rési- 
gnation faite  en  sa  faveur  par  le  sieur  de  Chièvres. — 
Maëstricht,  le  8  août  1492.  Original  sceUé  des  lettres 
par  lesquelles  Jean  de  Hornes,  évêque  de  Liège,  duc 
de  Bouillon,  etc.,  promet  de  servir  le  roi  des  Romains 
en  cas  de  rupture  entre  ce  prince  et  le  roi  de  France, 
malgré  le  traité  de  neutralité  qu'il  avait  conclu  avec 
ce  dernier.  —  Malines,  le  24  novembre  1493.  Original 
scellé  des  lettres  par  lesquelles  Jean  de  Hornes, 
évêque  de  Liège,  après  plusieurs  instances  par  lui 
faites  auprès  du  roi  des  Romains  pour  rentrer  en 
possession  des  ville  et  château  de  Huy  à  la  suite  de  l'en- 
gagement qu'il  en  avait  eu  en  1484,  promet  à  l'archi- 
duc Philippe  qui  devait  lui  remettre  la  place,  que 
dans  le  cas  où  le  roi  des  Romains  ne  consentirait  pas 
à  cette  cession,  il  lui  remettrait  cette  place  dans  les 
six  mois. 


B.  840.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

• 

tftOO-t&tS.  —  1500.  Inventaire  des  litres  qui  se 
trouvent  dans  la  layette  intitulée  :  Liège.  —  Sans  date  ; 
vers  1507.  Requête  adressée  au  roi  des  Romains  et  à 
l'archiduc  Charles  d'Autriche  par  le  seigneur  d'Ay- 
meries  au  sujet  du  séquestre  mis  sur  sa  terre  deHierges, 
située  dans  le  pays  de  Liège.  —  Malines,  le  10  sep- 
tembre 1528.  Minute  du  mandement  donné  par  l'empe- 
reur Charles-Quint  pour  examiner  les  raisons  du 
refus  fait  par  l'évêque  de  Liège  de  faire  exécuter  un 
compromis  entre  eux  au  sujet  de  la  juridiction  conten- 
tieuse. 


B.  841.  (Carton.)  —  5  pièces,  paixhemin  ;  8  pièces,  papier  ; 

1  bulle  en  plomb. 

t64i-f<ief.  —  13  janvier  1541.  Collation  d'une 
prébende  de  chanoine  en  l'église  collégiale  St-Pierre  de 
Beck  ou  Héverbecke,  en  faveur  de  Jean  de  Flandre. — 
1556-1557.  Pièces  relatives  aux  limites  des  pays  de 
Namur  et  de  Liège  séparés  par  la  rivière  d'Yve.  — 
23  mai  1574.  Bulle  du  pape  Grégoire  XIII  au  sujet  de 
la  collation  des  prieurés  de  St-Séverin  et  de  Musnault 
au  diocèse  de  Liège.  —  V^  septembre  1575.  Bulle  du 
même  souverain  pontife  au  sujet  de  la  collation  du 
prieuré  de  Musnault  en  faveur  de  Lambert  Ab  Oruy 
chanoine  de  l'église  de  Liège.  —  Sans  date  ;  XVr 
siècle.  Note  relative  au  projet  de  diviser  le  diocèse 
de  Liège  en  deux  évêchés  dont  l'un  aurait  pour  siège 
Liège  et  l'autre  Louvain.  —  13  janvier  1601.  Décla- 
ration d'Ernest  de  Bavière,  élu  et  confirmé  archevêque 
de  Cologne,  prince  du  St-Empire  romain,  Archichan- 
celier,  prince  électeur,  évêque  de  Liège,  Hildesheim, 
etc.,  par  laquelle  il  reconnaît,  sur  la  requête  des 
R.  P.  de  la  Compagnie  de  Jésus,  résidant  à  Liège,  que 
les  prieuré  et  seigneurie  de  Mu.snault  ont  été  unis  par 
son  prédécesseur  à  leur  collège  de  la  dite  cité  de 
Liège  et  qu'il  n'a  pas  l'intention  de  les  troubler  dans 
leur  jouissance  de  ce  prieuré. 

Layette  34.  Savoie-Itaj.ie. 
Orient  et  Projet  de  croisade  contre  les  Turcs. 

B.  B^i2.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ; 
2  pièces,  papier  ;  1  sceau  écrasé. 

llairoie.  —  i8«*-t4»«.— Chambéry,lel2mail3&5. 
Acte  (le  donation  par  l'empereur  Charles  IV  à  Amédée, 
comte  de  Savoie,  des  hommages  et  autres  régales  dans 
la  Savoie  et  les  diocèses  voisins.  —  Château  d'Usson 
en  Auvergne,  le  30  mars  139i  («  M  CGC  UII^^  et 
treze^).  Copie  de  la  déposition  de  Jean  de  Grandville, 
médecin  de  la  duchesse  de  Savoie,  Bonne  de  Bourbon, 
au  sujet  des  potions  que  cette  princesse  avait  fait 
donner  par  son  médecin,  au  comte  Amédée  VIII,  son 
petit-fils,  pour  le  rendre  paralytique.  —  27  janvier 
1436.  Sentence  du  roi  des  Romains  au  sujet  d'une 
somme  de  300.000  florins  qu' Amédée  VIII,  comte  de 
Savoie,  et  Louis,  prince  de  Piémont,  son  fils,  préten- 
daient leur  être  due  par  Jacques,  marquis  de 
Montferrat. 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  PAYS.  —  SAVOIE-ITALIE.     5i) 


B.  843.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ; 
5  pièces,  papier  ;  1  sceau  brisé. 

Savoie. — tft09-tMMI. — Augsbourg,le  14  mai  1502. 
Lettres  par  lesquelles  l'empereur  Maximilien  révoque, 
à  cause  de  sa  méchanceté,  de  .sa  perversité,  de  son 
ingratitude  et  de  sa  rébellion  à  rencontre  de  Philibert, 
duc  de  Savoie,  gendre  de  l'Empereur,  les  lettres  de 
légitimation  qu'il  avait  précédemment  accordées  à 
Rénier,  fils  naturel  du  duc  Philippe  de  Savoie.  — 
Bourg,  le  16  août  1504.  Instructions  données  au  sire 
de  Mamix  de  ce  qu'il  aura  à  dire  au  roi  des  Romains, 
de  la  part  du  duc  de  Savoie,  au  sujet  des  seigneuries 
de  Coconas  et  de  Montferrat.  —  Turin,  le  28  février 
1505.  Instructions  données  par  le  duc  de  Savoie  à  son 
secrétaire  Louis  Barangier  sur  ce  qu'il  aura  à  dire  au 
roi  de  France  au  sujet  des  seigneuries  de  Coconas  et 
de  Montferrat.  —  Pont  d'Ain,  le  21  octobre,  sans 
date  d'année;  vers  1505.  Lettre  de  l'archiduchesse 
Marguerite  aux  gens  des  Comptes  à  Lille  accom- 
pagnant l'envoi  de  l'état  des  parties  livrées  par 
Jean  Noël,  receveur  dos  subsides  dernièrement 
concédés  par  les  pays  de  Savoie  deçà  les  monts  à 
Genève,  à  l'Archiduchesse  et  dont  ledit  receveur  n'a 
point  eu  de  décharge.  —  18  avril  1500.  Copie  du  traité 
de  trêve  conclu  entre  le  duc  de  Savoie  et  l'évêque  de 
Sion,  représentant  les  habitants  du  Valais. 

B.  844.  (Carton.)  —  5  pièces,  papier.^ 

fekkvoie.— t&e7-t6a».->  Malines,  le  8  octobre  1507. 
lettres  patentes  de  l'archiduchesse  Marguerite  insti- 
tuant son  secrétaire  Jean  de  Mamix,  grand  châtelain 
du  château,  de  la  ville  et  du  territoire  de  Beaune  dans 
la  paroisse  de  Faucigny.  —  Sans  date  ;  vers  1507. 
Mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  relatif  aux 
tailles  de  la  ville  de  Cluse.  —  Bourg ,  le  20  février, 
sans  date  d'année  ;  probablement  1507.  Lettre  des  gens 
de  la  Chambre  des  Comptes  de  Savoie  à  l'archiduchesse 
Marguerite  au  sujet  de  la  vérification  des  comptes  de 
ses  domaines.  —  Bruxelles,  le  19  mai  1509.  Minute 
d'un  mandement  do  l'archiduchesse  Marguerite  à 
Jérôme  Lauwerein  pour  faire  payer  par  Diego  Florès 
sur  la  recette  de  Louis  Vionnot,  receveur  de  Savoie, 
la  somme  de  l.iJOO  florins  à  Jeanne  de  la  Sale,  gouver- 
nante de  la  bâtarde  de  Savoie.  —  Prosas  (?),  le 
28  septembre,  sans  date  d'année  ;  vers  1509.  Lettre  de 


(?)  à  l'archiduchesse  Marguerite  au  sujet  de 

l'argent  du  Montdenis  et  de  Monseigneur  de  Polun- 
gière. 

B.  845.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  3  i)ièces,  papier. 

Gènes.  —  tt94-i89ft.  —  Alessano,  le  22  février 
1274  (1)  («  Datum  Alexani,  a^ino  Domini  M^  C(T 
LXXniPydie XX!!"^  FebruariiJI^  indictioney  regni 
nostH  anno  nono  »).  Lettres  de  Charles  d'Anjou,  roi 
de  Sicile,  duc  de  la  Pouille,  prince  de  Capoue,  sénateur 
Almœ  UrbiSy  comte  d'Anjou,  de  Provence  et  de 
Forcalquier,  vicaire  général  de  l'Empire  nommé  par 
l'Eglise  romaine  en  Toscane,  au  comte  de  Flandre, 
son  cousin,  par  lesquelles  il  le  prie  de  bannir  de  ses 
terres  les  Génois  qui  s'étaient  déclarés  ses  ennemis  et 
d'empêcher  que  ceux  qui  pourraient  s'y  rendre  par  la 
suite  y  demeurassent.  —  Sans  date  ;  vers  1380.  Lettre 
de  Charles  VI,  roi  de  France,  au  Doge  et  au  Conseil  de 
Gênes  pour  les  prier  de  ne  point  aider  Marguerite  de 
Duras,  femme  de  Charles  de  Duras,  dit  le  Petit,  qui 
avait  fait  mourir  sa  mère  adoplive  Jeanne  reine  de 
Naples,  laquelle  Marguerite  leur  demandait  du  secours 
contre  Louis  d'Anjou,  roi  de  Jérusalem  et  de  Sicile, 
afin  d'empêcher  ce  prince  de  jouir  en  paix  de  ces 
royaumes.  —  Gênes,  le  12  avril  1393.  I^ettre  du  doge 
Antoine  de  Montalte  et  du  Conseil  de  la  République 
de  Gênes  par  laquelle  ils  se  plaignent  au  roi  de  Naples 
des  prises  faites  par  les  gens  de  son  royaume 
à  rencontre  des  Génois.  —  Gênes,  le  17  novembre 
1395.  Lettres  par  lesquelles  Antonietto  Adomo,  doge 
de  Gênes,  le  Conseil  des  Anciens  de  la  République  et 
de  l'office  provisionnel  génois,  remercient  Philippe  le 
Hardi,  duc  de  Bourgogne,  du  secours  qu'il  leur  a  prêté. 

B.  846.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  8  pièces,  papier. 

C^neii.  —  i4S4-t4e7 Gènes,   les  9  juillet  et 

11  décembre  1434.  Accord  pour  le  payement  des  droits 
d'entrée  des  vaisseaux  génois  dans  le  port  de  L'Ecluse, 
avec  renouvellement  et  modification  des  privilèges 
octroyés  aux  marins  et  marchands  génois  trafiquant 
en  Flandre  ou  y  résidant.  — Milan,  le  16  janvier  1466 
(style  de  Rome).  Copie  d'une  lettre  du  duc  do  Milan, 
comte  de  Pavio,  seigneur  de  Crémone  et  de  Gênes, 


(1)  Lîi  seconde  indiclion  et  Tan  neuf  du   rè«j^iie   de   Charles 
d'Anjou,  indiquent  Tannée  127-'»  et  non  1277». 


60 


ARCHIVES  DU  NORD. 


à  Conrad  de  Foliano  et  au   Sénat  de  la  dite  cité  de 
Gênes,  au  sujet  de  la  publication  de  la  trêve  avec  le 
roi  d'Aragon  (pièce  en  italien).  —  Gênes,  le  18  avril 
1466.  Lettre    du  Conseil  des  Anciens  de  la  cité  de 
Gênes  au  duc  de  Bourgogne  pour  l'informer  qu'aucune 
paix  ni  trêve  n'ont  été  conclues  entre  la  République 
de  Gênes  et  feu  Alphonse  V,  roi  d'Aragon.  —  Gênes, 
le  4  août  1466.  Nouvelle  lettre  du  Conseil  des  Anciens 
de   Gênes  au   duc  de  Bourgogne   lui  renouvelant 
l'assurance  que  jusqu'à  ce  jour  aucune  paix  ni  aucune 
trêve  ne  sont  intervenues  entre  la  République,  d'une 
part,  et  les   rois  d'Aragon  Alphonse  V  et  Jean,  son 
frère  et  successeur.  —  Gênes,  le  27  novembre  1466. 
Troisième    lettre    du    Sénat  de   Gênes  au    duc   de 
Bourgogne    pour   attester   que    la    République    n'a 
contracté  aucune  paix  ni  aucune  trêve  avec  les  rois 
d'Aragon  Alph(mse  et  Jean,  et  que  si  le  duc  de  Milan 
François  Sforza  a  compris  Gênes  dans  le  traité  de 
paix  qu'il  a  conclu  avec  l'Aragon,  c'est  à'  l'insu  du 
Sénat  qui  désavoue   et  dénonce  ce  traité.  —  Milan, 
le  19  décembre  1466.  Lettre  de  Blanche-Marie,  dame 
de  Crémone,  et  de  Galéas-Marie  Sforza,  vicomte  et  duc 
de  Milan,  de  Pavie,  seigneur  de  Gênes,  au  duc  de 
Bourgogne  au  sujet  des  marchands  de  Majorque,   de 
Christophe  de  Ghisulfe,  d'André  et  Antoine,  citoyens 
de  Gênes,  et  des  pirateries  dont  ils  étaient  accusés.  — 
Gênes,  le  24  décembre  1466.  Lettre  de  Sagre  le  More 
(Sag?^amorus),  vicomte  ducal  do   Gênes,    du   vice- 
gouverneur  et  du   Sénat  de  cette    cité,  au  duc  de 
Bourgogne,  au  sujet  d'un  débat  entre  des  marchands 
catalans  et  des  marins  génois  et  de  la  non-signature 
d'un  traité  de  paix  ou  d'une  trêve  avec  l'Aragon.  — 
Milan,  le  5  janvier  1467.  Lettre  de    Blanche-Marie, 
dame  de  Crémone,  et  de  Galéas-Marie  Sforza,  etc.,  au 
duc  de  Bourgogne,  au  sujet  du  procès  pendant  devant 
lui  entre  des  marchands   génois    et  des   marchands 
catalans.  —  Gênes,  le  7  août  1467.  Lettre  de  Sagre 
le  More,  vicomte  ducal  et  vice-gouverneur  de  Gênes,  et 
du  Sénat  de  cette  cité  au  duc  de  Bourgogne,  au  sujet 
du  procès  pendant  entre  Clément  de  Ghisulfe,  Antoine 
et  André,  patrons  de    navires    italiens,  citoyens  de 
Gênes,  d'une  part,    et  certains  marchands  catalans, 
de  l'autre. 

B.  8-47.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  3  pièces, 

papier;  1  sceau. 

Gèneii. —  IftSO. — Bordeaux,  lel5juin  1530.Leltres     | 


par  lesquelles  François  I*',  roi  de  France,  ca.sse  et 
annulle  les  lettres  de  représailles  accordées  par  lui 
à  son  cousin  Galéas  Visconli  et  Ix)uis  La  Doy  contre 
les  Génois.  —  Sans  date  ;  vers  1529-1530.  Minutes  de 
trois  pièces  en  italien,  en  latin  et  en  français,  relatives 
à  la  demande  faite  par  les  habitants  de  la  République 
de  Gênes  à  l'effet  d'être  compris  dans  le  traité  de 
Cambrai  comme  alliés  et  protégés  de  l'Empereur,  et  de 
pouvoir  ainsi  trafiquer  en  France  en  toute  sécurité. 

B.  8'i8.  (Carton.)  —  1  pièc^,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

MllAii.—  I6eft-tft98.  — Haguenau,  le7 avril  1505. 
Copie  de  l'investiture  du  duché  de  Milan,  donnée  par 
l'empereur  Maximilien  à  l'archiduc  Charles  d'Autriche, 
son  petit-fils,  en  présence  des  ambassadeurs  du  roi 
de  France,  Louis  XII,  qui  avait  acquiescé  à  cet  acte  en 
considération  du  futur  mariage  de  sa  fille  Claude  de 
France  avec  ledit  archiduc  Charles  d'Autriche.  — 
Malines,  le  18  juin  1523.  Sauf-conduit  accordé  par 
l'empereur  Charles-Quint  à  Bartholomey  de  Lando- 
rano,  serviteur  de  haut  et  puissant  prince,  son  très  cher 
et  amé  cousin,  le  duc  de  Milan,  pour  acheter  dans  les 
Pays-Bas,  douze  grands  chevaux  et  les  mener,  en 
traversant  le  Luxembourg  et  l'Allemagne,  en  Lombar- 
die  à  son  maître. 

« 

B.  849.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin;  1  cahier,  10  feuiUets, 

papier. 

Florence,    Meniie,  Pise,  Ferrare.    —    flSHS- 

flJLSft.  —  1303,  14  avril,  indiction  I,  neuvième  année 
du  pontificat  de  Boniface  VIII.  Promesse  faite  par 
Thomas  Arnolf,  bourgeois  de  Sienne,  de  faire  payer 
à  Rome,  à  l'abbé  de  Prémontré  ou  autre,  la  somme 
de  3.000  livres.  —  Florence,  le  20  août  1393.  Lettre 
des  maîtres  des  métiers  et  de  la  communauté  de  la 
ville  de  Florence  au  duc  de  Bourgogne,  par  laquelle 
ils  lui  donnent  l'assurance  que  les  rapports  qui  lui 
ont  été  faits  sur  le  projet  qu'aurait  cette  ville  de  lui 
déclarer  la  guerre,  sont  faux  et  qu'ils  ont  seulement 
renouvelé  les  alliances  passées  autrefois  avec  les 
princes  de  Lombardie  pour  l'entretien  de  la  paix  dans 
laquelle  ils  étaient  avec  ledit  duc  de  Bourgogne.  — 
30  nt)vcmbrc  1406.  Quittance  d'une  somme  de  6.000 
livres  délivrée  au  duc  Jean  Sans-Peur  par  Ghelfo  de 
Lanfrancis,  procureur  syndic  de  la  cité  de  Pise.  — 
1443.   Recueil   des  privilèges  conférés  par  le   pape 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILI.E.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ROYAUMES  ET  1>A  YS.  -  SAVOIE-ITALIE.  -  ORIENT.  (M 


Martin  V  et  par  ses  prt^décesseurs  sur  le  siège  ponti- 
fical, aux  princes  de  la  maison  d'Est  à  Ferrare.  — 
Florence,  le  18 juin  1180.  Lettre  des  prieurs  delà 
liberté  et  du  gonfalonnier  de  la  justice  du  peuple  à 
Florence,  adresséeà  l'archiduc  Maximilien,  par  laquelle 
ils  l'assurent  qu'ils  feront  tous  leurs  efforts  pour  main- 
tenir la  religion  catholique  contre  les  erreurs  de  Pierre 
Novicula  ainsi  qu'il  le  leur  a  demandé  dans  les  lettres 
qui  leur  ontété  remises  par  maître  Antoine,  son  envoyé. 
—  1184-i48.">.  Bulle  du  pape  Innocent  VIII  vidimant 
et  confirmant  colle  de  Sixte  IV  relative  à  l'usurpation 
des  biens  de  l'évêché  de  Massa,  par  Jacques  111  d'Ap- 
piano,  seigneur  de  Piombino,  parmi  lesquels  biens  se 
trouvent  des  mines  d'alun. 

B.  &^).  (Carton.)  —  1  pièoo,  parchemin  ;   2  pièces,  papier. 

Florence^  Sienne,    Pise,    Ferrare*    —  t&ùO- 

tftSi.  —  Brisach,  le  2  dc'^cembre  1500.  Lettre  de  Jean 
Hannart  à  Jean  de  Marnix,  secrétaire  de  l'Empereur, 
lui  xionnant  des  nouvelles  des  événements  qui  se 
passent  en  Italie. —  10  septembre  1513.  Motii  proprio 
du  pape  Léon  X  recommandant  à  rarchiduchesse 
Marguerite  d'Autriche,  Raphaël  de  Médicis,  marchand 
de  Florence  trafiquant  dans  les  Pays-Bas.  —  Mai  1531. 
Copie  de  la  sentence  arbitrale  rendue  par  l'empereur 
Charles-Quint  dans  le  difi<érend  pendant  entre  le  pape 
Clément  VII,  d'une  part,  et  Alphonse  d'Est,  duc  de 
Ferrare,  condamnant  ce  dernier  et  ses  successeurs  à 
payer  au  St-Siège  une  rente  annuelle  do  7.0(X)  ducats 
d'or  de  caméra. 


B.  8r>l.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier;' 

2  bulles  en  plomb, 

¥enifie.  —  HLll^  sièele  —  t«lftS.  —  Sans  date  ; 
vers  1393.  Lettres  par  lesquelles  Antoine  Vemieri, 
doge  de  Venise,  informe  Philippe  le  Hardi,  duc  de 
Bourgogne,  qu'une  querelle  est  survenue  entre  quelques 
uns  de  ses  sujets  et  des  sujets  de  la  République.  — 
Venise,  17  juillet,  sans  date  d'année  ;  vers  1395.  Lettre 
parlaquelle  Antoine  Vcrnieri,  doge  de  Venise,  réclame, 
au  nom  du  Sénat,  la  somme  de  15.000  ducats  d*or, 
prêtée  par  la  République  à  Jean,  comte  de  Nevers, 
fils  du  duc  de  Bourgogne.  —  Venise,  le  24  septembre 
1399,  Lettre  du  même  doge  au  duc  de  Bourgogne,  au 
sujet  des  sommes  avancées  par  la  République  pour  la 
rançon  du  comte  de  Nevers,  et  notamment  d'une  rente 


de  7.000  florins  sur  la  ville  de  Venise  duo  au  roi  de 

Hongrie.  —  1574.  Discorso  et  Râla  [^zione] lr,sr- 

nale  délia  Serenisùma  Repuhlica  di  Venetia.  Des- 
cription de  l'Ai'senal  de  Venise.  —  8  décembre  1658. 
Attestation  en  italien  d'une  écM'iture  illisible,  faite  par 
Jean  Pesaro,  doge  de  Venise. 

B.  8r>2.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

:Vaple«i  et  nielle.  —  TLM\^  «iècle  —  flft9t  •  —  Sans 
date  ;  vers  1390.  Minute  d'une  lettre  adressée  proba- 
blement au  roi  de  France  dans  laquelle  il  est  question 
d'aide  à  accorder  à  Louis,  roi  de  Jérusalem  et  d(î 
Sicile,  pour  reconquérir  son  royaume  de  Sicile.  — 
Sans  date  ;  fin  du  XV  ou  commencement  du  XVI* 
siècle.  Fragment  d'une  généalogie  de  la  maison 
d'Anjcm,  souveraine  du  royaume  de  Naples.  —  2  juin 
1521.  Lettre  du  pape  Léon  X  autorisant  (Iharles- 
Quint  à  prendre  le  titre  de  roi  de  Sicile  en  même 
temps  que  celui  d'empereur. 

B.  ^\\.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

Orient.  Projet  de  eroiiiade  contre  les  Tares. 

—  t«ll8-lLV  siècle.  —  Nicosie,  le  12  septembre 
1398.  Lettre  de  Janus  (Jean  II),  roi  de  <férusalera,  de 
Chypi'C  et  d'Arménie,  à  Jean,  comte  de  Nevers,  pour 
l'informer  de  la  mort  do  Jacques,  son  père.  —  Sans 
date  ;  vers  1445.  Requête  de  Wallerand,  seigneur  de 
Wavrin,  capitaine  général  de  l'armée  d'Orient,  A 
l'effet  de  se  faire  restituer  les  vêtements  de  luxe, 
bijoux  et  argenterie  qu'il  avait  engagés  conjointement 
avec  Jean  Baïart,  receveur  général  de  ladite  armée, 
pour  faire  face  aux  frais  de  réparation  d'une  grande 
nef  stationnée  dans  le  port  de  Constantinople. 

B.  8.Vi.  (Carton.) —  'i  pièces,  parchemin;   1  pièce  et  J   cahier, 
î>  feuillets,  papier  ;  1  sceau  brisé  et  4  bulles  en  plomb. 

Orient.  Projet  de  eroiiiade  contre  le«  Tures. 

—  fl4^^4-t4JMft. — 17  février  1454.  Copie  contemporaine 
du  serment  fait  par  le  duc  Philippe  le  Bon  de  se 
croiser  contre  les  Turcs  dans  le  banquet,  dit  du 
Faisan,  donné  au  palais  do  la  Salle,  à  Lille,  le  17 
février  1  i54:  «  C'est  le  veu  de  Monseigneur  le  duc  de 
Hourgongne.  Je  voue  tout  premièrement  à  Dieu,  mon 
créateur,  et  à  la  très-glorieuse  Vierge,  sa  mère,  et  en 
après  aux  dames  et  au  faisant,  que  si  le  plésir  du  très- 


r)2 


ARCHIVES  nu  NORD. 


chreslien  et  três-viclorieux  prince,  Monseigneur  le 
Roy,  est  de  prendre  la  croisic'»  et  exposer  son  corps 
pour  la  deffense  do  la  foy  chrestienne  et  résister  à  la 
dampnable  emprinse  du  Grant  Turc  et  des  Infidels  ; 
et  se,  lors,  je  n'ay  léale  enferme  de  mon  corps,  je  le 
serviray  en  ma  personne  et  de  ma  puissance  audit 
saincl  voyaige  le  mieulx  que  Dieu  me  donnera  la 
grâce.  Et  se  les  affaires  de  mondict  seigneur  le  Roy 
estoienl  telz  qu'il  n'y  peult  aler  eu  sa  personne  et  son 
plésir  est  de  }'  commoclre  aucun  prince  de  scm  sang 
ou  autre  soigneur  chiof  de  son  armée,  je,  à  S(m  dit 
commis  obéiray  et  serviray  audit  saint  voyage  le 
mioulx  que  je  pourray  et  ainsy  que  se  luy  mesmes  y 
cstoit  en  personne.  Et  se  pour  ses  grans  affaires,  il 
n'estoit  disposé  de  y  aler,  ne  de  y  envoyer,  et  que 
autres  princes  chresliens,  à  puissance  convenable, 
emprennent  ledit  saint  voyage,  je  les  y  acompaigneray 
et  m'emploieray  avec  eulx  à  la  deffense  de  la  foy 
chrestienne  le  plus  avant  que  je  pourray,  pourvu  que 
ce  soit  du  bon  plésir  et  congié  de  mondit  seigneur  le 
Roy,  et  que  les  pays  que  Dieu  m'a  commis  à  gouverner 
soient  en  paix  et  seureté  ;  à  quoi  je  travailleray  et  me 
mectray  en  tel  debvoir  de  ma  part  que  Dieu  et  le 
monde  congnoistra  que  de  moy  n'aura  tenu  ne  tendra. 
Et  se  durant  ledit  saint  voyage,  je  puis  par  quelque 
.voye  ou  manière  que  ce  soit,  savoir  ou  congnoistre 
(jue  le  dit  grant  Turc  ait  voulenté  d*avoir  à  fere  à 
moy  corps  à  corps,  je,  pour  ladite  foy  chrestienne 
soustenir,  le  combateray  à  Taydede  Dieu  tout  puissant 
et  de  sa  très  doulce  Vierge  Mère,  lesquelz  je  appelle 
tousjours  en  mon  ayde.  Fait  à  Lille,  le  XVII®  de 
février,  l'an  de  l'incarnacion  nostre  seigneur  mil 
IIirLIII.  Signé  de  ma  main  :  Philippe  ». —  Sans  date  ; 
vers  1454.  «  Advispour  faire  conqueste  sur  le  Turcq  à 
la  correction  des  saiges  ».  —  10  mars  1454  (VI  des 
ides  de  mars).  Bulle  du  pape  Nicolas  V  complétant 
celle  qu'il  avait  promulguée  le  5  janvier  précédent, 
au  sujet  du  payement  des  dîmes  sur  les  bénéfices 
ecclésiastiques  et  des  indulgences  en  faveur  de  la 
croisade  que  le  duc  Philippe  le  Bon  se  proposait  de 
faire  contre  les  Turcs.  —  30  décembre  1455.  Bulle  du 
pape  Calixte  III,  accordant  à  tous  les  fidèles  sujets  du 
duc  de  Bourgogne  qui  auront  contribué  à  la  Croisade 
en  payant  le  centième  denier  de  leurs  revenus,  pendant 
le  temps  de  l'expédition  ou  auront  payé  une  fois  le 
centième  denier  de  tous  leurs  biens  meubles,  rémission 
complète  de  leurs  péchés.  —  30  décembre  1455.  Bulle 
du  pape  Calixte  III  instituant  Jean,  évoque  d'Arras,  et 


Guillaume,  évèque  de  Toul,  ses  légats  auprès  du  duc 
Philippe  le  Bon  pour  l'accompagner  dans  son  expédi- 
tion contre  les  Turcs.  —  30  décembre  1455.  Bulle  du 
pape  Calixte  III  accordant  des  indulgences  et  rémission 
de  leurs  péchés  à  ceux  qui  prendront  part  à  l'expédi- 
tion du  duc  de  Bourgogne  contre  les  Turcs,  avec  un 
vidimus  de  cette  bulle-  —  30  décembre  1455.  Bulle 
du  pape  Calixte  III  en  faveur  de  la  conservation  de  la 
paix,  dans  les  états  du  duc  de  Bourgogne  pendant  la 
durée  de  son  expédition  contrelesTurcsetdelasuspen- 
sion  jusqu'à  son  retour  de  tous  les  procès  qui  auraient 
été  intentés  à  lui  et  à  ceux  qui  l'accompagneraient. 

B.  STC).  (Carton.)  —  2  j)ièces,  parchemin  ;  .M  pièces  et  2  cahiers*, 

10  feuillets,  papier. 

Orient.  Projet  de  eroiiiade  contre  les  Tures. 
—  t4&9-14SO.  —  Janvier  1457.  Avis  du  Conseil  du 
duc  de  Bourgogne  au  sujet  de  l'expédition  projetée 
contre  les  Turcs  (1).  —  l®""  mai  14()0.  Instructions 
données  à  Antoine  Haneton  pour  remplir  la  mission 
diplomatique  que  le  duc  de  Bourgogne  lui  a  confiée 
auprès  de  l'empereur  d'Allemagne  «  sur  le  fait  du 
voyage  de  Turquie  et  des  terres  et  seigneuries  que  le 
Duc  tenoit  sous  l'Empire  ».  —  19  octobre  1463. 
Acceptation  par  Guillaume,  évêque  de  Tournai,  Simon 
deLallaing  et  Joffroy  de  Thoisy,  ambassadeurs  du  duc 
de  Bourgogne  à  Rome,  et  Bernard  Justiniani,  ambas- 
sadeur de  Christophe  Mauro,  doge  de  Venise,  à  Rome, 
des  clauses  et  conditions  sous  lesquelles  le  Duc  et 
le  Doge  s'engagent  à  faire  la  guerre  aux  Turcs.  — 
1463.  «  Copie  des  offres  et  déclaracions  que  mon- 
seigneur le  Duc  fist  (à  l'empereur  Frédéric  IV), 
touchant  le  voyage  contre  les  Turcs  ».  —  Rome , 
le  24  octobre  1463.  Bref  du  pape  Pie  II  par  lequel 
il  déclare  à  Guillaume,  évêque  de  Tournai,  à  Simon 
de  Lallaing  et  à  Joffroy  de  Thoisy,  bailli  d'Auxois, 
ambassadeurs  du  duc  de  Bourgogne  auprès  de  sa 
personne,  que,  dans  le  cas  où  le  Duc  se  mettrait  en 
personne  à  la  tête  de  l'expédition  contre  les  Turcs,  il  ne 
serait  tenu  de  rester  que  pendant  deux  années  à  cette 
croisade  ;  que  s'il  ne  peut  y  prendre  part  lui-même,  il 


(1)  Ce  documenta  été  publié  sous  le  titre  :  Projet  d'expédition 
contre  les  Turcs ^  préparé  i>ar  les  conseillers  du  duc  de  Bour- 
gogne  Philippe  le  Bon  (Janvier  £457).  Lille,  L.  Quarré,  Libraire- 
Éditeur,  Grande-Place,  04,  ISfK).  (Extrait  des  Mémoires  de  la 
Société  des  Sciences  de  Lille). 


t 


CHAMBRK  DKS  COMPTES  DK  LILLK.  —  TRKSOK  DKS  CHARTKS.  —  ROYAIMKS  KT  PAYS.  —  PORïrc.AL.  ESPAONK.  (l'i 


serait  loujoui^s  oblige  de  fournir  le  nombre  de  gens 
de  guerre  qu'il  avait  fait  offrir  par  ses  ambassadeurs 
à  la  diète  de  Mantoue.  —  Sans  date  ;  XV®  siècle. 
Requête  de  Michel  Palalogo  «  seigneur  du  chasteau 
de  Soudoires  au  pays  de  Constantinoble  »,  au  sujet  de 
son  arrestation,  à  Turnhout  pendant  qu'il  quêtait  pour 
la  délivrance  de  ses  frères,  femme  et  enfants,  pri- 
sonnière dos  Turcs.  —  Rome,  le  8  des  ides  de 
septembre  (6  septembre)  1480.  Copie  de  la  bulle  du 
pape  Sixte  IV,  par  laquelle,  pour  faciliter  la  levée  du 
siège  de  Rhodes  et  empêcher  les  progrès  des  Turcs,  il 
exhorte  les  princes  chrétiens  à  demeurer  unis,  s'abste- 
nant  de  toute  hostilité  entre  eux,  à  cesser  de  i)our- 
suivre  les  prétentions  qu'ils  avaient  les  uns  contre  les 
autres,  surtout  en  Italie,  et  à  arrêter  les  termes  d'une 
trêve  générale  à  conclure  au  moins  pour  quelque 
temps. 

Layette  35.  —  Portugal.  Espagne. 

B.  JÇV).  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  3  pièces  et  i   roulean, 

papier  ;  8  sceaux  brisés. 

Portusal.  —  t38e-t5i3.  —  Lisbonne,  le  14 
novembre,  sans  date  d'année;  probablement  1386.Lettre 
deplusieurs  habitants  de  Lisbonne  au  duc  de  Bourgogne 
Philippe  le  Hardi,  l'informant  qu'ils  ont  reçu  les  lettres 
qu'il  lui  a  plu  de  leur  adresser  par  ses  ambassadeurs 
Jean  de  Poucques,  chevalier,  et  maître  Thierry 
Gherbode,  son  conseiller;  qu'ils  sont  prêts  à 
reconnaître  l'infant  don  Denvs  comme  leur  souverain 
seigneur,  mais  qu'ils  doivent  agir  avec  la  plus  grande 
prudence,  cjss  le  roi,  son  frère,  les  tient  si  oppressés 
et  soubgès  qu'il  n'est  aucun  en  ce  royaume  qui  l'ose 
nommer,  etc.  —  Sans  date  d'année;  vers  1388. 
Requête  de  Denys,  infant,  fils  légitime  de  feu  de  bonne 
mémoire,  Pierre,  roi  de  Portugal  et  d'Algai-ve,  au 
duc  de  Bourgogne,  pour,  en  raison  du  mauvais  état 
de  sa  santé  et  de  ses  affaires,  être  autorisé  à  faire  sa 
résidence  à  Bruges  ou  à  L'Écluse.  —  1"  novembre 

1388.  Explications  données  par  frère  Vincent  Gonga- 
lin,  religieux  du  couvent  des  Frères  Prêcheurs  de 
Lisbonne,  confesseur  de  l'infant  don  Denys,  fils  du 
roi  de  Portugal  Pierre  1"  et  d'Inès  de  Castro,  au  sujet 
de  l'arrivée  de  ce  prince  à  Middelbourg.  —  7  janvier 

1389.  Convention  conclue  entre  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  et  les  pêcheurs  d'Ostende  pour  la  remise 
entre  les  mains  du  Duc,  do  la  personne  de  don  Denys 
de  Portugal  ot  de  ses  gens  pris  en  mer   par  lesdits 


pêcheurs,  en  vertu  de  laquelle  il  est  accordé  à  ceux-ci 
une  somme  de  3.(X)0  francs.  —  Bruges,  le  20  mars 
1389  f«  M  CCC  IlII^^ei  huit  »;.  Traité  de  commerce 
conclu  entre  FernantGonsalve,  licencié-es-lois,  député 
du  roi  de  Portugal,  et  les  députés  des  villes  de 
Flandre.  —  11  avril  et  13  mai  1390.  Traité  conclu 
entre  don  Denys,  infant  de  Portugal,  et  le  seigneur 
de  la  Chapelle,  souverain  bailli  de  Flandre,  stipulant, 
au  nom  du  duc  de  Bourgogne,  relativement  à  la 
rançcm  dudit  infant.  —  Gand,  2(5  décembre  iUl. 
Concession  faite  par  Jean  Sans-Peur,  duc  de  Bourgogne, 
à  la  requête  d'Alvaro  Gonzalvés,  son  chambellan,  et  en 
raison  des  services  qu'il  lui  a  rendus,  de  divers 
privilèges  aux  marins  et  marchands  portugais  qui 
aborderont  sur  les  côtes  de  Flandre.  —  Octobre  1513. 
Ordonnance  de  l'empereur  Maximilien  et  de  l'archi- 
duc Charles  d'Autriche,  son  petit-fils,  autorisant  le 
roi  de  Portugal  à  exporter  de  Flandre  4(X)  corsets 
(cuirasses)  pour  armer  des  gens  de  guerre  qu'il  doit 
employer  contrôles  Maures. 

B.  857.  (Carton.)   —   1   pièce,  parchemin  ;  .S  pièces,  dont  une 
imprimée  et  2  cahiers,  09  feuill(»t*î,  papier. 

Espagne.  —  fl&Od-lftSO.  —  Château  de  Sasser  ?,  le 
16  mars  1505.  Requête  adressée  à  l'archiduchesse 
Marguerite  d'Autriche,  par  le  sieur  Le  Quawès, 
demandant  à  être  employé  par  elle  en  qualité  de 
messager  (pièce  rédigée  en  espagnol).  —  Lyon,  sans 
date  d'année  ;  vers  1505.  Ijetlre  de  Gonzalès  Toledo, 
médecin  de  la  reine  de  Castille  (Jeanne  la  Folle), 
à  l'archiduchesse  Marguerite,  pour  l'informer  qu'il  a 
reçu  parl'intermédiaire  d'un  religieux  augustin  italien 
qui  était  venu  vers  la  dite  Archiduchesse  pcmr  conférer 
au  sujet  de  la  construction  du  couvent  do  Brou,  la 
longue  boîte  peinte  renfermant  les  lettres  qu'elle  lui 
adressait;  qu'il  croit  que  celte  boîte  a  été  ouverte  et 
qu'il  se  met  à  sa  disposition  pour  lui  rendre  les  services 
qu'elle  jugera  cimvenable  de  lui  demander.  — Valla- 
dolid,  le  2  mai  1506.  Acte  de  la  reconnaissance,  comme 
leurs  souverains,  du  roi  don  Philippe  (Philippe  le 
Beau)  et  de  la  reine  Jeanne  de  Castille,  sa  femme, 
par  les  représentants  des  villes  et  seigneuries  des 
royaumes  de  Castille,  de  Léon,  de  Grenade,  de 
Murcie,  de  Jaen,  Cuença,  Zamora,  Soria,  Ségovie, 
Toro,  Salamanque,  Avila,  Guadalaxara,  Valladolid  et 
Madrid,  avec  la  copie  de  la  prestaticm  du  serment  de, 
fidélité    et    obéissance    desdits   représcntimts   (pièce 


6^ 


ARCHIVES  DU  NORD. 


iVnligée  en  espagnol).  —  Vers  1530.  Deux  copies,  l'une 
de  l'époque,  l'autre  moderne,  des  mémoires  adressés 
par  Barthélémy  de  Las  Casas  à  l'empereur  Charles- 
Quint,  au  sujet  des  cruautés  commises  par  les 
Espagnols  à  l'égard  des  Indiens  d'Amérique.  —  Sans 
date  ;  vers  1530.  Exemplaire,  adressé  à  l'archiduchesse 
Marguerite,  de  la  requête  de  la  ville  de  Séville  au  Roi 
Catholique,  au  sujet  de  son  projet  d'expédition  en 
Afrique  (pièce  rédigée  en  espagnol). 


* 

LAYETTE  36.  —  Angleterre.  Ecosse. 


H.  KiB.  (Ct'U'ton.)  —  '^  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 

.S  sceaux  brisés. 


Angleterre.  —  i»e»  —  fin  du  XI V siècle.  — 15 

février  12(5*2.  «  NousÉdouars,  ainnés  fils  au  noble  roi 
d'Engleterre,  faisons  asavoir  à  tous  ciaus  ki  ces  lettres 
veront  et  orront,  ke  nous  devons  et  avons  en  couvent 
à  aquiter  notre  chier  ami  le  noble  home  Guion,  conte 
de  Flandres,  de  deus  mile  livres  de  parisis  dont  il  a  fait 
se  dette  pour  nous  enviers  Audefroit  Louchart,  bour- 
geois d'Arras,  à  rendre  et  à  paîer  à  Arras  à  celui  Aude- 
froit à  la   nuit  de  le  Nativité  Saint  Jehan  Baptiste 
prochaine  ke  nous  atendons  ;  et  s'il  avient  ke  nous  n'en 
aquitissiens  nostre  chier  ami  Guion,  conte  de  Flandres 
devant  dit,  nous  le  renderiens  tous  les  cous  et  les 
damages  kil  i  aroit  u  feroit  par  le  défaute  de  nostre 
paiement  en  se  simple  parole  sans  autre  prouvance. 
En  tesmoing  de  laqiiel  chose,  nous  avons  ces  lettres 
fait  saieler  de  nostre  saïel.  Ce  fu  fait  en  lan  del  incar- 
nation mil  deus  cens  et  sixante  et  un,   le  mercredi 
devant  le  jour  des  Cendres».  —  Même  date.  Hues  de 
Conflans,  Érard  de  Valeri,   sire  de  St-Vallerien,  et 
Robert,  sire  de  Cresckes,  chevaliers,  se   constituent 
cautions  de  la  somme  ci-dessus,  pour  Edouard,  fils 
aîné  du  roi  d'Angleterre  envers  noble  homme  Gui, 
comte  de  Flandre.  —  Odiham  (?),  le  8  août  1334 
(«   L'a7i    de    nostre   règyie    wytiesme   »).    Lettres 
d'Edouard,   roi  d'Angleterre,  à  Guillaume  Saunson, 
chancelier  du  comte  de  Flandre,  pour  le  prier  de  favo- 
riser l'expédition  des  députés  qu'il  envoyait  vers  le 
Comte.  —  St'Seurin  de  Bourdeux  (aujourd'hui  St- 
Seurin  de  Bourg,   Gironde)  le  12  février,   sans  date 
d'année  ;  fin  duXlV^  siècle.  Lettre  du  duc  de  Guyenne 
et  de  Lancastre  (probablement  Jean,  duc  de  Lancastre, 
père  du  roi  Henri  ï\)  au  duc  de  Bourgogne,  le  remer- 


ciant des  bons  offices  qu'il  lui  avait  rendus  pour  le 
règlement  des  difficultés  qu'il  avait  avec  les  abbé  et 
couvent  d'Aumale  et  lui  annonçant  qu'il  envoie  auprès 
de  lui  Richard  Altingham,  porteur  de  ses  instructions 
et  chargé  de  les  exécuter. 


B.  8.7J.  (Carton.) —  .")  pièces,  papier. 

Angleterre.— 1409-1408 — 26  mars  1402.  Lettre 
de  Louis,  duc  d'Orléans,  au  roi  d'Angleterre  Henri  IV, 
lui  reprochant  d'avoir  fait  déposer  le  roi  Richard  IL 

—  Calais,  le  25  avril,  sans  date  d'année,  probablement 
1403.  Lettre  de  Nicolas  de  Rysschton,  docteur  es  droits 
et  professeur,  auditeur  des  causes  du  palais,  Thomas 
Pyklekorth,  chevalier,  et  Richard  Eldington,  ambas- 
sadeui-s  d'Angleterre,  aux  ambassadeurs  du  duc  de 
Bourgogne,  comte  de  Flandre,  demandant  un  sauf- 
conduit  pour  Robert  Thurgarten  et  Richard  Derchem, 
chapelains  de  Jean,  comte  de  Somerset,  chambellan 
du  roi  d'Angleterre  et  capitaine  de  Calais,  qui  doivent 
aller  en  pèlerinage  à  Rome.  —  Calais,  7  mai  ;  sans 
date  d'année,  probablement  1403.  Lettre  de  Richard, 
évèque  de  Rossen,  et  de  maître  Nicolas  de  Rysschton, 
ambassadeurs  du  roi  d'Angleterre,  à  Guillaume  de 
Hallevyn  et  aux  autres  commissaires  du  duc  de  Bour- 
gogne, afin  d'obtenir  des  sauf-conduits  pour  Guillaume 
Esturny,  chevalier,  Guillaume  Brampton,  marchand, 
et  maître  Jean  Kington,  clerc,  qui  voudraient  traverser 
la  Flandre.  —  Calais,  15  mai  ;  sans  date  d'année, 
probablement  1403.  Lettre  des  ambassadeurs  du  roi 
d'Angleterre  au  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  de  l'arres- 
tation de  l'évêque  de  Rochester,  au  mépris  du  sauf- 
conduit  qui  lui  avait  été  délivré.  —  Calais,  le  18  mai 
1403  (?).  Lettre  des  mêmes  au  sujet  de  la  même  affaire. 

—  Ypres,  le  18  mai  1403  (?).  Copie  d'une  lettre  du 
chancelier  du  duc  de  Bourgogne  aux  ambassadeurs 
du  roi  d'Angleterre,  relativement  à  différents  points 
litigieux  et  principalement  au  sujet  de  l'arrestation 
de  l'évêque  de  Rochester. 


B.  860.  (Carton.)  —  1  pièce,  1  rouleau  et  1  cahier, 

13  feuillets,  papier. 

Angleterre. — tA14-143&.-  Vannes,  le23 octobre 
1414.  Copie  de  la  harangue  adressée  en  la  ville  de 
Vannes  au  duc  de  Bretagne  par  Gauthier  Col,  au  nom 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  ROYAUMES  ET  PAYS.  -  ANGLETERRE.      65 


de  la  reine  d'Angleterre,  mère  dudit  duc  (1).  —  Sans 
date;  vers  1424.  «Mémoire  à  Guillaume  Benoît  de  dire 
de  par  Monseigneur  de  Suffolk,  à  Messire  Jehan  de 
Robessart,  les  choses  qui  s'ensuivent  ».  (Ce  mémoire 
est  relatif  aux  soi-disant  plaintes  du  roi  d'Angleterre 
ou  plutôt  du  régent  le  duc  de  Bedfort,  au  sujet  des 
trahisons  du  duc  do  Bourgogne  Philippe  le  Bon,  qui 
n'aurait  prêté  aucune  assistance  aux  Anglais  depuis  la 
bataille  de  Verneuil  et  aurait  fait  secrètement  alliance 
avec  le  Dauphin).  —  Le  16  mai  de  la  13*  année  du 
règne  d'Henri  VI,  roi  d'Angleterre,  (1435).  Lettre  du 
roi  d'Angleterre  Henri  VI  aux  bourgmestres,  échevins 
et  avoués  des  villes  de  Gand^  Bruges,  Ypres  et  du 
terroir  du  Franc,  les  informant  qu'il  est  venu  à  sa 
connaissance  «  par  relation  créable,  comment  soubz 
l'ombre  et  couleur  de  nostre  adversaire  de  France, 
le  duc  de  Bourgoigne,  conte  de  Flandres,  vostre 
seigneur,  prins  a  ou  prendre  pourpose  en  brief  son 
chemin  vers  nostre  pays  de  Guyenne  à  l'entente  pure 
de  gasteret  destruire  icellui  nostre  pays  et  noz  féaulx 
subgiez  illecques  et  par  espècial  noz  très-chiers  cousins 
et  bons  amis  les  ducs  de  Berry ,  d'Orléans  et  deBourbon, 
les  contes  d'Alençon  etd'Armignacet  le  sire  de  Lebret 
(Albret);  pourquoy,  se  nostre  dit  seigneur  le  Duc 
veuille  persévérer  en  son  dit  injurieux  et  malicieux 
propos,  signifier  nous  veuUiés  à  toute  bonne  haste  par 
voz  lettres  et  par  le  porteur  de  cestes,  se  ceulx  dudict 
pays  de  Flandres  pensent  tenir  et  maintenir  por  leur 
part,  les  trièves  d'entre  nous  et  eulx  darnièrement 
prinses,  sans  assister  audit  Duc,  vostre  seigneur,  en 
son  dit  malicieux  propos  contre  nous,  ou  non  ». 

B.  861.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ; 
1  pièce,  papier  ;  1  sceau. 

Anslcterre.  —  t4âa.t4a9.  —  Guines,  le  30  juillet 
1446.  Reconnaissance  par  Thomas  Kent,  docteur  en 
droit,  et  par  Edouard  Grymeston,  homme  d'armes, 
sujets  du  roi  d'Angleterre,  qu'ils  ont  reçu  deux  lettres 
de  la  duchesse  de  Bourgogne,  Tune  sur  parchemin, 
l'autre  sur  papier,  signées  par  Jean  de  Luxembourg, 
seigneur  d'Haubourdin,  et  par  Martin  Steenverch, 
secrétaire  du  Duc.  —  Sans  date  ;  vers  1447.  Copie  de 


la  requête  présentée  au  roi  d'Angleterre  Henri  VI,  par 
Edouard,  comte  de  Rutland,  Thomas,  comte  de  Kent, 
Jean,  comte  de  Houtingdon,  Thomas,  comte  de 
Nottingham,  Jean,  comte  de  Somerset,  Jean,  comte  de 
Salisbury,  Thomas,  seigneur  despensier  et  Guillaume 
Sirop,  chambellan,  par  laquelle  ils  accusent  de  conspi- 
ration contre  l'autorité  royale  et  de  tentative 
d'usurpation,  Thomas,  duc  de  Glocester,  Ilichard, 
comte  d'Arundel,  et  Thomas,  comte  de  Warwick.  — 
Edimbourg,  le  15  décembre  1462.  Lettres  d'Henri  VI, 
roi  d'Angleterre,  retiré  à  Edimbourg  à  cause  de  la 
révolte  de  ses  sujets,  par  lesquelles  il  donne  pouvoir  à 
Charles,  comte  de  Charolais,  et  à  Robert  Gasley,  de 
l'ordre  des  Frères  Prêcheurs,  son  chapelain,  d'em- 
prunter de  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  et  d'autres 
princes,  telles  sommes  de  deniers  qu'ils  trouveront 
nécessaires  pour  le  rétablir  dans  son  royaume,  et,  pour 
pouvoir  contracter  ces  emprunts,  d'engager  les 
domaines  d'Angleterre. 


(1)  Jeanne,  fille  de  Charles  le  Mauvais,  roi  de  Navarre,  seconde 
femme  de  Jean  IV,  le  Vaillant,  duc  de  Bretagne,  de  la  maison  de 
Montfort,  mère  du  duc  Jean  V,  dit  le  Bon,  remariée  à  Henri  IV, 
roi  d'Angleterre. 


B.  8G2.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin;  1  sceau  en  boîte. 

Angleterre.— t4ll»-t4'3fO.— 13  mai  1409.  Acte  de 
la  nomination  par  Edouard  IV,  roi  d'Angleterre,  de 
Charles,  duc  de  Bourgogne,  comme  chevalier  de 
l'Ordre  de  la  Jarretière  (signatures  autographes  du 
roi  Edouard  IV  et  de  douze  chevaliers  de  la  Jarre- 
tière, parmi  lesquelles  se  trouvent  celles  des  ducs  de 
Glarence  et  de  Glocester.  (Imprimé  dans  les  Preuves 
de  Philippe  de  Gomines.  Tome  IV,  p.  318.)  —  Windsor, 
le  samedi  13  mai  de  la  neuvième  année  du  règne 
d'Edouard  IV  (14(19).  Extrait  renfermant  deux  articles 
des  constitutions  de  l'Ordre  de  la  Jarretière.  — 
24  avril  1470.  Mandement  du  duc  de  Bourgogne 
ordonnant  à  Gauthier  Van  Oye,  lieutenant  du  bailli 
de  Bergues,  de  lever  et  mettre  sur  pied  le  plus 
d'hommes  qu'il  pourra  trouver  propres  à  servir  sur 
les  vaisseaux  destinés  à  réprimer  les  courses  faites 
par  le  duc  de  Warvick  et  ses  gens  qui  se  sont  emparés 
de  60  à  64  navires  appartenant  à  des  sujets  du  Duc, 
sur  les  côtes  de  Flandre,  de  Zélande  et  de  Hollande. — 
\^  novembre  1470.  Lettres  patentes  de  Charles,  duc 
de  Bourgogne,  par  lesquelles  il  accorde  au  roi 
Edouard  IV  et  aux  gentilshommes  anglais  de  sa  suite, 
réfugiés  avec  lui  en  Hollande,  une  pension  de  500  écus 
d'or  par  mois  pour  tenir  leur  état. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2«  Partie). 


9 


66 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  8()3.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 

3  sceaux  dont  un  brisé. 


Angleterre.  —  t60i-t644.  —  Richemont,  le 
24  février  1501.  Copie  d'une  lettre  du  roi  d'Angleterre 
Henri  VII  à  Monseigneur  de  Berghes,  ambassadeur  de 
l'archiduc  Philippe  le  Beau,  par  laquelle  il  offre  à  ce 
dernier  l'Ordre  de  la  Jarretière  en  échange  de  celui  de  la 
Toison  d'Or  pour  le  prince  de  Galles.  —  Anvers,  le 
19  novembre  1508.  Mandement  de  l'empereur  Maxi- 
milien  et  de  l'archiduc  Charles  d'Autriche  au  sujet 
de  l'engagement  par  le  roi  d'Angleterre  Henri  VII  de 
la  Riche  Fleur  de  LySy  en  garantie  du  prêt  de  50.000 
couronnes  d'or  ;  —  autre  mandement  de  l'empereur 
Maximilien  pour  le  ti-ansport  en  Angleterre  de  la 
Riche  Fleur  de  Lys,  —  29  avril  1512.  Lettre  du  roi 
d'Angleterre  Henri  VIII  à  l'archiduchesse  Marguerite, 
gouvernante  des  Pays-Bas,  pour  lui  recommander 
Pierre  Giyphus,  protonotaire  apostolique,  qui  s'en 
retouiTiait  à  Rome  en  traversant  la  Flandre,  après 
être  demeuré  trois  ans  en  Angleterre  comme  receveur 
des  droits  appartenant  à  la  cour  de  Rome.  (Signature 
autographe  du  roi  Henri  VIII).  —  Westminster,  le 
5  juin  1544.  Lettres  par  lesquelles  Henri  VIII,  roi 
d'Angleterre,  commande  et  enjoint  à  son  amiral 
et  à  ses  autres  officiers  tant  de  guerre  que  de 
justice,  de  nn^onnaUre  le  sieur  de  Bèvres  (Beveren), 
amiral  de  la  flotte  impériale,  et  tous  ses  gens,  comme 
amis  et  alliés. 

B.  8()4.  (Carton.)  —  1  pièce,  parôhemin  ;  1  pièce,  papier. 

IÉeM«e.  —  im5-t49S  ?  —  Paris,  le  10  mai  1295 
(«  Acium  ParistuSj  X  die  Maii^  anno  Domini  M^ 
CC^  nonagesino  quinto  »).  Lettres  par  lesquelles 
Philippe,  roi  de  France,  mande  à  son  cher  et  féal 
Gui,  comte  de  Flandre,  qu'il  a  accordé  aux  marchands 
du  royaume  d'Ecosse  qu'il  regarde  comme  ses  amis 
et  non  comme  ses  ennemis,  de  pouvoir  amener  sur 
des  navires  dans  son  royaume  et  particulièrement  en 
Flandi*e,  leurs  laines  et  autres  marchandises,  en 
payant  les  droits  accoutumés;  qu'il  envoie  Jean 
Arrode,  bourgeois  de  Paris,  pour  faire  rendre  les 
marchandises  enlevées  aux  dits  marchands  d'Ecosse, 
et  qu'il  lui  dépèche  son  clerc  maîlre  Elye  de  Orliaco 
pour  l'entretenir  à  ce  sujet  ;  il  lui  mande  de  plus  de 
laisser  les  marchands  d'Ecosse  jouir  des  privilèges 


qu'il  leur  avait  accordés  ;  d'exé<*uter  ce  que  lui  dira 
de  sa  part  ledit  maître  Elye  et  d'ordonner  à  ses  gens 
d'obéir  à  ceux  du  Roi.  —  Monastère  de  Sainte-Croix, 
le  14  février,  sans  date  d'année  ;  après  1460  et  avant 
1478.  Lettre  de  Jacques  III,  roi  d'Ecosse,  au  duc  de 
Bourgogne,  probablement  Charles  le  Téméraire, 
pour  l'informer  des  crimes  commis  par  Robert  Boido 
et  Thomas,  son  fils,  envers  sa  personne,  et  qu'il  ne 
peut  accorder  aucun  pardon  à  ces  criminels  de  lèse- 
majesté. 

Pays-Bas.  —  Layette  37. 
CoNSEn.s  DES  Pays-Bas. 

B.  805.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  pièce  et 

1  rouleau,  papier. 

t3S4l-I4M.  —  Courtrai,  3  novembre  1336.  Lettres 
de  Rol>ert  de  Wavrin,  sire  de  St- Venant,  sénéchal  de 
Flandix?,  portant  promesse  d'observer  les  lettres  de 
Louis,  comte  de  Flandre,  de  Nevei-s  et  de  Réthel,  par 
lesquelles  ce  dernier  a  donné  audit  sire  de  St-Venant, 
en  récompense  de  ses  services,  et  à  son  hoir  mâle  né 
de  son  corps,  la  sénéchaussée  de  Flandre  et  une 
somme  de  500  livres,  une  fois  payée,  la  dite  séné- 
chaussée devant  être  tenue  dudit  comte  à  foi  et 
hommage-lige.  —  Sans  date  ;  vers  1385.  Note  fournie 
par  les  Quatre  Membres  de  Flandre,  tendante  à  limiter 
la  juridiction  du  Grand  Conseil  de  Lille.  —  Sans  date  ; 
vers  1480.  Instructions  données  au  sieur  de  Grousselt 
pour  la  conduite  de  son  office. 

B.  800.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  2  pièces  et  1  cahier 
10  feuillets,  papier  ;  2  sceaux  brisés  et  incomplets. 

t4t9-t4e9.  —  26  août  1418.  Serment  prêté  par 
Lyonnel  Wasselin  pour  son  office  dont  mention  est 
faite  mt  blanc  en  la  Chambre  des  Comptes.  — 
Bruges,  le  14  mai  1424.  Nomination  par  le  duc  de 
Bourgogne  de  messire  Jean,  seigneur  de  Comines,  en 
remplacement  de  Félix,  seigneur  de  Steenhuuise  et 
d'Alinghien,  comme  grand  bailli  de  Flandre.  —  2  et 
8  octobre  1 439.  Abolition  par  le  duc  de  Bourgogne  de 
la  Chambre  du  Conseil  à  Gand  et  érection  d'une  autre 
Chambre  du  Conseil  à  Courtrai.  —  15  juillet  1463. 
*  Instructions  pour  les  gens  et  suppostz  de  la  Chambre 
du  Conseil  ordonnée  et  instituée  par  mon  très-redoubté 
seigneur  le  duc  de  Bourgongne  et  de  Brabant,  etc.,  en 


CHAMBRE  DES  COMI^TES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  CONSEILS  DES  F^AYS-BAS.     07 


son  pays  de  Flandres,  el  mise  et  establie  en  sa  ville 
d'Ypros  et  jusques  à  son  rappel,  etc.  ».  —  8  mai  1467. 
Ordonnance  rendue  par  le  comte  de  Charolais  sur  le 
fait  de  la  conduite  de  ses  domaines  et  finances. 

B.  807.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  2  pièces  et  2  cahiers, 

18  feuillets,  papier. 

1499-14811.  —  26  mars  1477.  Copies  dos  lettres  de 
Marie  de  Bourgogne,  nommant  les  personnes  qui 
doivent  composer  le  conseil  de  justice  dont  elle  avait 
promis  rinstitution  aux  Etats  de  Flandre. — 17  octobre 
1477.  Ordonnances  rendues  par  les  ducs  Maximilien  et 
Marie  de  Bourgogne  sur  le  fait  de  leurs  finances.  — 
1480.  Copie  non  signée  do  la  délibération  des  repré- 
sentants des  États  du  duché  de  Brabant  et  du  marquisat 
d'Anvers,  des  duchés  de  Limbourg  et  de  Luxembourg, 
(les  comtés  de  Flandre,  de  Hainaut,  de  Valoncionnos, 
de  Hollande,  de  Zélande,  de  Frise  et  du  marquisat 
de  Namur,  par  laquelle  ils  prescrivent  les  mesures  à 
prendre  pour  assurer  la  paix,  la  bonne  police  el  la 
tranquillité  desdits  pays.  —  Gand,  le  6  septembre 
1483.  Copie  des  instructions  données  aux  gens  du 
Conseil  et  autres  suppôts  de  la  Chambre  du  Conseil 
établie  par  Philippe,  archiduc  d'Autriche,  à  Gand, 
«  sur  la  congnoissance,  indication  et  gouvernement 
d'iceulx  et  expédition  des  causes,  procès  et  affaires 
qui  sont  et  seront  en  icelle  Chambre  ».  —  4  janvier 
1486.  Copie  des  lettres  patentes  des  archiducs 
Maximilien  et  Philippe,  portant  défense  de  [porter  en 
première  instance  les  procès  devant  d'autres  juri- 
dictions que  celles  ordinaires. 

B.  868.  (Carton.)  —  1  pièce  et  1  rouleau,  parchemin  ;  i  pièce 
et  2  cahiers,  .'X)  feuillets,  papier. 

14»S-14«9.  —  27  avril  1493.  Copie  de  l'ordonnance 
adressée  aux  président  et  gens  du  Conseil  de  Flandre, 
leur  prescrivant  d'avoir  à  se  conformer  aux  lettres 
patentes  sur  le  fait  des  bulles  portant  collation  des 
bénéfices.  —  1493.  Information  faite  par  les  président 
et  gens  des  Comptes  à  Lille  sur  les  diminutions  des 
domaines  de  tous  les  pays  ressortissant  à  la  Chambre 
des  Comptes  «  advenues  tant  à  cause  des  guerres, 
inundacions  d'eaues  qu'autrement  ».  —  6  mai  1495. 
Original  et  copie  de  l'ordonnance  de  Maximilien,  roi 
des  Romains,  et  de  l'archiduc  Philippe,  son  fils,  sur 
la  diminution  des  recettes  du  domaine  et  Taugmen- 


tation  des  charges.  —  1"  mai  1497.  Onlonnance  sur 
le  fait  des  finances  du  comté  de  Flandre. 

B.  860.  (Carton.)  —  6  pièces,  papier. 


k  —  Pont  d'Ain,  le  21  octobre,  sans  date 
d'année;  probablement,  vers  1505.  Minute  d'une 
lettre  circulaire  adressée  par  l'archiduchesse  Margue- 
rite au  prince  de  Chimay,  au  sire  de  Chièvres,  à 
Madame  de  Ravestein,  au  chancelier  et  à  Monseigneur 
de  Melun,  pour  leur  annoncer  qu'elle  va  envoyer  un 
courrier  au  roi  de  Castille  afin  de  lui  mander  de  ses 
nouvelles  ;  elle  leur  demande  s'ils  ont  quelque  chose 
à  faire  dire  audit  prince.  —  Bourg,  le..(?)juin  1506. 
Nomination  de  Louis  Barangier  et  de  Jean  de  Marnix^ 
comme  secrétaires  du  Conseil  des  Pays-Bas.  —  Bourg, 
le  20  juin  1506.  Mandement  de  l'archiduchesse 
Marguerite  maintenant  dans  leurs  fonctions  les  secré- 
taires Louis  Barangier  et  Jean  de  Marnix.  —  Namur, 
le  6  août  1506.  Lettre  de  G.  de  Croy  au  comte  de  St- 
Pol,  haut-juslicior  en  la  châtellenie  de  Lille,  au  sujet 
de  la  convocation  des  États  à  Malines  pour  le  22  août. 

—  Malines,  le  30  octobre  1506.  Lettre  des  gens  du 
Grand  Conseil  de  Malines  aux  officiers  de  la  Chambre 
des  Comptes,  annonçant  la  continuation  pour  trois 
mois  dans  leurs  offices  de  tous  les  officiers  des  Pays- 
Bas.  —  Décembre  1506.  Lettre  relative  à  la  nomi- 
nation de  Gérard  de  Paroche  comme  prévôt  des 
Maréchaux. 

B.  870.  (Carton.)  —  5  pièces,  papier. 

1609.  —  Strasbourg,  lo  18  mars  1507.  Instructions 
de  Tompereur  Maximilien  à  sa  fille  l'archiduchesse 
Marguerite,  au  duc  de  Juliers  et  autres  hauts  digni- 
taires et  officiers  pour  se  rendre  et  assister  à  la 
réunion  des  Etats  des  Pays-Bas  assemblés  à  Louvain. 

—  Corieritz  (Courtrai),  le  10  août  1507.  Lettres 
patentes  de  l'empereur  Maximilien,  rédigées  en  alle- 
mand, organisant  le  gouvernement  des  Pays-Bas  dont 
la  régence  est  donnée  à  l'archiduchesse  Marguerite.  — 
Inspruck,  le  12  septembre  1507.  Lettre  de  Tempereur 
Maximilien  à  l'archiduchesse  Marguerite  lui  enjoignant 
de  mettre  Jean  Botechou,  son  secrétaire,  en  possession 
de  l'office  de  greffier  du  Grand  Conseil  et  d'en 
déposséder  Evrard  Rousseau  qui  l'occupait  provi- 
soirement. —  Bruxelles,  le  13  décembre  1507. 
Mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  d'Autriche 


08 


ARCHIVES  DU  NORD. 


aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  do  Lille  leur 
demandant  si  le  conseil  ou  solliciteur  des  affaires  des 
comtes  de  Flandre  et  des  ducs  de  Bourgogne  en  la 
cour  du  Parlement  de  Paris  pour  leurs  affaires  parti- 
culières, sic^geait  en  robe  rouge.  —  Sans  date;  vers 

1507.  Minute  de  lettres  patentes  de  l'empereur 
Maximilién  retenant  comme  conseiller-commissaire 
au  Conseil  de  Hollande  maître  François  Cobbel,  en 
attendant  la  première  place  vacante  audit  Conseil. 

B,  871.  (Carton.)  —  9  pièces,  papier. 

t608«i6aB.  —  Mars  1508.  Information  au  sujet  du 
droit  de  préséance  prétendu  par  les  députés  de 
Flandre  sur  ceux  du  Brabant  dans  l'assemblée 
générale  des  Etats  des  Pays-Bas.  —  Gand,  le  15  avril 

1508.  Ordonnance  de  l'archiduchesse  Marguerite 
renfermant  les  lettres  de  commission  de  M*  François 
Cobbel,  conseiller  extraordinaire  de  la  Chambre  du 
Conseil  en  Hollande.  —  Malinos,  mai  1508.  Minute 
des  lettres  patentes  de  l'empereur  Maximilién  et  de 
l'àrchiduc  Charles  d'Autriche,  son  petit-fils,  nommant 
maître  Danél  Tasse,  conseiller  et  maître  des  requêtes 
extraordinaire  du  Grand  Conseil  de  Matines  et  le 
retenant  dans  les  premières  fonctions  vacantes  de 
conseiller  ordinaire.  —  Matines,  le  14  mai  1508. 
Mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  au  secré- 
taire Marnix  d'avoir  à  expédier  les  lettres  patentes 
portant  nomination  de  maître  Danel  Tasse  comme 
conseiller  extraordinaire,  en  attendant  une  vacance, 
au  Grand  Conseil  de  Matines.  —  La  Haye,  le  16  mai 
1508.  Lettre  des  gens  des  Comptes  à  La  Haye  adressée 
à  l'archiduchesse  Marguerite,  lui  annonçant  l'envoi 
dans  un  bref  délai  des  états  du  domaine  des  pays  de 
Hollande,  Zélande  et  Frise,  qu'elle  avait  demandés. — 
Gand,  mars  1509.  Mandement  de  l'archiduchesse 
Marguerite  adressé  au  sire  d'Escaubecque,  ^  nostre 
président»,  lui  ordonnant  d'avoir  à  expédier  les  lettres 
de  retenue  dé  chapelain  du  Grand  Conseil  de  Matines 
en  faveur  de  messire  Hugues  Voisin. 

B.  872.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  4  pièces,  papier  ; 

1  sceau  brisé  et  incomplet. 

tftts-tfttv.  —  26  mars  1515.  Ordonnance  pour  le 
règlement  des  fonctions  des  officiers  des  finances  et 
des  domaines  des  Pays-Bas.  —  Middelbourg,  le 
21  juillet  1517.  Mandement  du  roi  de  Castille  aux 


gens  du  Conseil  de  Flandre  au  sujet  d'un  procès 
pendant  par-devant  eux  et  intéressant  Philibert 
Naturel,  chancelier  de  la  Toison  d'Or.  (Signature 
autographe  de  Charles,  roi  de  Castille.)— Middelbourg, 
le  23  juillet  1517.  Copie  des  lettres  patentes  de 
l'archiduc  Charles  d'Autriche,  roi  de  Castille,  etc., 
portant  création  d'un  Conseil  privé  dans  les  Pays-Bas. 
—  Middelbourg,  le  7  septembre  1517.  Mandement  du 
roi  de  Castille,  archiduc  d'Autriche,  comte  de 
Flandre,  etc.,  prescrivant  de  faire  faire  des  processions 
générales  pour  la  sécurité  du  voyage  qu'il  allait  faire 
par  mer  en  Espagne.  (Signature  autographe  du  roi  de 
Castille.)  —  1517  (?)  «  Mémoire  pour  justifier  que  le 
Roy  et  son  Conseil  sont  en  droit,  aux  Pays-Bas, 
d'évoquer  par  devant  eux  telles  causes  qu'il  leur 
plaira  ». 

B.  87.3.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  3  pièces,  papier. 

tftts.  —  Anvers,  le  7  juin  1518.  Déclaration  du  roi 
de  Castille  en  son  Conseil  informant  les  président  et 
gens  du  conseil  de  Flandre  que  :  «  Nous  avons  nagaires 
eu  nouvelles  certaines  que  l'armée  que  nous  tenons 
en  Affricque  a  prins  sur  les  Turcz  la  ville  d'Alecte 
(Arzew)  ;  à  laquelle  prinse  ont  esté  tuez  la  pluspart 
des  gens  de  Barberousse  qui  est  principal  capitaine 
du  Grant  l'urcq  en  ce  quartier-là.  Les  habitants  de  la 
ville  de  Tromssent  (TIemc«n)  que  tenoit  ledit  Barbe- 
rousse, avertiz  de  ladicte  prinse,  et  craindanl  que  le 
semblable  leur  pourroît  avenir,  se  sont  eslevez  et 
rebellez  contre  ledit  Barberousse,  lequel  pour  se 
sauver  s'est  retiré  au  chasleau  qui  n'est  gaires  fort  ; 
parquoy  nos  gens  d'armes  qui  sont  entrez  et  ont  esté 
receuz  et  logez  par  les  ditz  habitans  en  ladite  ville, 
au  nombre  de  IlII"  piétons  et  Vr  hommes  d'armes, 
espèrent  avoir  brief  leur  voulonté,  tant  de  la  place 
comme  du  capitaine  qui  si  est  retiré.  Nous  avons  aussi 
nouvelles  que  les  IIII"  piétons  que  y  avions  envoyez 
de  Sicille  pour  leur  secours,  sont  arrivez  celle  part 
qui  leur  sera  ung  grant  renffort  et  espérons  que  tous 
ensemble  feront  d'autres  bons  exploix  à  l'onneur  de 
Dieu  et  exaltacion  de  nostre  saincte  foy  catholicque. 
Lesquelles  choses  nous  avons  bien  voulu  signiffier 
afin  que  en  avertissez  nozbons  et  loyaulxsubgectzde 
Flandres,  partout  leur  ordonnant  louer  et  rendre 
grâces  à  Dieu  nostre  créateur  par  processions, 
dévotes  prières  etoroisons  et  autrement,  de  la  l)onne 
prospérité  et  victoire  qu'il  lui  a  plu   nous   donner 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  FWYS-BAS.  —  CONSEILS  DES  PAYS-BAS.       m 


contre  les  Infidèles  et  ennemis  de  noslre  dicte  foy, 
lui  priant  nous  octroyer  et  permectre  par  sa  grâce  et 
bonté  infinie  que  y  puissions  continuer  et  persévérer 
à  sa  louange  et  h  nostre  salut.  Chierset  féaulx,  nostre 
StMgneur  soit  garde  de  vous.  Escripl  en  nostre  ville 
d'Anvers,  le  VIP  jour  de  juing  XVXVIIl.  Charles  ». 
Déchirure  dans  le  papier  à  la  place  où  figurait  la 
signature  de  Verdoruc,  secrétaire  ayant  la  main.  Au 
dos,  on  lit  :  «  A  nos  amés  et  féaulx  les  président  et 
gens  de  nostre  chambre  de  Conseil  en  Flandres.»; 
plus  bas,  d'une  autre  écriture  :  «  touchant  les  nouvelles 
d'Affricque  ».  —  11  juin  1518.  Lettre  des  président  et 
gens  du  Conseil  de  Flandre  à  Gand  aux  échevins  et 
magistrat  de  Courlrai  pour  leur  annoncer  la  victoire 
remportée  par  les  armées  du  Roi  Catholique  sur 
Barberousse,  principal  capitaine  des  Turcs,  et  leur 
recommander  de  faire  faire  des  prières  d'actions  de 
grâces  à  cette  occasion  (pièce  flamande).  —  Bruges, 
le  24  juillet  1518.  Déclaration  du  roi  de  Castille  en  son 
(Conseil,  informant  les  président  et  gens  du  Conseil  de 
Flandre  que  :  «  Nous  avons  nagaires  eu  nouvelles 
«•ertaines  que  les  gens  de  guerre  que  tenons  en  Affrique 
ont  rué  juz  et  mis  à  mort  Barberousse  qui  estoit  le 
principal  capitaine  du  Grant  Turcq  eu  ce  quartier  là, 
ensemble  aussi  tous  les  gens  de  guerre  de  sa  compai- 
gnie,  et  espérons  que,  à  ce  moyen,  ledit  quartier 
d' Affrique  où  la  plus  grant  partie  sera  en  brief  réduit 
en  noslre  subgection  à  l'onneur  de  Dieu  et  exaltacion 
de  nostre  saincte  foy  catholique.  Ce  que  vous  avons 
bien  voulu  signiffier  affin  qu'en  avertissez  vos  bons  et 
loyaulx  subgectzde  Flandres,  leur  ordonnant  louer  et 
rendre  grâces  à  Dieu  nostre  créateur  par  processions, 
dévotes  prières  et  oraisons  et  autrement,  de  la  bonne 
prospérité  et  victoire  qu'il  luy  a  pieu  nous  donner,  luy 
priant  nous  vouloir  octroyer  et  permectre  par  sa  grâce 
et  bonté  infinyo  que  y  puissons  continuer  et  persévérer 
â  sa  louenge  et  nostre  salut.  Chiers  et  féaulx,  nostre 
Seigneur  soit  garde  de  vous.  Escripl  à  Bruges,  le 
XXIIIP  jour  de  juillet  MV^XVIII ,  Charles  »;  plus 
bas,  signé  :  *  Verderue  ».  —  1518.  Déclaration  des 
jours  de  service  des  conseillers  maîtres  des  requêtes 
du  Conseil  privé  du  Roi  Catholique. 

B.  874.  (Carton.)  —  8  pièces,  papier. 

tfti«.  —  Malines,  le  2  février  1519.  Lettre  du  roi 
de  Castille  invitant  le  Conseil  de  Flandre  qui  précé- 
demment avait  été  informé  du  trépas  de  l'empereur 


Maxirailien  avec  ordre  de  faire  din»  des  prières  à  cette 
occasion,  à  écrire  aux  officiel  des  villes  et  autres 
lieux  de  Flandre,  «  que  chacun  en  son  quartier  face 
trois  foicz  le  jour  sonner  les  cloches  des  églises  de  leur 
dit  quartier,  assavoir  au  matin,  au  midi  et  au  soir  »,. — 
Malines,  le  10  février  1519.  Déclaration  du  roi  en  son 
conseil  informant  le  Conseil  de  Flandre  que  :  «  Nous 
avons  présentement  esté  avertiz  que  ung  nommé  Josse 
de  Lyen,  ambassadeur  de  nostre  très-chière  et  trés- 
amée  scur  la  Royne  de  Dennemarche,  a  apporté 
plusieure  lettres  de  nostre  dite  seur,  lesquelles  il  est 
délibéré  de  porter  et  présenter  à  ceux  des  consaulx  et 
villes  de  noz  pays  de  Pardeça,  et  pour  ce  qu'il  fait 
assez  à  présupposer  qu'il  le  fait  à  intencion  do 
esmouvoir  le  peuple  à  sédicion  et  commocion.  Nous 
vous  ordonnons  que,  incontinent  costes  veues,  vous 
escripvez  et  ordonnez  à  ceulxdes  villes  de  nostre  pays 
de  Flandres  qu'il  apparliendni,  que  se  ledit  ambas- 
sadeur se  veult  avancer  de  leur  présenter  aucunes 
lettres  de  nostre  dite  seur,  ou  leur  exposer  aucunt^ 
chose,  qu'ilz  ne  les  reçoivent,  ne  les  oyent  on  aucune 
manière,  ains  renvoyent  le  tout  à  nostre  très-chière 
et  très-amée  dame  et  tante  l'Archiduchesse  douagière 
de  Savoie  et  las  gens  de  nostre  conseil  privé  ».  — 
Malines,  le  15  février  1519.  Déclaration  du  roi  de 
Castille  en  son  conseil  ordonnant  aux  présidents  et 
gens  du  Conseil  de  Flandre,  do' prescrire  au  receveur 
des  exploits  de  faire  lever  et  exécuter  indifféremment 
les  amendes  encourues  par-  lous^  ceux  qui  ont  été 
condamnés  malgré  l'appel  qu'ils  ont  fait  au  parlement 
de  Paris  des  sentences  rendues  par  ledit  Conseil  de 
Flandre.  —  Malines,  le  19  février  1519.  Déclaration  du. 
Roi  informant  les  présidents  et  gens  du  Conseil  de 
Flandre  que  le  lundi  dernier  jour  de  février  1519, 
4c  ung  soUempnel  service  et  obsecque  pour  le  salut  de 
l'âme  de  feu  l'empereur,  mon  seigneur  et  grant  père 
que  Dieu  absoille  »,  aurait  lieu  à  Malines  et  les  invitant 
à  «  en  avertir  les  officiers  et  gens  de  loi  des  villes  du 
comté  de  Flandre  et  autres  lieux  que  besoin  sera,  leur 
ordonnant  que  le  plus  tôt  qu'ils  pourront,  ils  fassent 
semblablement  faire  chacun  en  son  quartier,  services 
et  obsecquos  pour  mondit  feu  seigneur  et  grant  père,  et 
enhorter  le  peuple  à  prier  dévotement  Dieu  pour  son 
âme,  sans  y  vouloir  faire  faulte  ».  (Signature  auto- 
graphe de  l'archiduchesse  Marguerite.)  —  Malines,  le 
16  mars  1519.  Déclaration  du  roi  de  Castille  invitant 
le  Conseil  de  Flandre  à  avertir  les  bons  et  loyaux 
sujets  du  Roi  Catholique  en  Flandre  qu'il  a  plu  à  Dieu 


ro 


ARCHIVES  DU  NORD. 


«  nosire  Créateur  par  sa  clémence  et  bonté  infinie, 
nous  garder  et  présener  jusques  ores  de  mal,  dangier 
et  inconvénient,  cl  avec  ce  nous  donner  grâce  de 
dresser  et  conduire  noz  affaires  au  bien,  salut  et 
honneur  de  nous,  repoz  et  seurté  de  noz  Royaulmes, 
pays,  seignories  et  subgectz,  et  pour  ce  que  le  tout 
procède  de  la  grâce  et  espéciale  bonté  de  Dieu,  nostre 
<lit  Créateur,  et  qu'il  n'est  ne  sera  jamais  en  nostre 
povoir,  ne  puissance  l'en  assez  regracyer  »,  leur 
ordonner  «  louer  et  rcMidre  grâces  à  Dieu  par  proces- 
sions, dévotes  prières,  croisons  et  autrement,  etc.  ». — 
Bruxelles,  le  30  juin  1519.  Mandement  de  l'archidu- 
chesse Marguerite  informant  les  gens  du  (Conseil  de 
Flandre  quelle  a  leçu  «ù  ceste  heure  lettres  des 
ambassadeui>;  du  Roy,  Monseigneur  et  neveu,  estans 
présentement  es  AUemaignes,  par  lesquelles  ilz  nous 
advertissent  comment  mardi  dernier  passé  (28  juin) 
environ  unze  heure  du  matin,  messieurs  les  Electeurs 
de  St-Empire  ont  unanimement  par  l'inspiration  du 
Saint-Esprict  et  sans  aucune  variation,  contredit  ou 
discrepances,  esleu  mondit  seigneur  et  neveu  en  Roy 
des  Romains.  Si  vous  requérons  bien  acertes  de  par 
nous  et  néantmoins  ordonnons  de  par  icelluy  seigneur 
Roy,-  que  incontinent  cestes  veues,  en  avertissez  ses 
bons  subgectz  de  Flandres  par  tout  pour  leur 
esjoyssement,  leur  ordonnant  eu  louer  et  rendre  grâces 
à  Dieu,  nostre  Créateur,  par  processions,  sermons, 
dévoles  prières  et  croisons,  lui  priant  que  par  sa  grâce 
et  bonté  infinye,  il  veuille  donner  grâce  à  mondit 
seigneur  et  neveu,  de  povoir  dresvser  et  conduire  ses 
affaires  à  sa  louenge  et  au  bien,  salut  et  prospérité, 
repoz  et  tranquillité  de  luy  et  de  toute  la  Chrétienté, 
et  que,  au  surplus,  ilz  facent  feuz  de  joye,  esbatemens 
et  aultres  actes  en  tel  cas  requis  et  accoustumez.  Si 
n'y  veuillez  faire  faulte  etc.  ».  —  Bruxelles,  les 
20  août  et  30  septembre  1519.  Mandements  de 
rarchiduchesse  Marguerite  aux  gens  du  Conseil  de 
Flandre  demandant  leur  avis  sur  l'exécution  des  bulles 
de  provision  de  la  prévôté  de  l'église  Notre-Dame  de 
Bruges,  obtenues  par  maîtres  Philippe  De  Lobel  et 
Philippe  Négri. 

B.  875.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

iMS-tftMl.  —  Bruxelles,  30  juin  et  29  octobre 
1519,  29  janvier  1520.  Mandements  de  Tarchiduchesse 
Marguerite  enjoignant  aux  gens  du  Conseil  de  Flandre 
de  faire  exécuter  les  ordonnances  portées  par  elle 


contre  les  blasphémateurs.  —  Matines,  le  20  janvier 
1520.  Mandement  de  Tarchiduchesse  Marguerite  aux 
gens  du  Conseil  de  Flandre  les  informant  que  «  le 
Roy,  monseigneur  et  neveu,  a  ordonné  que  es  lettres, 
actes  et  provisions  qui  se  despescheront  dorosenavant 
en  son  nom  en  sa  chancellerie  et  autres  cours  et 
consaulx  de  Partieça,  Ton  change  et  use  de  sim  tiltre 
en  la  manière  que  s'ensuit  :  Charles,  par  la  divine 
clémence  Roy  des  Romains,  Empereur  lousjours 
Auguste,  Roy  de  Castille,  etc.  ;  le  surplus  comme 
l'on  en  a  usé  jusques  à  présent,  sans  y  faire  autre 
changement  ». 

B.  876.  (Carton.)  —  M  pièces,  papier. 

t690.  —  Gravelines,  le  15  juillet  1530.  Mandement 
de  l'empereur  Charles  Quint,  roi  de  Castille,  etc.,  aux 
gens  du  Conseil  do  Flandre,  les  informant  qu'il  a 
«  nouvelles  certaines  des  chiefz  et  capitaines  de 
l'armée  que  avions  envoyée  en  Affricque  comme  depuis 
aucun  temps  ençà  ilz  aient  rué  jus  grant  nombre  de 
morts  (sic:  maures),  ennemis  de  nostre  saincte  foy 
calholicque;  et  si  ont  prhis  et  réduit  en  nostre 
obéissance  l'isle  d'Alger\'e  (Alger)  avec  les  villes  et 
fors  y  estans  qui  est  ung  grant  quartier  de  pays, 
auquel  les  Turcz  avoient  accoustumé  prendre  terre  et 
eulx  rafreschir  en  allant  et  venant  courre  sus  à  noz 
subgectz  et  leurs  voisins  situez  es  frontières  de  la  mer 
Meréditane.  Laquelle  victoire  et  conqueste  tourne  à 
grant  louenge  de  Dieu,  prouffit  et  commodité  de  nous 
et  de  la  Chrestienneté  et  au  reboutement  et  diminucion 
des  Infidèles.  El  pour  ce  que  icellc  victoire  et 
conqueste  vient  et  procède  de  la  disposition  de  Dieu, 
nostre  Créateur,  et  que  la  raison  veult  que  grâces  et 
louenges  lui  en  soient  rendues,  Nous  vous  ordonnons 
que  incontinent  et  sans  délay,  vous  mandez  de  par 
nous,  à  tous  prélalz,  chappitres,  couvens  et  autres 
gens  d'église,  bailliz,  escoutètes,  manans  et  habitans 
de  nostre  pays  et  conté  de  Flandre,  qu'ilz  facent  et 
facent  faire  processions  générales  chascun  en  son 
quartier  et  en  icelles  processions  rendent  grâces  et 
louenges  à  Dieu  de  ladite  victoire,  lui  priant  dévo- 
tement que  par  sa  bonté  infinie,  il  lui  plaise  conforter 
et  donner  force  et  corraiges  auxditz  chiefz  et  gens  de 
guerre,  continuer  et  persévérer  en  leur  louable  entre- 
prinse  au  reboutement  des  Infidèles  et  augmentation  de 
nostre  saincte  foy  etc.  »  Charles.  (Signature  auto- 
graphe.) —  Bruxelles,  le  2  septembre  1520.  Man- 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  CONSEILS  DES  PAYS-BAS.     71 


dément  de  Pempereur  Charles  Quint   aux  gens  du 
Conseil  de  Flandre  les  informant   «  pour  ce  que 
entendons  partir  le  XX*  jour  de  ce  présent  mois  de 
septembre  pour  aller  prendre  noslre  couronne  à  Aix, 
et  est  apparant  qu'il  nous  conviendra  passer  oultre  es 
AUemaignes  pour  vaquer  et  entendre  aux  affaires  de 
l'Empire  et  de  noz  pays  patrimoniaulx  illec  et  pourveoir 
au  bien,  seurlè  et  transquilité  des  subgectz  d'iceulx, 
parquoy  ne  nous  sera  possible  de  retourner  si  tost  on 
noz  pays  do    pardeçà,    Nous   vous   ordonnons  bien 
expressément  et  acertes  que,   incontinent  après  la 
réception  de  cestes,  vous  escripvez  et  ordonnez  de  par 
nous  aux  Estaz  de  nostre  pays  et  conté  de  Flandres 
qu'ilz  se  trouvent  et  envoyent  leurs  députez  en  bon  et 
notable  nombre  devers  nous  on  dedens  ledit  XX''  jour 
de  ce  mois  quelque  part  que  nous  serons  lors.  Auquel 
jour  mandons  semblablement  aux  Estaz  de  noz  autres 
pays,  eulx  y  trouver  ou  y  envoyer  leurs  députez  pour 
leur  dire  l'adieu  et  faire  déclairer  et  exposer  noslre 
intencion  et  désir  comment  ung  chascun   se   devra 
régler    et  conduire    durant    noslre   absence   etc.  » 
Charles.    (Signature    autographe.)  —    Bruxelles,    le 
5  septembre  1520.  Mandement  de  l'empereur  Charles 
Quint  aux  gens  du  Conseil  de  Flandre,  les  informant 
«  pour  ce  que  entendons  brief  nous  transporter  en 
nostre  ville  impériale  d'Aix  pour  procéder  et  entendre 
au  fait  de  nostre  sacre  et  coronalion  comme  Roy  des 
Romains,  et  que,  comme  savez,  tous  biens  procèdent 
de  la  grâce  et  bonté  de  Dieu,  nostre  Créateur,  sans 
laquelle  les  princes  ne  pevent  régir,  gouverner,  ne 
conduire  leurs  affaires  en  paix,  Iransquillité  et  repoz, 
à  sa  louenge  et  au  bien  et  au  salut  d'eulx  et  de  leurs 
pays  et  subgectz,  Nous  vous  ordonnons  bien  expres- 
sément et  acertes  que,  incontinent  cestes  veues,  vous 
escripvez  et  mandez  de  par  nous  à  tous  prélalz,  cha- 
pitres et  autres  gens  d'église,  séculiers  et  réguliers, 
justiciers  et  officiel  en  toutes  les  villes,  villaiges  et 
autres  lieux  de  nostre  pays  et  conté  de  Flandres, 
qu'ilz  facent,  chascun  en  son  quartier,  processions 
générales,  du  moins  une  foiz  la  sepmaine  et  les  conti- 
nuent jusques  au  Noël  prochain  venant  ou  tant  que  • 
autrement  en  soit  ordonné.  Ordonnant  en  oultre,  que 
en  icelles  processions  soient  faiz  sermons,  prédications 
et  autres  dévotes  prières  et  oraisons  à  Dieu,  nostre 
Créateur,  afin  que,  moyennant  sa  grâce  et  bonté  infinie, 
nous  puissions  régir,  gouverner   dresser  et  conduire 
noz  affaires  à  bonne  paix,  Iransquillité  et  prospérité 
et   singulièrement  d'achever  nostre  bon  propoz  et 


intention,  à  sa  louenge,  à  noslre  salut  et  au  bien  et 
repoz  de  noz  royaulmes,  pays  et  subgectz,  et  qu'il  n'y 

> 

ait  faulle,  car  nostre  plaisir  est  toi,  etc.  »  Charles. 
(Signature  autographe.) 

B.  877.  (Carton.)  —  .3  pièces,  p;ipu'r. 

i;»90.  — Bnixelles,  le  28  septembre  1520.  Mande- 
ment de  rempercur  Charles  Quint  informant  les  gens 
du  Conseil  do  Flandre  que  comme  il  emmène  avec  lui 
en  Allemagne  son  conseiller  et  chambellan  Georges, 
seigneur  de  Hallewin,  ce  dernier  ne  pourra  s'occuper 
du  procès  qu'il  a  pendant  par  devant  eux  contre  Jean 
Dubois,  Josse  Lanessaen  et  le  procureur  général  de 
Flandreet  les  priant  par  conséquent  de  sui*scoir  pendant 
deux  mois  à  la  poursuite  dudit  procès.  (Signature  auto- 
graphe de  Charles  Quint.)  —  Trilh  (Maeslricht?),  le  19 
octobre  1520.  Copie  de  l'ordonnance  de  l'empereur 
Charles  Quint  portant  instilution  définitive  du  Conseil 
privé  dans  les  Pays-Bas.  —  Bruxellois,  le  5  novembre 
1520.  Mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  aux 
gens  du  Conseil  de  Flandre  pour  les  informer  «  qu'il 
est  bien  requis  et  (*onvenable  que  les  bons  et  loyaulx 
subgectz   de    l'Empereur,   mon  seigneur  et  neveu, 
mesmement  coulx  de  pardeça,   soient  aucunes  foiz 
avertiz  de  ses  bonnes  nouvelles  quant  elles  surviennent 
et  mesmement  de  ce  qui  s'est  fait  en  l'acte  solempnel 
de  son  sacre,  unction  et  coronacion  nagaire  célébré  en 
sa  ville    impériale  d'Aiz.   Et  à  cestc  cause  pour  y 
satisfaire  vous  advisons,  comme   le  lundi  XXII  du 
mois  passé,  le  dit  seigneur  empereur,  accompaigné 
des  Electeurs  et  autres  princes  de  l'Empire  qui  lui 
vindrent  au-devant  et  semblablement  des  princes  de 
son  sang,  chevaliers  de  son  ordre  et  autres  nobles 
et  gentilzhommes   de  sa  maison  en    grant   nombre 
fort  richement  habillez,    montez  et  acxoustrez,  fist 
son  entrée  en  ladite  ville  d'Aiz  en  bel  ordre  et  grant 
triumphe.  Et  le  lendemain  les  dits  Seigneurs  Électeurs 
procédèrent  à  son  dit  sacre,  unction  et  coronacion  en 
grant  solempnité  et   révérence,  gardant  en  tout  et 
partout  l'ordre  et  cérémonies  à  ce  requises  et  accous- 
tumées  sans  quelque  trouble  ne  y  obmecti*e  ou  délaisser 
aucune  chose.  Et  depuis  les  dits  princes  Electeurs  ont 
eu  plusieurs  devises  etcommunicacions  fort  gracieuses 
et  aimables  avec  ledit  seigneur  Empereur,  tant  sur  le 
fait  de  la  journée  impériale  que  autres  affaires  concer- 
nant le  bien  de  l'Empire.  Et  ce  fait,  ledit  seigneur 
Empereur  et  lesdits  Electeurs  se  sont  relirez  d'un 


72 


ARCIIIVKS  DU  NORD, 


commun  accord  à  Coulongne,  pour  en  toutes  choses 
prendre  une  bonne  conclusion  el  résolucion  ;  laquelle 
se  pourra  facilement  trouver  au  désir  et  intencion  dudit 
seigneur  Empennir,  veu  Tonneur  et  singulier  affection 
que  lesdits  seigneurs  Electeurs  lui  portent  et  démons- 
Irent.  Sy  vous  mandons  que  de  ces  choses  vous  aver- 
tissez incontinent  les  prélalz,  chappitres  et  autres  gens 
(Féglise,  officiers  et  subgectz  de  nostre  pays  et  conté 
de  Flandres  pour  leur  csjoissement,  Leur  ordonnant 
de  par  nous,  comme  régente  et  gouvernante  que,  de  la 
grâce  que  Dieu  nostre  Créateur  dont  tous  biens  procè- 
dent, a  fait  à  niondit  seigneur  et  neveu  à  l'adresse  de 
sou  dit  sacre,  unclion  et  coronation  et  autres  ses 
affaires  dessusdiles,  ilz  le  louent  et  remercyent  par 
procesvsions,  dévotes  prières  et  oraisons  el  autrement 
luy  priant  que  par  sa  bonté  infinie,  il  veuUe  tousjours 
guider  et  conduire  les  affaires  dudit  seigneur  Empereur 
à  Texallacion  de  sa  saincte  gloire,  au  salut  d'icellui 
seigneur  et  au  bien,  seurté,  repos  et  transquillité  de 
sesdits  pays  el  subgectz  el  de  toute  la  chose  publicque 
chrestieune  [et]  que,  au  surplus  il  lui  veulle  octroyer 
santé,  prospérité  et  longue  vie  [et  le  gar]  der  et  pré- 
server de  tout  mal  et  inconvénient.  D'autre  part, 
nous  vous  envoyons  avec  cette  le  double  du  tiltre  dudit 
seigneur  empereur  conclu  en  la  dicte  ville  d'Aiz  par 
Tadvisdesditz  seigneurs  Électeurs  pour  en  user  dores- 
liavant  es  lettres  et  provisions  que  par  vous  seront 
despeschés  au  nom  d'icellui  seigneur.  Vous  ordonnant 
de  sa  part  ainsi  le  faire  sans  difficulté  etc.  ». 

B.  878.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

flft9t«  —  12  juin  1521.  Quittance  délivrée  par 
Erasme  de  Rotterdam,  docteur  en  théologie  et  con- 
seiller de  l'Empereur,  de  la  somme  de  150  livres  du 
prix  de  40  gros,  monnaie  de  Flandre,  qu'il  déclare 
avoir  reçue  du  receveur  général  Jean  Micault,  et  qui 
foi-me  la  moitié  de  celle  de  300  livres,  montant  des 
gages  que  l'Empereur  lui  a  assignés  par  ses  lettres 
patentes  du  1*' octobre  1520,  pour  remplir  les  fonctions  ^ 
déconseiller.  —  Bruxelles,  le 20  octobre  1521.  Man- 
dement de  l'archiduchesse  Marguerite  aux  gens  du 
Conseil  de  Flandre  pour  la  levée  de  40.000  combattants 
en  Flandre  afin  de  résister  à  l'attaque  du  roi  de  France  : 
«  Chiers  et  bien  amez.  Nous  vous  tenons  avertiz  de  la 
grant  et  puissant  armée  que  le  Roy  de  France  a 
amassée  et  amenée  sur  la  frontière  de  Haynnau  à 
intencion  de  donner  la  bataille  à  l'Empereur,  mon  sei- 


gneur et  neveu,  et  passer  oultre  pour  secourir  et  avi- 
taiUer  la  ville  de  Tournay,  laquelle  est  fort  pressée  et 
en  grant  nécessité  et  famine.  El  pour  exécuter  sa 
mauvaise  voulcnté,  est  desja  approché  en  sa  personne 
jusques  au  Ghastel  en  Cambrésis.  El  pour  ce,  chiers  et 
bien  amez,  que  l'armée  de  l'Empereur,  obslant  les 
maladies  qui  y  ont  régné  dont  la  plusparlsont  mors  ou 
malades,  est  tellement  désemparée  et  diminuée  qu'elle 
n'est  puissant  pour  résister  audit  Roy  de  France,  lequel 
tâche  à  destruire  et  subjuguer  tous  les  pays  de  pardeça, 
et  a  desja  prins  et  pillé  les  villes  de  Landrechies,  Bapal- 
mcs  el  autres  places  à  l'environ,  Nous  escripvons  vers 
vous,  ordonnons  et  enjoingncms  expressément  de  la 
part  d'icellui  seigneur,  et  requérons  bien  instamment  de 
la  nostre  que  incontinent  et  sans  délay,  vous  faictes 
mecttre  sus,  tant  es  villes  comme  es  chaslellenies  el 
autres  lieux  du  pays  et  conté  de  Flandres,  le  nombre 
de  XL^  combatans  des  meilleurs  et  mieulx  en  point 
que  l'on  y  pourra  et  saura  recouvrer  chascune  sa  quote 
et  porcion,  selon  l'anchien  transport  el  comme  l'on  a 
accouslumê  faire  en  commun  voyaige  de  guerre  que 
l'on  appelle  en  flameng:  ghcnieerre  heervaert  ;  et 
qu'ilz  se  tiennent  prestz,  armez  et  embastonnez,  pour 
au  son  de  la  cloche  qui  se  fera  en  ung  lieu  pour  chas- 
cune chaslellenie  seulement,  tirer  s<mbz  mon  cousin 
le  conte  de  Gavre  devei*s  l'Empereur  ou  ailleurs  où 
leur  sera  ordonné  de  sa  part.  Auctorisant  les  bailliz 
ou  chiefz  officiers  de  chascun  quartier  pour  faire 
assembler  lesdits  gens  de  guerre  chascun  en  ung  lieur 
de  son  quartier  tant  seulement  comme  dit  est  ;  faisant 
en  ce  la  plus  grant  el  extrême  diligence  que  pourrez 
sans  y  faillir.  Chiers  et  bien  amez,  nostre  Seigneur  soit 
garde  de  vous.  Escript  à  Bruxelles  le  XX*  jour  d'oc- 
tobre XV®  XXI.  Nous  entendons  que  ledit  nombre  de 
XL^  hommes  soit  oultre  et  par  dessus  ceulx  qui  sont 
desjà  levez  et  enrôliez  dont  vous  avertissons.  Margue- 
rite. N.  Haneton  ». 

B.  879.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

.  t;»99-ift98.  —  Sans  date  ;  vers  1522.  Note  ajoutée 
à  des  lettres  closes  adressées  aux  gens  du  Conseil  de 
Flandre,  annonçant  que  «  nous  sont  venues  certaines 
nouvelles  que  la  ville  de  Jeunes  (Gênes)  eut  été  prinse 
d^assault  par  les  gens  de  guerre  de  l'Empereur,  mon 
dit  seigneur,  estans  enYtalie,  dont  aussi  à  vostre 
consolacion  vous  avons  bien  voulu  avertir  ».  — 
Bruxelles,  le  17    septembre   1523,   Ordonnance   de 


CH.\MBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  CILVMBRE  DES  COMPTES.      73 


l'archiduchesse  Marguerite  défendant  aux  religieux 
de  France  de  venir  converser  es  pays  de  Pardeçà 
sous  peine  d'être  noyés.  «  Très  chiers  et  bien  amez  (les 
conseillers  du  Conseil  de  Flandre).  Pour  ce  qu'il  est 
venu  à  nostre  cognoissance  que  nonobstant  la  guerre 
d'entre  l'Empereur,  mon  dit  seigneur  mon  nepveu,  et 
le  Roy  de  France,  plusieurs  religieulx  des  pays  de 
Pardeça  soubz  couleur  de  religion  s'avancent  journel- 
lement aler  et  converser  au  Royaulme  de  France 
et  les  religieulx  de  France  venir  et  converser  esdits 
pays  de  Pardeça,  désirans  y  remédier,  Nous  vous 
ordonnons  et  expressément  commandons,  de  par 
l'Empereur,  mondit  seigneur  et  nepveu,  faire  promp- 
tement  expédier  placcars  et  iceulz  faire  publier 
par  tous  les  lieux  de  Flandres  esquelz  Ton  est  accous- 
tumé  faire  publications  d'ordonnance  et  deffence  que 
nulz  religieulx  de  quelconques  ordres  ne  aultres 
prebtres  ou  gens  d'Eglise  de  quelque  estât  qu'ils  soyent 
des  pays  de  Pardeça,  soubz  couleur  de  la  religion, 
obédience,  visitacion  ou  aultre  quelconque  occasion, 
ne  s'avancent  hanter,  converser  ou  envoyer  au 
royaulme  de  France,  ne  ceulx  du  royaulme  de  France 
de  venir,  entrer  ou  converser  esdits  pays  de  Pardeça, 
à  poine,  ceulx  qui  feront  ce  contraire,  d'estre  noyez, 
et  faire  procéder  contre  les  transgresseurs  par 
Texécution  de  ladite  poine  sans  respit,  déport  ou 
grâce  ». 


B.  880.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 


tftSt-lL^^  sièele.  —  Bruxelles,  le  2  mars  1531. 
Déclaration  faite  par  l'archevêque  de  Palerme,  en 
présence  de-  l'Empereur,  aux  États  assemblés  à 
Bruxelles,  au  sujet  de  l'empressement  mis  par  eux  à 
accorder  audit  Empereur  une  aide  extraordinaire 
pour  soutenir  la  guerre  contre  le  roi  de  France.  — 
Bruxelles,  octobre  1531.  Remontrances  présentées 
par  Guillaume  de  Landas,  premier  maître  des 
comptes,  et  Jean  Banat,  auditeur,  sur  le  fait  du 
domaine  de  l'Empereur.  —  Sans  date  ;  XVI*  siècle. 
Fragment  d'une  supplique  rédigée  en  espagnol  au 
sujet  de  l'administration  de  l'île  de  Cuba  et  qui 
paraît  avoir  été  transmise  au  Conseil  de  Flandre. 


Iayettk  38.  —  Chambre  des  Comptes  (1). 

B.  881.  (Carton.)  —  1  rouleau,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

tSSft.  —  1385.  Mémoire  pour  la  régie  et  le 
gouvernement  des  provinces  de  Flandre,  d'Artois 
et  de  Rethélois  et  pour  l'établissement  d'une  chambre 
des  Comptes  à  Lille.  —  Sans  date  ;  vers  1385.  Instruc- 
tions sur  l'état  et  la  prééminence  du  président  de  la 
Chambre  des  Comptes  de  Lille.  —  1385.  Mémoire  de 
la  défense  à  faire  par  la  Chambre  des  Comptes  au 
prévôt  de  Lille,  de  dresser  l'inventaire  des  maisons 
mortuaires  des  bâtards;  de  vendre  leurs  biens  sans 
l'ordonnance  du  Conseil  et  de  ladite  Chambre;  de 
faire  informer  contre  Piérarl  [du  Hot,  sergent  du 
prévôt  do  Lille,  accusé  d'avoir  détourné  les  effets 
délaissés  par  une  bâtarde,  etc. 

B.  882.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 
1  sceau  brisé  et  plusieurs  fragments  de  sceaux. 

unss.  —  Arras,  le  14  janvier  1388.  (<ii  M CCC  IIIl^ 
et  sept  >).  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  mande  à  la 
Chambre  des  Comptes  d'ordonner  au  receveur  de 
Blaton  de  laisser  Jacques  des  Cambres  jouir  tranquil- 
lement de  tous  ses  biens  et  héritages  qu'on  lui  avait 
saisis  pour  un  reliquat  de  comptes  dû  par  feu  Pierre 
des  Cambrés,  son  père,  qui  avait  été  receveur  de 
Blaton.  —  Châlons,  2  septembre  1388.  Mandement  de 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  à  la  Chambre  des 
Comptes,  lui  ordonnant  de  n'apporter  aucune  diffi- 
culté à  l'entérinement  dos  lettres  patentes  qui  auraient 
pu  être  expédiées  par  son  chancelier  on  son  absence* 
—  Lille,  10  octobre  1388.  Mandement  de  Philippe, 
duc  de  Bourgogne,  ordonnant  à  la  Chambre  des 
Comptes  de  Lille  de  taxer  raisonnablement  les  écritures 
que  ses  avocats  et  procureur  au  souverain  bailliage 
de  Lille  sont  dans  le  cas  de  faire  dans  les  procès  qu'il 
a  pendants  en  ce  siège,  de  les  faire  payer  par  le 
gouverneur  du  souverain  bailliage  qui  portera  dans 


(1)  Comme  il  existait  dans  les  anciens  inventaires  du  Trésor 
des  Chartes  une  layette  consacrée  à  la  Chambre  des  Comptes 
de  LiUe,  on  a  estimé  convenable  de  maintenir  Tintégrité  de  cette 
layette  et  de  ne  pas  la  supprimer  pour  réunir  les  documents  qui 
la  composaient  a  ceux  compris  sous  la  rubrique  :  Institutiany 
organisation  et  administration  de  la  Chambre  des  Comptes^ 
dans  le  Tome   1*'  (première  partie). 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2^  Partie). 


10 


74 


ARCHIVES  DU  NORD. 


SCS  comptes  les  sommes  qu'il  leur  aura  allouées  ; 
vidimus  de  Gérard  de  Rassenghien,  gouverneur  du 
souverain  bailliage  de  Lille,  Douai  el  Orchies,  en  date 
du   13  octobre  1388.  —  Lille,  le  29  octobre  1388. 

• 

Mandement  du  duc  de  Bourgogne  aux  gens  des 
Comptes  à  Lille,  par  lequel  il  ordonne  que  le  revenu 
du  scel  du  souverain  bailliage  de  Lille,  Douai  et 
Orchies,  que  reçoit  le  gouverneur  de  Lille,  ainsi  que 
^elui  des  prisons  de  la  prévôté  de  Lille  que  le  prévôt 
lève  à  son  profit,  seraient  donnés  à  ferme  au  plus  offrant 
et  que  Ton  en  rendrait  compte  pardevantles  officiers 
de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille. 

B.  88.'^  (Carton.)  —  .3  pièces,  parchemin. 

flSSS.  —  Dijon,  leTfévrier  1389.  r*  MCCC IIII^^  et 
huiii>).  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bour- 
gogne, mande  à  messire  Guillaume  de  Namur, 
gouverneur  de  Flandre,  son  neveu,  do  faire  défense 
aux  gens  do  son  Conseil  d'assister  à  l'audition  des 
comptes  en  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille,  et 
d'empêcher  qu'il  assistât  ù  cette  audition  d'autres 
personnes  que  celles  commises  pour  cela.  —  18  juin 
1389.  Lettres  du  duc  de  Bourgogne  portant  ratification 
de  la  vente  de  l'hôtel  de  la  Chancellerie,  rue  Basse, 
à  Lille  (1).  —  Arras,  7  août  1389,  Lettre  de  Marguerite 
de  Flandre,  duchesse  de  Bourgogne  ratifiant  les 
précédentes  lettres  et  confirmant  la  vente  et  adjudi- 
cation faites  le  23  mai  précédent  à  Ydier  Brechin,  pour 
et  au  nom  de  Thierry  Gherbode,  secrétaire  du  Duc,  de 
l'hôtel  et  maison  dite  de  la  Chancellerie,  situé  rue 
Basse  à  Lille. 

H.  884.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin. 

1 8M-i  9&% — Lille,  le  8février  1390.  («MCCCIIH^'' 
et  nuefi>).  Déclaration  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
portant  que  le  feu  comte  de  Flandre,  son  père  (beau- 
père),  ayant  ordonné  par  un  édit  qu'aucun  clerc, 
bourgeois  ou  bâtard  ne  fût  adhérité  de  fiefs  dans  le 
comté  de  Flandre  si  ce  n'est  par  lettres  patentes  dudit 
Comte,    cet    édit   étant  encore  en  vigueur  et  dans 


(1)  Cet  hôtel  de  la  Chancellerie  était  voisin,  sinon  contigu,  de 
celui  de  la  Poterne  acheté  vers  cette  époque  par  le  duc  de 
Bourgogne  et  dans  les  bâtiments  duquel  fut  installée,  en  1413,  la 
Chambre  des  Comptes. 


l'intention  de  protéger  ses  sujets  qui  avaient  besoin  de 
vendre,  il  autorise  les  gens  des  Comptes  de  Lille  à 
donner  en  son  absence  les  lettres  nécessaires  pour  cela 
et  d'adhériter  tous  ceux  qui  achèteraient  des  fiefs  tenus 
de  lui.  —  Arras,  le  15 mars  1392.  (^M  CCC  Iim^  et 
tmze  >).  Sentence  du  Conseil  du  duc  de  Bourgogne, 
comte  de  Flandre,  rétablissant  en  son  office  Jean 
Brune,  maître  des  Comptes  à  Lille,  suspendu  pour 
malversation  et  imposant  silence  aux  officiers  du  Duc 
sur  ledit  fait  de  malversation.  —  Paris,  le  26  janvier 
1393.  (^MCCCIIW^  et  douzei>).  Lettres  par  lesquelles 
Philippe,  comte  de  Flandre  et  duc  de  Bourgogne, 
ordonne,  pour  accélérer  la  reddition  des  comptes  et 
des  autres  affaires  qui  se  font  en  sa  Chambre  des 
Comptes  de  Lille,  accélération  nécessitée  parce  que 
la  dite  «  Chambre  est  petitement  gatmie  et  estofféede 
gens  qui  y  fassent  résidence  »,  que  Jean  de  Nielles, 
nommé  son  conseiller  à  Lille,  à  charge  de  résidence, 
s'emploie  aux  besognes  de  ladite  Chambre  des 
Comptes.  —  Secondes  lettres  du  même  prince  par 
lesquelles  il  consent  à  ce  que  ledit  Jean  de  Nielles 
exerce  l'office  d'élu  des  aides  pour  le  Roi  au  comté 
d'Artois. 


B.  885.  (Carton.)  —  5  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 

1  pièce,  papier. 

t89S-t4M.  —  24  avril  1398.  Lettre  de  la  duchesse 
de  Brabant  accréditant  son  secrétaire  Jean  de  Opstal 
auprès  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille.  —  Hôtel 
de  la  Grange  aux  Merciers  près  Paris,  le  6  octobre 
1398.  Ordonnance  du  duc  de  Bourgogne  portant  que, 
sur  les  taxes  levées  pour  légitimations,  rémissions, 
anoblissements,  etc.,  une  moitié  sera-  affectée  aux 
travaux  d'entretien  de  ses  domaines  et  l'autre  moitié 
réservée  pour  les  dons  et  grâces  du  souverain.  — 
18  octobre  1398,  Procuration  générale  et  spéciale 
délivrée  à  Eustache  de  le  Piere,  Jacques  Le  Fer,  Jean 
de  Bétisy,  Pierre  de  Tonnoire,  Jean  Noël,  Gilles  Labat, 
Jean  Queniat,  par  Gérard  de  Rassenghien,  chevalier, 
gouverneur  de  Lille,  Jean  de  Pacy,  Thomas  de  le 
Becque  et  Jacques  Senghem,  maîtres  des  comptes  à 
Lille.  —  Paris,  le  27  janvier  1400.  Lettres  par  lesquelles 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  mande  aux  maîtres  de  la 
Chambre  des  Comptes  à  Lille,  comment  doivent  être 
employés  ses  revenus.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle. 
Inventaire  des  titres  apportés  de  Mons  au  Quesnoy. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  -  CHAMBRE  DES  COMPTES.     V, 


B.  88().  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

fl4«ft-fl4#7.  —  Arras,  le  31  janvier  1405.  Lettre 
d'Oudot  de  Douai  aux  conseillers  de  la  duchesse 
douairière  de  Bourgogne  pour  les  prier  de  clore  son 
compte.  —  12  juillet  1405.  Inventaire  et  récépissé  des 
litres  et  chartes  concernant  le  Limbourg,  remis 
à  Antoine  de  Bourgogne  par  Thierry  Gherbode,  garde 
des  chartes  de  Flandre.  —  10  octobre  1407.  Ordre 
donné  par  le  duc  Jean  Sans-Peur  aux  maîtres  de  la 
Chambre  des  Comptes,  de  communiquer  au  comte  de 
Nevers,  son  frère,  et  à  Pierre  Taquelin,  conseiller  de 
celui-ci,  plusieurs  lettres,  chartes  et  instruments 
pouvant  leur  permettre  de  dresser  l'état  vrai  des 
domaines  que  ledit  comte  possède  on  Champagne, 
«  c'est  assavoir  :  Ysles,  Chaource,  Villemer,  La  Grève 
et  Maroye  ». 

B.  887.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

t4#9(?)-t4tt.  —  Bapaume,  le  8  juillet,  sans  date 
d'année  ;  vers  1409.  Lettre  du  duc  de  Brabant  et  de 
Limbourg  à  Thierry  Gherbode,  lui  demandant  commu- 
nication de  titres  relatifs  à  ses  terres  et  seigneuries. 
—  Paris,  le?  novembre,  sans  date  d'année  ;  vers  1409. 
lettre  du  duc  de  Bourgogne  à  Thierry  Gherbode  pour 
lui  demander  copie  de  différentes  pièces  conservées 
dans  les  archives  de  la  Chambre  des  Comptes.  — 
Beauvais,  le  15  octobre  1411.  Copie  des  lettres  du 
duc  de  Bourgogne  Jean  Sans-Peur  déchargeant 
Thierry  Gherbode  de  deux  titres  en  parchemin,  datés 
de  1407,  relatifs  à  l'autorisation  donnée  aux  gens  des 
métiers  de  Bruges  d'avoir  des  bannières,  extraits  des 
Archives  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille. 

B.  888.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

t4tl^t4i9.  —  1415.  Inventaire  des  papiers  qui 
sont  relatifs  aux  intérêts  du  duc  de  Bourgogne  dans 
la  ville  de  Lille,  remis  à  Emon  de  Bourgogne, 
conseiller  dudit  duc,  par  les  gens  de  la  Chambre  des 
Comptes.  —  Gand,  le  dimanche  17  septembre  1419. 
Lettres  par  lesquelles  le  Conseil  du  comte  de  Charolais 
(le  duc  Philippe  le  Bon)  mande  à  la  Chambre  des 
Comptes  de  Lille  de  suspendre  le  cours  de  ses  travaux 
par  suite  de  la  nouvelle  de  l'assassinat  du  duc  Jean 


Sans-Peur  (1),  ainsi  conçues  :  «  Très  chiers  sii'es.  Nous 
avons  par  ce  vostre  message  reçeu  certaines  vos  lettres 
queescriptes  avez  à  nostre  très-redoubté  seigneur, 
monseigneur  le  conte  de  Charrolais,  par  lesquelles, 
après  récitation  faite  du  très-doloreux  trespas 
comme  à  vostre  côgnoissance  est  venu  de  feu  nostre 
très-redoubté  seigneur,  monseigneur  le  duc  do 
Bourgongne  dont  Dieu  par  son  doulz  plaisir  ail  pitié  et 
mercy,  Vous,  pour  tant  que  obstant  ledit  trespas  ne 
voz  oseriez  plus  ingérer,  ne  entremettre  plus  avant 
ou  fait  de  voz  offices,  désirez  assavoir  le  bon  plaisir 
de  mondit  seigneur  de  Charrolois  ;  Si  vous  plaise 
savoir  que  ces  très  piteuses  nouvelles  venues  à  ce  soir 
après  la  réception  de  vos  dictes  letti'es  de  certain  à 
nostre  côgnoissance  par  aucuns  des  gens  et  sen-iteurs 
de  feu  mondit  seigneur  le  Duc,  lesquelz  furent  là  où 
le  fait  et  murdre  fu  perpétré.  Nous  les  avons  dites, 
combien  q\ie  nous  on  avons  attendu  tant  que  bonne- 
ment avons  peu  à  mon  avant  dit  seigneur  de  Charrolois 
qui  en  a  mené  et  mène  tel  tristesse  et  deul  que  plus 
ne  puet,  comme  bien  droiz  est  ;  Obstant  lequel  et 
jusques  à  ce  qu'il  en  sera  aucunement  revenu,  l'en  ne 
puet  des  besoignes  contenues  en  vos  dictes  lettres,  ne 
d'autres  ses  affaires  quelxconques  besoigner  encores 
avecques  lui  ;  et  pour  ce  avons  avisé  de  vous  escripre 
et  nous  semble  bon  que  la  journée  de  huy,  à  laquelle 
l'en  avoit  mandé  tous  les  bailliz  de  Flandres  estre 
à  Lille  pour  rendre  leurs  comptes  en  la  manière 
accoustumée,  vous  continuez  et  mettez  hors  en  estât 
quinze  jours  après  ensievant  :  pendant  lequel  mondit 
seigneur  pourra  sur  ce  et  ses  autres  besoignes  avoir 
adviz  et  ordonner  par  la  meilleure  manière  que  faire 
se  pourra.  Très  chiers  seigneurs,  Nostre  Seigneur  vous 
ait  en  sa  sainte  garde.  Escript  à  Gand,  ce  dimanche 
XVirde  septembre.  Les  gens  du  Conseil  de  Mon- 
seigneur le  conte  de  Charrolois  estans  présentement 
emprès  lui  ». 

B.  880.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  0  pièces  et  2  cahiers, 

23  feuinets,  papier. 

t4»4*fl4»8.  —  21  juillet  1424.  Lettre  des  gens  de 
la  Chambre  des  Comptes  de  Lille  au  seigneur  de 
Noyelles,  gouverneur  des  chfttellenies  de  Péronne, 
Roye  et  Montdidier,  et  à  Simon  Le  Pesqueur,  receveur 


(1)  L^assassinat  de  Jean  Sans  Peur  sur  le  pont  de  Montereau 
avait  eu  lieu  le  dimanche  précèdent,  10  septembre  1419. 


76 


ARCHIVES  DU  NORD. 


général  desdils  lieux,  pour  les  consulter  sur  Tutililé 
qu'il  y  aurait  à  créer  dans  leur  ressort  une  charge 
d'avocat  et  de  procureur  du  duc  de  Bourgogne.  — 
1425.  Note  relative  aux  inventaires  des  archives  de  la 
Chambre  des  Comptés  de  Lille.  —  1426.  Copie  des 
mémoires  produits  au  Parlement  (te  Paris  dans  la 
cause  de  Jean  Aubert,  auditeur  en  la  Chambre  des 
Comptes  de  Lille,  contre  Roland  Du  Bois,  jadis  maître 
en  ladite  Chambre.  —  1427  et  1428.  Quatre  lettres  des 
maîtres  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille,  au  sujet 
des  receveurs  et  autres  agents  comptables.  —  12  avril 
1428.  Notification  par  les  gens  de  la  Chambre  des 
Comptes  de  Lille  portant  que,  comme  plusieurs 
officiers  de  la  Recette  de  Flandre  se  sont  abstenus  de 
venir  compter  à  la  renenghe,  quoiqu'ils  en  eussent  été 
requis  par  le  receveur  général  de  ladite  province, 
lesdils  receveurs  particuliers  n'auront  dorénavant 
d'autre  délai  pour  régler  leurs  comptes  que  celui  qui 
s'étend  entre  le  dimanche  après  l'octave  de  la  fête  de 
Sl-Pierre  et  St-Paul  eu  juillet  (date  habituelle  de 
l'ouverture  de  la  renenghe  de  Flandre)  jusqu'à  la 
Notre-Dame  de  la  mi-août  ;  ils  ne  devront  pas  quitter 
Lille  avant  d'avoir  intégralement  payé  le  receveur 
général  et,  faute  de  se  rendre  dans  ladite  ville 
dans  le  délai  marqué,  ils  encourront  une  amende  de 
50  livres. 

B.  800.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  papier. 

fl49»-i4S4.  —  22  décembre  1429.  Bail  fait  par 
les  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille,  en 
vertu  d'une  ordonnance  du  Duc,  et  en  l'absence  du 
gouverneur  de  la  Flandre  wallonne,  à  Martin  d'At- 
tiches  et  à  Pierre  Carmet,  «  clercs  exerçant  l'office  de 
la  clergie  des  lettres  de  baillie  qui  se  passent  par 
devant  auditeurs  à  Lille  »,  du  droit  de  sceau  d'icelles 
lettres.  —  9  février  1433.  Déclaration  par  le  duc 
Philippe  le  Bon  portant  que  ni  la  Chambre  des  Comptes 
de  Lille,  ni  les  officiers  qui  la  composent  ne  sont  soumis 
à  la  juridiction  du  Conseil  de  Flandre,  mais  bien  à 
celle  du  Conseil  du  Prince.  —  Lille,  19  mai  1434. 
Lettres  des  maîtres  de  la  Chambre  des  Comptes  au 
duc  de  Bourgogne  pour  le  prier  de  ne  point  nommer 
au  nombre  des  maîtres  de  ladite  Chambre,  Guillaume 
Séguinat  qui  n'a  point  les  connaissances  et  l'expérience 
nécessaires  pour  exercer  dételles  fonctions.  — 14  juin 
1434.  Mandement  du  duc  de  Bourgogne  conservant  à 
Jean  Séguinat,  son  conseiller,  les  honneurs,  préroga- 


gatives  et  émoluments  de  maître  de  ses  Comptes  en  la 
Chambre  des  Comptes  de  Lille,  sans  toutefois  lui  en 
laisser  le  titre  dont  il  avait  été  investi  par  le  feu  duc 
Jean  Sans-Peur,  et  ce  contrairement  aux  ordonnances 
qui  limitent  rigoureusement  à  quatre  le  nombre  desdits 
maîtres,  l'une  desquelles  quatre  charges  est  réservée 
par  avance  à  Guy  Guilbaut,  trésorier  et  gouverneur 
général  des  finances  du  duc  actuel,  celui-ci  ne  voulant 
pas  que  ledit  Guy  soit  dépouillé  de  cette  survivance 
et  tenant  encore  plus  à  ce  que  le  règlement  de  la 
Chambre  soit  observé  en  ce  qui  concerne  le  nombre 
de  ses  membres  titulaires.  —  Sans  date  ;  milieu  du 
XV*  siècle.  Lettres  patentes  du  duc  Philippe  le  Bon 
touchant  les  gages  et  robes  des  officiers  et  gens  de  la 
Chambre  des  Comptes  de  Lille. 

B.  891.  (Carton.)  —  4  pièces  et  3  cahiers,  21  feuillets,  papier. 

t6it-tll48.  —  Matines,  le  30  janvier  1511.  Minute 
d'un  mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  ordon- 
nant et  autorisant  l'admission  comme  maître  des 
Comptes  de  M®  Claïs,  lequel  est  pourvu  de  lettres  de 
commission  de  l'Empereur.  —  1608.  -«  Index  compu- 
torum  finitorum  in  Camerâ  ».  —  Vers  1640.  Mémoire 
et  pièces  touchant  les  prétentions  de  François  van 
Nyeuwenhove,  «  dépositaire  »  du  Mont  de  piété  de  Lille 
et  maître  extraordinaire  de  la  Chambre  des  Comptes 
de  cette  ville,  à  l'office  de  maître  ordinaire  de  cette 
Chambre  devenu  vacant.  —  28  novembre  1648. 
Avis  au  sujet  de  la  vente  proposée  du  palais  de  la 
Chambre  des  Comptes  et  de  son  installation  dans  les 
bâtiments  du  palais  de  Rihour  ou  bien  de  la  vente  de 
ce  dernier  palais. 

B.  892,  (Carton.)  —  19  pièces  et  3  cahiers  ;  26  feuillets,  papier. 

t«6^tM9.  —  1655.  Correspondance  au  sujet  des 
prèbendelles  du  chapelain  de  la  Chambre  des  Comptes 
à  Lille.  —  1656.  Requêtes  et  correspondance  au  sujet 
de  l'opposition  faite  par  les  gens  de  la  Chambre,  des 
Comptes  de  Lille  à  l'admission  de  Ferdinand  d'Hespel 
comme  auditeur  extraordinaire  à  ladite  Chambre  à 
cause  de  défaut  d'âge,  nonobstant  ses  lettres  de  provi- 
sions et  un  ordre  du  prince.  —  7  mars  1662.  Déclaration 
de  l'huissier  Le  Corbier  reconnaissant  qu'en  signifiant 
au  conseiller  et  maître  de  la  Chambre  des  Comptes  de 
Lille,  Henry  van  Vlueten,  une  condamnation  au 
payement  d'une  somme  de  350  florins,  en  vertu  de 
lettres  exécutoriales  du  grand  Conseil  de  Matines, 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  HOTEL  DES  PRINCES. 


77 


il  n'a  pas  entendu  porter  préjudice  aux  immunités  de 
la  Chambre  des  Comptes  dont  les  officiers  préten- 
daient n'être  pas  soumis  à  la  juridiction  du  Grand 
Conseil  de  Malines.  —  30  mai  1662.  Minute  de  la 
supplique  adressée  à  l'évêque  de  Tournai  par  les 
président  et  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  pour 
lui  faire  observer  que  la  chapelle  de  ladite  Chambre 
ne  doit  pas  être  comprise  dans  l'interdit  fulminé  sur 
les  églises  de  Lille  à  la  suite  d'une  difficulté  avec  le 
magistrat  de  cette  ville.  Etat  des  débours  faits  dans 
un  voyage  à  Bruxelles  à  cette  occasion.  —  Sans  date  ; 
XVII*  siècle.  État  des  pièces  classées  dans  la  layette 
Bri(yes, 

Layette  39.  —  Hôtel  des  Princes  (1). 

B.  803.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux 

brisés  et  incom[)lets. 

itss-iMMi.  —  Lille,  3  août  1233  ("«  Actum  anno 
Lœnini  Af ®  CC*  tricesimo  tercio,  apud  Insulas,  feria 
IlII^post  Vincula  Sancti  Pétri  »j.  Lettres  de  Jeanne, 
comtesse  de  Flandre,  contenant  l'accord  conclu  entre 
cette  comtesse,  d'une  part,  et  F.  (Franco  de  Malde- 
ghem),  prévôt  de  Bruges  et  chancelier  de  Flandre, 
d'autre  part,  d'après  lequel  :  le  prévôt  gardera  le  sceau 
de  la  Comtesse  et  le  portera  en  Flandre,  eu  Hainaut 
et  ailleurs  où  la  Comtesse  se  rendra  ;  il  recevra  pour 
lui  tous  les  revenus  du  sceau,  selon  l'usage  des  lieux 
où  il  se  trouvera  ;  lorsqu'il  sera  obligé  de  s'éloigner 
de  la  Cour  il  remettra  le  scel  à  maître  Philippe  qui 
scellera  toutes  les  lettres  au  nom  du  prévôt  et  lui  en 
rendra  les  émoluments  ;  quand  le  prévôt  sera  avec  la 
Comtesse,  il  aura,  pour  gages  ce  qu'il  déclarera  avoir 
dépensé,  avec  une  part  dans  les  dîmes  nommées  en 
flamand  kerslistoch  ;  lorsque  la  Comtesse  accordera 
des  lettres  patentes  pour  des  donations  de  bois  ou  de 
rentes,  le  chancelier  percevra  28  deniers.  Cet  accord 
durera  suivant  la  volonté  respective  des  parties  qui 
pourront  le  rompre  quand  il  leur  plaira.  —  Lyon, 
4  décembre  1249  (^  Datum  Lugduni,  II  9ionas 
decembris,  pontificatus  nostri  anno  septinio  »j. 
Bulle  du  pape  Innocent  IV  confirmant  les  lettres  y 
insérées  des  comtes  de  Flandre  Thomas  de  Savoie  et 


(1)  D'après  les  anciens  inventaires,  une  layette  spéciale  ne 
renfermant,  il  est  vrai,  que  peu  de  pièces,  était  consacrée  à 
THÔtel  des  Princes. 


Jeanne  do  Constantinople  du  samedi  après  l'octave  de 
la  Pentecôte  (1**  juin)  1241,  qui  reconnaissent  que  le 
prévôt  de  Bruges,  leur  chancelier,  doit  avoir,  à  raison 
de  son  office,  la  garde  de  leurs  sceaux,  le  pouvoir  de 
sceller  et  les  émoluments  qui  y  sont  attachés.  — 
Clairvaux,  le  2  mai  1270  f«  Dation  apud  Claram 
Valiez?,  anno  dœnini  M^  C(T*  sexagcsimo  dcclmo, 
in  crasVmo  beatorum  apostoloriim  Philippi  et 
Jacobi  »J.  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre, 
accorde  à  Pierre,  son  clerc,  prévôt  de  l'église  do 
Béthuno,  en  reconnaissance  de  ses  services,  vestes^ 
sive  robas  nostras  videlicet,  1()  livres  monnaie  de 
Flandre  par  an,  pour  en  jouir  tous  les  ans  pendant 
sa  vie  ;  il  lui  permet  d'être  de  l'hôtel  et  du  conseil  du 
comte  de  Flandre  tant  qu'il  vivra  et  il  s'oblige  pour 
lui  et  ses  successeurs  à  lui  donner  de  l'avoine  pour 
trois  chevaux,  les  gages,  le  vin  et  les  chandelles  toutes 
les  fois  qu'il  viendra  dans  l'hôtel  du  Comte,  suivant 
l'usage.  —  8  juillet  1299  ("«  Datunianno  Dornini  3/** 
ce®  nonagesimo  nono,  feria  secunda  ante  fesfum 
divisionis  Apostoloruni  »),  Lettres  par  lesquelles 
l'official  de  Cambrai,  vicaire  de  G.  (Gui),  évêque  de 
Cambrai,  permet  à  noble  homme  Robert,  fils  aîné  du 
comte  de  Flandre,  de  faire  célébrer  dans  l'oratoire  de 
sa  maison  de  Tenremonde,  les  offices  divins  et  la 
messe,  à  partir  do  la  St-Jean-Baptiste  prochaine. 

B.  804.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux  brises. 

flSOt-Ffltt  du  TL1\^  sièele.  —  13  août  1302  («  Le 
lundi  apriès  le  saint  Leurench  »).  Mandement  de  la 
comtesse  de  Hainaut  ordonnant  à  Jean  de  Braine  de 
délivrer  à  Jean  Le  Clerc,  60  muids  et  quatre  toitens 
de  blé  pour  les  provisions  de  l'hôtel  du  Quesnoy.  — 
19  octobre  1302  («  Le  vendredi  apriès  le  Jour  saint 
Luch  rèvangéliste  »).  Mandement  de  la  môme  prin- 
cesse au  même  pour  la  livraison  du  blé  nécessaire 
à  son  hôtel.  —  1348,  24  juin.  Commission  de  maître 
chambellan  de  Louis,  comt^  de  Flandre,  à  Marc  dou 
Galleil.  —  Sans  date  ;  fin  du  XIV*  siècle.  —  Lettres 
de  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne  sur  les  droits 
attachés  au  chambellage  perpétuel. 


B.  895.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  7  pièces,  papier  ; 

1  sceau  brisé. 


t4«»>i483f.  —  17  août  1409.  Etat  de  la  maison  du 
comte  de  Charolais.  —  24  février  1459.  Vidimus  de 


78 


ARCHIVES  DU  NORD. 


rordoiinancc  du  duc  Philippe  le  Bon  concernant 
l'exercice  do  l'office  d'huissier  et  sergent  d'armes  de 
son  hôtel.  —  Bruges,  23  mare,  sans  date  d'année; 
milieu  du  XY*  siècle.  luslruclions  données  par  le 
duc.de  Bourgogne  à  son  écuyer  d'écurie  Laurent 
Trente,  pour  la  poursuite  et  l'expédition  de  ses  besognes 
è^  Lucques  par  devers  les  héritiers  de  feu  Gauvain 
Trente,  au  sujel  de  certains  joyaux  mis  en  gages 
par  le  duc  Jean  Sans  Peur,  savoir  :  un  gros  balais 
appelé  le  balais  de  Vérone,  un  gros  fermail  à  trois 
balais,  trois  perles,  un  saphir  au  milieu,  un  gros 
rubis  qui  était  en  un  fermail  où  il  y  avait  dix  perles 
et  deux  deezamans  (diamants);  lesquels  joyaux 
il  devra  reprendre  et  rapporter  en  Flandre.  — 
28  décembre  1467.  Copie  des  lettres  de  retenue  dans 
ses  fonctions  de  conseiller  et  chambellan,  aux  gages 
de!  écu  d'or  par  jour,  accordée  par  Charles,  duc  de 
Bourgogne,  à  Michel  de  Trapesonde  (Trébizonde), 
précédemment  nommé  à  ces  fonctions  par  le  duc 
Philippe  le  Bon.  —  1*'  décembre  1487.  Décharge 
donnée  par  Gacien  Malthis,  trésorier  de  la  feue 
duchesse  de  Bretagne,  des  bijoux  et  joyaux  suivants 
qu'il  a  reçus  de  Wouters  d'Outheusden,  garde  des 
joyaux  de  l'archiduc  d'Autriche,  en  gage  et  sûreté  de 
la  somme  de  lO.CXX)  livres  que  ledit  archiduc,  roi  des 
Romains,  devait  à  la  duchesse  de  Bretagne  pour  la 
solde  des  gens  de  guerre  mis  par  elle  à  son  service, 
savoir:  un  anneau  tout  de  balais  mis  en  une  petite 
boitelette  d'or  en  forme  de  salière,  pesant  une  once  et 
dix  esterlins  ;  un  fe7^}unllet  en  façon  de  Irêfle,  garni 
d'un  très  grand  écusson  de  diamant,  d'une  belle  table 
dé  balais,  d'une  grosse  perle  en  manière  de  poire  avec 
trois  rosettes  autour,  émaillées  de  blanc,  pesant  le 
tout,2onces,  6  esterlins  d'or  ;  un  autre  grand  ferîimillet 
en  forme  de  branche  de  rosier,  garni  de  deux  pointes 
de  diamant,  de  deux  dos  d'ânes,  avec  au  milieu  un 
écusson  de  diamant  et  entre  detcx  quatre  rosettes  de 
rubis,  chacune  de  cinq  pièces,  assises  en  rosettes 
émaillées  de  blanc  et  dessous  trois  branlons  en 
(chacune  une  petite  perle  en  façon  de  poire,  pesant  en 
tout  4  onces,  12  esterlins  et  demi  d'or  ;  un  autre 
fermaillet  garni  de  3  pointes  de  diamant,  de  deux 
cabochons  de  rubis  et  d'une  émeraude  avec  au  milieu 
une  rose  de  diamants  de  12  pièces  et  au-dessous 
3  branlans  dont  celui  du  milieu  porte  un  losange  de 
diamants  à  faces  et  les  deux  autres  deux  perles  en 
façon  de  poires,  pesant  en  tout  3  onces  ;  une  belle 
ciroix  garnie  de  cinq  tables  de  diamants  tous  d'une 


couleur  et  dessous  une  grosse  perle  pendante  en  façon 
de  poire,  pesant  en  tout  environ  10  esterlins  et  demi. — 
Malines,  13  septembi-e,  17  novembre  1487  et  16 janvier 
1488.  Mandements  de  l'empereur  Maximilien  .pour  la 
délivrance  de  ces  bijoux  et  joyaux.  —  5  janvier  1490. 
Attestation  donnée  au  chancelier  par  Jean  de  Berghes, 
Jean  de  Lannoy  et  l'abbé  de  Saint-Bertin,  certifiant 
que  c'est  sur  l'ordn^  de  l'Archiduc,  Roi  des  Romains, 
que  le  garde  des  joyaux  Wouters  de  Oulheusden  a 
délivré  les  bijoux  ci-dessus. 

B.  89(3.  (Carton.)  —  9  pièces,  papier. 

t60t-i604.  —  Madrid,  23  novembre  et  8  décembre 
1502;  14  janvier  1503.  Quittances  délivrées  par 
l'archiduc  Philippe  le  Beau,  de  sommes  reçues  de 
Diérick  de  Heetwelde,  son  garde-joyaux.  —  Bruges, 
le  10  mai  1504.  Décharge  délivrée  par  le  môme  prince 
au  même  pour  certaines  parties  de  vaisselle.  — 
Bruxelles,  le  16  juin  1504.  Mandement  du  même 
prince  au  même,  lui  ordonnant  de  faire  fondre 
certaines  parties  de  vaisselle  et  de  joyaux  dont  l'énu- 
mération  est  donnée.  —  10  juillet  1504.  Attestation 
par  Liévin  de  Lathem,  orfèvre  de  l'archiduc  d'Autriche 
Philippe  le  Beau,  qu'il  a  sur  l'ordre  du  garde-joyaux 
Diérick  de  Heetwelde,  dégarni  et  fondu  certaines 
parties  de  vaisselle  et  de  joyaux  énumérées.  — 
Bruxelles,  le  23  octobre  1504.  Copie  des  lettres 
patentes  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  accordant  ime 
pension  de  14  sols  par  jour  à  Marquet  de  Coche, 
garde  de  ses  «  trois  austrices,  deux  papegais,  ung 
méléon  (caméléon)  et  quatre  ghelines  d'Inde  ».  — 
30  décembre  1504.  Décharge  donnée  par  l'archiduc 
Philippe  le  Beau  à  Jean  de  Pontaillier ,  garde-huche 
de  son  échansonnerie,  d'une  coupe  d'argent  doré 
pesant  5  marcs,  2  onces,  2  esterlins,  qu'il  a  fait 
donner  à  Charles,  duc  de  Luxembourg,  son  fils, 

B.  897.  (Carton.)  —  7  pièces,  papier. 

tft06.  —  1**  janvier  1505.  Mandement  de  rarchiduc 
Philippe  le  Beau  prescrivant  à  son  garde-joyaux 
Diérick  de  Heetwelde,  de  délivrer  à  son  fils,  le  duc 
de  Luxembourg,  prince  de  Castille  :  la  salière  d'or  en 
forme  de  pavillon,  sur  laquelle  il  y  a  un  homme  armé 
d'argent,  ayant  au-dessus  une  topaze  garnie  de  saphirs  « 
rubis,  perles  grosses  et  menues,  tenant  une  bannière 
et  sur  le  fertelet  se  trouvent  les  armes  du  duc  Charles 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.—  HOTEL  DES  PRLNCE^. 


ÇO 


€tune  perle  au-dessus  pesant  2  marcs,  H  eslerlins; 
à  sa  fille,  l'archiduchesse  Éléonore:  la  salière  de 
jaspe  en  forme  de  nef,  garnie  de  perles,  saphirs, 
balais  avec  un  couvercle  à  tourelle  où  il  y  a  dessus 
un  saphir  et  4  perles,  avec,  aux  deux  bouts  de  la  dite 
nef,  deux  angels  et  sur  le  pied  l'Annonciation  de 
Notre-Dame,  pesant  2  marcs,  1  once  ;  à  sa  fille 
Isabelle  :  la  coupe  de  cristal  garnie  d'or  et  de  petites 
perles  branlantes  et  de  pierres  de  petite  valeur,  sur 
le  fertelet  un  petit  caniahien  (camée)  blanc,  pesant 
2  marcs,  15  esterlins.  —  2  et  3  janvier  1505.  Mande- 
ment de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  à  Diérick  de 
Heetwelde,  son  garde-joyaux,  d'avoir  à  délivrer  aux 
chapelains  de  l'église  et  au  chapitre  de  la  chapelle 
de  la  Salle  à  Valenciennes,  les  ornements  suivants  : 
la  chapelle  de  velours  noir  broché  et  semé  de  papegais 
et  de  roses  d'or,  une  chasuble,  deux  towmikets 
[tuniquetteSj  petites  tuniques),  trois  chapes  de  chœur 
avec  les  bords  copponnès  des  armes  de  Philippe,  fils 
du  Roi  (le  duc  Philippe  le  Hardi),  et  de  la  devise  de 
la  comtesse  Marguerite,  sa  femme,  deux  étoles,  trois 
manipules,  le  parement  d'autel  et  «  toutes  les  appar- 
tenances aux  aubes  »;  décharge  donnée  au  garde- 
joyaux  de  ces  ornements  par  Pierre  de  Lussignies  et 
Jean  Le  Blanc,  chanoines  de  la  Salle  de  Valenciennes. 
—  11  janvier  1505.  Mandement  de  l'archiduc  Philippe 
le  Beau  à  Diérick  de  Heetwelde,  son  garde-joyaux, 
d'avoir  à  faire  fondre  les  parties  de  vaisselle  d'or, 
d'argent  doré  et  d'argent  blanc  dont  l'énumération  est 
donnée.  —  Clèves,  le  5  juin  1505.  Décharge  donnée 
par  l'archiduc  Philippe  le  Beau,  roi  de  Castille,  aux 
officiers  de  son  échansonnerie  pour  des  parties  de 
vaisselle  qu'il  a  reprises  d'eux.  —  Bruxelles,  le 
10  octobre  1505.  (Commission  donnée  par  l'archiduc 
Philippe  le  Beau,  roi  de  Castille,  à  Philippe  Le  Sueur 
pour  remplir  les  fonctions  de  valet  de  chambre  et  de 
fourreur  de  robes  auprès  de  la  personne  de  son  fils  le 
prince  de  Castille.  —  Bruxelles,  le  15  décembre  1505. 
Mandement  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau,  roi  de 
Castille,  à  Diérick  de  Heetwelde,  son  garde-joyaux, 
d*avoir  à  faire  refaire  un  gobelet  d'argent  appartenant 
à  Jacques  Huyssonne,  son  épicier. 

B.  808.  (Carton.)  —  5  pièces,  papier. 

tM€.flM9r.  —  Pont  d'Ain,   février  1506.  Minute 
d'uûe  lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite,  duchesse« 
de  Savoie^  à (?)  pour  l'informer  qu'elle  a  fiancé  sa 


fille  qui  est  la  femme  de  chambre  do  ladite  princesse, 
à  un  gentilhomme  des  pays  de  Pardcça  et  lui  a  donné 
une  dot  de  1.200  livres.  —  Pont  d'Ain,  le  6  janvier 
1507.  Lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite  pour 
recommander  le  serviteur  de  Jacques  de  Sucre,  son 
^uyer  tranchant.  —  Même  dafe.  Lettre  de  la  même 
princesse  autorisant  Jacques  de  Sucre,  son  écuyer 
tranchant,  à  s'absenler  pour  quatre  mois  (au  dos  de 
la  pièce  précédente).  —  Malines,  le  21  mars  1507.  Lettre 
de  G.  de  Croy  aux  gens  de  la  Chambre  dos  Comptes  à 
Lille,  au  sujet  du  payement  des  gages  de  feu  Ambroise 
van  der  Steeno,  garde  des  lévriers  du  feu  roi  de 
Castille.  —  Bruxelles,  le  8  décembre  1507.  Nomination 
de  Jean  Convent,  comme  valet  de  chambre  de 
Marguerite  d'Autriche.  —  Sans  date;  vers  1507. 
Requête  adressc'^e  à  l'archiduchesse  Marguerite  par 
Philipotte  van  den  Ackére,  bourgeoise  de  Gand,  à 
l'effet  d'obtenir  la  restitution  d'une  bague  de  prix  que 
lui  avait  subtilement  dérobée  un  de  ses  fourriers 
nommé  Jean  de  Bourgnerie. 

B.  8î)ÎK  (Carton.)  —  4  pièces^  papier. 

ift09.  —  27  mars  1508.  Promesse  de  l'archiduchesse 
Marguerite  de  retenir  Jean  de  Pontaillier,  garde- 
huche  de  l'échansonnerie  de  l'Archiduc,  à  l'office  de 
sommelier  de  l'échansonnerie  de  l'hôtel  de  ses  nièces 
ou  de  celui  de  Marie  d'Angleterre,  future  épouse  de 
l'archiduc  Charles  d'Autriche,  son  neveu,  lorsque  ces 
hôtels  seront  constitués.  —  Malines,  mai  1508.  Minute 
des  lettres  de  commission  par  lesquelles  Temperetir 
Maximilien  et  l'archiduc  Charles  d'Autriche  nomment 
Thomazin  Bombelli  argentier  de  l'archiduc  Charles,  en 
remplacement  de  Huchon  del  Monte,  décédé.  —  Lille, 
le  14  juin  1508.  Lettre  des  gens  de  la  (Chambre  de?? 
Comptes  de  Lille  à  l'archiduchesse  Marguerite  lui 
annonçant  qu'ils  ont  chargé  M*  Charles,  de  Boulogne, 
auditeur  de  cette  Chambre  d'aller  vers  elle  pour 
assister  à  la  -«  Visitation  et  fachon  »  des  comptes  de 
joyaux  de  feu  le  roi  de  Castille  (Philippe  le  Beau).  — 
Malines,  juillet  1508.  Minute  d'une  lettre  de  l'archi- 
duchesse Marguerite  retenant  pour  chapelain  messire 
Nicolas  Dupont,  de  Bourg-en-Bresse. 

B.  ÎXK).  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

tft09.  —  1508.  Mandement  de  l'archiduchesse 
Marguerite  aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  à 


80 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Lille,  de  délivrer  à  Jean  Bugnet,  ex-fourreur  de  robes 
de  la  reine  de  Castille,  un  extrait  constatant  le 
reliquat  des  gages  qui  lui  reste  dû.  —  Sans  date; 
vers  1508.  Requête  adressée  à  Tarchiduchesse 
Marguerite  par  Aimé  Banoux,  ex-valet  des  pages  du 
feu  roi  de  Castille,  à  Teffet  d'être  payé  de  ses  gages. — 
Sans  date  ;  vers  1508.  Minute  de  trois  mandements  de 
Tarchiduchesse  Marguerite,  dont  deux  adressés  au 
Trésorier  de  Bresse,  ])our  l'acquit  d'une  somme  de 
70  écus  d'or  au  soleil  dont  Jean  Lemaire  <  indiciaire  », 
lui  était  redevable,  et  prescrivant  de  payer  à  ce 
dernier  ses  gages  accoutumés,  d'après  les  écrottSy 
pendant  son  séjour  à  Dole  ;  le  troisième  adressé  aux 
maîtres  de  son  hôtel  pour  leur  annoncer  qu'elle  a 
donné  licence  et  faculté  ù  Jean  Lemaire,  de  retourner 
dans  les  ville  et  Université  de  Dole  pour  mettre  une 
dernière  main  à  «  aucuns  volumes  d'histoires  et 
cronicques  despièça  par  lui  commencées  pour  nous  et 
nostre  maison  »  (1).  —  Sans  date  ;  vers  1508.  Requête 
adressée  à  l'empereur  Maximilien  par  Jean  Coche, 
napolitain,  jadis  au  service  du  feu  roi  de  Castille,  à 
reflet  d'obtenir  une  place  à  son  service  ou  à  celui  de 
l'archiduc  Charles  d'Autriche. 

B.  fK)l.  (Carton.)  —  5  pièces,  papier. 

iMH^tfttA.  —  Anvers,  31  mars  1509.  Mandement 
de  l'archiduchesse  Marguerite  aux  gens  de  la  Chambre 
des  Comptes  de  Lille  à  l'efletde  faire  délivrer  à  maître 
Loys  Vaque,  «  maistre  d'escole  »  de  l'archiduc 
Charles  d'Autriche,  son  neveu,  les  parties  qui  lui 
restent  dues  à  la  charge  du  feu  roi  de  Castille.  — 
Malines,  le  15  avril  1509.  Mandement  de  l'archi- 
duchesse Marguerite  à  Jérôme  Lauwerin,  de  faire 
payer  par  le  Trésorier  général  à  Ruppin,  le  sellier,  la 
somme  de  33  écus  d'or  au  soleil,  montant  de  la 
fourniture  d'une  litière  garnie  et  d'une  selle.  — 
26  septembre  1511.  Minute  d'une  nomination  anticipée 
par  l'archiduchesse  Marguerite  de  Jean  de  Cerf  comme 
échanson  de  la  princesse  Marie  d'Angleterre, 
«  princesse  future  de  Castille  »,  lors  de  son  «  advè- 
nement  es  pays  de  pardeça  »,  —  Rademberg, 
l*'  février  et   18  mai  1514.  Copie  coUationnée  des 


(1)  Jean  Lemaire,  prosateur,  poète  et  historien  belge,  né  à 
Bavai  en  Hainaut,  en  1473,  mort  en  1548.  L^ouvrage  dont  il  est 
question  ici  ,doit  être  les  Illustrations  de  la  Gaule  Belgique  dont 
le  premier  volume  parut  en  1509. 


lettres  de  l'empereur  Maximilien  nommant  gouverneur 
de  son  petit-fils  l'archiduc  Charles  d'Autriche,  le 
prince  Frédéric  de  Bavière  et  de  l'acte  de  prestation 
de  serment  fait  en  ladite  qualité  de  gouverneur  par 
ledit  prince.  —  Sans  date;  commencement  du 
XVP  siècle.  État  de  la  vaisselle  d'or  et  d'argent  qui 
se  trouve  dans  les  offices  et  dont  le  garde-joyaux 
demande  à  être  déchargé. 

L.\YETTE  40.  —  Eaux  et  Forêts.  Chaussées. 

B.  1102.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

«Mit  — ^  TLXV"  «lècle. — EauTK  et  Forêts. —21  mars 
1202.  Copie  de  la  charte  par  laquelle  le  comte  Baudouin 
de  Constautinople  donna  à  l'abbaye  de  Blandecque  le 
bois  dit  des  Nonains  enclavé  dans  la  forêt  de  Tour- 
nehem  et  requête  présentée  à  l'empereur  Charles  Quint 
par  l'abbesse  et  les  dames  de  ladite  abbaye,  au  sujet 
des  difficultés  pendantes  entre  eux  relativement  audit 
bois.  —  Octobre  1284.  Copie  des  lettres  par  lesquelles 
Gui,  comte  de  Flandre,  confirme  Guillaume  et 
Baudouin  Stier  dans  la  possession  de  cent  mesures  de 
terre  gisant  «  entre  le  Heide  et  monseigneur  Pieron 

de  Hondescotte ,  devers  la  mer,  là  où  il  n'a  die,  ne 

dunes  »,  avec  défense  à  ceux-ci  de  mener  paître  leurs 
bestiaux  au-delà  de  leurs  terres  «  sur  les  dunes  de  la 
mer  qu'on  appelle  ziedune  »  et  d'y  prendre  ou  chasser 
les  lapins  «  ne  autre  sauvegine  ». 

« 

B.  903.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin. 

flSOS-tSflft.  —  EaniK  et  Forêts.  —  3  janvier  1309 
(^  L'an  de  grâce  mil  trois  cens  et  wyt,  le  venredi 
avant  Véphyfannie  Nostre  Seigneur  >).  Robert  de 
le  Wastine,  chevalier,  Soyais  Herwyn,  chevalier, 
Wautier  Marteel,  Williaume  Puis,  Ghiselin  de  Belke, 
Renghen  le  Jouene,  Guillaume,  fils  de  Jean,  Jean  de 
Bambeke,  Jean  le  Amman  de  Bambeke,  Jean  le 
Brabantère  et  Jean  Stoop,  échevins  et  cceurhers  du 
terroir  de  Bergues,  déclarent  que  les  propriétaires  des 
wateringues  d'Ostover,  de  Viesdikes  et  de  Zuudhover 
n'ont  pas  le  droit  d'accumuler  leurs  digues  les  unes 
sur  les  autres,  ni  de  s'aider  des  watergangs  si  ce  n'est 
du  consentement  des  propriétaires  de  ceux-ci.  — 
Sans  date  ;  vers  1310.  Usages  suivis  pour  l'exploitation 
de  la  forêt  de  Nieppe  en  ce  qui  concerne  les  plantations, 
les  coupes,  les  forestiers  et  les  veneurs.  —  Paris,  le 


CH/V.MBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  -  EAUX  ET  FORETS. 


81 


24  octobre  1315.  Lettres  de  Louis  X,  roi  de  France, 
par  lesquelles  il  commet  le  gouverneur  de  Douai  et  le 
bailli  du  Hainaut  pour  régler  les  différends  existant 
entre  le  seigneur  de  Lallaing  et  la  ville  de  Douai  au 
sujet  de  la  pêche  et  de  la  haute  justice  de  la  rivière  de 
Scarpe. 

B.  904.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  papier. 

flS08-iS67.  —  26  juiltet  1303.  («  Vendredi  après 
/ailia(i^tein€»).Laurent-F.  Jehan,  GossuinBrien,  Pierre 
Inghel,  Benny  Mayhelem  et  Jehan  de  Heetvelde, 
hommes  de  fief  du  comte  de  Flandre  à  Bornehem, 
déclarent  que  Wautier  de  la  Chapelle,  varlet  du  duc 
de  Brabant,  et  Abraham  de  Waldebrouc,  vinrent  à 
Hinghien  où  se  trouvait  Gislebert  de  Lieuwerghem, 
lieutenant  du  comte  de  Flandre  à  Bornehem,  et  là, 
lesdits  Wautier  et  Abraham  requirent,  de  par  le  duc 
de  Brabant  audit  Gislebert  qu'il  fût  permis  audit  duc 
de  mettre  navires  sur  le  Slroom  contre  ceux  de  Malines, 
pour  les  combattre  et  contraindre  en  qualité  d'ennemis 
du  duc  de  Brabant  ;  lequel  Gislebert,  ayant  pouvoir  de 
le  faire,  accorda  cette  demande,  à  condition  qu'il  ne 
serait  causé  aucun  dommage  aux  habitants  du  pays  ; 
et,  sur  ce,  il  advint  qu'un  navire  chargé  de  blé  vint 
d'Anvers  sur  la  Rapène,  et  ceux  qui  se  trouvaient  sur 
les  bateaux  armés  par  le  duc  de  Brabant  se  mirent  à 
prendre  le  blé  chargé  sur  ce  navire,  et  à  le  répartir 
entre  eux,  prétendant  que  ce  blé  devait  être  conduit 
à  Malines  pour  soutenir  les  ennemis  du  Duc;  des 
plaintes  ayant  été  portées  audit  Gislebert,  lieutenant 
du  comte  de  Flandre,  les  blés  furent  restitués  aux 
personnes  dont  les  noms  sont  donnés  (1).  — 15  octobre 
1318.  (  «  Le  dymenge  après  le  saint  Dent/s  au  moys 
d'octobre  »).  Lettres  par  lesquelles  Soyer  de  Bailleul, 
Guillaume  de  Borch,  Pierre  Piel,  Jehan  de  Heetvelle, 
Jehan  Le  Prieur,  Laurens  de  Boengarde  et  Henri  de 
Bossche,  hommes  de  fief  du  comte  de  Flandre,  font 
savoir  que,  par  le  mandement  de  Joure  de  Heerafrode, 
bailli  de  Waôs,  ils  sesontrendusprèsde  Vornodezarden, 
sur  le  sablon,  et  que  là  ledit  Joure  lut  une  lettre  du 
comte  de  Flandre  qui  lui  donnait  pouvoir  de  recevoir  la 


(4)  Cette  pièce  n'est  qu'une  copie  transcrite  sur  la  même 
feuille  de  parchemin,  et  à  la  suite  de  la  suivante  quoique  anté- 
rieure comme  date.  Elle  paraît,  d'ailleurs,  devoir  être  datée 
plutôt  de  1313,  époque  du  soulèvement  de  plusieurs  villes 
du  Brabant  pendant  la  minorité  du  duc  Jean  IIL 


ressahine  qui  y  serait  faite  de  par  le  duc  de  Brabant, 
par  suite  d'un  outrage  dont  les  gens  du  Duc  s'étaient 
rendus  coupables  envers  le  comte  de  Flandre  on 
saisissant  sur  le  Stroom  un  navire  chargé  de  blé  ;  en 
même  temps  se  présentèrent  aussi  Wautier  Pipenpoy, 
amman  do  Bruxelles,  qui  était  chargé  par  le  duc  de 
Brabant  de  faire  la  7*essaisine  dont  il  s'agit;  ledit 
Wautier  prit  une  paire  de  gants  blancs  et  les  jeta  dans 
le  Stroom  en  disant  qu'il  resaisissait  le  Stroom  au 
profit  du  comte  de  Flandre  de  la  part  du  duc  de 
Brabant;  ensuite  ledit  bailli  conjura  les  hommes  du 
Comte  d'avoir  à  retenir  en  perpétuelle  mémoire  ce 
qui  venait  d'être  fait  devant  eux.  —  Sans  date  ;  vers 
1336.  Inventaire  des  chartes,  copie  de  l'enquête  et 
extrait  du  traité  de  paix  entre  le  comte  de  Flandre  et 
le  duc  de  Brabant  touchant  la  juridiction  du  cours  de 
l'Escaut.  —  1357.  État  nominatif  des  locataires  des 
terres  dans  les  polders  pour  le  terme  de  trois  ans. 

B.  ÎX)5.  (Carton.)  — 4  pièces,  parchemin  ;  1  sceau  brisé. 

flSOS-tsse.  —  30  mars  1369.  («  Bonne  à  Paris  le 
pénulthne  jour  de  mars  avant  PasqueSj  l'an  de 
grasce  7nil  CCC  soixanie-hiiit,  et  de  nostr^e  règne  le 
quint  »).  Lettres  du  roi  Charles  V  portant  confirmation 
du  règlement  fait  par  Tristan  du  Bois,  chevalier,  sei- 
gneur de  Famechon  et  de  Raincheval,  gouverneur  de 
Douai  et  souverain  bailli  de  Lille,  Douai  et  ses  appar- 
tenances, pour  le  transport  des  marchandises  par  eau 
de  Douai  à  Tournai  et  autres  lieux,  en  date  du  5  mars 
1368,  inséré  dans  ces  lettres.  — 1383.  Etat  des  per- 
sonnes qui  ont  contribué  pécuniairement  au  fouissement 
des  moëres  de  Shaeftinghen.  —  25  décembre  1384. 
Quittance  de  la  somme  de  15  livres,  9  sols  tournois 
délivrée  par  Ysembaut  Valloiz,  charpentier,  qu'il  a 
reçue  de  HermindeNeauville,  receveur  des  aides  ordi- 
naires, pour  divers  travaux  exécutés  dans  les  forêts 
deBrotonne  et  de  Normandie.  —  8  octobre  1386, 
Mémoires  des  sommes  dues  à  Thomas  Pierlay,  mesu- 
reur des  bois  et  forêts  de  Tournehem,  ù  Bauduin  le 
Mansemotte  et  à  Jean  Galéc,  pour  le  mesurage  d'une 
coupe  de  bois  dans  la  châtellenie  de  St-Omer. 


B.  000.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  papier  ; 

5  sceaux  brisés. 


tS8»-t8»9.  —  25  novembre  1389.  Lettres  par  les- 
quelles   Nicolas   Wyd,    châtelain  de  Beveren,    fait 


Nord.  —  Série  B,  —  Tome  L  (2*  Partie). 


11 


œ 


ARCHIVES  DU  NORD. 


connaître  à  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille,  la  situa- 
tion des  moores  do  Flandre  au  sujet  de  l'extraction  de 
la  tourbe  et  de  l'état  des  digues.  —  Lille,  janvier  1390. 
Instructions  faites  pour  le  moui^maistre  général  des 
moëres  de  Flandre,  dans  lesquelles  il  est  déclaré  qu'on 
donnera  au  maître  des  moëres  l'état  de  celles  qui  se 
trouvent  à  Beveren,  Chaeftingue,  Kildrecht,  avec  le 
détail  de  ce  qui  est  fait  et  levé  et  de  ce  que  l'on  peut  faire 
encore  ;  on  lui  donnera  l'état  des  tourbes  qui  ont  été 
vendues  et  de  celles  que  l'on  peut  vendre,  afin  qu'il  en 
rende  compte  ;  quand  il  sera  nécessaire  de  faire  de 
grandes  réparations  aux  digues  et  écluses,  le  inour- 
maistre  les  fora  exécuter  sur  l'avis  des  personnes  ci- 
dessus  désignées  et  au  plus  grand  profit  du  Comte.  A 
la  suite  sont  transcrites  les  lettres  du  28  janvier  1390 
par  lesquelles  le  duc  de  Bourgogne,  Philippe  le  Hardi, 
mande  à  Jean  Pieterssone,  maître  général  des  moëres 
de  Flandre,  de  se  conformer  exactement  aux  dites 
instructions.  —  Lille,  le  4  février  1390.('«  MCCCIIII^^ 
et  nuef^).  Mandement  du  duc  Philippe  le  Hardi  à  la 
Chambre  des  Comptes  de  Lille,  ordonnant  que  toutes 
les  moëres  tant  celles  des  mounnaistres  de  Flandre 
que  celles  de  la  terre  de  Beveren,  soient  administrées 
et  gouvernées  par  une  même  personne  nommée  Jean 
Pieterssone,  moummistre  général,  dont  les  gages 
sont  augmentés  de  40  livres  parisis  prises  sur  ceux  des 
châtelains  de  Beveren  qui  seront  déchargés  de  l'admi- 
nistration des  moëres  de  cette  terre.  —  7  août  1392. 
Ordonnances  et  instructions  données  à  François  de  la 
Poêle,  wartergrave,  parmessiresde  La  Clyle,  Zippes, 
Poucques,  les  abbés  des  Dunes  et  do  St-Donat  et  Pierre 
Pascy,  conseiller  en  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille. 
—  Lille,  le  1*'  septembre  1393.  Lettres  par  lesquelles 
le  duc  Philippe  le  Hardi  confirme  Yolande,  dame  de 
Cassel,  dans  la  possession  des  droits  de  lagans  de 
mer  au  port  de  Dunkerque.  —  Beauté-sur-Mame, 
7  septembre  1393.  Lettres  du  roi  Charles  VI  portant 
défense  de  chasser  dans  ses  forêts,  même  avec  une 
permission  de  lui,  à  moins  que  cette  permission  ne 
soit  contresignée  par  le  duc  de  Bourgogne.  —  Même 
date.  Lettres  du  même  prince  autorisant  le  duc  de 
Bourgogne  à  chasser  au  rouge  et  au  noir  (1)  dans  la 
forêt  royale  de  Crécy-en-Brie.  —  Lille,  le  9  février 
1398.  Ordre  donné  par  le  duc  de  Bourgogne  à  Gilles 
Le  Foulon,  bailli  de  l'eau,  et  à  Piètre  Heyns,  contrô- 


(i)  On  entendait  par  gibier  rouge  les  cerfs,  chevreuils  et  daims 
et  par  gibier  noir  les  sangliers. 


leur  des  officiers  de  Flandre,  d'informer  au  sujet  de 
lagans  ou  jets  de  meir  recueillis  par  Jacques  de  Meet- 
kerke,  bailli  de  Bergues,  au  préjudice  des  droits  du 
Duc.  —  Hôtel  de  la  Grange  aux  Merciers  à  Paris,  le 
27  septembre  1398.  Lettres  du  duc  de  Bourgogne 
concernant  les  mesures  à  prendre  pour  prévenir  les 
dommages  que  les  lapins  de  sa  garenne  des  dîmes 
pourraient  faire  tant  aux  digues  de  la  mer  qu'aux 
terres  des  particuliers  entre  les  villes  de  L'Écluse, 
Blanckenberghe  et  Ostende. 

B.  907.  (Carton.)  —  6  pièces,  dont  4  formant  rouleau 
et  2  rouleaux,  parchemin  ;  3  pièces  et  1  rouleau,  papier. 

lU¥^0lèele.  —  Sans  date;  XIV*  siècle.  Pièces 
concernant  les  polders,  terres  inondées  et  dioages 
près  de  Tenremonde,  Capryck  et  Ziezelle.  —  Sans 
date  ;  XIV*  siècle.  Mémoire  du  duc  de  Bar  contre 
Ghillebert  de  La  Nieppe,  garennier  du  comte  de 
Flandre,  au  sujet  d*une  arrestation  de  délinquants 
opérée  dans  la  garenne  des  West-Dunes.  —  Sans  date  ; 
XIY"  siècle.  Enquête  au  sujet  des  droits  sur  les  eaux 
de  TEscaut  et  sur  le  Stroom  de  Flandre  (1).  —  Sans 
date  ;  XIV*  siècle.  Mandement  des  gens  de  la  Chambre 
des  Comptes  au  souverain  bailli  de  Flandre  au  sujet 
de  sommes  dues  par  le  receveur  de  Cassel  et  les 
marchands  du  bois  de  Nieppe.  —  Sans  date  ;  XI  V'siècle. 
Mandement  de  Thierry  Gherbode,  au  nom  du  duc  de 
Bourgogne,  adressé  aux  gens  des  Comptes  à  lille, 
leur  ordonnant  de  faire  une  enquête  au  sujet  du  bail 
de  la  pêcherie  dans  le  Ruppel  depuis  Eykenviiet 
jusqu'à  Willebeker go ten. —  Sans  date;  XIV*  siècle. 
Fragment  d'im  compte  de  watteringhes. 


B.  008.  (Carton.)  —  8  pièces  et  1  rouleau,  parchemin;  2  rouleaux, 
papier  ;  7  sceaux  brisés  ou  écrasés. 

t4«t-i4»S.  —  23  avril  1402.  Appel  interjeté  par 
devant  le  parlement  de  Paris  par  Robert  de  Bar, 
seigneur  de  Cassel,  contre  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
dans  le  différend  qu'ils  avaient  au  sujet  des  wate- 


(1)  Par  Stroom  de  Flandre  (Vlaenisc?ie  Stroom)  on  entendait 
toute  la  partie  des  rivages  de  la  mer  et  de  Tembouchure  de 
TEscaut  où  le  flux  se  faisait  sentir.  (Fluctus  marini  Fïandrie 
vulffariter  nuncupati  Stroom,  dit  la  charte  des  privilèges 
accordés  aux  marchands  de  la  Hanse  d* Allemagne  par  le  duc 
Philippe  le  Hardi,  en  1302). 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  EAUX  ET  FORETS. 


83 


ringhes  d'Ooslover  près  de  Dunkerque.  —  26  août  et 
21  septembre  1402.  Commission  délivrée  par  le  roi 
Charles  VI  à  l'effet  d'ouvrir  une  enquête  sur  le  procès 
pendant  au  parlement  de  Paris  entre  Robert  de  Bar 
et  le  watergrave  de  Técluse  d'Oostover.  —  6,  7  et 

8  octobre  1402.  Enquête  au  parlement  de  Paris  sur  les 
débats  soulevés  entre  le  procureur  du  duc  de  Bar  et  le 
watergrave  de  l'écluse  d'Oostover.  —  7  septembre 
1403.  Arrêt  du  parlement  de  Paris  dans  l'affaire 
des  wateringhes  d'Oostover. 

B.  909.  (Carton.)  —  2  pièces  et  i  rouleau  parchemin  ; 

3  pièces,  papier. 

i4«ft-i499.  —  Mars  1405.  Mémoire  adressé  au 
duc  de  Bourgogne  au  sujet  de  l'écluse  d'Oostover.  — 

9  février  1406.  Ordonnance  du  duc  de  Bourgogne 
prescrivant  le  curage  de  la  Lys.  —  18  janvier  1427. 
Reconnaissance  par  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille 
du  droit  du  bonnier  de  bois  qu'a  le  sire  d'Enghien 
dans  la  forêt  de  Nieppe,  du  chef  de  Marie  d'Antoing, 
sa  femme.  — 1428.  Lettres  de  Philippe  le  Bon,  duc  de 
Bourgogne,  révoquant  tout  don  de  bois  provenant  des 
forêts  domaniales. 


B.  910.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  2  pièces  et  1  cahier, 

12  feuillets,  papier. 


—  31  octobre  1449.  Information  au 
sujet  des  garennes  qui  se  trouventjdans  le  bois  de  Crécy , 
les  prés  et  les  marais  des  environs  et  le  long  de  la 
Somme.  —  16  janvier  ;  sans  date  d'année  ;  milieu  du 
XV*  siècle.  Lettre  de  la  duchesse  Isabelle  de  Portugal 
aux  conseillers  des  Finances,  leur  transmettant  certaine 
information  faite  sur  l'administration  et  le  gouverne- 
ment du  bois  duVault  appartenant  au  duc  de  Bourgogne 
et  situé  au  comté  d'Artois  à  une  lieue  de  Hesdin.  — 
31  octobre  1495.  Information  concernant  la  franche 
forêt  de  Vicoigne.  —  23  janvier  1499.  Enquête  faite 
sur  la  requête  présentée  par  Jean  de  Montmorency, 
écuyer,  au  sujet  du  pont  et  du  bac  d'Estaires.  — 
Décembre  1500.  Mandement  de  l'archiduc  Philippe  le 
Beau  au  sujet  des  biens  vendus  par  le  clerc  du  water- 
grave de  Flandre  à  la  suite  de  confiscation. 

B.  91i.  (Carton.)  —  2  pièces  et  2  cahiers,  29  feuillets,  papier. 

iftM-tftt».  —  Bruxelles,  le  17  juin  1501.  Ordon- 


nance de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  au  sujet  de  l'adju- 
dication des  coupes  de  bois  dans  la  forêt  de  Mormal. 

—  Lille,  le  28  jum  1505.  Lettre  des  président  et  gens 
des  Comptes  de  Lille  à  Henri  de  la  Forge,  receveur 
de  Hesdin,  au  sujet  de  la  clôture  de  la  forêt  dudit  lieu. 

—  Mars  1516.  Copie  de  l'ordonnance  du  roi  François  I* 
sur  le  fait  des  eaux  et  forêts.  —  Sans  date  ;  vers  1519. 
Règlement  des  bois  du  Hainaut. 


B.  912.  (Carton.)  —  5  pièces,  papier. 

t69l^t60i.  —  Malines,  le  12  mars  1520.  Copies  de 
l'ordonnance  de  Charles  Quint  portant  règlement  du 
bois  de  Nieppe.  —  7  mai  1591.  Enquête  sur  les 
canaux  et  fossés  du  comté  d'Artois.  —  Sans  date  ;  fin 
du  XVI*  siècle.  Projets:  d'établissement  de  canaux 
d'Aire  à  St-Omer  ;  de  jonction  de  la  Pière  à  TYsère,  à 
la  Bourre  et  à  la  Lys  et  d'un  canal  de  Bergues  à 
Hazebrouck,  par  ITsère,  de  Rœsbrugge  à  Steenwoorde 
et  de  là  à  la  Bourre  ;  de  l'Escaut  à  la  Sambre  par  la 
Rhonelle  le  long  de  la  forêt  de  Mormal  ;  de  l'Escaut 
au  Câteau-Cambrésis  par  la  Selle. 


B.  913.  (Carton.)  —  16  pièces,  papier. 

• 

L-t«S8.  —  Bruxelles,  le  18  mai  1601.  Lettre 
des  chef  et  trésorier  des  Finances  au  sujet  des  modifi- 
cations à  apporter  au  nouveau  règlement  de  la  franche 
forêt  de  Mormal.  —  1610-1638.  Mémoire,  lettres  et 
pièces  diverses  concernant  les  moëres  de  Flandre  et 
leur  dessèchement. 


B.  914.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  6  pièces  et  1  cahier, 

12  feuillets,  papier. 


ttttt-t^OS.  —  1611.  Pièces  relatives  à  l'acqui- 
sition du  terrain  pour  la  construction  d'une  maison 
destinée  au  logement  du  garde  et  sergent  général  de 
la  forêt  d'Outhulst.  —  1614.  Visite  de  l'Escaut  jusqu'à 
Valenciennes  pour  y  faire  un  rivage  depuis  Cambrai. 
—  1656.  Procès-verbal  par  l'arpenteur  sermenté  du 
bois  de  Nieppe,  du  mesurage  et  *  troncquaige  »  de  la 
coupe  à  faire  en  mars  1656.  —  7  septembre,  21  et 
25  novembre  1663.  Ordonnances  pour  le  paiement  de 
travaux  de  réparations  faits  au  canal  d'Hazebrouck. 


84 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  915.  (Carton.)  —  5  pièces,  papier. 

Fin  du  JLÏÏW''  slècle-i4»S.  —  CliauMiécHi.  ^  Sans 
date  ;  fin  du  XIV®  siècle.  Enquête  au  sujet  de  l'usage 
des  chemins  et  des  écluses  entre  Borgnes  et  Dunkerque, 
et  du  transport  des  marchandises  de  Tune  à  l'autre  de 
ces  villes.  —  Octobre  1488.  Enquête  faite  à  Lille  par 
Jean  Ruffaut,  clerc  de  la  Chambre  des  Comptes,  au 
sujet  du  double  droit  qui  se  levait  pour  l'entretien 
de  la  chaussée  de  Pont-à-Marcq  en  Pévèle.  —  1493. 
Enquête  au  sujet  de  l'obligalion  qui  incombait  aux 
habitants  des  Six-Villes  en  la  châtellenie  de  Douai,  de 
travailler  aux  réparations  de  la  chaussée  de  Raches. 

B.  916.  (Carton.)  —  31  pièces,  papier. 

t65t-ilMts.  —  1552.  Chaussées.  Procès-verbal  de 
la  visite  du  chemin  de  Lille  à  Armentières.  —  Vers 
1600.  Plan  grosso  modo  et  profil  de  la  chaussée  de  Lille 
à  Menin  vers  le  becque  de  Roncq.  —  Sans  date; 
XVr  siècle.  Etat  relatif  à  la  réparation  de  plusieurs 
ponts.  —  Fin  du  XVI*  et  commencement  du  XVII* 
siècle.  Requêtes,  mémoires  et  pièces  diverses  concer- 
nant la  réparation  des  chaussées  de  Lille  à  Menin,  de 
Courtrai  à  Tournai  et  du  pays  de  Flandre.  —  1634. 
Adjudication  de  l'entretien  du  passage  de  la  chaussée 
menant  tle  Lille  à  Menin.  —  16  mars  1663.  Visite  des 
chemins  de  la  châtellenie  de  Lille. 


Layette  41. —  Artois  en  général.  Arras. 

Hénin-Liétard. 

B.  917.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

1144-1149.  —  Artois.  —  Argcûteuil,  novembre 
1244.  («  Actum  apud  Argentolium,  anno  Domini 
millesimo  ducentesimo  quadragesimo  quinto,  inense 
Novembri  »).  Lettres  par  lesquelles  Mathieu,  comte  de 
Ponthieu,  et  la  comtesse  Marie,  sa  femme,  vendent  à 
Robert,  comte  d'Artois,  pour  la  somme  de  2.000  livres 
parisis,  les  fiefs  et  hommages  que  tiennent  d'eux  le 
comte  de  St-Pol  et  le  vicomte  de  Pont-Remi,  le  seigneur 
d'Auxy,  Jean  d'Amiens,  pour  sa  terre  de  Buires  et  la 
forêt  de  Geasi;  Thibaut  d'Amiens,  pour  un  fief  à 
Buires;  Bernard  d'Amiens,  chevalier,  pourRegnauville; 
Hugues  Kierel,  chevalier,  pour  Douriers,  et  l'hommage 
de  Rochefay  près  Buires  ;  Guillaume  de  Boubers,  pour 
Tun  et  Willencourt  et  l'hommage  de  Wy  ;  Henri  de 


Guines  pour  le  fief  qui  lui  appartient  à  Ivregny  ;  Mathieu 
de  Roye  pour  un  autre  fief  à  Ivregny  ;  Hugues  de  Cau- 
mont  pour  un  fief  à  Tolent.  —  Paris,  mars  1245. 
(«  AcHi7n  apud  Parisius,  anno  Domini  millesimo 
ducentesimo  quadragesimo  quarto ^  m^nseMartii^), 
Lettres  de  Robert,  comte  d'Artois,  se  réservant  seule- 
ment la  haute  justice  et  la  garde  des  maisons  religieuses 
à  Bourges  et  à  Noyelles,  et  déclarant  que  si  lui  ou'son 
successeur  établissent  un  canal  depuis  Hénin-Liétard 
jusqu'à  la  rivière  qui  vient  de  Douai,  les  riverains  de 
ce  canal  recevront  une  indemnité  pour  les  terres  qui 
leur  auront  été  prises.  —28  mai  1247.  («  Datum  anno 
Domini  AP  CC  XU  septimo,  die  Martis  post  Trini- 
tatem  s>).  Lettres  de  Guillaume  de  Montigny,  seigneur 
de  Cayeux,  et  d'Alix  do  Cayeux,  sa  femme,  s'obligéant 
envers  Robert,avoué  d'Arras,seigneur  de  Béthune  et  de 
Tenremonde,  à  ne  rien  recevoir  de  la  terre  de  Ka- 
rency  que  pour  leur  nécessaire  jusqu'à  ce  que  les  dettes 
de  l'héritier  de  Carency  soient  entièrement  payées, 
excepté  les  dépenses  nécessaires  pour  la  conservation 
de  cette  terre,  jusqu'à  ce  qu'il  aille  à  la  cour  de 
l'Avoué  et  qu'il  y  exécute  l'ordonnance  de  ses  pairs. 
—  Saint-Omer,  mai  1248.  {4l  Actum  apud  sanctum 
Audomarwn,  anno  M^  CC^  XLVTII,  mense  Mayo  »). 
Lettres  par  lesquelles  Arnoul,  comte  de  Guines, 
confesse  être  obligé  ainsi  que  ses  successeurs  à  faire 
quatre  hommages-liges  à  Robert,  comte  d'Artois,  et 
à  SCS  successeurs  contre  tous  hommes  et  femmes: 
1**  pour  la  forteresse  et  le  comté  de  Guines  ;  2"  pour  la 
baronnie  d'Ardres  et  ses  appartenances  ;  3*  pour  la 
châtellenie  de  Langle  ;  4"  pour  la  terre  qui  lui  appar- 
tient à  St-Omer. 


B.  918.  (Carton.)  —  (>  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 

2  sceaux  brises. 


tl50-ilM.  —  Artois  en  général.  —  Décembre 
1250.  («  Datum  anno  Dom^ini  millesimo  ducentissimo 
qui7iquagesi?no, mense  Decembrii^). LetiresdQKicoldiSj 
évêque  de  Cambrai,  prenant  pour  arbitre  P.  (Pierre), 
évêqued'Albanie,légatduSt-Siège,etpromettantdes'en 
rapporter  à  ce  qu'il  décidera  sur  une  difficulté  qu'il 
avait  avec  Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  au  sujet 
de  la  vente  de  la  forêt  de  Gimy  (en  Artois)  que  Vautier 
de  Fontaines  son  père  avait  faite  à  feu  la  comtesse 
Jeanne  pour  la  somme  de  1.600  livres,  monnaie  de 
Hainaut,  et  pour  laquelle  il  prétendait  que  son  père 
avait  été  lésé  de  plus  de  moitié,  et  relativement  aussi 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  —  ARTOIS  EN  GÉNÉRAL.        85 


h  6.000  livres  que  la  comlesso  Jeanne  devait  à  fou  Gode- 
froy,  évêque  de  Cambrai,  avec  promesse  d'exécuter 
ce  qui  sera  ordonné  sous  peine  de  donner  mille  marcs 
à  la  partie  adverse  ;  lesquelles  lettres  sont  données 
pour  sûreté  à  la  comtesse  Marguerite.  —  Janvier  1257. 
(«  Aclum  anno  Domini  AT  CC*  quinquagesimo  sexto, 
même  Januario  »).  Accord  entre  Gérard,  dit  de 
Bosco  ^  seigneur  de  Royon,  Robert  de  Roy  on  et  Robert 
de  Coûtes,  son  homme-lige,  d'après  lequel  ledit  Robert 
cède  à  Gérard  et  à  ses  héritiers  tous  ses  droits  en  dons 
de  gerbes  sur  le  territoire  de  Royon,  en  échange  du 
même  droit  de  gerbes  sur  12  mesures  sises  audit 
territoire  formant  le  champ  dit  Valois.  —  1265.  {^.Da- 
tum  anno  Domini,  M^  CC^  LX^quinto  »).  Lettres  de 
Tofficial  d'Arras  ordonnant  au  prêtre  de  la  paroisse 
de  Bellonne,  de  mander  a  Enguerrand  d'Yser  et  à 
Baudouin,  son  frère,  d'avoir  à  délivrer,  dans  les  sept 
jours,  aux  pauvres  de  Bellonne,  les  six  rasières  de  blé 
qui  leur  ont  été  léguées  par  Marguerite,  veuve  de 
Wérin.  —  Vers  la  Pentecôte  de  Tannée  1286.  («  A^ino 
Dotnini  M^  CC^  octogesimo  sexto,  circa  Petithe- 
costen  »).  Extrait  d'un  arrêt  du  parlement  de  Paris 
qui  porte  que  l'on  pourra  appeler  des  sentences  rendues 
en  matière  criminelle  dans  tous  les  cas  où  le  criminel 
n'aura  pas  avoué  son  crime  ou  qu'il  n'aura  pas  été  pris 
en  flagrant  délit.  —  En  l'hôtel  de  la  Folie  aux  Lions, 
juin  1293.  («  Actum  apud  domuni  nostram  Folleie 
in  Leonibus,  anno  Domini  niillesimo  ducenteshno 
nonagesi7no  tercio,  niense  junio  »).  Lettres  par 
lesquelles  Philippe,  roi  de  France,  donne  à  Robert, 
comte  d'Artois,  son  cousin,  et  à  ses  hoirs,  l'Epervier 
féodal  pour  le  tenir  à  toujours  en  hommage-lige  des 
des  rois  de  France  et  ordonne  qu'il  puisse  s'en  servir 
une  fois  par  an  et  qu'il  soit  présent  à  la  chasse  qui 
s'en  fera  (1). 

B.  919.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

tS«4-iS06.  —  Artois  en  ffénéral.  —  Paris, 
20  avril  1304.  Mandement  de  Mathilde,  comtesse  d'Ar- 
tois, prescrivant  à  Jacques  Le  Muisnc,  son  bailli  de 
St-Omer,  de  mettre  en  sa  main  et  d'exploiter  tous  les 
fiefs  et  arrière-fiefs  acquis  sans  son  consentement  par 
les  personnes  non  nobles  et  gens  d'église  dans  les 


(1)  Cette  concession  de  TÉpcrvier  féodal  à  Robert,  comte 
d'Artois,  parait  être  celle  du  droit  de  chasse  une  fois  par  an 
dans  les  terres  du  roi  de  France. 


bailliages  de  St-Omer,  Éperlecques,  Tournehem,  Oye, 
Merck,  Calais,  le  pays  de  Langle,  Hesdin  et  Aire, 
et  ce,  pour  satisfaire  à  l'ordonnance  du  roi  de  France  ; 
à  la  suite  est  fait  mention  de  pareilles  lettres  données 
à  Arras  le  jour  de  St-Martin  d'hiver  1305  (1 1  novembre) 
pour  tout  le  comté  d'Artois  avec  pouvoir  d'établir  deux 
sergents.  —  Arras,  le  31  décembre  1304.  Lettre  du 
procureur  général  d'Artois.  T.  Le  Journo,  relative  à 
l'enquête  qui  doit  avoir  lieu  pour  déterminer  en  quels 
juridiction,  ressort  et  souveraineté  est  située  l'abbaye 
de  Clairmarais.  —  Sans  date  ;  commencement  du 
XIV®  siècle.  Lettre  écrite  par  Willaurae  d'Arras  au 
comte  de  Flandre  lui  mandant  que  plusieurs  fiefs  sont 
tenus  de  lui  en  Artois. 

B.  920.  (Carton.)  —  .3  pièces,  parchemin  ;  4  sceaux  incomplets. 

tSii-iStl*  — Artoliieii  s^néral* —  27  janvier 
1311.  («  Afil  trois  cens  et  dis,  le  niecredi  emprès  la 
Conversion  Saint  Puu! »).  Lettres  par  lesquelles 
Blanche  de  Bretagne,  dame  de  Couches  et  de  Mehun- 
sur-Yèvre,  et  Robert  d'Artois,  fils  de  ladite  dame,  décla- 
rent que  le  Roi  ayant  ordonné  par  un  jugement  que  le 
comté  d'Artois  qu'ils  réclamaient  à  Mahaut  d'Artois, 
tante  dudit  Robert,restcrait  à  ladite  Mahaut,  et  qu'elle 
serait  tenue  de  leur  donner  annuellement  pour  leur  en 
tenir  lieu  5.000  livrées  de  terre  tournois  qu'elle  assi- 
gnerait sur  les  terres  de  Charni,  Chàteau-Renart  et  Vil- 
lers-Ragis,  et  celte  rente  n'ayant  pas  encore  été  assignée, 
ils  reconnaissent  avoir  reçu  ladite  somme  de  5.000  li- 
vrées en  espèces.  —  Amiens,  5  janvier  1312.  («  Le  mer- 
quedi  après  les  octaves  dou  Noël  de  Van  mil  trois  cens 
et  onze  i^).  Acte  par  lequel  Robert  de  Villeneuve  déclare 
qu'en  sa  présence  Jean  Hanes  de  Dieuval,  écuyer,  et  de- 
moiselle Jeanne,  sa  femme,  ont  reconnu  avoir  vendu  à 
maître  Thierri  d'Hirechon,  prévôt  d'Aire,  un  fief  consis- 
tant en  cent  mencaudées  d'avoine  qui  se  perçoivent  à 
Bemeville  quand  le  seigneur  de  Beaumetz  y  cueille  son 
gaide  à  la  St-Remi,  lequel  fief  est  tenu  en  hommage- 
lige  de  noble  homme  Monseigneur  Robert,  châtelain 
de  Bapaume,  seigneur  de  Beaumetz  ;  ledit  Jean  Hanes 
a  déclaré  abandonner  le  douaire  qui  lui  appartenait 
sur  ce  fief  et  a  consenti  qu'il  soit  assigné  sur  le  bois 
de  le  lihue  que  ledit  Jean  de  Hanes  tient  du  seigneur 
dcHoudaing.  —  Janvier  1311.  Extrait  des  lettres  de 
Robert,  châtelain  de  Bapaume  et  sire  de  Beaumetz, 
déclarant  que  par-devant  Gillon  le  Reniaume,  son 
bailli  de  Beaumetz,  et  Bertoul  de  Bengy,  Henri  de 


86 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Castel,  Andrieu  de  Mouchi,  Gillon  Hallezin,  Andrieu 
le  Maïeur  et  Regnault  Beqaart,  ses  hommes,  Jean  de 
Diévat,  dilHanel,  a  reconnu  avoir  vendu  le  fief  ci- 
dessus  audit  maître  Thierri  d'Hirechon,  et,  que  Thomas 
Brandon,  bailli  d'Arras,  a  été  adhérité  de  ce  flef  pour 
ledit  Thierri . (Ces  lettres  sont  avec  d'autres  du  1 0  j  an vier 
1328, 24  juin  1352,  Ift  novembre  1356,  sous  le  vidimus 
des  échevins  de  la  ville  de  Béthune  du;31  mars  1419).  — 
2  février  1312.  {<s^  Le  jour  de  la  Chandeleur  en  Van 
mil  trois  cent  et  onze  »).  Lettres  par  lesquelles  Blanche 
de  Bretagne,  veuve  de  Monseigneur  Philippe,  fils  aîné 
du  comte  d'Artois,  et  Robert,  leur  fils,  reconnaissent 
avoir  reçu  de  Mahaut,  comtesse  d'Artois  et  de  Bour- 
gogne, sœur  (belle-sœur)  de  Blanche  et  tante  de 
Robert,  6.000  livres  tournois  de  forte  monnaie,  pour 
le  troisième  payement  de  la  somme  de  24.000  livres 
que  ladite  Mahaut  leur  devait  selon  l'ordonnance  du 
Roi,  arbitre  nommé  pour  terminer  les  difficultés  qu'il 
y  avait  entre  eux  au  sujet  du  comté  d'Artois  que 
Robert  prétendait  lui  appartenir  comme  héritier  de 
son  père  qu'il  représentait. 

B.  921.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin. 

tSSt.  —  Artois  en  s^uéral.  —  Paris,  en  Par- 
lement, le  21  mai  1321 .  Arrêt  rendu  entre  la  comtesse 
d'Artois  et  le  comte  de  Flandre  au  sujet  de  la  justice  de 
Clairmarais,  de  Blaringhien  et  de  la  rivière  qui  va  de 
Gravelines  à  St-Omer  que  chacun  d'eux  prétendait 
lui  appartenir  ;  ledit  arrêt  met  la  chose  contentieuse 
en  la  main  du  Roi .  —  Paris ,  en  Parlement ,  le 
4  décembre  1321.  Arrêt  qui  nomme  des  commissaires 
pour  informer  sur  les  difficultés  pendantes  entre  le 
comte  de  Flandre  et  la  comtesse  d'Artois  touchant 
Neuf-Fossé.  —  Sans  date  ;  vers  1321.  Déclaration  des 
fiefs  et  hommages  que  Robert,  comte  de  Flandre, 
tenait  des  abbé  et  couvent  de  St-Vaast  d'Arras,  avant 
qu'il  y  eut  guerre  en  Flandre,  sur  lesquels  la  comtesse 
d'Artois  s'efforce  d'exploiter  au  préjudice  et  dommage 
desdits  abbé  et  couvent,  à  cause  du  don  que  le  Roi  a 
fait  à  ladite  comtesse  de  la  terre  de  Béthune. 

B.  922.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux 
et  plusieurs  fragments. 

1399.  —  Artois  en  s^néral.  —  Paris,  en  Par- 
lement, le  11  janvier  1322.  («Xldi  Januarii  anno 
Domini  M^  CCC^  vicesimo  primo  »j.  —  Arrêt  nom- 


mant Dreux  de  la  Charité,  chanome  de  Laon,  Jean  de 
Roye,  chanoine  de  Senlis  et  Vincent  du  Château,  com- 
missaires pour  informer  en  l'instance  pendante  entre 
la  comtesse  d'Artois  et  le  comte  de  Flandre,  au  sujet  de 
la  gardienneté  et  de^la  justice  du  cloître  de  la  maison  et 
de  Clairmarais. —  Paris,  en  Parlement,  30 janvier  1322. 
Arrêt  qui  ordonne  une  enquête  avant  de  terminer  le 
différend  pendant  entre  la  comtesse  d'Artois  et  le  comte 
de  Flandre  au  sujet  de  la  haute  justice  sur  la  rivière  qui 
va  de  Sl-Omer  à  Gravelines,  dans  la  possession  de 
laquelle  ladite  comtesse  avait  été  troublée  par  les  baillis 
de  Bourbourg  et  de  Cassel  à  Blaringhien  et  par  d'autres 
ofiSciers  du  comte  de  Flandre  ;  ledit  arrêt  fait  provi- 
soirement défense  auxdits  officiers  de  troubler  la 
comtesse  de  ses  droits.  —  Beauquesne,  le  22  octobre 
1322.  («  Le  samedi  après  la  Saint  Luc  »^.  Commission 
donnée  par  Robert  de  Marines,  bailli  d'Amiens,  à  Adam 
de  Buires,sergent  du  bailliage  d'Amiens,  pour  ajourner 
au  Parlement  les  héritiers  de  feu  Robert,  comte  de 
Flandre,  afin  de  reprendre  les  instances  pendantesaudit 
parlement  entre  ledit  Robert  et  la  comtesse  d'Artois, 
Baudouin  Cordewan,  seigneur  de  Bourre,  chevalier,  les 
maire  et  échevins  de  St-Omer,  Baudouin  de  la  Denrè- 
gne,  bourgeois  de  St-Omer,  et  autres  ;  avec  la  relation 
dudit  sergent  annexée  à  la  copie  ci-dessus  contenant 
que,  le  jeudi  jour  de  St  Martin  d'hiver  (11  novembre), 
il  s'était  transporté  au  château  d'Alluyos  au  Perche 
et  là  avait  ajourné  Robert  de  Flandre. 

B.  923,  (Carton.)  —  44  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 
6  sceaux  dont  3  écrasés  ou  incomplets. 

t  Sta-t  St6. — Artois  en  ffénéral.  —Paris,  en  Par- 
lement, 16  avril  1323.  Arrêt  ordonnant  que  la  comtesse 
d'Artois  fera  ajourner  les  héritiers  de  Robert,  comte 
de  Flandre,  pour  reprendre  le  procès  pendant  entre 
eux;  sous  le  vidimus  de  Jean  Loncle,  garde  de  la 
prévôté  de  Paris,  en  date  du  jeudi  28  avril  1323; 
double  de  ce  vidimus. — Paris,  le  7  mai  1323.  Mandement 
du  Roi  au  bailli  d'Amiens  de  faire  ajourner  au  Parle- 
ment, à  la  requête  de  Robert  de  Flandre,  chevalier, 
la  comtesse  d'Artois  qui  nonobstant  le  procès  pendant 
entre  les  parties,  avait  fait  arrêter  dans  l'abbaye  de 
Clairmarais  Philippe  de  Soyer  Cappelle  et  Jean  Clou  ; 
môme  pièce  sous  le  vidimus  de  Jean  Loncle,  garde  de 
la  prévôté  de  Paris,  en  date  du  vendredi  avant  la 
Pentecôte  (13  mai)  1323  ;  double  de  ce  vidimus.  — 
18  juillet  1323.  ("«  Le  lundi  après  les  octaves  Saint 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  ARTOIS  EN  GÉNÉRAL.         87 


Martin  (Testé  »^.  Commission  donnée  par  Robert  de 
Marines,  bailli  d'Amiens,  pour,  en  vertu  du  mandement 
du  Roi  y  inséré,  ajourner  au  Parlement,  à  la  requête 
de  Robert  de  Flandre,  seigneur  de  Cassel,  la  comtesse 
d'Artois  conformément  aux  prescriptions  de  Tarrèt  du 
16  avril  précédent.  —  St-Omer  le  14  septembre  1323. 
f<  La  jour  de  Ste-Croix  en  septembre  r>).  Relation  de 
rajoumement  fait  par  Adam  de  Buyres,  sergent  du 
Roi  en  la  prévôté  de  Montreuil.  —  12  novembre  1323. 
(^  Le  samedi  après  St  Martin  d'hiver  >).  Lettres 
d'André  de  Charolles,  chevaHer,  bailli  d'Amiens,  au 
Roi,  par  lesquelles  il  donne  avis  qu'il envoieles  commis- 
sion et  relation  ci-dessus  mentionnées.  —  Mêmes  pièces 
sous  le  vidimus  de  Jean  Loncle,  garde  de  la  prévôté  de 
Paris,  le  samedi  avant  la  St-Clémenl  (19  novembre 
1323).  —  29  septembre  1323.  f«  Le  jour  St  Michelin). 
«  Information  des  juridictions  et  justices  dans  les  villes 
de  Neuf-Fossé  et  d'Arkes  (Arques)  de  par  le  seigneur 
de  Cassel.  »  — 1323.  État  des  pièces  envoyées  parla 
comtesse  d'Artois  pour  servir  dans  le  procès  qu'elle 
soutenait  contre  Robert  de  Flandre  au  sujet  de  Clair- 
marais.  —  1323.  Mémoire  produit  dans  le  procès  que 
Robert  de  Flandre,  sire  de  Cassel,  avait  au  Parlement 
contre  la  comtesse  d'Artois.  —  St-Omer,  29  mars 
1324.  Commission  donnée  par  André  de  Charolles, 
chevalier,  bailli  d'Amiens,  pour  l'exécution  d'un  arrêt 
du  Parlement  y  inséré,  rendu  à  Paris  le  10  décembre 
1323,  entre  la  comtesse  d'Artois  et  Robert  de  Flandre, 
ordonnant  le  rétablissement  des  exploits  de  justice 
faits  par  les  baillis  de  Cassel  et  de  Bourbourg  à 
Blaringhien,  en  l'abbaye  de  Clairmarais  et  sur  la 
rivière  qui  descend  de  Sl-Omer  à  Gravelines. —  Ypres, 
le  20  janvier  1325.  Relation  faite  par  le  sergent  des 
significations  faites  au  comte  de  Flandre  et  à  Robert 
de  Cassel,  en  exécution  de  ladite  commission.  — 
2  mai  1325,  Commission  du  bailli  d'Amiens  pour  faire 
sommation  au  comte  de  Flandre  et  à  Robert  de  Cassel, 
d'avoir  à  effectuer  le  rétablissement  mentionné  audit 
arrêt. 


B.  024.  (Carton.)  —  10  pièces,  parchemin  ; 
plusieurs  fragments  de  sceaux. 

tS94*iS9S.  —  Artoto  en  général. — Montreuil, 
le  6  octobre  1324.  (<  Le  semedi prochain  après  le  jour 
St  Rémi  >).  Commission  donnée  par  André  de 
Charolles,  chevalier,  bailli  d'Amiens,  à  Jacques  le 
Carron,  sergent  royal  en  la  prévôté  de  Beauquesne, 


pour  ajourner  ^  es  assises  »  d'Amiens  la  comtesse 
d'Artois  et  ses  officiers  du  bailliage  de  Lens,  au  sujet 
des  entreprises  faites  au  préjudice  de  la  haute, 
moyenne  et  basse  justice  appartenant  à  Robert  de 
Flandre,  chevalier,  en  la  terre  d'Amauri  d'Aubert.  — 
Aire,  14  octobre  1324.  f«  Le  dimanche  après  la  fête 
St  Denis,  à  Aire  »^.  Relation  de  l'ajournement  fait  à 
la  comtesse  d'Artois  par  Jacques  Le  Carron.  —  Beau- 
quesne, 25  décembre  1324.  f*  Le  jour  de  Noël  »^. 
Commission  dubailli  d'Amiens  audit  Jacques  Le  Carron 
pour  adjuger  la  récf^éance  à  Robert  de  Flandre.  — 
Amiens,  le8  janvier  1325.  (<  Le  lundi  après  l'Epipha- 
nie es  assises  d'Amiens  »j.Lettre  du  bailli  d'Amiens 
adressée  aux  gens  tenant  le  parlement  de  Paris,  par 
laquelle  il  leur  donne  avis  qu'il  avait  renvoyé  par- 
devant  eux  la  cause  mue  entre  Robert  de  Flandre  et 
la  comtesse  d'Artois  ;  mêmes  pièces.  —  Paris,  27  mai 
1326.  Lettres  de  Charles  IV,  roi  de  France,  par  les- 
quelles il  mande  aux  gens  du  Parlement  de  remettre  les 
eau  ses  que  Robert  de  Flandre  a  contre  la  comtesse  d'Ar- 
tois, le  chapitre  de  St-Amé  de  Douai,  les  habitants  de 
St-Omer  et  autres,  dans  le  même  état  qu'elles  étaient  en 
1324,  conformément  aux  lettres  du  même  prince,  y 
insérées,  données  à  Paris,  le  26  avril  1326.  —  Paris, 
en  Parlement,  21  janvier  1328.  (^  M"  CCC»  XXV IPi^). 
Arrêt  qui  accorde  terme  et  délai  à  Robert  de  Flandre, 
chevalier,  pour  reprendre  les  causes  pendantes  autre- 
fois  entre  Robert,  comte  de  Flandre,  son  père,  et  la 
comtesse  d'Artois.  —  Paris,  en  Parlement,  le  18  juillet 
1328.  Arrêt  qui  commet  Jean  do  Roye,  clerc  et  Jean 
de  Chasteler,  chevalier,  pour  informer  en  la  cause 
pendante  entre  la  comtesse  d'Artois  et  Robert  de 
Flandre,  chevalier,  touchant  la  saisine  de  Clair- 
marais.  —  Paris,  en  Parlement,  14  décembre  1328. 
Arrêt  renouvelant  la  nomination  des  mêmes  commis- 
saires pour  la  même  affaire. 


B.  925.   (Carton.)  —  15  pièces  et  2  rouleaux  do  10  bandes  non 

cousues,  en  parchemin;  2  pièces,  papier  ;  9  sceaux, 

pour  la  plupart  en  mauvais  état. 

tSt9-tSS».—  Artois  en  général.  —  2  juin  1329. 
Commission  donnée  par  le  roi  Philippe  de  Valois  à 
Hugues  de  St^Pol^dit  Paillard, chanoine  de  Thérouane, 
et  à  Pierre  de  Machine,  pour  faire  une  enquête  afin  de 
savoir  à  qui  appartenait  la  haute  justice  à  Aubert.  — 
Sans  date  ;  vers  1329.  Mémoires  et  requêtes  adressées 
au  Parlement  pour  la  comtesse  d'Artois  contre  Robert 


88 


ARCHIVES  DU  NORD. 


de  Flandre,  seigneur  de  Cassel,  dans  le  procès  pendant 
entre  eux  au  sujet  de  la  justice  sur  l'abbaye  de  Clair- 
marais.  —  2  septembre  1330.  Accord  entre  Eudes,  duc 
de  Bourgogne,  agissant  au  nom  de  Jeanne  de  France, 
sa  femme,  et  Louis,  comte  de  Flandre,  agissant  au 
nom  de  Marguerite  de  France,  son  épouse,  pour  le 
partage  de  la  succession  de  la  reine  Jeanne,  leur  mère, 
comtesse  d'Artois.  —  Mêmes  lettres  sous  le  vidimus 
avec  ratification  de  Jeanne,  femme  d'Eudes,  duc  de 
Bourgogne.  —  Paris,  13  octobre  1330.  Lettres  de 
Philippe  de  Valois,  roi  de  France,  par  lesquelles  il 
ajourne  au  prochain  parlement  le  comte  et  la  comtesse 
d'Artois,  pour  reprendre  le  procès  pendant  audit 
parlement  entre  Robert  de  Flandre,  seigneur  de  Cassel, 
et  feu  Mahaut,  comtesse  d'Artois  ;  sous  le  vidimus  de 
Galeran  de  Vaulx,  bailli  d'Amiens,  en  date  du  23 
octobre  (may^di  après  la  Si  Luc)  1330.  —Double  de  ce 
vidimus.  —  Paris,  13  octobre  1330.  Mandement  du 
roi  Philippe  de  Valois  aux  baillis  d'Amiens,  de 
Vermandois  et  autres  justiciers,  de  faire  présenter  à 
qui  il  appartiendra  les  lettres  d'ajournement  ci-dessus. 
—  Amiens,  17  octobre  1330.  Commission  donnée  par 
le  bailli  d'Amiens  pour  ajourner  à  la  requête  du  duc 
de  Bourgogne,  comte  d'Artois  et  de  Bourgogne,  tous 
ceux  qui  seront  désignés  par  ledit  duc  à  l'effet  de 
reprendre  les  procès  pendants  au  Parlement  entre  eux 
et  feu  Mahaut,  comtesse  d'Artois  et  la  reine  Jeanne 
de  Bourgogne.  —  Amiens,  23  octobre  1330.  («  Le 
mardi  prochain  après  la  saint  Luc  r>).  Commission 
donnée  par  Galeran  de  Vaulx,  bailli  d'Amiens,  pour 
assigner  les  héritiers  de  défunte  Mahaut,  comtesse 
d'Artois,  afin  de  reprendre  les  errements  du  procès, 
mû  au  parlement  de  Paris  entre  ladite  feue  comtesse 
d'Artois  et  Robert  de  Flandre,  seigneur  de  Cassel.  — 
27  octobre  1330.  («  Le  samedi  avant  St  Simon  et  Si 
Jude  »).  Relations  de  l'exploit  fait  par  Baudouin  de 
Hesdigneul,  sergent  royal  au  bailliage  d'Amiens,  en 
exécution  de  ladite  commission.  —  Amiens,  15  novem- 
bre 1330.  Lettres  du  bailli  d'Amiens  aux  gens  du 
Parlement  par  lesquelles  il  leur  mande  qu'il  leur 
envoie  lesdites  commission  et  relation.  —  Sans  date  ; 
vers  1330.  Extraits  de  l'accord  fait  entre  le  duc  de 
Bourgogne  et  le  comte  de  Flandre  au  sujet  de  la  suc- 
cession de  la  reine  Jeanne.  —  Sans  date  ;  vers  1330. 
Mémoire  au  sujet  des  droits  de  la  comtesse  de 
Flandre  (sans  doute  Marguerite  de  France,  femme  du 
comte  Louis  de  Crécy)  sur  l'Artois,  contrairement  aux 
prétentions  de  la  comtesse  de  Boulogne.  —  Paris  en 


Parlement, 11  marsl331.(«4/2noA/*CCC**fWc(?55i>>20»)* 
Arrêt  qui  ajourne  toutes  les  causes  pendantes  au 
Parlement  entre  le  duc  de  Bourgogne  à  cause  de  la 
comtesse  d'Artois,  sa  femme,  et  Robert  de  Flandre, 
seigneur  de  Cassel.  —  Sans  date;  vers  1331.  Lettres 
et  mémoires  pour  le  comte  de  Flandre  et  Robert  de 
Flandre,  seigneur  de  Cassel,  dans  les  procès  relatifs 
à  la  justice  de  Clairmarais,  à  la  rivière  de  Gravelines 
et  à  autres  lieux.  —  Paris,  en  Parlement,  13  janvier 
1332.  {«  Anno  millcsimo  CCC^  tricesimo  primo  »). 
Arrêt  qui  remet  toutes  les  causes  pendantes  entre  le 
comte  et  la  comtesse  d'Artois,  d'une  part,  et  Jeanne 
de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  au  nom  et  comme  ayant 
la  garde  de  ses  enfants  nés  de  son  mariage  avec  feu 
Robert,  seigneur  de  Cassel,  d'autre  part.  —  Sans  date  ; 
vers  1332.  Mémoire  des  procès  pendants  au  Parlement 
entre  le  comte  d'Artois  et  la  dame  de  Cassel.  —  Sans 
date  \  vers  13i^)2.  Autre  mémoire  de  même  nature. 

B.  920.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin  ; 
5  sceaux  écrasés  ou  incomplets. 

tSSS.  —  Artois  en  général.  —  Paris,  en  Parle- 
ment, le  18  mars  1333.  («  Amio  Domini  millesimo 
CCC^  tricesimo  secundo  »).  Arrêt  du  parlement  de 
Paris  entérinant  un  accord  passé  entre  le  comte  et  la 
comtesse  d'Artois,  d'une  part,  et  dame  Jeanne  de 
Bretagne,  dame  de  Cassel,  d'autre  part,  par  lesquelles 
ils  nomment  arbitres  de  tous  les  procès  pendants  en 
la  dite  cour  entre  eux,  Jean  de  Salins,  chanoine 
d'Arras,  et  Jean  de  Thélu,  bailli  de  Hesdin,  pour  les 
comte  et  comtesse  d'Artois,  et  maître  Jean  Caleuvre 
et  Bouchard  Volekin,  bailli  de  Bergues,  pour  la  dame 
de  Cassel.  —  Même  date.  Arrêt  du  parlement  de 
Paris  suspendant  jusqu'à  nouvel  ordre  la  décision  de 
toutes  les  affaires  pendantes  entre  le  comte  d'Artois  et 
Jeanne  de  Bretagne.  —  4  août  1333.  Procuration 
générale  donnée  par  Eudes,  duc  de  Bourgogne,  comte 
d'Artois  et  de  Bourgogne,  et  Jeanne,  fille  du  roi  de 
France,  son  épouse,  à  messires  Jean  de  Salins,  Jean 
de  Mailly  dit  Sewin  et  autres  ;  sous  le  vidimus  de  la 
ville  de  Montreuil  du  jour  des  Brandons  1336  (l*'  mars 
1337).  —  22  septembre  1333.  (  «  Le  ?nerkediprocfiain 
après  le  Saint  Mahieit  apostle  »).  Lettres  de  Jean  de 
Thélu,  bailli  de  Hesdin,  l'un  des  arbitres  nommés  par 
le  roi  de  France  pour  terminer  les  différends  pendants 
entre  les  comte  et  comtesse  d'Artois,  d'une  part,  et  la 
dame  de  Cassel,  d'autre  part,  par  lesquelles  il  déclare 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  -  ARTOIS  EN  GENERAL. 


81) 


avoir  refusé  à  Ânsel  Dubo,  procureur  de  ladite  dame 
de  Cassel,  de  délivrer  une  commission  pour  faire 
ajourner  les  comte  el  comtesse  d*Ârtois,  attendu  que 
messire  Jean  de  Salins»  chanoine  d^Arras.  avait  été 
nommé  arbitre  avant  ledit  Jean  do  Thélu.  —  6  octobre 
1333.  {^Le  merquedi prochain  après  le  Saint  Rémi  »). 
Sentence  rendue  par  le  bailli  d'Amiens  en  l'assise  de 
Montreuil  entre  les  frères  de  l'hôpital  de  Gravelinos 
et  le  bailli  de  Si-Omer,  touchant  l'empêchement  mis 
par  ledit  bailli  à  l'arrivée  et  à  l'abordage  d'un  bac,  et 
ordonnant  une  vue  des  lieux  ;  commission  et  relation 
jointes.  —  18  octobre  1333.  («  Le  jour  Saint  Luc  »). 
Commission  donnée  par  les  arbitres  Jean  de  Salins, 
chanoine  d'Arras,  et  Jean  Caleuvre,  pour  ajourner 
devant  eux  les  comte  et  comtesse  d'Artois  ainsi  que  la 
dame  de  Casscl  ou  leurs  procureurs.  —  5  novembre 
1333.  {«  Le  vendredi  après  le  Toussaintsi>).  Relation 
des  ajournements  faits  à  la  requête  de  la  dame  de 
Cassel  par  Jacques  Baine,  sergent  du  Roi  au  bailliage 
d'Amiens. 

B.  927.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ; 
6  sceaux,  la  plupart  écrasés. 

iSS4.  —  Artois  en  s^néral.  —  Paris,  en  Parle- 
ment, le  23  mai  1334.  Arrêt  portant  entérinement  d'un 
accord,  y  inséré,  passé  entre  les  comte  et  comtesse 
d'Artois,  d'une  part,  et  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de 
Cassel,  ayant  le  bail  de  ses  enfants,  d'autre  part^  par 
lequel  ils  renouvellent  la  nomination  comme  arbitres 
de  tous  les  procès  pendants  entre  eux  au  Parlement,  de 
Jean  do  Salins,  chanoine  d'Arras,  et  Jean  de  Thélu, 
bailli  de  Hesdin,  désignés  par  les  comte  et  comtesse 
d'Artois,  et  de  maître  Jean  Caleuvre  etBoucharl  Vo- 
lekin,  bailli  de  Bergues,  désignés  par  la  dame  de  Cassel. 
—  Môme  date.  Autre  arrêt  du  parlement  de  Paris  ren- 
voyant au  prochain  parlement  toutes  les  causes 
pendantes  entre  les  duc  et  duchesse  de  Bourgogne, 
comte  et  comtesse  d'Artois,  et  la  dame  de  Cassel.  — 
Montreuil,  2  juin  1334.  Acte  par  lequel  Baudouin  de 
Créqui,  prévôt  de  Montreuil,  commet  à  Jacques  Buire, 
sergent  du  Roi  en  ladite  prévôté,  le  soin  de  contraindre 
le  bailli  de  StnOmer  à  restituer  un  prisonnier  qu'il 
avait  fait  arrêter  en  la  justice  de  St-Omer  qui  appartient 
à  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  et  à  ses 
enfants  ;  relation  de  l'ajournement  fait  par  ledit  sergent, 
en  date  du  14  juin  1334.  Lettres  du  prévôt  de 
Montreuil  renvoyant  cette  affaire  deyant  le  Parlement, 


en  date  du  8  novembre  133  i.  —  St-Omer,  1334.  Com- 
mission de  Jean  de  Salins  et  Jean  Caleuvres,  députés  du 
Roi,  pour  ajourner  au  Parlement  Eudes,  duc  de 
Bourgogne,  comte  d'Artois,  el  la  comtesse  Jeanne,  sa 
femme. — 11  août  1334.  {^Lejeudi  avant  lami-aoùt»). 
Relation  des  ajournements  faits  par  Adam  de  Buires, 
sergent  du  Roi,  aux  procureurs  des  comte  et  comtesse 
d'Artois.  —  15  septembre  1334.  Commission  donnée 
par  Jean  de  Salins,  chanoine  d'Arras,  et  Jean  Caleuvres, 
arbitres  nommés  par  le  Roi,  pour  ajourner  devant  eux 
les  comte  et  comtesse  d'Artois  et  la  dame  de  Cassel. 

B.  î/28.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ; 
7  sceaux  pour  la  plupart  écrasés. 

tSSft-tSSO.— Artofl0  en  |(énéral.— Soctobre  1335. 
(«  Le  mardi  prochain  après  le  jour  saint  Rémi  »). 
Commission  donnée  par  Jean  de  Salins,  chanoine 
d'Arras,  et  Jean  Caleuvres,  commissaires  députés  par 
le  Roi  par  de  nouvelles  lettres  y  insérées  en  date  du 

10  mai  1335,  pour  terminer  tous  les  procès  pendants  en 
Parlement  entre  les  comte  et  comtesse  d'Artois,  d'une 
part,  et  la  dame  de  Cassel  de  l'autre,  à  l'effet  d'ajourner 
pardevant  eux  parties  et  témoins.  —  Amiens,  10  octobre 
1335.  Commission  donnée  par  Galeran  de  Vaulx, 
bailli  d'Amiens,  pour  ajourner  Jeanne  de  Bretagne, 
dame  de  Cassel,  ayant  le  bail  de  Yolande  de  Flandre, 
sa  fille,  afin  de  reprendre  tous  les  procès  qu'elle  a 
audit  nom  contre  les  comte  et  comtesse  d'Artois.  — 

11  novembre  1335.  (<t  Le  samedi  jour  de  la  St  Martin 
d'hiver  »). Relation  de  l'ajournement  prescrit  ci-dessus, 
faite  par  Thomas  de  Kerstreke.  —  27  novembre  1335. 
(«  Le  lundi  après  la  Ste  Catherine  »).  Lettres  de  Jean 
de  Salins  et  de  Jean  Caleuvres  déclarant  que  s'ils  n'ont 
pas  jugé  les  procès  pendants  entre  les  comte  et  com- 
tesse d'Artois  et  la  dame  de  Cassel,  c'est  qu'ils  en  ont 
été  empêchés  par  d'autres  affaires,  mais  que  les 
parties  avaient  fait  toutes  leurs  diligences  pour  obtenir 
jugement.  —  Paris,  en  Parlement,  le  13  décembre 
1335.  Arrêt  qui  ajourne  les  causes  pendantes  entre  les 
comte  et  comtesse  d'Artois  et  Jeanne  de  Bretagne.  — 
Juillet  1336.  Commission  donnée  par  Jean  de  Salins, 
chanoine  d'Arras,  et  Jean  Caleuvres,  etc.,  pour  faire 
syoumer  devant  eux  parties  et  témoins  dans  tous  les 
procès  pendants  entre  les  comte  et  comtesse  d'Artois 
et  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel.  . —  Le  Val 
Notre-Dame,  le  27  février  1339.  («  Le  pénultième  jour 
de  février  mil  CCC  trente  et  huit  »).  Lettres  de 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2"  Partie). 


12 


^ 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Philippe,  roi  de  France,  par  lesquelles  il  ajourne  toutes 
les  causes  que  les  duc  et  duchesse  de  Bourgogne, 
comte  et  comtesse  d'Artois,  les  villes  du  comté 
d'Artois,  les  habitants  desdites  villes  et  les  nobles  du 
comte  d'Artois  avaient  au  Parlement. 

B.  929.  (Carton.)  —  2  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 

1  pièce,  papier. 

1 848-t ses.  —  Artol»  en  général.  —  Paris,  12  dé- 
cembre 1343.  Lettres  de  Philippe  de  Valois,  roi  de 
France,  par  lesquelles  il  ajourne  à  un  mois  après 
Pâques  toutes  les  causes  que  son  frère  (beau-frère)  le 
duc  de  Bourgogne,  comte  d'Artois,  Philippe  de 
Bourgogne,  son  fils,  comte  de  Boulogne  et  leurs 
femmes,  avaient  en  la  cour  de  Parlement.  —  Au  bois 
de  Vincennes,  le  12  février  1350.  («  Mil  CCC  qtcarante 
et  nuef  »).  Lettres  du  roi  Philippe  do  Valois  par 
lesquelles  il  déclare  avoir  reçu  en  sa  foi  et  hommage 
le  duc  de  Normandie  et  de  Guyenne  pour  ce  qu'il 
tenait  du  Roi  à  cause  du  duché  do  Bourgogne,  des 
comté  et  pairie  d'Artois,  de  la  pairie  et  fief  de 
l'Épervier  et  des  comtés  de  Boulogne  et  d'Auvergne 
et  de  certaines  terres  en  Champagne  qui  lui  appar- 
tiennent du  chef  de  sa  femme;  sous  le  vîdimus 
d'Alexandre  de  Crèvecœur,  garde  de  la  prévôté  de 
Paris,  le  mardi  15  octobre  1353.  —  1360.  Compte  de 
la  recette  des  reliefs  de  fiefs  à  Noyellette,  Ville  Roye 
et  le  Pluich.  —  Paris,  15  janvier  1363.  («  Mil  CCC  et 
LXII  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse 
de  Flandre  et  d'Artois,  consent  à  ce  que  messire  Thierry 
de  Hazebrouck,  bailli  de  Cassel  pour  la  comtesse  de 
Bar,  puisse  prendre  et  s'emparer  dans  le  comté  d'Artois 
et  autres  terres  de  sa  domination,  excepté  en  lieux 
saints  et  francs,  de  tous  les  malfaiteurs  sujets  et  justi- 
ciables de  la  dite  comtesse  de  Bar,  qui  fuyaient  dans 
ces  provinces  pour  éviter  le  châtiment  qu'ils  méritaient. 

B.  930.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin    2  pièces,  papier  ; 
1  sceau  brisé  et  plusieurs  fragments. 

tS«9-t899.  —  Artois  en  général.  —  StrOmer,  le 
12  juin  1367.  Lettres  de  Marguerite  de  France,  com- 
tesse d'Artois,  etc.,  par  lesquelles  elle  commet  messire 
Guillaume  de  la  Enquérie,  son  conseiller,  et  le  sire 
de  Vaux,  bailli  de  St-Omer,  pour  procéder  avec  les 
députés  de  Louis,  comte  de  Flandre,  à  l'information 
qui  devait  être  tenue  sur  le  différend  mû  entre  ladite 


comtesse  d'Artois  et  le  comte  do  Fauquemberghe, 
châtelain  de  St-Omer,  d'une  part,  et  ledit  comte  de 
Flandre  et  la  comtesse  de  Bar,  dame  de  Cassel,  d'autre 
part,  au  sujet  de  la  mouvance  do  la  terre  de  Buscure 
(Buysscheure),  que  la  comtesse  d'Artois  et  ledit 
châtelain  soutenaient  être  du  fief  dudit  châtelain  et  des 
arrière-fiefs  et  ressort  du  comté  d'Artois,  et  que  lesdits 
comte  de  Flandre  et  comtesse  de  Bar  soutenaient,  au 
contraire,  être  du  fief  de  la  dame  de  Cassel  et  des 
arrière-fiefs  et  ressort  du  comté  de  Flandre.  —  Gand, 
11  juillet  1367.  Lettres  de  Louis  de  Maie,  comte  de 
Flandre,  par  lesquelles  il  commet  maître  Jean  dou 
Gardin,  Riquaerd  de  le  Berst,  bailli  de  Bergues, 
Gui  le  Ram  et  Vigreux  de  le  Briarde,  pour  procéder 
à  l'enquête  qui  devait  être  tenue  avec  les  députés  de 
la  comtesse  d'Artois  pour  les  causes  mentionnées 
ci-dessus.  —  24  décembre  1367.  Acte  de  la  vente  d'un 
fief  sis  à  Bailleul-sire-Berthoud,  faite  par  Jean  de 
Bailleul,  écuyer,  à  Gilles  Le  Noël,  bourgeois  d'Arras. 
—  Au  bois  de  Vincennes,  le  1"  février  1370.  («  Mil 
trois  cens  soissante  neuf  »).  Lettres  de  Charles  V, 
roi  de  France,  par  lesquelles  il  consent  à  ce  que  la 
comtesse  de  Flandre  et  d'Artois,  jouisse  de  tous  les 
droits  et  privilèges  qu'elle  a  en  Artois,  sans  que  les 
exploits  et  autres  actes  de  justice  faits  pendant  la 
minorité  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne  et  comte 
d'Artois  (Philippe  de  Rouvre)  ayant  été  sous  la  tutelle 
des  rois  de  France,  aient  pu  nuire  à  cette  dame.  — 
1377,  Mémoire  pour  la  comtesse  de  Bar  au  sujet  des 
exploits  de  justice  faits  par  les  officiers  de  la  comtesse 
d'Artois  sur  les  terres  de  la  comtesse  de  Bar  au  Neuf- 
Fossé. 


B.  931.  (Carton.)  —  13 pièces,  parchemin;  i  pièce,  papier; 

2  sceaux  incomplets. 

t87S-t888«  —  Ariol«  en  c^néral.  —  Paris,  le 
28  juin  1378.  Lettres  de  Charles  V,  roi  de  France,  pour 
faire  ajourner  à  la  requête  de  la  comtesse  de  Bar, 
dame  de  Cassel,  la  comtesse  d'Artois,  au  sujet  des 
exploits  et  entreprises  faits  par  les  officiers  de  ladite 
comtesse  d'Artois  au  Neuf-Fossé  en  la  terre  de  la  dame 
de  Cassel.  —  Le  lundi,  30  août  1378.  Lettre  d'Yolande 
de  Flandre,  comtesse  de  Bar  et  dame  de  Cassel,  par 
lesquelles  elle  nomme  Hustin  do  Haveskerque,  cheva- 
lier, Pierre  de  le  Niepe,  Éloi  Surien  et  Jean  de 
Chastillon,  son  secrétaire,  ses  procureurs  pour  compa- 
raître par  devant  les  commissaires  nommés  par  le 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  ARTOIS  EN  GÉNÉRAL.         91 


comte  de  Flandre,  arbitre  du  différend  pendant  entre 
la  comtesse  d'Artois  et  la  comtesse  do  Bar  au  sujet  de 
Neuf-Fossé,,  et  présenter  des  témoins  auxdits  commis- 
saires. —  1380.  Note  sur  l'origine  des  terres  et 
seigneuries  de  Courrières  et  Hénin-Liétard.—  21  juillet 
1383.  Mandement  des  trésoriers  généraux  à  Bernard 
Le  Roy,  sergent  à  cheval  du  Roi  au  Châtelet  de  Paris, 
ou  au  premier  sergent  royal  requis,  d'avoir  à  se  trans- 
porter dans  les  diocèses  d'Amiens,  d*Arras  et  pays 
d*Artois,  pour  s'informer  des  personnes  qui  prêtent  k 
usure,  font  de  faux  contrats  et  autres  choses  contraires 
au  bien  public  et  aux  ordonnances  du  Roi,  les 
ajourner  par-devant  les  trésoriers  du  Roi  et  leur  faire 
payer  les  amendes  on  faisant  inventaire  de  leurs  biens  ; 
attestation  par  Audoyn  Chanveron,  docteur  es  lois, 
garde  do  la  prévôté  de  Paris,  de  l'authenticité  des 
sceaux  des  trésoriers  du  Roi,  en  date  du  vendredi 
24  juillet  1383. — 1388.  Pièces  comptables  des  bailliages 
d'Arras,  Bapaume  et  Avesnes-le-Comte. 

• 

B.  U32.  (Ccirton.)  —  33  pièces,  parchemin  ;  3  sceaux  brisés. 

t8SS-tS8#.  —  Artois  en  général.  —  30  juin 
1389-2  février  1390.  «  Ce  sont  les  missions  qu*a  faites 
Gassart  le  Jone,  procureur  général  du  comté  d'Artois, 
es  besognes  touchant  le  fait  de  sa  procuration.  »  — 
8  juillet  1389.  Mandement  du  duc  de  Bourgogne 
Philippe  le  Hardi,  au  sujet  de  la  contribution  du  comte 
deSt-Paul  aux  aides  d'Artois. —  3  décembre  1389. 
Acte  de  vente  par  Jean  Dumont  à  Jacquêmes  d'Escau- 
dain  de  deux  mencaudées  de  terre,  séant  k^le  fosse 
Fossenghien  »,  tenues  de  l'abbaye  d'Hénin.  —  1390. 
Pièces  comptables  de  la  recette  de  Pierre  de  Montber- 
taut,  receveur  des  aides  d'Artois.  —  1390.  État  des 
villes  du  comté  d'Artois  qui  ont  refusé  de  payer  l'aide 
accordée  au  duc  de  Bourgogne  pour  son  voyage  en 
Languedoc,  parce  qu'elles  prétendent  n'ôtre  pas  sujettes 
du  Duc. 


B.  933.  (Carton.)  —  4  pièces  et  1  cahier,  8  feuillets,  parchemin  ; 
3  pièces  et  1  rouleau,  en  mauvais  état,  papier. 

tSMt-tS»9.  —  i^rtols  en  c^néral.  —  Paris, 
11  janvier  1391.  (  «  M  CCC  IIIP^  et  dix  »).  Lettres 
de  Charles  VI,  roi  do  France,  autorisant  Pierre  de 
Montbertaut  à  jouir  de  la  recotte  des  villes  de  l'Artois 
ainsi  que  de  celle  des  compositions  ordinaires  de 
TArtois,  du  Boulonnais  et  du  comté  de  St-Pol,  qui  lui 


avaient  été  données  précédemment  ;  sous  le  vidimus  de 
Jean  de  Folleville,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  du 
lundi  16  janvier  1391.  —  Arras,  4  juillet  1394.  Répar- 
tition de  l'aide  accordée  par  les  pays  d'Artois  au  duc 
de  Bourgogne  Philippe  le  Hardi,  pour  faire  son  voyage 
vers  les  marches  de  Hongrie,  afin  d'y  combattre  les 
Infidèles.  — 12  février  13^.  Nomination  par  Jacques  de 
Bourbon,  comte  de  la  Marche,  seigneur  de  Leuze,  de 
Carency  et  de  Lécluse  près  Douai,  de  Colarl  Cahen 
pour  son  receveur  dans  ses  terres  de  Carency, Bucquoy, 
Aubigny,  Duisans,  etc.  —  3  juillet  1398.  Ordonnance 
du  duc  de  Bourgogne  pour  la  levée  des  droits  de 
chevalerie  dans  le  comté  d'Artois.  —  XIV"  siècle. 
«  Causes  et  raisons  que  maintient  le  procureur  du  duc 
de  Bourgogne  par  devant  les  commis  du  Duc  sur  le  fait 
des  nouveau!  acquêts  de  fiefs  faits  et  possédés  par  des 
non  nobles  depuis  40  ans  au  pays  et  comté  d'Artois  et 
particulièrement  au  bailliage  de  Hesdin,  à  rencontre 
de  Gérard  le  Buef  ».  —  XIV*  siècle.  Procédure  relative 
à  la  juridiction  de  la  ville  de  Quéant.  —  XIV*  siècle. 
Ancienne  déclaration  des  fiefs  tenus  du  château  de 
Bucquoy. 

B.  U34.  (Carton.)  —  2G  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

t406-t46tt.  —  Artoi»  en  général.  —  Décembre 
1405-Janvier  1406.  Attestation  par  Adam  de  Malingre, 
collecteur  d'Encourt,  ville  «  qui  est  tenue  et  sub- 
jette de  Monseigneur  le  comte  de  St-Pol  »,  que 
«  pour  le  fait  de  Taide  du  mariage  de  monseigneur  le 
comte  de  Rethel,  nagaires  accordée  au  paîs  d'Artois, 
les  habitans  de  la  dicte  ville  n'ont  paîé  aucune  chose, 
mais  en  ont  été  tenus  paisibles  par  Jehan  de  Pressi, 
receveur  dudit  aide  ».  —  Même  date.  Semblables 
attestations  délivrées  par  les  collecteurs  «  d'Hémont,  de 
Bommy,  de  Ligny  et  de  Nédonchel,  d'Eps  et  d'Herbe- 
val,  do  Waudélicourtjd'Hawort,  d'Aumettes,  de  Savye, 
de  Véron  et  Noyelle-sur-Auchye ,  Parmi-Noyelle  et 
Valimon,  de  Heuchin,  Fontaines  et  Prestesam,  do 
Berghînnehève,  de  Troisvaux  et  Belleval,  d'Avredoing, 
de  Créqui,  de  Barlin,  de  Magoicourt-sur-Canche, 
d'Estrées-sur-Canche,  de  Famechon,  de  Saint-Rémi- 
au-Bois,  de  la  Bevryère,  de  Courin,  de  Bavaincourt, 
de  Sibiville,  de  Ligny-Wandélicampaigne  ». —  Arras,  le 
6  juin,  sans  date  d'année;  commencement  du 
XV*  siècle.  Lettre  de  la  duchesse  de  Bourgogne  au 
vidame  d'Amiens  et  à  Thierry  Gherbode,  au  sujet  des 
lettres  du  roi  de  France  aux  élus  sur  les  compositions 


02 


•  ARCHIVES  DU  NORD. 


d'Artois  elles  aides,  etc.  —  Paris,  le  31  mai,  sans  date 
d'année  ;  commencement  du  XV*^  siècle.  Mandement 
du  duc  de  Bourgogne  aux  élus  sur  le  fait  des  compo- 
sitions d'Artois,  du  Boulonnais  et  du  comté  de  St-Pol  et 
au  receveur  do  Taide  mise  sur  lesdits  pays,  les 
pressant  de  hâter  le  rassemblement  des  deniers  prove- 
nant desdites  aides  et  compositions. 

B.  Îi35.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ; 
1  pièce  et  1  rouleau,  papier. 

t4t9-t4t7«  — Artoluen  général. —  3  janvier 
1412.  Mesurage  et  délivrance  des  bois  domaniaux  du 
comté  d'Artois. — 1414  el  1415.  Plusieurs  mandements 
du  roi  Charles  VI  et  du  duc  de  Guyenne  prescrivant 
la  levée  d'une  aide  de  60.000  livres  sur  le  pays  d'Artois 
pour  faire  la  guerre  aux  Anglais.  —  4  mars  1415.  Don 
pour  un  an  par  le  roi  Charles  VI  au  duc  de  Bourgogne, 
du  produit  des  aides  levées,  à  l'occasion  de  la  guerre 
dans  les  comtés  d'Artois,  de  Boulonnais  et  de  St-Pol. 
—  26  et  29  janvier  et  12  février  1416.  Maintien  par 
Jean  et  par  Philippe  de  Brabant,  de  Guillaume  Blondel, 
seigneur  de  Griviller,  au  poste  de  capitaine  général 
des  châteaux  et  forteresses  de  Fiennes,  Belle,  Hucquel- 
zers,  Maquinghem,  Ruminghem  et  Bourbourg  ;  man- 
dement de  Jeanne  de  Luxembourg  à  Jean  de  Lannoy, 
receveur  de  Sl-Pol,  d'avoir  à  payer  sur  la  vente  de 
tous  grains,  foin  et  poisson,  la  somme  de  100  livres, 
levée  d'urgence  par  ledit  Guillaume  Blondel  pour 
défendre  la  frontière  du  Boulonnais  menacée  par  les 
Anglais.  —  7  mai  1417.  Mandement  du  duc  de 
Bourgogne  Jean-sans-Peur,  pour  contraindre  les 
tenanciers  de  la  terre  de  Barlin  à  payer  à  Waleran  de 
Jaucourt,  son  chambellan,  les  renies  et  revenus  de 
ladite  terre  confisquée  paf  ledit  duc  sur  Jean  deMelun 
et  par  lui  adjugée  audit  Waleran. —  5  juillet  1417. 
Mandement  de  Charles  de  Lens,  gouverneur  du  pays 
de  Lalleu,  pour  faire  arrêter  «  hors  lieu  saint  »  dans 
l'étendue  de  sa  juridiction  plusieurs  habitants  de 
Barlin  qui  ont  comploté  d'assassiner  Waleran  de 
Jaucourt,  leur  nouveau  seigneur,  par  sympathie  pour 
Jean  de  Melun,  leur  ancien  maître  que  le  duc  de 
Bourgogne  a  justement  privé  de  ses  biens. 

B.  930.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

t497-t4S4.  —  Artois  en  f;énéral.  —  11  mars 
1427.    Ordonnance   de  Henri  VI,  soi-disant  roi  de 


France  et  d'Angleterre,  prescrivant  de  lever  dans  les 
pays  d'Artois,  Boulonnais  et  St-Pol,  les  mêmes  aides 
que  l'année  précédente.  —  15  'juillet  1427.  Concession 
par  Philippe  le  Bon,  duc  de  Bourgogne,  à  Jacques  de 
Bourbon ,  seigneur  de  Préaux ,  d'une  rente  de 
1.200  livres  à  prendre  sur  les  terres  de  Combles  et  de 
Puisieux,  «  pour  se  maintenir  en  son  estât»  jusqu'à  ce 
que  ledit  Jacques  ait  fourni  au  duc  de  Bourgogne, 
l'aveu  et  le  dénombrement  de  tout  ce  qu'il  tient  de  lui 
à  foi  et  à  hommage  dans  le  comté  d'Artois.  —  Arras, 
13  juin  1433.  Traité  passé  entre  le  duc  de  Bourgogne 
et  ses  bonnes  villes  d'Arras,  Hesdin,  Béthune,  Aire, 
Lens,  Bapaume,  Thérouane  et  St-Pol,  au  sujet  de  leur 
part  contributive  dans  les  doubles  aides  octroyées  par 
le  pays  d'Artois. —  1434.  Assignation  par  le  duc  de 
Bourgogne  à  Jeanne  d'Harcourt,  comtesse  de  Namur 
et  dame  de  Béthune,  d'une  somme  de  mille  nobles 
d'or  à  prendre  sur  les  aides  d'Artois,  en  rembour- 
sement de  semblable  somme  que  celle-ci  lui  avait 
prêtée;  avec  la  justification  du  payement  de  celte 
somme. 

B.  107.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  3  pièces  et 
1  cahier,  8  feuillets,  papier. 

t486-t4JM.  —  Artolii  en  c^néral.  —  28  juin 
1435.  Ordonnance  du  duc  de  Bourgogne  pour  faire 
recouvrer  d'urgence  dans  le  pays  d'Artois  les  droits 
seigneuriaux  dus  à  cause  de  la  chevalerie  du  comte 
de  Charolais,  droits  qui  n'auraient  pas  encore  été 
acquittés.  —  18  août  1435  et  16  janvier  1439.  Commis- 
sion pour  la  levée  des  droits  de  nouvel  acquêt  dus  par 
les  gens  d'église  et  les  non-nobles  es  quartiers  et 
châtellenies  de  Lille,  Douai,  Orchies,  Artois,  Péronne, 
Monldidier,  Roye,  Amiens,  Boulonnais  et  Ponthieu  ; 
sentence  du  bailli  de  Lens  qui  déclare  Richard  Pinchon 
noble  et  issu  de  noble  génération.  —  24  septembre, 
1*'  et  4  octobre  1435.  Présentation  par  le  duc  Philippe 
lo  Bon  au  roi  Charles  Vil,  de  la  personne  de  Jean  de 
Diévat  pour  être  receveur  de  l'aide  et  composition 
ordinaire  d'Artois  qui  avaient  été  cédées  au  duc  de 
Bourgogne,  par  le  traité  d'Arras  ;  admission  de  Jean 
de  Diévat  à  cet  office  ;  serment  qu'il  prête  en  consé- 
quence.—  22  juin  1445.  Accord  entre  Jean,  seigneur 
de  Lisques,  et  Flour  de-Calonne,  seigneur  de  Courte- 
bourne,  au  sujet  de  leurs  moulins  respectifs.  —  Août 
1449.  Requête  adressée  au  duc  de  Bourgogne  par  Jean 
de  Quelong,  Tristan  de  Stier,  les  hoirs  de  Guy  Guilbaut 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  ARTOIS  EN  GENERAL. 


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et  autres  conseillers  de  la  Chambre  des  Comptes,  afin 
qu'il  maintienne  l'assignation  do  4.000  livres  de  gros 
de  rente  sur  les  aides  d'Artois  pour  le  paiement  des 
cours  de  renies  viagères  ou  qu'il  les  assigne  ailleurs 
sûrement.  — 18  octobre  1449.  Appointement  fait  entre 
Tristran  de  Vaulx  et  sa  sœur  Marie  de  Vaulx,  au 
sujet  de  la  succession  de  demoiselle  Marguerite  Wam- 
bourg.  —  27  janvier  1450.  Main-mise  en  faveur  de 
Mahieu  Paille  et  de  Marie  de  Vaulx,  sa  femme,  à  leur 
requête,  sur  tous  les  héritages  situés  à  Garency  pour 
sûreté  de  leur  traité  de  mariage.  —  14  mars  1450, 
Mise  en  possession  des  biens  délaissés  par  Marguerite 
Wambourg,  veuve  de  Jean  de  Vaulx  et  de  Jean  de 
Dours,  en  faveur  de  Marie  de  Vaulx,  femme  de 
Mahieu  Paille. 

B.  938.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ; 
2  sceaux  écrasés  ou  incomplets. 

t4&9-t498.—  Artolii  en  général.—  22  août  1452. 
Leltre^par  lesquelles  Antoine,  bâtard  du  duc  Philippe 
le  Bon,  seigneur  de  Bèvre,  Beuvry  et  Chocques, 
reconnaît  que,  moyennant  la  cession  qui  lui  a  été  faite 
par  son  père  desdites  seigneuries,  il  le  tient  quitte  de 
Tassignation  qu*il  lui  devait  pour  la  somme  de 
2.000  livres  tournois,  promise  par  son  contrat  de 
mariage.  —  22  juillet  1462.-  Lettres  patentes  du  duc  de 
Bourgogne  Philippe  le  Bon  par  lesquelles  il  donne  à 
Antoine,  bâtard  de  Bourgogne,  son  fils,  ce  qui  lui  était 
échu  par  la  mort  de  Nicole  La  Châtelaine,  mère  de 
révêque  d'Ulrecht,  à  Quiéry  et  à  Hénin-Liétard.  — 
16  octobre  1468.  Lettres  royaux  par  lesquelles 
Louis  XL  déclare  que,  durant  le  laps  de  trois  ans,  il  ne 
serait  plus  accordé  en  sa  chancellerie  aucune  lettre  de 
rémission  pour  les  crimes  commis  dans  les  pays 
d'Artois,  Boulonnais  et  partie  de  la  Picardie  soumise 
au  duc  de  Bourgogne,  afin  de  mettre  obstacle  aux 
meurtres  fréquents  qui  se  commettent  dans  ces  pro- 
vinces sous  espoir  d'impunité,  grâce  aux  dites  lettres 
de  rémission. —  Bruxelles,  le?  avril  1473.  Commission 
donnée  par  Charles,  duc  de  Bourgogne,  à  plusieurs 
particuliers,  pour  faire  la  levée  des  aides  extraordi- 
naires d'Artois,  chacun  dans  retendue  du  district  qui 
lui  est  assigné. 

B.  990.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  2  pièces  et  1  aihicr, 

9  feuillets,  papier. 


t4»i-t49».  —  Artois  en  «éméral.—  20  mai  1491 . 
Copie  de  Tarrèt  du  parlement  de  Paris  rétablissant  la 


mémoire  et  l'honneur  de  Colart  de  Beauffort,  chevalier, 
Jean  Tasquet,  écuyer,  et  plusieurs  autres  bourgeois,  et 
habitants  d'Arras  faussement  accusés  et  condamnés 
comme  prétendus  sorciers  tant  en  cour  laïque  qu'en 
cour  d'église,  avec  celle  du  procès-verbal  de  l'exé- 
cution dudit  arrêt.  —  Soingny,  le  l**"  octobre  1497; 
Arras,  le  17  janvier  1498.  Copie  coUationnéo  de  la 
commission  donnée  par  Raoul  de  Lannoy,  chevalier, 
seigneur  de  Morvilliers,  bailli  d'Amiens,  commissaire 
du  Roi  en  cette  partie,  aux  clercs  ordonnés  par  le  Roi 
sur  le  fait  des  aides  au  comté  d'Artois,  pour  faire 
exécuter  l'octroi  d'une  aide  et  demie,  montant  à 
14.000  livres,  consenti  par  les  Etats  d'Artois  à 
l'archiduc  Philippe  le  Beau,  ensuite  de  l'autorisation 
donnée  par  le  Roi.  —  Arras,  le  1**"  juillet  1499.  Deux 
copies,  Tune  authenlique,  l'autre  informe,  des  lettres 
de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  par  lesquelles  il  promet 
de  faire  exécuter  les  arrêts  du  parlement  de  Paris 
rendus  pour  l'évêché  de  Tournai  et  à  l'occasion  de  la 
vacance  d'une  prébende  canoniale  à  Cassel  et  aussi 
de  laisser  aux  officiers  du  Roi  la  connaissance  des  cas 
royaux  en  Artois. 


B.  040.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  5  pièces,  papier  ; 

2  sceaux  brisés  ou  écrasés. 


tJMt-tJM&.  —  Artol»  en  général.  —  25  piars 
1501.  Dépositions  de  plusieurs  témoins  concernant  les 
sergents  royaux  en  Artois  et  leurs  privilèges  sur  les 
autres  sergents.  —  Décembre  1501.  Déclaration  des 
voyages  faits  par  le  procureur  général  d'Artois  h  Paris 
au  sujet  de  l'affaire  des  cas  royaux.  —  Arras,  le 
28  décembre  1502.  Attestation  des  maire  et  échevins 
de  la  ville  d'Arras,  au  sujet  de  la  déposition  de 
plusieurs  témoins,  assurant  que  le  comté  d'Artois  est 
une  pairie  relevant  de  la  couronne  de  France  et 
ressortissant  au  parlement  de  Paris,  et  que  Bapaume 
fait  partie  du  comté  d'Artois  et  non  du  bailliage  de 
Vermandois  ou  de  la  prévôté  de  Péronne.  —  1504. 
«  Estât  des  mises  des  affaires  de  très-hault  et  puissant 
prince  et  mon  trës-redoubté  seigneur,  monseigneur 
l'Archiduc,  faictes  au  parlement,  commencé  à  la  Sainct 
Martin  d'iver  mil  cinq  cens  et  trois.  »  —  17  février 
1505.  Défaut  au  sujet  du  différend  entre  l'archiduc 
Philippe  le  Beau  et  le  bailli  d'Amiens,  relativement  à  la 
juridiction  en  Artois.  —  Noyon,  le  12  août  ;  sans  date 
d'année  ;  vers  1505.  Requête  adressée  à  l'archiduchesse 
Marguerite  parle  sieur  d'Oisy  (?)  pour  un  objet  indéter- 


04 


ARCHIVES  DU  NORD. 


miné.  —  Sans  date  ;  commencement  du  XVr  siècle. 
Consultation  sur  le  point  de  savoir  si  le  comte 
d'Artois  peut  exiger  de  ses  sujets  foi  et  hommage 
avant  de  les  avoir  lui-même  prêtés  au  roi  de  France. 

B,  941.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  5  pièces  et  1   cahier, 

9  feuiUets,  papier. 

tJM8-i&tt.  —  Artoto  en  c^néral.  —  Bruxelles, 
le  20  juillet  1508.  Copie  de  la  commission  donnée  par 
l'empereur  Maximilien  et  par  l'archiduc  Charles 
d'Autriche  à  Jean  Caulier  pour  travailler  à  la  rédaction 
des  coutumes  d'Artois,  avec  la  relation  de  Robert  de 
Melun,  baron  de  Rosny,  gouverneur  d'Arras  et  dudit 
Jean  Caulier,  constatant  qu'ils  ont  travaillé  à  la 
rédaction  desdites  coutumes.  —  31  août  1508.  Attes- 
tation par  Robert  de  Melun,  gouverneur  d'Arras,  et 
Jean  Caulier,  conseiller  et  maître  des  requêtes,  etc. , 
que  Louis  du  Biez,  procureur  fiscal  au  bailliage  d'Aire, 
et  Jean  Brande,  tous  conseillers  et  praticiens,  députés 
par  le  bailli  d'Aire,  sont  venus  à  Arras  et  ont  été 
entendus  au  sujet  de  la  rédaction  des  coutumes 
d*Artois,  avec  la  taxation  des  frais  qui  leur  sont  dus  à 
ce  sujet.  —  20  octobre  1509.  Inventaire  des  papiers 
concernant  l'Artois  délivrés  es  mains  de  Jeanpuquesne, 
maître  des  comptes,  par  Jean  Charbonnet,  licencié  es 
lois.  —  15  juin  1510.  Articles  accordés  à  Cambrai 
entre  les  députés  du  roi  de  France  et  ceux  de  l'archiduc 
Charles  d'Autriche,  au  sujet  de  la  juridiction  des  cas 
royaux  en  Artois.  —  Sans  date  ;  vers  1510.  Faits  et 
articles  du  procureur  général  du  roi  de  France  au  sujet 
de  la  souveraineté  de  ce  prince  et  de  la  juridiction  du 
bailli  d'Amiens  en  Artois.  —  Sans  date;  vers  1511. 
Extrait  du  répertoire  des  chartes  de  Rupelmonde  relatif 
aux  litres  concernant  l'Artois  et  sa  souveraineté. 

B.  942.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  12  pièces  et  5  cahiers, 

52  feuiUets,  papier. 

tStn-tStH.  —    Artois    en  c^néral.    —    ^  et 

25  février  1512.  Ordonnance  et  mandement  de  l'em- 
pereur Maximilien  et  de  l'archiduc  Charles,  au  sujet 
de  la  rétrocession  de  la  seigneurie  de  Bommy  en  Artois 
engagée  àMarie  de  Luxembourg,  comtesse  deVendôme. 
—  Blois,  le  12  mai  1512.  Copie  des  lettres  du  roi  de 
France  Louis  XII,  par  lesquelles  il  mande  à  Jacques 
Hurant,  chevalier,  général  des  finances  en  Picardie, 
qu'il  a    donné   à  Tarchiduc    Charles   d'Autriche  le 


revenu  pendant  deux  ans  de  l'aide  et  composition 
ordinaire  d'Artois  et  ordonne  qu'il  ait  à  le  laisser  jouir 
de  cette  composition  ordinaire.  —  13  décembre  1512. 
Copie  d'un  arrêt  interlocutoire  du  parlement  de  Paris 
au  sujet  de  la  levée  des  aides,  compositions  ordinaires 
et  octrois  en  Artois,  rendu  entre  le  receveur  du  Roi  et 
l'archiduc  Charles  d'Autriche.  —  Malines,  le  IGjanvier 
1513.  Acceptation  par  l'archiduchesse  Marguerite 
d'une  aide  montant  à  21.729  livres,  octroyée  par  les 
États  d'Artois  à  l'archiduc  Charles  d'Autriche.  — 
15  octobre  1516  et  4  avril  1517.  Vidimus,  sous  le  scel 
des  échevins  de  Lille,  des  lettres  patentes  du  roi 
François  T' autorisant  le  roi  de  Castille  Charles,  en 
vertu  du  traité  de  Noyon  et  du  mariage  que  ce  dernier 
doit  contracter  avec  Louise  de  France,  à  lever  pendant 
dix  ans  des  aides  et  subsides  dans  le  comté  d'Artois. 
—  Lille,  le  20  octobre  1516.  Lettre  des  gens  des 
Comptes  de  Lille  au  Conseil  des  Finances  de  l'archiduc 
Ctiarles  d'Autriche,  roi  de  Castille,  au  sujet  des  aides 
d'Artois  et  de  la  nomination  d'officiers  royaux  pour  la 
levée  de  ces  aides.  —  1516.  Mémoires,  extraits  de 
comptes,  etc.  dans  la  difficulté  pendante  au  sujet  des 
criminels  appelant  des  sentences  rendues  contre  eux 
et  qui  doivent  être  conduits  aux  frais  du  comte  d'Artois 
devant  le  parlement  de  Paris.  —  Vers  1517.  Mémoire 
présenté  au  roi  François  I**"  par  le  roi  de  Castille  pour 
faire  changer  le  receveur  de  l'aide  et  composition 
d'Artois,  lesquelles  avaient  été  cédées  au  roi  de 
Castille,  avec  la  présentation  du  nouveau  receveur  à 
la  nomination  du  roi  de  France. 

B.  943.  (Carton.)  —  8  pièces  et  i  cahier,  8  feuillets,  papier. 

t&tS-t&se.  —  Artolii  en  c^néral.  —  11  janvier 
1518.  Copie  d'un  arrêt  du  parlement  de  Paris  par 
lequel  est  appointé  le  différend  du  roi  de  Castille, 
comte  de  Flandre  et  d'Artois,  et  autres  particuliers  au 
sujet  des  cas  royaux  et  de  la  souveraineté  du  roi  de 
France  en  Artois.  —  1520.  Pièces  concernant  les 
gages  et  salaires  des  officiers  d'Artois  à  prélever  sur 
les  aides.  —  La  Fèrc,  le  20  avril  ;  sans  date  d'année, 
probablement  1523.  Lettre  de  Charles,  duc  de 
Vendôme,  gouverneur  de  Picardie,  annonçant  au 
gouverneur  d'Arras,  que  le  roi  de  France  avait 
révoqué  les  sauvegardes  que  ledit  duc  et  d'autres 
officiers  avaient  accordées,  afin  qu'il  puisse  en  donner 
avis  aux  paysans  pour  retenir  leurs  biens  en  lieux  de 
sûreté,  excepté  pourtant  ceux  d'entre  eux  ayant  des 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LUXE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  ARRAS. 


95 


lollrcs  de  sauvegarde  émanant  du  Roi  lui-même.  — 
Malines,  le  19  décembre  1523.  Insiruclion  de  Tarchi- 
duchesse  .  Marguerite  à  monseigneur  de  Melun, 
vicomte  de  Gand,  gouverneur  d'Arras,  et  à  Jean  de 
Varenghieu,  maître  des  comptes  à  Lille,  au  sujet  de 
ce  qu'ils  devaient  traiter  avec  les  États  d'Artois  pour 
l'aide  ordinaire.  —  12  décembre  1526.  Lettres  de 
Pierre  de  Marliais,  seigneur  de  Villers,  lieutenant 
général  du  gouverneur  des  bailliages  d'Arras,  Bapau- 
me,  Avesnes-lo-Comle  et  Aubigny  et  commissaire  de 
l'Empereur,  maintenant  la  saisie  de  la  terre  de  Savy 
appartenant  à  dame  Madeleine  de  Lamect,  veuve  de 
feu  messire  Charles  de  Gappennes,  seigneur  du 
Ploiron,  faite  par  Jacque3  de  Martigny,  comme  gage 
du  payement  de  25  livres  tournois  de  rente  perpétuelle 
vendue  par  ledjf,  Charles  de  Gappennes  audit  Jacques. 

B.  944.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  3  pièces  et  1  cahier, 

10  feuillets,  papier. 

i&84-t&4fl.  —  Artolii  en  f^énéral.  —  13  octobre 
1534.  Propositions  faites  aux  États  d'Artois  au  sujet 
des  affaires  de  cette  province  et  du  cours  des  monnaies. 

—  Arras,  18  octobre  1534.  Remontrances  des  ecclé- 
siastiques et  des  nobles  d'Artois  au  sujet  des  coutumes 
et  des  sayetteurs  que  les  magistrats  voulaient  con- 
traindre à  ne  travailler  que  dans  la  ville  d'Arras.  — 
3  septembre  1546.  Acte  d'opposition  fait  par  la  reine 
Marie  de  Hongrie,  gouvernante  des  Pays-Bas,  à  la 
qualité  de  gouverneur  d'Artois  prise  par  le  duc  de 
Vendôme  dans  le  dénombrement  qu'il  avait  fait 
présenter  de  ses  terres,  tenues  de  l'empereur  Charles 
Quint,  par  Pierre  De  le  Poix,  chevalier,  seigneur  de 
Deuillet,  Pierre  de  Flavigny  et  Gaspard  de  Lanzeray, 
et  demandant  que  cette  qualité  fut  rayée  dans  ledit 
dénombrement,  attendu  que  l'Artois  appartenait  à 
l'Empereur  et  que  la  Reine  en  était  gouvernante.  — 
H  août  1549.  Procès-verbal  de  la  réception  par  les 
trois  États  d'Artois,  du  prince  d'Espagne,  Philippe, 
fils  de  l'empereur  Charles-Quint,  comme  leur  futur 
souverain  et  du  serment  prêté  par  ce  prince  de  main- 
tenir les  privilèges  et  franchises  dudit  comté  d'Artois, 

—  Sans  date  ;  XVI*  siècle.  «  Avertissement  et  instruc- 
tions en  brief  pour  fonder  mémoires  plus  à  plein  si 
métier  est  et  particulariser  les  cas  advenus  et  commis 
par  les  officiers  royaux  es  mettes  du  comté  d'Artois, 
au  préjudice  des  droits  et  prérogatives  de  ce  comté  et 
des  seigneurie  et  hauteur  de  l'Archiduc.  »  —  Sans 


date;  XVI*  siècle.  Note  concernant  des  titres  et 
dénombrements  relatifs  au  comté  d'Artois  et  au  péage 
de  Bapaume. 


B.  9-4.5.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

t6«l»-te79.  ~  Artois  en  c^méral.  —  Arras  St- 
Waast,  28  septembre  1662.  Publication  de  la  délibé- 
ration des  États  d'Artois  pour  l'imposition  des  deux 
centièmes  au  pays  d'Artois.  —  1672.  Requête  par  le 
sieur  Antoine  François  Bacheler,  capitaine  d'infanterie 
réformé,  tendant  à  faire  partie  des  États  d'Artois 
comme  étant  seigneur  de  Coubronne  et  de  Froideval  ; 
lettres  agréutives  de  sa  requête. 


B.  946.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  1  rouleau,  papier. 

tlM8-t884.  —  Arraii.  —  Paris,  en  Parlement,  le 
8  novembre  1268.  («  Parisius  in  parlamento,  octavis 
Omnium  Sanctortim,  anno  Domini  M^  CC^  sexage- 
sinio  octavo  »).  Arrêt  du  parlement  de  Paris,  rendu 
au  sujet  de  la  plainte  que  les  échevins  d'Arras  avaient 
portée  parce  qu'ils  avaient  été  injuriés  dans  la  couture 
de  St-Michel  par  les  abbé  et  religieux  de  St-Waastquo 
l'on  avait  ajournés  par  devant  le  comte  d'Artois  et  qui 
avaient  refusé  de  se  rendre  par  devant  ce  prince,  sous 
prétexte  qu'ils  n'étaient  justiciables  que  du  roi  de 
France  ;  cet  arrêt  prononce  que  le  comte  d'Artois  a 
comme  seigneur  supérieur  sur  les  terres  de  cette 
abbaye  les  droits  de  jugement  et  d'amende  dans  les 
cas  de  rapt,  meurtre,  incendie,  l'ost  et  la  chevauchée 
avec  recours  à  la  justice  royale  comme  ses  autres 
sujets.  —  Juin  1379.  Articles  proposés  et  depuis 
accordés  pour  la  réformation  de  la  ville  d'Arras  et  la 
décision  des  différends  de  la  comtesse  d'Artois  avec 
les  habitants  de  la  dite  ville  d'Arras.  Ces  articles  ont 
été  passés  au  parlement  de  Paris,  en  forme  d'arrêt 
rendu  en  juin  1379.  —  20  octobre  1384.  Confirmation 
par  la  duchesse  Marguerite  des  lettres  de  son  mari  le 
duc  Philippe  le  Hardi,  par  lesquelles  il  commet  et 
donne  à  Jean  de  Monceau,  sa  vie  durant,  la  garde  de 
la  porte  de  son  château  d'Arras.  —  6  décembre  1384. 
Mémoire  des  draps  et  des  chaussures  qui  ont  été 
achetés  pour  être  distribués  en  aumônes  aux  pauvres 
d'Arras. 


96 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  947.  (Carton.)  —  64  pièces,  parchemin. 

t88ft-t8flo.  —  ArrM.  —  Arras,  le  29  janvier  1385 
elle  26  janvier  1386.  —  Vidimus  sous  le  scel  de  Pierre 
de  Lattre,  bailli  d'Arras,  des  lettres  du  duc  de  Bour- 
gogne Philippe  le  Hardi  faisant  remise  aux  maire  et 
échevins  d'Arras,  de  la  somme  de  60  livres  qu'ils 
avaient  prise  ou  fait  prendre  en  Tarche,  huche  ou 
coffre  renfermant  l'argent  provenant  de  Timposition 
des  vins  vendus  en  gros  dans  ladite  ville,  lesquelles 
60  livres  avaient  été  employées  pour  payer  Tamende 
encourue  par  un  valet  appelé  Jean  de  le  Disme  qui 
avait  «  es  mains  d'un  de  nos  sergents  à  masse,  donné 
un  coup  ou  buffe  de  la  main  à  un  homme  nommé 
Gillot  de  le  Rue  que  le  dis  sergens  tenoient  arrêtés  »  ; 
quittance  de  la  somme  de  60  livres,  délivrée  par  lesdits 
maire  et  échevins.  —  0  mai  1386.  État  des  dépenses 
faites  pour  réparation  au  château  et  à  Thôtel  du  comte 
de  Flandre,  duc  de  Bourgogne,  à  Arras.  — 1386.  Pièces 
comptables  des  bailliages  d'Arras  et  Bapaume.  — 
1387.  Pièces  comptables  du  bailliage  d'Arras.  — 
16  janvier  1388.  Vidimus,  sous  le  scel  du  bailli  d'Arras, 
du  mandement  du  duc  de  Bourgogne  instituant  maître 
Nicole  des  Poylettes,  curé  de  St-Géry  à  Arras,  son 
conseiller  et  avocat  en  la  cour  de  ladite  église  d'Arras. 
— 1390.  Pièces  comptables  de  la  recette  de  Jean  Darras, 
receveur  du  bailliage  d* Arras. 

B.  948.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

tsiMi-tses.  —  ArrM.  —  3  juillet  1391.  Inventaire 
dressé  par  les  échevins  d'Arras  de  l'argent  et  des  effets 
de  feu  Gilles  des  Lomprès,  trouvé  pendu  dans  un  hôtel 
de  celte  ville.  —  Arras,  10  juillet  1393.  Lettres  par 
lesquelles  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  accorde  aux 
échevins  d'Arras  une  accise  pendant  trois  ans  sur  les 
vins,  bières,  grains  et  autres  marchandises  qui  seront 
vendues  et  consommées  en  ladite  ville  d'Arras,  avec 
réserve  du  quart  du  produit  de  ladite  accise  au  profit 
dudit  duc.  —  XIV*  siècle.  Lettre  dos  gens  des  Comptes 
de  Lille  à  Mgr  de  Bonnières,  gouverneur  du  bailliage 
d'Arras,  lui  annonçant  qu'ils  n'ont  pu  s'occuper  de 
deux  mandements  dont  les  échevins  d'Arras  étaient  eu 
possession  de  la  part  du  duc  de  Bourgogne,  concernant 
certaines  grâces  à  accorder,  avant  d'avoir  son  avis  et 
renvoyant  le  procureur  d'Arras  devant  ledit  Mgr  de 
Bonnières. 


B.  949.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier; 

fragments  de  sceaux. 


1405-1491.  —  Arrmm.  —  29  août  1405.  Lettres  de 
Jean,  duc  de  Bourgogne,  autorisant  les  échevins 
d'Arras  à  lever  dans  leur  ville  un  impôt  sous  le  nom 
de  maltôte.  —  1410,  3  décembre.  Réunion  au  domaine 
du  duc  de  Bourgogne,  pour  cause  de  non  paiement  de 
rente,  de  deux  maisons  sises  à  Arras.  —  5  juin  1415. 
Remise  de  leur  quote-part  contributive  dans  l'aide  et 
imposilion  d'Artois,  accordée  par  le  duc  Jean  Sans- 
Peur  aux  évoque,  chapitre,  bourgeois,  manants  ot  habi- 
tants de  la  Cité-lez-Arras,  pour  les  aider  à  se  relever  des 
pertes  quUls  ont  éprouvées  à  l'occasion  du  siège  de 
ladite  ville.  —  Arras,  8  novembre,  sans  date  d'année  ; 
probablement  1421.  Lettre  de  J.  Morel  à  Adrien  Gille- 
mann,  greffier  de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille,  dans 
laquelle  il  est  question  du  doyen  d'Authie  accusé  de 
complicité  avec  ceux  qui  avaient  vendu  la  ville  d'Arras. 

B.  950.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  5  sceaux 
écrasés  ou  incomplets. 

149S-14IM.  —  ArrM.  —  8  novembre  1423  et 
2  janvier  1424.  Permis  de  résidence  à  Arras  acxîordés 
à  Antoine  Cabus  et  à  Raphaël  de  Donc,  marchands 
lombards,  avec  faculté  d'exercer  leur  commerce  dans 
cette  ville.  —  28  avril  1428.  Faculté  accordée  par  le 
duc  de  Bourgogne  aux  habitants  de  la  ville  deSouchez 
près  Arras,  de  s'imposer  pour  réparer  leurs  ponts  et 
chaussées  détruits  par  le  fait  des  guerres,  et  d'autant 
plus  indispensables  que  «  icelle  ville  siet  en  vallée  ou 
il  a  cours  de  eaues  et  souvent  y  surviennent  grans 
eslavasses  »  ;  par  suite  du  mauvais  état  de  ses  voies  de 
communication,  ladite  ville  voit  tarir  sa  principale 
source  de  prospérité,  car  elle  fut  fondée  «  en  passaige 
pour  tenir  logiz  et  recevoir  les  marchans  venans  tant 
des  marches  de  Normandie  comme  d'ailleurs  pour 
venir  en  noz  pays  et  conté  de  Flandres,  et  d'icellui 
pays  retourner  au  pays  de  France  ».  —  4  janvier  1433. 
Prorogation  d'accises  accordée  pour  trois  ans  aux 
échevins  do  la  ville  d'Arras.  —  20  novembre  1465. 
Acte  de  la  prise  de  possession  des  ville  et  cité  d'Arras 
par  le  comte  de  Charolais,  en  vertu  du  traité  conclu 
avec  le  roi  Louis  XI,  sans  préjudice  des  droits  temporels 
et  spirituels  des  évêquc  et  chapitre  de  la  dite  ville. 

B.  951.  (Ccirton.)  —  4  pièces,  papier. 

1477-1499.  —  Arras.  —  Arras,  le  4  mai  1477. 
Copies  de  deux  lettres  du  roi  Louis  XI  ;  la  première, 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  —  HÉNIN-LIÉTARD. 


m 


par  laquelle  il  reçoit  la  soamissioii  des  échevins  et  habi- 
tants de  la  ville  d'Arras,  soumission  qu*ils  ont  faite  à  sa 
personne  comme  souverain  du  comté  d*  Artois,  à  défaut 
de  l'hommage  qui  lui  était  dû  par  Marie  de  Bourgogne  ; 
la  seconde,  par  laquelle  il  leur  fait  remise  de  la  peine 
qu'ils  avaient  encourue  pour  leur  rébellion  contre 
lui.  —  Juillet  1481.  Copie  des  lettres  patentes  du  roi 
Louis  XI  relatives  aux  privilèges,  franchises,  police  et 
repeuplement  de  sa  ville  appelée  Cité  de  Franchise 
<  paravant  nommée  Arras  ».  —  22  mai  1498.  Lettre 
de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  au  seigneur  de  Forest, 
gouverneur  d'Arras,  lui  ordonnant  de  se  préparer 
pour  aller  avec  le  comte  de  Nassau  et  autres  députés 
de  l'Archiduc  vers  le  roi  de  France.  —  Sans  date; 
XV*  siècle.  Requête  adressée  à  Messieurs  des  Finances 
par  le  procureur  d'Arras,  au  sujet  du  vin  que  le  comté 
d'Artois  doit  fournir  pendant  six  semaines  au  duc  de 
Bourgogne,  comte  d'Artois,  obligation  dont  la  ville 
d'Arras  est  exempte. 


B.  052.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  9  pièces  et  2  cahiers, 
16  feuiUets,  papier  ;  5  sceaux  brisés  ou  écrasés. 


tl(#9-t6M.  — Arra».  —  30  décembre  1508.  Mande- 
ment de  Louis  XII,  roi  de  France,  au  bailli  d'Amiens 
et  au  prévôt  de  Beauquesne  afin  qu'ils  fassent  inhibition 
et  défense  à  toutes  personnes  de  vendre  filets  desayettes, 
si  ce  n'est  au  marché  d'Arras.  —  1514-1515.  Vente 
par  Jean,  seigneur  de  Créquy,  chevalier,  et  dame 
Jossine  de  Soissons,  sa  femme,  du  tiers  d'une  maison 
à  Ârras,  appelée  la  maison  de  Crèvecœur,  à  Marc 
Charles,  receveur  d'Arras.  — 1520.  Instructions  à  Jean 
de  Varenghien,  maître  des  comptes  à  Lille,  pour  la 
réunion  des  prisons  de  la  châtellenie  et  de  la  Cour-le- 
Comte  à  Arras.  —  1521.  Enquête  faite  par  messieurs 
les  officiers  de  l'Empereur  en  sa  gouvernance  d'Arras, 
à  la  requête  de  Louis  Blassel,  fermier  du  rovuige  du 
vin  dans  la  ville  d'An^as.  —  1524.  Extrait  du  compte 
de  la  châtellenie  d'Arras  ;  pièces  concernant  l'entretien 
des  prisons  de  ladite  ville.  —  2  juin  1525.  Lettres  de 
promesse,  oblation  et  sûreté  des  maire  et  échevins  de  la 
ville  d'Arras  de  payer  à  l'Empereur  à  sa  recelte  d'Arras 
chaque  année  au  jour  St  Jean-Baptiste,  la  somme  de 
40  livres  de  40  gros  pour  la  cession  qui  leur  a  été  faite 
de  l'emplacement  ou  se  trouvaient  certaines  boutiques 
de  changeurs  et  de  rôtisseurs  sur  le  petit  marché  de 
ladite  ville. 


B.  953.  (Carton.)  -—  1  pièce,  parchemin  ;  1  pièce  et  2  cahiers, 

20  feuillets,  papier. 


t686-t&4t.  —  ArrM.  —  Arras,  le  28  juin  1530. 
Procès-verbal  de  visite  et  communication  de  parties 
faites  par  les  commissaires  de  l'Empereur  au  sujet  du 
différend  pendant  entre  l'évêque  d'Arras  et  les  prévôt 
et  échevins  de  la  Cité,  d'une  part,  les  maïeur  et  éche- 
vins de  la  Ville,  d'autre  part,  relativement  aux  fossés. 
—  1531 .  Articles  et  remontrances  des  échevins  d'Arras, 
sur  la  proposition  d'union  de  la  ville  à  la  Cité  dudit 
lieu  ;  projet  de  lettres  patentes  pour  l'union  de  la  ville 
et  de  la  cité  d'Arras.— 13  août  1533.  Placard  défendant 
à  toutes  personnes  de  vendre  filets  de  sayettes  et  toutes 
autres  denrées  les  vendredi  et  samedi  en  la  cité 

d'Arras  et  à  six  lieues  à  la  ronde  de  la  ville,  à  moins 
* 

que  dans  les  marchés  de  ladite  ville,  afin  de  ne  pas 
porter  préjudice  au  droit  de  tonlieu  appartenant  à 
Sa  Majesté  et  aux  abbé  et  religieux  de  St-Waast.  — 
1541.  Articles  conclus  sur  l'union  des  ville  et  cité 
d'Arras. 


B.  954.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ; 
2  pièces,  papier  ;  1  sceau. 

tty^tâlNI. —  Hémlii-Iilétard. —  Arras, novembre 
1229.  («  Ce  fu  fait  à  Arras  l'an  del  incarnation  mil 
et  ce  et  XXIX,  el  mois  de  décembre  »).  Lettres  do 
Baudouin,  seigneur  de  Hénin,  déclarant  que  la  ville  de 
Hénin  sera  désormais  conduite  par  loi,  par  échevinage 
et  par  sentence  .des  échevins.  Les  échevins  pourront 
changer  à  volonté  les  bans  et  assises,  sauf  les  bans 
accordés  par  lettres  du- roi  de  France,  qui  ne  pourront 
être  révoqués.  Quand  on  changera  les  bans  et  assises, 
la  ville  aura  la  moitié  du  profit,  et  le  seigneur  l'autre. 
Les  échevins  jouiront,  comme  par  le  passé,  des  pâtu- 
rages et  des  biens  communs,  selon  le  dire  des  échevins, 
en  payant  quatre  deniers  par  an  au  seigneur.  Le 
seigneur  ne  peut  reprendre  les  échevins  pour  chose 
qu'ils  ont  jugée.  Quand  les  échevins  sortiront  de  leur 
échevinage  et  choisiront  des  prudhommes  pour  les 
remplacer,  le  seigneur  ou  son  prévôt  devronts'jj trouver 
pour  recevoir  les  nouveaux  serments.  —  Mars  1230. 
Lettres  de  Baudouin  de  Hénin  accordant  des  privilèges 
à  la  ville  de  Hénin-Lîétard.  —  Avril  1399.  Serment  que 
doit  prêter  le  bailli  de  Hénin  à  son  entrée  en  charge. 
—  Décembre  1255.  ("«  En  Van  del  Incarnation 
M  ce  et  LW  el  mois  de  décembre  »/  Lettres  de  Gui 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  L  (2*  Partie). 


13 


98 


ARCHIVES  DU  NORD. 


de  Châtillon,  comte  de  Sl-Pol,  et  de  Mathilde,  sa  femme, 
comtesse  d'Artois  et  de  St-Pol,  donnant  et  accordant 
aux  échevins  de  la  ville  de  Hen^iiyi  la  connaissance 
des  crimes  de  rapt,  meurtre,  incendie  (et  le  cendre)^ 
et  mort  d'homme  selon  la  loi  d'Arras  et  de  tout  ce  qui 
relève  de  la  haute  justice  ;  les  échevins  et  bourgeois 
de  Hénin  suivront  les  us  et  coutumes  de  ceux  d'Arras 
et  se  conduiront  en  conformité  des  privilèges  qui  leur 
ont  été  concédés  par  Robert,  comte  d'Artois  ;  le  bailli 
ne  pourra  retarder  la  punition  de  ceux  qui  auront 
causé  du  tumulte  sans  l'avis  et  assemblée  des  échevins  ; 
si  quelques  habitants  de  la  ville  de  Hénin  commettent 
quelques  dié\\\s[enfraintures)  l'un  envers  l'autre  hors 
du  territoire,  les  échevins  pourront  toujours  les  juger 
comme  s'ils  avaient  été  commis  dans  leur  juridiction, 
sauf  les  droits  (la  droiture)  du  seigneur  sur  le-  terri- 
toire ducyije]  ils  auraient  été  commis  ;  le  seigneur  pourra 
changer  à  son  gré,  pour  le  profit  de  la  ville,  les  bans  et 
assises,  selon  les  lettres  et  les  chartes  du  Roi,  et  le 
seigneur  et  la  ville  jouiront  chacun  de  la  moitié  des 
profits;  si  l'héritier  du  Comte  (Robert  II,  comte 
d'Artois)  ne  veut  pas  confirmer  ces  lettres  quand  il 
sera  en  âge  de  le  faire,  les  échevins  et  la  communauté 
de  Hénin  demeureront  dans  l'état  où  ils  étaient  avant 
ces  lettres.  —  7  octobre  1396.  Vérification  des  comptes 
de  la  ville  d'Hénin-Liétard.  —  23  janvier  4408. 
{<^MCCCC  et  scpt>).  Vérification  par  les  échevins 
d'Hénin-Liétard  des  comptes  de  la  dite  ville  que  leur  a 
présentés  le  receveur  Enguerrand  Le  Saige.  — 
14  mars  1409.  (<  M  CCCC  et  fmit»).  Vente  faite  à 
Jean  Sans  Peur,  duc  de  Bourgogne,  de  terres  sises 
à  Hénin-Liétard,  par  la  veuve  et  les  enfants  de  Robert 
Boistel,  jadis  receveur  du  domaine  de  Lons,  pour  des 
deniers  provenant  de  ladite  vente  solder  le  restant  des 
comptes  de  ce  receveur. 


Layette  42.  —  Lens. 

B.  955.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

t)S90-ttO5. —  Sansdate;  vers  1290.Mémoire  au  sujet 
de  l'exercice  de  la  justice  dans  la  terre  de  Carency, 
dans  lequel  on  explique  que  Laurent  Leurios  tua,  il  y'a 
cinquante-cinq  ans  à  Ablaing,  Gillet  de  Ternois. 
Le  meurtrier  fut  mené  à  Arras,  puis  à  Lens.  On  devait 
brûler  sa  maison,  mais  elle  ne  le  fut  pas  comme  le 
savent  très  bien  messires  Jean  Caperons,  Adam  Markes, 


Hues  li  Cambiers,  Pierre  Davîons  et  Rokeleus.  Robert 
Tripo  fut  tué  à  Aix  il  y  a  cinquante-quatre  ans;  les 
gens  de  la  comtesse  de  D^^euves  tenaient  alors  Bou- 
vigniesctAix  comme  faisant  partie  de  son  douaire; 
il  y  eut  aussi  dans  cette  guerre  cinq  hommes,  tués,  du 
meurtre  desquels  le  sire  de  Carency  et  le  seigneur 
d'Aix  prirent  connaissance,  ce  que  savent  Adam 
Kautiers,  d'Aix,  Thibaut  Bonnier  et  Wautier  Radons. 
Robert  de  Lens  tua  dans  son  lit  la  nuit  à  BuUy,  il  y  a 
vingt-deux  ans,  Gillot  le  Gontier;  ledit  Robert  fut 
banni  de  l'Artois;  les  gens  du  Comte  voulurent  s'em- 
parer des  biens  dudil  Robert,  tenus  en  fief  de  la 
seigneurie  de  Carency  ;  mais  le  seigneur  dudit  lieu  les 
réclama;  ils  lui  furentrendusetil  en  jouit  actuellement. 
Il  y  a  quinze  ans  que  Wibert  Pilevêche  et  ses  parents 
tuèrent  Froissard  de  la  Haie  ;  ils  furent  ajournés  à 
Lens  :  le  sire  de  Carency  réclama  et  obtint  la  connais- 
sance  de  leur  crime.  Daniaus  du  Maisnil  et  ses  parents 
tuèrent  à  Gouy,  il  y  a  seize  ans,  le  fils  Marcon  de 
Gouy  ;  ils  furent  ajournés  à  Lens  et  les  sergents  de  cette 
ville  s'emparèrent  des  biens  qui  furent  de  80  livres  ;  le 
sire  de  Carency  les  réclama,  et  les  gens  du  comte  d'Ar- 
tois ordonnèrent  que  ce  qui  avait  été  levé  lui  serait 
rendu.  Le  maire  de  Gouy  enleva,  il  y  a  vingt  ans,  une 
femme  de  Carency,  près  des  bois  de  Mons  ;  le  sergent 
de  Lens  s'empara  de  lui  et  il  fut  pendu  et  son  cadavre 
traîné  sur  la  claie  à  Lens  ;  les  gens  du  Comte  voulurent 
prendre  ses  biens;  mais  le  seigneur  de  Carency  les 
réclama  et  il  en  jouit  aujourd'hui.  Au  dos  de  la  pièce 
sont  écrits  les  noms  des  personnes  qui  ont  connaissance 
des  faits  ci-dessus,  savoir:  l^Huesli  Cambiers  ;  Robert 
Rotheleus,  d'Ablaing,  et  Colars  Robe;  2®  Adam 
Markes  ;  Wauthier  Radons  ;  Thibaut  Boyer  et  Adam 
Cauciers  ;  3°  Adam  Cauciers  et  Jean  li  Hennins  ;  4"  Hues 
Guignes  ;  Pierrot  li  François  et  Boudons  de  Vilers  ; 
5®  et  6®  Hues  Guignes.  —  Arras,  septembre  1295. 
(«  Van  de  grâce  mil  deux  cens  quattre  vintz  et 
quinze^  eu  mois  de  septembre  »).  Lettres  par  lesquelles 
Robert,  comte  d'Artois,  confirme  comme  sire  suzerain» 
l'acquisition  faite  par  JaqueSy  fille  de  Jean  Bissot,  de 
Mazingarbe,  femme  de  Jaquemon  de  Loes,  de  Jean  dit 
Ramelot  d'Angre,  fils  de  feu  Tassart  d'Angre,  de 
vingt-deux  mencaudées  de  terre  avec  un  manoir  à 
Courrières,  tenus  en  fief  à  demi-lige  de  Pierron  de 
Courrières,  chevalier  ;  ledit  Pierron  tenait  ce  fief  de 
Baudouin  de  Hénin,  chevalier,  et  ledit  Baudouin  du 
Comte,  ainsi  qu'il  avait  été  rapporté  par  les  gens 
nommés  par  le  Comte  pour  établir  les  acquêts  faits  en 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  LENS. 


9» 


Artois  par  personnes  non  nobles  ou  ecclésiastiques,  de 
biens  tenus  en  fief,  arrière-flef,  alleu,  et  ce  moyennant 
8  livres  pârisis  payées  par  ladite  Jaques  ^  le  tout  sauf  la 
justice,  les  autres  droits  du  Comte  et  le  droit  d'autrui. 

B.  956.  (Carton.)  —  .5  pièces,  parchemin  ; 
1  pièce,  papier  ;  3  sceaux. 

tSIIS-t884.  —  Maie,  le  11  janvier  1363.  («L'an 
Z/X/7»).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite  de  Flandre, 
duchesse  de  Bourgogne  (1),  charge  Robert  de  Wingle, 
connétable  de  Flandre,  du  soin  de  prendre  possession 
en  son  nom  des  ville  et  châtellenie  de  Lens  et  de  tout 
ce  qu'elle  avait  obtenu  en  Artois  pour  son  douaire.  — 
27  mai  1369.  Obligation  passée  sous  le  scel  du  bailliage 
d'Amiens  établi  à  Beauquesne,  parBornard  Le  Bernard 
et  Marguerite,  sa  femme,  av  profit  du  duc  de  Bour- 
gogne, pour  tout  ce  que  ledit  Bernard  pouvait  devoir 
à  ce  prince  en  argent  et  en  grains  à  cause  des  domaines 
de  Lens,  Fampoux  et  Remy  dont  il  avait  été  receveur. 
—  7  octobre  1384.  Donation  de  biens  sis  à  Carency. 

B.  957.  (Carton.)  —  23  pièces,  parchemin. 

t8M-tS80.  ~  25  octobre  1386.  Lettres  de  Philippe, 
duc  de  Bourgogne,  par  lesquelles  il  prescrit  d'aug- 
menter la  garnison  du  château  de  Lens  et  ordonnance 
le  payement  des  gens  d'armes  qui  y  seront  placés.  — 
1386-1387.  Pièces  comptables  du  bailliage  de  Lens.  — 
13  mai  1389.  Acte  de  vente[par  Jacquemart  du  Garnieul, 
dit  Martel,  écuyer,  et  Marie  de  Moyenneville,  sa 
femme,  à  Robert  Descamps,  d'un  fief  de  13  mencaudées 
de  terre  situées  à  Gonnchém  dans  la  châtellenie  de 
Lens. 

B.  958.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin. 

tsna-ise».  —  31  janvier  1393.  Lettres  par 
lesquelles  le  maire  et  les  échevins  de  la  ville  de  Lens 
déclarent  avoir  vu  et  examiné  le  compte  de  ladite  ville 
rendu  en  la  halle  par  Jean  Vichery.  —  1394.  Enquête 
faite  par  les  bailli  et  procureur  do  Lens  sur  les  dépenses 
faites  pour  la  construction  d'un  moulin  à  Beuvry  et  sur 
le  domaine  de  Lens. — 6  juillet  1399.  Attestation  par 
Baudouin  Duchastel,  dit  Lermite,  lieutenant  du  bailli 


(1)  Marguerite,  fiUe  de  Louis  de  Maie,  avait  épousé  en  1357, 
Philippe  do  Rouvre,  duc  de  Bourgogne,  avant  d'épouser  le  duc 
Philippe  le  Hardi. 


de  Lens,  au  sujet  de  la  vente  de  grains  provenant  de  la 
recette  dudit  lieu.  —  XIV®  siècle.  Fragment  d'un 
compte  des  rentes  de  blé  et  d'avoine  du  bailliage  de 
Lens. 

B.  051).  (Carton.)  —  2  pièces  et  3  rouleaux,  papier. 

Commeneement  du  ILW^  Hlèele.  —  Sans  date  ; 
commencement  du  XV**  siècle.  Lettre  du  bailli  de  Lens 
à  Jean  de  Pacy,  maître  de  la  Chambre  des  Comptes  de 
Lille,  demandant  à  être,  remboursé  d'une  certaine 
somme  qu'il  a  payée  pour  le  service  du  duc  de 
Bourgogne.  —  Idem.  Lettre  de  la  duchesse  de 
Bourgogne  demandant  aux  gens  des  Comptes  k  Lille 
si  le  receveur  de  Lens  a  présenté  son  compte  depuis  la 
St-Jean  et  quel  est  l'état  de  ce  compte.  —  Pièces  de 
procédure  dans  le  dififérend  entre  Jean  Gochart  et  sa 
femme,  d'une  part,  et  Gilles  Barre,  de  l'autre,  au  sujet 
des  alleux  de  Courcelles. 

B.  960.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ; 
1  pièce  et  1  rouleau,  papier, 

t4tt-iâtt».  —  20  septembre  1411.  Vente  par  Jean 
de  Récourt,  châtelain  de  Lens,  à  Michel  le  Forêt, 
bourgeois  de  Douai,  d'une  rente  de  18  florins  d'or.  — 
1416.  Exposé  des  raisons  pour  lesquelles  le  bailli  de 
Lens  a  mis  la  main,  au  nom  du  duc  de  Bourgogne,  sur 
un  manoir  et  un  héritage  nommé,  les  Haies  d'Ântoing, 
ayant  appartenu  à  Piérot  des  Poes,  bâtard.  — 10  février 
1450.  Jean  de  Hétrux,  écuyer,  lieutenant  du  bailli  de 
Lens,  déclare  que  Tristram  Blondel,  bailli  dudit  Lens, 
a  donné  à  cens  ou  bail  à  Jean  du  Sautoir  160  mencau- 
dées, 3  coupes  et  demie  do  terre,  confisquées,  sises  à 
Auchy.  —  12 juillet  1469.  Lettre  de  N.  d'Isemberghe 
prescrivant,  au  nom  des  gens  de  la  Chambre  des 
Comptes,  à  Louis  de  Beaufremez,  demeurant  à  Lens, 
de  se  présenter  devant  ladite  Chambre  un  jour  de  la 
semaine. 

B.  961.  (Carton.)  —  3  pièces  et  i  rouleau,  papier. 

tMM-t&t7.  —  28  octobre  1505.  Acquisition  par 
Févêque  d'Arras  de  plusieurs  parties  du  domaine  de 
Lens.  —  Middelbourg,  27  décembre  1505.  Confirmation 
par  Philippe,  archiduc  d'Autriche,  roi  de  Castille,  etc., 
du  don  fait  au  chapitre  d'Arras  par  l'évéque  dudit  lieu, 
de  plusieurs  parties  du  domaine  acquises  par  lui  à  Lens. 


100 


ARCHIVES  DU  NORD. 


— 1512.  Tarif  du  tonlieu  de  la  ville  de  Lens.  —  29  mai 
1517.  Instruction  de  ce  que  Jean  de  Varenghien  aura 
à  besoigner  de  par  les  président  et  gens  de  la  Chambre 
des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  de  la  visite  de  la  rivière 
du  Rost  et  du  vivier  de  la  ville  de  Lens. 

B.  962.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

t&t8-t578.  —  Sans  date  ;  vers  1518.  Enquête  sur 
les  droits  du  comte  d'Artois  à  Lambres,  à  cause  de  la 
seigneurie  de  Lens.  —  13  octobre  1573.  Fragment  de  la 
déclaration  des  fiefs  tenus  du  château  de  Lens  en 
Artois.  —  Sans  date  ;  XVP  siècle.  Requêtes  concernant 
la  justice  en  la  ville  de  Lens,  appartenant  au  roi 
d'Espagne  comme  comte  d'Artois. 

« 

Layette  43.  —  St-Omer,  Tournehem, 

PAYS  de  Langle,  Brèdenarde  et  Audruicq, 

Éperlecque.  —  Divers. 

B.  963.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  2  pièces  et  I  cahier, 

10  feuillets,   papier. 

ite5-tt07.  —  filt-Omer.  —  22  janvier  1165. 
(«  Actu7n  anno  Doniinice  incamaiioniSj  millesimo 
centesmio  sexagesimo  quarto^  undecimo  Kalendas 
Februarii»),  Lettres  de  Philippe  d'Alsace,  comte  de 
Flandre,  par  lesquelles  il  déclare  que,  voulant  satis- 
faire à  la  demande  des  bourgeois  de  St-Omer  qui  se 
sont  conduits  plus  fidèlement  envers  son  père  et  envers 
lui  que  les  autres  habitants  do  la  Flandre,  il  confirme 
les  privilèges  qu'ils  ont  reçus  du  comte  Thierri  d'Alsace 
au  sujet  des  exemptions  d'impôts  et  tonlieux  et  des 
droits  accordés  aux  échevins.  —  1211.  «  Extraict  (du 
XV®  siècle)  de  certaines  lettres  données  à  Paris  de 
Philippe ,  roy  de  France ,  confirmatives  d'autres 
lettres  incorporées  de  Philippe,  comte  de  Flandres, 
données  à  St-Omer,  l'an  mil  deus  cens  unze  »  ;  extrait 
concernant  la  gilde  ot  la  hanse.  —  Janvier  1222. 
(«  Aclum  anno  Domini  millesimo  ducentesiino  vige- 
simo primo,  mense  Jaiiiiavio  »).  Lettres  do  Guillaume, 
châtelain  de  St-Omer,  par  lesquelles  il  vend  pour  la 
somme  de  cinq  cent  quatre  vingt  livres  parisis,  à 
Foulques,  fils  de  Jean  de  Ste-Aldegonde,  bourgeois 
de  St-Omer,  tout  un  pré  avec  le  chemin  et  le  terrain 
qui  en  dépendent,  sis  hors  des  murs  de  la  ville  près  du 
temple  de  St-Michel  et  trente  livres  parisis  à  recevoir 
tous  les  ans  sur  le  forage  de  Sl-Omer  ;  ledit  Foulques 


sera  tenu  de  remettre  une  lance  au  châtelain  tous  les 
ans,  le  jour  de  la  Pentecôte.  —  Mai  1222,  à  Poîssy 
{apud  Pi$siacîU)i).  Lettres  de  Louis,  fils  aîné  du  roi  de 
France,  confirmant  cette  convention.  —  1**  avril  1258. 
{«Lan  del  incarnation  M  CC  etLVIII^  lendemain 
de  leblanke  Paske  »).  Copie  authentique  sous  le  sceau 
de  la  ville  de  St-Omer,  en  date  du  20  mai  1389,  des 
lettres  do  Mathilde,  châtelaine  de  St-Omer,  déclarant 
que  le  consentement  donné  à  sa  prière  par  Jean  Haubers, 
son  homme,  bourgeois  de  Sl-Omer,  de  recevoir  à  la 
St-Denis  le  produit  du  fief  qui  lui  appartient  sur  le 
forage  de  St-Omer  et  qu'il  recevait  auparavant  tous  les 
ans  le  jour  de  la  St-Pierre,  ne  pourra  lui  oauser 
aucun  préjudice.  —  Juillet  1267.  Extraits  des  chartes 
de  privilèges  données  aux  habitants  de  St-Omer  en 
juillet  1267  et  d'autres  privilèges  octroyés  en  1302, 
1303, 1318,  1323,  1328  et  1330  (copies  du  XV  siècle). 

B.  9G4.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin  ;  29  sceaux, 
dont  plusieurs  brisés  ou  écrasés. 

1994-1 6t0.  —  St-Omer.  —  Janvier  1274.  ("«  Lan 
de  grâce  M  et  CC  et  LXXIII,  el  mois  de  jenvier  »^. 
Lettres  de  Guillaume,  chevalier,  châtelain  de  St-Omer 
et  seigneur  de  Fauquembergues,  donnant  à  Lambert 
Wolveric,  fllsde  Jean  Wolveric,  deSt-Omer,  les  droits 
qui  lui  appartiennent  dans  la  ville  de  St-Omer,  savoir  : 
trois  deniers  par  bourgeois  qui  étalent  dans  la  halle  et 
cinq  deniers  par  forain  :  quatre  livres  parisis  que  la 
ville  de  St-Omer  lui  doit  sur  toutes  les  rentes  dont 
elle  jouit  sur  le  Gher  et  douze  livres  parisis  à  prendre 
annuellement  sur  son  fief  de  la  mairie  de  Bruille^ 
pour  tenir  le  tout  en  fief  dudit  châtelain  et  de  ses 
hoirs  ;  lequel  fief  sera  chargé  pour  tout  service  de 
payer  une  blanche  lance  tous  les  ans  à  la  Pentecôte  ; 
si  on  ne  paye  pas  exactement  cette  redevance,  celui 
qui  possédera  le  fief  donnera  cinq  sols  d'amende  ;  le 
châtelain  promet  do  garantir  contre  tous  ce  fief  qui 
devra  payer  deux  lances  de  relief  quand  il  écherra.  — 
Même  date.  Robert,  comte  d'Arlois,  confirme  ces 
lettres  comme  seigneur  supérieur  ,  sauf  son  droit  et 
celui  d'autrui.  —  16  juin  1502.  Denis  de  Morbecque, 
ciievalier,  seigneur  de  Hondecouttre  et  de  Bresmes, 
chambellan  de  Tarchiduc  d'Autriche,  et  bailli  de  St- 
Omer,  déclare  que  par-devant  lui  et  en  présence  de 
Jean  Bournel,  chevalier,  seigneur  de  Bouchoud,  David 
d'Audenfort,  Augustin  de  Renty,  Guillaume  Normand, 
Émond  de  Solbrewicq,  desservant  pour  M' de  Créquy, 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  —  ST-OMER. 


101 


et  Jean  de  Mussun,  dcssen*ant  pour  M'  de  Bruay, 
francs  hommes  dudit  bailliage,  Jean  Quefdeber,  écu- 
yer,  a  reconnu  avoir  vendu  à  noble  homme  Camille 
Massiet,  demeurant  au  village  de  Stapple,  et  au  profit 
d'Isabeau,  sa  fille,  un  fief  consistant  en  une  rente  de 
12  livres  parisis  à  prendre  à  toujours  sur  Yamanschip 
du  Brulle  en  la  ville  de  St-Omer,  pour  la  somme  de 
36  livres  de  gros,  monnaie  de  Flandre,  avec  adhéri- 
lement  donné  audit  Camille  pour  Isabeau,  sa  fille.  — 
4  novembre  1510.  Guillaume  de  Biémont,  écuycr, 
seigneur  de  la  Wastinne,  lieutenant  du  bailli  de  St- 
Omer,  déclare  que  par  devant  lui  et  en  présence  de 
David  d'Audenfort,  Faîne,  et  de  Jacques  de  Morcamp, 
écuyers,  francs  hommes,  de  Nicolas  Boulenghier, 
desservant  pour  Madame  Bonne  de  Ste-Aldegonde, 
d -Aléaume  Nonderbols,  desservant  pour  messire  Jean 
Bournel,  chevalier,  seigneur  de  Bouchoud,  Rabo- 
denghes,Moulle,  etc.  et  de  Jacques  de  Fauquemberghe, 
desservant  pour  Philippe  de  Rebecq,  francs  hommes 
de  la  châtellenie  de  St-Omer,  Isabeau  Massiet,  fille 
dufeuCornille  et  de  Béatrixde  Calonne,  accompagnée 
de  sa  mère  et  d'Antoine  Massiet,  ses  avoués,  à  rendu 
à  Gordian  Gillemann,  receveur  de  Sl-Omer,  au  nom 
de  Tarchiduc  d'Autriche,  un  fief  consistant  en  une 
rente  de  12  livres  parisis  à  prendre  tous  les  ans  sur 
la  mairie  et  ammanschip  de  Bridle  on  la  ville  de 
St-Omer,  ladite  vente  est  faite  du  consentement  de 
Baudrain  Massiet,  frère  et  héritier  de  ladite  Isabeau, 
pour  la  somme  de  150  livres  de  40  gros,  monnaie  de 
Flandre.  —  Février  1276.  ("«  Lan  del  hicaniation 
Nostrc  Seigneur  mil  deus  ce7is  sisante  et  quinze^  el 
mois  de  février»).  Lettres  par  lesquelles  Baudouin  de 
Renenghes,  chanoine  de  Thérouane,  Wautier  de  Renen- 
ghes,  sire  de  Morbecque,  et  Philippe  d'Ypres,  sire  de 
Kienville,  chevaliers,  déclarent  qu'ayant  été  nommés 
arbitres  dans  la  contestation  qu'il  y  avait  entre  noble 
homme  Guillaume,  châtelain  de  St-Omer  et  seigneur 
de  Fauquemberghe,  chevalier,  d'une  part,  et  Boisard 
de  Renenghes,  chevalier,  son  oncle,  d'autre  part,  au 
sujet  de  60  razières  de  blé  que  Boisart  demandait  à 
son  neveu  comme  lui  étant  dues  par  droit  d'héritage, 
ils  ont  accepté  l'arbitrage  par  lettres  y  insérées  du  mois 
d'octobre  1275,  les  deux  parties  ayant  promis  détenir 
et  accomplir  ce  qui  sera  par  eux  décidé,  sous  peine  de 
cent  marcs  sterlings  d'amende,  dont  la  moitié  appar- 
tiendra à  celui  qui  sera  satisfait  de  la  décision  et  l'autre 
sera  distribuée  à  la  volonté  des  arbitres  ;  en  consé- 
quence, les  arbitres  ont  ajourné  les  parties  à  St-Omer 


dans  la  maison  du  châtelain  le  jour  des  Cendres,  où 
furent  présents^  entre  autres:  le  bailli  de  St-Omer, 
monseigneur  le  prévôt  d'Aire,  rarchidiacredeBrabant, 
le  seigneur  de  Haveskerke,  monseigneur  Jacquemont 
de  Renenghes,  monseigneur  Robert  de  Haveskerke, 
monseigneur  Gillon  de  Haveskerke  el  le  seigneur  de 
Wiskequi  décidèrent  que  le  châtelain  do  St-Omer  devra 
payer  annuellement  à  toujours  mais,  le  jour  de  la  St- 
Jean,  à  Boisard  de  Renenghes  et  à  ses  hoirs,  60 
razières  de  blé,  mesure  de  St-Omer,  ou  huit  sols  pari- 
sis pour  chaque  razière  ;  ce  à  quoi  ledit  Guillaume 
s'est  soumis  en  promettant  de  dédommager  Boisart  de 
tous  les  frais  qui  pourraient  être  faits  s'il  ne  satisfaisait 
pas  exactement  à  cette  ordonnance  ;  et  pour  sûreté  de 
ce  compromis,  les  trois  arbitres  Florent  de  Warennes, 
le  prévôt  d'Aire,  l'archidiacre  de  Brabant,  Jean,  sire 
de  Haveskerke,  Robert  de  Haveskerke,  Gilles  de 
Haveskerke,  Jakemes  de  Renenghes,  Gui,  sire  de 
Wisque,  chevaliers,  le  châtelain  de  St-Omer  et  Boisart 
de  Renenghes  y  ont  appendu  leurs  sceaux  avec  celui  du 
bailli  de  St-Omer.  —  24  avril  1508.  Lettres  d'adhéri- 
lement  données  par  Charles  de  la  Creuse,  écuyer, 
lieutenant  du  bailli  de  St-Omer,  en  présence  de  Martin 
de  Wissocq,  Jacques  de  Morcamp,  Charles  de  Croix, 
Gilles  Bourguignon,  écuyers,  et  Jean  Costard,  francs- 
hommes  de  la  châtellenie  de  St-Omer,  à  Gordian  Gille- 
mann, receveur  de  St-Omer  au  nom  de  l'archiduc 
Charles  d'Autriche,  d'un  fief  de  60  razières  de  blé 
assignées  sur  ladite  châtellenie  et  évaluées  à  8  sols  la 
razière,  ce  qui  faisait  24  livres  parisis  par  an  ;  ledit  fief 
vendu  au  souverain  par  messire  Jean  Bournel,  cheva- 
lier, seigneur  de  Boncourt,  conseillier  et  chambellan 
de  l'Archiduc,  qui  le  tenait  par  droit  de  succession,  du 
consentement  de  Laurent  Bournel,  écuyer,  seigneur 
de  Mammet,  son  fils  aîné,  pour  la  somme  de  450  livres 
de  40  gros,  monnaie  de  Flandre  ;  lequel  fief  tenant  lieu 
des  droits  seigneuriaux  de  la  terre  de  la  Moulle  qu'il 
avait  achetée  et  qui  était  mouvante  du  château  de  St- 
Omer.  —  Winendale,  octobre  1282.  f«  A  Winetulale 
lan  del  Incar*nation  Nostre  seigneur  Jhesu  Crist 
mil  ce  quatre  vins  et  deus,  ou  mois  d'octeinbre  »). 
Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre  et  mar- 
quis de  Namur,  déclare  que,  comme  il  est  stipulé  dans 
les  anciens  privilèges  de  la  ville  de  St-Omer  quelques 
articles  obscurs ,  insérés  dans  les  dites  lettres ,  il 
les  interprète  de  cette  manière  :  1®  les  habitants  de 
St-Omer  ne  seront  obligés  d'obéir  aux  statuts,  bans  et 
ordonnances   rendus  par  ceux  de  Gravelines  pour 


^ 


102 


ARCHIVES  DV  NORD. 


rappréhension  de  leurs  corps  ou  la  saisie  de  leurs 
biens,  à  moins  que  ce  ne  soit  pour  mellée  (rixe)  ou 
dette  reconnue;  2®  si  les  habitants  do  Gravelines 
publient  quelque  ordonnance  pouvant  faire  tort  à  ceux 
de  St-Omer,  le  Comte  sera  tenu  de  l'annuler  et  les 
maïeur  et  échevins  de  St-Omer  seront  crus  sur  leur 
attestation  écrite  déclarant  que  cette  ordonnance  leur 
porte  préjudice  ;  3®  toutes  les  marchandises  que  Ton 
transportera  par  terre  ou  par  eau  de  St-Omer  à  Gra- 
velines ou  de  Gravelines  à  St-Omer,  ne  pourront  être 
saisies  pour  aucun  méfait  commis  par  leurs  proprié- 
taires ou  pour  dettes  contractées  par  eux,  si  ce  n'est 
mellée  ou  dette  reconnue  ;  on  pourra,  au  contraire, 
les  ramener  en  toute  iranchise  et  liberté  sans  qu'on 
puisse  les  arrêter  au  passage  des  ponts  sur  la  rivière 
entre  St-Omer  et  Gravelines.  —  Février  1287.  ("«  Lan 
del  Incarnation  Nostre  Seigneur  mil  deus  cens 
quatre  vi7is  et  sis^  el  mois  de  février  »j.  Lettres  par 
lesquelles  Gautier  de  Renenghes,  chevalier,  sire  de 
Morbeke,  déclare  avoir  donné  au, comte  de  Flandre  et 
à  ses  hoirs  à  toujours  la  chàtellenie  de  St-Omer  en 
Flandre  ainsi  que  tous  les  profits  qui  lui  appartiennent 
dans  les  inescares  d'Estainfort,  de  Hazebrouck,  de 
Staples,  de  Renescure,  de  Broukezeele,  de  Sohier- 
Capelle,  de  Merville,  dans  les  francs-alleux  sis  à 
Blaringhem  et  dans  lesquels  il  a  le  tiers  des  amendes 
et  tout  ce  qui  pourrait  lui  y  échoir  à  raison  de  ladite 
chàtellenie,  avec  le  tiers  du  Dinchorn,  le  tiers  des 
GlineSy  le  hrief-pennnick^  les  deniers  des  moulins 
montants  à  20  sols,  dans  la  viescare  d'Estainfort  les 
kauweleries  (redevances  pour  rachat  de  services),  les 
sommeleries,  les  barescep  dont  il  a  les  reliefs  dans 
ces  mêmes  endroits,  les  quatre  deniers  des  ortofs,  un 
pliçon  (vêtement  garni  de  fourrure)  de  la  valeur  de 
14  sols  dû  à  Eblinghem,  une  hueses  (botte,  guêtre)  de 
la  valeur  de  5  sols,  due  à  Staples  et  toutes  les  avoueries 
qui  pouvaient  lui  appartenir,  sauf  celle  de  Morbeke, 
choses  pour  lesquelles  il  était  homme  du  comte  de 
Flandre;  en  échange  desquelles  le  comte  Gui  lui  a 
donné  177  livres,  18  deniers,  monnaie  de  Flandre,  à 
percevoir  annuellement  par  lui  ou  par  ses  hoirs  à 
toujours  mais  sur  le  tonlieu  de  Cassel,  et  pour  laquelle 
rente  lui  et  ses  hoirs  seront  hommes  du  Comte. 

B.  965.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin;  2  pièces,    papier  ; 

1  sceau. 

iSt6-i89fl.  —  i^t-Onter.  —  Compiègne,  le  7  juin 
1310.  Lettres  par  lesquelles  Philippe  le  Bel,  roi  de 


France,  mande  à  son  cher  et  féal  le  comte  de  Flandre, 
de  révoquer  ou  de  faire  révoquer  la  sentence  de 
bannissement  prononcée  par  le  bailli  de  Cassel  ou  son 
lieutenant,  contre  Pierre  Lescnlier,  maïeur  de  St-Omer, 
Guillaume  de  Broubourc  (Bourbourg),  Gilles  Aller, 
Jean  de  Hesdin,  Jacques  Donne,  Jean  Bonenfant, 
échevins,  Brisse  Bonenfant,  Arnoul  Wardecorne, 
Jacques  de  Lève,  Gilles  de  Cassel,  Eustache  Joli, 
Pierre  Leroi,  bourgeois  et  habitants  de  St-Omer, 
détenus  dans  la  prison  du  Roi,  et  que  s'il  veut  pour- 
suivre cette  affaire,  il  ait  à  comparaître  à  Paris  par 
devant  lui,  au  Parlement,  le  jour  fixé  pour  le  bailliage 
d'Amiens.  —  Sans  date  ;  vers  1314.  Requête  présentée 
au  bailli  d'Amiens  par  les  officiers  du  comte  de  Flandre, 
pour  que  certain  prisonnier  qui  avait  été  arrêté  par 
lesdits  officiers  dans  une  rixe  (mêlée)  à  Clairmarais, 
et  avait  été  remis  à  un  sergent  du  Roi  comme  en 
main  souveraine,  soit  rendu  au  comte  de  Flandre  ou  à 
ses  officiers  ;  (au  dos  de  cette  pièce  se  trouve  écrit  que 
le  bailli  d'Amiens  avait  ordonné  sur  cette  requête,  que 
le  prisonnier  en  question  serait  remis  sur  le  lieu  où  il 
avait  été  arrêté,  et  qu'ayant  été  emprisonné,  le  bailli  de 
Cassel  aurait  voulu  mettre  la  main  dessus  au  nom  du 
comte  de  Flandre  qui  avait  seul  le  droit  de  justice 
audit  lieu,  mais  que  le  bailli  de  St-Omer  s'y  étant 
opposé,  le  bailli  d'Amiens  aurait  alors  ordonné  à  un 
sergent  du  Roi  de  prendre  le  prisonnier  et  de  le  mettre 
en  la  main  du  Roi,  comme  souverain.  —  Lille,  le 
16  janvier  1320.  (  «  Apud  bisulam^  die  XVI  mensis 
Januariy  Anno  Do7nini  AP  CCC*  decimo  nono  »). 
Lettres  de  Pierre  Roderic,  chanoine  de  Limoges,  clerc 
du  Roi,  et  de  Pierre  de  Galard,  écuyer,  maître  des 
arbalétriers,  commissaires  du  Roi  en  Flandre,  par 
lesquelles  ils  protestent  auprès  du  comte  de  Flandre 
au  sujet  des  injustices  commises  par  quelques  seigneurs 
de  Flandre  à  l'égard  de  plusieurs  marchands  de 
St-Omer,  lui  recommandent  de  les  faire  réparer  s'il 
ne  veut  pas  que  le  Roi  y  mette  bon  ordre. . —  1322. 
Enquête  faite  pour  savoir  si  les  lagans  ou  relais  et 
jets  de  mer  appartiennent  aux  habitants  de  St-Omer. 
—  Paris,  janvier  1329.  («  Mil  trois  cent  vint  et  huit  »). 
Accord  entre  Robert  de  Flandre,  chevalier,  seigneur 
de  Cassel,  d'une  part,  et  les  maïeur  et  échevins  de  la 
ville  de  Sl-Omer,  d'autre  part,  par  lequel  ledit  Robert 
consent  à  ce  que  les  biens  et  marchandises  des 
bourgeois  et  habitants  de  la  ville  de  St-Omer,  venant 
et  allant  par  mer,  qui  viendraient  à  layuer  (échouéir) 
en  sa  terre,  soit  pour  cause  de  naufrage,  soit  pour 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTHIS.  —  PAYS-BAS.  -  ST-OMER. 


103 


avoir  été  jetés  à  la  mer  afin  d'alléger  les  vaisseaux, 
seront  rendus  auxdits  bourgeois  et  habitants  ;  Robert 
de  Flandre  consent  aussi  à  ce  que  les  héritages 
possédés  par  les  bourgeois  et  habitants  de  St-Omer 
dans  sa  terre,  demeurent  quiltes  et  exempts  de  la  taille 
imposée  pour  la  paix  de  Flandre,  ainsi  que  de  toutes 
autres  exactions  ;  grâce  à  cet  accord  le  procès  mft  en 
Parlement  entre  lesdites  parties  cessera,  —  Mêmes 
lettres. 


B.  96G.  (Carton.)—  4  pièces,  parchemin  ;  4  sceaux  incomplets  ou 

écrasés. 

ISSO-tSSt.  —  i^t-Omer Ypres,  le  17  mars  1330. 

(  «  Le  samedi  apriés  le  mi-quaresme  Van  mil  trois 
ceyis  vint  et  woe/"»).  Quittance  de  Jean  du  Coulommier, 
beourgeois  d'Ypres,  de  la  somme  de  70  livres  de  bons 
vieux  gros  tournois,  pour  le  rachat  d'une  rente  de  120 
livres  parisis  qu'il  avait  droit  de  prendre  sur  les  ôrie/s 
de  Sl-Omer.—  15  août  1330.  Acte  de  ratification  par 
Pierre  du  Coulommier,  docteur  es  lois,  de  la  vente  faite 
au  comte  de  Flandre  de  la  rente  de  120  livres  sur  les 
briefs  de  St-Omcr.  — Paris,  le  26  décembre  1330.  Décla- 
ration donnée  par  Louis,  comte  de  Flandre,  pour  expli- 
quer ces  mots  des  privilèges  des  habitants  de  St-Omer  : 
liberi  sunt  archuep  qui  doivent  s'entendre  qu'ils  sont 
exempts  du  droit  de  lagan  sur  les  anciennes  côtes  de 
Flandre  et  non  pas  sur  les  nouvelles  ou  nouveaux  jets 
de  mer  ;  par  laquelle  il  renonce  aussi  au  procès  que  le 
comte  Robert  avait  fait  auxdits  habitants  pour  les 
imposer  aux  tailles  sur  les  terres  qu'ils  avaient  en 
Flandre,  reconnaissant  qu'ils  en  sont  exempts.  — 
St-Omer,  3  février  1331 .  Lettres  des  maïeur  et  échevins 
de  St-Omer  par  lesquelles  ils  déclarent  que  Louis, 
comte  de  Flandre,  reconnaît  le  privilège  les  exemptant 
du  zewerp  ou  layan  et  Jet  de  mer  ainsi  que  celui  les 
affranchissant  des  tailles  et  exactions  sur  les  terres  et 
héritages  qu'ils  possédaient  en  Flandre. 

B.  967.   (Carton.)  —  0  pièces,  parchemin;  1   rouleau,  papier; 

[\  sceaux  brisés. 

tS7»-tS8t«  —  i^t-Omer.  —  St-Omer,  en  l'abbaye  de 
St-Berlin,  le  16  mai  1379.  Acte  do  la  soumission  faite 
par  les  abbé  et  religieux  de  l'abbaye  de  St-Bertin  au 
jugement  qui  sera  rendu  par  le  comte  de  Flandre  sur 
le  différend  pendant  entre  ladite  abbaye  et  les  maïeur 
et  échevins  de  St-Omer.  —  27  juillet  1381.  Lettres  de 


décharge,  en  faveur  du  sieur  Taffin  de  Mortcamp  et  de 
la  veuve  de  David  Darnehout,  de  l'amende  qu'ils 
avaient  encourue  pour  défaut  de  devoirs  féodaux  pour 
le  fief  de  Walloncappel.  —  Hesdin,  le  25  juillet  1382. 
Lettres  de  non-préjudice  accordées  par  Louis,  comte 
de  Flandre,  aux  habitants  de  St-Omer  qui  avaient  fait 
guet  et  garde  au  château  de  ladite  ville,  aveclaconfir-  ' 
mat  ion  de  tous  leurs  privilèges  ;  sous  le  vidimus  des 
maire  et  échevins  de  cette  ville  en  date  du  27  juillet 
1382.  —  Môme  date.  Lettres  du  rûême  prince 
permettant  aux  habitants  de  St-Omer  d'avoir  six 
eschargaites  (sergents  de  ville)  dans  la  ville  et  la 
banlieue  qui  seront  à  la  nomination  des  échevins  et  que 
le  bailli  sera  obligé  djaccepter  ;  sous  le  même  vidimus 
que  la  pièce  précédente.  — 3  juillet  1383.  Commission 
donnée  par  Guillebert  du  Fresne,  écuyer,  bailli  de 
St-Omer,  à  François  Le  Gupre,  sergent  à  cheval  dudit 
bailliage,  à  l'effet  de  s'informer  sur  le  fait  de  l'appréhen- 
sion et  emprisonnement  de  Henri  Zwanet  pris  dans  le 
parti  des  Anglais  ;  désignation  des  personnes  entendues 
dans  cette  information.  —  1383.  Information  faite  par 
le  bailli  de  St-Omer  sur  le  cas  de  Henri  Zwanet, 
prisonnier,  accusé  d'être  du  parti  des  Anglais. 

B.  Î)G8.  (Carton.)  —  40  pièces,  parchemiu. 

tS8e-t888.  —  lit-Omer.  —  21  novembre  1386. 
Attestation  par-devant  les  maïeur  et  échevins  de  la 
ville  de  St-Omer  par  Catherine  Bortondre  et  Jean 
Lordebarne,  hoirs  de  la  veuve  de  Gui  Poulain,  que  les 
21  sols  pour  le  louage  de  deux  maisonnettes  dans  la 
ruelle  dite  du  Sl-Sépulcre,  ont  été  employés  en  répara- 
tions, et  que  ces  maisonnettes  sont  loujées  à  la  veuve 
Wille  et  à  Ancel  Capelain.  —  1386-1388.  Pièces 
comptables  du  bailliage  de  St-Omer. 

B.  IXK).  (Carton.)  —  1(5  pièces,  parchemin. 

tS8#«  —  i^t-Omer.  —24  juin  au  H  décembre  139(). 
Étal  des  ventes  et  reliefs  échus  et  advenus  dans  le 
bailliage  et  au  château  de  St-Omer,  dressé  par  le  bailli 
Perceval  Dimichin.  —  4  août  1390.  Copie  des  lettres  de 
Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne  prorogeant  pour 
trois  ans  l'octroi  précédemment  accordé  et  qui  finissait 
à  la  Chandeleur  1391,  en  vertu  duquel  les  maire  et 
échevins  de  St-Omer  sont  autorisés  à  lever  des  impôts 


104 


ARCHIVES  DU  NORD. 


sur  les  vins,  bières  et  autres  boissons,  afin  de  subvenir 
aux  charges  de  la  ville,  à  condition  que  les  habitants  lui 
payeront  chaque  année  2.000  francs  d*or.  —  St-Omer 
le  5  août  1390.  Lettres  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
ordonnant  à  son  receveur  de  St-Omer  de  payer  à 
messire  Jean  Paschavant,  chapelain  de  la  chapelle  du 
St-Esprit  à  St-Omer,  la  rente  annuelle  de  8  livres  à 
laquelle  lui  donne  droit  sa  chapellenie  (vidimus  sous 
le  scel  des  échevins  de  St-Omor,  en  date  du  16  avril 
1476).  —  10  août  1390.  Attestation  par  Colard,  sire 
d'Isque,  que  le  duc  de  Bourgogne  Ta  déchargé  de  la 
somme  de  cent  sols  parisis  en  laquelle  il  était  tenu 
envers  ce  prince  pour  la  chevalerie  de  Mgr  le  comte 
de  Nevers,  son  fils  aîné,  à  caisse  d'un  fief  situé  à 
Verdinghem  mouvant  du  château  de  St-Omer. — 1390. 
Pièces  comptables  de  la  recette  de  Hugues  Coquillan, 
receveur  do  St-Omer. 

B.  970.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin. 

tS8#-t400 —  filt-Omer.  —  St-Omer,  7  juillet  1392. 
Lettres  par  lesquelles  Philippe  le  Hardi,  duc  de 
Bourgogne,  concède  à  la  ville  de  St-Omer  une  conti- 
nuation d*octrois  sur  les  vins,  bières  et  autres  boissons 
pour  trois  ans,  afin  de  subvenir  aux,  frais  des  répara- 
tions faites  et  à  faire  à  ses  fortifications  (vidimus  sous 
le  scel  d'Âléaume  de  Longpré,  bailli  de  St-Omer,  en 
date  du  27  mai  1395).  —  Conflans-lez-Paris,  le  3  février 
et  Arras,  le  23  février  1397.  Lettres  de  garantie  donnée, 
par  les  duc  et  duchesse  de  Bourgogne  pour  le  rem- 
boursement d'une  somme  de  4.000  francs  d'or  que 
leur  a  avancée  la  ville  de  St-Omer  pour  leurs  grandes 
nécessités  et  surtout  pour  le  rachat  de  quelques  forte- 
resses. —  Paris,  le  19  décembre  1400.  Lettres  de 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  accordant  à  la  ville  de 
St-Omer  la  continuation  du  droit  de  lever  des  impôts 
sur  les  vins,  bières  et  autres  objets  de  consommation 
pendant  trois  ans. 

B.  971.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin. 

t409-t4i4.  —  St-Omer,  23  février  1402.  Lettres  de 
Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne,  portant  renou- 
vellement pour  quatre  années  des  octrois  sur  les  vins, 
bières  et  autres  boissons  qui  se  débitent  à  St-Omer.  — 
18  mars  1405.  («  M  CCCC  et  quatre  »j.  Lettres  des 
échevins  de  St-Omer  au  sujet  de  l'octroi  que  le  duc  de 
Bourgogne  leur  a  accordé  pour  subvenir   à   l'aide 


demandée  pour  le  mariage  d'Antoine  de  Bourgogne. — 
16  mai  1410.  Sentence  au  sujet  du  curage  d'une 
rivière,  rendue  par  le  bailli  de  St-Omer  dans  le  procès 
entre  les  tuteur  et  curateur  de  Jean  de  Bermellez,  fils 
mineur  de  feu  Robert  de  Bermellez,  d'une  part,  et  les 
religieux  de  St-André-lez-Aire,  d'autre  part.  — 
3  juillet  1414.  Prorogation  d'octroi  accordée  par  le 
duc  de  Bourgogne  à  la  ville  de  St-Omer. 

B.  072.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin. 

1415-1418.  —  St-Omer,  4  février  1 415.  (<^  M  CCCC 
et  XrV  i>).  Prorogation  d'octroi  accordée  à  la  ville  de 
St-Omer,  par  Philippe,  comte  de  Charolais,  en 
l'absence  de  son  père  le  duc  Jean  Sans  Peur  qui  lui  a 
remis  le  gouvernement  des  étals  de  Flandre  et  d'Artois. 

—  r*"  septembre  1416.  Don  par  le  duc  de  Bourgogne  à 
Antoine  de  Wissoc,  son  conseiller,  de  la  collation  de 
la  chapelle  du  château  de  St-Omer.  —  10  juin  1417. 
Lettres  par  lesquelles  le  duc  Jean  Sans  Peur  concède 
une  diminution  d'impôts  aux  habitants  de  St-Omer 
qui  lui  sont  venus  en  aide  lorsqu'il  a  levé  de  l'argent 
à  l'occasion  des  guerres.  —  9  avril  1418.  Charte  par 
laquelle  le  comte  de  Charolais,  agissant  pour  et  au 
nom  du  duc,  son  père,  absent,  autorise  la  ville  de 
St-Omer  à  constituer  des  rentes  sur  son  domaine 
communal  jusqu'à  concurrence  de  la  somme  de 
200  écus  d'or,  somme  octroyée  par  elle  au  duc  de 
Bourgogne  eu  considération  des  pressantes  nécessités 
du  Royaume. 

B.  973.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

t49&-l447.  —  St-Omer,  4  décembre  1425. 
Vidimus  par  les  échevins  de  St-Omer,  du  privilège 
par  lequel  Robert,  comte  d'Artois  leur  a  conféré,  en 
1294,  la  haute  justice  de  Beaumont,  Kiervale,  Blan- 
decques  et  autres  lieux.  —  2  juin  1431 .  Arrêt  du  Conseil 
de  Flandre  exemptant  les  bourgeois  de  St-Omer  du 
tonlieu  de  Gra vélines  et  de  Nieuport.  —  2  mars  1433. 
Déclaration  des  assises  courant  en  la  ville  de  St-Omer. 

—  14  août  1447.  Information  faite  par  Philippe  de 
Nanterre,  conseiller  et  maître  des  requêtes  de  l'hôtel, 
et  Louis  Domessent,  secrétaire  du  duc  de  Bourgogne, 
sur  certains  faits  et  articles  reprochés  à  Philippe 
Dessus  St-Légier,  clerc  et  secrétaire  de  la  ville  de 
St-Omer. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  TOURNEHEM. 


105 


B,  974.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 

1  sceau  incomplet. 


K  —  SMImer.  —  Paris,  le  20  juillet 
1448.  Sentence  du  Parlement  au  sujet  de  différends 
survenus  entre  Tévêché  de  Thérouane  et  la  ville  de 
Sl-Omer.  —  12  février  1449.  Noms  des  personnes 
ayant  pris  des  rentes  viagères  sur  la  ville  de  Sl-Omer. 
—  31  janvier  1450.  Commission  de  conseiller  de  la 
viUe  de  St-Omer  pour  David  Daverhout,  écuyer.  — 
12  juillet  1468.  Acte  par  lequel  les  maïeur  et  échevins 
de  St-Omer  s'engagent  vis-à-vis  de  Charles,  duc  de 
Bourgogne,  à  décharger  son  domaine  de  ladite  ville, 
de  la  somme  de  212  livres,  13  sols  tournois,  en  punition 
de  quelques  désobéissances  et  commotions  faites  contre 
les  droits  et  hauteurs  dadit  duc  par  quelques  habitants 
de  la  ville.  —  1469.  Vidimus  des  lettres  d'affermage 
du  bailliage  de  la  terre  et  de  la  banlieue  de  Zuytcoote, 
près  de  Dunkerque,  situé  en  Flandre  mais  appartenant 
au  duc  de  Bourgogne  à  cause  de  son  comté  d'Artois 
et  relevant  du  bailliage  de  St-Omer. 


B.  975.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier  ; 

1  sceau. 


i489-i4IMI«  —  SMImer.  —  Orléans,  le  3  janvier 
1487  ?  Lettres  de  Charles  VIII,  roi  de  France,  à  son 
amé  cousin  le  duc  de  Saxe,  par  lesquelles  il  le  prie  de 
veiller  à  la  conservation  de  la  ville  de  St-Omer  que 
quelques  malveillants  voulaient  remettre  entre  les 
mains  des  Anglais  au  préjudice  de  Tarchiduc 
d'Autriche  (Signature  autographe  de  Charles  VIII).  — 
Octobre  1488  ;  28  février  1489.  Pièces  relatives  à  la 
réduction  de  la  ville  de  St-Omer  sous  l'obéissance  de 
Tarchiduc  Maximilien.  —  Malines,  le  5  mars  1489. 
Vidimus  des  lettres  de  commission  accordées  par  le 
roi  des  Romains  Maximilien,  à  messire  Charles  de 
Saveuse  et  à  Georges  de  Benstain,  chevaliers,  pour 
pouvoir  délivrer  des  lettres  de  rémission  et  nommer 
aux  offices  vacants  à  St-Omer  et  autres  lieux.  — 
10  février  1496.  Obligation  par  laquelle  les  habitants 
de  St-Omer  s'engagent  à  payer  à  la  recette  du  domaine 
de  cette  ville,  la  somme  de  60  sols  parisis,  due  pour 
l'octroi  qui  leur  a  été  accordé  de  pouvoir  établir  un 
minck  pour  la  vente  du  poisson  de  mer.  —  12  juin 
14...  Quittance  délivrée  par  Jean  Lapersonne  de  la 
somme  de  10  livres  qu'il  a  reçue  du  receveur  de 
St-Omer. 


B.  976.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  4  pièces  et  1  cahier, 

10  feuiUets.  papier. 

i5ee-iMO.  —  SMImer.  —  St-Omer,  le  21  juin 
1506.  Lettre  de  Gordian  Gilleman,  receveur  de  St- 
Omer,  aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille, 
au  sujet  des  rentes  dues  à  la  Bonne  Maison  des  Malades 
bourgeois.  — 14  mars  1519.  Instructions  touchant  le 
rachat  des  terres  et  seigneuries  d'Éperlecques  et 
Bois  de  Beauloo.  —  Bruxelles,  lé  12  septembre  1531. 
Ordonnance  de  l'empereur  Charles -Quint  portimt 
réunion  de  neuf  fiefs  avec  une  maison  à  St-Omer, 
en  un  seul  fief  sous  le  nom  de  Sainte-Aldegonde.  — 
2  août  1549.  Procès-verbal  du  serment  prêté  par  le 
prince  d'Espagne  Philippe,  de  maintenir  les  privilèges 
et  libertés  de  la  ville  de  St-Omer  et  de  celui  de  fidé- 
lité prêté  à  ce  prince,  leur  futur  souverain,  par  les 
habitants  de  cette  ville.  —  Sans  date  ;  XVP  siècle. 
Projet  d'ordonnance  de  l'empereur  Charles  -  Quint 
accordant  aux  maïeur,  échevins  et  communauté  de 
St-Omer,  le  droit  de  lever  certaines  asseyes  sur  le  pain, 
le  blé,  le  vin,  etc.,  pour  subvenir  au  payement  des 
gens  de  guerre  chargés  de  faire  guet  et  garde  dans 
ladite  ville.  —  Sans  date  ;  XVP  siècle.  État  des  frais 
faits  pour  dresser  la  carte  des  bois  et  marais  litigieux 
entre  le  domaine  de  St-Omer  et  les  religieux  de  Clair- 
marais. 


B.  977.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

iS^ft-Comiiieiieeiiieiit    du     XV    siècle.     

Tournelieiii.  —  Comptes  des  bailliage  et  châtellenie 
de  Toumehem  de  1385  à  1389.  —  Arras,  le  17 juin,  sans 
date  d'année  ;  commencement  du  XV'  siècle.  Lettre 
de  la  duchesse  de  Bourgogne,  comtesse  de  Flandre, 
d'Artois  et  de  Bourgogne,  au  vidame  d'Amiens  et  à 
maître  Thierry  Gherbode,  au  sujet  des  garnisons  de 
gens  de  guerre  que  le  comte  de  St-Pol  devait  mettre 
dans  les  châteaux  de  Toumehem,  La  Montoire  et 
Éperlecques. 

B.  978.  (Carton.)  —  8  pièces,  papier. 

tftti-i««9.  —  Toumelieni.  —  Sans  date  ;  vers 
1511.  Mémoire  et  consultation  juridique  concernant  les 
droits  de  l'archiduc  Charles  d'Autriche  sur  le  comté 
de  Guines  et  la  seigneurie  de  Tournehem.  —  Paris, 
le  20  février  1516.  Copie  des  lettres  de  relief  accordées 


Nord.  —  Sbrib  B.  —  Tobœ  I.  (2*  Partie). 


14 


i06 


ARCHIVES  DU  NORD. 


par  le  roi  François  1"  à  Charles,  archiduc  d'Autriche, 
qui,  ayant  pris  fait  et  cause  dans  le  procès  pendant 
entre  le  sieur  de  la  Gruthuse,  demandeur,  et  le  sieur 
de  Beveren  et  deTourneliera,  défendeur,  avait  déclaré 
dans  ses  écritures  que  la  terre  de  Toiirnehem  était 
tenue  et  avait  été  réunie  au  comté  d'Artois;  il  est 
stipulé  que  cette  déclaration  ne  pouvait  tourner  au 
préjudice  de  TArchiduc.  —  7  août  1559.  Lettre  des  gens 
du  conseil  d'Artois  au  roi  de  France  relativement  au 
reMef  que  Jacqueline  de  Bourgogne,  dame  de  Crunin- 
gem,  prétendait  faire  de  la  terre  de  Tournehem, 
comme  héritière  d'Antoine,  bâtard  de  Bourgogne,  son 
aïeul.  —  Juin  1662,  Avis,  requêtes  et  correspondance 
au  sujet  des  prétentions  de  la  France  sur  Audruick, 
Tournehem  et  Brédenarde. 


B.  ÎHÎ).  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  2  pièces,  papier; 
quelques  fragmente  de  sceaux. 


i««8-i«&9.  —  Pays  de  Lansle.  —  Janvier  1228. 
(«  Actiim  anno gratie  M^  CC^  XX^  VIP^,  menscjanua' 
rio  »).  Lettres  de  Jean  do  la  Chaussée  (de  Calceia), 
chevalier,  reconnaissant  que,  par  accord  avec  Robert, 
avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune  et  de  Tenremonde, 
au  sujet  de  sa  terre  de  Langle,  qui  avait  appartenu  à 
feu  Baudouin,  comte  d'Aumale,  oncle  de  sa  femme  et 
dudit  Robert,  il  a  été  dit  que  si  ledit  Jean  se  trouve 
avoir  des  droits  sur  cette  terre,  Robert  lui  en  donnera 
la  moitié  héréditairement  ;  si  au  contraire,  il  n'a  aucun 
droit,  le  seigneur  de  Béthune  lui  en  donnera  telle 
portion  que  bon  lui  semblera.  —  Arras,  1248.  («  Actnm 
apud  Attrehatuni^  anno  Domini  milleshno  ducente- 
sirno  quadragenmo octavo»),  LettrcsdeRobert,  comte 
d'Artois,  accordant  à  ses  hommes  du  pays  de  Langle 
une  loi  et  li&ffre  dont  les  principaux  articles  sont  les 
suivants  :  celui  qui  volera  un  marchand  dans  la  rue 
sera  pendu  et  on  prendra  sur  ses  biens  le  double  de  la 
valeur  de  la  chose  volée  pour  indemniser  le  marchand 
et  le  reste  des  biens  sera  dévolu  au  Comte  ;  —  celui 
qui  sera  convaincu  d'avoir  volé  et  dépouillé  un  homme 
mort,  perdra  sa  tête  et  la  chose  volée  sera  rendue  aux 
héritiers  du  volé  ;  les  biens  du  voleur  seront  dévolus 
au  Comte  ainsi  que  le  produit  du  vol  si  le  volé  n'a  pas 
d'héritiers  ;  —  celui  qui  portera  un  couteau  dans  une 
gaînc  sera  passible  d'une  amende  de  60  sols  envers  le 
Comte  ;  s'il  le  tire  contre  quelqu'un,  l'amende  sera  de 
10  livres  ;  s'il  blesse  son  adversaire  il  perdra  la  main  ; 


s'il  le  lue,  il  aura  la  tète  tranchée  ;  il  en  sera  de  même 
en  cas  de  torcoise  (violence)  ;  —  si  quelqu'un  abat  une 
maison  ou  un  mur  et  s'il  est  convaincu  du  fait,  il  payera 
une  amende  de  12  livres  ;  l'amende  sera  double  si  le 
fait  a  lieu  contre  une  église  ;  en  outre,  les  malfaiteurs 
payeront  10  sols  au  propriétaire  et  seront  tenus  de  le 
dédommager  des  dégâts  ;  —  celui  qui  maltraitera  sa 
femme  (inulierem)  et  déchirera  ses  vêtements  payera 
auComte  uneamende  de  60sols  et  20solsde  dommages- 
intérêts  à  sa  femme  ;  il  en  sera  de  même  dans  le  cas 
où  la  femme  battrait  son  mari  ;  —  celui  qui  crèvera 
un  œil  ou  cassera  un  membre  à  autrui,  perdra  un  œil 
ou  le  même  membre  que  celui  qu'il  aura  brisé  ;  —  nul 
ne  pourra  établir  d'assise  ou  do  taille  dans  le  pays  de 
Langle  si  ce  n'est  le  Comte  ;  celui  qui  sera  convaincu 
d'avoir  transgressé  cet  article  perdra  ses  biens  qui 
seront  confisqués  au  profit  du  Comte  ;  —  aucune  vérité 
(tribunal,  justice)  excepté  to  franche  vérité^  ne  peut 
être  tenue  sinon  convoquée  par  la  loi  (corps  des 
échovins)  pour  chose  qui  la  concernera  ;  si  quelqu'un 
est  convaincu  de  n'avoir  pas  dit  la  vérité  après  en 
avoir  été  requis,  il  payera  au  Comte  60  sols  d'amende  ; 
—  ceux  qui  joueront  aux  dés  ou  aux  osselets  {taloruni), 
payeront  au  Comte  une  amende  de  60  sols  ;  le  jeu 
d'échecs  est  autorisé  ;  le  propriétaire  de  la  maison  où 
Ton  jouera  des  jeux  défendus  devra  une  amende  de 
60  sols  au  Comte.  Toutes  ces  lois  sont  édictées,  en 
réservant  toutefois  les  droits  des  hommes  fieffés  du 
Comte  qui  jugeront  dans  toute  la  terre  de  Langle 
comme  les  autres  hommes  fieffés,  ceux  du  Comte,  de 
l'église,  du  châtelain  et  de  tous  ses  hommes.  Vidimus 
et  confirmation  d'octobre  1329  ;  — idem,  du  27  octobre 
1330  ;  —  idem,  du  17  mai  1361  ;  —  idem,  du  24  janvier 
1366-1367  (n.  st.)  ;  —  idem,  du  30  mars  1421.  —  1"  avril 
1257. («  En  lan  de  V  Incarnation  Nostre  SeignettrJesu 
Crist^  mil  deus  cens  et  chinquante  et  six,  le  jour  de 
Pasqucs  flories  »).  Lettres  d'Arnould,  comte  de  Guines, 
déclarant  que  les  habitants  du  pays  de  Langle  lui  ont 
accordé  ainsi  qu'à  ses  gens  la  permission  de  construire 
un  esseau  (conduit  pour  l'écoulement  des  eaux,  canal 
navigable)  dans  ledit  pays  de  Langle  ;  ce  dit  esseau  ou 
canal  commencera  à  la  maison  de  Wautier  Mine  pour 
se  terminer  où  l'on  jugera  à  propos,  avec  promesse  de 
le  faire  de  façon  à  ce  qu'il  soit  pourvu  d'un  rivage 
(chemin  de  halage)  et  à  porter  des  bateaux  assez 
grands  pour  contenir  quatre  milles  pesant  de  tourbe. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LIl.LE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  —  PAYS  DE  LANGLE.  -  EPERLECQUES.  107 


B.  980.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 


—  Pays  de  Lancle.  —  26  octobre  et 
novembre  1364.  Adhéritement  de  la  terre  dite  le  Monte^ 
gisant  au  pays  de  Langle,  que  Guillaume  de  Wailly 
tient  à  cens  et  à  rente  de  Marguerite,  comtesse  d'Artois, 
de  Flandre  et  de  Bourgogne. 


B.  981.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ; 
6  pièces  et  2  cahiers,  It  feuillets,  papier  ;  2  sceaux. 

t4MI-i4ll6.  —  Pays  de   liann^le.  —  A  mai   et 

28  juillet  1 426.  Lettres  de  Pierre  Des  Singes  aux  gens 
de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille,  au  sujet  des 
terres  gâtées  du  pays  de  Langle,  sur  lesquelles  François 
Le  Mol,  bailli  de  Bourbourg,  avait  attiré  l'attention  du 
prince.  —  Octobre  1439.  Déclaration  des  terres  vagues 
trouvées  dans  le  pays  de  Langle.  —  Gand,  16  juillet 
1447.  Arrentement  perpétuel  par  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  au  profit  de  May  Carreux,  de  284  mesures 
de  terre,  sises  au  pays  de  Langle,  à  charge  de  3  sols 
de  rente  annuelle.  —  24  mai  1448.  Lettres  de  Jacques 
de  Raqueru,  bailli  du  pays  de  Langle,  au  sujet  de  la 
rente  due  au  duc  de  Bourgogne  sur  284  mesures  de 
terre  sises  au  pays  de  Langle.  —  Août  1449.  Enquête 
sur  le  bien  fondé  d'une  réclamation  du  seigneur  de 
Noyelles,  châtelain  du  pays  de  Langle,  qui  revendi- 
quait, à  cause  de  son  office,  la  moitié  du  produit  d'une 
confiscation  «  advenue  audit  pays  par  le  désespoir  de 
Georges  Le  Piet,  de  Brédenarde  ».  —  1449.  Requête 
adressée  aux  gens  des  Comptes  à  Lille  par  ledit 
seigneur  de  Noyelles,  demandant  la  constatation  de 
ses  droits  en  matière  d*amendes  et  de  confiscations  dans 
le  pays  de  Langle.  —  1494-1495.  Information  au  sujet 
de  la  diminution  de  la  recette  du  pays  de  Langle  et  de 
Brédenarde. 


B.  982.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

tftSt-tftSft.  —  Pays  de  Langle.  — 1522.  Mémoire 
présenté  par  les  officiers  du  conseil  de  l'Empereur  à 
St-Omer,  sur  les  privilèges  des  habitants  du  pays  de 
Langle  en  matière  de  juridiction.  — 1528-1535.  Extraits 
des  comptes  d'Audruicq,  rendus  par  François  Hanon 
au  marquis  d'Arschot  concernant  les  réparations  des 
ponts  sur  le  Gratch  au  pays  de  Langle  et  sur  la  rivière 
de  Poël-Velt. 


B.  083.  (Carton.)  —  1  pièce,  4)archcmin  ;  34  pièces,  papier. 

tftift-t««9.  —  Audrulek  et  Brédenarde.   — 

12-27  décembre  1515.  Lettres  royaux  portant  relief 
d^appel  de  la  sommation  faite  par  les  bailli,  officiers  et 
francs  hommes  de  la  ville  d'Ardres  et  comté  de  Guines, 
à  quelques  brasseurs  de  ne  vendre  la  bière  qu'à  un 
certain  prix.  —  15  septembre  1524.  Promesse  de 
Philippe,  seigneur  de  Croy,  pour  lui  et  ses  hoirs,  de 
remettre  après  son  décès  aux  mains  de  l'Empereur,  les 
terres  et  seigneuries  d'Audruick  et  de  Brédenarde,  en 
l'état  où  elles  étaient  le  jour  où  elles  lui  furent  données 
au  mois  de  juin  1524.  —  1586.  Pièces  concernant  les 
domaines  et  moulins  d'Audruick.  —  Sans  date; 
XVr  siècle.  Instruction  et  avis  pour  maintenir  les 
droits  du  Roi  Catholique  sur  le  pays  de  Brédenarde  et 
quatre  villages  en  dépendant  comme  étant  de  la 
mouvance  du  comté  d'Artois,  à  rencontre  des  préten- 
tions des  baillis  d'Ardres,  d'Amiens  et  de  Montreuil. 
—  Sans  date  ;  XVP  siècle.  Inventaire  des  pièces  et  titres 
fournis  par  la  marquise  de  Renty  à  la  Chambre  des 
Comptes,  au  sujet  de  l'entretien  des  ponts  sur  le  Gracht 
qu'on  prétendait  être  à  sa  charge  à  cause  des  marais 
d'Audruick  dont  elle  était  propriétaire.  —  Novembre 
1662.  Requête  et  avis  sur  l'obligation  dans  laquelle  le 
Roi  se  trouve  en  qualité  de  seigneur  dominical  de 
donner  une  verrière  à  ses  armes  à  chacune  des  quatre 
églises  du  pays  de  Brédenarde,  démolies  par  la  rigueur 
de  la  guerre  et  que  Ton  reconstruit. 

B.984.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  1  sceau  écrasé. 

iSI»»-tft««.— Éperleeqae«.— 1389-1390.  Exploits 
et  droiciures  faits  Giadve7iusenla  châtellenied'Éper- 
lecques.—  24  juin  1390-24 juin  1391.  État  des  exploits, 
ventes  et  reliefs  échus  et  advenus  dans  le  bailliage  du 
château  d'Eperlecques ,  dressé  par  AUéaume  de 
Loncprey,  écuyer,  bailli  dudit  château.  —  1519-1522, 
Lettres  d'engagement  de  la  terre  d'Eperlecques  et  des 
bois  de  Beauloo  en  faveur  de  Guillaume  de  Croy, 
seigneur  de  Chièvres,  datées  de  Barcelone  le  22  février 
1519,  style  d'Espagne  (l'année  commençant  à  Noël). — 
Quittance  du  prix  de  la  dite  terre,  délivrée  par  Mahe 
de  Hamal  quand  elle  avait  été  retirée  de  ses  mains,  et 
promesse  de  Guillaume  de  Croy,  duc  de  Solre, 
marquis  d'Arschot,  seigneur  de  Chièvres,  de  rendre 
au  roi  Charles  de  CastiUe  les  terres  d'Eperlecques  et 
bois  de  Beauloo  en  Artois,  moyennant  les  sommes  pour 


i08 


ARCHIVES  DU  NORD. 


lesquelles  la  dite  terre  et  ledit  bois  lui  avaient  été 
engagés,  en  date  du  3  avril  1519,  style  d'Espagne. 
(Ces  deux  pièces  sont  transcrites  au  dos  de  la  précé- 
dente). —  12  mars  1522.  Lettres  par  lesquelles  le 
comte  de  Mèghen,  seigneur  de  Humbercourt,  s'engage, 
pour  lui  et  ses  hoirs,  à  rendre  &  TEmpereur  et  à  sas 
successeurs,  comtes  d'Artois,  la  terre  d'Eperlecques  et 
le  bois  de  Beauloo  qu'il  tient  en  gagerie  dudit  Empereur 
au  rachat  de  la  somme  de  28.000  livres  de  40  gros. 

B.  985.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  4  pièces, 
papier  ;  3  sceaux  écrasés. 

t«8«-i4to.  —  DlvcH.  —  16  juillet  1282.  (<:  Datum 
anno  Domini  AP  CC*  octogesimo  secundo,  feria 
quinta  ante  /estimi  béate  Marie  Magdalene  »). 
Lettres  des  échevins  de  Guines,  d'Ardres  et  du  pays 
de  Brédenarde,  nommant  des  députés  chargés  de 
déterminer  la  quotité  du  subside  à  payer  au  comte 
d'Artois.  —  Paris,  en  Parlement,  le  8  juin  1386.  Arrêt 
du  Parlement  en  faveur  des  baillis,  échevins,  et 
communauté  de  la  ville  de  Thérouane,  condamnant 
les  doyen  et  chapitre  de  l'église  de  la  dite  ville  à  payer 
les  droits  d'octroi  et  assises  accordés  à  ladite  ville  pour 
réparer  les  fortifications,  à  l'occasion  du  vin  que  ledit 
chapitre  avait  fait  vendre  par  Jean  de  Creskes  dans 
une  maison  lui  appartenant.  —  15  juillet  1391.  Acte 
par  lequel  Wallerand  de  Luxembourg,  comte  de  Liney 
et  de  St-Pol,  lève,  à  la  prière  de  Mahaut  de  Héduquem, 
veuve  de  Charles  Edri,  la  main  mise  par  Robert  de 
Fiennes,  son  oncle,  sur  une  terre  sise  à  Tingry.  — 
6  octobre  1397.  Accord  entre  le  duc  de  Bourgogne, 
d'une  part,  le  sire  de  Lisques  et  dame  Catherine  de 
Wattènes,  son  épouse,  d'autre  part,  au  sujet  des  droits 
seigneuriaux  que  réclamaient  lesdils  époux  sur  les 
villes,  terres,  eaux,  mares,  rivières,  etc.,  des  fiefs  de 
Wattènes  et  de  Coût.  —  4  mars  1428.  Mandement 
prescrivant  une  enquête  sur  les  entreprises  faites  sur 
le  domaine  du  duc  de  Bourgogne,  à  la  faveur  des 
nombreuses  occupations  de  celui-ci,  par  certains 
seigneurs  du  comté  du  Boulonnais,  spécialement  dans 
les  bois  et  forêts  de  Hardeloo  et  de  Suresnes,  entre 
autres  par  Simon  de  Flamezelle,  Robert  Aunoy  et 
Guillaume  de  le  Haye.  —  16  et  17  novembre  1429. 
Instances  soutenues,  par  le  procureur  général  du 
comté  de  Boulogne  contre  certains  habitants  de 
Brunembert  qui  refusaient  de  payer  les  rentes  dues  au 
domaine;  par  l'abbaye  de  St-Josse-au-Bois  dite  de 


Dammartin,  contre  Fremin  de  Cromont,  qui  niait  le 
scel  aux  causes  des  maire  et  échevins  d'Abbeville, 
appendu  à  un  bail  entre  lui  et  les  religieux  de  ladite 
abbaye. 

IjAYETTE  44.  —  Bapaume. 

B.  986.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,papier. 


t)iOi-t9M.  —  Bapaniiie.  —  Avril  1201 .  (<^  Actum 
anno  Dominice  Incarnationis  millésime  ducente- 
simo  primo,  mense  Aprili  »).  Lettres  par  lesquelles 
Gérard  Lenoir,  bourgeois  d'Arras,  déclare  que  noble 
homme  le  seigneur  de  Béthune,  avoué  d'Arras, 
(Guillaume  le  Roux),  a  consenti  à  sa  prière  et  à  celle 
de  Gilles,  châtelain  de  Bapaume  et  seigneur  de 
Beaumetz,  sauf  son  droit  de  seigneur  féodal,  à  ce  que 
Nicolas  Lenoir,  son  père  et  lui,  jouissent  de  la  terre  de 
Croisilles,  engagée  par  le  châtelain.  Le  droit  de  l'avoué 
est  tel  que,  si  le  châtelain  ne  remplit  pas  ses  devoirs 
envers  l'avoué,  celui-ci  pourra  saisir  sa  terre  comme  si 
elle  n'était  pas  engagée  et  comme  son  fief,  et  que  si,  au 
contraire,  Gérard  et  son  père  rendent  à  l'avoué  les 
devoirs  qui  lui  sont  dus  selonlejugementdeseshommes, 
ils  pourront  jouir  tranquillement  de  cette  terre.  — 
Mai  1202.  Enquête  de  Capy  sur  le  péage  de  Bapaume 
(1).  —  Avril  1203.  (^nAnno  Verbi  Incarnait  mille- 
simo  ducentesiyno  tercio,  mense  Aprili  */  Lettres  de 
Gilles,  châtelain  de  Bapaume,  seigneur  de  Beaumetz, 
déclarant  que  Guillaume,  avoué  d'Arras,  seigneur  do 
Béthune,  a  confirmé  la  vente  de  la  terre  de  Croisilles, 
faite  à  Gérard  Lenoir  (Negro),  et  à  Nicolas,  son  père, 
bourgeois  d'Arras.  —  Gouy,  septembre  1216. 
(<ii  Actum  aptul  Gouy,  anno  Do?nini  MCC  sexto 
decimo,  mense  septembri  >).  Lettres  de  R.  (Raoul), 
évêque  d'Arras,  déclarant  que  Guillaume  de  Gouy  a 
reconnu  que  sur  l'aumône  donnée  par  Gui,  son  père, 
le  prêtre  de  Gouy  doit  percevoir  annuellement  seize 
sous  monnaie  courante,  dix  chapons  et  quatre 
mencauds  de  blé. 

B.  987.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  1  sceau  brisé. 

t«9»-ttO«.  —  Bapaame.  — -  Paris,  juillet  1279. 
("«  Actum  Pa7Hsius,  anno  Domini  AT  ducentesimo 

(1)  Voir  plus  haut  Farticle  BSM  (Tome  !«',  1"»  partie,  p.  347. 
Layette  du  Commerce). 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  --  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  BAPAUME. 


109 


septiuigéshno  nono,    mense   Julio  i>).   Lettres  par 
lesquelles  Philippe,  roi  de  Franjce,  (Philippe  le  Hardi) 
déclare  que  comme  une  difficulté  était  pendante  devant 
sa  cour  de  parlement  entre  les  prévôt,  jurés  etbourgeois 
de  Tournai,  d'une  part,  et  Robert,  comte  d'Artois,  son 
cousin  et  ses  receveurs  du  péage  de  Bapaume,  d'autre 
part,  sur  ce  que  les  habitants  de  Tournai  disaient  qu'ils 
étaient  dans  l'usage  depuis  longtemps  de  faire  conduire 
leurs  avoirs  partout  où  ils  le  voulaient  et  en  employant 
les  voitures  que  bon  leur  semblait,  sans  rien  payer  au 
péage  de  Bapaume,  à  moins  qu'ils  ne  passassent  par 
cette  ville  même  ;  le  comte  d'Artois  et  son  receveur 
prétendaient  le  contraire,  alléguant  que  personne  n'est 
exempt  de   ces  droits    si  ce  n'est  les  habitants  du 
Ternois,  du  Boulonnais,  de  Normandie,  de  Corbie,  du 
Ponthieu,  de  Beauvais,  de  Cambrai  et  de  Fauquem- 
bergue;  des  témoins  ayant  été  ouïs  de  part  et  d'autre, 
il  a  été  jugé  parla  cour  que  les  bourgeois  de  Tournai 
avaient  le  droit  de  faire  passer  leur  avoirs  par  les 
chemins  et  voitures  qu'ils  jugeaient  le  plus  convenable 
sans  payer  le  péage  de  Bapaume,  si  ce  n'est  lorsqu'ils 
traverseraient  cette  ville  (vidimus  sous  le  scel  de  Jean, 
seigneur  de  FoUeville,  en  date  du  27  mai  1391,  avec 
d'autres  lettres  de  novembre  1390  et  du  2  janvier 
1391).  —  Paris,  août  1283.  (<^  Actum  Parisius,  anno 
Lomini  M°  CC^  octogesimo  terciOy  mense  Augusto  »). 
Sentence  arbitrale   rendue  par  Th.  évêque  de  Dol 
(Thiébaut  de  Pouancé),  et  Mathieu,  abbé  de  St-Denis, 
par  laquelle  un  marchand  de  Laon  qui  avait  fait  passer 
des  marchandises  à  Paris  sans  payer  les  droits  du 
péage  de  Bapaume  et  des  autres  péages  de  Nesle,  Roye, 
Compiègne   et    Crépy,    est  déclaré    exempt   de   la 
confiscation  desdites  marchandises,  à  cause  des  privi- 
lèges que  la  ville  de  Laon  possède  de  temps  immé- 
morial à  l'égard  desdils  péages,  en  laissant  toutefois 
l'amende  qui  aurait  pu  être  encourue  à  l'arbitrage  du 
bailli  de  Vermandois  (vidimus  de  Mourand  Desquennes, 
garde  du  scel  de   Vermandois,  en  date  du  15  mai 
1419).  —  Paris,  le  29  janvier  1292.  (<s^Actum  ParisiuSj 
(lie  martis  ante  Purificationem  béate  Marie  VirginiSy 
anno  Domini  millesimo  ducentesimo  nonagesimo 
primo  i>).  Philippe,  roi   de  France  (Philippe  le  Bel), 
mande  à  maître  Jacques  de  Gand, archidiacre  de  l'église 
de  Tournai,  et  à  Philippe  de  Guyencourt,  chevalier,  de 
recevoir    les  dépositions  des  personnes  qui  seront 
appelées  à  témoigner  dans  l'affaire  pendante  devant  sa 
cour  (in  curia  nostra)  entre  le  comte  de  Flandre  et 
les  péagers  (pedagiaros)  de  Bapaume,  et  de  les  lui  faire 


tenir  dans  son  prochain  parlement  par  maître  Jean  de 
Villars,  clerc. 

B.  988.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier  ; 

2  sceaux. 

iSi9-i849.  —  Bapaume.  —  Paris,  en  Parlement, 
le  29  novembre  1318.  («  Die  pentdtima  novembris  »^. 
Arrêt  du  Parlement  prononcé  en  faveur  des  receveurs 
du  péage  de  Bapaume  conlre  les  marchands  d'Amiens, 
décidant  que  toutes  les  marchandises  venant  de  France 
en  Flandre  et  de  Flandre  en  France,  doivent  payer  les 
droits  de  péage  à  Bapaume,  Péronne,    Roye,  Com- 
piègne, Crépy  et  autres  lieux.  —  26  avril  1334.  Accord 
homologué  en  Parlement,  passé  entre  Louis,  comte  de 
Flandre  et  de  Nevers,  et  Marguerite  de  France,  sa 
femme,  dame  de  Bapaume,  d'une  part,  et  les  maïeur, 
échevins  et  jurés  de  la  ville  de  Bray-sur-Somme,  de 
l'autre,  par  lequel  ces  derniers  promettent  de  payer, 
à  Posières  les  droits  de  péage  dus  par  leurs  denrées  et 
marchandises  dans  les  mêmes  conditions  qu'ils  sont 
payés  à  Bapaume  ;  lesdites  parties  renoncent  au  procès 
mû  entre  elles  à  ce  sujet  ;  copie  coUationnée  de  cette 
pièce.  —  23  novembre  1334.  Lettres  passées  devant 
Jean   de   Guynes,    garde   du   scel   du   bailliage  de 
Vermandois,  établi  à  Péronne,    par   lesquelles   les 
échevins  et  communauté  de  la  ville  de  Miraumonl 
s'obligent  à  payer  à  l'avenir  les  droits  du  péage  de 
Bapaume  pour  toutes  les  marchandises  qu'ils  feront 
passer  par  Posières  dans  les  mêmes  conditions  que  si 
elles  passaient  par  Bapaume  et  se  désistent  du  procès 
pendant  à  ce  sujet  entre  eux  et  les  comte  et  comtesse 
de  Flandre.  —  23  novembre  1334.  Accord  conclu  en 
Parlement  entre  les  mêmes  parties  à  ce  sujet.  — 
26  février  1336.  («  Mil  CCC  trente  et  cinq  p).  Sentence 
arbitrale    rendue    par    Philippe    de   Haveskerque, 
chevalier,  et  Jean  Chouwzars,  contre  les  communauté 
et  habitants  d'Ardres  qui  sont  condamnés  à  payer  le 
droit  de  péage  à  Bapaume  suivant  la  coutume  établie  ; 
vidimus  sous  le  scel  d'Alexandre  de  Crèvecœur,  garde 
de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du  vendredi  26  juin 
1349.  —  14  avril  1338.  Arrêt  du  parlement  de  Paris, 
rendu  contre  les  habitants  d'Amiens,  par  lequel  la 
comtesse  d'Artois  est  maintenue  dans  la  possession  où 
elle  était  du  droit  de  faire  payer  le  péage  de  Bapaume 
sur  toutes  les  marchandises  appartenant  aux  habitants 
d'Amiens  malgré  les  prétentions  de  ces  derniers  à 
l'exemption  du  droit  de  péage,  lorsque  ces  marchan- 


110 


ARCHIVES  DU  NORD. 


dises  avaient  été  déchargées  dans  leur  ville  et  réexpé- 
diées. —  12  mai  1341.  Arrêt  du  parlement  de  Paris 
condamnant  les  habitants  d'Amiens  à  payer  le  droit 
de  péage  de  Bapaurae,  tant  pour  les  marchandises 
qui  leur  arrivaient  par  terre  pour  les  réexpédier  en 
Champagne,  Bourgogne  et  autres  lieux  que  pour  celles 
qui  leur  arrivaient  par  mer.  —  Bapaume,  3  octobre 
1347.  Donation  faite  par  Marguerite  de  France,  fille 
du  roi  Philippe  le  Long,  comtesse  de  Flandre,  à 
Liénars  de  St-Nicolas,  son  secrétaire  et  notaire,  ainsi 
qu'à  Louis,  son  fils,  pour  services  rendus,  d'une  rente 
viagère  de  40  livres  tournois,  à  percevoir  annuel- 
lement sur  la  maison  de  Loyevaque,  châtellenie  de 
Bapaume,  jusqu'au  moment  oii  elle  pourra  le  pourvoir 
d'un  bénéfice  ecclésiastique. 


B.  989.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  1  sceau  brisé. 

tS&4-tS87.  —  Bapauine.  —  Abbaye  de  Long- 
champ  près  Paris,  le  20  juin  1354.  Mandement  de 
Marguerite  de  France,  comtesse  de  Flandre,  Nevers  et 
Rftthol,  à  son  bailli  de  Bapaume,  prescrivant  de  faire 
exécuter  un  accord  passé  le  22  novembre  1345  à  Paris, 
entre  elle  et  son  feu  mari,  d'une  part,  et  Guy  Mau voisin, 
seigneur  deRosny  et  Roberte,  châtelaine  de  Bapaume, 
dame  de  Beaumetz  et  de  Croisilles,  sa  femme,  d'autre 
part,  au  sujet  de  la  haute  justice  de  Metz-en-Couture, 
des  amendes  de  la  châtellenie  de  Bapaume,  de  la  vente 
de  la  seigneurie  de  Beaumetz  et  de  la  haute  justice  de 
Croisilles.  —  Paris,  le  11  mars  1368.  f«  Anno  Domini 
millesimo  CCC^  sexagesimo  septimo  »),  Arrêt  du 
parlement  de  Paris  rendu  contre  les  habitants  de 
Vervins  en  Thiérache,  par  lequel  ils  sont  condamnés 
à  payer  le  droit  de  péage  de  Bapaume  pour  leurs 
marchandises  qu'ils  prétendaient  en  être  exemptes 
dès  qu'elles  avaient  séjourné  une  nuit  et  avaient  été 
déchargées  dans  leur  ville.  —  24  novembre  1383. 
Rapport  et  dénombrement  par  GoUart  Plouvier, 
demeurant  à  Arras,  au  comte  de  Flandre  à  cause  de 
ses  tènements  du  château  de.  Bapaume,  d'un  fief  à 
60sols  de  relief  consistant  en  une  grange  et  deux  étables 
attenant  à  la  maison  de  St-Waast  d'Arras,  avec  un 
four  et  autres  parties  d'héritages  sises  à  Béhaignies. — 
15  et  18  mars  1387,  Vidimus  par  les  prévôt,  maire, 
échevins  et  jurés  de  la  ville  de  Bapaume,  d'une  ordon- 
nance du  duc  de  Bourgogne  Philippe  le  Hardi  défen- 
dant aux  habitants  de  la  ville  de  Bapaume  de  laisser 


circuler  des  pourcheaux  dans  la  ville  pendant  les 
heures  de  marché  aux.grains,  sous  peine  d'amende. 


B.  990.  (Carton.)  —  27  pièces,  parchemin  ;  1  cahier,  8  feuillets, 
papier,  dont  5  en  blanc  ;  3  sceaux  brisés. 

tS89-iS04.  —  Bapaume.  —  1387  et  1389.  Pièces 
comptables  de  la  recette  du  bailliage  de  Bapaume.  — 
1390-1394.  Comptes  de  la  recette  d'André  Longhement, 
receveur  du  tonlieu  de  Bapaume,  appartenant  au  duc 
de  Bourgogne.  —  24  juin  1390.  <  Ce  sont  les  hiretaiges 
de  fourfaitures  qui  sont  wasté,  en  riez  et  sans  posses- 
seurs» dans  le  bailliage  de  Bapaume.  —  16  décembre 
1390.  Etat  de  plusieurs  terres  sises  dans  la  châtellenie 
de  Bapaume  «  qui  sont  du  grand  chens  de  Bappalmes 
appartenant  au  duc  de  Bourgogne  ». 


B.  Vfdi.  (Carton.)  —  7  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
1  pièce,  papier  ;  5  sceaux  en  mauvais  état. 

tSM-t400.  —  Bapaume.  —  Paris,  en  Parlement, 
le  2  janvier  1391.  Accord  passé  en  Parlement  entre  le 
duc  de  Bourgogne  et  le  procureur  général,  d'une  part, 
et  la  ville  de  Tournai  de  l'autre,  au  sujet  du  péage  de 
Bapaume,  dans  lequel  sont  transcrites  les  lettres  datées 
de  juillet  1279,  analysées  plus  haut  (1).  —  7  et  8  juillet 
1394.  Accord  conclu  entre  les  habitants  de  Montreuil- 
sur-Mer,  d'une  part,  et  les  receveurs  du  péage  de 
Bapaume,  de  l'autre,  statuant  que  les  marchandises 
qui  sont  produites  et  consommées  dans  ladite  ville  de 
Montreuil,  sont  exemptes  du  péage  ;  au  contraire  les 
marchandises  que  les  bourgeois  feront  venir  pour  les 
réexpédier  ailleurs,  payeront  les  droits  du  péage  de 
Bapaurae  ;  enquête  au  sujet  de  l'arrestation  à  Montreuil 
d'un  homme  qui  refusait  de  payer  ICvSdits  droits.  — 
30  juin  1396.  Criée  du  péage  de  Bapaume  qui  se  lève 
en  Flandre  et  en  Artois.  —  12  juin  1398.  Attestations 
du  lieutenant  du  bailli  de  Bapaume  au  sujet  de  la 
valeur  des  grains.  —  18  février  1400.  (^  MCCCÎTII'^ 
et  (lix^neufi>).  Aliénation  d'une  rente  de  cent  livres 
par  les  échevins  de  Bapaume.  —  22  décembre  1400. 
Arrêt  du  Conseil  du  Roi  statuant  qu'attendu  que 
plusieurs  marchands  qui  devaient  le  droit  do  péage  à 
Bapaume,  se  détournaient  des  villes  de  Péronne,  Roye 
et  Compiègne,  pour  passer  par  Crépy,  Bray,  Corbio, 


(1)  Voir  phis  haut  B.  U87. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE,  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  BAPAUME. 


111 


Amiens  et  autres  lieux,  il  sera  établi  des  commis  à 
tous  ces  endroits  et  autres  nécessaires  pour  lever  ledit 
droit.  —  XIV®  siècle.  Chasserel  des  rentes  de  Vîesville, 
Sapignies  et  Béhagnies,  dépendant  de  la  cliàtcUenie 
de  Bapaume. 

B.  9D2.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  5  pièces,  papier  ; 

2  sceaux. 

i40«-t4fl9.  —  Bapaume.  —  2  février  1402. 
Requête  de  Jean  Prelleur,  receveur  de  Bapaume,  à 
l'effet  d'obtenir  un  délai  pour  rendre  ses  comptes.  — 
18  août  1140.  Sentence  rendue  par  le  parlement  de 
Paris  entre  le  chapitre  de  St-Fursy  de  Péronne  et  les 
habitants  du  village  do  Fiers,  hôtes,  sujetset  justiciables 
dudit  chapitre,  d'une  part,  et  les  péagers  de  Bapaume, 
de  l'autre,  déboutant  lesdits  habitants  de  leur  prétention 
à  l'exemption  des  droits  de  péage.  —  9  mars  1448. 
Sentence  du  parlement  de  Paris  intervenue  entre  le 
duc  de  Bourgogne  ou  son  procureur  «  comme  aïans 
emprins  l'adveu,  garand  et  défense  de  ses  officiers  et 
fermiers  de  son  péage  de  Bapaume  »,  d'une  part,  et 
les  maire,  échevins,  jurés  et  commune  de  la  ville  de 
Bray-sur-Somme,  «  demandeurs  et  complaignans  en 
cas  de  saisine  et  de  nouvelleté  »,  d'autre  part,  relati- 
vement à  l'exemption  des  droits  du  péage  de  Bapaume, 
prétendue  par  ces  derniers.  —  5  août  1455-7  juin  1456. 
Vidimus  des  lettres  patentes  du  duc  de  Bourgogne 
accordant  aux  échevins  et  habitants  de  Bapaume 
prolongation  de  l'octroi  qui  leur  a  été  précédemment 
accordé  pour  la  levée  d'aides  et  d'assises.  —  1456. 
(Conditions  sous  lesquelles  est  affermé  le  péage  de 
Bapaume.  —  15  janvier  1468.  Lettres  du  duc  de 
Bourgogne  Charles  le  Téméraire  faisant  remise  d'une 
somme  de  400  livres  qu'ils  doivent,  comme  fermiers  du 
péage  do  Bapaume,  à  Guillaume  Turpin  et  Roland 
d'Artois.  —  1496.  Avertissement  pour  le  procureur  du 
Roi  ù  Péronne  contre  le  procureur  de  l'archiduc 
d'Autriche  en  Artois,  au  sujet  du  ressort  de  la  justice 
de  Bapaume  que  l'on  prétendait  relever  du  siège  royal 
do  Péronne.  —  9  septembre  1499.  Appointement  du 
parlement  de  Paris  dans  le  différend  entre  l'archiduc 
d'Autriche  et  Louis  d'Armagnac,  comte  de  Guise,  au 
sujet  du  péage  dit  de  Bapaume,  décidant  que  ledit 
comte  de  Guise  permettrait  de  laisser  lever  et  cueillir 
par  ses  officiers  en  lesdites  ville  et  comté  de  Guise,  le 
droit  dit  péage  de  Bapaume  au  profit  de  l'Archiduc, 
et  ce,  par  manière  de  provision  jusqu'à  ce  que  le 


Parlement  ait  décidé  définitivement,  et  que  de  son  côté 
l'Archiduc  serait  tenu  de  lever  sa  main  mise  sur  les 
terres  de  Leuze  et  de  Coudé. 

B.  {Aï3.  (Carton.)  —  5  pièces,  papier. 

t508-t&tt.  —  Bapaume.  —  Bruxelles,  le  21 
novembre  1503.  Lettre  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau 
aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  des  réparations 
à  faire  aux  bâtiments  de  la  ville  et  du  bailliage  de 
Bapaume.  —  Malines,  le  14  juillet  1507.  Lettre  de 
J.  Lauweriu  aux  gens  dos  Comptes  à  Lille  au  sujet  de  la 
plainte  d'Honoré  le  Vasseur,  contrôleur  du  péage  de 
Bapaume,  contre  les  fermiers  et  péagers  de  cette  ville 
qui  lui  refusent  le  payement  de  ses  gages.  —  Berg-op- 
Zoom,  le  28  juillet  1511 .  Copie  des  lettres  de  l'empereur 
Maximilien  et  de  Charles,  archiduc  d'Autriche,  auto- 
risant les  échevins  et  les  habitants  de  Bapaume  à  lever 
un  impôt  sur  le  vin.  —  1511.  Cahier  des  charges  pour 
la  ferme  du  droit  de  péage  à  Bapaume.  — 13  décembre 
1512.  Copie  d'un  arrêt  du  parlement  de  Paris  déclarant 
nul  l'octroi  d'impôts  obtenu  par  les  échevins  de 
Bapaume  do  l'empereur  Maximilien  et  de  l'archiduc 
Charles  d'Autriche,  comme  ayant  été  mal  obtenu,  ces 
princes  n'ayant  pas  le  droit  d'accorder  de  tels  octrois 
dans  les  pays  relevant,  comme  Bapaume,  de  la  souve- 
raineté du  Roi. 

B.  î)9'i.  (Carton.)  —  5  pi<>ccs,  parchemin  ;  5  pièces,  papier  ; 

2  sceaux, 

tMS-lft4&.  —Bapaume—  14  août  1513.  Assi- 
gnation donnée,  à  la  requête  des  fermiers  du  droit  de 
péage  de  Bapaume,  à  quelques  paysans  des  environs  de 
cette  ville  d'avoir  à  payer  ce  droit.  —  7  septembre  1513. 
Sentence  rendue  contre  Renaut  Bccquet  à  l'effet  de 
comparaître  à  huitaine  et  de  dire  ses  raisons  d'oppo- 
sition contre  la  jonction  du  procureur  du  Roi  dans  la 
cause  des  fermiers  du  péage  de  Bapaume  ;  écritures 
présentées  par  lesdits  fermiers  dans  leur  procès  contre 
Renaut  Becquet  qui  avait  fait  passer  des  blés  d'un 
village  de  France  à  Tournai,  sans  acquitter  les  droits 
de  péage.  — 11  avril  1520.  Mandement  du  roi  François 
r'  ordonnant  main-levée  de  la  saisie  du  péage  de 
Bapaume  faite  par  ses  officiers  pour  quelques  amendes 
qu'ils  prétendaient  leur  appartenir.  —  1544.  Lettres  et 
avis  au  sujet  de  la  ferme  de  la  prévôté  de  Bapaume.  — 
1545.  Sentence  et  pièces  de  procédures  concernant 
Tavouerie  de  Rocquignios,  bailliage  de  Bapaume. 


112 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  995.  (Carton.)  —  4  pièces  et  1  cahier,  7  feuillets,  parchemin  ; 

4  pièces,  papier  ;  2  sceaux  brisés. 

1661-1608.  —  Bapaume.  —  Arras,  15  mai  1551. 
Lettres  de  quittance,  renonciation  et  transport  au  profit 
de  l'Empereur  par  Jacques  Charles,  du  droit  de  quint 
et  autres  droits  de  succession  qui  pourraient  lui  appar- 
tenir par  le  décès  de  ses  père  et  mère,  sur  les  fief,  terre 
et  seigneurie  de  Béhagnies.  —  Sans  date  ;  XVP  siècle. 
Mémoires  et  observations  présentées  par  Charles  do 
Rohan,  comte  de  Guise,  pour  empêcher  la  levée  du 
droit  dit  péage  de  Bapaume,  dans  la  ville  de  Guise.  — 
Juillet  1605.  Requêtes  et  mandement  au  sujet  de  la 
difficulté  pendante  entre  les  habitants  de  Bapaume  et 
le  receveur  dudit  lieu  qui  prétendait  que  les  rentes 
en  grains  devaient  être  payées  en  nature  et  non 
évaluées  en  argent.  —  1"  avril  1608.  Sentence  du 
Grand  Conseil  de  Malines  au  sujet  du  payement  des 
cens  dus  à  la  recette  de  Bapaume. 

Layette  45.  — -  Hesdin  ;  Saint-Pol. 

B.  990.  (Carton.)  —  35  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

lS9t-189l.  —  HettcHn.  —  Arras,  le  4  novembre 
1372.  Lettres  de  Marguerite,  fille  du  roi  de  France, 
comtesse  d'Artois,  par  lesquelles  elle  donne  un  pré  au 
chapelain  de  la  chapelle  de  son  château  de  Hesdin. 
(Ces  lettres  sont  insérées  à  la  suite  d'autres,  datées  du 
18  mai  1379,  concernant  la  même  chapelle).  —  Hesdin, 
le  10  décembre  1376.  Lettres  de  Marguerite  de  France, 
comtesse  de  Flandre,  d'Artois  et  de  Bourgogne,  par 
lesquelles  elle  mande  au  receveur  de  Hesdin  de  payer, 
chacun  an,  des  deniers  de  sa  recette,  aux  cinq  chapelains 
de  sa  chapelle  au  château  de  Hesdin,  25  livres  qu'elle 
leur  a  données  pour  la  fondation  et  desserte  de  l'autel 
de  Ste-Marguerite  en  ladite  chapelle  et  20  sols  pour 
le  luminaire  dudit  autel  ;  données  sous  le  vidimus  des 
maire  et  jurés  de  la  ville  de  Hesdin,  en  date  du 
lOjanvier  1376. —Arras,  le  18  mai  1379.  Lettres  de 
Marguerite  de  France,  comtesse  d'Artois,  etc.,  au  sujet 
du  partage  en  commun  entre  tous  les  chapelains  de  la 
grande  chapelle  du  château  de  Hesdin,  de  tous  les 
revenus  de  ladite  chapelle.  — 1386.  Pièces  comptables 
du  châtelain  de  Hesdin.  —  25  janvier  1387.  Accord 
entre  les  religieux  d'Auchy  et  la  ville  de  Hesdin  relati- 
vement aux  droits  d'issue  et  de  tonlieu  perçus  par 
lesdits  religieux  dans  la  banlieue  de  cette  ville.  — 


19  octobre  1388.  Contestation  au  sujet  de  la  justice 
vicomtière,  haute,  moyenne  et  basse  à  Wicquinghem, 
réclamée  par  les  religieux,  abbé  et  couvent  de  St- 
Sylvain  à  Auchy  ;  assignation  par  le  sergent  du  siège 
de  Hesdin.  —  1388.  Pièces  comptables  du  bailliage 
de  Hesdin.  — 17  octobre  1389-16  janvier  1391.  Vidimus 
des  lettres  d'arrentement  d'une  maison  située  à  Hesdin 
par  Willaume  Lieuvin  et  Adam  de  le  Porte  à  Riquer 
Le  Lateur. 


B.  997.  (Carton.)  —  10  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 

1  pièce,  papier. 

1SI»»-1U\^''  siècle.  —  He«dlD.  —  17  octobre  1389* 
24  février  1391.  Vidimus  d'un  arrentement  d'une 
maison  sise  à  Hesdin  par  Jean  Du  Cange  à  Tassart 
Martin  et  à  sa  femme.  —  1390.  Pièces  comptables  de 
la  recette  de  Hesdin.  —  30  juin  1392.  Fragment  d'un 
compte  présenté  par  le  bailli  de  Hesdin.  —  Sans  date  ; 
XIV"  siècle.  Mémoire  des  maire  et  jurés  de  Hesdin, 
contre  Pierre  Derveaux,  Tassart  de  Caumont  et 
consorts.  —  Sans  date;  XIV'  siècle.  Réponse  des 
gens  des  Comptes  au  sujet  d'une  requête  adressée  par 
Pierre  des  Wastines  relativement  à  plusieurs  droits 
seigneuriaux  sur  le  fief  du  Castelet  à  Hesdin. 


B.  998.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

1406-1419.  —  HcHdlii.  —  8  juillet  1405.  Procura- 
tions générales  et  spéciales  délivrées  à  divers  particuliers 
par  Raoul  DamileviUe,  avocat  et  conseiller  au  siège  de 
Hesdin.  —  31  mai  1407.  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
duc  de  Bourgogne,  accorde  pour  trois  ans  à  la  viUe 
de  Hesdin  un  impôt  sur  les  boissons.  —  17  août  1407. 
Ordonnance  du  duc  Jean  Sans  Peur  sur  legouvernement 
des  eaux  et  forêts  de  la  châtellenie  de  Hesdin.  — 
19  juillet  1414.  Abandon  par  le  duc  de  Bourgogne  aux 
bourgeois  de  Hesdin  pour  la  réfection  des  murailles  de 
leur  ville,  de  la  part  et  portion  qu'il  prenait  dans  leurs 
assises.  — 11  juin  et  2  juillet  1417.  Lettres  des  échevins 
de  Hesdin  au  sujet  des  impôts  sur  les  boissons  que  le 
Duc  leur  a  permis  de  lever.  — 18  avril  1417.  Permission 
accordée  par  le  Duc  à  Andrieu  Loucheron  de  céder  à 
Colart  Du  Célier,  une  maison  qu'il  tient  en  arrentement 
dudit  Duc,  située  rue  St-Hilaire  en  la  viUe  de  Hesdin. 


GHAMBRP:  DKS  COMITKS  DK  LILLK.  —  trésor  des  CHARTKS.  —  PAYS-BAS.  —  HESDIN,  ST-POL. 


113 


B.  999.  (Carton»)  —  3  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  papier. 


>.  —  HeMlIn.  —  i^'août  1432.  Ordon- 
nance de  Philippe  le  Bon,  duc  de  Bourgogne,  mainte- 
nant la  veuve  de  Jean  Hesselin,  demeurant  à  V3'-sur- 
Authye,  chargée  de  six  petits  enfants,  en  la  jouissance 
du  bail  de  plusieurs  pièces  de  terre  sises  à  Vy  et 
Yvregny,  jadis  confisquées  sur  Gérard  des  Gardins.  — 
12  juillet  1440.  Remise  à  la  ville  de  Hesdin  d'une  partie 
des  droits  seigneuriaux  que  le  duc  de  Bourgogne 
prélevait  sur  elle,  en  considération  «  des  grans  chargez 
qu'elle  avoit  eu  à  supporter,  tant  pour  les  affairez 
d'icelle,  comme  pour  les  grans  aydes  que  nous  et  noz 
prédécesseurs  y  avons  prins,  et  que  les  revenus  d'icelle 
ville  estoient  moult  amenries  pour  le  fait  des  guerres 
et  diminucion  de  peuple,  et  que,  en  aultres  manières, 
elle  estoit  endebtée  et  en  arrérage  de  8.000  parisis  ou 
environ  ».  —  1473.  Etat  abrégé  des  aides  extraordi- 
naires de  Hesdin.  —  4  septembre  1496.  Vidimus  des 
lettres  patentes  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  accordant 
aux  confrères  du  Jeu  de  TArc  de  Hesdin,  une  nouvelle 
canne  de  vin  contenant  un  lot  et  demi,  à  prendre 
chaque  dimanche  sur  la  recette  du  domaine  dudit  lieu. 
—  Paris,  le  27  juin  1500.  Copie  informe  de  la  commis- 
sion donnée  au  bailli  d'Amiens  ou  à  son  lieutenant  à 
Montreuil,  pour  faire  mettre  à  exécution  quelques 
sentences  rendues  contre  plusieurs  criminels  à  Hesdin, 
défendre  à  Tévêque  de  Thérouane  de  prendre  connais- 
sance de  ces  affaires  et  en  cas  de  refus,  l'ajourner  au 
parlement  de  Paris  où  le  comte  d'Artois  devait  plaider 
comme  pair  de  France.  —  Sans  date  ;  XV*  siècle.  Lettre 
de  Laigle  Desains,  châtelain  de  Hesdin,  aux  gens  des 
Comptes  à  Lille,  les  informant  que  Philippe  Lescot, 
receveur  de  Hesdin,  ne  pourra  se  rendre  à  Lille  pour 
rendre  ses  comptes  attendu  qu'il  a  grandement  à  iaire 
par«  dechà  »  pour  les  besoins  de  Monseigneur  le  Duc. 


B.  1000.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  .3  pièces  et  1  cahier, 

1.5  feuillets,  papier  ;  1  sceau  hrisé. 


\,  —  Hettdlii.  —  Hesdin,  le  15  septembre 
1505.  Lettre  des  avocat,  procureur  et  receveur  du  roi 
de  Castille  à  Hesdin,  aux  président  et  gens  des  Comptes 
à  Ulle,  au  sujet  de  l'enquête  qu'ils  avaient  été  chargés 
de  faire  sur  la  requête  de  Jacques  de  Hu,  en  remise  de 
fermages.  —  Matines,  le  12  avril  l.")()8.  Mandement 
<le  l'archiduchesse  Marguerite  aux  maïeur  et  échevins 
do  la  ville  de  Hesdin,  leur  prescrivant  d'obéir  au  sieur 


de  Yuaulx,  nouveau  lieutenant  nommé  par  TEmpereur 
en  remplacement  du  sieur  du  Rœulx  qu'il  a  conservé 
auprès  de  lui.  —  1508.  Vidimus  de  l'accord  fait  par 
l'empereur  Maximilien  et  l'archiduc  Charles  d'Autriche 
au  sujet  de  deux  moulins  Sis  à  Grigny,  avec  Guyon  le 
Roy,  seigneur  de  Chillon,  etc.  et  Isabeau  de  Beauval, 
sa  femme,  à  charge  par  ces  derniers  de  payer  5  livres 
de  rente  par  an  ;  reconnaissance  donnée  par  ledit 
seigneur  de  Grigny  pour  le  payement  de  cette  rente 
avec  le  procès-verbal  de  la  visite  faite  de  ces  moulins 
par  le  maître  des  œuvres  et  le  maître  de  la  charpen- 
terie  du  château  de  Hesdin.  —  1520.  Requête  adressée 
à  l'empereur  Charles-Quint  par  Adrien  Le  Prévost, 
«  pauvre  simple  jeune  homme  à  marier  »,  natif  du 
village  d'Auchy-bas  en  Artois,  afin  d'obtenir  rémission 
de  la  peine  qu'il  a  encourue  pour  crime  de  meurtre. 

—  5  août  1520.  Information  faite  par  Guillaume  de 
Landas,  maître  de  la  Chaiphre  des  Comptes  et  délégué 
par  ladite  Chambre  en  vertu  de  lettres  patentes  de 
l'Empereur,  au  sujet  de  là  coupe  des  bois  de  Hesdin. 

—  Bruxelles,  le  29  juillet  1523.  Lettres  de  sauvegarde 
accordées  par  l'empereur  Charles-Quint  aux  habitants 
du  village  de  Villers  l'Hôpital,  dépendant  de  la  com- 
manderie  de  Fresnes. 


B.  1001.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  papier 

7  sceaux  incomplets. 


—  St-Pol.  —  Juin  1220.  («  Acium 
anno  Dominice  Incaruationis  M  CC  XX",  merise 
Junii  »).  Lettres  de  Baudouin  d'Aire,  seigneur  d'Heu- 
chin,  accordant  aux  habitants  dudit  Heuchin  la 
coutume  de  St-Pol  aveccerlaines  modifications  insérées 
dans  ces  lettres,  à  la  suite  desquelles  se  trouvent 
celles  de  Guillaume  de  le  Planke,  chevalier,  seigneur 
d'Heuchin,  et  de  Baudouin,  son  fils,  du  mois  d'août 
1300,  portant  reconnaissance  des  précédentes.  — 
Melun,  octobre  1222.  («  Actuni  Meleduni^  anno 
Domini  millesimo  duoenieshno  vicesbuo  secundo, 
mense  ocfobri  »).  Lettres  de  Philippe,  roi  de  France 
(Philippe-Auguste),  par  lesquelles  il  approuve  l'accord 
fait  le  23  octobre  («  dominica  pvoxima  ante  festum 
Apostolorum  Sinwnis  et  Judei>),  entre  Isabelle  de 
Chàtillon,  comtesse  de  St-Pol,  et  Gui,  son  fils,  au  sujet 
de  l'administration  des  biens  de  ladite  Comtesse,  en 
vertu  duquel  Guy  jouira  de  la  moitié  des  amendes  du 
comté  de  Temois  et  des  terres  de  Brougny  et  d« 
Proissy  et  ne  sera  forcé  de  payer  parmi  les  dettes  de 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


ir» 


lli 


ARCHIVES  DU  NORD. 


sa  mère,  que  celles  conlraclées  pour  le  service  du  Roi. 
—  Octobre  1222.  («  Actum  anno  Domini  yp  CC^ 
vicesimo  secundo,  mense  Octobri  »).  Lettres  de  Gui, 
fils  aîné  du  comte  de  St-Pol,  déclarant  que  s'il  ne  paye 
pas  avant  la  Chandeleur  3.200  livres  parisis  et  200 
livres  de  Provence  (Provins)  à  sa  mère,  celle-ci  sera 
dégagée  des  conventions  conclues  dans  les  lettres 
précédentes.  -—  Compiègne ,  mai  1223.  («  Actum 
apud  Compendiumy  anno  Domini,  M^  CC^  vicesimo 
iercio,  mense  Maio  >).  Lettres  de  Louis,  lils  aîné 
du  roi  de  France,  déclarant  qu'en  sa  présence  Isabelle, 
comtesse  de  Sl-Pol,  a  cédé  pour  dix  ans  le  comté 
de  St-Pol  à  Gui,  son  fils,  à  condition  que  celui-ci 
payerait  une  dette  de  8.0(X)  livres  parisis  contractée 
par  elle  et  qu'elle  conserverait  un  chemin  pour  aller 
aux  bois  de  Lucheux  ainsi  que  le  droit  de  pêcher  dans 
les  eaux  dudit  Lucheux. — Paris,  mars  1270.  (^A  Paris, 
km  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  mil  deits  cent 
soisseante  et  nuef^  el  mois  de  rmvrch  »).  Lettres  par 
lesquelles  Robert,  comte  de  Boulogne  et  d'Auvergne, 
déclare  que  noble  homme  son  amé  et  féal  Gui  de 
Chàtillon,  comte  de  St-Pol,  l'ayant  prié,  en  présence  de 
ses  hommes  du  comté  de  Boulogne,  savoir  Monseigneur 
Enguerran  de  Fiennes  et  Bauduin,  son  frère,  de  rece- 
voir le  déshéritement  du  comté  de  St-Pol  et  d'en 
adhériter  Huon,  son  fils  aîné,  sauf  en  ce  qui  concernait 
les  revenus  dont  ledit  Gui  devait  jouir  sa  vie  durant  et 
sur  lesquels  ledit  Huon  peut  prendre  annuellement 
1.100  livrées  de  terre  à  parisis,  sauf  aussi  le  domaine 
de  noble  damoiselle  Marguerite,  fille  de  Gui,  comte  de 
Flandre,  que  Huon  devait  épouser,  il  consent  à  ce  que 
cet  adhéritement  soit  donné  audit  Huon  quand  il  en 
sera  requis  par  Gui  lui-même,  et  ce,  à  la  demande 
dudit  Gui  et  de  sa  chère  cousine  Mahaut,  comtesse 
d'Artois  et  de  St-Pol,  sa  femme.—  13  avril  1278.  (<^En 
lan  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  Jhèsu  Crist^ 
mil  detts  cens  sissante  dis  et  set,  el  mois  de  avrils 
le  tèierhredi  après  PasJies  Fleuries  >),  Lettres  par 
lesquelles  Gui  de  Chàtillon,  comte  do  St-Pol,  et 
Mahaut,  sa  femme,  déclarent  devoir  et  promettent 
payer  aux  termes  assignés,  à  leur  chère  sœur,  noble 
dame  Béatrix,  dame  de  Courtrai,  veuve  de  feu  noble 
homme  Guillaume,  comte  de  Flandre,  1.2(X)  livres 
parisis  qu'elle  leur  avait  prêtées,  et  assignent  pour 
sûreté  de  celte  somme  la  ville  et  le  bois  d'Eperlecques 
et  tout  ce  qu'ils  y  possédaient  ;  si  la  dame  de  Courtrai 
veut  toucher  son  argent  avant  les  termes  assignés,  ils 
seront  obligés  de  la  payer  quatre  mois  après  qu'elle 


en  aura  fait  la  demande,  et  s'ils  ne  le  font  pas,  ladite 
dame  pourra  avoir  recours  à  la  justice  pour  en  obtenir 
le  payement  et  en  donner  le  quint  (cinquième)  aux 
officiers  sans  que  la  dette  soil  pour  cela  diminuée.  — 
Même  date.  Lettres  par  lesquelles  Baudouin  de  Mailli, 
chevalier,  et  Hues  d'Aucoich,  garde  de  la  terre  de 
monseigneur  de  St-Pol,  se  déclarent  caution  de  la 
somme  ci-dessus  et  s'obligent  à  la  payer  dans  la  ville 
de  Lille  dans  les  quatre  mois  qui  suivront  la  sommation 
qu'ils  auront  reçue  d'avoir  à  le  faire  ;  s'ils  manquent  à 
cet  engagement,  Béatrix,  dame  de  Courtrai,  pourfa  les 
assigner  en  justice  comme  il  est  indiqué  dans  les  pré- 
(*édentes  lettres.  —  Même  date.  Pareilles  lettres  et 
obligations  des  maires,  échevins  et  communautés  des 
villes  de  St-Pol,  à' Encre,  do  Lucheux  et  de  Pernes. 

B.  i(K)2.  (Carton.)  —  3  pièces  et  1  rouleau,  parchemin 

2  pièces,  papier. 

iSS0?-i4tft.  —  St-Pol.  —  Sans  date;  vei-s  1330. 
Mémoire  touchant  les  contestations  survenues  entre  le 
comte  de  Hainaut  et  le  comte  de  St-Pol,  au  sujet  de  la 
terre  de  St-Pol.— 18  février  1415.  {<f^MCCCCXIV  »). 
Commission  extraordinaire  délivrée  par  Waleran  de 
Luxembourg  à  Colarl  Loucharl,  sénéchal  de  Ternois, 
Simon  de  Fisseux  el  Hue  Le  Mire,  pour  surveiller 
tous  ses  officiers  du  comté  de  St-Pol  pendant  que  lui- 
môme  ira  visiter  ses  sujets  du  comté  de  Liney.  — 
7  avril  1415.  Amortissement  par  Antoine,  duc  de 
Brabanl,  au  nom  de  Jean  et  de  Philippe,  ses  fils 
mineurs,  d  une  rente  constituée  par  le  feu  seigi^eur  de 
St-Pol,  son  beau-père,  au  profit  des  chapelains  chargés 
de  célébrer  journellement  le  service  divin  pour  le 
repos  de  l'âme  dudit  seigneur  dans  la  chapelle  du 
château  de  St-Pol.  —  23  avril  1415.  Maintien  de  Jean 
Du  Marais  dans  le  poste  de  sergent  à  cheval  du  Teniois 
dans  lequel  il  avait  été  institué  par  Waleran  de 
Luxembourg.  —  Même  date.  Maintien  d'Auxel  le 
Pêcheur  dans  le  poste  de  pêcheur  des  eaux  el  viviers 
du  comté  de  St-Pol. 


B.   10(K3.  (Carton.) — 4  pièi.es,  parchemin;  12  sceaux  brisés  et 

incomplots. 

t4S9.1440.  —  lit-l»ol.  —  28  juin  1432.  Maudemenl 
du  duc  Philippe-le-Bon  à  Jean  Diénat,  receveur  général 
d'Artois,  pour  faire  respecter  les  privilèges  des  maire 
et  échevins  de  la  ville  de  St-Pol,  privilèges  auxquels 


.  I 


CHAMBRE  DKS  COMITKS  DK  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  -  BETHUNE. 


115 


ledit  Jean  avait  porté  atteinte  en  exigeant  violemment 
desdits  officiers  municipaux  une  somme  de  11 2  francs, 
montant  de  leur  part  contributive  dans  l'aide  octroyée 
par  les  trois  États  du  comté  d'Artois.  —  9  mars  1449. 
Abandon  par  le  duc  de  Bourgogne  à  Robert  de 
Miraumont,  moyennant  80  livres  de  rente,  de  terres 
sises  à  Hermaville  qui  avaient  appartenu  à  Colinet 
Leskot  et  à  Catherine  de  Hermaville,  sa  femme,  et  qui 
ensuite  avaient  été  dévolues  au  Duc  par  droit  de 
confiscation.  —  Amiens,  18  avril  1449.  Lettres  de 
Robert  de  Miraumont  promettant  de  payer  une  rente 
annuelle  de  80  livres  pour  les  maison,  grange  et  terres 
sises  à  Hermaville  et  à  Aubigny  qui  lui  avaient  été 
cédées  par  le  duc  de  Bourgogne. 

B.  iOO'i.  (Carton.)  —  1  ciihier,  15  feuillets,  parchemin  ;  23  pièces 

et  2  cahiers,  2'i  feuillets,  papier. 

teo^ittiV.  —  lit*Pol.—  leœ-KKK^.  Lettres,  inven- 
taires, extraits,  etc.,  se  rapportant  aux  conférences 
tenues  à  Montdidier  entre  les  commissaires  du  roi 
de  France  et  ceux  du  roi  d'Espagne  au  sujet  de  la 
mouvance  du  comté  de  St-Pol.  —  Paris,  le  26  novembre 
1627.  Vente  de  toutes  les  chàtcUenie,  terre  et  seigneurie 
de  Pernes,  appartenances  et  dépendances,  consistant 
en  une  ville,  château,  basse-cour,  rentes  foncières  et 
seigneuriales  tant  en  chapons,  poules,  argent,  avoine, 
droits  seigneuriaux,  reliefs,  aides,  amendes,  etc.,  par 
très-haut  et  puissant  prince  Mgr  François  d'Orléans, 
eomte  de  St-Pol,  duc  de  Fronsac  et  de  Château- 
Thierry,  pair  de  France,  gouverneur  et  lieutenant 
général  pour  le  Roi  des  ville,  duché  et  province 
d'Orléans,  pays  Blaisois,  Dunois,  Vendômois  et 
(Jhartraiu,  et  très-haute  et  puissante  princesse  Madame 
Anne  do  Caumont,  comtesse  et  duchesse  desdits  lieux, 
son  épouse,  à  messire  Samson-Adrien  de  Cunchy, 
seigneur  de  Libersart,  Bernicourt,  Maureaucourt, 
Feumcreules,  Blaingermont  et  Rannoy,  Falentin,  etc. 


Layette  46.  —  Béthune. 

H.  1005.  (Carton).  —  0  pièces,  parchemin  ;  1  copie  moderne  en 

papier  ;  3  sceaux  incomplets. 

ii«#?-it99.  —  BétfauDe.  —  Sans  date,  vers  1160. 
Accord  entre  Robert,  avoué  de  Béthune,  et  Baudouin, 
châtelain  de  Lens,  et  leurs  héritiers,  par  lequel  le 
châtelain,  sa  femme  et  Eustache,  leur  fils,  donnent  à 


Robert  (probablement  Robert  V,  dit  le  Roux,  mort  en 
1191,  fils  de  Guillaume  !•'  de  Béthune,  et  de  Clémence 
d'Oisy),  la  terre  que  Ségard  de  Choques,  Heldiarde,  sa 
fille,  et  Renaud,  fils  d'Heldiarde,  possédaient  en  Angle- 
terre, à  tenir  en  fief  du  roi  de  ce  pays  ;  le  châtelain  lui 
donne  encore  le  bois  de  Féry  et  Aunay  et  le  marais  qui 
est  entre  Tolice  et  la  Beuvrière,  à  condition  que  l'avoué 
ne  pourra  y  bâtir  ni  ville,  ni  château  ei  qu'il  y  aura 
seulement  ses  aisetnents  ;  moyennant  ce,  leurs  débats, 
seront  terminés  et  ils  devront  se  secourir  l'un  l'autre, 
sauf  la  foi  de  leurs  hommes  ;  si  les  hommes  de  l'avoué 
et  ceux  du  châtelain  s'injurient,  les  plaintes  devront 
être  portées  pour  ceux  qui  sont  de  la  juridiction  de 
Lens,  à  la  Molle  de  Nœux  (cul  tuniulwn  de  Neu),  et 
pour  ceux  qui  sont  de  la  juridiction  de  Béthune  à  la 
Haie  de  Vondin  (ad  hayam  de  Wendin),—  Sans  date  ; 
vers  1178.  Guerric,  abbé  de  Féversham  en  Angleterre 
et  les  religieux  de  la  même  abbaye  reconnaissent,  que 
Robert  de  Béthune,  avoué  d'Arras,  leur  a  donné,  du 
consentement  de  Robert,  Guillaume,  Baudouin,  Jean 
et  Conon,  ses  enfants,  toute  la  terre  de  Missewelle  â 
tenir  en  fief  sous  la  redevance  annuelle  de  dix  livres 
sterlings;  Robert,  promet  sa  protection  à  l'abbaye  contre 
tous,  excepté  le  roi  d'Angleterre  et  il  déclare  avoir 
reçu  une  somme  de  100  marcs  de  l'abbaye  qui  s'engage 
à  faire  participer  à  ses  prières  ledit  Robert,  Adelice, 
sa  femme  et  Clémence,  sa  mère.  (Copie  moderne 
faîte  d'après  le  litre  inséré  dans  les  Opéra  diplomatica 
de  Mirœus  (Tome  IV.  p.  519) ,  en  remplacement  de 
l'original  dont  la  disparition  a  été  constatée  en  1835). — 
1189.  («  Actum  aiino  Domini  M^  C«  LXXXIX"*  »). 
lettres  d'Ide,  comtesse  de  Boulogne,  par  lesquelles  elle 
donne  à  Robert  de  Béthune,  avoué  d'Arras,  et  à  ses 
héritiers,  l'exemption  des  travers,  tonlieux  et  droits 
de  coutumes  à  Wissant,  Boulogne  et  Calais.  —  Sans 
date  ;  vers  1190.  Lettres  de  la  môme  comtesse  accor- 
dant les  mômes  privilèges  à  Guillaume  de  Béthune, 
seigneur  de  Tenremonde.  —  Sans  date;  vers  1191. 
Lettres  par  lesquelles  Robert  de  Béthune,  avoué 
d'Arras,  donne  à  Mahaut,  sa  sœur,  pour  en  jouir  après 
la  mort  de  leur  mère,  tout  ce  que  cette  dernière  possé- 
dait sous  Béthune  ;  tout  ce  qui  lui  appartenait  en  blé, 
avoine,  chapons  et  autres  revenus  dans  le  bois  appelé 
le  Sart  près  de  Béthune  qui  avait  été  défriché,  ainsi 
que  le  tonlieu  de  Witeke,  pour  on  jouir  viagèrement, 
à  charge  de  retour  à  la  mort  de  ladite  Mahaut,  au 
seigneur  de  Béthune.  —  1197.  (  «  Actum  amw  Verbi 
Licaniait  M  C*  nonagesimo  septimo  »).  Lettres  par 


116 


ARCHIVES  DU  NORD. 


lesquelles  Gérard  de  Sl-Auberl,  du  consentement  de 
Mélîssende,  sa  femme,  accorde  une  renie  de  quarante- 
cinq  livres  en  maravedis  (fnarhofinensis  monete  (i)}, 
à  recevoir  tous  les  ans  à  St-Quentin  pour  la  tenir  en  fief 
el  hommage-lige. 

B.  1006.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin  ;  5  sceaux  brisés. 

ttOO?-iMt.  —  Bétfaunr.  —  Sans  date;  vers 
1200.  Lettres  des  chevaliers  et  vassaux,  des  échevins 
et  hommes  de  Baudouin  de  Béthune,  comte  d'Aumale, 
lui  représentant  que  les  baillis  ayant  présenté  au 
seigneur  avoué  (Guillaume,  son  frère)  et  à  eux  les  lettres 
patentes  par  lesquelles  il  leur  fait  part  de  ses  négo- 
ciations au  sujet  de  la  terre  lui  appartenant  tenue  en 
gage  par  le  roi  de  France,  ils  ont  prié  ledit  avoué  de 
retirer  cette  terre  des  mains  du  Roi,  on  lui  promettant 
que  cela  ne  lui  coûterait  pas  la  valeur  d'un  clou  de  fer 
à  cheval,  (  «  qutim  inde  non  deperderei  ad  caloreni 
clavi  equini  »),  —  Sans  date  ;  vers  1200.  Mandement 
de  Mathilde,  comtesse  de  Boulogne,  au  sénéchal  et 
vicomte  de  Boulogne  et  Wissant,  l'informant  qu'elle 
accorde  à  l'avoué  de  Béthune,  à  ses  enfants  et  à  ses 
hommes,  l'exemption  de  tous  tonlieux  dans  ses  terres.. 
—  21  mars  1202.  (  «  Actiun  anno  Domini  AP  CC  P, 
meyise  Martii,natali  sancti  Be7iedicti  t).  Lettres  par 
lesquelles  Conon  de  Béthune  fait  divers  dons  à  Ricalde 
et  Aelis,  ses  fiUeSi  et  aux  abbayes  de  St-Jean  de  Prés, 
Notre-Dame  de  la  Capelle  et  Notre-Dame  de  Vaucelles, 
ù  la  léproserie  et  à  l'hôpital  de  Béthune.  —  Sans  date  ; 

vers  1202,  à  Richebourg.  (<Actiuèi in  damo 

mea  apud  Rikesbore  »).  Lettres  par  lesquelles,  Guil- 
laume, avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune  et  de  Ten- 
remonde,  déclare  recevoir  pour  homme  de  flef  Nicolas, 
fils  de  Gérard  Le  Noir,  bourgeois  d'Arras,  au  lieu  de 
Hellin,  fils  de  Guillaume  d'Arras,  pour  un  fief  situé  à 
Fleurbaix  (apud  Florbais),  sur  lequel  l'avoué  doit 
payer  tous  les  ans  audit  Nicolas  et  à  son  hoir  six  livres 
monnaie  de  Flandre.  — Mars  1203  (2).  (  «  Anno  Verbi 
TncarnaiiM^  dîwentesimo  secundo,  metise  Mardi  »). 
Lettres  de  Guillaume,  avoué  d'Arras  et  seigneur  de 


(1)  Monnaie  espagnole  mise  en  circulation  en  Flandre  par 
lt;9  pèlerinages  à  St-Jacques  de  Compostelle  et  par  les  Croi- 
sades. 

(2)  Aucune  circonstance  ne  pouvant  indiquer  s'il  8*agit  de 
1202  ou  de  1203,  cotte  dernière  date  a  été  préférée  parce  qu'elle 
repond  à  Tusage  généralement  suivi  en  Flandre. 


Béthune  et  de  Tenremunde,  accordant  60  livrées  de 
terre  à  son  irôre  Conon,  du  consentement  de  ses  frères 
Baudouin,  comte  d'Aumale,  Jean,  évêque  de  Cambrai^ 
et  Eubert  de  Carency  ;  Conon  sera  son  homme-lige, 
sauf  l'hommage-lige  qu'il  doit  au  roi  de  France,  «  salva 
Uygiatione  domini  7*egis  Francorian  ».  —  Béthune, 
octobre  1210.  {^  Actutn  apud  Bethuniwn,  anno 
Verbi  Incar^iati  M^  CO"  X^y  rnense  Oclobri  »). 
Lettres  de  Guillaume,  avoué  d'Arras,  seigneur  de 
Béthune  et  de  Tenremonde,  promettant  aux  échcvius 
et  aux  bourgeois  de  la  ville  de  Béthune  qu'il  ne  les 
mettra  sous  la  juridiction  et  la  loi  d'aucune  autre  ville 
et  qu'il  ne  les  cédera  jamais  pour  satisfaire  à  ses  dettes 
ou  à  celles  d'autrui  ;  il  leur  accorde,  pour  leur  commun 
usage,  les  pâturages  attenant  à  la  ville;  mais  il  se 
réserve  le  bois  Ricard  (6o.sr?«m  Ricardi)  eX\Qi&  l erres 
qui  se  trouvent  entre  les  fossés  qu'on  appelle  Fossés 
Jean  d*Annezin  ;  il  déclare,  en  outre,  que  s'il  veut 
faire  un  vivier  dans  le  marais  pour  son  usage  per- 
sonnel, nul  ne  pourra  s'y  opposer;  toutes  les  affaires 
de  la  ville  seront  traitées  conformément  à  la  loi  des 
échevins.  —  Mai  1222.  (  «  Actum,  anno  Doniini 
Af«  CC"  XXFP,  même  Maio  »).  Lettres  de  Daniel , 
avoué  d'Arras  et  seigneur  de  Béthune,  confirmant 
et  augmentant  les  privilèges  accordés  par  Guillaume, 
son  père  aux  habitants  de  Béthune. 

0 

R.  1007.  [Carton.}  —  7  pièces,  parchemin  ;  5  sceaux 

dont  3  incomplets. 

1919-1919.  —  Bétfauue.  —  Décembre  1212. 
(<  Actum  ^  anno  Domini  M^  CC  XIP,  nieme 
Décernbri  »).  Lettres  de  Conon  de  Béthune,  protoca- 
mérier  romain,  donnant  à  son  féal  Siger  et  à  ses  hoirs, 
un  muid  de  froment  à  prendre  sur  les  revenus  de  sa 
terre  de  Haucourt  (Hauchort)^  pour  le  tenir  en  fiet 
et  hommage.  —  24  mai  1213.  («  Datum  apud  Fretam  ? 
feria  \I  post  Ascensionem,  anno  AP  CC^  XIIP  t). 
Lettres  de  Henri,  duc  de  Lotharingie,  mandant  à  son 
féal  amé  Guillaume,  avoué  de  Béthune,  qu'il  lui  envoie 
le  payement  de  ce  qu'il  lui  doit,  à  condition  qu'il 
renverra  libres  G.  et  ses  compagnons  bourgeois  de 
Tyle.  —  Avril  1214.  {^Actum  anno  Domini  nUllesimo 
ducentesimo  quarto  decimo,  mense  Aprili  »).  Lettras 
de  Guillaume,  avoué  d'Arras,  seigneur  de  Qéihune 
et  de  Tenremonde,  déclarant  que  sUl  vient  à  mourir 
avant  Mathilde,  sa  femme,  il  donne  à  ses  deux  filles, 
Mathilde  et  Marguerite,  pour  leur  mariage,  1500  marcs 


CHAMBRK  DES  COMPTKS  I)K  LILI.K.  —  TRÉSOR  DKS  CHARTES.  -  PAYSHAS.  —  BETHUXE. 


117 


d'argent  pour  lesquels  il  engage  sa  terre  de  Richebourg 
(Richaborc)  et  tout  ce  qui  lui  appartient  en  alleu  ;  la 
forêt  de  Richebourg  pourra  être  vendue,  mais  sans 
qu*on  puisse  en  diminuer  retendue,  ni  la  défricher 
(«  sine  destructione  nemorisi^).  —  Locon,  août  1215, 
(«  Auctum  hoc  apud  Locun^  anno  Verhi  Incar^mti 
J/*  ce  quinio  declmo,  même  Augusti  »).  Chirographe 
dentelé  contenant  un  accord  conclu  entre  Daniel, 
avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthuue,  et  Alice,  dame 
de  Chocques,  fille  de  Baudouin  de  Béthune,  comte 
d*Aumale,  au  sujet  du  travers  de  Witeke,  choisissant 
Robert  de  Béthune,  frère  de  l'avoué  pour  arbitre; 
les  deux  parties  déclarent  qu'elles  laisseront  ledit 
travers  à  celle  qui  sera  reconnue  par  ledit  arbitre 
avoir  le  droit  de  la  posséder.  —  Décembre  1216. 
(  <  Actuin  anno  Verhi  Incarnati  M^  CC^  sewlo 
decimo,  mense  Décembri  >).  Gaucher,  seigneur  de 
Nanteuil,  reconnaît  qu'il  ne  peut  tenir  en  fief  que  du 
seigneur  de  Béthune,  Wailly,  Mouchy,  le  lieu  appelé 
Vinea  près  des  murs  d'Arras  et  tout  ce  qu'il  possède 
du  chef  de  sa  femme  Alix  ;  et  si  ce  seigneur  l'en 
requiert,  il  doit  lui  en  faire  hommage  comme  d'une 
terre  obtenue  par  mariage  et  selon  la  coutume  du  pays. 
—  Sans  date  ;  vers  1216.  Lettres  de  Guillaume,  comte 
de  Pembroke,  maréchal,  déclarant  s'être  mis  d*accord 
avec  Daniel,  avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune,  au 
sujet  de  tous  les  biens  et  catetix  ayant  appartenu  à 
Alice  de  Béthune,  sa  femme  ;  ledit  Daniel  payera  les 
dettes  qu'Alice  et  Baudouin  de  Béthune,  comte 
d'Aumale,  son  père,  peuvent  avoir  contractées  en 
Flandre.  —  Janvier  1217.  (c  Aclum  anno  Domini 
millesimo  ducentesimo  sexto  decimo ,  mense  Janr 
nuaH  »).  Lettres  de  Mathilde  de  Hosdaing  et  de 
Iteudouin  de  Comines,  son  mari,  déclarant  qu'en  vertu 
d'un  accord  fait  entre  eux  et  Daniel,  avoué  d'Arras, 
seigneur  de  Béthune,  au  sujet  des  terres  de  Chocques 
et  de  Robecque,  qui  leur  étaient  advenues  d'Alice,  fille 
de  Baudouin,  comte  d'Aumale,  l'avoué  doit  posséder  le 
manoir  de  Chocques  et  la  moitié  de  la  même  terre, 
(«  maw^um,  de  Cheohes  cum  medietate  totius  terre 
p  redicte  »). 

R.  1008.  (GartOD.)  —  8  pièces,  parchemin  ;  7  seaux, 
la  plupart  en  mauvais  état. 

tt«#-t««i.  —  Bétlmue.  —  Avril  1220.  («  Actum 
anno  Domini  Af"  CC*  XX®,  m>ense  Aprilis  »).  Lettres 
de  Guillaume  de  Cayeux,  seigneur  de  Carency, 
vendant  à  son  seigneur  Daniel,  avoué  d'Arras,  seigneur 


de  Béthune,  tout  ce  qu'il  possède  à  Bruai  (in  suprême 
Bf*tuzco)j  en  y  comprenant  tout  ce  dont  il  Jouissait 
4c  in  montagnia  »  avec  les  bois  de  l'avoué.  —  Même 
date.  Lettres  du  même  Guillaume  de  Cayeux  déclarant 
que  ses  hommes  ont  attesté  que  cette  vente  avait  été 
faite  légitimement,  le  vendeur  Tayant  faite  contraint 
par  la  nécessité  et  la  pauvreté  et  non  pour  frustrer  ses 
héritiers.  —  St-Pol,  24  août  ;  sans  date  d'année, 
vers  1220.  («  Datum  apud  sanctwn  Paulum^  in  die 
sancti  Barfholomei  >).  Mandement  de  Michel  de 
Harnes,  connétable  de  Flandre,  à  son  seigneur  R. 
d'Annezin,  chevalier,  de  faire  hommage  à  son  cousin 
l'avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune  et  de  Tenremonde, 
pour  le  fief  qu'il  tenait  de  lui.  —  Sans  date  ;  vers  1230. 
Acte  par  lequel  J.  Cardon  déclare  qu'il  ne  tient  le  fief 
deRankières  que  de  D,  (Daniel),  avoué  d'Arras,  seigneur 
de  Béthune.  —  Janvier  1221.  (<  Actum  anno  Domini 
HP  ce*  vicesimo,  mense  Januario  »).  Lettres  de  Jean, 
abbé,  et  des  religieux  du  couvent  de  Loos,  déclarant 
que  Daniel,  avoué  d'Arras  et  seigneur  de  Béthune, 
leur  a  donné  à  Béthune  une  maison  sise  sur  le  rivage, 
ayant  jadis  appartenu  à  Ëustache  A  Barbe  [Eustacii 
ad  Barbam).  —  28  février  ou  7  mars  1221  (1). 
(«  Actu7n  anno  Domini  jjf*  CC®  vicesimo,  proxima 
dominicapost  Quiiitanaai  i>).  Lettres  de  Jean,  seigneur 
de  Nesle  (Nigelle),  châtelain  de  Bruges,  par  lesquelles 
il  promet  de  dédommager  son  cousin  Daniel,  avoué, 
seigneur  de  Béthune,  de  la  somme  de  3.000  livres 
parisis  dont  il  s'était  rendu  caution  pour  lui  envers 
André  Wagon  et  Robert  Cosseth,  bourgeois  d'Arras. 
—  Douai,  25  août  1221 .  («  Datum  Duaci^  anno  Domini 
M^  ce*  vigesimo  primo ^  7nense  Augu^to^  in  crastino 
beati  Bartholomei  »).  Acte  par  lequel  H.  (Hugues),  fils 
aîné  du  comte  de  Rethel,  et  M.  (Mabillo),  sa  femme, 
châtelaine  d'Ypres  et  de  Bailleul,  demandent  à  Daniel, 
avoué  d'Arras,  et  seigneur  de  Béthune,  qu'il  leur 
permette  d'aliéner  pour  treize  .  ans  en  faveur  d'André 
Wagon,  de  Robert,  fils  de  Robert  Wagon  et  de  Mathieu 
Lagtier,  bourgeois  d'Arras,  tout  ce  qui  leur  appartient 
du  fief  qu'ils  tiennent  de  lui.  —  Décembre  1221. 
(«   Actum,  anno  g^^atie  AT  Ce  vicesimo  pHmo^ 


(1)  Si  par  Quintana,  il  faut  entendre  la  Quinquagésime,  selon 
Topinion  de  Ducange,  la  date  de  cette  pièce  serait  le  28  février 
1221.  Si,  au  contraire,  Quintana  désigne  le  premier  dimanche 
de  Carême,  comme  le  dit  VArt  de  vérifier  les  dates^  la  date 
devrait  être  reportée  à  huit  jours  plus  tard,  au  2*  dimanche  de 
Carême,  7  mars  1221. 


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ARCHIVES  DU  NORD. 


mense  Decenibri  »).  Lettres  de  Jean  de  Bailleul  en 
Flandre,  promettant  de  dédommager  Daniel,  avoué 
d*Ârras  et  seigneur  de  Béthune,  au  sujet  de  la  caution 
de  228  livres  parisis  à  laquelle  il  s'était  engagé  pour 
lui  envers Sawalon  Darut  et  Jacques  Mauvroi,  bourgeois 
d'Arras. 

R.  1009.  i  Carton.)  —  13  pièces,  parchemin  ;  U  sceaux 

brisés  ou  incomplets. 

1999-1994.  —  Bétltaiic.  —  Juin  1222.  («  Actum 
anno  Domini  millesimo  dvccenlesimo  vicesimo 
secundo,  mense  Junio  >) .  Lettres  d'Euslache  de  Hersin , 
chevalier,  reconnaissant  que  Daniel,  avoué  d'Arras  et 
seigneur  de  Béthune,  s'est  rendu  caution  pour  lui 
envers  Herbert  de  Béthune,  bourgeois  d'Arras ,  et 
promettant  au  besoin  de  l'indemniser. — 14  février  1223. 
(«  Actum  anno  Dominice  Incarnationis  millésime 
ducentesimo  vicesimo  secundo,  in  medio  msnsis 
Fehruarii  it).  Lettres  de  Baudouin,  comte  de  Guines, 
constituant  son  parent  Daniel,  avoué  d'Arras,  seigneur 
de  Béthune,  comme  caution  envers  Robert  Béchon  et 
son  frère  Jean  Béchon,  bourgeois  d'Arras,  au  sujet 
(l'une  somme  de  250  livres  que  ces  derniers  lui  avaient 
prêtée,  et  s'obligeant,  si  le  payement  n'est  pas  fait  à  la 
Chandeleur,  à  leur  donner  trente  sous  par  chaque 
semaine  de  retard.  —  Même  date.  («  Actmn  anno 
gracie  AP  CC^  vicesimo  secundo,  in  medio  mensis 
Fébruariii^).  Lettres  de  Guillaume  de  Cayeux,  seigneur 
de  Carency,  promettant  de  s'acquitter  envers  Daniel, 
avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune,  qui  s'était  porté 
caution  pour  lui  envers  Herbert  de  Béthune,  bourgeois 
d'Arras,  pour  une  somme  de  80  livres  parisis.  — 
Dernière  semaine  de  février  1223.  (<  Datum  anno 
Domini  M^CC^  vicesimo  secundo  in  ultinia  septimanu 
Februarii  »).  Lettres  de  Gui  de  Châtillon,  comte  de 
St-Pol,  promettantde  dédommager  son  frère  D.  (Daniel), 
avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune,  au  sujet  de  la 
somme  de  mille  quarante  livres  que  lui  avaient  fournie 
Robert  Wagon,  Baudouin  Crespin,  Strabon  Mauroi, 
bourgeois  d'Arras,  et  pour  le  payement  de  laquelle 
Daniel  s'était  porté  caution.  —  Mars  1223.  (<  Aclum 
anno  Domini  millésime  ducentesimo  vicesimo 
secundOy  mense  Martio  >).  Lettres  d'Eustache  de 
Neuville  et  de  son  fils  Eustache,  promettant  de  dédom- 
mager Daniel,  avoué  d'Arras,  qui  s'était  porté  caution 
pour  eux  de  la  somme  de  400  livres  parisis  que  leur 
avaient  prêtée    Robert  Wagon  et  Mathieu  Anstau, 


bourgeois  d'Arras.  —  Juillet  1^.  («  Actum  anno 
Domini  AP  CC^  vicesimo  tercio,  mense  Julio  »). 
Lettres  de  Gui  de  Châtillon,  fils  aine  du  comte  de 
St-Pol,  promettant  de  dédommager  Daniel,  avoué  à 
Arras ,  qui  s'était  porté  caution  pour  lui  envers 
Ermenfroid  Pucho,  Richard  Le  Tailleur  (Ricardum 
Incisorem) ,  Robert  Wagon  et  Baudouin  Crespin, 
bourgeois  d'Arras,  du  payement  d'une  somme  de 
9.000  livres  parisis  prêtée  par  eux  audit  Gui. — Janvier 
1224.  («  Actum  anno  Do^niniM^  CC^  vicesimo  tercio^ 
mense  Januario  »).  Lettres  de  Gérard  de  Lens, 
chevalier,  promettant  de  dédommager  Daniel,  avoué 
d'Arras,  qui  s'était  porté  caution  pour  Renaud  de  Lens, 
son  frère,  du  payement  d'une  somme  de  150  livres 
parisis  que  lui  avaient  prêtée  Hervin  Le  Bouteillier  et 
Herbert  de  Béthune,  bourgeois  d'Arras.  —  Môme  date. 
Mêmes  lettres  d'Eustache  de  Lens,  oncle  dudit 
Renaud.  —  Même  date.  Mêmes  lettres  de  Marie,  veuve 
de  Jean  de  la  Fosse,  sœur  dudit  Renaud.  —  St-Germain- 
en-Laye.  («  Actum  apud  Sanctum  Oermanum  in 
Laya,  anno  Domini  Incaymaiionis  millesimo  ducen- 
tesimo vicesim.0  tercio,  mense  Martio  »).  Lettres  de 
Louis,  roi  de  France  (Louis  VIII),  déclarant  que  Daniel, 
seigneur  de  Béthune,  après  lui  avoir  dénié  toute  la 
haute  justice,  savoir  :  le  rapt,  le  meurtre  et  l'incendie 
en  sa  terre  entre  la  Lys  et  le  Tronc  Béranger  (^c  intra 
aqtms  Lisic  et  Ty^ncum  Berengarii  >),  ayant  reconnu 
depuis  que  ses  prétentions  étaient  injustes,  il  lui 
accorde,  en  considération  de  plusieurs  personnes,  la 
justice  concernant  les  crimes  de  rapt,  de  meurtre  et 
d'incendie  qui  pourraient  être  commis  dans  le  château 
de  Béthune  et  sur  le  territoire  dudit  château.  («  infra 
pacem  ejusdem  castelli  sicut  ?netata  est  et  mete 
positei>).— 15  avril  \^2Â.[<t^  Actum  anno  Domini M^CC^ 
vicesimc  terciOj  in  medio  mensis  Aprilis  >).  Lettres 
des  échevins  et  de  toute  la  communauté  de  Béthune 
déclarant  que  Daniel,  avoué  d'Arras  et  seigneur  de 
Béthune,  s'est  porté  caution  pour  eux  d'une  rente 
viagère  de  cinquante  livres  parisis  envers  Jacques  et 
Hugues,  clercs,  fils  de  Simon  d'Aubigny,  bourgeois 
d'Arras,  ainsi  que  pour  deux  antres  rentes.  —  Mai  1224. 
(«  Actum  anno  Dominice  hicarnationis,  inillesimc 
ducentesimo  vigesiTno  quarto^  mense  Maio  »).  Lettres 
de  Daniel,  avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune,  par 
lesquelles  •  il  donne  au  chapitre  Saint-Barthéleiuy  de 
Béthune,  annuellement  et  à  toujours  quatre  sous 
de  rente  sur  les  portes  de  La  Gorgue,  cinquante  sous 
sur  le  travers  de  Warnelon  et  quatre  livres  parisis  sur 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  HÊTHUNE. 


1111 


le  travers  de  Robecq  («  ad  fraversum  meum  apud 
Robecque  »)  (1).-—  Juin  1224.  (<LActum  anno  Domini^ 
millemno  ducentesimo  vigesimo  quarto ,  mense 
Junio  »).  Lettres  do  Robert  de  Béthune,  seigneur  de 
Tenremonde,  par  lesquelles  il  promet  de  dédommager 
son  frère  Daniel,  avoué  d'Arras,  seigneur  do  Béthune, 
de  la  caution  à  laquelle  il  s'est  obligé  pour  cent  marcs 
parisis  à  28  sous  le  marc,  prêtés  audit  Robert  par  Jean 
Turket,  bourgeois  de  Lens. 

B.  1010.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ; 
7  sceaux  brisés  et  incomplets. 

i««&.  —  Bétliune.  —  9  janvier  1225  («  Actum 
anno  Domini  AP  CC*  XXI IIP,  mensejanuario,  feria 
quinta  (2)  post  Epiphaniam  Domini  »  ).  Lettre  de 
Philippe  de  NanteuiUe-Jeune,  s'engageant  à  indemniser 
Robert  de  Béthune  qui  s'était  porté  caution  pour  lui 
d'une  somme  de  120  livres  parisis  envers  Ermenfroid 
Le  Tailleur  et  Laurent  Wagon,  bourgeois  d'Arras.  — 
Avril  1225,  (  «  Actum  anno  gratis  AT  CC  XX«  V , 
mense  Aprili  »  ).  Lettres  de  W.  (Guillaume)  de  Cayeux, 
seigneur  de  Carency,  reconnaissant  que  sur  sa 
demande,  Daniel,  avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune, 
s'est  porté  caution  pour  l'engagement  de  la  terre  de 
Carency  avec  ses  appartenances  auprès  de  Le  Gohère 
(«  citra  le  ôohère  »).  —  Juillet  1225.  («  Actum  anno 
Domini  M^  CC^  vicesimo  quinto^  mense  Julio  »). 
Lettres  d'Evrard,  fils  de  Raoul,  (<«  Evrardus  Radolfi>)y 
seigneur  de  Moilagne,  promettant  de  dédommager 
Daniel,  avoué  d'Arras,  au  sujet  de  la  somme  de  2.050 
livrées  parisis,  pour  laquelle  il  s'était  porté  caution  en 
faveur  de  Jeanne,  comtesse  de  Flandre.  —  Août  1225. 
(«  Actum  anno  Incamationis  Dominice  3f"  CC^ 
vicesimo  quinto,  mense  Augusto  »).  Lettres  de  Jeanne, 
comtesse  de  Flandre,  promettant  de  dédommager 
Daniel,  avoué  d'Arras,  au  sujet  de  la  même  somme 
pour  laquelle  il  s'était  constitué  sa  caution  auprès  de 
RoberlCrespin,  Baudouin  Crespinle  Louche  {^strabo- 
nem  »)  et  Laurent  Wagon,  bourgeois  d'Arras.  — Août 
1225.  («  Actum  anno  DoininiAf^CC^  vigesimo  quintOy 
mense   Av^gusto  »).    Lettres  de  Michel  de  Harnes, 


(1)  Vidimus  des  écbevins  de  Béthune,  en  date  du  15  mai  1377. 

(2)  Ia  jeudi  après  TEpiphanie  tombe,  en  1225,  le  9  janvier. 
Godefroy  dans  son  inventaire  manuscrit  donne  la  date  du 
10  janvier,  parce  qu'il  a  fait  par  erreur,  son  calcul  d'après 
Tannée  1224. 


reccmnaissant  avoir  pi*omis  audit  Daniel  de  lui  obtenir 
des  lettres  d'Amould  d'Audenanle  et  de  Raoul  de 
Mortague  pour  sûreté  de  la  même  somme.  —  Août 
1225.  («  Actum  anno  Domini  M^  CC^  vigesim/) 
quinto^  mense  Augusto  »).  Lettres  de  Michel  de 
Harnes,  promettant  sûreté  au  sujet  de  la  même  somme. 
—  Septembre  1225.  («  Actum.  Bethunie ,  anno 
Domini  millesimo  ducentisimo  vicesimo  quintOy 
mense  septembri  »).  Lettres  de  Guillaume  de  Cayeux, 
seigneur  de  Carency,  promettant  d'indemniser  Daniel, 
avoué  d'Arras,  au  sujet  de  l'accord  conclu  touchant 
la  forêt  deRaspoi  («  super  nernore  deRaspoi^). 

B.  1011.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin;  4  sceaux, 

dont  2  incomplets. 

t9!M-i««7.—  Bétfanue.--  2février  1226.  (^  Actum 
anno  Domini  APCC^XX^  V%  mense  Februario,  in  die 
Purificationis  béate  Marie'»').  Lettres  de  M.,  dame 
de  Nivelles  suppliant  R.  (Rob(^rt)  de  Béthune  d'être 
caution  pour  elle  et  son  fils  Gautier,  au  sujet  des 
lettres  qu'elle  remet  à  Salomon  Rinvisch  et  G.  de 
Hellen,  bourgeois  de  Gand,  et  promettant  de  l'indem- 
niser. —  15  mai  1226.  («  Actum  anno  Dominice 
Incamationis  millesi7no  ducentesimo  vicesimo  sexto^ 
in  medio  ^nensis  maii  »).  Lettres  des  échevins 
et  de  la  communauté  de  la  ville  de  Wamelon, 
déclarant  qu'ils  dédommageront  leur  seigneur  Daniel, 
avoué  d'Arras,  qui  s'est  porté  caution  pour  eux  de  la 
somme  de  trente  livres  qu'ils  devaient  à  Hugues 
Plankelle,  bourgeois  de  Béthune.  — •  15  mars  1227. 
(«  Actum  anno  gracie^  M°  CC^  vicesimo  seœto^  in 
medio  Martio  »).  Lettres  de  Guillaume  de  Gayeux, 
seigneur  de  Carency,  promettant  de  dédommager 
Daniel,  avoué  d'Arras  et  seigneur  de  Béthune,  qui  a 
donné  dos  lettres  de  sûreté  au  sujet  de  la  vente  faite 
à  Simon  Louchart,  Herbert  de  Béthune,  Régnier 
Poret,  bourgeois  d'Arras,  et  Pierre  de  Bacillon, 
bourgeois  de  Lens,  des  bois  que  ledit  Guillaume 
possédait  à  Mons  et  au  Saucboi.  —  22  juin  1227. 
(<  Actwn  anno  Domini  millesimo  CC^  vicesimo 
septimOy  tnense  junio  ^  feria  tercia  ante  Nativitatem 
beati  Johannis  Baptiste  »).  Lettres  de  D.  (Daniel, 
avoué  d'Arras  et  seigneur  de  Béthune),  mandant  à  J., 
prévôt,  et  à  tout  le  chapitre  de  Béthune  que  s'il  vient  à 
mourir  durant  son  pèlerinage  en  Terre  Sainte,  il  fonde 
dans  l'église  Saint-Barthéloiny  deux  chapelles  ayant 
chacune  un  revenu  de  quinze  livres  parisis  à  recevoir 


120 


ARCHIVKS  DU  NORD. 


annuellement  sur  le  tonlieu  de  Béthuno,  et  dont  Tune 
ost  fondée  pour  le  repos  de  l'âme  de  Robert,  son 
oncle;  il  déclare,  en  outre,  que-  n'ayant  pas  son  scel 
auprès  de  lui,  il  fait  cette  donation  en  présence  de 
l'official  de  Reims,  d'Alix,  dame  de  Nanteuil,  sa  sœur, 
de  Barthélémy,  prévôt  de  Bélhune,  et  de  Henri 
Châtelain,  bourgeois  de  Béthune,  et  la  fait  sceller  par 
l'official  de  Reiras,  en  demandant  de  présenter  ces 
lettres  à  P.  (Ponce),  évéque  d'Arras.  —  Novembre 
1227.  («  Acium  anno  Domini  AT  CC^  vicesimo 
septivio^  mense  Novembri  »).  Lettre  d'Adeline,  dame 
de  <Obert>,  promettant  de  dédommager  Robert  de 
Béthune,  seigneur  de  Tenremonde,  qui  s'était  porté 
caution  pour  elle  envers  Robert  de  Bevri,  Nicolas  et 
Thomas,  frères,  bourgeois  de  Lens. 

B.  1012.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin  ; 
5  sceaux  incomplets. 

1998.  —  Réthane.  —  Février  1228.  («  Actum  anno 
gratte  M^  CC^  vicesimo  septimo  mense  Februario  »). 
Lettres  d'Alix ,  dame  de  Nanteuil ,  promettant  de 
dédommager  Robert,  avoué  d'Arras,  son  frère,  qui 
s'était  porté  caution  en  sa  faveur  envers  Jacques,  fils 
de  Mathieu,  et  Sagalon,  son  frère,  bourgeois  d'Arras, 
pour  135  muids  d'avoine  et  300  livres  parisis.  —  Même 
date.  (<^  Actum  anno  Domini  M^CC vicesimo  septimo, 
mense  Februario  >).  Lettres  de  Jean,  seigneur  de 
Nesle,  déclarant  que  s'il  ne  payait  pas  les  4.000  livres 
qu'il  doit  à  son  frère  Jean  de  Milly,  ce  qu'il  a  promis  de 
faire  en  quatre  ans  dans  Itf  maison  du  Temple  à  Paris, 
il  a  constitué  pour  caution  Robert,  avoué  d'Arras,  son 
cousin.  —  Mars  1228.  («  Actw/n  anno  Domini  Jf° 
ce  XX^  VHPj  mense  Martio  »).  Lettres  de  Guillaume 
de  Béthune,  seigneur  de  Meulebeko,  promettant  de 
dédommager  son  frère  R.  (Robert),  avoué  d'Arras, 
seigneur  de  Béthune,  qui  s'est  porté  caution  pour  lui 
envers  Salomon  Rinvicks,  bourgeois  de  Gand.  — 
Avril  1228.  (<  Actum.  anno  Dominice  Incamationis 
M^  CC^  vicesimo  octavOy  mense  Aprili  »).  Lettres  de 
Jean  de  Béthune  s'obligeant  à  rendre  à  son  frère 
Robert,  avoué  d'Arras,  quand  celui-ci  l'exigera,  les 
200  livrées  de  terre  qu'il  lui  a  données  dans  les  paroisses 
de  La  Gorgue  et  d'Estaires.  —  Juillet  1228.  («  Actum 
anno  gratte  W  CC"  XXVI W,  mense  julio  »).  Lettres 
de  Robert,  avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune, 
confirmant  les  privilèges  que  Daniel,  son  frère,  avait 
accordés  à  la  ville  de  Bétliune  en  mai  1222.  —  Même 


date.  (^  Actum,  anno  gratie  AT  CC*  vicesimo  octavo, 
mense  Auguste  »).  Lettres  d'Alix,  veuve  de  Gautier, 
seigneur  de  Nanteuil,  promettant  de  dédommager 
Robert,  avoué  d'Arras,  qui  s'était  porté  caution  en 
sa  faveur,  d'une  somme  de  429  livres  envers  Jean 
Bodart  et  Herbert  de  Bélhune,  bourgeois  d'Arras. 

B.  1013.  (Carton.)  — 8  pièces,  parchemin  ; 
7  sceaux  brisés  ou  incomplète. 

t«)M-t«80.  —  Béthune.  —  Saint-Bavou  (Gand), 
le  25  mars  1229.  (<  Actum  apvul  Sanctum  Bavonem, 
in  die  Annunciationis  béate  Marie^  anno  Domini 
Jlf"  ce  XX""  octavo  »).  Lettres  de  Hugues,  châtelain  de 
Gand,  seigneur  de  Hosden,  promettant  de  ratifier  tout 
ce  que  Robert,  avoué  d'Arras,  fera  pour  lui  en  ses 
aflFaires.  —  Mars  1229.  («  Actum^  anno  gracie  M^  CC"* 
XXV IIP ^  mense  Martio  »).  Lettres  de  R.  veuve  de 
G.  Bertout,  et  de  G.  Bertout,  son  fils  aîné,  constituant 
R.  (Robert),  avoué  d'Arras,  leur  -caution  pour  cent 
marcs  sterlings  que  leur  avait  prêtés  Salomon  Rinvisk, 
bourgeois  de  Gand.  —  Novembre  1229.  (<s-  Actum 
anno  Domini  M^  CC^  vicesimo  nono ,  mense 
Novembri  »).  Lettres  d'Alix,  dame  de  Nanteuil, 
promettant  de  dédommager  Robert,  avoué  d'Arras, 
son  frère,  de  la  somme  de  400  livres  dont  il  s'était 
porté  caution  pour  elle,  envers  Evrard,  bourgeois  de 
Laon.  —  Décembre  V2SQ.{<i  Actum  anno  Domini 
M^  ce  vicesimo  nono^  mense  Decembri  »).  Lettres 
d'Adeline,  dame  <  d'Oberc  »,  promettant  de  dédom- 
mager R.  (Robert),  avoué  d'Arras,  qui  s'était  porté 
caution  pour  elle  envers  Jean  Bodart,  Helluin  Le 
Bouteiller  et  Herbert  de  Béthune,  bourgeois  d'Arras. 
—  Lille,  16  janvier  1230-  («  Datum  InsuliSy  feria 
quarta  post  octavas  Epiphanie  anno  Domini  AT 
CC^XX^  nono,  m^nsejanuario  »).  Lettres  de  Jeanne, 
comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut,  promettant  de 
dédommager  son  féal  R.  (Robert),  avoué  d*Arras,  qui 
s'est  porté  caution  pour  elle  de  la  somme  de  mille 
livres  parisis  envers  Gautier  Pilate,  Jean  Du  Marché 
(de  Fo?*o),^  Gui  Audefroi  et  Jean  Painmouillé-  — 
13  mars  1230.  («  Actum  anno  Domini  M^  Ce 
vicesimo  nono,  mense  MartiOy  feria  quinta  ante 
Letare  Jeri^salem  »).  Lettres  de  Renaud  de  Lens, 
chevalier,  promettant  de  dédommager  R.  (Robert), 
avoué  d'Arras,  de  la  caution  à  laquelle  il  s'était  obligé 
pour  lui  envers  Hugues  de  Saint-Eloi  et  Jean,  son  fils, 
bourgeois  de  Béthune,  à  qui  Renaud  et  sa  femme 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  IJLLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  HÉTHUNE. 


121 


avaient  vendu  une  année  du  revenu  de  leur  dîme  à 
Auchy.  —  Mars  1230.  («  Actum  anno  gracie  AP  CC* 
XX  nono,  mense  Mariio  »).  Lettres  de  Siger  de 
Gand,  chevalier,  promettant  d'indemniser  R.  (Robert), 
avoué  d'Arras,  qui  s'était  porté  caution  pour  lui  envers 
le  châtelain  de  Gand,  frère  dudit  Siger.  —  Sans  date  ; 
vers  1230.  Lettres  de  Robert,  avoué  d'Arras,  seigneur 
de  Béthune  et  de  Tenrcmonde,  donnant  à  Sara,  sa 
fille,  une  rente  de  cent  sous  à  recevoir  tous  les  ans  sur 
les  revenus  que  lui  doit  Robert,  fils  de  Raoul 
Wolaneston. 


B.  101  ^1.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin; 
5  sceaux  brisés  et  incomplets. 

i«8t-t«S8.  ->  Béthune.  ^  Mars  1231.  («  Actum 
anno  Domini  Af*  CC^  tricesimo,  inense  Mariio  »). 
Lettres  de  Siger  d'Allouagne,  chevalier,  promettant  de 
dédommager  R.  (Robert),  avoué  d'Arras,  Jean  de 
Béthuno,  frère  dudit  Robert,  Pierre  d'Aubigny,  Hugues 
dit  Morel,  Robert  d'Annezin  et  Cardon  de  Frefaig 
(Ferfay  ?),  chevalier,  qui  se  sont  portés  ses  cautions 
envers  .lean  d'Allouagne,  son  père.  —  Avril  1231. 
(«  Actum  anno  Domini  AT  CC^  XXX*  primOy  mense 
Aprili  »).  Lettres  de  damoiselle  Pavie  de  Neuville, 
faisant  hommage-lige  à  l'avoué  d*Arras,  seigneur  de 
Béthune,  en  son  nom  et  en  celui  des  enfants  qu'elle  a 
d'Eustache,  fils  du  seigneur  de  Béthune,  en  ce  qui 
concerne  Neuville  et  ses  dépendances  ;  elle  s'engage  à 
faire  confirmer  ces  lettres  par  Eustache,  son  fils  aine, 
quand  il  sera  majeur.  —  Septembre  1232.  (<  Actum, 
annoDomini  M^  CC^  XXX^  secundo^  même  Septem- 
bri  >),  Lettres  de  Henri  de  Neuve-Eglise,  chevalier, 
consentant  de  plein  gré,  en  faveur  de  noble  dame 
Marguerite,  dame  de  Dampierre,  que  s'il  veut  rétablir 
la  taille  dont  il  a  exempté  ses  hommes,  il  soit  nommé 
cinq  échevins  dont  deux  de  sa  part  et  trois  de  la  part 
de  Marguerite  pour  constater  la  chose  et  que  ladite 
dame  fasse  saisir  son  fief.  —  Novembre  1232.  («Actum 
anno  Domini  AT  CC*  XXX*  secundo,  m^ense  Novem- 
brii^).  Lettres  de  Robert,  avoué  d'Arras^  seigneur 
de  Béthune  et  de  Tenremonde,  se  constituant  caution 
envers  Jacques,  bourgeois  de  Cambrai,  pour  90  livres 
prêtées  par  ledit  Jacques  à  Florent,  comte,  de  Hollande. 
—  Avril  1233.  («  Actum  antio  Domini  HP  CC  XXX* 
iercio  ,  ^nénse  Aprili  »).  Lettres  d'Ar.,  chevalier, 
seigneur  de  Vesemale,  amstituant  Robert,  avoué 
d'Arras,  sa  caution  pour  la  somme  de  cent  livres  qu'il 


doit  à  Gilbert  Ransvisch,  de  Gand,  et  promettant  de 
payer  la  moitié  de  cette  somme  aux  prochaines  foires 
d'Ypres,  et  l'autre  moitié  aux  mêmes  foires  de  l'année 
suivante.  —  14  décembre  123.'^.  («  Datum  anno 
Domini  M^  CO  XXX"  ///",  m  crastino  Lucie 
Virgiiiis  »).  Lettres  de  Robert,  avoué  d'Arras 
seigneur  de  Béthune  et  de  Tenremonde,  et  d'Elisabeth, 
sa  femme,  reconnaissant  devoir  à  leur  féal  Jean  de 
Goi,  quelque  argent  pour  les  alleux  qu'ils  ont  achetés 
de  lui. 


B.  1015.  (Carton.  )  —  G  pièces  parchemin  ; 
7  sceaux  brisés  ou  écrases. 

t«S»-t«4a.  —  Béthane.  —  Août  1239.  (a  Datum 
anno  Domini  Af®  CC*  tricesimo  nono,  mense 
Auguste  »).  Lettres  de  Robert,  avoué  d'Arras,  seigneur 
de  Béthune  et  de  Tenremonde,  faisant  hommage  à 
P.  (Pierre  de  Doy),  évêque  de  Térouane,  de  la  troisième 
partie  des  dîmes  qui  lui  appartiennent  dans  la  paroisse 
d'Estaires  (Esteires)  et  dans  celles  de  Neuf-Berquin  et 
deLa  Gorgue  (delNeufhrekin  et  de  le  Oorghe),  qui  ont 
été  formées  par  le  démembrement  de  celle  d'Estaires, 
excepté  le  dimey^on  de  toutes  les  dîmes  en  question  ; 
cette  troisième  partie  est  estimée  cent  livres,  monnaie 
de  Flandre,  somme  pour  laquelle  il  se  reconnaît 
homme  du  comte  de  Flandre;  Robert  déclare,  en 
outre,  tenir  du  même  prélat  les  hommages  qu'il  a  de 
lui  en  fief  et  la  dîme  de  la  paroisse  de  Steenwerck 
(Stainvevc)  ;  il  le  prie  aussi  de  confirmer  le  don  du 
Personal  de  l'église  de  La  Gorgue  qu'il  avait  fait  à 
l'abbaye  de  Beaupré.  —  Mai  1242.  («  En  Fan  del 
Incarnation  MCCXLII,  el  mois  de  m/ii»).  Eustache, 
sire  de  Neuville,  chevalier,  constitue  caution  son 
très-haut  seigneur  Robert,  avoué  d'Arras,  seigneur 
de  Béthune  et  de  Tenremonde,  pour  200  livres  parisis 
que  lui  avaient  prêtées  Jean,  fils  aîné  d'Eustache, 
Maelin  de  Metenes,  connétable  de  Flandre,  et  Hues 
Miraumont.  —  14  novembre  1242.  {^  Datum  anno 
Domini  HP  CC*  XL*  secundo^  feria  F/%  posl  festum 
beati  Martini  hiemalis  »)  J.  (Jacques)  de  Condé, 
seigneur  de  Bailleul,  promet  de  dédommager  R. 
(Robert),  avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune  et  de 
Tenremonde,  du  cautionnement  auquel  son  sergent 
s'était  soumis  pour  Baudouin  de  Condé,  sergent  du 
seigneur  de  Bailleul.  -  Décembre  1242.  («  Actum 
anno  domini  AT*  CC*  XU  secundo^  mense  Decem- 
bri  »).  Lettres  de  R.  (Robert)  du  Quesnoy  (de  Caisneto)^ 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2»  Partie). 


i6 


122 


ARCHIVES  ni;  NORD. 


chevalier,  et  d'Ode,  sa  femme,  jadis  châtelaine  de 
Gand,  promettant  de  dédommager  R.  (Robert),  avoué 
d'Arras,  qui  s'était  porté  caution  pour  eux  envers 
Éwrede  de  la  Cour  {De  Curia)^  bourgeois  de  Gand. 

—  Septembre  1243.  («  Ce  fu  fait  l'an  de  Vincamatlon 
M  et  ce  et  XLIII,  mois  de  sétembre  »).  Gilles  de 
Béthune,  sire  de  Molembeke,  déclare  que  Robert  de 
Béthune,  son  oncle,  s'est  constitué  caution  du  châtelain 
de  Bergues  pour  60  livres  d'Artois,  envers  Herbert  de 
Béthune,  et  promet  de  le  dédommager  des  trais  que 
cette  caution  pourrait  lui  occasionner.  —  Même  date. 
Pareilles  lettres  de  Guillaume  de  Béthune,  seigneur 
d'Ocre. 

H.  1016.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ; 
4  sceaux,  dont  un  seul  en  bon  état. 

1944-1916.  —  Béthune.  —  Août  1244.  («  Datum 
anno  Domini  ikf "  CC^  XL^  quarto,  mense  Augusto  »). 
Lettres  de  Nicolas  Cardon  (Cardons),  seigneur  de 
Hingettes,  déclarant  avoir  vendu  pour  trois  ans  à  son 
cousin,  Gautier  Cardon,  tous  les  revenus  de  sa  terre  de 
Nœux  qu'il  tient  de  noble  homme  Robert,  seigneur  de 
Béthune,  sans  aucun  service.  —  Septembre  1244. 
(«  Ce  fut  fait  Fan  del  Incarnation  Nostre  Seyneur 
M  ce  et  XLTV,  et  mois  de  septembre  »).  Jean,  comte 
de  Soissons,  promet  de  dédommager  son  très-cher 
cousin  Robert  de  Béthune,  seigneur  de  Tenremonde, 
avoué  d'Arras,  de  la  somme  de  200  livres  parisis  dont 
il  s'est  porté  caution  pour  lui  envers  Jean  d'Audenarde. 

—  Sans  date  ;  vers  1244.  Lettres  de  Robert  de  Guines, 
chevalier,  donnant  à  Sara,  fille  de  l'avoué  de  Bélhune, 
la  terre  qui  appartenait  à  Guillaume  de  Norfolck,  à 
Bastelesden,  avec  ses  appartenances  et  une  charrue 
de  terre  à  Ashamstède,  pour  les  tenir  â  toujours 
librement  de  lui  et  de  ses  hoirs,  à  charge  de  5  sous 
pour  tout  service  et  exaction.  —  Avril  1245.  («  Datum 
anno  Domini  M^  CC^  quadragesimo  quinto,  mense 
Aprili  »).  Lettres  de  Marguerite,  comtesse  de  Flandre, 
promettant  de  dédommager  R.  (Robert),  avoué  d'Arras, 
seigneur  de  Béthune  et  de  Tenremonde,  de  la  caution 
à  laquelle  il  s'était  engagé  pour  elle,  envers  Louis,  roi 
de  France,  pour  la  somme  de  2.500  livres  parisis  pour 
fin  de  rachat  [de  nostro  rachato).  —  Août  1245. 
(«  Datum  anno  Domini  M^  CC^  XU  quinto,  m^ense 
Augusto  »  ) .  Lettres  de  Robert  du  Quesnoy  [de 
Caisneto),  chevalier,  et  d'Ode,  sa  femme,  jadis 
châtelaine   de   Gand ,    promettant    de   dédommager 


Robert,  avoué  d'Arras,  qui  s'est  porté  caution  pour 
eux  de  la  somme  de  700  livres  envers  Sîger  et  Pierre, 
fils  d'Ewrede  De  la  Cour,  bourgeois  de  Gand. 

H.  1017.  (Canon.)  —  6  pièces,  parchemin  ; 
5  sceaux  biisés  et  incomplets. 

19411.1949.  —Béthune.  —  Janvier  1246.  («  Ce  fa 
fait  en  l'an  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  M  et 
ce  et  XL  et  V^  el  mois  de  Jenvier  »).  Robert  de 
Wavrin,  sénéchal  de  Flandre,  promet  par  serment 
d'aider  el  conseiller  son  seigneur  Robert,  avoué  d'Arras, 
soigneur  de  Béthune,  contre  tous  hommes,  sauf  la  foi 
qu'il  doit  à  ses  seigneurs;  si  Robert  de  Wavrin  a 
quelque  débat  avec  les  parents  ou  les  hommes  do 
Tavoué  et  qu'il  veuille  prendre  sur  lui  de  garder  son 
honneur,  il  doit  le  croire.  —  Mars  1246.  «  Datum 
anno  Dom^ini  M^  CC*  quadragesimo  quinto,  mense 
Martio»}.  Lettres  de  Gilles  de  Molembeke,  chevalier, 
reconnaissant  avoir  cédé  à  Robert,  avoué  d'Arras, 
seigneur  de  Béthune  el  do  Tenremonde,  son  oncle, 
cohéritier  de  feu  Willaume  de  Béthune,  chevalier, 
son  père,  tout  ce  qui  lui  revenait  du  côté  de  ce  dernier, 
à  rencontre  de  Hugues  de  Châtillon,  comte  de  Sl-Pol, 
pour  un  échange  ou  fouf^moture  (1)  qui  lui  appartenait 
par  le  fait  de  la  mort  de  Jean  de  Béthune,  son  oncle, 
mari  d'Elisabeth ,  comtesse  de  St-Pol .  —  1246, 
décembre.  («  Actum  et  datum  anno  Domini  millesimo 
diccentesim^  quadragesimo  sexto, mense  déceml^ri^). 
Lettres  par  lesquelles  M.  (Martin),  abbé  et  tout  le 
couvent  de  Saint- Vast,  et  noble  homme  R.  (Robert) 
avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune,  déclarent  que, 
pour  terminer  tgutes  difficultés  entr*eux  et  séparer 
les  justices,  kosteSj  prairies,  marais,  bois  et  autres 
choses  qu'ils  avaient  en  commun,  ils  nomment,  savoir 
de  la  part  de  l'abbaye,  Jean  de  Mauville,  chevalier,  el 
Jean  Paiebien,  et  de  la  part  de  l'avoué,  Bauduin  de 
Bailleul,  chevalier,  et  Jean  Danezin  pour  s*en  occuper. 
Si  l'une  des  deux  personnes  nommées  par  l'abbaye  ne 
peut  s'y  trouver,  elle  choisit  Guillaume  de  Blareville, 
chevalier  ,et  l'avoué  nomme  Roger  de  Mesplau  si  l'un 
des  siens  y  manque.  Si  ces  quatre  arbitres  ne  sont  pas 
d'accord,  l'abbaye  et  l'avoué  nomment  conjointement, 
Bauduin  de  le  Planke  pour  cinquième  arbitre.  Cette 


(1)  Ce  tenue  de  fonnotura  désigne  le  droit  qu'avait  un 
seigneur  sur  les  biens  d'un  bâtard  ou  de  tout  défunt  qui  n*avait 
pas  d'héritier  direct. 


CHAMBRK  DKS  COMITKS  I)K  ULLK,  —  TRESOR  DKS  CHARTKS.  —  PAYS-BAS. 


BKTHUNK. 


123 


séparation  commencera  par  la  ville  de  Brakencourtei 
aux  environs  et  après  aux  endroits  ou  les  parties  ont  des 
intérêts  communs,  et  le  travail  finira  pour  la  prochaine 
fête  de  Toussaint.  L'abbaye  et  l'avoué  promettent 
de  s'en  tenir  à  ce  que  prononceront  les  commissaires 
et  de  donner  1.000  marcs  sterlings  de  40  sols  le  marc, 
pour  la  partie  qui  ne  serait  pas  contente  à  celle  qui 
voudrait  bien  exécuter  la  séparation.  —  3  avril  1247. 
{«  Actum,  anno  Domini  M^  CC"  XL'  VIP,  fcria 
qiuirtay  post  diem  Pasche  »).  Lettres  de  Robert,  avoué 
d'Arras  et  seigneur  de  Béthune,  déclarant  prendre 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut,  pour 
arbitre  de  toutes  les  discussions  qu'il  a  en  la  cour  de 
révêque  d'Arras  à  rencontre  de  Hugues  de  Châtillon, 
comte  de  St-Pol,  et  promettant  de  s'en  rapporter  à  ce 
qu'elle  décidera  de  haut  et  de  bas.  —  4  août  1247. 
{«  Datutn  anno  Domini  Af  ®  CC  LX'  VIP,  dominica 
post  Vincula  sancti  Pétri  »).  Lettres  de  Gilles  de 
Béthune,  seigneur  de  Molembeke,  promettant  de 
dédommager  R.  (Robert),  avoué  d'Arras,  seigneur  de 
Béthune  et  de  Tenremonde,  son  oncle,  de  la  caution 
de  60  livres,  monnaie  de  Flandre,  à  laquelle  il  s'était 
obligé  pour  lui  envers  Isabelle,  dame  de  Pont-Rohard, 
sa  mère.  —  13  décembre  1247.  («  Ce  fu  fait  en  Van 
del  Inca^matian  Nostre  Seigneur  M  CC  et  XL  et  set, 
et  mois  de  décembre  le  jour  Sainte  Tjuce  et  Saint 
Auberttf).  Lettres  d'Arnould,  avoué  de  Tércfuanne, 
promettant  do  dédommager  Robert,  avoué  d'Arras, 
seigneur  de  Béthune  et  de  Tenremonde,  son  cousin, 
de  la  caution  à  laquelle  il  s'était  obligé  pour  lui  envers 
nobles  hommes  Wion  et  Willaume  de  Berghes, 
chevaliers,  frères,  et  d'observer  ce  qui  a  été  réglé 
dans  les  lettres  passées  entre  lui,  d'une  part,  Wion  et 
Willaume  devant  dits  pour  Willaume,  son  neveu,  et 
pour  Clais  de  Coudekerke,  d'autre  part,  sous  peine  de 
200  marcs  artésiens. 

B.  1018.  (Carton.)  —  iS  pièces,  parchennn  ; 
3  sceaax,  dont  2  en  noaiivais  éUit. 

t948*t«ft«  ?  —  Béthune.  —  22  mai  1248.  («  Ce  fu 
fait  en  Van  del  Incarnation  Nostre  Signent  mil  anz 
et  IP  ans  et  XLVIII  ans,  le  venredi  devant  VAscen- 
tion  »).  Lettres  d'Alix,  dame  de  Nanteuil,  promettant 
de  dédommager  Robert,  avoué  d'Arras,  seigneur  de 
Béthune  et  de  Tenremonde,  son  frère,  de  la  caution 
à  laquelle  il  s'est  obligé  pour  elle  envers  Thierry 
Bérengier,  bourgeois  de  Reims,  pour  la  somme  de 


600  livres  parisis,  pour  le  payement  de  laquelle  elle 
affecte  tout  ce  qui  lui  appartient  dans  l'étendue  de 
l'é  vêché  d'Arras.  —  Béthune,  le  21  juin  1248.  («  Datum 
Bethunie,  dominica  prima  post  Trinitatem ,  anno 
Domini  AT»  CC  XL""  VHP  i>).  Lettres  de  Robert, 
avoué  d'Arras,  mandant  à  Marguerite,  comtesse  de 
Flandre  et  de  Hainaut,  qu'ayant,  par  le  conseil  de  ses 
hommes,  destiné  une  somme  de  mille  livres  parisis  à 
dédommager  ceux  à  qui  il  aurait  pu  prendre  quelque 
chose  injustement,  il  la  supplie  de  faire  agréer  ce 
projet  de  restitution  par  Gui,  son  fils,  et  Mahaut,  sa 
bru.  —  Même  date.  Lettres  du  même  seigneur  priant 
son  très-cher  fils  (gendre)  Gui  de  Dampierre  de 
confirmer  par  lettres  et  de  faire  ratifier  par  Mahaut, 
sa  femme,  fille  dudit  Robert  de  Béthune,  la  disposition 
faite  par  lui  de  la  somme  de  1.000  livres  parisis  à  la 
restitution  de  ce  qu'il  pouvait  avoir  perçu  injustement. 
—  22  août  1248.  (<r  Datum  anno  Domini  HP  CC*  XL"" 
octavoj  sabbatopost  Assumptionem  béate  Virginis  >). 
Lettres  de  N.,  doyen  do  Thuin,  mandant  au  curé  do 
Ham,  de  se  rendre  à  Marfalise,  d'avertir  le  seigneur 
de  Thuin,  les  échevins  de  Marfalise  et  Simon,  habitant 
de  cette  ville,  de  ne  plus  molester,  ni  vexer  la  femme 
et  la  famille  de  Robert,  avoué  d'Arras,  seigneur  de 
Béthune  et  de  Tenremonde,  et  de  les  assigner  à 
comparaître  par  devant  W.,  doyen  de  l'église  de 
Tournai,  le  lendemain  de  l'Exaltation  de  Sle-Croix, 
pour  y  exposer  leurs  raisons.  — 14  septembre  1248. 
{^  Datum  anno  Domini  M^  CC*  XL^  octavo,  in  die 
ExcUtationis  sancte  Crucis  »).  Isabelle  (deMoriaumés), 
femme  de  Robert,  avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune 
et  de  Tenremonde,  mande  à  W.,  doyen  do  Notre-Dame 
de  Tournai,  conservateur  {conservator,  c'est-à-dire 
curateur,  conseil  judiciaire),  de  son  mari,  qu'elle  a 
nommé  Pierre,  son  chapelain  pour  son  procureur 
dans  l'aflaire  qu'elle  a  par  devant  lui  contre  Gossuin 
de  le  Valle,  chevalier  ;  elle  promet  d'approuver  tout 
ce  qu'il  décidera  et  lui  adresse  ainsi  qu'à  la  partie 
adverse,  ces  lettres  sous  le  scel  de  J.,  chantre  de 
l'église  StrBarthélemi  de  Béthune.  —  Sans  date  ;  vers 
1250  ?  Contributions  que  Piôrre  de  Bailleul  a  imposées 
à  la  ville  et  à  plusieurs  bourgeois  et  chanoines  de 
Béthune. 

B.  lOHi.  ^(«arlon.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  5  sceaux. 

t9ft4-i9«i.  —  Béthune.  —  Août  1254.  (<  Ce  fa 
fait  en  lan  del  Incarnation  Nosty^e  Seigneur  mil  CC 


124 


ARCHIVES  DU  NORD. 


et  cinquante  et  quatre^  et  mois  de  Aoust  »).  Lettres  de 
Mathilde,  dame  de  Béihune,  femme  de  noble  homme 
Gui,  comte  de  Flandre,  déclarant  avoir  vendu  au 
seigneur  Lauvin  Pila  te  et  à  Enguerrand,  son  fils,  bour- 
geois de   Douai  et  h  Sauwalon  Durpain,  bourgeois 
d'Arras,  tous  ses  bois  de  Béthune,  excepté  les  bois  de 
Bruille,  pour  le  terme  de  dix  ans,  à  sept  livres  cinq  sols 
parisis  par  mencaudée,  aux  conditions  suivantes  :  les 
bois  de  chaque  coupe  auront  douze  ans  ou  plus  ;  on  en 
coupera  par  an  quatre  muids  pour  lesquels  les  acheteurs 
payeront 348  livres  en  trois  termes;  ils  laisseront  36 
estaloms  (baliveaux)  des  meilleurs  dans  chaque  men- 
caudée ;  tous  les  bois  seront  coupés  dans  les  dix  ans  ;  ils 
feront  faire  loyalle  layure  (probablement  régulière 
adjudication)  et  si  quelqu'un  se  plaint  qu'elle  no  soit  pas 
faite  selon  l'usage,  la  difficulté  en  sera  portée  devant  la 
Comtesse  qui  pourra  condamner  à  l'amende  s'il  y  a  lieu  ; 
si  les  sergents  de  ces  acheteurs  font  quelques  entre- 
prises sur  les  bois  voisins,  ils  seront  obligés  de  dédom- 
mager ces  derniers  ;  la  Comtesse  promet  de  ne  faire 
aucune  vente  de  bois  pendant  ce  terme;  les  adjudica- 
taires pourront  prendre  et  arrêter  toutes  les  voitures  qui 
mèneront  des  failles  (fagots)  à  Béthune,   excepté 
pendant  le  mois  d*août,  sauf  ceUes  appartenant  ou 
destinées  à  des  personnes  franches  et  à  des  endroits 
francs;  la  Comtesse  permet  que  pendant  que  l'on 
chargera  les  charrettes,  les  chevaux  puissent  paître 
sans  qu'il  y  ait  à  ce  sujet  ni  délit,  ni  méfait  et  s'engage 
à  payer  aux  adjudicataires,  les  fagots  que  l'on  prendra 
pour  sa  maison  de  Béthune.  —  8  Décembre  1255. 
(«  Ce  fu  fait  en  lan  del  Incarnation  mil  deus  cens  et 
cinquante  quatre^  le  mardi  après  le  feste  Saint-- 
Nicolas  ki  est  el  m^is  de  décem^bre  »).   Lettres  de 
Mathilde,  dame  de  Béthune  et  de  Tenremonde,  femme 
de  Gui,  comte  de  Flandre,  déclarant  devoir  à  sou  bon 
amé  Simon  le  Petit,  citoyen  d' Arras,  800  livres  parisis 
et  lui  assigne  pour  le  payement  tous  les  biens  qui  lui 
appartiennent  dans  la  terre  de  Béthune,  excepté  le 
moulin  sis  au-dessous  du  château,  ce  qui  lui  appartient 
à  la  Buissière  et  à  Bruay,  l'assignation  faite  à  Jean 
Belamit,  son  bailli  de  Béthune  ainsi  qu'à  Jean  Lombart 
cafioursiny  et  les  bois  vendus  à  Lauwins  Pilale,  bour- 
geois de  Douai  ;  Simon  jouira  de  ces  biens  assignés  qui 
doivent  rapporter  au  moins  400  livres  par  an,  à  dater 
de  l'octave  de  la  Chandeleur,  et  les  gardera  jusqu'à  ce 
qu'il  soit  remboursé  de  ce  que  la  Comtesse  lui  doit  ; 
celle-ci  s'engage  à  lui  faire  donner  dans  les  quarante 
jours  qui  suivront  la  sortie  de  prison  de  son  mari, 


le  comte  Gui  (1),  des  lettres  semblables  pour  la 
sûreté  de  ce  payement  et  l'exécution  de  ces  conven- 
tions. —  Même  date.  Lettres  de  la  même  comtesse 
Mathilde,  reconnaissant  devoir  à  Simon  le  Petit,  citoyen 
d' Arras,  la  somme  de  1.300  livres  parisis  dont  elle 
payera  500  livres  à  la  personne  qui  lui  présentera  ces 
lettres  ;  les  autres  800  livres  sont  assignées  sur  tous 
ses  biens  à  Béthune.  —  Juillet  1255.  (<  Ce  fu  fait  en 
lan  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  Mil  CC  et 
cinquante  cuinc^  el  mois  de  Julie  »).  Lettres  de 
Mathilde,  dame  de  Béthune  et  de  Tenremonde,  etc., 
déclarant  avoir  vendu  à  Simon  le  Petit,  citoyen 
d' Arras,  toute  la  dépouille  (coupe)  de  son  bois  de 
Féru  près  de  Chocques,  contenant  37  mencaudées  et 
demie  ;  promettant  que  dans  le  mois  où  Gui,  son  mari, 
sortira  de  prison,  celui-ci  lui  remettra  des  lettres 
pareilles  scellées  de  son  scel.  —  Mars  1261.  («  En  lan 
del  Incarnation  Nostre  Seigneur  M  CC  et  L  X,  el 
mois  de  7nars  »).  Lettres  de  Gui,  comte  de  Flandre, 
donnant  à  Gillon  Angniel,  de  St- Venant,  et  à  ses  hoirs 
la  Porte  de  le  Vigne  et  la  tour  qui  est  située  vers  la 
maison  de  Simon  Kafau  avec  les  aleoirs  (héritages) 
qui  sont  sis  entre  les  deux  propriétés,  à  condition 
qu'en  temps  de  guerre  la  ville  de  Béthune  pourra 
s'emparer,  si  elle  le  croit  nécessaire,  de  cette  porte  et 
de  cette  tour,  en  dédommageant  ledit  Gillon  et  ses 
hoirs.  • 

B.  1020.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin;  4  sceaux. 

t«9«-t«90  ?  —  Bétbune.  --  21  Juillet  1272.  (<  En 
lan  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  mil  deus  cens 
etsissante  douze ,  el  m^is  de  Jule,  la  nuit  de  la  feste 
sainte  Marie  Magdelaine  »).  Acte  par  lequel  les 
échevins  et  toute  la  communauté  de  la  ville  de 
Béthune  déclarent  devoir  à  Pierron  le  Waidier,  fils 
de  Michel  le  Waidier,  et  à  Mahieu  Joie,  bourgeois 
d'Arras,  240  livres  parisis  qu'ils  leur  avaient  prêtée  et 
promettent  de  les  leur  rendre  dans  un  an  à  pareil 
jour.  — Juillet  1272.  («  En  lan  del  Incarnation  Nostre 
Signeur  mil  deus  cens  sissa^xte  et  douze^  el  mois  de 
Julé  »).  Acte  par  lequel  les  échevins  et  toute  la 
communauté  de  la  ville  de  Béthune  déclarent  devoir  à 
Jean,  fils  de Margheritain  Douchete,  124  livres  parisis 


(1)  Le  4  juillet  1253,  Oui  et  Jean  de  Dampierre  avaient  été  faits 
prisonniers  à  la  bataille  de  Walcheren  ou  de  Yestkapcl,  par 
Florent,  frère  du  roi  des  Romains.  Leur  captivité  dura  trois  ans. 


CHAMBRK  DES  COMITES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  —  RÈTIIUNE. 


125 


qu'il  leur  avait  prêtées  pour  les  besoins  de  leur  ville  et 
promettent  de  les  lui  rendre  la  nuit  de  la  fête  Ste  Marie 
Madelaine  1273.  —  Décembre  1287.  («  En  lan  del 
Incarnation  Nostre  Signeur  mil  rfeus  cens  quatre 
vins  et  set,  el  mois  de  décembre  >).  Letti-es  par  les- 
quelles les  échevins  el  communauté  de  la  ville  de 
Béthune  s'obligent  à  payer  tous  les  ans  à  messire 
Pierre  prévôt  de  l'église  Sl-Barthélémi  de  Béthune, 
tant  qu'il  vivrait,  cent  sols  parisisle  jour  de  la  Nativité 
de  St-Jean-Baptisle,  en  reconnaissance  de  la  renon- 
ciation faite  par  ledit  prévôt  à  la  jouissance  viagère 
qu'il  avait  d'un  pré  attenant  au  marais  de  Béthune  que 
Robert,  flls  aîné  du  comte  de  Flandre,  sire  de  Béthune 
et  de  Tenremonde,  avait  donné  aux  habitants  de 
Béthune  pour  en  jouir  dans  les  mêmes  conditions  que 
celles  des  marais.  —  Paris  10  décembre  1288.  {<t.  A  Paris 
Van  de  grâce  mil  CC  LXXX  et  wit,  le  venredi  après  la 
Saint-Nicolas  en  y  ver  »).  Acte  par  lequel  Gautier, 
seigneur  de  Nanteuil,  fait  hommage  à  haut  seigneur  et 
noble  homme  Robert,  fils  aîné  du  comte  de  Flandre, 
comte  de  Nevers  et  seigneur  de  Béthune,  de  toutes  les 
terres  qui  lui  appartiennent  dans  les  villes  de  Sars, 
Beaumarès  et  leurs  appartenances  sises  dans  la  chàtel- 
lenie  de  Béthune,  à  lui  échues  par  le  fait  de  la  mort 
d'Isabelle,  comtesse  do  Roucy,  sa  tante.  —  Le  jeudi 
avant  la  Pentecôte,  sans  date  d'année  ;  vers  1290,  à 
Douai.  («  Scripfi(7n  Duaci,  die  joins  ante  festum  Pente- 
costis  »).  Lettres  de  M.  (Mulet)  à  Jacques  Mulet,  son 
frère,  prévôt  de  Béthune,  par  lesquelles  il  lui  mande 
qu'il  a  reçu  ses  lettres  le  mercredi  avant  )a  Pentecôte 
qui  lui  ont  été  remises  par  Michel,  envoyé  du  seigneur 
de  Béthune  ;  que  Philippe  de  la  Fosse  a  demandé  en 
mariage  Marguerite,  fille  de  Grassendis,  nièce  dudit 
Jacques  Mulet  ;  quane  prébende  a  été  vacante  dans 
le  chapitre  de  Béthune  et  qu'elle  a  été  donnée  sur  le 
champ  au  fils  do  Gilles  Dode  par  Guillaume  de  Flandre 
qui  fait  tout  par  le  conseil  de  Jean  de  Pernes,  son 
chapelain  ;  que  ce  Jean  a  élevé  une  difficulté  devant 
ledit  Guillaume  au  sujet  d'un  bien  que  le  Prévôt,  son 
prédécesseur,  avait  acheté,  et  qu'il  a  si  bien  fait  que 
les  revenus  en  ont  été  saisis  et  qu'il  ne  peut  en  jouir  ; 
qu'il  a  dans  sa  maison  de  Gosnay  un  homme  qui  ne 
tient  pas  bien  ses  intérêts  et  qu'il  avait  appris  qu'on 
avait  ôté  à  un  nommé  Jean,  dit  Bodare,  clerc,  la 
place  qu'il  desservait  à  l'église,  pour  avoir  violé  une 
femme. 


B.  1021.  (Carton.)  —  4  pièces  et  3  bandes  de  parchemin; 

.3  sceaux,  dont  un  l)risé. 

tt1»4   —  Fin  du  XUr  0lèclc.  —  Béthanc.  — 

Juillet  1294.  {«  Lan  del  Incarnation  Nostre  Signeur 
mil  deus  cens  qtùatre  vins  et  qiuztorse,  ou  mois  de 
Julè  »).  Lettres  par  lesquelles  Pierre,  prévôt,  et  le  Cha- 
pitre de  l'église  St-Barthélémi  de  Béthune,  déclarent 
que  leur  cher  sire  Robert,  fils  aîné  du  comte  de  Flandre, 
leur  a  donné  une  rente  qu'il  percevait  sur  la  maison 
appartenant  jadis  à  Martin  Roussiel,  située  à  Béthune 
dans  la  rue  dehors  la  porte  de  Fére  à  gauche  en  allant 
de  cette  porte  à  Notre-Dame,  joignant  la  maison  ayant 
appartenu  à  Jean  Manessier;  laquelle  maison  était 
tenue  du  seigneur  de  Béthune  et  devait  lui  payer  tous 
les  ans  trois  deniers  de  rente  à  la  St-Remi  et  un  chapon 
à  Noël,  et,  pour  doni-fenagey  deux  deniers  par  an, 
pour  en  jouir  à  toujours,  en  échange  d'une  rente 
annuelle  de  onze  deniers  que  devait  payer  au  Chapitre 
une  pièce  de  terre  située  derrière  la  maison  dudit 
Jean  Manessier  entre  cette  maison  et  le  vivier  du 
seigneur  de  Béthune,  que  Gilles  Dodin  tenait  du 
Chapitre  avec  tous  les  droits  et  seigneurie  qui  lui 
appartenaient.  —  Mai  1295.  («  L'an  del  Incarnation 
mil  deus  cens  quatre  vins  et  qiùnsey  el  mois  de  may  »). 
Lettres  par  lesquelles  Robert,  fils  aîné  du  comte  de 
Flandre,  comte  de  Nevers  et  sire  de  Béthune  et  de 
Tenremonde,  déclare  que  les  sommes  levées  par  les 
échevins  et  communauté  de  la  ville  de  Béthune  et  dont 
ils  ont  donné  leurs  lettres,  savoir:  sur  Baude  Crespin, 
d'Arras,  et  Robert,  son  frère,  pour  584  livres  parisis  ; 
Arnould  et  Estevenon  de  la  Fontaine,  pour  348  livres; 
Adam  de  Castel,  pour  232  livres  parisis;  Robert  et 
Baude  Crespin,  encore  pour  116  livres  ;  Gérard  Faverel 
et  Baude  de  Monchi,  d'Arras,  pour  348  livres,  ont  été 
levées  pour  lui  et  à  son  profit  ;  il  promet  de  les  dédom- 
mager de  tous  frais,  de  les  rembourser  au  temps  fixé 
et  assigne  pour  sûreté  du  payement  tout  ce  qui  pouvait 
lui  appartenir  à  Béthune,  Bruay  et  La  Gorgue.  — 
1296,  juillet.  Promesse  de  Robert,  avoué  d'Arras,  sire 
de  Béthune,  d'indemniser  la  ville  de  Béthune  des 
sommes  pour  lesquelles  elle  s'était  engagée  pour  lui 
envers  Robert  et  Baude  Crespin,  d'Arras.  —  Sans  date; 
fin  du  Xlir  siècle.  «  Ce  sont  li  prestre  et  li  capelain  de 
le  tiere  de  Biethune,  el  ont  cascuns  VI  sols  tomois  >. — 
Sans  date  ;  fin  du  XIIP  siècle.  Enquête  faite  par  le 
prévôt  de  Béthune,  el  par  Ghiselin,  bailli  de  cette  ville 


120 


ARCHIVES  DU  NORD. 


à  l'efifet  de  connaître  la  longueur  et  la  grosseur 
qu'avaient  les  fagots  des  bois  de  Béthune  du  temps  de 
Willaume  Baisct  el  de  Henri  le  Forestier. 


B.  I()2"-^.  (Cfirton.)  —  2  pièoos,  paivhouiiii  ;  1  pièct',  impicr. 

iSii-iSe».  —  BéUiiinc.  —  Paris,  19  février  1311 . 
{«...  Anno  M^  CCC^  decimo...  »).  Lettres  par  lesquelles 
Philippe,  roi  de  France,  (Philippe  le  Bel),  mande  à 
Gilles  de  Remigny  (Reminio),  chanoine  de  Cambrai,  et 
à  Denis  d'Aubigny ,  s^es  féaux,  de  mettre  sa  chère  et  féale 
cousine  Mahaul,  comtesse  d'Artois,  on  possession  de 
ce  qui  appartenait  au  dit  roi  dans  les  villes,  châtel- 
lenies  et  appartenances  de  Béthune,  selon  l'estimation 
qui  en  a  été  faite  par  ledit  Denis  d'Aubiguy,  et  ordonne 
à  tous  ses  féaux  et  sujets  de  lui  obéir,  el  ce  pour  lui 
tenir  lieu  de  ce  qu'elle  avait  donné  en  dot  à  Philippe, 
second  fils  du  Roi  (plus  tard  Philippe  le  Long)  diffé- 
rents biens  dans  le  comté  de  Bourgogne  et- dans  le 
domaine  de  Salins  ;  ces  lettres  sont  sous  le  vidimus 
(les  dits  Gilles  de  Remigny  el  Denis  d'Aubigny ,  en  date 
du  13  juillet  1311.  —  Fontainebleau,  décembre  1311. 
Lettres  par  lesquelles  Philippe,  roi  de  France,  cède  a 
son  amée  et  féale  cousine  M.  (Mahaut),  comtesse 
d'Artois  et  de  Bourgogne,  et  à  ses  hoirs,  tout  ce  qu'il 
avait  ou  devait  avoir  dans  la  ville  de  Béthune  et  ses 
appartenances,  en  échange  des  1311  soudées  un  quart 
et  4  deniers  de  terre  à  tournois,  que  cette  Comtesse 
lui  avait  données  en  sus  de  Testimation  des  terres 
situées  dans  le  comté  de  Bourgogne  cédées  à  Philippe, 
second  fils  du  dit  Roi,  en  compensation  des  500  livrées 
de  terre  à  tournois,  reste  des  20.000  livrées  de  terre  à 
tournois  de  rente,  que  le  Roi  devait  donner  pour  la 
Comtesse  à  Robert  d'Artois ,  son  neveu ,  sans  y 
comprendre  les  prisées  des  terres  de  Chamy,  Château- 
Renard  et  Villers-Ragis  ;  sous  le  vidimus  de  Hugues 
de  Coucy,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du 
lundi  26  mars  1330.  —  28  mai,  4  el  8  juin  1362.  Copie 
des  actes  des  serments  échangés  lors  de  la  nouvelle 
entrée  à  Béthune  du  comte  Louis  de  Maie  et  de  Mar- 
guerite, fille  du  roi  de  France,  entre  les  échevins  de  la 
dite  ville  et  les  dits  prince  et  princesse,  à  l'effet  de 
se  garder  mutuellement  obéissance,  fidélité  et  pro- 
tection comme  seigneurs  et  sujets. 


H.  1023.  (Carton.)  —  lil  pièces,  parchemin  ;  1  j)ièce,  papier: 
plusieurs  fragments  de  sceaux. 

1888-18^7.  —  Béthaue.  —  État  des  provisions 
que  Nicolas  Bonnins,  écuyer,  châtelain  du  château  de 
Gosnay,  reconnaît  avoir  reçues  pour  le  service  du  comte 
de  Flandre.  — 14  février  1384.  Attestation  par  Godefroi 
de  Noy elles,  écuyer,  bailli  de  Béthune,  qu'il  a  montré 
à  raessire  Henri  d'Espierre,  chevalier,  capitaine  el 
bailli  d'Aire,  commis  par  le  comte  de  Flandre  à  visiter 
les  forteresses,  les  garnisons  et  artillerie  et  autres  muni- 
tions que  le  Comte  avait  au  château  de  Bétimne.  — 
Ascension  1385  au  24  juin  1386.  Compte  de  Jean  de 
Castellains,lieutenant  du  bailli  de  Beuvry,  des  dépenses 
faites  pour  la  garenne  du  dit  lieu.  —  1386  et  1387. 
Comptes  du  bailliage  de  Béthune. 


K.  102 'i.  (Carton.)  —  8  pièces  et  I  rouleau,  parcheuiin  ;  1  pièce 
et  1  cahier,  22  foulHets,  papier,  recouvert  eu  parchemin  ; 

2  sceaux  incomplets. 


1888-1400.  ^  Béthune.  —  12  juin  1388.  Pro- 
messe des  échevins,  prévôt  et  mayeur  de  la  ville  de 
Béthune  de  ne  point  faire  construire  de  prisons  dans 
le  beffroi  que  Guillaume  de  Namur,  leur  seigneur,  fils 
aîné  du  comte  de  Namur,  leur  avait  permis  de  faire 
réédifier  sur  un  nouvel  emplacement,  mais  seulement 
dV  placer  les  cloches  de  l'ancien  beffroi  avec  une 
horloge.  —  Paris,  18  juin  1391.  Lettres  par  lesquelles 
Philippe,  duc  de  Bourgogne  el  comte  de  Flandre,  fait 
remise  à  Guillaume  de  Namur  et  à  Jeanne  de  Harcourt, 
sa  femme,  des  droits  seigneuriaux  qui  lui  étaient  dus 
par  suite  de  l'assignation  faite  par  ledit  Guillaume  du 
douaire  de  sa  femme  sur  les  ville  et  châtellenie  de 
Béthune  et  autres  terres  ;  vidimus  de  ces  lettres.  —  5 
février  1393.  (<  M  CGC  IIII^^  et  douze  »).  Requête 
de  Guillaume,  comte  de  Namur^  seigneur  de  Béthune, 
à  Philippe-le-Hardi ,  duc  de  Bourgogne ,  comte  de 
Flandre,  pour  empêcher  les  entreprises  des  officiers 
de  ce  dernier  sur  les  terre  et  seigneurie  dudit  Béthune  ; 
copie  de  cette  requête.  —  18  février  1393;  8  décembre 
1400.  Vidimus  d'une  lettre  du  roi  Charles  VI  mandant 
au  bailli  d'Amiens  et  au  prévôt  de  Beauquesne,  d'avoir 
à  préposer  des  officiere  pour  l'exercice  de  la  justice 
haute,  moyenne  et  basse  dans  la  châtellenie  de  Béthune, 


I 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DK  LILI.K.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  —  RETHUNE. 


127 


ladite  justice  appartenant  à  Guillaume  de  Flandre, 
comte  de  Namur  et  seigneur  de  Villeterre.  —  Février 
1393.  (  *  M.  CCC  IIII^^  et  douze  »).  Mémoire  sur  la 
t^rre  de  Chocques  et  ses  dépendances  au  sujet  de 
laquelle  existe  un  différend  entre  Philippe-le-Hardi, 
duc  de  Bourgogne  et  comte  de  Flandre,  et  Guillaume, 
comte  de  Namur.  — Juin  1396.  Quittance  de  la  somme 

(le délivrée  par  Gilles  de  Reugny,  châtelain  du 

château  de  Chocques,  pour  le  duc  de  Bourgogne, 
comte  de  Flandre  et  d'Artois.  —  24  mai  1399.  Man- 
dement de  Pierre  Varopel,  trésorier  et  gouverneur 
des  finances  du  duc  de  Bourgogne,  à  Adam  de  Houssel, 
receveur  à  Bruay  et  à  Chocques,  d'avoir  à  vendre 
tous  les  grains  provenant  de  sa  recelte.  —  28  avril 
1400.  Attestation  pour  Pierre  Le  Yoiturier,  bailli  de 
Chocques,  au  sujet  de  la  recette  dudit  lieu.  —  Sans 
date  ;  XIV*  siècle.  Requête  contre  Raimbaut,  censier 
de  Haisne. 


R.  1025.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  4  pièces  et  2  aihiers, 
26  fcaiUets,  papier;.")  s(*eaux,  dont  2  en  mauvais  état. 


—  12  octobre  4403.  Lettres  de  non- 
préjudice  octroyées  à  la  chàtellenie  de  Béthune  au 
sujet  de  sa  participation  dans  les  dernières  aides.  — 
l*"  mai  1407.  Arrentement  de  la  pêcherie  de  Béthune  à 
Lebrun  Coquet,  par  le  comte  de  Namur,  seigneur  dudit 
Béthune.  —  Bois-le-Duc,  28  octobre  1420.  Lettres  de 
Jean,  duc  de  Brabant,  comte  de  Hainaut,  de  Hollande 
et  de  Zélande  etc.,  accordant  un  délai  à  Guillaume, 
comte  de  Namur,  seigneur  de  Béthune,  pour  le  rachat 
des  ville  et  terre  de  Walcourt.  — 1449.  Estimation  des 
l)ois  de  Beuvry  et  de  Chocques  ;  des  reliefs,  ventes, 
rapports  d'héritages,  amendes  et  autres  exploits,  échus 
à  Beuvry  et  dans  ses  appartenances.  —  1449.  État  des 
vi^xïies  hMfables,  muableseinon  tnuubles  à  Chocques. 
10  mars  1450.  Déclaration  de  Martin-le-Jeune,  lieu- 
tenant du  prévôt  de  Beauquesne,  sur  la  mise  en 
possession  au  profil  de  Jean  de  Hénau,  bourgeois 
d'Àrras,  des  terres,  fiefs  et  héritages  appartenant  à 
Jean  de  Hersin,  de  Houdain.  —  1450.  Assiette  de  la 
taille  imposée  sur  les  terres  de  Beuviy  et  de  Chocques, 
à  l'occasion  du  mariage  d'Antoine,  bâtard  de  Bour- 
gogne, avec  Jeanne  de  la  Viefville;  estimation  de  la 
valeur  des  dites  terres. 


\^.  1020.  (Carton.)  —  4 pièces,  parchemin;  5  pièces, 

papier:  i  sceau. 

t46&-Flift    du    JL^"^    0lèclc.     —    Béthanc.    — 

24  février  1455.  Lettre  de  décharge  d'une  rente  de  20 
livres,  3  sols,  3  deniers,  3  poitevines  et  de  19  mencauds 
de  blé,  due  à  la  recette  de  Béthune  par  les  religieux  et 
couvent  des  Chartreux  du  St-EspriJ  de  Gosnay  à  cause 
de  leur  seigneurie  de  St-Pierre-Mesnil  en  Artois  ;  vidi- 
mus  du  16  avril  1456.  —  1456.  *  Articles  touchant  le 
différend  estant  entre  les  officiere  de  Monseigneur  le 
comte  de  Charolois  en  sa  ville  et  terre  de  Béthune,  et  les 
officiers  de  deffunte  Madame  la  comtesse  de  Namur, 
touchant  la  recette  des  fermes  d'icelle,  etc.  ».  —  14 
juin  1465.  Sentence  de  Bon  de  Saveuse,  conseiller  du 
comte  de  Charolais  et  gouverneur  de  Béthune,  au  sujet 
(le  la  confiscation  des  biens  de  Jean  de  Lescore, 
exécuté  pour  ses  démérites  par  la  justice  de  Hesdin. — 
16  octobre,  31  décembre  1466.  Attestation  par  le  même 
que  les  biens  confisqués  sur  Jean  de  Lescore  ont  été 
affermés.  —  i^  novembre  1466.  Attestation  par  le  même 
au  sujet  des  héritages  de  Jean  de  Lescore,  tenus  en 
fief  de  Guillaume  de  Cuhwhy  qï  relevant  du  château 
de  Béthune.  —  Sans  date;  vers  1482.  Exposé  des 
raisons  par  lesquelles,  on  prétendait  que  la  seigneurie 
de  Béthune  et  l'avouerie  du  bailliage  de  l'Alleu  ne 
devaient  poinj,  être  comprises  dans  la  cession  du  comté 
d'Artois  faite  par  Philippe  d^Autriche  à  sa  sœur 
Marguerite  comme  dot  pour  son  mariage  avec  le 
Dauphin  (plus  tard  Charles  VIII),  selon  les  stipulations 
du  traité  d'Arras.  —  Sans  date  ;  fin  du  XV*  siècle. 
Mémoire  sur  le  point  de  savoir  si  la  seigneurie  de 
Béthune  a  été  transportée  avec  le  comté  d'Artois  à 
Tarchiduchesse  Marguerite  par  le  traité  conclu  entre 
l'archiduc  Maximilien  et  le  roi  de  France. 

B.  1027.  (Carton.)  —  H  j»ièces,  papier. 


^  —Béthune. — Lille,  le  31  octobre  1505. 
Mandement  des  président  et  gens  des  Comptes  de  Lille  b 
Etienne  Péronnet,  receveur  de  Béthune,  d'avoir  à  venir 
sans  retard  à  Lille  av(^c  les  registres  et  cartulaires  do 
Bniay  et  de  La  Buissière  pour  rendre  compte  de 
sa  recette.  —  Lille,  le  15  novembre  1505.  Lettre  des 
président  et  gens  des  Comptes  à  Lille  au  même  rece- 
veur, au  sujet  du  mesurage  du  bois  de  La  Buissière  et 
de  l'échange  de  Bruay.  —  Matines,  le  9  janvier  1506. 


128 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Mandement  de  J.  de  Luxembourg  et  J.  Lauweryns  au 
receveur  de  Béthune,  pour  le  payement  des  gages  des 
quatre  compagnons  de  guerre  qui  se  trouvent  au 
château  de  Béthune.  —  Louvain,  le  27  juin  1506. 
Lettre  au  receveur  de  Béthune  pour  le  payement  des 
gages  des  hommes  de  guerre  et  les  réparations  à  faire 
au  château  de  Béthune.  ~  Béthune,  le  23  février  1507. 
État  des  diverses  dépenses  failes  par  Mgr  de  Bonne, 
gouverneur  et  capilaiiie  de  Béthune  <  pour  sçavoir  des 
nouvelles  des  assemblées  et  intentions  des  Franchois  ». 
—  Gand,le21  marsl507.Mandementderarchiduchesse 
Marguerite,  gouverneur  des  Pays-Bas,  aux  gens  de  la 
Chambre  des  Comptes  à  Lille,  afin  de  payer  à  Etienne 
Péronnet,  receveur  de  Béthune,  les  sommes  délivrées 
par.lui  à  divers  messagers  envoyés  sur  les  frontières. 

B.  1028.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  9  pièces  et  1  cahîer, 
15  feuillets,  papier  ;  1  sceau  écrasé. 

i6«4-iStt.  — Béthuue.  — Anvers,le20juinl524. 
Lettres  par  lesquelles  Tempereur  Charles-Quint  nomme 
aux  fonctions  de  conseiller  ordinaire  à  Béthune,  Louis 
Grenet,  à  la  suite  de  la  démission  de  Guillaume  Grenet, 
père  dudil  Louis. — 6  juillet  1526-  Quittance  de  cent  sols 
parisis  payés  audit  Louis  Grenet,  pour  une  année  de 
ses  gages  de  conseiller  de  l'Empereur  à  Béthune.  — 
1524.  Bail  à  ferme  de  l'assis  du  blé  à  Béthune  au 
profit  de  l'Empereur.  ~  25  juin  1528.*  Lettres  des 
prévôt  et  échevins  de  Béthune  au  sujet  des  tonlieux  et 
raaltôte  de  ladite  ville.  —  28  avril  1611.  État  des  nou- 
veaux acquêts  du  domaine  de  Béthune. 


Layette  47.  —  Aire.  —  Saint-Venant. 

B.  1020.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin. 

t«7a-f  40».— Aire.— 10aoûtl273.  {^Daium  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  septuagesimo  terciOy 
indiefesti  Laurencii  martirisi^).  Lettres  des  éche- 
vins d'Aire  s'obligeant  à  payer  la  rente  annuelle  viagère 
de  dix  livres  parisis  qu'ils  ont  constituée  au  profit 
d'Isabelle,  dite  Blondiele,  fille  de  feu  Mathieu,  dit 
Blondiel.  —  24  novembre  1385.  Compte  présenté  par 
Henri  Desprès,  chevalier,  bailli  d'Aire,  des  recettes  des 
reliefs  et  exploits  do  son  office.  — 1386-1387.  Compte 
de  Godefroi  de  Noyelles,  bailli  d'Aire,  des  exploits  de 
son  office.  —  1387-1388.  Compte  des  exploits  du  bail- 


liage d'Aire.  —  15  juillet  1397.  Mandement  du  duc  dé 
Bourgogne  au  bailli  d'Aire  par  lequel  il  donne  quittance 
à  Robert,  sire  de  Wavrin,  de  Lillers  et  de  Malannoy, 
de  la  somme  de  145  francs  d'or  «  en  quoy  il  povoit 
estre  tenus  pour  quint  denier  et  autrement  à  cause  de 
l'achat  par  luy  fait  de  iO  livres  de  rente  parisis  sur  la 
terre  de  Malannoy,  tenue  du  Duc  »  ;  vidimus  par  les 
échevins  de  la  ville  d'Aire,  en  date  du  18  novembre 
1405. 


B.  10^)0.  (Carton.)  —  2  pièces  et  i  rouleau,  ])archemin  ; 

1  pièce,  papier. 

iSflY — FlndaXI\^0lèele.— Aire.  — Mars  1397. 

Etat  des  sommes  levées  sur  les  vassaux  et  censitaires 
du  bailliage  d'Aire,  à  cause  du  mariage  de  la  comtesse 
d'Ostrevant,  fille  aînée  du  duc  de  Bourgogne  (1).  — 
8  avril  1399.  Quittance  délivrée  par  messire  Wautier 

du  F ,  chapelain  de  la  Salle  d'Aire.  —  8  août  1399. 

Vente  par  la  ville  d'Aire  de  200  livres  de  rentes  viagères. 
—  Paris,  le  21  janvier,  sans  date  d'année  ;  fin  du  XIV* 
ou  commencement  du  XV*  siècle.  Lettre  de  Cataine 
de  Flisco  aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  des 
recettes  du  domaine  d\\ire  faites  par  Pierre  Cateul. 


H.  1031.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  2  rouleaux,  papier. 

t40t-t4t«.  —  Aire.  —  Paris,  en  l'hôtel  d'Artois, 
décembre  1401.  Lettres  de  Philippe  le  Hardi,  duc  de 
Bourgogne,  comte  de  Flandre  et  d'Artois,  portant 
réintégration  de  Jean  de  Noren,  seigneur  de  Ront,  dans 
la  possession  de  la  seigneurie  et  de  Injustice  vicomtière 
de  Werdresque,  confisquées  sur  ses  ancêtres  depuis 
quarante  ans.  —  12  décembre  1408.  Extinction  des 
rentes  viagères  constituées  sur  la  ville  d'Aire  pour  le 
rachat  et  la  rançon  du  ci-devant  comte  de  Nevers 
(Jean  Sans  Peur).  —  1416.  Enquête  sur  les  irrégula- 
rités des  comptes  présentés  pat  les  maîtres  des  œuvres 
de  la  ville  d'Aire  et  sur  l'accusation  portée  contre  eux 
de  s'être  appropriés  plusieurs  biens  de  la  ville.  — 
Même  date.  Information  faite  par  Guy  Delannoy,  lieu- 


(1)  Marguerite,  née  au  mois  d*octobre  1374,  mariée  le  12  avril 
1385,  à  Guillaume,  comte  d'Ostrevant,  fils  aîné  du  duc  de 
Bavière,  comte  de  Hainaut. 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  I.ILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  —  AIRE.  —  ST-VENANT.        12U 


tenant  du  bailli  d*Aire,  au  sujet  des  comptes  de  Tassant 
Coppin,  maitre  des  œuvres  de  la  ville  d'Aire. 


B.  1032.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  1  rouleau 
et  1  cahier,  30  feuillets,  papier  ;  2  sceaux  incomplets. 

t499-i44S.  —  Aire.  —  15  mars  1422.  Accord 
<onclu  entre  les  bailli,  d'une  part,  et  les  maïeur  et 
échevins  d'Aire,  de  l'autre,  au  sujet  do  la  maison  de  la 
Muette.  —  15  mai  et  3  juin  1426.  Lettres  du  duc  Phi- 
lippe le  Bon  autorisant  les  échevins  de  la  ville  d*Aire 
h  s'imposer  extraordinairement  pour  couvrir  les  frais 
du  voyage  que  ledit  duc  va  faire  en  Hollande.  — 
26  mars  1428.  Enquête  touchant  les  droits  du  châtelain 
d'Aire.  —  10  novembre  1434.  Arrêt  de  la  Chambre  des 
('ompfes  de  Lille  adjugeant  le  tiers  des  werps  et  amen- 
des de  la  châtellenie  d'Aire  au  sieur  de  La  Yiefville, 
châtelain  particulier  dudit  lieu,  et  les  deux  autres  tiers 
au  châtelain  du  duc  de  Bourgogne  en  cette  ville.  — 
1441.  Enquête  au  sujet  des  droits  du  châtelain  d'Aire, 


){.  KKil).  (Carton.)  ~  4  pièces  et  1  cahier,  10  feuillets,  parchemin; 
1  pièce,  papier  ;  1  sceau  en  mauvais  état. 

iâ49-i6«8.  —  Aire.  —  18  septembre  1449.  État 
des  personnes  qui  reçoivent  des  rentes  viagères  sur  la 
ville  d'Aire. —  13  novembre  1449.  Remise  par  Philippe 
le  Bon,  duc  de  Bourgogne,  à  Jean  de  Fremessent, 
agissant  comme  tuteur  de  Jeanne  de  Creseques,  fille 
de  Jean  de  Creseques,  de  la  moitié  des  droits  seigneu- 
riaux de  quint,  en  quoi  il  est  tenu  à  raison  d'un  fief 
tenu  du  château  d'Aire,  dé  la  valeur  de  80  livres  de 
gros  de  rente  par  an.  —  Bruges,  le  26  novembre  1449. 
Mandement  du  duc  Philippe  le  Bon  au  bailli  d'Aire, 
d'avoir  à  recevoir  Marguerite  de  Bèvre,  douairière 
d'Antoine  d'Haverskerque,  jadis  seigneur  de  Fontaines 
et  de  Fléchin,  au  bénéfice  de  son  douaire  sur  la  dite 
terre  de  Fléchin,  en  payant  les  droits  de  relief  ordinaires 
sur  lesquels,  cent  francs  du  prix  de  32  gros  le  franc 
devront  être  délivrés  au  seigneur  de  Créquy.  Quittance 
jointe  de  la  dite  somme  par  Jean  de  Créquy. — 4  décem- 
bre 1511.  Sentence  du  bailli  d'Aire  dans  le  procès  des 
habitants  de  Rocquestoir  contre  Jacques  de  Wignacourt 
et  consorts  au  sujet  de  la  pâture  commune  de  Warnes. 
—  1*' décembre  1528.  Dénombrement' par  >{icolasde 
Sempy,  soigneur  de  ^Rebefenf/ites»,  d'un  flef  qu'il  tient 
de  l'Empereur  en  franche-sorgentcrie  à  cause  de  son 


château  d'Aire,  et  qui  comprend  le  moulin  du  Molinel 
près  d'Aire,  deux*viviers,  etc. 


H.  [(XM,  (Carton.)  —  2  pièces  parchemin  ;  24  pièces,  papier. 

iM8-f  &•».  —  Aire.  —  18  février  1543.  Vidimus 
sous  le  scel  de  Raphaël  d'Andenfort,  écuyer,  lieutenant 
général  du  bailli  d'Aire,  des  lettres  patentes  de  l'em- 
pereur Charles  Quint  en  date  du  16  décembre  précé 
dent,  accordant  une  aide  de  1.800  livres  pour  les  forti- 
fkations  de  la  ville  d'Aire.  —  1545.  Pièces  relatives 
aux  moulins  de  Gournay  à  Aire.  — 1547-1548.  Requête 
de  Clément  Hourdouille,  prêtre,  Robert  BoUof  et  leurs 
consorts  «  entachés  de  la  maladie  de  lèpre»,  résidant 
à  la  nialadrerie  de  la  ville  d'Aire,  au  sujet  des  terres 
données  a  cet  établissement  deux  cents  ans  aupara-r 
vaut  par  noble  homme  Obert  de  St-Englebert,  premier 
bourgeois  de  la  dite  ville,  atteint  aussi  de  la  lèpre, 
lesquels  biens  avaient  été  frappés  de  l'imposition  du 
subside  ecclésiastique;  sentence  des  maïeur  et  échevins 
dWire  déclarant  que  lesdits  biens  seraient  exempts  de 
la  dite  imposition. —  1577.  Demande  en  revendication 
par  Alexandre  Lefebvre,  receveur  du  domaine  d'Aire, 
des  droits  et  action  du  sieur  de  Bomy  contre  Philippe 
Grault,  seigneur  do  Filieures,  —  4  mai  1599.  Distribu- 
tion d'une  somme  de  950  florins,  provenant  de  la  vente 
faite  par  décret  au  bailliage  d'Aire,  de  quatorze  mesures 
de  fief  environ  aux  créanciers  de  Jean  Werbier. 


B,  IttV).  (darton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  12  sceaux  brisés 

et  incomplots. 

144».  —  M-Wenant.  —  18  janvier  et  22  février 
1443.  Vidimus  du  contrat  de  vente  de  la  terre  et  de  la 
seigneurie  de  St-Venanl,  faite,  en  1441,  par  Robert, 
bâtard  de  Saveuse,  et  demoiselle  Jeanne  de  Nesle,  sa 
femme,  au  profit  de  Colart  de  Comines,  seigneur  de 
Renescure,  souverain  bailli  de  Flandre  ;  —  idem,  delà 
donation  de  cette  terre  à  Wallerand,  seigneur  de 
Wavrin,  par  Jeanne  de  Wavrin,  demoiselle  de  Filo- 
metz,  sa  grande  tante  ;  —  idem,  de  la  promesse  faite 
par  Béatrix  de  Wavrin  d'acquitter  les  3.000  saints 
d'or  dus  au  domaine  pour  les  droits  seigneuriaux  de  la 
terre  de  St^Venant  que  sa  tante  Jeanne  vient  de  donner 
à  son  fils  Wallerand. 


XoRD.  —  SÉRIE  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


17 


1 


130 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Layette  48.  —  La  Gorgue.  —  Estaires. 

6.  1036.  (Carton.}  —  8  pièces,  parchemin  ;  3  sceaux  brisés. 

1991-1981 . — lA  Gorgue. — Janvier  i^i.{€Actum 
annoDomini  AP  CC^XX®,  memeJanuarioi^).Le\[Tes 
de 'Marie,  prieure  de  la  Fosse  et  des  religieuses  du 
même  couvent,  déclarant  que  si  elles  ne  font  pas  bâtir 
un  couvent  à  La  Gorgue,  elles  rendront  tout  ce  qui  leur 
a  été  donné  par  l'avoué  de  Bélhune,  le  pey^sonnat  de 
l'église  de  La  Gorgue,  trois  mencaudées,  trois  quartieis 
de  prairie  et  quatre  mencaudées  de  terre.  —  Septembre 
1230.(4:Ac^wm  annoDomimM^ducenlesinw  tincesimOj 
tnense  Septeinbr't>),  Lettres  de  Jean,  abbé  de  St-Vaast 
d'Arras,  déclarant  que  :  par  l'abbaye  de  St-Vaasl  a  été 
choisi  maître  Guillaume  «  Francigena  »  ;  par  Robert, 
avoué  d'Arras,  maître  Daniel  de  Donse,  et  par  les 
hommes  du  pays  de  l'Alleu,  maître  Jacques  de  Dinant, 
archidiacre  de  Térouane,  avec  charge  d'éclaircir 
certains  points  obscurs  de  la  charte  du  pays  de  TAlleu  ; 
les  parties  devront  s'en  rapporter  à  la  décision  des 
trois  arbitres  ou  de  deux  d'entre  eux  s'ils  ne  sont  pas 
tous  d'accord  ;  l'abbaye  de  St-Vaast  fera  ajouter  la 
décision  desdits  arbitres  à  toutes  les  chartes  qu'elle 
possède  sur  le  pays  de  l'AUeu.  —  3  novembre  1230. 
(«  Datum  anno  Dœnini  Af"  CC^  XXX^,  Dominica 
post  fesium  Omnium  Sanctoruyn  >).  Acte  faisant 
mention  d'une  charte  du  pays  de  l'Alleu  où  il  est  dit 
que  les  échevins  de  ce  pays  ne  tiendront  séance  qu'à 
Sailly  ou  dans  leurs  vérités,  (vel  es  inaus),  et  que  si  des 
habitants  ont  des  débats  au  sujet  de  leurs  terres  ou  de 
leurs  rentes,  le  prévôt  de  l'abbaye  de  Sl-Vaasl  les 
avertira  et  désignera  le  jour  où  le  prévôt  de  l'avoué 
de  Béthune  devra  se  présenter  ;  les  hommes  de  fief  de 
l'avoué  de  Béthune  prétendent,  au  contraire,  que  le 
jugement  doit  être  prononcé  par  eux  dans  la  cour  de 
l'avoué  à  Béthune  ;  le  texte  de  la  charte  est  contraire 
à  cette  prétention  ;  on  demande  que  ce  qui  a  été  décidé 
ailleurs  qu'à  Sailly  ou  dans  les  vérités  soit  déclaré  nul 
et  qu'on  détermine  où  désormais  les  jugements 
concernant  les  rentes  devront  être  rendus .  — 
26  novembre  1230.  {«  Datum  anno  Domini  AP  CC 
tricesimo,  feriaterciapost  festum  beati  démentis  »). 
Lettres  de  «  Paganus  Lombardus  »  déclarant  qu'ayant 
été  consulté  sur  un  différend  survenu  entre  l'avoué  de 
Béthune  et  les  hommes  de  l'Alleu  St-Vaast  au  sujet 
des  mots  suivants  insérés  dans  un  accord  conclu  entre 


eux  :  «  Si  advocatus  in  terra  sua  pro  defensione 
terre  sue,  dommn  firmare  voluerit  a  villa  tali  usque 
ad  castrum  taie,  homines  Sancti  Vedasti  operarios  et 
non  alibi  et  contra  hostes  suos  hàbébit  adjutores  >  ; 
ledit  «  Paganus  Lombardus  i>  estime  que  l'avoué  peut 
employer  les  hommes  de  St-Vaast  contre  ses  ennemis 
et  pour  fortifier  ses  maisons  toutes  les  fois  qu'il  sera 
nécessaire  ;  et,  au  sujet  des  mots  :  «  om^neSy  tam 
milites  quain  villani  qui  terrain  tenent  Sancti  Vedasti 
debent  Sancto  Vedasto  très  dies  de  corovoeia  in  anno 
et  très  similites  advocato  »,  il  statue  que  l'avoué  peut 
exiger  les  mômes  corvées  que  l'abbé  de  St-Vaast,  mais 
qu'à  l'égard  de  la  nature  de  ces  corvées,  il  faut  faire 
une  information.  —  1*'  décembre  1230.  (<«  Datum 
anno  Domini  M^  CC^  tricesimo^  in  crastino  b. 
Andrée"^).  Lettres  de  0.,  archidiacre  de  Valenciennes, 
de  R.  (Roger),  doyen  et  de  J.  de  Béthune,  chanoines  de 
Cambrai,  déclarant  qu'ayant  été  consultés  sur  les  points 
reproduits  dans  la  lettre  précédente,  ils  sont  d'avis 
que  l'avoué  peut  prendre  tous  les  ouvriers  dont  il  a 
besoin  pour  fortifier  sa  maison  quant  au  premier  cas, 
et  que  sur  le  second  point,  il  faut  entendre  qu'il  s'agit 
de  ceux  qui  cultivent  la  terre,  ceux  qui  ont  une  charrue 
s'en  servant  pour  les  corvées  ainsi  que  ceux  qui  ont 
un  ou  deux  chevaux  et  ceux  qui  n'ont  point  de  cheval 
et  qui  font  la  coiTée  d'un  piocheur  ou  d'un  artisan.  — 
15  février  1231 .  (^Datum  anno  Domini  AT  CC  XXX", 
sabbato  post  Invocavit  me  »).  Lettres  de  Guiberl, 
docteur  en  droit  à  Paris,  chanoine  de  St-Quentin, 
décidant  sur  les  mêmes  points  que  tous  les  hommes  de 
l'abbaye  doivent  prêter  leur  assistance  à  l'avoué  pour 
foriiôer  sa  maison  et  qu'au  sujet,  des  autres  articles 
obscurs  dans  la  charte,  il  faut  s'en  rapporter  aux 
usages.  —  Même  date.  Pareilles  lettres  d'Hispanus, 
docteur  en  droit  à  Paris.  —  Même  date.  Pareilles 
lettres  de  Druon  de  Favières  (4:  Drogo  de  Faveriis  »), 
docteur  en  droit  à  Paris,  déclarant  être  du  même  avis 
que  maître  Hispanus. 

B.  t037.  (Cai:{on.)  —  i  pièce,  parchemin  ;  original. 

1945.— Ea  C^oryae.  -^  Octobre  1245.  Lettres  conte- 
nant les  anciennes  lois  et  coutumes  du  pays  de  l'Alleu, 
ainsi  conçues  :  «  El  nom  del  père  et  del  fil  et  del  Saint- 
Esprit,  Marlins^  abbés  de  St-Vaast  d'Arras  et  tous  li 
couvens  de  cel  liu,  Robers,  avoués  d'Arras  et  sires  de 
Biéthune,  à  tous  chiaus  ki  ces  letres  veront,  salus. 
Sachiés  que  nous  volons  et  otroions  ke  les  lois  et  les 


CHAMBRE  DKS  COMITES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  LA  (iOR(iUE. 


131 


aachienes  costumes  do  le  terre  del  Aluee  soieut 
estaules  permaDablement,  et  si  volons  con  sache  ke 
jou,  Robers,  avoes  devant  dis,  par  sairenient  ai  forjaré 
toutes  les  tailles,  les  rvLes,  les  demandes  de  toutes  les 
corouées  de  Sailli,  de  Florbais,  de  le  Venties  et  de 
tout  TAUue  con  puet  avoir  par  nulsegnorie,  ne  par  nul 
maistrie.  Sest  estauli  par  commun  acort  que  les 
querèles  de  toutes  les  besoignes  ki  eskieent  en  FAllue 
soient  traitiés  et  terminées  à  Sailli  u  à  ^^  maus  (1)  par 
le  jugement  des  eskevins  de  TAluc.  Se  li  uns  dist 
honte  al  autre,  par  VI  solz  l'amendera,  desquès  Sains- 
Yaas  ara  II  solz  et  li  avoués  II,  et  cil  a  cui  li  honte 
sera  dite  II  ;  sauf  chou  que  de  li  uns  claimme  lautre, 
serf  u  larron  u  mordreur,  par  LX  solz  l'amendera, 
desqu&s  Sains-Vaas  ara  XX  solz  et  li  avoués  XX  et 
chil  a  cui  on  ara  lait  dit  XX.  Se  aucuns  enmainne 
autrui  femme,  par  XX  libvres  l'amendera,  et  tout  chil 
ki  en  Taiue  celui  aront  esté  à  cel  raeffait,  seront  jugié 
a  autretel  forfait,  dont  le  moitiés  sera  à  Saint- Vaast  et 
l'autre  al  avoué.  Se  li  uns  cavele  (bat)  l'autre  u  fiert  del 
ping,  u  del  pié  par  mal,  par  XXX  solz  l'amendera, 
desquels  Sains-Vaas  ara  X  solz  et  li  avoués  X  et  li 
laidengiésX.  Si  aucuns  fiert  l'autre  de  baston  ou  de 
fttst,  parC  solz  Tamendera,  desquels  Sains-Vaas  ara 
XL  solz  et  li  avoués  XL  et  li  férus  XX.  De  rekief  tout 
li  forfait  ki  à  Arras  sont  amendé  par  LX  libvres,  seront 
amendé  en  La  Lue  par  XX  libvres  qui  seront  Saint-Vaast 
et  l'avoé.  S'il  avenoit  que  aucuns  fesist  enfrainture 
dedens  Lalue,  s'il  estoit  soffisans  du  meffait,  ajorner  le 
doit  on  et  mener  par  la  loi.  Et  s'il  n'estoit  suffisans, 
prendre  le  puent  li  provos  Saint- Vaast  ou  l'avoué  ou 
li  uns  des  provos,  li  quels  ki  anchois  i  venra  et  mener 
devant  eskevins  et  demander  pièges,  et  s'il  les  donne 
souffisans  par  le  dit  d'eskevins,  prendre  les  doivent. 
Et  s'el  a  en  le  terre  del  Alue  alcun  malfaiteur,  arrester 
le  puent  li  provost  devant  dit  ou  li  uns  dans  qui  avant 
i  venra,  et  prendre  en  doivent  pièges  soffisans  par 
le  dit  deskevins.  Et  se  li  piège  ki  raplegié  aront  de 
ramener  à  jor,  ne  ramainent  celui  kil  aront  raplegié, 
à  jor  de  plait  devant  justice  et  devant  eskevins ,  il 
seronttenude  rendrel'amende  Icle  que  eskevin  jugeront 
celui  quil  aroient  raplegiet.  Et  s'il  n'a  pièges  suffisans, 
tenir  le  doit  on  en  prison  à  Sailli  tant  kil  soit  terminé 
par  le  dit  d'eskevins.  Et  s'il  a  vient  ke  aucuns  mecte 
main  sor  aucun  des  devant  dis  provos  par  ire,  ou  il  le 


(i)  14aids  ou  franches  véritôs.  Ce  mot  vient  du  latin  inaUum. 


navre,  u  il  l'afole  u  ocist,  enquerré  doit  on  ceste  chose 
par  II  homes  de  fief,  dont  li  uns  soit  liom  Tabbé  et  li 
autres  l'avoué  et  par  II  eskevins  del  Alue,  et  se  chil 
en  est  convencus,  amender  le  peut  li  sires  à  se  volonté 
et  à  merchi  selonc  la  quantité  du  meffait.  Et  se  chil 
IIII  se  descordent,  enquerré  lo  doivent  li  abbés  et 
la  voués  avoec  ces  IIII  en  bone  foi,  et  Ik  u  il  tenront  se 
doivent  acorder  li  autre  et  chou  que  devant  est  dit. 
Des  provos  est  à  entendre  s'il  n'estoit  fait  por  faide 
aperte  u  sor  son  cors  deffendant  de  chose  ke  li  provost 
feroie  ki  ne  torneroi  à  justice  ;  et  cest  à  enquerré  par 
cels  ki  devant  sont  nommé.  Et  s'il  avenoit  que  aucuns 
des  provost  fust  en  faide  et  il  ne  s'en  vousist  ester  par 
le  dit  d'eskevins.si  ses  aneiuis  mesprendroil  envers  lui, 
il  ne  seroit  à  autre  amende  qu'il  seroit  s'il  avoit  mespris 
envers  I  autre  homme  de  la  terre.   Li  denier  et  li 
mueble  des  banis  par  eskevins  demeurent  à  Saint-Vaast 
et  al  avoué  et  à  cascun  par  moitié,  et  li  fons  de  le  terre 
demeure  del  tout  à  Saint-Vaast,  sauf  le  droit  al  avoué. 
Se  li  avoués  prent  alcun   bani,  li  racas  en  est  tous 
siens  ;  mais  par  nule  manière  se  n'est  par  le  pais  et 
par  le  gré  del  abbé  ne  puet  cil  banis  revenir  en  le  terre, 
ne  li  avoués  ne  li  puet  retenir,  ne  li  abbés  aussi  sans 
le  gré  del  avoué.  Li  leres  quant  il  sera  pris,  se  justice 
ne  n'est  faite  de  lui  tantost  dou  moigne  de  Sailli,  sera 
wardés  duskes  adont  qu'il  sera  jugiés  par  eskevins. 
Et  se  devant  le  plait  se  racate,  li  moitiés  del  rachat 
sera  Saint-Vaast  et  l'autre  moitiés  l'avoué.   Si  uns 
escape  de  le  prison  le  monnie,  li  monnies  respondera 
à  l'avoué  de  sa  part.  Si  .est  à  savoir  que  tout  li  prison- 
nier pueent  vivre  del  leur  a  lorvolenté.  Eskevin  ne 
doivent  ser  (siéger)  à  plait,  ne  à  jugement  faire  fors  à 
Sailli  u  a  e^  maus.  Se  aucuns  a  plait  encontre  l'autre 
por  rente  u  por  iretage,  li  provos  Saint-Vaast  doit 
ajorner  l'un  et  l'autre  là  u  li  provos  l'avoué  sera  et  se 
riens  i  eskiet,  le  moitié  i  prendra.  De  tous  plais,  à 
Sains-Vaas  la  moitié  et  li  avoes  l'autre,  de  chaus  ki 
en  fiés  ne  mainent,  et  de  chaus  qui  mainent  un  fief, 
à  Sains-Vaas  le  moitié  et  li  fiévé  l'autre  :  cest  à  entendre 
des  fiévés  l'avoé  qu'il  tient  de  Saint-Vaast.  Li  avoués 
ne  pueet  dedans  le  terre  Saint- Vast  acater  terre,  ne 
iretage,  ne  enwagier,  ne  castel  fermer,  ne  maison 
faire.  Se  forfait  eskiet  en  Lalue,  cil  a  cui  li  tors  sera  fais 
se  plaindera  cel  provost  Sainl-Vaast,  et  se  de  densle  jor 
de  plait  ne  se  plaint,  par  LX  sols  l'amendera.  De  tous 
forfais  ki  eskient  dedens  Lalue,  li  vérités  en  sera  prise 
par  eskevins.  Et  quand  eskevin  aront  prise  lor  verte 
(vérité),  se  li  provost  devant  dit  en  sevent  aucun    ki 


132 


ARCHIVES  DU  NORD 


en  sace,  oïr  le  doivent  eskevin  et  tenir  a  le  meilleur 
verte.  Se  li  provost  voient  le  malfaiteur  u  il  oent 
(entendent)  hareu  (haro]  dedens  I^lue  et  il  semounent 
les  homes  SaintrVaast  por  aus  faire  aiue  as  malfaiteurs 
arrester,  chil  ke  soffisaument  ne  lor  aidera,  par  XX 
libvres  lamendera.  De  rekief,  se  aucuns  forains  met 
main  par  mal  sôr  home  del  Alue  dehors  Laluo,  se  li 
provost  le  prendent  dedens  Lalue,  à  tel  forfait  sera 
jugiés  kil  seroit  sil  lavait  fait  dedans  Lalue.  Les  trives 
doivent  est  données  par  eskevins  II  fiés  en  lan  :  cho 
est  de  le  Nativité  Saint-Jehan-Baptiste  duskes  à  le 
sainte  Thiephane.  et  de  le  Thiéphane  duskes  à  le 
'  Nativité  saint-Jehan.  Se  aucuns  est  requis  de  nos  provos 
u  de  l'un  daus  pardevant  eskevins  qu'il  doinst  trives  et 
il  ne  les  veut  donner,  par  XX  libvres  lamendera.  Et  se 
aucuns  forains  est  ki  trêves  ne  voelle  doner,  sor  XX 
libvres  sera  banis,  ne  en  le  terre  venir  ne  porra,  se 
nest  por  trêves  donner.  Se  li  uns  fait  claim  sor  l'autre 
de  chatel  (meuble)  de  X  mars  u  de  plus,  et  convencus 
en  est  par  eskievins  qu'il  a  fait  faus  claim,  par  LX  sols 
l'amendera.  Et  se  li  claims  est  de  mains  de  X  mars,  par 
V  sols  l'amendera  se  de  faus  claim  est  convencus  par 
eskevins.  Saucuns  veut  sen  plait  contremander  ou  jor 
de  plait,  en  plain  plait  le  doit  contremander  devant  le 
mounie  (moine)  et  devant  les  justices.  Et  quant  à  sen 
jor  venra,  jurer  doit  pardevant  aus  que  loiaument  et 
sans  cacoigne  (mauvaise  intention)  la  contremande.  Se 
aucuns  se  terre  vent,  Saint-Vaas  doit  avoir  le  dousime 
denier,  et  s'il  lescange  autre  tant.  Se  aucuns  terre,  ki 
soit  de  la  droiture  Saint- Vaast,euwage,  Sains-Vaas  en 
doit  avoir  VllI  deniers,  lUI  de  lun  et  IIII  de  l'autre.  A 
le  feste  Saint-Remi  doit  cascuns  del  pais  soit  frans, 
soit  vilains  envoïer  ses  porchiaus  al  Caisnoi  Verberl, 
et  cascuns  porchiaus  ki  nalaite  doit  II  deniers,  et  des 
deniers,  con  prent  des  porchiaus  de  chels  ki  en  fiés  ne 
mainent  (restent)  à  Sains-Vaas  le  moitié  et  li  avoués 
lautre,  et  de  cels  ki  en  fiés,  mainent  à  Sains-Vaas  le 
moitié  et  le  fiévé  l'autre  et  c'est  à  entendere  de  tels 
fiévés  con  a  deseure  dit.  De  tous  les  forfais  jugiés 
doivent  torner  as  enquesles  pour  despendre  de  LX 
solz  et  de  mains  VII  solz  desquels  ci  kimaine  eskevins 
doit  avoir  por  sen  despens  II  solz,  le  remanant  doivent 
avoir  eskevin.  Et  de  C  sols  et  déplus,  X  solz,  desquels 
cil  ki  maine  eskevins  doit  avoir  III  solz  et  li  eskievin 
le  remanant.  Et  nule  autre  cose  ne  pucent  demander 
por  lor  despens.  Et  si  est  à  savoir  ke  Saint-Vaas  a,  en 
Lalue  ces  corouées  qui  chi  après  sont  nommées  et 
nient  autres  :  cestes  sont  les  corouées  con  doit  Sainl- 


Vaast  à  Florbais  et  à  Sailli  de  carues  :  li  fiés  Herbert 
Deskermes  III  corouées  ;  li  fiés  le  Maufe  III  ;  li  fiés  Huon 
Rossel  III  ;  li  terre  des  Aumeraus  III  ;  li  terre  Rifroi 
III  ;  li  troi  quartiers  Rifroi  et  li  quartier  de  CampuUe 
III  ;  li  terre  Esurebei't  III  ;  li  fiés  do  Watrelos  III  ;  li  rue 
Engluin  III  ;  li  terre  des  Sorelens  III  ;  li  terre  Tiébaut 
Le  Gros  III  ;  li  terre  Lieborc  III  ;  li  terre  le  Bel  et  le 
CavelierlII;  li  terre  Casier  III  ;  li  terre  Rafroi  Canesou 
III  ;  li  terre  Daubrisart  III  ;  li  terre  Flaiel  III  ;  li  demie 
terre  des  Tombes,  III  ;  li  demie  terre  Thiébaut  Le  Gros 
et  li  fiés  Bretaigne  III  ;  li  fiés  Maltruiant  III  ;  li  terre 
Herbrant  III  :  li  terre  del  Molin  là  u  il  a  VIII  bonniers, 
une  corouée  ;  li  terre  del  Atrie  III  ;  li  terre  Alebraut 
III  ;  li  fiés  Mainart  III  ;  li  fiés  Fieret  et  U  fiés  Piéron  de 
Florbais  et  demie  terre  Ficrecot  III  ;  li  fiés  Enghilart 
dou  Garding  III  ;  li  terre  Aumer  Le  Sor  III  ;  li  terre 
dou  Biés  III  ;  li  terre  de  la  Planke  Hardre  III  ;  li  fiés 
Lambert  del  Ostel  III  ;  demie  terre  Landri  Le  vile  et 
Esurebert  III  ;  li  fiés  Ghuyghe  III  ;  li  terre  Galant 
Loskevin  III  ;  li  terre  dou  Caisne  III  ;  li  terre  à  Aillart 
III  ;  li  terre  Galant  le  Couart  III  ;  li  fiés  Tumerel  et 
Pieron  de  Flobais  III.  Summe  des  corouées  Saint-Vaast, 
de  carues  devant  dites  de  Florbais  et  de  Sailli  :  Vl''* 
et  une  par  an,  le  tierce  part  au  marc  (mars),  le  tierce 
part  as  gaskiëres  (jachères),  et  le  tierce  part  al  vaim 
(regain),  as  us  et  costumes  con  les  a  paies  par  eskevins. 
Vies  ehi  celés  con  doit  à  le  Ventie  et  en  le  poroce  de  le 
Gorghe  :  li  terre  Homfroi  III  corouées  ;  li  terre  de 
CampuUe  III  ;  deus  terres  del  Tilleloi,  casum  III,  et 
demie  terre  corouée  et  demie;  li  terre  Flaverenc  III; 
li  demie  terre  Tymer,  corouée  et  demie  ;  deus  terres  de 
Maughiesart,casune  III  et  demie  terre  corouée  et  demie; 
li  terre  Pauchi  III  ;  li  grans  terre  III  ;  li  terre  le  prestre, 
III  ;  li  terre  Henus  111  ;  demie  terre  de  Hauresort, 
corouée  et  demie  ;  demie  terre  Canu-Vake,  corouée 
et  demie  ;  li  terre  Bufroi  III  ;  li  terre  de  Docolin,  III, 
demie  terre,  A...,  corouée  et  demie  ;  demie  leri^e 
Barbison,  corouée  et  demie  ;  demie  terre  Pincot, 
corouée  et  demie  ;  li  terre  dou  Hem  III  ;  li  terre 
Soidue  III  ;  li  terre  del  Atrie  111  ;  li  terre  Hendain  III  ; 
quatre  terres  de  le  Cauchie,  cascune  III  et  IIII  deniei*s 
entre  II  eues  ;  li  terre  Baudin  Backet  III  ;  li  terre  del 
poncel  III  ;  li  terre  del  Wanegrie  III  ;  li  terre  Mochart 
III  ;  li  terre  Gardasgne  III  ;  li  terre  du  relief  III  ;  li 
terre  de  le  Vil  III  ;  li  terre  de  Froimônt  III  ;  li  terre 
des  Tombes  III  ;  li  terre  Liebrant  III  ;  li  terre 
Engluiu  m  ;  li  terre  de  Douvrig  III.  Summe  des 
corouées  Saint-Vaast  des  carues  devant  dites  de  le 


CHAMBRK  DKS  COMITES  DK  Lll.LE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  LA  GORGUE. 


133 


Venlîes  et  de  le  porrosche  de  le  Gorghe  :  C  et  XI  par 
an  et  XII  deniers  entre  II  euwes,  le  tierce  part  as 
gaskières,  le  tierce  part  au  marc  et  le  tierce  part  au 
vaim  as  us  et  as  costumes  con  les  a  paies  par  eskevins. 

De  le  Gorghe  duskes  à mghem  ne  peut  nus 

avoir  pont,  ne  trespas  (passage),  ne  ponton,  fors  Sainl- 
Vaas.  Et  as  trois  molins  de  la  Gauchie,  a  Saint- Vaas 
le  moitié  et  li  parchonniers  l'autre  ;  Saint- Vaas  i  met 
les  mueles  (meules)  et  li  parchonniei'S  les  autres  choses 
et  so  Saint-Vaas  a  damage  par  les  parchonniers  al 
meilleur  molin  tenir  se  doit  duskes  a  dont  qu'il  raroit 
le  sien.  Alsi  doivent  faire  li  parchonniers  s'il  avoient 
damage  par  Saint- Vaast;  li  mausnier  doivent  niier  les 
eues,  et  so  par  aus  port  nient  Saint-Vaas,  il  l'amendront 
si  con  drois  est.  Et  al  molin  dou  Bies,  a  Saint-Vaas  le 
tierce  part  et  le  tierce  part  i  met  ;  et  chil  molins  n'est 
mie  à  jugier  par  les  eskevins  del  Aluee.  Et  si  doit  on 
savoir  qu'il  eut  I  content  (débat)  entre  nii  Robert 
devant  dit  avoué  et  les  homes  del  Alue,  de  chou  que 
jo  lor  demandoie  chars,  vaces  et  corouées  de  biele 
aiue  (aide)  à  mes  maisons  fremer  ;  à  le  pai^n  par 
conseil  de  prodomes  you  lor  vendi  et  cuitai  toutes  les 
coses  devant  dites  por  une  somme  do  deniers  que  j'ai 
rechiupte.  Et  si  doit-on  savoir  que  li  devant  dit  home 
del  Alue,  se  j'ai  wère  (guerre)  me  doivent  aidier  à 
armes  à  mon  loial  besoig  (besoin),  à  me  première 
semonce  XL  jors  en  lan,  à  Bruai,  à  Warneston  et  la 
dedens,  par  manière  que  so  jai  mestier  daiue  à 
Warneston  u  celé  part  dedens  les  lius  devant  nommés, 
quant  chil  de  Bruai  et  de  Biéthune  seront  passé,  cil  del 
Alue  doivent  aler  après.  El  se  j'ai  besoing  à  Bruai  u 
celé  part  dedens  les  bousnes  devant  dites,  cil  de 
Warneston  doivent  passer  premiers  et  après  doivent 
passer  cil  del  Alue.  Et  jou  ne  puis  nule  des  viles 
devant  dites  donner  congié,  ne  le  commun  que  chil  del 
Alue  ne  soint. . .  congié.  Cest  vendage  et  ceste  quitance 

ai-jou  fait  par  le  créant  de  mon  aisné  hoir,  Mehau 

keleprist  Pieron  Daubigni,  chevalier.  Et  si  lai 

fait  en  le  cort  mon  segneur  labbé  d'Arras   bien  et 

loialement Robers,   avoués  devant  nommés 

ai  juré  fermement  à  tenir  toutes  les  coses  qui  devant 
sont  dites  et  1. . . .  mi  et  mes  hoirs  an  tenir.  Et  si  otroi 
que,  se  jou  u  mi  hoir  aliens  encontre  nule  de  ces  coses 
devant  dites,  se  me  père  (?. .)  li  Abbés,  a  le  justice  le 
vesque  d'Arras,  fait  semonre  mi  u  mes  hoirs,  jou  u  mi 
hoir  u  chil  qui  en  no  liu  seront,  devons  faire  gré  del 
enfrainture  a  le  glise  Saint-Vaast.  Et  se  nous  ne  le 
faisiemes  sans  délai  et  sans  apel,  nos  otroions  que  nos 


fussiemos  excumeniié.  Et  se  por  alcune  cose  estiemes 
aie  hors  del  paîs,  anchois  con  se  plainsist  de  nous, 
1  mois  serions  atendu.  Et  se  nous  estiemes  aie  en 
pèlerinage  en  Jhérusalem  u  à  Sainte  Jakeme,  on 
jieskumenieroit  mie  nos  persones,  mais  chou  con 
deveroit  faii'e  de  nos  se  nos  estiemes  présent,  cho  feroit 
on  de  nos  femes  et  de  nos  maisnies  et  de  toute  no  terre. 
Et  si  reconnoLS  que  jou  et  mi  hoir  devons  en  bone 
foi  assurer  à  Sailli  na  es  maus  par  sairement  le  terre 
del  Alue  devant  dite  de  mener  par  loi  et  par  le  jugement 
deskevins  devant  dis  anchois  que  nos  solons  maniant 
des  droitures  ke  nos  avons  en  la  terre  devant  dite, 
salve  la  féuté  et  les  drois  monseigneur  Saint-Vaast  en 
toutes  manières.  Sauf  chou  que  se  jou  u  mi  hoir 
estions,  hors  del  paîs  al  tans  ke  nos  devrions  faire 
l'asseurement  devant  dit,  faire  le  porroit  nos  grans 
baillius  de  Biéthune  en  tel  manière  et  en  tel  forme 
comme  il  est  deseuro  dit  que  nos  faire  le  devons,  et 
après  maniier  nos  droitures  que  nos  avons  en  le  terra 
devant  dite.  Et  quele  eure  que  nos  serons  revenu  ou 
paîs,  nos  devons  faire  l'asseurement,  ensi  com  il  est 
deseure  dit.  Ne  puis  celé  cure  que  nos  serons  revenu, 
nous  ne  no  bailliu  neporons  estre  maniant  des  droitui*es 
que  nos  avons  en  le  devant  dite  terre  duskes  a  dont 
que  nos  avons  fait  l'asseurement  devant  dit  en  tel  forme 
et  en  tels  lius  com  il  est  deseure  dit.  Et  por  chou  que 
toutes  les  coses  ki  chi  devant  dites  soient  fermes  et 
estaules  permanablement,  nos  Maintins,  abbés  de 
Saint-Vaast  d'Arras  et  li  covens  de  cel  liu,  et  Robers, 
avoués  d' Arras  et  sires  de  Biéthune,  avons  ceste  présente 
chartre  confermiée  par  nos  saiaus.  Chou  fu  fait  en  lan 
del  Incarnation  Nostre  Seigneur  mil  et  CC  et  quarante 
et  V  ans,  el  mois  d'octembre  ». 


B.  1038.  (Carton.)  —  3  pièces,  pardiemin  ;  1  pièce  papier  ; 

4  sceaux  dont  2  incomplets. 

t989-tl99.  —  ijm  C^rfue.  —  Arras,  le  22  mars 
1282.  («  Batum  apud  Atrebatum^  dominica  in  Ramis 
palmarum  ,anno  Domini  AP  C(?  octogesimo  primo  >). 
Lettres  de  Robert,  fils  aîné  du  comte  de  Flandre,  comte 
de  Nevers  et  seigneur  de  Béthune  et  de  Tenremonde, 
nommant  P.  (Pierre),  prévôt  de  l'église  de  Béthune,  et 
Guillaume  de  Fossâ  (de  la  Fosse),  chevalier,  pour  faire 
avec  Jean,  seigneur  de  HuUuch  et  Jacques  de  Villerval, 
chevaliers  ,  nommés  par  Tabbaye  de  Saint-Vaast, 
la  séparation  (disrengium)  des  terres  qui  étaient  de 


134 


ARCHIVES  DU  NORD. 


leurs  tènements  respectifs  tant  entre  TAUeu  de  St-Vaast 
et  La  Gorgue  qu'ailleure.  —  Copie  simple  de  cette 
pièce.  —  Février  1285.  («  En  Van  del  Incmmation 
Nostre  Signeur  mil  cleus  cens  quatre  vins  et  quatre^ 
el  mois  de  Féverier  »}.  Ijettres  par  lesquelles  frère 
Gariii,  abbé  et  tout  le  couvent  do  St-Vaast  d'Arras, 
et  Robert,  fils  aîné  du  comte  de  Flandre,  comte  de 
Nevers,  avoué  d'Arras,  sire  de  Béthune  et  de  Tenro- 
monde,  déclarent  que,  par  le  conseil  de  prudhommes, 
la  communauté  de  Lalleu  St  Yaast  ayant  fait  réparation 
à  cette  abbaye  à  cause  de  quelques  difficultés  qu'il 
y  avait  entre  elle,  d'une  part,  et  cette  communauté 
d'autre  part,  pour  tous  les  méfaits  commis  à  rencontre 
de  ladite  abbaye  jusqu'à  présent,  ces  méfaits  ne 
pourront  porter  aucun  tort  ou  préjudice  à  la  charte  et 
à  la  loi  de  L'Alleu  et  qu'il  ne  pourra  rien  être  réclamé 
de  plus  par  l'abbaye  au  sujet  desdits  méfaits  ; 
vidimus  de  Robert,  sire  de  Beaumetz,  châtelain  de 
Bapaume,  de  Pierre,  prévôt  de  l'église  de  Béthune 
et  d'Etienne  du  Paiage,  chevalier.  —  Lille,  dans  le 
chœur  de  la  collégiale  St-Pierre,  le  12  avril  1297. 
(«  Anno  domini  millesimo  ducentesimo  nonagesimo 
sea^lo,  indictione  décima,  die  duodedmu  7ne^isis 
apriliss  videlicet  die  Parasceves  (le  vendredi  saint)^ 
circa  horam  nonam,  Insulis^  in  choro  ecclesie  sancti 
PetHi^).  Acte  passé  par  devant  Simon  Pauli,  de 
Courtrai,  notaire  public,  par  lequel  Robert,  fils  aîné 
du  comte  de  Flandre,  déclare  que  le  roi  de  France 
faisant  une  guerre  injuste  au  comte  Gui,  son  frère, 
s'était  emparé  du  château  de  Lécluse,  tenu  en  fief  du 
comté  de  Flandre  et  de  plusieurs  autres  places  de  ce 
comté  ;  qu'il  y  avait  fait  venir  une  grande  quantité  de 
troupes;  qu'il  attaquait  tous  les  jours  l'honneur  et 
l'état  de  son  père  et  que  le  Roi,  séduit  par  ses 
conseillers,  ne  suivait  d'autres  lois  que  sa  volonté; 
en  conséquence,  Robert,  considérant  qu'il  vaut  mieux 
prévenir  que  d'être  prévenu,  et  craignant  que  les  abbé 
et  couvent  de  St-Vaast,  diocèse  d'Arras,  ne  fassent 
quelque  chose  au  préjudice  de  son  père  au  sujet  de  la 
maison  appelée  domus  de  Sailliaco  in  Allodio  (maison 
de  Sailly  dans  le  pays  de  TAlleu)  que  le  Comte  avait 
fait  fortifier  pour  repousser  ses  ennemis,  comme  la 
garde  de  cette  maison  lui  appartient  et  qu'il  veut  y 
pourvoir,  il  en  appelle  en  cour  de  Rome  contre  tout 
ce  que  cette  abbaye  voudrait  faire  de  contraire  h  ses 
droits  et  de  préjudiciable  à  ses  intérêts  ;  les  témoins 
de  cet  acte  sont:  dom  Henri,  maire  et  prévôt  de 
Salgiaco  ;  Etienne  de  Harchicuria,  doyen  ;  Pierre 


Patin  ;  Anselme  de  Foresl  ;  Bernard  de  Ma{;dalena 
et  Tulato,  chanoines  ;  Bartéhlemi  de  Talano,  prêtre  ; 
Pierre  Paskin  et  Jean  du  Temple,  vicaires  de  l'église 
Saint-Pierre  de  Lille. 


B.  1039.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchoniiii  ; 
2  pièces,  papier  ;  2  sceaux  incomplets. 

t86t-i886«  —  Ija  C^ryue.  —  Gaud,  le  15  octobre 
1385.  Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre,  contenant 
que  ,comme  de  tout  temps  nuls  moulins  ne  pouvaient 
être  établis  ni  assis  dans  l'espace  s'étendant  autour  du 
moulin  de  la  ville  de  La  Gorgue  dans  lequel  le  son  d'un 
cornet  pouvait  être  entendu  depuis  cette  ville  et  que 
néanmoins  au  préjudice  de  ce  droit,  Philippe  Lecerf, 
écuyer,  avait  fait  construire  un  moulin  à  vent  en  la  pa- 
roisse de  Menreville  en  Robertmeis  (Merville),  moulin 
que  le  Comte,  usant  de  son  droit,  avait  fait  démolir 
et  raser  ;  qu'ensuite  ledit  Philippe,  reconnaissant  son 
erreur  et  renonçant  à  tout  droit  et  usage  contraire, 
aurait  supplié  le  Comte  de  lui  faire  grâce  sur  ce  point, 
celui-ci,  en  conséquence  veut,  consent  et  accorde  que 
ledit  Philippe  Lecerf,  ses  hoirs  et  successeurs,  aient  et 
puissent  avoir  et  tenir  un  moulin  en  Robertmeis  sur 
les  mêmes  motte  et  lieu  où  se  trouvait  le  moulin 
ci-dessus  mentionné,  à  charge  de  payer  chaque  année 
à  la  Recette  de  Flandre  un  muid  de  blé  mouture 
(farine)  tant  que  ledit  moulin  subsistera.  (Ces  lettres 
sont  insérées  dans  le  récépissé  d'iceUes,  donné  par 
Daniel  du  Bos,  bailli  de  Merville  sur  la  Lys,  le 
14  octobre  1385}.  —  1382.  Recette  des  exploits  el 
aventures  échus  en  la  ville  de  La  Gorgue  et  au  pays 
de  L'Alleu.  —  Sans  date,  vers  1384.  État  des  sommes 
de  deniers  provenant  des  compositions  faites  avec 
ceux  de  La  Gorgue  par  Godefroy  de  Noyelles,  Tassart 
de  Warus  et  Guillaume  Suryeu,  commissaires  du  duc 
de  Bourgogne  lors  des  troubles  de  Flandre.  — 
31  mai  1385.  Quittance  délivrée  par  Percheval,  sire  de 
Hocqucron,  à  Tassart  de  Marquette,  receveur  de 
La  Gorgue,  d'un  terme  de  la  rente  qu'il  perçoit  sur  les 
portes  et  moulins  de  La  Gorgue.  —  12  septembre  1385. 
Rôle  contenant  les  noms  des  habitants  de  La  Grorgue, 
Merville,  I^estrem  et  de  l'avouerie  de  Bétliune  qui  ont 
payé  quelques  amendes  pour  avoir  fait  passer  des 
marchandises  défendues. 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  l^AYS-BAS.  —  I^  GOR(,UE.  —  ESTAIRES.    135 


B.  1040.  (Carton.)  —  5  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
1  pièce  et  2  rouleaux,  papier  ;  4  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

i888-iS»S.  —  Eji  Gwgue.—  Lille,  le  11  octobre 
1388.  Sentence  de  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bour- 
gogne, contre  Jacquemart  Lecocq,  fermier  des  lerrcs  de 
TAlleu  et  de  La  Gorgue,  coupable  de  malversations  dans 
son  office.  —  21  novembre  1388.  Mandement  des  gens 
du  Conseil  du  duc  de  Bourgogne,  h  Lille,  à  Gérard  La 
(^hiôvre,  prévôt  de  Lille,  de  se  rendre  au  pays  de 
L'Alleu  et  de  ramener  devant  eux  certain  Jean  Charles 
Brunel,détenu  prisonnier  au  paysde  Ijalleu  par  Jacques 
liC  Cocq,  «  pour  cause  de  très-grands  excessifs  délis  et 
crimes  de  lège  majesté  »,  commis  par  ledit  Brunol.  — 

15  janvier  1389.  <  Articles  proposés  à  Texamen  de 
M"  de  la  Court  par  Jacques  Le  Cocq,  bailli  de  La 
Gorgue,  contre  le  bailli  de  Lille  au  sujet  de  la 
juridiction  du  pays  do  L'Alleu  ».  —  1380.  Information 
sur  la  conduite  tenue  et  les  malversations  commises 
par  Ja:-ques  Le  Cocq,  bailli  et  gouverneur  de  La 
Gorgue  et  pays  de  L'Alleu.  —  Sans  date,  vers  1389. 
lettre  écrite  par  la  comtesse  de  Bar,  dame  de  Cassel, 
au  sujet  des  réparations  du  pont  de  La  Gorgue.  — 
7  juin  1393.  Acte  par  lequel  Marguerite  de  Haerleke, 
veuve  de  Pierre  de  Montaigu,  chevalier,  reconnaît 
avoir  reçu  du  receveur  général  de  Flandre  et  d'Artois, 
2.000  livres  parisis,  pour  le  rachat  de  200  livres  de 
rente  que  Louis,  comte  de  Flandre,  avec  assignées 
audit  Pierre  de  Montaigu,  à  sa  femme  et  à  ses  enfants, 
sur  les  revenus  de  La  Gorgue  et  du  pays  de  L'Alleu. 
—  24  et  25  septembre  1393 .  Transaclion  entre 
quelques  habitants  du  pays  de  L'Alleu,  d'une  part,  les 
anciens  échevins  dudil  pays  et  les  religieux  de 
Sl-Vaast,  d'autre  part.  Autre  copie  de  cet  accord, 
coUationnée  le  15  septembre  1395. 

B.  1041.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  papier. 

t894-Flii   du  m^  lilèele.  —   I.a  Gorgue.  — 

16  janvier  1394.  Compte  de  Colarl  de  Poucques,  gou- 
verneur des  pays  de  La  Gorgue  et  de  L'Alleu,  des 
dépenses  et  mises  par  lui  faites  pour  la  conduite  de  son 
office.  —  Lille,  le22avril;  sans  date  d'année,  vers  1394. 
liOttre  de  Josse  de  Hallewin  au  chancelier  du  duc  de 
Bourgogne  relative  à  Vimpébxiiion  d'aucuns  de 
ceux  du  paysde  L'Alleu  contrelui,savoirGillesdu  Chas- 
tel,  Watier  Haterel  et  plusieurs  autres  bienveuillans^ 


(partisans)  du  Duc.  —  28  et  29  octobre  1395.  Lettres 
de  non-préjudice  accordées  par  le  duc  de  Bourgogne 
aux  religieux  de  St-Vaast;  à  Toccasion  des  exploits 
faits  par  les  baillis  de  Flandre  contre  les  habitants  du 
pays  de  L'Alleu.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  État  des 
dîmes  de  Sailly-sur-la-Lys.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle. 
Enquête  sur  les  droits  respectifs  du  roi  de  France  et 
du  comte  de  Flandre  dans  la  ville  de  La  Gorgue.  — 
Sans  date  ;  vers  1400.  Requête  des  bailli  et  échevins 
de  La  Gorgue  au  duc  de  Bourgogne  au  sujet  des  frais 
et  dépens  dus  par  Tassart  de  Marquette  qui  avait 
appelé  au  Conseil  du  Duc  de  la  sentence  desdits  bailli 
et  échevins  le  condamnant  au  bannissement,  lequel 
appel  fut  rejeté. 

B.  1042.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  rouleau, 

papier  ;  3  sceaux  brisés. 

i40i-i44«.-l^  CU»ri^e.-8  novembre  1401 .  Dépo- 
sition des  témoins  entendus  sur  la  requête  en  dégrève- 
ment formulée  à  cause  de  l'occupation  de  Hallebrèque, 
par  la  veuve  de  Jacques  1^  Cocq,  fermier  de  l'Alleu 
et  de  La  Gorgue.  —  4  septembre  1416.  Vente  au  duc 
de  Bourgogne  par  Daniel  Alarls,  seigneur  de  Capryck, 
d'un  fief  gisant  on  la  paroisse  de  La  Gorgue  et  consis- 
tant en  une  rente  de  22  livres.  —  1442.  Mémoire  des 
cas  criminels  qui  se  sont  produits  dans  le  pays  de 
L'Alleu. 


B.  lOi^^.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  en  mauvais  état; 

1  pièce,  papier. 


Comnieiiccineiit  du  JLWV  Mièele.  —  iM9«  -^ 

l^  G^rgne.  —  Sans  date  ;  commencement  du  XVI* 
siècle.  Requête  des  habitants  de  La  Gorgue  au  sujet 
des  inondations  causées  par  la  rivière  la  Lawe*  - 
1517.  Mémoire  présenté  à  la  Chambre  des  Comptes  de 
Lille  par  les  officiers  de  TAUeu. 

B.  1044.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  3  pièces, 
papier  ;  3  sceaux  incomplets. 


—  Efftolren.  —  7  juQlet  1296.  («  Lan 
de  graiie  mil  et  deux  cens  et  quatre  vins  et  sése,  le 
samedi  après  le  Saint-Martin  en  estez  t^).  Lettres  par 
lesquelles  Jean,  chevalier,  sire  de  Haveskerke,  déclare 
avoir  donné  à  toujours  mais  à  Mgr  Robert,  fils  aîné 
du  comte  de  Flandre,  avoué  d'Arras,  seigneur  de 


130 


arghivp:s  du  nord. 


Héthune  et  de  Tenremonde,  25  livrées  de  terre  de 
revenu  annuel,  savoir:  11  livrées  situées  à  Bruai  et 
à  Robertmetz  entre  MeniHe  et  la  paroisse  d'Estaires 
et  H  livrées  et  80  soudées  el  une  denrée  (rente  sur  une 
pièce  déterre  dont  le  revenu  est  d'un  denier),  tant  en 
rentes  qu*en  services  dans  la  paroisse  d'Estaires  au  delà 
de  Méterne;  en  échange  le  comte  Robert  lui  a  donné 
tout  l'usage  du  bois  d'Estaires-Bruai,  spécialement 
l'autorisation  d'y  faire  pâturer  ses  bestiaux  et  d'y 
faire  couper  tous  les  trois  ans  le  bois  nécessaire  pour 
clore  et  fortifier  sa  motle  et  sa  tour  de  La  Gorgue; 
ledit  Jean  reconnaît  avoir  reçu  dudit  Robert  trente 
quatre  mesures  de  terre  dans  l'endroit  dit  «  à  /a  /ow>-  », 
situées  entre  le  bois  d'Estaires-Bruai  et  le  Méterne 
et  promet  de  les  tenir  perpétuellement  en  fief  et 
hommage  de  Robert  et  de  ses  hoirs  ainsi  qu'il  tient 
son  autre  fief.  —  8  février  1335.  («  Le  llIPjour  de 
Va^sise  de  Monstroel  qui  commcncha  le  diemenchc 
prochain  après  le  Cftandcler  »).  Sentence  rendue  par 
Galerand  de  Vauls,  bailli  d'Amiens,  au  profit  de  la 
dame  de  Cassel  contre  les  habitants  d'Estaires,  Haves- 
kerke  et  Neuf-Berquin  qui  s'opposaient  à  l'exécution 
d'une  ordonnance  perlée  par  ladite  dame  de  Cassel. 

—  1378.  Mémoire  de  la  vente  faite  par  Evrard  li 
Chièvres  et  Jeanne  de  Belleforière,  sa  femme,  fille  de 
Jean  de  Belleforièrc  et  do  Marie  de  Néchondel,  à 
Pierre  de  Watreliet,  fils  Pierron,  demeurant  à  Estaires, 
d'un  manoir  et  héritages  en  dépendants,  contenant 
28  bonniers  de  terre,  situés  en  la  paroisse  d'Estaires. 

—  17  juin  1384.  Certificat  des  échevins  de  la  ville  de 
Douai  attestant  que  le  mémoire  ci-dessus  a  été  écrit 
de  la  main  de  feu  Gilles  de  Lestanque,  clerc  juré  de 
la  ville  et  de  la  loi  de  Douai.  —  12  juillet  1379. 
Quittance  délivrée  par  Jean  Hellin,  haut  bailli  de  la 
comtesse  de  Bar  en  la  seigneurie  du  Pont  d'Estaires, 
de  la  somme  de  249  livres,  15  sols,  due  à  la  dite 
comtesse  pour  les  dixièmes  et  reliefs  des  fiefs  tenus 
du  Pont  d'Estaires  et  vendus  par  Jeanne  de  Belleforiôre. 

—  Septembre  1384.  Dépositions  touchant  la  vente  de 
quelques  fiefs  et  héritages  situés  au  Pont  d'Estaires, 
faite  par  Evrard  le  Kièvre  et  sa  femme  à  Pierre  de 
Watervliet,  pour  laquelle  vente  il  y  avait  procès  entre 
eux. 

B.  1045.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ;  1  pièce  et  1  cahier, 
4  feuiUets,  papier  ;  5  sceaux  brisés  ou  écrasés. 

t889-i4MI.  —  Kmimirem.  —  Château  du  bois  de 
Nieppe,  le  24  mai  1387.  Lettres  d'Yolande  de  Flandre, 


comtesse  de  Bar  et  dame  de  Cassel,  par  lesquelles  elle 
cède  la  seigneurie  du  Pont  d'Estaires  à  Henri  d'An- 
toing,  chevalier,  seigneur  de  Haveskerque.  —  27  mai 
1387.  Lettres  par  lesquelles  Henri  d'Antoing,  seigneur 
de  Haveskerque  et  de  Plaissiet,  accepte  la  cession  de 
la  seigneurie  du  Pont  d'Estaires  à  lui  faite  par  les 
lettres  précédentes,  en  échange  de  200  livres  de 
rente  que  la  comtesse  de  Bar  lui  avait  présentement 
assignées  sur  le  bois  de  Nieppe  ;  sous  le  vidimus  des 
échevins  de  la  ville  de  Warneton,  en  dale  du  28 
septembre  1391 .  —  9  août  1399.  Autorisation  donnée 
par  le  duc  de  Bourgogne  à  Thomas  Coriath,  d'appeler 
d'une  sentence  rendue  contre  lui  par  les  échevins  du 
Pont  d'Estaires.  —  1**"  septembre  1399.  Procuration 
délivrée  par  le  bailli  du  duc  de  Bar  et  par  les  échevins 
de  la  seigneurie  du  Pont  d'Estaires  à  Ewin  Douche 
et  Jacques  de  Fer,  à  l'effet  d'exercer  la  justice  en 
leurs  noms.  —  Novembre  139i).  Rapport  de  Daniel 
Le  Huseman,  bailli  de  Merville,  au  sujet  de  l'ajourne- 
mcDt  donné  aux  échevins  du  Pont  d'Estaires  par 
Thomas  Coriath.  —  1399  et  30  avril  1400.  Réponse  des 
bailli  et  échevins  du  Pont  d'Estaires  à  la  plainte  de 
Tliomas  Coriath.  —  11  juin  1400.  Abandon  par 
Robert,  duc  de  Bar,  à  Pierre  Thiébaut,  des  biens 
confisqués  sur  Jeanne  de  La  Crois,  «  qui,  par  déses- 
pérance,  se  pendit  »,  en  échange  de  ceux  provenant 
d'Andrieu  des  Près  qui  lui  avaient  été  précédemment 
accordés  et  qui  se  trouvaient  grevés  de  dettes  jusqu'à 
concurrence  de  leur  valeur.  — 1426.  Copie  des  lettres 
d'amortissement  accordées  par  le  duc  Philippe  le  Bon  à 
messire  Engerbert  d'Enghien,  pour  une  chapelle  au 
château  d'Estaires. 


Layette  49.  —  Câmbrâi.  —  Cambrèsis.  — 
Gavêne  du  Cambrèsis. 

B.  10 40.  (Carton.)  —  .'3  p*ces,  parchemin  ;  2  sceaux  incomplets. 

ismi-isas.  —  Camlinil.  —  3  août  1299.  {<^Lan 
de  grasce  mil  deus  cens  qicat?^e  vins  et  dis  neuf,  le 
pveiyiier  lundyd'Aoust»).  Lettres  par  lesquelles  mes- 
sire «  Boustrem  de  Sublac»,  chanoine  de  l'église  Notre- 
Dame  de  Cambrai,  vicaire  général  de  Monseigneur 
Gui  de  Colemède,  évêque  de  Cambrai,  et  maître  Gau- 
thier Lucas  de  St  Quentin,  chanoine  de  Laon,  officiai 
dudit  évêque,  déclarent  que  Jean  Gabiers  de  Sibeigine, 
clerc,  ayant  été  tué  au  mois  de  mai  dernier  par  Gau- 
thier li  EngloiSy  à  Cambrai,  entre  la  croix  d'Entrepont 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  GAMBRAL 


137 


le  Vieil  Escaut  où  le  comte  d'Artois  prétend  avoir 
justice  et  seigneurie,  et  les  sergents  dudit  (^omte  étant 
venus  pour  relever  le  cadavre  et  faire  exploit  de  jus- 
tice, les  gens  de  TEvêque  qui  prétendent  aussi  avoir 
le  droit  d'exercer  la  justice  en  cet  endroit,  s'y  opposè- 
rent, enlevèrent  le  cadavre,  prirent  un  des  sergents 
du  (Jointe  qui  était  clerc  et  le  conduisirent  en  prison  ; 
les  gens  du  Comte  s'étant  ensuite  rendus  à  Cambrai 
pour  avoir  la  re^^oisme  du  mort  et  l'amende  du  despit^ 
lesdits  vicaires  généraux  s'y  sont  soumis  en  présence 
de  noble  homme  monseigneur  Renaud  Coignet  de  Bar- 
lette,  chevalier,  maître  et  garde  de  tout  le  comté  d'Ar- 
toisy  ont  consenti  haut  et  bas  à  faire,  d'ici  à  Pâques,  ce 
que  le  Comte  prescrirait  au  sujet  de  l'emprisonnement 
de  son  sergent,  et  se  sont  obligés  à  payer  tous  les  frais 
et  dépens  occasionnés  à  ce  sujet  au  Comte  et  à  ses 
gens  ;  vidimus  donné  par  les  gouverneur,  président  et 
gens  du  Conseil  d'Artois  le  24  avril  1557.  — Môme 
date.  Acte  constatant  que  messire  Boinhomme  de 
Sourlac  et  l'official  de  Cambrai,  lieutenants  de  Guy  de 
Colemède,  évéque  de  Cambrai,  ont  ressaisi  entre  les 
mains  de  monseigneur  Renaud  Coignel  de  Barlette, 
représentant  du  comte  d'Artois,  le  lieu  situé  entre  la 
Croix  d'Entrepont  et  le  Vieil  Escaut,  près  du  pont 
derrière  la  Salle  l'Evêque,  où  un  homme  avait  été  tué . 
ont  amendé  en  son  nom  tout  nûment  et  sans  aucune 
réservée  ;  ont  consenti  à  payer  toutes  les  amendes  que 
le  comte  d'Artois  prescrirait  d'ici  au  jour  de  Pâques 
prochain,  et  tous  les  frais  et  dépens  faits  à  ce  sujet  tels 
que  les  déclarerait  monseigneur  Renaud  Coignet; 
môme  vidimus.  —  28  août  1309,  indiction  VII,  l'an 
quatrième  du  pontificat  du  pape  Clément  V,  Cambrai. 
Acte  passé  devant  notaire  contenant  l'appel  -interjeté 
par  Olivier,  dit  de  Mons,  procureur  de  noble  homme 
Jean  de  Flandre,  comte  de  Namur,  devant  la  grande 
porte  de  l'église  cathédrale  de  Cambrai,  contre  toute 
sentence  d'excommunication  et  d'interdit  dont  l'évèque 
comte  de  Cambrai  et  le  chapitre  métropolitain  mena- 
çaient ledit  comte  de  Namur  et  ses  états,  parce  qu'il 
remplissait  les  fonctions  de  gouverneur  et  d'adminis- 
trateur des  biens  du  comté  de  Cambrai  on  vertu  de  la 
commission  que  lui  avait  donnée  H.  (Henri  de  Luxem- 
bourg), roi  des  Romains  pour  rétablir  ce  comté  qui 
relevait  de  l'Empire,  dans  ses  anciens  privilèges,  pos- 
sessions et  prérogatives  dont  il  était  bien  déchu  par  la 
négligence  desdits  évêque  et  chapitre  et  par  suite 
d'usurpations. 


H.  10'i7.  ( Carton.)  —  1  rouleau^  parch(Mnin. 

1818-1899.  —  Cambriftl.  —  7  septembre  1313. 
(«  Mil  trois  cens  et  trèze,  le  indiction  onzisnie,  le 
septime  jour  dou  mois  de  septembre  entrant,  cest 
asavoir  le  vigUle  de  le  Nativitet  Nostre-Danie^  lan 
mstism£  de  lé  coronacion  no  saint  Père,  monseigneur 
Jehan^  pape  XXII  (1)  »).  Acte  notarial  portant  qu'entre 
la  tour  de  Relenghes  et  Cambrai  se  sont  rendus  les 
prévôt,  échevins  et  le  peuple  de  la  cité  de  Cambrai, 
où  se  sont  aussi  trouvés  Pierre  (de  Lévis,  aliàs  de 
Mirepoix),  évêque  do  Cambrai  et  plusieurs  autres  per- 
sonnes, tant  religieux  que  nobles,  pour  entendre  l'or- 
donnance rendue  par  noble  homme  Mi<r  Ferri  de  Pic- 
quigny,  seigneur  de  Saluel,  chevalier,  touchant  les 
difficultés  existant  enti*e  ledit  évêque,  d'une  part,  et 
lesdits  prévôt,  échevins  et  peuple  de  Cambrai,  d'autre 
part  ;  ceux-ci  au  nom  des  citoyens  de  cette  ville  s'étant 
mis  â  genoux,  les  mains  jointes,  et  après  avoir  ôté 
leurs  chaperons,  ont  supplié  l'Evêque  de  leur  faire 
grâce  et  miséricorde  des  méfaits  et  injures  qu'ils  avaient 
commis  contre  lui  ;  à  quoi  l'Evêque  a  répondu  qu'en 
considération  de  leur  humilité  et  de  leur  obéissance, 
il  était  prêt  à  leur  accorder  ce  qu'ils  demandaient  ; 
ensuite  dans  l'endroit  dit  Escaufaut  on  avait  fait  la 
lecture  d-un  instrument  public,  signé  de  Jakemon  dit 
Roussiel  et  de  Guillaume  Le  Desne,  notaires  publiC/S. 
—  Même  acte  que  le  précédent.  —  21  mai  1313,  indio- 
tionll,la8*année  du  couronnementdu  papeClémentV. 
Acte  notarial  certifiant  que  Jean  dit  Malassins,  prévôt, 
et  Jean  d'isendike,  Godefroy  li  Aubers,  Jean  d'Isen- 
ghien,  Jean  dou  Castiel,  Colars  de  Priches,  W^autier 
li  Caudreliers,  W^illaume  de  Lille,  Arnoul  de  Lesdain, 
Bernard  de  Béthune,  Simon  de  Beaucamp,  Jean  des 
Greniers,  Jean  dou  Fayt  et  Mahieu  li  Rous,  échevins 
de  Cambrai,  et  toute  V universalité  de  cette  ville, 
assemblés  an  Vieux  Marché  aux  vieux  draps  tenant  à 
la  maisfm  de  la  paix,  ont  requis  et  supplié  Pierre, 
évêque  de  Cambrai,  d'avoir  pitié  et  merci  d'eux  pour 
toutes  les  désobéissances,  rébellions,  émeutes  qu'ils 
avaient  commises  contre  lui  et  ses  gens,  promettant  de 
s'en  rapporter  à  noble  homme  monseigneur  Ferri  de 


(1)  l/î  copiste  a  évidoaimenl  écrit  par  orrour  Jean  XXII  au 
lion  (ic  Clément  V.  Jean  XXII  a  été  élu  le  2  août  1316  et  couronné 
lo  5  septeinbrfl  suivant.  Le  7  sef>tenibro  1313  corresponcl  bien  à 
la  huitième  année  du  pontificat  du  pape  Clément  V. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tomk  1.  Ci"  Partie). 


18 


138 


ARCHIVES  Dr  NORD. 


Picquigny,  chevalier,  pour  faire  la  paix,  sauf  leurs 
vies  et  leurs  membres  ;  à  quoi  TÉvêque  a  n^pondu 
qu'il  ferait  ce  qu'il  jugerait  à  propos  ;  ensuite  lesdits 
habitants  et  communauté  se  sont  obligés  à  tenir  et  à 
exécuter  ce  que  déciderait  ledit  Ferri  et  à  donner  pour 
caution  de  leur  promesse  80  ou  cent  otages  h  sa  volonté 
et  le  château  de  Selles  appartenant  à  TÉvêque  ;  ce 
qu'ils  ont  juré  les  mains  tendues  vers  l'église  Notre- 
Dame  de  Cambrai,  savoir  Jean  Crespiaux  et  Nicaise 
de  Gant,  choisis  par  l'esgard  de  la  paix;  Gillains  li 
Boursiers  et  Jean  Hardis,  par  Vesgard  chu  flos  ;  Lau- 
rent Cousins  et  Gilles  de  Bouchain,  par  l'esgard  de  la 
canchie  ;  Willaume  de  Bâillon  et  Colart  Grisiaus  par 
l'esgard  de  Sf-Waast ',  Pierre  Wissars  et  Laurent  li 
Clyères,  par  l'esgard  du  Val  de  Selles  ;  Wattier  li 
Hennepiers  (hanapier)  et  Henri  de  Wimi,  par  l'esgard 
d'Auvierfie;  Willaume  li  Comiers  et  Segars  li  Taintu- 
rier,  par  l'esgard  de  Copednip;  Gilles  Proniers  et 
Gérard  Nunghes,    par   Vesgard   d'Escaudiel:  Jean 
d^Escapeles  et  Gérard  deCroissans,  ^dx  l'esgard  (V En- 
trepont ;  Nicaise  de  Kiévi,  par  Vesgard  des  Fourlons  ; 
Jean  des  Gauffours  et  Pierre  de  Lille,  par  l'esgard  des 
Moulins;  Adam  Dureteste,  par  l'esgard  de  Kaitivier; 
Rogier  li  Sauwis  et  Pol  dou  Pries,  par  l'esga?^  de 
Wirenibaus;  Jaquemart  de  Ste-Ole  et  Simon  de  Fou- 
concourt,  par  l'esgard  de  St-Martm;  Simon  li  Bèghes 
et  Gilles  Loqueries,  par  Vesgard  le  Maïeur  ;  Jean  de 
Minier  et  Watier  li  Roy  s,  par  Vesgard  de  St  Georges  ; 
Sandrars  et  Mahieu  de  Montigni,  par  l'esgard  des 
Poteries  ;  Watiers  li  Bruns  et  Colart  li  Maires,  par 
Vesgard  de  Si-Ladre  ;  Pierre  Poteriaus  et  Antoine  li 
Potiers,  par  Vesga^^d  de  la  place  Posterne  étions  ceux 
de  Vesgard  de  la  Boulengherie  ;  noms  des  témoins 
dndit  acte  ;  l'après-midi  lesdits  prévôt  et  échevins  de 
Cambrai  ont  promis  et  juré  la  même  chose  en  présence 
de  nobles  hommes  messire  Godefroi  de  Sonbreffe,  Jean 
d'Estourmel,  Jean  li  Bruns  d'Attiches,  chevaliers,  de 
Raoul,  chapelain  de  Tabbesse  de  Premy,  Willaume 
Cabus,  Godefrois  li  Mies,  Gilles  de  Wallers,  écuyers  ; 
Jakemars  Roussiaus  de  Cambrai,  Guillaume  de  Char- 
tres et  Guillaume  le  Desne,  clercs,  notaires  publics, 
ont  été  présents  à  tout  ce  qui  s'est  passé  ci-dessus. 
(Cest  cet  acte  dont  il  fut  donné  lecture  le  7  septembre 
suivant  ainsi  qu'il  est  mentionné  dans  le  document 
analysé  plus  haut).  —  Même  date.  Acte  notarial  rédigé 
en  latin  attestant  que  les  prévôt  et  échevins  de  la  ville 
de  Cambrai  ont  mis  entre  les  mains  de  Ferri  de  Pic- 
quigny, chevalier,  les  clefs  du  château  de  Selles  appar- 


tenante  rKvéque,  dont  les  bourgeois  s'étaient  emparés. 
—  Le  Càteau-Cambrésis,  le  23  mai  1313.  Lettres  par 
lesquelles  Pieri-e  (de  I^vis),  évêque  et  comte  de  Cam- 
brai et  du  (^ambrésis,  déclare  que  les  citoyens  et  habi- 
tants de  la  ville  de  Cambrai  Tayant  requis  bumblemeat 
d'avoir  pitié  d'eux  à  cause  des  rébellions,  désobéis- 
sances, forfaitures,  injures  et  dommages  qu'ils  avaient 
commis  envers  lui,  il  charge  Ferri  de  Picquigny,  en 
qui  il  a  la  plus  grande  confiance  comme  issu  de  nobles 
et  loyales  personnes,  et  lui  donne  pouvoir  et  autorité 
comme  comte  et  sire  de  la  cité  de  Cambrai,  de  punir 
et  corriger  lesdites  rébellions  et  désobéissances  et 
promettant  de  s'en  rapporter  à  ce  qu'il  prononcera  ; 
approbation  de  ces  lettres  par  les  prévôt,  doyen  et 
chapitre  de  l'église  Notre-Dame  de  Cambrai.  —  Sans 
date.  Sentence  rendue  par  Ferri  de  Picquigny,  cheva- 
lier, seigneur  de  Saluel,  en  vertu  des  pouvoirs  ci-dessus 
à  lui  donnés  par  Pierre,  évêque  et  comte  de  Cambrai 
et  par  les  prévôt,  échevins  et  habitants  de  cette  ville, 
portant  ce  qui  suit  :  la  cité  de  Cambrai  et  le  château 
de  Selles,  propre  patrimoine  de  l'Evêque  et  de  l'évèché 
de  Cambrai,  que  lesdits  prévôt,  échevins  et  peuple 
occupent  en  force  contre  la  volonté  de  l'Évéque,  lui 
seront  rendus  à  lui  et  à  ses  successeurs  à  toujours 
mais,  et  chaque  fois  que  ledit  peuple  s'opposera  à  son 
occupation  par  l'Evêque,  il  sera  tenu  de  payer  à  ce 
dernier  mille  marcs  d'or  fin,  sans  autre  sentence  :  — 
le  peuple  de  Cambrai  ayant  empêché  la  levée  de  l'assise 
qui  se  percevait  dans  catle  ville  pour  le  fait  de  l'Artois, 
ce  qui  lui  était  interdit  de  faire,  attendu  que  le  dix>it 
d'en  établir  et  d'en  supprimer  appartient  exclusivement 
à  l'Evêque,  Ferri  de  Picquigny  se  réserve  de  prononcer 
sur  cet  objet,  jusqu'à  ce  qu'il  en  soit  plus  amplement 
renseigné  ;  —  Ferri  ayant  condamné  quelques-uns  des 
gens  coupables  parmi  les  rebelles  à  aller  en  pèlerinage; 
à  Rome,  à  St  Jacques  de  Galice  et  d'autres  même  à  ne 
plus  revenir  dans  le  pays  sans  sa  permission,  il  s'en 
rapporte  à  la  volonté  de  l'Evêque  sur  ce  point  ;  — 
quant  à  l'assaut  donné  à  h  chapelle  du  palais  de 

■ 

l'Evêque  qui  a  été  forcée  et  polluée,  cette  chapelle 
sera  dotée  de  40  livres  petits  tournois  de  rente  perpé- 
tuelle pour  le  salut  des  âmes  de  l'official  et  des  mais- 
nies  (famille,  domestiques)  de  l'Evêque  qui  y  forent 
tués  et  Ton  fondera  dans  cette  ville  à  l'endroit  que 
l'Evêque  jugera  convenable,  une  chapelle  à  laquelle 
l'on  assignera  30  livres  tournois  de  rente,  puis  une  ' 
autre  chapelle  à  l'endroit  où  cinq  bourgeois  de  cette 
ville  furent  tués  devant  la  maison  de  la  Poiiœ,  à  laquelle 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LII.LE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  1»AYS-BAS.  —  CAMHRAI. 


13(1 


on  assignera  30  livres  tournois  de  rente  et  jusques  à  ce 
que  cette  rente  soit  assignée  et  amortie,  chaque  habitant 
de  cette  ville  qui  aura  feu  et  lieu,  clerc  marié,  marchand 
ou  laïque,  payera  tous  les  ans  le  jour  de  la  St-Grégoire, 
6  deniers  :  le  peuple  de  Cambrai  sera  tenu  de  faire 
construire  cette  chapelle  à  ses  dépens  :  —  les  habitants 
de  Cambrai  s*étant  emparés  par  la  force  du  château  de 
Selles,  Ferri  ordonne  cpxe  chaque  clerc  marié,  marchand 
et  laïque  de  cette  ville  payera  tous  les  ans  le  jour  de 
la  St  Rémi,  6  deniers  au  receveur  de  TEvêque  pour  la 
garde  de  ce  château  avec  le  droit  de  contrainte  contre 
ceux  qui  refuseraient  le  payement  de  ces  6  deniers  ; 
—  le  peuple  de  Cambrai  ayant  eu  les  bannières  levées 
en  manière  d*ost  et  les  ayant  portées  en  bataille  rangée 
en  dedans  et  en  dehors  de  la  ville  contre  les  gens  de 
rÉvèque,  Ferri  ordonne  que  lesdites  bannières  lui 
seront  apportées  pour  qu'il  en  fasse  à  sa  volonté  et 
qu'il  n'y  aura  plus  dans  le  comté  qu*une  seule  bannière 
qui  sera  aux  armes  de  TEvèque  et  qu'il  fera  garder 
par  ses  gens  ;  si  quelque  habitant  lève  bannière  sans  la 
permission  de  FEvèque,  il  perdra  tous  ses  biens  meubles 
et  non  meubles  ainsi  que  le  droit  de  cité  et  de  comté, 
sans  autre  sentence,  et  ses  biens  seront  confisqués  au 
profit  de  rÉvéque  et  de  ses  successeurs,  sans  autre 
jugement,  sans  compter  les  autres  peines  qui  pourraient 
être  encourues  conformément  au  droit  et  à  la  coutume 
du  pays  :  —  toutes  les  bretesches  et  fortifications  éta- 
blies aux  portes  et  aux  murs  de  la  ville  à  partir  du 
jour  du  meurtre  de  Fofficial  seront  détruites  et  les 
matériaux  en  appartiendront  à  l'Evoque  ;  —  Ferri  de 
Picquigny  étant  convaincu  que  les  prévôt,  échevins  et 
habitants  de  Cambrai  ont  mérité,  à  cause  de  leurs 
méfaits  et  excès  contre  l'Évêque  et  ses  gens,  de  perdre 
les  lois,  coutumes,  usages,  échevinage,  gouvernance, 
garde  et  état  de  la  dite  ville  et  ayant  pouvoir  de  les  y 
condamner,  prononce  que  cette  suppression  sera 
soumise  à  la  volonté  de  l'Évêque  et  décide  que  celui-ci 
pourra  ordonner  ce  qu*il  jugera  à  propos  à  cet  égard, 
défendant  à  tous  lesdits  échevins  de  faire  loi  et  office 
d'échevinage  sans  l'autorisation  de  l'Evêque  ;  —  les 
habitants  seront  tenus  de  payer  à  ce  dernier  pour  les 
dédommager  des  frais  supportés  par  lui  dans  cette 
guerre,  10.000  livres  de  bons  petits  tournois  noirs,  en 
deux  termes,  la  moitié  a  la  Toussaint  et  l'autre  moitié, 
^  à  la  Si-Jean  Baptiste  ;  cette  somme  sera  levée  en  vertu 
d'une  ordonnance  rendue  pai*  ledit  Ferri  dans  les  huit 
jours  au  plus  tard,  et  tous  ceux  obligés  d'y  contribuer 
y  seront  tenus  sous  peine  de  prise  de  corps  et  de  biens 


> 
par  l'Evêque  ou  ses  gens  s'ils  s'y  refusent  :  —  les 

citoyens  et  habitants  deCambrai  ayant  commis  plusieurs 

arsins  et  dommages  à  rencontre  des  habitants  des 

environs  et  s'étant  empai*és  des  biens  de  plusieurs  de 

leurs  concitoyens,   dommages  qui   ne  peuvent  être 

estitnés,  Ferri  ordonne  que  les  habitants  restés  dans 

la  ville  pendant  la  durée  de  la  guerre  sei*ont  tenus  de 

réparer  les  dommages  causés  d'après  les  enquêtes  et 

les  estimations  qu'il  en  fera  faire  ;  —  tous  les  habitants 

de  ladite  cité,  laïques,  clercs,  marchands  ou  mariés, 

de  l'âge  de  quatorze  ans  et  au-dessus,  jureront  entre 

les  mains  de  l'official  et  du  bailli  de  l'Évêque,  de  garder 

celui-ci,  son  officiai,  son  bailli,  son  prévôt,  ses  ser- 

mentés,  tous  les  gens  de  son  hôtel,  tous  les  chanoines 

de  l'église  Notre-Dame,  leurs  maisons  et  tous  les  gens 

attachés  à  la  Sainte  Église  demeurant  à  Cambrai  et 

dans  les  faubourgs  et  tous  leurs  biens,  de  toute  violence 

et  de  toute  injure,  s'engageant  à  ne  jamais  méfaire 

contre  leurs  personnes  et  contre  leurs  biens,  serment 

qui  sera  renouvelé  tous  les  cinq  ans,  le  jour  de  la  St 

Grégoire  dans  la  cité,  et  à  chaque  renouvellement 

d'évèque,  selon  l'usage;  — Ferri  déclare  que  si  ce 

jugement  présente  quelques  points  douteux,  il  se  charge 

de  les  éclaircir  et  expliquer  et  que  tous  ces  articles 

seront  exécutés  s'ils  ne  sont  pas  contraires  aux  droits, 

franchises,  libertés  et  privilèges  de  l'église  Notre-Dame 

de  Cambrai  et  des  gens  de  cette  église  ;  toutes  lesquelles 

choses  seront  exécutées  et  à  toujours  mais  observées 

sous  les  peines  portées  dans  là  soumission  faite  audit 

Ferri  par  lesdits  habitants  et  seront  homologuées  en 

sa  présence  ;  cette  sentence  ayant  été  lue,  lesdits  prévôt 

et  peuple  l'ont  approuvée  et  homologuée  d'une  voix 

unanime  et  ils  ont  juré  tant  pour  eux  que  pour  leui's 

successeurs,  les  mains  tendues  vers  Téglise  Notre-Dame 

de  Cambrai,  de  l'exécuter  à  toujours  ;  ensuite  de  quoi 

rÉvêque,  à  la  prière  de  Ferri  et  des  religieux  et  nobles 

présents,  a  fait  remise  auxdits  prévôt  et  peuple  de  la 

somme  de  2.000  livres  sur  celle  de  10.000  livres  qui 

lui  avait  été  adjugée,  a  absous  ceux  qui  avaient  été 

frappés  d'excomunication  à  l'occasion  du  meurtre  de 

l'official  et  a  levé  l'interdit  mis  sur  la  ville  de  Cambrai; 

toutes  lesquelles  choses  ont  été  passées  dans  les  prés 

de  la  tour  de  Relenghes,  en  présence  de  l'abbé  de 

Cantimpré,  de  Ferri  de  Picquigny  et  de  nobles  hommes 

et  seigneurs  Albert  de  Hangest,  seigneur  de  Genlis, 

Wautier,  seigneur  de  Bouzies,  Jean  Sausset,  Jean  et 

Hugues  de  Barbançon,  Jean,  seigneur  d'Estourmel, 

Evrard,  seigneur  de  Floursies,  chevaliers,  de  maîtres 


liO 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Gazon  de  Monilhéri,  professeur  es  loisà  Laon,  Jeau  de 
Rolli,  docteur  en  la  faculté  de  théologie  à  Cambrai, 
Arnoul  ditPisson,  moine  deLobbes,  Arnoul  de  Thiant, 
chanoine  de  Ste-Croix  à  Cambrai  et  Jean  de  Brie,  cha- 
noine  de  Ste-Croix  à  Etampes,  Willaume  de  Halluin, 
Jacques  Roussiel  el  Pierre  Fabri,  clercs  tabellions 
publics  ;  Jean  de  Cambrai  dit  de  Foro  (du  Marché), 
clerc  tabellion  impérial,  certifie  avoir  été  présent  à 
tout  ce  qui  s*est  passé  ci-dessus  et  qu'il  en  a  donné 
lecture  publique  à  la  prière  dudit  Ferri,  à  l'endroit  dit 
Escaffhtd'y  Willaume  de  Halluin,  clerc  tabellion 
public,  Jakemes,  dit  Roussiaus  et  Pierre  de  Cambrai 
dit  Lefèvre  ont  certifié  la  même  chose.  Ferri  de  Pic- 
quigny,  seigneur  de  Saluel,  y  a  opposé  son  sceau,  ainsi 
que  Jean,  abbé  de  Cantimpré,  Jean,  abbé  de  Fémy, 
Aubert  de  Hangest,  sire  de  Genlis,  Wautier,  seigneur 
de  Bousies,  Jean  Sausset  et  Jean  de  Barbenchon,  che- 
valiers. —  27  septembre  1313.  («  Le  cinqtiihnejoftrde 
r issue  du  mois  de  septembre  »).  Déclaration  par  Pierre, 
évêque  de  Cambrai,  que  Ferri  de  Rcquigny,  seigneur 
de  Saluel,  ayant  prononcé  par  une  sentence  riMidue  par 
lui  pour  terminer  toutes  les  difficultés  qui  s'étaient 
élevées  entre  ledit  évèque,  d'une  part,  et  les  citoyens 
et  habitants  de  la  ville  de  Cambrai,  d'autre  part,  que 
chaque  habitant  et  manant  tenant  feu  et  lieu  dans  ladite 
ville  serait  tenu  de  payer  tous  les  ans  à  toujours  mais, 
audit  évêque  et  à  successeurs  6  deniers  parisis  pour  la 
garde  de  son  chèteau  de  Cambrai,  et  voulant  récom- 
penser les  bons  et  loyaux  services  que  lui  a  rendus 
noble  homme  Mgr  Wautier,  sire  de  Bousies,  son  prévôt 
du  Cambrésis,  il  lui  donne  à  lui  et  à  ses  hoirs  à  toujours 
mais  lesdits  6  deniers  ci-dessus  à  condition  de  pourvoir 
à  la  garde  du  château  de  Cambrai,  dit  de  Selles,  toutes 
les  fois  que  lui  et  ses  successeurs  en  seront  requis, 
aux  frais  dudit  évoque,  ce  dont  ledit  Wautier  a  fait 
hommage  lige  à  ce  dernier,  s'obligeant  lui  et  ses  succes- 
seurs à  le  rendre  audit  évêque. — LeCâteau-Cambrésis, 
le  7  juillet  1327.  («ilw  Château  en  Cambrésis,  le 
mardi  après  l'octave  de  St-Pierre  et  St-Paul,  apô- 
tres t^).  Mandement  de  Guy  (d'Auvergne  ou  de  Boulo- 
gne), évêque  de  Cambrai,  à  ses  féaux  et  amés  les  prévôt 
et  échevins  de  la  cité  de  Cambrai,  leur  prescrivant  de 
faire  jouir  paisiblement  le  seigneur  de  Bousies  de  la 
redevance  de  6  deniers  due  par  chaque  habitant  pour 
la  garde  du  château  de  Selles  ;  plus  bas  est  écrit  que 
le  jour  de  Notre-Dame  de  la  mi-août  (15  août)  1328 
furent  appelés  à  certifier  celte  ordonnance  comme 
hommes  de  Tévèque  de  Cambrai  et  pairs  de  Mgr  de 


Bousies  :  raessirc  Witasses,  sire  de*Verlain,  chevalier, 
Godefrois  li  Doien,  Fournes  dou  Castel,  Jean  de  Foriest, 
Jean  dou  Ries  et  Jean  de  Hanin. 


H.  1048.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin, 
dont  3  en  mauvais  état. 


iSift-iSSS.  —  rambMl.  —  23  décembre  1315. 
(«  Le  mardi  devant  le  jour  de  Noël  »).  Bail  pour 
trois  ans  d*une  maison  sise  dans  la  rue  Neuve  à 
Cambrai  par  Marie,  fille  de  Jean  Blanket  à  Godefroid 
Bataille  el  à  Marguerite,  sa  femme.  —  2  mai  1317  («  Le 
lundi  avant  r  Ascension  »).  Bail  par  Jean  li  Koi*s,  de 
Cambrai,  à  Thomas  Sauvet  et  Emmilies,  sa  femme, 
d'un  four  avec  jardin  et  maison,  sis  à  Cambrai.  — 
1323.  Compte  des  dépenses  de  l'hôpital  St-Jean  devant 
St-Pierre  à  Cambrai.  — 1333.  Acte  de  vente  par  Téglist* 
de  Cambrai  à  Gillon  de  Ha  s  près  de  la  maison  des 
Relenghes  pour  la  prévôté  des  archers  à  Cambrai. 


B.  1049.  (Carton.)  —  .3  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papi<*p; 

.')  sceaux  on  mauvais  état. 


t884-i8ë4.  —  f^anibmil.  —  21  juillet  1334.  Lettres 
des  prévôt ,  doyen  et  chapitre  de  l'église  de  Cambrai,  pa  r 
lesquelles,  pour  satisfaire  à  la  donation  à  eux  faite  par  le 
comte  de  Hainaut  d'une  rente  de  68  livres,  14  sols  do 
petits  tournois,  ils  s'engagent  à  dire  tous  les  ans  une 
messe  de  Notre  Dame  pour  ce  comte  et  un  obît  après  sa 
mort,  de  fournir  la  cire  pour  l'entretien  du  luminaire 
pendant  les  messes  et  heures  canoniales  au  chœur  de 
cette  église,  de  payer  le  clerc  pour  allumer  les  chan- 
delles et  de  faire  les  distributions  gratuites  aux  cha- 
noines et  chapelains  etc.  —  Cambrai,  le  28 juillet  1334. 
(«  Le  jeudi  devant  le  saint  Pierre  entrant  Aoust  »). 
Lettres  des  prévôt,  doyen  et  chapitre  de  Cambrai  par 
lesquelles,  pour  terminer  les  différends  élevés  entre 
eux  et  le  comte  de  Hainaut  au  sujet  des  droits  de 
souveraineté  et  régale  pendant  la  vacance  du  siège  dt^ 
Cambrai,  ils  prolongent  le  terme  qu'ils  avaient  fixo 
pour  leur  règlement  et  nomment  pour  arbitres  Armand 
Leroy,  grand  archidiacre,  et  Guillaume  de  le  Haye, 
chanoine  de  leur  église,  désignés  pour  travailler  à  un 

I 

arrangement  avec  Robert  de  Marke,  seigneur  de 
Mauchicourt  et  dom  Mathieu  Moy,  prévôt  de  Haspres, 
arbitres  nommés  par  le  comte  de  Hainaut.  —  Cambrai 


CHAMBRK  DKS  COMPTKS  I)K  LIIXK.  -  TRKSOR  DES  CHARTKS.  —  PAYS-BAS.  —  CAMBRAI.  -  CAMBRKSlS.    141 


le  17  février  1336.(«  Le  semmedi  decant  les  Brandons^ 
lan  de  grâce  mil  trois  cem  trente  et  chuinc  »). 
Nouvelles  lettres  des  mêmes  prévôt,  doyen  et  chapitre 
de  Cambrai  prolongeant  encore  le  délai  primitivement 
fixé  pour  le  règlement  des  difficultés  ciniessus.  — 
1384.  Écrit  moderne  faisant  mention  des  lettres 
patentes  du  roi  Charles  Vl  en  date  du  28  mai  1384, 
nommant  Robert  de  Béthune,  gouverneur  de  Cambrai 
en  remplacement  du  sire  de  Coucy. 


B.  1060.  ((^.arton.)  —  4  pièces,  purchemin  ;  1  cahier,  5  feuillets, 
papier  :  3  sceaux  brisés  ou  éiTasés. 

i4i4-Flii    du    JLW*   «lèele.    —    Cambrai.    — 

14  juin  1414.  Commission  donnée  par  le  roi  Charles  VI 
à  Jean,  duc  de  Touraine,  et  à  Guillaume,  comte  de 
Hainaut,  pour  la  garde  des  ville  et  cité  de  Cambrai.  — 
4  et  21  mai  1415.  Constitution  par  la  ville  de  Cambrai 
au  profit  de  Guillaume  de  Bavière,  comte  de  Hainaut, 
d'une  rente  viagère  de  600  fr.,  en  considération  des 
lettres  de  sauvegarde  accordées  par  ce  prince  à  ladite 
ville.  —  13  juillet  1416.  Lettres  par  lesquelles  les 
échevins  de  Cambrai  se  défendent  d'avoir  écrit  au  duc 
de  Boui^ogne  et,  en  son  absence,  au  comte  de  Charo- 
lais,  son  fils,  aucunes  choses  attentatoires  à  l'honneur 
des  chanoines  de  St-Géry  avec  lesquels  ils  étaient  en 
contestation,  et  demandent  que  les  termes  de  leur 
message  à  ces  deux  princes  ne  soient  pas  interprétés 
dans  un  pareil  sens.  —  Sans  date,  fin  du  XV*  siècle. 
Règlement  dressé  par  les  prévôt  et  échevins  de 
Cambrai  avec  tarif  des  droits  à  lever  sur  la  vente  des 
marchandises  pour  subvenir  aux  grands  frais  de  ladite 
ville. 


B.  l(K>i.  (Carton.)  —  i  pièce,  parchemin;  4  [lièces,  papier; 

i  sceau  rompu. 

tl^t«-iSMI.  —  Cambrai.  —  13  décembre  1510. 
Mandement  de  l'empereur  Maximilien  prescrivant  une 
enquête  au  sujet  de  Fempèchement  apporté  à  la  saisie 
des  biens  des  citoyens  de  Cambrai  tant  qu'il  n'aura  pas 
été  donné  satisfaction  à  un  appointement  rendu  pour  le 
paiement  des  frais  de  la  peinture  du  cadran  de 
l'horloge  de  l'église  cathédrale.  —  1654-1655.  Pièces 
concernant  la  maison  du  gouverneur  de  Cambrai  et 
celle  du  chanoine  Resteau  prise  pour  le  logement  des 
gens  de  guerre. 


B.  1052.  (Carton.)  —  (\  piôces,  parchemin  ;  i  pièce,  papier. 

t«SS-tMI9.  —  rambréslii.  —  Août  1233.  («  Che 
fu  fait  Uui  Nostre  Seif/neur  mil  11^  XXXIII  ans,  au 
mois  d*aoust  »).  Lettres  de  Gautier  de  Bousies,  avoué 
de  SolesmeSy  faisant  savoir  que  l'abbaye  de  St-Denis 
en  France  et  lui,  sont  convenus  des  articles  suivants  : 
la  ville  de  Solesmes  et  ses  dépendances,  tant  dehors 
que  dedans,  sont  de  la  seigneurie  de  Si  Denis  ;  l'avoué 
reconnaît  ne  pouvoir  demeurer  dans  la  maison  de 
Si-Denis  à  Solesmes,  pas  plus  que  sa  femme  et  ses 
enfants,  si  ce  n'est  du  consentement  du  prévôt  de 
labbaye  ;  le  prévôt  de  l'abbaye,  ou  son  sergent,  tient 
la  justice,  nomme  les  échevins  et  les  change  quand  il 
est  nécessaire;  il  peut  faire  ordonner  à  ceux  qui 
tiennent  des  terres  hors  de  la  ville  de  payer  les  corvées 
et  il  désigne  les  jours  de  plaids  ;  le  prévôt  a  le  droit  de 
faire  les  bans  pour  la  vente  du  pain,  du  vin  et  de  la 
viande  en  y  appelaut  les  chevaliei*s,  les  échevins  de  la 
ville  et  de  l'église  et  les  sergents  de  l'avoué  ;  quand  il 
faut  changer  les  bans  et  ordonnances,  le  prévôt  peut 
le  faire  en  suivant  le  conseil  des  échevins  ;  personne 
ne  doit  peser,  mesurer,  acheter  ou  vendre,  si  ce  n'est 
au  poids  et  à  la  mesure  de  St-Denis  ;  le  prévôt  a  le 
droit  de  vérification  des  mesures  qui,  si  elles  sont 
reconnues  fausses,  doivent  être  brisées  et  leurs  déten- 
teurs condamnés  à  l'amende  par  les  échevins;  personne 
ne  peut  vendre  vin  sans  que  le  prix  en  ait  été  fixé  par 
les  échevins  ou  par  les  plus  notables  de  la  ville  ;  si 
quelqu'un  se  révolte  contre  la  justice  du  prévôt,  celui- 
ci  en  avertit  l'avoué  qui  contraint  le  délinquant  à  se 
soumettre  à  la  justice  du  prévôt  de  St-Denis  ;  personne 
ne  peut  porter  plainte  à  l'avoué  à  moins  que  le  prévôt 
ne  lui  ait  pas  rendu  justice;  l'avoué  ne  peut  prendre 
gages,  ni  mettre  bans  à  Solesmes  et  dans  les  terres  de 
l'église,  ni  mettre  la  main  sur  les  hommes  de  l'église, 
sans  en  être  requis  par  le  prévôt;  l'avoué  reconnaît 
t^nir  en  fief  et  hommage  de  l'abbé  de  St-Denis  une 
maison  forte  à  Solesmes  qu'il  lui  remettra,  quand  il  en 
sera  requis,  sauf  la  féauté  qu'il  doit  au  comte  de 
Hainaul  ;  il  ne  peut  aller  en  guerre  si  ce  n'est  pour  la 
défense  de  l'abbaye  et  du  c^omte  de  Hainaut  ;  il  peut 
mener  en  armes  les  hommes  de  la  ville,  pourvu  que 
ce  soit  pour  son  propre  service  et  pour  un  jour  seule- 
ment et  à  condition  qu'il  y  conduise  aussi  ses  hommes 
à  lui  ;  lorsqu'il  faut  secourir  le  comte  de  Hainaut  et  le 
défendre,  les  hommes  de  Solesmes,  sont  convoqués 


142 


ARCHIVES  DU  NORD. 


par  le  sergent  de  Téji^lise  et  par  ceux  do  ravoiié.  sous 
peine  de  10  sols  d'amende  ;  personne  n'est  exempt  de 
ce  ser\'ice,  si  ce  n'est  les  vieillards  et  les  malades, 
ainsi  ^ue  les  sergents  et  officiers  de  la  cour  de  St-Denis  ; 
l'église  reçoit  les  deux  tiers  des  amendes  des  défail- 
lants et  l'avoué  l'autre  tiers;  l'avoué  ne  peut  traduire 
en  justice  aucun  homme  de  l'église  de  St-Denis  pour 
quelque  cause  que  ce  soit,  si  ce  n'est  devant  la  cour 
de  St-Denis  et  devant  le  prévôt  ;  les  habitants  de  la 
ville  ne  sont  pas  coniraints  de  vendre  à  crédit  à  l'avoué 
ou  à  ses  sergents,  mais  s'ils  le  font  sur  gages,  ceux-ci 
devront  être  rachetés  dans  la  quinzaine,  sinon  ils 
pourront  être  remis  aux  usuriers  :  si  quelqu'un  veut 
faire  quelque  don  à  Téglise,  il  le  peut  ;  mais  si  ce  don 
porte  sur  des  terres  devant  tailles,  l'église  ne  pourra 
avoir  que  la  septième  parlie  du  terroir;  si  elle  en 
acquérait  davantage,  la  (aille  serait  perdue  pour 
l'avoué  et  pour  ses  hoirs  ;  l'avoué  et  ses  hoirs  ne  peu- 
vent acquérir  aucune  terre  sur  le  territoire  de  Solesmes; 
l'avoué  et  ses  hoirs  jouiront  dans  cette  ville  d'une 
taille  annuelle  comportant  30  livres  à  la  St-Remi  el  20 
livres  à  Pâques,  monnaie  blanche  de  Valenciennes  ; 
les  clercs,  les  chevaliers,  les  sergents  de  Str-Denis,  les 
doyens,  les  meuniers,  les  brasseurs,  les  deux  bou- 
langers et  tous  les  autres  employés  de  la  cour  de 
St-Denis  ainsi  que  les  trois  sergents  de  l'avoué,  savoir: 
Robert  Arragons,  Gillois  li  Cours  et  Gautier  de 
Maisières,  sont  exempts  de  cette  taille  ;  le  prévôt  de 
St-Denis  fait  l'assiette  de  la  taille  avec  les  échevins  et 
les  sergents;  personne  n'y  assiste  de  la  part  de  l'avoué, 
si  ce  n'est  du  consentement* du  prévôt;  on  ne  peut 
arrêter  personne  pour  le  fait  de  la  taille  ;  si  quelqu'un 
quitte  la  ville  sans  intention  d'y  revenir  pour  aller 
demeurer  dans  une  autre  seigneurie,  les  deux  parts  de 
ses  meubles  appartiendront  à  l'abbaye  de  St-Denis,  le 
tiers  à  l'avoué  et  ses  immeubles  à  son  héritier  le  plus 
proche  ;  l'avoué  perçoit  sur  chaque  maison  de  Solesmes 
un  yntel  d'avoine  et  une  géline,  excepté  sur  celles  qui 
sont  franches  de  tailles  ;  il  ne  peut  rien  exiger  de  plus 
dans  la  ville  et  les  habitants  sont  quittes  envers  lui  de 
toutes  redevances  pour  cause  de  mariage  de  lui,  de 
ses  garçons  et  de  ses  filles,  rachat  de  prison  en  guerre 
on  en  tournois  ;  si  quelqu'un  blesse  avec  armes 
émoulues  avec  effusion  de  sang,  il  sera  à  l'amende  de 
60  sols  et  1  denier  ;  s'il  n'y  a  pas  effusion  de  sang, 
l'amende  sera  de  10  sols;  celui  qui  blesse  avec  un 
bâton  et  qu'il  y  ait  eflusion  de  sang,  devra  20  sols  et  10 
s'il  n'y  a  pas  efiiision  de  sang  ;  qui  frappe  avec  le  poing 


et  qu'il  y  ait'  effusion  de  sang,  payera  10  sols  et  la 
moitié  s'il  n'y  a  pas  effusion  de  sang  ;  celui  qui  donne 
un  démenti  ou  qui  déchirera  les  vêtements  de  quelqu'un, 
payera  5  sols  ;  celui  qui  aura  reçu  quelque  injure  et 
n'en  aura  pas  porté  plainte  au  prévôt  dans  les  huit 
jours,  sera  passible  d'une  double  amende  ;  tout  homme 
âgé  de  15  ans  et  plus  pourra  être  témoin  en  justice  ;  les 
amendes  encourues  et  perçues  pour  tous  ces  délits 
seront  partagées  comme  il  est  indiqué  ci-dessus;  si 
quelqu'un  est  arrêté  pour  homicide,  vol  ou  crime 
capital,  il  sera  enfermé  dans  la  prison  du  prévôt 
jusqu'à  son  jugement  par  la  cour  de  St-Denis;  s'il  est 
condamné,  il  sera  remis  par  le  sergent  du  prévôt  à 
l'avoué  pour  qu'il  en  fasse  justice;  l'avoué  et  ses  hoirs 
ne  peuvent  faire  remise  de  sa  peine  au  condamné.  Cet 
accord  est  fait  en  présence  de  :  Godefroi,  évêque  de 
Cambrai  ;  Renard  et  Gilles  de  Vendegies  ;  Werri  du 
Câteau-Cambrésis;  Gérard  de  Honnechies;  Guillaume 
de  Viesly  ;  Bertrand  de  Solesmes,  chevaliers  ;  Etienne 
de  Tournai,  Arnould  et  Gilles,  maîtres,  et  Nicolas, 
clerc  de  l'évéque  de  Tournai.  Il  a  été  confirmé  par  les 
comte  et  comtesse  de  Flandre,  par  Jacques,  évêque 
d'Arras,  et  Thomas,  abbé  de  St  Germain  des  Prés,  en 
février  1249.  —  Copie  du  XI V«  siècle  sur  parchemin  ; 
vidimus  de  Godefroi,  évêque  de  Cambrai  dans  le  fonds 
de  la  cathédrale  de  Cambrai.  —  Septembre  1235. 
(«  Actum  anno  Dommi  M*  CC^  tricesimo  quinto, 
mense  septembri  »).  Lettres  de  Jeanne,  comtesse  de 
Flandre  et  de  Hainaut,  choisie  comme  arbitre  pour 
terminer  les  difficultés  pendantes  entre  le  chapitre 
de  St-Oéry ,  d'une  part,  et  Gérard,  seigneur  de  Busiguy, 
d'autre  part,  au  sujet  de  la  justice  dans  les  ville  et 
paroisse  de  Busigny ,  par  lesquelles  cette  princesse 
décide  que  :  Gérard  observera  la  convention  précé- 
demment passée  entre  Gilles,  son  père,  et  le  chapitre 
St  Géry,  et  confirmée  par  J.  de  Béthune,  évêque  de 
Cambrai,  au  sujet  de  la  justice  et  de  l'avouerie  de 
Busigny  ;  il  devra  fournir  à  travers  ses  terres  et  ses 
bois  un  chemin  d'une  largeur  suffisante  pour  aller  et 
venir  avec  chariots,  charrettes  el  autrement  ainsi  que 
l'exigeront  les  besoins  de  la  culture  des  terres  du 
chapitre  ;  si  dans  la  suite  Gérard  fait  défricher  ses  bois 
le  chapitre  percevra  sur  les  terres  défrichées  la  dîme, 
le  terrage  et  la  justice  ;  il  n'est  rien  décidé  au  sujet 
des  alleux  de  Gérard,  qui  sont  ou  pourront  être 
défrichés  à  moins  que  le  chapitre  n'y  perçoive  déjà  la 
dîme  jure  parochiali,  auquel  cas  il  percevra  la  dîme 
sur  les  terres  défrichées,  mais  le  terrage  des  alleux 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  -  CAMHRHSIS. 


«4:{ 


continuera  à  appartenir  au  seigneur  ;  celui-ci  payera 
tous  les  ans  à  l'église  de  St-Géry  le  quart  d'un 
inencaud  de  blé  au  lieu  de  la  dîme  et  du  terrage  que 
cette  église  percevait  sur  le  terrain  où  a  été  construit 
un  moulin;  la  juridiction  et  la  justice  sur  ce  moulin 
appartiennent  à  TéglLse;  le  chapitre  sera  tenu  dépaver 
tous  les  ans  deux  cents  livres  d'Artois  à  Gérard  de 
Busigny;  celui-ci  s'oblige  à  inviter  Godefroi,  évoque 
de  Cambrai,  Gauthier  de  Fontaines  et  ses  enfants 
(Nicolas  de  Fontaines,  archidiacre  de  Valenciennes  et 
Gauthier  de  Fontaines),  à  ratifier  ces  lettres  qui  furent 
données  en  présence  de  F.  (Franco  de  Maldeghem), 
prévôt  de  Bruges  et  chancelier  ;  Gérard  de  Reims  (de 
RemisJ.  chanoine  de  Tournai  et  chapelain  de  la 
comtesse  de  Flandre  ;  Robert  Gonses  {aliàs  Cosses), 
chanoine  d^Arras  ;  maîtres  Jean  de  Lens  et  Gilles  de 
St-Amandy  clercs  de  la  Comtesse  ;  les  chevaliers 
Gérard  de  Vile,  Gérard  deHaon,  Gautier  de  Fontaines, 
Eustache  de  Rœulx,  Philippe  de  Diergnau,  (aliàs 
Ërgniau),  Gérard  de  Honnechies  et  Wagon,  bailli  de 
la  Comtesse.  —  Novembre  1267.  (4:  Che  fit  fait  devant 
le  grange  de  celui  mariage j  e^i  lan  del  incarnation 
Nostre  Seigneu?'  Jhesu  Crist  M  CC  LX  VII  ou  mois 
de  novembre  »)-  Acte  par  lequel  «  Richaus  »,  fille  de 
Druon  de  Lesdaing,  achète  de  Gérard  Leblcu  quarante 
sous  parisis  de  rente  annuelle  assignée  sur  leur 
«  manage  ».  Témoins  les  échevins  du  Câteau-Carabrésis. 


B.  1053.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin;  11  sceaux, 
la  plupart  incomplets. 

tSM-iStS.  —  CmnOèwéMÊm.  —  Ypres,  16  juin  13«J1. 

(« Die   Veneris  post  festum  heati  Barnabe^ 

apostoli>).  Mandement  de  Philippe,  roi  de  France,  à 
ses  chers  et  féaux  l'évèque  de  Térouane  et  Aubert  de 
Hangest,  chevalier,  de  s'informer  avec  diligence  à  qui 
doit  appartenir  la  garde  des  hommes  de  Solesmes  dont 
le  Roi  jouissait  mais  que  le  comte  de  Hainaut  reven- 
diquait, disant  que  le  Roi  la  détenait  injustement  comme 
s'en  étant  emparé  depuis  peu.  —  Mons,  le  18  mai  1304. 
{<tEn  le  sale  du  casiel  de  Mons  en  Haynnau,  en 
plains  plais,  lendemain  doujour  de  le  Penthecouste 
par  un  lundi  ou  mois  de  may  »).  Lettres  par  lesquelles 
Thierri  dou  Casieles,  bailli  du  Hainaut,  déclare  que 
par  devant  lui  et  en  présence  des  hommes  du  comte  de 
Hainaut,  savoir:  monseigneur  Oston  le  Brun^  che- 
valier,    maître  Jakemon   de    Loherainne,     Gillon 


Grignarù,  niayeur  de  Mons,  Colart  de  Villoncamp^ 
Colart  le  Ilérut  et  Ansial  le  Tailleur,  vint  Watier, 
sire  de  Bousies,  chevalier,  qui  se  plaignit  à  eux  de  ce 
que  le»  abbé  et  couvent  de  St-Denis  en  France  et  les 
échevins  et  communauté  de  la  ville  de  Solesmes  avaient 
fait  des  ajournements  et  autres  actes  do  justice  sur  les 
fief  et  maison  d'Amerval  appartenant  au  Borgne 
d^Amerval  et  sur  Baureng  et  tout  ce  qui  en  dépend, 
lesquels  fiefs  étaient  tenus  dudit  Watier  de  Bousies  et 
sur  lesquels  il  avait  toute  justice,  haute  et  basse, 
excepté  sur  la  petite  partie  tenue  du  comte  de  Hainaut  ; 
ledit  Watier  représenta  aussi  que  lorsque  le  comte  de 
Hainaut  faisait  .9é?no//re  les  habitants  de  Solesmes  de 
venir  à  Vost  et  chevauchée  ou  quand  lui-même  les 
faisait  semonre  pour  ses  propres  affaires,  ils  devaient 
s'y  rendre  en  armes  sous  peine  de  10  sols  d'amende 
dus  par  chacun  d'eux  dont  ledit  Watier  devait  avoir  le 
tiers  et  que  les  ayant  fait  semonre  d'y  venir,  ils  ont 
fait  défaut  plus  de  80  lois,  et  qu'il  avait  prié  en  consé- 
quence le  bailli  de  les  y  contraindre  et  de  leur  faire 
payer  les  amendes  qui  lui  sont  dues  ;  Watier  se  plai- 
gnait encore  de  ce  qu'il  ne  pouvait  pas  se  faire  payer 
de  toutes  ces  amendes  qui  montraient  à  4.000  livres 
livres  petits  blancs  valenciennois  et  pria  le  bailli  do  les 
y  contraindre  ;  le  bailli  fit  en  conséquence  ajourner  par 
les  hommes  du  Comte,  savoir:  Ansel  de  Bieleng^ 
Nicaise  dou  Sari  et  Colart  de  Chipliy  sergents  du 
château  de  Mons,  les  abbé  chambriez*  et  couvent  de 
St-Denis  et  les  officiers  de  justice,  échevins  et  commu- 
nauté do  Solesmes,  de  comparaître  une  première  fois 
par  devant  lui,  et  les  hommes  du  Comte,  savoir:  le 
seigneur  de  la  Hamaide,  Arnoul  l'orfhyre  et  Nicaise 
dou  Sart  de  comparaître  une  seconde iois  par  devant 
le  Comte,  et  les  autres  hommes  du  Comte,  savoir  : 
Colart  de  Willonoampj  Nicaise  dou  Sartei  Williaume 
de  Biaumenel,  et  une  troisième  fois  en  présence  de 
monseigneur  Baudri,  seigneur  de  Roisin,  monseigneur 
Jean,  seigneur  de  Pressay,  monseigneur  Arnoul 
d'Enghien,  seigneur  de  PraianSy  monseigneur  Gillon 
de  Biaussarly  monseigneur  Watier  de  Kiévreng  et 
monseigneur  Gillon  de  Roisin,  chevaliers,  Philippon 
de  Prouvi,  Gillon  Grignart,  maïeur  de  Mons,  Brunial 
des  Longes,  maître  Jakemon  de  Loherainne  et  Gillon 
de  Hargnies;  Watier  de  Bousies  se  trouva  à  ces  trois 
assignations,  mais  les  abbé  et  chambrier  de  St-Denis  et 
la  justice  de  Solesmes  n'y  ayant  pas  comparu,  le  Bailli, 
après  avoir  consulté  les  hommes  du  Comte,  savoir  : 
Jean,  seigneur  de  Lens,  Baudri,  seigneur  de  Roisin, 


144 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Fasires,  seigneur  de  ligne,  Jeao,  seigneur  do  la 
Hamaide,  Nicholon,  seigneur  de  Hotùdeng,  Ârnoul 
d'Enghien,  seigneur  de  Praiaus,  Willaume,  seigneur 
(le  Gomegnies  ;  monseigneur  Gérard  de  Vir7ie^  mon- 
seigneur Watier  de  Éievreng,  monseigneur  Nicolas 
de  Raing,  monseigneur  Gillon  de  Biaussari,  mon- 
seigneur Henri  de  Huclebacq,  monseigneur  Jean  le 
Borgne,  de  Gcmapes: ,  monseigneur  Buridan  de 
Hat^deng^  monseigneur  Alard  d<î  Roisin,  seigneur  de 
Blarigmes  et  monseigneur  Philippon  le  Coulre,  che- 
valiers; Philippon  de  Frouvi,  maître  Jakemon  de 
Loherainne,  Gillon  Grignart,  maïeur,  de  Mons, 
Willaume  de  Pruns,  Nicaise  dou  Sart,  Ansial  le 
Tailleur  et  Colail  le  Hérat,  a  condamné  les  abbé  et 
couvent  de  Si-Denis.  —  Maubcuge,  dans  la  maison  de 

Colard  de  Casiiely  le  3  oclobre  1305.  («  Le 

dimanche  après  le  jour  de  St-Rémi  »).  Nicolas  de 
Raing,  chevalier,  bailli  de  Hainaut,  déclare  qu*en  sa 
présence  et  en  celle  des  hommes  du  comte  de  Hainaut 
savoir  :  monseigneur  Robert,  seigneur  de  Faigneulles, 
monseigneur  Nicolon,  avoué  de  Thuin,  seigneur  de 
Marchiennes-au-Pont  et  de  Ryauwès,  chevaliers; 
Gérard,  châtelain  de  Beaumont  et  seigneur  de  Solre, 
Gillon  de  Beaufort,  receveur  de  Hainaut,  Colard  de 
Gastiel,  Jean  Caufechire  et  Philippon  de  Brai,  messire 
Nichole,  sire  de  Housdaing  et  messire  Jean  de  Valen- 
ciennes,  chevaliers  ;  monseigneur  Nicolon,  avoué  de 
Thuin  s*est  déshérité  de  la  nue  propriété  et  monseigneur 
Robert,  seigneur  de  FaigneuUes,  des  revenus  qu'il 
avait  eus  en  mariage  de  la  terre  de  Riu^  en  Cambrésis, 
et  que  Tadhéritement  en  a  été  donné  à  Madame 
Philippe  (de  Luxembourg),  mère  du  comte  de  Hainaut  ; 
ils  déclarent  de  plus  avoir  reçu  ladite  dame  pour 
homme  à  la  place  de  son  fils,  parce  que  cette  terre  était 
mouvante  du  comté  de  Hainaut.  — 1313  (?),  le  mercredi 
après  la  St-Marc  d'Avril.   Vente  par  Jean  Fères  à 

clerc,  d'une  partie  de  vigne  située  à 

en  Cambrésis.  (Pièce  en  très-mauvais  étal 

et  presque  illisible). 


B.  1054.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin. 

i8i4-t8!i9.  —  €;Aittbré»lii.  —  Paris,  le  26  mai*s 
1314.  («  Actuni  PcirisiuSy  in  Parliamento  nostrOf 
die  martis  unie  Ramos  pabnarum^  anno  Domini 
M^  CCC^  tercio  decimo  »).  Mandement  de  Philippe 
le  Bel,  roi  de  France,  à  G.  (Gui  de  la  Charité),  évèque 


de  Soissons,  Revnaud  de  Sle-Beuve  et  Jean  de 
Varechins,  chevaliers,  de  faire  une  enquête  pour 
savoir  si  la  ville  de  Solesmes  relève  de  l'Empire  ou  du 
Hainaut.  —  1"  mai  1323.  («  Premier  dimanche  de 
m,ai  »).  Vente  d'un  manoir  sis  à  Carnières,  par  Hues 
Moriaus  et  Gilles,  sa  femme,  à  Jean  Rolant. 


B.  Irt55.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin. 

1  SSI^-iSS9 . — Cambrésis. -  \jà  Câteau-Clambrésis, 
le  10  septembre  1335.  Acte  constatant  la  présentation 
faite  par  Godefroi,  abbé  de  Notre-Dame  de  Vicogne, 
à  Gui,  évèque  de  Cambrai,  des  lettres  écrites  par 
l'empereur  Louis  de  Bavière  à  cet  évoque  et  datées  de 
Nuremberg,  le  26  août  de  la  21*  année  de  son  règne  et 
la  8*  de  son  empire  (1335),  lesquelles  lettres  sont 
insérées  in-extenso  dans  cet  acte,  par  lesquelles  il  lui 
mande  de  ne  point  souffrir  que  les  Français  achètent 
des  châteaux  et  places  fortes  dans  le  Cambrésis,  car 
cela  était  préjudiciable  à  l'Empire  de  qui  le  Cambrésis 
était  tenu  en  fief;  dans  le  cas  où  des  Français 
acquerraient  des  terres  et  châteaux  dans  ce  pays,  il 
lui  défend,  sous  peine  de  son  indignation  impériale, 
de  leur  en  conférer  l'investiture  ;  après  la  lecture  de 
ces  lettres,  l'Évêque  répondit  qu'il  les  avait  bien 
entendues  et  comprises  ainsi  que  ce  que  l'abbé  de 
Vicogne  lui  avait  dit  à  ce  sujet.  — 1335.  Fragment 
d'un  état  de  divers  fiefe  sis  dans  le  Cambrésis.  — 
Au  Louvre-lez-Paris,  le  25  janvier  1337.  («  Mil  CCC 
trente  et  six  »).  Commission  du  roi  Philippe  de  Valois  à 
Philippe,  évèque  de  Châlons,  et  à  Pierre  de  Cugnières, 
chevalier,  pour,  avec  Henri  de  Jodoigne,  chanoine  de 
Cambrai,  et  Gérard  d^Enghien,  sire  de  Havredi, 
chevalier,  châtelain  de  Mons,  commissaires^  du  comte 
de  Hainaut,  faire  une  information  sur  le  point  de 
savoir  si  les  villes  et  territoires  de  Solesmes  et  de 
Fémy  sont  mouvants  du  royaume  de  France  ou  de 
l'Empire  ;  vidimus  en  parchemin  avec  sceau  rompu, 
par  Pierre  Belagent,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en 
date  du  vendredi  7  février  1337  ;  double  de  ce  vidimus, 
aussi  sur  parchemin.  —  Au  bois  de  Vincennes,  le 
17  novembre  1337.  Commission  donnée  par  le  roi 
Philippe  de  Valois,  à  Jean,  évèque  d'Arras  et  à  Pierre 
de  Cugnières,  chevalier,  pour  informer  avec  les 
commissaires  du  comte  de  Hainaut  sur  le  point  de 
savoir  si  les  villes  et  territoires  de  Solesmes  et  de 
Fémy  relèvent  de  la  couronne  de  France  ;  copie  du 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  GAMBRÊSIS. 


145 


temps,  sur  parchemin  ;  —  vidimus  de  Pierre  Belageni, 
garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du  mercredi 
26  novembre  1337. 


B.  1056.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin. 

iS4i-tS49.  —  Cambréslii.  —  I^ndshut,  le  25 
janvier  1341.  {^Anno  Domini  millesimo  CCC  XL, 
regni  nostri  anno  XXVI,  imperii  vero  tercio 
decimo  »).  Commission  donnée  par  Louis  de  Bavière, 
empereurdes  Romains,  à  Edouard  III,  roi  d'Angleterre, 
comme  vicaire  de  l'Empire,  à  Jean,  duc  de  Brabant, 
Renaud,  duc  de  Gueldre,  Wuillaume,  marquis  de 
Juliers,  Wuillaume  (Guillaume),  comte  de  Hainaut,  et 
autres  princes  et  grands  de  l'Empire,  chargés  de 
causer  le  plus  de  dommages  possibles  à  l'évêque  et  au 
chapitre  de  Cambrai  et  au  pays  de  Cambrésis  rebelles 
à  l'Empire,  ledit  Empereur  promettant  de  tenir  pour 
agréable  tout  ce  qu'ils  feraient  à  cette  occasion.  —  A 
Ste-Geneviève,  le  31  janvier  1342.  («  L'an  de  grâce 
mil  trois  cens  quarante  et  un  »).  Lettres  par  lesquelles 
le  roi  Philippe  de  Valois  accorde  à  Nicolas  de  Savoie 
pour  les  services  rendus  par  lui  devant  la  ville  de  Douai 
et  au  château  de  Mortagne,  une  rente  annuelle  et  héri- 
tière de  cent  livres  tournois  à  prendre  sur  la  recette 
des  rentes  de  Crèvecœur  jusqu'à  ce  que  le  Roi  l'ait 
convertie  en  terres.  —  Abbaye  de  Pontigny,  le 
3  juillet  1349.  Lettres  du  roi  Philippe  de  Valois  par 
lesquelles,  sur  les  plaintes  à  lui  faites  par  les  abbé 
et  religieux  de  St-Denis  en  France  au  sujet  des 
entreprises  du  comte  de  Hainaut  sur  la  ville  de 
Solesmes  au  préjudice  du  ressort  et  souveraineté  du 
roi  de  France,  et  aussi  des  entreprises  du  seigneur  de 
Bousies,  avoué  de  Solesmes,  sur  les  terres  des 
religieux,  pour  la  cessation  desquelles  entreprises  le 
Roi  avait  écrit  à  son  cousin  Jean  de  Hainaut,  sire  de 
Beaumont,  qui  avait  commis  Jean,  sire  de  Harchies, 
chevalier,  Guillaume  de  la  Neuf^ille,  autrement  de 
Sommains,  prévôt  de  Mons,  et  Jean  dit  Faumaris,  afin 
de  s'informer  de  la  vérité  ;  ce  prince,  n'ayant  pas  été 
informé  des  résultats  de  l'enquête  de  ces  derniers, 
commet,  en  conséquence,  Carbonnel  de  Chaule, 
chevalier,  Huart  de  Floricourt,  prévôt  de  Laon,  et 
Guillaume  de  Sapigneux  pour  s'informer  de  la  vérité 
et  aussi  pour  régler,  avec  trois  commissaires  qui 
devaient  être  désignés  par  le  comte  de  Hainaut,  les 
parties  de  la  ville  de  Solesmes  qui  devaient  être  tenues 


du  royaume  de  France  et  du  ressort  de  St-Quentin,  et 
celles  qui  devaient  être  tenues  de  l'Empire. 


B.  1057.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux  brisés. 

tSSt-iSfM.  —  Camhrémin.  —  Le  C&teau-Cam- 
brésis,  le  12  juin  1381.  Lettres  des  châtelain,  échevins, 
connétables,  manants  et  habitants  de  la  ville  du 
Cateau-Cambrésis,  par  lesquelles,  afin  d'éviter  les 
oppressions  de  plusieurs  hauts  personnages  puissants, 
ils  déclarent  s'être  mis  sous  la  garde  et  protection  du 
duc  Aubert  (Albert)  de  Bavière,  gouverneur  du 
Hainaut,  et  de  Guillaume,  son  fils  aîné,  pendant  la 
vie  de  ces  princes  seulement ,  leur  promettant 
pendant  ce  temps  foi,  amour  et  loyauté,  le  droit 
d'entrer  dans  leur  ville,  consentant  à  recevoir  une 
personne  de  leur  part  pour  y  commander,  à  laquelle 
ils  donneront  200  livres  de  gages  annuels,  le  tout  sans 
préjudice  des  droits  de  l'évêque  de  Cambrai,  leur 
droiturier  seigneur.  —  Vemon,  20  mars  1382.  Lettres 
du  roi  de  France  Charles  VI  portant  donation  au  duc 
de  Bourgogne  Philippe  le  Hardi,  son  oncle,  des 
châteaux,  châtellenies  et  villes  de  Beaufort,  Nogent- 
L' Artaud,  Larzicourt  et  Solesmes  ;  copie  colla tionnée 
des  vidimus  par  Nicolas  Bernart,  receveur  du  bail- 
liage de  Chaumont,  et  par  le  prévôt  de  Paris  de  ces 
lettres  de  donation  vérifiées  en  la  Chambre  des 
Comptes,  et  de  l'acte  de  foi  et  hommage  prêtés  au  Roi 
par  le  duc  de  Bourgogne.  —  Arras,  le  22  septembre 
1386.Sentence  rendue  par  leduc  de  Bourgogne  Philippe 
le  Hardi,  contre  Jacques,  sire  de  Cantain,  chevalier, 
à  l'occasion  de  l'injure  commise  par  lui  envers  l'église 
de  Cambrai  en  faisant  mutiler  un  habitant  de  la  ville 
de  Fontaine  (Fontaine-Notre-Dame  ?),  sujet  de  ladite 
église.  —  24  décembre  1387.  Vente  par  Jacques  Beys 
et  Jeanne,  sa  femme,  de  Bermerain,  à  Simon  Lefèvre, 
d'une  rente  de  17  muids  de  blé.  —  26  juillet  1388. 
Constitution  d'une  pension  viagère  de  19  francs  d'or 
au  profit  des  demoiselles  Jacques  Pillatte,  Béatrix 
et  Marie  de  Noyelles  par  Hue  de  Riencourt  et 
dame  Marie  de  Croisilles,  sa  femme,  ladite  pension 
h3rpothèquée  sur  plusieurs  terres  et  biens.  —  8  avril 
1391.  Chirographe  d'une  rente  constituée  à  Frossies  par 
Gilles  Watine,  Watier  du  Hamel,  Jean  et  Gilles  de 
Sin,  au  profit  et  durant  la  vie  de  Gui  Rosiel,  écuyer. 
—  XIV*  siècle.  État  des  rentes  en  chapons  et  avoine 
dues  en  la  ville  de  Busigny. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


19 


140 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  1058.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin. 

i489-i449.  —  Cambréslii.  —  24  mars  1437. 
Sentence  rendue  par  les  échevins  de  Saulzoir  sur  le 
fait  des  droits  seigneuriaux  que  le  bailli  de  Cambrésis 
a  le  droit  de  prendre  es  achats  faits  au  terroir  de 
Saulzoir  par  clercs  et  francs  hommes,  —  23  octobre 
1449.  Achat  fait  par  Gilles  de  Cocquerie  de  quatre 
moncaudées  de  terre  sises  en  un  fief  à  Abancourt. 

B.  1059.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

ilMlft-ill08.  —  Cambréslfi.  —  1505.  Yidimus  des 
lettres  patentes  de  Philippe,  archiduc  d'Autriche,  roi 
de  Castille,  par  lesquelles  il  déclare  avoir  vendu  aux 
échevins  et  habitants  du  Câteau-Cambrésis  la  rente 
de  60  livres  qu'il  percevait  sur  eux  comme  leur 
gardien  et  ce,  pour  la  somme  et  au  rachat  de  960  livres, 
à  condition  qu'il  conservera  à  perpétuité  la  gardien- 
neté.  —  Novembre  1526.  Lettres  d'assurance  pour  le 
payeihent  d'une  rente  de  6  livres,  6  sols,  due  par 
Mahieu  le  Levret  et  Marie  Binguet,  sa  femme, 
pour  9  mencaudées  de  terre  au  Haut-Quesne  près 
Raimbeaucourt.  — 1608.  Enquête  au  sujet  de  la  juridic- 
tion à  laquelle  appartiennent  le  bois  de  Fémy  et  les 
censés  du  Gourgonse  et  des  Enviaux. 

B.  1060.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ;  1  pièce 
et  2  rouleaux  papier  ;  5  sceaux  brisés. 

1894-1414.  —  GftYène   du  Cambréiilii.  —  En 

l'église  Notre-Dame  de  Cambrai,  le  28  juillet  1384. 
Lettres  du  serment  prêté  aux  églises  du  comté  de 
Cambrai  par  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  et  Margue- 
rite, comtesse  de  Flandre,  sa  femme,  à  cause  du  droit 
de  gavène  que  ces  églises  leur  devaient.  —  24  juin 
1385  —  24  juin  1386.  Extrait  des  comptes  de  la 
gavène  de  Cambrai  et  du  Cambrésis,  rendus  par 
Gérard  Despasses,  gavénier  de  Cambrai.  —  Paris,  le 
22  juillet  1388.  Lettres  par  lesquelles  Philippe  le 
Hardi,  duc  de  Bourgogne,  prend  Tévêque  de  Cambrai, 
ses  biens  et  ses  sujets  sous  sa  garde  et  protection  et 
promet  de  lés  défendre  et  assister  contre  ses  ennemis  ; 
en  reconnaissance,  Jean,  évêque  de  Cambrai,  s'oblige 
à  faire  célébrer  une  messe  du  Saint-Esprit  pendant 
la  vie  dudit  duc  et  de  Requiem  après  sa  mort,  chacun 
an,  tout  le  temps  que  ladite  église  sera  sous  sa  garde 


et  protection,  et  de  lui  payer,  en  outre,  pendant  la  durée 
de  la  dite  gardienneté,  une  redevance  annuelle  de  cent 
marcs  d'argent  fin.  —  Hesdin,  16  octobre  1389.  Com- 
mission délivrée  par  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgo- 
gne, pour  mettre  en  sa  garde  les  châteaux  et  forteresses 
appartenant  à  l'évèché  de  Cambrai  pendant  la  vacance 
du  siège  ;  mêmes  lettres  insérées  dans  celles  du  chapitre 
de  Cambrai  en  date  du  20  octobre  1389  ;  mêmes  lettres. 
—  Sans  date  ;  vers  1400.  Mémoire  sur  les  pairs  et  les 
pairies  et  sur  le  gavène  du  Cambrésis.  —  19  juin 
1411.  Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Barbençon, 
seigneur  de  Jeumont,  déclare  avoir  reçu  le  gavène 
du  Cambrésis  en  don  viager  de  Jean  Sans  Peur,  duc 
de  Bourgogne.  —  6  octobre  1414.  Serment  prêté  par 
le  duc  de  Bourgogne  comme  gardien  des  églises  de 
Cambrai  et  du  Cambrésis. 

B.  1061.  (Carton.)  —  1  pièce,  parcliemin  ;  15  pièces  et  1  cahier, 

21  feuillets,  papier. 

IGli-ilIft*.  —  GaYène  du  Cambrésto.  —  1611. 
Mémoire  adressé  au  Conseil  des  Finances  par 
Adrien  Carpentier,  receveur  d'Arras,  commis  au 
redressement  et  éclaircissement  du  droit  de  gavène  du 
Cambrésis,  sur  les  moyens  de  rétablir  ce  droit  et  d*en 
dresser  un  nouveau  registre  et  cartulaire  en  bonne  et 
pertinente  forme.  —  12  janvier  1612.  Certificat  de 
publication  du  terrier  du  gavène  du  Cambrésis  par 
l'huissier  Robert  de  Flandre.  —  1613.  Nouveau 
mémoire  sur  les  moyens  de  rétablir  le  gavène  du 
Cambrésis.  —  1645.  Pièces  concernant  la  perception 
du  droit  de  gavène  du  Cambrésis  à  Avesnes-le-Comte 
et  à  Cagnoncle.  — 1654.  Requête  relative  à  la  percep- 
tion du  môme  droit  dans  la  prévôté  de  Walincourt. 


Layettes  50  et  51.  —  IaiajE  (Ijlle-ville  ;  —  Ch.\te- 
LAiNS  DE  Ialle  ;  —  Châtellenies  de  Lille,  Douai 
ET  Orchies  ;  — .  Villages  de  la  châtellenie  de 
Lille). 

B.  1062.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

t«9fl^iMI9.  —  lilIle-VUle.  —  Pérouse,  le  2  février 
1229.  («  Datwn  Pef^usit,  IIII  nonas  Febnmriij 
ponlificattcs  nostri  anno  secundo  t>).  Bulle  du  pape 
Grégoire  IX  ordonnant  à  Tarchevéque  de  Reims,  sur 
la  demande   du  comte  de  Flandre,    des  prévôt    et 


V    -   »-      b 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  LILLE- VILLE. 


147 


échevins  de  Tournai,  de  lever,  huit  jours  après  la 
réception  de  ces  lettres,  la  sentence  d'interdit  dont  il 
arait  fait  frapper  la  ville  de  Lille  par  Tévéque  de 
Tournai  et  en  laquelle  cependant  il  n'avait  aucune 
juridiction  temporelle  ;  s'il  ne  pror^ôde  pas  à  Texécution 
de  cette  bulle,  la  sentence  d'interdit  sera  levée  par 
Godefroi,  archidiacre,  et  Grégoire  de  Paris,  ainsi  que 
par  Ardengo,  tous  deux  chanoines  résidant  à  Paris.  — 
Mai  1235.  (<^  Che  fu  fait  en  lan  del  Incarnation  mil 
ce  trente  et  chuincq^  el  mois  de  may  »).  Loi  donnée 
par  la  comtesse  Jeanne  aux  échevins,  jurés  et  commu- 
nauté de  la  ville  de  Lille  pour  leur  échevinage,  dont 
voici  les  principales  dispositions  :  la  Comtesse  ou  ses 
représentants  nommeront  avec  le  conseil  des  quatre 
curés  de  la  ville,  tous  les  ans  le  jour  de  la  Toussaint, 
i2  échevins  nés  dans  la  ville,  bourgeois  et  issus  de 
légitime  mariage,  qui  prêteront  serment  ;  les  anciens 
échevins  quitteijont  Téchevinage  ;  les  oncles,  neveux, 
beaux-frères,  cousins  germains,  père  et  âls,  ne  peuvent 
être  échevins  en  même  temps;  l'argent  nécessaire  pour 
les  dépenses  de  la  ville  ne  peut  être  levé  qu'au  moyen 
d'assises,  et  quand  on  en  a  besoin  ;  les  quatre  curés 
des  paroisses  nomment  huit  hommes  bourgeois  de  la 
ville,  qui,  avec  les  échevins  établiront  les  rôles  des 
tailles  et  auront  à  cet  égard  les  mêmes  pouvoirs  que  les 
échevins  ;  les  quatre  curés  prendront  12  briévetauœ 
(bulletins,  breviculi)^  mettront  sur  8  de  ces  briévetatuv 
le  signe  de  la  croix  et  en  laisseront  4  non  signés, 
puis  ils  placeront  les  12  sur  l'autel  dans  des  boules 
de  cire,  entre  deux  linteattx  (serviettes),  où  les 
échevins  les  prendront;  ceux  des  12  échevins  qui 
auront  choisi  les  8  brièvetaux  revêtus  d'une  croix 
pourront  établir  les  tailles  comme  les  huit  hommes 
désignés  ci'dessus  et  auront  en  même  temps  les 
mêmes  pouvoirs  que  les  échevins  pour  les  impositions 
et  l'audition  des  comptes  ;  on  les  changera  également 
tous  les  ans  à  la  Toussaint  ;  si  l'un  des  huit  hommes  vint 
à  mourir  dans  le  cours  de  l'année  les  sept  autres 
pourront  choisir  un  bourgeois  pour  le  remplacer  ;  les 
parents  aux  degrés  indiqués  ci-dessus  ne  peuvent  pas 
être  huit  hommes  en  même  temps  pas  plus  qu'échevins; 
si  l'un  des  huit  hommes  ou  des  échevins  ne  peut 
assister  à  l'audition  des  comptes,  les  autres  peuvent 
néanmoins  les  entendre  en  son  absence;  quand  la 
taille  a  été  réglée  par  les  huit  hommes  et  les  huit 
échevins  désignés  comme  il  a  été  indiqué  ci-dessus, 
les  quatre  curés  de  la  ville  choisissent  20  hommes  de 
leurs  paroisses  connaissant  à  quoi  ils  ont  été  imposés 


par  les  huit  échevins  et  les  huit  hommes  ;  les  curés 
placent  alors  sur  l'autel  "SQbriévetaiÀX  dont  10  revêtus 
d'une  croix  et  10  non  signés  ;  ceux  des  20  hommes  à  qui 
seront  échus  les  10  brièvitauœ  signés  seront  chargés 
d'imposer  les  huit  hommes  et  les  12  échevins  ;  si  des 
échevins  sont  absents  lorsqu'on  établit  la  taille,  ceux 
qui  sont  présents  peuvent  l'établir  avec  les  huit 
hommes,  pourvu  qu'ils  soient  au  nombre  de  4  ;  quand  la 
Comtesse  établit  les  échevins  ainsi  qu'il  a  été  dit 
ci-dessus,  il  désigne  aussi  quatre  voir-jurés  et  le 
rewart  de  Vam^itiéy  en  observant  toujours  qu'ils  ne 
soient  pas  parents  entre  eux  ;  les  échevins  voir-jurés 
et  le  rewart  de  Vamitié  choisiront  8  jurés  dans  la 
ville,  qui  devront  être  bourgeois  ;  le  conseil  de  ville 
sera  composé  ainsi  de  vingt-cinq  personnes;  les 
échevins  choisiront  quatre  personnes  pour  entendre 
les  comptes  de  la  hanse,  lesquelles  ne  pourront  être 
parentes  entre  elles  ;  on  ne  pourra  constituer  sur  la 
ville  aucune  rente  à  vie  sans  le  consentement  d" 
conseil  de  la  Comtesse  et  de  toute  la  communauté  ; 
celui  qui  fait  deux  fois  faux  daim  (plainte)  et  qui 
est  convaincu  de  ce  fait  soit  par  les  échevins,  soit  en 
franche  vérité,  ne  peut  plus  à  l'avenir  être  cru  en 
justice,  si  ce  n'est  avec  l'appui  des  échevins;  les 
quatre  curés  nommeront  encore  5  personnes  chargées 
d'apaiser  les  querelles  qui  surviendront  entre  les 
habitants  de  la  ville  ;  ces  apaiseurs  ne  doivent  pas 
être  parents  entre  eux  aux  degrés  interdits  aux 
échevins,  etc.  ;  ils  seront  remplacés  tous  les  ans  à  la 
Toussaint  par  5  autres  nommés  aussi  par  les  curés  ; 
la  Comtesse  déclare  avoir  donné,  ainsi  que  Femand, 
son  mari,  aux  échevins,  jurés  et  communauté  de  la 
ville  de  Lille,  le  droit  d'avoir  une  halle  et  de  la  placer 
où  ils  le  jugeront  convenable,  se  réservant  à  elle  et  à 
ses  successeurs  la  moitié  des  revenus  qui  en 
proviennent,  l'autre  moitié  devant  appartenir  à  la 
ville  ;  quand  il  y  aura  lieu  de  faire  des  réparations  à 
la  halle,  elles  seront  faites  moitié  aux  dépens  de  la 
ville  et  moitié  aux  dépens  de  la  Comtesse  et  de  ses 
successeurs.  (Copie  simple  sur  papier,  du  XY*  siècle) 
(1).  —  Mars  1267.  (^  Lan  del  Incarnation  Nostre 
Seigneur  Jhésus  C^Hst,  mil  deux  cens  soixante  et  siSy 
el  mois  de  march  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite, 


(1)  Cette  loi  ost  insérée  dans  le  cartulaire  do  la  ville  de  Lille 
dit  Boisin^  dans  son  texte  latin  ;  la  traduction  romane  a  été 
publiée  à  la  suite  du  texte  latin  par  Bnin-Lavaine  dans  son 
édition  du  Roisin^  p.  2%). 


448 


ARCHIVES  DU  NORD. 


comtesse  de  Flandre,  reconnaît  Aelips  de  la  Salle 
comme  héritière  de  roffice  de  garde  et  portier  de  la 
Salle  de  Lille  dont  avaient  joui  Sibille  et  Jean  Dubois, 
son  mari,  pour  le  tenir  à  toujours  mais  par  elle  et  ses 
héritiers  aux  mêmes  émoluments  que  ses  devanciers, 
savoir  un  muids  de  froment,  2  muids  de  farine,  100  sols 
pour  ses  draps  et  20  sols  pour  un  bacon  (porc  gras),  à 
recevoir  tous  les  ans  sur  l'espier  de  Lille,  —  5  octobre 
1267.  Lettres  par  lesquelles  la  comtesse  Marguerite 
déclare  que  les  échevins  de  Lille  ont  reconnu  que  dans 
les  enquêtes  qu'ils  font  et  dans  les  vérités  (procès) 
qu'ils  ont  à  entendre,  ils  reçoivent  les  témoignages 
des  «  pretcdommes  et  boenes  gens  »,  bien  que  non 
bourgeois  de  la  ville. 

B.  1063.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 

3  sceaux  brisés  ou  écrasés. 

ttOi-lMMI.  —  lillIe-TlIle.  —  Décembre  1291. 
(4:  Lan  del  Incarnation  mil  deus  cens  quatre  vins 
et  onze,  el  mois  de  décembres).  Lettres  par  lesquelles 
Philippe  de  Bourbourg,  chevalier,  seigneur  de  Verlin- 
ghem,  promet  de  payer  à  Lille  à  son  cher  amé  Evrart 
de  Courtray,  dit  HatioUe,  seize  livres  d'Artois  (ou 
parisis),  monnaie  de  Flandre,  qu'il  lui  avait  prêtées, 
s'oblige  à  donner  4  sols  par  chaque  jour  de  retard 
dans  le  payement  et  déclare  qu'il  ne  sera  complè- 
tement libéré  du  payement  de  cette  dette  que  lorsqu'il 
en  aura  une  quittance  dûment  scellée  par  devant  les 
échevins  de  Lille.  — 13  novembre  1295.  («  L'an  del 
Incarnation  mil  deus  cens  quatre  vins  et  quinze,  le 
prochain  diemenche  aprièsle  jour  Saint-Martin^  el 
mois  de  novembre  »).  Déshéritement  et  adhéritement 
faits  par  devant  les  échevins  de  Lille  et  Baudon  Joie, 
prévôt  de  cette  ville,  d'une  rente  annuelle  de  trois 
fierions  d'argent  fin,  due  par  l'héritage  de  Jakemon 
Paumart,  situé  hors  de  la  porte  de  Weppes,  entre  la 
maison  de  Mahieu  Quadre,  d'une  part,  et  lewes  (ruis- 
seau), d'autre  part,  vendu  par  Jakemes  Deslombes,  de 
Deûlemont,  et  Alix,  sa  femme,  fille  de  Jean  Ghazet  le 
Boulenghier,  à  Mahaut  de  Wanes,  femme  Rikier  de 
le  Falislre,  bourgeoise  de  Lille.  —  Paris,  le  20  mars 
1297.  (<^  Donné  à  Paris  le  XX^jour  de  mars  Van  de 
grâce  mil  CC  quatre  vins  et  sèze  i>).  Mandement  du 
roi  de  France  Philippe  le  Bel  à  ses  échevins  et 
communauté  de  la  ville  de  Lille,  leur  prescrivant 
d'envoyer  à  Tournai  le  jour  de  Pâques  Fleuries,  deux 
personnes,  échevins  ou  autres,  pour  entendre  ce  que 


leur  diront  de  sa  part  ses  amés  el  féaux  chevaliers 
Jacques  de  Saint-Pol,  seigneur  de  Leuze  et  de  Condé, 
et  Auberl  de  Hangest. —  Même  date.  Pareil  mandement 
aux  échevins  et  communauté  de  la  ville  de  Courtrai. 
—  Août  1297.  (<  L'an  de  grâce  mil  deus  cens  qtcatre 
vins  et  dix  et  siet,  el  tnois  d'aoust  »).  Lettres  par 
lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  prête  aux  bourgeois 
el  communauté  de  la  ville  de  Lille  le  même  serment 
qu'ont  toujours  fait  les  comtes  de  Flandre  quand  ils 
se  sont  présentés  dans  cette  ville  et  conforme  à  la 
formule  que  lui  a  présentée  le  rewart  de  Lille,  en 
présence  de  tout  le  peuple  ;  par  ce  serment  le  Comte 
a  juré  d'observer  les  lois,  franchises,  coutumes, 
usages  des  bourgeois,  de  respecter  leurs  personnes  et 
leurs  biens  (corps  et  cateux),  ainsi  que  leurs  loi  et 
échevinage.  —  3  septembre  1298.  (<^  Van  de  grasce 
mil  deu^  cens  quatre  vins  et  dis  et  unt^  le  merkedi 
après  le  saint  Jehan  DécolUisce  »),^  Guillaume  de 
Mortagne,  chevalier,  sire  de  Dossemer,  reconnaît  avoir 
reçu  de  Jakemon  de  Douze,  prévôt  de  Notre-Dame  de 
Bruges,  clerc  et  receveur  du  comte  de  Flandre, 
120  livres  parisis  pour  une  année  de  pension  viagère 
que  le  Comte  lui  devait,  120  autres  livres  parisis  qui 
lui  étaient  dues  annuellement  pour  l'échange  de  la 
prévôté  de  Lille,  80  livres  parisis  assignées  à  Damme 
sur  Monseigneur  Jean  de  Namur,  et  24  livres,  même 
monnaie,  qui  lui  sont  dues  comme  pension  par 
Madame  de  Beaumont,  sa  tante.  —  Paris,  le  23  no- 
vembre 1299.  (<^Actuni  Parisius,  die  lune  antefestum 
béate  Katherine  virginis,  anno  millesimo  ducente- 
sinio  nonagesimo  nono  »).  Mandement  du  roi 
Philippe  le  Bel  à  son  cher  et  féal  le  comte  de  Hainaut 
d'avoir  à  remettre  sans  relard  à  son  bailli  de  Verman- 
dois,  le  nommé  Jean  du  C^stel,  bourgeois  de  Lille, 
qu'il  avait  fait  prendre  dans  la  maison  de  Tabbesse  de 
Denain  à  Haubourdin  et  qu'il  retenait  en  prison, 
ordonnant  aussi  de  lui  restituer  tous  ses  biens  ;  le  Roi 
déclare  que  si  le  Comte  refuse  d'exécuter  ce  man- 
dement, il  le  sera  par  le  bailli  de  Vermandois,  et 
s'explique  au  sujet  du  procès  qu'il  a  avec  les  bourgeois 
de  Lille;  (insérées  dans  les  lettres  ci-dessous  de 
Guillaume  de  Hangest). —  Nesle,  le  20  décembre  1299. 
(  <!i  A  Neele,  le  dye?nanche  devant  Noêlj  l'an  mil 
CCIIII^^  dix  et  nuefi^).  Lettres  par  lesquelles 
Guillaume  de  Hangest,  bailli  de  Vermandois,  mande 
à  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  qu'en  vertu  d'un 
mandement  du  roi  de  France,  y  inséré,  il  ait  à 
lui  remettre  Jean  du  C^stel,  bourgeois  de  Lille. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  -  LILLE-VILLE. 


149 


B.  1064.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce, 
1  rouleau  et  2  cahiers,  30  feuillets,  papier. 

i84M-iS40.  —  liUle-TlUe.  —  14  septembre  1304, 
Ijlle.  (  «  Levant  ladite  ville  de  Lille,  le  lundi  jour  de 
VExaltacion  Sainte  Croix,  l'an  de  grâce  mil  IW  et 
quatre  »).  Copie  des  lettres  de  Charles,  fils  de  roi  de 
France,  comte  de  Valois  et  d'Anjou,  de  Louis,  son 
autre  fils,  comte  d'Evreux,  etc.,  accordant,  au  nom  du 
roi  Jean  (1),  à  tous  chevaliers,  écuyers,  dames,  demoi- 
selles, francs  hommes,  à  leurs  enfants  et  à  tous  autres 
manants  et  habitants  des  ville  et  châtellenio  de  Lille  qui 
voudront  rester  chez  eux  après  la  prise  de  la  ville  ou  y 
revenir  dans  la  quinzaine,  la  permission  d'y  demeurer 
paisiblement  ot  de  conserver  leur  lois,  usages,  cou- 
tumes, franchises,  privilèges,  corps,  membres, 
meubles,  cateux  et  héritages,  les  habitants  des  dites 
châtellenie  et  ville  qui  voudront  demeurer  auprès  du 
Roi  ou  qui  y  reviendront  dans  la  quinzaine,  seront 
quites  et  absous  de  toutes  désobéissances  et  méfaits 
commis  par  eux  jusqu'à  ce  jour  ;  ceux  qui  voudront 
demeurer  dans  leurs  héritages  pourront  le  faire  en  les 
tenant  du  Roi  comme  ils  les  tenaient  avant  la  guerre. 
— 1320.  Règlement  à  observer  dans  les  dépenses  pour 
travaux  et  autres  affaires  de  la  ville  de  Lille.  —  Douai, 
le  27  mars  1332.  {^  Mil  trois  cens  trente  et  un  »). 
Décret  de  prise  de  corps  donné  par  Renars  de  Choiseul, 
chevalier,  gouverneur  et  bailli  de  Lille,  contre  Jean 
de  Hérin,  Tassart  de  Bersée,  dit  Brognart,  Leurin 
Wamier,  Hanet,  son  frère,  de  Bauvin,  Jacques  Le  Hier 
de  Linselles,  Hanet  Pétillon,  de  Beaucamps,  et  Pierre 
Bustin,  de  Houplines,  -prisonniers  pour  dettes, 
échappés  des  prisons  de  Lille.  —  Lille,  le  17  septembre 
1332.  (^  Donné  à  Lille,  le  venredi  prochain  après  le 
jour  Sainte  Crois,  Van  de  grâce  M  CGC  XXX  TT»). 
Mandement  de  Renars  de  Choiseul,  chevalier,  gou- 
verneur et  bailli  de  Lille  au  premier  sergent  de  la 
gouvernance  de  ladite  ville,  à  l'effet  d'ajourner  Etienne 
Conard  et  Pierre  Bustin,  pour  comparaître  par  devant 
Jean  de  Courtrai,  son  lieutenant,  et  Thomas  de  le  Crois, 
son  clerc,  afin  de  terminer  les  débats  qui  existent 
entre  eux  ;  copie  en  parchemin  sous  le  scel  de  Gillon 
Caufain,  sergent  du  Roi.  —  28  décembre  1340.  Extrait 
du  registre  aux  titres  de  la  ville  de  Lille  contenant 


(1)  11  y  a  eu  certainement  erreur  du  copiste  qui  a  écrit  Jean 
au  lieu  de  Philippe. 


les  lettres  de  Philippe,  roi  de  France  (Philippe  de 
Valois)  par  lesquelles  il  confirme  et  proroge  les  cou- 
tumes de  Lille  en  faveur  des  habitants  de  cette  ville.  — 
1340.  Extrait  d'une  lettre  du  roi  Philippe  de  Valois 
par  laquelle  il  accorde  aux  échevins  de  la  ville  de  Lille 
le  droit  de  connaître  des  débats  de  fait  ou  de  parole 
que  les  sergents  pourraient  avoir  dans  la  dite  ville 
comme  personnes  privées  et  non  en  leur  qualité  de 
sergents  et  à  raison  de  leur  office. 

B.  10G5.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

tSll!i-.t890.  —  Ulle-Yllle.  —  5  mai  1363.  Adhéri- 
tement  donné  par  Baudouin  de  Landast,  Philippe 
Maillars,  Jean  de  Bapaume,  échevins  de  Lille,  Bernard 
du  Gardin,  prévôt  de  Lille  et  Nicole  le  Toilliers,  voir- 
juré,  à  Nicaise  Legrant,  comme  responsable  pour  et  au 
nom  de  Philippe  d'Arbois,  évêque  de  Tournai,  d'un 
héritage  sis  dans  la  rue  Esquermoise,  acquis  par  ledit 
Legrant,  audit  nom  d'Etienne  Boskes  et  de  Nicaise,  sa 
femme.  —  Double  de  ces  lettres.  —  23  mai  1362. 
Echange  passé  par-devant  Pierre  de  le  Court,  bailli  de 
la  pairie  de  Longueval,  entre  Nicaise  Legrant  et 
demoiselle  Jeanne,  sa  femme,  d'une  part,  et  Jean  le 
Toillers,  dit  de  le  Fontaine,  d'autre  part,  d'une  rente 
contre  un  héritage  sis  en  la  rue  Esclinoise.  —  Paris, 
en  Parlement,  le  29  mai  1363.  Arrêt  interlocutoire  du 
Parlement  rendu  dans  le  procès  entre  les  échevins  de 
Lille  et  un  monnayeur  du  serment  de  France  qui  pré- 
tendait être  exempt  des  impôts  sur  les  vins,  bières  et 
autres  boissons;  cet  arrêt  admet  la  requête  des 
échevins  de  Lille  et  ordonne  que  les  privilèges  des 
monnayeurs  reposant  en  la  cour,  leur  seront  commu- 
niqués. —  Paris,  10  mars  1369.  Lettres  de  Charles  V, 
roi  de  France,  portant  confirmation  des  privilèges 
accordés  aux  bourgeois  ethabilantsde  Lille.  —  Gand, 
le  23  janvier  1370  («  MilCCCLXIX  »).  Lettres  par 
lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre,  commet  le  bailli 
de  Lille,  Colard  de  la  Clite,  chevalier,  au  soin  de  faire 
une  enquête  contre  «  les  usuriers,  vendeurs  de  avan- 
tage et  autres  quelconques  faisans  semblables  négo- 
ciacions  »  dans  la  ville  de  Lille. 

B.  1066.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  1  rouleau, 
papier  ;  2  sceaux  incomplets. 

1899-1894.  —  UUe-TlIle.  —  Lille,  le  7  juillet 
1372.  Acte  passé  devant  Gilles  de  Pontibus,  du  diocèse 


150 


ARCHIVES  DU  NORD. 


de  Tournai,  notaire  impérial,  par  lequel  Nicaise 
Legrand,  bourgeois  de  Lille,  déclare  que  l'acquisition 
par  lui  faite  d'une  maison  à  Lille  près  la  porte  de 
Weppes  et  dont  il  a  été  adhérité  par  la  loi  de  Lille,  est 
pour  et  au  profit  de  Philippe,  évêque  de  Tournai,  qu'il 
a  payé  le  prix  do  cette  maison  des  deniers  de  TÉvêque 
et  qu'il  ne  prétend  avoir  aucun  droit  de  propriété  sur 
elle.  —  22  octobre  1372.  Lettres  des  échevins  de  Lille 
par  lesquelles  ils  promettent  tenir  et  accomplir  les 
lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre,  données  à  Gand  le 
22  août  1372,  permettant  aux  dits  échevins  de  lever 
pendant  quatorze  mois  assises  sur  les  vins,  bières, 
grains,  avoirs  de  poids,  weddes,  cuire  et  wiesvarre 
(friperie),  en  payant  au  dit  comte,  un  sixième  des  dits 
impôts.  —  1373.  Acquisitions  de  divers  héritages  faites 
par  les  prieure  et  couvent  de  l'hôpital  Saint-Jean 
l'Évangélisle  sis  près  de  l'église  Saint-Sauveur  à  Lille. 
—  Gand,  le 28  mai  1373.  Sentence  rendue  par  le  comte 
de  Flandre  condamnant  les  brasseurs  demeurant  sur 
les  Pairies  en  la  ville  de  Lille,-  à  lui  payer  les  mêmes 
droits  d'afforage  que  les  brasseurs  demeurant  sur  les 
terres  de  l'échevinage  de  celle  ville.  —  Sans  date  ;  vers 
1374.  Mémoire  des  procureurs  du  comte  de  Flandre 
contre  les  échevins  de  Lille  accusés  devant  le  Grand 
Conseil  de  négligences,  excès  et  abus  pour  avoir  banni 
un  sergent  du  bailliage  de  Lille.  —  10  avril  1374.  (<:  Le 
VlII^jour  du  mois  (ïamHl  après  Pasques  commu- 
nians  »).  Lettres  des  échevins  de  Lille  par  lesquelles 
ils  se  soumettent  à  ce  que  le  comte  de  Flandre  et  son 
conseil  ordonneront  dans  le  procès  intenté  conire  eux 
au 'Grand  Conseil  par  le  procureur  dudit  comte  au 
bailliage  de  Lille  qui  prêtend  que  les  dits  échevins  ont 
mépris  et  abusé  de  leur  pouvoir  en  bannissant  de  la 
vUle  et  chfttellenie  de  Lille,  Jean  Desquennes,  sergent 
du  bailliage. 

B.  1067.  (Carton.)  --  \  pièce,  parchemin  ;  2  pièces, 
papier  ;  1  sceau  brisé. 

1S99.  —  liUle-vlllc.  —  25  août  1377.  Lettres  de 
purge  des  hypothèques  qui  pourraient  exister  sur  une 
maison  sise  à  Lille,  rue  Esquermoise  appartenant  à 
messire  Imbert  de  la  Platière,  chevalier,  à  qui  elle  a 
été  donnée  par  monseigneur  Philippe  d'Arbois,  évêque 
de  Tournai.  — Gand,  le  8  septembre  1377.  Lettres  de 
Louis  de  Maie,  comte  de  Flandre,  etc.,  par  lesquelles 
il  accorde  aux  échevins  de  Lille  le  droit  déjuger  leurs 
bourgeois,  femmes  et  enfants  de  bourgeois,  de  décider 


de  la  propriété  de  leurs  cateux  (meubles)  en  la  ville  et 
châtellenie  de  Lille,  d'exercer  Varsin  sur  les  forains 
et  celui  d'établir  bans  et  statuts  sur  les  prairies  sises 
en  ladite  ville.  —  Gand,  le  22  septembre  1377.  Lettres 
de  Louis  de  Maie,  comte  de  Flandre,  par  lesquelles  il 
donne  la  garde  héritière  de  la  Salle  et  port6  de  Lille 
à  Marie  Lenièce,  femme  de  Jean  Caudron,  héritière 
d'Alix  de  la  Salle  à  laquelle  la  comtesse  Marguerite 
avait  donné  cet  office  en  fief.  —  1377.  Dépenses  faites 
à  la  Salle  de  Lille  en  octobre  et  novembre  1377. 

B.  1068.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin. 

iS8i-iS84.  —  liUle-vUlc.  — 15  septembre  1381  au 
26  juin  1383.  Compte  rendu  par  messire  Gérard  de 
Ghistelles,  seigneur  d'Esquelbecq,  châtelain  du  château 
de  Lille,  des  dépences  des  travaux  de  réparation  faits 
à  ce  château  par  ordre  du  Comte  de  Flandre.  — 1382. 
Compte  des  exploits  du  bailliage  de  Lille,  présenté  à 
Hesdin  par  Olivier  de  Listembourch,  bailli  de  ladite 
ville.  —  1382.  Compte  des  exploits  faits  et  amendes 
reçues  par  Jean  du  Pont,  prévôt  de  Lille.  —  6  avril  1384. 
Attestation  par  Simon  le  Carpentier,  dit  le  Fèvre,  et 
Péronne,  sa  femme,  et  Laurent  Carpentier,  qu'ils 
doivent  à  Rasse  de  le  Planque  120  francs  d'or.  —  4  mai 
1383-10  janvier  1384.  Comptes  des  exploits  faits  et  des 
amendes  reçues  par  Jacques,  sire  De  le  Vael,  prévôt 
de  Lille. 

B.  1069.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin  ;  2  pièces, 

papier  ;  1  sceau  brisé. 

tS9S-iS88 —  lillle-TlUc.  —  26  juin  1383  — 3  sep- 
tembre 1388.  Compte  rendu  par  Gérard  de  Ghistelles, 
sire  d'Esquelbecq,  châtelain  du  château  de  Lille,  des 
réparations  faites  audit  château  et  de  celles  pour  la 
nourriture  de  plusieurs  prisonniers  détenus  audit 
château.  —  Mardi,  28  juillet  1383.  Lettres  des  échevins 
de  Lille  certifiant  aux  officiers  des  renenghes  que  le 
produit  du  quart  de  toutes  les  assises  courantes  en  la 
ville  de  Lille  sur  les  vins,  brais,  bière,  miel,  grains, 
cuirs,  wiestoare^  avoirs  de  poids  et  weddes,  s'est  élevé 
pendant  ladite  année,  à  la  somme  de  7.625  livres, 
19  sols,  4  deniers,  monnaie  de  Flandre,  déduction  faite 
des  personnes  exemptées  des  droits  sur  le  vin  qui  sont 
Monseigneur  de  Ghistelles,  messire  Gérard  de  Rassen- 
ghien,  gouverneur  de  Lille,  Daniel  de  Hallewin,  messire 
Colard  de  la  Clite,  messire  Ghildof  de  le  Gruthuze, 
messire  Jean  de  Hallewin,  messire  Jean  de  Grispère, 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  -  LILLE-VILLE, 


151 


messire  Simon  de  Brughedame,  Gilles  Bazin,  messire 
deMorselede,  messire  de  la  Vexte,  messire  Philippe  de 
PoUevorde,  messire  Roger  Tonelaere,  Martin  Triole.  — 
13  oclobre  1383,  Quittance  donnée  par  Gérard  de 
Ghistelles,  châtelain  du  château  de  Lille,  de  la  somme 
de  131  livres,  4  sols,  montant  de  deuxmois  de  ses  gages 
comme  châtelain.  —  Au  bois  de  Vincennes,  le  21  octo- 
bre 1383.  Mandement  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
ordonnant  aux  gouverneur,  bailli  et  prévôt  de  Lille  de 
faire  une  information  au  sujet  du  débat  survenu  entre 
Amoul  de  la  Barre  et  Enlart  de  Pouckos  et  des  assem- 
blées, émeutes  et  invasions  qui  eurent  lieu  à  cette 
occasion,  leur  prescrivant,  en  outre,  de  punir  exem- 
plairement les  coupables.  —  Paris,  17  novembre  1383. 
Lettres  du  chancelier  du  duc  de  Bourgogne  à  messire 
GérartdeRassenghien,  gouverneur  de  Lille,  Douai  et 
Orchies,  par  laquelle  il  lui  mande  qu'il  a  reçu  les  deux 
informations  faites  au  sujet   des  deux  débats:  Tun 
entre  Jean  de  la  Barre  et  ses  complices,  d  une  part,  et 
Colin  Michel  et  ses  complices,  de  Tautre  ;  le  second 
entre  ledit  Jean  de  la  Barre  et  Enlart  de  Pouckes  ; 
débats  dont  les  échevins  de  Lille  voulaient  prendre 
connaissance  au  préjudice  des  officiers  du  duc  de 
Bourgogne  ;  qu'il  était  d'avis  que  lesdits  échevins  n'en 
pouvaient  connaître  et  que  la  connaissance  en  apparte- 
nait aux  officiers  du  Roi,  attendu  que  dans  ce  délit 
il  y  avait  assemblée  de  gens  d'armes  et  rébellion  à  la 
justice  ;  il  lui  recommando  cependant,  au  cas  où  les 
échevins  demanderaient  le  renvoi  de  cette  affaire,  de 
ne  le  refuser  qu'avec  beaucoup  de  ménagement.  — 
36  février  1384.  Vente  par  Jeanne  d'Argent  à  Jean 
Blanque,  tondeur  à   grandes  fondes,  à  Lille,  d'une 
rente  de  15   sols.    —    16   mars    1384.   Attestation 
par  les  doyen  et  chapitre  de  Saint-Pierre  de  Lille  que 
Pierre  le  Vigneron,  Amould  Gorbeil,  Jean  Gherry  et 
Léon  de  la  Temote,  maçons,  reconnaissent  par  leur 
serment  avoir  reçu  de  Jean  Hiquine,  receveur  de 
lille,  les  sommes  qui  leur  étaient  dues  pour  travaux 
exécutés  au  château  de  la  Poterne.  —  6  mai  1384. 
Quittance  délivrée  par  Laurent  Noppe,  charpentier  du 
duc  de  Boui^ogne,  de  la  somme  de  8  livres  qu'il  a  reçu 
de  Jean  Hiquine,  receveur  de  Lille,  pour  travaux  faits 
â  l'hôtel  de  la  Poterne. 


B.  1070.  (Carton.)  —  12  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 
2  sceaux  avec  plasicurs  fragments. 

tSdl^tS9«.  —  liUle-Ttllc.  —  19  janvier  1385. 


Vente  devanl  les  bailli  et  échevins  de  la  ville  de  Lille 
par  Gérard  Mops  à  Henri  le  Bois  de  18  cents  de  terre 
sis  à  Marquette.  —  25  avril  1385.  Vente  d'un  manoir 
sis  à  la  prévôté  de  Fivos  par  demoiselle  Sainte  de 
Kieuvre  à  Hellin  Descamps.  —  8  mai  1385.  Attestation 
par  Jean  Alatte,  couvreur,  Jean  Pigache  aussi  couvreur, 
Guillaume  le  Preudhomme,  Jean  de  le  Halle,  Jean 
dou  Pour,  forgerons  {f èvr es) ^  André  Petillon,  charpen- 
tier, qu'ils  ont  été  payés  par  monseigneur  Grars  de 
Rassenghien  de  ce  que  chacun  d'eux  avait  à  recevoir 
pour  les  travaux  de  réparations  exécutés  au  palais  de 
la  Salle  à  Lille.  —  14  et  15  mai  1385.  Attestations 
par  Henri  Lippin,  receveur  général  de  Flandre  de 
sommes  reçues  de  la  recette  de  Lille  et  sur  celle  de 
Douai.  —  30  juillet  1385.  Attestation  par  Henri  Lippin, 
receveur  général  de  Flandre  qu'il  a  reçu  des  échevins 
de  la  ville  do  Lille  une  somme  de  2,000  fr.  d'or  que  la 
dite  ville  a  prêtée  au  duc  de  Bourgogne  ;  —  idem,  une 
somme  de  1300  fr.  d'or  sur  les  aides  du  terroir  d'Alost 
(8  février  1386).  —  5  août  1385.  Déclaration  par  les 
gens  tenant  les  comptes  de  la  renenghe  du  duc  de 
Bourgogne  et  par  les  échevins  de  la  ville  de  Lille,  de 
la  valeur  du  quart  denier  appartenant  au  Duc  dans 
toutes  les  assises  mises  dans  la  ville  de  Lille.  —  Lille, 
8  septembre  1385.  Mandement  de  Philippe  le  Hardi, 
duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  au  receveur 
général  Henri  Lippin,  lui  ordonnant  de  vendre  ou 
d^arrenter  les  maisons  sises  à  Lille  autour  de  Thôtel 
de  la  Poterne,  acquises   précédemment  par  feu  le 
comte  de  Flandre. —  Lille,  9  septembre  1389.  Sentence 
du  duc  de  Bourgogne  rendue  en  son  conseil  confir- 
mant celle  de  la  gouvernance  de  Lille  par  laquelle 
les  biens  de  Hanekin  Heullemann  sont  adjugés  audit 
Duc.  — ;  Môme  date.  Sentence  du  duc  de  Bourgogne, 
rendue  en  son  conseil,  dans  le  litige  pendant  entre 
les  rewart  et  échevins  de  Lille,   d'une  part,  et  le 
châtelain  de  l'autre,  au  sujet  de  remprisonnement  de 
Jean  Monnart,  batelier,  arrêté  par  le  chfttelain  sur 
la  rivière  qui  passe  au  château  de  Lille,  laquelle  les 
échevins  prétendaient  être  de  leur  juridiction  disant 
que  celle-ci  s'étendait  jusqu'à  certaines  bornes  placées 
au-dessus  et  au-dessous  de  la  ville;  cette  sentence 
ordonne   une   plus   ample   information   de   part  et 
d'autre  des  faits  allégués  et  le  Conseil  se  réserve  la 
connaissance  comme  main-souveraine,  sans  préjudice 
des  parties.   —  11  septembre  1385.  Interrogatoire 
dudit  batelier  Monnart,  prisonnier,  fait  par  messire 
Henri  d'Espière,    à    ce    commis,   en    présence   de 


152 


ARCHIVES  DU  NORD. 


monseigneur  d'Esquelbecq,  châlelain  du  château  de 
Lille,  messire  Roland  d'Espierreet  Jean  Dalsènesous- 
châtclain  dudit  château  de  Lille.  — 10  novembre  1385. 
Lettres  du  duc  de  Bourgogne  Philippe  le  Hardi 
accordant  rémission  de  ban  à  Jacquemar  TEscuier  et 
à  ses  complices,  bannis  pour  avoir  violé  Jeanne  de  la 
Masure,  fille  bâtarde  de  Bernard  de  la  Masure. 

B.  1071.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin. 

iS8»-lS88.  —  JLIlle-vtlIc.  —  6  mai-16  septembre 
1386.  Compte  rendu  des  recettes  et  des  dépenses 
du  bailliage  de  Lille  par  Blanchard  Des  Prés, 
prévôt  de  cette  ville.  —  14  et  20  septemï)re  1386.  Man- 
dement et  attestation  relatifs  au  prêt  de  2.000  francs 
d'or  fait  par  les  maire,  échevins,  bourgeois  ot  habitants 
de  la  ville  de  Lille  à  Philippe  le  Hardi,  duc  de 
Bourgogne.  —  16  septembre  1387-13  janvier  1388. 
Compte  des  exploits  faits  et  des  amendes  perçues  par 
Bauduin  de  Brande,  prévôt  de  Lille.  —  21  novembre 
1388.  Adhéritement  passé  devant  le  bailli  de  messire 
Robert  de  Fiennes,  connétable  de  France,  seigneur  de 
Verlinghem,  d'un  bien-manoir  sis  dans  la  rue  Basse  à 
Ulle,  tenu  de  la  seigneurie  de  Verlinghem,  en  faveur 
des  Frères  Prêcheurs  de  Lille  auxquels  ledit  messire 
de  Fiennes  l'avait  donné. 

B.  1072.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  1  rouleau,  papier. 

iS8».flSllO.— lillle-vllle.— 17  février  1389.  Lettres 
du  duc  de  Bourgogne,  Philippe  le  Hardi,  par  lesquelles 
il  ordonne  au  bailli  de  Lille  d'à dhériter  GhilbertLefèvre, 
bourgeois  de  Lille,  dans  la  propriété  d'une  pièce  de 
bois  sise  à  Lille  à  lui  vendue  par  Poncelet  Baudequin 
à  qui  elle  appartenait  comme  provenant  de  la  succes- 
sion de  son  père,  ledit  Ghibert  Lefèvre  ne  pouvant 
comme  non  noble  posséder  aucun  fief;  vidimus  des 
échevins  de  Lille,  en  date  du  21  janvier  1390.  — 
8  septembre  1389.  Commission  donnée  au  premier 
sergent  du  duc  de  Bourgogne  d'assigner  devant  le 
souverain  bailli  de  Lille  Amoult  Hustin,  sergent  de  la 
baillie  de  Lille,  qui  avait  arrêté  et  emprisonné  Pierre 
Puch,  demeurant  à  Seclin,  qui  revenait  du  marché 
de  Lille  avec  une  carée  de  blé.  —  29  décembre  1389. 
Institution  de  procureurs  généraux  par  demoiselle 
Marie  de  Buillon,  veuve  de  Jacques  Cuvilon,  de  Lille. 
—  1389.  «  Mémoire  de  plusieurs  accors  fais  par  les 
gouverneurs  et  ministres  des  hospitaulx  scitués  en  la 


ville  de  Lille  et  aussi  des  caritez  d'icelle  ville  de 
St-Andrieu  et  de  la  Magdeleine  et  des  gliseurs  des 
églises  parrochiaulx  de  ladite  ville  et  taille  d'icelle, 
aux  commis  de  monseigneur  le  duc  de  Bourgogne, 
pour  cause  d'avoir  amorty  plusieurs  rentes  et  posses- 
sions données,  délaissiés  et  acquistiez  aux  dictes 
églises,  hospitaulx  et  caritez  depuis  XL  ans  en  châ.  »^ 

B.  1073.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

iSBO.  —  JLIlle-TllIc.  —  8  mars  1390.  Avertisse- 
ment à  tous  ceux  qui  doivent  des  rentes  sur  leurs 
maisons  et  héritages  en  la  ville  de  Lille  aux  églises 
paroissiales  de  St-E tienne,  St-Maurice,  Sl-Sauveur, 
Ste-Catherine,  St- André  et  la  Madeleine,  aux  pauvres 
et  aux  hôpitaux,  qu'ils  aient  à  en  faire  la  déclaration 
aux  commissaires  du  duc  de  Bourgogne  à  l'occasion 
du  droit  de  nouvel  acquêt  sur  les  biens  acquis  par  les 
gens  d'église.  —  St-Omer,  4  août  1390.  Lettres  par 
lesquelles  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne, 
autorise  Laurent  Biquet,  d'Asti,  Thomas  Mestre  de 
Chastignole  et  Pierre  Garet,  lombards,  à  pouvoir 
acheter,  vendre  et  marchander,  faire  aussi  le  change 
dans  les  villes  et  châtellenies  de  Lille  et  Douai  jusqu'au 
20  mars  1392,  temps  où  expire  le  privilège  accordé 
par  le  comte  Louis  de  Maie  ;  pendant  lequel  temps  il 
les  décharge  et  affranchit  de  toutes  tailles,  maltôtes 
et  autres  impositions  ;  il  leur  promet  de  ne  point  étendre 
cette  permission  à  d'autres  marchands  pendant  ledit 
temps  de  quelque  nation  qu'ils  soient  :  juifs,  caorsins^ 
etc.,  à  condition  qu'ils  payeront  à  lui  et  à  ses  succes- 
seurs 20  livres  de  gros  par  an.  —  Double  de  cette 
pièce  et  vidimus  sous  le  sceau  des  échevins  de  Lille, 
en  date  du  24  octobre  1390.  —  Même  date.  Lettres  du 
même  prince  autorisant  Odon  et  Philippe  Royer, 
Conrard  Dupont  et  Jeannin  Ris,  lombards,  à  demeurer, 
es  villes  et  paroisses  de  Lantmart,  Hoghelede,  Staden 
et  ailleurs  en  la  chàtellenie  d' Ypres  pendant  15  années 
et  à  y  acheter,  vendre  et  faire  le  change  avec  exemp- 
tion de  toutes  tailles,  maletôtes ,  corvées ,  ost, 
chevauchées  et  autres  ;  sous  le  vidimus  des  bourgmestres 
et  échevins  de  la  ville  de  Thourout,  en  date  du 
8  septembre  1390.  —  Arras,  octobre  1390.  Lettres 
d'amortissement  accordées  par  Philippe,  duc  de  Bour- 
gogne, comte  de  Flandre,  etc.,  à  l'hôpital  Comtesse 
pour  plusieurs  rentes,  terres  et  maisons  acquises  par 
ledit  hôpital  dont  la  situation  et  la  contenance  sont 
indiquées  pour  les  maisons  et  terres  et  les  noms  des 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  -  LILLE-VILLE. 


153 


débiteurs  pour  les  rentes.  —  Même  date.  Copie  sur 
papier  des  précédentes  lettres  à  la  suite  de  laquelle  est 
un  fragment  des  lettres  de  fondation  de  la  chapelle  de 
Ste-Élisabeth  dans  ledit  hôpital  au  mois  de  mai  1239. 

B.  1074.  (Carton.)  —  2  pièces  et  1  rouleau,  papier. 

ftsei-lAlS.  —  Mlle-Tllle.  —  Lille,  le  4  janvier 
1391.  Lettre  des  bailli  et  procureur  de  la  ville  de 
Lille  au  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  de  Tenquête  sur 
le  fait  d'injure  et  rescousse  commis  par  messire  Henri 
d'Espierre  contre  les  sujets  et  les  clercs  du  prévôt  de 
Lille.  — 31  octobre  1391.  Compte  rendu  par  messire 
Henri  d'Espierre,  chevalier,  conseiller  du  duc  de 
Bourgogne,  des  sommes  prêtées  au  feu  comte  de  Flan- 
dre par  feu  Guillaume  ParoUe,  receveur  de  Lille.  — 
1"  novembre  1391-1413.  État  des  dettes  de  la  ville  de 
Lille  envers  plusieurs  personnes. 

B.  iOTT).  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  5  pièces 
et  2  cahiers,  18  feuillets,  papier. 

iSUft-ftSI»».  —  Ulle-^lUe.  —  10  février  1395. 
Inventaire  des  effets  mobiliers  qui  se  trouvent  dans  le 
château  de  Lille.  — 3  juillet  1395.  Mandement  du  bailli 
de  Lille  au  sujet  d'un  fief  mouvant  de  la  Salle  de  Lille, 
appelé  la  pairie  de  Marque^  vendu  par  messire  Roland 
d'Esconvelde,  chevalier,  à  messire  Pierre  de  Le  Zippe. 
— 1395,  Juillet.  Yilleneuve-lez-Avignon.  Lettres*  par 
lesquelles  le  duc  Philippe  le  Hardi  accorde,  à  la  requête 
des  marchands  de  Lille,  un  sauf-conduit  à  tous  les 
marchands  qui  se  rendront  dans  cette  dernière  ville. 
—  14  juillet  1395.  Avis  au  bailli  de  Lille  que  Henri  Le 
Nieppe,  bourgeois  de  ladite  ville,  a  vendu  à  Jacques  Le 
Xopveu,  aussi  bourgeois  de  ladite  ville,  un  fief  tenu  de 
la  Salle  de  Lille,  consistant  en  une  rente  de  47  sols, 
0  deniers  sur  la  maison  de  V Etoile  et  plusieurs  autres 
héritages  sis  en  la  rue  des  Amciers  (Oyers)  en  ladite 
ville.  —  21  juillet  1395.  Liste  des  débiteurs  de  Jacques 
Halle,  changeur  à  Lille,  assignés  en  présence  de  Tier- 
celet do  la  Barre.  —  Lille,  le  4  octobre  1395.  Saisie,  à 
la  requête  de  plusieurs  créanciers,  des  biens  de  feu 
Jacques  Halle,  changeur  à  Lille,  et  du  cautionnement 
de  l.OCX)  livres  à  lui  fourni  par  Bauduin  Gomme, 
(iuillaume  Cardon  et  Jacques  de  la  Blacquerie. — 1395- 
1399.  Déclaration  faite  par  Jean  Masserine,  lourier  du 
château  de  Lille,  par  devant  R.  P.  Monseigneur 
révêque  d'Arras,  chancelier  du  duc  de  Bourgogne, 


des  choses  qu'il  livre  aux  prisonniers  détenus  audit 
château  pour  leurs  nécessités. 

B.  1076.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

flSll9.fl4llOT  —  Mlle-^llle Conflans-lez-Paris. 

3  février  1397.  Lettres  de  garantie  accordées  à  la  ville 
de  Lille  par  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne, 
au  sujet  d'une  somme  montant  à  500  francs  de  rente 
annuelle  que  ladite  ville  avait  prêtée  audit  duc  «  pour 
le  rachat  d'aucunes  nos  forteresses  et  terres  d'Oultre- 
Meuse  ».  —  29  décembre  1397.  Avis  au  bailli  de  Lille 
de  la  vente  par  Jacques  As  Poix,  bourgeois  de  ladite 
ville  et  demoiselle  Marie  Vretie,  à  Jean  de  Comines, 
aussi  bourgeois  de  Lille,  de  la  5®  part  d'un  quint 
naguères  éclissé  du  gros  d'un  fief  gisant  au  dîmage  de 
Fives.  —  Sans  date  ;  vers  1400.  Modèle  d'une  permis- 
sion que  Thierry  Gherbode,  secrétaire  de  la  duchesse 
de  Bourgogne,  sollicite  pour  se  réserver  la  collation 
d'une  chapelle  qu'il  se  proposait  de  fonder  dans  la  ville 
de  Lille. 

H.  1077.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

Sam*  date  ;  ILÏÏV^  •lèclc.  —  LUle-ville.  —  XIV^ 
siècle.  Supplique  adressée  au  duc  de  Bourgogne  en 
son  conseil  à  Lille,  par  Jean  Carbon  pour  obtenir  le 
paiement  d'arrérages  de  rentes  qui  lui  appartiennent 
sur  des  maisons  de  la  rue  des  Poissonniers  à  Lille 
que  le  feu  comte  de  Flandre  fit  acheter  pour  l'agran- 
dissement de  son  hôtel  de  la  Poterne. —  État  des  biens 
délaissés  par  feu  Jacques  Halle,  jadis  changeur  à  Lille, 
naguère  emprisonné  pour  dettes.  —  Requête  adressée 
aux  mayeur  et  échcvins  de  la  ville  de  Lille  par  les 
fermiers  de  la  ferme  de  brouqidn  afin  de  faire 
connaître  les  pertes  qu'ils  subissent  et  indiquer  les 
moyens  pour  augmenter  les  revenus  desdites  fermes 
en  donnant  plus  de  facilité  et  d'extension  à  l'industrie 
des  brasseurs. 

H.  1()78.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  19  pièces, 
1  rouleau  et  1  cahier,  12  feuillets,  papier. 

Samt  date  ;  flii  du  ^V%^  et  eommeiieeineiit  du 
XV  Mlèele.  —  lillle-TlIle.  —  XIV*  siècle.  Règle- 
ments et  instructions  pour  l'établissemeftt  des  comptes 
de  la  ville  de  Lille  ;  extraits  desdits  comptes  ;  liste  des 
églises  et  villages  qui  sont  en  la  garde  du  châtelain  de 


Nord.  —  SÉRre  B.  —  Tome  I.  (2*"  Partie). 


2) 


154 


ARCFIIVES  DU  NORD. 


Lille  ;  olat  des  fiefs  tenus  en  la  chAlellenic  de  Lille  par 
le  comte  de  Rethel  ;  étal  des  gages  dus  a  Jean  Slyp 
pour  le  temps  qu'il  lut  garde  des  po«/;UYV///cr,s- (provi- 
sions) du  château  de  Lille  ;  déclaration  de  ce  que  Jean 
Masserinne,  lourier  du  château  de  Lille,  livre  journel- 
lement aux  prisonniers  dudit  châleau  pour  leurs 
nécessités;  poursuites  exercées  par  (>atherine  Hite, 
pauvre  femme,  contre  Jacques  Halh*,  changeur  à  Lille  ; 
mandat  de  payement  délivré  par  messire  de  Basserode, 
gouverneur  de  Lille,  au  profit  de  Jacques  de  Houdaing, 
avocat  à  Tournai;  requêle  do  Gérard  de  Hocron  à 
Telfet  d'être  pourvu  do  Toffice  de  bailli  de  Lille  ;  — 
mémoire  présenté  par  les  brasseurs  de  Wambrechies, 
Quesnoy-sur-l)eùlc  et  Deuléniont  contre  les  fermiers, 
des  droits  d'afforage  de  la  ville  de  Lille.  —  Nevers,  le 
27  mars,  sans  date  d'année  :  fin  du  XIV*  siècle.  Lettre 
du  chancelier  du  duc  de  Bourgogne  à  Josse  de  Hal- 
lewyn,  châtelain  de  Lille,  au  sujet  des  réparations 
nécessaires  au  château  de  ladite  ville.  —  Sans  date  ; 
commencement  du  XV®  siècle.  Requête  de  Jacques 
Glorieux  à  relie!  de  succéder  â  son  père  Pierre 
(rlorieux  comme  sergent  à  cheval  du  souverain  bail- 
liage. 

1^  107ÎK  (Carton.)  —  2  pièces,  parcliemin;  2  pièces 
et  1  cahier,  13  feuillets,  papier. 

1408-1410.  —  iJlle-^ille.  —  1"  novembre  1403. 
Observations  de  la  Chambre  des  (Comptes  sur  le 
compte  à  elle  présenté  par  les  maïeur  et  échevins  de 
Lille. —  Même  date.  Instructions  données  aux  échevins 
de  la  ville  de  Lille  qui  ont  été  renouvelées  le  jour  de 
la  Toussaint  HU3.  —  Sans  date;  vers  1405.  Etat  des 
renies  sur  la  ville  de  Lille  appartenant  à  Denis  de 
Pacy.  —  14  décembre  1407.  Obligation  par  laquelle 
Jean  Sans  Peur,  duc  de  Bourgogne,  abandonne  à  la 
ville  de  Lille,  en  retour  des  cent  écus  qu'elle  lui  prête 
et  jusqu'à  extinction  de  sa  dette,  le  quart  qu'il  préle- 
vait dans  les  assises  et  impositions  perçues  par  la 
ville. —  23  décembre  1410.  Octroi  par  Jean  Sans  Peur, 
duc  de  Bourgogne,  au  gouverneur  du  souverain 
bailliage  de  Lille,  d'un  crédit  annuel  de  26  livres  en 
sus  de  SCS  appointements,  pour  l'aider  à  supporter  les 
frais  de  messagerie. 


B.  leW).  (flarton.)  —  fi  pièces,  parchemin;  1  pièce 
et  l  rouleau,  papier  ;  2  sceaux  brisés. 

141S-1410.  —  lilUe-TlIle.  —  31  juillet  et  14  août 


1413.  Remboursement  à  la  ville  de  Lille  d'une  partie 
des  obligations  souscrites  à  son  profit  par  le  fendue 
de  Bourgogne  Philippe  le  Hardi.  —  20  juillet  4414. 
Engagement  pris  par  les  échevins  de  la  ville  de  Lille, 
de  faire  enlever  à  leurs  dépens,  dès  qu'ils  en  seront 
requis,  le  moulin  à  vent  que  le  duc  de  Brabant,  Antoine 
de  Bourgogne,  leur  avait  permis  d'établir,  à  cause  des 
guerres,  sur  la  motte  dit  du  Châtelain^  dans  l'enceinte 
de  la  ville  de  Lille.  —  1414.  Etat  des  rentes  dues  à 
plusieurs  personnes  sur  la  ville  de  Lille.  —  Lille, 
24  octobre  1417.  Lettres  du  duc  Jean  Sans  Peur 
ordonnant  que  les  débiteurs  de  la  ville  de  Lille  ne 
pourront  faire  partie  de  la  loi  ou  échevinage,  ni  de  la 
garde-orplîène.  — 30  juillet  1418.  Achat  par  Hue  de 
Lannoy,  conseiller  du  duc  de  Bourgogne,  d'une  maison 
sise  ù  Lille  devant  le  pont  de  Rihoult,  contre  l'eau.  — 
Arras,  le  23  novembre  1419.  Mandement  du  duc  de 
Bourgogne  Philippe  le  Bon  autorisant  les  gens  de  la 
Loi  de  la  ville  de  Lille  à  ne  pas  venir  cm  armes  au 
semce  dudit  Duc,  mais  à  rester  pour  la  défense  et 
tiiicion  de  ladite  ville. 

H.  1081.  (Carton.)  —  0  pièces,  parchemin  ;  2  pièc»*s,  papier; 

3  sceaux  incomplets. 

1491-14SO.  —  iillle-vlUe.  —  14  mai  1421.  Extrait 
du  registre  aux  privilèges  de  la  ville  de  Lille  renfermant 
les  lettres  patentes  du  duc  Philippe  le  Bon  par 
lesquelles  ce  prince  prescrit  le  curage  «  des  fossoz 
faisans  forteresse  et  les  rivit»res  estans  autour  de 
nostre  ville  de  Lille  »  et  aussi  de  la  rivière  descendant 
de  la  ville  de  La  Bassée  «  de  quoy  icelle  nostre  ville 
souloit  estre  grandement  fortifiée  tant  de  vivres  que 
l'on  y  amenoit  journellement  comme  des  eaues  qui  y 
descendent,  etc.  ».  —  4  juillet  1421.  Constitution  de 
rentes  sur  la  ville  de  Lille  jusqu'à  concurrence  d'un 
capital  de  1.000  écus  que  la  dite  ville  offre  au  duc  de 
Bourgogne  «  pour  lui  aidier  à  soustenir  et  supporter 
les  grans  frais  et  missions  qui  lui  conviennent  journel- 
lement faire  et  soustenir  pour  le  bien  du  Roy,  nostre 
sire,  de  son  royaume  et  autrement,  en  plusieurs  grans 
affaires  et  diverses  manières  ».  —  11  mars  1422.  Achat 
par  Hue  de  Lannoy,  seigneur  de  Santés,  de  Wahagnies 
et  de  Beaumont,  de  deux  maisons  contigués  à  son 
héritage  et  appartenant  à  Mathieu  de  Hesdin.  —  7  juin 
1424.  Constitution  par  la  ville  de  Lille,  en  foraie  de 
prêt  au  duc  de  Bourgogne  d'une  rente  viagère  de 
100  écus  au  profit  des  enfants  de  feu  Tliierry  Gherbode. 


CHAMHRK  DKS  COMl'TKS  DK  LILLK.  —  TRESOR  DKS  GHARTKS.  —  PAYS-BAS.  —  LILLK  VILLR. 


i: 


X) 


—  Lillo,'^.")  février  1428.  Ordonnance  du  duc  de  Ijour- 
pogne  pour  contraindre  les  habitants  de  Lille  à 
conlribner  au  netloienKnit  des  ruisseaux  et  rivières  de 
ladil(»  ville.  —  1429.  Lettres  du  duc  de  Bourgogne 
interdisant  aux  non-bourgeois  de  la  ville  de  Lille,  de 
brasser  ou  d'introduire  de  la  bière  dans  ladite  ville.  — 
28  février  1430.  Concession  par  le  duc  Philippe  le  Bon 
afin  de  soutenir  l'éclat  de  la  foie  de  TEpinetle  que  l'on 
célébrait  tous  les  ans  à  Lille  le  dernier  jour  de  février, 
d'une  aide  de  300  livres,  accordée  au  roi  de  ladite 
Epinette  et  de  120  livres  aux  suppôts  et  jouteurs  de 
ladite  fAte. 

H.  1082.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ;  2  ]/iè(?es  ci  1  i-ahier, 
7  feuillets,  papier  ;  3  sceaux  brises  et  incomplets. 

i4Si-ilS<9.  —  Mlle-Tlllc.  —  17  et  19  mars  1431. 
Sentence  du  (Juc  Philippe  le  Bon  sur  un  débat  survenu 
entre  le  procureur  du  souverain  bailliage  de  Lille  et 
les  échevins  de  ladite  ville  au  sujet  de  la  location  des 
«  lieux  vagues  et  places  foraines  estans  en  i(*elle  ville 
tant  ceulx  où  on  souloit  logier  et  logeoit  en  la  foire  de 
nostre  ville  dessusdicte,  comme  ceulx  où  point  on  ne 
logeât,  et  mesmementla  place  auprès  de  la  maison 
Pierre  dTpres  dit  Rifflart,  joingnant  aux  fossez  qui 
environnent  la  motte  du  chastellain  »  ;  ordonnance  du 
même  prince  prescrivant  en  conséquence  de  la  sentence 
ci-dessus,  que  la  place  assise  près  de  la  dite  maison 
de  Pierre  d'Ypres  «  si  mise  à  Tonny  (rendue  nette  et 
Touvrage  encommencée  sur  icelle  osté  et  desmoly,  et 
que  un  gué  de  chevaulx  soit  fait  de  par  nous  au  devant 
de  ladite  place,  aux  despens  toutes  voies  de  nosti^e 
dicte  ville  ».  —  25  avril  1131.  Mémoires  el  lettres 
touchant  les  rentes  constituées  on  faveur  de  plusieurs 
pei-sonnes  de  Lille  et  delà  châlellenie  sur  les  domaines 
du  duc  de  Bourgogne.  —  10  juin  1131.  Autorisation 
accordée  par  le  duc  de  Bourgogne  à  Pierre  Fromont 
de  tenir  change  et  de  dresser  table  dans  ladite  ville  de 
Lille,  en  tel  lieu  qu'il  lui  plaira,  nonobstant  la  défense 
faite  à  tous  les  citoyens  d'exercer  cette  industrie  hors 
des  quatœ  places  pour  ce  désignées,  lesquelles  quatre 
places  sont  ainsi  occupées  :  «  c'est  assavoir  Tune  des 
deux  eschoppes  sur  le  coing  des  Halleltes  appelé 
Beau  Regard  par  nostre  bien  amé  Henry  de  Tenre- 
mondcî,  à  présent  reward  de  nostre  dicte  ville,  et 
l'autre  sur  le  quoing  devers  le  pont  de  Fins,  par  nostre 
amé  Jehan  d'Escaubèque  ;  deux  autres  eschoppettes 
occupées  par  noz  bien  amez  les  prévost,  reward  et 


eschevins  de  nostre  dide  ville  de  Lille,  et  une  autre 
place  où  Ton  tient  nostre  paix,  et  par  ce  n'y  a  point 
de  plache  où  bonnement  Ton  peust  tenir  table,  ne  faire 
ledit  fait  de  change  ».  —  2-1  octobre  141^2.  Abandon 
par  le  magistrat  ou  échevinage  de  la  ville  de  Lille  aux 
ministres  et  gouverneurs  de  l'hôpital  St-Jacques 
«  encommenchié  de  nouvel  à  édiffier  et  fonder  en  la 
rue  de  (Jourtray  en  ladicte  ville  de  Lille,  d'une  pla(*e  et 
héritaige  wyde  séans  soubz  la  rue  de  Courtray  où  l'on 
assembloit  fienn  (fumiers)  et  ordures  et  se  nommoit 
vulgairement  les  fiens  de  la  ville  de  Lille  ».  — 
17  novembre  et  22  décembre  14'i3.  Achat  par  le  sire 
de  Lannoy  etde  Santés  du  droit  de  viage  qu'avait  la 
veuve  de  Jean  Canari  sur  l'hôtel  de  Lanyle  (l'Ange)  ; 
quittance  par  ladite  dame  des  20.000  livres,  prix  de 
cette  session.  —  7  novembre  1 13.4.  Renvoi  à  la  Chambre 
des  (Comptes  de  Lille  par  Jean  de  Bourgogne,  comte 
d'Etampes,  seigneur  de  Dourdan,  lieutenant  et  gou- 
verneur général  des  pays  de  pardeça  on  l'absence  du 
duc  Philippe,  d'une  instance  relative  aux  frais  du 
procès  jadis  mù  entre  Jean  Hacquebart,  vieil  homme 
demeurant  à  Lille,  et  Marguerite  Dassonneville,  veuve 
de  Jean  Loncet,  instance  sur  laquelle  ledit  gouverneur 
général  se  réservait  de  statuer  quinze  jours  après  son 
retour  à  Lille,  «  néantmoins  pour  les  grans  affaires 
que  avons  présentement  et  qui  journellement  nous 
surviennent,  et  mesmement  qu'il  nous  convient  hasti- 
vement  transporter  es  pais  et  conté  do  Rethélois,  pour, 
à  l'aide  de  Dieu,  résister  à  rencontre  des  ennemis  et 
adversaires  de  mondit  seigneur  et  oncle  et  de  nous, 
qui  se  efforcent  de  y  conquester  villes,  places,  forte- 
resses, ne  povons  présentement  entendre,  ne  vacquer 
à  la  détermination  de  ladicte  cause,  ne  tauxation 
desdits  dépens  comme  intencion  avions  de  faire,  etc.  ». 
—  13  décembre  1438.  Sentence  du  Conseil  de  Gand 
qui  condamne  la  ville  de  Lille  à  restituer  à  Georges 
Gherbode  les  arrérages  d'une  rente  qu'elle  lui  devait. 

K.  iOS3.  ((^arton.)  —  1  (>ièce,  ])arcliomin  ;  2  pit^ces,  papier. 

il4S-1444.  —  Ulle-vlllc.  --  Mai  1443.  Vente  par 
la  ville  de  Lille  de  500  livres  de  rente  viagère  à  20  gros 
la  livre,  «  pour  les  deniers  venans  do  le  dicte 
rente  estre  convertis  ou  rachat  d'argent  (Yorphènes 
(orphelins),  en  quoy  ledite  ville  estoil  obligée  ».  — 
6  février  1414.  Bail  accordé  à  Pierre  Hangouart,  fils 
de  feu  Jean  Hangouart,  et  à  Jean  de  La  Neufville,  dit 
de  Mérigny,  fils  do  feu  Colard  deMérigny,  des  jeux  de 


150 


ARCHIVES  DU  NORD. 


«  breleucq,  tables,  bourles,  quilles,  quartres  (caries)  et 
autres  en  ceste  ville  de  Lille  ».  —  24  février  1444. 
Ordonnance  de  la  Chambre  des  Comptes  sur  le  lait  de 
la  brasserie  à  Lille  :  «  premièrement  est  ordonné  que 
aucun  brasseur  ne  pourra  faire,  ne  brasser  à  une  fois 
aulcun  brassin  plus  grant  de  XXII  tonneaulx  de  nette 
cervoise,  auquel  brassin  il  sera  tenu  de  mettre 
IIII  rasières  de  blé  à  ung  gros  pris  du  vert,  VI  rasières 
d'avoine  de  censé  bonne  et  loyale  et  X  rasières  de 
soucrion  bon  loyal  et  marchant,  et  que  pourtant  que 
lesdis  grains  fraient  à  brasier  et  que  le  mesure  du  blé 
n'est  point  si  grande  que  celle,  d'avaine,  que  lesdis 
brasseurs  seront  tenus  pour  chascun  brassin  tel  que 
dit  est,  à  mettre  grain  en  masquière,  c'est  assavoir  : 
lesdis  III  grains  à  la  grant  mesure  tremoise,  présens 
les  eswardeurs  y  commis  sur  peine  de  X  livrez  parisis, 
monnaie  de  Flandres,  à  partir  (partager)  le  tiers  à 
mondit  seigneur  (le  duc  de  Bourgogne)  et  les  autres 
deux  tiers  à  ladicte  ville  et  aux  eswardeurs.  Et  est 
assavoir  que  ladicte  amende  a  depuis  esté  mise  à 
XXX  livres,  à  partir  moitié  à  mondit  seigneur  et  l'autre 
moitié  à  ladicte  ville  qu'il  se  distribuera  selon  qu'il  a 
esté  ordonné,  etc.  ». 


1^.  108'i.  (Carton.)  —  T)  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier; 

4  sceaux. 


t46S.  —  lilUe-Tille.  —  21  mars- 14  avril  1453. 
Acquisition  par  le  duc  de  Bourgogne  de  l'hôtel  de 
Santés  sis  au  Rihout  à  Lille,  vendu  par  Hue  do  Lannoy  ; 
vidimuade  ces  lettres  d'acquisition  (1).—  ISaoût  1453. 
Acte  de  vente  par  maître  Ix)uis  Domessent  au  duc  do 
Bourgogne,  pour  le  prix  de  1.200  écus  d'or,  d'une 
maison  et  d'un  héritage  en  la  me  de  RihouUj  paroisse 
St-Étienne,  ou  le  duc  a  fait  construire  depuis  le  palais 
dit  de  Rihour  ;  original  et  copie.  —  27  septembre  1453. 
Quittance  délivrée  par  Louis  Domessent,  conseiller  du 
duc  de  Bourgogne,  de  la  somme  de  1.200  écus  d'or, 
«  de  soixante  dix  au  marc  de  Troyes  à  XXIII  karas 
d'aloy  ou  quarante  et  huit  gros  mon  noie  de  Flandre  à 


(1)  Cet  acte  et  les  suivant»  se  rapportent  à  Tacquisition  de 
terrains  et  de  maisons  qui  furent  démolies  afin  d'édifier  sur  leur 
emplacement  le  palais  ducal  du  Rihour,  cédé  à  la  ville  en  1(164 
par  le  roi  d'Espagne  Charles  II,  démoli  en  grande  partie  en  1845 
par  Tarchitecto  Benvignat  pour  le  transformer  on  Thôtel-de-ville 
actuel.  11  ne  reste  plus  de  Tancien  palais  de  Rihour  que  la 
chapelle  dite  du  Conclave  et  Tescalier  qui  y  accède. 


présent  courant  pour  chascun  escu  »,  prix  de  la  maison 
vendue  par  lui  pour  la  construction  du  palais  de 
Rihour.  —  145.*?.  Inventaire  des  lettres  et  actes  relatifs 
à  l'acquisition  de  Thôtel  de  Santés. 

B.  lOfô.  (Carton.)  —  1  rouleau,  parchemin  ;  2  pièces 

et  3  rouleaux,  papier. 

I4&4-I460.  —  lilIle-TllIe.  —  Requête  et  infor- 
mation dans  le  débat  pendant  entre  le  procureur 
fiscal  de  la  ville  de  Lille  et  les  brasseurs  de  ladite 
ville  au  sujet  de  la  franchise  du  droit  d'afforage.  — 
19  novembre  1155.  Transaction  entre  le  curé  delà 
paroisse  Saint-Sauveur  de  Lille  et  l'hôpital  St-Jean 
l'Evangéliste,  sis  dans  ladite  paroisse,  au  sujet  des 
droits  curiaux.  —  15  novembre  1  i56.  Lettres  du  duc 
de  lk)urgogne  informant  qu'il  n'accorderait  plus  direc- 
tement aucune  fermedes  impots  et  lonlieux,  mais  qu'il 
les  laisserait  adjuger  par  les  officiers  des  lieux  au 
plus  offrant,  et  que,  sur  le  subside  qui  lui  a  été 
accordé  parles  quatre  hauts  justiciers  des  chàtellenies 
de  Lille,  Douai  et  Orchies  pour  le  voyage  en  Turquie^ 
l'on  ferait  assiette  de  la  somme  de  6.7()5  livres  de 
40  gros.  —  30  mai  1458.  Requête  des  tisserands  do 
drap  de  la  ville  de  Lille  afin  d'obtenir  un  règlement 
de  leur  métier.  —  3  juin  14.59.  Requête  des  maïeur, 
reward,  échevins  et  anciens  rois  de  l'Epinette  de  la 
ville  de  Lille,  au  sujet  de  la  célébration  de  cette  fête 
et  de  l'aide  à  accorder  au  roi  récemment  élu. 

B.  1086.  (Ccirton.)  —  4  pièces,  parchemin;  i  pièce 
et  1  rouleau,  papier. 

t4lia-I4ei.  —  UUe-vllle.  —  16  février  1400. 
AHdimus  de  l'ordonnance  du  duc  Philippe  le  Bon  au 
sujet  de  la  célébration  de  la  fête  de  l'Epinette  à  Lille. 
—  18  mai  1460.  Lettres  patentes  du  duc  de  Bourgogne 
au  sujet  de  la  difficulté  pendante  entre  les  échevins  de 
Lille  et  ceux  de  Nieuport  qui  refusaient  de  payer  les 
droits  que  le  Duc  avait  permis  A  la  ville  de  Lille  de 
lever  sur  le  poisson  de  mer  afin  de  pouvoir  subvenir 
aux  frais  de  la  fête  de  TÉpinette,  et  qui,  avec  ceux  de 
Dunkerque,  Ostende,  Le  (  loquelet,  Wakaneside , 
L'Ecluse  et  autres  villes  sur  la  mer  <c  avoient  nagaires 
par  voye  de  fait,  de  leurs  voulentez  desraisonnables, 
fait  certaines  défenses  entre  eux  par  leurs  lettres  et 
sur  grosses  amendes,  aux  marchans  estans  soubz 
eulx  et  aux  cachemaroes  y  frcquentans  de  non  mener. 


CHAMBRE  DKS  COMPTKS  DK  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  -    LILLE- VILLE. 


l.')7 


ne  envoier  poissons  de  mer  ou  harens,  ne  les  vendre 
pour  les  mener  en  noslre  dicte  ville  de  Lille  ».  — 
14  oclobre  146i.  Enquôle  sur  le  droit  de  tonlieu 
appartenant  au  duc  de  Bourgogne  sur  les  draps  vendus 
ou  achetés  en  la  ville  de  Lille,  et  «  taille  d'icelle  ».  — 
1461.  Copie  des  lettres  de  fondation  de  la  léproserie 
de  Canteleu. 

H.  1087.  (Carton.)  —  1  pi(^ce,  parchemin;  3  pièces,  2  cahiers. 

13  ftniillets,  papier. 

i4MI9-flft&9.  —  iJlle-TlUc.  —  21  janvier  1462. 
Lettres  patentes  du  duc  de  Bourgogne  par  lesquelles 
pour  mettre  fin  au  différend  qui  existait  entre  les 
drapiers  et  les  tisserands  de  drap  de  la  ville  de  Lille, 
il  permet  aux  drapiers  de  lever  sur  chaque  drap 
fabriqué  dans  la  ville  et  passé  à  la  perche,  les  droits 
spécifiés  jusqu'à  parfait  payement  d'une  somme  de 
1.000 florins.  —  20  avril  1463.  Lettre  des  gens  delà 
Chambre  des  Comptes  de  Lille  au  comte  de  (]harolais 
au  sujet  de  l'exemption  des  impositions  dans  la  vilhî 
de  Lille,  réclamée  par  ses  officiers.  —  1406.  Minutes 
d'ordonnances  relatives  à  l'administration  et  au 
gouvernement  de  la  ville  de  Lille.  —  27  janvier  1407- 
1*'  décembre  1552.  Copie  des  lettres  patentes  du  duc 
de  Bourgogne  Philippe  le  Bon  accordant  aux  maïeur 
et  échevins  de  la  ville  de  Lille  le  droit  de  lever  des 
impôts  pour  la  célébration  de  la  fête  de  TEpinette  avec 
confirmation  par  l'empereur  Charles  -  Quint .  — 
16  juin  1467.  Lettre  du  sieur  Poly  Bulland  aux  maïeur 
et  échevins  de  la  ville  de  Lille  leur  donnant  des  détails 
sur  la  maladie,  la  mort  et  l'autopsie  du  corps  du  duc 
de  Itourgogne  Philippe  le  Bon. 

B.  1088.  (Carton.)  —  3  pièces,  papier. 

1491-1490.  —  iilUe-TlUc.  —  Avril  1471.  Requête 
adressée  aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  de 
yUe  par  les  fermiers  de  la  censé  du  Brouquin,  pour 
que  les  brasseurs  de  cette  ville  obtiennent  l'autorisation 
de  brasser  plus  de  quatre  sacs  de  cervoise  ;  les  échevins 
de  Lille  se  réservent  de  donner  leur  avis  sur  cette 
requête.  —  19  août  1473.  Mandement  du  Conseil  des 
Finances  à  la  Chambre  des  Comptes  pour  imposer  les 
terres  d'Empire  à  la  somme  de  600  livres  au  lieu  de 
celle  de  178  à  laquelle  elles  avaient  été  primitivement 
imposées  pour  Taide  extraordinain».  —  Angers,  3  avril, 
sans  mention  de  la  date  de  l'année,  probablement  1480. 
Rapport  d'un  agent  secret  de  l'archiduc  Maximilien  à 


la  cour  de  France  sur  les  intrigues  du  roi  Louis  Xï 
pour  acheter  plusieurs  hauts  personnages  du  comté  de 
Bourgogne  et  s'emparer  du  château  de  Lille. 

B.  1089.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  8  pièces,  papier. 

I48ft-l&as.  —  iillIe-TlUc.  —  23  juillet  1485.  — 
22  mai  1503.  (]opie  des  lettres  de  l'empereur  Maxi- 
milien et  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau,  son  fils, 
accordant  à  Michel  Dumont  et  ensuite  à  sa  veuvo 
l'autorisation  de  l)ra.sser  de  la  bîèœ  à  Lille.  —  1 486. 
«  Rapport  par  le  passaige  du  XVIII®  jour  de  mars 
gojjijxx  etcincq,  comment  enssuivant  la  vollenté  el 
bon  plaisir  de  nostre  très  cliier  seigneur  et  prince 
M*^*"  l'archiduc  d'Austrice,  l'on  a  coste  présente  année 
faict  et  tenu  on  coste  ditte  ville  (de  Lille)  la  feslo  do 
l'Espinette  quy  parla ucunes  années  avoit  pour  certaines 
causes  esté  suspendu,  etc.  »  —  2i  janvier  I  \HS). 
Sentence  du  châtelain  de  Lille  dans  le  dilférend  entre 
les  échevins  de  ladite  ville,  et  les  prêtres  de  l'église 
St-Maurice  au  sujet  de  Toxemption  des  taxes, 
prétendue  par  ces  derniers.  —  15(K).  Mémoire  el  pièces 
diverses  dans  l'instance  entre  le  receveur  de  l'archiduc 
Philippe  le  Beau  et  les  magistrats  de  la  ville  de  Lille 
contre  les  officiers  de  la  gouvernance  de  la  dite  ville 
touchant  les  commissions  de  complainte  qu'ils  accor- 
daient pour  les  impôts  et  assis  des  bières. 

B.  1090.  (Carton.)  —  4  pièces  et  1  rouleau,  papier. 

Sans  date  ;  1IL^«  «lèele.  —  lillIe-TllIc.  —  (  lopie  de 
pièces  relatives  aux  privilèges  des  bourgeois  de  Lille 
et  à  la  juridiction  du  Magistrat.  —  Réponses  faites  par 
Jean  Lecocq  et  Guillaume  Monnart  contre  les  témoi- 
gnages produits  en  faveur  de  Jean  Ojquet  devant  le 
souverain  bailliage  de  Lille.  —  Causes  et  raisons 
produites  par  devant  les  maîlres  des  Comptes  de  Lille 
par  Jean  Hacquebart  contre  certaine  déclaration  de 
dépens  baillée  par  Marguerite  D'Assonville,  veuve  de 
Jean  (]oucet.  —  Sans  date  ;  XV^  siècle.  Lettre  du  sire 
de  La  Viesville  à  Hue  de  Lannoy,  gouverneur  de  Lille, 
lui  annonçant  l'envoi  de  quatre  prisonniers.  —  Éva- 
luation des  revenus  delà  prévôté  de  Lille. —  Supplique 
adressée  au  duc  de  Bourgogne  par  Robert  Dubus, 
jadis  receveur  de  Lille,  afin  d'obtenir  décharge  de  ce 
qu'il  a  en  courteresse  dans  ses  comptes  à  cause  dos 
devoirs  et  travail  qu'il  a  faits  pour  en  obtenir  le 
recouvrement. 


158 


ARCHIVES  DU  NORD. 


H.  1091.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  4  pièces,  papier; 

1  sceau  incomplet. 

1505-1508.  —  Lille-ville.  —  Middclbourg,  le 
17  novembre  1505.  Copie  d'un  maudeiucnt  de  Philippe, 
archiduc  d'Autriche,  roi  de  Caslille,  aux  niaïeur, 
échevins  et  conseil  de  la  ville  de  Lille,  au  sujel  de  la 
ferme  de  Vassis  du  vin,  concédée  à  maître  Jacques 
Traulaine.  —  Malines,  le  6  mars  1505.  Mandement  du 
même  prince  ordonnant  que  la  ("hamhre  des  Comptes 
de  Lille  serait  seule  juge  des  affaires  et  des  comptes 
des  tonlieux  de  la  ville  de  Lille.  —  Gand,  le  ï^î  mars 
l.")08.  Ordonnance  de  Maximilien,  roi  des  Romains, 
réglant  le  droit  d'assise  sur  la  vente  des  chevaux  à 
Lille.  —  22  août  1508.  Tarif  du  droit  iVissiœ  de  toutes 
les  marchandises  et  deniers  dont  on  fait  issue  à  Lille 
depuis  le  15  août  jusqu'au  jour  de  Sle-Croix  au  mois 
de  septembre  (14  septembre). 

1^.  10112.  (Carton.)  —  3  pièces,   parcliemin  ;  1  pièce,  papier; 

fragments  de  sceaux. 

1511-151S.  —  liille-vllle.  —  9  avril  1511. 
Ordonnance  de  Tempereur  Maximilien  et  de  l'archiduc 
(Charles  d'Autriche  au  sujet  de  la  perception  des  aides 
dans  les  paroisses  de  St-André  et  de  la  Madeleine  hors 
la  ville  de  Lille. —  Gand,  le  21  mai  1511.  Letires  de 
l'empereur  Maximilien  prescrivant,  à  la  requête  des 
échevins  de  Lille,  aux  riverains  de  creuser  et  appro- 
fondir les  fontaines  et  rivières  de  Fives  conduisant  des 
eaux  dans  ladite  ville.  —  Malines,  le  13  janvier  1512. 
Minute  des  lettres  de  rémission  accordées  par  l'archi- 
duchesse Marguerite  à  Jacques  Molle,  tonnelier  et 
bourgeois  de  Lille,  h  l'occasion  du  vol  commis  par  lui 
en  compagnie  de  ses  beaux-frères,  chez  leur  mère  le 
jour  de  la  Toussaint  dernièrement  passé.  —  13  octol)re 
1513.  Sentence  du  lieutenant  du  gouverneur  de  Lille 
au  profit  de  l'Empereur  et  de  l'Archiduc  dans  le 
différend  relatif  aux  biens  saisis,  délaissés  et  donnés  à 
Jean  Gommer  par  feu  Catherine  Gommer,  sa  sœur 
kUarde,  demeurant  à  Lille. 

H.  101)3.  (Carton.)  —  1  pièce,  pairhemin  ;  5  pièces,  papier. 

1515.  —  lillle-Yllle.  —  7  août  1.515.  Ordonnance 
de  Ta rchiduc Charles  d'Autriche  autorisant  les  échevins 
et  habitants  de  la  ville  de  Lille  A  ne  pas  tenir  la 


franche  /'este  (foire)  qui  a  lieu  habituellement  à  la  fin 
d'août  dans  cette  ville,  à  cause  des  dangers  d'épidémie 
existant  en  cette  année  1515.  —  Octobre  1515.  Mémoire 
et  ordonnance  au  sujet  de  la  composition  et  du  renou- 
vellement de  la  loi.  —  '24  novembre  1515.  Lettres  des 
maïeur  et  échevins  de  la  ville  de  Lille  promettant  de 
donner  à  Tarchiduc  Charles  d'Autriche,  comte  de 
Flandre,  la  somme  de  200  livres  parisis  de  rente 
annuelle  pour  l'arrentement  perpétuel  fait  à  ladite  ville 
par  ledit  prince  de  ses  maison  et  hôtel  de  la  Salle  sis  à 
Lille,  paroisse  St-Pierre,  avec  tous  les  édifices,  droits 
et  prérogatives  qui  en  dépendent,  et,  en  outre,  une 
somme  de  2.000  livres,  payable  en  deux  termes  selon 
les  conditions  reprises  dans  les  lettres  dudit  archiduc 
y  insérées,  en  date  du  mois  d'octobre  1515.  —  1515. 
Requête  des  commissaires  pour  le  renouvellement  de 
la  loi  de  Lille  demandant  de  pouvoir  choisir  pour  faire 
partie  de  ladite  loi,  les  pères,  beaux-pères,  frères, 
beaux-frères,  neveux  et  cousins  germains,  nonobstant 
les  privilèges  qui  en  décideraient  autrement,  et  de 
reporter  l'éloction  au  dimanche  avant  la  Si-Martin,  au 
lieu  du  jour  de  la  Toussaint. 

B.  1()94.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  2  pièces, 

jKipier  ;  sceau  brisé. 

1519-1545.  —  Lille-Tille.  —  10  juillet  1517. 
Enquête  dans  le  conflit  de  juridiction  entre  Tévêque 
de  Tournai  et  la  gouvernance  de  Lille,  au  sujet  de 
l'arrestation  d'un  clerc  accusé  d'homicide. —  31  octobre 
1517.  Acenscment  par  l'archiduc  d'Autriche,  roi  de 
Castille,  au  profit  des  échevins  et  habitants  de  la  ville 
de  Lille,  d'une  petite  place  située  devant  l'hôtel  de  la 
Salle,  movennant  une  redevance  annuelle  de  34  livres 
de  Flandre  assignée  sur  le  palais  Rihour  et  due  par 
ledit  prince  à  divers  hôpitaux  et  établissements  chari- 
tables ot  que  la  ville  prend  désormais  à  sa  charge.  — 
1517-1515.  Arrentemcnt  d'un  héritage  situé  vis-à-vis 
de  l'hôpital  (Comtesse,  moitié  au  profit  du  roi  de 
Castille,  moitié  au  profit  de  la  ville  de  Lille. 

B.  tOîT).  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  3  pièces,  papier. 

1518-1590.  —  iiliie-Tille.  —  11  octobre  1518. 
Lettres  de  l'archiduc  (Charles  d'Autriche,  roi  de 
Castille,  approuvant  la  prise  de  corps  faite  par  le 
gouverneur  de  Lille,  d'un  nommé  Jean  Du  Tertre, 
bourgeois,  ot  rejetant  la  demande  des  échevins  de 


CEIAMBRb:  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  —  LTLLR-VILLE. 


ir)0 


Lille  qui  prélendaient  avoir  seuls  la  connaissance  du 
délit.  —  29  mars  1519.  Manderaenl  du  même  prince 
au  gouverneur  de  Lille  pour  interdire  aux  habitants 
de  cette  ville  d'aller  boire  dans  les  lieux  exempts 
d'impositions  sur  les  boissons  à  une  lieuo  à  la  ronde. 
— 5  août  1520.  Délibération  des  États  de  Lille  accordant 
une  aide  extraordinaire  de  20.(X)0  livres  parisis,  en 
outre  de  l'aide  ordinaire  de  12.500  livres. 

H.  1(K)6.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  8  i)ièces,  j)apier. 

flft9«-iftSO.  —  liille-vlUc.  —  15*22.  Requête 
présentée  par  quelques  poissonniers  de  la  ville  de  Lille 
au  sujet  de  la  défense  faite  par  le  majcistrat  do  la  dite 
ville  de  vendre  du  poisson  ailleurs  qu'au  nouveau 
marché  qu'ils  ont  fait  construire.  —  20  novembre  15'25. 
Appointement  et  agréation  de  la  reprise  faite  par  les 
gens  des  (Comptes  à  Lille  au  nom  de  l'Empereur,  de 
certain  pré  «  joindant  l'héritaige  de  son  hostel  de  la 
Salle  audit  Lille  »  que  feu  Baudouin  Gommer,  héritier 
de  feu  Jean  Gommer,  avait  vendu  à  demoiselle  Marie 
de  la  Gambe  dite  Ganthois.  —  Malines,  le  24  janvier 
1527.  Ordonnance  de  l'empereur  Charles  -  Quint 
relative  au  tonlieu  des  bêtes  à  Lille  et  au  règlement 
du  payement  dudit  tonlieu.  —  1528.  Requêtes 
présentées  à  remj)ereur  Charles-Quint  et  à  l'archi- 
duchesse Marguerite  par  les  maïeur  et  échevins  de 
Lille  pour  obtenir  que  le  prévôt  do  ladite  ville  puisse 
appréhender  tous  ceux  qui  auront  été  bannis  de  la 
ville  et  qui  se  seront  réfugiés  dans  l'église  des  Corde- 
liers  ou  autres  maisons  religieuses  de  Lille,  et  ordon- 
nance de  l'Archiduchesse  interdisant  de  secourir  dans 
la  maison  des  Cordeliers  ou  autres  maisons  religieuses 
de  Lille  les  bannis  qui  s'y  seront  réfugiés.  —  1.530. 
Requête  des  bouchers  de  Lille  à  Tempereur  Charles- 
Quint  au  sujet  de  l'accaparement  des  bestiaux  pratiqué 
par  certains  individus  qui  ne  sont  pas  de  leur  métier, 
ce  qui  occasionne  une  grande  cherté  des  vivres. 

B.  lOy?.  (Carton.)  —  i  pièce,  parchemin  ;  4  pièces,  papier. 


—  Ulle-villc.  —  0  août  1549.  Procès- 
verbal  du  serment  prêté  par  Philippe,  prince  d'Es- 
pagne, de  maintenir  les  privilèges  et  franchises  de  la 
ville  de  Lille  et  du  serment  de  fidélité  prêté  récipro- 
quement à  ce  prince  par  les  rewarl,  échevins,  notables 
et  communauté  de  ladite  ville.  —  9  février  1595. 
Traité    passé  entre    frère    Gilles   Froidure,    prêtre, 


religieux  et  maître  en  l'hôpital  Gantois,  d'une  part,  et 
Louis  Mengior,  charpentier,  et  Isabelle  Des  Monts,  sa 
femme,  de  l'autre,  pour  la  construction  d'une  maison. 
—  6  septembre  1600.  Réception  de  Marie  de  Franque- 
ville  comme  religieuse  de  l'hôpital  Gantois.  —  Sans 
date  ;  XYP  siècle.  Note  au  sujet  de  l'entrée  comme 
religieuse  à  l'hôpital  Gantois  d'Isabeau  de  Vliège, 
fille  naturelle  du  seigneur  de  la  Gruerie. 

B.   1098.  (Carton.)  —  l  i)ièce,  piircliemin  ;  23  pièces, 

papier;  1  sceau. 

flil07-i<li3.  —  lillle-ville.  —  2  octobre  1607. 
Consentement  donné  par  les  raffineurs  do  sel  de  Lille 
à  la  transformation  de  l'impôt  de  trois  gros  à  la  livre 
de  sel  par  un  droit  de  50  florins  à  la  paielle  de  celte 
denrée.  —  1609,  Pièces  concernant  le  fief  dit  As 
Clokeftes  appai*tenant  à  l'échevinage  de  Lille.  — 
1612.  Requête  et  avis  concernant  le  renouvellement 
du  l)ail  des  terres  sises  à  Soclin  appartenant  à  la 
maladrerie  de  (^anteleu.  —  1613.  Pièces  concernant 
l'élection  des  maîtres  et  prieures  des  hôpitaux  St- 
Sauveur,  St-Jean-Raptiste  et  Gantois  à  Lille. 

H.  imi  (Carton.)  —  20  pièces  ei  3  cahiers,  20  feuillets, 
papier,  dont  plusieurs  en  blanc. 

fl<l97-liMl«.  —  JLille-vllle.  —  1627.  Compte  de 
l'administration  de  la  dotation  des  pauvres  fondée  en 
la  ville  do  Lille  par  l'aumônier  Hangouart.  —  1610- 
16-42.  Lettres  et  instructions  de  Tarchiduc  Ferdinand, 
gouverneur  général  des  Pays-Bas,  aux  commissaires 
chargés  de  procéder  au  renouvellement  do  la  loi  à 
Lille.  —  22  février  1646.  Attestation  donnée  par  les 
prieure  et  religieuses  de  l'hôpital  Sl-Sauveur  de  Lille 
en  faveur  de  Jean  Caussenaire,  élu  maître  dudit 
hôpital  le  22  octobre  1629  et  qui  pendant  seize  ans  a 
procuré  les  plus  grands  biens  à  cet  établissement  par 
sa  bonne  éc(moniie,  labeur  et  industrie,  etc.  — 31  mars 
1654.  Autorisation  donnée  par  les  gens  de  la  Chambre 
des  Comptes  de  Lille  aux  prieure  et  maître  de  l'hôpital 
St-Sauveur  de  Lille,  d'admettre  le  surintendant 
nommé  par  l'évêque  de  Tournai  sans  qu'il  puisse  rien 
faire,  quant  au  temporel,  sans  l'agrément  de  celui 
nommé  par  lesdits  prieure  et  maître.  —  1651.  Pièces 
de  procédures  relatives  à  l'amodiation  des  biens  de 
la  maladrerie  de  Canteleu-lez-Lille.  —  Même  date. 
Requête  et  pièces    relatives  à  la    nomination   d'un 


iOO 


ARCHIVES  DU  NORD. 


administraleur  particuli(^r  do  rhôpilal  St-Sauveur  de 
Lille  au  lieu  du  curé  de  la  paroisse  St-Etionne.  — 
Lille,  le  7  février  1662.  Avis  de  la  Chambre  des 
Comptes  sur  la  requête  des  rewart,  maïeur,  ochevins, 
etc.  de  Lille,  demandant  l'agrandissement  de  ladite 
ville.  — 9  février  1662.  Lettre  des  officiers  du  bailliage 
de  Lille  aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  donnant 
un  avis  défavorable  sur  le  projet  d'agrandissement  de 
la  ville.  —  1662.  Avis  favorable  donné  par  lesofficiei-s 
de  la  Chambre  des  Comptes  sur  le  projet  d'agran- 
dissement de  la  ville  de  Lille. 

K.  1100.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin;  1  fragment  de  sceau. 

fl9Sft-fl9<l8.  —  JLille  (ehàtelalnti).  —  Novembre 
1235.  («Acium  anno  DominiM^  CC^  triccsimo  quinto, 
merise  novembri  >).  Lettres  de  Guillaume,  châtelain 
do  Lille,  donnant  à  Mathieu  de  Meteren,  chevalier, 
quarante  livrées  de  terre,  monnaie  de  Provins  (ad 
Pruvisinienses)  sur  ce  qui  doit  lui  revenir  de  feu 
noble  homme  Hugues  d'Oisy  ;  lesquelles  livrées  de 
terre  étaient  tenues  à  titre  de  douaire  par  Marguerite, 
comtesse  de  Blois,  femme  de  Hugues  ;  ledit  Mathieu 
en  jouira  sa  vie  durant  et,  après  sa  mort,  les  enfants 
qu'il  pourrait  avoir  d'Elisabeth,  sa  femme,  cousine 
du  châtelain.  —  3  novembre  1245.  («  Çou  fa  fait 
en  lan  ciel  Incarnation  No.stre  Seingneur  M  CC  et 
XL  et  cfuiinc,  le  devenres  aprèis  le  Tous  Sains  »). 
Lettres  par  lesquelles  Robert  de  Wavrin,  sénéchal  de 
Flandre,  déclare  que  du  consentement  deMathilde,  sa 
femme,  veuve  de  Jean,  châtelain  de  Lille  {Liste)  et  de 
Péronne  et  des  enfants  de  ladite  Mathilde  et  dudit 
.Jean,  la  dette  du  châtelain  qui  était  de  sept  mille  deux 
cent  et  quarante  livres,  onze  sous  et  onze  deniers,  a  été. 
payée  le  deluns  (lundi)  avant  la  Toussaint.  —  23  mars 
l'355.  («  Ce  fu  fait  lan  del  Incarnation  Nostre 
Segneur  mil  CC  et  LIIII  el  mois  de  mars  le  demars 
(mardi)  devant  V Annonciation  Nostre- Dame  ^). 
Amoul,  sire  de  Mortagne  et  châtelain  de  Tournai, 
promet  de  dédommager  Baudouin ,  seigneur  de 
Comines,  son  cousin,  de  la  somme  de  5.000  livres 
|)arisis  dont  il  s'est  rendu  caution  pour  lui  envers 
Isabelle  et  Mahaut,  enfants  de  Mahaut,  châtelaine  de 
Lille  et  de  Péronne.  — 15  février  1268.  («  Lendemain 
de  le  Saint  Valentin  lan  del  Incarnation  Jhesa 
Crist  mil  CC  LX  et  siet  »).  Isabeau,  sœur  du  châtelain 
de  Lille,  reconnaît  que  Jean  Cordules  a  reçu  par  les 
mains  de   Rogier,  receveur  de  Hainaut,  200  livres, 


monnaie  de  Flandre  qui  lui  étaient  dues  parla  comtesse 
de  Flandre. 


B.  1101.  (Carton.)  —  \  pièces,  parchemin; 
4  sceaux,  dont  2  incomplets. 

««95-1989.  —  lilllc  (ehàtelaliM).  —  Septembre 
1275.  («  En  lan  del  Incarnation  7ml  deus  cens 
sissante  et  quinse,  el  mois  de  septembre  »).  Record 
par  lequel  Jean,  châtelain  de  Lille,  a  reporté  en  loi 
dans  la  main  de  Michel  de  le  Deule,  bailli  de  Lille, 
183  livrées  de  terre  à  recevoir  annuellement  dans  sa 
terre  d'Ierkinghieni  sur  la  Lys,  pour  en  adhériter 
Thomas,  son  fils,  qui  l'a  été  de  suite  selon  la  loi,  pour 
les  tenir  par  ledit  Thomas  et  ses  hoirs  à  toujours  en 
fief  des  seigneurs  dont  la  dite  terre  sera  mouvante. 
Cette  pièce  se  trouve  dans  une  confirmation  donnée 
par  Gui,  comte  de  Flandre  et  marquis  de  Namur  du 
mercredi  4  juin  1287.  —  Juin  1277.  («  Ce  fu  fait  en 
l'an  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  mil  deus  cens 
soissantc  et  dissiet,  el  mois  de  junié  (1)  »).  Enga- 
gement pris  par  Mahaut,  châtelaine  de  Lille,  et  Jean, 
châtelain  de  Lille,  son  fils,  de  payer  le  jour  de  la  fête 
de  la  Décollation  de  St-Jean-Baptiste  de  l'an  1278, 
à  Gui,  comte  de  Flandre  et  marquis  de  Namur,  la 
somme  do  7(X)  livres,  monnaie  de  Flandre,  pour 
laquelle  il  s'est  porté  caution  pour  eux  envers 
Jacquemon  de  Landas,  bourgeois  de  Douai.  —  28  juin 
1279.  («  En  lan  del  Incarnation  Nostre  Seigneur 
Jhèsu  Crist,  mil  deus  cens  sissante  dis  et  noef^  el 
mois  de  j unie  en  le  vieille  saint  Pierre  et  saint  Pol»). 
Donation  faite  par  Jean,  châtelain  de  Lille,  à  son  bon 
ami  Werin  do  Douai,  son  clerc,  pour  ses  bons  services, 
du  bois  dil  de  la  Folie,  sis  à  Haubourdin,  appar- 
tenant jadis  à  feu  Jean  de  Haubourdin,  doyen  de 
St-Pierre  do  Lille,  ainsi  que  des  prés  qui  en  dépendent 
et  s'étendent  du  côlé  de  la  chaussée  de  Haubourdin, 
à  la  réserve  du  chemin  servant  pour  le  halage  des 
baleaux  (pour  le  navie)  et  d'un  petit  pré  (pralet)  situé 
à  l'endroit  où  se  trouvaient  les  vieux  moulins.  — 
Janvier  1287.  («  En  lan  del  Incarnation  Jhèsu  Crist 
mil  deus  cens  quatre  vins  et  sis,  elmoisdejemner^). 


(1)  Le  mut  .;//>mî  signifie  juin  el  non  juillet  comme  on  aurait 
pu  le  croire  d'après  les  expressions  jugniet^  jugnié^  employées 
pour  juillet.  Mais  dans  Tactc  suivant  le  châtelain  de  Lille  se  sert 
du  même  mot  junié  i^X  cet  acte  est  daté  de  la  veille  de  la  fête  de 
Saint  Pierre  et  Saint  Paul  qui  tombe  le  29  juin. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.—  TRÉSOR  DES  CHARTES.—  PAYS-BAS.  —  LILLE  (CHATELAINS-CHATELLENIE).  161 


Lettres  par  lesquelles  Jean,  châtelain  de  Lille,  ordonne 
de  diminuer  la  rente  que  lui  doit  annuellement  Garin 
(de  Douai),  son  clerc,  sur  le  revenu  de  Tenclos  près  du 
vivier,  qu'il  lui  a  donné  à  Haubourdin. 

B.  1102.  (Carton.)  — 4  pièces,  parchemin  ;  9  sceaux. 

«tUt-iSBO.  —  Mlle  (ehàtelaliM).  —  Mai  1292. 
(4:  En  l'an  de  grasse  mil  deics  cens  quatre  vins  et 
douzej  el  mois  de  may  »).  Lettres  de  Jean  de  la 
Warewane,  Gilles  de  la  Haute-Wastine,  Thomas  de 
Langhelée,  Baudouin  Le  Borgne,  André  Le  Borgne, 
Allard  Vretet,  Pierre  Moreau  et  Jacques  Mortier, 
hommes  du  chfttelain  de  Lille,  déclarant  qu'en  leur 
présence,  Gérard,  seigneur  de  Marbais,  leur  pair, 
s'est  déshérité  de  12  livrées  de  terre  faisant  partie  du 
fief  qu'il  tient  dudit  châtelain.  —  Juillet  1293.  («  En 
Van  del  Incarnation  Jhèsu  Crist  mil  CC  IIIP^  et 
trèzej  el  mois  dejuliè  »).  Lettres  de  Gérard  de  Marbais, 
châtelain  de  Bruxelles  (Broussièles)^  déclarant  qu'il  a 
vendu  à  Jean  Du  Bruec,  son  valet,  tous  ses  droits  sur 
le  moulin  à  vent  situé  hors  de  Lille,  qu'on  nomme  le 
moulin  de  «  Hieppignies  ».  —  Sans  date  ;  vers  1300. 
Motifs  allégués  par  le  châtelain  de  Lille  pour  faire 
payer  par  sa  mère,  la  veuve  du  châtelain  de  Lille,  les 
dettes  laissées  par  le  défunt  châtelain,  son  mari  ; 
réponse  de  la  châtelaine  douairière  de  Lille  exposant 
que  les  dites  dettes  devaient  être  payées  par  le 
nouveau  châtelain,  son  fils. 


B.  1103.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  1  pièce 
et  1  rouleau,  papier  ;  3  sceaux. 


ta#«-tSS9.  —  une  (châtelain*).  —  1306-1310. 
Lettres  des  échevins  de  Lille  et  de  frère  Jacques,  abbé 
de  Villers  au  diocèse  de  Liège,  et  testament  d'Ade, 
dame  de  Péruwelz  et  du  Brœucq,  veuve  de  Gérard, 
seigneur  de  Marbais,  au  sujet  des  droits  que  ladite 
Ade  avait  sur  les  terres  vendues  à  Baudouin  Le  Borgne, 
bourgeois  de  Lille.  —  27  avril  1308.  («  L'an  de  grasse 
mil  trois  cens  et  wit^  le  samedi  après  le  jour 
St'Marc  »).  Lettres  par  lesquelles  Wallerand  de 
Luxembourg,  châtelain  de  Lille,  et  Guyotle,  sa 
femme,  affranchissent  en  faveur  de  Pierre  Malet,  de 
Holcron,  quinze  cents  de  terre  situés  à  Herlies,  à  tenir 
d*eux  en  fief  et  en  hommage,  moyennant  trente  sous 
de  relief  et  trente  sous  de  service.  —  Hesdin,  13  août 
1382.  Promesse  de  Gérard  de  Ghistelle,  sire  d'Esquel- 


becq,  chevalier,  au  comte  de  Flandre  de  garder 
fidèlement  le  château  de  Lille  et  de  ne  le  rendre  que 
du  consentement  dudit  comte.  —  Sans  date  ;  vers  1400. 
Mémoire  au  sujet  des  différends  survenus  entre  le 
châtelain  de  Lille  et  le  duc  de  Bourgogne,  comte  de 
Flandre.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Sentence  rendue 
en  parlement  dans  le  débat  entre  messire  le  comte  de 
Ligny  et  de  St-Pol,  seigneur  de  Fiennes,  châtelain  de 
Lille,  d'une  part,  et  le  duc  de  Bourgogne,  comte  de 
Flandre,  au  sujet  de  la  jouissance  du  bénéfice  des 
amendes  appliquées  en  justice. 

B.  1104.  (Carton.)  —  12  pièces,  parchemin  ; 
32  sceaux,  la  plupart  incomplcls. 

fl9M-ISOO.  —  lilllc  (  ehàtellcnlc  de  lM\r>^ 
Douai  et  Orcliie«).  — 13  juin  1291 .  («  Lan  del  Incar- 
nation Nostre  Ségneur  mil  deus  cens  quatre  vins  et 
onze,  le  merkedi  en  Pentecouste  »).  Lettres  par  les- 
quelles Guy,  comte  de  Flandre,  déclare  avoir  commis 
Gautier  de  Nivelles,  chevalier,  bailli  de  Lille,  pour  rece- 
voir le  déshérilementde  320  livrées  de  terre  du  fief  du 
Brœucq  (Bruech)^  fait  par  Gérard  de  Marbais  en  faveur 
de  Jeanne,  fille  de  Baude  Le  Borgne,  bourgeois  de  Lille. 
—  29  juillet  1291.  («  L'an  del  Incarnation  Nostre 
Ségneur  M  CC  LXXXXI^  le  diemence  devant  le 
Saint  Pièrc  entrant  aoust  »).  Gautier  de  Nivelles, 
bailli  de  Lille,  déclare  qu'il  a  commis  Pasquier  Le 
Borgne,  au  soin  de  recevoir  le  toerp  en  question.  — 
30  juillet  1291.  («  Mil  deus  cens  quatre  vins  et  onze, 
le  prochain  lundi  devant  le  saint  Pière  entrant 
aoust  »).  Attestation  par  sire  Jean  Makiaut,  chanoine 
de  Sl-Pierre  de  Lille,  Jean  de  Courtrai,  Robert 
Asrasières,  Barthélemi  De  le  Bine,  Jean  Bourier, 
Jean  de  le  Vile,  Jean  de  le  Warewane,  Jacques 
d'Orchies,  Nicolas  Famiaus,  Garnier  le  Pourcheau, 
Jean  de  Le  Sale  et  Philippe  de  Pontrohart,  hommes 
du  Comte,  qu'ils  ont  assisté  au  déshéritement  et  à 
Fadhéritement  ci-dessus.  —  Novembre  1291.  {«  L'an  de 
grâce  M  CC  LXXX  etonze^  el  mois  de  novembre  1^). 
Mathilde,  châtelaine  de  Bruxelles,  veuve  de  feu  Henri, 
chevalier,  seigneur  de  Marbais  et  du  Brœucq,  renonce 
en  faveur  de  Jeanne,  fille  de  Baude  Le  Borgne,  et  de 
Jean,  son  fils,  épouse  de  ladite  Jeanne,  à  tous  les  droits 
qu'elle  pouvait  avoir  en  raison  de  son  douaire  sur  les 
biens  vendus  par  Gérard  de  Marbais.  -^  Même  date. 
Quatre  lettres  de  Gérard  de  Marbais  avec  une  autre 
de  Jean  de  Courtrai  au  sujet  de  la  même  vente.  — 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  L  (2^  Partie). 


21 


i62 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Décembre  1291.  Trois  autres  lettres,  Tune  de  Gérard 
de  Marbais,  l'autre  de  Gilles  de  Roulers,  bailli  de 
Lille,  et  la  troisième  de  Jean  de  le  Warewane,  lieutenant 
dudit  bailli,  relatives  aussi  à  la  même  vente.  —  Sans 
date  ;  vers  1300.  Mémoire  concernant  les  juridictions 
de  Wameton,  Lille,  Douai  et  Orchies. 


B.  1105.  (Carton. )  —  4  pièces,  parchemin  ; 
fragments  de  sceaux. 

tS9a-lS88.  —  liille  (ehâtellcnle  de  Ullc, 
Boaal  et  Orcbleti).  —  l^'^  octobre  1320.  Enquête  au 
sujet  des  limites  de  la  châtellenie  de  Lille  du  côté  de 
Menin.  —  2  mars  1330.  Constitution  d'une  rente  d'un 
marc  et  demi,  3  sols  et  2  deniers  de  rente  sur  l'héritage 
de  Jacquemon  Tournemine. —  Gand,  20  mars  1377. 
Lettres  de  Louis  de  Maie,  comte  de  Flandre,  par  les- 
quelles il  permet  à  Barthélemi  et  Bernard  Garet,  fils  de 
feu  Bauduin  Garet,  Otte  et  Pietter  Garet,  lombards, 
marchands  et  leurs  compagnons,  de  s'établir  pendant 
quinze  ans  es  villes  et  châtellenies  de  Lille  et  Douai, 
à  l'exclusion  de  tous  autres.  —  Mêmes  lettres  sous  le 
vidimus  des  échevins  de  Douai,  en  date  du  4  décembre 
1383. 


B.  1106.  (Carton.)  —  2  pièces  et  3  doubles  bandes 

de  parchemin. 

flS84-IS89.  —  JLillc  (ehâtcUenlc  de  Mlle, 
Boaai  et  Orehles).  —  1^^^  mars-19  septembre  1384. 
Compte  de  Gérard  deRassenghien,  sire  de  Basserode, 
gouverneur  du  souverain  bailliage  de  Lille,  Douai  et 
Orchies,  des  exploits  de  son  office.  —  20  septembre 
1384-7  janvier  1386.  Comptes  du  même.  -—  Sans 
date  ;  vers  1385.  Ordonnance  par  laquelle  le  duc  de 
Bourgogne  astreint  les  officiers,  baillis,  prévôts  et 
sergents  de  la  gouvernance  de  Lille,  Douai  et  Orchies, 
à  comparaître  en  personne  aux  assises  annuelles 'que 
le  gouverneur  tiendra,  et  à  se  soumettre  à  ses 
observations,  comme  à  celles  de  son  lieutenant.  — 
13  janvier -7  mai  1387.  Comptes  do  Gérard  de 
Rassenghien,  gouverneur  du  souverain  bailliage  de 
Lille,  Douai  et  Orchies.  —  3  mai  1387.  Comptes  des 
travaux  faits  aux  châteaux  de  Warneton  et  de  Lille. 
—  1«'  août  1387.  Lettre  de  Philippe  le  Hardi,  duc  de 
Bourgogne,  comte  de  Flandre,  par  lesquelles  il 
adjoint  Gauthier  Piqueté,  bailli  de  Lille,  aux  com- 


missaires chargés  par  le  dit  prince  de  s'informer  dans 
les  villes  et  bailliages  de  Lille  et  de  Douai  des  i^eriers 
et  faiseurs  de  mauvais  contraux  desdites  villes  et 
châtellenies, 

B.  il07.  (Carton.)  —  r>4  pièces  et  1  cahier,  4  feuillets, 
.  parchemin  ;  10  sceaux  écrasés  ou  incomplets. 

flS88-iSOO.  —  JLille  (ehàtellemle  de  liUle, 
Boaal  et  Orehlen).  —  28  février  1388.  Répartition 
faite  par  le  commis  du  gouverneur  et  maître  Jean  du 
Drake,  le  bailli  et  le  receveur  de  Lille,  d'une  aide  do 
2.000  fr.  à  établir,  au  profit  du  duc  de  Bourgogne,  sur 
les  manants  de  la  châtellenie  de  Lille  à  cause  de  la 
guerre  entre  ledit  prince  et  le  duc  de  Gueldre.  —  6 
juillet  1388.  Constitution  d'une  rente  d'un  marc  par  Jean 
Horens  et  sa  femme  Assense  Willarde,  en  faveur  de 
Nicaise  de  Santés  et  assignée  sur  les  maisons  et 
héritage  des  époux  Horens.  —  22  mai  1389 -6  janvier 
1390.  Vidimus  des  lettres  du  duc  Philippe  le  Hardi 
commettant  Jacques  de  la  Tannerie,  l'abbé  de  St-Eloi 
de  Noyon,  Jean  du  Dras,  maître  des  requêtes,  Pierre 
de  Lattre,  bailli  d'Arras,  et  Laurent  Lamy,  secrétaire 
du  duc  de  Bourgogne,  pour  faire  une  information 
contre  les  usuriers  et  les  faux  monnayeurs  dans  le 
pays  d'Artois  et  les  châtellenies  de  Lille,  Douai  et 
Orchies.  —  1387.  Instruction  du  duc  Philippe  le 
Hardi  sur  la  manière  dont  doit  être  faite  la  répartition 
de  l'aide  accordée  à  ce  prince  pour  son  voyage,  avec 
le  roi  de  France,  en  Languedoc  et  en  Guyenne,  par 
les  châtellenies  de  Lille,  Douai  et  Orchies,  et  pièces 
comptables  relatives  à  la  levée  de  ladite  aide.  —  1389. 
Rapports  et  dénombrements  de  fiefs  et  nobles  léne- 
ments  de  la  Salle  de  Lille  relevant  du  duc  de  Bour- 
gogne, situés  à  Erquinghem,  Loos,  Armentières, 
Verlinghem,  Houplines,  Annappes,  lUies,  Wicres, 
AUennes,  Warcoing,  Aubers,  Fournes,  Beaucamps, 
Villers,  Genech,  Halluin,  Marquette,  Ferrières, 
Avelin.  —  15  août  1389.  Attestation  par  Andrieu  le 
Cuvelier,  dit  Dauchi,  sergent  à  Neuville-lez-Montreuil, 
sergent  d'Auchy,  qu'il  a  publié  à  Neuville-les-Mon- 
treuil,  le  rôle  de  l'aide  accordée  par  les  châtellenies 
de  Lille,  Douai  et  Orchies  au  duc  de  Bourgogne,  pour 
son  voyage  en  Languedoc.  —  15  septembre  - 
15  octobre  1389.  Etat  des  arrérages  dus  en  la  châtel- 
lenie de  Lille  à  cause  des  aides  accordées  au  duc  de 
Bourgogne. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  LILLE  (CHATELLENIE).       163 


B.  1108.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce  et  1  cahier 
7  feuillets,  papier  ;  2  sceaux  incomplets. 


iSe^-itlM.  —  lilllc  (ehàtellenle  de  lillle» 
Boaai  ci  Orcbles).  —  8  mars  1390.  Donation  par 
Alice,  veuve  de  Jean  de  le  Biéke,  à  Colarl  Bruniaulxetà 
Pierrotle  Manchette,  à  cause  de  leur  mariage,  de 
26  cents  de  terre  sis  à  Englos,  pour  en  jouir  après  le 
décès  de  ladite  donatrice.  —  20  septembre  1390.  Infor- 
mation sur  l'arrestation  dans  la  terre  de  Haubourdin  de 
Jean  le  Gauchit  par  Moreau  le  Cambier,  sergent  de 
messire  Caulus,  bâtard  de  Luxembourg.  —  27  mai  1392. 
Arrêt  du  parlement  de  Paris  portant  homologation  d'un 
accord  fait  entre  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne 
et  comte  de  Flandre,  d'une  part,  et  Wallerand,  comte 
de  Liney  et  de  St-Pol,  châtelain  de  Lille,  déterminant 
les  causes  dont  la  connaissance  appartiendra  à  la 
gouvernance  de  Lille  et  celles  dont  le  châtelain 
pourra  faire  demander  le  renvoi  ainsi  que  les  amendes 
dont  le  tiers  devra  appartenir  audit  châtelain  ;  même 
arrêt  sous  le  vidimus  des  échevins  de  Lille,  en  date  du 
24  septembre  1392  ;  —  copie  sur  papier  du  même  arrêt. 

B.  1109.  (Carton.)  —  2  pièces  et  4  rouleaux,  parchemin  ;  1  pièce, 
3  rouleaux  et  1  cahier,  7  feuilleta,  papier. 

tSII9-t40e.  —  lilllc  (ehàtellcnle  de  Ullc, 
Douai  ci  Orebles).  —  16  août  1397.  Avis  au  bailli  de 
Lille  de  la  vente  par  Jacquemart  Flamment  et  Pierronne, 
fille  de  Jean  Pou  train,  dit  Joly,  sa  femme,  à  Jean  de 
Stenles,  receveur  de  Lille,  des  briefs  sis  tant  dans 
ladite  ville  qu'àLomme,  Annœulin  et  autres  paroisses. 
—  9  et  16  juin  1399.  Mandement  du  duc  de  Bourgogne 
aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille  pour  la 
levée  de  l'aide  octroyée  par  les  châtellenies  de  Lille, 
Douai  et  Orchies.  —  Sans  date  ;  vers  1400.  Mémoires 
et  consultations  en  faveur  du  comte  de  St-Pol  au  sujet 
des  différends  qui  existaient  entre  lui  et  le  duc  de 
Bourgogne  relativement  à  la  châtellenic  de  Lille.  — 
Sans  date  ;  XIV^  siècle.  État  des  impositions  de  la 
châtellenie  de  Lille. 

B.  liiO.  (Carton.)  —  2 pièces,  parchemin;  15  pièces,  papier; 

2  sceaux  incomplctn. 

IASI^i44ft.    —    JLUlc    (cliâtellenlc  de    Mlle, 
ualct  Orebies). — 11  et  14  mars  1430.  Mandement 


de  Philippe  le  Bon,  duc  de  Bourgogne,  ordonnant 
d'arrêter  et  de  livrer  à  l'Inquisition  certains  habitants  de 
Lille,  Seclin,  Ennevelin  et  Fretin,  imbus  des  doctrines 
de  Jérôme  de  Prague  ;  ordonnance  du  même  prince 
annulant  une  sentence  de  l'évêque  de  Tournai  et  de 
l'Inquisiteur  de  la  Foi  par  laquelle  ceux-ci  s'adjugeaient 
les  biens  meubles  de  plusieurs  de  ces  hérétiques 
condamnés  au  supplice  du  feu,  sentence  conlre  laquelle 
protestaient  le  ;nagislrat  de  la  ville  de  Lille  et  les 
quatre  seigneurs  hauts  justiciers  de  la  châtellenie.  — 
1432.  Lettres  des  habitants  de  Lomme,  Escobecques, 
Gondecourt,  Noraain,  Capinghem,  Templemars,  Mar- 
chiennes  et  Lécluse  réclamant  contre  la  part  qui  leur 
a  été  imposée  dans  la  répartition  des  aides  à  fournir 
par  les  châtellenies  de  Lille,  Douai  et  Orchies.  — 
1436  et  1437.  Promesse  faite  par  le  duc  de  Bourgogne 
aux  Trois  États  des  villes  et  châtellenies  de  Lille, 
Douai  et  Orchies,  de  les  garantir,  en  retour  do  l'aide 
qu'ils  lui  ont  accordée,  des  pilleries  et  roberies  des 
gens  d'armes  et  de  trait,  de  les  exempter  des  logements 
militaires  et  autres  charges  analogues.  —  11  janvier 
1445.  «  Mémoire  et  advertissement  à  mon  très-redoubté 
seigneur,  monseigneur  le  duc  de  Bourgogne  et  de 
Brabant,  conte  de  Flandres  et  à  son  noble  Conseil, 
pour  l'entretènement  de  ses  drois,  haulteurs  et 
seigneurie  qu'il  a  en  sa  Conté  de  Flandres,  mesmement 
en  ses  villes  et  chastellenies  de  Lille,  Douai  et  Orchies  ». 

B.  un.  (Carton.)  —  6  pièces,  papier, 

i474-lftOe.  —  liillc  (ehâtellenlc  de  MllCy 
Boaal  et  OrchieM).  —  1474-1500.  Copies  de  trois 
ordonnances  touchant  les  nouveaux  acquêts  dans  les 
châtellenies  de  Lille,  Douai  et  Orchies.  —  Château  de 
Ham,  le  29  mars  1497.  Minute  des  instructions  données 
par  Marie  de  Luxembourg,  comtesse  de  Vendôme  et  de 
St-Pol,  à  son  bailli  de  la  châtellenie  de  Lille,  à  l'effet 
de  comparaître  aux  Etats  de  la  dite  châtellenie, 
assemblés  au  sujet  des  aides  demandées  par  l'archiduc 
Philippe  le  Beau  et  y  requérir  le  tiers  desdites  aides 
auquel  elle  a  droit  comme  châtelaine  dudit  Lille.  — 
Cambrai,  le  17  janvier,  sans  date  d'année  ;  XV*  siècle. 
Lettre  du  duc  de  Bourgogne  au  gouverneur  de  Lille 
et  Douai  d'avoir  à  venir  le  trouver  à  Cambrai  pour  lui 
expliquer  les  motifs  de  la  saisie  de  la  terre  de 
Ribeaucourl  appartenant  à  Engelbert  d'Enghien.  — 
Sans  date  ;  XV*  siècle.  Déclaration  des  fiefs  appartenant 
à  Madame  la  Sénéchale  de  Hainaut  dans  la  châtellenie 


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ARCHIVES  DU  NORD. 


de  Lille  et  dans  les  localités  suivantes:  Cysoing,Tressin, 
Roubaix,  Néchin,  La  Royère,  Templemars. 


B.  1112.  (Carton.)  —  1  pièce  et  1  cahier  ;  12  feuillets, 
parchemin  ;  5  pièces,  papier. 

tfti 9-1599.  —  Mlle  ( ehâtelleiilc  de  Mlle, 
Boaal  et  Orebles).  —  26  mars  1512.  Placard,  au  nom 
de  l'archiduc  Charles  d'Autriche,  ordonnant  au  bailli  de 
Lille  de  veiller  à  la  conservation  des  bois  situés  dans 
sa  juridiction  et  dans  la  châtellcnie  de  Lille.  —  1513. 
Requête  des  habitants  de  plusieurs  villages  de  la 
châtellenie  de  Lille  à  l'effet  d'obtenir  une  diminution 
dans  les  tailles  qui  leur  sont  imposées.  —  28  février- 
11  mars  1517.  Réponse  donnée  par  les  officiers  de  la 
Gouvernance  de  Lille  à  Jean  del  Saulch  au  sujet  des 
terres  dites  d'Empire  enclavées  dans  la  châtellenie 
dudit  Lille  ;  lettre  des  gens  de  la  Chambre  des  Comptes 
de  Lille  à  l'Archiduc,  roi  de  Castille,  au  sujet  desdites 
terres.  —  29  janvier  15*22.  Recès  des  États  de  Lille, 
Douai  etOrchies  accordant  à  l'empereur  Charles  Quint 
la  somme  de  8.000  livres  de  Flandre,  à  lever  sur  lesdites 
villes  et  châtellenies  à  l'occasion  de  la  guerre  avec  la 
France.  —  1522.  Inventaire  des  lettrages,  comptes  et 
enseignements  appartenant  à  Madame  la  duchesse 
douairière  de  Vendôme,  châtelaine  de  Lille,  servant 
pour  ladite  châtellenie  et  les  seigneuries  de  Haubourdin 
et  d'Emmerin  et  reposant  en  un  coffre  à  l'hôtel  de  ladite 
dame  à  Lille. 


B.  1113.  (Carton.)  — 2  pièces,  parchemin;  5  pièces  et  1  cahier, 
10  feuiUets,  papier;  1  sceau  incomplet. 

« 

tft9S-MftO.  —  JLille  (ehàtellenie  de  Mlle, 
Boual  et  Orebies).  —  24  avril  1523.  Recès  des  États 
des  villes  et  châtellenies  de  Lille,  Douai  et  Orchies, 
accordant  à  l'empereur  Charles  Quint  une  aide  de 
16.000  livres  pour  les  dépenses  de  la  guerre  avec  la 
France.  —  Matines,  le  15  avril  1526.  Ordonnance  rela- 
tive aux  ventes  et  transmissions  de  fiefs  dans  le  bailliage 
de  Lille,  — 1528.  Instructions  pour  M*'  Jean  Gommer, 
lieutenant  du  gouverneur  de  Lille,  pour  demander  aux 
habitants  des  terres  dites  exemptes  dans  les  châtellenies 
de  Lille,  Douai  et  Orchies,  une  aide  extraordinaire  de 
1.800  livres.  —  27  mai  1528.  Lettres  de  Guillaume  de 
Landas,  président  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille, 
au  comte  de  Gavre,  gouverneur  des  châtellenies  de 


Lille,  Douai  et  Orchies,  au  sujet  du  projet  de  faire 
payer  par  les  terres  exemptes  desdites  châtellenies, 
les  dépenses  des  fortifications  de  La  Bassée  et  de 
Vendin.  —  23  février  1529.  Lettres  de  Charles  de 
Luxembourg,  seigneur  de  Fiennes,  conseiller  et  cham- 
bellan de  l'Empereur,  au  sujet  d'une  somme  de 
12.000  livres  tournois  de  rente,  retenue  par  dame  Marie 
de  Luxembourg,  duchesse  douairière  de  Vendôme, 
comtesse  de  St-Pol,  châtelaine  de  Lille,  sur  la  propriété 
desdites  seigneuries,  en  constituant  800  livres  de  rente 
perpétuelle  au  denier  seize  ou  de  rente  viagère  au 
denier  huit  sur  lesdites  seigneuries.  —  19  avril  1659. 
Règlement  fait  par  la  Chambre  des  Comptes  au  sujet 
de  l'audition  des  comptes  des  villes  et  châtellenies  de 
Lille,  Douai  et  Orchies. 

B.  1114.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier; 

2  sceaux  incomplets. 

fl8llft-flft9S.  —  lillle  (Tllla^efi  de  la  ehàtellenie 

de).  —  Annappes.  28  octobre  1365.  Vente  du  fief  de  la 
Moussonnière  tenue  de  la  cour  de  Fourmizelles  à 
Annappes,  par  Jean  del  Eschope,  dit  Crocket,  et 
demoiselle  Jeanne,  sa  femme,  à  Jean  de  Kielent.  — 
15  septembre  1397.  Rapports  et  dénombirements  faits 
par  Jean  de  Florench,  écuyer,  au  nom  de  Jeanne  de 
Hem,  son  épouse,  au  duc  de  Bourgogne,  d'un  fief  situé 
dans  les  paroisses  d'Annappes,  Hem  et  Ascq  et  d'un 
fief  sis  à  Croix,  nommé  le  bos  le  Meiir^  jadis  éclissé 
du  fief  de  la  Fontaine. —  Anstaing.  1523.  Requête  de 
Josse,  seigneur  de  Berlettes  et  d'Anslaing,  à  l'empereur 
Charles  Quint,  contre  Jean  de  la  Hamaïde,  seigneur 
de  Chereng,  qui  avait  fait  creuser  une  fosse  au  marais 
de  le  Hottouwe,  commun  entre  les  habitants  d' Anstaing 
et  de  Gruson,  par  laquelle  il  demande  des  lettres  de 
relief  d'appel  de  la  complainte  en  forme  de  nouvelleté 
obtenue  de  la  gouvernance  de  Lille.  —  Armentih^es. 
2  et  6  juin  1424.  Lettre  de  Philippe,  comte  de  St-Pol  et 
des  échevins  d'Armentières,  reconnaissant  avoir  reçu 
les  lettres  par  lesquelles  le  duc  de  Bourgogne  règle  les 
droits  de  justice  du  châtelain  de  Lille  et  des  échevins 
et  bourgeois  d'Armentières.  —  Sans  date  ;  vers  1500. 
Requête  des  bailli  et  échevins  de  la  Salle  d'Ypres 
demandant  copie  des  titres  déposés  à  la  Chambre  des 
Comptes  leur  permettant  de  prouver  que  la  seigneurie 
de  la  Motte  à  Armentières  dépend  de  la  châtellenie 
d'Ypres  et  non  de  celle  de  Lille. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  I^AYS-BAS.  —  LILLE  (CHATELLENIE).        Km 


B.  4115.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier; 
7  sceaux  brisés  et  incomplets. 


tS«S-tSfl9.  —  lillle ( vlllaffeu  delà  ehâtellenle 

de).  —  Bersée  et  Atichy.  28  août  1398.  Avis  au  bailli  de 
Lille  de  la  vente  par  Gilles  Fainiel  à  Jacques  Le  Sau- 
vage, dit  de  Bruges,  bourgeois  et  sergent  de  la  prévôté 
de  Lille,  d'un  fief,  gisant  dans  les  deux  paroisses  de 
Bersée  et  d'Auchy.  —  Bondues.  2  février  1363.  («  A  le 
Purification  Nostre  Dame  que  on  dit  le  Candeler, 
Van  de  grasce  mil  trois  cens  syssante  et  deus  »^. 
Lettres  de  Jean  D'Espierres,  bailli  des  terre,  justice 
et  seigneurie  appartenant  à  honorable  homme  Michel 
Durfaut,  en  la  paroisse  de  Bondues,  contenant 
radhéritement  par  lui  donné  en  présence  des  échevins 
dudit  lieu,  savoir  :  Jean  de  la  Sale,  Colart  le  Kiens, 
Jean  le  Carliers,  Willaume  Honihave  et  Jean  duPryer, 
à  Jacquemart  du  Ribreuc  et  à  Gilles  Laousle,  de  quatre 
pièces  de  terre  situées  en  ladite  seigneurie,  acquises 
par  eux  pour  en  jouir  leur  vie  durant  de  Robert 
Lolivier  et  Marguerite  des  Gamans,  sa  femme.  — 
Breucq  (le).  20  octobre  1387.  Vente  par  Jean  Jolis,  du 
Breucq,  en  faveur  d'Antoine  le  Borne,  d'une  rente  d'un 
demi-marc  d'argent  par  an. 

B.  1116.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

tSS9.  —  lillle  (irllla«M  de  to  ehàtellenle  de). 

—  Capinghem,  21  mars  1389.  Jacques  le  Prouves, 
chevalier,  sire  de  Capinghem,  quitte  Jacques  Tannoye, 
prêtre,  curé  de  la  paroisse  de  Ste-Catherine  à  Lille, 
d'une  rente  qu'il  percevait  sur  un  fief  appartenant  audit 
Jacques  Tannoye  à  Capinghem. 


B.  1117.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin;  4  pièces 
et  2  cahiers,  14  feuillets,  papier. 

iâ*t-iâ«ft.  —  IJlle  (vlllasende  to  ehàtellenle 

de).  —  Comines.  Sans  date;  vers  1401.  Refus  des 
échevins  de  Comines  d'exhiber  les  comptes  de  la  ville 
aux  officiers  du  duc  de  Bourgogne  ;  lettre  écrite  à  ce 
sujet  par  Jean  Canart,  évêque  d'Arras  et  chancelier  du 
Duc.  —  16  mars  1413.  Lettres  par  lesquelles  Pierre 
Mallet,  sergent  du  Roi  an  bailliage  d'Amiens  en  la  pré- 
vôté de  Beauquesne,  rend  compte  de  ses  démarches  à 
Douai  et  à  Comines  pour  obtenir  la  remise  de  pièces 
concernant  son  ministère.  —  7  août  1418.  Sentence  du 


conseil  du  duc  de  Bourgogne  prescrivant  une  enquête 
sur  le  bien  fondé  de  la  prétention  des  gens  de  la  Salle 
d'Ypres,  do  tenir  une  franche  vérité  par  an,  nommée 
la  Vérité  du  Moine^  à  Houthem  près  de  Comines,  et 
ce,  nonobstant  l'opposition  du  seigneur  de  Comines, 
chambellan  du  Duc.  —  26  mai  1456.  Exécution 
d'amende  de  désertion  d'appel  interjeté  en  la  cour  du 
parlement  de  Paris,  de  certaine  sentence  rendue  contre 
feu  Colard  de  Comines  par  les  gens  du  conseil  du  duc 
de  Bourgogne,  et  saisie  du  revenu  de  la  terre  de 
St-Venant ,  sur  Philippe  de  Comines,  son  fils  et  héritier. 

—  11  juin  1495.  Enquête  et  information  faite  en  la 
ville  de  Comines  par  maître  Louis  de  la  Valée,  con- 
seiller du  roi  des  Romains  et  de  l'Archiduc,  sur 
l'appauvrissement  et  la  situation  précaire  de  celte  ville, 
occasionnés  par  les  «  feuz  de  meschief  qui  y  sont  par 
ci-devant  survenuz  et  les  grans  mortalitez  et  guerres 
depuis  survenues  au  pays  de  Flandres  ».  —  1495. 
Enquête  au  sujet  des  taxes  et  contributions  dues  par 
les  habitants  de  Comines. 

B.  1118.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

t619-XVr  sièele.  —  UUe  (vlilasen  de  1»  ehà- 
tellenle de).  —  Comines  (suite).  1517.  Pièces  de  pro- 
cédures produites  dans  le  différend  entre  les  habitants 
de  Comines-Nord  et  ceuxdeCoraines-Sud,  au  sujet  des 
tailles  et  impositions.  —  Sans  date  ;  commencement 
du  XVP  siècle.  Note  sur  le  nombre  des  feux  existant 
à  Comines  et  qui  s'élève  à  280  ;  il  était  de  300  avant 
la  guerre,  mais  la  diminution  de  la  draperie  a  entraîné 
celle  de  la  population  ;  on  comptait  autrefois  30  à  36 
hostilles  (outils,  métiers)  où  l'on  fabriquait  les  draps  ; 
il  n'y  en  a  plus  que  16.  —  Sans  date  ;  XVI*  siècle. 
Requête  et  observations  réciproques  des  échevins  et 
habitants  de  Comines-ville,  d'une  part,  et  de  Comines- 
campagne,  de  Tautre,  dans  le  différend  existant  entre 
eux  au  sujet  des  tailles  et  autres  impositions. 

B.  1119.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  sceau  incomplet. 

«TOI.  —  lillle  (vlllaseii  de  Ia  ehàtellenle  de). 

—  Cysoing  et  Bouviues.  19  avril  1391.  Rapport  et 
dénombrement  fait  par  Alard  de  Corbinnangle,  demeu- 
rant à  Cysoing,  de  deux  fiefs  qu'il  tient  de  la  baronnie 
de  Cysoing,  situés  dans  les  paroisses  de  Cysoing  et 
de  Bouvines. 


160 


ARCHIVES  DU  NORD. 


R.  1120.  (Carton).  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier; 

4  sceaux. 

ttSS-XI'V^  Miècle.  —  lillle  (vlllasM  de  la  eliA- 
tellenlc  de).  —  Eî^quinghem-sur-la-Lys.  26  octobre 
1283.  «  (  Uan  del  Incarnation  Nostre  Seingneur 
Jhèsii  Crist  mil  deus  cens  quatre  vins  et  troiSy  le 
mardi  devant  le  jour  de  Tous  sains  »).  Lettres  par 
lesquelles  Gui,  coiiile  de  Flandre,  donne  à  ferme  pour 
trois  ans  à  Eslevenon  de  le  Lis  son  manoir  d'Erquin- 
ghem,  les  moulins  de  wede  et  à  vent  et  tout  ce  qu'il 
avait  acheté  du  châtelain  de  Lille,  moyennant 80  livres 
monnaie  de  Flandre  à  payer  annuellement  en  deux 
termes,  se  réservant  la  montée  et  \edeffbis  dans  la  pê- 
cherie de  la  rivière  de  la  Lys,  les  hommages,  les  forfaits, 
les  reliefs,  les  entrées,  les  issues  et  les  octrois,  à  charge, 
par  ledit  Eslevenon  d'entretenir  les  maisons,  manoirs 
et  mouling,  à  moins  qu'il  ne  faille  des  montants  ou 
volants  aux  moulins,  dans  lequel  cas  le  Comte  serait 
obligé  de  fournir  les  bois  nécessaires  pour  les  fabriquer; 
il  founiira  aussi  dans  le  cours  du  bail  une  meule  ;  le 
(]omte  donne,  en  outre,  en  ferme  audit  Estevenon 
pour  le  même  terme  et  moyennant  12  livres,  une  rente 
eu  blé  et  en  avoine  qu'il  a  achetée  de  Wuillaume  du 
Bruille  et  un  pré  qu'il  a  acquis  de  Jean  dou  Biez  ;  ce 
bail  commencera  A  la  Toussaint  et  si  les  moulins 
tombent  par  le  fait  de  la  tempête,  le  Comte  s'oblige  à 
les  rétablir  selon  l'usage  de  la  châtellenie  de  Lille  ;  il 
s'y  réserve  aussi  la  justice.  —  Esquermes.  — 
24  avril  1391.  Lettres  par  lesquelles  Jean  de  le  Bièque, 
lieutenant  de  Vincent  du  Tronk,  prévôt  d'Esquermes, 
Henri  de  le  Vacquerie,  Jean  Hangouward,  fils  de  feu 
Watier,  Pierre  de  le  Court  et  Jacquème  de  Le  Bla- 
quierme,  échevins  dudit  Esquermes,  adhéritent  Lucas 
de  Perret  et  Marie  du  Frcsnoy,  sa  femme,  de 
205  verges  de  pré,  situées  hors  la  porte  du  Molinel, 
tenues  de  la  dite  prévôté,  échues  au  duc  de  Bourgogne 
par  la  mort  de  Catherine  Artue,  bâtarde,  et  à  eux 
cédées  par  Jacques  de  la  Tannerie,  receveur  du  Duc, 
à  Lille,  à  charge  de  30  sols  de  rente  héritière  par  an. 
—  Sans  date;  XIV®  siècle,  information  contre  le 
nommé  Hovelacque,  pour  cause  de  rébellion  contre  le 
bailli  d'Esquermes  qui  le  menait  en  prison. 

H.  1121.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux  incomplets. 

1387-1494.—  lillle  (Ylllases  de  la  ehAtellenle 
de).  —  Fournes,  7  décembre  1387.  Sommation  par 
Jean  li  Grauls,  sergent  du  souverain  bailliage  de  Lille, 


Douai  et  Orchies,  à  Esteurdi  Mallet,  de  Foumes,  de 
comparaître  devant  le  Conseil  à  Lille.  —  1387.  Mande- 
ment du  conseil  du  duc  de  Bourgogne  à  Lille,  pour 
ajourner  Esteurdi  Mallet,  de  Foumes,  à  cause  de  cer- 
tains marchés  et  contrats  usuraires  faits  par  lui.  — 
21  août  1424.  Vidimus  par  Simon,  doyen  de  l'église  de 
St-Omer,  d'une  bulle  du  pape  Martin  V  tendant  à 
faire  racheter  les  biens  aliénés  de  l'autel  St-Michel 
en  l'église  paroissiale  Notre-Dame  de  Fournes. 

B.  1122.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin. 

1SS1-144B.—  lAUe  (YllIaseM  de  to  ehàteUenle 
de). —  Frelinghien.  20  décembre  1331.  («  Le  venredi 
devant  Noël  »).  —  Liste  des  témoins  entendus  dans 
une  enquête  faite  à  Frelinghien  au  sujet  d'un  nommé 
Chrétien  de  Clerkes,  de  Dixmude,  noyé  dans  la  Lys, 
avec  l'indication  des  effets  trouvés  sur  lui.  —  1385. 
«  C'est  ce  que  les  terres  gisans  à  Frelinghien,  jadis 
appartenans  à  feu  Guillaume  ParoUe  et  aulcuns 
autres  d'icelles  terres,  à  Jean  Le  Kien,  et  de  présent 
tous  appartenans  aux  hoirs  dudit  feu  Guillaume 
Parolle  où  aulcuns  aultres,  doivent  d'arrérages  as 
briefs  de  Tespier  de  Lille,  lesquelz  arrérages  sont 
rabattuz  de  leur  assignation  qu'ils  ont  sous  les  comuses 
rechoiptes  de  la  ville  et  chastellenie  de  Lille,  comme 
il  peut  apparoir  par  les  titres  de  feu  Monseigneur  de 
Flandres  faisant  mention  de  ladite  assignation  ».  — 
Gondecourt.  1*^  novembre  1449.  Rapport  et  dénom- 
brement du  fief  du  Mesedoin,  consistant  en  rentes 
justiciables  sur  25  cents  de  terre  gisant  au  terroir  de 
Gondecourt,  et  rendu  par  Jacquemar  Boulinghier. 

B.  1123.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 

3  sceaux  incomplets. 

1SB9-1691.  —  lillle  (%llla«e«  de  to  ehàtelleiile 

de).  —  Halluin.  Arras,  mai  1397.  Lettres  du  duc  de 
Bourgogne,  renouvelant  les  privilèges  de  la  draperie 
à  Halluin.  —  Sans  date  ;  XIV®  siècle.  Etat  des  rentes 
dues  à  la  charité  des  pauvres  à  Halluin.  —  12  mars 
1404.  («  MCCCC  et  trois  »).  Lettres  de  Gautier  Patyn 
et  autres  échevins  d'Halluin  promettant  d'exécuter  les 
lettres  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne  et  comte  de 
Flandre,  accordant  à  la  ville  d*Halluin  le  droit  d'avoir 
un  sceau  pour  sceller  les  draps  de  sa  draperie,  à 
charge  de  payer  un  droit  au  domaine.  —  24  décembre 
1388.  Rapport  et  dénombrement  d'un  fief  de  trois  bon- 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  —  LILLE  (GHATELLENIE).       Ifi7 


niers  d'héritage,  situé  à  Halluin,  fait  par  Daniaux  li 
Phelippes  au  duc  de  Bourgogne  à  cause  de  sa  Salle  de 
Lille.  —  Même  date.  Rapport  et  dénombrement  d'un 
fief  d'un  demi-bonnier  de  prairie,  situé  à  Halluin,  que 
Jacquemars  Denwes,  fils  Olivier,  tient  du  duc  de 
Bourgogne.  —  18  juin  1521.  Assignation  donnée  par 
les  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille  aux 
gliseurs  de  l'église  d'Halluin  et  au  receveur  de  ladite 
église,  de  comparoir  devant  eux  pour  répondre  d'avoir 
de  leur  propre  autorité  levé  les  droits  qui  se  perçoivent 
au  profit  de  l'Empereur  sur  les  draps  et  demi-draps 
que  l'on  drape  et  scelle  audit  Halluin. 

B.  1124.  (Carton.)  —  5 pièces  et  1  cahier,  7  feuillets,  parchemin  , 

2  pièces,  papier  ;  2  sceaux  brisés. 

IMM^tetS.—  Ulle  (vlllaires  de  la  ehàtellenle 

de).  —  Haubourdin.  Sans  date  ;  vers  1266.  Lettres 
de  Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  portant  que  ses 
officiers  de  justice  avaient  rendu  un  jugement  sur  un 
différend  entre  Pierre  de  Bévereckes  et  Jean,  son 
frère,  d'une  part,  et  Wauthier  de  Haubourdin  et  ses 
amis,  d'autre  part,  au  sujet  de  l'exécution  d'un  accord 
entre  eux  relativement  à  la  mort  de  Gérard,  frère 
dudil  Wauthier,  tué  par  l'une  des  parties  contractantes, 
suivant  lequel  accord  ils  devaient  payer  audit  Wauthier 
220  livres,  monnaie  de  Flandre.  —  19  mars  1285. 
(«  En  Van  del  Incarnation  Nostre  Signeur  Jhésu 
Crist,  mil  deus  cens  quatre  vins  et  quatre^  el  mois 
de  marché  lendemain  des  biéles  Pasques  (les 
Rameaux)  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean,  châtelain 
de  Lille,  donne  en  accroissement  de  son  fief,  à  Garin 
de  Douwai  (Douai),  son  clerc,  l'enclos  de  son  vivier  à 
Haubourdin;  —  même  date,  pareilles  lettres.  — 
25  mars  1285  («  En  Van  del  Incarnation  Jhésu  Crist 
mil  CCLXXX  et  V,  le  jour  de  grandes  Paskes,  el 
m^is  de  march  quant  Rogiers  de  Martinsart  et 
Brodous  devant  dit  lèiurent  pour  aler^en  Ara- 
gonne  »).  Lettres  du  même,  confirmant  les  lettres 
précédentes  par  (levant  «  Jehan  Le  Roy,  de  Amerin 
(Emmerin),  Rogier  de  Martinsart  et  Brodoul  de 
Biaupret».  —  Ypres,  16 juin  1301.  («....  die  veneris 
post  festum  heati Barnabe  apostoli  »).  Mandement  de 
Philippe  le  Bel,  roi  de  France,  à  son  cher  et  féal  le 
connétable  de  France,  de  se  faire  remettre  l'enquête 
faite  par  maître  P.  de  Bytur,  son  clerc,  et  J.  de  Veris, 
chevalier,  bailli  de  Hainaut,  touchant  le  fait  de 
Haubourdin  et  des  circonstances  et,  si  elle  n'est  pas 


finie,  de  la  faire  achever.  —  8  janvier  1509.  Lettres 
patentes  de  Marie  de  Luxembourg,  comtesse  de 
Vendôme,  dame  de  Haubourdin,  etc.,  accordant  aux 
habitants  de  ladite  ville  l'autorisation  de  percevoir  un 
droit  sur  la  chaussée  de  Haubourdin,  établie  parce  que 
cette  localité  avait  été  bâtie  dans  un  endroit  maré- 
cageux. —  1604.  Fixation  à  la  somme  de  42  livres,  de 
la  quote-part  des  habitants  de  Haubourdin-Empire 
dans  l'assiette  des  impositions  de  1604.  —  1613. 
Fragment  des  coutumes  et  usages  du  bourg  de 
Haubourdin. 

B.  112.").  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier; 
i  sceau  et  plusieurs  fragments. 

t388-te4â.—  Mlle  (vIllaffCA  de  to  chàtelleiile 
de).  —  Hellemmes.  9  mai  1388.  Traité  de  mariage 
entre  Jean  de  le  Sauch  et  Agnès  Warin,  d'Hellemmes. 
—  Hem,  24  décembre  1388.  Rapport  et  dénombrement 
d'un  fief,  dit  de  Beaumont,  tenu  de  la  Salle  de  Lille 
appartenant  au  duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre, 
par  Guillebert  de  Lannoy,  chevalier,  consistant  en  un 
lieu  ma7ioir^  prés,  bois,  etc.,  dans  la  paroisse  de 
Hem,  d'une  contenance  de  30  bonniers.  —  14  juin 
1442.  Sentence  de  la  gouvernance  de  Lille  adjugeant 
à  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  le 
fief  delà  Ronderie  à  Hem,  tenu  de  Roubaix,  saisi  pour 
débet  de  comptes  sur  Pierre  de  Ruines,  receveur  de 
l'espier  de  Bruges.  —  Herlderghem.  26  mars  1399. 
Avis  au  bailli  de  Lille  de  la  vente  par  Ost  van  Stabrant 
à  Adam  den  Prostt  d'un  fief  sis  dans  la  paroisse  de 
Herlderghem.  — Herlies.2mdj^  1644.  Dénombrement 
par  Jean,  Jacques  de  Burghe  et  autres,  de  plusieurs 
parties  de  terre  sises  à  Herlies,  tenues  de  dame  Anne 
de  Croy,  comtesse  douairière  de  Coupigny.  — 
Houplines.  14  novembre  1388.  Rapport  et  dénombre- 
ment fait  par  damp  Henri  Le  Maître,  prieur  de  lu 
ville  d' Houplines j  au  bailli  de  Lille,  d'un  fief  qu'il  tient 
à  cause  de  V église  Saint-Vallo  dalles  Rains,  de  la 
Salle  de  Lille,  appartenant  au  duc  de  Bourgogne  et 
consistant  en  un  lieU'7}ianoiry  prés,  terres  de  la  conte- 
nance d*un  bonnier,  sis  à  Houplines. 

B.  1126.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ; 
1  pièce  et  1  rouleau,  papier. 

t99t-t44«.—  Mlle  (villages  de  1»  ehàtellenle 
de). —  Iai  Bassée.  31  octobre  1271.  (^  Lan  mil  deus 


168 


ARCHIVES  DU  NORD. 


cens  septante  tw^  le  Jour  devant  Tous  les  Saints  »). 
Lettres  par  lesquelles  Jean,  châtelain  de  Lille, 
s'engage  à  faire  creuser  un  canal  de  La  Bassée  à 
Haubourdin,  à  condition  que  les  échevins  de  Lille 
lui  payeront  une  somme  de  1.500  livres  d'Artois.  — 
Janvier  1274.  («  Ce  fit  fait  et  donnée  en  l'an  del 
Incarnation  Nostre  Segneur  Jhésu  Crist  MCC 
sissante  et  trèze  el  mois  de  j envier  »).  Lettres  par 
lesquelles  Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  et  Gui, 
son  fils,  confirment  les  lettres  y  insérées  de  Jean, 
châtelaiu  de  Lille,  données  sous  la  même  date  ;  par 
ces  lettres,  le  châtelain  de  Lille  s'engage,  en  dédom- 
mageant les  propriétaires  riverains,  à  faire  creuser, 
pour  le  profit  de  la  ville  et  châtellenie  de  Lille,  un 
canal  portant  bateau  depuis  La  Bassée  jusqu'à  Lille,  à 
condition  que  l'abbaye  de  Loos  ne  perdra  aucune  de 
ses  eaux,  soit  pour  les  usages  de  la  maison  soit  pour 
les  moulins  de  ladite  abbaye  et  du  Vienoit  qui  pourront 
moudre  à  l'ordinaire  depuis  la  St-Remi  jusqu'à  la  mi- 
avril  ;  ledit  châtelain  fera  faire  un  moulin  à  Haubourdin 
et  à  côté  une  ventelle  (écluse)  dont  Teau  et  celle  du 
moulin  reviendront  dans  le  canal  et,  passant  sous  le 
pont  d'Haubourdin,  descendront  à  l'abbaye  de  Loos 
ainsi  que  le  courant  de  Wavrin  ;  on  pourra  faire  ouvrir 
les  portes  de  l'écluse  d'Haubourdin  quand  l'eau 
manquera  à  l'abbaye  ;  le  châtelain  fera  ouvrir  l'écluse 
d'Haubourdin  pour  le  passage  des  bateaux  deux  fois 
par  semaine  seulement  ;  le  canal  se  continuera  jusqu'au 
pont  des  RibauXy  de  là  à  la  Gaukerie  de  l'abbaye 
d'où  il  traversera  les  prés  des  Fresnes  jusqu'à 
Bazinghem  d'où  il  passera  sous  le  pont  du  Vienoit  et 
ira  au  filet  de  Canteleu^  le  comte  de  Flandre  prendra 
une  ordonnance  pour  défendre  aux  bateliers  et 
passants  de  faire  aucun  tort,  ni  dommage  à  l'abbaye 
de  Loos  ni  à  ses  terres  ;  les  délits  commis  à  ce  sujet 
seront  jugés  par  le  bailli  de  Lille  et  la  moitié  des 
amendes  appartiendra  au  Comte  et  l'autre  moitié  à 
l'abbaye  de  Loos,  à  la  réserve  toutefois  de  ce  qui 
revient  au  Châtelain  dans  toutes  les  amendes  pro- 
noncées dans  la  châtellenie;  Pabbé  de  Loos  pourra 
faire  amener  parce  canal  toutes  les  choses  nécessaires 
à  l'abbaye  sans  avoir  à  payer  ni  droit  de  travers,  ni 
vinage  ;  ledit  abbé  entretiendra  les  deux  ponts  dits  de 
Kénoy  et  des  Ribaux  de  manière  à  ce  que  l'on  puisse 
y  passer  à  pied  ou  à  cheval  seulement  et  de  telle  façon 
que  les  bateaux  puissent  passer  commodément  en- 
dessous;  si  le  canal  se  comblait  et  perdait,  faute 
d'entretien,  ces  ponts  pourront  être  détruits  ;  quand  le 


canal  sera  terminé,  l'abbaye  pourra  le  faire  rectifier 
de  manière  &  avoir  toute  satisfaction  sur  les  points 
indiqués  ci-dessus;  si  elle  le  juge  à  propos;  dans  le 
cas  où  il  ne  pourrait  porter  bateau,  la  Comtesse,  son 
fils  et  le  Châtelain  consentent  à  ce  que  Tabbaye  puisse 
reprendre  toutes  les  terres  qu'elle  aura  cédées  et  à 
abattre  les  ponts  qu'elle  aura  fait  établir.  —  31  janvier 
1385.  Lettres  de  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne, 
par  lesquelles  il  exempte  la  ville  de  La  Bassée  du 
payement  de  la  somme  de  50  florins  d'or  qu'elle 
devait  dans  l'aide  de  la  châtellenie  de  Lille,  et 
autorise  les  habitants  à  employer  cette  somme  aux 
fortifications  de  la  ville.  —  26  septembre  1418.  Lettres 
du  duc  Jean  Sans  Peur  autorisant  les  échevins  de  La 
Bassée  à  lever  des  accises  pour  la  réparation  des 
fortifications  de  leur  ville.  —  Août  1445.  Information 
faite  en  la  ville  de  La  Bassée  par  Fierabras  Boids, 
secrétaire  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille,  sur 
une  requête  du  comte  de  St-Pol,  châtelain  de  Lille, 
et  des  habitants  dudit  La  Bassée,  tendant  à  faire 
déterminer  l'emplacement  des  anciens  fossés  et  le 
cours  primitif  de  la  rivière  de  ladite  ville. 

B.  1127.  (Carton.)  —  2  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 
1  pièce,  papier  ;  plusieurs  fragments  de  sceaux. 

tS49-tâ6B.— Iillle(VIUa«M  de  la  ehàtellenle 

de) —  Lambersart.  V  mars  1342  {«  MCCCXLI  »). 
Lettres  dePéronnelle  de  Raineval,  dame  de  Lambersart 
et  de  Mouveaux,  par  lesquelles  elle  déclare  qu'en 
exécution  du  testament  d'Etienne  de  Bourgogne, 
chanoine  de  St-Pierre  à  Lille,  Hugues  de  Bourgogne, 
Alard  de  Baudos  et  Jean  de  Bourbourg,  exécuteurs 
dudit  testament,  ont  remis  à  Pierre  de  Péronne,  valet 
de  ladite  dame,  tous  les  ornements,  livres  et  calices 
nécessaires  à  la  chapelle  de  Lambersart,  objets  dus 
par  ledit  feu  Etienne.  —  Lannoy,  V^  novembre  1459. 
Accord  pa.ssé  entre  le  seigneur  de  Lannoy  et  ceux  de 
Hem,  Croix,  etc.,  au  sujet  de  leur  contribution  aux 
dépenses  des  fortifications  de  la  ville  de  Lannoy.  — 
Lavincourt'leZ'Mons-en-Pevèle,  17  avril  1395. 
Mandement  sur  requête  au  bailli  de  Lille  pourTadhéri- 
tement  d'un  fief  sis  à  Lavincourt-lez-Mons-en-Pevèle. 
—  Lompret.  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  État  des  rentes 
dues  à  la  charité  des  pauvres  de  Lompret.  —  Lys-les- 
Lannoy.  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Mémoire  contre  les 
habitants  de  la  ville  et  paroisse  de  Lys-lez-Lannoy, 
présenté  par  Andrieu  de  Pénarville,    commis  à  la 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  ULLE.  (CHÂTELLENIE)         169 


perceptioD  de  Taide  pour  les  réparations  du  château 
de  Lille. 

B.  1128.  (Carton.)  —  i  cahier,  7  feuiUets,  parchemin  ; 
2  pièces  et  i  cahier,  14  feuiUets,  papier. 

t99a-tS96.  —  lillle  (vIllaffM  de  Ia  chàtellenle 

de).  —  Maisnil  (le),  Radinghe?n  et  Fromelles.  — 
6  janvier  1395.  Mandement  au  bailli  de  Lille  pour 
Fadhéritement  de  fiefs  sis  dans  les  paroisses  du  Maisnil, 
de  Radinghem  et  de  Fromelles.  —  Mons-en-Pevèley 
Bauvin  et  Annœulin,  Mai  1220.  («  Che  fu  fait  en  lan 
Diu  Af*  ce  XX^,  el  mois  de  7nayi>).  Loi  donnée  par 
Tabbaye  de  Sl-Vaast  d'Arras  aux  villes  de  Mons-en- 
Pevèle,  Bauvin  et  Annœulin.  «  Sachent  tout  chil  ki 
cest  escrit  verront  et  orront  ke  li  église  de  Saint-Vaast 
d'Arras  a  el  tiéroir  de  Peule  (Pevèle)  une  ville  ke  on 
apièle  Mons,  el  tiéroir  de  Karenbaut  II  dont  li  une  est 
nommée  Aneulins  et  li  autres  Bauvins.  Li  fons  de  ches 
trois  villes  est  del  tènement  Saint  Vaast;  et  en  ches 
trois  villes  a  Saint  Vaas  eskiévins  de  ses  hostes  ;  ne 
d*autres  ne  peut  en  faire  eskiévins  ke  des  hostes  Saint 
Vaast  manans  sor  Tostage.  Toutes  les  querieles  ki 
aviennent  en  ches  trois  villes  et  en  lor  tiéroirs  et  en 
lor  apendanches  doivent  i  eslre  traitiés  es  propres 
maisons  Saint  Vaast  par  devant  Tabbet  ou  par  devant 
sen  message  et  lierminées  par  jugemeut  des  eskiévins 
des  villes  ki  sont  noumées. . .  En  ches  trois  villes  a  li 
caslelains  de  Lille  le  murdre  (meurtre),  le  rat  (rapt), 
l'arsin  (incendie),  le  reube  (vol)  de  kemin,  le  mort 
d*omme  et  le  laron.  .  .  Se  li  homme  de  fief  ke  Sains 
Vaas  a  en  toute  le  castelerie  de  Lille  s*entrapielent 
de  bataille,  soit  de  murdre  ou  de  rapt  ou  de  reube  de 
kemin  ou  delarechin  ou  d*omechide  oud*autres  enfrain- 
lures  el  destroit  des  villes  ki  deseure  sont  noumées,  li 
homme  de  fief  Tabbé  jugeront  celle  bataille  dedens  les 
cours  Saint  Vaast  ki  sont  en  ches  meismes  villes 
jusques  adont  kil  enterront  el  camp  pour  combatre 
et  tresdonques  en  avant  en  sera  toute  li  justiche  le 
castelain,  en  tel  manière  ke  des  cors  et  des  meubles  le 
vencu  fera  il  se  volonté. .  •  Sachent  bien  tout  ke  li 
castelains  a  en  ches  trois  villes  ki  sont  noumées,  ost  et 
jumens  s*il  les  sourmont  (somond,  requiert)  ensi  com 
il  et  si  anchisseur  les  ont  eu  jusques  à  ore  quant  li  os 
de  Lille  est  hors  ;  et  se  li  castelains  ou  si  ami  cui  il 
vorra  aidier  ont  guerre  et  il  semont  les  hommes  de 
chés  villes  par  les  maïeurs  ki  i  sont,  en  bonne  foy  et 
sans  kacoingne  (tumulte,  sédition),  il  doivent  en  saye 


(en  son  aide)  et  en  Taye  (Faide)  de  ses  amis  jusques  à 

Ostricourt  et  dedens  le  castelerie  et  nient  outre 

Li  abbes  ne  peut  nullui  mener  en  prison,  se  n*est  en 
aukune  de  ches  trois  villes  non,  et  li  castelains 
ensement  (semblablement)  sau  Ploych  non  ».  A  la 
suite  se  trouvent  Ténumération  des  «  tières  dou 
presbiler  de  Mons  en  Pevle  »;  (copies  en  français, 
lune  du  XIII*  siècle,  l'autre  du  XVIir  siècle  ;  copie  en 
latin  du  XV  siècle). 

B.  1 120.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  5  rouleaux,  papier. 

tS^ft-tfttH.  —  lillle  (vlllases  de  1a  ehàteUenle 

de).  —  Phalempm.  18  avril  1385.  Vente  par  Jeau 
Panekins  et  Jeanne  d*Orchies,  sa  femme,  à  Denis  Blios, 
bourgeois  de  Lille,  de  deux  bonniers  de  terre  en  un  fief 
tenu  de  la  seigneurie  de  Wahagnies  près  de  Phalempin. 
—  Sans  date  ;  XV*  siècle.  Contestation  entre  la  ville  de 
La  Basséc  et  la  Salle  de  Lille  au  sujet  de  la  juridiction 
dans  le  fief  de  Wissouries  sis  dans  la  paroisse  de 
Phalempin.  —  7  décembre  1526.  Complainte  obtenue 
par  Tabbé  de  Phalempin  contre  les  officiers  du  châtelain 
de  Lille  touchant  le  renvoi  requis  au  bailliage  de  Lille 
d*un  hôtelier  de  Phalempin,  mis  à  Tamende  parce 
qu*on  avait  trouvé  en  sa  maison  un  pot  trop  petit. 

B.  1130.  (Carton.)  —  5  pièces 

et  2  rouleaux  en  mauvais  état,  parchemin;  3  pièces  et  1  rouleau, 

papier  ;  4  sceaux  brisés  et  incomplets. 

tS94-t691.  —  Mlle  (villases  de  te  ehàteUenle 

de).  —  Quesnoy-sur-Deûle,  1384.  État  des  dépenses 
contenues  dans  les  comptes  de  feu  Jacquemart  Artut, 
gouverneur  et  receveur  de  Quesnoy-sur-Deûle,  dont 
on  n'a  point  pris  de  quittances.  —  Avril  1385.  Infor- 
mation fait  par  Gilles  du  Chastel,  conseiller  du  duc  de 
Bourgogne,  sur  les  comptes  dudit  feu  Jacquemart 
Artut.  —  1387.  Comptes  de  la  recette  du  bailliage  de 
Quesnoy-sur-Deûle.  —  Lille,  18  juin  1411.  Sentence 
du  bailliage  de  Lille  adjugeant  au  duc  de  Bourgogne 
la  terre  de  Quesnoy-sur-Deûle  et  déboulant  Jean  du 
Quesnoy  du  droit  qu'il  prétendait  y  avoir  comme 
héritier  de  Jean  du  Quesnoy,  son  oncle,  jadis  seigneur 
de  la  dite  terre.  —  19  mars  1412.  Constitution  par  le 
duc  Jean  Sans  Peur,  au  profit  de  Jean  du  Quesnoy, 
d*une  rente  viagère  de  20  livres  sur  la  terre  de  Quesnoy- 
sur-Deûle  ;  désistement  par  ledit  Jean  du  Quesnoy,  des 
prétentions  qu'il  avait  sur  la  propriété  de  ladite  terre. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  [2^  Partie). 


22 


170 


ARCHIVES  DU  NORD. 


—  Juin  1428.  Demande  en  dégrèvement  sur  le  prix  de 
leur  bail  adressée  parles  fermiers  du  droit  de  vinage 
appartenant  au  duc  de  Bourgogne  à  Quesnoy-sui^ 
Deûle,  en  considération  de  ce  que  «  les  chemins 
d'entre  Lille  et  Warneton  sont  mal  retenuz  et  réfec- 
lionnez  »,  ce  qui  fait  que  «  les  marchans  et  bonnes 
gens  qui  illec  doivent  passer  et  conduire  plusieurs 
denrées  et  marchandises,  prendent  journellement 
autres  chemins  ».  — 18  juin  1517.  Entérinement  à  la 
gouvernance  de  Lille  des  lettres  patentes  du  roi 
d'Espagne  du  l*'  juillet  1516,  permettant  à  François 
d'Oingnies,  seigneur  de  Quesnoy,  de  percevoir  les 
droits  d'afforage  sur  les  vins  et  les  bières  malgré  la 
négligence  apportée  antérieurement  dans  la  perception 
de  ces  droits.  —  12  octobre  1519.  Transaction  passée 
à  la  gouvernance  de  Lille  entre  François  d'Oingnies, 
seigneur  de  Quesnoy-sur-Deùle,  et  les  cabarcliers 
dudit  lieu,  par  laquelle,  pour  assoupir  toutes  les 
difficultés  touchant  les  droits  d'afforage,  lesdits 
cabaretiers  promettent  de  payer  ledit  droit  &  l'avenant 
de  18  deniers  par  chaque  rondelle  de  bière  et 
12  deniers  par  tonneau  ;  moyennant  quoi  ledit 
seigneur  de  Quesnoy  les  a  déchargés  de  tout  ce  qu'ils 
pouvaient  lui  devoir  antérieurement  relativement  à  la 
perception  de  ce  droit.  —  16  janvier  1521.  Requête 
présentée  à  l'empereur  Charles-Quint  par  François 
d'Oingnies,  seigneur  de  Quesnoy-sur-Deûle,  pour 
obtenir  la  fixation  du  droit  d'afforage  en  sa  dite  terre, 
droit  qu'il  a  ^té  autorisé  à  percevoir  par  des  lettres 
patentes. 

B.  1131.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  fragments  de  sceaux. 

tS9a-t4St •  —  JUUe  (vlUaires  de  Im  ehàtellenle 

de). — Roncq.  Lille,  16  décembre  1329.  Lettres  d'amor- 
tissement au  sujet  d'une  rente  sur  12  bonniers  de  terre, 
accordées  par  Renard  de  Choiseul,  gouverneur  de  Lille, 
pour  une  chapellenie  établie  à  Roncq  par  Baudouin 
de  Sonbièque.  —  Roubaiœ.  3  mai  1391.  Actes  par  les- 
quels GhallarsPoUers  et  Pierre  Bouché,  administrateurs 
des  biens  des  pauvres  de  Roubaix,  font  connaitre  aux 
commissaires  du  duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre, 
les  acquisitions  faites  depuis  quarante  ans  au  profit 
desdits  pauvres  dans  la  châtellenie  de  Lille.  —  Même 
date.  Semblable  déclaration  faite  par  Jacques  Lomme 
et  Piérars  de  le  Tombe,  administrateurs  de  l'église  de 
Roubaix.  —  28  novembre  1431.  Vente  par  Isabelle  de 
Quinghien  à  Jeanne  de  Quinghien,  sa  sœur,  du  vinage 


de  la  terre  de  Favreules,  acquis  de  Mathieu  de  Maslaing, 
écuyer,  ledit  vinage  se  percevant  dans  l'étendue  des 
paroisses  de  Roubaix,  Croix  et  Wasquehal. 


B.  1132.    (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin. 

tSA»-t449.  —  lillle  (vlllaseti  de  to  ehàteUenie 

de). — Sainghin-en-Mélanthois.  22  juin  1447.  Sentence 
du  souverain  bailliage  de  Lille,  intervenue  entre  Jean 
Haune,  agissant  comme  procureur  des  manants  et 
habitants  de  la  paroisse  de  Sainghin-en-Mélanthois,  et 
Jean  de  Baisieux,  collecteur  de  la  taille  dudit  lieu, 
d'une  part,  et  Guérard  de  Noyelles,  défendeur  et  oppo- 
sant, d'autre  part,  «  sur  ce  que  lesdis  demandeurs 
disoient  que  pour  supporter  les  frais  soustenus  par 
monseigneur  le  duc  de  Bourgogne  de  avoir  envoyé 
Madame  la  Duchesse  et  autres  ses  conseillers  devers  le 
Roy  nostre  Sire,  pour  le  fait  de  la  paix  générale  de  ce 
royaume  et  pour  garder  la  paix  des  gens  de  guerre, 
les  hauts  justiciers  et  autres  des  châtellenies  de  Lille, 
Douay  et  Orchies  avoient  octroyé  et  accordé  à  mondit 
seigneur  une  ayde  de  5.500  livres  ;  pour  laquelle  ayde 
les  maisons  dudit  Sainghin  avoient  esté  assiz  et  por- 
cionnez  par  les  gens  des  Comptes  de  Lille  à  la  somme  de 
63  livres  »,  à  laquelle  ledit  Gérard  refusait  de  concourir 
sous  prétexte  qu'il  était  noble,  ce  à  quoi  cependant  il 
fut  condamné.  —  Santés.  18  juin  1389.  Éclissement  de 
la  terre  de  Santés. 


B.  1 133.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  2  pièces 

et  3  rouleaux,  papier. 

t9t8-t4ao.  —  lillle  (villages  de  Im  ehàteUenie 

de).  —  Seclin.  Lille,  le  12  octobre  1218.  (^c  Datum 
Insulis,  die  veneris  proxima  post  festum  sancti 
Dionisii,  annoDomini^rnillesirnoducentesirno  octavo 
decimoi>).  Charte  de  Jeanne,  comtesse  de  Flandre  et  de 
Hainaut,  octroyant  aux  bourgeois  de  Seclin  la  loi,  las 
libertés  et  les  coutumes  de  la  ville  de  Lille  («  ut  habeant 
et  teneant  intègre  et  libère  talem  legem  et  talem  liber- 
tatem  et  taies  omnino  cmisuetudines  quas  habent  et 
tenent  burgenses  mei  de  Insula^  ita  videlicet  quod 
villa  Siclinii  tractetur  ulterius  secundum  îâsics  et 
consuetudines  secundum  quas  tractabitur  oppidum 
meum  de  Insula  »)  ;  copie  authentique  sur  papier  déli- 
vrée en  1772.  —  Seclin,  le  16  mars  1225.  («  Chefu 
fait  à  Secling  le  diemenche  en  le  Passion  que  on  dis 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  LILLE  (CHATELLENIE).         171 


le  diemence  repuns  (i)  l'an  del  incarnation  Nostre 
Signeur  MCCXX  et  qtuitre,  el  mois  de  march  >). 
Lettres  de  Marguerite,  dame  de  Dampierre,  confir- 
mant à  ses  bourgeois  de  Seclin,  les  privilèges  que  leur 
avait  accordés  sa  sœur  Jeanne,  comtesse  de  Flandre  et 
de  Hainaut  ;  copie  authentique  sur  papier,  délivrée  en 
1772,  à  la  suite  de  la  charte  précédente. — ^3  février  1382. 
Vente  par  Pierre  de  Noyelle  à  son  frère  Jean  de 
Noyelle,  d'un  quartier  de  terre  sis  à  Seclin.  — 
12  août  1388.  Adjudication  du  quart  denier  de  Tassise 
de  Seclin.  —  23  février  1390.  Rapport  et  dénombrement 
de  deux  fiefs  situés  l'un  à  Wattesart  dans  la  prévôté 
de  Seclin,  tenu  de  M.  de  St-Pol  à  cause  de  son  château 
d'Erquinghem,  et  l'autre  à  Ennetières-en-Mélanthois, 
tenu  de  Bruiant  d'Antrœlles  du  fief  d'Aigremont,  faits 
par  Philippart  Goppin  aux  commis  du  duc  de  Bour- 
gogne. —  Sans  date  ;  XIV®  siècle.  Mémoire  du  procu- 
reur du  roi  de  France  contre  les  échevins  de  la  ville 
de  Seclin.  —  Sans  date  ;  XIV®  siècle.  Différend  au  sujet 
du  bailliage  de  Seclin.  —  Sans  date;  vers  1400. 
Mémoires  au  sujet  des  droits  des  habitants  de  la  ville  de 
Seclin. 


B.  1134.  (Carton.)  —  7  pièces,  1  rouleau  et  1  cahier,  10  feuillets, 
parchemin  ;  6  pièces  et  3  rouleaux,  papier  ;  2  sceaux  incomplets. 


tâ«e-t699.  —  lillle  (vUlaiiM  de  te  ehàtellenle 

de).— Scc«n(suite).—  Paris,  le2  avril  1406.  (<^MCCCC 
et  cincg  »^. Lettres parlesquelles  Charles,  roi  de  France, 
autorise  la  loi  de  Seclin  à  exercer  la  justice  malgré 
l'opposition  à  cet  égard  du  chapitre  StrPiat.  — 
12  janvier  1412.  Lettres  du  duc  Jean  Sans  Peur  accor- 
dant pour  trois  ans  à  la  ville  de  Seclin  le  droit  de 
lever  des  impôts  sur  les  vins  et  bières,  «  pour  la  dicte 
ville  relever  des  grans  charges  qu'elle  a  eu  à  soustenir 
pour  le  fait  des  guerres  et  des  gens  d'armes  qui  ont 
esté  sur  le  pays,  et  aussi  pour  icelle  nostre  dicte  ville 
aidier  à  supporter  les  frais  et  missions  qu'il  convient 
fairedejouren  jour  tant  pour  la  réparation  des  chaucées 
d'icelle  nostre  dicte  ville  comme  autrement,  etc.  ».  — 
21  février  1434.  Enquête  faite  à  Seclin  parles  commis- 
saires de  la  Chambre  des  Comptes  sur  une  condam- 
nation encourue  au  bailliage  dudit  lieu  par  Martin 


(1)  Le  dimanche  de  la  Passion  appelé  Repuns  parce  qu^cn  ce 
jour  les  crucifix  étaient  couverts  d*un  voile  (repotidre,  reponre^ 
7'efn*nre^  du  latin  repanere),  tomba  en  1225  le  16  mars  et  non 
mme  Findlque  Tinveutaire  manuscrit  de  Godefroy. 


Mauroit,  habitant  deMartinsart,  pour  cause  de  violation 
des  bans  de  mars.  —  9  novembre  et  3  décembre  1426. 
Instruction  et  ordonnance  rendues  par  Baudouin  de 
Lannoy,  gouverneur  de  Lille,  Thierry  dePalenc,  prévôt 
de  Seclin,  et  Guérin  Suquet,  maître  de  la  Chambre  des 
Comptes,  au  sujet  de  l'administration  de  la  ville  de 
Seclin.  — 10  mai  1427.  Enquête  faite  par  le  substitut 
du  procureur  du  duc  de  Bourgogne  à  Seclin,  à  la 
requête  de  Pierre  Gilet,  sur  le  retrait  d'une  partie  de 
terre  que  celui-ci  n'avait  pu  opérer  dans  le  temps 
prescrit,  attendu  qu'il  avait  été  au  siège  d'Arras  pour 
le  service  du  Duc.  — 1429.  Achat  de  quati'e  cents  de 
terre  sis  à  Seclin  fait  par  Gilles  le  Carliet.  —  7  juin  1456. 
Procédure  des  rewart  et  échevins  de  Seclin  contre  le 
bailli  de  Lille  qui  prétendait  exercer  sa  juridiction  sur 
les  bourgeois  de  Seclin  au  préjudice  des  privilèges  de 
ce  lieu  qui  sont  les  mêmes  que  ceux  de  la  ville  de  Lille, 
avec  la  sentence  de  la  Chambre  des  Comptes  condam- 
nant Jean  Wavrin,  lieutenant  bailli  de  Lille,  à  restituer 
à  ceux  de  Seclin  un  de  leur  bourgeois  arrêté  par  lui. — 
1464.  Procédures  diverses  dans  le  différend  entre  les 
rewart  et  échevins  de  Seclin  et  Grard  deHocron,  bailli 
de  Lille,  au  sujet  de  l'arrestation  et  de  la  condamnation 
de  certains  criminels  faites  par  ce  dernier  au  mépris  des 
droits  des  demandeurs.  —  1495.  Enquête  au  sujet  de 
la  propriété  d'un  moulin  à  vent  en  pierre  prétendue 
par  l'hôpital  de  Seclin.  —  Sans  date  ;  XV*  siècle.  Infor- 
mation au  sujet  du  différend  pendant  entre  les  échevins 
de  Lille  et  ceux  de  Seclin  relativement  au  droit  de 
juridiction  prétendu  par  les  premiers  sur  les  seconds. 
— 1513.  Requête  des  habitants  de  Seclin,  Houplin-lez- 
Seclin,  Gruson,  Baisieux,  Camphin  et  Sainghin-en- 
Mélanthois,  par  laquelle  ils  sollicitent  de  la  Chambre 
des  Comptes  d'être  déchargés  des  tailles  à  cause  des 
pertes  supportées  par  ^ux  par  suite  du  passage  des 
armées  de  l'empereur  Maximilien  et  du  roi  d'Angle- 
terre, Henri  VIII,  ayant  séjourné  dans  lesdites  loca- 
lités en  revenant  du  siège  de  Thérouane  pour  aller 
assiéger  Tournai.  —  10  novembre  1522.  Plainte  des 
rewart  et  échevins  de  Seclin  au  comte  de  Gavre,  au 
sujet  des  dégâts  et  insolences  commis  par  les  Espagnols 
logés  dans  la  dite  ville. 

B.  1135.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

tS89.~  Ulle  (irlllîî(|c»  de  to  ehàtellenle  de).— 

Sequedin.  22  mai  1389.  Mandement  du  duc  de  Bour- 
gogne Philippe  le  Hardi  prescrivant  au  bailli  de  Lille 


172 


ARCHIVES  DU  NORD. 


et  aux  hommes  du  fief  de  la  Salle  de  Lille,  de  faire 
entrer  en  possession  et  adhériter  Jean  Lolieur  d'un 
fief,  appelé  le  fief  de  Buvrecques,  situé  à  Sequedin  et 
tenu  de  la  Salle  de  Lille. 

B.  1136.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  sceau  incomplet. 

t  S99.  —  Mlle  (vllla^M  de  to  eh  Atellenle  de).  — 
Templemars  et  Vendeville.  Lille,  16  déceimbre  1389. 
Lettres  par  lesquelles  Philippe  le  Hardi,  duc  de 
Bourgogne,  fait  défense  de  contraindre  et  imposer  les 
habitants  de  Templemars  et  de  Vendeville  ailleurs 
qu*ayec  les  sujets  de  la  châtellenie  de  Ninove  dont  ils 
sont  ressortissants,  sans  que  l'assiette  faite  en  la 
châtellenie  de  Lille  et  dans  laquelle  ils  ont  été  compris, 
puisse  porter  aucun  préjudice  à  leurs  libertés  et  fran- 
chises; vidimus  de  Pierre  de  le  Zippe,  chevalier, 
gouverneur  du  souverain  bailliage  de  Lille,  Douai  et 
Orchies  en  date  du  27  février  1392. 

B.  1137.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ; 
11  pièces,  papier,  dont  8  formant  rouleau  ;  6  sceaux  incomplets. 

tS9t-tetfl.  —une  (villages  del»  ehAtellenle 

de). — Tourcoing.  16septembre  1371 .  Lettres  de  Michel 
de  Dierfaut,  écuyer  et  bailli  de  Lille,  par  lesquelles  il 
déclare  que  par-devant  lui  et  les  hommes  du  fief  de  la 
Salle  de  Lille,  savoir  :  Jean  de  Pol^s,  Henri  de  la 
Vacquerie,  Gillion  du  Busquiel,  Jean  Magret  et  Jean 
de  Tenremonde,  seraient  comparus  messire  Gossuin, 
sire  du  Kesnoi  et  de  Brafie,  chevalier,  et  dame  Yolande 
de  Mortagne,  sa  femme,  en  présence  desquels  il  aurait 
fait  lire  le  mandement  du  comte  de  Flandre,  écrit  à 
Gand  le  11  septembre  1371,  contenant  que,  sur  la 
poursuite  du  sieur  du  Kesnoi  pour  avoir  la  délivrance 
de  la  terre  de  Tourcoing  qui  avait  été  mise  es  mains 
dudit  comte,  son  conseil  avait  fait  un  accord  par 
lequel  la  jouissance  de  ladite  terre  de  Tourcoing 
aurait  été  abandonnée  audit  seigneur  du  Kesnoi  et  & 
sa  femme  ;  en  conséquence  le  Comte  mande  auxdits 
bailli  et  hommes  de  fief  de  Lille,  d*ôter  sa  main  et  de 
mettre  à  néant  l'arrêt  mis  sur  ladite  terre  et  d'en  faire 
délivrance  auxdits  seigneur  et  dame  du  Kesnoi^  après 
avoir  pris  d'eux  deux  lettres  en  bonne  forme  contenant 
promesse  d'exécuter  ledit  accord;  que  lecture  fut 
aussi  faite  de  cet  accord  portant  que,  sur  le  débat 
pendant  entre  le  seigneur  du  Kesnoi  et  dame  Yoliande 
de  Mortagne,  sa  femme,  sœur  germaine  de  la  dame 


d'Audenarde,   filles  de   feu    messire   Guillaume  de 
Mortagne,  seigneur  d'Audenarde,  d'une  part,  et  Jean 
d'Audenarde,  fils  de  ladite  dame,  d'autre  part,  à  cause 
de  la  terre  de  Tourcoing  sise  en  la  châtellenie  de  Lille 
et  autres  terres  que  ledit  seigneur  du  Kesnoi^  du  chef 
de  sa  femme,  avait  tenues  pendant  quelque  temps  pour 
^^  portion  de  père  et  nière^  en  vertu  d'un  partage  fait 
par  des  amis  communs  ;  et  que  depuis  ladite  terre  de 
Tourcoing  fut  mise  es  mains  du  comte  de  Flandre  au 
profit  dudit  Jean  d'Audenarde  parce  que  le  partage 
n'avait  pas  été  dûment  fait,  attendu  la  minorité  dudit 
Jean  d'Audenarde  ;  il  fut  convenu  que  ledit  seigneur 
du  Kesnoi  et  sa  femme  jouiraient  paisiblement  des 
fruits  et  revenus  de  ladite  terre  de  Tourcoing  jusqu'à 
la  majorité  dudit  Jean  d'Audenarde,  et  qu'alors  lesdils 
seigneur  et  dame  seraient  en  tous  leurs  droits  et 
auraient  la  faculté  de  partager  tous  les  biens  et  terres 
qui  leur  appartiennent  en  se  conformant  aux  usages 
et  coutumes  du  pays  ;  qu'ils  reconnaîtraient  devant  les 
bailli  et  hommes  de  fief  de  la  Salle  de  Lille  qu'ils 
tiennent  ladite  terre  de  Tourcoing  ainsi  et  de  la 
manière  ci-dessus    spécifiée    et  qu'ils    ne   pourront 
prétendre  &  aucun  droit  de  propriété  sur  elle  et  qu'ils 
en  donneront  lettres  scellées  de  leurs  sceaux  ;  après 
lecture  de  ces  lettres,  lesdits  seigneur  et  dame  du 
Kesnoi  ont  accepté  et  reconnu  les  choses  dessusdites, 
fait  les  promesses  y  mentionnées  et  apposé  leurs 
sceaux  à  ces  présentes.  —  8  juin  1372.  Lettres  de 
Gossuin,  seigneur  du  Quesnoy  et  de  Braffe,  chevalier, 
et  d'Yolande  de  Mortagne,  sa  femme,  portant  règle- 
ment de  la  draperie  à  Tourcoing.  —  14  mai  1385. 
Requête  adressée   au  duc    de   Bourgogne    et   aux 
seigneurs  de  son  Grand  Cotiseil  par  des  habitants  de 
Tourcoing  et  de  Wattrelos  possédant  des  biens  dans  la 
châtellenie  de  Courtrai,  à  l'effet  d'être  exempts  des 
tailles  que  les  officiers  de  ladite  châtellenie  veulent 
mettre  sur  ces  terres;  sentence  du  Grand  Conseil 
décidant  que  les  habitants  de  Tourcoing  et  de  Wattrelos 
continueront  à  payer  lesdites  tailles.  —  Juillet  1491. 
Lettres  patentes  de  l'archiduc  Maximilien  accordant  la 
création  d'une  franche  foire  à  Tourcoing.  —  Janvier 
1492.  Lettres  de  Maximilien,  roi  des  Romains,  et  de 
Philippe,   archiduc  d'Autriche,   donnant   pouvoir   à 
Baudouin  de  Lannoy,  seigneur  de  Molembais  et  de 
Tourcoing,  d'arrêter  et  faire  arrêter,  saisir  et  faire 
saisir  tous  gens  et  biens  quelconques  dans  l'étendue  de 
sa  juridiction  et  seigneurie  de  Tourcoing,   par  les 
sergents  du  lieu  où  ils  seront  trouvés  pour  en  faire 


I 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  -  DOUAI-VILLE. 


î  ;3 


justice  et  raison,  parties  ouies  ;  autorisant  aussi  ledit 
Baudouin  de  Lannoy  et  ses  successeurs  à  faire  tous 
édits  et  ordonnances  nécessaires  sur  le  fait  de  la 
draperie.  —  1629.  Requête  dos  bailli  et  échevins  de 
Tourcoing  à  l'effet  d'obtenir  de  Ferdinand-Joseph  de 
Croy,  duc  d'Havre,  prince  du  St-Empire,  leur  seigneur, 
l'autorisation  de  curer  les  fossés  du  château  ;  ordon- 
nance conforme  dudit  seigneur  de  Tourcoing. 

B.  1138.  (Carton.)  —  Minute  sur  deux  bandes  de  parchemin. 

XIII*  «lèele.— liUle  (villages  de  Im  ehAtellenle 

de).  —  Wachemy .  —  Sans  date;  vers  1270. 
Enquête  au  sujet  de  Jean  de  la  Vigne  qui  avait  acheté 
de  Jean,  son  neveu,  la  terre  de  Wachemy  dont  sa  sœur 
fit  le  retrait  (il  fut  probablement  soupçonné  d'avoir 
reçu  plus  qu'il  n*avait  acheté),  faite  par  devant  Thomas 
Bonnier,  bailli  de  Lille,  qui  entendit  les  témoins 
suivants  :  messire  Jean  de  Roubaix  attesta'  sans 
serment  qu'il  avait  prié  Philippon  de  Bourbourg,sergent 
du  Comte,  de  délivrer  ledit  Jean  de  la  Vigne  de  prison, 
ce  qu'il  fit  moyennant  50  livres,  et  de  faire  faire  une 
autre  enquête  pour  entendre  les  personnes  qui  auraient 
été  présentes  à  Tachât  et  à  la  vente  dont  il  est  question 
dans  la  plainte,  ce  que  fit  le  bailli  de  Lille  dans  l'église 
St-Étienne  à  Lille  et  l'on  trouva  que  ledit  Jean  était 
preudhomme  et  en  conséquence  on  lui  i-emit  les  lettres 
du  Comte  qui  l'absolvait  de  ce  méfait  moyennant 
50  livres.  Cela  fait,  un  jour  que  l'on  tenait  les  plaids 
en  la  Salle  de  Lille,  un  homme  de  la  Cour  pria  le  bailli 
de  faire  droit  à  son  hôte  et  les  hommes  de  fief  condam- 
nèrent ledit  Jean  à  lui  payer  47  livres  ;  le  châtelain  à 
son  tour  exigea  pour  le  forfait  13  livres  et  ledit  Jean  fut 
blâmé  généralement;  —  Alard  de  Roubaix,  chevalier, 
fils  de  Jean  ci-dessus,  déclare  avoir  été  présent  quand 
Jean  de  la  Vigne  fit  sa  paix  avec  le  bailli,  moyennant 
50  livres  ;  que  Ton  tiendrait  vérité  et  que  s'il  était 
prouvé  que  ledit  Jean  eût  pris  davantage  que  l'achat, 
on  le  lui  feroit  rendre  ;  —  Watiers  de  Lespierre,  frère 
de  Jean  de  le  Vigne,  de  Wattrelos,  dit  la  même  chose 
que  monseigneur  Jean  de  Roubaix,  excepté  qu'il  ne  fut 
pas  présent  lorsque  son  frère  fut  condamné  à  rendre 
les  47  livres  ;  —  Jean  de  le  Vigne,  neveu  du  complai- 
gnant,  déclara  qu'il  vendit  à  Jean,  son  oncle,  la  terre 
de  Wachemy  140  livres  et  12  francs  ;  que  sa  sœur 
réclama  ladite  terre  par  proiemeté  (retrait  lignager) 
et  qu'elle  l'obtint  moyennant  cette  somme,  excepté  le 
service  du  seigneur  et  la  carité  des  hommes  et  que 


si  on  soupçonne  son  oncle  d'avoir  plus  reçu  que  payé 
pour  cet  achat,  c'est  par  haine  particulière  contre  lui  ; 
—  Philippe  de  Bourbourg,  témoin,  dit  que  les  50  livres 
d'Artois  que  le  bailli  reçut  lorsque  Jean  de  la  Vigne  fit 
sa  paix  avec  lui,  doivent  appartenir  au  Comte  ;  — 
Baude  li  Canyieres  (le  changeur),  témoin,  déclare 
avoir  été  présent  quand  la  paix  se  fit  et  quand  les 
50  livres  furent  payées  ;  —  Ansiaus  de  Thirepreit,  de 
Hem,  témoin,  fait  la  même  déposition  que  Jean  de  le 
Vigne,  et  déclare  avoir  été  présent  à  l'église  St- 
Étienne  pour  porter  témoignage  au  sujet  de  la  vente 
ci-dessus  ;  —  Jean  de  Courtrai,  homme  du  Comte  et 
bourgeois  de  Lille,  fait  la  même  déclaration. 

B.  11.'^.  (Carton.)  —  3 pièces  parchemin;  1  pièce,  papier; 
3  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

tSt»-t49t.  —  lilUe  (vUlase»  de  to  chàtellenle 

de)  TFûttre/os.  —  12  août  1420.  Attestation  que  Tristan 
le  Stier,  procureur  du  duc  de  Bourgogne  à  Lille,  s'est 
rendu  à  Gand  pour  poursuivre  l'instance  intentée  par 
ledit  duc  contre  les  religieux  de  St-Bavon,  à  cause  de 
la  terre  de  Wattrelos.  —  5  mai  1421.  Cession  au 
seigneur  Des  Masures  par  Jacques  de  La  Tannerie,  de 
son  lieu-manoir  et  des  terres  de  La  Tannerie,  sis  à 
Wattrelos,  avec  faculté  de  les  réunir  au  gros  dudit  fief 
Des  Masures.  —  Wavrin.  17  novembre  1329.  («  Le 
vendredi  après  le  jour  de  St  Martin  »).  Vente  par 
Jean  de  Noyel  à  Martin  le  Ligier,  bourgeois  de  Lille, 
de  deux  bonniers  de  terre  sis  en  la  paroisse  de  Wavrin. 
— 1416.  Demande  adressée  aux  commissaires  du  duc  de 
Bourgogne,  juges  généraux,  par  Jean  Destainbecque, 
de  Wavrin,  pour  avoir  payement  des  sommes  qui  lui 
sont  ducs  par  Jean  de  Fives. 


Layette  52.  —  Douai.  (Douai-ville;  —  Orchies- 
viLLE  ;  —  Villages  des  chatellenies  de  Douai  et 
Orchies). 

H.  1140.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  1  sceau  complet. 

1999-1941.  —  D«m»l-Tllle.  —  Le  Quesnoy, 
septembre  1228.  (^  Aclum  apud  Hamonis  Quercetum, 
anno  Domini  AT*  CC®  vicesimo  oçtavo,  mense 
septembri  i>).  Lettres  de  Fernand,  comte  de  Flandre, 
et  de  Jeanne,  son  épouse,  réglant  le  mode  de  renou- 
vellement des  échevins  de  Douai  tous  les  treize  mois. 


174 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Les  échevins  sortants  devront  élire  quatre  bourgeois 
dans  les  quatre  quartiers  [in  quatuor  escroetis).  Ces 
quatre   bourgeois   feront   le   serment    d'élire    pour 
réchovinage  quatre  autres  bourgeois  qui  promettront 
d'observer  les  droits  de  l'Eglise  et  du  Comte  et  les  lois 
de  la  ville.  Quand    ces  quatre    premiers   bourgeois 
auront  été  choisis,  les  bourgeois  qui  les  auront  élus  se 
retireront  et  ils  ne  pourront  être  échevins  avant  treize 
mois  ;  les  quatre  bourgeois  ainsi  choisis  pour  échevins 
en  nommeront  encore  quatre  autres  qui,  réunis  aux 
huit  premiers,  en  désigneront  aussi  quatre  choisis  dans 
le  quartier  situé  au  delà  de  la  rivière.  Quand  les 
échevins  quittent  Téchevinage  et  qu'ils  en  créent  de 
nouveaux,  ceux-ci  prêtent  serinent  devant  le  Comte  ou 
son  bailli  ;  si  ces  derniers  ne  veulent  pas  recevoir  leur 
serment,  les  nouveaux  échevins  pourront  le  prêter 
entre  les  mains  des  échevins  sortants.  Ne  pourront 
être  échevins  en  même  temps,  ni  les  cousins  germains, 
ni  les  parents  plus  proches,  ni  celui  dont  un  autre 
échevin  aurait  épousé  la  fille.  Ceux  qui  auront  été 
échevins    pendant  treize   mois,    ne   pourront  l'être 
pendant  les  treize  mois  qui  suivront.  Le  comte  et  la 
comtesse  de  Flandre  accordent,  en  outre,  aux  habitants 
de  Douai  les  us  et  coutumes  dont,  selon  le  dire  des 
échevins,   ils  jouissaient  du  temps  de  feu  Philippe 
(d'Alsace),  comte  de  Flandre,  et  qui  ne  comportaient 
pas  alors  l'échevinage.  —  Abbaye  de  Tronchiennes,  le 
19  août  1373  et  Douai,  le  16  septembre  suivant.  Lettres 
de  Louis  de  Maie,  comte  de  Flandre,  reproduisant 
les  lettres  précédentes,  avec  promesse  d'en  exécuter 
le  contenu.  —  S.  D.  Projet,  non  daté,  du  règlement 
de  l'échevinage  de  Douai  par  Gui,  comte  de  Flandre, 
dans  lequel  les  lettres  du  comte  Fernand  de  Portugal 
et  de  la  comtesse  Jeanne  sont  reproduites.  —  Janvier 
1230.  ^«  Actum  anno  Lomini,  millesimo   ducen- 
tesimo  vicesimo  nonOj  mense  Januario  >),  Lettres  de 
Gautier,  châtelain  de  Douai,  déclarant  que  Fernand  et 
Jeanne,  comte  et  comtesse  de  Flandre,  ayant  libéré 
sa  mère,  Agnès,  châtelaine  de  Douai,  de  la  garde  des 
prisons  de  cette  ville  et  de  toutes  les  charges  qui 
incombaient  à  ce  sujet,  il  se  chargera  lui-même  de  ce 
soin,  sous  l'obligation  de  ses   biens.  —  Mai  1241. 
(4f,  Che  fu  fait  en  Van  del  Incarnation  mil  CC  et  XLI, 
ou  mois  de  May  »^.  Lettres  par  lesquelles  Thomas  de 
Savoie  et  Jeanne  de  Constantinople,  comte  et  comtesse 
de  Flandre,  reconnaissent  que  les  échevins,  bourgeois 
et  hommes  de  la  ville  de  Douai  doivent  jouir  de  tous 
les  marais  et  pâtures  qui  sont  autour  de  cette  ville. 


comme  ils  en  ont  toujours  joui  depuis  le  temps  de  feu 
Philippe  (d'Alsace),  comte  de  Flandre,  en  payant  les 
rentes  et  cens  suivants  :  1°  si  quelqu'un  veut  scier  ou 
couper  de  l'herbe  pour  la  vendre,  il  payera  par  an  un 
denier  monnaie  de  Douai  pour  chaque  faucilleemployée 
et  deux  deniers  pour  chaque  faux  ;  2°  si  un  bourgeois 
ou  habitant  de  Douai  envoie  quelqu'un  couper  de 
l'herbe  pour  son  usage,  il  ne  payera  rien  ;  3®  ceux  qui 
couperont  ou  faucheront  de  l'herbe  dans  les  marais  de 
Sin  pour  la  vendre,  payeront  un  denier  douaisien  par 
faucille  et  deux  par  faux  ;  4®  le  maire  de  Sin  rendra 
au  Comte  ou  à  son  bailli  les  cens  et  rentes  que  les 
habitants  étaient  tenus  de   lui  payer  pour  y  faire 
pâturer  leurs  bestiaux  ;  5^  si  quelqu'un  fait  quelque 
dommage  dans  ces  pâtures,  le  Comte  ou  son  bailli  de 
Douai  pourront  faire  payer  l'amende  au  délinquant 
lorsque  le  dommage  aura  été  constaté  par  le  châtelain 
de  Douai  ou  par  la  communauté  ;  si  le  bailli  ne  veut 
pas  aller  constater  le  dommage,  les  habitants  pourront 
faire  faire  cette  constatation  et  condamner  à  l'amende 
sans  forfait  ;  le  Comte  promet  garantie  à  la  commune 
de  Douai  pour  tout  ce  qui  pourrait  arriver  à  l'occasion 
de  l'application  de  l'amende  ci-dessus  ;  &  le  Comte 
reconnaît  que  les  habitants  de  Douai  jouissaient  de  ces 
marais  dès  le  temps  du  comte  Philippe  d'Alsace  et 
déclare   qu'il   veut    qu'ils   les    possèdent    toujours; 
7®  il  promet  pour  lui  et  ses  successeurs  qu'il  ne 
donnera  aucune  partie  de  ces  marais  à  personne  et 
qu'il  ne  les  fera  jamais  enclorre  ;  8"  si  par  suite  de 
partage  ou  cherquemenage  (plantation  de  bornes),  le 
Comte  reprend  les  pâtures  dont  le  comte  d'Artois, 
son  bailli  ou  ses  hommes  jouissent  et  que  les  habitants 
de  Douai  possèdent  depuis  longtemps,  elles  seront  de 
la  tenure  et  de  la  franchise  de  la  ville  de  Douai  comme 
les  autres,  excepté  les  cens  et  les  rentes  qu'on  payera 
à  ceux  à  qui  ils  sont  dus  ;  9^  les  échevins  et  commu- 
nauté de  Douai  devront  payer  au  Comte  ou  â  son  bailli 
dix  sols  par  an  le  jour  de  Saint-Remi  ;  si  le  bailli  ne 
veut  pas  les  recevoir,  la  ville  de  Douai  ne  pourra  en 
éprouver  aucun  dommage  ;  10*  la  ville  de  Douai  a  droit 
et  franchise  dans  la  rivière  qui  porte  bateau  jusqu'à 
l'endroit  appelle  Kiéviron^  et  le  Comte,  son  bailli,  le 
châtelain,    les  échevins  et  les  habitants  de  Douai 
pourront  condamner  à  l'amende  (amender)  ceux  qui 
commettront  des  dommages  dans  cette  rivière,  ainsi 
qu'il  a  été  dit  ci-devant  pour  les  marais  ;  11^  si  les 
habitants  ou  la  communauté  de  Douai  condamnaient 
à  l'amende  des  délinquants  pour  faits  commis  dans  la 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES   CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  DOUAIVILLE. 


175 


rivière  ou  les  marais  ci-dessus  el  si  les  condamnés  en 
portaient  plainte  au  Comte,  les  échevins  devront 
connaître  de  l'affaire  et  le  Comte  maintenir  le  juge- 
ment qu'ils  auront  rendu. 

B.  1141.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin;  1  pièce, 

papier;  1  sceau. 

1969-1990.  —  DouAl- ville.  —  19  juillet  1252. 
(^  DatwH  anno  Domini  Af®  CC^  L^  secundo,  feria 
quartaposi  Divisionem  Apostolorum  »J.  Lettres  de 

R.    de  Husdem ,  chanoine  et   officiai    d'Arras, 

déclarant  qu'en  sa  présence  Jean  dit  Pikete,  chanoine 
de  St-Améà  Douai,  el  Wautier,  son  frère,  ont  reconnu 
que  l'achat  qu'ils  avaient  fait  d'Asson  le  Kainne, 
bourgeois  de  Douai,  de  14  rasières  de  terre  à  labour 
avec  une  maison  et  des  appartenances  contenant 
cinq  rasières  de  terre  à  Douai  hors  la  porte  d'Arras, 
pour  lesquelles  il  est  «dû  à  la  comtesse  de  Flandre  une 
rente  annuelle  de  5  sols  monnaie  de  Douai,  sera 
toujours  chargé  de  cette  rente  envers  la  Comtesse  et 
ses  successeurs  ;  les  acheteurs  ont,  en  outre,  promis 
de  no  transmettre  ces  parcelles  de  terre  qu'à  des 
personnes  laïques.  —  11  avril  1265.  (^  En  l'an  del 
Incarnation  Nostre  Seigneur  Jhésu  Christ  mil  deus 
cens  soissante  et  cuinc,  le  semedi  prochain  après  le 
jour  de  Paskes^  qui  fu  l'unsime  jour  d'avril  i^). 
Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse  de  Flandre, 
accorde  aux  échevins  et  à  la  communauté  de  Douai  une 
foire  franche  qui  se  tiendra  tous  les  ans  dans  cette 
ville  depuis  le  dimanche  avant  rAscencion  jusqu'à  la 
veille  de  la  Pentecôte,  inclusivement,  et  le  jour  de  la 
Pentecôte,  le  payement  des  dettes  commencera  pour 
continuer  jusqu'à  l'Octave  de  la  Trinité,  inclusivement; 
pour  jouir  de  la  dite  foire  suivant  les  usages  et  coutumes 
de  la  ville  de  Lille,  à  condition  que  les  comtes  de  Flandre 
auront  la  moitié  de  toutes  assises  tels  que  tonlieux, 
issues,  places  et  pesages,  qui  écherront  dans  cette 
ville  pendant  ledit  temps,  et  les  échevins  et  commu- 
nauté de  Douai,  l'autre  nioitié  ;  en  outre,  les  échevins 
percevront  en  tout  temps  les  profits  des  liuwages 
(loyers)  des  halles  de  la  ville,  et  ils  ne  pourront 
contraindre  aucun  forain  à  venir  s'établir  aux  halles 
et  à  y  apporter  ses  marchandises  ;  le  payement  fini, 
les  comtes  de  Flandre  ne  percevront  plus  de  tonlieu, 
issues,  passages,  assises  et  autres  coutumes,  si  ce  n'est 
sur  les  marchandises  venues  pour  la  foire  ;  les  comtes 
de  Flandre  et  les  échevins  de  la  ville  préposeront. 


chacun,  une  personne  pour  percevoir  ces  droits 
pendant  le  temps  de  la  foire  ;  s'il  y  a  quelques  modifi- 
cations à  apporter  à  ce  règlement,  elles  pourront  être 
faites  d'un  commun  accord  ;  la  Comtesse  promet  comme 
sire  (souveraine)  d'observer  et  maintenir  toujours  la 
teneur  de  ces  lettres.  —  18  février  1270.  (<^  Lan  del 
Incarnation  Nostre  Seigneur,  mil  deus  cens  sois- 
séante  et  nuef,  le  demars  devant  le  feste  St  Pierre 
en  février  i>).  Les  échevins  et  toute  la  communauté 
de  la  ville  de  Douai  quittent  et  font  remise  à  Margue- 
rite, comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut,  leur  dame, 
de  toutes  les  prétentions  qu'ils  pouvaient  avoir  contre 
elle  et  contre  feu  la  comtesse  Jeanne,  sa  sœur,  jusqu'à 
ce  jour,  et  ce,  en  reconnaissance  des  faveurs  accordées 
par  cette  princesse  et  ses  prédécesseurs  à  la  ville  de 
Douai. —  Décembre  1276.  (^c  Cefu  fait  Van  del  hicar- 
nation  mil  CC  sissantesaize,  el  mots  de  déce7nbre>). 
Lettres  par  lesquelles  Gilles  de  Douai,  chevalier,  et 
Sara,  sa  femme,  dame  d'Esplechin,  déclarent  que  Jean 
du  Molinel,  leur  homme,  a  vendu  à  Hugues  d'Aulnoy, 
chevalier,  27  bonniers  de  bois  et  un  demi-bonnier  de 
pré  touchant  au  bois  de  Bûmes,  tenus  d'eux  en  fief. 

B.  1142.  (Carton.) — 3  pièces,   parchemin;  1   rouleau,  papier. 

ttfl9-t8«e?  —  D^aAl-'VUle.  —  Janvier  1292. 
(4i  Anno Lomini millésime  ducentesim,o  nonagesimo 
primo,  mense  Januario  >).  Lettres  par  lesquelles 
frère  Hugues  de  PeraiTdo,  maître  de  la  milice  du 
Temple  en  France,  déclare  que  pour  terminer  les  diffi- 
cultés existant  entre  les  maître  et  frères  Templiers 
d'Arras  (de  Attrébato)  et  les  échevins  et  communauté 
de  la  ville  de  Douai,  sur  ce  que  les  Templiers  préten- 
daient avoir  justice  haute  et  basse,  domaine  et  juri- 
diction sur  toutes  les  terres  et  tous  les  habitants  des 
terrains  dépendant  du  Temple  dans  la  partie  qui  va 
de  Douai  au  Temple  ;  les  échevins  de  cette  ville  disaient, 
au  contraire,  que  le  comte  de  Flandre  et  eux  avaient 
seuls  justice  de  juridiction  dans  toutes  les  terres 
dépendant  du  Temple,  ainsi  que  dans  l'enceinte, 
banlieue  et  appartenances  de  la  ville  de  Douai,  ils  sont 
convenus  des  articles  suivants  :  le  comte  de  Flandre, 
les  échevins  et  communauté  de  Douai  et  autres  justi- 
ciers auront  justice  haute  et  basse,  empire  et  juri- 
diction dans  les  terres  appartenant  aux  Templiers  et 
sur  leurs  habitants,  comme  ils  Texei'cent  sur  les  autres 
terres  de  l'échevinage  ;  mais  dans  leur  maison  même  à 
Douai  où  les  frères  ont  une  chapelle  avec  six  rasières. 


170 


ARCHIVES  DU  NORD. 


une  coupe  et  demie  de  terre,  sans  les  fossés  qui 
Tenlourenl  où  ils  ont  droit  de  pêche,  la  justice  haute  et 
basse  et  la  juridiction  leur  appartiendront  à  la  réserve, 
au  profit  du  Comte  de  la  superioritatis  (suzeraineté), 
et  du  droit  pour  les  échevins,  de  connaître  en  dernier 
ressort,  en  cas  d'appel,  des  jugements  prononcés  par 
les  Templiers  ;  —  le  Comte  et  les  échevins  de  Douai 
auront  toute  justice  et  juridiction  sur  les  fossés  qui 
entourent  la  maison  du  Temple,  à  la  réserve  du  droit 
de  pêche  pour  les  frères  ;  si  les  Templiers  trouvent 
quelque  personnes  péchant  dans  ces  fossés,  ils 
pourront  l'arrêter  ;  mais  ils  seront  tenus  de  la  remettre 
aux  échevins  de  la  ville  pour  la  juger  ;  les  Templiers 
conservent  aussi  toute  justice,  haute  et  basse  sur  les 
fossés  situés  à  l'intérieur  de  leur  enceinte  ;  —  les 
Templiers  ne  pourront  dans  leur  enceinte  établir  des 
fourches  patibulaires,  faire  exécutera  mort  ou  pratiquer 
la  mutilation  des  membres  ;  si  quelqu'un  y  commet  un 
crime  méritant  la  mort,  leurs  gens  demeurant  hors  de 
l'échevinage  de  Douai  pourront  y  exercer  la  justice  et 
les  échevins  et  le  bailli  de  Douai  permettront  qu'on 
fasse  passer  le  criminel  sur  les  terres  de  l'échevinage 
et  qu'on  le  mène  hors  de  la  ville  ;  —  les  Templiers 
ne  pourront  faire  arrêter  dans  leur  enceinte  aucun 
bourgeois  ou  habitant  de  la  ville  pour  quelque  méfait, 
excès,  cause  pécuniaire,  ou  autre,  si  ce  n'est  en  cas  de 
flagrant  délit  ;  —  ils  ne  pourront  faire  construire  de 
nouveaux  bâtiments  pour  recevoir  les  étrangers  ;  — 
ils  ne  pourront  y  laisser  coucher  personne  à  moins  que 
ce  ne  soit  un  membre  de  la  famille  et  leurs  valets 
devront  être  des  gens  honnêtes  et  n'ayant  point  été 
bannis  de  la  ville  de  Douai;  —  les  cens,  rentes, 
entrées  et  issues,  droits  de  vente  et  de  saisine  des 
terres  du  Temple  en  quelque  endroit  de  l'échevinage 
de  Douai  qu'elles  soient  situées,  appartiendront 
toujours  au  Temple,  à  moins  que  quelques  maisons 
redevables  de  rentes  au  Temple  n'aient  été  saisies  pour 
défaut  de  payement,  par  les  échevins  à  la  requête  des 
frères,  et  qu'après  la  saisie,  les  rentes  n'aient  pas  été 
payées  ;  alors  ils  pourront  garder  la  maison  pondant 
un  an  et  ce  terme  passé,  ils  seront  obligés  de  la 
vendre  ou  de  la  céder  à  un  laïque  qui  payera  la  taille 
à  la  ville  de  Douai  ;  —  si  quelqu'un  ne  paye  pas  exac- 
tement au  Temple  les  rentes  qu'il  lui  doit,  les  frères 
seront  tenus  d'en  recevoir  le  payement  par  les  soins 
des  échevins  de  Douai  qui  seront  obligés  d'en  faire  le 
complément  ;  —  si  les  Templiers  font  quelques  acqui- 
sitions,  soit  par  achat,  donation  ou  autrement,  du 


consentement  des  échevins  de  Douai,  ils  en  jouiront 
dans  les  mêmes  conditions  que  les  propriétaires  précé- 
dents, sans  pouvoir  changer  la  forme  de  la  teneur  ;  — 
les  frères  reconnaissent  avoir  reçu  des  échevins  de 
Douai,  en  reconnaissance  des  conventions  fixées  par 
ces  lettres,  500  livres  parisis  converties  en  une  rente 
annuelle  de  40  livres  ;  —  ils  prient  le  comte  de  Flandre 
et  l'évêque  d'Arras  de  confirmer  et  sceller  ces  lettres 
et  même  demandent  à  l'évêque  dé  prendre,  s'il  est 
nécessaire,  un  décret  pour  les  faire  exécuter.  — 
Même  date.  Semblables  lettres  données  par  les  éche- 
vins et  communauté  de  la  ville  de  Douai.  —  Sans 
date  ;  vers  1300.  Mémoire  au  sujet  des  pertes  que  les 
marchands  et  les  habitants  de  Douai  ont  éprouvées  à 
l'occasion  des  guerres  de  Flandre.  —  Sans  date  ;  vers 
1300.  Réclamation  des  habitants  de  Douai  au  sujet  des 
pertes  qu'ils  avaient  éprouvées  pendant  les  guerres  de 
Flandre.  —  Sans  date  ;  vers  1300.  États  des  rentes 
d'avoine  dues  par  les  cinq  villes  d'Ostrevant  :  Herchin, 
Ghenaing,  Fléchières,  Déchy  et  Ferring  à  la  gavène 
de  Douai. 

B.  1143.  (Carton.)  —  9  pièces  et  i  rouleau,  parchemin  ; 

5  sceaux  incomplets. 

tSSt-tSttfl.  —  D«aAl- Tille.  —  1331.  Juillet. 
Lettres  par  lesquelles  Gilles  deVilIers,sire  de  Lâmbres, 
vend  aux  bourgeois  et  aux  hôpitaux  de  la  ville  de 
Douai  tous  les  droits  qu'il  a  ou  pourra  avoir  sur  leurs 
biens  sis  audit  lieu  de  Lam'bres.  —  1333,  13  août. 
Lettres  d'Eudes,  duc  de  Bourgogne,  comte  d'Artois 
et  de  Jeanne  de  France,  sa  femme,  confirmalives  des 
précédentes. — 1434,  8  janvier.  («  AfeV  trois  cens  trente 
et  trois  »).  Lettres  des  échevins  de  Douai,  donnant 
déclaration  de  tous  les  bourgeois  et  hôpitaux  de  ladite 
ville  qui  possèdent  des  terres  et  héritages  en  l'échevi- 
nage de  Lambres.  —  1362.  Mandement  et  autres 
pièces  de  procédure  dans  le  différend  pendant  devant 
Pierre  Leritbault,  lieutenant  du  souverain  bailli  de  la 
ville  de  Douai,  entre  Jean,  seigneur  des  Wastines, 
chevalier,  et  le  chapitre  Ste-Croix,  de  Cambrai.  — 
9  juin  1363.  Attestation  par  Jean  Capperon,  lieutenant 
à  Douai  du  gouverneur  des  souverains  bailliages  de 
Lille,  Douai  et  Orchies,  que  Jean,  sire  des  Wastines  et 
d'Estrées,  avait  renoncé  et  renonçait  à  un  appel  fait 
par  Simon  de  Raises,  son  procureur.  —  18  juin  1363. 
Requête  et  attestation  par  Jean  Capprons,  lieutenant 
à  Douai,  du  souverain  bailli  de  Lille  et  Douai.  — 


CHAMBRE  DES  GOMin'ES  DK  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  DOUAI-VILLE. 


17T 


13  août  1369.  Lettres  des  échevins  de  Douai  par 
lesquelles  ils  déclarent  que  c'est  par  grâce  que  le 
comte  de  Flandre  leur  a  permis  de  renouveler  et  créer 
leur  ôchevinage,  selon  l'ordonnance  et  le  style  du 
Roi;  que  cette  grâce  ne  pourra  porter  aucun  préjudice 
aux  droits  des  comtes  de  Flandre  qui  seront  toujours 
les  maîtres  de  faire  renouveler  l'échevinage  de  Douai 
selon  les  anciens  privilèges,  coutumes  et  usages 
accordés  à  cette  ville  par  leurs  prédécesseurs  lors- 
qu'elle était  en  leurs  mains  ou  selon  les  nouveaux 
privilèges  accordés  à  ladite  ville  par  les  rois  de  France 
pendant  qu'ils  la  possédèrent.  —  14  septembre  1369. 
Lettres  des  mêmes  échevins  par  lesquelles  ils  promet- 
tent de  tenir  et  accomplir  la  teneur  des  lettres  de 
Louis,  comte  de  Flandre,  duc  de  Brabant,  données  à 
Gand  le  29  août  1369,  accordant  auxdits  échevins  le 
droit  d'établir  des  accises  sur  les  vins,  bières,  boissons 
et  grains  vendus  et  consommés  dans  cette  ville, 
avec  réserve  à  son  profit  du  sixième  du  produit 
desdits  droits.  —  1369.  Causes,  faits  et  raisons  de 
Watier  Piquette,  contre  Jean,  châtelain  de  Douai, 
par  devant  le  gouverneur  du  souverain  bailliage  de 
Lille,  Douai  et  Orchies,  pour  obtenir  pouvoir  de  faire 
saisir  les  biens  dudit  châtelain,  en  vertu  d'une  obli- 
gation montant  à  la  somme  de  423  écus,  que  ledit 
Piquette  a  sur  lui. 

B.  1144.  (Carton.)  —  11  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 
2  pièces,  papier  ;  7  sceaux  incomplets. 

tS9#-ta9t.  —  D^nai-Tllle.  —  Gand,  à  St-Bavon, 
le  7  août  1370.  Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre, 
par  lesquelles  il  accorde  à  la  ville  de  Douai  un  octroi 
sur  les  boissons  et  sur  les  grains,  à  percevoir  pendant 
un  an,  avec  réserve  à  son  profit  du  sixième  du  produit 
dudit  octroi  ;  sous  le  vidimus  des  échevins  de  la  ville 
de  Douai,  en  date  du  13  août  1370.  —  Douai,  le 
12  août  1370.  Lettres  des  échevins  de  Douai  par 
lesquelles  ils  reconnaissent  que  la  permission  que  le 
comte  de  (landre  leur  a  accordée  de  renouveler 
l'échevinage  de  ladite  ville  pour  cette  année  seulement 
selon  l'ordonnance  du  roi  de  France  et  non  suivant 
les  privilèges  et  coutumes  accordés  par  les  comtes  de 
Flandre,  ne  pourra  porter  aucim  préjudice  audit  comte 
et  que  les  comtes  de  Flandre  pourront  toujours  faire 
renouveler  ledit  échevinage  selon  les  anciens  privilèges 
accordés  par  leurs  prédécesseurs.  —  30  octobre  1370. 
Lettres  de  Hugues  de  Saint-Albin,  chevalier,  sire  de 


Wagon  ville,  ayant  la  souveraine  et  basse  justice  en 
claviis  et  en  respuns  (requêtes  et  répliques),  en  la 
ville  et  échevinage  de  Douai  au  lieu  dit  de  là  l'eau 
oultre  le  pont  à  le  Laigne,  Gilles  de  Villers,  prêtre, 
curé  de  Flêcicourty  au  nom  et  comme  procureur  de 
noble  damoiselle  Marie  de  Melun,  prévôté  de  la  ville 
de  Douai,  ayant  les  souveraines  basses  justices  en 
ladite  ville  et  échevinage  au  lieu  dit  en  deçà  de  Veaiiy 
et  des  échevins  et  communauté  de  ladite  ville  de  Douai, 
par  lesquelles  ils  règlent  la  forme  de  procéder  es 
daims  et  respuns  des  dites  ville  et  échevinage  ;  sous 
le  vidimus  des  échevins  de  la  ville  de  Douai,  du 
l""   novembre  1370.   —  Le   samedi  28  juin   1371. 
Sentence  de  Jacques  le  Watier,  lieutenant  à  Douai,  de 
Jean,  sire  de  Hem,  chevalier,  gouverneur  du  souverain 
bailliage  de  Lille,  Douai  et  Orchies,  au  profit  de 
Wauticr  Piquette,  contre  messire  Jean,  châtelain  de 
Douai,  par  laquelle  ledit  Piquette  au  nom  et  comme 
héritier  de  Jean  Cotterel,  a  été  déclaré  bien  adhérité 
de  la  rente  de  9  muids  et  onze  rasières  de  blé  à  prendre 
sur  la  gavène  de  Douai,  éclissée  du  gros  du  fief  de  la 
châtellenie  de  Douai.  —  10  octobre  1371.  Lettres  des 
échevins  de  la  ville  de  Douai  par  lesquelles  ils  recon- 
naissent que  les  lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre,  y 
insérées,  données  à  Gand  le  8  octobre  1371,  pour 
annuler  le  rappel  de  ban  accordé,  au  nom  dudit  Comte, 
par  Colard  de  la  Clyte,  son  receveur,  à  Agnès  de 
Fretin,  femme  de  JeanWillemin  Ploumier,  de  Douai, 
bannie  pour  deux  ans  des  ville  et  échevinage  de  Douai 
par  la  loi  duditlieu,  pour  sorcellerie,  ne  pourront  nuire, 
ni    préjudicier  audit  comte  de  Flandre.   —  Gand, 
25  février  1372.  Lettres  de  Louis,  comte  do  Flandre, 
par  lesquelles,  sur  la  représentation  de  messire  Hue  de 
St-Aubin,  chevalier,  se  disant  avoir  la  souveraine  et 
basse  justice  en  daims  et  en  respuns  en  la  ville  et 
échevinage  de  Douai  au  lieu  dit  de  çà  Veau  oultre  le 
pont  à  le  Laigne,  de  demoiselle  Marie  de  Melun« 
prévôté  de  Douai,  se  disant  avoir  la  souveraine  et  basse 
justice  en  ladite  ville  et  échevinage  au  lieu  dit  de  çà 
Veau  et  des  échevins  et  communauté  de  ladite  ville  de 
Douai,  il  règle  la  forme  de  procéder  es  daims  et 
respuns  de  ladite  ville.  —  28  août  1372.  Lettres  des 
échevins  de  la  ville  de  Douai  contenant  récépissé  des 
lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre,  données  à  Gand  le 
21    août   1372,  par  lesquelles   il  accorde  la  levée 
d'accises  sur  les  vins,  bières,  grains,  vivres  et  denrées, 
vendus  en  la  ville  de  Douai  pendant  un  an,  en  payant 
toutefois  audit  Comte  la  sixième  partie  desdites  accises. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


23 


178 


ARCHIVES  DU  NORD. 


—  22  août  1373.  Lettres  des  échevins  de  Douai 
contenant  récépissé  des  lettres  de  Louis,  comte  de 
Flandre,  données  à  Tronchiennes  le  13  août  1373,  par 
lesquelles  il  leur  a  accordé  dos  octrois  et  accises  pour 
un  an,  à  condition  qu^un  sixième  desdits  octrois  lui 
appartiendra. — 15  juillet  1376.  Récépissé  donné  parles 
échevins  de  Douai  des  lettres  de  Louis,  comte  de  Flan- 
dre, en  date  du  30  juin  1376,  par  lesquelles  il  confirme  la 
ville  de  Douai  dans  le  privilège  du  cot^ps  défendant  qui 
consistait  dans  le  droit  qu'avait  tout  homme  coupable 
d'en  avoir  tué  ou  blessé  un  autre  dans  l'étendue  de 
l'échevinage  de  Douai,  de  proposer  corps  défendant 
et  de  se  retirer  dans  un  lieu  saint  en  nommant  un 
procureur  pour  défendre  sa  cause;  mais  ensuite  le 
coupable  devait  se  mettre  entre  les  mains  du  Comte 
pour  être  traduit  en  la  halle  devant  les  échevins  et  y 
ouïr  le  jugement  sur  le  corps  défenda?U  et  sur  le  fait 
principal  prononcé  soit  contre  lui,  soit  en  sa  faveur  ; 
s'il  ne  se  présentait  en  personne  en  ladite  journée, 
tout  ce  qu'il  aura  dit  et  proposé  ou  fait  dire  ou  proposer 
sur  ledit  corps  défendant^  n'aura  aucune  valeur.  — 
24  septembre  1376.  Récépissé  donné  par  les  échevins 
de  Douai,  des  lettres  du  comte  de  Flandre,  datées  de 
Gand  le  14  septembre  1376,  par  lesquelles  il  permet 
de  lever  des  octrois  pendant  un  an  en  ladite  ville  sur 
les  vins,  bières,  grains  et  autres  denrées,  à  condition 
de  percevoir  un  sixième  du  produit  desdites  taxes.  — 
15  mars  1377,  Gand.  («  Mil  CGC  soissante  et  sèze  »). 
Ordonnance  de  Louis,  comte  de  Flandre,  au  sujet  des 
débats  et  émeutes  qui  ont  éclaté  en  la  ville  de  Douai 
entre  les  forains  et  les  bourgeois.  —  21  avril  1379. 
Mémoire  rédigé  par  Bernard  Dugardin,  bailli  de  la 
ville  de  Douai,  concernant  les  droits  et  la  juridiction 
du  comte  de  Flandre  à  Douai,  Lallaing,  Fenain  et 
Homaing.  —  Septembre  1380-janvier  1381.  Compte 
de  Richard  D'Auterive,  bailli  de  Douai,  de  la  recette 
des  exploits  de  ce  bailliage. 

B.  H45.  (Carton.)  —  16  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 
11  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

tS9t-tS94.  —  D«aAl-irllle.  —  Bruges,  le  l*"*  no- 
vembre 1381.  Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre,  par 
lesquelles  il  a  accordé  aux  échevins  de  Douai  la  levée 
d'accises  et  maltôtes  pendant  trois  ans,  à  condition  de 
payer  audit  comte  10.000  livres  parisis,  monnaie  de 
Flandre,  une  fois  données,  pour  son  droit  souverain; 
vidimus  des  échevins  de  Douai  du  4  juillet  1382.  — 


6  décembre  1383.  Lettres  par  lesquelles  Ricouwarl, 
seigneur  d'Auterive,  chevalier,  bailli  de  Douai,  et  les 
échevins  de  cette  ville  déclarent  avoir  obôi  aux  lettres  y 
insérées  du  comte  de  Flandre,  données  ù  Arras  le  3  dé- 
cembre 1383,  relevant  Robert  le  Canines  du  pèlerinage 
et  de  Tamende  auxquels  il  avait  été  condamné  pour 
avoir  blessé  Jean  Mostaing.  —  1383-1384.  Rémission  de 
peines  et  d'amendes  auxquelles  avaient  été  condamnés 
les  habitants  de  Douai  suivants  :  Jean  de  Fier,  con- 
damné à  un  voyage  à  Notre-Dame  en  Auvergne  et  à 
une  amende  de  50  livres  (H  novembre  1383)  ;  Jean  du 
Temple,  condamné  pour  avoir  navré  (blessé)  et  battu 
Jean  Wirebrecq,  au  bannissement,  à  10  livres  d'amende 
et  à  un  voyage  en  Auvergne  (10  mars  1384)  ;  Nicaise 
Faroulz,  condamné  pour  avoir  /îat;r^' Jeanne  Le  Borgne 
et  Agathe  Bodelaire,  au  bannissement  et  à  faire  le 
pèlerinage  de  St-Gilles-en-Provence  et  à  Sl-Victor  de 
Marseille  (19  août  1383);  Jean  Courbet,  condamné 
pour  avoir  eu  débat  avec  Pierre  Decarnin,  au  bannis- 
sement, à  l'amende  et  à  un  pèlerinage  à  la  Ste-Larme 
à  l'abbaye  de  la  Trinité  à  Vendôme  (11  novembre  1383)  ; 
Jean  Le  Grault,  condamné  pour  débat  à  Cysoing,  à 
une  amende  de  60  livres  et  à  un  pèlerinage  à  Notre- 
Dame  du  Puy  en  Auvergne  ;  Pierre  Lefèvre,  dit  le 
emparlieir  (avocat),  condamné  aux  mêmes  peines 
pour  avoir  blessé  Jean  d'AUennes;  CoUard  Espinois, 
condamné  pour  avoir  injurié  Téchevin  qui  le  jugeait  en 
la  halle,  à  l'amende  et  à  un  pèlerinage  à  St-Jacques  en 
Galice  ;  Lambin  li  Martins,  condamné  pour  avoir  battu 
à  plaies  ouvertes  deux  marchands  forains,  au  bannis- 
sement, à  l'amende  et  à  un  pèlerinage  à  St-Victor  de 
Marseille  ;  Tassard  et  Collard  de  le  Plache,  condamnés 
pour  avoir  blessé  Guillaume  de  Bony,  le  père,  et  la 
femme  de  son  fils,  à  plusieurs  amendes  et  à  divers  pèle- 
rinages (11  novembre  1383).  —  Douai,  10  mars  1384. 
Lettres  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne  et  comte  de 
Flandre,  par  lesquelles  il  accorde  rémission  des  peines 
qu'ils  ont  encourues  à  :  Jean  Souppe,  dit  Briqueterres, 
bourgeois  de  Douai,  condamné  au  bannissement  et  à 
l'amende  par  les  échevins  ;  Jean  de  Callonne,  bourgeois 
deDouai,  condamné  au  bannissement  et  à  l'amende  pour 
avoir  blessé  un  homme  dans  une  rixe  ;  Henri  Wallet, 
condamné  pour  avoir  blessé  une  femme,  à  l'amende  et  à 
un  voyage  à  St-Viclor  de  Marseille  ;  Pierre  du  Temple, 
condamné  au  bannissement  tant  qu'il  n'aura  pas  accom- 
pli le  pèlerinage  à  Notre-Dame  du  Puy  en  Auvergne 
pour  avoir  fait  paix  avec  Richart  Bonnebroque,  fils  de 
feu  Waghon,  devant  les  échevins  de  Douai,  sans  avoir 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DOUAI-VILLE. 


179 


pris  l'avis  du  bailli.  —  1384.  Faits  et  raisons  du  châte- 
lain de  Douai  contre  le  sieur  Gautier  Piquette.  —  Sans 
date  ;  XIV*  siècle.  Débat  entre  le  châtelain  de  Douai 
et  Gautier  Piquette. 

H.  114G.  (Carton.)  —  14  pièces,  parchemin  et  2  rouleaux 
mi-papier,  mi-parchemin  ;  sceau  brisé. 

tS94-t  S8«.—  Bonal-vlUe.—  2  mars  1384;  septem- 
bre 1384.  Comptes  du  bailliage  de  Douai,  rendus  par 
le  bailli  Richard  d'Auterive,  chevalier.  —  1384.  Vidi- 
mus  par  les  échevins  de  Douai  de  lettres  de  rémission 
de  peine  accordées  par  le  duc  de  Bourgogne  à  :  Jacot 
Fretiel,  dit  le  Gontier,  condamné  au  bannissement  et 
à  Tamende  pour  avoir  battu  une  femme  appelée  la 
BicqiUntre  ;  Richard  Bonnebrocque,  condamné  à  50 
livres  d*amende  et  au  bannissement  tant  quMl  n*aurait 
pas  accompli  le  pèlerinage  de  la  Sle-Larme,  à  Vendôme 
pour  être  «  venu  en  un  débat  un  coutel  &  la  main  »  ; 
Jean  li  Martin,  condamné  pour  blessures  faites  à  deux 
flamands,  au  bannissement  et  à  un  pèlerinage  à  St- 
Victor  de  Marseille  ;  Jean  Pasles,  condamné  pour  larcin 
à  une  amende  de  13  livres.  —  1384-1385.  Compte 
du  bailliage  de  Douai.  —  6  mars-li  août  1385. 
Mémoire  des  sommes  qu'Adrien  de  Villaine,  cangicrcs 
(changeur)  à  Douai,  a  payées  sur  la  recette  par  lui  faite 
de  cinq  quararitaines  ordonnées  au  bailliage  de  Douai 
pour  les  arbalétriers  qui  furent  en  garnison  à  Courtrai. 

—  2  décembre  1385.  Constitution  d'une  rente  viagère 
de  4  francs  au  profit  de  Jean  Le  Grault,  dit  Marchand, 
bourgeois  de  Douai,  au  capital  de  36  francs  royaux 
pour  le  paiement  de  l'aide  de  3.000  francs  due  par  la 
ville  de  Douai. —  1385.  Compte  de  Jacques  li  Wathier, 
receveur  des  rentes  et  revenus  du  comte  de  Flandre 
dans  les  châtellenies  de  Douai  et  Orchies  et  dépen- 
dances.— 1385.  Information  sur  la  prétention  de  Roger 
de  Guignes  aux  biens  et  successions  de  Hannekin 
Zeullman,  bâtard,  frère  de  sa  femme,  biens  qui  reve- 
naient de  droit  au  comte  de  Flandre. 

H.  4147.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux  incomplets. 

tS9«-tsmi.  —  D«aAl-irlUe.  —  7  mai  17  sep- 
tembre 1386.  Compte  de  Richard  d'Auterive,  chevalier, 
bailli  de  Douai,  de  la  recette  des  exploits  de  son  office. 

—  9  mars  1388.  Assiette  faite  en  la  ville  de  Douai  sur 
les  villes  des  châtellenies  de  Douai  et  Orchies  par  le 
lieutenant  du  gouverneur  de  Lille  et  Jean  Dudrac, 


bailli  de  Douai,  Jacques  le  Wautier,  receveur  à  Douai, 
pour  Taide  ordonnée  sur  lesdites  châtellenies  à  cause 
de  la  guerre  du  duc  de  Bourgogne  contre  le  duc  de 
Gueldre.  —  23  décembre  1389.  Traité  de  mariage 
entre  Jean  du  Temple  et  Agnès  Bemiêres,  de  Douai. — 
17  juillet  1393.  Édits  et  ordonnances  pour  la  confrérie 
des  arbalétricre  de  Douai,  promulgués  par  Richard 
d'Autrive,  bailli  de  la  dite  ville,  en  présence  de  la 
plus  grande  par  lie  des  arbalétriers.  —  16  juin  1396. 
Décision  du  duc  de  Bourgogne  sur  un  débat  survenu 
entre  réchcvinage  do  Bruges  et  celui  de  Douai  au 
sujet  des  blés,  avoines  et  autres  grains  achetés  par  les 
Brugeois  sur  les  marchés  de  Douai  et  emmenés 
ailleurs  qu'à  Bruges.  —  15  mars  1396.  Quittance 
passée  à  Douai  par  devant  Jean  d'Espinoy,  tabellion 
apostolique  (pièce  en  très-mauvais  état  et  illisible).  — 
Douai,  29  novembre  1398.  Contrat  de  mariage  entre 
Jean  du  Temple,  bourgeois  de  Douai  et  Marguerite  de 
Warlaing,  dite  Coquevillette,  sa  seconde  femme. 

B.  1148.  (Carton.)  —  5  pièces  et  4  rouleaux,  parchemin  ; 

1  pièce,  papier. 

t40a-Xl'V<'  sièrie.  —  Boiral-YlUe.  —  Paris,  le 
11  mars  1400.  («  M  CCC IHI'^  et  dix-neuf  ».)  Lettres 
de  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne,  autorisant  la 
ville  de  Douai  à  constituer  une  rente  de  500  couronnes 
sur  l'assis  du  vin  pour  contribuer  au  rachat  du  comte 
de  Nevers,  prisonnier  à  Nicopolis.  —  26  juin  1400. 
Lettres  des  échevins  d'Arras  reconnaissant  qu'ils  sont 
obligés  de  payer  à  la  ville  de  Douai  une  rente  trimes- 
trielle de  400  écus  jusqu'à  l'entier  payement  d'une 
somme  de  3.200  écus  qu'ils  lui  avaient  empruntée  pour 
leur  contribution  à  la  rançon  du  comte  de  Nevers.  — 
1400  ?  Mémoire  présenté  par  le  procureur  du  duc  de 
Bourgogne  dans  le  débat  au  sujet  de  la  juridiction, 
pendant  entre  ce  prince  et  les  échevins  do  la  ville  de 
Douai.  —  Sans  date  ;  fin  du  XIV*  siècle.  Lettres 
des  bailli  et  échevins  de  Douai  au  sujet  du  paiement 
des  gardes  du  château  de  Lécluse.  Etat  des  amendes 
dont  le  comte  de  Flandre  a  déchargé  plusieurs 
habitants  de  Douai.  Mémoire  de  Watier  Piquette 
contre  le  châtelain  de  Douai.  Idem,  du  procureur 
de  ladite  ville  contre  les  échevins  et  les  lombaixls. 
Raisons  des  procureurs  des  parties  adverses  sur 
l'appel  fait  par  la  ville  de  Douai  d'une  sentence 
rendue  par  la  Gouvernance  au  profit  de  Jacquemart 
Le  Clerc,  boucher  en  cette  ville. 


1 


180 


ARCHIVES  DU  NORD. 


R.  1149.  (Carton.)  —  0  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

1409-1414.  —  Bonal-vUle.  —20  septembre  1 102. 
Constitution  d'une  rente  de  dix  livres  par  les  échevins 
de  Douai  au  profit  de  la  veuve  de  Jean  de  Lambres, 
dans  le  but  de  couvrir  un  emprunt  de  120  écus  d'or 
destiné  à  faire  face  aux  dépenses  qu*a  eu  à  soutenir  le 
duc  de  Bourgogne  pour  le  service  du  Roi  et  pour  le 
voyage  qu'il  se  proposait  de  faire  en  Bretagne.  — 
4  septembre  1404.  Prorogation  d'une  taxe  sur  les  vins, 
cervôises,  grains  et  autres  denrées,  ac-cordée  par  la 
duchesse  de  Bourgogne  à  la  ville  de  Douai,  en  consi- 
dération de  grosses  dettes  dont  celle-ci  est  grevée 
depuis  la  guerre.  —  16  juillet  1405.  Attestation  par 
les  échevins  de  Douai  au  sujet  de  l'adjudication  aux 
enchères  des  fermes  des  accises  de  ladite  ville  de 
Douai.  —  9  mai  1408.  Déclaration  des  rentes  à  vie 
vendues  par  les  échevins.  —  6  mai  1408.  État  des 
acquêts  faits  par  l'hôpital  St-Jean,  dit  des  Enfants 
Trouvés,  à  Douai.  —  3  avril  1411  («  MCCC  et  dix  »). 
Ordonnance  de  Jean,  duc  de  Bourgogne,  portant  assi- 
gnation sur  la  ville  d'Arras,  des  sommes  qui  lui  ont 
été  avancées  par  la  ville  de  Douai,  pour  les  nécessités 
de  la  guerre,  «  comme  pour  les  très  grans  affaires  et 
nécessitez  que  nous  avons  eu  nagaires  à  supporter 
tant  pour  les  voyages  et  fait  du  pays  de  Liège,  là  où 
nous  avons  esté  à  grant  assemblée  de  gens  d'armes, 
à  grans  frais  et  despens,  comme  pour  autres  causes, 
etc.  ».  —  Gand,  20  novembre  1413.  Prorogation 
d'octroi  accordée  à  la  ville  de  Douai  avec  cette  clause 
que  les  taxes  seront  dorénavant  payées  en  nouvelle 
monnaie  sur  le  pied  de  3  deniers  neufs  pour  4  anciens. 
—  11  octobre  1414.  Sentence  de  l'échevinage  de  Douai 
au  profit  d'Adam  Jourdain,  boulanger,  contre  Jean 
Du  Clo,  écuyer,  né  à  Jussy-l'Évôque  en  Savoie. 

R.  ll.'iO.  (Carton.)  —  3  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 
1  pièce  et  1  cahier,  6  feuillets,  papier. 

141ft-14S4.  —  Donal-TUle.  —  Août  et  octobre 
1415.  Transport  par  Richard  Painmouillet  à  Guillaume 
Mathe,  bourgeois  de  Douai,  échanson  du  duc  de  Bour- 
gogne, de  tontes  les  sommes  dont  l'abbaye  d'Anchin  se 
trouve  redevable  envers  ledit  Richard  pour  le  temps 
que  celui-ci  fut  receveur  de  ladite  abbaye;  — 
transaction  entre  Méhaut  de  Belleforière,  veuve  de 
Watier  Painmouillet,  d'une  part,  et  Richard  Pain- 
mouillet, bourgeois  de  Douai,  de  l'autre,  au  sujet  d'une 


dette  de  520  couronnes,  en  payement  de  laquelle  ladite 
Mahaut  avait  fait  saisir  les  biens  dudit  Richard.  — 
Avril  1416.  Confirmation  par  le  pape  Grégoire  XII  et 
par  le  roi  Charles  VI  de  la  fondation  d'un  hôpital  en 
la  paroisse  St-Pierre  do  Douai  et  de  l'institution  d'une 
chapelle  dans  ledit  hôpital  par  Jean  de  Rocquignies, 
autrement  dit  de  Fiérin.  —  30  septembre  1416. 
Sentence  des  commissaires  juges  réformateurs  géné- 
raux ordonnés  par  le  duc  de  Bourgogne  dans  l'Artois 
et  la  Flandre  wallonne,  condamnant  Gilles  de  Neuville, 
procureur  de  la  ville  de  Douai,  à  une  restitution  de 
385  livres  envers  la  dite  ville.  —  1416.  État  dos  acquêts 
faits  par  la  Bonne  Maison  des  Chartriers  de  Douai.  — 
24  juin  1417.  Lettres  des  échevins  de  Douai  au  sujet 
du  prêt  qu'ils  ont  consenti  à  faire  au  duc  de  Bourgogne. 

—  27  septembre  1424.  Enquête  sur  les  excès  commis 
par  Thierry  Leroy,  bailli  de  Douai,  à  rencontre  de 
Henri  d'Auby  et  de  Jacquemart  d'Ailly,  échevins  de 
ladite  ville,  préposés  par  leurs  collègues  au  soin  de 
visiter  dans  les  celliers  et  de  goûter  les  vins  que  les 
marchands  taverniers  avaient  dans  l'enceinte  de  Douai. 
— 1434.  Mémoire  produit  au  Grand  Conseil  de  Gand 
par  Médard  Daël,  procureur  général  de  Flandre,  tant 
en  son  nom  comme  en  celui  de  Jacques  Barré,  receveur 
de  Douai,  contre  les  échevins,  conseil,  corps  et 
communauté  de  ladite  ville. 

B.  11.51.  fCarton.)  —  3  pièces  et  2  cahiers, 
35  feuillets,  parchemin  ;  1  pièce  et  1  cahier,  10  feuillets,  papier; 

2  sceaux  incomplets. 

I4ât-l4ll9.  —  Douai  -  irlUe.  —  Douai,  le 
12  novembre  1442.  Requête  des  échevins  de  Douai  au 
sire  d'Authume,  chancelier  du  duc  de  Bourgogne,  au 
sujet  de  la  difficulté  pendante  entre  eux  et  les  bailli  et 
officiers  du  souverain  bailliage  de  Douai,  relativement 
au  droit  de  justice  et  seigneurie  sur  la  maison  dite  du 
Temple,  appartenant  à  l'ordre  de  St-Jean  de  Jérusalem. 

—  Douai,  le  27  juin  1445.  Lettre  des  échevins  de  Douai 
aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet 
du  procès  mû  entre  l'Échevinage  et  le  Souverain 
Bailliage  relativement  à  la  juridiction  du  Temple.  — 
1452.  Enquête  dans  le  procès  pendant  entre  la  ville  de 
Douai,  d'une  part,  et  Alexandre  Le  Libert,  Colart 
Muret  et  consorts,  fermiers  du  boutehors  à  Douai, 
d'autre  part.  —  3  mai  1464.  Vidimus  sous  le  scel  de  la 
ville  de  Douai  de  la  confirmation  par  le  duc  de 
Bourgogne  Philippe  le  Bon,  de  l'achat  par  la  ville  de 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  PAYS-BAS.  —  DOUAI-VILLE. 


18 


Douai  de  Toffice  de  châtelain  de  cette  ville,  appar- 
tenant à  Philippe  dlnchy,  à  condition  que  les  échevins 
seront  tenus  de  fournir  homme  vivant  et  mourant  pour 
les  devoirs  de  fief  de  cette  châlellenie  et  que  les  fiefs 
qui  en  relèvent  seront  tenus  du  duc  de  Bourgogne  qui 
en  percevra  les  droits  féodaux.  —  1*'  juillet  1464. 
Règlement  fait  par  les  échevins  de  Douai  pour  le  droit 
d'entrée  et  de  sortie  des  prisonniers  dans  les  prisons 
de  Douai  qui  leur  appartiennent  à  la  suite  de  Tacquisi- 
tion  qu'ils  ont  faite  de  l'office  du  châtelain  dudit  Douai. 

—  1467.  Information  faite  par  les  échevins  en  la  halle 
de  Douai  sur  la  poursuite  du  bailli  de  cette  ville  à 
rencontre  de  Jacques  de  Gouy,  seigneur  d'Auby,  de 
Jean  Berte,  dit  le  Laffre,  archer  du  duc  de  Bourgogne, 
et  (le  plusieurs  autres  accusés,  à  l'occasion  des  troubles 
causés  par  eux  â  propos  des  fiançailles  d'un  habitant 
de  Douai.  —  27  février  1468.  Sentence  rendue  par  les 
commissaires  chargés  par  le  duc  de  Bourgogne  de 
procéder  â  une  enquête  sur  des  troubles  apportés  â 
des  fiançailles  â  Douai. 

B.  1 152.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ; 
3  p1%ccs  et  1  cahier,  8  feuiUets,  papier  ;  2  sceaux  incomplets. 

149t-lL\^  sièele.  —  Bonai-irille.  —  24  mai  1472. 
Copie  des  lettres  patentes  du  duc  de  Bourgogne 
autorisant  la  ville  de  Douai  à  vendre  jusqu'à  la  somme 
de  360  livres  de  rente  sur  les  corps  et  communauté  de 
ladite  ville.  —  20  novembre  1478-12  janvier  1479. 
Yidimus  d'un  mandement  de  l'archiduc  Maximilien  et 
de  Marie  de  Bourgogne  au  sujet  des  bonnes  maisons, 
hôpitaux  et  autres  établissements  de  charité  de  Douai. 

—  Douai,  le  20  juin  1480.  Lettre  de  Roland  De  le 
Moure  aux  officiers  de  la  Chambre  des  Comptes  de 
Lille,  au  sujet  des  comptes  de  la  recette  de  Douai.  — 
17-18  novembre  1487.  Yidimus  sous  le  scel  des 
échevins  de  Douai,  des  lettres  patentes  de  Tarchiduc 
Maximilien  accordant  exemption  à  diflférents  établisse- 
ments religieux  de  cette  ville  des  redevances  dues 
pour  droit  de  gavenne.  —  7  octobre  1492.  Copie  des 
lettres  patentes  de  l'archiduc  Maximilien  exemptant  le 
refuge  de  l'abbaye  Notre-Dame  des  Prés  à  Douai, 
des  redevances  dues  à  la  gavène  de  cette  ville.  — 
XY*  siècle.  Mandement  de  Jean  Hovine,  lieutenant  du 
gouverneur  de  Lille,  au  bailli  de  Douai  l'informant 
qu'il  est  en  déficit  de  7  chariots  et  de  28  chevaux  sur 
la  réquisition  quMl  devait  fournir  et  de  la  plupart  des 
pionniers  qui  devaient  les  accompagner,  et  l'invitant  à 


faire  diligence  pour  compléter  la  réquisition,  sous 
peine  de  perdre  son  office.  —  Sans  date  ;  XY*  siècle. 
Mémoire  sur  les  droits  du  duc  de  Bourgogne,  comt« 
(le  Flandre,  dans  les  villes  et  châtellenies  de  Lille, 
Douai  et  Orchies  et  particulièrement  dans  la  ville  de 
Douai. 

« 

B.  1153.  (Carton.)  —  Ty  pièces  et  1  cahier,  8  fcuLUcts,  papier. 


lftOS-i5MI.  —  Bonal-irllle.  —  30  septembre  1503. 
Enquête  au  sujet  des  droits  et  prérogatives  des 
concierges  de  la  maison  et  basse-cour  de  l'archiduc 
Philippe  le  Beau,  comte  de  Flandre,  à  Douai.  — 
18  septembre  1512.  Confirmation  par  l'empereur 
Maximilien  des  privilèges  de  l'échevinage  de  Douai. 
— 1517-1518.  Compte  présenté  par  Evrard  PoUet,  du 
quart  appartenant  au  Roi  dans  toutes  les  impositions 
de  la  ville  de  Douai.  —  9  août  1549.  Procès-verbal  du 
serment  prêté  par  le  prince  d'Espagne  (plus  tard 
Philippe  II),  de  maintenir  les  franchises  et  privilèges 
de  la  ville  de  Douai,  et  du  serment  de  fidélité  prêté  à 
ce  prince,  leur  futur  souverain,  par  les  échevins,  gens 
de  loi,  officiers,  notables  et  communauté  de  ladite 
ville.  —  Sans  date  ;  milieu  du  XYP  siècle.  Hauteurs, 
droits  et  prééminences  du  Roi  au  siège  de  la  gouver- 
nance de  Douai,  recueillis  par  Guy  du  Péage,  bailli  de 
ladite  gouvernance. 

B.  1154.  (Carton.)  —  3  pièces  et  un  cahier,  14  feuillets, 
parchemin  ;  2  pièces,  papier,  et  un  sceau  brisé  et  incomplet. 

IftVS-ULvr  slèele.  —  Doual-irilie.^  28  septembre 
1573.  Requête  adressée  aux  recteur  et  professeur  de 
l'Université  de  Douai  pour  qu'ils  autorisent  les  Pères 
de  la  Société  de  Jésus  à  enseigner  la  philosophie  au 
collège  d'Anchin,  à  Douai.  —  28  septembre  1577. 
Yidimus  sous  le  scel  des  échevins  de  Douai  des  lettres 
du  comte  Louis  de  Maie  confirmant  les  privilèges 
accordés  à  cette  ville  par  les  comte  et  comtesse  de 
Flandre,  Femand  de  Portugal  et  Jeanne  de  Constan- 
tinople,  son  épouse.  —  23  juin  1589.  Placard  des 
échevins  de  Douai,  portant  défense  de  vendre  dans  les 
rues  de  cette  ville,  des  épices,  drogues,  marchandises 
et  denrées  rentrant  dans  le  style  des  merciers  comme 
pruneaux,  raisins,  figues,  sucre,  poudre,  épiceries, 
vinaigre,  etc.  —  24  juillet  1501.  Sentence  des  échevins 
de  Douai  dans  le  procès  pendant  entre  les  maire  et 
quatre  hommes  du  style  des  graissiers  et  merciers. 


182 


ARCHIVES  DU  NORD. 


d'une  part,  et  les  maire,  anciens  et  quatre  hommes 
élus  et  choisis  des  graissiers  et  merciers  de  sèche 
mercerie  de  ladite  ville,  au  sujet  des  empiélements 
réciproques  commis  par  la  vente  de  marchandises  de 
la  compétence  de  l'un  et  l'autre  de  ces  styles.  —  Sans 
date  ;  XVI«  siècle.  Mémoire  sur  les  entreprises  que  les 
gens  do  la  loi  de  Douai  ont  faites  et  font  journellement 
sur  les  hauteurs  et  seigneuries  de  l'archiduc  d'Au- 
triche, en  les  usurpant. 

1>.  1155.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

Itt&-ia9l».  —  OrehiM.  —  Juillet  1225.  («  Actum 
anno  Verbi  Incaniùti  AT  CC^  vicesimo  quintOj  même 
Juin  »).  Lettres  de  Guillaume,  seigneur  de  Dampierre, 
et  de  Marguerite,  sœur  de  la  comtesse  Jeanne, 
accordant  aux  habitants  de  la  ville  d'Orchies  la  liberté 
et  la  loi  de  la  ville  de  Douai,  le  droit  de  ne  pouvoir 
être  cités  en  justice  en  dehors  d'Orchies  dans  le  pays 
de  Pévèle,  «  intra  Peuktni  »,  avec  la  liberté  à  tout 
homme  qui  aura  résidé  un  an  et  un  jour  dans  la  ville 
d'Orchies.  —  Avril  1244  (1)  («  A  Orchies  en  Van  del 
Incarnation  Jhésu  Crist  M  CC  XL  et  qtiatrej  el  mois 
de  avril  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  dame 
de  Dampierre,  donne  aux  paroissiens  de  Flines, 
Raches,  Coutiches,  Auchy,  Orchies  et  Bouvignies,  qui 
seront  ses  hommes  ou  relèveront  de  son  fief,  «  les  aises 
del  mares  de  Félines  en  pasturages  et  en  herbages  et 
toutes  autres  aises,  sans  le  mares  fouir  el  empirier,  et 
sauf  chou  kil  ne  puent  beste  mener  en  chelui  pastu- 
rage  si  eles  ne  sunt  leur  propres  et  s'il  ne  les  ont 
prises  a  loial  noureçon,  et  che  leur  ai-je  donnet  et 
otriet  à  tenir  de  mi  et  de  men  hoir  ki  le  tière  de  Pevle 
tenra,  parmi  che  ke  chascune  de  ches  viles  devant 
dites,  doit  rendre  chascun  an  à  mi  et  à  men  hoir  cuinc 
sous  de  blans  et  de  artiziens  de  cens  le  jour  Saint-Remi. . 
Et  se  voel  et  otroi  ke  li  abbie  del  Honeur  Nostre  Dame 
dales  Orchies  ait  el  pasturage  devant  dit,  autels  aises 
et  autel  droit  comme  les  viles  devant  nommées  as  us 
et  as  coustumes  ke  les  viles  devant  dites  les  tenront  et 
ensement  li  prestre  de  ces  lius  ».  —  22  mai  1376. 
Quittance  du  prix  de  louches  d'argent  livrées  à  la 
prieure  de  l'hôpital  de  Théomolin-lez-Orchies. 


(1)  Marguerite  ne  prenant  pas  encore  dans  cette  charte  le 
titre  de  comtesse  de  Flandre,  la  date  d'avril  1244  est  bien  exacte. 
Kn  avril  1245  elle  avait  succédé  à  sa  sœur  Jeanne  de  Constan- 
tinople. 


B.  1156.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier. 

ISM  —  XI%«iilèele.  —  OrehlM.  —  1381-1382. 
Compte  de  Philippe  de  le  Poêle,  bailli  d'Orchies.  — 
1382-1383.  Extrait  du  compte  de  feu  François  de  le 
Poêle,  en  son  vivant  bailli  d'Orchies.  —  20  septembre 
1383-10  janvier  1384.  Compte  du  bailliage  d'Orchies, 
rendu  par  François  de  le  Poêle,  bailli,  fils  du  précédent. 
—  24  mai  1384.  Attestation  par  les  ouvriers  des 
travaux  qu'ils  ont  exécutés  au  château  dit  de  La  Motte 
à  Orchies,  des  sommes  qui  leur  sont  dues  de  ce  chef 
avec  la  quittancede  celles  qu'ils  ont  reçues. — IToctobre 
1384.  Ordonnance  de  Gui  de  Poulailler,  maréchal  de 
Bourgogne,  chambellan  du  duc  Philippe  le  Hardi, 
commettant  Henri  d'Espierre,  chevalier,  conseiller  du 
duc  et  Olivier  de  le  Steenbrugghe,  bailli  de  Lille,  à 
l'effet  de  se  rendre  à  Orchies  pour  demander  aux  gens 
de  la  dite  ville  et  châtellenie  et  de  la  terre  de  Lécluse, 
l'aide  compétente  à  l'occasion  du  nouvel  avènement 
du  duc  de  Bourgogne  comme  comte  de  Flandre.  — 
3  juillet  1386.  Lettres  touchant  le  renouvellement  de 
l'échevinage  d'Orchies.  —  17  juillet  1386.  Attestation 
par  les  échevins  d'Orchies  au  sujet  de  la  recette  du 
domaine  de  cette  ville.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle. 
Mémoire  tendant  à  établir  que  la  ville  d'Orchies  n'est 
ni  de  la  châtellenie  de  Lille,  ni  de  celle  de  Douai,  mais 
qu'elle  dépend  du  châtelain  de  Haches. 


B.  1157.  (Carton.)  —  3  pièces,  parcht^inin  ;  1  pièce  et  1  cahier, 

21  feuillets,  papier. 

lâSl-iftSl.  —  Orehles.  —9  août  1431.  Contrat 
de  mariage  entre  Gilles  du  Busquel,  fils  de  feu  Robert, 
d'une  part,  et  Jacqueline  de  Wisquète,  fille  du  feu 
châtelain  d'Orchies,  chevalier,  seigneur  de  Raches, 
d'autre  part.  — 24  mai  1433.  Prorogation  d'octrois 
accordée  à  l'échevinage  d'Orchies,  en  raison  des 
grandes  charges  qu'il  a  eu  depuis  longtemps  à 
supporter,  tant  à  Toccasion  des  guerres  que  pour  la 
réparation  des  fortifications  de  ladite  ville.  — 
27  février  1481.  Lettres  patentes  des  archiducs  Maxi- 
milien  et  Marie  de  Bourgogne  faisant  remise  aux 
échevins  et  habitants  d'Orchies  des  redevances  arrié- 
rées dues  par  eux  au  receveur  de  Douai  en  considé- 
ration des  malheurs  et  pertes  subis  par  eux  par  suite 
des  guerres.  —  23  janvier  1487.  Lettres  patentes  des 
archiducs  Maximilien  et  Philippe  le  Beau  faisant 
remise  aux  échevins  et  habitants  d'Orchies  de  la  rente 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  PAYS-BAS.  -  DOUAI  ET  ORCHIES  (ChâteUcnies).  18.W 


de  26  muids,  quatre  rasières  d'avoine  et  20  livres, 
10  sols  parisis  qu'ils  devaient  au  domaine,  à  cause  de 
la  grande  pauvreté  de  la  popupation  et  de  la  désolation 
de  la  ville.  —  23  octobre  1531.  Enquête  à  la  requête 
des  écbevins  d*Orchies  au  sujet  des  informations 
criminelles  et  de  l'exercice  de  la  justice  sous  l'autorité 
et  la  supériorité  de  l'empereur  Charles-Quint. 

B.  il58.  (Carton.)  —  2  pièces  et  1  cahier, 
4  feuillets  couverts  on  parchemin  ;  2  pièces  et  i  petit  registre, 

non  relié,  de  65  feuillets,  papier. 

lM9-lftftS.  —  Village»  dM  châtellenleif  de 
Douai  et  Orehles.  —  Aix-en-Fevèle,  15  juillet 
1550.  Charte  des  us  et  coutumes  de  la  paroisse  d'Aix- 
en-Pevèle.  —  Aniche.  1286,  la  dernière  semaine 
d'avril.  («  L*a7i  de  grâce  MCCLXXXet  sis,  la  derraine 
semaisnecT avril»).  Acte  par  lequel  Pierre  de  Fampoux, 
dit  11  Orribles,  chevalier,s'engage  à  ne  jamais  rien  faire 
contre  noble  homme  son  très  cher  sire  Jean  d'Avesnes, 
comte  de  Hainaut,  quel  que  soit  le  seigneur  qu'il  pourra 
avoir,  et  ce,  en  considération  de  la  permission  que  le 
comte  de  Hainaut  lui  avait  donnée  de  vendre  un  fief 
qu'il  tenait  de  lui  à  Aniche.  —  Valenciennes,  le 
15  juillet  1506.  Lettre  de  J.  de  la  Croix  aux  gens  de  la 
Chambre  des  Comptes  au  sujet  de  l'achat  fait  par 
Antoine  de  Landas,  de  la  seigneurie  d'Aniche.  — 
Brillon.  —  10  avril  1267.  (  «  Van  del  i'ncarnation 
nostre  seigneur j  M.  CCLX  et  sw,  el  mois  d'avril^  le 
Jour  de  Paskes  Flories  »).  Charte  de  Gilles  de  Douai, 
chevalier,  seigneur  de  Brillon,  accordant  une  loi  aux 
habitants  dudit  Brillon  «  pour  bien  et  pour  paix,  par 
conseil  de  boines  gens,  et  pour  le  pourfit  et  l'avantage 
de  mi  et  de  mes  hoirs  et  de  mes  homes  et  de  mes 
tenans  de  Brillon  qui  a  chou  sasentirent  de  leur 
requeste  et  de  leur  boine  volonté  ». —  Cantfw,  2  mars 
1314.  Attestation  des  rentes  établies  sur  le  manoir  de 
Biétrix  Le  Karleresse  à  Cantin  par  les  échevins  Jean 
Blondiaus,  Philippe  de  le  Fontaine,  Gauthier  Gauteles, 
Jacques  le  Tavemier  et  Jean  li  Karliers.  —  Coutiches. 
1470-1553.  Extraits  des  registres  des  bailli  et  échevins 
de  Coutiches  pour  prouver  la  juridiction  du  duc  de 
Bourgogne  et  de  ses  successeurs  audit  lieu. 

B.  1150.  (Carton.)  —  5  pièces  et  1  rouleau,  parchemin; 
2  pièces,  papier;  7  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

ItM-iSVft.  —  VlUase»  des  châtellemies   de 
iet  Oreilles. —  Hamel.  Février  1273.  ^«  Cefu 


/ait  et  donnet  en  km  del  Incarnation  Nostre  Seigneur 
mil  det(scenssissa7ite  et  douze,  el  mois  de  février  »). 
Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Hamel,  chevalier,  règle 
(*e  qui  lui  est  dû  par  les  gens  de  Hamel  pour  les  droits 
d'issue,  d'entrée  et  de  relief:  «  Jou  pour  le  remède  et 
le  salut  de  màme  (mon  âme),  de  mes  ancisseurs  et  de 
mes  successeurs,  ai  mis  jus  et  ostés  tous  débas,  pour 
cou  ke  je  ne  voêl  mie  ke  mi  tenant,  ne  mi  jugeur  soient 
aggrevé  de  mi,  de  mcn  hoir  et  de  mes  successeurs 
apriès  men  déciôs  ;  et  ai  donné  et  donne  et  otrie  pour 
Dieu  et  en  aumosne  à  tous  céaus  et  à  toutes  celés  ki 
tenant  sunt  de  mi  à  aus  et  à  leur  hoirs  ki  manant 
sunt  et  seront  en  le  ville  de  Hamiel,  le  frankise  ki  ci 
dessous  est  contenue  en  cest  escrit  :  c'est  à  savoir  ke 
je  ne  mi  hoir  ne  poons  prendre  ne  devons  des  devant 
dis  tenans,  ne  de  leur  hoirs  jamais  à  nul  jour,  que 
IlII  sols  de  parisis  d'issue  et  IIII  sous  de  parisis  d'en- 
trée  de  caschune  rasière  de  leur  tière  et  de  IIll  s.  de 
parisis  aussi  de  relief  de  morte-main,  et  autant  de 
caschun  manoir  entier  de  tout  cou  ke  il  tiennent  et 
tenront  de  mi,  etc.  ».  —  Hamaing.  l*"^  janvier  1363. 
^«  Jour  de  Van  1362  »).  État  des  rentes  appartenant  à 
(HUion  de  Hitlaine  pour  sa  maison  et  sa  terre  de  Hor- 
naing.  —  Landas^  V22\ .  («  Actum  anno  incamaiionis 
Domtni  mtllesimo  ducentesimo  XXP  mense  (1). 
lettres  de  W.  (Wautier),  évêque  de  Tournai,  attestant 
que  Gérard  de  Barbison  a  cédé  (mtcadiavit)  à  Henri, 
doyen  de  Tournai,  deux  muids  de  blé  qu'il  possédait 
dans  la  paroisse  de  Landas  pour  trente  livres  de  blancs. 
—  St-Amand,  19  avril  1231  ^«  Actum  apud  Satictum 
Amandum,^  anno  Domini  M^  CC^  tricesimo  primo, 
sabbato  ante  Cantate,  mense  aprili  »).  lettres  de 
Gautier  de  Voormezeele  et  de  E.  d'Aigrement  (de 
Acrimonie),  de  Gautier  de  Ghistelles,  de  W.  (Guil- 
laume) de  Béthune  et  de  Gilbert  de  Sotteghem, 
déclarant  que,  suivant  un  accord  intervenu  entre 
Femand  et  Jeanne,  comte  et  comtesse  de  Flandre, 
d'une  part,  et  Amould  de  Landas  et  ses  fils  Gérard  et 
Amould,  de  l'autre,  le  seigneur  de  Landas  et  ses 
enfants  ont  renoncé  à  leurs  prétentions  contre  le 
comte  de  Flandre,  et  promettent  de  s'en  rapporter  h  sa 
volonté  touchant  les  droits  qu'ils  croient  avoir  sur  les 
pâturages  d'Eyne  ;  ils  affectent  pour  la  sûreté  de  cet 
accord  leur  baronnie  et  tous  les  biens  mobiliers  et 
immobiliers  qu'ils  tiennent  du  Comte.  —  Même  date. 
Lettres  de  G.  (Godefroi),  évêque  de  (Cambrai,  déclarant 

(1)  Le  nom  du  mois  n'est  pas  indiqué. 


184 


ARCHIVES  DU  NORD. 


qu'Arnoald  de  Landas  et  ses  fils  se  soumettent  à  subir 
rexcommunication  s'ils  n'observent  pas  l'accord  ci- 
dessus.  —  Gand,  31  août  1375.  Lettres  de  Louis, 
comte  de  Flandre,  confirmant  celles  d'Amauri,  sire 
de  Landas,  Âmould  et  autres  co-seigneurs  de  Landas, 
datées  du  lendemain  de  la  fête  St-Pierre  entrant  août 
1236,  insérées  dans  celles-ci,  par  lesquelles  ces  sei- 
gneurs donnent  à  la  ville  de  Landas  la  loi  de  St-Amand 
en  Pevèle  ;  lesquelles  lettres  avaient  été  déjà  confir- 
mées par  Marguerite,  comtesse  de  Flandre  et  de 
Hainaut,  le  jour  de  l'Ascension  1239.  —  Lécluse  (près 
Douai).  8  février  1284.  («  Van  de  grâce  mil  deus  cens 
quatre  vins  et  trois,,  le  mardi  après  le  Candeleurit), 
Lettres  par  lesquelles  Jean,  seigneur  de  Dampierre  et 
de  St-Dizier,  prie  son  très  cher  oncle  le  comte  de 
Flandre  de  confirmer  le  bail  qu'il  avait  donné  à 
Rickart  dou  Markiel,  Gérard  de  Verger,  Laymounart 
Bonnebroke  et  Ricars  Bonnebroke,  bourgeois  de 
Douai,  des  terres  labourables,  soiesteis  (terres  louées  à 
mi-fruit),  fours,  cambes  (brasseries),  rentes,  moulins, 
eaux  et  de  tout  ce  qui  lui  appartenait  dans  le  terroir 
de  Lécluse,  excepté  ses  bois,  ses  warandes  (garennes) 
et  la  moitié  des  amendes  prononcées  pour  les  délits 
(forfaits)  qui  arriveront  dans  cette  terre. 

B.  il60.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  5  sceaux 

brisés  ou  incomplets. 

Itl»-ia9i.  —  YillaKM  des  ehâtcllenies  de 
Douai  et  Orehies.  —  Mo7itigny,  2  mai  1371.  Lettres 
de  Robert,  sire  de  Montigny ,  chevalier,  par  lesquelles  il 
reconnaît  tenir  du  comte  de  Flandre,  à  cause  du  château 
de  Douai,  ses  chftteau  et  maison  de  Montigny,  lequel 
château  doit  être  ouvert  au  comte  de  Flandre  ;  il  promet, 
en  conséquence,  pour  lui,  ses  hoirs  et  successeurs  de 
bailler,  livrer  et  ouvrir,  ou  faire  bailler,  livrer  et 
ouvrir  lesdits  château  et  maison  de  Montigny  au  comte 
de  Flandre,  à  ses  successeurs  ou  à  leur  command.  — 
Sin4e'Noblc.  Juin  1329.  Constitution  d'une  rente 
foncière  de  8  sols  parisis  sur  un  manoir  à  Sin-le-Noble. 
—  Somain.  Avril  1219.  («  Fait  fu  Van  de  grasse  M 
detuvcens  etdisenuef,  ehnoiscTavril  »).  Acteparlequel 
Pierre  de  Douai  déclare  que  Baudouin,  comte  de  Flandre 
et  de  Hainaut,  lui  ayant  cédé  en  fief  Tavouerie  de 
Somain,  appartenant,  avec  la  haute  justice,  à  l'abbaye  de 
Saint-Calixtede  Cysoing,  et  cette  abbaye  lui  ayant  donné 
Tavouerie  de  son  franc  alleu  dans  les  bois  et  les  marais 
du  même  lieu,  dans  la  maison  de  Beaurepaire,  ses 


dépendances  et  les  bois  de  Briache  et  de  Longueselve 
qui  restent  dans  Tavouerie  du  Comte,  il  est  convenu 
avec  ce  dernier  des  conditions  énumérées  dans  l'acte 
en  ces  termes  :  «  Pour  chou  ke  li  tans  sunt  périlleus  et 
lijourmavais  et  ke  nous  vécûmes  le  monde  mis  en 
tel  point  de  malisse  ke  peu  de  gens  estudiont  à  garder 
foiauté,  sabcent  à  boisdie  (ruse)  multiplier,  besoins  est 
de  prévir  ke  les  choses  ki  sunt  faites  par  bonne  foi,  de 
nete  pensée  et  de  sain  consel  aient  fermeté  permanauie, 
ne  ne  puissent  i  estre  muées  en  leur  empirement  par 
boisdie,  ne  par  malisse.  Pour  ches  choses,  jou  Pières 
de  Douai  conneute  chose  à  tous  chiaus  ki  or  sunt  et  ki 
avenir  sunt,  ke  cum  Bauduins,  cuens  de  Flandres  et  de 
Hanau,  eust  otriet  à  moi  en  fief  l'avouerie  k'il  avoit  en 
le  vile  de  Soumaing,  li  quelle  vile  toute,  avoec  tout  le 
segnourage  et  avoec  le  haute  justiche  est  de  l'église 
saint  Kalixt  de  Cysoing  de  droite  ancliiserie  (succes- 
sion), li  abbés  et  li  capittles  de  le  glise  devant  dite  ki  me 
vourent  avoir  plus  foial  et  plus  apparelliet  en  leurs 
besoins,  por  leur  comun  consel  et  por  leur  assens, 
otroièrent  à  moi  et  à  men  hoir  l'avouerie  de  leur  franc 
aleus  qu'il  ont  en  bos  et  mares  de  le  vile  de  Soumaing 

devant  dite  jusques  en  Escard  (jusqu'à  la  Scarpe) 

Chelui  ke  li  eskevin  aront  esliut  à  l'eskevinage,  li 
mains  de  le  glise  par  leur  conseil  le  doit  estaulir  :  ne 
jou,  ne  mes  hoirs  ne  le  perrons  de  chou  empêchier,  et 
se  aucuns  ne  voloit  rechevoir  l'eskevinage,  il  doit  estre 
à  chou  constrains  par  l'église,  par  mi  et  par  men  hoir. 
Se  aucuns  des  eskevins  doit  i  estre  estes  del  eskievinage 
por  se  défaute  u  por  sen  fourfait,  li  glise  Testera  par 
le  consel  de  mi  et  de  men  hoir,  ne  en  chou  nous  ne 
poons  le  glise  empiéchier  ». 

Layette  53.  —  Hainaut  en  général. 

H.  1161.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 

2  sceaux  brisés. 

itss-ltMl.  —  Yalenciennes ,  le  9  juillet  1238. 
(«  Donné  à  Valenchiennes  le  nuevime  Jour  de 
julé,  Fan  de  grâce  MCC  trente  et  wit  »).  Lettre  de 
Guillaume,  comte  de  Hainaut  et  de  Zélande,  ratifiant 
les  lettres  par  lesquelles  son  père  a  donné  à  l'impéra- 
trice Marguerite,  sœur  dudit  Guillaume,  une  rente  de 
quatre  mille  livrées  de  terre  au  tournois.  —  Paris, 
le  31  octobre  1253.  («  Baium  Parisiusy  in  vigilia 
Omnium  Sanctorum  anno  Domini  millesimo 
ducentesimotercioi>).  Lettres  par  lesquelles  Charles, 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  HAINAUT  EN  GÉNÉRAL. 


185 


comte  d'Anjou,  de  Provence  et  de  Forcalqnier  et 
marquis  de  Provence,  déclare  que  noble  dame,  sa 
chère  cousine,  Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  lui 
ayant  donné  le  comté  de  Hainaut  avec  toutes  ses 
appartenances,  elle  s'était  réserA'é  trois  ou  quatre 
cents  livrées  de  terre  à  assigner  où  elle  voudrait 
pourvu  que  ce  fût  en  plaine  (à  la  campagne)  et  hors 
des  villes,  pour  en  disposer  comme  il  lui  plairait,  de 
façon  que  si  la  terre  ainsi  assignée  ne  tombait  pas  en 
mainmorte,  celui  qui  en  jouirait  et  ses  héritiers  en 
feraient  hommage  audit  Charles  et  à  ses  héritiers, 
comtes  de  Hainaut,  ladite  Marguerite  ne  pouvant 
toutefois  donner  cette  terre  ni  aux  ennemis  de  ce 
comte,  ni  à  ceux  du  comte  d'Anjou.  —  14  février  1254. 
{«  Che  fu  donneit  à  Mallines,  nostre  vile^  le  samedi 
après  tes  octaves  de  le  Candeler^  en  Van  de  V Incar- 
nation Nostre  Ségneur^  MCCLIII  »).  Confirmation 
par  Guillaume,  roi  des  Romains,du  jugement  rendu  par 
Henri,  évêque  de  Liège,  sur  la  déclaration  qui  lui 
avait  été  faite  que  Marguerile,  comtesse  de  Flandre  et 
de  Hainaut,  avait  donné  le  comté  de  Hainaut  au  comte 
d*Anjou  et  à  ses  hoirs,  et  l'avait  prié  de  le  recevoir 
pour  son  homme  du  comté  de  Hainaut,  et  qu'elle  avait 
aussi  mandé  au  comte  de  Luxembourg  et  au  seigneur 
de  Mortagne,  de  rendre  hommage  au  comte  d'Anjou  de 
tout  ce  qu'ils  possédaient  en  Hainaut;  à  quoi  Jean 
d'Avesnes,  fils  de  cette  comtesse,  s'était  opposé  lui 
demandant  d'être  reçu  comme  homme  du  comte  de 
Hainaut.  L'évèque  ayant  examiné  l'afiaire  en  présence 
de  ses  hommes,  du  comte  de  Luxembourg  et  de 
WiUanme  de  Homes,  seigneur  de  Thenai^  son  gentil- 
homme, a  déclaré  que  Jean  d'Avesnes  est  le  vrai  comte 
de  Hainaut,  et  ordonné  aux  hommes  de  fief  du  comté 
de  lui  rendre  l'hommage  qu'ils  lui  devaient.  Étaient 
présents  au  jugement  de  l'évèque  de  Liège  comme  ses 
hommes  de  fief  et  gentilhommes  :  Othon,  comte  de 
Gueldre;   Henri,  comte   de    Luxembourg;  Amoul, 
comte  de  Loos  et  de  Chini;  Othon,  prévôt  d'Aix; 
Godefroi,  archidiacre  de  Liège;  Thierry  Biers, (En- 
glebert),  doyen  d'Utrecht;  Englebert,  archidiacre  de 
Liège;   Thierry,  sire  de  Fauquemont;  Henri,  sire 
de  Hufalize;  Wautier  Biertaus;  Gossuin  de  Borne; 
Guillaume  d^Othenay  ;  Gossuin  de  Mils  ;  le  comte  de 
Heire.   —  25  septembre  1256.  («  Données  Van  del 
Incarnation  Nostre  Ségneur  Jhésu  Crist  MCCL  siSj 
le  lundi  devant  le  jour  saint  MichieL  el  mois  de 
septembre  »).  Acte  par  lequel  Charles,  fils  du  roi  de 
France,  comte  d'Anjou  et  de  Provence,  remet  à  la 


comtesse  de  Flandre,  sa  cousine,  à  la  prière  du  Roi 
son  frère,  le  don  qu'elle  lui  avait  fait  du  comté  de 
Hainaut  et  des  appartenances,  et  promet,  pour  lui  et 
pour  ses  hoirs,  de  ne  jamais  rien  y  prétendre.  — 
Octobrel256.(4c  Van  de  V Incarnation  Nostre  Ségneur 
mil  deus  cens  cinquante  et  sis^  el  mois  d*octembre  »). 
Projet  de  lettres  de  la  comtesse  Marguerite  par 
lesquelles  elle  s'oblige  à  faire  confirmer  par  Gui, 
comte  de  Flandre  et  Jean  de  Dampierre,  ses  fils, 
quand  ils  seront  sortis  de  prison,  par  les  bannerets  de 
Hainaut,  par  vingt  chevaliers  et  par  toutes  les  villes 
de  ce  comté,  les  lettres  qu'elle  avait  données  à 
Jean  d'Avesnes,  son  fils,  pour  lui  assurer  à  lui  et  à  ses 
hoirs  le  comté  de  Hainaut  après  la  mort  de  la  Com- 
tesse. —  29  octobre  1256.  («  Ce  fu  fait  Van  del 
Incarnation  MCCLVl^  le  diemence  devant  le  Jour 
Tous  Sains,  el  mois  d'octembre  »).  Lettres  des 
prévôt,  juré,  échevins  et  communauté  deValenciennes 
déclarant  avoir  promis  en  présence  de  Marguerite, 
comtesse  de  Flandre,  et  de  Baudouin,  son  fils,  de 
reconnaître  Jean  d'Avesnes,  son  fils  et  ses  hoirs  pour 
leur  seigneur  et  pour  comte  de  Hainaut . 

B.  1 162.  (Carton.)  —  5  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
6  sceaux  brisés  et  incomplets. 

lM9-lt9S.  — 17  juin  1257.  («  Ce  fu  fait  Van  del 
Incarnation  Nostre  Ségneur  MCC  et  LVII^  le 
diemence  devant  le  Nativité  saint  Jehan  »).  Lettres 
de  Nicolas,  évèque  de  Cambrai,  Jacques  de  Condé, 
Oste  d'Ecaussines,  chevaliers,  et  Oste  de  Boussoit, 
écuyer,  constatant  que  si  Colard,  fils  de  Baudouin  de 
Péronne,  parvenu  à  sa  majorité,  prétendait  quelque 
chose  sur  la  terre  de  Le  Douvie^  achetée  par  ledit 
Baudouin  de  Jean  de  Croix,  et  donnée  par  échange  à 
Jacques  de  Cjsoing,  il  serait  tenu  d'assurer  ladite 
terre  audit  Colard,  et  si  le  même  Colard  n'en  voulait 
pas,  les  susnommés  devraient  rendre  à  Jacques  de 
Cysoing  2.000  livres  de  blanCj  monnaie  de  Hainaut. 
—  Binche,  le  22  mai  1265.  (<  A  Binch^  en  Van  del 
IncarncUion  MCC  sissante  et  chuinc,  le  devenres 
devant  Penthecoste  »).  Lettres  par  lesquelles  Margue- 
rite, comtesse  de  Flandre,  déclare  que  Henri,  comte 
de  Luxembourg,  son  cher  et  féal,  a  remis  en  ses  mains 
les  chftteau,  ville  et  revenus  de  la  Roche  qu'il  tenait 
d'elle  (comme  comtesse  de  Hainaut),  pour  en  jouir 
seulement  après  la  mort  dudit  comte  Henri  et  de 
Henri,  son  fils  ;  de  laquelle  ville  elle  avait  adhérité 


Nord.  —  Sârie  B.  —  Tomb  1.  (2*  Partib). 


24 


186 


ARCHIVES  DU  NORD. 


son  fils  Baudouin  d'Avesnes,  seigneur  de  Beaumont  et 
son  hoir,  qui  ne  devaient  en  jouir  qu'à  la  mort  des 
deux  seigneurs  ci-dessus  et  du  vivant  seulement  de 
Béatrix,  petite-fille  de  la  comtesse,  fille  dudit 
Baudouin,  femme  de  Henri  de  Luxembourg  ;  après  la 
mort  de  Béatrix,  ces  ville  et  terre  devaient  retourner 
au  comte  de  Luxembourg.  Ledit  adhéritement  fait  en 
présence  de  ses  hommes,  savoir:  Gui,  comte  de 
Flandre  et  marquis  de  Namur;  Jean  de  Hainaut,  son 
neveu;  Euslache,  seigneur  du  Rœux;  Wautier  de 
Beausart,  chevalier  ;  Gilot  de  Fonteignies  et  Bniillet 
du  Bruille.  —  2  janvier  1269.  («  En  Van  del  Incar- 
nation Nostre  Ségneur  Jhésu  Crist  MCC  sissante  et 
witjlendemain  de  le  Circuncision  Nostre  Ségneur*). 
Lettres  par  lesquelles  Nicolas  de  Fontaines,  évêque  de 
Cambrai,  déclare  avoir  remis  le  vendredi  avant  Noël 
1268  dans  le  chapitre  de  Si-Achaire  à  Haspres,  à  la 
comtesse  Marguerite  et  à  Gui,  son  fils,  dans  les  mains 
de  Huon  de  Maulde,  chevalier,  bailli  du  Hainaut,  en 
présence  des  hommes  de  fief  de  la  Comtesse,  y 
désignés  tous  les  fiefs  et  hommages  qu'il  possédait  et 
tenait  d*eux  en  Hainaut,  pour  sûreté  de  la  somme  de 
3.500  livres  qu'ils  avaient  payée  pour  lui  et  pour 
Baudouin  de  Hénin,  chevalier,  son  neveu,  somme 
qu'il  a  promis  de  rendre  en  deux  termes  spécifiés  ; 
quand  cette  dette  sera  payée,  la  Comtesse  adhéritera 
rÉvèque,  ses  hoirs  ou  ses  successeurs  des  mêmes  biens 
non  plus  amplement  détaillés.  —  3  janvier  1269. 
(*  En  ran  del  Incarnation  Nostre  Ségneur  Jhésu 
Crist  MCC  sissante  et  wit,  lejoesdi  après  le  Circum- 
ctsion  Nostre  Ségneur  »).  Lettres  par  lesquelles 
Baudouin  de  Hénin,  chevalier,  sire  de  Sebourg, 
reconnaît  avoir  mis  tous  les  fiefs  et  héritages  qui  lui 
appartenaient  en  Hainaut  le  vendredi  avant  Noël  1268 
dans  le  chapitre  de  St-Achaire  à  Haspres,  entre  les 
mains  de  Henri  de  Maulde,  chevalier,  bailli  de  Hainaut 
pour  Marguerite,  comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut 
et  Gui,  son  fils,  en  présence  de  Gérard,  seigneur  de 
Prouvy,  Adam  Sénéchal  de  Hordain,  Stévenon 
d'Auberchicourt,  Gillon  de  Louvignies,  chevaliers; 
Wauthier  de  Plachi,  Jean  de  Bugnicourt,  Jean  de 
Hordain,  Stévenon  d'Aniche,  Watier  de  Puvinage, 
Jacquemon  dou  Sauchoit  (du  Saulzoir),  Gillon,  fils  de 
Béatrix  et  Aumant,  pfévôt  d'Haspres,  hommes  de  fief 
de  la  Comtesse,  pour  sûreté  de  la  somme  de  3.500  livres 
parisis  qu'ils  ont  prêtée  à  Nicolas,  son  oncle,  évêque 
de  Cambrai  et  à  lui  ;  quand  cet  argent  sera  rendu,  la 
Comtesse  et  son  fils  seront  tenus  de  lui  rendre  tous  ces 


biens  et  de  l'en  adhériter  lui  et  ses  hoirs.  —  11  mai 
1277.  («  En  Van  del  Incarnation  mil  deus  cens 
sissante  dis  siety  le  mardi  après  rAssention  »). 
Lettres  de  Jean,  dit  sire  d'Audenarde,  déclarant  devoir 
reprendre  en  fief  et  hommage  de  Jean  d'Avesnes, 
damoisel  de  Hainaut,  la  ville  de  Papinghien  qu'il 
tenait  auparavant  en  franc  alleu,  promettant  d'être  son 
homme  dans  les  quarante  jours  et  de  faire  connaître 
aux  gens  dudit  damoiseau  de  Hainaut  la  valeur  du 
revenu  de  cette  ville.  —  4  septembre  1278.  («  En  Fan 
del  Incariiation  Jhésu  Crist  mil  deus  cens  sissante 
dis  et  wity  le  dtmenche  après  le  jour  StnJehan 
Décholassé  »).  Lettres  de  Guillaume  de  Jauche, 
chevalier,  seigneur  de  Gommegnies,  par  lesquelles  il 
remet  entre  les  mains  de  Marguerite,  comtesse  de 
Flandre  et  de  Hainaut,  trois  cents  livrées  do  terre, 
gisant  au  sart  de  Gommegnies,  qu'elle  pourra  détenir 
jusqu'à  ce  qu'il  ait  payées  les  dettes  contractées  par 
lui  avant  le  21  septembre  1276. 

B.  116^3.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin. 

It90-lt94.  —  23  septembre  1280.  (<^  Van  de 
grâce  mil  dou  cens  et  quatreviens^  le  lundi  apriés  le 
Saint  Mathiu  l'apostre,  el  mois  de  septembre  »). 
Lettres  par  lesquelles  Jean  évêque  de  Liège,  approuve 
ramoine  (l'aumône,  le  don)  que  feu  messire  Nico- 
las de  Fontaines,  évêque  de  Cambrai,  avait  fait  à 
Mahial  et  Ysabelle,  filles  de  feu  monseigneur 
Baudouin  de  Hénin,  chevalier,  sur  les  fieCs  de 
Landelhies  et  de  Moreynies  ;  hommes  de  fief  présents  : 
Sohier,  seigneur  de  Beauforl,  Jean  Hastin  de  Tinnes, 
Gérard  de  Berloz,  Fastreit  Pinka  de  Berloz,  Robert  de 
Ferme  et  Renier  de  Vizeit,  son  maréchal,  tous 
chevaliers,  Thierri  de  Geneppe,  citoyen  de  Liège, 
monseigneur  Rasson  de  Gavre,  seigneur  de  Liede- 
kerke,  monseigneur  Willaume  Bruncosteit  et  monsei- 
gneur Jean  de  Montigny,  chevaliers.  —  21  janvier 
1284.- («  Anno  DominiM^  CC«  LXXX^  tercio,  ferla 
sexta  ante  Convertionem  sancti  Pauli»).  Mandement 
de  Tofficial  de  Cambrai  au  doyen  de  chrétienté  de 
Maubeuge,  portant  que  noble  homme,  le  comte  de 
Hainaut  ayant  été  averti  de  sa  part  la  5*  férié  après  (1) 
la  Conversion  de  Saint-Paul,  d'accorder  la  réparation 
des  dommages  causés  par  Jean  de  Mainlevriel,  bailli  de 


(1)  Il  y  a  là  une  erreur  de  scribe.  Diaprés  la  date  de  la  pièce, 
il  faut  lire  avant  au  lieu  de  après  la  Conversion  de  Saint -Paul. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  OBS  CHARTES.  —  HAINAUT  EN  GÉNÉRAL. 


187 


Hainaut  et  le  prévôt  du  Quesnoy,  excomuniés  par  le 
mandement  dudit  officiai,  en  vertu  du  Concile  général 
tenu  à  Compiègne,  aux  biens  appartenant  à  révèché 
de  Cambrai  dans  les  villes  de  Sausset  (Saulzoir), 
Monstrencourt  (Montricourt)  et  du  Càteau-Cambrésis; 
il  lui  ordonne,  si  les  dommages  ne  sont  pas  réparés 
dans  ce  délai,  de  mettre  un  interdit  ecclésiastique  sur 
les  villes  de  Valenciennes,  Mons,  le  Quesnoy,  Bavay 
et  sur  les  autres  possessions  du  comte  de  Hainaut  dans 
révêché  de  Cambrai  et  de  le  signifier  à  tous  les  abbés, 
prieurs,  doyens  et  chapitres,  curés  des  églises  de  ces 
villes,  à  moins  qu'il  ne  reçoive  des  lettres  à  ce 
contraires  de  Tévèque  de  Cambrai  ou  de  cet  officiai. 
— 9  février  1284.  («  Anno  Domini  AP  CC^  octogesimo 
terciOj  in  octava  Purificationis  béate  Virginis 
Marie j  circa  horam  terciam  »).  Appel  interjeté 
auprès  du  Pape  par  maître  Jean,  dit  Goifiers,  doyen  de 
Noti-e-Dame  de  la  Salle  dans  l'église  St-Géry,  â 
Valenciennes,  frère  Nicolas,  chanoine  de  l'église  de 
Vicoigne,  Eustache,  seigneur  de  Lens,  et  Gilles  de 
Quiévy,  chevalier,  pour  et  au  nom  de  Jean  d'Avesnes, 
comte  de  Hainaut,  dont  ils  étaient  procureurs  et 
députés,  afin  que  l'archevêque  de  Reims  et  les  évèques 
de  cette  province,  assemblés  à  Compiègne,  ne  fassent 
rien  contre  le  comte  de  Hainaut  et  les  siens,  ne  les 
jugent'  pas  par  contumace  et  ne  leur  causent  aucun 
préjudice  par  suite  de  leur  absence.  Cet  appel  a  été 
fait  à  Compiègne  chez  les  Frères  Prêcheurs  en 
présence  de  l'archevêque  de  Reims,  des  évèques  de 
Chftlons,  d'Amiens,  d'Arras,  de  Senlis,  de  Noyon,  de 
l'élu  de  Beauvais,  de  l'évêque  de  Soissons,  des 
archidiacres  de  Reims  et  de  Thérouane,  de  Guy  de 
Bray,  de  noble  homme  le  seigneur  Wautier  d'Antoing, 
chevalier,  de  Jean  Warokiers,  de  Gilles  de  Haspres, 
de  Jean  de  Mons  et  autres  non  nommés.  — 15  février 
1284.  («  Datum  anno  Domini  ilf»  CC  LXXX""  tercio, 
feria  tercia  post  octava^  Purificationis  béate  Vir- 
ginis »).  Mandement  de  l'official  de  Cambrai  à  Pierre, 
dit  Bazin,  Moisse  de  Cantimpret  près  Cambrai  et  à 
Barthélémy,  curé  d'Élincourt,  d'avoir  à  admonester 
le  comte  de  Hainaut,  Jean  de  Mainlevriel,  bailli  de  ce 
comté  et  le  prévôt  du  Quesnoy,  à  l'efiet  de  réparer 
dans  le  délai  de  quinze  jours  les  dommages  et  les 
horreurs  qu'ils  avaient  causés  avec  beaucoup  d'hommes 
armés  dans  les  villes  de  Saulzoir,  Montrecourt  et  Le 
Càteau-Cambrésis  appartenant  à  Enguerrand  de 
Créquy,  évêque  de  Cambrai,  tant  au  temporel  qu'au 
spirituel,   et   à  son  église,  sinon  de  déclarer  que 


l'interdit  prononcé  en  vertu  de  l'autorité  et  décision  du 
concile  de  Compiègne,  aura  son  plein  effet. 

B.  1 164.  (Carton.) —  3  pièces,  parchemin  ;  1  sceau  incomplot. 

tM9-l8M.  —  20  juillet  1287.  (<c  Lan  ini^\  et 

siet  le  dimenche  après  le  Division  des  aposteles  i>). 
Enquête  faite  par  le  bailli  de  Hainaut  sur  la  place  de 
Fémy  devant  l'église  paroissiale  de  Notre-Dame,  dans 
laquelle  soixante  trois  témoins  dont  les  noms  sont 
donnés,  certifièrent  que  ce  qui  avait  été  dit  par  le 
bailli  au  sujet  des  événements  survenus  à  Fémy  il  y  a 
quatorze  ans,  était  conforme  à  la  vérité  ;  —  que  Fémy 
était  terre  d'Empire  et  franc-alleu  ;  que  la  franchise  des 
habitants  s'étendait  au  delà  de  l'abbaye,  jusqu'au 
pont  de  la  Sambre,  contrairement  à  l'assertion  des 
officiers  du  roi  de  France  soutenant  que  Fémy  était 
tenu  du  Royaume.  Dans  cette  enquête  se  trouve 
consigné  le  récit  des  événements  qui  se  sont  passés 
dans  l'abbaye  et  la  ville  de  Fémy  depuis  vingt  ans. 
Hues  le  Bulles,  prévôt  de  St-Quentin,  ayant  été  arrêté 
à  cause  de  l'argent  de  la  recette  de  la  prévôté  qu'il 
devait  au  Roi  et  mis  en  prison  à  Ribémont,  s'évada  et 
vint  se  mettre  en  sûreté  dans  l'église  et  dans  la  ville 
de  Fémy.  Les  gens  du  Roi  vinrent  pour  le  prendre  ; 
mais  l'Abbé  s'opposa  à  son  arrestation,  alléguant  que  le 
Roi  n'avait  à  Fémy  ni  droit  de  justice,  ni  seigneurie 
et  que  cette  terre  était  un  franc-alleu  tenu  de  Dieu  et 
de  St-Etienne  ;  cependant  le  sergent  de  l'Abbé  prit  le 
prévôt,  le  mena  jusqu'au  pont  de  Sambre  et  le  remit 
alors  aux  gens  du  Roi.  —  Jean  de  Mainlevriel,  prévôt 
de  Guise  et  châtelain  de  Bohain,vint  à  la  court  (ferme) 
de  Sauffours  (Escaufourt),  dépendances  de  Fémy,  à 
la  demande  de  plusieurs  personnes,  et  prit  huit  chevaux 
à  un  fermier.  L'abbé  de  Fémy  se  plaignit  de  ce  fait  et 
fit  écrire  par  Jean  Yerdiaux,  bailli  de  Hainaut,  au 
prévôt  de  Guise,  pour  faire  rendre  les  chevaux  et 
payer  l'amende;  ce  que  fit  ledit  prévôt  après  avoir 
pris  conseil  de  monseigneur  de  Blois  et  de  ses  gens.  — 
Orars  Langle  courtisait  une  femme  à  Oisy  et  se 
trouvait  dans  sa  maison;  cette  femme  se  plaignit  de  ce 
qu'il  voulait  lui  faire  violence.  Jean  de  Mainlevriel, 
prévôt  de  Guise,  qui  se  trouvait  alors  à  Oisy,  pour- 
suivit Grars  Langle  et  le  saisit  sur  le  territoire  de 
Fémy.  Il  voulut  avec  ses  gens  l'emmener  de  force. 
Mais  les  habitants  de  Fémy  s'y  opposèrent,  obligèrent 
ledit  prévôt  à  abandonner  son  prisonnier  et  lui  firent 
pour  ce  fait   payer   l'amende  due   à  TAbbaye.  — 


188 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Bniniel  de  le  Cbelle,  qui  tenait  une  court  (ferme)  à 
Hanepieul^  localité  située  dans  le  royaume  de  France, 
avait  commis  un  forfait  comportant  peine  de  corps  et  de 
biens  (  «  ayant  forfait  son  corps  et  ses  biens  »)  ;  en 
conséquence, messire  de  Tapigni  et  Jean  de  Mainlevriel, 
alors  prévôt  de  Guise  et  châtelain  de  Bohain,  vinrent 
prendre  et  enlever  de  force  les  bestiaux  appartenant 
audit  Bruniel  à  Fémy  ;  mais  les  habitants  de  cette  ville 
et  l'Abbaye  s'opposèrent  à  cet  enlèvement  et  obtinrent 
satisfaction.  — Gilles  dou  Buskoit,  banni  du  royaume 
de  France  pour  quelque  vilain  fait  commis  par  lui,  et 
n'osant  y  demeurer,  s'était  retiré  dans  la  ville  et  sur 
les  terres  de  l'abbaye  de  Fémy  où  il  demeura 
longtemps  très-tranquillement  ainsi  que  le  seigneur 
de  DurkaSj  le  seigneur  d'il  rame^  et  autres  bannis  du 
Royaume.  —  Les  gens  d'Origny  ayant  commis  un 
homicide  dans  leur  ville  située  dans  le  Royaume,  se 
retirèrent  à  Fémy,  pour  y  être  en  sûreté  ;  il  en  fut  de 
même  pour  les  aventiers  (gardes)  de  Watigny  qui 
tuèrent  un  homme  audit  lieu  et  qui  se  réfugièrent  à 
Fémy  où  ils  furent  en  sûreté.  —  Étievenon  Larchenier 
de  Fémy  ayant  tué  un  homme  dans  cette  ville  se 
réfugia  à  Bierkes  (Bergues,  Aisne)  qui  est  au  delà  du 
Heu  de  Roviseul  dans  le  royaume  de  France  où  il 
demeura  longtemps  en  sûreté,  ce  qui  prouve  bien  que 
Fémy  n*est  pas  du  Royaume,  car,  dans  le  cas  contraire, 
les  gens  du  Roi  ne  l'y  eussent  pas  laissé  en  repos.  — 
Monseigneur  Baudouin  de  Hénin  ayant  pris  chevaux, 
vaches  et  bestiaux  à  5a2^/bt«r$(Escaufourt),Ies  emmena 
dans  le  comté  de  Hainaut  ;  Gilles,  abbé  de  Fémy,  porta 
plainte  à  ce  sujet  à  Nicolas,  évêque  de  Cambrai, 
disant  que  personne  ne  pouvait  exercer  sur  les  dites 
abbaye  et  ville  aucune  justice  ou  seigneurie  ;  la 
comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut  ayant  reconnu  la 
vérité  de  ce  fait,  fit,  en  conséquence  rendre  les 
bestiaux  saisis  à  leurs  propriétaires. —  Adam  d'Origny, 
maire  de  Fémy,  ayant  été  arrêté  et  conduit  à  Bergues, 
dans  le  royaume  de  France,  pour  avoir  saisi  une 
charretée  de  terrage  (blé  en  gerbes),  qu'Adam  li 
Conviers,  habitant  de  Bergues,  avait  fait  lever  à  Fémy, 
fut  remis  en  liberté  à  la  prière  de  l'Abbé  et  des  habi- 
tants de  Fémy  par  ordre  de  Kainiel,  alors  prévôt  de 
Guise.  —  Dom  Jean  li  Arbalestriers,  dom  Constans 
moines  de  Fémy,  et  Nicole,  actuellement  prévôt  de 
cette  abbaye,  sont  venus  en  France  il  y  a  trente  ans, 
du  temps  de  l'abbé  Thomas,  et  ont  prié  le  Roi  de  faire 
rechercher  dans  les  anciennes  chroniques  à  l'abbaye 
de  St-Denis  si  l'abbaye  de  Fémy  et  ses  dépendances 


faisaient  partie  du  royaume  de  France  ;  le  résultat  de 
ces  recherches  avait  été  infructueux.  — 19  avril  1287. 
(<Van  del  Tncamacion  Nostre  Seigneur  Jhésu  Crist^ 
MCCLXXX  et  set,  le  semedi  apriès  les  octaves  de 
PisqueSy  en  avril  i>).  Lettres  de  Florent  deHainaut, 
seigneur  de  Braine,  déclarant  qu'il  a  fondé  une 
chapelle  en  sa  maison  d'Étrœungt.  —  14  juillet  1306 
(«  En  Van  de  graze  MCCC  et  sis  le  premier  jœsdi 
apriès  le  quinzainne  dou  jour  saint  Pière  et  saint 
Pol,  apostles,  ou  mois  de  fenail  i>).  Lettres  de  Sohier 
d'AUowagne,  chevalier,  gardien  de  la  terre  d'Avesnes, 
déclarant  que  Jean  Jausse,  seigneur  de  Boussoit,  est 
devenu  son  homme  comme  étant  en  la  main  du  comte 
de  Blois  et  du  comte  de  St-Pol  pour  le  duc  et  la 
duchesse  d'Athènes,  au  sujet  de  tout  ce  qu'il  possède 
dans  la  terre  d'Étrœungt.  —  22  août  1287.  (<^  L'an  de 
grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  set  le  venredi 
devant  le  fies  te  Saint  Béiremieu  Vapostele  »).  Lettres 
par  lesquelles  Bouchard  (d'Avesnes),  évêque  de  Metz, 
reconnaît  devoir  à  Louis,  comte  de  Loos  et  de  Chini, 
son  cousin,  pour  services  à  lui  rendus  et  à  l'église  de 
Metz,  2.500  livres  tournois,  pour  le  payement  des- 
quelles il  lui  vend  à  raison  de  1.900  livres,  200  livrées 
de  terre  de  revenu  annuel  en  héritage  dans  la  ville  de 
Yalenciennes  et  dans  le  comté  de  Hainaut,  à  charge 
de  les  tenir  [de  lui  en  fief  et  hommage  ;  et  quant  aux 
600  livres  restant,  il  promet  de  les  rendre  en  deux 
payements  égaux  en  deux  termes  ;  le  Comte  s'oblige  à 
abanbonner  les  200  livrées  de  rente  annuelle  quand  il 
recevra  les  1.900  livres  tournois  de  monnaie  courante 
et  à  condition  qu'il  sera  quitte  de  l'hommage  qu'il  doit 
à  cette  occasion.  — 10  avril  1288.  (  «  Van  de  grâce 
mil  deus  cens  quatre  vins  et  seyt  ans^  lou  samedi 
après  le  quinzaine  de  Ptiskes  »)  (1).  Lettres  par 
lesquelles  Bouchard,  évêque  de  Metz,  déclare  qu'ayant 
été  nommé  arbitre  avec  Baudouin  d'Avesnes,  seigneur 
de  Beaumont,  son  oncle,  pour  aplanir  les  difficultés 
existant  entre  Willaume  (de  Hainaut),  évêque  de 
Cambrai*,  d'une  part,  et  noble  homme  Jean  d'Avesnes, 
comte  de  Hainaut,  d'autre  part,  au  sujet  de  la  souve- 
raineté de  Baringnies  (Bréangies  ?),  il  décide  qu'elle 
doit  appartenir  au  comte  de  Hainaut  et  qu'il  doit  y 
exercer  la  même  justice  que  dans  toute  cette  province. 


(i)  En  comptant  comme  quinzaine  de  Pâques  les  huit  jours 
qui  précèdent  et  les  huit  jours  qui  suivent  Pâques,  il  semble 
qu'on  doit  placer  le  samedi  dont  il  est  question  au  samedi  de  la 
semaine  de  Quasimodo. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  ULLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  HAINAUT  EN  GÉNÉRAL. 


180 


B.  1165.  (Carton.)  —  5  pièces  et  1  rouleau,  parchemin; 
3  sœaoz,  dont  2  incomplets. 

l9Mt-t9S8.  Chàteaa  de  la  Fouillée  de  Lyons  (1) 
—  septembre  1290.  («  Actum  apud  domum  nos- 
tram  Foleye  in  Leonibtcs,  anno  Domini  millesimo 
ducentesimo  nonagesimo,  mense  septembri  »). 
Lettres  par  lesquelles  Philippe  IV,  roi  de  France, 
déclare  que  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  lui  a 
fait  hommage-lige  et  qu'il  l'a  reçu  pour  son  homme 
pour  la  terre  d'Ostrevant,  avec  cette  clause  que  s'il 
est  reconnu  par  enquête  que  quelques  parties  de  cette 
terre  ne  sont  pas  du  royaume  de  France,  ces  parties  ' 
ne  seront  pas  comprises  dans  l'hommage.  Le  Comte 
tiendra  cette  terre  en  baronnie  du  Roi  et  de  ses 
successeurs  et  il  fera  le  service  (militaire)  avecq  cinq 
chevaliers,  ainsi  que  les  autres  barons  du  Royaume. 
Le  Roi  remet,  à  la  prière  du  Comte  et  de  ses  amis, 
l'amende  et  le  forfait  qu'il  réclamait  à  raison  de  cet 
hommage,  et  le  Comte  ne  sera  pas  tenu  de  répondre 
pour  les  délits  commis  jusqu'à  ce  jour  dans  l'Ostrevant. 
En  ce  qui  concerne  le  gardas  (la  gardienneté)  des 
abbayes  et  des  églises  d'Ostrevant  que  le  Roi  préten- 
dait lui  appartenir,  le  Comte  met  ce  droit  en  la  main 
du  Roi  qui  fera  faire  une  enquête  à  ce  sujet  ;  s'il  lui 
appartient  il  le  conservera;  sinon  il  le  rendra  au 
Comte.  Le  Roi  conserve  aussi  dans  sa  main  la  garde 
de  l'abbaye  de  Fémy  qu'il  disait  lui  appartenir  ;  mais 
il  lui  fera  rendre  ses  biens;  si  cette  abbaye  est 
reconnue  comme  étant  située  dans  le  Royaume,  il  la 
retiendra  et  le  Comte  réparera  tous  les  préjudices 
causés  à  cette  abbaye  ;  si,  au  contraire,il  est  constaté 
qu'elle  est  située  hors  du  Royaume,  le  Roi  se  désin- 
téressera de  ses  affaires.  Le  Roi  déclare  que  le  comte 
de  Haipaut  a,  selon  qu'il  le  lui  avait  ordonné,  réparé 
tous  les  torts  résultant  des  rescotisses  et  excès  que 
ses  gens  avaient  commis  dans  l'Ostrevant.  Môme  pièce 
transcrite  sur  un  rouleau  de  cinq  bandes  de  parchemin 
avec  plusieurs  autres  documents.  Copie  des  mêmes 
lettres  donnée  par  Jacques  dit  Roussiaus,  clerc  de 
Cambrai,  notaire  public,qui  en  a  fait  la  collation  avec 
Pierre  de  Beaumont,  chanoine  de  Soignies,  Gérard, 
dit  le  Morkant,  chanoine  de  Notr^-Dame  de  la  Salle  à 
Valenciennes,  Gilles  de  Cologne,  doyen  de  St-Ger- 
main  de  Mons,  frères  Wautier  de  Bialsart,  de  l'Ordre 
des  Frères  Mineurs,  et  Gérard  de  Masnui,  de  l'Ordre 


(1)  Dans  la  forêt  de  Lyons,  située  vers  les  confins  des  dépar- 
tements actuels  de  l*Eure  et  de  la  Seine-Inférieure. 


de  Prémontré,  au  château  du  Quesnoi,  diocèse  de 
Cambrai,  le  23  janvier  1298  (1),  indiction  XII,  la 
5*  année  du  pontificat  du  pape  Boniface  VIII.  —  8  mai 
1291.  («  L'an  de  grâce  mil  deus  cens  LXXX  et  onze, 
le  mardi  apriès  le  saint  Philippe  et  Saint  Jakem^ 
apostles  »).  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hàinaut,  nomme 
son  clerc  maître  Pierre  de  Berlaimont,  chanoine  de 
Maubeuge,  son  procureur  dans  toutes  les  affaires 
qu'il  a  ou  pourra  avoir  contre  les  doyen,  et  chapitre 
de  l'église  de  Cambrai  par  devant  tels  juges  que  ce 
soit  et  lui  donne  tout  pouvoir  à  ce  sujet.  A  la  suite 
de  cette  procuration  sont  transcrites  d'autres  lettres 
qui  ne  paraissent  qu'un  projet,  par  lesquelles  ledit 
comte  de  Hainaut  déclare  que  pour  terminer  les 
difficultés  pendantes  entre  lui  et  le  chapitre  de  Cam- 
brai au  sujet  de  la  jouissance  des  revenus  des  terres 
de  Sausoit  (Saulzoir),  Melin  (Molin,  dépendance  du 
Câteau-Cambrésis)  et  Cofontaine  (Cerfontaine)  et 
dépendances,  que  le  Comte  prétendait  lui  appartenir 
pendant  les  vacances  du  siège  épiscopal,  et  que  le 
chapitre  de  Cambrai  lui  contestait,  les  deux  parties 
ont  d'un  commun  accord  nommé  pour  arbitres,  savoir  : 
le  Chapitre  :  maître  Jean  dit  de  Liège,  chantre,  et 
Aubert  de  Marie,  tous  deux  chanoines  de  Cambrai  ; 
le  Comte  :  Nicolas,  abbé  de  Vicoigne,  de  Tordre  des 
Prémontrés,  et  noble  homme,  monseigneur  Gillion, 
chevalier,  seigneur  de  Berlaimont,  avec  promesse  de 
s'en  rapporter  à  leur  décision*  Le  Comte  déclare  que 
les  dépositions  des  témoins  entendus  dans  cette 
affaire,  seront  considérées  comme  valables  quand  bien 
même  ces  témoins  décéderaient  avant  le  jugement  à 
intervenir.  —  Copie  de  cette  pièce  sur  deux  bandes  de 
parchemin.  —  Avril  1292.  («  Lan  de  grâce  mil  deus 
cens  quaire  vins  et  dotùse,  au  mois  cTavril  »).  Lettres 
par  lesquelles  Bouchard,  évêque  de  Metz,  Guillaume, 
évêque  de  Cambrai,  et  Gui,  élu  de  liège,  frères  du 
comte  de  Hainaut,  déclarent  que  si  monseigneur 
Florent  de  Hainaut,  prince  de  Morée,  leur  frère,  vient 
à  mourir  et  qu'ils  aient  la  tutelle  des  enfants  qu'il  a 
ou  pourrait  avoir  de  sa  femme,  madame  Isabelle  de 
Villehardouin,  princesse  de  Morée,  ils  ne  tireront 
aucun  profit  des  biens  de  leur  frère  situés  en  Hainaul 
et  les  tiendront  même  quittes  de  tous  les  droits  qu'ils 


(1)  L*indiction  XII  se  rapportant  à  Tannée  1299,  de  même  que 
la  5*  année  du  pontificat  de  Boniface  VIII,  le  notaire  Jacques 
Roussiaus  ne  paraît  pas  avoir  suivi  le  style  de  France  et  cette 
charte  doit  être  datée  de  janvier  1299  et  non  1296. 


190 


ARCHIVES  DU  NORD. 


pourraient  avoir  sur  eux,  sauf  le  cas  de  fourmorture^ 
c'est-à-dire  si  ce  prince  vient  à  mourir  sans  enfants  ; 
ils  veulent  aussi  que  le  pouvoir  donné  par  leur  frère  à 
un  procureur  pour  recueillir  ses  biens,  ne  soit  pas 
révoqué,  à  moins  que  la  princesse  n'en  nomme  un 
autre;  enfin  ils  consentent  à  ce  que  le  prince  et  la 
princesse  puissent  donner  à  celui  de  leurs  enfants 
qu'ils  jugeront  à  propos,  les  terres  qu'ils  tiennent  du 
comte  de  Hainaut.  —  Avril  1292.  («  Van  de  grasse 
mil  deus  cens  quatr^e  vins  et  douze jOu  mois  d'avril  »). 
Lettres  par  lesquelles  Jean  d'Avesnes,  comte  de 
Hainaut,  déclare  que  si  monseigneur  Florent  de 
Hainaut,  prince  de  Morée,  son  frère,  vient  à  mourir, 
madame  Isabelle,  sa  femme,  et  ses  enfants  pourront 
faire  hommage  à  lui  comte  de  Hainaut,  par  procu- 
reur, pour  les  biens  qu'il  tient  de  lui;  les  tuteurs 
desdits  enfants,  nommés  soit  par  lui,  soit  par 
la  princesse  leur  mère,  pourront  percevoir  tous  les 
revenus  de  ces  terres  ;  si  le  mainbour  (tuteur)  du  fils 
du  prince  ne  s'acquitte  pas  bien  des  devoirs  de  la 
tutelle  après  la  mort  des  prince  et  princesse,  ses  père 
et  mère,  le  Comte  pourra  en  nommer  un  autre  de 
concert  avec  Bouchard,  évoque  de  Metz,  Guillaume, 
évoque  de  Cambrai,  Gui,  évêque  de  Liège,  ses  frères, 
et  avec  Monseigneur  Jean,  seigneur  de  Dampierre,  son 
cousin,  si  un  de  ses  frères  vient  à  mourir,  et  aussi 
avec  un  des  hoirs  de  monseigneur  Jean  d'Avesnes, 
seigneur  de  Beaumont,  son  cousin,  apr^s  la  mort 
dudit  Jean  de  Dampierre,  à  condition  que  le  tuteur 
mettra  en  dépôt  la  moitié  des  revenus  pour  acheter 
des  terres  à  la  majorité  de  l'enfant  et  que  l'autre 
moitié  sera  employée  à  l'entretien  et  à  l'éducation 
dudit  enfant.  Le  comte  de  Hainaut  abandonne  tous 
les  droits  qu'il  pourrait  avoir  sur  ces  biens  à  raison 
&%mainbournie.  Le  dit  Comte  s'engage  à  recevoir 
l'hommage  des  enfants,  fils  ou  filles,  à  qui  les  prince 
et  princesse  de  Morée  voudront  donner  ces  biens  ; 
mais  on  ne  pourra  les  marier  que  d'après  l'avis  du 
Comte  et  de  ses  frères,  et,  en  cas  de  mort  de  ceux-ci, 
diaprés  l'avis  de  Jean  de  Dampierre  et  des  hoirs  du 
seigneur  de  Beaumont.  Le  procureur,  investi  par 
Florent  de  Hainaut,  continuera  à  remplir  son  mandai 
tant  qu'il  n'aura  pas  été  révoqué  par  la  princesse  de 
Morée.  Données  sous  le  vidimus  de  Jean,  abbé  de 
St-Aubert  de  Cambrai,  le  mardi  après  St-Pierre 
entrant  août  (5  août)  1298.  Copie  authentique  donnée 
par  Jean  de  Blaregnies,  clerc,  fils  de  feu  Baudouin,  dit 
Patoul,  notaire  de  la  cour  de  Cambrai,  en  présence  de 


Pierre  Hamnies,  clerc,  Gilles,  prieur,  et  Jacques  de 
Fontaines,  chanoine  de  St-Aubert  à  Cambrai.  — 
18  mars  1292.  («  Van  de  grase  MCC  quaJtre  vins 
et  onzey  le  mardi  après  Letare  Jhèrusalem,  ou  mois 
demarch  »).  Lettres  de  Hugues  de  Châtillon,  comte 
de  Blois  et  seigneur  d'Avesnes,  déclarant  qu'à  la  prière 
de  Florent  de  Hainaut,  prince  de  Morée  et  d'Isabelle, 
sa  femme,  il  leur  a  accordé  pour  eux  et  leur  postérité 
le  pouvoir  de  constituer  des  procureurs  qui  adminis- 
treront leurs  biens  dans  le  comté  de  Hainaut  et  en 
pourront  rendre  hommage.  —  Avril  1292.  («  Van  de 
grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  douze^  ou  mois 
d'avril  »).  Lettres  de  Jean  d'Avesnes,  comte  de 
Hainaut,  accordant  le  même  privilège  à  son  frère 
Florent  de  Hainaut.  —  28  mai  1293.  («  Van  de  grâce 
mil  detcs  cens  quatre  vifis  et  treize,  le  Jœsdi  après 
le  Trinitet  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Bar, 
chevalier,  frère  du  comte  de  Bar,  déclare  que  noble 
homme  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  lui  a  donné, 
à  lui  et  à  ses  hoirs  à  toujours  maiSj  200  livrées  de  t^rre 
au  tournois,  à  percevoir  tous  les  ans  sur  les  bois  de 
Mormal,  en  deux  termes  égaux,  pour  les  tenir  en  fief 
et  hommage  des  comtes  de  Hainaut  et  pour  lesquelles 
il  a  été  reçu  comme  homme  dudit  Comte,  lui  promettant 
le  service  militaire.  Le  comte  de  Hainaut  ou  ses  hoirs 
pourront  racheter  cette  rente,  moyennant  la  somme 
de  2.000  livres  tournois,  pour  laquelle  ledit  Jean  de 
Bar  sera  tenu  d'acheter  des  terres  dans  la  province  de 
Hainaut  et  de  les  tenir  en  fief  et  hommage  du  Comte. 
Si  Jean  de  Bar  meurt  sans  enfants,  nés  de  son  corps, 
ce  fief  fera  retour  au  comte  de  Bar  et  dans  le  cas  où  ce 
dernier  ne  voudrait  pas  en  faire  hommage  au  comte  de 
Hainaut,  celui-ci  en  jouirait. 

B.  H66.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ;  i  pièce, 
papier  ;  6  sceaux  brisés. 

tiMA-lSOO.  —  Paris,  mars  1294.  («  Actum  Pari- 
sius^die  lune  post  festum  Annunciationis  Dominice^ 
anno  Af®  CC^  nonagesimx)  tercio  »),  Mandement  de 
Philippe  le  Bel,  roi  de  France,  au  bailli  de  Vermandois, 
lui  ordonnant  de  laisser  passer  librement  à  St-Quentin 
les  vins  qui  venaient  de  Compiègne,  Laon  et  autres 
endroits  du  Royaume  et  qui  étaient  destinés  à  la 
consommation  du  comte  de  Hainaut  à  qui  les  receveurs 
des  droits  de  péage  voulaient  faire  payer  ces  droits. 
— Paris,  mars  1294.  («  A  Paris  Van  de  grasce  mil  CC 
nonante  trois ^  ou  mois  de  march  »).  Lettres  par 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  HAINAUT  EN  GÉNÉRAL. 


191 


lesquelles  Jean  d'Avesnes  requiert  le  comte  de  Blois 
de  se  soumettre  en  tout  ce  qu'il  ordonnera  au  roi 
de  France  ;  il  le  dégage  de  la  foi  qu'il  lui  devait 
comme  comte  de  Hainaut.  (Cette  pièce  est  transcrite 
au  dos  d'un  rouleau  contenant  la  réponse  du  comte  de 
Hainaut  aux  griefs  présentés  par  le  comte  de  Blois  en 
1337).  —  Gand,  3  juin  1296.  («  A  Gand^  Van  de  grâce, 
mil  deus  cens  quatre  vins  et  sèze^  le  mardi  après  le 
fieste  saint  Pierre  et  saint  Pol  »)  .Lettres  par  lesquelles 
Gui,  comte  do  Flandre,  donne  à  Robert,  son  fils  aîné, 
comme  à  son  plus  prochain  héritier,  tous  les  droits  qui 
pouvaient  lui  appartenir  dans  le  comté  de  Hainaut  et 
spécialement  dans  la  ville  de  Yalenciennes  et  ses 
appartenances.  Si  Robert  meurt  avant  d'être  comte 
de  Flandre,  les  biens  ainsi  concédés  reviendront  à 
Guillaume  son  frère  ou  à  celui  de  ses  frères  qui  sera 
comte  de  Flandre.  —  Même  date.  Lettres  du  même 
prince  déclarant  qu'il  promet  d'aider  son  fils  à  l'oc- 
casion des  frais  considérables  qu'il  devra  faire  pour  se 
maintenir  dans  la  possession  des  biens  qu'il  lui  a 
donnés  par  l'acte  précédent  et  qu'il  payera  ce  que 
décideront  à  cet  égard  nobles  hommes  Guillaume  de 
Mortagne  et  Guillaume,  son  frère.  —  17  octobre  1296. 
(^AnnoDomini  millesimo  ducentesimo  nonagesimo 
sexto ^  feria  quarta  an  te  festum  beati  Luce  evange- 
liste  »j.  Lettres  par  lesquelles  Jean  d'Avesnes,  comte 
de  Hainaut,  charge  de  ses  affaires  devant  la  cour  de 
Reims,   Gilles  de  la  Vacqueric  (dictum  Vakerie), 
procureur  en  ladite  cour,et  maistre  Jacques  de  Lorraine 
(dictum   Lotharingia),  —  Mous,  octobre  1296  («  A 
Mans,  en  Pan  MCCLXXX  et  sèze^  ou  mois  d'oc- 
tembre  »).  Lettres   de   Jean  d'Avesnes,    comte  de 
Hainaut,déclarant  que  Jean  Sausse,  chevalier,  seigneur 
de  Boussoit,  doit  être  adhérité  de  la  terre  du  Plouich. 
—  Même  date.  Lettres  du  même  prince  constituant  en 
son  lieu  et  place  Pierre  le  Jamel,  bailli  de  Hainaut, 
pour  recevoir  le  déshéritement  de  Nicolas,  seigneur 
de  Houdain,  au  sujet  de  la  terre  du  Plouich  et  en 
adhériter  Jean  Sausse,    seigneur    de    Boussoit.    — 
16  octobre  1296.  (^  Van  del  Incarnation  Jhèsu  Crist 
MCC  quatre  vins  et  sèze,  le  demars  devant  le  jour 
saint  Luc  éwangéliste,  ou  mois  croctobre  i>).  Lettres 
du  bailli  de  Hainaut  recevant  le  déshéritement  et 
l'adhéritement   de    ladite   terre.   —  28  juin    1297. 
(^  Lan  de  graze  MCCLXXX  et  dissiet,  le  venredi 
après  le  saint  Jehan  Bautiste  »).  Lettres  de  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  déclarant  avoir  reçu 
Jean  Sausse,  seigneur  de  Boussoit,  en  foi  et  hommage 


au  sujet  de  la  mainboumie  des  héritiers  de  Flôreiit, 

de  Hainaut,  jadis  prince  de  Murée.  —1297 («  Ir'crn 

de  grâce  MCC  qttatre  vins  et  disset,  le  jour  sàhif 
(nom  du  saint  omis)  ètoangéliste  >).  Lettres  de  Jefin 
d'Avesnes  commettant  Jean  de  Houdain  pour  recevoir 
en  son  nom  le  déshéritement  de  la  terre  de  Quenast, 
que  messire  Jean  de  Lens  a  vendue  à  Jean  Sausse.  "— 
Février  1298.  (^nAu  praieldelà  Sale  à  Valenchiénes^ 
enlan  del  Incarnation  Notre  Ségnour  MCC  quatre 
vins  et  disset,  ou  mois  de  février  »).  Lettres  de 
Nicolas  de  Houdain  déclarant  que  Jean  de  Lens  ayant 
vendu  le  fief  de  Quenast  à  Jean  Sausse,  il  adhérité  ce 
dernier  dudit  fief.  -^  Arras,  le  12  juin  1297.  («  Arra^^ 
le  merqtcedi  après  la  Trinité^  l'an  de  grâce  mil  deus 
cens  quatre  vins  dis  et  sept  »).  Lettres  par  lesquelles 
Philippe  le  Bel,  roi  de  France,  autorise  qu'il  y  ait  un 
commerce  réciproque  entre  son  royaume  et  le  comté 
de  Hainaut,  tant  que  durera  ralliance  conclue  entre  lui 
et  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut  ;  il  mande  à  tous 
ses  officiers  de  justice  de  laisser  passer  librement 
toutes  les  marchandises  et  prescrit  à  tous  ses  sujets 
de  se  conformer  à  cette  ordonnance  en  acquittant  les 
droits  dus. —  Au  camp  devant  Lille,  le  12  juillet  1297. 
(«  Actum  in  castrts  ante  Insulas,  XII  die  juliiy  anno 
Domini  millesimo  CC  nonagesimo  septimo  p). 
Lettres  par  lesquelles  Philippe  le  Bel,  roi  de  France, 
mande  à  tous  ses  officiers  de  justice,  sujets  et  gardes 
des  passages  des  frontières  de  son  royaume,  de  laisser 
sortir  librement  les  blés,  vins  et  autres  vivres  des 
provinces  dudit  royaume,  destinés  au  comté  de 
Hainaut  ainsi  qu'il  l'a  accordé  à  la  requête  de  sou  cher 
et  féal  le  comte  Jean  d'Avesnes.  —  Mont-St-Éloi,  le 
17  octobre  1297.  («  A  Mont-St-Eloy,  la  vigile  St-LitCj 
Van  de  grojsce  mil  CCIII"^^  et  XVII  »),  Lettres  du 
roi  Philippe  le  Bel  accordant  à  son  ami  et  féal  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  quatre  hommages  tenus 
auparavant  de  Gui  de  Dampierre,  jadis  comte  de 
Flandre,  savoir:  ceux  de  Huon  de  Maulde,  Gérard  de 
Pottes,  Mathieu  de  la  Val  et  Robert  de  Maulde, 
chevaliers,  pour  les  tenir  dudit  comte  de  Hainaut  et 
de  ses  hoirs  perpétuellement  ;  il  mande  à  ces  chevaliers 
d'en  rendre  hommage  audit  comte,  et  ce,  en  déduction 
des  4.000  livrées  de  terre  qu'il  devait  lui  assigner  sur 
les  conquêtes  qu'il  ferait  en  Flandre.  —  Même  date. 
Promesse  du  même  prince  de  donnera  Jean  d'Avesnes, 
comte  de  Hainaut,  6.000  livres  petits  tournois  de  rente 
perpétuelle,  dont  4.000  seront  assignées  sur  les  terres 
conquises  en  Flandre,  et  2.000  sur  sa  bourse  (trésor 


lie 


ARCHIVES  DU  NORD. 


royal)  jusqu'au  moment  où  elles  le  seront  sur  des 
terres  équivalentes  en  revenus,  pour  lesquelles 
6.000  livres,  le  Comte  devra  lui  faire  hommage.  — 
8  janvier  1208.  C^L'd^n  de  graze  MCCLXXX  et  dis 
et  seU  fe  demàrs  après  le  jour  de  Thièphaine  ou  mois 
de  janvier  >),  —  Lettres  de  Jean,  chevalier,  seigneur 
de  Lens,  déclarant  avoir  reçu  de  Jean  Sausse,seignettr 
de  Boussois,  et  de  Renaud  de  Brabigny,  receveur, 
un  premier  payement  de  1.250  livres  tournois  sur  le 
prix  de  la  terre  de  Quenast.  —  Poissy,  le  10  mai  1299. 
(Actum  Pissiacif  dominicapost  festum  beati  Gregorii 
annoDominiM^  CC^  nonagesimo  nonoi>).  Lettres 
par  lesquelles  le  roi  Philippe  le  Bel  mande  à  K. 
(Charles),  comte  de  Valois,  son  frère  germain,  de 
laisser  jouir  Jean  d*Avesnes,  comte  de  Hainaut,  des 
hommages  de  Gérard  de  Potes  et  de  Mathieu  de  la  Val, 
chevaliers,  tenus  auparavant  de  Gui  de  Dampierre, 
jadis  comte  de  Flandre,  et  ce,  en  diminution  des 
4.000  livrées  de  terre  qu'il  devait  assigner  audit  comte 
de  Hainaut  sur  ses  conquêtes  en  Flandre,  lesquels 
hommages  il  lui  avait  concédés  précédemment.  — 
Ulm,  4  mars  1299  ou  1300.  («  Datum  in  Ulma^  IIIl 
nonas  mardis  anno  domini  ut  supra,  indictione 
X//*,  regni  vero  nostri  anno  primo  »)  (1).  Lettres  par 
lesquelles  Albert,  roi  des  Romains,  déclare  que  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  s*étant  présenté  devant 
loi  au  tribunal  de  Spire  la  5^  férié  après  la  fête  de 
St-Mathias  apôtre,  1299  (28  février),  il  avait  proposé 
et  mis  en  délibération  le  point  de  savoir  si  toutes  les 
procédures  faites  et  les  sentences  rendues  par 
Tempereur  Rodolphe  (de  Habsbourg),  père  dudit 
Albert  et  son  prédécesseur  sur  le  trône  impérial, 
devaient  avoir  leur  effet  ;  il  avait  été  décidé  unani- 
mement qu'elles  devaient  être  exécutées  à  moins  qu'on 
ne  fournisse  des  titres  contraires. 


(1)  Il  y  a  certainement  une  erreur  dans  la  datation  de  cette 
])iôce  qui  n'est  d'aiUeurs  qu'une  copie.  En  admettant  même  qu*on 
ait  suivi  la  manière  de  compter  Tindiction  au  25  mars  ce 
qu'indiquerait  le  chiffre  XII  au  lieu  de  XIII  qui  est  celui  de 
rindiction  pontificale,  Albert  d'Autriche  ayant  été  élu  roi  des 
Romains  le  23  juin  1206,  la  date  devrait  porter,  anno  secundo 
et  non  anno  primo.  D'un  autre  côté  il  est  fait  mention  dans  ce 
diplôme  d'un  acte  de  la  5*  férié  après  la  St-Mathias  apôtre  1290 
(28  février),  ce  qui  indique  bien  qu'il  est  postérieur  à  cette  date. 
Tout  ^'expliquerait  cependant  en  admettant  qu'on  ait  suivi  le 
style  de  Rome  commençant  à  Noël  et,  dans  ce  cas,  le  diplôme 
devrait  être  daté  du  4  mars  1200. 


B.  1167.  (Carton.)  4  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 

1  buUe  en  plomb. 

* 

ts^i-tsos*  —  Sans  date;  commencement  du 
XIV*  siècle.  Projets  de  l'acte  d'appel  à  interjeter  en 
cour  de  Rome  où  à  la  cour  de  Reims  de  tout  ce  qui 
pourrait  avoir  été  fait  contre  le  comte  de  Hainaut  par 
le  chapitre  de  Cambrai  au  sujet  du  château  de  la 
Malemaison  (1)  dont  la  garde  appartenait  audit  comte. 
—  Paris,  le  3  juillet  1301.  ^«  Diè  lune  post  festum 
beatorum  apostolorum  Pétri  et  Pauli  *J.  Lettres  par 
lesquelles  Philippe,  roi  de  France,  confie  à  Denis  de 
Sens,  son  clerc,  assisté  de  Jean  de  Beaufort,  trésorier 
de  Ste-Croix  de  Cambrai,  le  soin  de  faire  une  enquête 
au  sujet  d'un  difiTérend  qu'il  avait  avec  le  comte  de 
Hainaut  relativement  à  la  cbàtellenie  de  Lille  et  à 
Tournai.  —  Beauvais,  février  1301.  f«  Actum  Belvaci, 
anno  Domini  AT  CCC",  mense  Febrtuirio  i>).  Lettres 
par  lesquelles  Philippe,  roi  de  France,  déclare 
qu'ayant  donné  à  son  cher  et  féal  Jean,  comte  de 
Hainaut,  6.000  livres  tournois  de  revenu  annuel, 
dont  4.000  livres  doivent  être  assignées  sur  les /or/ai- 
tures  (produit  des  amendes)  de  Flandre,  et  ce  comte 
ayant  lui-même  assigné  sur  cette  rente  à  Isabelle,  sa 
fille,  femme  de  Raoul  de  Clermont,  seigneur  de  Nesles, 
connétable  de  France,  1.500  livres  tournois  annuel- 
lement, il  confirme  cette  donation,  reçoit  ledit 
connétable  à  Thommage  de  bail  (tutelle  du  mari), 
pour  sa  femme  et  veut  que  cette  rente  soit  payée 
annuellement  sur  son  trésor  à  Paris.  —  130^,  mois 

de Lettres  par  lesquelles  Jean,  comte  de  Hainaut, 

déclare  être  redevable  de  la  somme  de  2.000  livres 
tournois,  à  Philippe  de  Savoie,  prince  d'Achaîe  et  à 
Isabelle,  femme  de  ce  prince.  —  Spire,  le  22  août  1302. 
(<f.  Feria  tercia  ante  diem  beati  Bartholomei  apos- 
toli  >).  Sentences  d'Albert,  roi  des  Romains,  faisant 
déclarer  par  son  lieutenant,  Eberard,  comte  de 
Katzevollenbergen,  que  l'évêque  de  liège  est  tenu  de 
soutenir  avec  toutes  ses  forces  l'Empereur  contre  le 
comte  de  Hainaut.  —  10  mai  1304.  (^  Actum  die  X 
m4iii  anno  Domini  M^  CCC^  quarto  »).  Lettres  du 
roi  Philippe  le  Bel  ordonnant  à  l'évêque  de  Beauvais 
de  remettre  au  comte  de  Hainaut  la  lettre  par  laquelle 
il  s'engageait  à  payer  1.000  livres  comme  caution.  — 
Paris,  le  17  juin  1304.  (Datum  Porisius,  die  XVII 
junii  anno  Domini  M^  CCC^  quarto  »j  Lettres  par 
lesquelles  Philippe  le  Bel  déclare  qu'il  a  été  convenu 

(1)  Dépendance  d*Ors,  canton  du  Gftteau,  arrond.  de  Cambrai. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  HAINAUT  EN  GÉNÉRAL. 


103 


que  lui  et  le  comte  de  Hainaut  choisiraient  chacun 
deux  hommes  probes  et  capables  pour  juger  et  termi- 
ner les  affaires  qui  les  concernaient  eux  et  leurs  sujets. 
—  Poitiers,  le  12  novembre  1306.  ^«  Pictavis,  II  idus 
NovembriSj  pontiftccUtcs  noslri^  anno  secundo  »j. 
Bulle  du  pape  Clément  V,  adressée  aux  abbés  de  St- 
Jean  de  Yalenciennes  et  de  St-André  du  Gâteau  ainsi 
qu'au  doyen  de  l'Église  St-Géry  à  Valenciennes, 
diocèse  de  Cambrai,  par  laquelle  il  dispense  de 
résidence  pendant  trois  ans,  quatre  ecclésiastiques  qui 
seront  attachés  au  service  de  la  personne  de  Guillaume, 
comte  de  Hainaut  et  de  Hollande,  et  leur  conserve 
pendant  ce  temps  les  revenus  de  leurs  bénéfices, 
quels  qu'ils  soient  à  l'exception  des  distributions 
journalières. 

B.  1168.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin. 

1S#9-180«.  —  10  avril  1307.  Lettres  par  lesquelles 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  s'oblige  envers  Jean, 
duc  de  Brabant,  à  payer  en.  quatre  années  une 
somme  de  5.000  livres  de  bons  petits  noirs  tournois^ 
que  ses  ancêtres  avaient  jadis  empruntée  aux  ancêtres 
du  duc  de  Brabant.  —  Mons,  le  12  avril  1307.  (<^  Le 
douzimejourou  mois  d'avril  en  l'an  de  grasce  mil 
CCC  et  VII  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean,  duc  de 
Brabant,  et  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  donnent 
pouvoir  à  Rénier  de  Morielsart  et  à  Nicolas  de  Hou- 
dain,  chevaliers,  d'indemniser  tous  les  sujets  de  leurs 
pays  réciproques  qui  ont  éprouvé  des  dommages.  — 
Sans  date;  vers  1307.  Mandement  de  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  ordonnant  à  Clay  de  Pullher, 
chevalier,  et  à  maître  Guillaume  Clawart,  chanoine 
de  Mons,  de  faire  une  enquête  sur  les  fiefs  et  autres 
biens  de  ceux  qui  ont  été  déclarés  coupables  (encoupet) 
lors  de  la  prise  du  comte  Florent,  son  cousin.  — 
Sans  date  ;  vers  1307.  Mandement  du  même  prince 
donnant  pouvoir  à  Gui,  évêque  d'Utrecht,  son  oncle, 
à  Gui  de  Chfttillon  et  à  plusieurs  autres  de  rendre 
aux  personnes  qu'ils  jugeront  le  mériter,  l'équivalent 
de  leurs  biens,  perçu  en  le  prenant  sur  les  terres 
confisquées.  —  A  Poitiers,  dans  le  palais  du  Roi,  le 
21  juillet  1307,  indiction  Y,  deuxième  année  du 
pontificat  du  pape  Clément  Y.  Acte  passé  devant 
François  Magistri  Mathei  de  Nevanic^  notaire  impé- 
rial, qui  déclare  qu'en  sa  présence  maître  Mathieu  de 
Mavetia,  procureur  en  cour  de  Rome  et  de  noble 
dame  Isabelle,  princesse  d'Achaïe,  a  offert  de  remettre 


à  noble  homme  Jean  Pipin,  conseiller  et  maître 
des  Comptes  de  Charles,  roi  de  Sicile,  la  copie  d'une 
cédule  qu'il  tenait  dans  les  mains  et  qui  concernait  la 
principauté  d'Achaïe,  et  que  ledit  Jean  Pipin  n'avait 
pas  voulu  la  recevoir  avant  d'avoir  reçu  l'ordre  du 
Roi,  son  maître.  —  Braine-le-Comte,  le  26  août  1307. 
(<s^  Au  clwstel  de  Braignne  le  conte  en  Vèwesquiet  de 
Cambrai^  l'an  de  grâce  mil  CCC  et  sety  le  semedi 
apriès  le  feste  Saint  Bartholmi  apostle  »).  Lettres 
de  Jean  Sausse,  seigneur  de  Boussois,  chevalier, 
déclarant  que  les  terres  de  Konaste  (Quenast)  et 
Plouich  ont  été  achetées  des  deniers  de  madame 
Isabelle,  princesse  de  Morée.  —  Paris,  le  30  décembre 
1307.  (^  Paris  y  le  samedi  après  le  Nativité  Nostre 
Seigneur j  Van  mil  CCC  VII  »^.  Lettres  du  roi 
Philippe  le  Bel  déclarant  que  Guillaume,  comte  de 
Hainaut,  lui  a  faite  hommage  pour  l'Ostrevant.  — 
Mons,  8  septembre  1309.  ^«  A  MonSy  le  jour  de  Notre- 
Dame  en  septembre  l'an  M  CCC  et  noef*).  Lettres 
de  Guillaume,  comte  de  Hainaut  et  de  Hollande, 
déclarant  avoir  vu  et  avoir  confirmé  les  lettres  par 
lesquelles  Ma thilde  de  Hainaut,  duchesse  d'Athènes, 
donne  en  viager  à  Isabelle,  princesse  d'Achaie,  sa 
mère,  tous  les  biens  qu'elle  possédait  en  Hainaut. 

B.  liOO.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ;  4  sceaux  brisé»» 

tstt-tat4.  —  Valenciennes ,  le  29  avril  1311. 
(<  Le  joedi  après  le  saint  MarCy  Van  mil  CCC  et 
onze  »).  Accord  entre  Guillaume,  comte  de  Hainaut, 
Hollande,  etc.,  et  Isabelle,  princesse  de  Morée,  par 
lequel  ils  conviennent:  1°  que  ladite  Isabelle  n'em- 
pêcherait pas  que  la  duchesse  d'Athènes,  sa  fille,  et  ses 
hoirs  ne  pussent  hériter  de  la  principauté  de  Morée, 
comme  lui  appartenant  de  droit  en  qualité  d'aînée  de 
ses  enfants  ;  2"  que  ladite  duchesse  d'Athènes,  cousine 
du  comte  Guillaume,  ne  s'opposerait  point  à  ce  que, 
elle  ou  ses  hoirs,  fussent  héritiers  de  la  principauté 
de  Morée  et  que  sa  mère  en  eût  la  jouissance  viagère  ; 
3^  que  ladite  duchesse  jouirait  depuis  la  mort  de  son 
mari  des  terres  qu'elle  lui  avait  données  par  de  lày 
(probablement  en  Hainaut),  à  cause  de  l'insuffisance  de 
son  douaire.  —  Bruxelles,  le  26  avril  1311.  («  Le  lundi 
devant  le  jour  de  may  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
duc  de  Lothier  et  de  Brabant,  promet  à  Jean  de  Hainaut, 
sire  de  Beaumont,  de  le  dédommager  des  pertes  qu'il 
pourrait  éprouver  par  le  (ait  de  s'être  porté  caution 
pour  lui  devant  les  Lombards  du  Brabant. — Juin  1311 . 


Nord.  —  Sérib  B.  —  Tobie  I.  (2*  Partie). 


25 


104 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Henri  de  NoerSj  chevalier,  et  Jean  de  Vannoise,  gardes 
des  foires  de  Champagne,  donnent  pouvoir,  au  nom  du 
roi  de  Navarre,  au  prévôt  de  St-Quentin  ou  à  son 
lieutenant,  de  faire  saisir  et  vendre  les  biens  et  meubles 
que  le  comte  de  Hainaut  possédait  à  Bouchain,  pour  la 
saisie  et  la  vente  desquels  on  avait  déjà  envoyé  Jean  de 
Douai  et  Gilles  de  Warlaincourt,  sergents  de  St-Quentin, 
Simon  du  Breuilet  Jean  de  Haussy,  sergents  des  gardes 
des  dites  foires,  afin  que  du  produit  de  la  vente  desdits 
meubleson  puisse  payer  la  sommedel  .0921ivres  tournois 
petits j  due  par  Jean  d'Avesnos,  comte  de  Hainaut,  à  feu 
Fourque  de  Weusan  et  à  Pierre,  son  frère,  de  Plaisance, 
changeurs,  selon  le  compte  dressé  entre  lesdits  mar- 
chands d'une  part  et  Jean  de  Maubeuge,  chanoine  de 
Soignies,  et  Colard  Ambroigne,  chevalier,  procureurs 
du  Comte,  de  Tautre  ;  leur  donnant  aussi  pouvoir  de 
mettre  en  liberté  Nicaise  Seruzin,  de  Bouchain,  et 
Cendras  li  Coudicires  ainsi  que  Hue  de  le  Porte, 
échevins  de  cette  ville,  qui  avaient  été  arrêtés  pour  les 
dettes  de  leur  seigneur,  parce  que  n'étant  pas  de  serve 
condition  ils  ne  devaient  pas  être  emprisonnés  ni  être 
tenus  de  répondre  des  dettes  de  leur  seigneur.  — 
9  juillet  13H.  («  Le  vendredi  après  l'octave  de 
St'Martin  d'été  »).  Gérard  de  Quiévrain  (Kievrens)j 
lieutenant  du  prévôt  de  St-Quentin,  fait  rapport  que 
pour  s'acquitter  de  la  commission  qui  lui  avait  été 
donnée,  laquelle  était  fort  étroite  et  cruellej  il  a  envoyé 
des  sergents  à  Bouchain  qui  ont  reconnu  que  tout  ce 
qui  appartenait  dans  cette  ville  au  comte  de  Hainaut, 
était  tenu  de  l'Empire  et  qu'il  a  été  fort  étonné  que 
l'onn^ait  pas  donné  cette  commission  à  exécuter  à 
Maubeuge  ou  dans  Tune  des  dix-sept  villes  relevant  du 
royaume  de  France.  — 23  septembre  1314.  («  Le  lundi 
apriès  le  jour  saint  Mahieu  éwangéliste  »).  Lettres 
par  lesquelles  Emould  d'Enghien,  chevalier,  seigneur 
de  Blaton,  promet  qu'en  cas  où  il  mourrait  sans  enfants 
légitimes,  toutes  les  justice  et  seigneurie  hautes  et 
basses  que  le  comte  de  Hainaut  lui  avait  cédées  sur  les 
chaussée  et  chemin  allant  de  Naves  jusqu'aux  portes 
de  Cambrai,  feraient  retour  audit  comte.  —  Lagny-sur- 
Marne,  le  27  octobre  1314.  (^4  Laingni  sur  Marne^ 
Fan  de  grasse  Mllh  et  XIIII,  le  XXVII<^  jour  de 
octemhre  »).  Lettres  de  Charles  de  Valois,  fils  de  roi 
de  France,  promettant  à  Guillaume,  comte  de  Hainaut, 
de  le  soutenir,  s'il  s'en  rapporte  au  jugement  du  roi  de 
France,  dans  les  débats  survenus  entre  lui  et  le  comte 
de  Flandre.  —  Môme  date.  Lettres  par  lesquelles  le 
roi  Philippe  le  Bel  fait  savoir  à  Charles,  comte  de 


Valois,  son  frère,  que  si  Robert,  comte  de  Flandre,  et 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  s'en  rapportent  à  sa 
volonté  et  à  sa  décision  pour  terminer  les  débats 
existant  entre  eux,  il  ne  tentera  rien  contre  leurs 
comtés  et  ne  fera  rien  contre  eux.  —  Même  date. 
Lettres  par  lesquelles  Philippe  le  Bel  déclare  qu'il 
consent  dès  à  présent  à  ce  qu'aussitôt  après  l'élection 
d'un  roi  des  Romains  en  Allemagne,  il  soit  procédé  à  la 
fixation  des  limites  entre  le  royaume  de  France  et  le 
comté  de  Hainaut.  —  Paris,  le  29  octobre  1314.  Lettres 
de  Philippe  le  Bel  adressées  aux  baillis  de  Vermandois 
et  d'Amiens  les  informant  qu'il  a  permis  au  comte  de 
Hainaut  de  tirer  des  vivres  et  des  marchandises  du 
royaume  de  France  ;  il  leur  ordonne  de  laisser  passer 
les  marchandises  dont  la  sortie  n'est  pas  ordinaire- 
ment défendue.  —  Lagny-sur-Marne,  octobre  1314. 
Lettres  du  roi  Philippe  le  Bel,  par  lesquelles  il  promet 
que  dans  le  cas  où  le  comté  de  Flandre  lui  appar- 
tiendrait par  droit  de  conquête  ou  autrement,  il  ne 
prétendrait  en  rien  à  l'hommage  que  le  comte  de 
Flandre  réclamait  au  eomte  de  Hainaut  à  propos  des 
îles  de  Zélande.  —  Même  date.  Accord  entre  le  roi 
Philippe  le  Bel  et  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  par 
lequel  ce  dernier  s'engage  à  fournir  au  roi  de  France, 
en  cas  de  guerre  contre  les  Flamands,  500  hommes 
d'armes.  —  Cologne,  le  1*' décembre  1314.  («  Colonie^ 
primo  die  mensis  DecembriSy  regni  vero  nostrianno 
primo  »).  Lettres  de  confirmation  par  l'empereur  Louis 
de  Bavière,  des  privilèges  accordés  par  ses  prédé- 
cesseurs à  Guillaume,  comte  de  Hainaut  et  de  Hollande» 
et  à  ses  prédécesseurs.  —  1314.  Lettres  de  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  par  lesquelles  il  donne  à  Jean,  sire 
de  Rainneval,  en  récompense  de  ses  services, 
10.000  livrées  de  terre  au  tournois  par  an,  rente  qu'il 
assigne  sur  sa  terre  de  Bouchain  et  sur  la  forêt  de 
Mormal. 

B.  1170.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin  ;  4  sceaux  incomplets. 

istft.  —  Vincennes,  le  10  février  1315.  («  Datuin 
apud  Vincennas,  die  X  februariiy  anno  Domini 
M^  CCC"  XTTIP  »).  Lettres  de  Louis,  roi  de  France 
(Louis  X,  le  Hutin)  et  de  Navarre,  déclarant  qu'il  a 
reçu  rhomroage  de  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  pour 
toutes  les  terres  et  tous  les  fiefs  que  ce  comte  tenait  de 
la  couronne  de  France.  (Original  et  copies  de  ces 
pièces  dans  les  rouleaux  cotés  3190"*^  et  3953*'*«).  — 
Juillet  1315.  Lettres  du  roi  Louis  X  par  lesquelles  il 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  HAINAUT  EN  GÉNÉRAL. 


1«S 


donne  à  Guillaume,  comte  de  Hainaui,  en  récompense 
de  ses  bons  services,  la  maison  appelée  Osteriche 
située  près  du  Louvre  à  Paris.  —  Paris,  le  24  octobre 
1315.  Lettres  du  roi  Louis  X  par  lesquelles  sur  les 
représentations  que  lui  avait  faites  Guillaume,  comte 
de  Hainaut,  qu'il  ne  pouvait  être  payé  des  4.000  livrées 
de  terre  que  le  roi  de  France  lui  avait  assignées  sur  la 
châtellenie  de  Lille,  à  charge  d'hommage,  il  mande  à 
révéque  de  Soissons  et  au  seigneur  de  Montreuil, 
chevalier,  de  s'informer  de  l'exactitude  de  ce  fait  et 
de  faire  en  sorte  que  le  Comte  soit  payé.  —  Même 
date.  Commission  donnée  par  lo  même  prince  aux 
mêmes  personnages  pour  faire  une  enquête  afin  de 
coimaitre  quelles  sont  les  localités  des  environs  de 
Tournai  et  de  Fémy  qui  sont  du  royaume  de  France  et 
quelles  sont  celles  qui  sont  du  Hainaut  et  de  l'Empire, 
afin  d'éviter  les  différends  entre  lui  et  le  comte  de 
Hainaut  au  sujet  du  ressort  et  de  la  mouvance  de  ces 
terres  et,  dans  le  cas  où  il  s'élèverait  quelque  difficulté 
dans  cette  délimitation,  lesdits  commissaires  devront 
en  référer  au  Roi  avant  de  prononcer  leur  jugement. 
—  Même  date.  Lettres  du  même  prince  mandant  au 
connétable  de  France,  au  bailli  de  Vermandois  et  à 
d'autres  officiers  royaux,  de  prêter  aide  et  assistance 
au  comte  de  Hainaut  toutes  les  fois  qu'il  voudra  entrer 
dans  les  terres  du  comte  de  Flandre.  —  Paris,  le 
3  novembre  1315.  Lettres  du  même  prince  mandant 
au'connétable  de  France  de  mettre  garnison  dans  les 
villes  frontières  de  Flandre  appartenant  au  comte  de 
Hainaut,  conformément  aux  termes  du  traité  conclu 
entre  eux.  —  Villers-Coterêt,  le  13  novembre  1315. 
Lettres  du  même  prince  mandant  à  tous  les  officiers 
et  gardes  des  confins  du  Royaume,  de  laisser  passer 
librement  1.040  tonneaux  de  vin  pour  la  provision  du 
comte  de  Hainaut  à  la  condition  que  les  Flamands,  ses 
^memis,  n'en  reçoivent  aucune  pièce.  —  Vincennes, 
le  21  décembre  1315.  Lettres  du  même  prince  à  ses 
officiers  leur  prescrivant  de  laisser  sortir  du  Royaume 
dans  les  mêmes  conditions  une  semblable  quantité  de 
1.040  pièces  de  vin  pour  la  provision  du  comte  de 
Hainaut.  —  Même  date.  Lettres  du  même  prince 
mandant  au  gouverneur  de  Douai  de  faire  rendre 
compte  par  les  héritiers  de  Jean  Beauporc  à  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  des  deniers  qu'il  avait  perçus  pour 
les  villes  de  Valenciennes  et  de  Maubeuge.  —  Même 
date.  Lettres  du  même  prince  mandant  à  G.  de 
ChAtillon,  comte  de  Porcian,  connétable  de  France, 
de  faire  visiter  par  Ponce  de  Vissic,  chevalier,  ou  par 


un  autre  officier,  les  places  et  châteaux  frontières  de 
Flandre,  appartenant  au  comte  de  Hainaut,  dans 
lesquels  on  devait  mettre  des  garnisons.  —  Même  date. 
Lettres  du  même  prince  commettant  l'évêque  de 
Soissons  et  le  seigneur  de  Varennes  pour  examiner, 
avec  les  deux  commissaires  du  roi  des  Romains,  quelles 
étaient  les  terres  tenues  du  royaume  de  France  ou  de 
l'Empire  dans  les  environs  do  Tournai  et  de  Fémy.  — 
Même  date.  Commission  donnée  par  le  même  prince 
aux  mêmes  afin  de  faire  une  enquête  sur  les  terres 
tenues  du  royaume  de  France  à  Solesmes  et  sur  les 
possessions  de  l'abbaye  de  St-Denis  en  France  dans 
cette  localité.  —  Même  date.  Commission  donnée 
par  le  même  prince  aux  mêmes  afin  de  s'informer 
des  terres  tenues  du  royaume  de  France  dans 
rOstrevant.  —  Vincennes,  le  22  décembre  1315.  Man- 
dement du  même  prince  prescrivant  de  laisser  sortir 
du  royaume  de  France  300  pièces  de  vin  destinées  à 
la  provision  du  comte  de  Hainaut,  eu  prenant  caution 
afin  qu'elles  ne  soient  pas  remises  aux  ennemis  dudit 
royaume.  —  Même  date.  Permission  donnée  par  le 
même  prince  aux  marchands  de  mener  et  faire 
conduire  en  Hainaut  toutes  sortes  de  vivres  et  de 
marchandises  de  France,  pourvu  que  leur  quantité 
n'excède  pas  celle  qui  est  permise  ordinairement.  — 
Même  date.  Permission  donnée  par  le  même  prince 
aux  marchands  de  Hollande  et  de  Zélande  de  venir 
chercher  des  vivres  en  France  et  de  les  transporter 
dans  leurs  pays  et  en  Hainaut,  en  donnant  caution 
qu'ils  ne  seront  pas  cédés  aux  ennemis  du  royaume 
de  France.  —  Même  date.  Pareille  permission  accordée 
aux  marchands  du  Hainaut.  —  Vincennes,  décembre 
1315.  —  Lettres  du  roi  Louis  le  Hutin  par  lesquelles  il 
assigne  les  4.000  livres  de  rente  annuelle,  données  par 
son  père  à  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  sur  quatre 
hommages  tenus  de  lui  en  la  châtellenie  de  Lille  par 
Huon  de  Maulde,  Gérard  de  Pottes,  Mathieu  de  Laval 
{de  Valle)  et  Robert  de  Maulde,  chevaliers,  promettant 
de  lui  assigner  le  surplus  sur  un  autre  fonds,  à  charge 
de  tenir  cette  rente  du  Roi  en  un  seul  hommage. 

B.  1171.  (Carton.)—  11  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier , 

nombreux  fragments  de  sceaux. 

iSi«-iSi9.  —  Sl-Germain-en-Laye,  le  8  avril  1316. 
Mandement  du  roi  Louis  le  Hutin  au  gouverneur  et  au 
bailli  de  Douai  à  la  suite  de  la  plainte  qu*il  avait  reçue 
du  comte  de  Hainaut  et  du  seigneur  de  Malevoy  ? 


19a 


ARCHIVES  DU  NORD. 


{de  Malovido]  sur  ce  que  ce  bailli,  sous  prétexte 
d*évocation  faite  par  le  seigneur  de  Montigny ,  avait  fait 
quelques  exploits  et  saisies  sur  les  prés  et  marais  entre 
Montigny,  Pecquencourt,  Malevoy  et  Escleveng{\) 
dont  le  ressort  et  la  souveraineté  appartiendraient  au 
comte  de  Hainaut,  leur  prescrivant,  en  conséquence, 
de  remettre  les  choses  en  Tétat  où  elles  étaient  avant 
lesdits  exploits  dans  le  cas  où  apparaîtrait  l'exactitude 
des  faits  ci-dessus  ;  on  cas  de  refus  du  bailli  de  Douai 
d'exécuter    ce   mandement,    le    Roi   ordonne    que 
l'exécution  on  soit  confiée  an   bailli  d'Amiens.   — 
Compiègne,le27  octobre  13i6.  Commission  donnée  par 
Philippe,  fils  du  roi  de  France,  (plus  tard  Philippe  V, 
le  Long,  exerçant  alors  la  régence  en  attendant  la 
délivrance  de  la  reine  Clémence  de  Hongrie,  veuve  do 
Louis   X,  mort  le  5  juin  précédent),   à  l'abbé  de 
St-Germain  des  Prés,  à  Bouchard  de  Montmorency, 
Jean  de  Varennes  et  Jean  de  Gallion,  chevaliers,  pour 
informer  sur  le  différend  entre  le  comte  de  Hainaut  et 
la  ville  de  Tournai  au  sujet  des  limites  dudit  comté  de 
Hainaut  et  du  territoire  de  ladite  ville.  —  Même  daie. 
Semblable  commission  donnée  par  le  même  prince  aux 
mêmes  personnages  pour  faire  une  enquête  sur  les 
parties  de  l'Ostrevant  qui  relevaient  de  la  couronne  de 
France.  —  Même  date.  Semblable  commission  aux 
mêmes  personnages  pour  informer  sur  la  mouvance 
de  Solesmes  et  de  Fémy. —  Paris,  le  28  décembre  1316. 
Semblable  commission  donnée  par  Philippe  le  Long, 
roi  de  France,  aux  mêmes  personnages  pour  faire  une 
enquête  sur  la  mouvance  des  deux  localités  ci-dessus. 
—  Même  date.  Semblable  commission  donnée  par  le 
même  prince  aux  mêmes  personnages  pour  déterminer 
les  parties  de  l'Ostrevant  relevant  de  la  couronne  de 
France.  —  Sans  date;  vers  1316.  Fragment  d'un 
mémoire  sur  les  contestations  soulevées  entre  la  ville 
de  Tournai  et  le  comte  de  Hainaut,  concernant  la 
terre  de  St-Pol.  —  Paris,  le  15  mai  1317.  Lettres  du 
roi  Philippe  le  Long  commettant  l'abbé  de  StrGermain 
des  Prés,  Bouchard  de  Montmorency,  Jean  de  Gaillon 
et  Guillaume  de  Marcillac,  chevaliers,  au  lieu  de 
Germain,  évêque  de  Soissons  et  de  Jean  de  Varennes, 
chevalier  pour  faire  information  sur  les  parties  des 
terres  de  Solesmes  et  de  Fémy  relevant  de  la  couronne 


(1)  Ces  villages  de  TOstrevant,  mentionnés  dans  les  titres  des 
XIII^  et  XIV'  siècles,  ont  disparu.  Ils  paraissent  avoir  été  situés 
sur  les  territoires  des  communes  actuelles  de  Masny  et  Escailloii, 
canton  de  Douai-Sud» 


de  France.  —  Même  date.  Lettres  du  môme  prince  par 
lesquelles  il  ordonne  que  les  décimes  (dîmes)  qui  lui 
ont  été  accordés  par  le  Pape  pour  son  voyage  en 
Terre  Sainte,  seront  levés  dans  tout  l'Ostrevant,  sans 
pourtant  que  cette  levée  puisse  préjudicier  aux  droits 
du  comte  de  Hainaut  ;  il  promet  que  si  dans  la  suite  il 
est  reconnu  que  ces  décimes  ont  été  levés  dans  des 
parties  de  l'Ostrevant  qui  ne  relèvent  pas  de  son 
royaume,  ils  seront  restitués  à  qui  de  droit.  —  Même 
date.  Nouvelle  commission  donnée  par  le  même  prince 
à  Tabbé  de  St-Germain  des  Prés,  à  Bouchard  de 
Montmorency,  Guillaume  de  Marcillac  et  Jean  de 
Gaillon,  chevaliers,  pour  faire  une  enquête  sur  les 
parties  de  l'Ostrevant  relevant  de  la  couronne  de 
France.  —  Paris,  le  16  mai  1317.  (*  Die  lune  post 
Ascensionem  Domini  »).  liOtlres  du  roi  PbUippele 
Long  par  lesquelles  il  mande  à  ses  commissaires, 
chargés  d'enquêter  sur  les  mouvances  de  l'Ostrevant, 
de  Solesmes  et  de  Fémy,  de  retenir  par  devant  eux  la 
connaissance  des  cas  de  ressort  et  de  souveraineté  qui 
pourraient  survenir  pendant  leur  enquête  ;  —  vidimus 
sur  parchemin  de  cette  pièce  donnée  sous  le  scel  de 
Henri  Taperel,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  le  mardi 
après  l'Ascension  (17  mai)  1317.  —  1318.  «  Che  sunt 
les  raisons  contre  le  connestable  (de  France)  (1)  ;  item, 
les  responses  ledit  connestable,  lesquelles  furent 
proposées  devant  les  maistres  des  comptes  à  le 
Toussaint  CCOXYIII  »,  au  sujet  des  droits  prétendus 
par  le  Connétable  dans  l'armée  que  le  comte  de  Hainaut 
avait  mise  à  la  disposition  du  roi  de  France  pour  une 
expédition  par  mer  vers  la  Zélande. 


B.  1172.  (C«arton.)  —  7  pièces,  parchemin  et  8  sceaux 

dont  2  incomplets. 


—  Paris,  le  2  janvier  1320.  (^  A  Paris, 
le  second  Jour  de  janvier  y  Fan  de  grâce  mil  CCC  dis 
et  neuf^).  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  roi  de 
France,  prend  sous  sa  protection  contre  le  comte  de 
Hainaut,  le  chevalier  Amaury  de  «  MeuUent  »  et  ceux 
de  son  lignage,  tant  en  leurs  biens  qu'en  leurs 
personnes.  —  5  août  1321.  («  Le  merquedi  devant 
feste  saint  Lorant  martir  »).  Lettres  par  lesquelles 
Amaury  de  «  Meullent  »,  sire  de  Neubourg,  promet  de 
ne  rien  entreprendre  contre  le  comte  de  Hainaut,  les 


(i)  Oniichor  de  (^hAtillon. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  HAINAUT  EN  GENERAL. 


197 


gens  de  son  lignage,  ses  amis,  ses  hommes,  depuis  le 
jour  de  la  date  desdites  lettres  jusqu'à  la  St-Remi 
prochaine.  —  Août  1321.  Rouleau  de  parchemin  renfer- 
mant on  état  non  signé  des  meubles,  eflets,  joyaux, 
argent  monnayé  et  autres  choses  enlevées  à  Tarchevêque 
de  Reims  et  ses  gens  par  le  comte  du  Hainaut.  —  Mons, 
le  23  mars  1324.  (c  MU  trois  cens  vint  et  trois,  le 
venredi  prochain  devant  le  jour  Nostre-Danie  en 
hiarchy  à  Mons  en  Haynaut^  en  le  maison  no  sègneur 
le  conte  ki  fu  Jehan  Freken  »).  Lettres  de  Jean  de 
Fosseus,  écuyer,   par  lesquelles  il  reconnaît  avoir 
donné  au  comte  du  Hainaut,  les  ville,  château  et  terre 
d*Escaud(Buvre  et  ses  appartenances  et  dépendances, 
promettant  de  faire  adhériter  le  Comte  de  celte  terre 
dans  le  courant  de  Tannée  pendant  laquelle  Marguerite, 
fille  do  Marguerite  de  Cantain,  femme  de  feu  Emould 
d*Enghien,    son  cousin,  jadis  seigneur   de  Préaux 
(Préseau  ?),  sera  entrée  en  religion  ou  sera  décédée.  — 
Le  Quesnoy,  le  25  mai  1327.  («  Le  lundy  aprtès 
VAssention  »).    Accord  fait  entre   Gui,  évêque   de 
Cambrai  et  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  pour  leur 
vie  durant  seulement,  par  lequel  ils  sont  convenus 
d*aboIir  dans  le  Cambrésis  les  bourgeoisies  foraines 
des  franches  villes  du  comté  de  Hainaut  ;  — de  permettre 
que  les   officiers  du  Comte  et  de  TEvèque  puissent 
également  faire  exploits  de  justice  dans  le  grand 
chemin  venant  de  Cambrai  par  la  porte  de  Mal  a  Nave 
en  allant  vers  Yalenciennes  aussi  avant  que  le  comté 
de  Cambrésis  s'étend,  excepté  seulement  dans  la  viUe 
de  Naves  où  les  officiers  de  rÉvèque  auront  le  droit 
exclusif  de  faire  des  exploits  -,  —  que  la  délimitation 
du  Hainaut  et  du  Cambrésis  se  fera  avant  la  fête  de 
Pftques  prochaine,  dans  les  endroits  suivants,  savoir  : 
entre  Rieux  (Rœulx)  et  Naves  ;  entre  Escaudœuvres 
et  Cambrai,  tant  par  eau  que  par  terre  ;  entre  Escau> 
dœuvres  et  les  moulins  d'Estruen  (Estrun)  et  entre 
Hordaing  Uordain)  et  Estrun,  à  rencontre  du  sénéchal 
de  Hordain;  entre  Sausoy  (Saulzoir)  et  Villers-en- 
Cauchie;  entre  Caudry  et  Tauviaumeis,   es  trois 
coutures  de  Tabbaye  de  Vaucelles,  au  moulin  S!  Eviter 
(Euvilers)  où  Tabbaye  de  St-André  du  Câteau  prend 
une  partie  à  rencontre  du  comte  de  Hainaut  (1)  ;  et 
pour  faire  cette  séparation  TÉvèque  nomme  pour 
arbitres  Farehidiacre  d*Anvers  en  l'église  de  Cambrai 


(1)  Tauviaumeis  et  Euvilers  dépendaient  du  territoire  de  la 
commune  actuelle  de  TroisviUes,  canton  du  Câteau-CâmbrériiB. 


et  le  seigneur  à* Aisne  (Esne)  ;  le  Comte  nomme  de  son 
côté  Sausset  de  Boussoit  et  le  seigneur  de  Lallaing, 
chevaliers,  avec  faculté  d'en  nommer  d'autres  si  ceux-ci 
venaient  à  mourir;  le  Comte  promet  de  garder  et 
conserver  les  biens  de  l'Evêque  de  Cambrai  envers  et 
contre  tous,  excepté  toutefois  à  rencontre  des  rois  de 
France  etdes  empereurs  d'Allemagne  et  sans  cependant 
pouvoir  intervenir  à  raison  de  celle  garde  avant  que 
d'en  avoir  été  prié  par  l'Evêque.  —  Binche,  le  10  février 
1329.  («  Dis  jours  ou  moys  de  février  l'an  de  grâce 
mil  trois  cens  vint  et  toit  »).  Compromis  entre  Guil- 
laume, comte  de  Hainaut,  Hollande  et  Zélande,  et  Jean 
de  Flandre,  comte  de  Namur,  par  lequel  ils  remettent 
à  l'arbitrage  de  l'abbé  de  Florefie,  de  Jean,  seigneur 
de  Fans  y  de  Huon  de  Barbençon,  seigneur  de  Solre  et 
de   Florent   de   Beaumont,    seigneur   de  Beaurain, 
chevalier,  la  décision  du  différend  existant  entre  eux 
au  sujet  de  la  propriété  de  la  moitié  du  produit  de  la 
rivière  de  Piéton  et  de  la  moitié  du  revenu  du  pont  dit 
Beaupont  et  de  tout  le  grand  chemin  qui  va  dudit  pont 
au  bois  de  Wartonleu.  —  6  août  1329.  Lettres  de 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  Hollande  et  Zélande, 
par  lesquelles  il  déclare  qu'il  désigne  deux  des  quatre 
personnes  ci-après  dénommées,  savoir  Huon  de  Bar- 
bençon et  Florent  de  Beaumont,  chevaliers,  maître 
Jean  de  Florenche  et  Henri  de  Joudonne  (Jodoigne), 
pour,  avec  deux  des  quatre  autres  ci-après,  savoir  : 
Godefroi,  abbé  de  Floreffe,  Jean  de  FauSj  chevaliers, 
Lambert  de  Mons,  prêtre,  ci-devant  receveur  de  la 
terre   de  Namur,    et   maitre  Willaume  de  Heure, 
chanoine  et  coutre  de  l'église  St^Aubin  de  Namur, 
désignés  par  le  comte  de  Namur,  terminer  les  contes- 
tations pendantes  entre  lesdits  comtes  de  Hainaut  et 
de  Namur  et  qui  portaient  sur  l'étendue  du  comté  de 
Hainaut,  qui,  d'après  les  prétentions  du  Comte  devait 
s'avancer  du  côté  du  comté  de  Namur  jusqu'au  milieu 
de  la  rivière  de  Piéton  et  jusqu'au  milieu  du  pont  de 
Beaupont,  déclarant  qu'il  avait  dans  ses  limites  toute 
seigneurie,  justice  et  souveraineté  ;  le  comte  de  Namur 
soutenait  le  contraire  et  prétendait  avoir  toute  justice 
et  seigneurie  sur  le  chemin  en  deçà  du  côté  du  Hainaut, 
descendant  dudit  pont  de  Beaupont  pour  aller  au  bois 
de  Wartonleu.  —  Même  date.  Lettres  du  même  prince 
pour  lesquelles  il  constitue  ses  procureurs  Oillon  le 
Ramonnier,  prévôt  de  Mons,  Jean  de  Recourt,  prévôt 
de  Binche  et  Mathieu  de  Y illers,  receveur  des  mortes 
mains  de  Hainaut,  auquel  il  donne  pouvoir  de,  pour 
lui  et  en  son  nom,  produire  les  témoins  qu'ils  jugeront 


198 


ARCHIVES  DU  NORD. 


convenables  devant  les  arbitres  choisis  pour  terminer 
et  régler   les  contestations  exposées   ci-dessus. 


B.  1173.  (Carton.)  —  12  pièct's,  parchemin  ;  1  pièce,  papier; 

5  sceaux  brisés  et  incomplets. 


iSSl-iSSA.  ~  16  décembre  1331.  («  Feria  secunda 
post  [festunî]  Lucie  Verginis  »).  Lettres  de  Guillaume, 
seigneur  de  Horne  et  de  Altena,  par  lesquelles  il 
reconnaît  avoir  vendu  au  comte  de  Hainaut  le  bois  de 
Rogier  Carryo  qu'il  tenait  en  fief  dudit  comte.  — 
16  janvier  1332.  («  Anno  Domini  millesimo  CCC^ 
tricesimo  primo,  feria  quintapost  octavas  Epiphanie 
Domini  »).  Lettres  du  même  personnage  par  lesquelles 
il  promet  de  se  déhériter  dans  la  quinzaine  lorsqu'il 
en  sera  requis  par  le  comte  de  Hainaut  du  bois  ci-dessus 
vendu  par  lui  au  dit  comte.  —  30  mars  1332.  ("«  Anno 
Domini  milleBimo  frecentesimo  tricesimo prim.0 y  die 
lune  post  festum  Annunciationis  béate  Marie 
Virginis  »).  Attestation  faite  par  devant  le  juge  des 
privilèges  de  Laon  par  Jean  de  Semerengle,  chanoine 
de  l'église  de  ladite  ville,  déclarant  que  Jean  de  Barlet, 
écuyer,  valet  et  familier  de  Jean  de  Hainaut,  seigneur 
de  Beaumont,  lui  a  remis  une  quittance  dudit  seigneur, 
y  insérée,  datée  du  jour  de  TAnnonciation  Notre-Dame 
au  mois  de  mars  d331  (1332  n.-sl.),  de  la  somme  de 
142  livres,  9  sols,  1  denier,  provenant  de  la  succession 
de  maître  Jean  de  Soissons,  doyen  de  l'église  de  Laon, 
oncle  dudit  Jean  de  Hainaut,  somme  que  Jean  de 
Semerengleavait  fait  payera  ce  dernier  pour  l'employer 
aux  frais  de  l'exécution  du  testament  dudit  Jean  de 
Soissons.  —  Le  Quesnoy,  7  juillet  1333.  Lettres  de  Guil- 
laume, comte  de  Hainaut  et  de  Hollande  et  sire  de 
Frise,  par  lesquelles  il  donne  à  Jean  de  Hainaut, 
seigneur  de  Beaumont,  son  frère,  sa  maison  de 
Relenghes-leZ'Cambraiy  ses  appartenances  et  dépen- 
dances, pour  en  jouir  sa  vie  durant  de  la  même  manière 
que  messire  Jean  de  Florence  en  avait  joui.  —  Le 
Quesnoy,  même  date.  Lettres  de  Jean  de  Hainaut,  sire 
de  Beaumont,  par  lesquelles  il  reconnaît  que  son  frère 
le  comte  de  Hainaut  lui  a  donné  ladite  maison  à  charge 
de  l'entretenir  et  réparer.  —  Septembre  1333.  Lettres 
de  Jean  de  Nesle,  sire  d'Offemont  et  du  Sauchoy^ 
chevalier,  et  de  Marguerite,  dame  de  Mello,  sa  femme, 
par  lesquelles  ils  reconnaissent  que  Jeanne,  dame  de 
Dargies  et  comtesse  de  Soissons,  leur  a  cédé  et 
transporté,  pour  eux  et  leurs  hoirs,  les  terres  et  revenus 


qu'elleavaitàMello,àS<-Fa«6'/-aw-yîtîie;',  à  Nttsseloy, 
à  Barisenses,  à  Martincourt  ei  ailleurs  en  la  châtel- 
lenie  de  Mello,  tenu  en  un  seul  hommage  de  l'abbaye 
de  St-Denis,  ainsi  que  les  terres  et  revenus  de  Nogent- 
lez-Creil,  tenus  en  fief  du  Roi  et  sans  nul  intermédiaire , 
pour  et  on  échange  de  quoi  ils  avaient  cédé  à  ladite 
comtesse,  la  jouissance,  sa  vie  durant,  de  leur  maison 
du  Satichoy  et  de  quelques  bois  et  dépendances  et  lui 
avaient  aussi  donné  une  rente  de  80  livres  par  an  pour 
elle  et  ses  héritiers.  —  Sans  date  ;  vers  1333.  Mémoire 
des  droits  et  prérogatives  que  le  roi  de  Bohême  (Jean 
de  Luxembourg)  prétend  dépendre  de  ses  terres  et 
seigneuries  de  Raismes,  Pont  (-sur-Sambre),  Quartes, 
Pantegnies  et  Hargnies,  sises  en  Hainaut  —  30  avril 
1334.  Lettres  de  Jean,  roi  de  Bohême  et  de  Pologne, 
comte  de  Luxembourg,  par  lesquelles  il  vend  à  Guil- 
laume, comte  de  Hainaut,  les  terres  d'Aymeries,  Pont- 
sur-Sambre,  Quartes,  Hargnies,  Pantegnies,  Dourlers, 
Raismes,  le  Sart  et  tout  ce  qu'il  possédait  à  Valen- 
ciennes  pour  la  somme  de  70.000  florins  dont  il  se  tient 
pour  bien  payé  ;  copie  sur  parchemin  de  la  même  pièce. 
—  Noyon,  1*^  mai  1334.  Lettres  du  même  prince  par 
lesquelles  il  mande  aux  prévôts,  châtelains,  sergents, 
maîeurs,échevins,hommesde  fief  des  localités  ci-dessus 
de  reconnaître  le  comte  de  Hainaut  pour  leur  seigneur 
droiturier  et  immédiat.  —  Noyon,  le  11  mai  1334. 
Lettres  du  même  prince  par  lesquelles  il  reconnaît  tenir 
en  foi  et  hommage  du  comte  de  Hainaut,  les  châteaux 
et  terre  du  Durby,  le  comté  de  la  Roche  et  ses  dépen- 
dances, excepté  les  ville  et  prévôté  de  Marche  en 
Famine  qui  ne  sont  pas  tenues  dudit  comte.  — 15  mai 
1334-4  juin  1335.  Prisée  des  rentes  et  revenus  que  le 
roi  de  Bohème  possède  dans  le  Hainaut,  à  Raismes, 
Aymeries,  etc.  —  1335.  Requête  de  Gilles,  sire  de 
de  Chin  et  de  Busignies,  au  comte  de  Hainaut,  au 
sujet  de  l'enquête  tenue  à  Ath,  le  jour  «  dou  Repuns, 
dieme7iche,  l'an  XXXIIII^  (dimanche  de  la  Passion, 
12  mars  1335),  touchant  les  droits  qu  il  possédait  ainsi 
que  Mahaut  de  Chin,  dame  de  Ghermigny-sous-Leuze, 
sur  plusieurs  serfs  de  cette  localité. 


B.  1174.  (Carton.)  —  5  pièces  et  5  rouleaux,  parchemin  : 

9  sceaux  incomplets. 


tSS6-lS4S*  —  Valenciennes,  ^  en  Ui  muison 
con  dist  Hollande  »,  le  12  février  1335  («  MCCC 
trente  et  quatre  »).  Lettres  de  Guillaume,  comte  de 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  HAINAUT  EN  GÉNKIUL. 


iW 


Hainaui,  Hollande  et  Zélande,  par  lesquelles  il  donne 
en  fief  et  hommage  à  son  cousin  Walerand  de  Luxem- 
bourg, chevalier,  sire  de  Liny,  les  châteaux,  maisons, 
revenus  et  dépendances  de  Bouchain,  Renaut-Folie 
et  du  Quesnoy,  à  Texception  de  la  forêt  de  Mormal 
tout   entière   avec    les    maisons    de    Renaut-Folie, 
Locquignol,  des  Cressonnières,  de  Haches  (Hachette), 
des  Estokis,  les  viviers  d'Escaillon,  de  la  Salle,  de 
Locquignol,    des    Cressonnières ,    d'Eslrœun    et   le 
vivier  d'Autreppe,  les  pâtures  de  Haches  et  des  Estokis, 
le  nouveau  fossé  (canal)  de  la  Sambre  le  long  des  bois 
et  la  maison  de  Preus  ;  lesquels  maisons,  viviers  et 
pâturages  le  Comte  se  réserve  avec  la  forêt  de  Mormal. 
Le  Comte  donne  encore  à  son  cousin  dix  milliers  de 
fasseaux  (fagots)  et  le  penage  (droit  de  mettre  en 
pâture)  de  200  grosses  bêtes  en  la  forêt  de  Mormal, 
mille  livres  tournois  par  an  à  prendre  sur  les  revenus 
de  cette  forêt,  300  livres  sur  les  revenus  de  Trith  et 
de  Maing,  400  livres  sur  Flobecq  et  Lessines,  300  livres 
sur  les  lonlieux  et  vinage  de  Maubeuge,  700  livres  sur 
les  bourgeoisies  de  Hainaut  et  3.700  livres  sur  le  trésor 
du  Roi  à  Paris  ;  pour  par  ledit  seigneur  de  Liny  jouir 
de  ces  terres,  revenus  et  rentes  après  la  mort  du 
comte  de  Hainaut  et  pendant  la  vie  de  Jeanne  de 
Valois,  femme  dudit  comte,  sans  en  pouvoir  disposer 
autrement  que  du  consentement  de  cette  dernière; 
dans  le  cas  où  ledit  seigneur  de  Liny  viendrait  à 
mourir  avant   la   comtesse   de  Hainaut,   le   Comte 
ordonne  que  les  biens  ci-dessus  seront  dévolus  à  Jean, 
seigneur  de  Rayneval,  chevalier,  ou  à  son  défaut,  à 
Jean  de  Liny,  chevalier,  fils  dudit  Wallerand,  pour 
après  la  mort  de  la  Comtesse,  faire  retour  au  comte 
de  Hainaut,   alors  existant.  — -  Mêmes  lettres.  Août 
1335.  Lettres   de    Charles  de  Bohême,  marquis  de 
Moravie,  fils  aîné  de  Jean,  roi  de  Bohême  et  de 
Pologne  et  comte  de  Luxembourg,  et  de  Blanche  de 
Valois,  marquise  de  Moravie,  sa  femme,  par  lasquelles 
ils  ratifient  et  approuvent  la  vente  faite  par  leur  père 
à  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  de  tout  ce  qui  lui 
appartenait  en  Hainaut,  et  promettent  de  laisser  ledit 
comte  en  jouir  paisiblement  à  peine  de  50.000  livres 
d'amende.  —  1335.  Plaintes  adressées  contre  le  comte 
de  Haûiaut  et  ses  sei^ents  par  diverses  maisons  reli- 
gieuses, entre  autres,  les  abbayes  de  Sainte- Waudru, 
Saint-  Ghislain ,    Sainte  -Âldegonde    de    Maubeuge , 
Saint-Germain  et  du  Val  des  écoliers,  Liessies,  Bonne- 
Espérance,  etc.  —  1335.  Réponse  du  comte  de  Hainaut 
aux  dites  plaintes.  —  LiÛe,  le  18  mai  1336.  (  «  Le 


samedi  veille  de  le  Penthecouste  »).  Lettres  réqui- 
sitoires données  par  Enguerrand  de  Latre,  prévôt  du 
ressort  de  Lille,  adressées  à  Sausset  Derme,  bailli  de 
Hainaut,  pour  le  prier  de  faire  ajourner  devant  ledit 
prévôt,  les  témoins  étant  en  Hainaut  pour  déposer  dans 
le  procès  que  Baudouin  d'Auberchicourt,  chevalier, 
avait  en  la  cour  du  Roi,  à  Lille,  contre  Raisse  de 
Breffuel,  chevalier.  —  Le  Quesnoy,  le  15  juin  1336. 
Copie  de  quatre  lettres  do  Guillaume,  comte  de  Hainaut 
et  de  Hollande,  seigneur  de  Frise,  par  lesquelles, 
pour  décharger  sa  maison  dite  de  Hollande  à  Valen- 
ciennes  de  quelques  menues  rentes  dont  elle  était 
chargée  envers  plusieurs  particuliers,  il  assigne  ces 
rentes  sur  d'autres  parties  de  terre  et  de  rentes  qui  lui 
étaient  dues  en  la  dite  ville  de  Valençiennes.  —  Le 
Quesnoy,  le   9  décembre  1336.  («  Lundi  après  le 
Saint-Nicolay  »).  Réponse  des  gentilshommes   du 
pays  de  Hainaut  â  la  demande  de  subvention  faite  par 
le  comte  de  Hainaut  pour  la  chevalerie  de  monseigneur 
Guillaume    de   Hainaut,  avec   la    demande    desdits 
seigneurs  et  la  réponse  à  ces  demandes,  faite  à  St-Paul 
à  Valençiennes  le  mardi  après  la  Chandeleur  1336 
(4  février  1337)  par  le  conseil  du  comte  de  Hainaut.  — 
Sans  date  ;  vers  1336.  Mémoire  relatif  aux  conventions 
intervenues  entre   le   comte  de  Hainaut  et  le  roi 
d'Angleterre  à  Toccasion  des  démêlés  suscités  entre 
les  rois  de  France  et  d'Angleterre  par  la  fuite  de 
Robert  d'Artois.  — 1336-1345.  Articles  présentés  par 
les  ecclésiastiques,  nobles  et  habitants  du  Hainaut  à 
leur  comte  pour  être  maintenus  dans  leurs  usages  et 
privilèges  et  aussi  au  sujet  des  aides  qui  leur  étaient 
demandées,  avec  les  projets  des  réponses  à  faire  à  ces 
articles  ;  troiâ  rôles  de  l'année  1336  et  six  de  l'année 
1345  ou  environ. 


B.  1175.  (Carton.)  ~8  pièces,  parchemin  ;  2  pièces, 

papier;  1  sceau. 


—  Valençiennes,  6  juillet  1338.  Acte 
de  l'appel  fait  en  cour  de  Rome  par  Nicolas,  dit 
Stuc,  de  Dordrecht,  chanoine  d'Utrecht,  pour  et  au  nom 
du  comte  de  Hainaut,  au  sujet  de  la  sentence  d'excom- 
munication publiée  à  Valençiennes  par  Guillaume, 
évêque  de  Cambrai,  contre  ledit  comte  et  ses  officiers 
qui  avaient  fait  exécuter  Jean,  fils  de  Baudouin  de 
Résignies,  coupable  de  l'assassinat  de  Jacques  du  Pare, 
lequel  Jean  de  Résignies  avait  été  réclamé  comme 


200 


ARCHIVES  DU  NORD. 


clerc  et  soumis  à  la  juridiction  (ioTévêque  de  Cambrai, 
ainsi  que  de  l'interdit  prononcé  contre  l'église  de 
Binche,  à  cause  de  la  rixe  entre  deux  prêtres  qui  s'y 
étaient  battus  légèrement,  et  qui  n'avaient  pas  depuis 
demandé  l'autorisation  d'y  chanter  les  louanges  de 
Dieu,  et  de  l'interdit  prononcé  contre  l'église  de 
Soignies  à  cause  d'un  meurtre  commis  dans  le  cime- 
tière qui  entoure  ladite  église  et  dont  l'auteur  était 
resté  inconnu.  —  Reims,  le  19  juillet  1338.  Acte  de 
l'appel  fait  par-devant  un  notaire  impérial  à  l'église 
métropolitaine  de  Reims,  par  Guillaume  de  Bures, 
pour  et  au  nom  du  comte  de  Hainaut,  de  la  sentence 
d'interdit  prononcée  par  l'évêque  de  Cambrai,  contre 
ledit  comte.  —  Château  de  Selles  â  Cambrai,  le 
25  juillet  1338.  Acte  de  la  signification  faite  à  l'évêque 
de  Cambrai  par  Pierre  Cambier,  chanoine  de  Soignies, 
procureur  de  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  de  l'appel 
fait  le  19  juillet  précédent  par  ledit  comte  à  l'église 
métropolitaine  de  Reims,  de  l'interdit  mis  par  ledit 
évèque  sur  le  Hainaut  ainsi  que  du  refus  fait  par  ce 
dernier  d'accorder  les  apôtres  (1)  audit  Pierre  Cambier; 
ledit  acte  passé  devant  Jean  de  Revino,  notaire  impé- 
rial du  diocèse  de  Liège  ;  copie  sur  papier  de  la  même 
pièce.  —  Valenciennes,  le  5  septembre  1338.  (  «  Le 
semmedi  prochain  après  le  jour  saint  Jehan  Déco- 
lassée).  Pouvoir  donné  par  Jean,  sire  de  Walincourt  à 
Huon  de  Perremont,  son  châtelain  de  Walincourt, 
pour  accorder  des  dédommagements  (rétablir)  à 
l'occasion  d'une  prise  de  quelques  chevaux  qu'il  avait 
faite  sur  le  chemin  de  la  porte  St-Lazare  du  côté  de  la 
maison  de  St-Lazare  où  il  prétendait  avoir  droit  de 
justice,  ce  que  le  comte  de  Hainaut  contestait,  disant 
que  cette  prise  avait  été  commise  à  son  préjudice  ;  il 
était  convenu  que  les  dommages  et  intérêts  que  le  sire 
de  Walincourt.  accorderait  à  l'occasion  de  cette  prise,  ne 
lui  porteraient  aucun  préjudice  ni  à  lui,  ni  au  comte  de 
Hainaut,  ni  à  aucun  autre  et  que  les  choses  resteraient 
dans  le  même  état  comme  si  la  prise  n'avait  pas  eu 
lien.  —  14  août  1338.  («  La  veille  de  V Assomption  de 
la  Vierge  »).  Procuration  générale  donnée  par  l'évêque 
de  Cambrai  avec  quelques  pièces  de  procédures  dans 
le  débat  entre  le  comte  de  Hainaut  et  ledit  évèque 
devant  la  cour  archiépiscopale  de  Reims.  —  18  août 


(1)  Voir  dans  Ducange,  verbo  Apostoli^  Texplication  de  cette 
coutume  et  de  cette  formule  de  la  procédure  devant  les  tribunaux 
ecclésiastiques. 


1338.  («  La  troisième  férié  après  F  Assomption  de  la 
Vierge  »).  Sentence  de  l'official  de  Reims,  ordonnant 
la  levée  de  l'interdit  mis  par  l'évêque  de  Cambrai  sui* 
le  Hainaut.  —  Yincennes,  le  14  août  1339.  Commission 
donnée  par  Philippe  de  Valois,  roi  de  France,  à  maître 
Jacques  Rousselot,  conseiller,  et  Jean  de  Cayeux, 
chevalier,  pour,  avec  Henri  de  Jodoigne,  chanoine  de 
Cambrai,  et  le  seigneur  de  Havre,  châtelain  de  Mous, 
commissaires  du  comte  de  Hainaut,  faire  les  infor- 
mations nécessaires  au  sujet  des  plaintes  portées  parce 
comte  relativement  à  des  entreprises  des  officiers  du  Roi 
en  la  terre  du  pont  de  St-Amand  en  allant  vers  Valen- 
ciennes et  on  la  chàtellenie  d'Ath,  lesquelles  terres 
sont  hors  du  Royaume  ;  avec  pouvoir  de  réparer  ce 
qui  a  été  commis  au  préjudice  du  Comte,  si  le  fait  est 
incontestable  ;  si  au  contraire,  il  estdouteux,  ils  devront 
en  informer  le  Roi. — 13-20  octobre  1339.  Acte  notarial 
contenant  la  publication  de  Tappel  £ait  au  Saint-Siège 
Apostolique  dans  plusieurs  villes  et  abbayes  du 
Hainaut,  par  Gilles,  dit  Le  Clerc,  au  nom  de  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  Hollande  et  Zélande,  et  seigneur 
de  Frise,  contre  Révérend  Père,  Guillaume  d'Auxonne, 
évèque  de  Cambrai,  de  l'interdit  publié  contre  lui  et 
son  comté  par  l'Évêque,  parce  que  le  Comte  était  entré 
sur  les  terres  de  TEvêché  avec  plusieurs  seigneurs  de 
l'Empire  et  que  Guillaume  d'Auxonne  avait  refusé  de  les 
recevoir  et  de  leur  accorder  libre  passage  pour  concou- 
rir avec  eux  au  recouvrement  des  droits  appartenant  à 
l'Empire  dont  il  était  pourtant  sujet,  et,  au  contraire, 
avait  accueilli  dans  ses  terres  les  ennemis  de  l'Empire 
(les  Français),  ce  qui  avait  causé  des  désordres  commis 
par  les  seigneurs  de  l'Empire  dans  les  terres  de 
l'Évêché.  —  Ayne,  20  mai  1340.  (4:  Le  samedi  avant 
V Ascension  »).  Lettre  de  Mansars  d'Ayue  au  comte 
de  Hainaut,  lui  déclarant  qu'il  ne  peut  lui  rendre 
hommage  pour  les  biens  qu'il  tient  de  lui,  à  cause  du 
différend  existant  entre  ledit  comte  et  le  roi  de  France, 
différend  dont  il  est  «  tristes,  dolans  et  courechiés  », 
attendu  que  la  plus  grande  partie  de  son  héritage  est 
située  dans  le  royaume  de  France  (Original). 

B.  1176.  (Carton.)  ~  6  pièces,  parchemin  ; 
1  bulle  en  plomb  et  plusieurs  fragments  de  sceaux. 

tS4t-tS49.  —  Valenciennes,  en  la  chapelle  de 
rhôtel  du  Comte,  le  12  mai  1341.  Commission  donnée 
par  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  à  nobles  et  discrets 
hommes  Jean,  seigneur  de  Harchies,  et  Gérard  de 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTfâ.  —  HAINAUT  BN  GÉNÉRAL. 


a(M 


Jauche,  seigneur  de  Mastaing,  chevaliers,  Pierre  de 
St-Amand,  professeur  es  lois,  Amoul  de  Allonitis,  de 
Horence,  docteur  en  droit,  Jean  de  Fumone,  chanoine 
deSt-GérydeCambrai,  etàElienneMollion,  prêire,pour 
cx)mparaitre  et  sou  tenir  ses  droits  devant  Pierre,  évèque 
de  Paleslrine,  Annibal,  évêque  de  Frascati,  et  Bernard , 
cardinal-prêtre  du  titre  de  St-Cyriaque  aux  Thermes, 
arbitres  chargés  déterminer  le  différend  que  ledit 
comte  de  Hainaut  avait  avec  Guillaume  d'Auxonne, 
évèque  de  Cambrai,  au  sujet  de  la  guerre  pendante 
entre  Philippe,  roi  de  France,  et  Edouard,  roi 
d'Angleterre  ;  ladite  commission  passée  par  devant 
Jacques  de  Béthune,  clerc  du  diocèse  d'Arras,  et 
Jacques  du  Moulin,  clerc  du  diocèse  de  Cambrai, 
notaires  impériaux  et  apostoliques.  —  13  septembre 
Viii.  Acte  de  la  notification  faite  au  chapitre  de 
(Cambrai  par  Jean  de  Nakifère,  clerc,  procureur  de 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  que  ce  dernier  a  fait 
mettre  sous  séquestre  les  biens  de  Téglise  de  Cambrai 
pour  les  restituer  à  cette  église  quand  TEvêque  et  le 
Chapitre  auront  agréé  l'arbitrage  des  cardinaux 
nommés  pour  terminer  leurs  différends  et  quand  le 
Comte  aura  été  remis  en  possession  des  biens  qui  lui 
appartenaient  à  Cambrai  et  dans  le  Cambrésis  ;  ledit 
acte  passé  devant  Jacques  dit  de  Bassexa,  clei*c  du 
diocèse  de  Cambrai,  notaire  impérial.  —  Avignon,  le 
9  novembre  i341 .  («  Avinione,  V  idus  Novembris, 
jH)nlificatus  nosiri  anno  septimo  »).  Bulle  du  pape 
Benoit  XII  par  laquelle,  à  la  suite  de  la  soumission 
que  révoque  de  Cambrai  et  le  comte  de  Hainaut  lui 
avaient  faite  en  le  priant  de  mettre  fin  aux  différends 
survenus  entre  eux  à  l'occasion  d'Edouard,  roi 
d'Angleterre,  soi-disant  vicaire  de  l'Empire  établi  par 
Louis*  de  Bavière,  empereur,  qui  était  entaché  de 
schisme  et  d'hérésie  et  condamné  par  le  Saint-Siège 
Apostolique,  motifs  pour  lesquels  l'évèque  de  Cambrai 
avait  excommunié  le  comte  de  Hainaut,  Jean  de  Hainaut, 
seigneur  de  Beaumont,  son  oncle,  Jean  de  Goldon, 
chanoine  de  Cambrai  et  tous  leurs  adhérents,  il  décide 
de  son  autorité  apostolique  que  l'évèque  et  le  chapitre 
de  Cambrai  seront  remis  eu  possession  de  toutes  les 
villes,  châteaux,  forteresses  et  biens  qui  leur  appar- 
tenaient dans  le  Hainaut  dont  le  Comte  s'était  emparé, 
ainsi  que  de  tous  les  meubles  qui  leur  avaient  été 
enlevés;  ceux  qui  avaient  rendu  à  l'Evoque  les 
hommages  et  fiefs  qu'ils  tenaient  de  lui,  les  reprendront 
on  lui  en  faisant  de  nouveau  hommage;  le  (^omte 
|>ayera  3.000  livres  à  l'Êvèque  et  8.000  livres  au 


Chapitre  pour  les  dédommager  des  pertes  par  eux 
souffertes  ;  l'interdit  mis  sur  le  Hainaut  sera  levé  ;  le 
Comte  sera  remis  en  possession  de  la  maison  dite  la 
maison  de  justice  qui  lui  appartenait  à  Cambrai,  pour 
en  jouir  dans  toute  l'étendue  des  anciennes  bornes  et 
limites  des  dépendances  de  cette  maison  au  moment 
où  le  Comte  en  avait  fait  l'acquisition  et  sans  y 
comprendre  les  adjonctions  postérieures  à  cette 
acquisition  ;  le  Comte  devra  faire  bâtir  et  doter  de 
25  livres  chacune,  deux  chapelles,  Tune  à  Cambrai  et 
Tautre  à  Cambron,  en  réparation  des  violences  et 
injustices  commises  par  lui  dans  cette  guerre.  — 
29  décembre  1341.  («  Anno  Bominiy  millesimo 
trecenieshno  qtiadragesimo  primo,  sàbhato  post 
Nadvitrdem  Donnni  »).  Mandement  des  vicaires 
généraux  de  l'évèque  de  Cambrai  alors  latitant  (1), 
adressé  à  tous  les  doyens,  curés,  etc.,  du  diocèse, 
pour  lever  l'excommunication  fulminée  contre  le  séné- 
chal de  Hainaut,  les  seigneurs  de  Barbençon,  Jean  et 
Jacques  du  Sart,  le  seigneur  de  Lissereules,  Simon, 
bâtard  de  Hainaut,  Wolfarl  de  Ghistelle,  chevaliers, 
le  bâtard  de  Beaumont,  Frédéric  de  Hordaing,  le 
châtelain  d'Ath,  les  prévôts  des  villes  de  Valenciennes, 
de  Mons  et  autres  qui,  avec  Guillaume,  comte  de 
Hainaut,  Jean  de  Hainaut,  seigneur  de  Beaumont  et 
maître  Henri  de  Geldon,  avaient  pillé  et  brûlé  la 
maison  de  Ribeaucourt,  celle  de  Saulzoir,  assiégé  la 
ville  de  Cambrai  et  pillé  tout  le  Cambrésis;  à  ce 
mandement  est  annexée  une  relation  de  quelques 
curés  et  doyens  en  date  du  dimanche  dans  la  fête  de 
l'Epiphanie  1341  (6  janvier  1342),  par  laquelle  ils 
déclarent  avoir  levé  l'excommunication  fulminée  contre 
le  comte  de  Hainaut  et  autres  seigneui*s  désignés  dans 
le  mandement  qu'ils  avaient  reçu.  —  Dijon,  le 
23  janvier  1342.  («  Anno  Dominiy  M^  CC(y  quadra- 
geswio  primo  »).  Guillaume,  évêque  de  Cambrai, 
confirme  et  ratifie  l'accord  conclu  entre  lui  et  le  comte 
de  Hainaut  en  vertu  de  la  bulle  pontificale  donnée  â 
Avignon  le  9  novembre  précédent  el  insérée  dans 
lesdiles  lettres.  ' 


(i)  LVvôqiic  GuiUaumc  (VAiixonne  qui  tenait  le  parti  du  roi  de 
France  et  fui  en  1342  transfert»  sur  le  siège  épiscopal  d'Autuiu 
s'était  enfui  quand  Edouard  IIl,  agissant  couime  vieaire  de 
FEmpire,  après  avoir  essayé  de  surprendre  Cambrai  par 
trahison,  était  venu  assiéger  ouvertement  cette  ville  oii  Philippe 
de  Valois  avait  mis  une  forte  garnison. 


Nord.  —  Sérik  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


2i) 


'm 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  1177.  (Carton.)  —  8  pièces  et  5  rouleaux,  j>archemi»  ; 

1  pièce,  papier  ;  1  sceau. 

tS48-iS&i.  —  Valenciennes,  lo  20  mars  1343. 
(«  L'an  MCCC  XLII  >).  Lettres  de  Guillaume,  comte 
de  Hainaut,  par  lesquelles  il  restitue  à  son  cousin  le  roi 
de  Bohême,  les  châteaux,  villes  et  terres  d'Aymeries, 
Pont-sur-Sambre,  Dourlers  et  leurs  dépendances  et 
appartenances,  à  charge  de  dédommager  Jean  de 
Beaumoni,  son  oncle,  et  la  ville  de  Valenciennes  pour 
ce  qui  leur  était  dû  sur  lesdites  terres.  —  Châteauneuf, 
le  8  juin  1343.  («  Le  jour  de  la  Trinité  »).  Lettres  de 
Philippe,  roi  de  France,  par  lesquelles  il  accorde  aux 
habitants  du  Hainaut  ainsi  qu'à  ceux  de  Douai  et  de 
Tournai,  de  rentrer  en  possession  durant  la  Irêve  qui 
vient  d'être  conclue  avec  le  roi  d'Angleterre,  des  biens 
dont  ils  ont  été  dépossédés  en  P'rance  à  cause  de  la 
guerre.  —  1343.  Etal  des  rentes  de  chapons  dues  à  la 
ville  et  à  la  seigneurie  de  Raismes.  —  Même  date. 
Etat  des  rentes  de  Wibercourt  au  territoire  de  Raismes. 
—  Même  date.  Etat  des  parties  reçues  par  le  seigneur 
de  Beaumont  a  Pont-sur-Sambre,  Aymeries,  Sars  et 
Dourlers.  — 1345.  Requête  présentée  par  les  seigneurs 
du  Hainaut  au  Comte,  demandant  la  réparation  des 
dommages  qui  leur  avaient  été  faits  contrairement  aux 
chartes,  lois  et  anciennes  coutumes  du  pays  de 
Hainaut,  avec  la  réponse  du  comte  de  Hainaut  à  ladite 
l'equête  qui  lui  fut  présentée  par  les  gentilshommes  de 
son  comté  à  Mons  en  l'hôtel  de  Monseigneur  de 
Beaumont  environ  le  jour  de  mai  (1^^  mai)  1345;  à  la 
suite  sont  les  résolutions  prises  et  arrêtées  par  les 
seigneurs  du  Hainaut  à  Mons  le  mercredi  après  la 
Pentecôte  (18  mai)  1345.  —  Sans  date;  vers  1345. 
Lettre  ni  scellée,  ni  datée,  ni  souscrite  dans  laquelle  il 
est  exposé  à  un  personnage  qualifié  de  Serenissime 
Domine  (sans  doute  l'empereur  Louis  de  Bavière), 
qu'il  est  nécessaire  de  faire  venir  promptement 
l'impératrice  Marguerite,  sa  femme,  pour  prendre 
possession  des  comtés  de  Hollande,  Zélande  et  de  la 
seigneurie  des  Deux  Frises  ;  on  fait  observer  à 
l'Empereur  que  le  roi  d'Angleterre  dispose  d'une  flotte 
pour  venir  occuper  la  Zélande  dont  les  habitants 
forment  un  peuple  capricieux  et  ami  des  nouveautés, 
el  que  l'évêque  d'Utrecht  se  dispose  à  envahir  la 
Hollande  ;  il  serait  bon  qu'avant  de  se  rendre  dans  les 
Pays-Bas,  la  princesse  reçût  l'investiture  de  ses  fiefs 
en  présence  de  quelques  électeurs  de  l'Empire,  savoir 
l'archevêque  de  Mayence  et  Rodolphe,  comte  palatin 
du  Rhin  ;  qu'il  serait  convenable,  vu  le  haut  rang  de 


la  princesse,  que  les  comtés  qui  lui  sont  échus,  fussent 
érigés  en  marquisats,  de  sorte  que  son  titre  serait: 
Marguerite,  par  la  grâce  de  Dieu,  Impératrice  des 
Romains,  toujours  Auguste,  marquise  de  Hainaut,  de 
Hollande,  de  Zélande,  dame  de  la  Frise  orientale  et 
occidentale;  les  lettres  d'investiture  porteraient  que 
l'Impératrice  pût  inféoder  les  vassaux  des  deux 
sexes  par  la  parole  et  par  l'imposition  des  mains 
seulement,  et  non  par  le  baiser  suivant  l'usage  du  pays, 
car,  dit  l'auteur  du  mémoire,  si  Sa  Majesté  se  met  h 
inféoder  par  le  baiser  tous  les  vieux  et  les  vieilles,  ses 
lèvres  s'useront  et  s'aminciront  tellement  que  ses  dents 
finiront  par  faire  saillie  à  travers  la  peau,  etc.  — 
Nuremberg,  le  15  janvier  1346.  («  In  Castro  nosfro  de 
Nuremberch,  amxo  Domini  Af®  CCC^  XL^  secr^io, 
quinta  decimu  die  Januarii^  regni  nostri  anno 
XXX^  TP,  wiperii  vero  decimo  nono  »)-  Lettres  par 
lesquelles  l'empereur  Louis  de  Bavière  s'engage  à  ne 
vendre,  aliéner,  ni  séparer  les  comtés  de  Hainaut,  de 
Hollande  et  de  Zélande  ainsi  que  la  seigneurie  de  Frise 
sans  le  consentement  de  l'impératrice  Marguerite,  sa 
femme,  qui  en  était  comtesse,  et  de  ne  pas  en  recevoir 
d'autre  foi  et  hommage.  —  Mardi,  21  mars  1346.  (♦  Ia' 
7uardi  XXFjour  de  marsTanXLV»).  Accord  conclu 
en  présence  du  duc  de  Lorraine  et  du  comte  do  Blois, 
entre  GodemartduFay,  seigneur  de  Fagneulles,  et  le 
seigneur  de  Goupigny,  au  nom  du  roi  de  France,  d'une» 
part,  et  Jean  de  Hainaut,  seigneur  de  Beaumont,  d'autre 
part,  par  lequel  ce  dernier  devient  homme  du  l'oi  de 
France  et  s'engage  à  le  servir  dans  ses  guerres  avec 
cent  hommes  d'armes  dans  les  cas  et  sous  les  conditions 
qui  y  sont  stipulés.  —  Beaulieu-lez- Valenciennes,  le 
21  juillet  1346.  Lettres  de  Jean  de  Hainaut,  sire  de 
Beaumont,  par  lesquelles  il  déclare  être  devenu 
homme  et  vassal  du  roi  de  France  à  raison  des  biens 
que  ce  prince  lui  avait  donnés  en  foi  et  hommage  el 
qu'il  est  obligé  de  le  servir  dans  ses  guerres  dans  les 
cas  et  les  conditions  stipulés.  —  Au  bois  de  Vincennes, 
le  21  juillet  1346.  Mandement  du  roi  Philippe  de  A^alois 
à  ses  receveurs  en  Vermandois  d'avoir  à  payer  à  Jean 
de  Hainaut,  seigneur  de  Beaumont,  chevalier,  une 
rente  viagère  de  3.000  livres  tournois,  assignée  sur 
ladite  recette,  rente  qu'il  lui  avait  donnée  en  fief  et 
hommage.  —  Même  date.  Lettres  du  même  prince  par 
lesquelles  il  donne  à  Jean  de  Hainaut,  seigneur  de 
Beaumont,  chevalier,  en  récompense  de  ses  services, 
3.000  livres  tournois  de  rente  sur  la  recette  de 
Vermandois  pour  en  jouir  sa  vie  durant  ;  il  lui  donne, 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  HAINAUT  EN  GENERAL. 


2iXi 


en  outre,  une  somme  de  20.000  écus  d'or;  pour 
lesquelles  i*ente  et  somme  ledit  seigneur  de  Beaumont 
est  devenu  homme  du  Roi  et  est  entré  en  sa  foi  et 
hommage,  lui  promettant  foi  et  loyauté  ainsi  qu'à  ses 
successeurs  comme  à  son  seigneur,  contre  tous,  en  la 
manière  et  aux  conditions  ci-après  déclarées,  savoir  : 
que  ledit  Jean  de  Hainaut  ne  recevra  ni  ne  donnera 
retraite  dans  ses  forteresses  à  aucuns  ennemis  pouvant 
nuire  au  Roi  et  à  son  royaume,  mais  qu'au  contraire  il 
résistera  dans  ses  forteresses  afin  qu'il  n'arrive  aucun 
dommage  au  Roi  ni  à  son  royaume  ;  ledit  Jean  promet 
aussi  de  défendre  le  Roi  contre  tous  et  de  venir  en 
personne  quand  il  en  sera  requis  dans  ses  armées, 
pourvu  que  le  Roi  y  soit  présent  ou  un  de  ses  fils,  ou 
son  frère  le  comte  d'Alençon  et  en  deçà  des  frontières 
de  la  Bretagne  aussi  loin  que  le  Royaume  s'étend  vers 
Tournai,  vers  Mézières  et  dans  les  autres  parties  du 
Royaume  comprises  dans  ces  limites  ;  de  concourir  à 
la  défense  et  au  secours  de  Crèvecœur,  d'Arleux  et  de 
Rumilly  et  de  leurs  appartenances  dans  le  cas  on  le 
Roi  y  serait  présent,  ou  un  de  ses  fils  ou  son  frère,  et 
excepté  contre  l'Empereur,  le  comte  et  la  comtesse  de 
Ilainaut  et  le  duc  de  Brabant  ;  ledit  Jean  ne  pourra 
être  tenu  d'aller,  ni  de  servir  en  (lascogne,  ni  en 
Bretagne;  il  devra  mettre  sur  pied  cent  hommes 
d'armes  et  recevra  pour  l'entretien  de  sa  personne  et 
de  son  hôtel  pour  chaque  jour  40  écus  d'or  et  pour  ses 
gens  d'armes  les  gages  que  le  Roi  a  coutume  de  leur 
donner,  savoir  20  sols  touniois  pour  le  bannerel, 
10  sols  pour  le  chevalier  et  5  sols  par  chaque  homme 
d'armes  ;  en  outre,  le  Roi  lui  allouera  encore  16  livres 
tournois  par  jour.  —  Mêmes  lettres  sous  le  vidimus  de 
(Tuillaume  Gormont,  chevalier  du  Roi,  garde  de  la 
prévôté  de  Paris,  en  date  du  samedi  29  décembre  1347. 
—  1346-1351.  Relation  et  lettres  relatives  aux  diffé- 
rends de  rimpéralrice  Marguerite,  comtesse  de 
Hainaut,  avec  ceux  qui  voulaient  donner  le  Hainaut  à 
liOuis,  son  fils  aîné. 

B.  1178.  (Canon.)  —  7  pièces,  parcluuiiiii  ;  l  sceau  et 

plusieurs  fragments. 

i349-iSa^4.  —  Au  bois  de  Vincennes,  le  21  juillet 
1317.  Mandement  du  roi  Philippe  de  Valois  au  receveur 
du  Vermandois  de  payer  à  Jean  de  Hainaut,  soigneur 
lie  Reaumont,  la  rente  viagère  de  3.00()  livres  tournois 
qu'il  lui  avait  donnée  et  assignée  sur  la  recette  du 
Vermandois;  s(ms  le  vidimus  de  Ciuillaume  Gormont, 
rhevalier  du  Roi,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en 


date  du  mercredi  16  janvier  1348.  —  Paris,  le 
15  janvier  1348.  («  Mil  CCC  quarante  et  sept  »). 
Môme  mandement,  sous  le  vidimus  du  même  officier 
en  date  de  Paris,  le  samedi  19  janvier  1348.  — 
Damvillers,  le  8  février  1348.  («  Mil  trois  cens 
quarante  et  sept  »).  Projet  des  lettres  que  Béatrix  de 
Bourbon,  reine  de  Bohême,  proposait  de  délivrer  pour 
rentrer  en  possession  des  terres  doRaismes,  Aymeries 
et  autres  qui  avaient  été  vendues  au  comte  de  Hainaut. 

—  Valenciennes,  le  30  juillet  1351.  («  Die^  penultima 
7nensis  Juliij  indictione  quarto^  ponfificatus  S.  P. 
Cleine.)ttis^  anno  decimo  »).  Lettres  d'absolution  de 
l'excommunication  qu'avait  encourue  Marguerite, 
comtessiî  de  Hainaut,  en  tenant  le  parti  de  l'empereur 
Louis  de  Bavière,  son  mari,  délivrées  par  Pierre, 
évêque  de  Cambrai,  en  vertu  de  la  bulle  pontificale 
qui  y  est  insérée.  —  Paris,  5  mai  1353.  Lettres  par 
lesquelles  Marguerite,  comtesse  de  Hainaut,  déclare 
que  le  roi  de  France  l'a  autorisée  à  prendre  sur  son 
trésor  en  perpétuel  héritage  une  rente  annuelle  de 
3.700  livres  tournois,  pour  laquelle  elle  est  entrée  en 
la  foi  et  en  l'hommage-lige  dudit  prince.  —  Mômes 
lettres.  —  17  octobre  1354.  Déclaration  constatant  que 
le  jour  de  l'assemblée  des  commissaires  du  roi  de 
France  et  de  la  comtesse  de  Hainaut  est  remise  au 
jour  de  l'octave  de  la  Si- André  (7  novembre)  où  losdits 
commissaires  devront  se  réunir  à  Cambrai. 

B.  1179.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 
2'i  sceaux  brisés  ou  inconipleLs. 

is&e-taiM.  —  23  mars  1356.  ("«  Anno  millésime 
ce  (y  quinquagesiino  et  quinto  »).  Mandement  de 
Jear,  roi  de  France,  aux  gens  de  la  Chambre  des 
Comptes  de  Paris,  d'avoir  à  établir  l'assiette  des 
revenus  de  la  ville  de  Vailliaco  (1)  que  ce  prince  voulait 
donner  à  Marguerite,  comtesse  de  Hainaut,  eu  déduc- 
tion d'une  rente  annuelle  et  perpétuelle  de  3.700  livres 
qu'il  lui  avait  assignée  sur  la  recette  du  Vermandois  ; 
vidimus  sous  le  scel  de  Guillaume  Staise,  garde  de  lai 
pi'évôté  de  Paris,  en  date  du  mercredi  30  mars  1356. 

—  8  septembre  l!^.  («  Le  jour  Nostre-Dame  ou 
mois  de  septembre  ») .  Promesse  de  Guillaume  de 
Bavière,  comte  de  Hainaut,  Hollande,  Zélande  et  sire 
de  Frise,  de  payer  à  son  cousin  Walerand  de  Luxem- 
bourg, sire  de  Liney,  200  livres  tournois,  monnaie 
courante  en  la  ville  de  Dordrecht.  ainsi  que  20  livres 


(1)  Pt»ut-êîiv  Vaillv-^u^-.\i8!^c. 


304 


ARCHIVES  DU  NORD. 


tournois    même   monnaie  pour  deux  faucons  sors, 
sommes  dont  ledit  Walerand  jouira  sa  vie  durant  en 
les  tenant  en  fief  et  hommage  dudit  comte  de  Hainaut. 
—  Mons  en  Hainaut,  en  la  maison  de  Jean  de  Chipli, 
le  28  mars  1357.  («Jtfi7  trois  cens  chuinquante  et  sys*). 
Lettres  de  Baudouin,  châtelain  de  Beaumont  et  sire  de 
Solre-le-Châleau ,  Jean  Connez,  Jean   le   Pautier, 
maïeur  de  Mons,  Jean  de  Chipli,  Fastres  d'Espiennes, 
Jacquemars  du  Mortier  et  Jacquemart  Barrez,  hommes 
de  fief  du  comte  de  Hainaut  et  de  Hollande,  par 
lesquelles  ils  déclarent  que  Simon  Ryms  et  Piètre 
Alyns  se  sont  soumis  par  devant  eux  à  la  paix  et  à 
l'accord  fait  à  Bruxelles  entre  eux  à  cause  du  meurtre 
commis  par  Simon  Ryms  et  ses  complices  sur  les 
personnes  de  Henri  et  Sohier  Aljms,  frères  germains 
dudit  Piètre  Alyns.  —  Malines,  le  20  juin  iifiS.  Lettres 
par  lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre,  promet  au  duc 
Albert  de  Bavière,  bail  et  gouverneur  du  Hainaut, 
d'entretenir  loyalement  tous  les  anciens  traités  en  tant 
qu'ils  touchent  le  duc  et  ses  pays  de  Hainaut,  Hollande, 
etc.  —  Mons,  le  19  février  1364.  («  Mil  trois  cens 
sissanie  et  trois  »).  Jugement  rendu  par  Gérard,  sire 
de  Ville,    chevalier,  bailli  de  Hainaut,    assisté    de 
messire  Wautier  de  Fosseus,  sire  de  Ravemberghe, 
Thierri  de  Ville,  sire  do  Hunchignies^   Henri   de 
Barbençon,  sire  de  Solre  et  de  Haussy,  Willaume, 
sire   de    Wargny,    Jean   le    Ramonnères,    sire    de 
Hertalnyj  chevaliers,  Willaume  de  Ville,  prévôt  de 
Mons,  Jean,  dit  Folmaries,  Baudouin  de  le  Motte, 
Colart  Renaus,  hostes  de  Marcke  et  autres  hommes 
de  fief  de  Hainaut,   par  lequel  ils  ordonnent  que, 
suivant   les  lettres  de  Jean,  roi  de  Bohême  et  de 
Pologne,  comte  de  Luxembourg,  du  mardi  avant  la 
Nativité    Notre-Dame  (5  septembre)   1329,   insérées 
in-extenso  dans  ce  jugement,  par  lesquelles  ce  prince 
donne  à  Faslrit,  seigneur  de  Ligne,  chevalier,  une  rente 
héritière  de  cent  livres  par  an  etune  autre  rente  viagère 
annuelle  de  la  même  somme,  la  dite  rente  héritière 
sera  payée  à  Michel,  sire  de  Ligne  et  de  Brifleul, 
nonobstant  les  oppositions  de  Jean  deRaing,  procureur 
de  Wenceslas  de  Bohême,  duc  de  Luxembourg  et  de 
Brabant. 

B.  1180.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin. 

iMH-lâM.  —  Paris,  le  6  février  1366.  («  MCCC 
soixante  et  cinq  »).  Lettres  du  roi  Charles  V  par 
lesquelles,  au  lieu  delà  rente  de  4.000  livres  que  les 


comtes  de  Hainaut  touchaient  sur  son  trésor  à  Paris, 
il  donne  à  Albert  de  Bavière,  bail  et  gouverneur  du 
Hainaut,  à  lui  et  à  ses  successeurs,  comtes  et  comtesses 
de  Hainaut,  une  rente  de  4.000  livres  à  percevoir  sur 
les  revenus  des  passages  et  issues  du  Royaume  au 
bailliage  de.  Yermandois,  à  charge  de  la  tenir  en 
hommage  du  Roi,  avec  mandement  aux  gens  des 
Comptes,  aux  trésoriers  à  Paris,  aux  bailli  et  receveur 
du  Vermandois,  de  payer  et  faire  payer  cette  rente 
aux  comtes  de  Hainaut.  —  Trois  vidimus  sur  ce  par- 
chemin de  ces  lettres.  —  Même  date.  Lettres  du  roi 
Charles  V  par  lesquelles  il  assigne  ladite  rente  sur 
les  passages  et  issues  du  Vermafidois.  —  Paris, 
22  août  1406.  Lettres  du  roi  Charles  VI  par  lesquelles, 
en  considération  du  mariage  qui  devait  avoir  lieu  entre 
Jean,  duc  de  Touraine,  son  fils,  et  Jacques  (Jacqueline), 
fille  et  héritière  de  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  il 
confirme  les  lettres  précédentes  et  assigne  lesdites 
4.000  livres  de  rente  sur  les  mêmes  revenus  de 
Yermandois,  nonobstant  le  rachat  fait  depuis  de 
300  livres  do  celte  dite  rente.  —  Valenciennes, 
21  janvier  1429.  Lettres  de  Jacques  (Jacqueline), 
duchesse  de  Bavière  et  comtesse  de  Hainaut,  par 
lesquelles  elle  renonce,  en  faveur  de  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  au  droit  qu'elle  avait  sur  ces  4.000  livres 
de  rente. 

B.  1181.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier  ; 
2  sceaux  brisés  et  plusieurs  fragments. 

iMW-tSM.  —  Paris,  le  23  juillet  1366.  Donation 
faite  par  le  duc  Albert  de  Bavière,  bail  et  gouverneur 
du  Hainaut,  au  comte  d'Eu,  d'une  rente  de  1.000  livres 
à  prendre  sur  celle  de  4.000  livres  que  le  roi  de 
France  lui  avait  assignée  sur  les  passages  et  issues 
du  Royaume  au  bailliage  de  Vermandois.  —  Sans  date  ; 
vers  1370.  Requête  présentée  aux  commissaires  au 
gouvernement  du  Hainaut  par  Jean  Dant  contre 
Nicaise,  châtelain  de  Raismes.  —  Le  mardi,  9  janvier 
1375.  («  L'an  mil  trois  cens  soixante  quatorze^  par 
un  mardi  noef  jours  ou  mois  dejenvier  »).  Sentence 
arbitrale  rendue  par  Simon  de  Lalaing,  sire  de  Hordain, 
sénéchal  d'Ostrevant,  chevalier,  bailli  de  Hainaut, 
entre  Perceval,  sire  de  Beaurain,  Lancelot  de  Beau- 
mont,  son  frère,  chevalier,  Gérard  Dobies  et  Jean  de 
Maubeuge,  écuyer,  d'une  part,  et  Jean,  dit  Sausse,  de 
Beaumont,  comte  de  Fauquembergues  et  châtelain  de 
St-Oraer,  d'autre  part,  au  sujet  des  constitutions  de 


CHAMBRB  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  ILVINAUT  HN  (ÎKNÉRAL. 


20.1 


rentes  viagères  faites  par  les  premiers,  pour  et  au  nom 
dudit  comte  de  Fauquembergues.  —  Le  Quesnoy,  le 
24  octobre  1376.  Lettres  par  lesquelles  Gui  de  Blois, 
sire  de  Beaumont  et  de  Chimay,  chevalier,  promet  de 
ne  plus  faire  fabriquer  de  monnaie  en  son  château  de 
Fumay  [Ftimaing)  qu*il  tenait  en  foi  et  hommage  du 
comte  de  Hainaut,  sans  le  consentement  de  ce  comte 
et  de  ses  successeurs  ;  laquelle  promesse  il  fait  à  la 
prière  du  duc  Albert  de  Bavière,   gouverneur  du 
Hainaut.  —  27  octobre  i37G.  Gilles  dit  Louppai's,  de 
Wattignies,  écuyer,  et  Jean  de  Berrey,  hommes  de 
fief  du  comte  de  Hainaut,  déclarent  que  Jean  dit 
Sausses  de  Maureye,  prévôt  de  Maubeuge,  les  mena 
au  château  de  Fumay  (Fumaing)  qui  leur  fut  ouvert 
par  Hustin  Dour,  châtelain  d*icelui,  et  que  ledit  de 
Maureye  avait  saisi  en  leur  présence  tous  les  outils 
propres  â  fabriquer  de  la  monnaie,  trouvés  dans  ledit 
château.  —  13  septembre  1381.  Mémoire  contenant  que 
le  duc  Albert  de  Bavière  prétendant  que  les  ville  et 
terre  de  Raimbeaucourt  sont  en  la  souveraineté  du 
comté  de  Hainaut,, se  serait  plaint  en  conséquence 
des  exploits  faits  en  cette  terre  par  les  gouverneurs 
de  LiUe  et  de  Douai  ;  comme  le  conseil  du  comte  de 
Flandre  soutient,  au  contraire,  que  ces  ville  et  terre 
sont  en  la  souveraineté  de  Flandre  et  spécialement  la 
partie  qui  en  est  tenue  de  Tabbaye  de  Marchiennes 
par  messire  Englebert  d'Enghien,  les  conseils  desdits 
duc  et  comte  sont  convenus,  afin  de  reconnaître  de 
quel  seigneur  ces  ville  et  terre  étaient  tenues,  qu'ils 
nommeraient  chacun  deux  personnes  auxquelles  ils 
donneraient  pouvoir  de  se  transporter  à  St-Amand 
pour,  après  avoir  entendu  les  procureurs  du  Hainaut 
et  de  la  Flandre,  déterminer  les  mouvances  de  cette 
terre  ;  dans  le  cas  où  les  dits  commissaires  ne  seraient 
pas  d*accord,  ils  prendront  l'évèque  de  Liège  pour 
sur-arbitre.  —  Fragment  d'un  mémoire  des  frais  faits 
par  Mathieu  Libars,  procureur  du  comte  de  Flandre, 
pour  procéder  à  ladite  enquête. 

B.  1182.  (Carton.)  —  8  pièces  et  \  rouleau,  parcbeoiin  ; 
3  pièces  et  2  rouleaux,  pi^pier  ;  9  sceaux  incomplets. 

tS84.  —  Sur  un  chemin  allant  de  la  Maladrerie 
Durkinez  au  mais  Botcssut,  le  15  juin  1384.  Recon- 
naissance passée  devant  Godefroy  de  le  Val,  Jean 
Dams  et  Jean  li  Mâchons,  clercs,  hommes  de  fief  du 
comte  de  Hainaut,  par  Grard  de  Pottes,  écuyer,  qu'il 
n'a  aucune  justice,  ni  seigneurie  sur  le  chemin  allant 


do  la  maladrerie  Bftrkîsiez  au  ntais  Bousson  ?  ;  que  la 
justice  et  la  seigneurie  sur  ledit  chemin  appartiennent 
au  comte  de  Hainaut  ;  en  conséquence  ledit  sieur  de 
Pottes  en  désiste  de  tous  les  exploits  de  justice  qu'il 
avait  fait  faire  sur  ledit  chemin,  et  en  fait  le  rétablis- 
sement à  messire  Baudouin  de  le  Motte,  chevalier, 
châtelain  d'Ath.  —  Copie  de  cette  pièce  sur  papier.  — 
Même  date.  Reconnaissance  passée  devant  les  mêmes 
hommes  de  fief  par  Grard  de  Rasonc^mp  qu'il  n'a 
aucune  justice,  ni  seigneurie  comme  il  le  prétendait  à 
cause  de  sa  femme  et  de  son  fils  sur  un  chemin  à 
Maulde  allant  du  vivier  de  le  Combe  qui  est  du  côté 
du  chemin  de  Hunamuez  en  allant  outre  vers  Tournai  ; 
que  la  justice  sur  ce  chemin  appartient  au  comie  de 
Hainaut  ;  il  renonce,  par  conséquent,  aux  exploits  de 
justice  par  lui  faits  sur  ledit  chemin  et  en  fait  le  réta- 
blissement à  messire  Baudouin  de  le  Mot  le,  chevalier, 
châtelain  d'Ath.  —  Sur  le  grand  chemin  de  Maulde, 
le  15  juin   1384.  Reconnaissance  passée  devant  les 
mêmes  hommes  de  fief  par  noble  homme  messire 
Percevaldele  Crois,  déclarant  n'avoir  aucune  justice, 
ni   seigneurie  sur  le  grand  chemin   de  Maulde  et 
spécialement  sur  la  partie  de  ce  chemin  menant  de 
Labiel  des  icaskieres  des  Kamuriers  jusqu'au  vivier 
de  le  Cambe,  et  sur  le  même  chemin  en  allant  vers 
Tournai  ;  et   sur  un   autre   chemin  près  du  bois  de 
Pestriu  menant  lez  la.  maison  Butor  de  Rasoncamp  en 
allant  vers  Bieclers  ;  que  la  justice  sur  ces  chemins 
appartient  au  comte  de  Hainaut  ;  en  conséquence  ledit 
Perceval  se  désiste  de  tous  les  exploits  par  lui  faiis 
sur  lesdits  chemins  et  en  fait  rétablissement  à  messire 
Baudouin  de  le  Motte,  châtelain  d'Âth.  —  Deux  copies 
sur  papier,  non  signées  ;  de  celte  dernière  pièce,  — 
10  août  1384.   Constitution  d'une  rente  de  25  sols 
parisis,  assise  sur  cinq  quartiers  do  terre  à  Esplechin 
par  Béatrix  li  Muisie,  veuve  de  Jean  Le  Bacre,  et 
demoiselle  Catherine  Le  Bacre,  sa  fille,  en  faveur  de 
Jacquemart  de  Waudripont.  —  Mons,  le  18  octobre 
1384.  (♦  Lée  jour  suint  Luck  »).  Procuration  donnée 
par  Jean,  sire  d'Aisne,  chevalier,  à  Jean  Barat,  dit 
Jennier,  Jean  le  Bainier,  Aubei*t  de  St-Denis  et  Hanin  de. 
Maulde,  pour  soutenir  ses  intérêts  devant  les  commis- 
saires du  comte  de  Hainaut  dans  le  procès  qu'il  avait 
contre  Willaume  de  Wargny,  chevalier,  au  sujet  de  la 
terre  de  Wargny.  —  24  décembre  1384.   Sentencf» 
rendue  par  Albert  de  Bavière,  gouverneur  du  Hainaut, 
au  sujet  des  dédommagements  prétendus  du  fait  de  la 
blessure  reçue  par  feu  Marguerite,   fille  de  Piérard 


206 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Le  Long,  de  Quiévrain.  —  l.*%4.  Liasse  âëcritures 
produites  dans  le  procès  soumis  à  l'arbitrage  du 
comte  de  Hainaut  entre  messire  Willaume  de  Wargny, 
fils  de  Hue  de  Wargny,  et  neveu  de  Willaume  de 
Wargny,  chevalier,  d'une  part,  et  Jean,  seigneur 
d'Aisne,  chevalier,  d'autre  part,  ayant  cause  de  Marie 

de  Gommegnies,  sa  femme,  fille  de  la  dame  de , 

laquelle  était  fille  de  demoiselle  Béalrix  de  Wargny, 
dame  de  L'Escaille,  sœur  germaine  dudit  Willaume, 
au  sujet  des  château,  terre  et  seigneurie  de  Wargny 
que  ledit  seigneur  d'Aisne  prétendait  lui  appartenir  du 
chef  de  sa  dite  femme,  héritière  de  ladite  dame  de 
L'Kscaille,  son  aïeule,  et  i)lus  proche  héritière  dudit 
Willaume  de  Wargny,  son  frère,  à  qui  elle  avait 
sum3cu  ;  ledit  Willaume  de  Wargny,  neveu,  prélen- 
dait  au  contraire  :  V  que  la  moitié  desdits  château, 
terre  et  seigneurie  de  Wargny  lui  appartenait  par 
suite  de  la  donation  à  lui  faite  par  le  seigneur  de 
Wargny,  son  oncle  ;  *^^  que  le  seigneur  d'Aisne, 
comme  héritier  du  seigneur  de  Wargny,  était  tenu  de 
lui  payer  les  sommes  indiquées  dans  les  obligations 
souscrites  à  son  profit  par  son  oncle  défunt. 

H.  1183.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin;  l  pièce,  papier; 

3  sceaux  en  mauvais  état. 

iSSU-tSflO.  —  Paris,  le  7  juillet  1389.  Mandement 
du  roi  de  France  à  ses  trésoriers  de  Paris  d'avoir  à 
faire  payer  au  duc  Albert  de  Bavière,  comte  de 
Hainaut,  tout  ce  qui  lui  était  dû  d'une  rente  de  4.000 
livres  sur  l'imposition  foraine  du  bailliage  de 
Vermandois  ;  dans  le  cas  où  il  n'y  aurait  pas  de  quoi 
le  payer  sur  ladite  imposition,  il  y  aurait  lieu  de  lui 
donner  une  assignation  sur  le  Trésor  royal  ou  ailleurs 
comme  il  serait  trouvé  convenable.  —  Paris,  10  juillet 
1389.  Lettres  d'attache  des  trésoriei's  du  Roi,  à  Paris, 
pour  le  payement  de  la  rente  de  4.000  livres  due  au 
duc  Albert  de  Bavière,  comte  de  Hainaut.  —  Mons, 
le  27  janvier  i390.  («  Pa7'  I  joedi,  jour  rfe.s*  plaix  des 
7tiortemuins,  j or  saint  Pol,  XXV W  Jour  au  mois 
de  Ja)wier  (1),  Van  mil  IIP  IIII'''^  et  lXt>).  Sentence 
rendue  par  Jean  de  le  Porte,  receveur  des  mortes 
mains  de  Hainaut,  en  présence  et  par  l'avis  de  Mille 
Delel)arre,  Quentin  de  Frasne,  Jean  Bertran,  Jacques 


(l)  Il  y  îi  erreur  de  la  part  du  scribe  quant  à  la  date  de  la  fête 
de  la  Conversion  de  Saint-Paul  qui  e^t  tombée,  en  13ÎK),  le  mardi 
2r>  janvier  et  non  le  jeudi  27. 


de  Miertine,  Willaume  Wourmillon,  Colarl  de  Haspre, 
Willaume  Foulrant,  dit  le  Franchois,  Piérart  Hardres, 
Colarl  de  la  Court  et  Hannin  de  Liéres,  clerc,  hommes 
de  fief  du  comte  de  Hainaut,  sur  le  procès  mû  entre 
Willaume  le  Joene,  sergent  des  mortes  mains  de 
Hainaut,  d'une  part,  et  Colarl  de  Segliin,  maïeuT  de 
la  ville  de  Le  Val  sous  Beaumonl,  et  Lorarl  du  Loroil, 
juré  de  ladite  ville,  d'autre  part,  au  sujet  de  la  saisie 
qui  avait  été  faite  par  ledit  sergent,  d'une  vache  pour 
droit  de  meilleur  6«/e/  après  la  mort  de  Jeanne  Husline, 
femme  dudit  Lorart,  décédée  en  ladite  ville  ;  duquel 
catcl  lesdils  maïeur  et  juré  demandaient  la  restitution, 
prétendant  que  suivant  la  coutume  de  ladite  ville  de 
Le  Val,  il  n'est  pas  dû  de  meilleur  catel  à  l'occasion 
du  décès  d'une  femme  mariée  demeurant  en  la  jurie 
de  ladite  ville,  mourant  avant  son  mari  ;  cette  sentence 
décide  que  le  droit  de  meilleur  catel  n'est  pas  dû  dans 
ce  cas  ni  à  Beaumont,  ni  au  Val-sous-Beaumont.  — 
i2  mai  1390.  Procuration  donnée  par  Guillaume  de 
Bavière,  gouverneur  de  Hainaut  et  comte  d'Ostrevant, 
à  maître  Jean  Hubert,  bachelier en^droil,  pour  recevoir 
une  rente  de  4.000  livres  tournois,  assignée  audit 
comte,  sur  les  passages  et  issues  du  Vermandois.  — 

3  septembre  1390.  Lettres  de  Jean,  seigneur  de 
FoUeville,  chevalier,  garde  de  la  prévôté  de  Paris, 
contenant  l'attestation  dé  cette  procuration  faite  par- 
devant  Richard  de  Vaily  et  Jean  Mangier,  clercs, 
notaires  au  Châtelet  de  Paris,  par  maître  Jean  TrouUet, 
maître  ès-arts,  bachelier  en  théologie  et  chanoine  de 
St-Germain  de  Mons,  Vincent  Harduin  et  Jean  Piérart, 
clercs,  tous  du  diocèse  de  Cambrai.  —  Paris,  le  16  mai 
1390.  Mandement  du  roi  Charles  VI  pour  le  payement 
de  la  rente  de  4.000  livres  assignée  au  comte  de 
Hainaut  sur  les  passages  et  issues  du  Vermandois.  ^-- 
St-Denis  en  France,  le  18  septembre  1390.  Mandement 
du  même  prince  pour  le  même  objet.  —  Beauvais,  le 

4  novembre  1390.  Mandement  du  même  prince  pour 
le  même  objet.  —  La  Haye,  le  30  novembre  1390. 
Lettres  du  duc  Albert  de  Bavière,  comte  de  Hainaut, 
par  lesquelles  il  reconnaît  tenir  ladite  rente  en  foi  et 
hommage  du  roi  de  France. 

H.  118'i.  (Carton.)  —  0  pièces,  parcbeniin  ; 
3  pièces  et  1  rouleau,  papier  ;  I   sceau  et  plusieurs  fragments. 

i8flt-i8fl4.  —  Paris,  le  13  septembre  1391.  Lettres 
du  roi  (Charles  VI  par  lesquelles  il  mande  à  ses 
trésoriers  de  faire  payer  à  Albert  de  Bavière,  comte  de 


CHAMBRE  DKS  COMPTKS  DK  LILLK.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  HAINAUT  EN  GENERAL. 


:^7 


Hainaut,  une  rente  assignée  sur  les  passages  el  issues 
(lu  Vermandois.  -  26  novembre  1391.  Lettres  par 
lesquelles  les  échevins  el  communauté  de  Walcourt 
promettent  d'obéir  au  comte  de  Hainaut,  à  qui  le 
comte  de  Namur  a  cédé  la  souveraineté  de  leur  ville, 
après  l'avoir  démembrée  de  son  comté  de  Namur  pour 
l'unir  perpétuellement  à  celui  de  Hainaut.  —  Lille, 
le  19  septembre  1392.  Lettre  de  H.  d'Espierre  au 
(chancelier  de  Flandre  touchant  plusieurs  matières, 
entre  autres  les  limites  du  Hainaut  et  de  l'Ostrevant. 

—  Paris,  le  17  décembre  1392.  Mandement  du  roi 
(Charles  VI  pour  le  payement  des  arrérages  delà  rente 
(le  4.000  fr.  sur  les  passages  et  issues  du  Vermandois, 
dus  au  comte  de  Hainaut.  —  20  décembre  1392. 
Mandement  du  même  prince  concernant  le  même  objet. 

—  Paris,  le  17 janvier  1393.  («  M  CCC IIIP^  et  XII  »). 
Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Folleville,  chevalier, 
conseiller  du  Roi,  garde  de  la  prévôté  de  Paris, 
déclare  avoir  vu  deux  ordonnances  des  gént!*raux  des 
aides  pour  la  guerre,  adressées  aux  recevcure  de 
Noyon  et  de  Reims,  touchant  le  payement  de  la  rente 
ci-dessus.  —  14  juillet  llMÎ.  Instructions  données  par 
Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne,  aux  envoyés 
adressés  par  lui  à  Albert,  duc  de  Bavière  et  comte  de 
Hainaut,  et  à  Guillaume,  comte  d'Ostrevant,  fils  dudit 
comte  de  Hainaut,  pour  terminer  les  différends 
soulevés  entre  eux  par  la  mort  dç  Guillaume  Briès  et 
de  Guillaume  Cuser,  en  réparation  desquels  meurtres 
Albert  de  Itevière  avait  fait  assiéger  le  château 
d'Altena  (Hollande,  province  d'Utrecht)  appartenant 
au  comte  d'Ostrevant  ;  relation  des  députés  ;  lettre  du 
comte  d'Ostrevant  à  ces  députés  ;  sauf-conduit  obtenu 
par  eux  du  duc  de  Bavière  ;  seconde  lettre  du  comte 
d'Ostrevant  auxdits  députés  du  duc  de  Bourgogne.  — 
Sans  date  ;  vers  1393.  Exposé  des  quatre  articles  que 
le  duc  de  Bavière  voudrait  faire  souscrire  par  son  fils 
le  comte  d'Ostrevant.  —  Le  Quesnoy,  le  8  février, 
sans  date  d'année;  vers  1394.  Lettres  du  duc  de 
Bavière  par  lesquelles  il  accrédite  comme  ses  repré- 
sentants auprès  du  duc  de  Bourgogne  Rasse  de 
Monligny,  seigneur  de  (Juiévelon,  et  maître  Jacques 
Banel. 


H.  1 IK").  (('arton).  —  2  piôcos,  parchemin  ;  2  j>icces,  papier  ; 

1  sceau  écrasé. 


—  EvevengeSy   le  27  juin,  sans  date 
d'année  ;  vers  1399.  Lettre  de  Jean  de  Bavière,  évêque 


de  Liège  et  comte  de  Los,  au  comte  d'Ostrevant, 
gouverneur  du  Hainaut,  son  frère,  au  sujet  d'une 
journée  qui  doit  être  tenue  pour  régler  les  alfain^s 
pendantes  entre  lui  et  le  duc  de  Bar.  —  Xamur,  le 
13  juillet,  sans  date  d'année;  vers  1399.  Lettre  de 
Guillaume,  marquis  de  Namur,  seigneur  de  Lécluse, 
au  duc  Albert  de  Bavière,  comte  palatin  du  Rhin, 
gouverneur  du  Hainaut  et  de  la  Hollande,  lui 
annonçant  que  quatre  des  métiers  de  la  ville  d'Huy 
sont,  à  rencontre  de  la  volonté  de  l'évêque  de  Liège, 
entrés  en  forces  sur  ses  terres,  pillant  et  capturant  ses 
sujets,  brûlant  les  maisons  et  brisant  les  métiers  ;  ce 
dont  il  lui  adresse  plainte  comme  étant  son  vassal 
afin  qu'il  y  porte  remède.  ~  11  décembre  1399. 
Commission  délivrée  à  Pierre  d'Acigne  par  Jacques 
de  Bourbon,  comte  de  La  Marche,  seigneur  de  Leuze, 
de  Carency  et  de  Cond(3-sur-rEscaut,  à  l'effet  de 
s'enquérir  de  ses  terres  de  Picardie  et  de  Hainaut  el 
d'en  améliorer  l'administration.  —  15  août  1400. 
Commission  donnée  par  Guillaume  de  Bavière,  comte 
d'Ostrevant,  à  Adam  Clokart,  de  St-Amand,  bachelier 
on  di-oit  canon,  pour  poursuivre  le  payement  de  la 
rente  qui  lui  est  due  sur  la  recette  de  Vermandois. 

H.  11^5.  (Carton.)  —  1  pièce  en  mauvais  éiat  el  2  rouleaux, 

parchemin  ;  7  pièces,  papier. 

TLW%^  Miècle.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Lettres  par 
lesquelles  la  comtesse  de  Hainaut,  Marguerite,  céd(* 
au  comte  Guillaume  les  comtés  de  Hainaut,  de 
Hollande  et  de  Zélaode,  avec  un  mémoire  sur  la 
manière  dont  son  fils  gouverna  lesdits  pays  et  sur  le 
désaccord  survenu  entre  celui-ci  et  le  comte  Guillaume; 
conditions  que  ce  dernier  aura  à  remplir  et  indication 
des  sommes  qu'il  aura  à  payer.  —  Sans  date; 
XIV*  siècle.  Restitution  d'une  somme  annuelle  de 
4.(XX)  livres  sur  les  passages  du  Vermandois,  faite  par 
le  roi  (Charles  VI,  à  Albert  de  Bavière,  comte  de 
Hainaut.  — Idem.  Supplique  de  Guillaume  de  Bavière, 
fils  du  précédent,  comte  de  Hainaut,  de  Hollande  et 
de  Zélande,  pour  être  maintenu  dans  la  jouissance  de 
ladite  rente.  —  Idem.  Consultation  sur  divere  points 
de  la  coutume  de  Hainaut,  spécialement  en  matière 
matrimoniale.  —  Idem.  Etat  des  acquêts  faits  sous  le 
feu  comte  de  Hainaut,  dans  les  prévôtés  de  Binche, 
Mons,  Maubeuge,  Bavay,  l^e  Quesnoy,  Valenciennes 
et  dans  châtellenie  d'Ath.  —  Idem.  Déclaration,  faite 
par  Henri  de  Liedekerke  à  Guillaume,  comte  de 
Hainaut,  d'un  fief  gisant  à  Hyon  et  autres  lieux.  — 


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ARCHIVES  DV  NORD. 


Sans  date  ;  fin  du  XIV*  siècle.  Lettres  de  Guillaume  de 
liavière^  comte  d'Oslrevanl  el  administrateur  du 
Hainaut,  au  sujet  des  4.000  livres  de  rente  que  feu  son 
père  avait  levées  sur  le  trésor  du  roi  de  France  en 
févriei'  1365  et  pour  lesquelles  il  était  devenu  homme 
dudit  Roi. 

H.  1187.  (Carton.)  —  13  pièces,  |jarchomin  ;  2  pièces  et 
1  rouleau,  papier  ;  3  sceaux  brisés  et  3  bulles  en  plomb. 

i4#t-i4INI«  —  4  mai  1402.  Compte  des  sommes 
versées  par  le  receveur  de  A^rmandois  au  receveur  du 
Ilainaut.  —  11  février  1404.  Supplique  do  Guillaume 
de  Bavière,  comte  d'Ostrevant,  à  TefTet  d'obtenir  le 
payement  d'une  rente  due  par  le  Trésor  royal  au  comte 
de  Hainaut;  ordonnance  du  roi  Charles  VI  à  ce  sujet; 
compte  des  versements  effectués  par  les  gens  du  Roi 
entre  les  mains  du  duc  Albert,  père  dudit  Guillaume. 
—  8,  22,  23  et  27  août  1406.  Assignation  d'une  rente 
de  i.OOO  livres  par  le  roi  Charles  VI  au  profit  de 
Guillaume  de  Bavière,  comte  de  Hainaut,  à  prendre 
sur  les  aides  du  comté  de  Ponthieu,  en  réduction  de 
plus  forte  somme  due  audit  comte  sur  la  recette  de 
Vermandois  ;  foi  et  hommage  prêtés  au  roi  de  France, 
en  conséquence  de  ce  dernier  acte,  par  le  comte  de 
Hainaut.  —  6  el  15  octobre  1406.  Lettres  du  roi 
Charles  VI  transférant  sur  la  recette  des  aides  du 
diocèse  de  Reims,  la  pension  de  6.000  francs  primitive- 
ment assignée  au  comte  de  Hainaut  sur  la  ville  de 
Tournai.  —  4  décembre  1408.  Lettres  du  même  prince 
au  sujet  de  l'extinction  des  arrérages  de  la  rente 
assignée  sur  la  recetle  du  Vermandois,  dus  au  comte 
de  Hainaut.  —  5  août  1409.  Bulles  du  pape  Alexandre  V, 
autorisant  Marguerite  de  Bourgogne,  duchesse  douai- 
rière de  Bavière,  comtesse  de  Hainaut,  à  choisir  un 
confesseur  à  l'article  de  la  mort  pour  l'absoudre  de 
tous  les  cas  réservés  ;  —  à  faire  célébrer  la  messe  sur 
un  sfutel  portatif  contenant  une  pierre  bénite  ;  à  faire 
célébrer  également  les  saints  mystères  dans  les  pays 
interdits  pourvu  que  cela  soit  sans  éclat.  —  Décembre 
1409.  Vidimus  par  les  échevinsde  Lille  des  lettres  par 
lesquelles  Jean,  duc  de  Berry,  donne  à  son  neveu 
(luillaume  de  Bavière,  comte  de  Hainaut,  la  propriété 
d'un  hôtel  «  que  jà  piéça  nous  bailla  par  eschange  feu 
noslre  très  chier  et  très  amé  nepveu  le  duc  d'Orléans, 
lequel  fut  piéça  à  messire  Hugues  Aubriot,  jadiz  prévost 
de  Paris,  et  depuis  à  messire  Pierre  de  Giac,  et  après 
à  nostre  dit  nepveu,  assis  à  Paris,  en  la  rue  de  Joy, 
assez  prez  l'esglise  parrochial  de  Saint-Pol  ». 


B.  1 188.  (Carton.)  —  8  pitces,  parchemin  ;  10  sceaux  ou  cachets, 
dont  plu»ienr8  en  niauvais  état  et  1  bulle  en  plomb. 

1 4t#-t 41 1^.  —  26  juillet  1410.  Vente  au  comte  de 
Hainaut  par  Baudouin  Lire  d'un  fief  de  60  livres  de 
rente  assis  sur  l'office  de  receveur  de  Hainaut.  — 
Le  Quesnoy,  décembre  1411.  Don  par  Guillaume  de 
Bavière,  comte  de  Hainaut,  à  Marguerite  de  Bour- 
gogne, sa  femme,  des  terres  de  Theylinghe,  Bever- 
wick  et  Nortwick,  sises  en  Hollande.  — 14  mars  1412. 
Vente  entre  particuliers  d'une  pièce  de  terre  mouvant 
de  la  seigneurie  d'Ancre.  —  15  octobre  1412.  Lettres 
du  roi  Charles  VT  au  sujet  des  revenus  perçus  par  le 
comte  de  Hainaut  dans  le  Vermandois.  —  Bologne, 
le  18  avril  1414.  f'«  Datum  XIIII  Kalendas  Maiiy 
pontificatus nostri^  anno  quarto»).  Bulle  du  pape 
Jean  XXIII  autorisant  la  duchesse  douairière  de 
Bavière,  comtesse  de  Hainaut,  et  les  gens  de  sa  maison 
à  faire  gras  les  jours  maigres  en  cas  de  nécessité.  — 
28  janvier  1415.  («  Mil  quatre  cens  et  qvMorze  »). 
Indemnité  de  100.000  écus  d'or,  accordée  par  le  roi 
Charles  VI  au  comte  de  Hainaut  pour  les  pertes  qu'il 
a  subies  lors  de  la  campagne  dirigée  par  ce  prince 
contre  le  duc  de  Bourgogne.  —  15  mars  1417.  Obli- 
gation de  60.000  livres  tournois,  souscrite  par  Jean, 
dauphin  de  Viennois,  duc  de  Berry,  comte  de  Ponthieu 
et  de  Poitou,  au'profit  de  Guillaume  de  Bavière,  comte 
de  Hainaut,  de  HoUwide  et  de  Zélande.  —  5  et  14  juin 
1417.  Lettres  par  lesquelles  Jacqueline  de  Bavière, 
veuve  du  dauphin  Jean,  consent  à  laisser  jouir 
Marguerite  de  Bourgogne,  sa  mère,  des  villes  et 
seigneuries  d'Ath,  Binche,  Le  Quesnoy,  Morlanwez, 
Baudour,  Renautfolie  et  des  objets  mobiliers  délaissés 
par  Guillaume,  cointe  de  Hainaut,  leur  père  et  mari. 

B.  1 189.  (Carton.)  —  7  pièces  et  1  cahier,  28  feuiUets,  parchemin  ; 
3  pièces  et  2  rouleaux,  papier  ;  156  sceaux,  dont  plusieurs 
incomplets. 

i4tl-t4t9.  —  11  mai  1421.  Association  de  Margue- 
rite de  Bourgogne,  comtesse  de  Hainaut,  au  bénéfice 
spirituel  des  messes  et  paters  qui  se  disent  el  diront 
dans  tout  l'ordre  des  Frères  Prêcheurs.  —  Lille, 
27  mai  1424.  Ordonnance  de  Philippe,  duc  de  Bour- 
gogne pour  faire  remettre  la  sénéchale  de  Hainaut 
en  jouissance  de  la  terre  de  Hamelincourt  qui  lui  avait 
été  abandonnée  après  la  mort  du  sénéchal  de  Hainaut, 
son  frère,  tué  à  la  bataille  de  Rousseauville  ;  elle 
s'était  ensuite  dessaisie  de  cette  ten-e  au  profit  de  sa 
sœur  cadette,  veuve  du  sire  de  Jeumont,   tué  à  la 


CHAMBRE  DKS  COMFTKS  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  HAINAUT  EN  GÉNÉRAL. 


2a> 


même  bataille;  la  dame  de  Jeumont  ayant  depuis 
contracté  nouveau  mariage  avec  Jean  de  Floyon, 
ennemi  du  duc  de  Bourgogne,  celui-ci  avait,  par 
représailles,  saisi  ladite  terre  de  Hamelincourl.  — 
21  avril  1425.  Délivrance  à  Baudouin  de  Fromonl, 
trésorier  de  Hainaut  et  prévôt  des  églises  de  Mons, 
d'un  millier  de  carpes  qu'il  a  le  droit  de  prendre  tous 
les  ans  à  cause  de  sa  dite  trésorerie  sur  les  pêcheries 
de  Hainaut.  —  Avril,  mai,  4,  16  et  30  juin  1427. 
Requêtes  adressées  à  Henri  VI,  roi  de  France  et 
d'Angleterre,  par  Jacqueline  de  Bavière,  comtesse  de 
Hainaut,  à  l'effet  d'obtenir  du  secours  contre  Philippe, 
duc  de  Bourgogne,  son  oncle,  qui  voulait  s'emparer  de 
ses  États,  sous  prétexte  qu'elle  avait  recherché 
l'alliance  anglaise  en  épousant  Humfroi,  duc  de 
(îlocester;  reconnaissance  parles  Etats  de  Hainaut  du 
<luc  Philippe  le  Bon  comme  gouverneur  de  cette 
province;  protestation  de  Jacqueline  de  Bavière 
contre  cet  acte  ;  mandement  du  duc  de  Bourgogne  à 
ses  officiers  du  Hainaut  pour  maintenir  Marguerite 
de  Bourgogne,  duchesse  de  Bavière,  comtesse 
douairière  de  Hainaut,  dans  la  jouissance  de  ses 
terres  du  Quesnoy,  Ath  et  Binche.  —  Juillet  et  août 
1427.  («  Londres^  le  XPjonr  de  juillet  »).  Lettre  des 
conseillers  d'Etat  d'Angleterre  au  duc  de  Bedford, 
régent  du  royaume,  pour  l'inviter  à  s'interposer 
auprès  du  duc  de  Bourgogne,  en  faveur  de  Jacqueline 
de  Bavière,  persécutée  à  cause  de  son  mariage  avec  le 
duc  de  Glocester  et  de  ses  sympathies  pour  l'alliance 
anglaise.  —  Corbeil,  le  dernier  juillet.  Réponse  du 
duc  do  Bedfort  par  laquelle  il  déclare  qu'au  point  où 
rn  sont  les  négociations  avec  le  duc  de  Bourgogne, 
ce  dernier  parait  incliner  vers  un  accommodement  ; 
le  Régent  ne  croit  pas,  du  reste,  quel  que  soit  son 
attachement  personnel  pour  le  duc  de  Glocester  et 
pour  Jacqueline,  que  «  pour  ung  fait  particulier,  on 
doye  mettre  en  trouble  telz  deux  royaumes,  qui  sont 
les  royaumes  de  France  et  d'Angleterre,  et  donner 
occasion  de  mettre  division  entre  les  subgiez  d'iceulx, 
qui,  par  la  paix  générale,  tant  saintement  faite,  sont  à 
présent  unis  et  en  concorde  ».  —  Paris,  août.  Lettre 
du  duc  de  Bedfort  au  duc  de  Glocester,  dans  laquelle 
il  développe  les  mêmes  considérations;  tout  en 
accablant  son  noble  correspondant  de  protestations 
d'amitié,  le  Régent  du  royaume  l'engage  vivement  à 
faire  sa  paix  avec  le  duc  de  Bourgogne.  —  Semblable 
hltre  du  môme  duc  de  Bedford,  au  sire  de  Fervers(?), 
dans  laquelle  il  rend  compte  de  son  officieuse  inter- 


vention dans  les  démêlés  du  duc  de  Bourgogne  et  du 
duc  de  Glocester.  —  Cologne,  le  27  mai  1428.  Lettres  de 
Barthélémy  Texier,  général  de  l'ordre  des  Frères 
Prêcheurs,  associant  Marguerite,  comtesse  de  Hainaut, 
aux  prières  et  bonnes  œuvres  de  l'Ordre.  —  22  janvier 
1429.  Cession  par  Jacqueline  de  Bavière,  comtesse  de 
Hainaut,  à  Philippe,  duc  de  Itourgogne,  de  la  rente 
de  4.000  livres  qu'elle  tenait  en  fief  du  roi  de  France 
sur  les  passages  et  issues  du  Vermandois.  —  29  avril 
1429.  Ordonnance  du  duc  de  Bourgogne  pour  le 
rétablissement  do  la  justice  et  des  finances  dans  le 
Hainaut.  —  Tournai,  le  25  août  1 129.  Lettre  de  Jean, 
provincial  des  Frères  Mineurs,  par  lesquelles  il  accorde 
participation  pour  Marguerite  de  Bourgogne,  duchesse 
de  Bavière,  comtesse  de  Hainaut,  de  Hollande,  etc., 
à  toutes  les  messes,  indulgences,  aumônes  qui  se  font 
en  l'ordre  des  Frères  Mineurs,  en  récompense  des 
bienfaits  qu'elle  a  répandus  sur  (^et  ordre.  —  1^^  sep- 
tembre 1429.  Déclaration  des  terres,  rentes  et  revenus 
que  Marguerite  de  Bourgogne,  comtesse  douairière  de 
Hainaut,  possédait  dans  cette  province  et  qui  étaient:  Le 
Quesnoy,  Ath,  Flobecq  et  Lessines,  Binche  et  Baudour. 

R.  1  lîX).  (Carton.)  —  G  pièces,  parchcuiin  ;  ô  pièces,  papier  ; 

1  sceau  incomplet. 

t48S-i4IM.  —  18  mai  i433.  Permission  accordée 
par  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  à  Bondeville, 
Antoine  et  à  Pierre  Du  Mont,  de  la  ville  de  Kier 
(Chieri)  en  Piémont,  de  s'établir  pour  quinze  ans 
dans  la  ville  de  Forest  en  Hainaut,  lez  (près)  la  ville 
du  Câteau-Cambrésis,  et  d'y  exercer,  durant  ce  laps 
de  temps,  leur  métier  de  changeurs  ainsi  que  dans 
tout  le  pays  de  Hainaut,  «  hormis  les  villes  ou  autres 
lombars  marchans  sont  privilégiez  ».  —  11  mai  4434. 
Lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  en 
considération  des  éminents  et  continuels  services  de 
son  chancelier  Nicolas  de  Rolin,  seigneur  d'Authume, 
d'Aymeries  -et  de  Raismes,  «  et  pour  considérations 
des  grandes  pertes  et  domaiges  que  les  gens  et  subjets 
de  nostre  chancellier  desdictes  terres  et  signories 
d'AymerieSjde  Raismes,  deSart,  deDourlers  et  dePont- 
sur-Sambre,  ont  eus,  portés  et  soutenus,  à  l'occasion 
des  guerres  de  nostre  pays  deHainnauetpar  le  fait  de 
nos  ennemis  et  adversaires  quy  y  ont  couru,  piliez  et 
robe,  et  aussi  par  les  faicts  de  plusieurs  gens  d'armes 
quy  se  sont  souvenles  fois  logé  esdictes  villes  et  mengié 
le  pauvre  peuple,  et  les  maisons  et  héritaiges  d'iceux 
lieux  mis  en  ruynes  et  désolations,  tant  par  feu  comme 


Nord.  —  Sbbie  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


27 


210 


ARCHIVES  DU  NORD. 


aultrement,    dont   [besuing]   apparent  esloil    desdis 
subjets  s'absenter  et  désemparer  desdis  lieux,  et  non 
y  habiter,  tant  pour  les  faits  dessus  dis  comme  aultres, 
et  aussy  pour  ce  que  grandement  et  souvent  estoient 
travaillés  et  molestés  par  les  sergeans  de  nos  villes 
de  Maubeuge,  du  Quesnoy,  deBavay  et  d'ailleurs,  quy 
journellement  et  continuellement  y  alloient  exploixter 
et  adjoumer  lesdis  subjets  à  comparoir  par  devant 
leurs  maistres,  se  provision  n'y  eust  esté  par  nous 
mise  »,  accorde,  en  conséquence,  audit  chancelier 
«  la  franchise  et  liberté  qu'il  et  ses  hoirs  à  tous  jours 
puissent  joyr,  user  et  possesser  de  conjurer  en  toutes 
sesdictes  terres  et  signories  par  culx,  leurs  bailly  et 
lieutenant,  de  tous  cas  et  de  touttes  personnes  de 
franche  vérité,  et  de  tous  aullres  droits  et  exploicts 
quy  appartiennent  à  haulte  justice  et  signorie,  tant 
des  subjets  et  manans  desdictes  terres  comme  d'autres, 
en  faisant  à  un  chascun  droit,  raison  et  justice,  selon 
la   loy  et   coustumc  de  nostre  pays  et   comté   do 
Hainnau».  — 21  décembre  1435.  Confirmation  par  le  roi 
Charles  VII  du  transport  de  la  rente  de  4.0001.  sur  la 
recette  du  Yermandois,  à  la  comtesse  douairière  de 
Hainaut,  Marguerite  dç  Bourgogne,  «  en  faveur  de  ce 
qu'elle  a  tenu  la  main  à  la  paix  et  réunion  de  nostre 
frère  et  cousin  (le  duc  Philippe  le  Bon)  avecques  nous 
et  s'y  est  grandement  emploiée,  ainsi  que  par  noz  très- 
obiers   cousins   le  duc  de  Bourbon,  le    comte    de 
Richemont,  nostre  connestable,  le  comte  de  Vandosme, 
grant  maistre  de  nostre  hostel  et  noz  amez  et  féaulx 
l'arcevesque  de  Reims,  nostre   chancelier  Christofle 
de  Harecourt,  nostre  cousin,  et  aullres  noz  conseilliers 
et  ambassadeurs  sur  le  faict  de  ladicte  paix,  à  nous  est 
ccrtiffiez,  en  quoy   elle  a  bien  démonstré  son  bon 
vouloir  et  grant  affeccion  au  bien  de  noz  royaume  et 
seigneurie  ».  —  Sans  date  ;  vers  1435.  Mémoire  adressé 
au  duc  de  Bourgogne  par  les  envoyés  chargés  de 
traiter  pour  lui  de  la  paix  avec  la  (îomtesse  de  Hainaut 
et  les  députés  des  Trois  Etats  de  cette  province.  — 
Sans  date  ;  vers  1435.  Copie  des  lettres  de  Jacqueline, 
comtesse  de  Hainaut,  par  lesquelles  elle  demande  à 
son  neveu  le  comte  de  Charolais  de  vouloir  bien 
retarder  de  huit  jours  la  conférence  qu'elle  doit  avoir 
à  Sentis  avec  lui,  le  roi  de  France  et  le  comte  de 
Guyenne.  —  6  mai  1436.  Notification  par  Gérard, 
prieur  de  Vauxverd,  à  Soignies,    des  indulgences 
accordées  par  le  Saint-Siège  à  Marguerite  de  Bour- 
gogne, duchesse  douairière  de  Bavière  et  comtesse 
douairière  do  Hainaut.  —  20  aoiit  1 136.  Don  par  le 


duc  de  Bourgogne  à  Simon  de  Lalaing,  son  conseiller 
et  chambellan,  des  villes,  justices  et  seigneuries  de 
Trith  et  de  Maing,  «  ensemble  la  terre  et  maison  qu'on 
dist  le  Bos  Dame  Ysabel,  et  une  autre  tour  nommée 
la  tour  d'Ancre  assize  de  lez  Lessiues  emprez  Grant- 
mont  avec  les  terres  ahanables,  molins,  tordoirs,  fours 
à  ban,  terrages,  cens,  rentes,  etc.  ».  —  Sans  date; 
vers  1436.  Minute  d'une  lettre  adressée  au  duc  de 
Bourgogne  par  son  envoyé  dans  les  Pays-Bas  pour  lui 

rendre  compte  de  son   entrevue  avec  la  comtesse 

_  » 

douairière  de  Hainaut  et  les  députés  des  Trois  Etats  de 
cette  province. 

H.  liUl.  ((Carton.)  —  8  pièces,  1  rouleim  et  1  cahier,  6  feuillets, 

parchemin  ;  6  pièces  et  i)  cahiers,  53  feuillets,  papier  ; 

7  sceaux  écrasés  ou  incomplets. 

t4SS-l4M.  —  Le  Quesnoy,  le  20  mars  1438. 
Lettres  sous  le  sceau  des  hommes  de  fief  du  duc  de 
Bourgogne,  par  lesquelles  Marguerite  de  Bourgogne, 
comtesse  douairière  de  Hainaut,  et  le  dénommé  Lottard 
Bellekenne  se  déclarent  délivrés  de  ce  qu'ils  pouvaient 
se  devoir  mutuellement.  —  Douai,  7  juillet  4438. 
Vidimus  par  AUard,  abbé  de  St-Jean  de  Valenciennes, 
d'un  mandement  du  duc  de  Bourgogne  prescrivant 
le  payement  des  4.000  livres  de  pension,  dues  à 
Marguerite,  comtesse  douairière  de  Hainaut,  à  cause 
de  son  douaire  sur  les  terres  de  Hollande.  —  Blois, 
2  octobre  1438.  Assignation  par  le  roi  Charles  VII  sur 
la  recette  domaniale  du  Vermandois  et  sur  celle  des 
aides  à  Laon,  à  Soissons  et  à  Ribemont,  de  la  rente  de 
4.000  livres  que  ses  prédécesseurs  et  lui  étaient  tenus 
de  servir  aux  comtes  de  Hainaut  et  d'Ostrevant.  — 
Valenciennes,  30  octobre  1439.  Quittance  délivrée  par 
les  exécuteurs  testamentaires  de  feu  Gilles  Le  Fèvre, 
de  tout  ce  que  la  comtesse  douairière  de  Hainaut 
pouvait  devoir  audit  Gilles.  —  Le  Quesnoy,  16  août 
1440.  Procuration  donnée  par  Marguerite  de  Bour- 
gogne, comtesse  douairière  de  Hainaut,  à  Colard  de 
Haynin,  seigneur  d'Aijifroipret,  à  Teifet  de  poursuivre 
en  Hollande  le  payement  d'une  somme  de  1619  cou- 
ronnes, due  à  cette  princesse  par  le  seigneur  de 
Montfort.  —  Septembre  1448.  Mémoires  et  avertis- 
sements touchant  le  pays  de  Hainaut  et  d'Ostrevant  et 
ses  limites  avec  le  royaume  de  France,  ^  baillés  à 
Monseigneur  le  Président  de  Bourgogne  pour  servir  à 
la  journée  que  les  ambassadeurs  du  Duc  ont  à  Reiras 
avec   les   ambassadeurs   du    roy  de   France   ».  — 


GHAMBRK  DKS  COMFTKS  DK  LILLK.  —  TRÉSOR  DKS  CHARTKS.  —  VALKXCIKXNES. 


2il 


15  janvier  1450.  Doléances  des  Trois  Étals  du  comté 
de  Hainaut,  présentées  en  ces  termes  au  duc  de  Bour- 
gogne par  le  comte  de  Chimay  :  «  Mon  très-redoublé 
seigneur,  vostre  pays  de  Haynnau,  avant  la  désolation 
d'icelui,  estoit  garny  et  décoré  par  l'église  de 22  croches 
(crosses,  abbayes  dont  les  abbés  avaient  le  droit  de 
porter  la  crosse).  En  estât  de  le  noblesse  avoit  22  terres 
rrancienne  bannière  et  22  villes  fermées.  Présen- 
tement, monseigneur,  qui  est  pitié,  des  prélats  ne 
sont  que  cinc  ou  six  résidons  en  leurs  monastères  et 
sont  leurs  religieux  disj)ersés  par  autres  lieux  où  ils 
pevenl  trouver  leur  subsistance  et  vivre.  Et  en  ce  qui 
touche  les  nobles,  en  ensuivant  le  proverbe,  cort-ai- 
nement  leurs  bannières  sont  devenues  chimères  et 
sont  leurs  seigneuries  en  totale  ruine.  De  ^  villes  qui 
y  souloient  estre,  la  juste  moitié  sont  démolies  et  en 
gast,  et  sont  arbres  et  herbes  es  rues  où  souloient  estre 
les  honnestes  édifices  ».  —  Assiette  de  l'aide  octroyée 
])ar  les  États  de  Hainaut  réunis  à  Mons  ;  collecte  de  la 
portion  contributive  du  clergé  de  Hainaut,  ladite 
collecte  opérée  par  les  soins  de  l'abbé  de  Liessies,  de 
dom  Jean  Blain,  mandatain»  de  l'abbé  de  St-Ghislain, 
lie  l'abbé  de  St-Denis  (en  Broqueroie  ?),  de  l'abbé  de 
Lobbes,  de  Jean  Lambert,  pour  Cambrai,  de  Pierre 
Rolland  pour  Leuze,  du  curé  d(^  Binche  pour  Binchi». 

—  28  janvier  1450.  Attestation  par  Wibert  Lestecque 
et  Mahieu  Gorret,  hommes  de  fief  du  bailliage  de 
Hainaut,  au  sujet  de  certains  voyages  faits  par  Pierrarl 
Hellin,  Jehannin  de  Dragheville  et  Wallerant  Lalart, 
tous  sergents  dudit  bailliage,  sur  les  ordres  du  bailli 
de  Hainaut  «  es  marches  de  Valenciennes,  Quesnoy  et 
Iiandrechies,  à  intention  d'y  trouver  aucuns  tairons  et 
mourdreurs  qui  journellement  alloienl  et  venoient  en 
ce  pays  de  Hainault  desrouber  et  mourdrir  gens,  et  ne 
savoit-on  quelz  gens  ce  esloient  ;  et  tant  cherchièrent 
nuit  et  jour  que  en  la  ville  de  Maroilles  dallez  Lan- 
drechies,  ilz  agistèrent  ung  homicide  d'an  et  de  jour, 
accompaigné  de  V  ou  VI  très-mauvaix  garchons,  etc.  ». 

—  14  août  1450.  Réunion  à  son  domaine  par  le  duc  de 
Bourgogne,  des  terres  et  seigneuries  de  Denain,  Val 
de  Beaumonl,  Anderlues,  Hannechuelle  et  Naste 
provenant  de  la  succession  de  Jacqueline  de  Bavière 
en  Hainaut.  — 1460.  Enquête  faite  dans  le  procès  de 
Jean  Chaufifecire  comme  hoir  et  héritier  de  Jean 
Rasoir,  receveur  général  do  la  recette  de  Hainaut, 
contre  Guillaume  Dugardin,  successeur  dudit  Jean 
Rasoir,  au  sujet  d'une  somme  de  4.000  livres  parisis 
payée  par  ce  dernier  au  duc  de  Bourgogne.  —  4  août 


1463.  «  Abolition  de  la  recette  générale  de  Hainaut, 
laquelle  est  mise  en  quatre  mains  ». 

H.  1192.  (Carton.)  -—  4  pièces,  parchemin;  10  pièces  et 
1  petit  registre  non  relié  de  84  feuillets,  papier. 

tfttS-ULvr  Mlèrle.  —  30  novembre  1513.  Ordon- 
nance do  l'empereur  Maximilien  et  de  l'archiduc 
Charles  d'Autriche  pour  la  répression  des  désordres 
et  crimes  commis  par  les  gens  de  guerre  dans  le 
Hainaut.  —  4  décembre  1515.  Mandement  de  l'archiduc 
Charles  d'Autriche  défendant  aux  habitants  du  Hainaut 
de  fabriquer  du  salpêtre  et  de  le  vendre.  —  Malines, 
le  5  janvier  1519.  De  par  le  Roi  (de  Castille)  en  son 
conseil,  adressé  au  bailli  de  Hainaut  pour  qu'il  ait  h 
faire  défense  de  jurer  et  blasphémer  le  saint  Nom  do 
Dieu  et  celui  de  la  Glorieuse  Vierge.  —  1527.  Rapport 
de  Jean  de  Tenremonde,  maître  de  l'artillerie  de 
l'empereur  Charles  Quint,  sur  ce  qu'il  conviendrait  de 
faire  pour  la  défense  du  Hainaut.  —  Sans  date  ;  vers 
1534.  Pièces  et  mémoii'es  touchant  les  changements 
que  l'on  pourrait  apporter  dans  les  coutumes  de 
Hainaut,  surtout  en  ce  qui  c^oncerne  les  fiefs  et 
successions,  lesquels  changements  ne  se  devront 
pourtant  pas  faire  légèrement  ainsi  que  relativement 
au  droit  d'aubaine.  —  Bruges,  le  18  avril  1517.  Lettre 
de  la  reine  Marie  de  Hongrie,  gouvernante  des  Pays- 
Bas,  au  duc  d'Arschot,  lieutenant-général  et  grand- 
bailli  de  Hainaut,  premier  chef  des  finances  de  l'Em- 
pereur, lui  recommandant  de  mander  aux  prélats  et 
gens  d'église  du  Hainaut  de  faire  dire  dos  prières  pour 
le  succès  des  armes  de  l'Empereur  alors  en  guerre 
contre  les  princes  rebelles.  —  Sans  date  ;  XVI*  siècle. 
Ordonnance  de  la  reine  Marie  de  Hongrie  prescrivant 
aux  gens  des  Comptes  d'informer  sur  la  manière  dont 
les  receveurs  des  villes  du  Hainaut  procèdent  pour  la 
perception  du  pot  de  vin  dans  les  baux  des  terres, 
prés,  bois,  moulins  appartenant  au  domaine  de  l'Em- 
pereur. —  Sans  date  ;  XVI*  siècle.  Extrait  informe 
des  chroniques  du  Hainaut  relatif  à  l'origine  du  comté 
d'Ostrevanl. 


Layette  54.  —  Valkxciennes  (ville  de).  —  Pré  vote- 
le  COMTE  DE  \'ALENCIENNES.  —  CoNDE. 

B.  1 193.  ((Carton.)  —  10  pièces  et  1  cahier,  4  feuillets, 
parchemin  ;  3  pièces,  papier. 

t9MI-t99i.  —  Valenelenncii  (ville  de).— Sep- 
tembre 1290.  («  Unndel Tncarnation Nostre Ségneur 


212 


ARCHIVKS  DU  NORD. 


Jvsu  Criai  Jiiil  dens  cens  quatre  vins  et  diSf  el  moh 
(te  septembre  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean  d'Avesnes, 
comte  (le  Hainant,  s'engage  par  serment  à  maintenir 
et  conserver  les  privilèges  de  la  ville  de  Valenciennes, 
les  lois,  coutumes,  franchises,  corps  el  avoirs  (biens) 
de  ses  bourgeois  et  de  ses  habitants,  promettant  de  ne 
nommer  loi'squ'il  instituera  des  échevins  jurés  de  la 
paix,  que  prud^homnies  et  bourgeois  de  la  ville; 
toutes  les  fois  qu'il  y  aura  des  difficultés  au  sujet  des 
usages,  coutumes  et  franchises  de  cette  ville,  les  jurés 
et  échevins  seront  crus  sur  leur  serment  et  le  Comte 
confirmera  leur  décision.  Le  C^omle  prie  pour  sûreté 
de  ces  lettres  ses  chers  et  féaux  amis,  ses  hommes  de 
llainaut,  de  les  corroborer  par  l'apposition  de  leurs 
sceaux,  savoir:  Jean,  seigneur  d'Audenarde  et  de 
Rosoit;  Rasson  de  Gavre,  seigneur  de  Liedkerke  et 
de  Bréda  ;  Nicolon  de  Condé,  seigneur  de  Moriamès  ; 
Gillon  dit  Rigaus,  seigneur  du  Rœux  ;  Jean,  seigneur 
(le  Barbcnçon  ;  Watier,  seigneur  d'Enghien,  damisel 
(damoiseau)  ;  Ernoul,  seigneur  de  la  Hamaïde  ;  Gérarl, 
seigneur  de  Jauche  ;  Watier,  seigneur  do  Ligne  ;  Jean 
de  Hennin,  seigneur  de  Boussus;  Jacquemon  de 
Verchin,  sénéchal  de  Hainaut;  Baudouin  de  Hennin, 
soigneur  de  Fontaine  ;  Oston,  seigneur  de  Trasignies  ; 
Watier,  seigneur  de  Bousies  ;  Joffroi,  seigneur  d'Aspre- 
moni  ;  Baudri,  seigneur  de  Roisin  ;  Nicolon,  seigneur 
de  Quiérenain  ;  Gérard,  seigneur  de  Viane  ;  Gillion, 
seigneur  de  Berlaimont  ;  Jean,  seigneur  de  Lens  ;  Alart, 
seigneur  de  Ville  et  Willaume,  seigneur  de  Gomme- 
gnies  ;  —  deux  copies  simples  sur  parchemin  de  cette 
pièce  ;  —  deux  autres  copies  sous  le  vidimus  de  Toffi- 
cial  d'Arras,  en  date  de  la  sixième  férié  après  la 
Décollation  de  St-Jean-Bapliste  (3  septembre)  1291  ;  — 
une  autre  copie  en  parchemin  ;  encore  une  autre  copie 
sur  parchemin  au  bas  de  laquelle  se  trouve  une  mention 
portant  que  ces  lettres  ont  été  annulées  par  l'empereur 
d'Allemagne,  mention  reproduite  au  bas  de  la  copie 
de  la  pièce  dans  le  cartulaire  de  Hainaut.  —  121K). 
(<K  L'an  de  grâce  mil  CC  II  11^^  et  X  ^).  Lettres  par 
lesquelles  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  déclare 
qu'étant  nouvellement  venu  à  terre,  il  jure  solen- 
nellement, ainsi  que  ses  prédécesseui-s  les  comtes  de 
llainaut,  seigneurs  de  Valenciennes,  l'ont  toujoure 
fait,  de  conserver  et  maintenir  les  franchises  et  privi- 
lèges de  cette  ville.  —  Sans  date  ;  vers  1290.  Mémoire 
dans  lequel  sont  rappelés  à  la  ville  do  Valenciennes 
les  motifs  qu'elle  a  d'être  fidèle  envers  le  comte  de 
Hainaut  et  les  actes  de  rébellion  dont  elle  s'est  rendue 


coupable  envers  lui.  —  Haguenau,  le  20  juin  1291. 
(«  Datum  apud  Hayhenoyam  per  manum  magisiri 
HeyirùH^protUonotarii  ^lostri,  anno  Domini  mille- 
siîHo  ducentesimo  nonagesinio  primo,  indictione 
IIII^,  duodecihio  Kalendas  Julii^  regni  vero  ^nostn 
anno  XVIIP  »).  Lettres  par  lesquelles  Rodolphe,  roi 
des  Romains,  déclare  que  les  prévôt,  échevins,  jurés 
et  communauté  de  la  ville  de  Valenciennes  s'étant 
révoltés  contre  Jean  d'Avesnes,  leur  seigneur,  et  lui 
ayant  causé  de  grands  dommages,  il  annule  les  privi- 
lèges que  les  habitants  avaient  obtenus  de  force  de 
leur  dit  seigneur  lorsqu'il  était  venu  à  Valenciennes, 
lesquels  privilèges  portaient  confirmation  de  leurs  lois, 
chartes  et  coutumes  ;  cette  sentence  a  été  rendue  en 
présence  des  évêques  de  Constance  et  de  Bàle,  des 
comtes  de  Catzenellcboghen,  de  Linneghen,  de  Wur- 
temberg, de  Waldeck  et  de  Wirtemberg,  d'Albert 
Bifrr/eardf  de  Ergelop,  marquis  de  Haparck  cl  des 
seigneurs  de  Baldeke,  vieux  et  jeune  ;  —  deux  autres 
originaux  de  ce  diplôme,  scellés  de  même  ;  —  mêmes 
lettres  données  sous  le  vidimus  d'Adolphe  de  Nassau, 
roi  des  Romains,  à  Bonn,  le  7  des  Ides  d'août  (7  août) 
1292,  première  année  de  son  règne.  —  Montargis,  h^ 
22  août  1-291  ou  1292  (1).  («  Che  fu  fait  à  Mont  Âf^gi. 
le  nierquedi  après  VAssumption  Nostre-Dame  en 
Fan  No^tre  Sègnenr  mil  CC  IIII^^  et  XII»).  Letln^s 
par  lesquelles  Philippe,  roi  de  France,  mande  à  ses 
prévôt,  jurés,  échevins  et  communauté  de  la  ville  de 
Valenciennes,  qu'il  approuve  que  les  habitants  de  cette 
ville  appellent  à  leur  secdurs  Gui,  comte  de  Flandre, 
ou  quelqu'un  de  ses  enfants,  pour  les  défendre  contre 
les  mauvais  traitements  de  Jean,  comte  de  Hainaut  et 
d'Ostrevant,  sauf  le  droit  du  Roi  dont  il  se  fera  infor- 
mer incessamment. 

B.  1194.  ((Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  1  pièce,  papier. 

ItWt.  —  Valencleniicii  (ville  de).  —  7  juillet 
1292.  («  Actiim  nonis  Juliiy  indictione  quint  a. 
regni  vero  nostri  anno  primo  »).  Lettres  par  les- 
quelles Adolphe,  roi  des  Romains,  déclare  qu'il  a 
rendu  à  Bourchet  hore  des  murs  d'Aix-la-Chapelle, 
une  sentence  sur  la  plainte  que  le  <M)mte  de  Hainaut 
lui  avait  portée  contre  les  habitants  de  Valenciennes 


(i)  l^e  texte  latin  do  ces  lettres  qui  se  trouve  sur  la  même 
page  que  le  texte  français,  donne  pour  date  Tannée  I2SM, 
tandis  que  le  texte  en  langue  vulgaire  porte  1292. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  ULLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES. 


VALKNCn^NNKS. 


213 


qui  avaient  commis  de  graves  excès  contre  lui,  leur 
seigneur  ;  il  le  suppliait  en  conséquence  de  les  faire 
citer  et  comparaître  devant  lui  et  comme  il  craignait 
qu'il  n'arrivât  malheur  à  ses  envoyés  s'ils  allaient  dans 
cette  ville  il  le  priait  de  désigner  un  endroit  voisin  où  ils 
pourraient  être  en  sûreté.  Celte  sentence  fut  rendue  en 
présence  de  l'archevêque  de  Trêves,  de  Tévôque  de 
Metz  et  des  nobles  hommes  :  les  comtes  de  Chalon, 
de  Juliers,  de  Virej)iburch  et  de  Ditz,  de  ses  vassaux 
de  Vildeniberth,  Jean  de  Levembourth,  Gerlac  de 
Ysemburch,  Henri  et  Rorir  de  Montabur,  Jean  de 
Riverschet  et  Herman  de  Hademare.  —  Buurchet,  hors 
des  murs  d'Aix-la-Chapelle,  le  6  des  nones  (2  juillet), 
indiction  cinquième,  première  année  du  règne  de 
l'empereur  Adolphe  de  Nassau  (1292).  Mandement  du 
même  prince  aux  prévôt,  jurés  et  communauté  de  la 
ville  de  Valenciennes  et  particulièrement  à  Gilles 
Faumin,  Renier,  son  fils,  Jacques  Pôle.  Jacques  le 
Per,  Wauthier  de  Heskes,  Wautier  Brachon,  Wautier 
d'Escaupont,  Jean  Vilain,  Pierre  dit  le  Poivre,  Jacques 
de  Castro  (du  Château),  Simon  dit  le  Long,  Jean  de 
Martis,  Alexandre  de  Calcheia  (do  la  Chaussée), 
Jacques  et  Jean,  ses  frères,  Jean  de  St  Sauwe(Saulve), 
Sandrars  de  Coirube  (Carouble),  Gilles  Fachuel,  Jean 
de  Mortagne,  Jacques  de  Mortagne,  Baudouin  Cor- 
darés,  Wautier  Caufourier,  Jean  de  Perona,  Gilles, 
son  frère,  Baudouin  de  Bassi,  Jean  ditBrisebos,  Jean 
Silvestri,  Gilles  Silvestri,  Jean  d'Awan,  Gilles  dit  Roy, 
Sandrart  Billot, Gilles  de  Kenregan,  Nicolas  Blanchard, 
Jean  de  St-Pierre,  Simon  MoUen,  Gilles  Tuepain,  Jean 
de  Aisin  (Anzin),  Gillebert  Noghet,  Pierre  de  Famars, 
Henri  Creste,  Roger  Caperon,  Colard  Caria rio, 
Lander  de  Corube  (Quarouble),  Simon  Dugardin,  Jean 
Blaret,  Alard  Briche,  Hugues  de  Triche  (Tritht), 
Sewart  Piedevacke,  Hugues  Desmoulins,  Jean  de 
Supervado,  Henri  de  Supervado,  Willaume  Jugle, 
Wautier  de  Dour,  Colard  Matebrun,  Nicolas  Albon, 
Gilles  Hodeman,  Gilles  de  Ansen,  Jacques  de  Jauche, 
.Simon  Alutario,  Sandrard  Patruo,  Arnoul  de  Salice, 
Jean  Barbitonsori  (le  Barbier),  Jean  de  Thians, 
Lotin  de  Baillehaul,  (]olard  de  Trial,  Hugues  Mahon, 
Jean  de  Miremont,  Jean  Cambitori  (le  Changeur), 
Wautier  Cambitori,  Jacques  Dugardin,  Baudouin 
Balel,  Baudouin  Pôle,  Mathieu  Vandeli,  Colard  Com- 
))ario,  Laurent  Cauffonnier,  Jean  Blareciel,  Jean  de 
Viconia,  Jacques  Crestial,  Vilain  deVi,  Jean  Craissin, 
Jean  Faukenet,  Jean  de  Sommaing  (Somain),  Gilles 
Coignote,    Arnoul  de  Pieruwés    (Péruwez),    Colard 


Brach-de-fior  (Bras  de  Fer),  Dragoin  Cherlans,  Jean 
Mutoni,  Jean  Carbon,  Michel  de  Tonremonde,  Gilles 
Grebierl,  Pierre  Grebiert,  Jean  Gudelent,  Baudouin 
Louffin,  Gilles  de  Heskes,  Willaume  Gauffier,  Perche- 
val,  Manghenele,  Robert  Manche,  Percheval  dit  Vaspa- 
doualier  Galvain  lombard,  et  ses  associés,  Alard  de 
Roisin,  Baudouin  Vilain,  Willaume  Carpentier  e( 
Jacques  de  Mons,  boucher,  d'avoir  à  se  trouver  par 
devant  lui  le  lendemain  de  l'octave  de  St-Pierre  et 
St-Paul  (8  juillet),  pour  répondre  au  sujet  des  injures 
commises  par  eux  à  son  égard  et  à  Tégard  de  son  féal 
Jean,  comte  du  Hainaut,  leur  seigneur.  —  Bourchet, 
7  juillet  1292.  Mandement  de  l'empereur  Adolphe  do 
Nassau  à  l'abbé  de  St-Ghislain  et  à  Jean  de  Tournai, 
chanoine  de  St-Quentin,  d'avoir  à  se  rendre  dans  la 
ville  la  plus  proche  de  Valenciennes  et  d'y  citer  i\ 
comparaître  dans  l'église  de  cette  ville,  les  bourgeois 
de  Valenciennes,  notamment  ceux  nommés  dans  les 
lettres  ci-dessus.  —  20  juillet  1292.  Rapport  fait  à 
l'empereur  par  Roger,  abbé  de  St-Ghislain,  ordre  de 
St-Benoit,  diocèse  de  Cambrai,  et  Jean  de  Tournai, 
chanoine  do  St-Quentin  et  de  Maubeiige,  de  la  som- 
mation faite  par  eux  à  St-Saulve  aux  habitants  de  la 
ville  Ah  Valenciennes,  en  exécution  des  lettres  ci- 
dessus;  celte  sommation  a  été  faite  à  St-Saulvc  à 
l'entrée  de  l'église,  en  présence  de  Nicolas  de  Roche- 
fort,  abbé  d'Hautmont,  de  Jacques,  son  chapelain  ;  de 
Raoul,  prieur  ;  de  Gilles  le  trésorier  ;  de  Nicolas,  sous- 
prieur  et  d'autres  religieux  de  l'abbaye  de  St-Saulve, 
ordre  de  Cluny  ;  de  Hugues  de  Mauraing,  moine  de 
St-Ghislain  et  de  nobles  hommes  Nicolas  de  Buire, 
chevalier,  Jean  de  Mainlevriel,  bailli  de  Hainaut, 
Baudouin,  son  clerc,  Willaume  de  Huissart,  Gilles  de 
Accrenne,  Jean  Renaut,  Jean  Malin,  Colart  de  Villon- 
camp,  Jean  de  Varelles  et  Nicolas  Rainyn,  écuyers,  de 
Renier  Fourmint,  Jean  de  Mannes,  Jean  Bouchedor, 
Pierre  de  le  Ruiele,  Pierre  Lescohier,  Jean  Lorriel, 
laies  et  autres  non  nommés  ;  fait  aussi  en  présence  de 
Jacques,  dit  Rossiaus,  clerc,  notaire  de  Cambrai,  quia 
signé  ces  lettres  de  son  monogramme.  —  Copie  coUa- 
lionnée  sur  papier,  datée  de  1621.  —  7  août  1292. 
(«  Lan  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  Jliésu  Crisf 
mil  deus  cens  quatre  vins  et  (fotize^  lejœdi  après  la 
feste  Saint  Pierre  entrant  aoitst  »).  Lettres  par  les- 
quelles les  prévôt,  jurés,  échevins  et  communauté  delà 
ville  de  Valenciennes  déclarent  que  leur  seigneur,  Jean , 
comte  de  Hainaut  et  d^Ostrevant,  commettant  chaque 
jour  de  grands  dommages  et  beaucoup  d'injustices 


t^l'l 


ARCHIVES  DV  NORD. 


dans  leur  ville  qui  dépend  de  TOslrevant,  ils  ont 
envoyé  à  très-haut  prince  leur  seigneur  le  roi  de 
France  (Philippe  le  liel),  (Guillaume  Roussiel  el  Jake* 
mon  le  Père,  bourgeois  de  cette  ville  et  leurs 
procureui-s,  que  ledit  roi  les  a  pris,  en  conséquence, 
sous  sa  protection  et  qu'ils  se  sont  alliés  à  lui  à  grandes 
et  petites  forces  contre  tous  hommes  ;  promettant  de 
ne  faire  paix  ou  alliance  avec  le  comte  de  Hainaul 
ou  avec  aucun  de  leurs  voisins  sans  le  consentement 
du  Roi,  et  môme  de  faire  la  guerre  audit  comte,  si 
leur  ville  est  déclarée  du  ressort  de  l'Empire  ;  dans  le 
cas  où  le  Roi  ferait  quelques  dépenses  pour  les  défen- 
dre et  les  soutenir,  ils  s'obligent  à  l'indemniser  ainsi 
qu'en  ordonnera  le  conseil  du  Roi.  —  Montargis,  le 
•,30  août  1292.  («  .1  Mont  Argi  le  merqtiedi  après 
rassumpiion  Nostre  Dame  en  l'an  Nostre  Signeur 
mil  ce  IIIP^  et  XII  »).  Lettres  du  roi  de  France 
Philippe  le  Bel  renfermant  la  traduction  française  des 
lettres  données  en  latin  sous  la  date  du  22  août  1291. 
—  5  septembre  121)2.  («  Lan  del  Incarnation  Jhésu 
Crist  mil  deus  cen.s  quatre  cins  et  douzey  le  venredi 
procltain  après  la  /este  saint  Jehan  Décalasse  »). 
Lettres  par  lesquelles  les  prévôt,  jurés  et  échevins  de 
Valenciennes,  assemblés  au  son  de  la  cloche,  appellent 
à  leur  secours  haut  el  noble  homme  Gui,  comte  de 
Flandre,  ou  ses  enfants,  et  leur  promettent  service  et 
obéissance  comme  à  leur  gardien  et  protecteur  pour 
les  défendre  contre  les  mauvais  traitements  de  Jean, 
comte  de  Hainaut  et  d'Ostrevant,  sauf  le  droit  de  leur 
seigneur  le  roi  de  France.  —  Même  date.  Lettres  des 
mêmes  par  lesquelles  ils  prient,  en  vertu  de  deux 
lettres  donnés  à  Montargis  le  20  août  1292  par  le  roi 
Philippe  le  Bel,  Gui,  comte  de  Flandre  ou  ses  enfants 
de  venir  à  leursecoui^s  contre  le  comte  de  Hainaut, 
promettant  sous  serment  de  le  regarder  comme  leur 
gardien  et  protecteur,  de  l'aider  et  servir  loyalement 
en  toutes  choses.  —  Même  date.  Lettres  dé  Gui,  comte 
de  Flandre,  par  lesquelles  il  déclare  que  les  prévôt, 
échevins  et  communauté  de  la  ville  de  Valenciennes 
l'ayant  appelé  à  leur  secours,  conformément  à  l'auto- 
risation que  le  roi  de  France  leur  avait  donnée  par  ses 
lettres  y  insérées  par  extrait,  il  promet  de  les  proléger 
lui-même  ou  par  ses  enfants,  sauf  le  droit  du  Roi  ;  si 
les  habitants  le  reconnaissent  pour  seigneur  de  leur 
ville,  il  promet  de  faire  le  même  serment  que  ses  pré- 
décesseurs comtes  de  Hainaut,  avaient  coutume  de 
faire  et  de  confirmer  la  charte  qu'ils  avaient  obtenue 
de  son  neveu,  comte  dudil  Hainaut.  —  Octobre  1292. 


(«  L'an  de  grâce  mil  CC  IIIP^  et  XII^  el  mois  de 
octembre  »).  Lettres  par  lesquelles  les  prévôt,  jurés, 
et  échevins  de  Valenciennes  promettent  à  noble  prince 
Gui,  comte  de  Flandre,  de  ne  pas  faire  de  paix  avec 
son  neveu,  Jean  d'Avesnes,  flls  de  son  frère,  sans  son 
consentement,  sauf  le  droit  du  roi  de  France  et  l'obéis- 
sance qu'ils  lui  doivent.  —  Môme  date.  Promesse  du 
comte  de  Flandre  aux  prévôt,  jurés  et  échevins  de 
Valenciennes,  de  ne  pas  faire  de  paix  avec  son  neveu 
Jean  d'Avesnes,  sans  y  comprendre  les  habitants  de 
celte  ville,  corps  et  biens.  —  Même  date.  Lettres  par 
lesquelles  le  même  prince  promet  aux  échevins,  prévôt 
et  jurés  de  Valenciennes,  de  rétablir  la  paix  entre  eux 
et  le  roi  de  France  et  le  comte  de  Hainaut,  Jean 
d'Avesnes,  dans  le  cas  où  ces  deux  derniers  se  plain- 
draient d'avoir  méfait  envers  eux  en  contractant 
aUiance  avec  lui,  en  se  rangeant  dans  son  armée,  en 
consentant  à  la  trêve  que  le  comte  Gui  a  accordé  à  son 
neveu  jusqu'à  la  St-Jean-Baptiste  prochaine  et  en 
souffrant  que  celui-ci  ait  institué  des  échevins  dans 
ladite  ville,  réservant  toutefois  les  droits  du  roi  de 
France,  son  seigneur. 

B.  lUiG.  (Canon.)  —  4  pièces  ot  2  rouleaux,  parchenûo  ; 
1  sceau  et  plusieurs  fragmeutti. 

i»«S-1999.— Valeiicleiincii(>IUe  de).—  Juillet 
1293.  («  Lan  del  Incarnation  Nostre  Signeur 
Jhésu  Crist,  mil  deus  ce^ns  quatre  vins  et  trèze,  el 
mois  de  julé  »).  Lettres  par  lesquelles  les  prévôt, 
jurés,  échevins  et  communauté  de  Valenciennes, 
prêtent  à  Robert,  fils  aîné  du  comte  de  Flandre,  le 
môme  serment  qu'ils  avaient  fait  à  son  père  le  comte 
Gui,  promettant  de  le  reconnaître  pour  leur  gardien 
et  défenseur,  sauf  le  droit  du  roi  do  France  et  les 
obligations  qu'ils  lui  doivent,  s'engageant  aussi,  à  ne 
faire  jamais  aucune  paix  avec  Jean  d'Avesnes  sans 
son  consentement.  —  Valenciennes,  le  jeudi  29  mars 
1296.  («  A  ValencheneSy  Van  del  Incanmtion  Nostre 
Seigneur  Jhésu  Crist  mil  deus  cens  quatre  vins  et 
sèze,  le  diwes  après  le  jour  de  Paskes  »).  Lettres  par 
lesquelles  les  prévôt,  jurés,  échevins,  consauœ  et 
communauté  de  la  ville  de  Valenciennes  déclarent 
que  très-haut  prince  leur  cher  sire  Philippe,  roi  de 
France,  leur  ayant  fait  signifier  par  monseigneur 
Aubert  de  Hangest  et  Jean  de  Marie,  qu'il  relirait  la 
garde  et  protection  qu'il  leur  avait  promise  et  leur 
donnait  pour  prendre  leurs  sûretés  un  mois  qui  était 


GH/VMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  VALENCIENNES. 


2\:> 


expiré  à  Pâqaes,  ils  avaient  envoyé  au  Roi  quelques- 
uns  de  leurs  bourgeois  pour  le  supplier  de  les  reprendre 
en  sa  main,  l'assurant  qu'ils  le  serviraient  et  de  leurs 
corps  el  de  leurs  biens  ;  ce  que  ce  prince  avait  refusé, 
déclarant  que  s'ils  prenaient  pour  gardien  quelqu'un 
en  guerre  avec  lui,  il  leur  serait  hostile  ;  c'est  pourquoi 
lesdits  prévôt,  échevins,  etc.,  de  Valenciennes  ont 
choisi  comme  leur  légitime  seigneur  noble  prince  Gui, 
comte  de  Flandre,  pour  les  défendre  et  gouverner,  lui 
ont  prêté  foi  et  hommage  et  lui  ont  promis  par  serment 
sur  les  saints  Évangiles  d'obéir  à  ses  hoirs,  comtes 
de  Flandre,  comme  bons  et  loyaux  sujets,  réservée  on 
toutes  choses  la  souveraineté  du  Roi.  Les  lettres  du  roi 
Philippe  le  Bel,  datées  de  Ferriôres  le  13  février  1295, 
y  sont  insérées  et  contiennent  le  pouvoir  donné  à 
Aubert  de  Hangest,  chevalier,  et  à  Jean  de  Marie, 
de  signifier  la  révocation  de  la  gardienneté.  —  Même 
date.  Lettre  par  lesquelles  les  prévôt,  jurés,  échevins, 
etc.,  de  la  ville  de  Valenciennes,  déclarent  que  le  roi 
de  France,  par  la  délibération  de  son  conseil,  les  ayant 
mis  hors  de  sa  main  et  de  sa  garde,  et  que  se  trouvant 
aussi  hors  du  pouvoir  et  de  la  seigneurie  de  noble 
homme  monseigneur  Jean  d'Avesnes  et  de  tous  autres 
seigneurs,  ils  se  sont  donnés  au  comte  de  Flandre 
et  à  ses  successeurs  à  toujours  mais  ;  ce  qu'ils  ont  fait 
au  son  de  la  cloche  et  par  la  publication  de  leur 
sergent  ;  qu'ils  ont  fait  audit  comte  hommage  et  féauté 
par  l'intermédiaire  de  Jakemon  le  Père,  bourgeois  et 
prévôt  de  la  ville,  promettant  de  le  tenir  lui  et  ses 
successeurs  comme  leur  légitime  seigneur;  ils  s'en- 
gagent à  ne  jamais  faire  avec  Jean  d'Avesnes  paix 
et  alliance  pouvant  les  faire  sortir  de  la  garde  du 
comte  de  Flandre  ;  le  tout  à  la  réserve  de  la  souverai- 
neté et  de  la  droiture  que  le  roi  de  France  a  dans  la 
ville  de  Valenciennes  ;  si  le  dit  prince  leur  ordonne 
de  se  mettre  hors  de  la  garde  du  comte  de  Flandre, 
ils  promettent  de  ne  pas  obéir  à  un  tel  commandement 
et  de  lui  rester  fidèle  à  lui  et  à  ses  successeurs  ;  si  le 
comte  Gui  veut  céder  à  son  fils  aîné  Robert  de  Flandre 
le  droit  qu'il  a  sur  cette  ville  et  ses  appartenances, 
ils  seront  tenus  de  le  reconnaître  comme  leur  seigneur 
et  de  lui  obéir  ;  Robert  de  Flandre  sera  tenu  de  son 
côté  de  les  défendre  et  de  se  conformer  aux  conventions 
conclues  entre  eux  et  son  père,  qui,  si  ledit  Robert 
refuse  d'y  souscrire,  sera  tenu  de  les  défendre  et 
protéger.  —  Paris,  le  12  septembre  1296.  («  Actu/n 
Parisîus,  die  mercurii  post  festum  béate  Marie 
Virginis,  anno  Domini  M^  CC^  nonagesimo  sexto  >). 


Mandement  du  roi  Philippe  le  Hel  à  son  cher  et  féal 
(îuî,  comte  de  Flandro,  Tinformanl  qu'il  lui  envoie  son 
cher  et  féal  Renaut  de  Tria  (de  Trie)  chargé  de  lui 
remettre  la  ville  de  Valenciennes  dont  il  aura  la  garde 
aussi  longtemps  qu'il  le  jugera  convenable,  ave<- 
obligation  de  la  rendre  dans  hî  même  état  oii  elle  se 
trouvait  lorsqu'il  l'a  reçue  du  Roi.  —  Valenciennes, 
le  19  octobre  1296.  (<  Van  de  grasse  mil  deus  cens 
quatre  vins  et  sèze,  lendemain  doujour  saint  Ltcch 
euwangéliste  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert,  fils 
aîné  du  comte  de  Flandre,  avoué  d'Arras,  sire  de 
Bélhune  et  de  Tenremonde,  promet  à  ses  bonnes  gens 
les  prévôt,  jurés,  échevins  et  communauté  de  Valen- 
ciennes, qu'avant  la  St-Martin  d'hiv(»T  il  y  aura  liberté 
de  commerce  entre  cette  ville  et  le  royaume  de  France 
et  qu'ils  seront  en  paix  avec  le  Roi  ;  si  cela  ne  peut 
avoir  lieu  avant  ce  terme,  il  promet  en  son  nom  et 
pour  son  père  crôter  la  main  qu'il  avait  mise  sur  cetti^ 
ville,  de  la  remettre  en  l'état  où  elle  se  trouvai! 
lorsque  le  comte  Gui  s'en  était  emparé  et  de  restituer 
toutes  les  chartes  qu'il  pouvait  avoir  à  ce  sujet  ;  il  les 
tient  quittes  de  toutes  les  conventions  faites  entre  eux, 
déclarant  que  toutes  ces  choses  sont  faites  de  son 
plein  gré  et  de  sa  bonne  volonté.  —  Sans  date  ;  vers 
1296.  Plusieurs  feuillets  de  parchemin,  cousus 
ensemble,  contenant  l'exposé  des  motif»  allégués  par 
devant  le  commissaire  du  Roi,  par  Gui,  comte  de 
Flandro,  tenant  le  parti  des  habitants  de  Valenciennes 
contre  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  et  ceux 
dudit  Jean  d'Avesnes  contre  lesdits  habitants,  par 
lesquels  chacune  desdites  parties  cherche  à  prononcer 
que  l'autre  a  contrevenu  à  la  trêve  conclue  entre  elles 
en  1292,  par  l'entremise  du  duc  de  Brabant  el 
renouvelée  ensuite  par  celle  du  roi  de  France.  — 
Sans  date;  fin  du  XlIP  siècle.  Sept  bandes  de 
parchemin  renfermant  :  1®  la  prière  adressée  au  comtt» 
de  Flandre  par  les  enfants  de  Jakemon  le  Père, 
réclamant  qu'il  leur  soit  rendu  une  maison  sise  à 
St-Python,  terroir  de  Solesmes,  appartenant  à  leur 
père,  et  dont  le  comte  de  Hainaul  s'était  emparé 
pendant  la  guerre  contre  les  habitants  de  Valenciennes; 
2"  semblable  requête  des  mêmes  pour  obtenir  la 
restitution  d'autres  biens  et  effets  qui  appartenaient 
à  leur  père  pendant  qu'il  était  au  service  du  comte. 
Gui;  3^  semblable  demande  de  la  part  de  Marion, 
femme  de  Jean  le  Sauvage  ;  4*»  idem,  par  les  hoirs 
Cholarl  Gouchet  et  sa  femme;  5*  idem,  par  Jean 
Roussiaus,  fils  de  Willaume  Roussiel,  bourgeois  de 


216 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Valeaciennes,  allié  du  comte  de  Flandre  ;  &  idem,  par 
Colin  Faumins,  fils  de  Renier  Faumins,  bourgeois  de 
Valenciennes  ;  7"  idem,  par  les  enfants  de  Jakemon 
le  Père  au  comte  de  Flanrtre  pour  le  même  objet. 

n.  i{{^.  (Carton.;  —  10  pièces  et  3  rouleaux,  parchcniin  ; 
0  Si'eaux  brisés  ou  incomplets. 

1999-1998. —  WaleneleniieN  (vlllede). — Janvier 
1297.  Record  portant  que  Renier  Faumins,  Wautlier 
brochons,  Jean  de  St-Pierre,  Jean  Brochons,  Jean 
dWngre,  Jacques  dou  Castel,  Willaume  Roussiaus, 
Rogiers  Caperons,  Hues  de  Trith,  Jakes  li  P<^res, 
Colars  Gouchés  et  Jacques  li  Sauvages,  tous  bourgeois 
de  Valenciennes,  ont  été  mis  hors  de  la  paix  et  leurs 
corps,  héritages,  meubles  et  caiheux  mis  à  la  volonté 
du  comte  de  Rainant  et  de  ses  hoirs  ;  aucuns  de  leurs 
enfants  ne  pourront  occuper  une  place  en  cette  ville, 
ni  être  du  Conseil  et  ne  pourront  porter  témoignage 
dans  quelque  affaire  que  ce  soit  ;  si  quelques  parents 
ou  amis  de  ces  bourgeois  font  des  démarches  pour 
rétablir  leurs  enfants  dans  leurs  droits  de  citoyens, 
ils  seront  considérés  comme  malfaiteurs  et  si  quelques- 
uns  de  ces  enfants  voulaient  revenir  sur  cette  pros- 
cription, on  les  tiendrait  aussi  comme  malfaiteurs  et 
meurtriers  en  quelque  pays  que  ce  soit  ;  ledit  juge- 
ment rendu  en  la  halle  des  échevins  à  Valenciennes 
du  consentement  dudit  comte  de  Hainaut,  du  prév(^t, 
des  jurés  et  de  toute  la  communauté  de  ladite  ville, 
par  Jean  des  Martys,  prévôt  de  Valenciennes,  Jean  de 
Mortagne,  Pierre  Grebiers  le  Jeune,PierredeHautrège, 
Hellevins  li  Brassères,  Gérart  Desous  Leswès  et 
Jean  Dawan  le  Père,  jurés  de  la  paix  et  échevins  du 
Grand  Bourg  de  Valenciennes.  —  27  février  1297. 
(^  Van  ciel  Incarnation  Nostre  Signeur  Jhèsu 
Crist,  mil  IP  III I"^""  et  XVI,  le  jour  dou  gf*and 
quaresme  (mercredi  des  cendres  »).  Acte  par  lequel 
Jean,  comte  de  Hainaut,  pardonne  pour  lui  et  pour  ses 
hoirs,  aux  habitants  de  la  ville  de  Valenciennes  toutes 
les  .désobéissances  qu*ils  ont  commises  contre  lui; 
il  désire  que  la  paix  règne  entre  eux  et  promet  de  ne 
leur  faire  payer  aucune  amende,  ni  forfaiture  ;  il 
promet  pour  lui  et  pour  ses  hoirs  aux  habitants,  de 
maintenir  à  toujours  mais  les  chartes  qu*ils  ont  reçues 
de  lui  avec  leurs  lois,  coutumes  et  usages,  au  record 
desjuréset  des  échevins  ;  il  s'oblige  pour  lui  et  pour 
ses  hoirs,  à  prendre  sous  sa  garde  tant  dans  la  ville 
qu'au  dehors,  les  corps  et  biens  des  bourgeois  et  des 


habitants.  —  Même  date.  Déclaration  du  même  prince 
par  laquelle  il  excepte  de  la  paix  ci-dessus,  accordée 
aux  bourgeois  et  habitants  de  Valenciennes,  les 
12  l)Ourgeois  ajournés  par  le  Roi  à  la  porte  Cambré- 
sienne,  savoir  :  Jakèmes  le  Père,  Waliers  Brochons, 
Rénier  Faumins,  Willaume  Roussiaus,  Jakèmes  dou 
Castiel,  Jean  Brochons,  Jean  de  St-Pierre,  Jean  Li 
Sauvages,  Rogier  Caperons,  Nicholes  Gouchés,  Hues 
de  Trith  et  Jean  d'Angre,  ainsi  que  les  six  échevins 
qui  étaient  en  fonctions  avec  leurs  pairs  le  jour  où 
Aubert  de  Hangest  et  le  prévôt  de  Paris,  envoyés 
du  Roi,  vinrent  à  ladite  Porte  Cambrésienne,  savoir: 
Englebers  Noghes,  Jean  Carbons,  Watier  li  Leus, 
Jakèmes  Crestiaus,  Jean  li  Preuves  et  Gilles  Roussiaus  ; 
ils  ne  pourront  jamais  être  en  fonctions  dans  les 
emplois  de  la  ville  et  leurs  enfants  ne  pourront  être 
entendus  comme  témoins.  —  Même  date.  Lettres 
des  prévôt,  jurés,  échevins  et  communauté  de  Valen- 
ciennes déclarant  que,  de  leur  consentement,  toutes 
les  difficultés  existantes  entre  eux  et  leur  cher 
seigneur  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  ont  été 
résolues  et  aplanies  ;  que  le  Comte  leur  a  pai*donné 
tous  les  'méfaits  commis  contre  lui  et  fait  remise  de 
toutes  les  amendes  qu'ils  auraient  pu  encourir;  que 
le  Comte  s'est  engagé  à  maintenir  la  charte  qu'il  leur 
avait  donnée  ainsi  que  les  lois,  coutumes  et  usages 
au  record  des  jurés  et  échevins  de  Valenciennes, 
de  leur  être  toujours  bon  et  loyal  seigneur,  de  conserver 
et  prendre  sous  sa  garde  les  corps  et  biens  des 
bourgeois;  et  pour  plus  grande  sûreté  il  a  promis 
toutes  ces  choses  par  serment  solennel  ;  copie  sur  un 
rouleau  de  trois  bandes  do  parchemin,  renfermant 
aussi  d'autres  pièces.  —  Même  date.  Déclaration  des 
prévôt,  jurés,  échevins  et  communauté  de  Valenciennes 
portant  que  de  la  paix  conclue  entre  eux  et  le  comte 
de  Hainaut,  celui-ci  a  excepté  12  bourgeois  et 
6  échevins  dont  les  noms  sont  donnés  dans  les  lettres 
précédentes.  —  28  février  1297.  (<c  Indictùyn  X, 
dernier  février  de  la  3®  année  du  pontificat  du  pape 
Bœiiface  YIII  »).  Acte  notarial  portant  que  Pierre, 
dit  As  Jumiaus,  bailli  de  Hainaut,  s'étant  rendu  au 
Quesnoy,  avait  fait  sortir  des  prisons  de  cette  ville 
Renier  dit  Faumins,  Watier  dit  Brochons,  et  Jean  de 
St-Pierre,  bourgeois  de  Valenciennes,  diocèse  de 
Cambrai,  et  leur  avait  dit  qu'ils  étaient  libres; 
qu'ensuite  ceux-ci  ont  reconnu  avoir  commis  si  grands 
excès  contre  noble  homme,  Jean  d'Avesnes,  leur  comte 
et  seigneur  temporel  en  excitant  la  guerre  contre  lui  ; 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  VAl.ENCIENNKS. 


217 


qu'ils  avaient  mérité  pour  ce  fait  que  tous  leurs  biens 
ftissent  confisqués  et  qu'ils  ont  supplié  le  Comte  de 
leur  faire  miséricorde  ;  cet  acte  a  été  passé  au  château 
du  Quesnoy  en  présence  de  Jérôme  de  Masnui, 
religieux  de  Tabbaye  de  Bonne-Espérance,  ordre  de 
Prémontré,  de  Jean  de  Rino,  curé  de  Fransrues 
(Frasnois)  près  du  Quesnoy,  de  Jean  de  Pont,  de  Pierre 
et  de  Nicolas  dits  les  JumiauSy  clercs,  de  Baudouin 
de  Boussus,  écuyer,  et  de  maître  Wautier  de  Prisches, 
notaire  ;  original  en  parchemin  signé  du  monogramme 
de  Jacques,  dit  Roussiaus,  clerc,  notaire  public.  — 
Ârras,  le  12  juin  1297,  (^  A  Arras,  le  me^vredi  après 
la  Trinilé^  l'an  de  grâce  mil  deuz  cenz  quatrevins 
dis  et  sept  >).  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  roi  de 
France,  annule  toutes  les  lettres  données  par  les 
bourgeois  et  communauté  de  Valenciennes  concernant 
son  ami  et  féal  Jean  d^Âvesnes,  comte  de  Hainaut, 
à  son  préjudice.  Double  original  de  ces  lettres. 
Vidimus  sous  le  scel  de  Pierre  H  Jumiatis,  garde 
de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du  mardi  avant  la 
St-Aodré  apôtre  (27  novembre  1302).  Trois  originaux 
sur  parchemin  scellés  du  scel  de  la  prévôté  de  Paris. 
—  Même  date.  Lettres  du  môme  prince  par  lesquelles 
il  quitte  son  ami  et  féal  Jean  d*Avesnes,  comte  de 
Hainaut,  de  tout  oe  qu*il  pouvait  lui  devoir  à  Toccasion 
des  différends  qu*ils  avaient  ensemble  ;  déclare  nulles 
toutes  les  lettres  que  le  comte  lui  avaient  données 
à  ce  sujet,  à  Texception  de  celles  relatives  à  Thommage- 
lige  de  TOstrevant  qui  resteront  dans  leurs  pleines 
force  et  vigueur.  —  Même  date.  Lettres  du  même 
prince  déclarant  que  son  intention  n*est  pas  que 
rhommage  que  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut, 
lui  doit  pour  la  terre  d'Ostrevant  s'étende  plus  loin 
que  sur  les  terres  tenues  du  Royaume  et  non  sur 
celles  tenues  de  l'Empire  ;  pour  déterminer  la 
mouvance  exacte  de  ces  terres,  il  consent  à  ce 
quatre  personnes  soient  nommées,  savoir:  deux  de 
sa  part  et  deux  de  la  part  du  Comte.  —  Même  date. 
Promesse  faite  par  Raoul  de  Clermont,  connétable 
de  France  et  sire  de  Nesles,  Ji^cqucs  de  Châtillon,  sire 
de  Leuze  et  de  Condé,  et  Simon  de  Melun,  maréchaux 
de  France,  du  consentement  du  roi  Philippe  le  Bel, 
que  s'il  survient  quelques  difficultés  pendant  l'enquête 
qui  doit  être  faite  par  quatre  prudhomraes  sur  la 
mouvance  des  terres  de  l'Ostrevant,  ils  la  feront  cesser. 
—  Mêmes  lettres  sous  le  vidimus  de  Pierre  de  Belagent, 
garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du  jeudi 
9  janvier  1337.  —  Sans  date  ;  vers  i298.  Trois  bandes 


de  parchemin  cousues  ensemble  contenant  les  plaintes 
et  représentations  adressées  par  les  échevins  de  la 
ville  de  Valenciennes  au  comte  de  Hainaut,  leur 
seigneur,  au  sujet  de  leurs  privilèges.  —  Sans  date. 
Mémoire  contenant  les  plaintes  formulées  par  Pierre 
Fanette  contre  les  échevins  de  Valenciennes  durant 
le  temps  qu'Alars  de  Gardins  était  prévôt  de  cette  ville 
et  Jean  de  le  Sauch  massard,  sur  ce  qu'ils  Favaient 
fait  mettre  injustement  en  prison,  et  aussi  contre 
Jakèmes  Gouche  qui,  par  ses  menaces,  l'avait  obligé 
à  sortir  de  la  ville.  —  Sans  date.  Remontrances  des 
habitants  de  Valenciennes  au  sujet  des  droits  prétendus 
par  le  comte  de  Hainaut  sur  cette  ville.  —  Sans  date  ; 
fin  du  XHP  siècle.  Chasserel  des  rentes  dues  à  la  ville 
de  Valenciennes.  —  Sans  date;  tin  du  X1I1«  siècle. 
Pièce  relative  au  difllérend  entre  Florent  V,  comte  de 
Hollande,  et  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  au 
sujet  de  la  terre  de  Valenciennes. 

H.  il97.  (Carton.)  — 0  pièces,  parchennn  ;  1  pièce,  papier. 

tS«9-tSt«.   —    %'aleneleiine«   (irllle  de).   — 

Valenciennes,  le  4  mai  1302.  Lettres  par  lesquelles 
Jean,  comte  de  Hainaut  et  de  Hollande,  déclare  que 
pour  terminer  toutes  les  difficultés  existant  entre  ses 
bonnes  gens  de  la  ville  de  Valenciennes,  les  prévôt, 
jurés  et  échevins  et  les  titulaires  des  offices,  d'une  part, 
et  la  communauté  de  ladite  ville  d'autre  part,  il  veut 
et  ordonne  que  ceux  qui  ont  eu  le  gouvernement  de 
ladite  ville  et  enont perçu  les  revenus,  rendent  compte 
de  leur  administration  et  gestion  par  devant  le  conseil 
de  la  communauté  do  celte  ville.  Chaque  année  on 
imposera  une  taille  proportionnée  aux  biens  de  chaque 
habitant,  qui  servira  à  acquitter  les  dettes  et  dépenses 
de  la  ville.  Toutes  les  accises,  maitôtes  et  coutumes^ 
seront  supprimées  et  on  ne  pourra  les  rétablir  que  du 
consentement  du  Comte  et  de  la  commune.  La  draperie 
do  cette  ville  sera  bien  et  loyalement  maintenue  dans 
ses  privilèges  et  personne  ne  pourra  faire  partie  des 
treize  hommes  (conseil  de  la  corporation)  ni  être 
estoard,  s'il  n'est  compétent.  Ceux  qui  recevront 
robes  ou  draps  du  Comte,  c'est-à-dire  qui  seront  de  sa 
maison,  ne  pourront  être  titulaires  d'aucun  office 
dans  la  ville.  Personne  ne  pourra  ôtre  maire  de  la 
ville  sans  être  responsable  et  corporellement  et  sur 
ses  biens  en  cas  de  méfait  de  sa  part;  il  ne  pourra 
recevoir  d'autres  cens  du  Comte  que  l'émolument  de 
la  mairie.  Toutes  personnes  et  tous  marchands  pour- 


NoRD«  —  SÉRIE  B.  —  Tome  1.  (2*  Partie). 


28 


218 


ARCHIVES  DU  NORD. 


roût  trafiquer  de  leurs  marchandises  cl  tirer  parti  de 
leur  argent  pourvu  que  cela  soit  sans  porter  préjudice 
au  Comte.  I^s  hriefs  (statuts)  de  la  draperie  seront 
examinés  par  vingt  hommes  de  la  communauté,  pour 
être  modifiés  s  il  y  a  lieu,  sauf  toutefois  les  droits  du 
Comte,  Aucun  usurier  réputé  tel  ne  pourra  remplir 
les  offices  de  la  ville.  Le  scel  de  la  ville  de  Valen- 
ciennes   sera  soigneuseihent   gardé,  et   deux   cents 
hommes  veilleront  avec  les  échevins  à  ce  qu'on  ne 
puisse  lever  des  rentes  à  vie  à  la  charge  de  la  ville 
sans  ravis  favorable  de  la  moitié  au  moins  desdits 
hommes;  ledit  scel   sera   renfôrmé  danâ  un  cofire 
fermant  avec  huit  serrures  et  dans  ce  coflre  s'en 
trouvera  un  plus  petit  oii  sera  le  scel  et  dont  le  prévôt 
de  la  ville  aura  la  clé  ;  quand  on  aura  besoin  du  scel, 
les  huit  personnes  qui  auront  les  clés  du  grand  coffre 
l'ouvriront,  prendront  le  petit  cofifre  et  le  porteront 
aux  cent  personnes  du  Conseil.  Les  échevins  seront 
renouvelés  tous  les  ans  à  la  mi-mai  par  le  Comte  ou 
ses  délégués  ;  ceux  qui  l'auront  été  une  année  ne 
pourront  l'être  de  nouveau  que  trois  années  après  et 
le  Comte  se  réserve  le  pouvoir  de  les  révoquer  et 
changer  dans  l'année  ainsi  qu'il  le  jugera  à  propos.  Si 
la  commune  se  plaint  de  la  mauvaise  administration 
des  échevins,  le  Comte  promet  d'y  apporter  remède 
convenable  afin  de  faire  vivre  en  paix  les  pauvres  et 
les  riches  selon  leur  état.  —  Mars  1308.  («  MU  trois 
cens  et  set^).  Lettres  des  échevins  et  communauté 
de  Valenciennes,  par  lesquelles  ils  s'engagent  à  payer 
à  Marguerite  de  Quaregnon,  fille  de  feu  Jean  Bochier, 
un  muid  de  blé  tous  les  ans,  sa  vie  durant,  à  recevoir 
en  leur  maison  de  St-Ladre,  dans  ladite  ville,  moyen- 
nant une  certaine  somme  non  spécifiée  qu'ils  recon- 
naissent avoir  reçu  de  ladite  Marguerite. —  7  juin  1306. 
(  «  Le  devenres  après  le  Jour  de  Penthecottste  »  ). 
Lettres  par  lesquelles  les  prévôt,  jurés,  échevins  et 
communauté  de  la  ville  de  Valenciennes  déclarent  que 
leur  ville  étant  chargée  de  dettes  si  considérables 
qu'on  ne  peut  les  payer  sans  lever  des  accises,  ils  ont 
supplié  le  comte  de  Hainaut,  leur  prince  et  seigneur, 
sans  la  permission  de  qui  ils  ne  peuvent  en  établir,  d'y 
donner  son  consentement  et  de  leur  accorder  le  droit 
de  lever  des  accises  sur  toutes  les  marchandises  dans 
cette  ville  et  dans  la  banlieue  pendant  six  ans  à  partir 
de  la   procliaine  fôte  de   St-Jean-Baptiste,   excepté 
toutefois  sur  celles  qui  se  trouveront  dans  l'hôtel  de 
la  Comtesse,  sa  mère,  dans  l'hôtel  du  Comte  et  dans 
ceux  de  ses  sœurs,  de  Jean,  son  frère,  et  de  Madame 


de  Fontenelles  tant  qu'elle  en  sera  abbesse,  lesquelles 
marchandises  seront  boutées  du  boulette  (marquées 
avec  une  boule  de  plomb)  dont  la  matrice  sera  gardée 
par  les  gens  que  le  Comte  et  la  Ville  nommeront  ;  le 
Comte  et  ses  hoirs  jouiront  du  quart  de  ces  accises  et 
|a  ville  du  reste;  si  ces  accises  ne  sont  pas  levées 
pendant  ce  délai  de  six  ans.  lesdits  prévôt  et  échevins 
n'en  payeront  pas  moins  sa  part  au  Comte  ou  à  ses 
hoirs.  —  Marly,  près  de  Valenciennes,  le  22 juin  1309. 
(^  Le  dienienche  prochain  devant  le  jour  saint  Jehan- 
Baptiste  »).  Chirographe  par  lequel  Jacques  Gaucher 
et  Héluin  Le  Brasseur  déclarent  et  certifient  à  la 
semonce  et  conjuration  de  Pierre  Confin  le  maîeur, 
qu'un  jour  de  Pasques,  étant  tous  deux  échevins. 
Renier  Faumins  a  donné  pour  Dieu  et  en  aumône  à 
feu  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  et  à  dame 
Philippe,  sa  femme,  tous  les  héritages  meubles, 
cateuXj  rentes  à  vie  et  héritières  qui  lui  appartenaient 
dans  la  ville  de  Valenciennes  et  ailleurs;  Jean 
d'Audignies  et  Henri  Blondiaus,  échevins,  ont  déclaré 
avoir  été  présents  comme  témoins  et  comme  échevins 
à  cet  acte  avec  Amauri  de  la  Vingne,  prévôt,  Jakemon 
li  Aufins,  Jean  de  Pons,  Jean  Yngle,  Jean  de  le  Kièse, 
Jakemon,  Warisons  et  Pierre  Gombiaus,  leurs  pairs 
dans  l'échevinage.  —  22  juin  1309.  («Z/e  diemenche 
avant  la  Saint-Jehan-Baptistei^).  Déclaration  des 
prévôt,  jurés  et  échevins  de  Valenciennes  que  Renier 
Faumins,  jadis  bourgeois  de  cette  ville,  a  donné  de  sa 
bonne  volonté  à  feu  Jean  d'Avesnes  et  à  Philippe,  sa 
femme,  comte  et  comtesse  de  Hainaut,  la  rente  viagère 
qu'il  avait  créé  sur  cette  ville  au  profit  de  ses  en&nts 
ainsi  que  tous  ses  meubles,  cateux  et  héritages, 
partout  où  ils  se  trouveraient,  conformément  aux 
lettres  ci-dessus.  —  Valenciennes,  le  18  septembre 
1310.  (^  Le  veny^edy  prochain  après  Vexaltaeiou 
Sainte  Crois  ou  mois  de  septembre  »).  Chirographe 
contenant  un  record  daté  du  mois  de  janvier  1297 
certifiant  que  Jean  des  Marlys,  JeandeMortagne,  Pierre 
Grebers  le  jeune,  Pierre  du  Hautreges  et  Hellevins  H 
Brasseres  ont  fait  serment,  à  la  semonce  de  Guillaume , 
comte  de  Hainaut,  qu'ils  se  sont  trouvés  comme  jurés 
de  la  paix  et  comme  échevins  du  grand  bourg  de 
Valenciennes  au  record  qui  s'y  est  tenu,  en  janvier 
1297,  y  inséré  en  entier,  où  il  est  déclaré  que  si  Gérard 
Dessous  les  WeiSj  et  Jean  Dawan  li  pères ^  alors  jurés 
et  échevins  vivaient  encore,  ils  porteraient  le  même 
témoignage  ;  Gilles Hondemans  et  Landry  deQuaroubie, 
au  nom  des  jurés  de  la  paix  et  des  échevins  de  la  ville 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  VALENCIENNP:S. 


219 


appelèrent  de  cette  décision.  —  Copie  du  temps  sur 
papier  de  cette  pièce  sur  le  dos  de  laquelle  sont 
transcrites  les  lettres  des  prévôt,  jurés  et  communauté 
de  Valenciennes  datées  du  jour  du  grand  quarême 
(mercredi  des  cendres)  1297,  analysées  plus  haut.  — 
18  septembre  1310.  Acte  passé  par-devant  Jacques  de 
Tournai,  clerc,  tabellion  public,  qui  déclare  qu'en  sa 
présence  sont  comparus  Guillaume,  comte  de  Hainaut, 
les  seigneurs  Arnoul  d*Enghien,  seigneur  de  Préseau, 
Gilles  de  Roisin,  Evrard  de  Floursies  et  Thierri  dou 
Casteler,  bailli  du  Hainaut,  chevaliers,  Jean  Biernier, 
prévôt  du  Comte  à  Valenciennes,  et  Morel  de  Lessines, 
écuyers,  hommes  de  flef  dudit  Comte,  d*une  part,  les 
anciens  recteurs  du  grand  bourg  de  Valenciennes  du 
temps  de  la  guerre  entre  feu  Jean,  comte  de  Hainaut, 
père  du  comte  Guillaume,  et  les  bourgeois  et  commu- 
nauté de  cette  ville,  d*autre  part,  savoir  les  seigneurs 
J«an  des  Marlys,  alors  prévôt  et  à  présent  chevalier, 
Jean  de  Mortagne,  Pierre  Grebiert  et  Pierre  de 
Havtraige,  échevins  et  jurés  des  caiheux  de  cette 
ville,  alors  en  foncti<ms  ;  Gilles  de  Houdemans,  Landry 
de  Quarouble,  échevins  nouveaux  et  actuels  avec 
Amaury  de  la  Vigne,  jure  des  catheux,  Jean  de 
Maubeuge  et  Jean  de  Bavay,  clercs,  témoins,  d*autre 
part  ;  Thierri  dou  Casteler  a  conjuré  au  nom  du  Comte 
les  anciens  recteurs  de  ladite  ville  de  déclarer  sous 
serment  quel  avait  été  le  jugement  rendu  pour  mettre 
fin  à  la  guerre  ci-dessus  mentionnée  et  rétablir  la  paix 
entre  les  parties  ;  alors  lesdits  recteurs  ont  répondu 
qu'une  paix  ferme  et  stable  fut  publiée  non  seulement 
une  fois,  mais  à  plusieurs  reprises,  à  la  halle  de  Valen- 
ciennes appelée  la  Breteske  et  qu'il  fut  jugé  par 
sentence  définitive  que  douze  bourgeois  de  celte  ville 
dont  le9  noms  sont  donnés  et  ont  été  cités  plus  haut, 
prisonniers  au  Quesnoy,  étaient  exceptés  de  la  paix 
et  restaient  sous  la  volonté  du  Comte  pour  être  punis 
corporellement  et  pécuniairement  ;  les  enfants  desdits 
bourgeois  furent  déclarés  incapables  à  toujours  de 
gérer  aucun  office  public  dans  cette  ville  et  de 
pouvoir  être  admis  en  témoignage  comme  infâmes  ;  il 
fui  même  prononcé  que  si  quelqu'un,  homme  ou 
femme ,  voulait  aller  à  rencontra  de  l'exécution  de 
cette  aentence,  il  serait  mis  à  mort  sommairement 
comme  meurtrier  ou  meurtrière  partout  où  il  serait 
arrêté  ;  si  on  ne  pouvait  le  prendre  il  serait  banni  de 
Valenciennes  et  de  tout  le  comté  de  Hainaut  comme 
coupable  des  mêmes  crimes  que  les  douze  bourgeois  ; 
le  comte  de    Hainaut  ayant   requis   les   nouveaux 


échevins  Gilles  de  Houdemans,  Landry  de  Quarouble 
et  Amaury  de  la  Vigne  ainsi  que  les  autres  personnes 
nommées  ci-dessus  de  confirmer  ce  qui  venait  d'être 
déclaré,  ils  l'ont  fait  volontiers  en  présence  dudit 
tabellion. 

* 

B.  1106.  (Carton.) —  12  pièces,  {»archemin;  3  sceaux. 

tSt9-iStft.  —  ValenelenuM  (vlUe  de).— 1*' mai 
1312.  (Le  nuit  de  may).  Lettres  par  lesquelles 
Guillaume,comte  de  Hainaut,  déclare  que  les  habitants 
de  Valenciennes  ayant  fait  plusieurs  statuts  et  ordon- 
nances touchant  la  draperie  et  au  sujet  des  jurés  et 
échevins  de  cette  ville,  qu'ils  ont  annulés  eux-mêmes 
parce  qu'ils  avaient  été  faits  au  préjudice  de  la 
seigneurie  et  des  droits  du  Comte,  il  ordonne  ce  qui 
suit  à  la  requête  des  prévôt,  jurés  et  conseil  de  ladite 
ville  :  1^  Tous  les  marchands  qui  voudront  acheter  des 
draps  à  Valenciennes  pourront  mener  avec  eux  tels 
couletiers  (courtiers)  qu'ils  jugeront  à  propos  pour  les 
aider  pourvu  que  lesdits  marchands  ne  soient  pas  de 
la  ville;  2^  les  prévôts  de  la  halle,  maïeur  et 
treize  hommes  nommeront  chacun  cinq  courtiers,  fils 
de  bourgeois,  nés  dans  cette  ville,  pour  venir  en  aide 
aux  marchands,  dans  leurs  achats  de  draps,  dans  le  cas 
où  ils  n'auraient  pas  avec  eux  déjà  d'autres  courtiers  ; 
ces  courtiers  iront  à  la  bourse  ;  personne  ne  pourra 
remplir  cette  fonction  s'il  demeure  dans  une  hôtellerie 
où  logeront  des  marchands  ;  ils  recevront  du  drapier 
(marchand  de  drap)  12  deniers  par  pièce  de  drap  et 
ils  payeront  les  droits  dus  à  la  ville  ;  si  un  courtier 
exigeait  davantage  ou  si  un  marchand  donnait  plus,  ils 
payeraient  chacun  une  amende  de  65  sols  à  la  paix^ 
et  de  100  sols  à  la  forteresse  et  perdraient  le  droit 
d'être  courtiers  pendant  une  année  ;  3°  chacun  des 
treize  hommes  ne  pourra  mettre  dans  la  clergte  que 
deux  clercs  ayant  moins  de  vingt  ans  et  qui  ne 
pourront  rien  demander  au  drapier  que  ce  que  le 
marchand  acheteur  voudra  bien  leur  donner  ;  4"  si 
quelques  drapiers  commettent  des  délits  dans  leur 
draperie  de  quelque  nature  qu'ils  soient,  si  ce  n'est 
celui  de  fausse  houle  (fausse  marque),  ils  payeront 
95  sols  à  la  paix  avec  le  drap  et  le  filet  confisqués  et 
20  à  la  forteresse  et  ils  perdront  leur  frairie  (droits 
dans  la  confrérie)  ;  les  prévôts  de  la  halle  et  les 
treize  hommes  iront  souvent  à  la  draperie  (halle  aux 
draps),  veilleront  à  ce  que  les  règlements  soient  bien 
j    observés  et  à  ce  que  le  Comte  y  perçoive  les  amendes 


220 


ARCHIVES  DU  NORD. 


<lues  d'après  les  anciens  briefs  de  la  ville  ;  s'il  s'y 
commet  quelque  crime,  les  jurés  en  auront  la  connais- 
sance ;  5*  le  lendemain  du  jour  où  les  échevins  auront 
été  choisis,  ils  iront  dans  la  halle  d'où  ils  ne  sortiront 
qu'après  avoir  nommé  tous  les  officiers  nécessaires, 
savoir  :  massards,  treize  hommes,  censeurs,  maîtres  de 
St-Ladre  ot  de  l'Hôtellerie  :  les  treize  hommes  seront 
prudhommes,  loyaux  et  compétents  en  matière  de 
draperie  ;  &  quand  les  treize  hommes  auront  été 
établis,  ils  ne  pourront  boire  pendant  toute  Tannée 
(le  leur  exercice  plus  de  deux  ensemble  dans  la 
banlieue  de  Valencicnnes,  si  ce  n'est  à  corps  (dans  les 
funérailles,  dans  les  noces  et  les  services)  ;  T  le 
Comte  ordonne  que  les  officiers  de  la  ville  examinent 
l'état  de  leurs  dettes  et  les  moyens  de  les  acquitter, 
qu'ils  établissent  à  cet  effet  une  taille  raisonnable  à 
tant  du  c«at,  que  cette  taille  soit  répartie  avant  la 
St-Jean-Baptiste  1312,  que  le  conseil  de  ville  lui  en 
rende  compte  à  lui  ou  à  son  lieutenant  ;  8^  il  veut  que 
cette  ordonnance  soit  lue  à  la  bretesque  dans  les 
trois  jours  qu'elle  aura  été  reçue  par  la  ville  et  il  l'a 
fait  sceller  de  son  scel.  —  Valencicnnes,  le  8  mai  1312, 
(<f^Le  lundi  après  le  Ascetision  »).  Lettres  par 
lesquelles  les  prévôt,  jurés,  échevins  et  communauté 
de  la  ville  de  Valenciennes  déclarent  avoir  reçu  les 
lettres  du  Comte  du  1*^  mai  1312  concernant  la  draperie 
de  cette  ville  et  promettent  de  s'y  conformer  jusqu'à  la 
volonté  et  plaisir  dudit  comte  ;  sur  le  dos  de  ces  lettres 
est  transcrite  une  clause  par  laquelle  le ^Comte  déclare 
qu'il  veut  que  les  marchands  puissent  acheter  sans  cour- 
tiers toutes  les  fois  qu'il  leur  plaira.  —  8  février  1313. 
(Mil  CGC  et  XII y  le  jeudi  apriès  le  Candeler  »). 
(]linq  constitutions  de  rentes  faites  à  des  particuliers 
par  l'Hôtellerie  de  la  ville  de  Valenciennes  située  au 
château  de  St-Jean.  —  20  février  1313.  (<t^  Mil  CCC  et 
XII  le  prochain  mardi  devant  le  jour  Si-Pierre 
en  février  p).  Constitution  de  rente  faite  par  la  même 
maison  au  profit  d'Agnès  le  Vinière  du  Quesnoy.  — 
25  janvier  1314.  (^Van  "mil  CCCXIII,.au  venredi 
prochain  devant  le  jour  de  le  Candeler  p).  Consti- 
tution de  rente  par  la  même  maison  au  profit  de  Hue 
de  Douchy.  —  8  septembre  1314.  (<^Le  jour  Nostre- 
Dame  en  septembre  »).  Octroi  accordé  par  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  Hollande,  Zélande  et  sire  de  Frise, 
pour  percevoir  des  accises  pendant  six  ans  sur  les 
marchandises  qui  se  débiteront  dans  cette  ville, 
excepté  sur  celles  destinées  à  l'hôtel  du  Comte,  à  ceux 
de  ses  sœurs,  de  son  frère  et  de  l'abbesse  de  Fonte- 


nelles,  sa  sœur,  tant  qu'elle  en  sera  abbesse,  desquelles 
accises  le  Comte  se  réserve  la  moitié.  —  Juin  1315. 
Prisées  de  16  tonneaux  de  vin  que  Renaus  Biaupars 
fit  saisir  chez  Etienne  Brochon,  Jacquemon  de  Dours, 
Jacquemon  Maheu  et  Jean,  son  frère,  bourgeois  de 
Valenciennes,  pour  être  payé  des  sommes  qui  lui  sont 
dues  par  la  ville  de  Valenciennes.  —  Valenciennes, 
le  22  novembre  1315.  («  Le  samedi  après  les  octaves 
saint  Martin  »).  Lettres  de  Béatrix,  comtesse  de 
Luxembourg,  par  lesquelles  elle  promet  de  ne  jouir 
de  la  rente  de  26  livres,  3  sols,  4  deniers  blancs  s«r  le 
vinage  de  Feau  à  Valenciennes,  que  darant  le  temps 
que  le  comte  de  Hainaut  jouira  des  53  wiielées, 
52  verges  de  pré  encloses  dans  son  vivier  d'Ernouville 
près  Valenciennes  entre  la  chaussée  de  Valenciennes 
et  celle  de  Condé.  —  Même  date.  Lettres  de  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  assignant  à  sa  chère  cousine  la 
comtesse  de  Luxembourg,  les  dits  26  livres,  3  sols, 
4  deniers  blancs  de  rente  à  prendre  sur  le  vinage  à 
l'eau  de  Valenciennes. 

B.  IIW.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin  ;  1  pièce  et3  rouleaui, 

papier,  8  sceaux  incomplets. 

tS9t-tS«S.—  WaleneleiinM(irllle  de).  —  Paris, 

en  parlement,  le  19  février  1321.  («Af*  CCC**  XX*»). 
Mandement  de  Philippe,  roi  de  France  (Philippe  le 
Ix)ng),  au  bailli  de  St-Quentin  ou  à  son  lieutenant 
d'avoir  à  mettre  à  exécution  un  arrêt  du  Parlement  en 
faveur  de  Jean  Waillet  contre  Pierre  et  Jacques  de 
Ares  Ici,  bourgeois  de  Valenciennes;  sous  le  vidimus 
de  Gilles  Haquin,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  daté  du 
lundi  après  la  St-Pierre  en  février  (23  février)  1321.  — 
29  septembrel321  .(«/i^^ow/'  saint-Mikieus  »).Réponse 
faite  par  Guillaume,  comte  de  Hainaut,au  mandement 
ci-dessus,  contenant  qu'il  était  surpris  de  ce  mande- 
ment attendu  que  les  dits  Ârestel  étaient  de  Valen- 
ciennes qui  était  de  l'Empire  et  que  cette  ville  avait 
ses'lois  particulières  d'après  lesquelles  on  devait  juger 
ses  habitants.  —  5  juillet  1327.  (  «  Le  prochain 
diemence  apriès  le  jour  Saint  Piere  et  Saint  Paul, 
apostles  »).  Lettres  de  Guillaume,  comte  de  Hainaut, 
qui,en  reconnaissance  d'une  somme  de  8.000  florinsque 
lui  a  prêtée  la  ville  de  Valenciennes,  accordait  à  cette 
ville  tous  les  droits  et  émoluments  de  la  monnaie  qui 
y  est  établie  jusqu'au  remboursement  de  ladite  somme. 
—  16  mai  1330.  Vente  d'une  maison  à  Valenciennes, 
par  Jean,  Guillaume,  Maroie  et  Jakëme,  enfants  de 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  VALENGIENNES. 


22i 


•lean  le  Marinnier  et  de  Marguerite,  sa  femme,  à 
(^olart  Estrelin.  —  17  décembre  1330.  (  «  Le  lundi 
prochain  après  le  jour  sahit  Nihaise  »).  Lettres  des 
prévôt,  jurés,  écheviDS  et  communauté  de  la  ville  de 
Valenciennes  attestant  que  le  comte  de  Hainaut  leur  a 
accordé,  pour  le  payement  de  leurs  dettes,  la  conti- 
nuation do  Toctroisur  les  marchandises  vendues  dans 
cette  ville  pendant  onze  ans,  avec  les  exceptions 
stipulées  dans  les  lettres  précédentes.  —  Valenciennes, 
le  2  janvier  1338.  («  Mil  CCC  trente  et  sept  ;►).  Lot  1res 
de  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  par  lesquelles  pour 
remédier  aux  abus  qu'il  y  avait  dans  le  gouvernement 
de  la  ville  de  Valenciennes,  il  ordonne  que  les  biens 
de  Jean  Bernier,  le  grand-père,  seront  confisqués  à 
son  profit,  ceux  de  Jean  Bernier,  le  père,  confisqués 
profit  de  la  villç,  et  que  Jean  Bernier,  le  petit-fiis, 
filleul  de  la  comtesse  de  Hainaut,  sa  femme,  sera 
seulement  exclu  lui  et  ses  parents  au  3^  degré  des 
offices  de  la  ville,  que  Jean  de  Quarouble,  Jean  de  le 
Sauch  et  Jacquême  Gouches,  seront  bannis  et  mis  à 
Tamende  ainsi  que  d'autres  bourgeois  ;  cette  décision 
est  approuvée  parles  échevins.  —  6  mars  1:338.  («  Mil 
trois  cens  trente  et  sept  »).  Lettres  des  prévôt,  jurés, 
(5chevins,  conseil  et  communauté  de  la  ville  de  Valen- 
(^iennes,  par  lesquelles  ils  reconnaissent  avoir  reçu  les 
lettres  de  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  y  insérées, 
données  le  5  mars  précédent,  leur  permettant  de  lever 
une  taille  de  9.000  livres  sur  les  bourgeois  de  la  ville 
et  de  vendre  ou  faire  vendre  le  vin  pendant  trois  ans, 
de  manière  que  nuls  taverniers  ni  autres  habitants  de 
la  ville  ou  de  la  banlieue,  ne  puissent  vendre  vin  en 
icelle  pendant  ledit  terme,  à  la  réserve  de  20  tonneaux 
destinés  à  messire  Jacques  de  Maubeuge  à  Thôtel  de 
Hollande,  à  la  monnaie  de  Valenciennes,  au  prévôt 
de  la  ville  et  aux  privilégiés  ;  le  Comte  aura  le  quart  de 
VoMis^m  lui  revenait  lorsque  les  taverniers  vendaient 
le  vin  ;  le  surplus  du  profit  sera  employé  à  acquitter 
les  dettes  de  ladite  ville  ;  le  Comte  joint  et  unit  à 
l'échevinage  du  Grand-Bourg,  les  justices,  mairies  et 
échevinages  tant  du  Neuf-Bourg  comme  des  autres 
quartiers  de  la  ville  et  banlieue  de  Valenciennes  pour 
tout  le  temps  qu'il  lui  plaira  seulement.  — 27  novembre 
1338.  («  IjC  venredy  après  le  Sainte-KatheHne  »). 
Lettres  de  (îodefroy,  abbé  de  Vicogne,  Simon,  bâtard 
de  Hainaut,  seigneur  de  Brielle,  Jacquemon  de 
Maubeuge,  chanoine  de  Cambrai,  et  Sausse  Daisne, 
hommes  de  fief  du  comte  de  Hainaut,  certifiant  avoir 
été  présents  à  la  reconnaissance  faite  par  .Jean  Polo, 


prévôt,  Jean  le  Vilains,  Watiers  Blankars,  Jean  li 
Cochons  et  Colard  de  Mortaigne,  échevins  de  Valen- 
ciennes, que  la  remise  que  le  Comte  leur  avait  faite  des 
biens  de  Colard  Naicure,  bourgeois  de  Valenciennes, 
homicide,  ne  porterait  aucun  préjudice  audit  Comte. — 
1338-1354.  Mémoire  présenté  à  Marguerite,  comtesse 
de  Hainaut,  pour  l'audition  des  comptes  de  la  ville  de 
Valenciennes  depuis  1338jusqu'en  1354.  — 1338-1363. 
Deux  états  des  sommes  que  la  ville  de  Valenciennes 
prétendait  avoir  à  la  charge  do  comte  de  Hainaut.  — 
1338.  Deux  mémoires  concernant  les  objets  mobiliers 
que  possédait  Jean  Bernier,  banni  de  Valenciennes,  et 
qui  furent  trouvés  en  ses  maisons  de  Valenciennes  et 
de  Maing. 

H.  1200.  (Carton.)  —  11  pièces,  parcliemin  ;  5  sceaux 

écrasés  ou  incomplets. 

iSS»-tSftS.  —  Talcnelenncii  (ville  de).  — 
23  juillet  1339.  («  Lendemain  de  lefiestede  le  Magde- 
lainne  »).  Lettres  de  Guillaume  II,  comte  de  Hainaut, 
par  lesquelles  il  ordonne  que  la  portion  qui  lui  revenait 
dans  les  assis  de  Valenciennes  et  la  rente  de  500  livres 
blancs  que  ladite  ville  lui  devait  et  qu'il  avait  à  son 
tour  donné  en  assennes  à  ladite  ville,  à  l'exception  de 
30  livres  par  mois  qu'il  avait  retenues  pour  achever  le 
tombeau  du  défunt  comte  de  Hainaut  (1)  et  la  chapelle 
de  la  Salle  à  Valenciennes,  seront  perçues  tous  les  ans 
par  le  massard  de  la  ville  et  par  celui  que  le  Comte 
commettra  à  cet  effet.  —  Château  d'Escaudœuvres,  le 
3  juin  1340.  Mandement  du  duc  de  Normandie,  comte 
d'Anjou  et  du  Maine,  fils  aîné  du  roi  de  France  et  son 
lieutenant  dans  ses  guerres  (Jean,  fils  de  Philippe  de 
Valois,  plus  tard  Jean  le  Bon),  aux  prévôt,  jurés, 
échevins  et  communauté  de  Valenciennes,  leur  faisant 
défense  d'assister  le  comte  de  Hainaut,  ni  son  oncle  le 
seigneur  de  Beaumont  qui  s'étaient  joints  aux  Anglais 
pour  attaquer  le  royaume  de  France.  —  Douai,  le 
2  mai  1340.  Lettres  de  Raoul,  connétable  de  France, 
comte  d'Eu,  lieutenant  du  Roi  sur  les  frontières  de 
Flandre  et  de  Hainaut,  par  lesquelles  il  mande  aux 
habitants  de  Valenciennes  qu'ils  n'aient  pas  à  soutenir 
les  Anglais,  ni  leurs  alliés  contre  le  roi  de  France,  çt 
ce,  en  exécution  de  la  promesse  contenues  dans  leurs 


(1)  Le  comte  de  Hainaut,  OiiiUaume  1*'  dit  le  Bon,  fut  en  effvi 
inhume  dans  rêglise  den  Franciscains  à  Val<-n<'ienneH,  à  côté  do 
son  p(Vre  lo  comte  Jean  le  Bon. 


222 


ARCHIVES  DU  NORD. 


lettres  de  1292,  le  jeudi  après  la  fête  St-Pierre  (7  août), 
insérées  ea  celles-ci,  en  vertu  de  laquelle  ils  s*étaient 
engagés  à  ne  rien  faire,  eux  et  leurs  successeurs,  contre 
les  rois  de  France,  en  reconnaissance  de  ce  que  le  roi 
Philippe  le  Bel  les  avait  pris  en  sa  garde  et  sous  sa 
seigneurie.  —  2  avril  1341.  («  Ai)ant  les  grandes 
Pâques  mil  dem  cem  et  quarante  »).  Lettres  par 
lesquelles  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  assigne  aux 
prévôt,  jurés,  échevins  et  communauté  de  la  ville  de 
Valenciennes,  sur  les  revenus  de  la  terre  de  Raismes 
près  de  ladite  ville,  le  remboursement  de  4.850  florins 
de  Florence  et  de  1.520  florins  royaux  que  ladite  ville 
lui  avait  prêtés  et  qui  provenaient  de  rentes  viagères 
vendues  et  constituées  par  elle.  —  13  juillet  1344. 
Attestation  donnée  par  les  prévôt,  jurés  et  échevins  de 
Valenciennes,  d'avoir  reçu  2.455  écus  pour  3.000  florins 
que  le  comte  de  Hainaut  leur  devait,  dont  ils  disaient 
avoir  rendu  les  lettres,  déclarant  que  si  ces  lettres  se 
retrouvaient,  elles  ne  devraient  porter  aucun  préjudice 
ni  au  Comte,  ni  à  eux.  —  Sans  date  ;  vers  1345.  Tarif 
des  oMis  de  Valenciennes.  — 25 septembre  1346.  («Le 
lundi  prochain  apriès  le  saint  Mathiu  »).  Lettres  de 
Marguerite,  impératrice  des  Romains,  cx>mtesse  de 
Hainaut,  Hollande,  Zélande  et  dame  de  Frise,  par 
lesquelles  elle  donne  à  son  cousin  Gérard  de  Fontaines, 
seigneur  de  Sebourg  et  de  le  Marce,  sa  vie  durant,  la 
terre  qu'elle  avait  à  St-Saulve  ;  vidimus  de  frère  Guil- 
laume de  Chanceris  prieur  de  St-Saulve-lez-Valen- 
ciennes,  ordre  de  Cluny,  le  jour  de  St-Denis  et 
St-Ghislain  (9 octobre)  1346.  —  22octobre  1346.  («  Le 
dimenche  prochain  après  le  jour  saint  Luck  v). 
Lettres  de  Marguerite,  impératrice  des  Romains, 
comtesse  de  Hainaut,  etc.,  par  lesquelles  elle  déclare 
rabattre  et  diminuer  à  la  ville  de  Valenciennes  les 
sommes  y  mentionnées,  à  compte  des  20.116  florins 
qu'elle  devait  à  cette  ville  par  compte  clos  et  arrêté 
avec  les  échevins  ;  (ces  lettres  sont  cassées)  ;  double 
original.  —  12  janvier  1358.  («  Mil  IIP  LVII,  le 
venredi  après  les  Roy  s  »).  Vente  d'une  maison  et 
héritage  àWuillaume  de  l'Églisette  par  Pierre  Rasoir. 

B.  120i.  (Carton.)  —  6  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 

5  sceaux  brisés. 

tMI8-tS79.    —    Valenelenneii    (ville    de).    — 

5  octobre  1363.  Déclaration  donnée  par  les  prévôt, 
jurés,  échevins  et  consaux delà  ville  de  Valenciennes, 
par  laquelle  ils  reconnaissent  qu'après  le  décompte  fait 


avec  le  comte  de  Hainaut  tant  pour  les  prétentions 
qu'ils  avaient  à  sa  charge  que  pour  la  poursuite  de 
messire  Bernard  de  Loyselet,  chevalier,  et  pour 
plusieurs  rentes  à  vie,  le  Comte  est  quitte  envers  eux 
jusqu'à  la  Notre-Dame  de  septembre  1363,  et  que  dès 
ce  jour  ils*  doivent  recevoir  les  assignations  qui  leur 
ont  été  données  pour  payer  les  rentes  auxquelles  ils 
sont  obligés  pour  lui.  —  27  mai  1364.  Déclaration  des 
mêmes  officiers  faisant  connaître  au  comte  de  Hainaut 
qu- ils  ont  appris  des  anciens  de  la  ville  de  Valencieenes 
de  quelle  manière  les  héritages  demain  ferme  doiYeat 
se  partager,savoir  :  en  commun  le  droit  demaùuneté 
conservé  ou  maisné  (cadet)  sHl  le  veut  avoir  ;  cette 
déclaration  est  donnée  à  Toccasion  de  la  succession 
aux  mainsfermes  venant  des  comtes  de  Hainaut  et 
aussi  de  la  succession  aux  m^insferrnes  que  la  dame 
de  Renaix,  femme  de  Robert  de  Namur,  avait  en  la 
loi  de  Valenciennes.  —  1364-1365.  État  des  comptes 
de  la  massarderie  de  Valenciennes  depuis  la  Notre- 
Dame  de  septembre  (8)  1364  jusqu'au  jour  de  la 
Sl-Mathieusuivant(24  févrierl365),  rendus  par  Sandrart 
Daudegnies.  —  1365-1366.  État  des  mêmes  comptes 
du  24  février  1365  au  8  septembre  1366.  —  4  mai  1366. 
Lettres  par  lesquelles  Albert,  duc  de  Bavière,  gouver- 
neur et  héritier  des  comtés  de  Hainaut,  Hollande,  etc., 
promet  de  dédommager  les  gens  de  Valenciennes  qui 
s'étaient  obligés  pour  lui  en  quelques  rentes.  — 
Bruxelles,  le  13  novembre  1372.  Promesse  faite  par 
Wenceslas  de  Bohême,  duc  de  Luxembourg,  de  Lothier, 
de  Brabant  et  de  Limbourg,  marquis  du  SUEmpire, 
de  dédommager  son  cousin  Waleran  de  Luxembourg, 
comte  de  Liney,  châtelain  de  Lille,  Gui  de  Blois, 
seigneur  de  Beaumont  et  de  Dargies,  Jean,  sire  de 
Werchain,  sénéchal  de  Hainaut,  Jean,  sire  de  Mariau- 
mez,  de  Bailleul  et  de  Fontaines, Fastres  de  Berlaimont, 
sire  à'Assebroec^  et  de  Warnez,  Nicole  de  Houdaing, 
sire  d'Epinay  et  Henri,  dit  Bridoul  de  Montigny,  sire 
de  Ressay,  chevaliers,  Jacques  de  Werchain,  sire  de 
Walincourt,  fils  du  sénéchal,  Gilles  de  Berlaimont, 
filsdeFastre,  et  Jean,  dit  le  Borgne,  d'Esne,  sire  de 
Marcq-en-Ostrevant  (Marquelte-en-Ostrevanl),  écuyers, 
et  Godefroi  de  le  Court,  dit  Desprez,  rentier  de 
Brabant,  qui  s'étaient  obligés  pour  lui  en  quelques  rentes 
viagères  envers  des  habitants  de  Valenciennes.  — 
17  novembre  1372.  Déclaration  passée  sous  le  sceau  de 
Jean,  sire  de  Hem,  chevalier,  gouverneur  du  souverain 
bailliage  de  Lille,  Douai  et  Orchies,  par  devant  Mathieu 
du  Castiel  et  Piérarl  de  Hasnon,   auditeurs  dudit 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DE  LILLE,  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  VALENCIENNES. 


2Zi 


souverain  bailliage,  par  Waleran  de  Luxembourg, 
reconnaissant  avoir  reçu  à  son  profit  les  sommes 
auxquelles  plusieurs  seigneurs  s*étaient  engagés  pour 
le  duc  de  Luxembourg  envers  quelques  bourgeois  de 
Valenciennes. 

B.  1202.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier  ; 

4  sceaux  incomplots. 

tSS9-iS90.  —  ValeneleiinM  (ville  de).  — 
22  décembre  1382.  Soumission  de  Thierry  de  Dicque^ 
mue  (Dixmude)y  chevalier,  à  ce  que  le  comte  de  Blois 
et  monseigneur  de  Coucy  ordonneront  au  sujet  du 
différend  existant  entre  lui  et  la  ville  de  Valenciennes 
relativement  à  la  mort  de  Daniel  Dusse,  son  écuyer, 
qui  avait  été  tué  dans  la  ville  de  Valenciennes.  — 

1383.  Compte  des  exploits  du  bailliage  de  Valenciennes. 
—  Paris,  le  20  juin  1383.  Lettres  du  roi  Charles  VI 
par  lesquelles,  sur  l'avis  de  son  cher  et  féal  cousin  le 
comte  de  Sancerre  et  autres  gens  de  son  conseil 
envoyés  naguëres  comme  réformateurs  dans  la 
province  de  Reims  pour  terminer  le  différend  existant 
entre  les  villes  de  Tournai  et  de  Valenciennes, il  consent 
A  ce  que  les  40  sols  qu*on  levait  à  Tournai  sur  le  vin 
venant  du  bas  de  l'Escaut  pour  remonter  à  Valen- 
ciennes et  ailleurs,  ne  soient  plus  dorénavant  perçus 
et  que  les  gens  de  Valenciennes  et  autres  en  soient 
déchargés.  —  1383-1384.  Compte  des  exploits  du 
bailliage  de  Valenciennes  du  6  août  1383  au  9  juin 

1384,  rendus  par  Mathieu  de  la  Fay  t.  —  Sans  date  ; 
vers  1386.  Rachat  des  rentes  constitutives  en  faveur 
de  Guillaume  du  Bos,  de  Jacquemette  Plaisant,  veuve 
d'Alard  Verdeil,  et  de  Simon  Dugardin,  avec  cession 
de  vases  d'or  à  pierreries  et  de  hanaps  d'argent.  — 
24  juin  1389.  Promesse  faite  par  les  prévôt,  jurés, 
échevins,  consaulx  et  communauté  de  la  ville  de 
Valenciennes,  de  payer  tous  les  ans  au  comte  de 
Hainaut,  deux  rentes,  l'une,  de  90  livres,  9  sols  blancs, 
pour  la  ferme  des  fotides  (fagots)  et  tonlieux  dans 
ladite  ville,  et  l'autre  de  30  livres  blancs  pour  le  droit 
des  poids  et  balances  qu'il  leur  avait  donné  en  ferme 
perpétuelle.  —  Même  date  ;  lettres  du  duc  Albert  de 
Bavière,  comte  de  Hainaut,  etc.,  ac^cordant  lesdits 
tonlieux  auxdiles  conditions  à  la  ville  de  Valenciennes; 
vidimus  des  prévôt,  jurés  et  échevins  de  Valenciennes 
en  date  du  4  juillet  1389.  —  Même  date.  Lettres  du 
même  prince  par  lesquelles  il  pardonne  tous  les  excès 
et  offenses  que  quelques  particuliers  de  Valenciennes 


avaient  commis  contre  lui  ;  vidimus  des  mêmes,  sous 
la  date  du  4  juQlet  1389.  —  3  juUlet  1389.  Lettres  des 
prévôt,  jurés,  etc.,  de  Valenciennes  par  lesquelles  ils 
renoncent  à  la  somme  de  dix  mille  florins  d'or  que  le 
comte  d'Ostrevant  leur  devait  comme  argent  prêté  par 
eux,  et  ce,  en  considération  du  joyeux  avènement  du 
comte  de  Hainaut  à  ce  comté.  —  8  avril  1390.  Consti- 
tution d'une  rente  de  dix  florins  d'or  par  les  prévôt, 
jurés  et  échevins  de  Valenciennes  au  profit  de 
Jacquemars  Le  Kien  et  Perronne  de  Haspres,  sa 
femme. 

B.  1203.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  2  pièces,  papier  ; 

1  sceau  mutilé. 

tS99-tSIIM.— Talcnelenne»  (vlUc  de).—  Valen- 
ciennes, le  24  septembre  1392.  Promesse  par  les 
échevins  de  Valenciennes  de  payer  annuellement  à 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  une  somme  pour 
l'arrentement  perpétuel  accordé  par  lui  de  sa  maison 
de  Le  Wasne  afin  d'en  consacrer  le  terrain  à  faire  le 
rivage  (quai)  de  cette  ville.  —  31  août  1398.  Emprunts 
et  remboursements  faits  aux  Lombards  de  la  table  de 
Valenciennes  par  le  comte  de  Hainaut  et  par  le  comte 
d'Ostrevant,  son  fils.  —  Sans  date  ;  fin  du  XIV*  siècle. 
Plaintes  formulées  par  le  conseil  de  l'échevinage  de 
Valenciennes  au  sujet  des  brigandages  commis  par  le 
seigneur  de  Ligne  et  ses  complices  entre  Tournai  et 
Ligne. 

B.  1204.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  2 pièces,  papier; 

4  sceaux  incomplets. 

t4«4-t499.  —  Valcnelcnne»  (ville  de).  — 1404. 

Frais  occasionnés  par  la  mort  de  Jean  Husset,  dit  Sans- 
Pitié,  occis  en  l'église  St-Jacques  de  Valenciennes 
«  lequel  avoit  navré  et  mis  en  péril  de  mort  J.  de  le 
Motte,  sergent  de  la  prévôté  de  Valenciennes,  pour  et 
è  l'ocquison  de  son  office  ».  — 19  juillet  1407.  Consen- 
tement donné  par  le  comte  de  Hainaut  à  l'abolition  des 
communs  assis  en  la  ville  de  Valenciennes.  — 
9  décembre  1408.  Bail  du  moulin  Fossart  pour  l'hôtel- 
lerie des  pauvres  à  Valenciennes.  —  6  décembre  1411. 
Lettres  de  Guillaume  de  Bavière,  comte  de  Hainaut, 
touchant  le  xoerpissement  et  le  rachat  des  rentes 
héritières  tenues  par  loy  de  la  ville  de  Valenciennes. 
—1424,1425  etl426.Explications  données  aux  évèques 
de  Tournai  et  d'Arras  par  les  officiers  de  la  loi  de 


224 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Valenciennes,  tendant  à  faire  dégrever  ladite  ville  des 
charges  que  le  promoteur  de  la  cour  de  Cambrai  veut 
faire  peser  sur  elle.  —  Valenciennes,  le  1* juillet  1427. 
Reconnaissance  par  les  échevins  et  habitants  de  Valen- 
ciennes, de  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  comme 
seigneur  et  gouverneur  de  cette  ville. 

B.  1206.  (Carton.)  —  6  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 

4  pièces,  2  rouleaux  et  1  rahier,  15  feuillets,  papier  ; 

3  sceaux,  dont  1  brisé  et  incomplet. 

t4IM-tft6e.    --   TalenelenneM   (irllle    de).    — 

20  mars  1429.  —  Vidimus  par  Alexandre,  abbé  de 
Vicoigne,  d'une  bulle  du  pape  Martin  V  réglant  un 
différend  survenu  entre  Tabbé  de  St-Jean  de  Valen- 
ciennes, d'une  part,  Pierre  Broufort  et  Barthélémy 
Troynw,  prêtres  du  diocèse  de  Cambrai,  d'autre  part, 
au  sujet  d'une  redevance  annuelle  que  ledit  abbé 
exigeait  desdits  prêtres  pour  la  tenue  des  petites  écoles 
dans  la  ville  de  Valenciennes.  —  1429.  Mémoires 
produits  pour  et  contre  les  prévôt,  jurés  et  échevins 
de  Valenciennes  dans  leurs  démêlés  avec  l'official  de 
Cambrai.— 4mai's  1430.  (^MCCCCXXIXdiesàbhato 
post  Cineres  »).  Excommunication  fulminée  par 
l'official  de  Cambrai  contre  les  prévôt,  jurés  et 
échevins  de  la  ville  de  Valenciennes,  leurs  clercs, 
scribes,  consuls,  proconsuls  et  autres  leurs  fauteurs, 
pour  cause  de  violation  des  privilèges  ecclésiastiques 
dans  ladite  ville.  —  24  mai  1433.  Assignation  par 
Jacqueline  de  Bavière,  comtesse  de  Hainaut,  en  exécu- 
tion d'une  clause  du  testament  du  feu  duc  Guillaume, 
son  père,  constituant  une  rente  de  100  livres  sur  les 
revenus  de  l'office  de  la  Prévôté-le-Comte  à  Valen- 
ciennes, au  profit  de  la  Maison-Dieu  en  ladite  ville.  — 
14  mai  1441.  Adhéritement  par  Jean  de  Croy,  seigneur 
de  Chimay,  grand  bailli  de  Hainaut,  en  faveur  de 
l'Hôtel-Dieu  de  Valenciennes,  de  deux  fiefs  gisant  à 
Marly,  près  de  ladite  ville,  consistant  en  un  demi 
terrage,  dit  de  Montigny,  l'autre  moitié  appartenant 
aux  hospitaliers  de  St-Jean  de  Beaulieu  audit  Valen- 
ciennes, lesquels  deux  fiefs  ont  été  donnés  audit  Hôtel- 
Dieu  par  Isabelle  de  Portugal,  duchesse  de  Bourgogne, 
comtesse  de  Hainaut,  pour  la  fondation  d'un  lot  à 
perpétuité,  à  condition  que  demoiselle  Gilles  d'Es- 
caillon,  veuve  de  Jacques  Castelerie,  de  laquelle  ladite 
duchesse  avait  acheté,  au  prix  do  800  livres  tournois 
ces  deux  fiefs  qui  furent  amortis  par  le  duc  Philippe 
le  Bon,  jouirait  sa  vie  durant  de  la  moitié  desdits  deux 


fiefs.  —  7  juin  1447.  Sentence  du  duc  Philippe  le  Bon 
rendue  pour  mettre  fin  à  plusieurs  procès  mus  ou  à 
mouvoir  entre  le  bailli  de  Hainaut,  le  procureur  du 
Duc  auprès  dudit  bailliage,  le  receveur  des  mortes 
mains  et  autres  officiers  du  comté  de  Hainaut,  d'une 
part,  les  prévôt,  jurés,  échevins  et  conseil  de  la  ville 
de  Valenciennes,  d'autre  part,  «  à  cause  des  ayuwes 
(aides)  de  nostre  dicte  ville,  des  winaiges  et  cau- 
chiaiges  »,  des  ports  d'armes,  —  etc.  18  août  1460. 
Sentence  rendue  par  le  grand  Conseil  du  duc  de 
Bourgogne  dans  le  différend  entre  le  receveur  des 
mortes  mains  de  Hainaut,  d'une  part,  et  les  prévôt, 
jurés,  échevins  et  conseil  de  Valenciennes,  défendeurs, 
d'autre  part,  au  sujet  de  la  perception  des  droits  des 
aubaines,  bâtards,  mortes  mains,  serfs,  bourgeois  ou 
non  trépassant  dans  ou  dehors  ladite  \îlle  et  banlieue. 
—  20  novembre  1461  ;  1*'  avril  1463  ;  16  et  22  mars 
1464.  Copie  de  lettres  patentes  du  duc  de  Bourgogne 
portant  amortissement  pour  les  ville,  terre  et  seigneurie 
de  Lespaix,  unies  au  corps  et  communauté  de  la  viUe 
de  Valenciennes,  à  la  suite  de  Tachât  qu'en  avait  fait 
cette  dernière  sur  Guillaume  de  Bois  avec  quelques 
marais  contigus  à  la  dite  terre  ;  entérinement  et  véri- 
fication desdites  lettres  à  la  Chambre  des  Comptes  de 
Lille.  —  10  mai  1465.  Promesse  des  prévôt,  jurés  et 
échevins  de  Valenciennes  de  reconnaître  Charles, 
comte  de  Charolais,  pour  leur  légitime  seigneur,  à  la 
mort  de  son  père,  le  duc  Philippe  le  Bon.  —  22  mai 
1500.  Copie  de  l'ordonnance  de  l'archiduc  Philippe  le 
Beau  au  sujet  de  la  défense  faite  aux  habitants  de 
Valenciennes  d'aller  boire  dans  les  tavernes  et  cabarets 
voisins  de  la  banlieue  de  ladite  ville,  en  fraude  et 
préjudice  des  droits  que  la  ville  lève  sur  les  boissons. 

B.  1206.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

tftt9-tMlll.    —    Walenelennc»    (ville    die).   — 

Bruxelles,  le  4  août  1512.  Lettres  patentes  de  l'archi- 
duchesse Marguerite,  gouvernante  des  Pays-Bas,  pour 
la  continuation  du  bail  de  la  mairie  de  Valenciennes 
en  faveur  de  Robert  Lanthier,  maïeur. — Valenciennes, 
le  10  novembre  1525.  Requête  présentée  à  l'archidu- 
chesse Marguerite  par  les  prévôt  et  échevins  de 
Valenciennes  et  relative  au  sauf-conduit  autorisant  les 
maltôtiers  de  cette  ville  à  y  amener  1*200  pièces  de 
vin.  —  17  août  1549.  Procès-verbal  de  la  réception  et 
du  serment  prêté  par  le  prmce  d'Espagne  Philippe 
(plus  tard  Philippe  II)*  de  maintenir  les  privilèges, 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  VALENGIENNES. 


225 


coutumes  et  franchises  de  la  ville  de  Yalenciennes  et 
du  serment  de  fidélité  prêté  à  ce  prince,  leur  futur 
souverain,  par  les  prévôt,  jurés,  échevins,  bourgeois 
et  manants  de  cette  ville. 

B.  1207.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  1  sceau. 

ÛMêm-ÛMàH.     —     Yalenciennes      (prévôté-le- 

Comte  de).  —  Août.  1240.  (<(i  Actum  sollempniier 
et  datunij  anno  Domini  millesimo  ducentesimo 
qtuidragesimo,  mense  Augusto  »).  Lettres  de  P. 
(Pierre  de  Viry),  prévôt,  et  de  R.  (Roger),  doyen,  et  de 
tout  le  chapitre  de  Cambrai,  déclarant  que  pour  terminer 
toutes  les  difficultés  qu'il  y  avait  entre  eux,  d'une 
part,  et  les  comte  et  comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut, 
Thomas  et  Jeanne,  d'autre  part,  au  sujet  de  la  justice 
haute  et  basse  d'Onnaing  et  de  Quarouble,  de 
l'avouerie  et  des  pâturages  qui  en  dépendent,  ils  sont 
convenus  des  articles  suivants:  les  dits  Comte  et 
Comtesse  ont  quitté  et  remis  audit  chapitre  tout  ce 
qu'ils  prétendaient  leur  appartenir  dans  ces  deux  villes, 
moyennant  une  rente  de  60  livres  blancs  que  le 
Chapitre  s'est  obligé  à  payer  tous  les  ans  ;  ils  se  sont 
réservé  pour  eux  et  leurs  successeurs,  comtes  et 
comtesses  de  Hainaut,  le  droit  de  conduire  les  habitants 
de  ces  terres  en  ostet  chevauchée  quand  ils  auront  été 
avertis  par  le  sergent  de  l'église  ;  ceux  qui  ne  voudront 
pas  se  rendre  à  cet  avertissement  seront  obligés  de 
payer  20  sols  par  20  livres  de  leurs  biens  meubles  et 
héritages  ;  cette  amende  sera  levée  par  le  sergent  du 
Chapitre  et  la  moitié  en  appartiendra  au  Comte,  l'autre 
moitié  au  Chapitre  ;  si  le  sergent  du  Chapitre  est  en 
défaut,  il  en  répondra  au  Comte,  ainsi  que  si,  après  la 
peine  commise,  quelques  habitants  de  ces  deux  villes 
s'en  allaient  hors  de  la  juridiction  du  Chapitre  avec  sa 
permission;  mais  s'ils  partaient  avec  leurs  meubles 
sans  la  permission  du  Chapitre,  le  sergent  ne  sera 
nullement  responsable  ;  mais,  si  en  partant  ils  laissaient 
assez  d'immeubles  pour  satisfaire  aux  amendes,  le 
Comte  aurait  recours  sur  ces  immeubles  pour  être  payé; 
quant  aux  pâturages,  les  comtes  de  Hainaut  et  leurs 
successeurs  en  auront  la  moitié  pour  en  faire  ce  qu'ils 
voudront  et  30  livrées  de  terre  dans  l'autre  moitié  qui 
sera  dévolue  au  Chapitre  en  dédommagement  de  la 
haute  justice  qu'il  réclamait  sur  la  totalité  desdits 
pâturages  ;  le  Chapitre  se  résene  le  droit  depersonat 
sur  toute  la  terre  et  la  dime  sur  toutes  les  maisons 
qui  pourront  y  être  construites  dans  la  suite  ;  il  pourra 


disposer  à  sa  volonté  de  20  bonniors  de  pâturages 
secs  qui  lui  avaient  été  assignés  avant  ce  partage  sur 
la  moitié  qui  lui  appartient,  sauf  que  si  ces  parties  de 
marais  venaient  à  être  habitées,  les  habitanis  seraient 
tenus  d'aller  en  ost  et  chevauchée  comme  les  autres  ; 
le  partage  desdits  marais  sera  fait  par  gens  probes, 
d'après  la  valeur  des  terres  et  non  d'après  leur 
quantité  ;  la  justice  haute,  moyenne  et  basse  appar- 
tiendra au  Chapitre  sur  la  partie  qui  lui  appartiendra 
et  au  Comte  sur  Ja  partie  qui  lui  écherra  ;  le  Comte 
promet  pour  lui  et  ses  successeurs  de  garantir  au 
Chapitre  ses  possessions  à  Onnaing  et  à  Quarouble  et 
de  les  défendre  contre  tous  pillages  et  préjudices  qui 
pourraient  leur  être  faits,  dès  que  lui  et  ses  successeurs 
en  seront  requis  ;  si  des  serfs  du  comte  de  Hainaut  et 
de  ses  successeurs  allaient  s'établir  dans  ces  deux 
villes,  le  Comte  aurait  contre  le  Chapitre  le  même  droit 
de  revendication  que  celui  dont  il  jouit  dans  les  villes 
bâties  des  nobles  du  comté  de  Hainaut  et  le  Chapitre 
aurait,  de  son  côté,  les  mêmes  droits  que  ces  nobles.  — 
Traduction  française  do  la  charte  précédente  sous  le 
vidiraus  de  l'official  de  Cambrai  en  date  du  14  novembre 
1353.  —  Yalenciennes,  mars  1245.  («  Actu7n  Valen- 
cents,  anno  Domini  millesimo  ducentesimo  quadra- 
gesimo  quarto,  mense  Martio  »).  Lettres  de 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut, 
déclarant  qu'Agnès  et  Jeanne,  sœurs,  filles  de  feu 
Hellin,  seigneur  d'Aunoy  (de  Alneto),  ont  remis  sept 
muids  et  demi  de  terre  qu'elles  possédaient  à  Préseau, 
entre  les  mains  de  la  Comtesse  qui  les  a  autorisées 
à  les  vendre  ou  aies  donnera  des  personnes  religieuses 
ou  autres.  —  Février  1248.  («  Uan  del  Incarnation 
Jhésu'Crist  M  CC  et  XLVTT,  el  mois  de  février  »). 
Charte  donnée  aux  habitants  d'Onnaing  et  de  Quarouble 
par  le  chapitre  de  Notre-Dame  de  Cambrai  et  dont  les 
principales  dispositions  sont  les  suivantes  :  le  Chapitre 
peut  établir  des  échevins  et  les  révoquer  à  sa  volonté  ; 
les  éclievins  et  les  habitants  de  ces  deux  villes 
défendront  le  Chapitre  et  ses  biens  quand  ils  en  seront 
requis  ;  le  Chapitre  défendra  de  son  côté  ces  deux  villes 
et  le  bailli  du  Chapitre  jurera  de  traiter  les  habitants 
coufonnément  aux  prescriptions  de  cette  charte  ;  celui 
qui  demeurera  un  an  et  un  jour  à  Onnaing  et  à 
Quarouble,  sera  tenu  de  prêter  serment  à  la  loi  ;  celui 
qui  donnera  un  démenti  payera  3  sols  ;  une  femme 
pour  le  même  fait  donnera  seulement  2  sols  ;  si  une 
femme  blesse  quelqu'un,  elle  payera  6  sols  ;  si  c'est 
avec  un  bâton  et  que  le  sang  eût  coulé,  15  sols  ;  la 


Nord.  —  Série  B.  —  Tobœ  I.  (2*  Partie). 


29 


226 


ARCHIVES  DU  NORD. 


preuve  peut  être  faite  par  le  témoignage  de  deux 
femmes  ;  les  auteurs  de  rapts,  homicides,  vols,  meurtres 
et  incendies  sont  jugés  parla  justice  laïque  du  Chapitre  ; 
si  le  bailli  du  Chapitre  se  rend  au  milieu  d'une  "mêlée 
(rixe)  avec  deux  échevins  ou  deux  prudhommes  et 
qu'il  commande  de  faire  la  paix,  ceux  qui  continueront 
à  frapper  payeront  60  sols  d'amende  ;  si  quelqu'un  met 
la  main  sur  le  bailli  du  Chapitre  ou  sur  les  sergents 
jurés,  il  sera  à  la  merci  du  seigneur  ;  celui  qui  donne 
un  démenti  ou  dit  des  injures  au  bailli  en  justice  ou 
étant  en  chemin  pour  s'y  rendre,  payera  100  sols  ;  si  le 
démenti  est  donné  ailleurs,  l'amende  sera  double  ;  s'il 
met  la  main  sur  lui,  il  sera  à  la  volonté  du  Chapitre  ; 
en  temps  de  moisson,  celui  qui  sortira  desdites  villes 
avec  un  chariot,  une  charrette  ou  un  cheval  pour  aller 
chercher  quelque  chose  après  la  cloche  sonnée  au 
soleil  couchant,  payera  5  sols  ;  toute  personne  qui 
moissonnera  après  la  cloche  sonnée,  perdra  le  produit 
de  sa  moisson  et  s'il  commet  quelque  dommage,  il 
payera  12  deniers  ;  le  Chapitre  nommera  deux  sergents 
bons  et  loyaux  qui  ne  lui  rendront  pas  d'autres  services 
que  ceux  do  leui*  office  ;  celui  qui  enlèvera  le  terrage 
(récolte)  d'autrui,  payera  30  sols  et  rendra  le  terrage  ; 
les  habitants  des  deux  villes  seront  tenus  à  aller  en 
Yost  et  chevauchée  du  Comte,  en  vertu  des  lettres 
d'accord  entre  ledit  Comte  et  le  Chapitre  d'août  1240, 
et  en  Vost  et  chevauchée  de  l'église  (de  Cambrai) 
quand  ils  en  seront  requis  ;  le  Chapitre  fait  remise  de 
toutes  les  mortes  marins  ;  si  les  serfs  du  Comte  viennent 
demeurer  dansles  avoueriesd'OnnaingetdeQuarouble, 
il  les  traitera  conformément  aux  prescriptions  des 
lettres  citées  plus  haut;  toutes  les  terres  tenues  du 
Chapitre  payent  «  d'assise  à  la  wiUelée  3  deniers  de 
fbunnouture,  autant  à  la  vente^  à  l'entrée  et  à 
r issue  »;  chaque  manoir  payera  5  sols  de  fourmouture^ 
à  la  vente  10  sols,  à  la  sortie  5  sols  et  è  l'entrée  5  sols 
de  plus;  le  bailli  du  Chapitre  doit  gouverner  les 
habitants  d'après  le  contenu  de  cette  charte  et  s'il  ne  le 
fait  pas,  on  en  portera  plainte  au  Chapitre  ;  pour  les 
affaires  non  mentionnées  dans  cette  charte,  on  suivra  la 
coutume  du  pays  ;  s'il  y  a  quelques  articles  douteux, 
c'est  le  Chapitre  qui  les  éclaircira  ;  le  Chapitre  et  les 
habitants  d'Onnaing  et  de  Quarouble  promettent  de  se 
conformer  à  cette  charte. 

B.  1208.  (Carton.)  —  4  pièces  et  1  rouleau,  parchemin;  2  sceaux. 

t9e8-t905. — ^aleneleiiiictt  (préT6té-le-€)oiiite 

de).  —  Sebourg,  le  17  juillet  1268.  («  A  Sebourch^ 


Van  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  MCC  et 
sissante  et  wity  XV  Jours  devant  aoiist  »).  Acte  de 
vente  par  «  Monniers  Roussiaus,  de  Sebourch  à 
demisiele  Katherine  de  Marech  »,  de  six  witeuxde 
terre  sis  audit  Sebourg.  —  22  juin  1271.  («  Van  del 
hicarnation  Nostre  Ségneur  Jhésu  Crist  ?nil  deus 
cens  sissante  et  onze,  le  lundi  devant  le  feste  de  le 
iVa//t?e/e2/5am/-JeAan-fiap^ï5^e»). Lettres  parlesquelles 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  déclare  qu'ayant 
assigné  à  Baudouin  d'Avesnes,  son  fils,  2.100  livres, 
monnaie  de  Hainaul,  sur  Raismes  et  sur  une  partie 
du  bois  de  Vicoigne,  comme  elle  avait  été  marquée 
et  abonnée^  elle  ordonne  qu'il  en  soit  adhérité  et 
mande  aux  habitants  de  Raismes  d'obéir  à  son  fils  et  à 
ses  hoirs  comme  à  elle-même.  —  2  septembre  1288. 
(«  En  Van  de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  voit, 
lejuesdi  après  la  décolation  saint  Jehan-Baptiste  »). 
Lettres  par  lesquelles  Jean  d'Avesnes,  comte  de 
Hainaut,  promet  de  dédommager  Baudouin  d'Avesnes, 
seigneur  de  Beaumont^  son  oncle,  des  terres  de 
Beuvrages  et  de  Saint-Saulve  qu'il  lui  cédait  et  de 
remettre  au  jugement  de  Gui,  comte  de  Flandre,  les 
demandes  que  ledit  Baudouin  faisait  d'une  rente  de 
60  livrées  de  terre,  donnée  par  la  comtesse  Jeanne  à 
Monseigneur  Thomas  de  Wey^cin  (Verchain)  ;  d'une 
autre  rente  de  même  somme,  donnée  par  Jean 
d'Avesnes,  son  père,  audit  Thomas  et  d'une  part  de 
15  livrées  ainsi  que  de  l'hommage  de  Thibaut  de 
Lorraine  ;  si  le  comte  de  Flandre  décide  que  le  comte 
de  Hainaut  ne  doit  rien  avoir  dans  l'hommage  dudit 
Thibaut,  il  pourra  le  reprendre  en  payant  un  dédomma- 
gement convenable  ou  d'une  autre  manière;  la  sentence 
du  comte  de  Flandre  devra  être  rendue  d'ici  à  la  fête 
de  Pâques  prochaine.  —  6  décembre  1288.  («  Lan  de 
grasce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  uritj  le  jour  saint 
Nicholaij  et  mois  de  décembre  »).  Lettres  par 
lesquelles  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  déclare 
que  pour  acquitter  quelques  dettes  que  noble  homme 
Baudouin  d'Avesnes,  sire  de  Beaumont,  lui  demandait 
d'éteindre,  ainsi  que  pour  l'hommage  de  Beuvrages 
et  de  St-Saulve  qu'il  lui  avait  cédé  par  lettres  du 
2  septembre  1288,  il  lui  donne  ainsi  qu'à  Félicité  (de 
Coucy),  sa  femme,  400  livrées  de  terre  au  tournois,  à 
recevoir  tous  les  ans  durant  leurs  vies,  et  leur  assigne 
pour  85  livres  blancs,  par  an,  la  ville  de  Pont  avec  ses 
dépendances,  excepté  les  bourgeoisies  foraines  que  le 
Comte  s'y  réserve,  à  charge  de  payer  les  cens  et  rentes, 
entre  autres  30  sols  blancs  k  monseigneur  Pierron,  dit 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  VALENCIENNES. 


22T 


Pivion,  chevalier,  pour  le  payement  desquels,  ils 
auront  la  jouissance  des  fours  de  Quartes  et  de 
Pantignies.  Il  assigne  encore  pour  le  payement  de 
60  livres  de  blancs,  les  moulins  à  eau  et  à  vent  de 
Quartes  et  de  Pantignies  et  les  monaus  (ceux  qui 
devaient  le  droit  de  monnagey  c'est-à-dire  l'obligation 
de  faire  moudre  leurs  grains  dans  lesdits  moulins),  de 
Pont,  de  Quartes,  de  Pantignies  et  de  Hargnies; 
90  livres  de  blancs  sur  les  tailles  d'Onnaing  et  de 
Qoarouble  ;  le  pontenage  de  Pont  et  les  justices  hautes 
et  basses  de  Pont,  Quartes  et  Pantigny,  sauf  la  souve- 
raineté ;  132  livres  tournois  sur  la  vente  des  bois  de  la 
forêt  de  Mormal.  Pour  sûreté  de  ces  lettres,  le  comte 
de  Hainaut  met  ses  dits  oncle  et  tante  en  possession  do 
ces  biens  et  renonce  à  toutes  les  exceptions  de  droit 
qui  pourraient  en  empêcher  l'exécution.  —  Sans 
date  ;  vers  1295.  Trois  feuilles  de  parchemin  cousues 
ensemble  contenant  le  détail  des  difficultés  pendantes 
entre  le  comte  de  Hainaut  et  le  chapitre  de  Cambrai 
au  sujet  de  la  justice  dans  les  villes  d'Onnaing  et  de 
Quarouble  et  consultations  à  ce  sujet. 

B.  1200.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier  ; 

4  sceaux  incomplets. 

iSt»-flii  du  ILlV  siècle.  —  ValencleninM 
(préirôté-le-Comte  de).  —  Gênes,  le  10 février  1312. 
(«/an...  ////  idus  Februarii^  ayino  Domini  mille" 
cimo  trecentesimo  duodecinio,  regni  vero  nostri 
anno  quarto  >).  Lettres  de  Henri,  roi  des  Romains 
(Henri  VU),  par  lesquelles  il  déclare  que  pour  recon- 
naître les  soins  de  Béatrix,  comtesse  de  Luxembourg, 
sa  mère,  et  ayant  égard  à  sa  demande,  il  lui  donne  la 
châtellenie  de  Raismes,  les  bois  de  Vicoigne  avec  ses 
droits  et  appartenances  et  tout  ce  qui  lui  était  échu  en 
Hainaut  après  la  mort  de  Wallerand  de  Luxembourg, 
son  cousin-germain,  pour  en  jouir  pendant  sa  vie,  et  il 
prie  Willaume  (Guillaume),  comte  de  Hainaut,  son 
cousin,  d'investir  sa  mère  de  tous  lesdits  biens  ainsi 
qu'il  le  lui  a  promis  et  de  la  recevoir  aux  droits 
féodaux.  —  27  juillet  1353.  («  Le  samedy  après  le  jour 
Saint  Christofle  »).  Reconnaissance  par  Renaud  de 
Barbançon,  chanoine  de  Liège,  et  Isabeau  deMoni^ 
dame  de  Solre,  comme  exécuteurs  testamentaires  de 
feu  Jean  de  Barbançon,  et  par  Henri  de  Solre,  sire  de 
Haussi,  comme  héritier  du  défunt,  d'avoir  reçu  de 
Willaume  de  Lescatière  une  certaine  somme  qui  est 
due  audit  Henri  de  Solre  sur  les  revenus  de  la  terre 
de  Raismes.  —  Même  date.  Semblable  reconnaissance 


de  la  somme  de  100  livres  de  petits  tournois,  faite  par 
sœur  Jeanne  d'Aspremont,  prieure  des  religieuses  de 
Beaumont  à  Valenciennes,  pour  la  rente  due  à  son 
église  sur  les  bois  de  Raismes. — Sans  date  ;  XIV*  siècle. 
Mémoire  présenté  par  messire  Jehan  dou  Sart  dans  le 
différend  existant  entre  lui  et  maître  Henri  Fondempré 
au  sujet  de  la  terre  de  Prouv^.  —  Sans  date  ; 
XIV*  siècle.  Contestation  entre  Henri  de  Jodoigne  et 
messire  Jehan  dou  Sart,  relativement  aux  terres  et 
rentes  de  Prouvy. 

B.  1210.  (Carton.)  —  6  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 

2  pièces,  papier. 

i44i-t40&.     —     ¥aleiicieiiiic«    (préTôté-le- 

Comte  de).  —  Le  Quesnoy,  le  30  novembre  1441. 
Don  par  le  duc  de  Bourgogne  Philippe  le  Bon  des 
terres  de  Vieux-(Jondé  et  de  Rieux  à  Dreux,  seigneur 
de  Humières  et  de  Buzincourt.  —  12  décembre  1449. 
Hommage  rendu  par  Jacquemin  Creste,  bourgeois  de 
Valenciennes,  à  messire  Jacques  de  Luke,  seigneur  de 
Frasnes  et  de  Gheulesiny  à  cause  d'un  fief-lige  conte- 
nant 14  bonniers  de  terre  au  territoire  de  Frasnes.  — 
17  juin  1458  et  8  juin  1469.  Donation  par  Philippe  le 
Bon,  duc  de  Bourgogne,  confirmée  par  le  duc  Charles 
le  Téméraire,  des  terres  de  Vieux-Condé  et  de  Rieux 
en  Hainaut,  à  Jean  de  Humières,  échues  audit  duc  par 
droit  (Taubanéité  à  la  mort  de  dame  Jeanne  deWarigny, 
sœur  du  donataire. — 16  décembre  1473-16  février  1474. 
Charte  communale  ou  loi  des  ville  et  seigneurie  de 
Beuvrages-les- Valenciennes,  appartenant  «nuement  en 
»  toutte  justice,  haulte,  moyenne  et  basse  à  mon  très- 
»  honnouré  seigneur,  monseigneur  Guillaume  de 
»  Bisches,  chevalier,  seigneur  de  Clary,  conseillier, 
»  chambellan  et  premier  maistre  d'ostel  de  nostre 
3>  très-redoubté  et  souverain  seigneur  et  prince, 
»  monseigneur  le  Duc  de  Bourgoingne  et  de  Brabant 
»  &*  ,&"  »,  élaborée  par  Bertin  le  Maulnier,  procureur 
dudit  seigneur  de  Beuvrages  de  concert  avec  les  gens 
de  loiy  échevins  et  do  la  «  plus  saine  et  grant  partie  » 
des  habitants  de  cette  ville.  Cette  loi^  dont  les  princi- 
paux articles  sont  spécifiés  ci-dessous,  a  été  faite  et 
publiée  sous  le  contrôle  et  par  les  soins  du  magistrat 
de  Valenciennes  «chef-lieu  et  ressort»  dudilBeuvrages, 
le  16  décembre  1473.  La  même  publication  fut  faite  à 
Beuvrages,  le  16  février  1474.  En  voici  les  rubriques 
principales  : 

«  De  férir  à  sang,  par  ire  ; 

»  De  tapper  d*arme  esmoulue  ou  de  baston  afiaitié  ;. 


228 


ARCHIVES  DU  NORD. 


»  De  frapper  de  baslon  nonaffaitié  ; 

»  De  ruer  par  ire  après  aultruy  ; 

»  De  ruer  et  non  attaindre  ; 

»  De  ruer  et  non  consievir  ; 

»  De  traire  après  aultruy  ; 

»  Des  loix  qui  doubleront  ; 

»  De  l'apparence  que  on  debvera  faire  pour  lesdiles 
loix  attaindre  ; 

»  De  enffraindre  le  saisine  du  seigneur  ; 

»  De  desdire  eschevins  de  leur  ordonnance  et  par 
oy; 

»  De  villonner  et  injuryer  lesdits  eschevins  ; 

»  De  villonner  sa  partie  adverse  en  plait  pendant  ; 

»  De  desmentir  aultruy  ; 

»  Se  lesinjuryés  ne  se  voellent  plaindre,  se  devera- 
on  jugier  les  loix  au  proffit  du  seigneur  ; 

»  Du  droit  du  seigneur  à  cause  des  claings  ; 

»  Du  sallaire  des  escevins  à  estre  présens  à  arrester 
hiretaiges  ; 

»  Des  droix  du  seigneur,  mayeur  et  escevins  d'estre 
présens  au  vendaige  d'iretaiges  ; 

>  Du  sallaire  du  mayeur  et  escevins  pour  aller  à 
Tenqueste  ; 

»  Du  sallaire  desdits  mayeur  et  eschevins  de  vendre 
ou  estre  présens  à  vendre  meubles  d'aultruy  ; 
»  Du  sallaire  des  eschevins  touchant cerquemanages; 
»  De  gardiner  et  cueillier  fruits  es  gardins  d'aultruy  ; 
»  De  fouyr  ou  emprendre  sur  le  wareskaix  ; 
»  De  enclore  le  wareskaix  avec  son  hiretaige  ; 
»  De  fouyr,  caryer  ou  ahanner  emprès  bonne  (borne); 
»  Du  messier; 

>  Des  loix  que  ledit  messier  raportera  ; 

>  Du  tempz  que  ledit  messier  devera  faire  son 
rapport  et  aussi  de  le  prisié  des  dommages  ; 

»  Du  rapport  général  que  doit  faire  ledit  messier  ; 

»  Du  sallaire  du  messier  ; 

»  Du  sallaire  dudit  messier  touchant  ses  paines  et 
prinses; 

»  De  rescourré  bestes  prinses  par  ledit  messier  ; 

»  De  battre  ledit  messier  en  son  office  faisant  ; 

»  De  faire  dommaige  es  ahans,  labeurs  et  advestures 
d'aultruy  ; 

»  De  caryer  par  car  et  carette  parmy  advestures, 
près  et  biens  d'aultruy  ; 

»  De  renclore  et  relever  ses  hiretaiges  ; 

»  De  thirer,  fouyr  ou  emporter  terre  de  wareskaix  ; 

»  De  non  cruauder  es  warisons,  ne  soyer  es  prez, 
pastures  et  forières  d'aultruy  ; 


»  De  rompre,  brisier  et  emporter  soifs  (haie  ou 
clôture)  d'aultruy  ou  faire  fausses  voies  parmy  hiretage 
d'autruy  ; 

:^  De  ravoir  les  fiens  que  on  aura  vendu  aux  gens 
de  dehors  ; 

»  I)e  non  mettre  fiens  sur  le  wareskaix  ; 

»  De  non  caryer  warisons  en  aoust  devant,  ne  après 
le  clocque  du  ban  sonnée  ; 

»  De  non  aller  messonner,  ne  glenner  ; 

»  De  non  mettre  bestes  en  camp  d'autruy,  tant  que 
gharbes  y  ay t  ; 

»  Des  pourcheaux  trouvez  dommaige  faisant  ; 

»  Du  sallaire  des  escevins  pour  les  dits  affors  {affo- 
raiges)  faire  ; 

•>  D'avoir  juste  poix  et  balances; 

»  Du  regard  des  chars  ; 

3>  Du  four  à  ban  dudit  Beuvreiges  ; 

»  De  ce  que  le  fournier  debvera  faire  ; 

»  De  abattre  les  fours  particuliers  estans  en  ladicte 
terre  de  Beuvreiges  ; 

»  Du  moelin  à  ban  ; 

»  De  taillier  et  colper  vert  bos  ; 

:►  De  colper  bos  sour  eaigié  ; 

»  De  non  soyer  herbe  en  jone  taille  de  bos  ; 

»  De  pooir  aller  quérir  secque  laigne  es  bos  dudit 
signeur  de  Beuvraiges  ; 

»  De  non  aller  quérir  laigne  es  tailles  des  bos  et 
bosquets  d'icelle  terre  ; 

»  De  non  caryer  es  tailles  wides  ; 

»  De  caryer  par  les  voyes  ordonnées  en  wydant  les 
tailles  des  bois  ; 

3>  Des  bestes  faisant  dommaiges  esdits  bois  ; 

•>  Des  blancques  bestes  ; 

»  Des  truyes  et  pourceaulx  ; 

»  (Le  titre  de  cet  article  est  rongé  dans  Pacte) .... 
des  passants  qui  seront  pris  fauchant  dans  les  prés  ; 

»  Des  herdiers  (gardes)  des  vacques  et  pourceaux  ; 

»  Des  bestes  foraines  venir  paistre  sur  les  biens 
d'aultruy  et  wareskaix  ; 

:^  Des  hiretiers  et  laboureurs  estre  creuz  du 
dommaige  que  on  fera  sur  le  leur  ; 

»  De  warder  pourceaux  sur  le  wareskaix  ; 

>  De  non  aller  ôs  forrières  d'aultruy  ; 

p  Du  sallaire  de  thouraige  ; 

»  De  rabactres  fraites,  crettes  ou  fossez  ; 

»  Des  manans  dudit  Beuvreiges,  aydier,  assister  et 
conforter  l'un  l'autre  ; 

»  Comment  on  debvera  lire  chascun  an,  au  jour 


CHAiMBRK  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  VALENGIENNES.  -  CONDE. 


22î* 


Saint  Jehan-Baptisle,  le  conlenu  en  cesle  présente 

chartre; » 

II  est  finalement  déclaré  que,  pour  tout  autre  cas  non 
explicitement  spécifié  dans  la  susdite  charte,  les 
maîeur  et  échevins  de  Beuvrages  auront  recours  aux 
lumières  de  leurs  collègues  de  Valenciennes  pour  plus 
grand  éclaircissement. — 1495.  Titres  relatifsàla  cession 
à  l'archiduc  Philippe  le  Beau,  par  Olivier,  seigneur  do 
la  Marche,  conseiller,  premier  et  grand  maître  d'hôtel 
de  l'Archiduc,  pour  lui  et  pour  Isabelle  Machefoin,  sa 
femme,  des  droits  qu'ils  pouvaient  avoir  sur  les  terres 
et  seigneuries  de  Vieux-Condé  et  Rieux. 

B.  1211.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin  ;   1  pièce  et  1  cahier, 

6  feuillets,  papier;  10  sceaux. 

IIMS-iftMI.  —  ValencleniiCM  (prévôté -le - 
Comte  de),  —  Bruxelles,  le  6  décembre  1503. 
Ordonnance  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau,  allouant  à 
Isabelle  Machefoin,  veuve  d'Olivier  de  la  Marche,  une 
somme  de  2.000  livres  pour  le  rachat  d'une  rente  de 
150  livres  sur  le  domaine  de  Hainaut,  qui  lui  avait  été 
accordée  pour  le  rachat  des  terres  de  Rieux,  Vieux- 
Condé,  etc.  Mandements  pour  le  payement  de  cette 
somme  en  plusieurs  termes  et  quittances  à  l'appui.  — 
1505.  Acquisition  par  Charles,  baron  de  Lalaing, 
des  terres  de  Trith  et  de  Maing  qui  lui  sont  vendues 
par  l'archiduc  Philippe  le  Beau,  roi  de  CastiUe.  — 
Mons,  le  18  juin  1506.  Sentence  du  Grand  Bailli  de 
Hainaut,  adjugeant  au  comte  de  Hainaut  le  droit  de 
terrage  à  Rieux  sur  le  pied  de  neuf  gerbes  du  cent. 

H.  1212.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1 1  sceaux  incomplets. 

i998-t»Cl5.  —  Condé.  —  Mars  1278.  («  El  an  de 
le  Incartiation  •  NostreSegneurj  mil  deus  cens 
soissante  et  dis  et  siet^  el  mois  de  march  »).  Lettres 
par  lesquelles  Jean  de  Châtillon,  comte  de  Blois  et 
sire  d'Avesnes,  donne  du  consentement  d*Alix,  sa 
femme,  à  son  frère  Gui  de  Châtillon,  comte  de  St-Pol, 
toute  sa  terre  de  Brabant  qu*il  tient  du  comte  de 
Hainaut,  savoir  Leuze,  Condé  etEscanaffe  avec  leurs 
appartenances  et  toutes  leurs  terres  en  Brabant,  pour 
en  jouir  à  toujours  par  lui  et  ses  hoirs,  sauf  ce  qu*il  a 
donné  ci-devant  à  Jaket,  son  neveu,  fils  dudit  Gui  et 
ce,  en  dédommagement  de  ce  que  le  comte  Gui  devait 
avoir  dans  la  succession  de  leurs  père  et  mère  et  dans 
celle  de  feu  Mahaut,  comtesse  de  Chartres,  leur  tante 


et  de  Hue,  leur  frère.  —  Même  date.  Confirmation  des 
lettres  ci-dessus  par  Pierre,  fils  du  roi  de  France 
Louis  IX,  comte  d'Alençon  cl  de  Chartres  et  Jeanne, 
comtesse  d'Alençon  et  de  Chartres,  sa  femme.  — 
Même  date.  Confirmation  des  mêmes  lettres  par  Jean 
d'Avesnes,  damoiseau  de  Hainaut.  —  30  janvier  1285. 
(«  Im)}  de.  grasse  mil  deus  cens  quatre  vins  et  quatre^ 
le  mardi  devant  le  Cliaudeler  ») .  Lettres  par 
lesquelles  Gauthier  d'Antoing,  seigneur  do  Béthune, 
Nicoles  de  Lalaing,  le  sénéchal  de  Hordaing,  le  sire 
de  Waziers,  Alléaume  de  Villers,  Hellin,  son  frère, 
Grard  d'Iwuy,  Henri  de  le  Motte,  Grard  d'Escaillon, 
le  sire  de  Manni,  chevaliers,  Pierre  de  Lens  et  Robert 
d'Attichos,  écuyers,  déclarent  que  messire  Hues,  fils 
aîné  de  Gui,  comte  de  St-Pol,  s'est  obligé  en  leur 
présence,  d'indemniser  selon  lescoutumes  du  Hainaut, 
noble  homme  le  comte  de  Hainaut,  de  tous  les  forfaits, 
dommages  et  griefs  que  sonj)ère  avait  commis  contre 
lui  lorsqu'il  sortit  de  l'hommage  de  la  terre  de  Brabant 
et  du  fief  qu'il  tenait  de  ce  Comte  et  avant  qu'il  y  entra, 
et  aussi  depuis  qu'il  avait  été  reçu  en  l'hommage  dudit 
Comte  pour  les  fiefs  ci-dessus,  savoir  :  Leuze,  Condé  et 
Escanafies  et  leurs  appartenances. 


B.  1213.  (Carton.)  —  3  piôccs,  parchemin  ;  0 pièces,  papier  ; 

2  sceaux  brisés. 


—  fondé.  —  Lo  samedi  3 janvier  11300. 
(^  MCCC  soixante  et  chuincq>).  Lettres  de  Jeanne  de 
St-Pol,  comtesse  de  la  Marche,  dame  de  Leuze  el  de 
Carency,  par  lesquelles  elle  déclare  avoir  donné,  pour 
le  terme  de  six  ans,  à  son  fils  Jacques  de  Bourbon, 
chevalier,  le  bail,  gouvernement  et  administration  de 
ses  terres  et  rcîvenus  de  Leuze  et  de  Condé-sur-l'Escaut, 
appartenances  et  dépendances,  moyennant  la  somme 
de  mille  francs  d'or  une  fois  payée  et  tous  les  ans  une 
somme  de  800  francs  d'or  ;  elle  se  réserve,  en  outre, 
la  somme  de  202  livres,  0  sols  que  la  ville  de  Tournai 
lui  devait,  le  profit  des  rentes  viagères  qui  avaient  été 
vendues  par  le  défunt  comte  de  la  Marche,  son  mari  ; 
la  collation  des  prébendes  de  Condé,  la  liberté  d'aller 
dans  ses  maisons  et  châteaux  de  Hainaut  où,  pendant 
son  séjour  on  serait  tenu  de  lui  fournir  du  bois  pour 
elle  et  ses  gens,  0  muids  de  blé  pour  sa  dépense, 
12  muids  d'avoine  et  le  foin  nécessaire  à  ses  chevaux, 
300  carpes  à  prendre  dans  le  vivier  de  Breul  ;  se 
réservant  aussi  le  droit  de  chambellage  des  fiefs  et,  à 
condition  que  son  fils  accordera  leur  pardon  à  Huart 


230 


ARCHIVES  DU  NORD. 


et  à  Piérarl,  dits  les  Bouteillera^  frères,  pour  les  choses 
à  propos  desquelles  il  les  avait  retenus  prisonniers.  — 
Même  date.  Lettres  de  noble  homme  messire  Jacques 
de  Bourbon,  chevalier,  par  lesquelles  il  déclare  avoir 
pris  le  gouvernement  et  bail  des  terres  de  Leuze  et 
Gondé  dans  les  conditions  ci-dessus.  —  Ratification  de 
ces  lettres  par  le  dit  Jacques  do  Bourbon,  à  Mons,  le 
jour  de  la  Purification  Notre-Dame  1365(2  février  1366). 
—  Sans  date;  XIV*  siècle.  Don  par  Sandrart  du 
Moustier  à  Martin  du  Moustier,  d'une  rente  de  8  sols 
sur  un  héritage  situé  près  des  écluses  de  la  ville  de 
Condé.  —  1612.  Requêtes,  mémoires  et  pièces  diverses 
relatives  à  la  prétention  du  comte  de  Solre,  seigneur 
de  Molembais,  sur  le  quart  des  bois  de  Condé. 

Layette  55.  —  Bavai,  Bouchain,  Ostrevant. 

B.  1214.  (Carton.)  —  8  pièces  et  2  cahiers,  10  feuillets, 

parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 

20  sceaux,  pour  la  plupart  incomplets  et  écrasés. 

i988-tâS9.  —  Bairal  et  Felsnlcs.—  28  septembre 
1288.  («  Lan  de  grâce  mil  dev^s  cens  qtmtre  vins  et 
witj  le  mardi  devant  le  St  Rem^i  »).  Lettres  par 
lesquelles  Thomas  et  Wuillaume  de  Mortagne,  frères, 
chevaliers,  ayant  conjointement  avec  la  dame  de 
Mortagne,  leur  sœur  (belle-sœur),  la  garde,  pour 
Marie,  leur  nièce,  héritière  de  Mortagne,  du  fief  de 
Feignies,  promettent  qu'aussitôt  que  leur  dite  nièce 
aura  Tâge  requis  elle  donnera  au  comte  de  Hainaut 
radhéritement  dudit  fief  qui  lui  avait  été  vendu  par 
Jean,  dit  sire  d'Audenarde.  —  30  août  1300.  («  Lan 
de  grasce  mil  et  trois  cenSy  le  m/irdi  apriès  le  jour 
saint  Jehan  Bécotasse  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
comte  de  Hainaut,  Hollande,  Zélande  et  seigneur  de 
Frise,  commet  son  cher  et  féal  monseigneur  Jean  de 
Montigny,  son  bailli  de  Hainaut,  pour  adhériter  son 
cher  et  féal  Monseigneur  Jean  d'Audenarde,  seigneur 
de  Rosoy,  de  la  terre  de  Feignies  et  de  ses  appen- 
dances.  —  Valenciennes,  dans  une  chambre  de  la 
Salle-le-Comte,  3  avril  1301.  («  Le  deluns  après 
Paskes  »).  Acte  d*adhéritement  donné  par  Jean,  sire 
de  Montigny,  bailli  de  Hainaut,  à  noble  homme 
monseigneur  Jean  d'Audenarde,  seigneur  de  Rosoy, 
de  la  terre  de  Feignies  et  de  ses  appendances.  —  Sans 
date  ;  vers  1320.  Mémoire  des  usages  et  franchises  de 
la  franche  rue  de  Bavai  suivant  l'enquête  faite  par  le 
prévôt  de  celte  ville.  ■—  Noël  1362.  Compte  des  rentes 


de  Noël  de  la  terre  de  Bavai.  —  1363.  Compte  de 
Piérart  Dourieu,  receveur  de  la  prévôté  de  Bavai.  ~ 
La  Haye  en  Hollande,  12  mars  1400.  {M  CCC  HIP^ 
et  dix  neuf).  Lettres  do  Guillaume,  comte  d'Ostrevant, 
déclarant  que  l'accord  conclu  entre  les  lombards  de 
Bavai  et  ceux  de  Mons  n*est  point  tenu  pour  cas 
déshonorant  et  que  lesdits  lombards  ont  toujours  joui 
de  bonne  renommée.  —  28  janvier  1401.  Rémission 
accordée  en  présence  de  Jean,  sire  de  Bréderode,  par 
Guillaume,  comte  d'Ostrevant,  à  Jean  de  Montjoie, 
,  écuyer,  qui  avait  arrêté  à  Mons  un  bourgeois  de  Bavai 
contrairement  à  la  coutume  de  Hainaut  et  qui  avait 
promis  de  le  remettre  en  liberté.  —  13  juillet  1434. 
Renouvellement  par  le  duc  Philippe  le  Bon  des  privi- 
lèges de  la  ville  de  Bavai.  —  27  novembre  1436. 
Donation  à  Clarembault  de  Proisy,  écuyer,  de  tout  ce 
que  le  duc  de  Bourgogne  possédait  à  Bavai  à  condition 
de  tenir  en  fief  de  ce  prince  lesdites  terres  domaniales. 
— 15  mai  1437.  Déclaration  par  ledit  Clarembault  de 
Proisy  des  parties  domaniales  qui  lui  ont  été  cédées  en 
fief  par  le  duc  de  Bourgogne,  à  Bavai,  entre  autres  la 
taille,  le  tonlieu,  le  vinage,  le  hallage,  le  poids,  les 
uxirts  des  pourceaux,  etc. 

B.  1215.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin  ;  5  pièces  et  1  cahier, 
4  feuillets,  papier  ;  3  sceaux  brisés  et  incomplets. 

tSM-iS»9.  —  Boachaln.  —  l^'  août  1306.  («  Le 
jour  saint  Pierre  entrant  Aoust  >),  Lettres  par 
lesquelles  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  confirme  le 
don  de  25  livrées  de  terre  au  noir  tournois  à  asseoir 
sur  les  marais  de  Bouchain,  fait  en  faveur*  de  maître 
Jean  Hermei  pour  ses  bons  services.  —  Sans  date  ; 
vers  1310.  «  Chest  li  usages  de  le  bourgeoisie  de 
Bouchaing,  lequel  li  maires  dist  et  demonstre  à  chiaos 
qui  y  veillent  entrer  ».  —  Mons,  «  ou  prael  de  le 
maison  le  demiselle  de  Houdengi^.  1314.  Donation  et 
adhéritement  fait  à  Jean,  seigneur  de  Raineval, 
chevalier,  de  terres  sises  à  Bouchain  en  TOstrevant  et 
dans  la  châtellenie  du  Quesnoy,  par  Guillaume,  comte 
de  Hainaut.  —  31  octobre  et  2  novembre  1323. 
Fondation  par  Adam  Huret,  de  Denain,  trésorier  de 
St-Âmé  de  Douai,  de  à^wx  personats  dans  la  chapelle 
du  château  de  Bouchain.  —  27  décembre  1342. 
Donation  par  Adam  de  Denain,  chanoine  de  Cambrai 
et  d'Arras,  de  la  chapelle  de  Bouchain  à  Sandrin 
Brisse,  clerc,  fils  de  Colard,  bailli  d'Orchies.  — 
17  mai-30  novembre  1363.  Liste  des  bourgeois  entrés 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  BAVAL  —  BOUCHALN.  —  OSTREVANT.     231 


en  la  bourgeoisie  de  Bouchain,  —  Le  Quesnoy, 
15  septembre  1384  et  Mons,  le  1"  juin  1387.  Lettres 
d'Albert  de  Bavière,  gouverneur  de  Hainaut,  accordant 
aux  habitants  de  Bouchain  et  des  villes  environnantes 
l'exemption  des  droits  d'aubanité  et  de  bâtardise,  en 
payant  seulement  le  meilleur  catel  à  la  mort. 

B.  1216.  (Carton.)  —  .3  pièoos,  parohemin  ;  .*fâ  pièces,  papier  ; 

2  sceaux  incomplets. 

i4t8-iiMi#.  —  Boachaiii. —  La  Haye,  le  6  février 
1418.  Fondation  par  Jacqueline  de  Bavière,  comtesse 
de  Hainaut  et  de  Hollande,  d'une  chapelle  en  l'église 
paroissiale  de  Bouchain.  —  Lille,  le  29  janvier  1506? 
Copie  d'un^  lettre  adressée  par  les  officiers  de  la 
Chambre  dee  Comptes  de  Lille  à  Jean  de  Lannoy, 
écuyer,  gouverneur  de  Bouchain,  au  sujet  des  ouvrages 
de  fortifications  à  faire  dans  cette  ville.  —  25  octobre 
1531.  Lettres  de  promesse  et  obligation  de  Jacques  de 
Nonnelles,  écuyer,  seigneur  de  Wargny,  pour  le 
retour  après  son  décès  du  fief  de  la  franchise  à  Bou- 
chain, échue  à  l'Empereur  à  titre  de  bâtardise  et  dont 
la  jouissance  lui  avait  été  accordée  néanmoins  sa  vie 
durant.  —  1604-1609.  Requête  et  avis  concernant  la 
demande  faite  par  les  confrères  de  la  confrérie  de  l'arc 
à  main  à  Bouchain,  afin  d'obtenir  l'arrentement  d'une 
petite  place  pour  leurs  exercices.  — 1613.  Lettres  et 
hypothèque  pour  l'arrentement  d'une  pêcherie  en  la 
rivière  de  la  Sensée  dépendant  du  domaine  de  Bou- 
chain. —  1614.  Confirmation  de  l'arrentement  d'une 
partie  de  la  rivière  de  la  Sensée  en  faveur  de  Hugues 
do  Bassecourt,  écuyer,  seigneur  de  Onnaing.  —  1645- 
1650.1nformations  criminelles  contre  plusieurs  femmes 
de  la  chàtellenie  de  Bouchain  soupçonnées  de  sorcel- 
lerie. —  1660.  Requête  de  Jean-Baptiste  Baulde, 
receveur  provisionnel  du  domaine  du  Roi  catholique 
à  Bouchain,  à  TelTet  d'obtenir  un  mandement  de  terrier 
pour  renouveler  les  c^rtulaires  des  rentes  de  Sa 
Majesté  à  Bouchain. 

B.  1217.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ; 
1  cahier,  8  feuillets,  papier  ;  14  sceaux  dont  plusieurs  incomplets. 

1194-1944.  —  Boachaln  et  Ofitreirant.  — 1184. 
(*  Actum  per  manufn  GilberHiy  notarii  mei,  anno 
Dominice  Incarnationis  M'^CL  XXX^'IIIP).  Lettres 
de  Baudouin,  comte  de  Hainaut,  déclarant  confirmer  les 
coutumes  d*Haspres,  sauf  en  ce  qui  concerne  les  meur- 


triers et  les  auteurs  de  blessures,  point  sur  lequel  il  les 
modifie. —  1197.  («  Actum  anno  Dominice  Incarna- 
tionis^ millesimo  nonagesimo  septimo  »).  Lettres  de 
Henri,  abbé  de  St-Vaast,  confirmant  les  droits  du  prévôt 
de  St-Achaire,  de  Tabbé  de  St-Vaast  et  du  comte  de 
Hainaut  à  Haspres,  et  modifiant  sur  quelques  points 
les  coutumes  de  cette  ville,  dont  les  articles  sont  repro- 
duits dans  lesdites  lettres.  —  Juillet  1239.  («  Ce  fut 
fait  l'an  del  Incarnation  rml  et  IP  XXXIX,  el  mois 
dejullet  »).  Lettres  de  Jean,  seigneur  de  Bruille-en- 
Ostrevant,  el  d'Idoine,  sa  femme,  par  lesquelles  ils 
accordent  à  leurs  hommes  dudit  Bruille  une  loi  ou 
charte  communale  «  à  tousjours  par  esquiévins  ». 
—  Avril  1244.  («  Actum  anno  Dominice  Incarnationis 
7nillesimo  ducentesimo^  quadragesimo  quarto, 
tnense  Aprili  »).  Lettres  de  Tofficial  d'Arras  faisant 
connaître  qu'en  sa  présence  noble  homme  Gilles  de 
Denain  (Denaing)  a  assigné  à  sa  femme  Gillette,  pour 
sa  dot,  7  muids  de  terre  sis  à  Azincourt  (Hasencourt) 
sur  les  douze  tenus  alors  comme  douaire  par  Margue- 
rite de  Lesdain.  —  Septembre  1244.  («  Lan  del  Incar- 
nation Nostre  Seigneur  mil  et  deus  cens  et  quarante 
qtmtre,  el  mois  de  septembre  »).  Lettres  par  lesquelles 
Henri  de  Luxembourg,  Robert,  avoué  d'Arras,  sire 
de  Béthune  et  de  Tenremonde,  et  les  principaux 
seigneurs  du  Hainaut  dont  les  noms  sont  donnés, 
adjugent  à  Thomas,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut, 
et  à  Jeanne,  sa  femme,  les  terres  de  Crèvecœur  et 
d'Arleux,  mouvantes  du  Hainaut,  forfaites  (confis- 
quées) sur  Mathieu  de  Montmirail  pour  les  dommages 
qu'il  a  causés  au  Comte  el  à  la  Comtesse,  avec  une 
somme  de  mille  marcs  d'ai^ent  qu'il  est  condamné  à 
leur  payer. 

B.  1218.  (Carton.)  —  13  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 

fragments  de  sceaux. 

i99i-iS09.    —    Boachain    et    OntreTant*    — 

18  août  1291 ,  à  St-Philibert-sur-Rille.  («  Actum  apud 
sanctum  Philibertum  super  Risilim ,  sabbato  post 
Assumptionem  béate  Marie ,  anno  JiP  CC^  nonage- 
simo prim^  »).  Mandement  de  Philippe  le  Bel  au 
bailli  de  Yermandois  et  à  tous  ses  autres  baillis, 
prévôts  et  justiciers,  de  ne  point  faire  de  nouveautés 
dans  le  pays  d'Ostrevant  dont  son  cher  et  féal  le  comte 
de  Hainaut  lui  avait  fait  hommage  ;  le  Roi  ne  prétend 
sur  ce  pays  que  l'hommage ,  le  ressort  el  la  garde 
des  quatre  abbayes  qui  s'y  trouvent.  —  Paris,  le 


232 


ARCHIVES  DU  NORD. 


11  octobre  1293.  («  Actum  Parisius,  dominica  post 
festwn  beati  Di/onisii,  anno  Domini  M^  CC^  nonage- 
simo  tercio  »).  Mandement  du  même  prince  au  bailli 
de  Vermandois  de  laisser  le  comte  de  Hainaut  jouir  de 
ses  terre  et  baronnie  de  TOstrevant  comme  les  autres 
barons  du  Royaume  jouissent  do  leurs  terres,  et  de  ne 
rien  entreprendre  contre  les  coutumes  observées  dans 
ce  pays  avant  qu'il  ne  lui  en  eût  été  fait  hommage.  — 
Paris,  le  25  novembre  1294.  («  Actum  Parisius^  in 
festo  béate  Katerine  virginis^  anno  Domini  mille- 
simo  diicentesi7no  7ionagesimo  qttarto  »).  Commis- 
sion donnée  par  le  roi  Philippe  le  Bel  à  Philippe  de 
Villa  Petrosa  et  à  Guillaume  Bontel,  ses  clercs,  pour 
informer  au  sujet  des  plaintes  portées  par  le  comte  de 
Hainaut  à  propos  des  entreprises  du  bailli  de  Verman- 
dois dans  rOstrevant,  avec  ordre  de  les  réparer  si 
elles  étaient  manifestes  et  d'en  donner  connaissance 
au  roi  si  elles  étaient  douteuses.  —  Paris,  le 
13  décembre  1294.  («  Le  lundi  ajjrès  la  fête  de  St- 
Nicolas  d'hiver  »).  Lettres  du  même  prince  nommant 
Raoul  de  Mullento  commissaire  au  lieu  et  place  de 
(luillaume  Bontel,  pour  informer  dans  cette  affaire.  — 
Bouchain,  janvier  1295.  Décision  des  deux  commis- 
saires Philippe  de  Villa  Petrosa  et  Raoul  à^  Mullento 
dans  le  différend  pendant  entre  le  comte  de  Hainaut 
d'une  part  et  les  gardiens  des  églises  d'Ostrevant,  le 
bailli  de  Vermandois,  les  prévôts  de  St-Quentin  et  de 
Beauquesne  et  les  sergents  du  roi.  —  Lesdain,  le 
5  janvier  1295.  («  La  veille  de  l'Epiphanie  1294). 
Mandement  des  mêmes  commissaire^  à  Tassart  de 
Oistre,  sergent  à  St-Quentin,  de  mettre  leur  sentence 
à  exécution.  —  Au  camp  devant  Seclin  le  19  juin  1297. 
(«  Donné  es  tentes  devant  Seclin  y  le  mercredi  après 
les  octaves  de  la  Trinité^  Van  de  grâce  mil  detcs 
cens  quatre  vinz  dis  et  sept  »).  Lettres  par  lesquelles 
Philippe  le  Bel  déclare  avoir  mis  entre  les  mains  du 
comte  de  Hainaut  la  saisine  de  la  garde  des  abbayes 
et  églises  de  l'Ostrevant,  ainsi  qu'il  l'avait  reçue  des 
mains  de  ce  comte,  sauf  en  toutes  choses  son  droit  et 
celui  d'autrui  ;  —  vidimus  de  ces  lettres  sous  le  scel  de 
Pierre  Belagent,  garde  de  la  prévôté  de  Paris  en  date 
du  jeudi  9  janvier  1337.  —  Sans  date;  vers  1297. 
Petit  mémoire  d'un  accord  conclu  pour  terminer  le 
différend  entre  le  Roi  et  le  comte  de  Hainaut  au  sujet 
de  l'Ostrevant.  —  Sans  date  ;  vers  1297.  Copie  des 
articles  convenus  entre  Gui,  comte  de  Flandre,  et  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  au  sujet  des  différends 
qui  les  divisaient  à  propos  de  l'Ostrevant,  du  pays 


d'Alost,  de  Grammont,  etc.  —  Poissy,  le  9  mai  1299. 
(«  Actum,  Pissiaciy  sàbbato  in  festo  beati  Gregorii, 
anno  Domini  AP  CC  nonagesimo  nono  »).  Lettres 
par  lesquelles  Philippe  le  Bel,  roi  de  France,  déclare 
que  s'il  survient  des  difficultés  dans  l'enquête  qui  doit 
se  tenir  au  sujet  de  la  baronnie  d'Ostrevant,  il  les 
terminera  à  la  satisfaction  du  comte  de  Hainaut.  — 
Longchamps,  le  4  mars  1300.  {«  Actum  in  ahbatia 
Minorissarum  Lungicampi,  die  veneris  post  Bran- 
dones,  anno  Domini  M^  CC^  nonagesimo  nono  »). 
Lettres  du  roi  Philippe  le  Bel  signifiant  au  bailli  de 
Vermandois  qu'ayant  mis  dans  le  ressort  de  ce  bailliage 
toute  la  baronnie  d'Ostrevant,  il  n'ait  à  y  exercer 
d'autres  juridictions  que  celles  appartenant  audit 
ressort.  —  30  décembre  1307.  («  Le  samedi  après  la 
Nativité  Nostre  Seigneur  »).  Lettres  par  lesquelles  le 
roi  Philippe  le  Bel  reconnaît  avoir  reçu  Guillaume, 
comte  de  Hainaut  et  de  Hollande  et  seigneur  de  Frise, 
en  foi  et  hommage  pour  l'Ostrevant  faisant  partie  de 
son  royaume  et  tenu  du  Roi  en  «  comté  et  noblesse  de 
baronnie  »  et  déclare  que  son  intention  n'est  point 
que  cet  hommage  s'étende  plus  loin  et  es  choses  qui  ne 
sont  pas  de  son  royaume,  et  afin  d'être  mieux  fixé  à  cet 
égard  il  consent  à  ce  que  quatre  commissaires  soient 
nommés,  deux  par  lui  et  deux  par  le  comte  de  Hainaut 
pour  établir  la  séparation  de  la  partie  de  l'Ostrevant 
qui  relève  de  son  royaume,  de  celle  qui  n'en  dépend 
pas. 

B.  1219.  (Carton.)  —  16  pièces  et  4  rouleaux,  parchemin , 
1  sceau  et  plusieurs  fragments. 

iSlia-tSSO. —  Boachaln  et  Ontrevant. —  Ulm£  ? 
au  diocèse  de  Narbonne,  le  15  février  1309  («  Datum 
apud  Ulmos  Narbonensis  dyocesis,  XV  Kalendas 
Mardi,  pontificattcs  nostri  anno  quarto  »).  Bulle  du 
pape  Clément  V  donnant  la  prévôté  d'Haspres  à 
Thierri  de  Suissi,  moine  de  l'abbaye  de  •  S*-Jean  de 
Laon.  —  22  mars  1309.  (Le  samedy  avant  le  dimanche 
des  Rameaux  1308).  Nomination  par  l'abbé  de 
St-Fuscien-au-Bois  et  l'évêque  d'Arras  des  procureurs 
chargés  de  mettre  ledit  Thierri  en  possession  de  ladite 
prévôté.  -^  Sans  date;  vers  1310.  —  Wautier  de 
Solre,  chanoine  d'Arras,  délégué  avec  Jacques  de 
Marly  et  Jean  de  Kevigni  par  l'abbé  de  St-f  uscien-au- 
Bois,  l'évêque  d'Arras  et  Tabbé  de  St-Éloi  de  Noyon, 
pour  exécuter  les  bulles  du  pape  Clément  V  qui 
donnent  à  Thierri  de  Suissi  la  prévôté  d'Haspres, 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  BOUCHAIN.  —  OSTREVANT. 


233 


Bioiifienl  à  Nicolas,  abbé,  et  à  l'abbaye  do  St-Vaast  que 
la  nominalion  qu'ils  ont  faite  de  Florent  de  Ville  à 
ladite  prévôté  est  nulle  et  qu'ils  aient  à  en  mettre  en 
possession  dans  le  délai  de  six  jours  ledit  Thierri 
ou  son  procureur  et  à  le  laisser  y  jouir  en.  paix  de 
tous  les  revenus.  —  Paris,  le  26  octobre  1315. 
Commission  donnée  par  Louis  X,  roi  de  France,  à 
Gérard  II,  évoque  de  Soissons  et  à  B.,  seigneur  de 
Mercœuil,  pour  faire  une  enquête  au  sujet  des  terres 
de  rOstrevant  mouvantes  du  royaume  de  France.  — 
Même  date.  Commission  donnée  par  le  même  prince 
aux  mêmes  personnages  pour  faire  une  enquête  sur 
les  limites  de  la  terre  de  Solesmes.  —  Paris,  le 
18  mars  1319.  Commission  donnée  par  Philippe  V, 
roi  de  France,  à  Pévêque  d'Arras,  à  Amis,  archidiacre 
d'Orléans  et  à  Firmin  de  Cocquerel,  seigneur  de 
PoiSy  pour  faire  une  enquête  au  sujet  des  terres  de 
rOstrevant  mouvantes  du  royaume  de  France  et  de 
celles  qui  sont  tenues  de  l'Empire.  —  Sans  date  ;  vers 
1320.  Etat  des  rentes  dues  à  Thomas  de  Caudry  à 
Denain,  dépendance  de  Boucbain,  rentes  achetées 
depuis  par  le  comte  de  Hainaul.  —  Paris,  le  29  janvier 
1329.  («  M  CCC  vint  et  huit  »).  Commission  donnée 
par  Philippe  de  Valois,  roi  de  France,  à  Albert  de 
Roye,  évêque  de  Laon,  et  à  Pierre  de  CoignièreSy 
chevalier,  pour  faire  une  enquête,  conjointement  avec 
les  commissaires  du  comte  de  Hainaut,  au  sujet  des 
terres  de  l'Ostrevant  mouvantes  du  royaume  de  France; 
vidimus  de  ces  lettres  sous  le  scel  d'Hugues  de  Cruci^ 
garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du  jeudi  16  mars 
1329  ;  plusieurs  autres  commissions  données  par  le 
même  prince  aux  mêmes  personnages  relatives  à  des 
enquêtes  sur  les  limites  du  royaume  de  France  et  du 
comté  de  Hainaut  vers  Tournai,  Fémy,  Solesmes  et 
sur  la  haute  justice  de  la  Scarpe,  toutes  datées  du 
29  janvier  1329.  —  Même  date.  Lettres  du  roi  Philippe 
de  Valois,  par  lesquelles  il  déclare  avoir  reçu  en  son 
hommage  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  son  frère 
(beau-frère)  pour  tout  ce  qu'il  tenait  en  fief  du  royaume 
de  France.  —  1330.  Enquête  au  sujet  des  limites  de 
rOstrevant  faite  par  les  gens  du  comte  de  Hainaut.  — 
14  juin  1330.  Lettres  par  lesquelles  Louis  IV,  empereur 
d'Allemagne,  commet  Guillaume,  comte  de  Hainaut, 
son  beau-père,  pour  constater  et  fixer  les  limites  du 
royaume  de  France  et  de  l'Empire  dans  le  comté 
d'Ostrevant,  promettant  de  tenir  pour  agréable  tout 
ce  qui  serait  décidé  par  lui  en  cette  occasion. 


B.  1220.    (Carton.)   —  10  pièces,   parchemin; 

3  sceaux  brisés. 

iSSt-iSSM. —  Boachain  et  0«treiraiit. — Paris, 
le  24  décembre  1331.  Commission  donnée  par  le  roi 
Philippe  de  Valois  à  l'évêque  d'Arras  et  à  Pierre  de 
CoignièreSy  chevalier,  pour  faire  une  enquête  conjoin- 
tement avec  Jean  de  Florence,  prévôt  de  l'église  de 
Cambrai,  et  Robert  de  Manchicourt^  chevalier, 
commissaires  du  comte  de  Hainaut,  au  sujet  des 
entreprises  faites  par  ses  officiers  en  la  terre  outre  le 
Ru  de  Rouhisel  vers  les  marches  de  Fémy  que  Je 
comte  de  Hainaul  dit  être  située  hors  du  Royaume  et 
aussi  des  entreprises  faites  par  le  châtelain  et  les 
habitants  de  Douai  sur  la  rivière  de  Scarpe  en  la  terre 
que  le  seigneur  de  Lalaing  tient  du  comte  de  Hainaut  ; 
vidimus  de  Jean  de  Milon,  garde  de  la  prévôté  de 
Paris,  en  date  du  samedi  4  janvier  1332.  —  Au  bois  de 
Vincennes,  le  15  octobre  1334.  Commissions  données 
par  le  môme  prince  à  André  de  Florence,  évêque  de 
Tournai,  et  à  Pierre  de  Coignières  pour  faire  une 
enquête  sur  le  même  objet  et  sur  les  limites  de  l'Ostre- 
vant ;  vidimus  de  Pierre  Belagent,  garde  de  la  prévôté 
de  Paris,  en  date  du  15  novembre  1334.  —  Asnières, 
le  23  novembre  1334.  Mandement  du  roi  Philippe  de 
Valois  à  tous  ses  officiers  et  justiciers  de  ne  rien 
entreprendre  contre  le  comte  de  Hainaut  au  sujet 
de  la  terre  litigieuse  entre  eux  ;  —  vidimus  de  Pierre 
Belagent,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du 
samedi  24  juin  1335. —  30  avril  1335.  («  Nuit  de  May  »). 
Information  foite  par  Adam  de  Denain,  chanoine  de 
Cambrai,  au  sujet  de  la  maison  de  Montigny,  séante 
entre  Lourches  et  Denain,  sur  laquelle  le  comte  de 
Hainaut  prétendait  avoir  toute  justice  ainsi  qu'Amoul 
d'Eughien  l'avait  eue.  —  Boulogne,  le  12  septembre 

1335.  Lettres  par  lesquelles  Philippe  de  Valois,  roi 
de  France,  promet  que  s'il  n'achète  pas  les  châteaux 
de  Crôvecœur  et  d'Arleux,  il  ne  tolérera  pas  que 
d'autres  en  fassent  Tacquisition  si  ce  n'est  le  comte 
et  la  comtesse  de  Hainaut  pour  leur  fils  Guillaume, 
comte  d'Ostrevant.  —  Au  bois  de  Vincennes,  le  21  juiL 

1336.  Commission  donnée  par  le  roi  Philippe  de 
Valois  à  André  de  Florence,  évêque  de  Tournai,  et 
Pierre  de  Coigniè?^eSj  chevalier,  pour,  conjointement 
avec  Henri  de  Jodoigne,  chanoine  de  Cambrai,  et 
Guérard  d'Enghien,  sire  de  Havrech,  chevalier, 
châtelain  de  Mons,  députés  du  comte  do  Hainaut, 
faire  une  enquête  sur  les  parties  de  l'Ostrevant 
relevant  de  la  couronne  de  France  ;  deux  vidimus  de 


Nord   —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


30 


234 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Pierre  Belagent,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date 
du  samedi  29  juin  1336  et  du  jeudi  9  janvier  1337.  — 
Juillet  1337.  Lettre  de  Fempereur  Louis  IV  à  Philippe 
de  Valois,  se  disant  roi  de  Fr^ance^  au  sujet  du 
marquis  deJuliers  et  des  châteaux  de  Crèvecœur, 
Arleux  et  St-Souplet,  situés  dans  Tévêché  de  Camhrai. 
—  Au  bois  de  Vincennes,  le  17  novembre  1337.  Man- 
dement du  roi  Philippe  de  Valois  à  tous  ses  officiers 
de  justice  de  ne  faire  aucun  exploit  en  la  terre 
d'Ostrevant  appartenant  au  comte  de  Hainaut,  plus 
avant  que  ne  Tout  fait  les  autres  rois  de  France  ses 
prédécesseurs;  vidimus  sous  le  scel  de  Pierre 
Belagent,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du 
mercredi  26  novembre  1337.  —  Au  bois  de  Vincennes, 
le  17  novembre  1337.  Mandement  du  même  prince 
à  Robert  Le  Chat,  commissaire  pour  la  levée  des 
décimes  en  la  province  de  Reims,  de  surseoir  jusqu'à 
la  fête  de  la  Madeleine  prochaine,  les  contraintes 
faites  contre  les  religieux  de  St-Amand,  Vicoigne, 
Hasnon,  Denain  et  autres  au  pays  d'Ostrevant.  — 
Même  date.  Lettres  du  même  prince  par  lesquelles 
il  déclare  avoir  reçu  Guillaume,  comte  de  Hainaut, 
en  l'hommage  de  TOstrevant  pour  les  parties  qui 
relèvent  du  Royaume,  et  commet  des  délégués  pour, 
avec  ceux  dudit  comte,  délimiter  les  parties  qui  sont 
du  Royaume  d'avec  celles  tenues  de  l'Empire  ;  vidimus 
de  Pierre  Belagent,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en 
date  du  mercredi  26  novembre  1337.  —  21  novembre 
1339.  («  Le  dymenche  devant  la  sainte  Katheline  »). 
Enquête  faite  par  Gilles  Le  Clerc  Ditrej  prévôt  de 
Valenciennes,  et  Baudouin  Vascos,  châtelain  de 
Bouchain,  au  sujet  de  la  justice  que  messire  Aubert 
Turck  prétendait  avoir  en  sa  maison  de  Rieux, 
dépendance  de  Bouchain;  les  témoins  interrogés, 
savoir  Watier  de  Verbos  de  St-Martin,  messire  Vilain 
de  Ruesne,  Thomas  Dasonleville,  de  Vendegies, 
Nicaise  de  Hordaing^  de  Vendegies-sur-Écaillon, 
Colard  de  HeskeSj  de  Vendegies-sur-Ecaillon,  Jean 
Baignars,  de  Bermerain,  et  Sandras  de  Sassegnies,  de 
Bermerain,  déclarèrent  que  la  justice  sur  la  maison 
et  le  territoire  de  Rieux,  appartenait  au  seigneur  de 
StrMartin. 


B.  1221.  (Carton.)  —  17  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 
7  pièces,  papier  ;  3  sceaux  brisés  et  incomplets. 

t8&t-ts&4.  —  OfitreTant.  —  Le  Quesnoy,   le 
l*' novembre  1352.  Procuration  donnée  par  Marguerite, 


comtesse  de  Hainaut,  à  Walleran  de  Luxembourg, 
seigneur  de  Liny^  pour  rendre  foi  et  hommage  de  la 
terre  d'Ostrevant  tenue  par  elle  du  roi  de  France.  — 

1352.  Information  par  Jean  de  Gand,  procureur  du  roi 
de  France,  et  Gossart  de  Bouchigneuly  procureur  de 
la  comtesse  de  Hainaut,  au  sujet  de  la  juridiction  de 
rOstrevant.  —  Paris,  le  mardi  14  mai  1353.  Vidimus 
par  Alexandre  de  Crèvecœur,  garde  de  la  prévôté  de 
Paris,  des  lettres  do  la  comtesse  de  Hainaut  recon- 
naissant avoir  fait  hommage  de  la  terre  d'Ostrevant 
au  roi  de  France.  —  Paris,  le  mercredi  15  mai  1353. 
Vidimus  par  le  même  des  lettres  de  la  comtesse  de 
Hainaut  nommant  des  commissaires  à  Teffet  de 
s'enquérir  des  limites  de  TOstrevant.  —  Paris,  mai 

1353.  Lettres  de  Jean  II,  roi  de.  France,  déclarant  que 
sa  cousine  Marguerite,  comtesse  de  Hainaut,  lui  a  fait 
hommage-lige  de  la  terre  d'Ostrevant  située  dans  son 
royaume  comme  l'avaient  fait  son  père  et  son  frère  à 
ses  prédécesseurs  et  qu'elle  tiendra  cette  terre  du  Roi 
en  «  comté  et  en  noblesse  de  baronnie  ».  —  Même 
date.  Lettres  du  même  prince  par  lesquelles  il  consent 
à  ce  que  la  somme  payée  ordinairement  sur  son  trésor 
s'élevant  à  3.700  livres  tournois  et  que  touchaient  le 
père  et  le  frère  de  la  comtesse  de  Hainaut  et  a  laquelle 
le  duc  Guillaume  de  Bavière  avait  renoncé,  continue 
à  être  perçue  par  ladite  comtesse.  —  Mai  1353. 
Déclaration  du  roi  Jean  II  par  laquelle,  à  la  suite  de 
l'hommage  qui  lui  avait  été  fait  de  la  terre  d'Ostrevant 
par  la  comtesse  de  Hainaut,  il  nomme  des  commis- 
saires pour,  contradictoirement  avec  ceux  de  la  dite 
comtesse,  fixer  les  limites  de  la  dite  terre  ;  vidimus 
par  Alexandre  de  Crèvecœur,  garde  de  la  prévôté  de 
Paris,  en  date  du  5  mai  1353.  —  Ath,  3  juin  1353. 
Nomination  par  Marguerite,  comtesse  de  Hainaut,  de 
Gérard  d'Ënghien,  châtelain  de  Mons,  Baudouin  de 
Roisin,  chevalier,  E  tienne  Maulion,  prévôt  des  églises 
de  Mons,  et  Baudouin,  dit  Vasco^  comme  ses  commis- 
saires pour  procéder,  contradictoirement  avec  ceux 
du  roi  de  France,  à  la  fixation  des  limites  de 
rOstrevant.  —  Même  date.  Lettres  de  la  môme 
princesse  déclarant  que  lesdits  commissaires  descen- 
dront sur  les  lieux  et  n'en  partiront  qu'après  avoir  fixé 
les  limites  ;  en  cas  de  dissidence,  messire  Jacques  de 
Bourbon,  comte  de  Ponthieu,  sera  désigné  comme 
arbitre.  —  Le  Quesnoy,  le  18  juin  1353.  Lettres  de  la 
même  princesse  déclarant  que  pour  accélérer  les 
travaux  de  l'enquête  sur  les  limites  de  l'Ostrevant,  elle 
a  nommé  et  établi  ses  procureurs  et  délégués  à  l'effet 


CHAMBRK  DES  GOMI>TES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  OSTREVANT. 


235 


de  suivre  Faffaire  auprès  des  commissaires  principaux, 
maître  Pierre  de  Brayland^  maître  Philippe  d'Ath, 
curé  de  le  Longuevilley  Guillaume  de  Lescaterie^ 
receveur  de  Hainaut,  Jehan  le  Douch  et  Simon 
d'Agischem.  —  8  septembre  1353.  Acte  par  lequel 
Pierre,  évêque  de  Cambrai,  et  Walleran,  seigneur  de 
Luxembourg,  règlent  les  débats  du  procureur  du  roi 
de  France  avec  la  comtesse  de  Hainaut,  au  sujet  des 
exploits  faits  par  les  officiers  de  ladite  comtesse  à 
Anchin,  Pecquencourt,  Fenain,  Wandignies,  Solesmes 
•et  ailleurs,  depuis  qu*elle  a  fait  hommage  au  Roi  de  la 
terre  d'Ostrevant.  —  Sans  date;  vers  1353.  Projet 
d*une  requête  adressée  au  Roi  en  son  conseil  par  la 
comtesse  de  Hainaut,  au  sujet  de  FOstrevant.  —  Sans 
date  ;  vers  1353.  Enquêtes  au  sujet  de  diverses  parties 
du  Hainaut,  de  TOstrevant,  des  terres  de  Marchiennes 
et  de  St-Amand  et  des  limites  de  la  France  et  de 
l'Empire  dans  ces  parages.  —  Alh,  le  24  avril  1354. 
Commission  donnée  par  Marguerite,  comtesse  de 
Hainaut,  à  Pierre  de  St-Amand,  professeur  en  lois,  et 
Nicole  de  Houdaing^  seigneur  d'Espinoy,  pour,  au 
lieu  et  place  du  seigneur  d*Enghien  et  de  Baudouin,  dit 
Vascoj  occupés  à  d'autres  affaires  de  la  comtesse, 
traiter  avec  les  commissaires  du  roi  de  Franco  au  sujet 
de  la  séparation  des  parties  de  TOstrevant  tenues  du 
Royaume,  d'avec  celles  relevant  de  l'Empire.  — 
Solesmes,  le  lundi  10  novembre  1354.  («  Le  lundi 
velle  Saint-Martin  el  mois  de  novembre  l'an  LU  11^), 
Information  faite  par  les  procureurs  du  roi  de  France 
et  ceux  de  la  comtesse  de  Hainaut  au  sujet  de  la 
mouvance  de  l'Ostrevant  et  de  la  terre  de  Solesmes. 
—  Sans  date  ;  vers  1354.  Autre  enquête  sur  le  même 
objet. 

R.  1222.  (Carton.)  —  12  pièces  et  1  rouleau,  parchemin; 
3  pièces,  papier  ;  11  sceaux  incomplets  et  brisés. 

t84ft-fln  du  1ILIV«  siècle.  —  Ontreiraut.  —  Cam- 
brai, le  26  janvier  1355  («  MCCCLIV  »).  Acte  par 
lequelJean Derquery,|doyen de  Noyon, Jacques  Laver- 
che,  Robert  de  Wîngles,  connétable  de  Flandre,  cheva- 
lier, et  Jean  de  Going^ielieu  (Gonnelieu),  doyen  de 
Cambrai,  commissaires  du  roi  de  France  sur  le  fait  de 
l'Ostrevant  et  de  Solesmes,  mandent  au  bailli  de  Ver- 
mandois  et  à  tous  autres  officiers  do  justice  de  saisir 
tous  les  biens  appartenant  au  seigneur  de  Vertaingk 
cause  des  usurpations  commises  par  lui  sur  les  biens  de 
l'abbaye  de  St-Denis  en  France  placée  sous  la  sauve- 


garde du  Roi.  —  Le  mardi  7  avril  1355.  Lettres  par 
lesquelles  Jean  de  GoingnelieUy  doyen  de  Cambrai, 
conseiller  du  Roi  et  son  commissaire  pour  Tafiaire 
d'Ostrevant,  et  Pierre  de  St-Amand,  chanoine  de 
Cambrai,  conseiller  et  commissaire  de  la  comtesse  de 
Hainaut,  déclarent  qu'après  avoir  pris  connaissance 
des  faits  et  articles  produits  par  Jean  de  Gand, 
procureur  du  Roi,  et  ceux  produits  par  messire  Jean 
de  Soignies,  clerc,  procureur  de  la  Comtesse,  ils  ont 
ajourné  lesdiles  parties  par  devant  eux  à  Cambrai  du 
présent  jour  en  un  mois.  —  Cambrai,  le  jeudi  23  avril 
1355.  Acte  par  lequel  les  commissaires  du  roi  de 
France  et  do  la  comtesse  de  Hainaut  au  fait  de 
l'Ostrevant,  déclarent  avoir  prorogé  la  cause  au  jeudi 
7  mai  suivant.  —  Valenciennes,  le 5  mai  1355.  Pouvoir 
donné  par  Marguerite,  comtesse  de  Hainaut,  à  Jean 
dit  Coppeles,  chanoine  de  l'église  Ste-Croix  de 
Cambrai,  pour  être  un  do  ses  commissaires  au  fait 
des  limites  de  l'Ostrevant,  en  remplacement  du 
seigneur  d'Enghien  occupé  à  d'autres  affaires.  —  Le 
jeudi  7  mai  1355.  Acte  par  lequel  les  commissaires  du 
roi  de  France  et  ceux  de  la  comtesse  de  Hainaut 
accordent  un  nouveau  délai  à  Jean  de  Gand,  procureur 
du  roi,  et  à  Guillaume  de  Lescatière,  procureur  de  la 
Comtesse,  pour  proposer  moyens  et  défenses  et  loumir 
répliques,  renvoyant  la  cause  par  devant  eux  à  Douai 
au  l**^  août  prochain.  —  Le  29  juillet  1355.  f«  Le 
merquedi  prochain  après  le  jour  saint  Jaguhne  et 
saint  Christofle  »).  Commission  donnée  par  Margue- 
rite, comtesse  de  Hainaut,  à  Pierre  de  St-Amand, 
chanoine  de  Cambrai,  professeur  en  lois,  pour  être 
l'un  de  ses  commissaires  au  fait  des  limites  de  l'Ostre- 
vant, en  remplacement  de  feu  Baudouin  de  Roisin, 
chevalier.  —  Douai,  le  2  août  1355.  Acte  par  lequel 
les  commissaires  de  la  comtesse  de  Hainaut  pour  le 
fait  des  limites  de  l'Ostrevant  déclarent  que  les 
commissaires  du  roi  de  France  ne  s'étant  pas  trouvés 
à  l'assemblée  qui  devait  se  tenir  à  Douai  le  1"^  août, 
ils  se  sont  retirés  sans  rien  ordonner.  —  Paris,  le 
7  février  1366.  («  Mil  trois  cens  soixante  et  cinq  »). 
Lettres  par  lesquelles  Charles  V,  roi  de  France, 
déclare  que  le  duc  Albert  de  Bavière,  bail  (gouverneur) 
du  Hainaut,  lui  a  fait  hommage-lige  de  la  partie  de 
l'Ostrevant  relevant  du  royaume  do  France,  sans  que 
cet  hommage  puisse  préjudicier  au  comte  de  Hainaut, 
ni  augmenter  les  droits  du  Roi  qui,  pour  les  fixer, 
consent  à  ce  que  quatre  commissaires  soient  nommés, 
savoir  deux  de  chaque  côté  et  pour  cinquième  et  sur- 


236 


ARCHIVES  DU  NORD. 


arbitre  Waleran  de  Luxembourg,  par  lesquels  seront 
déterminées  les  parties  de  TOstrevant  tenues  du 
Royaume  et  celles  tenues  de  l'Empire.  —  Hesdin, 
24  septembre  1382.  Albert  de  Bavière,  gouverneur  du 
Hainaut,  et  Louis  de  Maie,  comte  de  Flandre,  com- 
mettent le  sire  d'Antoing  pour,  avec  Gérard  de 
Rassenghien,  gouverneur  de  Lille,  terminer  les  débats 
existant  entre  Gérard  d'Espierre  et  le  sire  de  Lalaing. 
—  La  Haye,  27  août  1391.  Lettres  par  lesquelles 
Albert,  duc  de  Bavière,  déclare  qu'étant  sommé  par  le 
roi  de  France  de  lui  faire  hommage  de  l'Ostrevant,  et 
qu'ayant  donné  ce  pays  à  son  fils,  gouverneur  du 
Hainaut,  en  considération  de  son  mariage  avec  Mar- 
guerite de  Bourgogne,  il  consent  à  ce  que  celui-ci 
rende  hommage  au  Roi  pour  ledit  pays.  —  Paris,  le 
13  septembre  1391.  Lettres  par  lesquelles  Charles  VI, 
roi  de  France,  déclare  avoir  reçu  de  Guillaume  de 
Bavière,  comte  d'Ostrevant,  gouverneur  du  Hainaut, 
les  foi  et  hommage  de  l'Ostrevant  qu'il  tient  du  Roi  en 
comté  et  noblesse  de  baronnie.  — Mons,  le  6  décembre 
1391.  Lettres  par  lesquelles  Guillaume  de  Bavière, 
comte  d'OsI  rêvant,  gouverneur  de  Hainaut,  déclare 
avoir  fait  ledit  hommage  ;  vidimus  de  Jean  de  Folle- 
ville,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du 
15 janvier  1392.  —  Mons,  le 21  septembre;  sans  date 
d'année  ;  probablement  1393.  Lettres  de  Guillaume  de 
Bavière,  comte  d*Ostrevant,  au  chancelier  du  duc  de 
Bourgogne,  l'informant  qu'il  venait  recevoir  des 
lettres  de  ce  prince  lui  annonçant  qu'il  serait  écrit  au 
duc  Albert  de  Bavière  au  sujet  de  la  prolongation  des 
trêves  et  de  la  journée  ({ui  doit  être  tenue  pour  régler 
les  différends  existant  entre  eux  et  portant  sur  trois 
points  principaux.  —  Lille,  19  septembre  1395.  Lettres 
de  non  préjudice  accordées  par  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  au  seigneur  de  Montigny-en-Ostrevant  au 
sujet  de  deux  arrestations  opérées  dans  le  bois  de 
Vertignon,  —  Sans  date;  XIV*  siècle.  Rouleau 
contenant  23  pièces  relatives  à  l'Ostrevant  dont  les 
minutes  ont  été  mentionnées  à  leurs  dates. 


B.  1223.  (Carton.)  —  16  pièces  et  4  rouleaux,  parchemin  ; 

35  pièces,  3  rouleaux  et  8  cahiers,  64  feuillets,  papier  ; 

8  sceaux  brisés  et  incomplets. 

i4M-i  A09.  — Ontreiraiit.  —  Sans  date  ;  vers  1406. 
Mémoire  présenté  par  le  duc  de  Bourgogne  dans  le 
différend  qui  s'était  élevé  entre  lui  et  le  comte  de 
Hainautausujetdela  démolition  du  chàteaud'Escaillon. 


—  Sans  date  ;  vers  1411.  Accord  entre  Jean  Sans  Peur, 
duc  de  Bourgogne,  et  Guillaume  de  Bavière,  comte  de 
Hainaut,  au  sujet  de  la  démolition  du  château  d*Es- 
caillonen  Ostrevant. —  18  juillet  1413.  Engagement 
pris  par  Jean  Sans  Peur,  duc  de  Bourgogne,  et  par 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  de  s*en  rapporter  à 
l'arbitrage  d'Antoine,  duc  de  Brabant,  et  de  Jean  de 
Bavière,  évêque  de  Liège,  pour  régler  leur  différend 
au  sujet  de  la  démolition  du  château  d'Escaillon.  — 
Bruges,  le  30  décembre  1413,  et  La  Haye,  le  22  janvier 

1414.  Lettres  par  lesquelles  Jean  Sans  Peur  et  Guil- 
laume de  Hainaut  s'en  remettent  au  duc  de  Brabant  et 
à  l'évêque  de  Liège  pour  la  solution  du  différend  qui 
les  divisait  au  sujet  de  la  démolition  du  château 
d'Escaillon.  —  Gand,  20  décembre  1414  et  13  janvier 

1415.  Nouvelles  lettres  renfermant  les  mêmesdécisions. 

—  9  janvier  1419.  Délai  accordé  par  Charles  VI,  roi  de 
France,  au  duc  de  Brabant,  pour  fournir  le  dénombre- 
ment dû  par  ce  dernier  comme  mari  de  Jacqueline  de 
Bavière,  comtesse  de  Hainaut,  à  la  couronne  de  France, 
à  cause  du  pays  d'Ostrevant  et  d'une  rente  dè4.000  livres 
sur  la  recette  du  Vermandois.  —  3  novembre  1424. 
Ordonnance  de  Philippe  le  Bon,  duc  de  Bourgogne, 
prescrivant  à  Jean  de  Luxembourg,  comte  de  Guise, 
seigneur  de  Beaurevoir,  au  sire  de  Comines,  capitaine 
général  et  souverain  bailli  de  Flandre,  au  sire  de 
Humbercourt,  gouverneur  d'Arras  et  à  Baudouin  de 
Lannoy,  dit  Le  Bègue,  gouverneur  de  Lille,  dé  répri- 
mer par  les  armes,  en  cas  de  récidive,  l'insolence  du 
sire  de  Robersart  qui  a  menacé  de  faire  «  la  guerre  de 
feu  et  de  sang  et  de  porter  tout  le  dommage  qu'il 
pourra,  aux  doyen  et  chapitre  de  l'église  métropoli- 
taine de  Cambray,  pour  cause  et  â  l'occasion  de  la 
démolition  faite  de  piécà,  à  bonne  et  juste  cause,  de 
par  nostre  très-chière  dame  et  ayeule,  de  la  forteresse 
d'Escaillon,  lesquelles  menaces  il  a  encores  nagaires 
renouvellées  contre  lesdits  chanoines  qui  en  rien  sont 
coupables  de  ladite  démolition  ».  —  18  juillet  1434. 
Reconnaissance  par  Othon  de  Lalaing  de  la  charte 
communale  accordée  aux  habitants  d'Auberchicourt 
par  Jean,  abbé  d'Anchin.  — 13  mars  1437.  Arrentement 
perpétuel  au  seigneur  de  Rullecourty  d'un  étang  ou 
vivier  domanial  sis  en  la  ville  àî" Ames-lez-Aubigny 
(Hamel  près  d'Aubigny-au-Bac  ?),  à  charge  par  le 
concessionnaire  de  le  remettre  en  bon  état.  — 1449  et 
XV«  siècle.  —  Mémoires  et  documents  divers  relatifs 
à  l'Ostrevant.  —  Sans  date;  commencement  du 
XV*  siècle.  Lettre  relative  au  payement  d'une  rente 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  ULLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  LE  QUESNOY. 


237 


due  au  comte  d'OsIrevant.  —  Malines,  le  19  mars 
1502.  Commission  du  Grand  Conseil  de  Malines  en 
faveur  du  sieur  de  Poix,  acquéreur  de  la  terre  de 
Douchy  que  kii  ont  vendue  les  abbé  et  religieux  de 
St-Pierre  de  Gand,  au  sujet  de  la  contribution  à 
laquelle  les  gens  d'église  voulaient  assujettir  cette 
terre  comme  si  elle  était  encore  en  main  ecclésiastique. 

Layette  56.  —  Le  Quesnoy.  —  Maubeoge.  — 

Vn^LAGES  DES  PREVOTES  DU  QUESNOY  ETDE  MaUBEUGE.  — 

Beaumont  ET  Trelon.  —  Chimay. 

B.  i224.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  1  sceau 
et  plusieurs  fragments. 

t94a-iS9S. —  liC  f|ac«iioy. — 1240.  (<^Datmn  anno 
Domini  A/**  CC°  quadragesimo  »).  Lettres  par  les- 
quelles Thomas,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  et 
Jeanne,  sa  femme,  cèdent  à  perpétuité  à  l'hôpital 
Ste-Élisabeth  du  Quesnoy,  le  droit  qu'ils  avaient  de 
conférer  des  places  dans  les  écoles  de  cette  ville  (<^jtcs 
conferendi  quod  hàbebamus  in  scolis  de  Querceto  »), 
après  la  mort  de  Henri,  avoué  de  Mons,  à  qui  ils 
l'avaient  donné,  à  condition  que  les  proviseurs  dudit 
hôpital  conféreront  les  places  gratuitement  comme  le 
Comte  le  faisait  lui-même  et  en  prenant  conseil  du 
prieur  des  Frères  Prêcheurs  de  Valenciennes.  —  Sans 
date;  vers  1310.  Requête  présentée  au  comte  de 
Hainaut  par  les  jurés  de  la  paix,  les  échevins  et 
consaulx  de  la  ville  du  Quesnoy,  pour  le  prier  de 
vouloir  maintenir  et  garder  les  privilèges  de  leurs 
bourgeois,  éuumérés  et  détaillés  longuement  dans 
ladite  requête.  —  26  mai  1323.  («  Le  jour  dou  saint 
Sacrement  >.)  Lettres  par  lesquelles  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  déclare  avoir  vendu  à  Adam  Huret, 
de  Denain,  son  chapelain  et  trésorier  de  St-Amé  de 
Douai,  100  livrées  de  terre  par  au,  destinées  à  la 
fondation  de  bénéfices  dans  la  chapelle  du  château 
du  Quesnoy,  moyennant  la  somme  de  15.000  livres 
dont  il  se  tient  content  et  payé,  et  pour  cette  rente 
de  cent  livres  il  lui  a  cédé  et  transporté  le  dîmage 
de  Prouvi,  quinze  mencaudées  de  terre  à  Denain, 
66  mencaudées  de  terre  tenues  à  cens  du  seigneur 
de  Rœux  et  les  cens,  rentes  et  terres  qui  lui  appar- 
tenaient à  Féchain,  excepté  le  jour^  la  pêche,  la 
justice  et  la  seigneurie  de  la  ville  de  Féchain  qu'il 
réserve  à  son  profit  ;  vidimus  sous  le  scel  du  chapitre 
St-Amé  de  Douai,  en  date  du  27  septembre  1342.  — 
21  septembre  1323.  Acte  notarial  portant  fondation  de 


deux  personats  dans  la  chapelle  du  Quesnoy  par 
Adam  Huret  de  Denain,  prêtre,  trésorier  et  chanoine 
de  St-Amé  de  Douai.  —  27  septembre  1323.  (^  Feria 
Icrcia  ante  festum  archangeli  Michaelisp)-  Lettres 
de  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  portant  confirmation 
de  la  fondation  faite  par  Adam  Huret,  de  Denain, 
trésorier  de  St-Amé  de  Douai,  de  deux  personats  ou 
chapelles  simples  en  la  chapelle  nouvelle  du  château 
d'Aimon-Quesnoi  ;  vidimus  du  chapitre  de  St-Pierre 
de  Douai,  en  date  du  27  septembre  1342. 

B.  1225.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  6  pièces 
et  1  rouleau,  papier  ;  2  sceaux  brisés. 

iS4UI-i89i •  —  liC  floMnoy.  —  29  août  1346.  («  En 
no  ville  du  Mont-Sainte  Gertrude  (GerU^ydenberg). 
le  jour  de  la  Décollation  St- Jehan-Baptiste  s>). 
Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  impératrice  des 
Romains,  comtesse  de  Hainaut  et  de  Hollande,  permet 
aux  étrangers  de  quelque  pays  qu'ils  soient,  de  venir 
demeurer  dans  la  ville  du  Quesnoy,  promettant  qu'ils 
y  jouiront  des  mêmes  droits  et  privilèges  que  les 
autres  habitants.  —  3  novembre  1347.  Acte  nolarial 
du  dépôt  mis  entre  les  mains  des  abbé,  prieur  et 
religieux  de  St-Jean  de  Valenciennes,  des  lettres  de 
la  fondation  faite  par  Adam  de  Denain,  chanoine  de 
Cambrai,  de  deux  chapelles  au  château  du  Quesnoy, 
pour  lesquelles  il  avait  donné  cent  livres  de  rentes  en 
terre;  double  de  cet  acte  passé  par  devant  Jean 
Dumoulin,  clerc  de  Cambrai,  notaire  apostolique  et 
impérial.  —  15  mars  1351.  («  L'an  de  grasce  fnil 
CGC  (1),  le  XV  jour  de  niarch  »).  Lettres  de 
Marguerite,  comtesse  de  Hainaut,  par  lesquelles  elle 
commet  l'abbé  de  St-Jean  de  Valenciennes,  et  Jean 
Bailleu,  chanoine  de  Notre-Dame  de  la  Salle-le-Comte 
à  Valenciennes,  Jean  du  Casteler,  prévôt  du  Quesnoy, 
et  Bernard  Royer,  au  soin  de  faire  une  enquête  sur 
les  biens  et  revenus  de  la  principale  chapelle  du 
château  du  Quesnoy.  —  20  juillet  1382.  Attestation 
par  Sandrart  Leconte,  maïeur  de  la  ville  Mareschj 
Pierrart  Barat  et  Jean  Leconte,  échevins  de  ladite 
ville,  qu'il  n'y  a  aucune  brebis  audit  de  Mareschy  et  que 
le  droit  de  moutonnage  n'a  pas  été  payé  au  receveur 
du  Quesnoy.  —  1^  février  1385.  (^  Mil  IIP  IlII^IIIIy 


(1)  Il  y  a  là  une  erreur  de  date  manifeste  de  la  part  du  scribe, 
car  Marguerite  n*a  été  comtesse  de  Hainaut  qu*cn  1345.  ïa} 
scribe  a  omis  sans  doute  d*ajoutcr  L  (cinquante). 


238 


ARCHIVES  DU  NORD. 


le  premier  Jour  du  mois  de  février ,  nuit  Nostre 
Da7ne  Candeler  »J.  Lettres  par  lesquelles  Albert, 
duc  de  Bavière,  gouverneur  du  Hainaut,  exempte  les 
bâtards  habitants  de  la  ville  du  Quesnoy,  du  droit  de 
bâtardise  moyennant  le  seul  payement  du  meilleur 
catel  à  la  mort.  —  4  janvier  1389.  Acte  de  vente  par 
demoiselle  Gilles  de  le  Sauch  à  Jean  de  le  Sauch,  son 
fils,  des  censé,  terre  et  moulin  ou  tordoir,  dits  des 
Ghaisau  Quesnoy.  —  La  Haye,  le  30  janvier  1391. 
Confirmation  par  Albert,  duc  de  Bavière,  gouverneur 
du  Hainaut,  et  Guillaume,  comte  d'Ostrevant,  son  fils, 
des  lois  et  coutumes  de  la  ville  du  Quesnoy  ;  vidimus 
des  hommes  de  fief  du  Hainaut  en  date  du  13  juillet 
1435  ;  copies  sur  papier. 

B.  1226.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  3  pièces, 

papier;   i  sceau. 

i4l5-l40fl.  — liefluesiioj.  — La  Haye,  le  4  août 
1415.  Consentement  donné  par  Jacqueline  de  Bavière, 
fille  du  duc  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  à  ce  que  le 
seigneur  d'Audregnies  reçoive,  pour  et  au  nom  de 
Marguerite  de  Bourgogne,  comtesse  de  Hainaut, 
Tadhéritement  des  villes,  terres  et  seigneuries  du 
Quesnoy,  Binche,  Ath,  Baudour,  Renaut-Folie,  ainsi 
que  des  droits  de  chasse,  chauffage  et  paccage  dans  la 
forêt  de  Mormal.  —  23  juin  1444.  Vidimus  par  le  duc 
Philippe  le  Bon  des  privilèges  conférés  aux  arbalé- 
triers du  Quesnoy  par  feu  Guillaume,  comte  de 
Hainaut,  savoir  :  «  quand  il  yront  en  nostre  besoing, 
chascuns  arra  douze  deniers  tournois  le  jour  et  leur 
harnat  menet  et  ramenet,  et  ilz  se  doivent  coustengier 
sur  ce,  et  se  aihsy  advenoit  que  nous  les  messissions 
en  castel,  en  forteresse  ou  en  wamisôns,  chascun  doit 
avoir  six  deniers  parisis  le  jour  et  leur  despens  et  leur 
harnas  mener  et  ramener;  et  doivent  estre  gens 
souffisant  et  doivent  avoir  armures  et  harnas  si  come 
à  sergent  arbalestriers  apartient  ;  et  doivent  ces  arba- 
lestriers  eslre  esluit  par  nous  ou  nos  conseil  et  les 
jurez  de  nostre  ville  du  Quesnoy  ;  et  en  tel  point  les 
doit  avoir  le  ville  à  leur  besoing  ;  et  doivent  estre 
trente  arbalestriers;  et  parmy  tant,  nous  quittons 
lesdits  arbalestriers  de  maletottes,  de  tailles  et  de 
tous  fraiz  de  nostre  dite  ville  du  Quesnoy  ;  et  doit  avoir 
le  connestable  doubles  gaiges,  etc.  ».  —  Malines,  le 
3  février  1450.  Vidimus  des  lettres  du  duc  Philippe  le 
Bon  instituant  Jean  Luppard  son  maïeur  en  la  ville  du 
Quesnoy  en  remplacement  de  Guillaume  Bonnette. 


—  12  avril  1499.  Copie  des  privilèges  accordés  par 
l'archiduc  Philippe  le  Beau  aux  arbalétriers  du 
Quesnoy.  —  24  avril  1499.  Copie  des  privilèges 
accordés  par  le  même  prince  aux  archers  du  Ques- 
noy. 

B.  1227.  (Carton.)  —  4  pièces,  papier. 

t5i9-t599«  —  liC  f|ac«iioj.  —  Bruxelles,  le 
24  octobre  1517.  Copie  des  privilèges  accordés  par 
Charles,  roi  de  Castille,  comte  deFlandreetde  Hainaut, 
à  la  confrérie  des  canonniers  du  Quesnoy.  —  Le 
Quesnoy,  le  17  novembre  1527.  Avis  d'Antoine  de 
Croy,  seigneur  de  Saint-Py,  gouverneur  du  Quesnoy, 
sur  la  requête  adressée  à  l'Empereur  par  Jean  des 
Masières,  prévôt  de  Valenciennes,  ausujetd'une  maison 
appelée  «  le  Sauch  »,  sise  au  Quesnoy  et  appartenant 
audit  Jean.  —  Valenciennes,  le  15  décembre  1527. 
Avis  de  Jean  de  la  Croix,  receveur  général  du  Hainaut, 
sur  une  requête  adressée  à  lui  et  au  seigneur  de 
Saint-Py,  gouverneur  du  Quesnoy,  par  Jean  des 
Masières,  prévôt  de  Valenciennes,  au  sujet  d'une 
maison  qui  lui  appartient  audit  Quesnoy.  —  19 
décembre  1527.  Lettre  adressée  au  seigneur  de  Saint- 
Py,  gouverneur  du  Quesnoy,  relative  aux  fortifications 
de  ladite  ville. 

B.  1228.  (Carton.)  —  4  pièces  et  1  rouleau  de  7  bandes 
non  cousues,  parchemin;  1  sceau. 

tras-lStS.  —  Maabeoifc.  —  22  décembre  1293. 
(«  L'an  del  Incarnation  MCCIHP^  et  trèze^  le 
prochain  m^rdi  devant  le  Nativiteit  Nostre  Seigneur 
ou  mois  de  dèceinbre  »).  Lettres  par  lesquelles  les 
échevins,  jurés,  consaux  et  commune  de  la  ville  de 
Maubeuge  déclarent  que  messire  Jean  d'Avesnes, 
comte  de  Hainaut,  leur  ayant  demandé  de  faire  lever 
une  assise  dans  leur  ville  pendant  un  laps  de  temps 
fixé,  dont  le  produit  devait  être  employé  à  la  défense 
dudit  comté,  ils  s'y  étaient  refusés  proférant  contre  le 
comte  Philippe,  sa  femme  et  leurs  enfants  beaucoup 
d'injures  et  leur  faisant  beaucoup  d'ofienses  ;  le  Comte 
s'était  alors  rendu  à  la  Motte  hors  de  Maubeuge  et,  en 
punition  de  leurs  méfaits,  leur  avait  imposé  les  condi- 
tions suivantes  :  interdiction  de  promener  en  proces- 
sion la  fierté  (châsse)  de  Ste-Algedonde  parce  qu'elle 
avait  été  portée  par  eux  le  jour  de  la  rébellion  ; 
bannissement  perpétuel  hors  du  comté  de  trente  des 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  ULLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  MAUBEUGE. 


23^ 


plus  coupables  non  désignés  ;  établissement  d'un  scel 
communal  pour  la  ville  qui  ne  pourra  être  brisé  sans 
le  consentement  du  Comte  et  qui  sera  gardé  par  quatre 
prudhommes  choisis  par  les  échevins  et  le  conseil  de 
la  ville  ;  iulerdiction  aux  échevins,  consaux  et 
communauté  de  lever  tailles  et  assises  dans  leur  ville 
sans  le  consentement  du  Comte  ;  payement  obligatoire 
au  Comte  par  chaque  ouvrier  ou  ouvrière  de  la  ville, 
d'une  maille  le  samedi  de  chaque  semaine,  à  commen- 
cer au  lendemain  de  Noël  ;  obligation  pour  la  ville  de 
livrer  au  Comte  et  à  la  Comtesse  toutes  les  fois  qu'ils 
viendront  à  Maubeuge  50  kcues  (pots),  pour  y 
mettre  le  vin  et  la  bière  nécessaires  à  leur  service 
ainsi  que  la  vaisselle  de  cuisine,  ustensiles  qu'on 
rendra  aux  prudhommes  de  la  ville  lors  du  départ  du 
Comte  ;  quiconque  mettra  la  main  sur  les  sergents  du 
Comte  ou  de  ses  successeurs  ou  sur  quelqu'un  appar- 
tenant à  sa  maison,  sera  à  la  merci  du  Comte  ;  tout 
drapier  payera  au  Comte  et  à  ses  successeurs  perpé- 
tuellement, pour  un  grand  drap  trois  deniers,  pour  un 
petit  drap  deux  deniers  et  un  denier  pour  un  demi- 
drap  ;  les  échevins,  jurés,  consaticc  et  commune  de  la 
ville  de  Maubeuge  promettent  d'observer  et  d'exécuter 
fidèlement  le  contenu  de  ces  lettres,  sous  peine  d'être 
à  la  volonté  du  Comte,  pour  leurs  corps  et  leurs  avoirs, 
s'ils  s'y  refusent.  —  Sans  date  ;  fin  du  XIIP  siècle. 
Enquête  tendant  à  établir  que  les  échevins  de  Maubeuge 
avaient  droit  de  metlre  les  bourgeois  deMonsen  état 
d'arrestation  lorsqu'ils  commettaient  un  méfait  dans  les 
limites  de  leur  juridiction.  —  6  mai  1311.  («  En  Van 
mil  trois  cens  et  onzey  le  premier  joedy  après  le 
jour  de  muy  ^  le  sieptième  (1)  dou  moys  de  may 
devant  nommeit  »).  Constitution  par  les  échevins  et 
habitants  de  Maubeuge  du  profit  du  comte  de  Hainaut 
et  de  ses  successeurs,  d'une  rente  perpétuelle  de 
150  livres  de  blanCj  monnaie  ayant  cours  en  Hainaut, 
en  reconnaissance  de  ce  que  le  comte  Guillaume  leur 
avait  fait  remise  du  payement  d'une  maille  due  chaque 
semaine,  par  chaque  ouvrier  ou  ouvrière  en  punilion 
de  leur  rébellion  de  1293  ;  laquelle  rente  doit  s'appli- 
quer aux  cinq  chapelles  fondées  par  le  comte  Jean 
d'Avesnes  et  par  sa  femme,  savoir  :  à  Binche,  dans  la 
chapelle  du  Comte  en  l'honneur  de  la  Vierge;  au 


(1)  En  1311,  le  premier  jeudi  du  mois  de  mai  est  tombé  le  6  et 
non  le  7.  Il  y  a  donc  là,  une  erreur  de  la  part  du  scribe,  erreur 
qui  a  été  repro<luite  dans  les  transcriptions  de  cette  pièce 
insérées  dans  les  deiixiéme  et  quatrième  cartulaires  de  Hainaut. 


Quesnoy  dans  le  château  en  l'honneur  do  St-Jean- 
Baptiste  ;  à  Bouchain  dans  le  château,  en  l'honneur 
de  Ste-Marie-Madeleine  ;  à  Valenciennes  dans  l'abbaye 
de  St-Jean,  en  l'honneur  de  St-Pierre  et  à  Renaut- 
Folie  en  l'honneur  de  St-Jacques.  —  21  avril  1317. 
(«  Le  Jeudi  devant  le  jour  saint  Marc  »).  Acte  de  la 
renonciation  faite  par  Jean  d'Audenarde  ,  sire  de 
Rosoit,  à  la  rente  de  610  livres  que  la  ville  de 
Maubeuge  lui  devait,  et  ce,  en  faveur  du  comte  de 
Hainaut  à  qui  il  avait  cédé  cette  rente.  —  11  juin 
1323.  («  Le  jour  saint-Barnabe  »).  Lettres  de 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,-  autorisant  les  échevins 
de  Maubeuge  à  lever  des  assises  sur  les  boissons, 
denrées  et  marchandises  se  vendant,  dans  la  ville, 
pour  le  produit  en  être  appliqué  au  service  des  rentes 
viagères  ;  cet  octroi  cessera  après  l'extinction  de  ces 
rentes. 


B.  1221).  (Carton.)  —  0  pièces,  parchemin  ;  1.3  sceaux 

dont  0  en  mauvais  état. 


iS9S-tSS9.  —  Maalieu||;e.  —  5  octobre  1328. 
(«  Le  merquedi  après  le  jour  saint  Remy  el  mois 
(roctetnhre  »  ).  Donation  par  Béatrix,  abbesse  de 
Ste-Aldegonde  et  tresfoncière  de  Maubeuge,  d'accord 
avec  les  échevins  de  cette  ville,  d'un  vareschaix  à 
Jean  d'Obrechies  H  PlecenierSj  bourgeois  de  Mau- 
beuge.—  22  juillet  1322  («  Le  jour  de  le  Magdeleina^). 
Quittance  donnée  par  les  échevins,  jurés  et  commu- 
nauté de  la  ville  de  Maubeuge  de  la  somme  de 
400  livres  tournois  et  de  600  florins  de  Florence  qui 
leur  était  due  par  le  comte  de  Hainaut.  —  Décembre 
1333.  Lettres  par  lesquelles  Béatrix,  abbesse  de 
Ste-Aldegonde  et  les  échevins  de  cette  ville,  accordent 
à  Jean  de  Beaurin  le  couturier ^  et  à  Marie  le  Roussele 
sa  femme,  leur  vie  durant,  la  nourriture  et  les  vête- 
ments dans  la  maison  de  Y  Hôtellerie  de  Maubeuge,  à 
condition  que  les  meubles  qu'ils  laisseront  à  leurs 
décès,  appartiendront  à  cette  maison.  —  Mons,  en  la 
maison  qui  fut  Jehan  Frekin^  le  18  novembre  1334. 
(  «  Le  venredy  prochain  detxint  le  jour  sainte  Cathe- 
rine»). Déshéritement  par  Hue  de  Cerfontaine,  écuyer, 
au  profit  de  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  de  tous  les 
francs-alleux  qu'il  possède  à  Cerfontaine  et  que-  ledit 
Comte  lui  remet  pour  les  tenir  en  fief  de  lui,  avec  une 
maison  dite  Le  Burget,  sise  à  Maubeuge,  dont  le  même 
Comte  lui  fait  don.  — Mons,  en  la  chapelle  St-Ëtiennc 


"^ 


240  • 


ARCHIVES  DU  NORD. 


du  monastère  de  Sainte- Waudru,  le  23  mai  1335. 
(En  le  capelle  saint  Estievene,  au  nioustievinedanie 
sainte  Waudrut  de  Mons,  Van  de  grasce  mil  trois 
cens  trente  etchuinch,  le  mardi  prochain  devant  le 
jour  del  Ascension  »).  Vente  par  Pierre  de  La  Valée 
à  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  d'une  rente  de 
20  livres  blancs  sur  le  vinage  de  Maubeuge.  —  2  no- 
vembre 1339.  («  Lendemain  dou  jour  de  Toussaint  »). 
Lettres  par  lesquelles  Guillaume,  comte  de  Hainaut, 
règle  et  augmente  les  lois,  privilèges  et  usages  de  la 
ville  de  Maubeuge  et  détermine  les  impôts  à  lever  sur 
les  marchandises  qui  se  débitent  et  fabriquent  en  cette 
ville  ;  sous  le  vidimus  de  Jean  de  Harchies,  écuyer, 
bailli  de  Hainaut,  en  date  du  mercredi  après  la  Tous- 
saint (3  novembre)  1339. 

B.  1230.  (Carton.)  —  0  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
2  pièces  et  1  rouleau,  papier;  1  sceau. 

isâa-ise7.  —  Maubeuge.  —  8  mars  1340.  Lettres 
par  lesquelles  Béatrix  de  Fauquemont,  abbesse  de 
Ste-Aldegonde,  et  les  échevins  de  Maubeuge  déclarent 
avoir  reçu  en  la  maison  de  St-Lazare  de  cette  ville  Jean 
Villegot,  de  Sirau,  pour  être  logé  et  nourri  dans  ladite 
maison  sa  vie  durant.  —  Sans  date  ;  vers  1340.  Réponse 
du  chapitrede  Ste-Aldegonde  de  Maubeuge  aux  remon- 
trances du  magistrat  de  cette  ville  touchant  une  clôture 
faite  autour  de  ladite  abbaye,  au  préjudice  de  la  haute 
justice  du  comte  de  Hainaut;  double;  réplique  du 
magistrat  à  ladite  réponse  ;  double  de  cette  réplique  ; 
sentence  rendue  par  le  seigneur  de  Ha vrech  et  Sausses 
d'Aisne  entre  le  chapitre  et  la  ville  de  Maubeuge, 
ordonnant  que  ledit  chapitre  sera  exempt  de  maltôtes 
et  appelé  à  participer  à  la  nomination  du  maitre  de 
la  maladrerie  de  ladite  ville.  —  20  octobre  1346. 
Quittance  donnée  par  Jacquemont  dou  Sart,  chevalier, 
de  tout  ce  qui  lui  était  dû  par  feu  Guillaume,  comte  de 
Hainaut,  en  considération  du  transport  à  lui  fait,  sa 
vie  durant,  du  droit  des  afforages  de  Maubeuge,  d'un 
muid  de  bois  dans  la  forêt  de  Mormal  et  de  prés  sis 
entre  Sassegnies  et  Renaut-Folie  ;  mémoire  des 
sommes  dues  audit  Jacquemont  par  le  feu  comte  de 
Hainaut,  entre  autres  celles  résultant  du  voyage  fait 
par  lui  pour  le  service  du  Comte  outre  mer  et  en 
Prusse  et  pour  un  voyage  à  Utrecht.  —  Sans  date; 
vers  1353.  État  nominatif  des  personnes  à  qui  la  ville 
de  Maubeuge  doit  payer  des  pensions  viagères.  — 
Sans  date  ;  vers  1335.  Articles  proposés  aux  échevins, 


jurés  et  communauté  de  la  ville  de  Maubeuge  par  les 
marchands  d'Allemagne,  de  Castille,  de  Portugal, 
d'Aragon  et  de  Plaisance,  pour  la  fabrication  et  le 
commerce  de  la  draperie  de  ladite  ville;  articles 
proposés  et  approuvés  par  la  comtesse  de  Hainaut; 
lettre  des  marchands  d'Allemagne,  de  Castille,  de 
Portugal,  d'Aragon  et  de  Plaisance  en  Lombardie, 
aux  échevins  et  communauté  de  Maubeuge,  au  sujet 
des  privilèges  qu'ils  demandent  à  rencontre  des  dra- 
piers de  ladite  ville  (1).  —  31  décembre  1367.  Compte 
des  exploits  de  la  prévôté  de  Maubeuge,  présenté  par 
Gérard  Debiés. 


B.  1231.  (Carton.)  — 3  pièces,  parchemin;  1  cahier,  18  feuillets, 
papier,  recouvert  en  parchemin  ;  3  sceaux  incomplets. 

tS94l-iSflO.  —  Maubciiiie.  —  Maubeuge,  le 
2  février  1370.  («  Malbuege^  en  le  7naison  d^Obre- 
chies  asseis  preis  del  église  saint  Pierre,  au  Jour  de 
le  Candeler^  en  l'an  de  grasce  7nil  trois  cens  sissante 
nuef^).  Acte  passé  devant  les  hommes  de  fief  du 
comte  de  Hainaut,  du  refus  fait  par  le  prévôt  de  Mau- 
beuge d'admettre  les  trois  officiers  du  courtage  de  la 
draperie  de  cette  ville,  élus  par  les  échevins,  sous 
prétexte  que  cela  est  contraire  à  l'usage,  au  préjudice 
et  à  l'autorité  du  comte  de  Hainaut;  réponse  des 
échevins  aux  griefs  articulés  par  le  prévôt  contre 
les  trois  officiers  désignés  ci-dessus.  —  1378-1380. 
Compte  des  lombards  de  la  table  de  Maubeuge  depuis 
le  1**  octobre  (jour  de  la  St-Remy)  1378  à  pareil  jour 
de  l'année  1380.  —  1^'  octobre  1389-1»'  octobre  1390. 
Comptes  rendus  par  Jean  Daine  et  Jean  Muisis,  rece- 
veurs de  Maubeuge,  de  leur  recette  de  tous  les  revenus 
appartenant  à  ladite  ville. 

B.  1232.  (Carton.)  — 2  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 

6  sceaux  incomplets. 

t4t8-tftia.  —  Maubciiffe.  —  12  septembre  1418. 
Lettres  de  Jean,  duc  de  Bourgogne,  permettant  à 
Gilles  de  Gotignies,  prévôt  de  Maubeuge,  et  à  Jean, 
son  fils,  de  lever  annuellement  sur  les  revenus  de 
ladite  prévôté  une  somme  de  200  écus  jusqu'à  l'ex- 


(1)  Ces  documents  ont  été  publiés  dans  VEtude  historique  sur 
les  relations  commerciales  entre  la  Flandre  et  VEspagite  au 
Moyen- Age.  Paris,  A.  Picard  et  fils.  Éditeurs,  82,  rue  Bona- 
parte, 1899. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  PRÉVOTÉS  DU  QUESNOY  ET  DE  MAUBEUGE.     241 


tinction  de  la  dette  de  2.100  écus  contractée  pour  sa 
rançon  par  ledit  Gilles,fait  prisonnier  devant  Dordrecht 
où  il  combattait  au  service  du  duc  de  Bourgogne  sous 
les  ordres  de  Jacques,  seigneur  de  Gaesbeck.  — 
Décembre  1466  —  16  avril  1467.  Vidimus  des  lettres 
patentes  du  duc  de  Bourgogne  Philippe  le  Bon,  rela- 
tives à  Taffranchissement  des  bâtards,  manants  ot 
habitants  de  Maubeuge.  —  Anvers,  le  10  juillet  1510. 
Minute  d*une  lettre  de  Tarchiduchesse  Marguerite 
ordonnant  à  ses  officiers  de  la  prévôté  de  Maubeuge 
de  rendre  justice  dans  le  plus  bref  délai  à  Louis  de 
Haermel,  qui  réclame  le  payement  des  arrérages  d'une 
rente  dont  lui  est  redevable  Pierre  Desadre,  bour- 
geois de  Valenciennes. 

B.  1233.  (Carton.)  —  6  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 

22  sceaux  incomplets. 

«•SS-tS44l.  —  VlUasM  et  scIsneurlM  des 
prévôtés  du  Quesnoy  et  de  Maalieai^.  —  1233, 
(«  Ce  fu  fait  Van  del  Incarnation  M  CC  XXX  ///»). 
Accord  intervenu  entre  l'abbé  du  Saint-Sépulcre  de 
Cambrai  etGobert  de  Gommcgnies,  avoué  de  Villereau, 
déterminant  les  droits  de  Tabbaye  et  de  l'avoué  audit 
Villereau  ainsi  que  les  privilèges  dont  jouissent  les 
habitants  de  cette  commune.  —  17  mai  1282.  («  L'an 
del  Incarnation  Nostre  Seigneur  mil  deus  cens 
quatre-vins  et  detcs,  ou  moy  de  inay,  le  jour  de 
Penthecouste  »).  Lettres  par  lequelles  Pierre,  fils  du 
roi  de  France,  comte  d'Alençon  et  de  Blois  et  sire 
d*Avesnes,  et  Jeanne,  sa  femme,  comtesse  et  dame  des 
mêmes  lieux,  déclarent  que  par  accord  fait  entre  eux, 
d'une  part,  et  noble  bomme  Jean,  comte  de  Hainaut, 
d*autre  part,  ils  sont  convenus  que  la  prise  d'un  homme 
faite  par  les  gens  du  comte  de  Hainaut  dans  la  maison 
de  Gérard  d'Esclaibes,  homme  dudit  Pierre  ot  sur  son 
fief,  ne  porterait  préjudice  ni  à  l'une,  ni  à  l'autre  des 
deux  parties.  —  Janvier  1290.  («  L'an  de  grasce  mil 
CC  quatre  vins  et  nuef,  el  mois  de  janvier  »).  Acte 
du  déshéritement  fait  par  Gilles  de  Chin,  chevalier, 
sire  de  Germignies,  de  ses  alleux  de  Bousignies,  savoir: 
de  tous  les  bois  de  Bousignies  jusqu'au  territoire  de 
Biekegnies  et  de  VaulSy  aux  bois  du  seigneur  de 
Berlaimont,  jusqu'à  Hubert  Fay  ot  aux  camps  d'Es- 
câuffourSy  etc.,  au  profit  de  Gilles,  son  fils,  s'en 
réservant  cependant  la  jouissance,  sa  vie  durant.  — 
Maubeuge,  le  2  janvier  1290.  (  «  A  Maubeugey  le 
lufidi  après  Van  renoef.  Van  de  grâce  mil  detcs  cens 


quatre  vins  et  nuoeft).  Déshéritement  donné  par  le 
même  seigneur  au  profit  de  son  fils  et  dans  les  mêmes 
conditions,  du  fief  de  Bousignies,  savoir  des  château  et 
terre  de  Bousignies  jusqu'au  fief  do  la  Malemaison  etc. 
—  Valenciennes,  5  juillet  1299.  («  A  Valenchiennes, 
en  le  maison  kon  dit  mon  seigneur  Pieron  VigereuSj 
le  cinquisme  jour  dou  mois  de  julé  entrant  »). 
Déshéritement  par  Baudouin,  sire  de  Beaumont,  de  la 
terre  dudit  Beaumont  au  profit  de  Jean  d'Avesnes,  son 
frère,  comte  do  Hainaut,  et  de  Philippe, femme  de' 
ce  dernier,  en  reconnaissance  des  services  rendus 
par  eux  à  feu  Jean,  son  frère.  —  17  août  1312.  («  Le 
dyoes  {jeudi)  apriès  le  Nostre- Dam^  en  my  aoust  »). 
Déshéritement  par  Gilles  du  Sart,  en  présence  de  Guil- 
laume, sire  de  Gommegnies,  d'une  rente  de  40  livrées 
de  terre  au  blanc,  au  profit  de  Marie,  sa  fille,  en  s'en 
réservant  l'usufruit  pendant  sa  vie  et  celle  de  Philippe, 
sa  femme;  ces  lettres  sont  insérées  dans  celles  de  Jean 
Leurins,  bailli  de  Gommegnies,  en  date  du  16  mars  1369 
et  toutes  deux  dans  un  vidimus  donné  par  frère  Jean 
Rogiers,  prieur  de  l'église  du  Valdes  Écoliers  à  Mons, 
enl419.— 26 août  1345.  (^Fèria  VPpost  festum  S. 
Bartholomei  apostoli  »).  Récit  fait  par  l'official  de 
Cambrai,  du  différend  que  la  dame  de  Gommegnies, 
qualifiée  dans  la  pièce  de  militissay  avait  à  rencontre 
de  Jean  de  Walle,  son  receveur,  qui  n'avait  pas 
rendu  ses  comptes.  —  Le  Câteau-Cambrésis,en  la  mai- 
son épiscopale,  le  l*'  février  1346.  («  Anno  Doinini 
M^  CCC^XU  quinto  »).  Représentations  faites  par  le 
seigneur  de  Gommegnies  à  Gui,  évêque  de  Cambrai, 
l'informant  qu'à  l'occasion  de  l'évasion  de  Jean  de 
Walle,  clerc,  des  prisons  de  l'Évêque  où  il  avait  été 
envoyé  par  la  dame  de  Gommegnies,  il  s'emparera 
des  biens  épiscopaux  dans  la  mesure  nécessaire  pour 
obtenir,  lui  et  sa  mère,  pleine  satisfaction. 

B.  1234.  (Carton.)  —  3  pièces  et  2  rouleaux,  pArchcmin  ; 
2  pièces  et  1  cahier,  8  feuillets,  papier  ;  2  sceaux  écrasés  et 

incomplets. 

lasS-lMIl.  —  TillaffM  et  scIsneuriM  des  pré- 
wàêéu  du  Qucmoy  et  de  Manbeiice.  —  Mons,  le 
13juillet  1363.  Lettres  par  lesquelles  Albert  de  Bavière, 
gouverneur  du  Hainaut,  donne  à  Jean,  seigneur  de 
Gommegnies,  à  l'occasion  de  son  mariage  avec 
Gunégonde  de  WeLschx  de  Bavière,  et  à  leura  hoirs» 
une  rente  annuelle  de  200  florins  d'or  au  mouton  de 
de  France,  à  recevoir  sur  la  haie  d'Artois,  dite  de 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome      (2"  Partie). 


31 


242 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Haourdiaul.  —  25  décembre  1349.  Etat  des  rentes  de 
de  la  court  de  Sepmeries  reçues  par  Maroie  le  Wau- 
thier.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  —  État  des  renies 
dues  à  la  cour  de  Sepmeries.  —  9  juin  1430.  Vidimus, 
par  Gilles,  abbé  de  Notre-Dame  de  Bonne  Espérance, 
d'une  sentence  de  Guillaume  de  Lalaing,  seigneur  de 
Bugnicourt  et  de  Fressin,  bailli  de  Hainaut,  relative 
à  la  non-augmentation  d'une  rente  de  60  sous,  cons- 
tituée au  profit  du  receveur  de  Beaumont,sur  un  terroir 
gisant  à  Rousies-lez-Maubeuge,  assez  près  du  moulin. 
—  1449.  Compte  des  biens  des  pauvres  deSenleiches 
(Sal esches  ?),  rendu  par  Jean  de  le  Wicarderie.  — 
26  janvier  1451 .  Lettres  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
délaissant  et  transportant  sur  la  requête  de  Bernard 
de  Donneroeck,  son  veneur,  demeurant  au  Quesnoy, 
à  Pierre  de  Montigny,  futur  gendre  de  ce  dernier,  la 
seigneurie  de  Louvignies  près  dudit  Quesnoy. —  Mons, 
le  21  janvier  1481 .  Lettre  de  Jean  Lestoier  et  de  Georges 
Lenguerant,  conseillers  de  Tarchiduc  Maximilien,  aux 
gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  du  recouvrement 
des  deniers  nécessaires  pour  la  mise  en  bon  état  des 
fortifications  de  Beaumont.  —  1501.  Mémoire  sur  la 
cession  faite  à  Pierre  de  Boussu  et  à  Philippe  de 
Boussu,  son  fils,  de  la  terre  de  Locquignol,  en  récom- 
pense des  services  qu'ils  ont  rendus  à  la  guerre  et 
des  pertes  qu'ils  y  ont  faites. 

R.  1235.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

tS0e^t44ll.  —  Beaumont  et  Trélon.  —  Beau- 
mont,  le  23  mai  1300.  (<  A  BiauTnont,  Vandel  Incar- 
nation Nostre  Signeur  mil  et  trois  cenSj  le  lundi 
prochain  apriès  F  Ascension  »).  Engagement  pris  par 
Baudouin  d'Yve  et  la  communauté  dudit  lieu  de  payer 
une  rente  annuelle  de  15  livres  de  blancs  à  Jean  de 
Hainaut,  seigneur  de  Beaumont,  parce  qu'ils  sont  du 
sauvement  dudit  Beaumont.  —  Beaumont,  le  23  avril 
1356.  Lettres  par  lesquelles  Louis  de  Chàtillon,  comte 
de  Blois,  seigneur  d'Avesnes  et  de  Beaumont,  donne  à 
Jean,  bâtard  de  Beaumont,  en  récompense  de  ses 
services,  les  terrés  de  Vieux-Condé  et  dô  Rieuœ,  à 
condition  qu'elles  seront  tenues  par  lui  en  fief  dudit 
'  comte  et  de  ses  successeurs.  —  Beaumont,  17  décem- 
bre 1397.  Chirographe  attestant  que  le  sauvefuent  de 
la  ville  de  Beaumont  appartient  au  comte  de  Blois, 
seigneur  dudit  Beaumont. — 1399.  État  des  rentes  que 
certaines  villes  du  Hainaut  doivent  payer  annuellement 
comme  étant  du  sauvement  de  Beaumont.  —  28  jan- 


vier 1449.  Ajournement  par  Jean  de  Croy,  seigneur  de 
Chimay,  capitaine-général  et  bailli  du  Hainaut,  de 
l'abbé  de  Liessies  et  des  habitants  de  Trélon,  à  la 
requête  de  la  veuve  de  Jean,  seigneur  dudit  Trélon. 

B.  123fi.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ; 
7  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

t84a-tM»t.  —  Chimay.  —  8  février  1340.  («  MU 
trois  cens  trente  et  noef»).  Déshéritement  par  Jean  dit 
de  le  Malaise^  écuyer,  et  Marie  de  Boussu,  sa  femme, 
auparavant  veuve  de  Gilles  de  Maçons,  écuyer,  et  fille 
de  Coymal  de  Boussu,  de  tous  les  fief  et  douaire  que 
lui  avait  assignés  son  dit  feu  mari  sur  le  château  de 
Chimay,  au  profit  de  Watier  Bourlet,  prévôt  et 
bourgeois  de  la  ville  de  Chimay.  —  Le  Quesnoy, 
17  octobre  1406.  Promesse  par  Pierre  Brabant,  dit  de 
ClignieSf  sire  de  Roucy,  amiral  de  France,  de  laisser 
au  comte  de  Hainaut  ou  à  ses  officiers^  les  villes  et 
forteresse  de  Chimay,  qui  lui  étaient  échues  par  suite 
de  son  mariage  avec  Marie  de  Namur,  veuve  de  Guy, 
comte  de  Blois,  seigneur  d'Avesnes  et  dudit  Chimay. 
—  Lille,  le  29  avril  1434.  Promesse  faite  par  Thibaut 
de  Soissons,  seigneur  de  Moreuil,  à  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  de  bien  et  fidèlement  garder  son  château 
de  Chimay.  —  21  février  1501.  Lettres  de  l'archiduc 
Philippe  le  Beau  accordant  â  Charles  de  Croy,  prince 
de  Chimay,  l'autorisation  de  vendre  sa  terre  de  Prouvy 
et  de  l'esclisser  de  sa  principauté  de  Chimay. 

Layette  57.  —  Avesnes;  Landrecies;  Etrœungt; 

Maroilles,  etc. 

B.  1237.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ; 
2  sceaux  écrasC'S  et  incomplets. 


tliSi-ttlls.  —  Avesnes.  —  Nuremberg,  le  5  août 
1281.  (<ii  Tn  cujus  rei  testimonium  presens  scriptum 
eannde  conscribi,  et  bulla  nostra  aurea^  typario 
régie  mujestatis  impressa,  jussimus  communiri. 
Datum  Nuremberchj  nonis  Augustin  indictione  ZX*, 
anno  Domini  millesimo  ducentesimo  octogesimo 
primOj  regni  vero  nostri  anno  octavo  ».  ).  Lettres 
par  lesquelles  Rodolphe  de  Habsbourg ,  roi  des 
Romains,  confirme  celles  de  l'empereur  Guillaume  de 
Hollande  datées  du  11  juillet  1252  au  camp  devant  Franc- 
fort, par  lesquelles  il  avait  donné  à  Jean  d'Avesnes, 
comte  de  Hainaut,  son  beau-frère,  les  terres  de  Namur, 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  AVESNRS.  —  LANDRECIES. 


243 


outre  l'Escaut,  Alost,  le  pays  de  Waës  et  des  Quatre 
Métiers,  vacantes  et  dévolues  à  l'Empire  par  le  fait  de 
défaut  d'hommage  et  lui  en  avait  donné  l'investiture, 
investiture  donnée  de  nouveau  par  l'empereur 
Rodolphe  de  Habsbourg,  à  Jean  d'Avesnes,  fils  dudit 
Jean  d'Avesnes,  premier  investi,  dont  il  reconnaît  en 
avoir  reçu  l'hommage.  —  Même  date.  Mandement  du 
même  prince  à  tous  les  nobles,  chevaliers,  vassaux 
et  habitants  des  terres  d'Alost,  outre  l'Escaut,  de 
Waës  et  des  Quatre  Métiers  et  appartenances,  de  recon- 
naître Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  pour  leur 
seigneur,  ayant  reçu  de  lui  l'investiture  desdites  terres. 
—  Même  date.  Mandement  et  commission  du  môme 
prince  à  l'évèque  de  Cambrai  Enguerrand  de  Créqui, 
à  l'effet  de  mettre  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut, 
en  possession  des  terres  énumérées  plus  haut.  —  Même 
date.  Mandement  du  même  prince  à  tous  les  fidèles  de 
son  Empire,  déclarant  que  par  sentence  rendue  à 
Nuremberg,  les  terres  d'Alost,  outre  l'Escaut,  de 
Grammont,  de  Waês  et  des  Quatre  Métiers  ayant  été 
données  à  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  qui  en  a 
été  investi,  il  a  été  décidé  que  l'Empereur  nommerait 
quelqu'un  pour  mettre  ledit  comte  en  possession  de 
ces  terres  en  suivant  les  formalités  ordinaires.  —  Pon- 
toise,  mai  1293.  (  «  Actum  apud  Pontisaram,  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  nonagesimo  terciOy 
mense  Mail  ».)  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  roi  de 
France,  prononcé  sur  les  difficultés  pendantes  entre 
les  comtes  de  Blois  et  de  Hainaut ,  décidant  après 
avoir  pris  des  informations  sur  ce  qui  s'était  passé 
jusqu'alors,  que  la  connaissance  des  bourgeoisies  et 
des  homicides  dans  les  villes  d'Avesnes  et  de  Leuze 
appartiendrait  au  comte  de  Blois,  déboutant  le  comte 
de  Hainaut  de  ses  prétentions  à  ce  sujet. 

B.  1238.  (Carton.)  —  4  pièces  et  3  rouleaux,  parchemin. 


tS9t-tl^90.  —  AwemntM.  —  9  septembre  1321. 
(^  Le  merquedi  après  la  Nativité  Nostre-Dame  »J. 
Compromis  entre  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  et 
Gui  de  Châtillon,  comte  de  Blois  et  sire  d'Avesnes,  par 
lequel  ils  nomment  Godefroi  de  Naste  et  Sausset  de 
Boussois,  arbitres  pour  le  comte  de  Hainaut,  Le  Borgne 
de  Cramailles  et  Jean  de  Ploucy,  chevaliers,  arbitres 
pour  le  comte  de  Blois,  chargés  de  régler  le  différend 
pendant  entre  eux  au  sujet  de  la  haute  justice  dans  la 
ville  d'Avesnes.  —  Saint-Pol,  le  4  avril  1336.  {^  Le 
joesdi  après  Parques  l'an  XXXV 1  ♦).  Plaintes  de  Louis 


de  Blois  contre  le  comte  de  Hainaut  et  ses  gens  au 
sujet  de  la  terre  d'Avesnes;  réponse  du  conseil  du 
Comte  aux  dites  plaintes.  —  Sans  date;  vers  1337. 
Réponses  de  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  aux 
plaintes  de  Gui  de  Châtillon,  comte  de  Blois  et  sire 
d'Avesnes,  au  sujet  des  entreprises  qu'il  prétendait 
avoir  été  faites  par  le  comte  de  Hainaut  et  ses  gens  sur 
les  droits  et  hauteurs  de  sa  terre  d'Avesnes,  adressées 
aux  arbitres  dudit  différend.  —  Sans  date  ;  vers  1337. 
Extrait  des  coutumes  du  Hainaut  dressé  par  Thierri 
de  Casteler  et  délivré  aux  gens  du  comte  de  Blois  qui 
se  plaignait  des  entreprises  faites  en  sa  terre  d'Avesnes 
par  les  gens  du  comte  de  Hainaut.  —  Sans  date  ;  vei*s 
1337.  Mémoire  contenant  les  plaintes  formulées  par 
le  comte  Louis  de  Blois  contre  les  entreprises  du  comte 
de  Hainaut  sur  ses  terres  d'Avesnes  et  d'Étrœungt.  — 
Saint-Pol,  le  24  avril  1337.  («  Lejuesdy  après  Parques 
l'anXXXVIT»).  Réponses  de  Guillaume,  comte  lie 
Hainaut,  aux  plaintes  de  Louis  de  Blois  au  sujet  des 
entreprises  faites  par  ses  gens  sur  les  terres  d'Avesnes 
et  d'Étrœungt;  autres  réponses  du  même  prince 
présentées  aux  arbitres  du  différend.  —  17  janvier 
1386.  Vente  par  Jean  Després  et  Marguerite  de  le 
Vaquerie,  sa  femme,  à  Jean  de  le  Sauch,  de  quatre 
cents  et  demi  de  terre  à  Avesnes.  —  Bruxelles,  le 
4  septembre  1520.  Lettres  de  l'archiduc  Chartes 
d'Autriche,  roi  de  Castille,  etc.,  interdisant  au  prince 
de  Chimay  et  à  la  princesse,  sa  femme,  de  céder  et  de 
transporter  le  droit  qu'ils  ont  de  racheter  les  terre  et. 
villes  d'Avesnes,  engagées  par  eux  au  domaine. 


B.  12^19.  (Carton.)  —  3  pièces  et  1  cahier,  0  feuillets,  parchemin  ; 
1  pièce  et  o  cahiers,  47  feuillets,  papier  ;  1  i  sceaux  écrasés  ou 
incomplets. 

ttM[-tlt99.  —  Ijandreeles.  —  Sans  date  ;  vers 
1191.  Lettres  par  lesquelles  Jacques,  seigneur  de 
Landrecies,  fils  du  grand  Jacques  (magni  Jacobi)y 
seigneur  d'Avesnes  et  de  Guise,  accorde,  étend  et 
modifie  du  consentement  d'Adelive,  sa  mère,  de 
Gautier  d'Avesnes,  son  frère,  de  Nicolas  d'Étrœungt 
et  de  plusieurs  autres,  les  privilèges  que  Nicolas 
d'Avesnes,  son  aïeul,  avait  concédés  à  la  ville  de 
Landrecies;  vidimus  de  1337. —  Le  Câteau-Cambrésis, 
le  15  novembre  1330.  C«  il  w  Castel  en  CambrésiSy  le 
joediyjour  des  ottaves  de  Saint-Martin  en  y  ver  »J. 
Accord  entre  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  et  Gui  de 
Châtillon,  comte  de  Blois  et  sire  d'Avesnes,  concernant 


244 


ARCHIVES  DU  NORD. 


les  villes  de  Landrecies  et  d'Avesnes,  les  terres  de 
Fâvril  et  d'Étrœungt  ;  vidimus  de  cet  accord.  —  1545. 
Pièces  relatives  à  Tacquisition  de  Landrecies  par 
Tempereur  Charles  -  Quint,  savoir:  les  lettres  de 
déshéritance  des  ville  et  terre  de  Landrecies  unies 
au  comté  de  Hainaut  (1«'  décembre  1545)  ;  délimitation 
et  bornage  dès  terres  de  Landrecies  et  de  Blaton; 
assiette  des  revenus  de  Quevaucamp  et  de  Blaton  pour 
réchange  de  ces  terres  contre  celle  de  Landrecies 
(4  mai  1545).  —  14  avril  1546.  Copie  de  la  transaction 
passée  entre  l'empereur  Charles-Quint,  d'une  part,  et 
le  duc  d'Arscholt,  de  l'autre,  pour  réchange  des  ville 
et  terre  de  Landrecies,  contre  celles  de  Blaton.  — 
13  octobre  1598.  Quittance  et  renonciation  faites  par 
les  gouverneur,  prévôt,  maïeur,  échevins  et  commu- 
nauté de  Landrecies,  au  sujet  des  fonds,  pourpris  et 
einplacement  de  la  boucherie  de  ladite  ville,  cédés  à 
l'abbé  de  Maroilles,  une  nouvelle  boucherie  devant 
être  édifiée  en  un  endroit  plus  commode  et  plus 
convenable. 

6.  i240.  (Carton.)  —  11  pièces,  parchemin  ;  9  sceaux  brisés 

et  incomplets. 

ttse^tSOO.  —  lÊtrœmist.—  8  mars  1239.  (^  Cefu 
fait  ran  de  le  Incarnation  Notre  Seigneur  mil  et 
deus  cens  et  trente  loity  ou  mois  de  m/irc^  le  mardi 
après  mi-quaresm.e  >j.  Donation  de  la  terre  d'Elrœungt 
par  Gauthier  d'Avesnes  à  Bouchard,  son  frère.  — 
9  mars  1239.  ("«  Ce  fu  fait  ran  de  le  Incarnation 
Nostre  Seigneur  mil  et  deus  cens  et  trente  ouity  ou 
mois  de  marc,  le  mercredi  après  le  mi-guaresme  »j. 
Confirmation  de  cette  donation  par  Thomas  de  Savoie, 
comte  de  Flandre.  — 18  juin  1283.  (^  Van  del  Incar- 
nation Jhésu  Crist  mil  CCLXXX  et  trois,  le  venredi 
après  le  Trinitet  ou  mois  de  Juing  »).  Donation  par 
Jean  d'Avesnes,  comte  deHainaut,à  Florent,  son  frère, 
de  la  terre  d'Étrœungt  ;  même  donation  dans  une  copie 
de  1292  ;  idem,  dans  un  vidimus  donné  par  Guillaume, 
évèque  de  Cambrai.  — 18  janvier  1287.  ("«  J?w  l'an  del 
Incarnation  mil  deus  cens  quatre  vins  et  siSy  le  ven- 
redi devant  le  Conversion  Saint-Pol,  ou  mois  de 
janvier  »j.  Donation  par  Jean  d'Avesnes,  comte  de 
Hainaut,  à  Florent,  son  frère,  des  villes  de  Braine-le- 
Comte  et  de  Hal,  des  bois  de  Lafaizme  et  de  Sars  et  de 
quatre  cents  livrées  de  terre  dans  les  bois  de  Vicoigne, 
sous  certaines  conditions.  —  2  novembre  1286.  (^  En 
Van  de  graisce  MCCLXXX  et  sis,  le  jour  des  armes 


(des  âmes  »J.  Lettres  par  lesquelles  Florent  de  Hainaut, 
sire  de  Braine,  déclare  avoir  engagé  les  revenus  de  sa 
terre  d'Étrœungt,  de  son  vivier  et  du  moulin  de  Baffle, 
pour  payer  les  réparations  qu'il  avait  fait  faire,  et  prie 
noble  homme  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  mon- 
seigneur Bouchart,  évêque  de  Metz,  révérend  père  en 
Dieu  Guillaume,  évêque  do  Cambrai,  et  Guy,  coustre 
de  Liège,  ses  autres  frères,  de  munir  cette  pièce  de 
leurs  sceaux.  —  19  avril  1287.  ("«  L'an  del  Incarna- 
tio7i  Notre  Ségneur  Jhésu  Crist  mil  deus  cens  quatre 
vins  et  set,  le  samedi  après  les  octaves  de  Paskes,  ou 
mois  d'avril  1^).  Lettres  par  lesqueUes  Florent  de 
Hainaut,  sire  de  Braine,  fonde  une  chapelle  perpétu- 
elle dans  son  château  d'Étrœungt,  donnantau  chapelain 
chargé  de  la  desservir  cinq  muids  de  terre,  mesure 
d'Avesnes,  au  terroir  de  St-Pierre,  qui  ont  appartenue 
Thomas  Budel,  quatre  muids  de  blé,  même  mesure,sur 
la  mouture  du  moulin  de  Baffle,  une  rasière  de  blé  à 
prendre  tous  les  ans  sur  le  produit  de  la  coupe  du  bois 
de  Frochiel  et  16  livres  tournois  pour  acheter  des  héri- 
tages dans  l'étendue  de  la  terre  d'Étrœungt  ;  lui  promet- 
tant, en  outre,  de  le  recevoir  à  sa  t^ble  toutes  les  fois 
que  lui  et  plus  tard  ses  hoirs  seront  à  Étrœungt.  11 
prie  et  requiert  très-noble  dame,  madame  d'Alençon, 
dame  souveraine  de  ces  lieux,  de  confirmer  cette  fon- 
dation et  Willaume,  son  frère,  évêque  de  Cambrai,  de 
la  corroborer  de  son  autorité  épiscopale.  —  18  mars 
1292.  (<  L'an  de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et 
onze,  le  mardi  après  Letare  Jhérusalem  >).  Lettres 
par  lesquelles  Hugues  de  Châtillon,  comte  de  Blois  et 
sire  d'Avesnes,  consent  à  ce  que  si  Florent  de  Hainaut, 
prince  de  Morée,  vient  à  mourir,  Isabelle,  sa  femme,  et 
les  enfants  qu'il  aura  pu  en  avoir,  puissent  lui  rendre 
hommage   par   procureur   de   la  terre  d'Étrœungt, 
jusqu'à  ce  que  l'héritier  ait  atteint  la  majorité  et  même 
encore  huit  ans  après  ;  passé  ce  délai,  ledit  héritier 
sera  tenu  de  venir  rendre  hommage  en  personne  de  la 
dite  terre  d'Étrœungt  ;  Hugues  de  Châtilloû  s'engage 
à  garder  pendant  un  an  après  le  décès  de  Florent  de 
Hainaut,  les  revenus  de  ladite  terre  pour  les  remettre 
au  procureur  chargé  d'en  faire  l'hommage  ;  confir- 
mation et  approbation  de  tout  le  contenu  de  ces  lettres 
par  Gui  de  Châtillon,  comte  de  St-Pol,  et  Jacques, 
frère    du   comte  de  Blois.  —  10  septembre  13(fô. 
(<^  Englaucourt  ? . . .  le  secont  venredi  de  septembre»). 
Lettres  par  lesquelles  Sohier  d'Alouaigne,  garde  des 
terres  d'Avesnes  et  de  Guise,   mande   aux  prévôt, 
maïeurs  et  échevins  de  la  terre  d'Étrœungt,  d'obéir  à 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —   MON  S,  BLATON  ET  FEIGNIES. 


^45 


messire  Jean  Sausset,  sire  de  Boussoit,  chevalier,  au 
nom  de  la  duchesse  d*Athènes,  fille  de  feu  Florent  de 
Hainaut,  qui  avait  fait  hommage  de  cette  terre  au 
comte  de  St-Pol.  —  9  juillet  1310.  ("«....  Le  juesdi 
après  les  octabes  Si  Pierre  et  St  Pol  »j.  Lettres  par 
lesquelles  Gobert  de  Foussommes,  sénéchal  de  Ver- 
mandois,  reconnaît  avoir  reçu  les  foi  et  hommage  d'Isa- 
belle, princesse  do  Morée,  pour  la  terre  d'Etrœungt. — 
Sans  date  ;  vers  1390.  Accord  entre  le  sénéchal  de 
Hainaut,  agissant  au  nom  du  duc  Albert  de  Bavière, 
d'une  part,  et  Watier  de  Seille,  procureur  de  Robert 
de  Namur,  d'autre  part,  au  sujet  des  revenus  et  émo- 
luments de  justice  des  terre  et  seigneurie  d'Etrœungt. 

B.  1241.  (Carton.)  —  G  pièces,  1  rouleau  et  7  bandes  réunies  par 
un  cordon,   parchemin  ;  12  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

ttsa-i4llt.  —  Divers. —  1180.  (<  Actum  annoab 
Incamationc  DominiAP  C^  LXXX^^).  Lettres  de 
Guillaume,  abbé  de  St-Denis,  accordant  à  Baudouin, 
comte  de  Hainaut,  tous  les  bois  sis  dans  la  poesté  de 
Solesmes  pour  y  bâtir  une  ville  nommée  Forest.  — 
Bavai,  le  21  septembre  1281.  (<  Ce  fu  fait  à  Bavai j  le 
jour  St'MahieUy  Van  LXXXT  >).  Sentence  et  mémoire 
au  sujet  des  différends  touchant  la  succession  de  la 
dame  de  Wezemale  et  les  terres  de  Beuvrages  et  de 
St-Saulve.  —  Mons,  5  mars  1296.  («  Ce  fu  fait  au 
chastial  de  Mons  y  en  le  chambre  deleis  le  grant 
salle.  Van  de  grâce  mil  deux  cens  quatre  vins  et 
quinze,  le  dcluns  après  quaremme  »).  Hommage 
fait  par  Gilbert  de  Haussi,  écuyer,  à  Jean  d'Avesnes, 
comte  de  Hainaut,  d'une  partie  de  terre  à  labour  sise 
au  territoire  de  Haussi.  —  4  décembre  1413.  Accord 
entre  Henri,  abbé  de  Maroilles,  et  les  habitants  dudit 
lieu,  au  sujet  des  bois,  rivières,  corvées  et  de  la  banalité 
du  moulin  dudit  village.  —  Novembre  1461.  Lettres  de 
grâce  accordées  à  Pierre  Grenier  qui  avait  tué  un 
homme  âFavril. 

Layette  58.  —  Mons,  Blaton  et  Feionies. 

B.  1242.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  l*pièce,  papier; 

2  sceaux  brises  et  écrasés. 


\.  —  Mons,  le  26  août  1295. 
(^  A  Mons,  en  Van  de  grâce  mil  CC  quatre  vins 
et  quinze^  le  devenres  après  le  jour  saint  Biertre- 
merVappostle^  u  mois  d'aoust»).  Lettres  par  lesquelles 
les  maire,  échevins  et  universalité  des  habitants  de 


Mons  déclarent  avoir  reçu  celles  de  Jean  d'Avesnes, 
comte  de  Hainaut,  prononçant  exemption  de  servitude 
et  de  morte-main  en  faveur  de  tous  ceux  qui  viendront 
habiter  dans  cette  ville.  —  La  Haye  en  Hollande,  le 
31  août  1385.  Commission  donnée  par  Albert  de 
Bavière,  gouverneur  du  Hainaut,  à  Simon  de  Lalaing, 
seigneur  de  Quiévrain,  bailli  de  Hainaut,  et  autres 
pour  informer  dans  le  différend  que  les  lombards  de  la 
table  de  Bavai  avaient  contre  ceux  de  la  table  de  Mons. 
— 16  décembre  1386.  Quittance  donnée  par  Jean  do 
Hem,  prévôt  de  Mons,  de  la  somme  de  13  livres 
tournois,  reçue  de  Colart  Etdon,  receveur  de  Mons, 
«  pour  cause  de  deux  charretées  de  foin  et  un  cent  de 
faisceaux  de  bois  »  qu'il  a  chaque  année  pour  gages. — 
26  février  1397.  Mandement  de  Guillaume  de  Bavière, 
comte  d'Ostrevant,  prescrivant  la  levée  en  Hainaut 
d'une  somme  de  566  florins  d'or  au  profit  des 
compagnons  lombards  de  la  table  de  Mons  qui  lui 
avaient  prêté  cette  somme  à  lui  et  à  son  père. 

B.  1243.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  3  pièces  et  1  cahier, 

8  feuillets,  papier. 

1410-11141.  —  Monf».  —  Mai-juillet  1410.  Copie  de 
la  loi  ou  charte  d'échevinage  de  Mons.  —  21  juin  1432. 
Procès  -  verbal  d'inspection  par  Robert  Coispe, 
correcteur  des  comptes  du  pays  de  Hainaut,  et  par 
Simon  Nockart,  clerc  du  bailliage  de  ce  pays,  de  dix 
sacs  de  titres  reposant  dans  une  huche  à  deux  serrures, 
«  ledicl  huche  estant  en  le  tour  quarrée  de  l'ostel  de 
nostre  sire  à  Mons,  au  moyen  étage  d'icelle  tour, 
à  laquelle  on  ne  peut  venir  sans  passer  deux  huisseries». 
—  XV"  siècle.  Lettre  de  Jean  de  Luxembourg,  seigneur 
de  Beaurovoir,  gouverneur  de  Hainaut,  à  Jacques  de 
Sars,  prévôt  de  Mons,  l'invitant  à  se  rendre  immédiate- 
ment vers  lui.  —  Mons,  le  28  juin  1506.  Lettre  du 
receveur  de  Mons  aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes 
à  Lille,  au  sujet  de  l'adjudication  des  moulins  de  Mons. 
— 1550.  Testament  de  Jean  Debehaut  portant  donation 
en  faveur  des  pauvres  de  la  ville  de  Mons.  —  1641. 
Rôle  des  exploits  faits  par  Gilles  du  Péron  (?),  sergent 
de  la  cour  de  Mons. 


B.  1244.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin;  2  pièces  et  1  rouleau 
papier  ;  13  sceaux  dont  plusieurs  incomplets. 

lUS-lSM.  —  BlateB  et  Weîgnitm.  —  Cambrai, 
le  22  mai  1333.  Commission   de  Louis,   comte  de 


24f> 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Flandre,  à  son  amé  clerc  et  conseiller  Jean  de  Cadzan, 
qu'il  charge  d'aller  en  son  nom  prendre  possession  des 
châteaux  et  villes  de  Blaton  et  Feignies  que  son  cousin 
le  comte  de  Hainaut  lui  avait  cédés  et  transportés.  — 
Cambrai,  le  23  mai  1333.  (c  Le  Jour  de  Penthe- 
couste  »).  Mandements  de  Guillaume,  comte  de 
Hainaut,  aux  habitants  de  Blaton  et  de  Feignies, 
d'avoir  à  reconnaître  pour  leur  seigneur  légitime  le 
comte  de  Flandre  à  qui  il  avait  cédé  ces  deux  villes. — 
Le  Quesnoy,  le  17  novembre  1333.  («  Au  Quesnoit,  le 
merquedy  après  le  jour  saint  Martin  »).  Deshéri- 
teraentfait  par  Guillaume  de  Hainaut,fllsde  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  des  terre  et  seigneurie  de  Blaton 
et  de  leurs  dépendances  qui  lui  avaient  été  données 
par  le  roi  de  France,  son  oncle  (Philippe  de  Valois),  à 
l'exception  de  500  livres  de  rente  que  la  ville  de 
Valencicnnes  lui  devait  et  du  fief  qui  en  dépendait  ; 
adhéritement  de  cette  terre  en  faveur  de  Louis,  comte 
de  Flandre,  donné  par  Guillaume,  comte  do  Hainaut, 
Henri  de  Flandre,  comte  de  Lodes,  Jean  de  Hainaut, 
seigneur  de  Beaumont,  frère  du  Comte,  Walerand  de 
Luxembourg,  seigneur  de  Ligny^  Guillaume,  seigneur 
de  Gommegnies,  Henri  de  Liedekerke,  Vulfard  do 
Ghistelles,  Vilain  d'iFstei/î AicrA<?,  Baras  de  la  Haie, 
chevaliers,  Jacquemon  de  Maubeuge,  Jean  Gillars, 
clerc  du  Comte,  Jean  Bernier,  prévôt  de  Valencicnnes, 
Ernoul  de  Gavre  et  Jean  Cauffechire,  hommes  de  fief 
du  comte  de  Hainaut.  —  Le  Quesnoy,  le  19  novembre 
1333.  Commission  donnc^e  par  Louis,  comte  de  Flandre, 
à  Blocde  Steenlande,chevalier,et  à  Josse  de  Heimsrode, 
écuyer,  pour  faire  une  enquête  sur  le  point  de  savoir 
si  Blaton  et  Feignies  contiennent  les  raille  livrées  de 
terre  que  le  comte  de  Hainaut,  son  cousin,  lui  avait 
données  et  assignées  sur  lesdits  lieux  pour  les  tenir  en 
fief  dudit  Comte,  promettant,  d'ailleurs,  de  s'en 
rapporter  à  leur  relation.  —  Sans  date;  vers  1340. 
Mémoire  au  sujet  des  entreprises  faites  par  les  officiers 
du  comte  de  Hainaut  sur  les  droits  et  justice  du  comte 
de  Flandre  dans  les  terres  de  Blaton  et  Feignies.  — 
6  décembre  1347.  («  Le  jour  Saint  Nicolay  en 
hyvier  »).  Accord  passé  par  Louis,  comte  de  Flandre, 
au  sujet  des  revenus  des  terres  de  Blaton  et  de  Feignies 
dont  la  comtesse  de  Hainaut  s'était  mise  en  possession 
faute  d*hommage  non  rendu,  en  verlu  duquel  accord 
le  comte  de  Flandre  devait  être  remis  en  possession 
desdites  terres.  —  Mézières-sur-Meuse,  le  15  décembre 
1347.  Promesse  de  Louis,  comté  de  Flandre,  de 
maintenir  l'accord  ci-dessus.  —  Hesdin,  le  7  juillet 


1382.  Compte  des  exploits  du  bailliage  des  terres  de 
Blaton  et  Feignies  et  de  leurs  dépendances,  présenté 
au  comte  de  Flandre  par  le  receveur  Blancestrain. 

B.  1245.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  4  pièces,  papier; 

3  sceaux  brisés  et  incomplets. 

t49S-tft44.  —  Blaton-Felsnles.  —  29  juillet 
1423.  Bail  fait  à  Jacques  de  Sars  de  certaines  parties 
du  domaine  de  Feignies  qui  se  prélèvent  sur  les  Etats 
du  roi  de  France,  «  par  quoy  à  moult  grant  difficulté 
et  doubte  y  ozent  aller  et  repairier  nos  officiers  et 
commis,  si  comme  nostre  receveur  de  Blaton  et  autres 
pour  y  exercer  la  juridiction  et  justice  et  recevoir  noz 
rentes,  revenus  et  drois  ».  —  22  août  1424.  Bail  de 
la  terre  de  Feignies  par  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
à  Jacques  de  Sars,  sire  du  Mesnil  et  de  (xédines.  — 
24  juillet  1425.  Prestation  de  foi  et  hommage  à  Jean, 
duc  de  Brabant,  mari  de  Jacq[ueline  de  Bavière,  par 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  pour  les  terres  de  Blaton 
et  Feignies,  mouvantes,  du  comié  de  Hainaut.  — 
8  juin  1497.  Promesse  par  Philippe,  bâtard  de 
Bourgogne,  chevalier,  conseiller  et  chambellan  de 
l'archiduc  Philippe  le  Beau,  de  ne  jamais  attaquer  en 
justice  la  cession  faite  par  lui  à  messire  Jean  de 
Salezar,  seigneur  de  St-Martin,  aussi  conseiller  et 
chambellan  du  même  prince,  des  terre  et  seigneurie 
de  Blaton,  leurs  appartenances  et  dépendances  et  des 
600  livres  de  rente  viagère  sur  le  revenu  des  moulins 
de  Hulsl  et  du  polder  de  Namur  et  de  la  Trinité  dans 
les  Quatre  Métiers  en  Flandre.  —  1544.  Pièces  rela- 
tives au  bail  des  dépendances,  bois  et  seigneuries  de 
Blaton  et  Feignies. 


B.  1246.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ; 
5  sceaux  brisés  ou  écrasés. 


t9aS-tMI7.  --  TlllaïKCS  de  la  préYMé  de 
lions.  —  Mars  1203.  («  Actum  an7io  Domini  M^ 
CC^  ITPy  mense  Mardi  »).  Lettres  par  lesquelles 
Philippe,  marquis  de  Namur,  déclare  que  les  gens 
de  Quevaucamp  ont  racheté  de  lui  leur  droit  de 
pâturage  dont  il  leur  garantit  la  pleine  jouissance. 
—  Lagny-sur-Marne ,  le  27  octobre  1314.  Lettres 
par  lesquelles  Philippe  le  Long,  roi  de  France, 
promet  de  dédommager  Godefroi,  sire  de  Naste,  des 
usufruits  et  revenus  de  ses  biens  tenus  du  comte  de 
Flandre,  revenus  qu'il  perdrait  dans  le  cas  où  il  se 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  ATH.  —  BINCHE.  —  GHIÈVRES.  —  MORLANWEZ.  247 


joindrait  à  lui  ou  au  comte  de  Hainaut  pour  faire  la 
guerre  audit  comte  de  Flandre.  —  Mons,  le  19  juin 
1321.  («  Mons,  en  le  maison  Jehan  Godeffroitj  le 
venredy  prochain  devant  le  jour  saint  Jehan 
Baptiste  ».)  Déshéritement  par  messire  Nicoles, 
prêtre,  curé  de  l'église  St-Germain  de  Mons,  d  une 
rente  inféodée  de  10  livres  blancs,  à  prendre  sur  son 
fief  et  hommage  à  Buignies,  tenu  du  seigneur  de 
LouvignieSy  à  payer  à  Tévêque  de  Cambrai,  en  l'acquit 
de  ce  que  le  comte  de  Hainaut  devait  à  cet  évêque 
pour  la  procuration  et  Visitation  de  l'église  Ste- 
Waudru  de  Mons  ;  cette  donation  est  iaile  en  recon- 
naissance de  ce  que  le  comte  de  Hainaut  avait  acconlé 
audit  curé  que  les  habitants  de  la  ville  de  Genly 
auraient  le  droit  d'aller  moudre  leur  grain  à  son 
moulin  de  Buignies.  —  22  juillet  1324.  {«  Le  jour  de 
le  Madeleine  »).  Vente  par  Jean  Fiévés  et  Péronne, 
sa  femme,  à  Gauthier  Dar...(?)  de  9  quartiers  de  terre 
à  Bierclersty  avec  droit  de  rachat  dans  les  quatre  ans. 

—  26  mars  1368.  Vente  par  Guillaume  de  La  Roche 
à  Joffroy  de  Morchipont  d'un  fief  sis  à  Baisieux  et 
tenu  du  château  de  Quiévrain.  —  XIV*  siècle.  État 
des  fiefs  tenus  de  la  court  de  Leuze. 

B.  12^47.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  2  pièces  et  \  rouleau, 
papier  ;  2  sceaux  brisés  et  incomplets. 

«4JMI-tM»ft.  —  Vllla^M  de  la  prévôté  de  Mons. 

—  11  juillet  1450.  Accord  entre  les  habitants  do 
Ransart  et  le  prieur  du  Sart-les-Masières,  au  sujet  des 
pâturages.  —  XV«  siècle.  Dénombrement  ou  cartulaire 
des  dîmes  et  rentes  à  Angreau.  —  9  novembre  1505. 
Lettres  d'engagement  de  la  terre  de  Baudour  à 
Baudouin,  bâtard  de  Bourgogne,  dégagée  en  1521 
moyennant  7.000  livres  payées  à  Philippe  de  Bour- 
gogne, seigneur  de  Falaix.  —  Bruges,  le  24 
décembre  1505.  Engagement  de  la  terre  de  Naste  en 
Hainaut  à  Gilles  de  Bousanton,  maître  d*hôtel  de 
Philippe,  archiduc  d'Autriche  et  roi  de  Castille. 

Layette  50.  —  Ath.  —  Binchb.  —  Chièvres. 

Morlânwez. 

B.  1248.  (Carton.)  —  0  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 
23  Hceaux  :  la  plupart  brises  et  incomplets. 

tt99-i«#S.—  Ath.  BInche.  Chlèvre».  Horlan- 
.  —  Ath.  —  Sans  date;  vers  1336.  Articles  des 


privilèges  et  franchises  de  la  ville  d'Ath.  —  26  a^^il 
1449.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bour- 
gogne, autorise  les  abbayes  de  St-6hislain,  do 
Cambron,  de  Vicoigne  et  la  communauté  de  la  ville 
d*Ath,  à  s*imposer  pour  subvenir  «  à  ses  très  grans, 
sumptueux  et  pesans  affaires  ». — Bln«he. — 28  janvier 
1402.  Lettres  par  lesquelles  Guillaume  de  Bavière, 
comte  d'Ostrevant  et  gouverneur  de  Hainaul,  accorde 
des  privilèges  à  la  ville  de  Binche  «  affin  que  la  dicte 
ville  puist  y  estre  augmentée  et  mieulx  valloir  et 
repeupler  de  gens  dont  elle  est  grandement  amenri 
par  les  grans  morlalitez  qui  estet  y  ont  ».  —  6  juillet 
1603.  Copie  de  l'acte  de  vente  do  la  seigneurie  de 
Bierges  appartenant  au  roi  de  France  Henri  IV  et  des 
terres  dites  de  le  Dalem,  sises  en  Hainaut. — Chlèvrcu. 
—  7  décembre  1289.  («  Lan  de  grâce  mil  deus  cens 
quatre  vins  et  noef,  le  merkedi  après  le  feste  saint 
Nicolay  en  yvier  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  déclare  qu'en  présence 
de  ses  hommes  de  fief,  Nicoles  de  Rumignyy  sire  de 
Quiérenain,  chevalier,  son  cousin,  s'est  déshérité  selon 
la  loi  en  sa  faveur,  de  tout  le  fief  qui  lui  appartenait 
dans  la  ville  et  au  sart  de  Chièvres,  pour  en  jouir 
ledit  comte  et  ses  hoirs  à  toujours  mais  ;  le  Comte 
reconnaît  s'être  déshérité  en  présence  des  mômes 
hommes  de  fief,  des  revenus  et  profits  de  ce  fief  ainsi 
que  de  ses  bois  et  de  sa  censé  à  Mons  au  profit  dudit 
Nicolas  qui  en  aura  la  jouissance  pendant  sa  vie  à 
charge  de  les  tenir  en  foi  et  hommage  du  comte  de 
Hainaut.  —  Le  jeudi,  15  décembre  1317.  («  Le  dyoes 
apriès  le  jour  saint  Nichaise  »).  Lettres  par  lesquelles 
Hugues  de  Fagnuelles,  sire  de  Wiège,  chevalier, 
renonce  à  tout  ce  qu'il  pouvait  prétendre  contre  le 
comte  de  Hainaut  à  cause  de  la  vente  que  feu  noble 
homme  Nicolon,  dit  le  Bèghede  Rumigny,  son  oncle, 
avait  fait  à  feu  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  de 
tout  ce  qu'il  avait  ou  pouvait  avoir  en  la  terre  de 
Chièvres  et  appartenances,  et  aussi  aux  serfs  et  serves 
qu'il  avait  prétendu  dépendre  de  la  terre  de  Jourbize, 
tandis  que  le  comte  do  Hainaut  soutenait  qu'ils  dépen- 
daient de  la  terre  de  Chièvres.  —  Morlaiiwex.  — 
30  avril  ou  1*'  mai  1312.  («  Le  nuit  saint  Phelippe  et 
saint  Jakème  con  dist  le  nuit  de  may  »).  Acte  par  lequel 
Isabelle,  veuve  de  noble  homme  Mgr  Gillion,  dit 
Rigaut,  seigneur  de  Rœux,  Wittasse,  sire  du  Rœux  et 
Fastres  du  Rœux,  ses  deux  fils,  reconnaissent  avoir 
reporté  entre  les  mains  de  Guillaume,  comte  de 
Hainaut,  en  présence  de  ses  hommes  dont  les  noms 


248 


ARCHIVES  DU  NORD. 


sont  indiqués,  les  maison,  château  et  terre  de  Morlan- 
wez  et  appendances  qu'ils  tenaient  ci-devant  en  franc- 
alleu,  à  l'exception  de  200  livrées  de  terre  tenues  en 
fief  du  comte  de  Namur,  et  déclarent  en  avoir  été 
adhérités  pour  les  tenir  dorénavant  en  un  seul  fief  et 
hommage  et  en  augmentation  de  pairie  dudit  comté  de 
Hainaut  ainsi  que  les  200  livrées  de  terre  tenues  en 
fief  du  comté  de  Namur.  —  Valencienues,  le  25  juin 
1322.  («  Lendemain  doujour  Saint  Jehan  Baptiste 
ou  mois  degeskerech  »).  Donation  faite  par  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  à  Witasses  et  Fastreit  dou  Ruels 
(Rœux),  frères,  chevaliers,  de  tous  les  humiers  (rentes 
à  vie),  profits  et  revenus  des  villes  et  seigneuries  du 
RueSj  Morlanwez,  Montreuil,  Trilh  et  Maing,  pour  en 
jouir  leur  vie  durant,  à  charge  d'en  rendre  foi  et 
hommage.  —  Même  date.  Attestation  par  les  hommes 
de  fief  du  comte  de  Hainaut  que  noble  homme  messire 
Fastres  dou  Rues,  sire  de  Trith,  a  reconnu  par-devant 
eux  avoir  vendu  les  châtel  et  maison,  les  villes, 
terres,  seigneuries  et  justices  de  Trith  et  de  Maing 
et  toutes  les  appartenances  au  comte  de  Hainaut 
au  profit  de  qui  il  s'en  était  déshérité.  —  Même 
date.  Acte  passé  devant  les  hommes  de  fief  du 
comte  de  Hainaut  contenant  les  vente  et  déshéritement 
par  Wittasse,  sire  dou  Rues^  chevalier,  des  maison 
et  ville  de  Rues  (Rœux),  tenues  en  fief  et  pairie  de 
Hainaut  avec  les  haute  et  basse  justices,  appartenances 
et  dépendances  sans  y  rien  réserver  que  les  maison, 
ville  et  terre  de  Trivières,  au  profit  du  comte  de 
Hainaut,  et  les  vente  et  déshéritement  par  le  même  au 
profit  dudit  Comte  des  terres  et  seigneuries  de  Morlan- 
wez et  de  Montreuil. 

Layette  60.  —  Flobecq  et  Lbssines 
et  leurs  dépendances. 

M.  1249.  (Carton.)  —  1  rouleau,  parchemin  ;  2  pièces,  papier. 

t9S4-t98a.  —  Flobeeq  et  lieMines  et  leani 
dépendanee*.  —  24  janvier  1234.  (oi  Actum  atmo 
Domini  inillesi7no  CC^  tricesimo  terciOj  feria  tercia 
Cônversionembeati  Puuli  »).  Lettres  de  J.,  doyen,  et 
de  P.,  chantre  du  chapitre  de  Saint-Géry  de  Cambrai, 
au  sujet  des  différends  survenus  entre  Amould  d'Au- 
denarde,  d'une  part,  et  l'église  Notre-Dame  de  Cambrai 
de  l'autre,  relativement  aux  coutumes  des  villages 
d'Ogyetd'Isières,  dépendances  deLessines  (copie  sur 
papier  du  XVII'  siècle).  —  28  avril  1235.  («  Van  del 


Incarnation  mil  et  deux  cens  et  trente  quatre^  el 
mois  d'avril^  le  devenres  dedens  Pasques  »).  Charte 
de  Godefroi,  évêque  de  Cambrai,  déclarant  qu'après 
débat  devant  le  doyen  et  le  chantre  de  Saint-Oéry  de 
Cambrai,  et  Roger  de  Lens,  chanoine  de  la  même 
église,  entre  l'église  Notre-Dame  de  Cambrai,  d'une 
part,  et  Amould  d'Audenarde,  de  l'autre,  au  sujet  de 
la  justice  haute  et  basse  sur  les  ténements  de  ladite 
église  Notre-Dame  de  Cambrai  à  Ogy  et  Isières,  est 
intervenu  un  accord  dont  les  principales  clauses  sont 
énumérées.  —  Juin  1243.  («  Ceste  charte  fu  faite  et 
domiée  Van  del  Incarnation  Nostre  Signeur  mil 
ce  et  quarante  trois j  ou  mois  de  Juing»).  Donation 
par  Jean  d'Audenarde  à  l'hôpital  de  Lessines  des 
terres  laissées  par  son  père  Amould,  dont  le  revenu 
devra  être  employé  en  aumônes.  —  Septembre  1250. 
f«  Ce  fu  done  Fan  del  Incamatiœi  Nostre  Ségneur^ 
el  mois  de  setemàrc  i>).  Confirmation  de  la  donation 
précédente  par  la  comtesse  Marguerite.  —  13  juin 
1280.  («  En  Van  del  Incarnation  Nostre  Ségneur 
M  ce  et  quatre  vins,  le  jeudi  après  le  Pente- 
cou>ste>).  Lettres  par  lesquelle  Jean,  sire  d'Audenarde, 
reconnaît  tenir  en  fief  et  hommage -lige  de  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  les  château  et  ville 
de  Flobecq,  à  l'exception  du  donjon  dudit  château.  — 
Même  date.  Acte  d'hommage  fait  des  ville  et  château 
de  Flobecq,  excepté  le  donjon,  par  Jean  d'Audenarde 
au  comte  de  Hainaut,  Jean  d'Avesnes.  —  Môme  date. 
Déclaration  par  le  même  Jean  d'Audenarde  que  si  les 
ville  et  château  de  Flobecq  dont  il  a  fait  hommage  â 
Jean  d'Avesnes  n'étaient  pas  francs-alleux  aupa- 
ravant, il  s'engage  â  dédommager  celui-ci  des  frais 
faits  à  l'occasion  dudit  hommage.  —  Même  date. 
Lettres  par  lesquelles  Jean  d'Audenarde  reconnaît 
pour  lui  et  ses  hoirs,  tenir  en  fief  et  hommage-lige  de 
Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  et  de  ses  suc- 
cesseurs, les  ville,  terre  et  appartenances  de  Flobecq 
avec  la  forteresse  qui  étaient  auparavant  firancs- 
alleux.  —  Même  date.  Déclaration  par  le  même  que 
dans  le  cas  ou  l'on  contesterait  la  condition  de  francs- 
alleux  desdites  ville,  terre,  appartenances  et  forteresse 
de  Lessines  avant  l'hoînmage  qu'il  en  a  fait  au  comte 
de  Hainaut,  il  s'engage  à  dédommager  ce  dernier  des 
frais  faits  à  l'occasion  dudit  hommage.  —  11  octobre 
1280.  («  Lan  del  hicarnation  Nostre  Ségneur  Jhésu 
Crist  mil  CC  quatre  vinSy  le  venredi  prochain 
après  lejor  St-Denis  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean 
d'Audenarde  déclare  avoir  mis  entre  les  mains  de 


CHAMBRP:  des  comptes  de  LILLE.  -  trésor  des  chartes.  —  FLOBEGQ  ET  LESSINES. 


241) 


Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaul,  tous  ses  alleux  de 
Flobecq  et  de  Lessines  avec  leurs  appendances,  et  les 
avoir  reçus  ensuite  en  fief  et  hommage-lige  du  Comte, 
pour  lui  et  pour  ses  successeurs  à  toujours  mais, 
excepté  la  molle  de  Flobecq  appelée  le  donjon. 

B.  1250.  (Carton.)  —  0  pièces,  parchemin  ; 
6  sceaux  dont  3  brisés  et  incomplets. 

1981-1989.  —  Flobecq  et  lieMines.  —  25  janvier 
1281 .  («  Lan  de  grâce  mil  CC  et  qtcalre  vins,  le  jour  de 
la  Conversion  St-Pol  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean 
d'Audenarde  s'engage  à  dédommager  le  comte  de  Hai- 
naut,  dans  le  cas  où  il  serait  inquiété  pour  les  terres  et 
alleux  de  Flobecq  et  Lessines  qu'il  avait  repris  de  lui  en 
fief.  —  10  mars  1281.  («  L'an  del  Incarnation  Nostre 
Seigneur  Jhésu  Crist  mil  deus  cens  et  quatre  vins, 
le  lundi  après  les  octaves  du  Behourdich,  el  mois  de 
murs  >).  Enquête  tenue  à  Lille  à  la  suite  de  laquelle 
Hellin  de  Cjsoing,  baron  de  Flandre,  a  certifié  que 
Jean,  sire  d'Audenarde,  avaita  dhérité  son  fils  Arnould 
des  terres  situées  dans  ladite  baronnie.  —  23  mars 
1281.  («  Lan  del  Incarnation  mil  deus  cens  quatre 
vins  le  diemenche  de  mi-quaresme,  el  mois  de 
mars  »).  Lettres  par  lesquelles  Amoul,  fils  de  Jean 
d'Audenarde,  déclare  que  les  villes  de  Merc,  Pamèle, 
le  bois  de  Nocre,  Wakines,  Flobecq,  Lessines,  les 
hommages  de  Maude  et  appendances  dont  il  a  été 
adhérité,  font  partie  de  la  baronnie  que  son  père 
tenait  du  comté  de  Flandre  et  qu'il  doit  les  tenir  en 
fief  du  comte  Guy.  —  Même  date.  Approbation  par 
Guy,  comte  de  Flandre,  de  l'enquête  ci-dessus  et 
confirmation  en  faveur  dudit  Amoul,  de  la  possession 
des  terres  et  biens  qui  y  sont  détaillés.  —  Sans  date  ; 
vers  1305.  Note  faisant  connaître  que  lorsque  le  roi 
Philippe  le  Bel  vint  en  Flandre  avec  la  reine,  il  fit 
faire,  comme  suzerain  du  pays,  une  enquête  par  les 
soins  de  Simon  de  Markai,  chevalier,  et  par  un  clerc 
pour  savoir  les  parties  tenues  du  royaume  de  France 
dans  les  châtellenies  de  Flobecq  et  de  Lessines,  à  la 
suite  de  laquelle  messire  Gerins  de  Laine  garda  ce 
pays  au  nom  du  Roi  tant  que  celui-ci  resta  en  Flandre; 
—  avec  l'indication  de  plusieurs  chartes  que  conserve  le 
comte  de  Flandre  au  sujet  de  la  baronnie  d'Audenarde 
qu'il  prétendait  être  mouvante  de  son  comté.  — 
26  octobre  1281.  («  L'an  del  Incarnation  Nostre 
Signeur  Jhésu  Crist  mil  CC  quatre  vins  et  uti,  le 
diemence  devant  le  fieste  Tous  Sains  »).  Lettres  par 


lesquelles  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  déclare 
qu'en  sa  présence  Jean  d'Audenarde  s'est  déshérité 
de  deux  fiefs  qu'il  tenait  à  Flobecq  et  Lessines  et  en 
a  adhérité  Jean  de  Rosoit,  son  fils.  —  Lille,  le  mercredi 
4  mars  1282.  («  A  Lille,  le  demerkes  devant  mi- 
qiiai^esme  M  CC  quatre  vins  et  un  »).  Lettres  par 
lesquelles  Robert,  comte  de  Nevers,  déclare  qu'après 
enquête  avec  Guillaume  de  Mortagne,  il  a  reconnu  que 
les  terres  de  Flobecq  et  de  Lessines  sont  tenues  en 
fief  du  comté  de  Flandre.  —  Même  date.  Confirmation 
de  cette  enquête  par  Jean,  sire  d'Audenarde.  — 
Flobecq,  le  21  juillet  1282.  («  A  le  nuit  de  la  Magh- 
dalaine,  en  l'an  del  Incarnation  Nosttx  Seignew 
M  CC  LXXX  et  deus,  en  le  mois  de  fenal  »).  Lettres 
par  lesquelles  Jean,  sire  d'Audenarde  et  de  Rosoit, 
déclare  qu'il  rendra  à  Guy,  comte  de  Flandre,  quelques- 
uns  de  ses  hommes  que  le  bailli  de  Grammont  avait 
arrêtés  sans  loi  et  sans  jugement,  —  Maie,  le  l*'  sep- 
tembre 1282.  («  Che  fu  fait  à  Maie,  le  mardi  apriès 
le  Jour  saint  Jehan  décollasse,  l'an  de  grasse  milCC 
qtuitre  vins  et  deus  ^).  Lettres  par  lesquelles  Gui, 
comte  de  Flandre,  condamne  Jean,  sire  d'Audenarde 
et  de  Rosoit,  à  se  rendre  à  Lille  pour  y  tenir  prison  et 
être  à  sa  merci,  à  cause  de  l'outrage  commis  par  lui  à 
l'égard  du  bailli  dudit  comte  à  Grammont  et  pour 
avoir  tué  plusieurs  personnes  qui  accompagnaient 
ledit  bailli.  —  13  septembre  1282.  («  L'an  del  hicar- 
nation  mil  CC  quatre  vins  et  deus,  le  diemence 
après  le  Nativité  Nostre  Dame  ou  mois  de  sep- 
tembre »).  Lettres  par  lesquelles  Jean,  dit  sire  d'Au- 
denarde et  de  Rosoit,  déclare  qu'ayant  reçu  de  son 
seigneur  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  les  ville, 
terre  et  forteresse  de  Lessines  en  fief  et  hommage-lige, 
il  promet  de  faire  reconnaître  Jean  de  Rosoit,  son 
fils,  par  les  échevins  et  communauté  de  cette  ville 
comme  leur  seigneur  héritier,  sauf  la  jouissance 
pendant  sa  vie  el  sauf  les  droits  de  Mahaut,  sa  femme, 
mère  dudit  de  Rosoit  ;  il  promet  aussi  de  faire  recon- 
naître le  comte  de  Hainaut  par  les  échevins,  commu- 
nauté et  hommes  de  fief  de  Lessines  comme  leur 
souverain  seigneur;  de  mettre  garnison  dans  cette 
ville  et  d'en  expulser  ceux  qui  ne  voudraient  pas  lui 
obéir  ainsi  qu'à  son  fils  ;  il  s'engage  de  plus  à  ne  pas 
faire  la  paix  avec  Guy,  comte  de  Flandre,  sans  le 
consentement  du  comte  de  Hainaut.  —  Même  date. 
Lettres  par  lesquelles  Jean  d'Avesnes,  comte  de 
Hainaut,  promet  à  Jean,  sire  d'Audenarde  et  seigneur 
de  Rosoit,  de  ne  point  faire  la  paix  avec  Guy,  comte 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2'  Partie). 


32 


250 


ARCHIVES  DU  NORD. 


de  Flandre,  sans  le  garantir  pour  tous  les  fiefs  et 
hommages  qu'il  tient  de  lui  et  de  lui  prêter  aide  et 
assistance  dans  les  débats  qu'il  pourra  avoir  avec 
ledit  comte;  si  ledit  sire  d*Âudenarde  n'a  pas  de 
troupes  pour  garder  Flobecq  et  Lessines,  le  comte  de 
Hainaut  s'engage  à  lui  fournir  des  hommes  et  do 
l'argent. 

B.  1251.  (Carton.)  —  8  pièces  et  1  cahier,  6  feuillets,  parchemin  ; 

6  sceaux  brisés  et  incomplets. 

1988-19811.  —  Flobecq  et  l/eMines.  —  Lille, 
septembre  1283.  («  A  Lille  en  Van  de  le  Incarnation 
mil  deus  cens  qtmtre  vins  et  trois,  ou  mois  de 
septembre  ».  )  Lettres  par  lesquelles  Jean,  sire  d'Au- 
denarde  et  de  Rosoit,  déclare  que  c'est  à  sa  prière 
que  les  échevins  de  Lessines  ont  délivré  les  lettres  y 
insérées  et  portant  la  même  date,  en  vertu  desquelles 
ils  ont  reconnu  que  Guy,  comte  de  Flandre  et. 
marquis  de  Namur,  est  leur  souverain  seigneur,  à 
raison  du  comté  de  Flandre,  et  que  lui  et  ses  hoirs, 
comtes  de  Flandre,  pourront  entrer  dans  cette  ville 
quand  il  leur  plaira;  si  Jean  d*Âudenarde  commet 
quelque  méfait  à  rencontre  du  comte  de  Flandre, 
lesdits  échevins  promettent  de  prendre  parti  pour  ledit 
comt«  contre  ledit  Jean,  —  28  septembre  1283,  (  «  L'an 
délie  Incarnation  Nostre  Ségneur  Jhesu  Crist  MCC 
quatre  vins  et  trois,  le  nuit  Saint  Mikiel  ».  )  Dona- 
tion par  Jean  d'Audenarde  et  de  Rosoit  et  Mahaut, 
vidamesse  d'Amiens,  sa  femme,  aux  frères  de  l'Ordre 
de  Saint-Guillaume,  de  terres  sises  dans  la  paroisse  de 
Flobecq,  dont  une  partie  sera  vendue  pour  le  produit 
en  être  appliqué  à  la  construction  d'une  église  qui 
prendra  le  nom  de  Mont-Notre-Dame  ;  —  copie  de  la 
même  donation  ;  —  le  même  Jean  et  Mahaut,  sa  femme, 
prient  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  de  confirmer 
cette  donation.  —  Octobre  1283 .  (  «  En  Pan  del 
Incarnation  Notre  Seigneur  mil  deus  cens  quatre 
vins  et  trois,  el  mois  de  octembre  ».  )  Lettres  par  les- 
quelles Jean  d'Audenarde  reconnaît  que  la  ville  de 
Lessines  est  de  la  mouvance  du  comté  de  Flandre.  — 
12  juin  1285.  («  L'an  del  Incarnation  Jhesu  Christ 
MCCLXXX  et  cuink,  le  mardi  après  le  Saint 
Barnabe  ».  )  Lettres  par  lesquelles  Jean,  sire  d'Aude- 
narde, déclare  qu'ayant  vendu  à  Jean  d'Avesnes  et  à 
Philippe  de  Luxembourg,  comte  et  comtesse  de 
Hainaut,  sa  ville  de  Feignies,  il  engage  tous  ses  biens 
sis  en  Hainaut  jusqu^à  parfait  accomplissement  des 
conventions   passées  avec  ledit  comte  au  sujet  de 


Flobecq  et  de  Lessines.  —  22  mars  1288.  («  L'an  de 
grâce  mil  CCLXXX  et  siet,  le  lundi  après  Pasqties 
Flories  ».  )  Lettres  par  lesquelles,  Jean,  dit  sire  de 
Audenardeet  de  Rosoit,  oblige  et  abandonne  son  corps 
à  noble  homme  Guy,  comte  de  Flandre,  qui  s'était 
rendu  caution  pour  lui  qu'il  irait  vers  le  roi  de  France 
quinze  jours  après  sa  sortie  des  prisons  de  Douai,  pour 
se  mettre  en  sa  volonté  à  cause  des  forfaits  commis 
par  lui  contre  l'évoque  de  Thérouane.  —  Septembre 

1288.  (  «  L'an  de  grâce  mil  CC  quatre  vins  et  wit,  el 
mois  de  s^tembre  ».  )  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
dit  sire  d'Audenarde,  transporte  au  profit  de  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  400  livrées  de  terre  à 
recevoir  tous  les  ans  sur  les  terres  de  Flobecq  et  de 
Lessines  pour  lui  tenir  lieu  de  la  terre  de  Feignies 
qu'il  avait  vendue  à  ce  comte  et  qui  devait  lui  revenir 
moyennant  le  payement  de  cette  rente.  —  l*'  septembre 

1289.  (^Van  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  Jhesu 
Crist  mil  devis  cens  quatre  vins  et  nuef,  le  p7*emier 
Jour  de  septembre  ».  )  Jean  d'Audenarde  promet  de 
s'en  rapporter  à  ce  que  décidera  le  comte  Guy  au 
sujet  d'un  faux  monnayeur  arrêté  à  Lessines;  —  copie 
de  cette  pièce. 

B.  1252.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  4  sceaux  incomplets. 

t9M-t91l7.—  Flobeeq  etliCMinM*  —  Avril  1294. 
(«  L'an  de  grâce  Jhesu  Crist  mil  deus  cfiens  quatre 
vins  et  qtcatuorze,  u  mois  d'avril  »).  Lettres  par  les- 
quelles Guy,  comte  de  Flandre,  assigne  à  comparaître 
à  Grammont,  Arnould  d'Audenarde,  fils  aîné  de  feu 
Jean  d'Audenarde,  qui  a  promis  de  laisser  sa  mère 
Mahaut,  vidamesse  d'Amiens,  jouir  de  tout  ce  qui 
lui  revient  en  douaire.  —  22  janvier  1296.  («  L*an  de 
grâce  MCC  quatre  vins  et  quinze^  le  dim/inche 
devant  le  Conversion  saint  Paul  »).  Lettres  par 
lesquelles  Jean  d'Audenarde,  sire  de  Rosoit,  déclare 
qu'en  considération  de  l'aide  et  protection  que  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  lui  avait  données  pour 
le  maintenir  en  possession  de  ses  terres  de  Flobecq 
et  Lessines  et  des  appartenances  qu'il  tenait  en  foi 
et  hommage  du  comte  de  Hainaut  et  de  la  pro- 
messe qu'il  lui  a  faite  de  le  défendre  et  garantir 
encore  envers  et  contre  tous,  il  lui  donne  la  moitié 
desdites  terres  avec  toutes  leurs  dépendances  tant  en 
forteresses,  villes,  bois,  eaux,  terres  et  seigneuries, 
etc.,  dont  il  s'est  déshérité  pour  en  adhériter  ledit 
comte  de  Hainaut.  —  Même  date.  Lettres  de  Jean 


CHAMBRE  DES  COMin'ES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  FLOBECQ  ET  LESSINES. 


251 


d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  déclare  que  son  cher 
cousin  feu  Jean,  seigneur  d*Audenarde,  s*étant  déshé- 
rité bien  et  à  loi  des  fiefs  qu'il  tenait  de  lui  à  Flobecq 
et  Lessines  et  appendances  entre  les  mains  dudit 
comte  qui  en  adhérita  Jean  de  Rosoit,  son  fils,  et  le 
reçut  pour  son  homme-lige,  lequel  a  rapporté  de  suite 
dans  les  mains  du  Comte  les  mêmes  fiefs  et  a  promis 
de  le  servir  à  toujours  mais  comme  son  homme  à  sa 
semoncSy  le  priant  de  les  lui  remettre;  le  Comte 
reconnaît  qu'après  avoir  pris  conseil  des  prudhommes 
et  de  ses  hommes  de  fief,  il  a  remis  ces  deux  fiefs  et 
appendances  audit  Jean  de  Rosoit,  l'en  a  ressaisi,  l'a 
relevé  des  amendes  encourues  et  lui  a  promis  de 
l'aider,  comme  étant  son  suzerain,  contre  tous  ceux  qui 
voudraient  lui  faire  du  tort,  —  25  juin  1297.  («  L'an  de 
grasce  mil  detcs  cens  quatre  vins  et  dis  et  sept^  le 
procain  mardi  après  le  jour  saint  Jehan  Baptiste  »). 
Lettres  par  lesquelles  Arnould,  seigneur  d'Audenarde, 
promet  d'exécuter  la  sentence  de  Walleran,  sire  de 
Montjoie  et  de  Fauquemont,  et  de  Willaume  de  Mor- 
tagne,  sire  de  Dossemer,  arbitres  au  sujet  de  la  mort 
de  Robert  d'Audenarde,  ayant  décidé  qu'il  y  aurait 
bonne  paix  entre  ledit  Amould  et  le  comte  de  Flandre  ; 
il  promet  de  servir  loyalement  ledit  comte  dans  la 
guerre  qu'il  soutient  en  ce  moment  contre  le  roi  de 
France  et  le  comte  de  Hainaut.  —  Valenciennes,  en  la 
salle  du  comte  de  Hainaut,  le  9  août  1298.  («  Ce  fu 
fait  à  Vàlenchienes^  en  le  cambre  monseigneur  le 
conte  de  Hat/nau,  Van  de  gracem.il  detcs  cens  qtuitre 
vins  et  dis  et  wit,  le  vigille  saint  Lorent  »).  Déshéri- 
tement  fait  par  messire  Jean  d'Audenarde,  sire  de 
Rosoit,  entre  les  mains  de  Pierron  le  Jumiel,  bailli  de 
Hainaut,  en  présence  des  hommes  de  fief  dudit  comté, 
des  terres  et  châtellenies  de  Flobecq  et  Lessines  et 
appartenances,  avec  adhéritement  de  ces  terres  au 
profit  de  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  et  de  ses 
successeurs. 

H.  1253.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  i  rouleau,  papier  ; 

3  sceaux  brisés. 

tSt7-t8SS.  —  Flobecq  et  lieMlnes.  —  Mons,  le 
19  septembre  1317.  («  Lundi  avant  le  feste  saint 
Mathieu  »).  Lettres  de  Fastre,  sire  de  Ligny,  et  de  Jean, 
sire  de  Montigny,  au  bailli  d'Alost,  au  sujet  de  la  foire 
de  Lessines.  — 13  octobre  1329.  Lettres  par  lesquelles 
Louis,  comte  de  Flandre  (Louis  de  Nevers  ou  de  Grécy), 
nomme  des  arbitres  chargés  de  terminer  les  difi<6rends 
pendants  entre  lui  et  le  comte  de  Hainaut,  au  sujet  de 


l'étendue  des  terres  de  Flobecq  et  de  Lessines  en 
Flandre  et  en  Hainaut,  des  bois  de  la  Louvière, 
de  la  terre  d'Ende,  de  celles  de  Maude  et  de  Gérard 
de  St-Amand.  —  Cambrai,  en  l'hôtel  de  l'Evêque, 
le  22  mai  1333.  («  Le  vigille  de  le  Penthecouste 
ki  fu  le  vint  et  troisime  jour  de  muy  »).  Traité 
et  accord  passés  entre  Guillaume,  comte  de  Hainaut, 
et  Louis,  comte  de  Flandre,  au  sujet  des  terres  de 
Flobecq  et  Lessines  ;  il  y  est  stipulé  que  ces  villes  et 
seigneuries  demeureront  au  comte  de  Hainaut,  à 
l'exception  des  parties  qui  seront  reconnues  être 
mouvantes  de  Flandre  et  d'Alost  ;  le  comte  de  Hainaut 
en  rendra  hommage  au  comte  de  Flandre  ;  —  deux 
copies  de  ce  traité.  —  Le  Quesnoy,  le  19  novembre 
1333.  Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre,  et  de 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  par  lesquelles  ils 
conviennent  de  ne  nommer  chacun  que  deux  députés, 
au  lieu  de  trois  comme  il  était  stipulé  dans  le  traité 
'  de  Cambrai,  pour  terminer  leurs  différends  au  sujet 
de  Flobecq  et  de  Lessines  ;  les  commissaires  désignés 
par  le  comte  de  Flandre  sont  Bloc  de  Steenland, 
chevalier,  et  Josse  de  Hemsrode,  écuyer;  ceux  du 
comte  de  Hainaut:  Robert  de  Marke,  seigneur  de 
Manchicourl,  chevalier,  et  Jean  Dernier,  prévôt  de 
Valenciennes.  —  Valenciennes,  le  3  décembre  1333. 
Commission  donnée  par  Louis,  comte  de  Flandre,  à 
Gilles  le  Vreindre,  bailli  du  comté  d'Alost  et  châtelain 
de  Liedekerke,  pour  recevoir  le  déshéritement  de 
Guillaume  de  Mortagne,  chevalier,  seigneur  de  Dosse- 
mer, et  celui  de  sa  mère,  des  parties  des  terres,  villes 
et  châteaux  de  Flobecq  et  Lessines  dont  ils  voudront 
se  déshériter  pour  en  adhériter  Guillaume,  comte 
de  Hainaut. 

B.  1254.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  rouleau,  papier. 

tSSI^lMIS.  —  Flobeeq  et  lieMln^M  —  Ypres, 
le  20  mars  1335.  («  Lan  M  CCC  trente  et  quatre  ».) 
Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre, 
commet  son  bailli  d'Alost  pour  recevoir  le  déshéri- 
tement et  passer  la  vente  faite  par  Guillaume  de 
Mortagne,  sire  de  Dossemer,  au  comte  de  Hainaut, 
des  châteaux  et  seigneuries  de  Flobecq  et  de  Lessines 
que  ledit  comte  de  Flandre  a  éclissés  du  fief  de 
Pamèle-lez-Audenarde.  —  En  la  maison  de  l'hôpital, 
à  Lessines,  le  1«'  mai  1336.  Acte  de  déshéritement 
fait  par  ledit  Guillaume  de  Mortagne,  des  terres  de 
Flobecq  et  Lessines.  —  Lessines,  le  23  avril  1354. 


252 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre,  et 
Marguerite,  comtesse  de  Hainaut,  conviennent  de 
nommer  six  arbitres,  trois  chacun,  pour  faire  une 
enquête  sur  les  parties  des  villes  et  seigneuries  de 
Flobecq  et  Lessines  relevant  de  la  Flandre  ou  du 
Hainaut.  —  Malines,  le  10  septembre  1368.  Accord 
entre  Albert,  duc  de  Bavière,  comte  palatin  du  Rhin, 
gouverneur  du  Hainaut,  et  Louis,  comte  de  Flandre, 
au  sujet  des  foi  et  hommage  de  Flobecq  et  Lessines.  — 
Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Règlement  de  la  maison  des 
ladres  de  Lessines. 

B.  125").  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ; 

3  pièces  et  1  cahier,  72  feuillets  papier,  recouvert  en  parchemin; 

14  sceaux,  la  plupart  brisés  et  incomplets. 

1417-1598.  —  Flobeeq  et  iiesslnes.  —  14  août 
et  6  octobre  1417.  Abandon  par  Jacqueline  de 
Bavière,  comtesse  de  Hainaut,  à  Marguerite  de 
Bourgogne,  sa  mère,  de  la  jouissance  viagère  des 
terres  de  Flobecq  et  de  Lessines.  —  29  octobre  1428. 
Lettres  scellées  du  scel  de  plusieurs  hommes  de  fief 
d'Alost,  par  lesquelles  Jacqueline  de  Bavière  laisse 
à  Marguerite  de  Bourgogne,  sa  mère,  la  jouissance 
des  terres  de  Flobecq  et  Lessines.  —  28  novembre 
1433.  Appel  au  bailliage  d'Amiens  d'une  sentence  du 
Grand  Conseil,  rendue  au  profit  de  Jean  et  de  Nicaise 
Heylle,  père  et  fils,  contre  Colart  de  Lalaing,  bailli, 
Jean  du  MoUin,  receveur  et  Jean  de  Hœfmasure, 
sergent  de  la  terre  de  Flobecq.  —  14  avril  1459. 
Vidimus  des  lettres  patentes  du  duc  de  Bourgogne 
Philippe  le  Bon,  faisant  remise  aux  échevins  et  habi- 
tants de  Lessines,  de  la  rente  due  pour  la  cession 
qu'il  leur  avait  faite  de  certains  héritages  joignant 
les  fossés  des  fortifications.  —  Bois-le-Duc,  le  .23 
septembre  1511.  Mandement  de  l'archiduchesse 
Marguerite,  gouvernante  des  Pays-Bas,  aux  échevins 
et  communauté  de  Lessines,  de  recevoir  Mahieu 
Decrotière,  ex-archer  de  corps  du  feu  roi  de  Castille, 
à  l'office  de  la  massarderie  de  leur  ville  qui  lui  avait 
été  accordé  en  récompense  de  ses  services.  — 
29  mai  1528.  Instructions  données  par  les  gens  des 
Comptes  à  Lille  à  M*  Roger  Desfontaines  chargé  de 
vérifier  l'information  faite  contre  Raphaël  le  Nadre, 
receveur  de  Flobecq  et  de  Lessines.  — Sans  date; 
XVI*  siècle.  Copie  informe  des  points  de  la  franchise 
de  Lessines. 


Layette  61.  —  Agimont,  Givet,  Fubiay 

ET  leurs   dépendances 

B.  1256.  (Carton.)—  ^^  pièces, parchemin  ;  1  pièce,  papier; 

23  sceaux  incomplets. 

iStâ-lSOO.  —  Aiflmont  et  Olvet.  —  6  février 
1314.  (<c  L'an  milh  trois  cens  et  treze^  le  merkedU 
après  le  Purification  Nostre-Dàme  »,)  Lettres  par 
lesquelles  Jean,  seigneur  d'Agimont  et  de  Walehain, 
et  Mahaut,  sa  femme,  font  connaître  qu'un  différend 
s'étant  élevé  entre  les  habitants  de  la  ville  de  Rarnseres^ 
d'une  part,  et  ceux  de  la  ville  de  Givet,  de  l'autre,  au 
sujet  des  bois  dits  de  Harce,  ils  ont  fait  faire  un  c^rA^- 
menage  (enquête  sur  les  limites,  abornemcnt)  à  ce 
sujet,  à  la  suite  duquel  le  différend  a  été  terminé.  — 
24  septembre  1314.  ('^  Le  mardi  après  la  feste 
Saint  Mathie  Vapostele  et  Veuvangeliste,  el  mois  de 
septembre  ».)  Lettres  de  Jean  de  Los,  sire  d' Agimont 
de  Wallehainy  et  de  Mahaut,  sa  femme,  par  lesquelles 
ils  accordent  aux  habitants  de  Hargnies,  le  droit 
A' usage  (pâturage)  dans  les  bois  et  forêt  dudit 
Hargnies,  — 13  mars  1328.  (Mil  trois  cens  vingt  et 
sept,  le  jour  de  my  karesme  que  on  chante  Letare 
Jherusalem  »).  Lettres  des  jurés  de  la  ville  de  Givet 
par  lesquelles  ils  rapportent  que  sur  l'opposition  faite 
par  les  habitants  de  Ramseres,  ceux  de  Givet 
Notre-Dame  et  de  Gomerie  furent  maintenus  par 
Louis  d'Agimont  dans  l'usage  es  bois  de  Hare.  — 
8  janvier  1348.  («  Milh  trois  cens  quaf^ante  sept  >). 
Lettres  d'Engelbert  de  La  Mark,  évèque  de  Liège,  par 
lesquelles  il  déclare  que  Jean  de  Loz,  sire  d'Agimont, 
chevalier,  a  reconnu  en  sa  présence  et  devant  ses 
hommes  de  fief,  avoir  vendu  et  constitué  à  Marguerite, 
fille  de  Boudechon  Platon,  bourgeois  de  Dinant,  ime 
rente  viagère  de  15  sols  de  gros,  pour  sûreté  de 
laquelle  il  a  werpi  en  la  main  dudit  évêque  au  profit 
dudit  Baudechon,  tous  les  fiefs  qu'il  tenait  dudit 
évêque,  situés  en  la  terre  de  Givet  et  Agimont,  savoir  : 
le  grand  moulin  de  Givet  sur  Hoiej  le  moulin  de 
Ravar  à  Heulette  et  autres  moulins  ;  sous  le  vidimus 
de  Baudouin  Days,  abbé  de  Notre-Dame  de  Leiffe  au 
diocèse  de  Liège,  en  date  du  18  mai  1376.  —  Mons, 
le  27  octobre  1355.  («  Le  mardi  devant  le  jour  de 
Toussaint  »).  Lettre  de  Rasse  de  Gavre,  sire  de 
Hérines,  par  lesquelles  il  déclare  qu'une  rente 
assignée  sur  le  vinage  de  Givet  et  à  lui  vendue  par  la 
comtesse  de  Namur,  appartient  à  Jean  de  Loz,  sire 
d'Agimont  et  de   WaHehain,  pour  en  jouir  sa  vie 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  AGIMONT,  GIVET,  FUMAY. 


25.? 


durant  et  après  lui,  à  Marie,  fille  dudit  Jean  et  petite- 
fille  dudit  seigneur  de  Hérines.  —  Liège,  en  l'église 
Notre-Dame  à  Fons^  le  28  avril  1357.  Acte  notarial 
par  lequel  Marie,  fille  de  Jean,  seigneur  d'Agimont, 
renonce  au  profit  de  Jean,  seigneur  de  RocheforJ,  à  ce 
qu'elle  peut  prétendre  sur  les  terres  de  Rochefort  et 
d'Asso\  ledit  seigneur  de  Rochefort  abandonne  au 
profit  de  la  dite  Marie  les  prétentions  qu'il  avait  sur 
les  terres  de  Wallehaîii  eid'Ughesie,  au  comté  de 
Namur.  —  1**"  décembre  1359.  Lettres  de  François 
Turck,  chevalier,  Antoine  Turck,  Boniface  de  Robille, 
Antoine  Chabardan,  Conrad  de  Malanaing,  Warnier 
de  Berlo,  Mathieu  de  Los  et  Marc  Pastel,  par  lesquelles 
ils  déclarent  et  promettent  sur  la  foi  de  leur  corps  et 
sur  leur  honneur,  de  ne  point  poursuivre  Jean  de  Los, 
sire  d'Agimont,  les  siens,  ni  ses  gens  et  sujets,  par 
vengeance  de  ce  que  ledit  seigneur  d'Agimont,  sous 
prétexte  qu'il  ne  jouissait  pas  de  la  terre  de  Rœux  que 
feu  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  lui  avait  donnée, 
les  avait  tous  arrêtés  en  la  terre  de  Givet  où  il  ne  les 
avait  mis  on  liberté  qu'après  leur  avoir  fait  payer  une 
somme  de  12.000  vieux  écus.  —  2  décembre  1359. 
C*  La  lundi  avant  la  Sainte-Barbé  ».)  Attestation  par 
Baudouin  de  Bléhaing,  chevalier,  bailli  du  comté  de 
Namur,  que  devant  lui  et  en  présence  de  plusieurs 
hommes  de  loi  dudit  comté,  François  Turck  et  ses 
consorts,  ont  déclaré  ne  vouloir  porter  aucune  plainte 
en  raison  de  leur  arrestation  par  Jean  d'Agimont.  — 
14  janvier  1360.  («  Mil  CGC  at  LIX  »).  Lettres  cons- 
tatant l'accord  conclu  entre  le  chapitre  de  la  cathé- 
drale de  Liège  et  Jean,  seigneur  d'Agimont,  au  sujet 
de  leurs  droits  respectifs  sur  certains  serfs  y  dénommés. 

—  9  janvier  1363.  («  Mil  trois  cens  et  sissante  detcs  ».) 
Lettres  par  lesquelles  Baudouin  de  Bléhaing,  bailli  du 
comté  de  Rethel,  et  les  hommes  de  fief  du  comté  de 
Namur,  déclarent  que  Jacques  Dystour,  de  Kyer, 
et  Obbert,  lombards,  marchands  à  Namur,  ont  reconnu 
pour  eux  et  leurs  associés,  avoir  été  entièrement 
satisfaits  de  ce  que  Jean  de  Los,  seigneur  d'Agimont, 
leur  devait,  dette  pour  laquelle  il  leur  avait  engagé  le 
fief  de  Enghesiez  et  celui  du  vinage  de  Givet.  — 
26  novembre  1373.  Lettres  par  lesquelles  Wautier  de 
Sainzelles,  écuyer,  nomme  deux  arbitres  pour  régler, 
conjointement  avec  ceux  désignés  par  Jean  de  Los, 
seigneur  d'Agimont,  les  différends  pendants  entre  eux 
au  sujet  des  terres  et  villes  de  Gossegnies  et  d'Agimont. 

—  2  juin  1374.  Lettres  de  Jean  de  Los,  seigneur 
d'Agimont  et  de  Wallehain,  par  lesquelles  il  nomme 


un  nouvel  arbitre,  au  lieu  d'un  des  deux  désignés 
auparavant  par  lui,  pour  terminer  le  différend  pendant 
entre  lui  et  Wautier  de  Sainzelles.  —  19  décembre 
1390.  Acte  passé  devant  Godefroi  de  Ville,  bailli,  et  les 
hommes  de  fief  du  comté  de  Namur,  par  lequel 
Willaume,  sire  de  Thiennes  et  de  Faux,  ratifie 
l'accord  fait  en  sa  jeunesse  entre  Gui,  comte  de  Blois, 
et  les  parents  de  Jean  d'Agimont,  à  cause  de  la  moii 
de  ce  dernier,  oncle  dudit  Willaume.  —  Dinant,  le 
29  décejnbre  1390.  («  Le  jour  de  Saint  Thomas 
aspostle  »).  Quittance  par  le  même  Willaume  d'une 
somme  de  1.600  florins  reçue  de  la  ville  de  Dinant, 
en  l'acquit  du  comte  de  Blois,  pour  dédommagement, 
amende  et  réparation  de  la  mort  de  Jean  d'Agimont, 
chevalier,  oncle  dudit  Willaume. 


B.  1257.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier; 

13  sceaux  incomplets. 


t40e-t4ies.  —  Astmont  et  Givet.  —  22  février 
1406.  Rente  de  40  rei/s  de  mouture  sur  le  moulin  de 
Givet.  —  1®'  juillet  1417.  Cession  par  Jacqueline  de 
Bavière,  comtesse  de  Hainaut,  à  Agnès  et  à  Marguerite, 
filles  légitimes  de  Jean,  comte  de  Rochefort,  des  châ- 
teaux, maisons,  villes,  terres,  possessions  et  seigneuries 
dudit  Rochefort  et  d'Agimont,  tout  ainsi  que  ces  biens 
avaient  été  donnés  à  son  père,  le  duc  Guillaume,  par 
l'évèque  de  Liège  ;  les  demoiselles  de  Rochefort  s'en- 
gagent, en  retour,  à  prêter  aide  et  service  pour  les  dites 
terres  à  la  comtesse  de  Hainaut. — 10  juin  1446.  Bail  des 
dîmes  d'Agimont  par  l'abbaye  de  St-Huber  l  en  Ardennes, 
au  profit  d'Ernoul  de  Cornwaren,  seigneur  de  Hiergos 
et  de  Nyel,  gouverneur  dudit  Agimont.  —  Juin  1455. 
Lettres  patentes  du  duc  de  Bourgogne  Philippe  le  Bon, 
par  lesquelles  il  restitue  à  liOuis  de  La  Mark  dont  le 
frère  feu  Evrard  de  La  Mark  «  se  fust  constitué  et 
rendu  nostre  ennemi  »,  le  vinage  de  Givet  avec  les 
ville,  terre  et  seigneurie  de  Hargnies,  lesquelles  avaient 
été  dévolues  audit  Duc  par  suite  de  confiscation,  pour 
en  jouir  après  la  mort  de  Févèque  de  Liège  à  qui  le 
Duc  en  avait  donné  l'usufruit  sa  vie  durant.  — 
20  novembre  1462.  Engagement  fait  par  les  habitants 
et  communauté  de  Vireux-le-Wallerant  à  Louis  de  La 
Marck,  seigneur  de  Rochefort,  de  la  moitié  du  bois  des 
Avaulx  leur  appartenant,  pour  le  garder  jusqu'à  ce 
qu'ils  leur  aient  restitué  les  sommes  qu'il  leur  avait 
prêtées  pour  soutenir  un  procès  à  rencontre  des 
habitants  de  Montigny-sur-Meuse.  —  23  juillet  1463. 


254 


ARCHIVES  DU  iNORD. 


Quittance  délivrée  par  Reimokin  d'Aix  de  la  somme 
de  1.500  floriûs  du  Rhin  qui  lui  était  due  par  Louis  de 
La  Marck,  seigneur  de  Rochefort  et  d'Agimont.  — 
9  mai  1463.  «  Record  et  certification  des  mayeur  et 
échevins  de  Vireux-le-Wallerant,  de  toute  la  hauteur, 
droit  et  action  appartenant  au  seigneur  de  Vireux  en 
la  rivière  de  Meuse  ».  —  31  août  1463.  Acte  par  lequel 
Louis  de  La  Mark,  seigneur  de  Rochefort  et  d'Agimont, 
rend  à  Poinchar,  braconnier,  habitant  la  ville  de 
Dyo7i  en  Mont,  et  à  son  fils  Servais,  les  biens  meubles 
qui  lui  étaient  échus  par  suite  du  décès  de  Damynde 
Joly,  leur  femme  et  mère,  de  serve  condition. 

B.  i258.  (Carton,)  —  G  pièws,  parchemin  ; 
(57  pièces  et  8  cahiers,  96  feuillctî»,  papier  ;  10  sceaux  brisés, 

écrasés  ou  incomplets. 

«ft9a-tet«.  ~  Astmoiii  et  «Ivet.  —  1520.  État 
des  domaines  d'Agimont  et  de  Vireux-le-Wallerant.  — 
4  janvier  1523.  Copie  des  lettres  de  la  confirmation  faite 
par  Evrard  de  La  Marck,  comte  de  Rochefort  et  de 
Montaigu,  seigneur  d'Agimont,  Burbut,  Orchimonty 
Neufchâtel  en  Ardenne,  et  haut-voycr  héréditaire  de 
Dinant,  aux  bourgeois  de  Voneisse  et  de  Vireux-le- 
Wallerant,  de  tous  les  droits  de  passage, pamon  et 
ahement  qu'ils  avaient  dans  les  bois  de  Vireux  comme 
ils  en  avaient  joui  par  le  passé,  réservé  la  seigneurie  et 
quelefrancboislui  demeurera  en  toute  propriété; autres 
pièces  relatives  à  ces  droits  forestiers. — 1525?  Requête 
adressée  au  roi  (de  France)  par  Louis  de  La  Marck, 
comte  de  Rochefort  et  seigneur  d'Agimont,  au  sujet 
dos  courses  des  gens  de  guerre  de  ce  prince  sur  ses 
terres.  —  21  décembre  1527.  Lettres  de  Henri  de  Hal, 
bailli  do  la  haute  cour  et  justice  de  Givet,  sur  la  requête 
à  lui  présentée  par  Engelbert  d'Aix,  mainbour  de 
Philippe  de  La  Marck,  comte  de  Rochefort,  seigneur 
d'Agimont,  relative  à  la  connaissance  des  méfaits 
commis  par  quelques  bourgeois  de  Fineval,  méfaits 
dont  ledit  Engelbert  prétendait  que  la  connaissance 
revenait  à  la  haute  cour  de  Givet  ;  lesdits  bourgeois 
affirmant,  au  contraire,  n'être  justiciables  que  de  la 
cour  do  Fineval.  —  26  mai  1528.  Instructions  pour  les 
témoins  dans  le  procès  pendant  entre  les  habitants  de 
Givet-Notre-Dame  et  Ramsères  et  ceux  de  Frome- 
lennes.  —  26  mai  1538.  Collation  faite  par  Louis,  comte 
de  Rochefort  et  de  Montaigu,  seigneur  d'Agimont, 
de  la  chapelle  fondée  en  la  Salle  ou  château  dudit 
Agimont,  au  profit  du  sieur  Jacques  Paulet.  —  1544. 


Recueil  de  copies  de  différents  titres  concernant  les 
dépendances  d'Agimont,  Givet  et  Rochefort.  —  1545. 
Chassereaux,  comptes  et  mémoires  concernant  les 
revenus  des  terres  d'Agimont,  Vireux  et  Wallerant.  — 
1547.  Etat  des  droits  dus  à  l'Empereur,  au  bailli  et 
hommes  de  fief -du  château  de  Namur,  à  cause  du  fief 
du  vinage  de  Givet  et  des  fiefs  de  Vireux-le-WalIerant. 
—  13  juillet  1549.  Aveu  et  dénombrement  rendus  par 
Colart,  fils  de  Pierson  Hubert,  du  fief  de  Harchy, 
autrement  dit  Macles,  qu'il  tenait  de  Louis,  comte  de 
Stolberg,  seigneur  de  Rochefort,  Agimont,  etc.  — 
1553.  Estimation  des  terre  et  seigneurie  d'Agimont 
et  dépendances  appartenant  à  Louis,  comte  de  Stol- 
berg. —  1555.  Pièces  relatives  à  l'acquisition  de  la 
terre  d'Agimont  par  l'empereur  Charles-Quint  (1).  — 
12  mars  1558.  Cession  et  transport  faits  par  maître 
Jehan  Corh,  au  nom  de  messire  Louis,  comte  de 
Stolberg,  au  profit  du  roi  (d'Espagne)  par-devant  le 
lieutenant  du  prévôt  de  Poilvache,  des  fiefs  de  Vircux- 
le-Wallerantetle  Rido,  RargniGSj  Boursine-la'Neuvej 
Boursine-la-Vieille  et  Mais7iil'St'Blaise ,  appen- 
dances  et  dépendances.  —  Sans  date  ;  XVI'  siècle. 
Comptes  et  pièces  diverses  concernant  la  seigneurie 
d'Agimont  acquise  par  l'empereur  Charles-Quint.  — 
Sans  date;  XVI*  siècle.  Requête  des  habitants  de 
Givet-Notre-Dame  et  de  Fromelines  produite  dans  le 
procès  qu'ils  ont  avec  Éverard  de  Mausée  et  consorts,au 
sujet  du  droit  de  pâturage  dans  les  bois  de  ces  loca- 
lités. —  1611.  Pièces  relatives  au  rachat  de  la  seigneu- 
rie de  Vireux-le-Wallerant,  engagée  à  feu  messire 
Gilles  de  Berlaimont,  seigneur  de  Hierges,  pour  la 
somme  de  20.000  livres  et  appartenant  alors  à  messire 
Floris,  comte  de  Berlaimont,  son  frère  et  héritier. 


B.  1259.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 

4  sceaux  incomplets. 

tt88-tft87.  —  Famay  et  divcni.  —  29  avril 
1288.  («  Van  del  Incarnation  mil  CC  LXXX  et  toit, 
lejoesdi  devant  le  jour  de  mai  »).  Accord  passé  entre 


(1)  Les  lettres  d^acqiiisition  de  la  terre  d*Agimont  faite,  au 
nom  do  Tcmpereur  Charles-Quint,  par  la  reine  Marie  de  Hongrie, 
gouvernante  des  Pays-Bas,  de  Louis,  comte  de  Stolherg- 
Kunigstein,  etc.,  moyennant  le  prix  de  14.500  florins,  datées 
d^Anvers  le  6  avril  l.>35,  sont  classées  et  analysées  à  Tart. 
B.  2320.  (Tome  4V  de  rinvcntaire-Sommaire  des  Archives  du 
Nord,  p.  190,  1™  colonne). 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  -  FLANDRE  EN  GENERAL. 


^V> 


Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  et  Rasse  de  Winthi, 
par  lequel  celui-ci  vend  au  Comte  les  terres  deFumay, 
Revin  et  appartenances,  moyennant  une  rente  annuelle 
de  180  livrées  de  terre  au  tournois,  à  recevoir  sur  la 
terre  du  Plouich,  selon  l'estimation  qui  en  sera  faite 
par  monseigneur  Jean  de  Ressay  et  par  Gossuin  de 
Carnières,  désignés  par  Rasse  de  Winthi,  et  par 
monseigneur  Baudouin  de  Perfontaine  et  le  receveur 
de  Hainaut,  désignés  parle  Comte  ;  le  Comte  sera  tenu 
d'adhéritor  sans  aucuns  frais  ledit  Rasse  de  Winlhi  de 
ladite  terre  du  Plouich  dont  il  jouira  aussi  franchement 
que  le  faisait  messire  Watier  de  Braine  avant  que  le 
Comte  ne  Tachetât  de  lui  ;  ledit  Rasse  tiendra  cette 
terre  en  fief  des  comtes  de  Hainaut.  —  ^8  mai  1288. 
f«  Uan  de  grâce  mil  detcs  cens  quatre  vins  et  wity  le 
devenres  après  le  Trinité»).  Lettres  par  lesquelles 
Rasse  de  Winthi,  sire  de  Naste,  mande  aux  hommes 
de  fief,  échevins  et  communauté  des  villes  de  Fumay, 
Revin  et  dépendances,  qu'il  a  vendu  ces  terres  à  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  et  leur  ordonne  de  leur 
obéir  comme  à  leur  seigneur  temporel,  et  de  lui  faire 
et  à  ses  hoirs  les  féautés  et  hommages  qu'ils  lui 
doivent.  —  8  mars  1292.  («  L'an  de  grasce  mil  deus 
cens  qtiatre  vins  et  onze^  le  semedi  après  les  octaves 
dou  hehourdich  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  déclare  que  les  habitants 
de  Fumay  et  l'abbaye  de  Pruim  ont  convenu  de  s'en 
remettre  à  l'arbitrage  de  Maurice,  abbé  de  Liessies,  et 
de  Robert,  seigneur  do  Fagneulles^  pour  terminer  le 
différend  pendant  entre  eux  au  sujet  d'un  bois  devant 
le  Mainze  dans  lequel  lesdits  habitants  prétendaient 
avoir  l'usage.  —  Valenciennes,  le  1*'  avril  1301. 
(«  A  Vale7ichieneSj  le  grant  semedi  devant  Paskcs 
l'an  mil  trois  cens  »).  Lettres  du  même  Comte 
prolongeant  le  délai  accordé  aux  arbitres  pour  régler 
le  difiérend  ci-dessus.  —  Mons,  le  28  janvier  1398. 
(^  M  IIP  quatre  vinsdyssiepti>).  Sommation  faite  par 
Guillaume  de  Bavière,  comte  d'Ostrevant,  aux  officiers 
et  manants  de  Fumay  et  de  Revin,  d'avoir  à  le 
reconnaître  comme  leur  seigneur,  par  suite  de  la 
mort  du  comte  de  Blois,  son  cousin.  —  Douai,  le 
12  mai  1537.  Lettre  de  Philippe  de  Croy  à  la  reine 
de  Hongrie,  gouvernante  des  Pays-Bas,  la  priant  de 
faire  payer  une  demi-année  de  la  pension  due  au  sieur 
de  Busancy  qui  en  avait  besoin  pour  faire  fondre 
six  pièces  d*artillerie  destinées  à  la  défense  de  la 
maison  forte  de  Lûmes  qui  était  en  bon  état  pour  sou- 
tenir un  siège. 


Layette  62.  —  Flandre  en  général. 

B.  1260.  (Carton.)  —  12  pièces,  parchemin  ; 
11  sceaux  brisés  et  incomplets. 

tttll-lt4«.  —  1220  ou  1221.  («  Acta  sunt  liée 
anno  Incarnationis  millesimo  ducentesimo  vicesi- 
ma  »).  Diplôme  de  l'empereur  Frédéric  II  annulant  la 
«entence  rendue  à  la  diète  de  Francfort  contre  Jeanne, 
comtesse  de  Flandre,  faute  d'avoir  prêté  foi  et  hom- 
mage pour  ses  terres  tenues  de  l'Empire  et  dont 
l'Empereur  avait  investi  Guillaume,  comte  de 
Hollande.  L'Empereur  reconnaît  que  la  Comtesse  n'a 
pu  se  rendre  auprès  de  lui  lorsqu'on  a  rendu  sentence 
contre  elle,  à  cause  des  périls  que  présentaient  les 
chemins  et  de  la  captivité  de  son  mari,  le  comte 
Fernand  de  Portugal,  prisonnier  du  roi  de  France  ; 
vidimus  sans  date  de  Godefroy,  évèque  de  Cambrai, 
indiquant  que  la  pièce  originale  était  scellée  d'une 
bulle  d'or.  —  Mayence,  le  6  mai  1221.  («  Datum 
Maguncie,  f'eria  quinta  post  Inventionem  Sancte 
Crucis,  anno  Dominice  Incarnationis  millesimo  di^ 
centesimo  vicesimo  primo ^  mense  Mayo  ».)  Lettres 
de  Henri,  roi  des  Romains,  annulant  la  sentence 
rendue  à  Francfort  en  faveur  de  Guillaume,  comte  de 
Hollande,  contre  Jeanne,  comtesse  de  Flandre  et  de 
Hainaut,  qui  avait  été  privée  de  ses  terres  tenues  de 
l'Empire,  faute  d'avoir  rendu  foi  et  hommage,  ce 
qu'elle  n'avait  pu  faire  à  cause  du  péril  des  chemins 
et  parce  que  son  mari  était  alors  prisonnier  du  roi  de 
France  ;  vidimus  de  Godefroy,  évèque  de  Cambrai,  de 
Gui,  évèque  de  Cambrai  et  de  plusieurs  autres.  — 
Même  date.  Mêmes  lettres  sous  le  vidimus  de  Gui, 
évèque  de  Cambrai,  de  Gautier,  évèque  de  Tournai, 
et  de  Fursy,  évèque  d'Arras,  daté  de  novembre  1246. 
—  Même  date.  Lettres  d'Engelbert,  archevêque  de 
Cologne,  attestant  qu'il  a  été  présent  lors  de  l'annu- 
lation dont  il  est  parlé  dans  l'acte  qui  précède.  —  Même 
date.  Trois  lettres  d'Engelbert,  archevêque  de 
Cologne,  de  Th.,  archevêque  de  Trêves,  et  de  Werner 
de  BoUand  déclarant  avoir  été  présents  lors  de  ladite 
annulation.  —  Windsor,  le  16  septembre  1227. 
(«  Apud  Windlesor^  XVI  die  septembriSy  anno 
regni  nostri  undecimo  »).  Lettres  de  Henri  III,  roi 
d'Angleterre,  mandant  à  Fernand,  comte  de  Flandre, 
qu'il  lui  accorde  le  fief  (non  spécifié)  que  le  roi  Jean, 
son  père,  lui  avait  déjà  précédemment  octroyé.  — 
Mai  1229.  («  Actum  anno  Af«  CC^  XX^  nono,  mense 
Maii  »).  Lettres  de  Marguerite,  dame  de  Dampierro, 


25^) 


ARCHIVES  DU  NORD. 


par  lesquelles  elle  cautionne  Robert,  avoué  d'Arras, 
auprès  de  Wautier  Pilale,  bourgeois  de  Douai,  pour 
un  prêt  de  200  livres,  monnaie  de  Flandre.  —  8  juin 
1230.  («  Actum  anno  gratie  AP  CC^  tricesimo,  die 
sabbat i  ante  fesium  sancti  Baryiàbe  apostoli  »). 
Accord  entre  Thibaud,  comte  de  Champagne  et  de 
Brie,  et  Feraand,  comte  de  Flandre,  au  sujet  de 
Tavant-garde  et  de  Tarrière-garde  de  l'armée  du  roi 
de  France  («  de  antegarda  etretrogarda  in  exercitu 
domini  Régis  faciendis  »)  ;  ils  sont  convenus,  à  la 
demande  du  roi  Louis  IX,  que  le  comte  de  Flandre 
formera  une  fois  Tavant-garde  et  deux  fois  l'arrière- 
garde  en  allant  en  Bretagne,  comme  le  comte  de 
Champagne  Ta  fait  dans  la  même  armée  et  que  doré- 
navant ils  formeront  ensemble  Tavant-garde  et 
Tarrière-garde.  —  St-Quentin,  janvier  1232.  («  Actum 
apud  Sanctwn  Quintinu7n,  anno  Domini  AP  CC^ 
tricesimo  primo,  Tnense  januario  »).  Lettres  par 
lesquelles  Robert,  comte  de  Dreux,  remet  à  Femandet 
à  Jeanne,  comte  et  comtesse  de  Flandre,  moyennant 
une  rente  de  80  livres,  tous  les  fiefs  qu'il  tenait  d'eux 
en  Flandre.  —  30  avril  1246.  {«  Ce  fu  fait  Van  del 
Incarnation  mil  deus  cens  quarante  sis,  le  lundi 
devant  Ventrée  de  mai  ».)  Accord  entre  Thomas  de 
Savoie  et  Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  en  vertu 
duquel  cette  dernière  s'engage  à  payer  les  dettes 
contractées  par  ledit  Thomas  et  la  comtesse  Jeanne, 
son  épouse.  —  Sans  date  ;  vers  le  milieu  du  XIIP 
siècle.  —  Sûretés  que  Jean  d'Avesnes  demande  à  sa 
mère,  Marguerite,  comtesse  de  Flandre.  — Sans  date; 
milieu  du  XIII®  siècle.  Minute  d'un  projet  de 
transaction  entre  Jean  et  Baudouin  d'Avesnes,  d'une 
part,  et  leur  mère  la  comtesse  Marguerite  et  leurs 
frères  Gui  et  Jean  de  Dampierre,  de  l'autre. 

B.  1261.  (Carton.)  —  11  pièces,  parchemin;  12  sceaux  brisés 

et  incomplets. 

tt5t-lt90.  —  Francfort,  le  11  juillet  1252. 
f'*  Datum  in  castris  ante  Frankenfort^  V  idusjuliiy 
indictiône  anno  X,  Dom^i^ii  M^  CC^  U  secundo,  regni 
vero  nostri  quarto  »).  Diplôme  de  Guillaume,  roi  des 
Romains,  accordant  à  Jean  d'Avesnes,  pour  les  tenir 
en  fief  de  l'Empire,  les  terres  deNamur,  Alost,  Waës, 
et  des  Quatre  Métiers,  par  suite  du  défaut  d'hommage 
de  la  part  de  la  comtesse  Marguerite,  sa  mère  ;  sous  le 
vidimus.de  Henri,  évêque  de  Thérouanne  du  30  sep- 
tembre 1280.—  Pierre-Châtel,le  12  mai  1253.  («  Datum 


Petite  Castelli,  aniw  Domini  M^  CC^  L^  tercio,  fetHa 
secunda  post  octavas  apostolorum  Philippi  et 
Jacobi»).  Lettres  de  Béatrix  de  Fiesque,  seconde 
femme  du  comle  Thomas  de  Savoie,  par  lesquelles  elle 
confirme  l'accord  entre  la  comtesse  Marguerite  et  son 
mari,  au  sujet  d'une  rente  annuelle  dont  celui-ci  devait 
jouir  sa  vie  durant  sur  le  tonlieu  de  Mons  et  les  revenus 
de  Herbant,  en  Hainaut  ;  vidimus  de  Jean,  évèque  de 
Belley,  en  date  du  12  mai  1253.  —  Latran,  le  14  mars 
1254.  («  Datmn  Laterani,  II  idus  Martii,  pontifica- 
tus  nostriy  anno  XP  >).  Bulle  du  pape  Innocent  IV 
ordonnant  à  l'évèque  et  à  l'archidiacre  de  Tournai,  de 
suspendre  les  sentences  d'excommunication  qui  pour- 
raient avoir  été  portées  par  l'abbé  de  Fulda  ou  ses 
délégués  contre  la  comtesse  Marguerite.  —  1255. 
(<siAnno  M^  CG"  IP  quinto»).  Plaintes  contre  l'évèque 
de  Cambrai  qui  avait  négligé  de  faire  une  information 
sur  les  différends  existant  entre  Gui  do  Dampierre  et 
ses  frères,  d'une  part,  et  Jean  et  Baudouin  d'Avesnes, 
de  l'autre,  ainsi  que  de  faire  en  cour  de  Rome,  les 
affaires  de  la  comtesse  de  Flandre  dont  il  s'était  chargé. 

—  Bruxelles,  le  10  octobre  1256.  ("«  A  Broussele^  Van 
del  Incarnation  Nostre  Segneur  Jhesu  Crist,  mil 
devs  ce7is  cinquante  sis,  lendemain  del  jour  saint 
Denise  »j.  Lettres  par  lesquelles  Arnould,  comle  de 
Los,  Jean,  son  fils,  Henri,  sire  de  Hufalize,  Thierri,  son 
fils  aîné,  Roger  de  Beveren  et  Gérard  d'Esclaibes, 
chevaliers,  se  constituent  cautions  de  Jean  et  de  Bau- 
douin d'Avesnes,  pour  l'exécution  du  traité  conclu 
entre  lesdits  d'Avesnes  d'une  part,  et  Marguerite, 
comtesse  de  Flandre,  leur  mère,  le  comte  de  Gui  et 
Jean  de  Dampierre,  de  l'autre  au  sujet  de  la  Zélande. 

—  Avril  1258.  (^  L'an  del  hicamation  Nostre- 
Segneur  Jhesu  Crist,  MCCLetwit,  el  mois  d'avril  i^). 
Lettres  par  lesquelles  Rasse  de  Gavre,  seigneur  de 
Liedekerbe,  reconnaît  tenir  le  château  dudit  lieu  du 
seigneur  de  Gavre  et  déclare  le  tenir  de  la  comtesse 
Marguerite  et  de  ses  successeurs  avant  ledit  seigneur 
de  Gavre,  en.  cas  de  guerre.  —  5  septembre  1270. 
(«  Datum  anno  Domini  AP  CC^  septuagesimo,  die 
venèris  ante  Nativitatem  beâte  Virginis  »).  Lettres 
par  lesquelles  Jean,  fils  de  Gui,  comte  de  Flandre, 
prévôt  de  Bruges  et  chancelier  de  Flandre,  nomme 
Guillaume  d'Ypres  son  procureur  en  cour  de  Rome 
pour  le  représenter  dans  toutes  les  affaires  qu'il  pourra 
y  avoir  contre  certaines  personnes  et  particulièrement 
contre  Thomas  d'Avesnes.  —  Le  mercredi,  21  octobre 
1271  .(<iiL'an  del  Incarnation  Af  ce  scissante  et  onze. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  ^  FLANDRE  EN  GÉNÉRAL. 


257 


le  demerkres  après  les  witaves  de  le  saint  Denise  ^). 
Lettres  par  lesquelles  la  comtesse  Marguerite  promet 
de  confirmer  ce  qui  sera  fait  par  Gui,  son  fils,  au  sujet 
des  difficultés  pendantes,  entre  eux,  d'une  part,  et 
Robert,  comte  d'Artois,  de  l'autre,  relativement  aux 
limites  entre  la  Flandre  et  l'Artois  du  côté  de  la  mer 
entre  Gravelines  et  Oye.  —  Sans  date;  vers  1271. 
Enquête  faite  par  Henri  de  Metkerke,  bailli  de  Bergues, 
en  présence  de  monseigneur  Jean  Le  Pisson,  Gillon 
Brenel,  Guillaume  Le  Brun,  Clais  Paut  et  Jean  Le  Noir, 
hommes  du  comte  deFlandre,  pour  connaître  les  limites 
de  la  Flandre  et  de  l'Artois,  du  côté  de  la  mer  entre 
Gravelines  et  Oye.  — 15  août  1276.  ("«  Uan  del  Incar- 
nation Nostre  Ségneur  MCC  sissante  et  sèze,  le  jour 
del  Assumption  Nostre  Dame  el  mois  (TaotLSt  »j. 
Lettres  par  lesquelles  Guillaume,  châtelain  de  St-Omer, 
seigneur  de  Fauquembergue,  donne  à  Wautier  de 
Renenghes,  chevalier,  son  oncle,  la  ville  de  Niewerlet, 
avec  ses  appartenances  et  plusieurs  rentes  détaillées, 
en  considération  des  bons  services  qu'il  lui  a  rendus  et 
à  charge  de  tenir  cette  terre  en  foi  et  hommage  de  lui  ; 
—  confirmation  par  le  comte  Gui,  en  date  du  28  août 
1276,  sous  le  vidimus  des  échevins  de  St-Omer  en  date 
du  1«'  juin  1375.  —  Avril  1277.  (<k  Van  de  grâce  mil 
ce  sexante  et  dis  et  septy  el  moys  d'avril  »j.  Lettres 
par  lesquelles  le  même  seigneur  déclare  avoir  donné  à 
Wautier  de  Renenghes,  son  oncle,  les  hommages  de 
Jean,  seigneur  de  Haveskerque  et  autres  pour  en  jouir 
â  perpétuité  ;  confirmation  par  Gui,  comte  de  Flandre, 
en  date  du  13  septembre  1278,  sous  le  vidimus  des 
échevins  d'Aire  du  23  juin  1344.— Juillet  1279.  (<^L'an 
de  grâce  mil  deics  cens  soissante  dis  et  nuef^  ou  mois 
dejuingniet  i^).  Lettres  par  lesqpielles  Gui,  comte  de 
Flandre,  et  Enguerrand,  sire  de  Couci,  conviennent 
qu'ils  ne  payeront  aucun  droit  de  travers,  ni  do  vinage 
pour  les  choses  qu'ils  feront  venir  en  leur  nom 
respectif. 

B.  12C2.  (Carton).  —  9  pièces,  parchemin  ;  14  sceaux  brisés. 

tt98-t997.  —  Plandre  en  général.  —  Mars 
1288.  («  L'an  de  grâce  M  deus  cens  quatre  vins  et 
siety  ou  mois  de  march  »).  Acte  par  lequel  Jean 
Desprès  consent  à  être  puni  par  le  comte  de  Flandre 
dans  le  cas  où  il  prendrait  encore  de  l'argent  pour 
jugement  ou  arbitrage,  fait  pour  lequel  il  avait  été 
déjà  condamné  par  sentence  rendue  par  le  Comte  à 
Cassel.  —   Haguenau,  le  15  mars  1288.   («  Datum 


Haguenoye,  idus  Mardi,  indictio7ie  primai  anno 
Domini  7nillesimo  ducentesimo  octogesimo  octavo, 
regni  vero  nosty^i  anno  quinio  décima  »).  Diplôme 
par  lequel  Rodolphe  de  Habsbourg,  roi  des  Romains, 
prend  sous  sa  protection  Gui,  comte  de  Flandre,  et 
ses  gens  qui  devaient  aller  lui  rendre  les  foi  et  hom- 
mage à  lui  dus  pour  les  terres  mouvantes  de  l'Empire, 
nonobstant  la  proscription  qui  empêche  le  Comte 
de  se  transporter  auprès  de  lui;  sous  le  vidimus 
de  Robert,  évêque  de  Laon,  et  de  Thibaut,  comte 
de  Bar,  en  date  de  la  5®  férié  après  l'octave  de  la 
Trinité  (3  Juin)  1288.  —  Le  mardi,  20  février  1292. 
(«  Anno  Domini  millesimo  ducentisimo  nonagesimo 
primo,  indictio7ie  quinta,  mensis  februarii  exeun- 
tis  die  tercia^  videlicet  feria  tercia  post  càthedram 
beati  Pétri  (1),  pontificatus  sanctissimi  patris  domi- 
ni Nicholaï  pape  quarti^  anno  quinto  »).  Acte  par 
lequel  Jean  de  Blaregnies,  notaire  impérial,  déclare 
qu'Amouldde  Mortagne,  prévôt  de  l'église  Notre-Dame 
de  Cambrai,  et  Gérard  du  Vertbos,  chevalier,  procu- 
reurs du  comte  de  Flandre,  ont  demandé  au  comte  de 
Hainaut  une  somme  de  20.000  livres  qu'il  devait  audit 
comte  de  Flandre.  —  Montargis,  le  27  avril  1292.  («  A 
Montargis,  en  Van  de  grâce  mil  deus  cents  quatre 
vins  et  douze,  ou  mois  de  avrils  le  dimanche  après 
la  feste  saint  Marc  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert, 
comte  d'Artois,  consent,  pour  terminer  les  difiérends 
pendants  entre  lui  et  le  comte  Gui,  touchant  les  limites 
de  la  Flandre  et  de  l'Artois,  à  ce  que  Robert,  comte 
de  Nevers,  et  Guillaume  de  Flandre  soient  arbitres 
desdits  différends,  avec  Hue  de  Châtillon,  comte  de 
Blois,  et  Gui,  comte  de  St-Pol,  nommés  par  lui.  — 
Sans  date;  vers  1292.  —  Mémoire  concernant  les 
difiérends  qui  existaient  entre  les  comtes  de  Flandre 
et  de  Hainaut.  — 12  janvier  1293.  («  En  Van  de  grâce 
mil  ce  quatre  vins  et  douze^  le  lundi  après  la 
Thiéphane  »).  Nomination  par  Robert,  comte  de 
Nevers,  Guillaume  de  Flandre,  Hue,  comte  de  Blois 
et  Gui,  comte  de  Sl-Pol,  arbitres  des  comtes  de  Flandre 
et  d'Artois,  de  procureurs  pour  régler   les   limites 


(1)  La  fête  de  la  chaire  de  St- Pierre  à  Antiocho  8*étant  célébrée 
en  1292,  le  vendredi  22  février,  la  3«  férié  qui  suit  cette  fête 
tomba  le  mardi  26  février.  Comme  en  Tannée  1202  qui  était 
bissextile,  le  mois  de  février  eut  29  jours,  il  s*ensuit  que  pour 
compter  le  jour  du  mois  sortant^  il  faut  commencer,  non  par  le 
dernier  jour  du  mois,  mais  par  le  pénultième  jeudi  28;  le  second 
jour  du  mois  sortant  fut  le  mercredi  27  et  le  3*  le  mardi  26. 
(Note  de  Tabbé  Dehaisnes). 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


33 


258 


ARCHIVES  DU  NORD. 


desdils  comtés.  —  Décembre  1293,  («  Uan  del  Incar- 
nation mil  deus  cens  quatre  vins  et  treize,  el  mois 
de  décembre  »).  Lettres  par  lesquelles  Ftaoul  de 
Nesles,  déclare  tenir  Gui,  comte  de  Flandre,  quitte 
des  injures  et  dommages  qu'il  avait  reçus  à  Bruges  et 
à  Lille.  —  Double  de  ces  lettres.  —  Paris,  le  5  mars 

1294.  («  Actum  PurisiuSy  anno  Domini  millesim^o 
ducentesimo  nonagesimo  tercio,  die  veneris  post 
Cineres  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert  de  Nevers, 
fils  aîné  de  Gui,  comte  de  Flandre,  reconnaît  avoir 
reçu  de  Tévôquo  do  Paris,  un  manoir  et  un  pourpris 
situés  hors  de  cette  ville,  au-delà  de  Montmartre,  à 
charge  d'un  cens  annuel  et  à  la  condition  de  ne  point 
construire  de  bâtiments,  pour  des  usages  profanes 
et  malhonnêtes,  sur  la  place  d'un  cimetière  qui  existait 
jadis  dans  ledit  pourpris. 

B.  1263.   (Carton.)   —   13  pièces    et    1    rouleau,    parchemin  ; 
39  sceaux  brisés  ou  incomplets  et  1  buUe  en  plomb. 

1995.    —   Flandre  en   général.  —   3  janvier 

1295.  («  Datum  anno  Domini  millesimo  ducen- 
tesimo  7ionagesimo  quarto,  die  lune  post  circum- 
cisionem  Domini  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert 
de  Wavrin,  seigneur  de  St-Venant,  Jean,  seigneur 
de  Haverskerque,  Guillaume,  seigneur  de  Locres, 
Wautier  de  Reneughes,  seigneur  de  Morbecque, 
et  Gilbert,  seigneur  de  Piennes,  députent  vers  le 
roi  de  France  Philippe  IV,  Wautier,  seigneur  de 
Nivelles,  et  Wautier  de  Hondschoote,  chevaliers,  pour 
le  prier  de  délivrer  avec  honneur  le  comte  Gui  qu'il 
retient  prisonnier  au  grand  préjudice  de  son  pays  et  de 
faire  ce  que  la  raison  et  sa  clémence  lui  conseilleront. — 
Tierripont  (?)  le  18  mai  1295.  («  A  Tierripont,  le  pro- 
chain merkedi  devant  le  Pentecoste  en  Van  del 
Incarnation  mil  CC  quatre  vins  et  quinze  t).  Acte 
par  lequel  Jean  d'Avesnes,  comte  do  Hainaut,  offre 
bataille  à  Gui,  fils  de  Guillaume  de  Dampierre,  comte 
de  Flandre,  qui  voulait  entrer  dans  le  comté  de 
Hainaut  à  main  armée.  —  Samedi,  21  mai  1295. 
(  «  L*an  del  Incarnation  NostreSigneur  Jhésu  Crist 
mil  deux  cens  quatre  vi)is  et  quinze,  le  vigile  de  le 
Penthecouste  »  ).  Compromis  passé  entre  Gui,  comte 
de  Flandre,  et  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut, 
pour  terminer  leurs  débats  ;  double  de  ces  lettres.  — 
22  mai  1295.  (  «  Le  jour  de  la  Penthecouste  »).  Con- 
firmation de  ce  compromis  par  Robert,  comte  de 
Nevers,  fils  de  Gui,  comte  de  Flandre,  et  Guillaume, 
son  frère,  pour  eux  et  pour  leurs  hoirs.  —  21  mai 


1295.  (  «  Le  vigile  de  le  Penthecouste  »).  Autre  con- 
firmation de  ce  coAipromis  par  les  arbitres  nommés 
par  le  comte  de  Flandre.  —  Entre  Lessines  et  l'arbre 
de  Wanebeke,  le  samedi  après  la  Pentecôte  (28  mai) 
1295.  Sentence  arbitrale  rendue  par  Godefroi  de 
Brabant,  sire  d'Arschot  et  de  Virlon,  et  Jean,  sire  de 
Dampierre  et  de  St-Dizier,  en  vertu  dudit  compromis. 
—  Sans  date  ;  1295.  Protestation  des  procureurs  du 
comte  de  Hainaut  contre  cette  sentence.  —  Sans 
date  ;  1295.  Mémoire  présenté  par  le  comte  de  Hainaut, 
pour  prouver  qu'il  a  plusieurs  raisons  de  se  plaindre 
de  la  sentence  arbitrale  ci-dessus  et  des  entreprises  du 
comte  de  Flandre  contre  ses  droits,  et  dans  lequel  il 
est  dit,  entre  autres,  que  Namur,  Poilvache,  la  Roche 
et  Durbuy  sont  des  fiefs  dépendant  du  comté  de  Hai- 
naut.—  Mons,  le  samedi  11  juin  1295.  («  Anno  Incar- 
nation is  Domini  millesimo  ducentesimo  noncige- 
simoquinto,  indictioneoctava,  qtcartoidus  Junii{l)j 
sabbatopost  octabas  Tri7iitatis  i>).  Acte  notarial  qui 
déclare  que  Nicolas,  doyen  de  St-Donat  de  Bruges, 
procureur  de  Gui,  comte  de  Flandre,  s'est  rendu  à 
Mons  pour  remettre  au  procureur  du  comte  de  Hainaut 
les  chartes  et  obligations  qu'il  avait  de  la  ville  de 
Valenciennes,  et  que  ne  trouvant  personne  pour  les 
recevoir,  il  s'est  retiré.  —  Même  date.  («  /n  villa  de 
MontibuSy  in  domo  in  qua  tu7ic  erat  nobilis  domina 
Philippa^  comitissa  Hainonie>),  Relation  de  ce  qui 
s'est  passé  entre  le  doyen  de  St-Donat  de  Bruges,  et 
Daniel  de  Coukelers,  chevalier,  procureur  du  comte 
de  Flandre,  d'une  part,  et  Baudouin  du  Quesnoy,  cha- 
noine de  Mons  et  de  Soignies,  procureur  du  comte  de 
Hainaut,  touchant  les  débats  entre  lesdits  comtes  au 
sujet  de  la  ville  de  Valenciennes,  constatant  que  le 
doyen  de  St-Donat  a  remis  audit  Baudouin,  les  trois 
lettres  suivantes  :  1°  celles  du  vendredi  après  la  St-Jean 
Décelasse  (5  septembre)  1292,  par  lesquelles  les  prévôt, 
jurés  et  échevins  de  Valenciennes  appellent  à  leur 
secours  le  comte  de  Flandre  et  s'engagent  à  le  regarder 
comme  leur  protecteur  ;  celles  du  mois  d'octobre  1292, 
pa  r  lesquelles  les  mêmes  promettent  au  comte  de  Fland  re 
de  ne  pas  conclure,  sans  son  contentement,  paix  avec  le 
comte  de  Hainaut;  celles  de  juillet  1293  parlesquelles 
les  mêmes  font  à  Robert,  fils  aîné  du  comte  de  Flandre, 
le  même  serment  et  les  mêmes  promesses  qu'ils  avaient 


(1)  Le  samedi  après  les  octaves  de  la  Trinité  était  le  III  des 
ides  de  Juin  et  non  le  IV.  La  date  est,  d'ailleurs,  donnée  exac- 
tement plus  loin. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  FLANDRE  EN  GÉNÉRAL. 


259 


faits  à  son  père.  —  H  juin  1295.  («  A)ino  Incama- 
tionis  Doinini,  millesi7no  ducentisirno  nonagesimo 
quinto,  indictione  octava,  Ponfiticatus  sanctissimi 
patris  domini  Bonifacii  pape  octavo  anno  prùno, 
tercio  idtes  junii,  sabbato  die  beati  Barnabe  apos- 
toli  »).  Acte  notarial  déclarant  que  Gilles  de  Harle- 
beke,  chanoine  de  Courtrai,  et  Gilles  de  Donze^  sergent 
du  comte  de  Flandre,  ses  procureurs,  ont  lu  les  lettres 
cî-dessous  à  Tournai,  en  présence  des  doyen,  chapitre, 
de  l'archidiacre  de  Gand  et  autres  chanoines  de  Téglise 
de  Tournai,  dans  la  salle  du  chapitre  destinée  aux 
affaires  de  cette  nature;  ces  lettres  lues  sont  les 
suivantes  :  1295,  le  jeudi  avant  la  St-Barnabé,  apôtre 
(9  juin).  Commission  donnée  par  le  comte  Gui  à  Gilles 
de  Harlebeke  et  à  Gilles  de  Donze,  ses  procureurs, 
pour  se  rendre  à  Tournai  et  remettre  aux  procureurs 
de  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  les  titres,  lettres 
et  chartes  passés  entre  eux  pour  terminer  les  débals 
pendants  entre  eux,  en  vertu  de  la  décision  rendue  par 
leursarbitres  ;  —  St-Amand,  le  lundi  avant  la  nativitéde 
St  Jean-Baptiste  (19  juin)  1284.  Nomination  par  Gui, 
comte  de  Flandre  et  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut, 
de  Jean,  évêque  de  Liège,  et  de  Bouchard,  évêquede 
Metz,  comme  arbitres  pour  régler  toutes  les  difficultés 
pendantes  entre  eux  ;  — ^  Mézières,  le  mardi  nuit  de 
St-Nicolas  en  décembre  (6  décembre)  1284.  Mêmes 
lettres  de  compromis  des  deux  comtes  de  Flandre  et  de 
Hainaut  ;  —  même  date.  Lettres  des  deux  arbitres  ;  —  le 
deluns  (lundi)  après  la  fête  de  St-Pierre  et  St-Paul 
(4  juillet)  1289.  Lettres  de  Jean  d'Avesnes,  comte  de 
Hainaut,  au  sujet  d'un  procureur  qu'il  devait  envoyer 
conjointement  avec  le  comte  de  Flandre,  à  la  cour  de 
l'Empereur  ;  —  le  jeudi,  après  la  quinzaine  de  Pâques 
(8  avril)  1288.  Lettres  de  Jean  d'Avesnes  au  comte  Gui 
au  sujet  de  la  sentence  que  doivent  rendre  les  arbitres  ; 
— le  samediavantlanativitédeSt  Jean-Baptiste  (18juin) 
1289.  Lettres  du  même  au  même  sur  le  même  sujet  ; 

—  1287.  Lettres  de  Jean,  évêque  de  Liège,  et  de  Bou- 
chard, évèque  de  Metz,  sur  le  même  sujet;  —  décembre 
1284.  Lettres  du  comte  Gui  et  do  Jean  d'Avesnes,  sur  le 
même  sujet  ;  —  le  jeudi  après  la  fête  de  St- André,  apôtre 
(2  décembre)  1288).  Lettres  des  mêmes  sur  le  même 
sujet;  — 3  décembre  1284.  Lettres  du  comte  Gui  sur  le 
même  sujet  ;  — même  date.  Lettres  de  Jean  d'Avesnes 
sur  le  même  sujet;  —  le  lundi  avantlaSt^ean-Baptiste 
(19  juin)  1290.  Requête  de  Jean  d'Avesnes,  comte 
de  Hainaut,  à  son  cher  oncle  Gui,  comte  de  Flandre  ; 

—  le  jour  de  St-Nicolas  en  décembre  (6  décembre) 


1284.  Lettres  de  Bouchard,  évêque  de  Metz,  sur  le  même 
sujet;  — Malines,  la  sixième  férié  après  l'octave  de 
la  Trinité  (10  juin)  1295.  Attestation  par  Alard,  dit  de 
Raive,  chevalier,  maître  Amould  de  Rumelghem,  curé 
de  St-Rombauld  à  Malines,  etc.,  qu'en  leur  présence 
Gilles  de  Harlebeke,  clerc  de  la  comtesse  de  Flandre, 
et  Gilles  de  i)on;5e,  châtelain  du  château  de  Péteghem, 
familiers  de  cette  comtesse,  ont  voulu  remettre  à  Gode- 
froi  de  Brabant  le  compromis  passé  entre  les  comtes 
Gui  et  Jean  d'Avesnes  s'en  remettant  pour  régler  les 
différends  pendants  entre  eux,  à  la  décision  de  Jean, 
évêquo  de  Liège,  et  de  Bouchard,  évêque  de  Metz,  et 
que  ledit  Godefroi  n'a  pas  voulu  le  recevoir.  —  Cour- 
trai, le  11  juin  1295.  (4:  A  Courtrai,  dedens  le  semedi 
jour  saint' Barnabe  y  l'an  de  grasse  mil  deux  cens 
qtcatre  vins  et  quinze  »).  Lettres  par  lesquelles  les 
échevins  de  Courtrai  déclarent  que  messire  Guillaume, 
doyen,  et  maître  Watîer  Betz,  chanoine  de  l'église  de 
Coartrai,  procureurs  du  comte  Gui  pour  recevoir,  le 
11  juin  1295,  de  noble  homme  Jean  d'Avesnes,  comte 
de  Hainaut,  toutes  les  lettres  qu'il  devait  rendre  en 
exécution  de  la  sentence  arbitrale  rendue  par  Gode- 
froi de  Brabant  et  Jean  de  Dampierre,  ont  comparu  le 
matin  dudit  jour  dans  l'église  St-Martinde  Courtrai, 
en  présence  d'une  grande  multitude  de  personnes,  et 
se  sont  ensuite  rendus  dans  la  maison  desdits  échevins 
où  ils  ont  donné  lecture  des  lettres  ci-dessous  datées 
du  jeudi  avant  le  jour  de  St-Barnabé,  apôtre  (9  juin) 
1295,  par  lesquelles  le  comte  Gui  leur  doune  pouvoir 
de  recevoir  des  procureurs  du  comte  de  Hainaut  les 
titres,  chartes  et  obligations  obtenus  par  lui  des  rois 
des  Romains  en  exécution  de  la  sentence  arbitrale  ; 
les  procureurs  du  comte  de  Flandre,  après  cette 
lecture,  demandèrent  si  quelqu'un  se  présentait  de  la 
part  du  comte  de  Hainaut  ;  personne  ne  répondit  ;  ils 
firent  la  même  demande  dans  l'après-midi  dans  la 
maison  de  Simon  Boteclin,  puis  au  soleil  couchant 
sur  le  grand  marché  de  Courtrai  et  môme  aux  étoiles^ 
et  personne  ne  se  présenta  pour  faire  ladite  remise, 
les  soi-disant  procureurs  du  comte  de  Hainaut  pré- 
tendant que  cette  remise  de  titres  n'était  pas  pressée 
et  que  tous  les  jours  étaient  bons  pour  la  faire.  — 
18  juin  1295.  («  L'afi  de  grâce  mil  dcus  cens  quatre 
vins  et  quinze,  el  mois  de  juing,  le  samedi  devant  le 
jour  de  la  Nativité  de  saint  Jehan-Baptiste  »).  Com- 
mission donnée  par  Gui,  comte  de  Flandre,  à  Wattier, 
seigneur  de  Nivelles,  et  à  Chrétien  de  Snelleghem, 
chevalier,  pour  fixer  les  limites  des  comtés  de  Flandre 


260 


ARCHIVES  DU  NORÇ. 


et  de  Hainaul  et  des  comtés  de  Hainaut  et  de  Namur. 
Même  date.  Commission  donnée  par  le  même  à  Guil- 
laume de  Yenlezovale,  chanoine  de  Tournai,  et  à  Gillion 
de  Harlebeke,  chanoine  de  Courtrai,  ses  procureurs, 
pour  signifier  au  comte  de  Hainaut  les  précédentes 
lettres  de  commission.  —  Môme  date.  Nomination  par 
Watier  de  Nivelles  et  Chrétien  de  Snelleghem  de  pro- 
cureurs pour  faire  au  comte  de  Hainaut  la  significa- 
tion des  pouvoirs  qui  leur  ont  été  donnés.  —  Vincenues, 
le  23  juin  1295.  («  Au  Boys  de  Vincennes,  la  veille 
de  la  saint  Jehan,  en  Van  de  grâce  mil  CC  quatre 
vinz  et  quinze  »).  Mandement  de  Philippe  le  Bel,  roi 
de  France,  au  comte  de  Flandre,  lui  enjoignant  de  ne 
pas  lui  envoyer  les  gentilshommes  et  autres  gens  à 
pied  et  à  cheval  fournis  par  les  abbayes;  églises  et 
autres  seigneuries  du  comté  de  Flandre,  qu'il  lui 
avait  demandés  pour  la  défense  de  son  royaume,  trois 
semaines  après  la  ffele  de  la  St-Jean,  mais  de  les  tenir 
toujours  prêts  à  marcher  selon  leurs  conditions  toutes 
les  fois  qu'il  en  sera  requis  par  lui.  —  Anagni,  le 
1*'  octobre  1295.  («  Datutn  Anagnie,  Kalendis  Octo- 
bris,  pontificatics  nostri  afino  primo  »).  Bulle  du 
pape  Boniface  VIII  par  laquelle  il  mande  aux  évoques 
de  Thérouane  et  de  Tournai  qu'il  a  confirmé  les  difié- 
rents  traités  et  accords  passés  tant  entre  les  d'Avesnes 
et  les  Dampierre,  enfants  de  la  comtesse  Marguerite, 
que  ceux  conclus  par  l'entremise  d'Odon,  évêque  de 
Tusculum,  légat  du  pape  et  de  Louis  IX,  roi  de  France, 
pour  la  succession  de  leur  mère,  et  qu'ils  aient  à  les 
faire  exécuter  et  observer  en  frappant  de  la  censure 
ecclésiastique,  ceux  qui  y  contreviendraient. 

B.  1264.  (Carton.)  —  15  pièces,  parchemin  ;  14  sceaux  brisés, 

écrasés  ou  incomplets. 

t9fMI-t997.     —     Flandre    en     général.    — 

Paris,  juin  1296.  («  Au  Temple  à  Paris,  en 
l'an  del  Fncarnatiofi  Nostre  Ségneur  mil  deus 
cenz  quatre  vinz  et  sèze,  ou  mois  de  juing  »). 
Mandement  du  roi  Philippe  le  Bel  ordonnant  que  les 
bourgeois  des  cinq  villes  de  Flandre,  savoir  :  Bruges, 
Gand,  Ypres,  Lille  et  Douai,  ne  puissent  aller  en  ostj 
ni  pour  guerroyer  dans  l'Empire,  ni  hors  du  Royaume, 
sans  son  commandement.  —  Paris,  le  18  juin  1296. 
(«  Actum  Parisius,  XVIII  die  junii,  anno  Doniini 
M^  CC^  7ionagesi7no  secoto  »).  Lettres  de  Philippe  le 
Bel,  roi  de  France,  assignant  à  Paris  Gui,  comte  de 
Flandre,  pour  y  répondre  aux  plaintes  portées  contre 
lui  par  les  échevîns  et  bourgeois  de  Bruges ,  au  sujet 


du  changement  des  lois  et  coutumes  de  cette  ville. — 
Abbaye  St-Pierre  de  Gand,  le  2  mars  1297.  («  Aclum 
Gandavi  in  monasterio  Sancti  Pétri,  anno  Domini 
millesimo  dueentesimo  nonagesimo  sexto  ^  indictione 
décima,  die  secunda  intrante  Martio  »).  Lettres  par 
lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  nomme  des  procu- 
reurs pour  défendre  devant  le  Pape  et  les  cardinaux 
ses  intérêts  dans  ses  démêlés  avec  le  roi  de  France. — 
Bruges,  dans  la  maison  du  Receveur,  le  9  mars  1297. 
(«  Anno  Domi7ii  millesimo ducentesimo  nofiagesimo 
sexto,  indictione  décima,  die  nona  mensis  Martii: 
circa  tertiam  [horam'],  in  domo  que  dicitur  Recep- 
toris  »).  Acte  notarial  certifiant  la  manière  dont  Gui, 
comte  de  Flandre,  a  formulé  ses  plaintes  à  la  cour  de 
Rome  contre  le  roi  de  France.  —  Courtrai,  dans  une 
chambre  de  la  maison  du  comte  de  Flandre,  le  12  mars 
1297.  («  Anno  Domini  millesimo  ducentesimo  nona- 
gesiyno  sexto,  indictione  décima,  die  duodecitna 
intrante  Martio,  circa  meridiem,  Curtraci,  in 
caméra  domus  domini  comitis  Flandrie  »).  Autre 
acte  notarial  attestant  qu'en  présence  des  prélats  de 
Flandre,  Jean,  dit  Caleward,  et  Jacques  Garseel,  pro- 
cureurs du  Comte,  ont  fait  appel  à  la  cour  de  Rome, 
au  sujet  des  plaintes  ci-dessus  et  ont  donné  lecture  des 
lettres  datées  de  St-Pharaïde  à  Gand,  le  3  mars  1297, 
renfermant  celles  données  la  veille  à  St-Pierre  de 
Gand,  par  lesquelles  le  comte  de  Flandre  nomme  et 
institue  lesdits  procureurs  ;  double  de  ces  lettres.  — 
Rome,  à  St-Pîerre,  le  1«^  mai  1297.  («  Datum  RomCy 
apud  Sanctum  Petrum,  anno  Domini  M^  CC*  nona- 
gesirno  septimo,  prima  die  mensis  Maii  »).  Lettres 
par  lesquelles  Gérard  (Pigalotti),  évêque  d'Arras,  con- 
seille à  Gui,  comte  de  Flandre,  de  ne  point  s'écarter 
de  l'obéissance  qu'il  doit  au  roi  de  France  et  le  prie 
d'accorder  sa  protection  à  Jean  de  Canis,  chanoine 
d'Athènes,  et  à  Jean  Lantelin,  chanoine  d'Arras,  ses 
vicaires  généraux,  lorsqu'ils  se  trouveront  dans  son 
comté.  —  Courtrai,  le  12  mai  1297.  («  An7io  Domini 
millesimo  ducentesimo  nonagesimo  septimo^  indic- 
tione deciina^  dominica  qua  cantatur  Cantate  anie 
vesperas,  Curtraci,  in  caméra  domus  illustris 
domini  comitis  Flandrie  »).  Actes  notariaux  qui 
déclarent  que  Robert,  fils  aîné  du  comte  de  Flandre, 
désigne  WautierBorghere  et  Jean  Gervais,  clercs,  ses 
procureurs,  pour  appeler  en  cour  de  Rome  contre 
Jean  de  Vassoigne,  évêque  de  Tournai  et  autres,  au 
sujet  du  château  de  Helchin.  —  Mai  1297.  («  Datum 
anno  Dominice  Incarnationis  millesimo  ducente- 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  FLANDRE  EN  GÉNÉRAL. 


201 


simo  vonagesimo  septimo,  mensc  Mail  »).  Requête 
des  prélats  du  comté  de  Flandre  et  des  diocèses  de 
Cambrai,  Arras,  Tournai  et  Thérouane  au  pape  Boni- 
face  VIII,  le  suppliant  de  ne  point  accorder  au  roi  de 
France  l'autorisation  de  prendre  toutes  les  mesures 
qu'il  pourrait  lui  demander  contre  Gui,  comte  de 
Flandre.  —  !•'  juin  1297  (la  veille  de  la  Pentecôte). 
Acte  notarial  constatant  que  Robert,  fils  aîné  de  Gui, 
comte  de  Flandre,  a  désigné  Gilles,  clerc  de  St^Eloi  à 
Bruges,  pour  son  procureur  en  cour  de  Rome  dans 
SOS  débats  contre  Jean,  évêque  de  Tournai.  —  2  juin 

1297.  Autre  acte  notarial  qui  certifie  que  ledit  Robert 
a  ordonné  à  Pierre  de  Sainghien,  bailli  de  Lille,  de 
faire  sortir  de  prison  plusieurs  prêtres  et  clercs  qu'il  y 
retenait  contre  l'aveu  de  son  père  et  le  sien,  et  qu'il  le 
dépose  du  siège  du  bailliage  et  l'interdit  jusqu'à 
l'arrivée  de  son  père.  —  22  juin  1297.  («  Datum  amio 
Dominimillesuno diicentcsimononagesimo  septimo, 
sabbato  ante  festum  beati  Johannis  Baptiste  »). 
Lettres  de  Gui,  comte  de  Flandre,  au  pape  Boniface 
VIII,  par  lesquelles  il  l'informe  qu'il  a  désigné  pour 
ses  procureurs  dans  les  débats  qu'il  a  avec  le  roi  de 
France,  l'archevêque  de  Reims,  les  évêques  de  Senlis 
et  de  Tournai.  —  7  juillet  1297.  («  Anno  Domini  rnil- 
lesimo  ducentesinio  nonagesimo  septimo^  imlictione 
aeptimo,  julii  die  septima  »).  Acte  notarial  cons- 
tatant que  Jean  de  Tronchiennes,  clerc  et  procu- 
reur du  comte  de  Flandre,  est  parti  pour  Rome,  muni 
de  titres,  afin  d'y  soutenir  et  poursuivre  les  affaires 
dudit  comte  contre  le  roi  de  France,  l'évêque  de 
Tournai  et  autres. —  Sans  date  ;  versl297.Procuration 
donnée  par  Gui,  comto  de  Flandre,  à  Robert  de 
Cîoivre,  pour  comparaître  devant  Adolphe,  roi  des 
Romains,  afin  d'y  traiter,  en  son  nom,  de  ses 
démêlés  avec  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  ledit 
comte  de  Flandre  ne  pouvant  se  rendre  lui-même 
auprès  de  l'Empereur  parce  qu'il  était  en  guerre  avec 
le  roi  de  France. 

B.  1265.  (Carton).  —  6  pièces,  parchemin; 
5  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

t998.  —  Flandre  en   général.   —  21  janvier 

1298.  (41  Anno  Domini  millesimo  ducentesimo 
nonagesimo  septimo,  feria  tercia  ante  Conver^ 
sionem  sancti  Pauli  »)•  Mémoire  contenant  les 
raisons  données  par  le  comte  Gui  contre  l'official, 
l'évêque  et  le  chapitre  de  Tournai,  au  sujet  d'une 
maison  sise  dans  ledit  diocèse  dont  Tofficial  s'était 


emparé.  —  Péteghem,  le  6  avril  1298.  (c  A  Peteghem^ 
l'an  de  grâce  mil  detts  cens  quatre  vins  et  dis  et 
wit,  le  jour  de  la  Résurrection  Nostre  Seigneur  »). 
Reconnaissance  par  Clais,  dit  Cacht,  chevalier,  que 
dans  les  terres,  seigneuries  et  justices  qu'il  tient  du 
comte  de  Flandre',  il  ne  peut  traiter,  ni  faire  de 
composition  pour  les  crimes  qui  méritent  mortd'homme, 
avant  que  les  gens  dudit  comte  en  aient  été  informés. 
—  14  avril  1298.  («  L'an  de  grâce  mil  deus  cens 
quatre  vins  et  dis  et  wit,  le  lundi  après  Pasque 
dose  »).  Commission  donnée  par  le  comte  Gui  à 
Guillaume  de  Mortagne  et  à  son  receveur  de  Flandre, 
pour  s'informer  dans  la  ville  de  Damme,  de  ceux  qui 
ont  pris  le  parti  du  roi  de  France  contre  lui,  avec 
ordre  de  les  punir.  —  11  et  12  juin  1298,  à  Péteghem. 
(«  Anno  Domini millesitno  ducentesimx)  nonagesimo 
octavOy  indictione  undecima,  die  undeci?na  mensis 
junii,  videlicet  die  mercurii  post  octavas  Trinitatis 
circameridiem,  in  Castro  Comitis  apud  Petegkem  >, 
et  4:  die  duodecima  »,  pour  la  seconde  pièce).  Actes 
notariaux  contenant  l'appel  fait  au  Saint-Siège  par 
Gui,  comte  de  Flandre,  contre  l'interdit  mis  sur  les 
terres  du  bailliage  de  Cassel  par  Jean,  évêque  de 
Thérouane,  que  le  bailli  de  Cassel  aurait  ofiensé  dans 
l'exercice  de  sa  juridiction.  —  Abbaye  des  Dunes,  le 
15  juillet  1298.  («  A  l'abbaye  de  Dunes,  Van  de  grâce 
M  ce  nonante  et  huit,  le  mardi  devant  la  Mode- 
lène  »).  Donation  par  Raoul  de  Clermont,  connétable 
de  France,  à  Baudouin  de  le  Planke,  sire  de  Thiennes, 
pour  l'indemniser  de  ses  pertes  dans  la  guerre  du  roi 
de  France  contre  Gui  de  Dampierre,  des  terre  et 
maison  de  Blaringhem,  confisquées  sur  Thomas  de 
Lille. 

B.  1266.  (Carton).  —  18  pièces,  parchemin  ;  2  piecos,  papier  ; 

7  sceaux  incomplets. 


—    Flandre    en    sénéml.     — 

Boppart  (?) ,  le  25  avril  d299.  («  Anno  Domini 
AT  ce*  nonagesimo  nono^  sabbato  post  Resurrec- 
tionem  Domi^iicam,  apud  Bobardiam,  in  aula 
regali  *).  Lettres  par  lesquelles  Albert,  roi  des 
Romains,  déclare  que  les  procureurs  de  Gui,  comte 
de  Flandre,  lui  ont  montré  les  lettres  que  Jean 
d*Avesnes,  comte  de  Hainaut,  avait  obtenues  à  Spire, 
insérées  en  entier  dans  cet  acte  et  datées  de  Spire  le 
4  mars  1299,  et  lui  ont  fait  voir  aussi  leurs  lettres  de 
pouvoir  en  l'assurant  que  le  comte  de  Hainaut  n*avait 
pas  voulu  tenir  le  compromis  qui  avait  été  fait  par 


262 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Godefroi  de  Brabant  et  Jean  de  Dampierre,  arbitres 
nommés  pour  terminer  tontes  les  dificultés  pendantes 
entre  ces  deux  comtes  ;  en  conséquence  l'Empereur 
casse  et  annule  toutes  les  sentences  rendues  à  ce  sujet 
par  l'empereur  Rodolphe,  son  père,  et  celle  qu'il  a 
donnée  lui-même  à  Spire  le  4  mars  1299;  sous  le 
vidimus  de  Régnier,  doyen  de  St-Servais  d'Utrecht,  en 
date  du  1"  mai  1299.  —  3  novembre  1299.  («  Lan  de 
grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  dis  et  noef^  le  mardi 
après  le  fèeste  de  Tous  sains  *).  Lettres  par  lesquelles 
Gui,  comte  de  Flandre,  donne  à  Robert  de  Flandre, 
son  fils  aîné,  avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune  et 
deTenremonde,  l'administration  du  comté  de  Flandre. 

—  9  novembre  1299.  («  L'an  de  grâce  mil  deus  cens 
quatre  vins  et  dis  et  noef,  le  lundi  devant  le  jour 
Saint-Martin  en  novembre  »).  Robert  de  Flandre, 
fils  aine  du  comte  Gui,  déclare  que  ce  dernier  en  lui 
donnant  le  gouvernement  du  comté  de  Flandre  s'est 
réservé  les  rentes,  profits  et  le  tonlieu  à  Rupelraunde, 
les  rentes  de  Waës,  les  moulins,  le  vivier  et  la  censé 
de  Hulst,  les  censés  de  Ninove,  Péteghem  et  Bailleul, 
les  jets  de  mer,  les  moëres,  les  wastines  et  les  revenus 
de  Biervliet.  —  21  janvier  1300.  {«  Anno  Dottiini 
millesi7no  ducentesimo  nonagesimo  nono,  die  jovis 
post  festum  beati  Pétri  ad  cathedraw  »).  Lettres  par 
lesquelles  maîlre  Jean  de  Turego,  clerc  et  proto- 
notaire d'Albert,  roi  des  Romains,  s'oblige  à  rendre  à 
Gui,  comte  de  Flandre,  et  à  ses  enfants,  les  services 
qui  dépendront  de  lui,  et  à  exécuter  les  lettres  du 
comte  de  Flandre  du  18  janvier  1299  qui  y  sont 
insérées.  —  Môme  date.  Pareilles  lettres  d'Albert, 
chevalier,  seigneur  de  Clingberg.  —  Même  date. 
Pareilles  lettres  d'Evrard,  comtedeCastenellenberghe. 

—  5  février  1300.  («  Anno  Domini  millesimo  tre- 
centisimo,  indictione  tercia  décima,  die  quinto 
Februarii  »).  Lettres  par  lesquelles  Galassus,  comte 
de  Mongone,  grand  archidiacre  de  l'église  de  Cambrai, 
déclare  que  le  pape  Boniface  VIII  ayant  nommé  le 
grand  archidiacre  de  cette  église  avec  l'archidiacre 
de  Hainaut  et  maître  Jean  de  Marly,  chanoine  de 
Cambrai,  pour  faire  une  enquête  sur  toutes  les 
difficultés  pendantes  entre  Gui,  comte  de  Flandre, 
Robert,  son  fils  aîné,  d'une  part,  etl'évêque  de  Tournai, 
d'autre  part,  au  sujet  de  quelques  maisons  et  biens,  et 
qu'ayant  succédé  au  grand  archidiacre  et  ne  pouvant 
s'en  charger,  il  commet  Paul  de  Thudert,  archidiacre 
de  Valenciennes  dans  la  dite  église  de  Cambrai,  pour 
en  prendre  connaissance.  —  Sans  date,  vers  1300. 


Lettre  écrite  au  comte  de  Flandre  par  ses  députés  en 
cour  de  Rome,  lui  rendant  compte  de  leurs  démarches 
et  de  l'état  des  négociations.  —  Sans  millésime; 
vers  1300.  (<  Le  jeusdi  devant  les  quaresm^av^  t). 
Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  informe 
Robert,  son  fils  aîné,  qu'on  a  des  doutes  sur  la  fidélité 
de  Roger  de  Ghistelles  qui,  dit-on,  «  se  doit  traire  à 
no  adverse  partie  ».  —  Sans  millésime  ;  vers  1300,  à 
(<t  Succhevye,  la  veille  la  Pe7ithecouste  »).  Lettre  dans 
laquelle  Jean,  duc  de  Bretagne,  parle  à  Gui,  comte  de 
Flandre,  de  la  captivité  du  seigneur  de  Blancmont.  — 
Sans  date  ;  vers  1300.  Modèles  de  procuration  avec 
indication  sur  la  manière  dont  on  devra  s'en  servir. 
Sans  date;  vers  1300.  Consultation  juridique  sur 
l'achat  et  la  vente  des  biens.  —  Sans  date  ;  vei's  1300. 
Lettre  adressée  à  Gui,  comte  de  Flandre  par  ses 
procureurs  en  cour  de  Rome  (copie  collationnée 
du  XVIir  siècle).  —  Sans  date  ;  fin  du  XIIP  siècle. 
Copie  de  quatre  lettres  non  datées  par  lesquelles 
Philippe  de  Flandre,  comte  de  Thielt  et  de  Lorette^ 
et  divers  personnages  demandent  au  pape  Boni- 
face  VIII,  de  créer  dans  les  villes  de  Flandre  un 
ou  deux  évèques  qui  seront  chargés  de  l'administration 
spirituelle  de  cette  contrée  pendant  les  guerres  contre 
la  France.  —  Sans  date  ;  fin  du  Xlir  siècle.  Valeur 
de  la  terre  de  Dampierre  et  de  celles  de  Wascoigne, 
Leuze,  Grantville  et  Werkin.  —  Sans  date  ;  fin  du 
XIIP  siècle.  Noms  des  chevaliers  qui  étaient  au 
service  des  comtes  de  Flandre.  —  Sans  date  ;  fin  du 
XIIP  siècle.  Noms  des  alliés  des  comtes  de  Flandre, 
avec  le  nombre  d'hommes  armés  qu'ils  devaient  fournir. 
—  Sans  date  ;  fin  du  XIIP  siècle  (<  escrites  à  Caiaigne 
en  Sisile  à  la  Saint- Martin  dyver  »).  Lettres  par 
lesquelles  Philippe  de  Flandre  rend  compte  à  Gui, 
comte  de  Flandre,  des  démarches  qu'il  a  faites  à  Rome 
au  sujet  des  négociations  concernant  les  afiaires 
pendantes  entre  la  France  et  la  Flandre. 

B.  1207.  (Carton.)  — 9  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier: 
14  sceaux,  la  plupart  inc^omplets. 

1804-1810.     —    Flandre    en     général.    — 

12  avril  1304 .  (^  Le  pi^ochain  dima7iche  après 
le  Quasimodo  «►).  Lettres  par  lesquelles  Philippe, 
fils  du  comte  Gui,  gouverneur  de  la  Flandre,  règle 
le  mode  à  suivre  dans  les  contestations  entre  les 
comtes  de  Flandre  et  les  cinq  bonnes  villes  du  comté, 
savoir  :  Gand,  Bruges,  Ypres,  Lille  et  Douai.  —  Paris, 
au  Louvre,  le  3  juillet  1305.  (« Le  sémedi  après  le 


CHAMBRR  DES  COMPTES  DR  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  FLANDRE  EN  GENERAL. 


263 


fieste  Saint-Piere  et  Sainl-Pol,  apostles  »).  Lettres 
par  lesquelles  Robert,  fils  aine  du  comte  de  Flandre, 
promet  d'adhêriter  du  comté deFlandre,  son  fils  Louis, 
comte  de  Nevers,  aussitôt  qu'il  aura  été  reçu  en 
la  foi  et  l'hommage  du  roi  de  France.  —  Maison  de  la 
Motte  au  bois  de  Nieppe,  le  2  juin  1306.  Donation 
par  Roberl,  comte  de  Flandre,  à  Philippe  de  Flandre, 
son  frère,  d'une  rente  sur  les  espiers  de  Bergues  et  de 

Menin.  —  Belchoiselj  le  9  juillet  1306.  (« 

A  Belchoiselj  le  samedi  après  le  fesie  Si-Martin 
iVestè  »).  Lettres  par  lesquelles  Philippe  le  Bel,  roi  de 
France,  mande  à  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  que 
son  intention  est  qu'il  fasse  avec  les  Flamands  bonne 
paix,  Irève  et  abstinence  de  guerre,  et  qu'il  espère  qu'en 
cela  et  en  toutes  autres  choses  il  gardera  l'honneur 
du  Roi  et  son  droit.  —  Paris,  le  27  novembre  1309. 
Mandement  du  roi  Philippe  le  Bel  à  Robert,  comte  de 
Flandre,  de  statuer,  d'après  l'avis  de  commissaires 
nommés  ad  hoc^  sur  l'afiFaire  du  sire  de  Ghistelles, 
retenu  prisonnier.  —  Paris,  le  12  février  1310. 
(«. . .  Anno  Domini  Af®  CCC^  nonoi>).  Mandement  du 
roi  Philippe  le  Bel  au  comte  de  Flandre  de  ne  pas 
exiger  les  tailles  des  habitants  de  Melebecque  et  de 
Ledringhem,  terres  qui  sont  arrière-fiefs  d'Artois.  — 
Paris,  le  7  mars  1310.  («  . . .  Anno  Domini  M^  CCC 
nono  >).  Lettres  par  lesquelles  le  même  prince  accorde 
grâce  à  Pierre  Braebars  et  à  sa  femme,  bannis  de 
Flandre.  —  Paris,  le  21  novembre  1310.  Mandement 
du  même  prince  au  bailli  d'Amiens  d'examiner  si  le 
comte  de  Flandre  a  droit  de  juger  en  matière 
d'obligations  et  de  contrats  chirographaires.  —  Sans 
date;  vers  1310.  Plaintes  adressées  au  comte  de 
Flandre  par  une  ville  (peut-être  Lille)  au  sujet  des 
violations  commises  au  préjudice  de  ses  privilèges, 
lois,  franchises,  coutumes  et  usages.  —  Sans  millésime  ; 
vers  1310  ;  («  le  mardi  avant  la  Madeleine  en  juillet; 
Crèvecœur  »).  Requête  adressée  par  Jean  de  Flandre 
au  comte  Roberl,  son  oncle,  le  priant  de  terminer 
une  affaire  et  de  lui  assigner  sa  part  de  biens. 

B.  1208.  (Carton).  —  12  pièces,  parchemins;  4  sceaux. 

tSit  -  tStO .     —    Plaadrc    en    général  •    — 

Paris,  le  16  juin  1311.  Mandement  de  Philippe 
le  Bel  par  lequel  il  défend  au  comte  de  Flandre 
d'oxiger  une  contribution  des  Flamands  qui  ont 
servi  le  roi  de  France.  —  Mâcon,  le  2  mars  1312. 
(«  Die  secunda  Martii,  anno  Domini  M^  CCC^ 
undecimo  >).  Lettres  par  lesquelles  Philippe  le  Bel 


requiert  le  comte  de  Flandre  d'avoir  à  rendre  les  biens 
et  les  hommes  de  Jean,  seigneur  de  Reillac  et  de 
Beauvoir,  saisis  par  ledit  comte  pour  paiement  des 
tailles.  —  Gand,  le  14  avril  1313.  («  Anno  millesimo 
trecentesimo  tercio  decimo  {i)j  indictione  undecima, 
quarta  décima  die  mensis  Aprilis,  sanctissimi  patris 
et  domini  démentis  papequinti  anno  octavo,  apuul 
Gandavum  i7i.ckoro  Fratrwn  Predicatorum  »).  Acte 
notarial  portant  appel  au  Pape  par  Louis,  comte  de 
Nevers,  au  sujet  des  griefs  qu'il  prétend  avoir  contre 
Robert,  comte  de  Flandre,  son  père  ;  double  de  cet 
acte.  —  Thérouane,  le  7  décembre  1313.  Acte  notarial 
contenant  les  protestations  de  Robert,  comte  de 
Flandre,  contre  le  bailli  d'Amiens,  au  sujet  de  la 
juridiction  de  Blaringhem.  —  Sans  date  ;  vers  1315. 
Listes  des  personnes  compromises  dans  les  troubles 
de  Flandre  et  qui  ont  été  exécutées.  —  9  août  1317. 
(«  Feriatercia  in  vigilia  beati  Laurentii  martyrisa). 
Lettres  de  l'official  de  Tournai  contenant  la  rectification 
passée  devant  Jean  de  Relenghes,  notaire  à  Tournai, 
par  Guyote,  châtelaine  de  Lille,  do  la  vente  faite  par 
Walerand,  seigneur  de  Liny,  son  mari,  de  la  terre  de 
Donze,  à  Robert,  comte  de  Flandre.  —  Courtrai,  le 
4  mars  1320.  («  Le  quart  jour  de  le  entrée  du  moys 
de  7Harchj  Van  de  grâce  Jtiil  trois  centz  dys  et  noef^). 
Lettres  par  lesquelles  Robert,  comte  de  Flandre, 
promet  de  ne  jamais  rechercher  son  fils  Robert  à  raison 
de  l'administration  du  comté  de  Flandre  pendant  la 
captivité  de  son  père;  —  lui  fait  remise  des  droits, 
qu'il  pourrait  lui  devoir  pour  les  acquisitions  et 
échanges  faits  et  à  faire  par  lui  en  Flandre  ;  —  lui 
permet  d'assigner  au  profit  de  l'abbaye  de  St-Bavon 
de  Gand,  soit^n  France,  en  Flandre  ou  dans  l'Empire, 
des  terres  en  échange  du  Grand  et  du  Petit  Weert 
près  Bornhem. —  Courtrai,  le  17  avril  1320.  («  Lejoesdi 
devant  le  mi-quaresme  Van  de  grâce  mil  trois  cens 
dys  et  noefn).  Lettres  par  lesquelles  Robert,  comte  do 
Flandre,  nomme  Robert,  son  fils,  gouverneur  et 
mainbour  du  comté  de  Flandre  pendant  son  absence. 
—  5  août  1320.  («  Le  7nardi  empriès  la  feste  Saint 
Père  entrant  Aoust  »).  Lettres  par  lesquelles. 
Philippe  V,  roi  de  France,  reconnaît  avoir  reçu  du 


(1)  Godofroy  s'est  trompé  on  classant  cette  pièce  dans  son 
inventaire  à  la  date  do  1312.  Elle  est  bien  de  Tannée  1313  comme 
rindiquent  Tan  de  Tindiction  et  celui  du  pontificat  de  Clément  V. 
Le  notaire  apostolique  Jean  Karlin  de  Bruges,  clerc  du  diocèse 
de  Tournai,  a  suivi  le  style  de  la  cour  de  Rome  et  non  celui  en 
usage  en  Flandre. 


2&4 


ARCHIVES  DU  NORD. 


seigneur  et  de  la  dame  de  Coucy  les  lettres  da  comte 
de  Flandre  leur  octroyant  la  permission  de  prendre 
congé  de  lui  ;  sous  le  vidimus  de  Gilles  Haquin,  garde 
de  la  prévôté  de  Paris. 

B.  1260.  (Carton).  —  17  pièces,  parchemin  ; 
3  pièces,  papier  ;  5  sceaux  brisés  et  en  mauvais  état. 

tStt-lStS.    —     Plandre     eo    «^néral.    — 

Avignon,  le  26  mai  1321.  («  Avenione,  VI 
Kalendas  Junii,  pontificatus  nostri  anno  quinto  »). 
BuUe  du  pape  Jean  XXII  qui  permet  à  Robert 
de  Flandre  de  faire  célébrer  la  messe  pour  lui, 
sa  femme  et  ses  enfants  dans  les  églises  interdites; 
sous  le  vidimus  de  Jean  Crabe,  notaire  apostolique, 
en  date  du  30  mai  1^3.  —  21  juillet  1322.  («  Le 
Vfiercrediy  veille  de  la  Magdelaine  »).  Renonciation 
par  Jeanne,  comtesse  de  Nevers  et  de  Rethel,  à  la 
succession  de  feu  Louis  de  Flandre,  comte  de  Nevers, 
son  mari  ;  sous  le  vidimus  de  Jean  Loncle,  garde  de  la 
prévôté  de  Paris,  daté  du  même  jour  (1).  —  Paris,  le 
25  juillet  1322.  («  Ce  diemanche  après  la  Magde- 
leine  »).  Lettre  de  Louis,  comte  de  Nevers,  fils  des 
précédents,  à  Robert,  comte  de  Flandre,  son  aïeul, 
par  laquelle  il  s'excuse  de  ne  pas  s'être  rendu  auprès 
de  lui  aussitôt  après  les  obsèques  de  son  père,  parce 
qu'on  lui  avait  conseillé  de  se  rendre  d'abord  auprès 
du  roi  de  France  pour  entrer  en  son  hommage  ;  il  prie 
son  aïeul  de  lui  envoyer  son  oncle  Robert  de  Cassel 
pour  le  conseiller  et  gouverner  (original  signé).  — 
Paris  en  Parlement,  le  18  décembre  1322.  Arrêt  du 
parlement  de  Paris  remettant  à  sa  prochaine  session 
toutes  les  causes  de  Robert,  comte  de  Flandre,  qui 
y  étaient  pendantes  tant  en  demandant  qu'en  défendant; 
sous  le  vidimus  de  Jean  Loncle,  garde  de  la  prévoté 
de  Paris,  en  date  du  dimanche  1*'  mai  1323.  —  Paris, 
le  24  décembre  1322.  («  La  veille  de  Noël  »).  Lettres 
de  Charles  IV,  roi  de  France  et  de  Navarre,  par 
lesquelles  il  accorde  à  Louis,  comte  de  Nevers  et  de 
Rethel,  son  élargissement  de  prison  avec  la  liberté  de 
vivre  dans  la  ville  de  Paris  et  les  faubourgs  sans 
pouvoir  en  sortir.  —  Paris,  le  29  janvier  1323.  Lettres 
de  Charles  IV,  roi  de  France,  mandant  aux  habitants 


(1)  Les  auteurs  de  ÏArt  de  véHfier  les  dates  placent  la  mort 
(le  Louis  de  Flandre,  comte  de  Nevers,  au  22  juillet  1322  et 
M.  Ed.  Le  Glay  dans  son  Histoire  des  Comtes  de  Flandre  au 
24  juillet.  Cet  acte  prouve  que  ce  prince  était  mort  avant  le 
21  juillet. 


de  la  Flandre,  de  rendre  au  comte  Louis  tous  les 
droits,  devoirs,  hommages  et  serments  qu'ils  lui 
doivent  comme  à  leur  seigneur  ;  sous  le  vidimus  de 
Jean  Loncle,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du 
mercredi  avant  les  Brandons  1323  (8  février  1324)  ;  — 
idem,  reconnaissant  que  le  même  comte  lui  a  fait 
hommage  pour  le  comté  de  Flaudre  ;  sous  le  vidimus 
de  Jean  Loncle,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date 
du  mercredi  2  mars  1323  ;  —  idem,  accordant  audit 
comte  l'autorisation  de  retourner  dans  ses  domaines 
et  dans  son  comté  de  Flandre  ;  vidimus  sous  la  même 
date  ;  —  mandant  aux  communes  et  villes  de  Flandre 
que  le  comte  Louis  lui  a  fait  hommage  dudit  comté  et 
qu'il  leur  ordonne  de  le  reconnaître  pour  leur  comte  ; 
vidimus  sous  la  même  date  ;  —  idem,  permettant  à 
Louis,  comte  de  Flandre,  de  sortir  de  Paris  et  ordon- 
nant qu'on  lui  rende  tous  les  écrits  par  lesquels  il 
s'était  obligé  de  n'en  point  sortir  sans  la  permission 
du  Roi;  vidimus  sous  la  même  date.  —  Paris,  en 
Parlement,  le  29  janvier  1323.  Arrêt  du  parlement  de 
Paris  qui  adjuge  le  comté  de  Flandre  à  Louis,  fils  de 
Louis,  comte  de  Nevers,  et  petit-fils  de  Robert,  comte 
de  Flandre  ;  —  copie  en  parchemin  ;  —  copie  en 
papier  ;  —  vidimus  sous  le  scel  de  la  prévôté  de  Paris, 
du  lundi  avant  la  St-Pierre  en  février  1322  (21  février 
1323)  ;  —  autre  copie  de  cet  arrêt.  —  Paris,  le  28  février 
1323.  (  «  Die  ultima  februarii  »  ) .  Lettres  du  roi 
Charles  IV  par  lesquelles  il  déclare  que  le  comte  de 
Flandre  lui  ayant  rendu  hommage  de  son  comté,  il 
consent  à  ce  que  ledit  comte  conserve  tous  les  droits 
qu'il  peut  avoir  en  Flandre  à  l'appréciation  du  Pape  ; 
vidimus  sous  le  scel  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du 
2  mars  1323.  —  Sans  date;  vers  1323.  Lettres  par 
lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre  «  estans  de  Teage 
de  XVIII  ans  »,  s'engage,  en  présence  de  Guillaume, 
évêque  de  Norwick,  de  Henri,  comte  de  Lancastre,  de 
Robert,  comte  de  Sufiblk,  de  Gautier,  seigneur  de 
Ma7iny,  et  de  Jean  Garlebon,  procureur  et  docteur  es 
lois,  de  ne  rien  entreprendre  contre  le  roi  d'Angleterre. 
—  l*""  décembre  1323.  Acte  par  lequel  Mathieu  de 
liOrraine  et  Mahaut  de  Flandre,  sa  femme,  revendiquent 
par-devant  le  parlement  de  Paris,  les  comté  de  Flandre 
et  pays  de  Waës. 

B.  1270.  (Carton).  —  il  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 
1  pièce,  papier  ;  3  sceaux  incomplets. 

tS94-tS86.  —  Flandre  en  général.  —  Bruges, 
le  30  juin  1325.  Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.    —  FLANDRE  EN  GÉNÉRAL. 


205 


de  Flandre,  délègue  Robert ,  seigneur  de  Cassel,  son 
oncle,  pour  gouverner  la  Flandre  pendant  le  temps 
qu*il  plaira  audit  comte.  —  Même  date.  («  Bruges, 
indiciion  VIIP^  en  la  vieille  halle,  année  IX^  du 
pontificat  de  Jean  XXII  »).  Acte  notarial  constatant 
le  consentement  donné  par  Robert  de  Cassel  à 
gouverner  le  comté  de  Flandre,  moyennant  la  promesse 
faite  par  les  villes  de  Bruges  et  d*  Ypres  de  Tindemniser 
de  toutes  les  dépenses  que  pourrait  lui  occasionner 
ce  gouvernement.  —  Sans  date;  vers  1325.  Ordon- 
nance du  comte  de  Flandre  pour  les  mesures  à  prendre 
en  temps  de  guerre  :  tous  les  marchands  cesseront  de 
circuler  de  ville  en  ville  et  on  ne  devra  laisser  aucune 
marchandise  sur  les  chemins  ;  les  portes  des  villes 
seront  exactement  gardées  par  les  gens  du  Comte  et 
desdites  villes  afin  que  les  espions  et  gens  suspects  ne 
puissent  y  entrer;  les  gens  d*armes  pourront  entrer 
et  sortir  à  toute  heure  ;  aucune  assemblée  particulière 
des  habitants  ne  sera  tolérée  dans  les  villes  ;  chaque 
connétable  fournira  200  arbalétriers  et  3.000  sergents 
pour  être  mis  aux  ordres  du  gouverneur  du  comté  ; 
quand  Tarmée  sera  en  marche,  personne  ne  pourra 
quitter  son  rang  sans  la  permission  du  maréchal,  pour 
quelque  cause  que  ce  soit  ;  toutes  les  choses  prises  sur 
les  ennemis  seront  portées  le  lendemain  au  maréchal 
pour  être  vendues  et  Targent  provenant  de  la  vente  sera 
réparti  entre  les  gens  de  pied  et  de  cheval  ;  les  hôtes 
(ceux  qui  logeront  les  soldats)  ne  pourront  retenir  pour 
ce  qui  leur  sera  dû  ni  chevaux,  ni  harnais  et  ils  devront 
être  payés  exactement  ;  les  comtes  de  Flandre  et  de 
Namur  ne  pourront  traiter  sans  la  viUe  avec  les 
habitants  de  Bruges,  ni  la  ville  sans  eux  ;  la  ville  de 
Gand  ne  pourra  traiter  avec  celle  de  Grammont  sans  le 
consentement  des  comtes  de  Flandre  et  de  Namur  ;  on 
ne  pourra  mé faire  (accuser  de  délit)  les  gens  du  Comte 
quand  ils  circuleront  la  nuit,  particulièrement  les  gens 
de  son  hôtel .  —  24  juin  1326 .  (^Le  jour  de  feste 
saint  Jehan  Baptiste  »).  Commission  du  lieutenant 
du  bailli  d* Amiens  au  sergent  royal  de  la  prévôté  de 
Beauquesne,  pour  remettre  les  causes  de  Robert  de 
Flandre  dans  le  môme  état  où  elles  se  trouvaient  lors 
de  la  prise  du  comte  de  Flandre  à  Courtrai.  —  Paris, 
en  Parlement,  18  janvier  1329.  («  M^  CCC^  vicesimo 
octavo  »).  Arrêt  interlocutoire  du  parlement  de  Paris 
entre  Béatrix  de  Sainl-Pol,  veuve  de  Jean  de  Flandre, 
et  Louis,  comte  de  Flandre,  touchant  le  payement  des 
rentes  assignées  à  Guillaume,  fils  du  feu  comte  Gui, 
lors  de  son  mariage  avec  Alix,  dame  de  Nesle,  mère 


dudit  Jean  de  Flandre.  —  Sans  millésime  ;  vers  1330, 
le  4  octobre.  (*  Le  joesdi  devant  le  saint  Dénys  »). 
Mandement  de  Robert  de  Flandre,  seigneur  de 
Cassel,  à  Jean  Palstre,  son  chambellan,  d'examiner 
une  requête  qui  lui  avait  été  présentée  par  des  parti- 
culiers d'Ebleghem.  —  Sans  date  ;  vers  1330.  Requête 
présentée  à  Robert  de  Cassel  par  les  héritiers  de  Clais 
Serdebbouds  et  de  Jean  deFlamertinghe,  tués  au  service 
dudit  seigneur,  pour  être  mis  en  possession  de  leurs 
biens  ;  — enquête  à  ce  sujet.  —  Paris,  le  17  avril  1331. 
(«  Uan  de  grâce  mil  CGC  trente  et  un  »).  Lettres  de 
Philippe  de  Valois,  roi  de  France,  par  lesquelles  il 
déclare  que  Louis,  comte  de  Flandre,  siégera  au  Parle- 
ment comme  pair  de  France.  —  Maie,  le  22  février  1332. 
(«  Desous  le  jour  de  la  c/iaire  Saint  Piere  en  février, 
l'an  de  grâce  mil  CGC  XXX I  »).  Revendication  faite 
par  Louis,  comte  de  Flandre,  à  Jeanne,  dame  de  Nesle 
et  de  Tenremonde,  avouée  des  enfants  de  Jean  de 
Flandre,  de  plusieurs  sommes  payées  à  Guillaume  de 
Flandre  par  les  comtes  Gui  et  Robert. — 30  juillet  1334. 
(«  Le  samedi  après  le  jour  saint  Jacquème  et  saint 
Ghristofle  »).  Lettre  missive  de  Watier  de  Bédrewane, 
bailli  de  Gand,  informant  le  comte  de  Flandre  des  trou- 
bles que  Guillaume  d' Artevelde  avait  excités  et  se  pro- 
posait d'exciter  encore  dans  ladite  ville.  —  Paris,  en 
Parlement,  le  22  juin  1335.  Arrêt  renvoyant auprochain 
Parlement  toutes  les  causes  pendantes  entre  1q  comte 
de  Flandre  et  la  dame  de  Cassel.  —  Amiens,  le 
10  septembre  1335.  («  Le  dymenche  après  la  Nativité 
Nostre-Dame  »).  Ajournement  de  la  part  de  Bertrand 
des  Baux,  chevalier,  comte  de  Montcayns,  et  de  Mar- 
guerite d'Annai,  sa  femme,  auparavant  veuve  de  Louis 
de  Flandre,  chevalier,  du  comte  de  Flandre  au  bailliage 
d'Amiens,  pour  être  mis  par  lui  en  possession  des 
biens  donnés  à  ladite  dame  pour  son  douaire. 

B.  1271.  (Carton).  —  9  pièces,  parchemin  ; 
1  sceau  et  1  bulle  en  plomb. 

tl—  i  W«  —  Flandre  en  général. —  Décembre 
1336.  Déclaration  des  dons  faits  à  Louis,  comte  de 
Flandre,  par  les  villes  et  châlellenies  de  son  comté.  — 
Au  bois  deVincennes,  le  12  novembre  1337.  Mandement 
du  roi  Philippe  de  Valois  à  tous  les  baillis  et  commis- 
saires de  tentr  en  état  toutes  les  causes  du  comte 
et  de  la  comtesse  de  Flandre,  —  Bruxelles,  le  15 
juillet  1345.  Procuration  donnée  par  Louis,  comte  de 
Flandre,  à  ses  conseillers  le  seigneur  de  St-YenanI, 


Nord.  —  Sbrie  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


ai 


206 


ARCHIVES  DU  NORD. 


sénéchal  de  Flandre,  le  doyen  de  Bruges  et  le  seigneur 
de  le  Vichte,  pour  agiren  son  nom  avec  le  roi  Philippe 
de  Valois,  sur  certaines  choses  traitées  entre  les  gens 
dudit  roi  et  le  Pape  touchant  l'honneur  et  l'état  du 
comté  de  Flandre. —  Paris,  2  octobre  1345.  Mandement 
du  roi  Philippe  de  Valois  aux  gens  de  son  parlement 
et  à  ses  autres  justiciers,  d'avoir  à  tenir  en  état  pendant 
un  an  toutes  les  causes  des  comte  et  comtesse  de 
Flandre.  —  Sans  date  ;  vers  1348.  Demandes  faites  par 
la  dame  de  Nesie,  veuve  de  Jean  de  Flandre,  à 
Marguerite,  veuvo  de  Louis,  comte  de  Flandre,  au 
sujet  de  diverses  sommes  qui  lui  étaient  dues  à  cause 
de  son  mariage  avec  ledit  Jean.  —  Maie,  le  30 
novembre  1349.  Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre, 
par  lesquelles  en  récompense  des  bons  services  que 
lui  a  rendus  Bertrand  Warnechon,  son  ménestrel,  il 
affranchit  de  tout  servage  dame  Julie,  veuve  de  Jean 
d'Ambly,  femme  de  corps  du  Comte,  à  l'occasion  de 
son  mariage  avec  ledit  Bertrand. —  Sans  date  ;  première 
moitié  du  XIV**  siècle .  Liste  des  domaines  et  fiefs 
à  réclamer  pour  le  comte  de  Flandre.  —  Sans  date  ; 
vers  le  milieu  du  XIV®  siècle.  Lettres  de  la  duchesse 
de  Bretagne  datées  du  château  de  Windsor,  adressées 
au  comte  de  Flandre  pour  lui  faire  connaître  les  incon- 
vénients qui  résultent  pour  elle  de  la  trêve  nouvelle- 
ment conclue  et  des  avantages  qu'en  retirent  ses 
adversaires.  —  Avignon,  lel®'  juin  1352.  («  Kalendis 
Juniij  pontificatus  7iostri  anno  undecimot).  Bulle 
du  pape  Clément  VI  permettant  à  Louis,  comte  de 
Flandre,  et  à  Marguerite,  sa  femme,  de  faire  célébrer 
des  mariages  dans  des  chapelles  particulières,  sauf 
le  droit  des  curés. 


B.  1272.  (Carton).  —  12  pièces,  parchemin  ;  4  pièces,  papier  ; 
24  sceaux  brisés  ou  écrasés,  1  bulle  en  plomb. 

t8llt-t890.—  Flaodre  en  «énéral.^  1362.  Liste 
des  personnes  que  Gillebert  de  St-Aldegonde,  jadis 
chevalier,  exécuté  pour  ses  démérites,  a  accusé 
criminellement  par  devant  Jean  Bemier,  chevalier, 
garde  de  la  prévôté  de  Paris.  —  Avignon,  le  12  mai 
1364.  {«  Avenione,  IIII  idus  Maii, pontificatus  nostri 
anno  secundo  »).  Bulle  du  pape  Urbain  V  permettant 
au  comte  et  à  la  comtesse  de  Flandre  de  choisir  tel 
confesseur  qu'il  leur  plaira,  lequel  pourra  leur  donner 
pleine  absolution  à  l'article  de  la  mort.  —  5  août  1366. 
Reconnaissance  par  François  Van  Haie,  chevalier, 
d'avoir  reçu  les  lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre, 


qui  lui  transporte  les  tour  et  maison  de  Lillo,  avec 
promesse  des  les  tenir  en  fief  dudit  comte.  —  Nicosie, 
le  8  août  1367.  (  «  Daium  Nicosta^  civitate  regia  et 
insigniori  regni  et  insuie  Cipri,  anno  Damini 
M^  CCC^  LXVIP^  die  octava  mensis  Augusii  »}• 
Certificat  délivré  par  Bérenger  Gregorii,  licencié  en 
lois,  doyen  et  officiai  de  l'église  de  Nicosie  en  Chypre, 
du  pèlerinage  fait  en  ladite  ville  par  Guillaume 
Cortrisin,  chevalier,  auquel  il  avait  été  condamné  par 
le  comte  de  Flandre  pour  avoir  arrêté  Marguerite 
Méthin,  de  Melle^  au  diocèse  de  Cambrai. —  Gand,  mars 
ou  avril  1367.  («  En  quaresme.  Van  MCCCLVI^). 
Demandes  faites  à  Yolande,  dame  de  Cassel,  par  les 
gens  du  comte  de  Flandre  au  sujet  des  privilèges  et  des 
droits  du  comté  de  Flandre. —  Gand  10  et  12  mars  1369. 
Lettres  de  Laurent  Hauwel,  sergent  d'armes  du  Roi  à 
Arras,  par  lesquelles  il  reconnaît  avoir  reçu  celles  de 
Louis,  comte  de  Flandre,  y  insérées,  assignant,  pour 
s'acquitter  de  toutes  les  sommes  prêtées  par  feu  André 
Hauwel,  père  dudit  Laurent,  au  profit  de  ce  dernier  et 
d'Alix  de  Montdidier,  sa  femme,  et  du  survivant  d'entre 
eux,  cent  livres  de  rente  viagère  sur  le  gavène  de 
Cambrai  ;  ratification  desdites  lettres.  —  23  juin  1369. 
(<s^Le  vigile  (^e  Saint  Jehan-Baptiste»').  Lettres  de 
Marguerite  de  Blamont,  veuve  de  Jean  le  Jane  de 
Salm ,  par  lesquelles  elle  cède  à  Jean ,  comte  de 
Salm,  son  beau -frère,  tous  les  droits  qui  lui  appar- 
tenaient sur  la  somme  de  4.344  livres  de  petits  tournois, 
due  par  le  comte  de  Flandre  à  monseigneur  Henri, 
seigneur  de  Blamont,  son  aïeul.  —  Paris,  18  novembre 
1369.  Promesse  par  Bertrand  du  Guesclin,  comte 
de  Longueville,  Olivier,  seigneur  de  Montauban, 
Guillaume  de  Laval,  seigneur  de  Pacy,  et  plusieurs 
autres  chevaliers  et  écuyers,  de  ne  point  se  venger  du 
comte  de  Flandre  parce  qu'il  avait  retenu  prisonnier 
Jean  de  St-Pol  ;  même  promesse  de  la  part  de  Henri, 
roi  de  Castille.  —  22  novembre  1369.  Lettres  par 
lesquelles  Gossuin  de  Wilde,  receveur  de  Flandre, 
vend,  au  nom  du  Comte,  à  Guillaume  Lein,  deux 
mesures  de  terre  provenant  de  la  succession  de 
Guillaume  Van  de  Walle,  qui,  en  l'absence  d'héritier, 

étaitdévolue  au  Comte,  pour  les  deux  tiers,  etauvicomte 
de  Berghes  pour  l'autre  tiers.  —  Gand,  22  février  1370. 
Accord  entre  le  Sénéchal  de  Hainaut,  d'une  part,  Ix)uis 
de  Namur,  monseigneur  de  Praët  et  autres  conseillers 
du  comte  de  Flandre ,  d'autre  part ,  au  sujet  de 
Jacquemart  de  Raismes  pris  sur  les  terres  de  Flandre 
par  les  officiers    du  comte  de  Hainaut.  —    Paris, 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  FLANDRE  EN  GENERAL. 


267 


2  avril  1370.  Promesse  de  Jean,  sire  de  Beaumont,  de 
ne  point  se  venger  du  comte  de  Flandre  pour  avoir 
retenu  prisonnier  Jean  de  Saint-Pol  qu'il  a  fait  délivrer 
à  sa  prière  ;  il  s'engage  à  indemniser  ledit  comte  des 
dommages  que  pourrait  lui  causer  le  mémo  Jean  de 
St-Pol.—  Paris,  6  octobre  1376.  Promesse  de  Bertrand 
du  Guesclin ,  comte  de  Longue  ville  et  connétable 
de  France,  et  d'Olivier  de  Manny,  sire  de  Lesney  et 
d'Aigette,  de  ne  point  se  venger  du  comte  de  Flandre 
pour  avoir  retenu  prisonnier  Jean  de  Saint-Pol  qu'il 
avait  délivré  sur  leur  prière,  s'engageant  dans  le  cas 
où  ledit  Jean  de  Saint-Pol  voudrait  lui-même  se 
venger  du  comte  de  Flandre  à  l'en  empêcher  un 
mois  après  qu'il  en  seront  avertis.  —  Paris,  9  octobre 
1370.  Même  promesse  de  la  part  de  Jacques  de  Penho- 
dich,  chambellan  du  duc  de  Bourgogne.  —  Décembre 
1370.  Noms  des  témoins  entendus  devant  les  commis- 
saires du  comte  de  Flandre  au  sujet  de  Willaume 
Halencourt. 


B.  1273.  (Carton).  —  21  pièces,  parchemin  ;  5  pièces  et 

2  cahiers,  18  feuillets  papier  ;  20  sceaux 

la  plupart  incomplets. 

lS9t-t88e.  —  Flandre  en  général.  —  Bruges, 
le  9  janvier  1371.  Promesse  par  Raoul  de  Saint-Pol, 
écuyer,  frère  de  Jean  de  Saint-Pol,  chevalier,  de 
n'inquiéter  personne  à  cause  du  temps  qu'il  a  passé 
en  prison  comme  caution  d'une  somme  due  par  Son 
frèreàSohier  de  Gand,  chevalier.  —  21  avril  1371. 
Déclaration  de  Jean  do  Saint-Pol,  chevalier,  que 
depuis  sa  mise  en  liberté  de  la  prison  où  le  retenait 
le  comte  de  Flandre,  il  s'est  de  nouveau  remis  eq 
prison  à  Bruges  pour  sûreté  de  la  somme  qu'il  devait 
à  Sohier  de  Gand.  —  Gand,  le  9  avril  1372.  Donation 
par  Louis,  comte  de  Flandre  à  Louis,  dit  le  Haze,  son 
fils  bâtard,  de  tous  les  biens  que  tenait  de  lui  en 
Flandre,  Gérard  de  Moor,  banni  pour  meurtre;  — 
copie  de  ces  lettres  de  donation.  —  Beaufort,  le 
16  juin  1378  (?)  («  La  nuit  du  sacrement  »).  Lettres  de 
Robert  et  de  Guillaume  de  Namur  par  lesquelles 
ils  informent  le  comte  de  Flandre  que  «  Gonbaut 
de  Velu  »  qui  a  fait  sa  soumission  audit  comte 
avec  Pierre  de  Craon,  n'est  point  avec  eux  et  qu'ils 
ne  savent  pas  ce  qu'il  est  devenu  depuis  qu'il  les 
a  quittés.  —  1382.  Lettres  des  villes  de  Ghistelles, 
d'Oostbarg,  d'Ostende,  de  Monekereede,  de  La  Mue, 
de  Damme,  d'Ysendike,  d'Ardembourg,  de  Blancken- 


berghe,  de  Houcke,  de  Dixmude  et  d'Oudembourg, 
par  lesquelles  elles  déclarent  avoir  remis  leurs  privi- 
lèges entre  les  mains  du  comte  de  Flandre.  —  Sans 
date  ;  vers  1382.  Mémoire  des  privilèges  dont  ont  été 
privés  les  habitants  des  villes  et  châtellenies  de  Cassel, 
Warneton,  Bailleiil,  Poperinghe,  Bourbourg,  etc.  — 
Sans  date;  vers  1382.  Inventaire  des  titres  et  privilèges 
de  la  ville  d' Ypres  apportés  à  Lille  et  examinés  par  le 
conseil  du  comte  de  Flandre  pendant  les  troubles.  — 
Lille,  20  février  1383.  Mémoire  offrant  l'indication  et 
le  sommaire  des  titres  et  privilèges  de  plusieurs  villes 
de  Flandre  apportés  à  Lille  par  suite  des  troubles  pour 
être  examinés  par  le  conseil  du  comte  de  Flandre.  — 
Même  date.  Résultat  de  l'examen  par  le  conseil  dudit 
comte  des  titres  et  privilèges  des  villes  et  châtellenies 
de  Cassel,  Warneton,  Bailleul,  Poperinghe,  Bour- 
bourg et  sa  châtellenie,  Dunkerque,  Bergues  et  sa 
châtellenie,  Mardick,  Roulers,  Loo,  Yprcs,  Nieuport, 
Fumes  et  sa  châtellenie,  apportés  à  Lille,  lors  des 
troubles.  —  Saint-Germain-en-Laye,  le  5  juillet  1383. 
Lettres  de  répit  accordées  par  Charles  VI,  roi  de 
France,  aux  habitants  de  la  Flandre  qui,  obligés  d'aban- 
donner leurs  biens,  s'étaient  retirés  dans  les  bailliages 
d'Amiens,  Tournai  et  Vormandois  par  crainte  des 
Anglais  qui  avaient  envahi  leur  pays.  —  Lille,  le 
16  avril  1384.  («ie  samedi  nuit  de  Quasi7nodo, 
sezeysme  jour  d'avrils).  Lettres  do  Rifflars,  bâtard 
de  Flandre,  sire  do  Mondricourt,  de  Lony  et  de 
Harsy,  de  Jeanne  de  Lony,  sa  femme,  et  de  Raoul, 
leur  fils,  par  lesquelles  ils  renoncent  à  tous  les 
dédommagements  qu'ils  pouvaient  demander  à  cause 
de  remprisonnenient  dudit  Rifflars,  du  vivant  de  Louis 
de  Maie,  comte  de  Flandre.  —  Lille,  10  mai  1384. 
Lettres  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne  et  comte  de 
Flandre,  par  lesquelles  il  règle  la  taxe  de  chaque  ville 
et  châtellenie  de  Flandre  dans  l'aide  qui  sera  levée 
jusqu'à  la  soumission  des  villes  de  Gand  et  d'Aude- 
narde.  —Lille,  30  novembre  1385.  Mandement  de  Jean, 
sire  de  Ghistelles  et  de  Harnes,  capitaine  et  gouverneur 
du  pays  de  Flandre,  ordonnant  au  prévôt  de  Lille 
d'élargir  des  prisons  de  cette  ville  Basin  Baukenoêt, 
accusé  d'avoir  conspiré  contre  le  défunt  comte  de 
Flandre.  —  12  avril  1386.  Commission  pour  des 
capitaines  et  gens  d'armes  dans  les  villes  de  Dun- 
kerque, Biervliet,  Nieuport,  Mardyck  et  autres  dans 
les  Flandres.  —  Mai  1386.  Assiette  d'une  aide  de 
6.000  florins  par  mois  sur  les  villes  et  châtellenies  do 
Flandre.  —  Bruges,  le  28  octobre  1386.  Lettres  de 


268 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Guillaume  Le  Boùteiller,  sire  de  Sainl-Charirior,  par 
lesquelles  il  reconnaît  avoir  vendu  au  comte  de 
Flandre  une  rente  qu'il  avait  droit  de  prendre  sur  les 
renenghes  de  Flandre. 

B.  1274.  (Carton).  —  6  pièces,  parchemin  ;  6  pièces  et 
1  rouleau,  papier  ;  1  sceau. 

t889-f  Sat.  —  Flandre  en   «^néral.  —  5  mai 

1387.  Bail  de  la  dîme  de  Schendelbeke  octroyé  à 
Simon  Louys  pour  un  terme  de  9  ans.  —  Rouvres, 
le  30  août  1387.  Commission  donnée  par  Philippe,  duc 
de  Bourgogne  et  comte  de  Flandre,  à  son  neveu 
Guillaume  de  Namur ,  seigneur  de  Béthune ,  pour 
gouverner  le  pays  de  Flandre,  les  villes  d'Anvers 
et  de  Malines  pendant  son  absence,  celle  de  la 
Duchesse  ou  de  son  fils  aîné.  —  Sans  millésime; 
Amiens,  les  25  août,  («  le  lundi,  jour  de  St-Louis  »)  (1) 
et  12  septembre.  Lettres  de  Colard  de  Planiehaye  à 
l'évêque  d'Arras,  chancelier  du  duc  de  Bourgogne, 
touchant  la  taxe  des  salaires  des  avocats,  procureurs, 
geôliers  et  autres  en  Flandre.  —  Le  dimanche  23  août 

1388.  Vente  par  Bernard  de  Thémericourt  au  comte 
de  Flandre,  duc  de  Bourgogne,  au  nom  de  Jean  de 
Canny ,  d'ime  rente  annuelle  et  perpétuelle  de  cent 
livres  qui  fut  donnée  par  le  comte  Gui  à  feu  Raoul 
Flamenc. — 17  décembre  1389.  Extrait  de  la  chronique 
de  l'abbaye  de  Saint-Berlin  à  Saint-Oraer  touchant 
les  trahisons  de  Robert  de  Cassel  à  l'égard  de  son 
frère  aîné  Louis,  comte  de  Nevers,  tous  deux  fils  de 
Robert,  comte  de  Flandre  ;  —  double  de  cet  extrait. 
—  28  novembre  1390.  Enquête  au  sujet  des  méfaits 
commis  par  les  gens  et  serviteurs  du  sire  de  la 
Chapelle  qui  avaient,  sur  l'ordre  de  leur  maître, 
détroussé  les  gens  de  Thierry  de  Dixmude  entre 
Damme  et  Cassel.  —  Sans  date  ;  vers  1390.  Instruc- 
tions pour  les  gens  du  Conseil  du  comte  de  Flandre 
qui  doivent  se  rendre  à  Gand,  à  Bruges  et  à  Ypres, 
à  Teffet  de  demander  une  aide  aux  habitants  de 
ces  chàtellenies  et  villes.  —  Sans  date  ;  vers  1390. 
Lettre  par  laquelle  Digne  Raponde  réclame  ses  états 
de  payement  que  le  chancelier  refusait  de  sceller.  — 
Sans  millésime  ;  vers  1390.  Lille,  le  8  août.  Minute 
d*une  lettre  écrite  par  Jean,  comte  de  Nevers,  au  duc 


(1)  Cette  pièce,  à  moins  d'admettre  une  erreur  du  scribe,  ne 
peut  être  datée  ni  de  1387,  le  25  août  jour  de  la  Saint-Louis 
tombant  un  dimanche,  ni  de  1388,  année  bissextile,  le  25  août 
tombant  un  mardi. 


de  Bourgogne,  son  père,  au  sujet  des  affaires  de 
Flandre.  —  Paris  le  11  février  1391.  (*ilf  ^  CCC IIIP^ 
et  dix  »).  Lettres  de  Charles  VI,  roi  do  France,  par 
lesquelles  il  accorde  une  surséance  au  duc  de  Bour- 
gogne pour  toutes  les  causes  quMl  avait  devant  les 
juges  royaux,  pendant  l'absence  dudit  duc  hors  du 
Royaume  et  encore  un  mois  après  son  retour.  — 
Lille,  le  13  mars  1392.  (  «  Mil  CCC  IIII  "  et  onze  i>  ). 
Ordonnance  par  laquelle  Philippe,  comte  de  Flandre 
et  duc  de  Bourgogne,  déclare  qu'obligé  de  s'absenter 
de  ses  États  pour  se  rendre  auprès  du  Roi  et  assister 
à  la  conclusion  du  traité  de  paix  avec  l'Angleterre,  et 
voulant  prévenir  les  maux  qui  pourraient  advenir  à 
ses  sujets  s'ils  quittaient  ledit  comté  de  Flandre,  il 
leur  fait  défense  à  tous  d'en  sortir  d'ici  à  la  prochaine 
fête  de  Saint-Jean-Baptiste. 

B.  1275.  (Carton).  —  15  pièces,  papier. 

t99t.  —  Flandre  en  général.  —  30  juin,  sans 
millésime;  vers  1392.  Minute  d'une  lettre  de  Jean, 
comte  de  Nevers,  à  sa  mère  la  duchesse  de  Bourgogne, 
au  sujet  de  diverses  affaires,  entre  autres,  de  la  levée 
en  Flandre  de  cent  mille  nobles  et  en  Artois  de  quarante 
mille,  de  dix  mille  sur  le  clergé  de  Flandre  et  de  dix 
mille  francs  sur  les  chàtellenies  de  Lille,  Douai  et 
Orchies,  pour  les  frais  du  voyage  que  le  Duc  se  dispose 
à  faire  en  Hongrie,  etc.  —  Sans  date,  vers  1392.  Minute 
d'une  lettre  écrite  par  le  prince  de  Bavière,  frère  du 
duc  Albert,  à  Jean,  comte  de  Nevers,  sollicitant  son 
intervention  auprès  du  Roi  afin  d'obtenir  certains  sub- 
sides et  bourses  qui  lui  ont  été  promis. — Lille,  le  7  août, 
sans  millésime;  vers  1392.  Minute  d'une  lettre  du 
même  prince  au  même  comte  au  sujet  de  diverses 
affaires  de  Flandre  (1).  —  Lille,  le  8  août,  sans  date 
d'année;  vers  1392.  Minute  d'une  lettre  du  même 
prince  au  même  comte  le  remerciant  des  nouvelles 
qu'il  lui  a  données  du  bon  estât  du  Roi,  du  Dauphin, 
de  lui  et  de  son  beau  neveu  d'Orléans,  etc.  —  Arras, 
le  21  août,  sans  date  d'année  ;  vers  1392.  Minute  d'une 
lettre  du  même  prince  au  même  comte  au  sujet  de  la 
levée  des  aides,  du  mariage  de  Renaud,  bâtard  de 
Bourgogne,  avec  la  fille  de  Gérard  do  Hallewin,  du 


(1)  Le  comte  de  Nevers  accompagnait  alors  son  père  le  duc 
de  Bourgogne  dans  Texpédition  que  le  roi  Charles  VI  dirigeait 
contre  le  duc  de  Bretagne  et  au  cours  de  laqueUe  il  fut  pris  d*un 
accès  de  folie. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.—  TRESOR  DES  CHARTES.  -  FLANDRE  EN  GÉNÉRAL. 


260 


voyage  de  Bretagne  (1),  d'une  prébende  et  de  la 
chartreuse  de  Béthune,  efc,  —  Angers,  le  15  août, 
sans  millésime,  13^2  (?)  Lettre  du  duc  de  Bourgogne 
Philippe  le  Hardi  à  la  Duchesse,  au  sujet  de  diverses 
affaires  concernant  la  Flandre,  notamment  de  Taide 
des  villes,  des  subaides  ecclésiastiques,  du  payement 
des  travaux  faits  aux  châteaux  de  Grammont  et 
d'Audenarde,  du  prévôt  de  St-Martin,  des  bateliers  de 
Gand,  des  dépenses  du  comte  de  Nevers,  de  l'élection 
du  prévôt  de  St-Donal  de  Bruges,  de  la  prise  du  sieur 
de  Rolhelaêr  et  de  Jean  de  la  Grave  et  lui  donnant  des 
nouvelles  de  son  voyage  de  Bretagne.  —  Arras,  le 
31  août,  sans  millésime,  1392  (?)  Minutes  de  lettres 
de  Guillaume,  prince  de  Bavière,  comte  de  Hainaut, 
à  son  beau-père  le  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  des 
affaires  de  Flandre.  —  Lille,  le  15  septembre,  sans 
millésime,  1392  (?)  Minutes  de  lettres  du  même  prince 
au  môme  duc,  lui  donnant  des  nouvelles  des  affaires 
de  Flandre  et  d'Artois,  notamment  de  l'état  des  travaux 
de  construction  de  la  tour  dite  de  Bourgogne,  à 
UÉcluse,  etc.  —  Sans  date  ;  1392  (?)  Lettre  du  même 
prince  au  même  duc  au  sujet  des  affaires  de  Flandre 
et  d'Artois,  et  notamment  de  l'aide  qui  doit  être 
accordée  par  le  clergé  de  cette  dernière  province.  — 
Sans  date  ;  1392  (?)  Lettre  de  la  duchesse  de  Bourgogne 
au  sujet  de  la  blessure  faite  par  un  cheval  appartenant 
à  Ghérart  Aldreverth  et  à  Catherine,  sa  femme,  sœur 
de  la  femme  de  chambre  de  la  I)uchesse,  à  la  fille 
de  Herberen  Clais.  Au  verso  :  minute  d'une  lettre  du 
prince  de  Bavière  au  duc  do  Bourgogne  concernant 
les  affaires  de  Flandre.— Sans  date  :  1392  (?)  Lettre  de 
la  duchesse  de  Bourgogne   à  son  très-amé  cousin 

au  sujet  des  aides  de  Flandre, 

du  voyage  de  Bretagne  et  do  la  rébellion  de  Tenre- 
monde.  —  Gand,  le  31  août,  sans  millésime  ;  1392. 
Minute  d'une  lettre  du  prince  de  Bavière  à  Jean, 
comte  de  Nevers,  son  beau-frère,  au  sujet  des  affaires 
de  Flandre  et  particulièrement  de  la  levée  des  aides. 
—  18  décembre,  sans  millésime.  Lettre  du  même 
prince  au  duc  de  Bourgogne  au  sujet  des  affaires  de 
Flandre. 

B.  1270.  (Carton).  —  2  pièces  et  2  rouleaux  parchemin  ; 
5  pièces  et  2  ivihiers,  17  feuillets,  papier. 

iSAft.  —    Flandre  en  iiénénd.  —   Paris  ^   le 
2  janvier  1394.  Information  faite  par  ordre  du  prévftt 

(1)  Cette  mention  permet  de  dater  presque  sûrement  cette 
lettre  et  celles  qui  raccompagnent  de  Tannée  1302. 


de  Paris,  sur  la  plainte  dlsabelle  des  Champions  qui 
prétendait  avoir  été  violée  par  quatre  compagnons 
dont  deux  étaient  des  valets  attachés  à  la  maison  du 
duc  de  Bourgogne.  —  18,  19  et  20  juillet  1394. 
Fixation  à  15.000  nobles  de  la  portion  que  les  chàtel- 
lenies  de  Lille,  Douai  et  Orchies  doivent  payer  dans 
Taide  accordée  pour  l'expédition  de  Hongrie  ;  réponse 
des  villes,  chfttellenies,  abbayes,  chapitres  et  ecclésias- 
tiques de  Flandre  sur  la  demande  qui  leur  avait  été 
faite  d*une  aide  de  100.000  nobles  pour  Texpédition 
de  Hongrie.  —  1394.  Assiette  sur  les  Quatre  Membres 
de  Flandre  des  65.000  nobles  octroyés  au  duc  de 
Bourgogne  pour  l'expédition  de  Hongrie.  —  Sans 
date  ;  vers  1394.  Minute  d'une  lettre  du  duc  de 
Bourgogne,  au  sujet  de  l'aide  k  lever  en  Artois  pour 
l'expédition  qu'il  compte  faire  au  printemps  prochain 
avec  ses  neveu  et  frère  les  ducs  d'Orléans  et  de 
Lancastre,  vers  les  parties  de  Hongrie.  —  Lille,  le  17 
septembre  1394.  Copie  de  la  commission  donnée  par 
le  duc  de  Bourgogne  au  bailli  de  Bergues  pour  asseoir 
et  lever  les  sommes  de  1844  nobles,  1  tiers  et  8  gros 
sur  les  villes  et  paroisses  de  la  chfttellenie  de  Cassel, 
formant  leur  quote-part  dans  l'aide  de  65.000  nobles 
accordée  par  le  pays  de  Flandre  pour  réparer  les 
dommages  causés  par  les  commotions  et  inondations 
de  la  mer  et  pour  subvenir  aux  frais  de  la  guerre 
contre  les  Turcs.  —Lille,  le  18  septembre  1394 (?) 
Mandement  du  duc  de  Bourgogne  au  bailli  de  Bergues, 
pour  le  même  objet. 

B.  1277.  (Carton).  —  3  pièces,  parchemin  ;  15  pièces  et 
1  rouleau  papier  ;  2  sceaux  incomplets. 

• 

lSas-1MI9. —  Flandre  en  général. —  1^  janvier 
1395.  État  des  sommes  que  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
pourrait  lever  dans  ses  pays  pour  les  frais  de 
l'expédition  de  Hongrie.  —  Lyon,  le  14  mai  1395  (?) 
Mandement  du  duc  de  Bourgogne  aux  gens  de  son 
conseil  et  de  ses  comptes  k  Lille  et  aux  receveurs 
généraux  de  Flandre  et  d'Artois,  au  sujet  du  payement 
du  second  terme  de  l'aide  qui  lui  a  été  accordée  par 
les  villes  de  Flandre  et  d'Artois.  —  3  janvier  1M7. 
Défi  envoyé  à  messire  Amould  de  Hœnien  et  à  ses 
complices  par  le  duc  de  Bourgogne.  — Vienne  en 
Autriche,  le  12  mars  1397.  Acte  constatant  le  dépôt 
entre  les  mains  des  bourgeois  de  Vienne,  avec  le 
consentement  de  Guillaume,  duc  d'Autriche,  d*une 
somme  de  13.071  couronnes,  monnaie  de  France, 


270 


ARCHIVES  DU  NORD. 


et  de  3.071  nobles,  monnaie  de  Bourgogne,  adressée 
par  le  duc  Philippe  le  Hardi  à  son  fils  Jean,  comte 
de  Nevers.  —  Senlis,  le  7  avril  1397.  Ordre  du  duc 
de  Bourgogne  aux  gens  de  ses  comptes  à  Lille  de 
n'avoir  rien  à  allouer  au  receveur  de  Flandre  tant 
qu'il  n'aura  pas  payé  au  maître  de  la  Chambre  aux 
deniers,  la  somme  de  35.000  francs  qui  lui  a  été  assignée 
pour  la  dépense  de  l'hôtel  du  Duc.  —  24  juin  1397. 
Obligation  souscrite  par  :  Jean,  comte  de  Nevers,  fils 
aîné  du  duc  de  Bourgogne  ;  Henri,  fils  aîné  du  duc  de 
Bar  et  par  Jacques  de  Bourbon,  comte  de  la  Marche,  . 
au  profit  des  sieurs  d'Epineuil,  de  Matthelin  et 
d'Eyne  qui  se  sont  portés  cautions  envers  le  sultan 
Bajazet  de  la  somme  de  172.000  florins  d'or,  montant 
de  la  rançon  desdits  princes  et  des  Français  leurs 
compagnons  de  captivité.  —  Arras,  20  juillet  1397. 
Lettres  du  duc  de  Bourgogne  ordonnant  la  resti- 
tution des  biens  confisqués  sur  ceux  de  ses  sujets  de 
Flandre  et  autres  qui  avaient  pris  part  à  la  dernière 
rébellion.  —  Juillet  1397.  Noms  des  commissaires  . 
établis  pour  procéder  à  la  levée  des  100.000  nobles 
accordés  par  le  pays  de  Flandre  pour  la  rançon  du 
comte  de  Nevers.  —  Vienne,  le  *17  août  1397.  Lettre 
de  Guillaume,  duc  d'Autriche,  à  Jean,  comte  de  > 
Nevers,  qu'il  qualifie  de  duc  de  Bourgogne,  lui  témoi- 
gnant la  joie  qu'il  a  éprouvée  en  apprenant  qu'il  avait  : 
recouvré  la  liberté  après  avoir  été  prisonnier  des 
Turcs.  —  9  septembre  et  26  décembre  1397.  Main- 
mise au  nom  et  par  ordre  du  duc  de  Bourgogne  sur  i 
les  biens  de  Louis  Le  Haze,  bâtard  de  Flandre,  mort 
en  Hongrie  sans  laisser  d'enfants  légitimes.  —  1397. 
Mémoire  sur  les  droits  du  maître  fauconnier  de 
Flandre. 

« 

B.  1278.  (Carton).  — 12  pièces  parchemin  ;  5  pièces,  papier  ; 

4  sceaux  incomplets. 

f  S«8-f  400.  —  Flandre  en  général.  —  Trévise, 
les  15  et  16  janvier  1398.  («  AT  CGC'  nonagesùno 
septimOy  Tervisie  »).  Acte  par  lequel  Jean,  comte  de 
Nevers,  garantit  au  roi  de  Hongrie,  la  faculté  de 
rachat,  au  prix  de  100.000  florins,  d'une  rente  de 
7.000  florins  sur  la  ville  de  Venise,  que  Dino  Raponde, 
marchand  de  Lucques,  s'off're  à  acquérir  ;  procuration 
délivrée  par  le  comte  de  Nevers  à  Renier  Pot  et  à 
Jacques  de  Courtambles,  ses  chambellans,  à  l'efiet  de 
recevoir  des  mains  de  Sigismond,  roi  de  Hongrie, 
ladite  somme  de  100.000  francs  destinée  à  la  rançon 
dudit  comte.  —  Courtrai,  le  23  février  1398.  Abandon 


du  fief  de  Le  Vake  et  de  quelques  hommes  en 
dépendant,  par  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  à 
Régnant,  fils  naturel  de  Louis  Le  Haze,  bâtard  de 
Flandre.  —  Arras,  le  1**^  mai  1398.  Afiectalion  des 
biens  de  feu  Louis  Le  Haze,  bâtard  de  Flandre, 
au  paiement  de  ses  dettes.  —  Passagaria  (?),  les  13 
et  15  juin  1398.  Notification  par  Sigismond,  roi  de 
Hongrie,  de  la  vente  qu'il  a  faite  à  Dine  Raponde, 
marchand  de  Lucques  établi  à  Paris,  d'une  rente  de 
7.000  ducats  qu'il  possédait  sur  la  ville  de  Venise; 
remise  par  ledit  Sigismond  entre  les  mains  de  Régnier 
Pot,  du  capital  de  100.000  ducats  produit  de  cette 
vente,  somme  destinée  au  payement  de  la  rançon  du 
comte  de  Nevers  ;  avis  officiel  du  transport  de  ladite 
rente,  communiqué  par  le  roi  Sigismond  à  Antoine 
Vemieri,  doge  de  Venise.  —  Paris,  à  la  Grange  aux 
Merciers,  le  7  septembre  1398.  Mandement  du  duc  de 
Bourgogne  avertissant  qu'il  a  chargé  Jean  de  Poucques, 
châtelain  de  Lille,  de  lever  des  hommes  d'armes  pour 
résister  «  à  certains  larrons  do  mer  qui  se  sont  assem- 
blez jusques  au  nombre  de  IIIF  hommes  armez  pour 
venir  piller  et  voler  sur  les  marches  de  nostre  pays  de 
Flandres  ».  —  Paris,  le  6  février  1399.  Ordre  de 
s'enquérir  des  dettes  laissées  par  Louis  Le  Haze, 
bâtard  de  Flandre,  dont  les  biens  avaient  été  donnés 
en  partie  à  Victor,  aussi  bâtard  de  Flandre.  — 
Conflans  -  lez  -  Paris  ,  le  16  avril  1399.  Remise  à 
Guillaume  de  Munte,  commandeur  de  St-Jean  de 
Jérusalem  en  Flandre,  et  à  toutes  les  maisons  dépon- 
dant de  ladite  commanderie,  de  leur  part  et  portion 
dans  l'aide  levée  pour  la  rançon  du  comte  de  Nevers. 
—  Venise,  le  4  septembre  1399.  Lettres  d'Antoine 
Vemieri,  doge  de  Venise,  réglant  le  compte  des  15.000 
ducats  prêtés  par  la  République  au  duc  de  Bourgogne 
pour  le  rachat  du  comte  de  Nevers.  —  Conflans-lez- 
Paris,  le  9  février  1400  (<^niIXXet  XIX  »).  Lettres  par 
lesquelles  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  mande  aux 
échevins  et  conseil  des  Quatre  Membres  de  Flandre 
qu'ayant  fait  examiner  en  son  conseil  les  requêtes 
qu'ils  lui  avaient  présentées  sur  les  excès  qu'ils 
prétendaient  avoir  été  commis  à  rencontre  de  leurs 
privilèges  par  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille,  le 
procureur  général  de  Flandre  et  ses  officiers,  il  leur 
réitère  l'assurance  qu'il  est  disposé  à  réprimer  les 
attentats  que  commettraient  ses  officiers  contfe  leurs 
dits  privilèges.  —  Dijon,  le  9  novembre,  sans  date 
d'année  ;  vers  1400.  Réponse  de  la  Chambre  des 
comptes  de  Dijon  au  chancelier  du  duc  de  Bourgogne 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES   CHARTES.  —  FLANDRE  EN  GENERAL. 


271 


sur  le  remplacement  de  Guillaume  de  Maxilly  comme 
châtelain  de  Verdun,  l'état  du  compte  de  Hue  de 
Iveauville,  maître  de  la  Chambre  aux  deniers  de 
Monseigneur,  etc. 

B.  1279.  (Carton).  —  4  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ;  4  pièces, 
1  rouleau  et  1  cahier,  8  feuillets,  papier. 

HmwÈM  date  :  lUV  siècle.  —  Flandre  en 
ipénéral.  —  Rapport  du  souverain  bailli  de  Flandre 
Geoffrin  le  Vilde,  au  sujet  de  Tentrevue  et  des 
pourparlers  qu'il  a  eus  avec  messire  Pierre  de 
Bournesiaulz  et  uji  clerc  qui  l'accompagnait  nommé 
maître  Evrard,  qui  étaient  venus  à  Damme  pour  les 
besognes  du  Roi.  —  Liste  des  baillis  de  Flandre.  — 
Fragment  d'un  inventaire  ou  état  des  fiefs  tenus  du  duc 
de  Bourgogne.  —  «  Extrait  du  registre  des  fiefs  de 
Flandre  étant  en  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille  » 
indiquant  les  droits  appartenant  au  comte  de  Flandre 
pour  le  fait  de  son  hôtel  (pièce  flamande).  —  Requête 
adressée  au  comte  de  Flandre  par  les  Quatre  Membres 
de  Flandre  pour  demander  «  que  ceux  qui  désormais 
seront  commis  de  renouveler  les  loix  et  oïr  les  comptes 
des  villes  de  Flandre  soient  gens  notables  et  souffi- 
samment  flamengs,  natifs  et  sachant  le  langage; 
lesquels  jureront  que  à  avoir  leur  commission,  ils  n'ont 
rien  donné  ni  promis  donner,  ne  de  recevoir  nulles 
compositions  de  ceulx  qui  désirent  estre  en  loy  ».  — 
«  Avertissement  touchant  le  domaine  mis  sus  et  ôté  par 
les  États  et  Membres  du  pays  de  Flandre  pour  les 
privilèges  par  eulx  dernièrement  et  de  nouvel  obtenus, 
afin  d'estre  adverti  des  moyens  et  raisons  par  lesquels 
ledit  domaine  se  peut  et  doit  recouvrer». —  Enquête  au 
sujet  des  différends  existant  entre  la  Flandre  et  le 
Brabant.  —  Bruges,  le  20  mai,  sans  date  d'année  ; 
seconde  moitié  du  XIV*  siècle.  Lettre  du  duc  de 
Luxembourg  au  comte  de  Flandre  pour  l'informer 
qu'il  lui  était  impossible  de  lui  prêter  l'argent  qu'il  lui 
avait  demandé,  mais  qu'il  consentait  à  lui  remettre  ses 
joyaux  sur  lesquels  le  Comte  pourra  trouver  à  em-. 
prunter  deux  ou  trois  mille  francs. —  Noms  de  ceux  qui 
assistèrent  au  Conseil  du  duc  de  Bourgogne  à  Ardem- 
bourg.  —  Lettre  relative  à  la  santé  du  duc  de 
Bourgogne  qui  est  atteint  d'un  fort  rhume  avec  fièvre 
quotidienne. 

B.1280.  (Carton).—  12  pièces,  papier. 

Sann  date  t  Un  du  1U\^  sièele.  —  Flandre  en 
icénéral.  —  Minute  d'une  lettre  de  Jean,  comte  de 


Nevers,  à  son  très  cher  et  aimé  cousin  pour  le 
remercier  dos  nouvelles  qu'il  lui  avait  données  de 
son  père  le  duc  de  Bourgogne  et  le  renseignant  sur 
la  demande  d'aides  faite  aux  comtés  de  Flandre  et 
d'Artois.  —  Minutes  de  lettres  du  prince  de  Bavière, 
de  la  duchesse  de  Bourgogne,  Marguerite  de  Flandre, 
au  sujet  des  aides  et  des  affaires  de  Flandre,  etc. 
—  Requête  des  avoués,  bourgmestres  et  échevinsdes 
Quatre  Membres  de  Flandre  au  Duc  pour  lui  dénoncer 
les  empiétements  commis  par  ses  officiers  à  l'endroit 
de  leurs  privilèges.  —  Montlhéry,  le  12  juillet, 
sans  date  d'année  ;  fin  du  XIV*  ou  commencement 
du  XV*  siècle.  Lettre  du  duc  à  la  duchesse  de 
Bourgogne  lui  transmettant  des  instructions  au  sujet 
des  affaires  pour  le  règlement  desquelles  elle  se  rend 
par  delà,  et  lui  annonçant  qu'il  va  à  Dourdan  au  gîte 
voir  sofi  beau  cousin  d'Esta?)ipes  et  se  dirigera  de  là 
sur  Angers,  —  Instructions  pour  le  vidame  d'Amiens 
et  maître  Thierry  Gerhbode,  envoyés  à  Paris  par  la 
duchesse  de  Bourgogne.  — «  Instructions,  mémoires  et 
avis  pour  Madame  la  duchesse  de  Bourgogne,  touchant 
les  dons  que  Monseigneur  demande  présentement  en 
•  Flandre  et  en  Artois  ».  —  Proposition  faite  au 
chancelier  par  Bénédic  Dugal  de  louer  la  nef  du  Duc 
avec  toutes  ses  appartenances  en  s'engageant  à  la 
rendre  avec  tous  ses  apparaux  au  bout  de  trois  ans, 
si  Dieu  le  garde  de  mal  et  de  fortune,  moyennant  le 
quart  du  profit  qu'il  gagnera  en  trafiquant  avec  elle  et 
200  francs  par  an. 

B.  1281.  (Carton).  —  10  pièces,  parchemin  ;  6  pièces  et  un 
rouleau  papier  ;  2  sceaux  incomplets. 

t409-f  Ate.  —  Flandre  en  général.  —  9  mars 
1402.  Lettres  du  roi  Charles  VI  accordant  l'éman- 
cipation à  Jean  et  à  Antoine  de  Bourgogne ,  fils  de 
Philippe,  duc  de  Bourgogne. —  Arras,  le  28  avril  1402. 
Émancipation  de  Philippe  de  Bourgogne  sous  la 
tutelle  de  Pierre  de  le  Zyppe,  gouverneur  de  Lille, 
et  de  Jacques  de  Lichtervelde,  souverain  bailli  de 
Flandre.  —  15  février  1404.  Enquête  sur  les  limites 
des  juridictions  de  Cassel  et  de  Clairmarais.  —  Arras, 
le  samedi  28  février  1405.  Lettre  de  la  duchesse  de 
Bourgogne  au  vidame  d'Amiens ,  Jean  de  Nesles ,  et 
à  Thierry  Gherbode,  au  sujet  d'une  réclamation  du 
bailli  de  Béthune  pour  le  comte  de  Namur,  relati- 
vement aux  aides  à  lever  dans  cette  terre.  —  Paris, 
le  17  juillet  1406.  Payement  par  Jean  Sans  Peur,  duc 
do  Bourgogne,  à  Jean  de  Bray,  receveur  des  aides 


272 


ARCHIVES  DU  NORD. 


d*Âmiens,  d'une  somme  de  4.000  livres  avancée  par 
lui  pour  les  frais  d'habillement  de  la  comtesse  de 
Savoie,  sœur  du  Duc.  —  Arras,  le  6  mars,  sans 
date  d^année  ;  vers  1407.  Lettre  de  la  duchesse 
de  Bourgogne  au  vidame  d'Amiens,  et  à  Thierry 
Gherbode  au  sujet  de  la  levée  des  aides.  —  Paris, 
le  7  mai  1412.  Ordonnance  du  duc  Jean  Sans  Peur, 
par  laquelle,  en  considératioo  des  besoins  extrêmes 
de  ses  États,  il  surseoir  au  payement  de  toutes 
les  rentes  viagères  et  réduit  de  moitié  les  gages 
de  ses  officiers.  —  Octobre-Décembre  1416.  Com- 
mission délivrée  aux  juges  réformateurs  généraux 
ordonnés  dans  la  Flandre  wallonne  par  le  duc  de 
Bourgogne,  à  l'effet  d'arrêter  toutes  les  personnes  qui 
leur  seront  désignées  par  Jean  Guillaume  Mutte  ;  — 
mandat  d'arrestation  desdits  personnes  ;  assignation 
de  24  sols  parisis  d'honoraires  pour  chaque  journée  de 
vacation  à  Jacques  Roussel,  secrétaire  du  Roi,  institué 
greffier  desdits  juges  réformateurs. 

B.  1282.  (Carton).  —  104  pièces  et  5  rouleaux,  parchemin, 

dont  un  mi -parchemin,  mi-papier  ;  6  pièces,  3  rouleaux  et  1  cahier 

16  feuiUets,  papier  ;  5  sceaux  brisés  et  incomplets. 

1419-1416. —  Flandre  en  général. —  Sentences 
rendues  dans  diverses  affaires  criminelles  et  civiles  par 
les  juges  réformateurs  ordonnés  en  la  Flandre  wal- 
lonne ;  pièces  diverses  produites  pour  le  règlement  de 
ces  affaires.  —  6  janvier  1418.  Autorisation  accordée 
par  devant  les  échevins  d'Oostbourg  à  Elisabeth,  veuve 
de  Baudouin  Lambrechts,  de  jouir  de  la  succession  de 
son  mari  moyennant  une  somme  de  14  sols  tournois 
payable  au  duc  de  Bourgogne  pour  droit  de  bâtardise. 
—  1418.  Production  de  litres  établissant  que  le  duc  de 
Bourgogne  jouit  en  Flandre  du  droit  du  hareng 
caqué  (i). 

B.  1283.  (Carton).  —  1  pièce,  parchemin,  22  pièces  et  3  rouleaux, 

papier;  1  sceau. 

1491-1484.  —  Flandre  en  général. —  Noms  de 
ceux  qui  accompagnèrent  le  duc  de  Bourgogne  en  1421, 
pour  venger  l'assassinat  de  son  père  le  feu  duc  Jean 
Sans  Peur,  mis  en  ordre  A'alfabet  avec  le  chiffre  des 


(1)  Droit  perçu  dans  les  ports  de  Flandre  sur  le  salage  et  la 
Biise  en  caques  des  harengs  et  qui  s'élevait  généralement  à  100 
harengs  sur  1000. 


registres  «  où  ils  se  trouvent  en  un  registre  reposant  à 
la  Chambre  des  Comptes  à  Lille  ».  —  Sans  date  ;  vers 
1421.  Minute  de  la  lettre  du  duc  Philippe  le  Bon  au  roi 
d'Angleterre,  pour  le  remercier  de  lui  avoir  accordé 
l'Ordre  de  la  Jarretière  :  «  Très-hault  et  puissant 
prince  et  mon  redoublé  seigneur,  recommandacion 
avant  mise.  Très-hault  et  redoublé  seigneur.  Plaise 
vous  savoir  que  j'ay  receues  les  très-gracieuses  et 
honorables  lettres  que  de  vostre  grâce  il  vous  a  pieu  à 
moy  escripre  touchant  l'éleclion  que,  après  le  trespas 
de  feu  le  seigneur  de  Clifort,  naguères  trespassé,  que 
Dieux  absoille,  avez  faictepour  remplir  le  lieu  d'iccUui 
de  Clifort,  à  présent  vacant,  du  très-noble  Ordre  de 
la  Jarretière.  Et  pour  ce,  très-hault  et  très-redoubté 
seigneur,  que  esdites  lectres  est  parlé  de  ma  personne 
en  si  grande  louange  et  recommandacion,  il  n'est  jà 
besoing  d'en  faire  en  ces  présentes  récitation  au  longe, 
car  l'en  pourroit  cuidier  que  je  le  feroie  par  vaine 
gloire  (1)  des  très  honorées  paroles  qui  y  sont  conte- 
nues de  moy,  en  volant  multiplier  ycelles  et  me  répu- 
teroit  estre  tel,  laquelle  chose  no  me  doit  point  estre 
attribuée.  Il  m'est  nécessaire  d'en  reprendre  aucuns 
poins  pour  donner  response  telle  comme  bonnement 
la  vous  puis  faire  à  présent,  et  mesmement  en  tant  que 
en  vos  dictes  lettres  est  contenu  que  les  compaignons 
dudit  ordre  me  ont  esleu  ou  lieu  dudit  feu  seigneur  de 
Clifiort ,  comme  le  premier  nommé  en  ladicte  élection, 
et  que  vous,  qui  selon  les  status  povyés  choisir 
lequel  qu'il  vous  plaisoit  des  nommez  en  ycelle, 
pour  aucunes  causes  et  raisons  mises  en  vos  dictes 
lettres ,  les  avez  ensuis ,  et  vous  estes  déclairé 
sur  moy.  Et  combien,  très-hault  et  très-redoublé 
seigneur,  que  ne  soie  à  la  valeur  de  recevoir  tel 
honneur,  considérées  les  III  vertus  sur  quoy  encienne- 
ment  vous  dictes  estre  fondé  ledict  ordre,  et  par  espécial 
en  tant  que  touche  la  vertu  de  vaillance  qui  est  Tune 
d'icelles  dont  je  me  sens  encores  petitement  gamy, 
néantmoins  très-cordialement  et  humblement  je  vous 
en  remercie  et  les  autres  seigneurs  et  compaignons 
dudit  ordre  aussi,  car,  en  vérité,  je  m'y  tiens  pour  très 
tenu.  Ung  autre  point  y  a,  très-hault  et  redoublé 
seigneur,  qui  contient  que  vous  avez  bien  en  mémoire 
que  autrefois  j'ay  oy  parler  dudit  ordre  et  que  en 
ycellui  a  certains  status  que  j'ay  autrefois  veuz  ;  vérité 
est  que  par  maintes  fois  j'en  oy  parler,  et  que,  une  fois 


(1)  Au-dessous  est  écrit  :  plaisance. 


1 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  FLANDRE  EN  GÉNÉRAL. 


-  273 


VOUS  me  monstratoslesdicls  status,  mais  certainement, 
très-hault  et  très-redoubté  seigneur,  je  n'en  ay  point 
vraye  ne  présente  mémoire,  et  pour  en  savoir  plus 
avant  en  avoye  parlé  k  aucuns  mes  féables  et  secrez, 
lesquelx  n'en  virent  oncques  riens  si  comme  il  dient, 
et  ne  savent  si  par  lesdits  status  on  doit  faire  promesse 
ou  sermens  qui  me  puissent  lier  et  obliger  à  autre  per- 
sonne qu'à  vous  plus  avant  que  ne  me  loist  de  faire 
pour  mon  honneur  ;  mais,  quant  est  au  regard  de  vous, 
je  ne  m'y  pourroie  trop  lier,  ne  je  n'y  voudroie  mettre 
aucune  difficulté.  Et  s'il  plaist  à  Dieu,  de  cesto  matière 
je  vous  parleray  plainement  bien  briof,  car  moyennant 
la  poissance  divine,  mon  entencion   est  de  moy  pro- 
chainement partir  des  marches  de  par  de  ça  pour  moy 
traire  dever  vous  où  que  soies,  en  entretenant  mon 
voiaige  tel  comme  par  vous  et  en  vôtre  présence  il  a 
esté  une  fois  conclut,  pour  estre  environ  Troies  au 
XX^  de  ce  mois,  ainsi  comme  jà  autre  fois  le  vous  ay 
éscript  et  fait  savoir  ».  —  1425  et  1426.  Dix  lettres 
écrites  par  Jean  de  Roubaix,  Jean  Guilbaut,  Jean  Rasoir 
et  des  maîtres  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille, 
au  sujet  des  afiaires  du  Duc  en  Hollande,  des  fêtes 
qu'il  a  données  à  Hesdin  et  à  Namur  et  de  sa  prochaine 
venue  à  Lille.  —  1426.  Extrait  de  l'ordonnance  du 
duc  Philippe  le  Bon  relative  aux  dons  et  transports  à 
vie  faits  par  ses  prédécesseurs.  —  5  et  10  juin  1427  ; 
7  et  13  février  1428.  Déposition  et  interrogatoire  de 
Guillaume   Benoît,  ci-devant  attaché  au  service  du 
comte  de  Suffolk  et  actuellement  prisonnier  au  château 
de  Lille,  accusé  d'avoir  fabriqué  deux  fausses  lettres 
sous  le  nom  de  son  ancien  maître,  pour  introduire  la 
division  entre  les  Anglais  et  le  duc  de  Bourgogne.  Les 
lettres  présumées  fausses  sont  jointes  au  dossier  :  il  y 
est  question  «  de  celuy  (le  duc  de  Bourgogne)  qui 
donna  le  diamant  à  Meleun  à  la  femme  de  celui  qui 
le  portoit  (comtesse  de  Suffolk)  »  et  aussi  d'un  ermite 
qui  aurait  demandé  au  Comte  «  estant  lors  à  St-Lô,  de 
venir  le  trouver  près  de  sa  marche  »  ou  de  lui  envoyer 
un  sauf-conduit  <  pour  son  grand  prebstre  (l'évèque 
deThérouane  (?)  et  autres  »,  sous  prétexte  qu'ils  avaient 
à  communiquer  audit  comte  des  secrets  importants, 
lequel  ermite  ainsi  que  son  frère  se  trouvent  être  liés 
avec  l'homme  du  diamant  «  qui  nous  est  le  pire  et 
plus  fort  ennemi  et  que  devons  plus  haïr  de  tous  »  ;  le 
Conseil  d'Angleterre  est  d'avis  que  Ton  commence  par 
négocier  avec  celui-ci,    «  mais  quelque  traittié  ou 
promesse  qu'on  lui  fasse,  si  tost  que  les  diz  affaires 
seront  bien  exploictiez  et  que  on  se  verra  à  dessus,  on 


coupera  la  tige  de  l'arbre  et  toutes  les  grosses  racines 
du  jardin  en  telle  manière  que  jamais  ne  reverdiront  ; 
car  après  tous  passeront  pour  aller  en  pèlerinage  où 
savez  et  par  ainsi  le  jardin  demourra  net  et  héritage  au 
Roi  >  etc.  (1). —  Bruges,  le  8  septembre  1428.  Lettre  du 
duc  de   Bourgogne  aux  gens    de  la    Chambre    des 
Comptes  leur  transmettant  une  supplique  pour  Tins- 
truire.  —  Sans  date  ;  vers  1430.  Ordonnance  du  duc  de 
Bourgogne  relative  à  l'ordre  dans   lequel  les  gens 
d'église   de   son   hôtel   devront   être   nommés   aux 
différents  bénéfices   qui  viendront  à    vaquer   parmi 
ceux  qui  sont  à  la  collation  du  comte  de  Flandre.  — 
Lille,  le  18  janvier  1432.  Yidimus  par  les  échevins  de 
la  ville  de  Gand  du  règlement  fait  par  le  duc  Philippe  le 
Bon  pour  le  renouvellement  des  magistrats  des  villes 
en  Flandre.  —  Dijon,  le  11  novembre  1433.  Lettre  de 
N.  RoUin,  chancelier  du  duc  de  Bourgogne,  annonçant 
aux  maîtres  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille  que 
«  au  soir,  veille  de  Saint-Martin  (10  novembre),  environ 
deux  heures  après  minuit,  la  très-redoubtée  dame, 
madame  la  duchesse  se  acoucha  d'un  beau  fils  bien 
plaisant  et  de  son  eaigebien  corpulent,  lequel  a  aujour- 
d'huy,  entrelX  et  X  heures  avant  midi, esté  baptisé  et  est 
nommé  Charles  par  monseigneur  le  comte  de  Nevers 
qui  l'a  tenu  aux  sains  fons  de  baptesme,  sur  lesquels  il 
a  esté  fait  chevalier  et  lui  a  donné  pour  tiltre  mondit 
très-redoubté    seigneur   ses  conté  de   Charrolaîs  et 
seigneurie  de  Chastolbelin,  et   ont    esté  parrain  et 
marraine  avec  mondit  seigneur  de  Nevers,  le  seigneur 

de  Croy  et  madame  de  Roichefort (2)  >.  —  4  août 

1434.  Deux  lettres  des  maîtres  de  la  Chambre  des 
Comptes  de  Lille  au  sujet  des  mouvements  de  l'armée 
du  roi  de  France  auprès  de  la  ville  de  Laon  et  du 
prompt  envoi  de  forces  qu'il  est  nécessaire  de  faire 
pour  résister  à  cette  armée. —  12  septembre  1434. 
Lettre  concernant  le  payement  de  la  pension  du  peintre 
Jean  Van  Eyck,  qualifié  de  «  varlet  de  chambre  de 
monseigneur»  (le  duc  de  Bourgogne),  ladite  pension 
assignée  en  partie  sur  la  ferme  du  droit  de  deux  gros 
par  chaque  drap  à  Wervick. 


(1)  Ce  document  a  été  publié  par  A.  Desplanque,  archiviste 
da  Nord,  dans  une  étude  ayant  pour  titre  :  «  Projet  cTassassifiai 
de  Philippe  le  Bon  par  les  Anglais  (1424-1426).  »  (Mémoires  de 
TAcadémie  royale  de  Belgique.  Savants  étrangers.  Tome 
XXXIIÏ). 

(2)  L*enfant  dont  le  chancelier  RoUin  annonçait  la  naissance 
aux  officiers  de  la  Chambre  des  Comptes,  était  le  Âitur  Charles  le 
Téméraire. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


35 


?w 


274 


ARCHIVES  DU  NC«D. 


B.  1284.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ;  4  pièces  et  1  cahier. 
11  feuillets,  papier  ;  6  sceaux  en  mauvais  état. 

tAS9-t A49.  —  Flandre  en  i;énéral.  —  Lille,  lo 
1*'  février  1437.  Accord  entre  le  duc  de  Bourgogne  et 
Louis,  comte  de  StrPol,  au  sujet  du  partage  des  biens 
meubles  à  eux  échus  par  suite  de  la  mort  de  Philippe, 
duc  de  Brabant.— 20  mai  1437.  Lettres  accordant  à  la 
duchesse  de  Bourgogne  l'association  aux  mérites  spiri- 
tuels du  monastère  de  St- Antoine  au  diocèse  de  Vienne. 

—  Sans  date  ;  vers  1440.  Instructions  pour  messire 
Guillaume  de  Namur  concernant  lo  gouvernement  du 
pays  de  Flandre,  portant  principalement  sur  deux 
articles  :  le  gouvernement  de  la  justice  et  le  fait 
d'armes  et  delà  défense  du  pays. — 1441-1449.  État  des 
amendes  du  pays  de  Flandre  échues  en  la  cour  de 
Parlement.  —  Sarry-les-Châlons,  le  4  juillet  1445. 
Lettres  du  roi  Charles  VU  accordant  surséance  pour 
neuf  ans  de  tous  les  appels  faits  au  parlement  de 
Paris  des  jugements  rendus  par  les  lois  (juridictions 
municipales)  des  villes  de  Flandre.  —  Gand,  le 
19  janvier  1446.  Ordonnance  du  duc  de  Bourgogne  au 
sujet  du  renouvellement  des  lois  (municipalités)  du 
comté  de  Flandre.  —  9  février  1446.  Engagement 
contracté  par  les  Carmes  de  Paris  de  célébrer 
quotidiennement  une  messe  basse  de  Requiem  et 
annuellement  un  service  solennel  pour  le  repos  de 
l'âme  de  feu  Marguerite  de  Bourgogne,  sœur  du  duc 
Philippe  le  Bon,  en  son  vivant  duchesse  de  Guyenne, 
et  présentement  enterrée  dans  l'église  desdits  religieux. 

—  20  janvier  1447.  Mainlevée  de  la  saisie  des  biens  de 
feu  Jean  de  la  Chenel,  dit  Boulogne,  ladite  saisie 
*  pour  ce  que  icelui  Jean  avoit  la  garde  de  nos  joyaulx 
et  aussi  la  recette  et  répartition  de  noz  deniers 
extraordinaires  montans  à  grandes  et  grosses  sommes 
de  deniers,  dont  il  ne  nous  avait  aucunement  rendu 
ni  fait  enseignement  suffisant  par  le  temps  qu'il  en 
avoit  la  charge  et  administration,  etc.  ».  —  Tours 
28  janvier  1449.  Injonction  faite  par  le  roi  Charles  VII 
aux  commissaires  royaux  chargés  de  veiller  à 
l'exécution  des  ordonnances  relatives  à  la  levée  du 
ban  et  de  Tarrière-ban,  de  ne  plus  user  à  l'avenir  de 
contrainte  pour  assujettir  à  ce  genre  de  service  les 
sujets  du  duc  de  Bourgogne.  —  Même  date.  Défense 
faite  par  le  même  prince  à  Jean  Barbier,  son  avocat,  et 
à  Jean  Darmet,  son  procureur  général,  de  continuer  à 
inquiéter  le  duc  Philippe  de  Bourgogne  au  sujet  des 
octrois  d'impôts  que  celui-ci  accordait  dans  ses  comtés 
de  Flandre  et  d'Artois  en  vertu  d'un  privilège  dont 


avait  joui  le  duc  Philippe  le  Hardi,  son  grand-père.  — 
Même  date.  Règlement  du  roi  Charles  VII  au  sujet 
des  appels  faits  au  Parlement  des  sentences  rendues  par 
les  Quatre  Membres  de  Flandre. 

B.  1285.  (Carton.)   —  7  pièces  et  1   cahier,  10  feuillets, 
parchemin  ;  3  pièces  et  1  cahier,  20  feuillets,  papier  ;  8  sceaux 

brisés  et  incomplets. 

f  4fti-t49d.  —  Flandre  en  général.  —  15  jan- 
vier 1451.  Lettres  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  au 
sujet  do  ses  domaines  aliénés  en  Flandre  avec  l'indi- 
cation desdits  domaines.  —  22  mars  1454.  Lettres 
patentes  du  duc  Philippe  le  Bon  instituant  le  comte  de 
Charolais,  son  fils,  son  lieutenant  général  pour  gou- 
verner en  son  absence  les  pays  de  Flandre.  —  29  août 
1455.  Mandement  du  roi  Charles  Yll  prescrivant  de 
surseoir  à  toutes  appellations  des  jugements  rendus 
en  Flandre  au  parlement  de  Paris  jusques  à  ce  qu'il 
y  ait  été  pourvu  par  la  conférence  qui  devait  se  tenir 
à  Lille  sur  ce  sujet  entre  les  commissaires  du  Roi  et 
ceux  du  duc  de  Bourgogne.  —  9  décembre  1464. 
Lettres  par  lesquelles  Philippe,  bâtard  de  Brabant, 
s^engage  à  observer  les  conditions  sous  lesqueUes  le 
duc  de  Bourgogne  lui  a  fait  don  de  la  terre  de  Cnibeke 
en  Flandre.  —  27  avril  1465.  Déclaration  donnée  par 
plusieurs  abbés  assemblés  à  Bruxelles,  représentant  le 
clergé  de  Flandre,  dans  laquelle  ils  reconnaissent 
Charles,  comte  de  Charolais,  comme  devant  être  comte 
de  Flandre,  après  la  mort  du  duc  Philippe,  son  père. 
—  15  mars  1467.  Ordonnance  du  duc  de  Bourgogne, 
concernant  les  rapports  et  dénombrements  de^  fiefs 
en  Flandre.  — 14  octobre  1468.  lettres  royaux  du 
roi  Louis  XI,  accordant  aux  Quatre  Membres  de  Flandre 
d'être  affranchis  du  ressort  du  parlement  de  Paris.  — 
1*^  octobre  1472.  Mandement  de  Charles,  duc  de  Bour- 
gogne, prescrivant  au  bailli  de  Courtrai  de  faire  publier 
de  nouveau  les  lettres  patentes  qui  lui  ont  été  précé- 
demment envoyées  pour  la  levée  du  ban  et  de  l'arriêre- 
ban  en  Flandre. —  Au  siège  devant  Neuss,  le3  septembre 
1474.  Lettre  du  duc  de  Bourgogne  à  Thomas  Malet, 
sire  de  Berlettes,  chevalier,  conseiller  et  général  des 
aides,  pour  le  payement  des  gens  de  guerre.  — 
11  février-20  novembre  1477.  Copie  des  privilèges 
accordés  au  comté  de  Flandre  par  la  duchesse  Marie 
de  Bourgogne.  —  Octobre  1478.  Copies  de  la  confir- 
mation par  Tarchiduc  Maximilien  d'Autriche  des  privi- 
lèges des  chevaliers  et  des  quatre  officiers  de  l'Ordre 
de  la  Toison  d'Or. 


CHAMBRE  DES  COMI^TES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  FLANDRE  EN  GÉNÉRAL. 


275 


B.  1286.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  8  pièces  et  2  cahiers, 
12  feuillets,  papier  ;  6  sceaux  incomplets. 


1480-1464.  —  Flandre  en  icénéral.  —  Bruges, 
le  3  octobre  1480.  Lettres  de  P.  Lanchals  et  G.  Morel  à 
Tarchidac  Maximilien  et  à  son  chancelier,  pour  leur 
annoncer  l'arrivée  à  Bruges  de  la  duchesse  douairière 
de  Bourgogne  et  des  ambassadeurs  revenant  d'Angle- 
terreavecles  10.000  écus  d'or  prêtés  par  le  roi  Edouard  IV 
pour  l'entretien  des  gens  de  guerre  et  leur  exprimant 
le  désir  qu'une  partie  de  cette  somme  soit  consacrée 
au  payement  des  2.000  archers  anglais  au  service  de 
l'Archiduc.  —  Gand,  le  12juillet  1482.  Association  des 
villes  de  Gand,  Bruges  et  Ypres  pour  réclamer  le  gou- 
vernement de  la  Flandre  pendant  la  minorité  de  l'ar- 
chiduc Philippe  à  l'exclusion  de  l'archiduc  Maximilien, 
son  père.  —  Sans  date  ;  vers  1482.  Copie  des  instruc- 
tions données  par  l'archiduc  Maximilien  aux  comtes  de 
Chimay  et  deWincestor,  à  l'abbé  de  St-Pîerre  de  Gand 
et  au  président  du  Conseil  de  Flandre,  ses  députés  vers 
les  Quatre  Membres  de  Flandre,  au  sujet  du  gouver- 
nement de  ce  pays  après  la  mort  de  l'archiduchesse 
Marie  de  Bourgogne.  —  Sans  date  ;  vers  1482.  Minute 
des  instructions  données  par  l'archiduc  Maximilien 
aux  seigneurs  de  Bevereu  et  de  la  Gruthuse,  au  prévôt 
de  Liège  et  au  président  du  Conseil  de  Flandre,  ses 
députa  à  l'assemblée  qui  doit  se  tenir  à  Bruges  pour 
décider  sur  le  fait  du  gouvernement  de  la  Flandre  après 
la  mort  de  l'archiduchesse  Marie  de  Bourgogne.  — 
Mai  1483.  Promesse  d'Adolphe  de  Clèves,  seigneur  de 
Ravestein,  de  Philippe  de  Bourgogne,  seigneur  de 
Beveren,  de  Louis  de  Bruges,  seigneur  de  la  Gruthuse, 
et  d'Adrien  Vilain,  seigneur  de  Rassenghieu,  de  payer 
annuellement  20.000  écus  à  cause  du  gouvernement  de 
la  Flandre  qui  leur  a  été  donné,  en  retenant  cependant 
3.000  écus  pour  la  garde  de  la  ville  de  St-Omer  (pièce 
flamande).  —  Hoochstraten,  le  5  juin  1483.  Original 
signé  des  lettres  par  lesquelles  l'archiduc  Maximilien 
donne  pouvoir  aux  seigneurs  de  Ravestein,  de  Beveren 
et  de  la  Gruthuse,  de  gouverner  les  affaires  de  la 
Flandre  avec  les  députés  des  Quatre  Membres  dudit 
pays  pendant  son  absence. — 13  décembre  1483.  Vidi- 
mus  sous  le  scel  de  la  prévôté  de  Paris,  des  lettres  du 
roi  Charles  VIII  données  à  Cléry,  le  5  décembre  précé- 
dent, par  lesquelles  il  accorde  surséance  pendant  dix 
ans  pour  les  appels  au  parlement  de  Paris  des  sen- 
tences rendues  par  les  lois  des  Quatre  Membres  de 
Flandre.  —  Paris,  le  6  mai  1484.  Appointement  rendu 


au  parlement  de  Paris  sur  les  plaintes  faites  par  l'ar- 
chiduc Maximilien,  agissant  comme  mainbour  de  son 
fils  l'archiduc  Philippe,  au  sujet  des  entreprises  des 
Quatre  Membres  en  Flandre  sur  les  droits  de  souve- 
raineté du  Roi  en  Flandre.  —  Tenremonde,  le  14  juin 

1484.  Original  signé  des  lettres  do  créance  données 
par  les  chevaliers  de  la  Toison  d*Or,  assemblés  à  Ten- 
remonde, aux  députés  envoyés  par  eux  auprès  de  l'ar- 
chiduc Maximilien  pour  s'entremettre  dans  le  différend 
entre  ce  prince  et  les  États  de  Flandre  au  sujet  du 
gouvernement  de  ce  pays  pendant  la  minorité  de  l'ar- 
chiduc Philippe.  —  26  juin  14&4.  Copie  des  articles 
donnés  par  les  Quatre  Membres  de  Flandre  aux  cheva- 
liers de  l'Ordre  de  la  Toison  d'Or  assemblés  à  Tenre- 
monde, pour  terminer  le  différend  existant  entre  eux 
et  l'archiduc  Maximilien  au  sujet  du  gouvernement  de 
la  Flandre  après  la  mort  de  Marie  de  Bourgogne.  — 
Montargis,  le  27  décembre,  sans  date  d'année  ;  proba- 
blement 1484.  Original  signé  des  lettres  du  roi 
Charles  VIII  à  l'archiduc  Maximilien  par  lesquelles  il 
lui  annonce  qu'il  prend  et  reçoit  son  frère  (1)  et  cousin 
l'archiduc  Philippe,  les  gens  de  son  Conseil  et  des 
Quatre  Membres  de  Flandre,  ainsi  que  tout  ledit  pays 
de  Flandre,  en  son  union,  amitié  et  considération 
envers  et  contre  tous  ceux  qui  entreprendraient  par 
voie  de  fait  sur  l'état  et  garde  de  la  personne  dudit 
archiduc  Philippe,  son  frère  et  cousin,  et  le  gouverne- 
ment dudit  pays  de  Flandre.  —  Sans  date  ;  vers  1484. 
Minute  non  signée  de  la  réponse  faite,  au  nom  de  l'ar- 
chiduc Maximilien,  à  la  résolution  de  l'assemblée  de 
Tenremonde  au  sujet  du  gouvernement  de  la  Flandre. 
—  Sans  date  ;  vers  1484.  Minute  d'un  mémoire  sur  les 
droits  de  l'archiduc  Maximilien  quant  au  gouvernement 
de  la  personne  et  des  états  de  l'archiduc  Philippe,  son 
fils,  pendant  sa  minorité. 

B.  1287.  (Carton.) — 5  pièces  et  1  cahier,  6  feuillets,  parchemin; 
17  pièces,  papier  ;  4  sceaux  écrasés  et  incomplets. 

149J^lft#9.  —  Flandre  en  général.  — 28  juin 

1485.  Copie  du  traité  de  paix  conclu  entre  Maximilien, 
archiduc  d'Autriche,  mainbour  et  tuteur  de  son  fils 
l'archiduc  Philippe,  et  les  villes  de  Flandre. —  Bruges, 
le  8  janvier  1488.  Copie  de  l'ordonnance  de  Maximi- 
lieu, roi  des  Romains,  et  de  l'archiduc  Philippe,  son 


(1)  Beau-frère.  Charles  VIII  était  en  ce  moment  fiancé  officiel- 
lement à  rarchiduchesse  Marguerite,  sœor  de  Philippe  le  Beau. 


270 


ARCHIVES  DU  NORD. 


fils,  portant  règlement  du  service  de  Famiraulé  dans 
les  Pays-Bas. — Malines,  le  27  mai  1488.  Procès-verbal 
de  l'acte  de  rançon,  moyennant  15.000  écus,  de  Josse 
de  Deckère,  bourgmestre  de  Bruges,  et  autres,  qui 
avaient  été  faits  prisonniers  de  bonne  guerre  comme 
ennemis  et  tenant  parti  contre  l'archiduc  Philippe  et 
le  roi  des  Romains,  son  père.  —  1**"  septembre  1488. 
Lettres  de  constitution  d'une  rente  de  4  livres  de  gros 
par  les  bourgmestres  et  échevins»  des  villes  de  Gand, 
Bruges  et  Ypres,  représentant  les  trois  membres  de 
Flandre,  en  faveur  de  dame  Elisabeth  Shrabanders, 
veuve  de  Liévin  de  Groote,  pour  le  payement  de  leur 
quote-part  dans  les  frais  de  la  guerre,  conformément 
aux  lettres  de  l'archiduc  Philippe,  en  date  du  1*'  mai 
1488.—  Malines,  le  4  avril  1489;  —  Bailleul,  le 28  mai 
1490.  Vidimussouslesoeldel'échovinage  de  Bailleul, 
des  lettres  de  Maximilien,  roi  des  Romains,  donnant 
pouvoir  à  Charles  de  Saveuse  et  à  Georges  d'Eben- 
stein  de  recevoir  la  soumission  des  villes  de  Flandre 
rebelles.  —  26  mars  1491.  Attestation  délivrée  par 
Charles  de  Hallewin,  écuycr,  bailli  de  Cassel,  au 
sujet  de  la  soumission  d'Antoine  Du  Bois,  écuyer, 
seigneur  de  Fléternes,qui  avait  tenu  le  parti  de  Philippe 
de  Clèves  et  des  Quatre  Membres  de  Flandre  contre 
le  Roi  et  l'Archiduc. —  9  septembre  1491.  Vidimus  des 
lettres  patentes  de  Philippe,  archiduc  d'Autriche,  etc., 
au  sujet  de  la  maréchalerie  héritable  du  comté  de 
Flandre,  appartenant  à  Péronne  Vaigne,  demoiselle 
d'Eptz,  héritière  de  Jean,  seigneur  d'Eptz,  jadis  maré- 
chal de  Flandre.  —  Gand,  le  26  décembre  1495.  Copie 
coUationnée  de  l'acte  de  prise  de  possession  du  comté 
de  Flandre  par  les  procureurs  et  députés  de  l'archiduc 
Philippe. —  Sans  date;  vers  1495.  Notes  sur  les  entre- 
prises faites  sur  la  souveraineté  du  roi  de  France  en 
Flandre.  —  Namur,  le  26  avril  1496.  Ordonnance  de 
payement  de  la  somme  de  350  florins  aux  seigneurs 
de  Chièvres,  de  Berghes  et  à  François  de  Busleiden, 
pour  le  voyage  que,  par  ordre  des  Etats  des  Pays-Bas, 
ils  avaient  à  faire  vers  l'Empereur  au  sujet  de  la  récep- 
tion de  l'archiduc  Philippe  le  Beau.  —  Balais  (?),  le 
19  décembre  1496.  Lettre  do  l'empereur  Maximilien  à 
son  fils  l'archiduc  Philippe,  l'informant  qu'il  a  reçu 
ses  lettres  par  lesquelles  il  lui  annonçait  qu'il  avait 
avisé,  avec  les  chevaliers  et  confrères  de  l'Ordre  de  la 
Toison  d'Or,  de  remettre  la  fête  dudit  Ordre  qu'il  avait 
auparavant  proposé  de  tenir  à  Malines  à  la  St-André 
dernièrement  passée,  au  mois  de  mai  prochain  en  la 
ville  de  Bruxelles  si  l'état  des  affaii'es  des  Pavs-Bas  le 


permet  et  si  c'est  le  bon  plaisir  de  l'Empereur.  Celui- 
ci  lui  répond  qu'il  agrée  cette  proposition  et  qu'il  va 
avertir  le  roi  d'Espagne,  le  duc  de  Savoie,  les  sires  du 
Fay,  d'Irlain  (?),  de  la  Bastie  d'avoir  à  s'y  trouver  en 
personne  ou  d'y  envoyer  des  représentants  munis  de 
leurs  procurations,  selon  les  statuts  de  l'Ordre,  et 
que,  quant  à  lui,  il  a  donné  procuration  pour  le  repré- 
senter au  duc  Albert  de  Saxe  ;  lettres  d'Albert,  duc 
de  Saxe,  et  de  l'empereur  Maximilien  relatives  à  cette 
convocation  d'un  chapitre  de  la  Toison  d'Or.  — 
Bruxelles,  le  12  octobre  1497.  Accord  entre  les  Etats 
de  Flandre  et  l'archiduc  Philippe,  au  sujet  de  la 
demande  d'une  aide  de  60.000  livres  de  40  gros  pour 
la  défense  des  Pays-Bas,  somme  qui  est  réduite  à 
50.000  livres.  —  Augsboui^,  le  15  avril  1499.  Procu- 
ration donnée  par  l'empereur  Maximilien  au  comte  de 
Chimay  pour  le  représenter  au  prochain  chapitre  de 
la  Toison  d'Or  auquel  il  ne  pourra  assister  en  per- 
sonne. —  Ulm,  le  10  septembre  1499.  Lettre  de 
l'empereur  Maximilien  à  sa  fille  l'archiduchesse  Mar- 
guerite, douairière  de  Jean,  prince  d'Espagne,  pour 
l'informer  des  démarches  qu'il  fait  faire  par  ses  ambas- 
sadeurs auprès  du  roi  et  de  la  reine  d'Espagne  (Ferdi- 
nand d'Aragon  et  Isabelle  de  Castille),  ses  beau-père 
et  belle-mère,  pour  qu'ils  ne  s'opposent  pas  à  son 
départ  et  à  son  retour  auprès  de  son  frère  l'archiduc 
Philippe.  (Signature  autographe  précédée  de  ces  mots  : 
vostre  bon  père.)  —  1499.  Lettre  de  l'empereur  Maxi- 
milien à  sa  fille  l'archiduchesse  Marguerite,  princesse 
douairière  d'Espagne,  au  sujet  de  son  départ  de  ce 
royaume;  l'Empereur  a  ajouté  de  sa  main  enpost- 
scriptum  :  «  Ma  fille,  le  plus  grant  désir  que  j'ay  est 
de  vous  veoir  après  vostre  grant  voyage  et  aventure.. 

le  devoir  qu'il  me  sera  possible  que  ce  soit 

brief Maxi.  vostre  bon  père  »).  —  Sans  date  ; 

vers  1500.  Lettre  autographe  de  l'empereur  Maximi- 
lien à  l'archiduchesse  Marguerite,  sa  fille,  la  remer- 
ciant de  l'avoir  informé  de  l'heureux  accouchement  de 
l'archiduchesse  Jeanne,  femme  de  Philippe  le  Beau(l). 
—  Sans  date  ;  vers  1500.  Instructions  pour  la  percep- 
tion de  la  taxe  imposée  sur  les  fiefs  et  arrière-fiefs 
pour  le  service  de  guerre. 


(1)  L'enfant  dont  Tarchiduchesse  Jeanne  venait  d*accoucher 
heureusement,  paraît  être  Tarchiduc  Charles,  plus  tard  Charles- 
Quint,  né  à  Gand,  le  25  février  1500. 


i 


CHAiMBRK  DKS  COMPTES  DR  LILLK.  —  TRESOR  DKS  CHARTES.  —  FLANDRE  EN  GENERAL. 


277 


B.  1288.  (Carton.)  —  4  pièces,  1  rouleau  et  1  cahier, 

7  feuillets,  papier. 

Sans  «late  ;  JL\'^  «lèclc. —  Flandre  en  général. 

—  «  Les  ordonnances  faictes  comment  le  grant  marissal 
ou  son  lieutenant  se  doibvent  conduire  avecques  ung 
prévost  des  marisaus  ou  son  lieutenant,  tan  t  en  la  guerre 
comme  en  temps  de  pais,  ensuivant  les  articles  chi  après 
déclairés.  »  —  Paris,  le  28  juin,  sans  date  d'année  ; 
XV*  siècle.  Lettres  d'Anselme  (Anseau)  de  Salins  (?), 
seigneur  de  Montf errât,  à  la  comtesse  de  Flandre, 
au  sujet  des  procès  qu'elle  avait  à  Paris,  de  la  mort  du 
roi  d'Espagne  et  de  la  guerre  entre  les  Français  et  les 
Anglais.  —  Inventaire  des  titres  concernant  une 
maison  appartenant  à  la  comtesse  Marguerite  de 
Flandre  et  construite  sur  un  terrain  acheté  par  elle 
de  Pierre  Coquillier  et  sis  à  Paris,  près  de  son  hôtel. 

—  Mémoire  pour  la  justification  du  droit  «  de 
connaissance  sur  toutes  les  choses  appelées  landeghaen 
dans  les  trois  ammanies  par  les  hauts  renneurs  de 
Flandre.  —  Mémoire  de  Tévêque  d'Arras,  chancelier 
du  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  de  la  réforme  de  la 
justice  criminelle  dans  les  Flandres.  —  Copie  incom- 
plète et  informe  du  traité  conclu,  à  la  médiation  du 
roi  de  France,  entre  l'empereur  Maximilien  et  l'archi- 
duc Philippe  le  Beau,  d'une  part,  et  les  trois  membres 
de  Flandre  :  Gand,  Bruges  et  Ypres,  de  l'autre. 

B.  1280.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  13  pièces,  papier  ; 

1  sceau  incomplet. 

IMIf-iMId.  —  Flandre  en  général.  —  Toume- 
hem,  le  9  janvier  1501.  Lettre  d'Antoine,  bâtard  de 
Bourgogne,  à  Messieurs  les  Chevaliers  do  la  Toison 
d'Or,  pour  s'excuser  de  ne  pouvoir  assister  au  chapitre 
dudit  Ordre  qui  doit  se  tenir  à  Bruxelles,  le  16  janvier 
suivant,  en  informant  qu'il  se  fera  représenter  par  un 
procureur  ;  même  lettre  à  l'archiduc  Philippe  le  Beau, 
dans  laquelle  il  invoque,  pour  ne  pas  se  rendre  à  son 
invitation  d'aller  le  voir  et  d'assister  au  chapitre  de  la 
Toison  d'Or,  «  la  maladie  et  débilitation  dont  il  est 
oppressé  tant  par  vieillesse  comme  par  le  dur  temps 
qu'il  fait.  »  —  12  août  1501.  Compte  des  aides  payées 
par  les  ch&tellenies  de  Lille,  Douai  et  Orchies,  présentés 
à  l'archiduchesse  Marguerite  par  maître  Gilles  du  Bois, 
présentement  son  receveur  général  de  Cassel.  — 
Viltz,  le  30  décembre  1504.  Lettre  par  laquelle 
Volgang,  seigneur  de  Polan,  lieutenant-général  de 
Temperear  Maximilien  en  Autriche  et  chevalier  de  la 


Toison  d'Or,  s'excuse  auprès  de  l'archiduc  Philippe  le 
Beau  de  ne  pouvoir  se  rendre  au  chapitre  de  l'Ordre 
qui  doit  se  tenir  le  13  avril  suivant  et  constitue  pour  le 
représenter  le  prince  Charles  de  Chimay.  —  Anvers, 
le  30  décembre  1504.  Lettre  de  l'archiduc  Philippe  le 
Beau  à  Claude  de  Silly,  son  ambassadeur  auprès  du 
roi  et  de  la  reine  de  Castille,  d'avoir  à  solliciter  la 
réponse  aux  lettres  qu'il  leur  a  adressées  concernant 
«  le  fait  de  notre  Ordre  ».  —  17  mars  1505.  Instruc- 
tions au  sujet  de  la  vente  de  portions  de  domaines  en 
Flandre  pour  subvenir  aux  nécessités  présentes.  — 
23  août,  sans  date  d'année;  vers  1505.  Mémoire  en 
forme  d'instruction,  présenté  à  l'archiduc  Philippe  le 
Beau  sur  ce  qu'il  avait  à  répondre  à  un  ambassadeur 
du  roi  Louis  XII  qui  s'était  plaint  des  entreprises  faites 
sur  la  souveraineté  du  roi  de  France  en  Flandre  et  en 
Artois.  —  21  octobre  1505.  Lettre  de  l'archiduc  Phi- 
lippe le  Beau,  roi  de  Castille,  etc.,  par  lesquelles  il 
renonce  à  plusieurs  entreprises  faites  par  les  gens  de 
son  Conseil  à  rencontre  de  la  souveraineté  du  roi  de 
France  en  Flandre  et  en  Artois.  —  26  octobre,  sans 
date  d'année  ;  vers  1505.  Note  concernant  la  réponse 
à  une  lettre  relative  à  la  régale  en  Flandre,  dans  le  pays 
de  Waës  et  en  Ostrevant. —  Berghes,  le  12  juin  1507. 
Mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  aux  gens  de 
la  Chambre  des  Comptes,  à  Lille,  leur  demandant  de  lui 
envoyer  copie  du  «  povoir  qu'avoil  le  duc  de  Zas  (Saxe) 
par  deçà  et  autres  dont  mémoire  a  été  fait  ».  —  Malines, 
le  14  juillet  1507.  Mandement  de  l'archiduchesse 
Marguerite  à  Laurent  du  Blyoul,  greffier  de  la  Toison 
d'Or,  d'avoir  à  assister  aux  obsèques  de  Philippe  P', 
archiduc  d'Autriche,  roi  de  Castille,  qui  auront  lieu  le 
18  dudit  mois,  ^  habillé  de  vostre  personne  de  robbe  et 
chaperon  de  deuil,  le  plus  honnestement  que  pourrez.  » 
—  Brixen,  le  13  février  1508.  Lettres  par  lesquelles 
l'empereur  MaximUien  et  l'archiduc  Charles  d'Au- 
triche accordent  à  rarchiduchosse  Marguerite,  leur 
fille  Qt  tante,  10.000  écus  d'or  en  reconnaissance  des 
peines  qu'elle  prend  pour  le  gouvernement  des  Pays- 
Bas.  —  Lille,  le  15  mai  1508.  Lettre  des  gens  de  la 
Chambre  des  Comptes  de  Lille  à  l'archiduchesse 
Marguerite,  au  sujet  de  l'état  du  domaine  de  l'archiduc 
Charles  d'Autriche.  —  1508.  Copie  de  l'arrêt  du 
parlement  de  Paris,  rendu  dans  le  procès  entre  Jean 
Du  Bois,  chevalier,  et  les  échevms  et  ville  de  Bruges, 
au  sujet  des  fournitures  de  munitions,  d'armes,  etc., 
faites  à  ladite  ville  par  feu  Philippe  de  Crèvecœur, 
seigneur  dudit  lieu,  maréchal  de  France,  dont  ledit 


L 


278 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Jean  Du  Bois  était  le  seul  héritier.  —  Vers  1508. 
Projet  d'accord  entre  l'archiduc  Charles  d'Autriche  et 
les  héritiers  de  Louis,  Claude,  Antoine  et  Nicaise 
Sanguins,  de  Paris,  au  sujet  des  7.660  livres  tournois 
dont  ils  se  prétendaient  créanciers  vis-à-vis  du  feu  roi 
de  Castille. 

B.  1290.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  l'i  pièces 
et  4  cahiers,  24  feuillets,  papier. 

iftOB^IftiS.  —  Flandre  en  sénéral.  —  Malines, 
le  18  avril  1509.  Copie  de  la  promesse  faite  par  l'archi- 
duchesse Marguerite  à  l'empereur  Maximilien  de,  pen- 
dant le  gouvernement  des  Pays-Bas  dont  elle  avait  été 
investie,  ne  destituer  aucun  officier,  ni  de  n'en  instituer 
aucun  autre  jouissant  de  gages  supérieure  à  50  florins, 
sans  le  consentement  de  l'Empereur  ;  de  ne  nommer 
aux  bénéfices  que  ceux  marqués  sur  le  rôle  dressé  avec 
l'Empereur  et  de  ne  disposer  d'aucune  finance  que 
jusqu'à  la  concurrence  de  100  florins  à  la  fois.  —  1509. 
Mémoire  adressé  à  Roland  Lefebvre  pour  faire 
augmenter  par  l'Empereur  les  revenus  de  l'archi- 
duchesse Marguerite.  —  1509.  «  Mémoire  au 
sieur  de  Berghes  de  ce  qu'il  dira  à  l'Empereur, 
mon  seigneur  et  père ,  de  ma  part  »,  touchant 
le  gouvernement  de  la  Flandre  et  des  Pays-Bas. 
—  1509.  «  Mémoire  à  monseigneur  le  Trésorier 
Général  messire  Roland .  Lefebvre ,  seigneur  de 
Thamise,  de  ce  qu'il  aura  à  poursuyvir  devers 
l'Empereur  de  par  Madame  à  l'ayde  des  seigneurs 
ambassadeurs  de  Pardeça.  »  —  Bruxelles,  le  27  août 
1510.  Mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  à 
Jean  Rousseau,  conseiller  et  procureur  général  de 
l'Empereur  et  de  l'Archiduc,  d'avoir  à  poureuivre 
énergiquement  tous  gens  d'église  et  autres  qui 
s'arrogeraient  le  droit  de  rendre  la  justice  et,  en 
particulier,  un  nommé  sire  Josse  le  Poris,  de  Gand, 
qui,  non  content  de  s'être  ingéré  dans  l'administration 
de  la  justice,  s'est  outrageusement  rebellé  contre  un 
officier  qui  lui  en  faisait  défense.  —  Gand,  le 
U  octobre  1510.  Copie  de  la  renonciation  faite  par  les 
procureurs  du  sieur  d'Esquerdes  aux  arrérages  d'une 
rente  de  2.166  livres,  7  sols,  4  deniers  que  l'empereur 
Maximilien  et  l'archiduc  Charles  d'Autriche  lui 
d,evaient,  en  garantie  de  l'obligation  des  Trois 
Membres  de  Flandre.  —  1510.  Requêtes,  information 
et  copie  de  l'accord  entre  l'empereur  Maximilien  et 
l'archiduc  Charles  d'Autriche,  d'une  part,   et  Jean 


Du  Bois,  seigneur  d'Esquerdes,  de  l'autre,  au  sujet 
d'une  somme  de  32.000  livres  due  audit  sieur 
d'Esquerdes  par  les  Trois  Membres  de  Flandre  et  dont 
lesditsprinces  étaient  garants  et  parlequel  accord  ils  lui 
assignent  une  rente  de  2.166  livres,  7  sols,  4  deniers, 
à  prendre  sur  les  domaines  d'Arras,  de  Hesdin  et  de 
Béthune.  —  Malines,  janvier  1511.  Minute  d'une 
lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite  à  l'Empereur 
pour  lui  annoncer  qu'elle  envoie  vers  lui  les  seigneurs 
de  Nassau  et  de  Chièvres,  ses  cousins,  de  Berghes, 
les  trésorier  et  receveur  généraux  avec  Marnix,  son 
secrétaire,  pour  lui  exposer  plusieurs  choses  «  concer- 
nans  grandement  le  bien  et  honneur  de  vous  et  de 
monseigneur  mon  nepveur  ».  —  Malines,  janvier 
1511.  Minute  d'une  lettre  de  l'archiduchesse  Margue- 
rite à  l'empereur  Maximilien,  le  priant  d'avoir  pour 
agréable  le  don  qu'elle  a  fait  au  seigneur  de  Sanzelles, 
grand  écuyer  de  l'Archiduc,  son  neveu,  et  à  la 
demoiselle  d'Entremont,  l'une  de  ses  filles  d'honneur, 
à  chacun  d'une  somme  de  2.000  écus  d'or,  en  avan- 
cement de  leur  mariage  qu'elle  vient  de  traiter.  — 
11  et  12  septembre  1512.  Acquisition  de  la  terre  de 
Leetkin,  près  Middelbourg,  en  Flandre,  au  profit  de 
TArchiduc.  —  Sans  date,  après  1513.  Lettre  incom- 
plète relative  aux  démarches  faites  à  la  cour  de 
France,  au  sujet  du  règlement  des  afiaires  de  l'archi- 
duchesse Marguerite  de  Bourgogne. 

B.  1291.  (Carton.)  —  3  pièces  et  2  cahiers,  19  feuillets, 
parchemin;  9  pièces,   1   registre  recouvert  en  parchemin  et 

1  cahier,  151  feuillets,  papier. 


f  6i4-tft0ll.  —  Flandre  en  général.  —  Lille,  le 
26  janvier  1514.  Avis  des  gens  de  la  Chambre  des 
Comptes  de  Lille,  au  sujet  des  droits  de  souveraineté 
appartenant  aux  comtes  de  Flandre. —  Lille,  le  29  jan- 
vier 1514.  Copie  d'une  lettre  d'Alard  de  la  Porte,  lieu- 
tenant du  gouverneur  de  Lille,  au  sujet  des  cas  royaux, 
privilèges  et  souveraineté  dont  on  devait  traiter  avec 
les  commis  et  députés  du  roi  de  France,  à  Péronne.— 
Radenberg,  le  1"  février  1514.  Lettres  patentes  de 
l'empereur  Maximilien  et  de  l'archiduc  Charles 
d'Autriche  par  lesquelles  ils  nomment  le  duc  Frédéric 
de  Bavière,  comte  palatin  du  Rhin,  comme  gouverneur 
de  la  personne  et  des  pays  dudit  archiduc  Charles 
d'Autriche,  conformément  à  l'accord  conclu  entre 
les  rois  d'Aragon  et  d'Angleterre,  déclarant  qu'il 
occuperait  la  première  place  dans  les  conseils  après 
celle  de  la  gouvernante  Marguerite  d'Autriche.  — 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  CASSEL. 


279 


14  juin  1514.  Mémoire  sur  les  moyens  de  fournir  à 
l'empereur  Maximilien  50.000   ou  60.000  livres  de 
40  gros.  —  Sans  date  ;  vers  1514.  Mémoire  sur  les 
affaires  judiciaires  et  cas  de  justice  en  Flandre  dont 
on  ne  devait  pas  porter  l'appel  au  parlement  de  Paris. 
—  Sans  date  ;  vers  1514.  Avis  rendu  par  le  Conseil  de 
Malines  au  sujet  du  ressort  du  parlement  de  Paris, 
des  cas  royaux  et  de  la  souveraineté  du  roi  de  France 
en  Flandre.  —  Vers  1514.  Avis  du  Conseil  de  Flandre 
au  sujet  du  ressort  du  parlement  de  Paris  et  des  cas 
royaux  en  Flandre.  —  Lille,  le  26  janvier  1515.  Avis 
des  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille  sur 
quelques    articles    proposés   en    la   conférence   de 
Péronne  par  les  députés  du  roi  de  France  à  ceux  de 
l'archiduc  Charles  d'Autriche,  au  sujet  des  droits  du 
Roi  en  Flandre.  —  1517-1520.  Recueil  de  placards, 
d'ordonnances    et     de    pièces   diverses   concernant 
l'administration  de  la  Flandre  et  des  Pays-Bas.   — 
1517-1520.  Copies  de  lettres  patentes  relatives  à  la 
nomination  des  commissaires  qui  doivent  travailler  au 
renouvellement  du  transport  de  Flandre.  —  Bruxelles, 
le  7  octobre  1531 .  Ordonnance  de  l'empereur  Charles- 
Quint  statuant  sur  le  fait  de  la  secte  luthérienne,  les 
abus  des  monnaies,  la  diversité  des  coutumes,  les  abus 
commis  par  les  notaires  et  tabellions,  les  monopoles 
sur  les  vivres  et  autres  marchandises,  les  banqueroutes, 
les  vagabonds,  les  buveries  et  ivrogneries^  l'expor- 
tation des  chevaux,  le  désordre  des  habillements,  les 
blasphèmes  et  opprobres  de  Dieu,  etc.  ;  copie  sur 
papier  de  ladite  ordonnance.  —  12  avril  1540.  Copie 
des  lettres  de  ratification  par  l'Empereur  de  la  vente 
de  rentes  faite  sur  le  domaine  pendant  son  absence.  — 
Bruxelles,  le  27  octobre  1555.     Procès-verbal    du 
serment  fait  par  Philippe,  prince  d'Espagne,  archiduc 
d'Autriche,  de  maintenir  les  privilèges  et  franchises 
de   la   Flandre.    —    1569.    Déclaration   des   villes 
champêtres,  avec    le    nombre    des    feux    qu'elles 
renferment,  sises  dans  les  Flandres  et  relevant  de 
Tautorité  du  Roi  Catholique. 

Layettes  65  à  69.  (Flandre).  Cassel, 
Hazebrouck,  Renesgure,  Meryille,  NnsppE. 

B.  1292.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ;  8  sceaux, 
la  plupart  en  mauvais  état. 

i9t9-t9»8.  —  Chàtellenle  et  vlUe  de  CaMel. 

—  Lille,  le  24  octobre   1218.  («  Actum   est  hoc  et 
recognitum   Insulà,   die  mercurii  proxiniâ   ante 


festum  apostoloru7}i  Simonis  et  Jude,  anno  Domini 
M^  CC^  octavo   decimo  »).   Lettres   par  lesquelles 
Michel  de  Harnes,  connétable  de   Flandre,  cède  à 
Jeanne,  comtesse  de  Flandre,  la  chfttelleDie  de  Cassel. 
—  Lille,  mars  1219.  («  Actum  Imulis,  fnense  martio, 
anno  Domini  M^  CC^  octavo  decimo  »).  Lettres  du 
même  connétable  faisant  remise  à  l'église  de  Watten 
de  certains  droits  qu'elle    lui  devait.   —  Ypres,   le 
16  décembre  1224.  {o  Datum  Ipris,  die  lune  post 
festum    sancte    Lucie,    anno    Domini    millesimo 
ducentesimo  vircsinio  quarto,  mcnse  DecembrH  i^). 
Lettres  par  lesquelles  Michel  de  Boulers,  connétable 
de  Flandre,  déclare  avoir  vendu  à  Jeanne,  comtesse 
de  Flandre,  les  250  hœuds  d'avoine  de  rente  annuelle 
qui  lui  avaient  été  accordés  en  échange  de  la  châtelle- 
nie  de  Cassel.  —  Lille,  le  22  octobre  1226.  («  Datwu 
Insuiis,  anno  Domini  AP  CC^  vicesimo  sexto,  feria 
quinta  post  festum   beati   Luce  »).  Accord  entre 
Jeanne,  comtesse  de  Flandre,  et  Michel  de  Boulers  et 
de  Harnes,  au  sujet  de  la  cession  delà  châtellenie  de 
Cassel  en  échange  de  terres  sises  à  Alost.  —  St-Amand, 
le  12  août  1227.  (^t^Actuîu  apud  SanctumAmandum, 
anno    Dom^ini    millesimo    ducentesimo   vicesimo 
septimo  »).  Lettres  de  Michel  de  Boulers  et  de  Harnes, 
connétable  de  Flandre,  au  sujet  de  terres  à  Alost,  des 
villes  d'Erembaudeghem  et  de  Haltre  qui  lui  avaient 
été  cédées  en  échange  de  la  châtellenie  de  Cassel.  — 
Maie,  le  5  avril  1260.  («/l  Maie,  l'ati  del  Incarnation 
M  ce  sissante  et  nuef,  le  vem^edi  après  les  trois 
semaines  de  Paskes  »).  Lettres  par  lesquelles  Gérard 
de  Remenghcles  s'oblige  à  donner  des  terres  à  Gui, 
comte  de  Flandre,  s'il  ne  rachète  pas  la  dîme  qui  lui 
appartient  dans  le  village  d'Ecke,  dans  la  chfttellenie 
de  Cassel,  ladite  dîme  engagée  pour  six  ans  au  chapitre 
de    Thérouano.  —  21  avril  1269.  («  Daium  anno 
Domini  M^  CC^  LXIX^,   Dominica  qud  cantatur 
Cantate  >).  Requête  du  même  au  comte  de  Flandre  le 
priant  de  confirmer  l'engagement  de  cette  dîme  audit 
chapitre  de  Thérouane.  — 16  avril  1279.  («  Uati  del 
Incarnation  M  CC  sissante  dis  et  nuef,  le  diemence 
après  les  octaves  de  Paskes  »).  Lettres  par  lesquelles 
les  échevins  de  Cassel  déclarent  que  dans  le  cas  où  le 
produit  du  tonlieu  de  cette  ville  viendrait  à  diminuer 
par  suite  de  l'établissement  de  la  franche  foire  que 
leur  a  accordée  Gui,  comte  de  Flandre,  ils  s'engagent 
à  indemniser  ce  dernier  de  la  perte  qu'il  éprouverait 
par  suite  de  cette  diminution.  —  Sans  date  ;  vers  1298. 
Noms  des  personnes  de  la  châtellenie  de  Cassel  qui 


L 


280 


ARCHIVES  DU  NORD. 


ont  tenu  le   parti    du   Roi  (de  France)  pendant  la 
dernière  guerre. 

B.  i21).3.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin. 


f  SOA-iSi4.  —  Châtellealeet  ^llle  de  Ciiwiel.— 

Sans  date  ;  vers  1304.  Requête  des  habitants  d'Ecke 
au  comte  de  Flandre  afin  d'obtenir  la  confirmation 
par  lui  d'un  accord  qu'il  ont  passé  avec  les  Français 
afin  que  leur  village  ne  soit  plus  incendié  par  eux. 

—  23  mai  1310.  (« Sabbato  post  Cantate  «>). 

Nomination  par  l'official  de  Thérouane  do  commis- 
saires chargés  de  contraindre,  sous  peine  d'excomu- 
nicalion,  le  bailli  de  Gassel  à  relâcher  certains  clercs 
mis  en  prison  pour  voies  de  fait  et  blessures.  — 
27  mai  1310.  («  La  veille  de  r Ascension  »),  Lettres 
desdits  commissaires  audit  officiai  l'informant  que  le 
bailli  de  Gassel  a  refusé  de  relâcher  lesdits'  clercs 
prisonniers  sans  un  ordre  du  comte  do  Flandre  et, 
qu'en  conséquence,  ils  l'ont  dénoncé  publiquement 
comme  excomunié.  — 8  janvier  1314.  («  Le  7uardi 
après  le  Typhaine  mil  trois  cens  et  b^èze  >).  Acte  par 
lequel  Jean  Ployebanch,  garde  de  la  prévôté  de  Paris, 
fait  connaître  qu'on  a  publié  dans  les  paroisses  de 
cette  ville  que  toutes  les  personnes  ayant  des  titres 
où  se  trouve  le  sceau  de  Robert,  sire  de  Gassel, 
eussent  à  les  faire  vérifier  attendu  que  le  scel  dudit 
Robert  est  perdu. —  Le  4  octobre  1314.  («  Le  vendredi 
après  /a  Saint  Refni  »)  (1).  Assignation  des  procureurs 
de  la  dame  de  Gassel,  du  comte  et  de  la  comtesse  de 
Bar,  et  de  demoiselle  Jeanne  de  Beaugency,  dame  de 
la  Ferté,  par  les  commissaires  délégués  des  baillis 
d'Orléans  et  de  Ghartres. 

B.  1294.  (Carton.)  —  42  pièces  et  5  rouleaux,  parchemin  ; 
1  cahier,  8  feuillets,  papier  ;  41  sceaux  écrasés  ou  incomplets 

et  de  nombreux  fragments. 


iSf  »-f  SSf .  —  Chàtcllenle  «t  ville  de  CaMel. 

—  Gand,  le  2  octobre  1315 .(«  Le  lendemain  du  jour 
St-Remi  *).  Lettres  par  lesquelles  Robert,  comte  de 
Flandre,  donne  à  Robert,  son  fils,  sire  de  Gassel, 
toutes  les  terres,  rentes  et  revenus  que  Jean,  comte 


(1)  Lii  date  de  Tannée  étint  presque  complètement  effacée, 
il  est  impossible  de  la  déterminer  d*une  manière  précise. 
Godefroy  a  lu  1314.  Il  semble  que  cette  pièce  est,  an  contraire, 
.de  beaucoup  plus  postérieure,  puisqii*il  y  ait  fait  mention  de  la 
comtesse  de  Bar,  dame  de  Cassel. 


de  Namur  tenait  dans  le  comté  de  Flandre.  —  Sans 
date;  vers  1320.  État  des  reliefs   de  fiefs  que  le 
châtelain  de  St-Oraer  et  le  seigneur  de  St- Venant 
reconnaissent    appartenir    aux    Templiers    dans   la 
chfttellenie  de  Gassel,  avec  ceux  que  tenait  des  mêmes 
religieux  François  de  Haveskerque.  —  Gourtrai,  le 
23  avril  1322.  («  Le  venredi  après  closes  Pasques.,D). 
Mandemenl  de  Robert,  comte  de  Flandre,  à  Robert, 
sire  do  Gassel,  son  fils,  d'avoir  à  recevoir  l'hommage 
de  Jean  do  Haveskerque  pour  des  fiefs  situés  dans  les 
châtellenies  do  Gassel,  Warnelon  et  Pont  d'Estaires  ; 
—  deux  vidimus  de  ce  mandement,  tous  deux  sous  le 
scel  de  la  prévôté  de  Paris,  l'un  du  7  juillet  1384, 
l'autre  du  5  février  1389.  —  Paris,  on  Parlement,  le 
14  mars  1323.  Arrêt  du  parlement  de  Paris  donnant 
acte  à  Robert  de  Flandre,  sire  de  Gassel,  des  protes- 
tations par  lui  faites  déclarant  que  la  réception  de 
Louis,  son  neveu,  en  la  foi  et  hommage  du  Roi  pour  le 
comté  de  Flandre,  ne  pourra  préjudicier  audit  Robert 
dans  le  cas  où  ledit  Louis  viendrait  à  mourir  sans 
enfants  ;  —  autre  arrêt  sous  la  même  date,  recevant 
les  protestations  faites  par  Louis,  comte  de  Flandre, 
contre  celles  de  Robert,  sire  de  Gassel,  son  oncle  ;  — 
vidimus   de  cet  arrêt  sous  le  scel  de  Léon  Loncle, 
garde  de  la  prévôté  de  Paris,   en   dale   du  samedi 
19  mars  1324.  —  Paris,  en  Parlement,  le  17  mars  1324. 
Mandement  du  roi  Gharle  IV  au  bailli  de  Vermandois 
lui  prescrivant  de  faire  exécuter  l'arrêt  obtenu  par 
Robert  de  Flandre,  sire  de  Gassel,  contre  Mathieu 
de  Lorraine  et  Louis,   couite  de  Flandre.  —  1324. 
Statuts  et  règlements  pour  la  châtellenie  de  Gassel, 
faits  et  donnés  par  Jean  Jote,  bailli  de  Gassel,  à   ce 
commis   par    Robert   de   Flandre,  sire   de  Cassel, 
ensuite  de  l'enquête  tenue  à  ce  sujet  par  ledit  bailli 
le  4  juillet  1324.  —  Gand,  le  9  novembre  1326.  Com- 
mission donnée  par  Louis,  comte  de  Flandre,  à  Jean 
de  Tournai,  bailli  de  Fumes,  pour  défendre  à  Robert, 
sire  de  Gassel,  de  poursuivre  l'ajournement  donné  à 
Jean,  comte  de  Namur,  jusqu'à  ce  que  lui-même  ait 
fait  droit  en  sa  cour.  — 19  novembre  1326.  («  Le  nier- 
crediy  jour  de  Ste- Elisabeth  i>).    Nomination    de 
Chrétien  Janin,  sergent,  pour  exécuter  la  commission 
ci-dessus.  —  1329.  Information  faite  par  le  bailli  de 
Gravelines  pour  savoir  à  qui  devait  appartenir  un  mât 
échoué  audit  lieu  et  touchant  les  bornes  et  étendue  de 
la  seigneurie  du  seigneur  de  Gassel  du  côté  de  la  mer. 
—  Paris,  en  Parlement,  le  15  mai  1330.  Ordonnance 
de  Philippe  VI,  roi  de  France,   réglant   les  droits 


J 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  —  CASSEL. 


281 


respectifs  de  Robert  de  Flandre  et  des  seigneurs  de  la 
châtellenie  de  Cassel.  — 1330.  Faits,  articles,  raisons, 
etc.  dans  la  contestation  entre  Robert,  seigneur  de 
Cassel,  et  l'hôpital  Sl-Jean  de  Jérusalem,  au  sujet 
des  empêchements  mis  par  le  bailli  du  bois  de  Nieppe 
en  la  justice  et  seigneurie  dudit  hôpital,  dans  les 
paroisses  de  La  Bourre,  Berquin  et  Hazebrouck, 
châtellenie  de  Cassel.  —  Amiens,  le  21  février  1331. 
(«  Le  joeudi  procham  après  les  Brandoris,  l'an  de 
grâce  mil  CCC  trente  »).  Mandement  de  Galeran  de 
Vauls,  bailli  d'Amiens,  au  sergent  de  ce  bailliage 
d'assigner  au  parlement  de  Paris  Louis,  comle  de 
Flandre,  pour  y  répondre  aux  griefs  de  Robert, 
seigneur  de  Cassel,  touchant  l'échange  des  villes  de 
Bergues,  Nieuport  et  Donze  (Deynze  ).  —  28  février 
1331.  (<f- le  jeudi  avant  la  Mi-Catx'me  i>).  Rapport 
dudil  sergent  au  bailli  d'Amiens.  —  Même  date. 
Transmission  de  ce  rapport  par  le  bailli  au  parlement 
de  Paris.  — 23  février  1331.  («  Le  samedi  après  le 
jour  des  Brandons,  au  Palais  à  Paris  »).  Récépissé 
des  pièces  remises  par  Josse  de  La  Wastine,  clerc  de 
Robert  de  Flandre,  seigneur  de  Cassel,  à  Nicolas  de 
Tournai,  au  sujet  du  procès  entre  ledit  Robert  et 
Louis,  comte  de  Flandre.  —  28  février  1331.  («Le 
jeudi  après  Reminiscere  »).  Protestations  devant  les 
commissaires  du  Roi  par  le  procureur  de  Robert, 
seigneur  de  Cassel,  contre  Louis,  comte  de  Flandre, 
qui  voulait  réunir  à  son  domaine  les  villes  de  Bergues, 
Nieuport  et  Donze, —  1*'  mars  1331.  Adhéritement  par 
Thomas  Vastin  d'une  rente  en  grains,  assignée  sur 
des  héritages  sis  à  Caudescure,  paroisse  de  Vieux- 
Berquin,  au  profit  de  Robert  de  Flandre,  seigneur  de 
Cassel.  —  Paris,  le  5  juin  1331.  Arrêt  du  parlement 
de  Paris  admettant  la  dame  de  Cassel  et  ses  enfants  à 
faire  hommage  au  comte  de  Flandre,  sans  préjudicier 
à  l'exemption  de  la  juridiction  dudit  comte  qui  leur 
est  acquise  suivant  appel  interjeté  au  même  parlement 
par  feu  Robert  de  Flandre,  seigneur  de  Cassel  ;  — 
vidimus  de  cet  arrêt  sous  la  date  du  lundi  2  mars  1332. 
—  Paris  en  Parleipent,  le  8  juin  1331.  Mandement  du 
roi  Philippe  de  Valois  au  bailli  de  Lille  pour  commettre 
un  sergent  afin  d'entendre  de  la  dame  de  Cassel  les 
requêtes  qu'elle  voulait  présenter  à  Louis,  comte  de 
Flandre,  au  sujet  des  hommages  dus  à  ce  dernier.  — 
Courtrai,  le  7  juin  1331.  Commission  donnée  par 
I^uis,  comte  de  Flandre,  à  Henri  de  Metkerke  pour 
saisir  et  mettre  en  sa  main  tous  les  biens  qui  appar- 
tenaient à  Robert,  seigneur  de  Cassel,  au  jour  de  son 


décès.  — 9  juin  1331.  Relation  du  sergent  chargé  de 
l'exécution  de  ladite  commission.  —  Paris,  le  22  juin 
1331 .  («  Le  samedi  avant  la  Nativité  SI- Jean-Baptiste^ 
à  Montreuil  »).  Mandement  de  Philippe  de  Valois  au 
bailli  d'Amiens  de  commettre  un  sergent  pour  ouïr  les 
requêtes  que  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel, 
doit  faire  au  comle  de  Flandre  à  l'efliit  de  la  recevoir 
en  son  hommage,  et  pour  recueillir  les  réponses  dudit 
comle  ;  commission  donnée  par  le  bailli  d'Amiens  pour 
cet  objet  (même  date).  —  Paris,  le  30 juin  1331.  Ajour- 
nement au  Parlement  par  le  roi  Philippe  de  Valois,  de 
Louis,  comle  de  Flandre,  pour  y  répondre  des  violences 
commises  par  lui  et  ses  officiers  contre  la  da me  de  Cassel 
et  ses  enfants  en  s'emparant  du  château  de  Bornhem. 
—  Même  date.  Mandement  du  Roi  au  bailli  d'Amiens 
pour  maintenir  la  dame  de  Cassel  en  sa  sauvegarde  et 
ajourner  le  comte  de  Flandre  au  parlement  do  Paris, 
aux  fins  ci-dessus,  sous  le  vidimus  de  Jean  de  Folle- 
ville,  garde  de  la  prévôté  de.  Paris,  en  date  du  mardi 
9  août  1390.  —  Même  date.  Commission  donnée  par 
Louis,  comte  de  Flandre,  pour  mettre  en  sa  main  les 
enfants  et  les  biens  de  feu  Robert  de  Cassel,  en  atten- 
dant qu'il  soit  décidé  à  qui  le  gouvernement  et  la  tutelle 
en  appartiendront.  —  10  juillet  1331.  («  Le  mercredi 
prochain  après  le  jour  de  la  quinzaine  de  la  Saint- 
Jehan  »).  Procès-verbaux  louchant  l'hommage  fait  à 
Ypres  par  la  dame  de  Cassel,  Jeanne  de  Bretagne,  au 
comte  de  Flandre. —  Juillet-août  1331.  Commissions  et 
avis  au  sujet  de  celte  affaire.  —  Paris,  17  juillet  1331. 
Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Châlillon,  comte  de 
St-Pol,  se  constitue  caution  de  Jeanne,  dame  de  Cassel, 
envers  Louis,  comle  de  Flandre,  à  cause  de  la  tutelle 
des  enfants  de  ladite  dame;— Paris,  18  juillet  1331.  Pro- 
curation de  Jean  de  Châlillon  à  cet  effet. —  «  A  Vouray- 
lez-nostre  chasteau  du  Lair  [Vouvray)  »,  le  23  juillet 
1331.  («  Le  îtiardi  après  la  Magdelainne  »).MÔme 
constitution  de  caution  faite  en  faveur  de  la  dite  dame 
de  Cassel  par  Jean,  comte  de  Dreux,  sire  de  Montpen- 
sier,  de  St-Valéry,  etc.  —  Breteuil  en  Normandie,  le 
23  juillet  1331.  Mandement  du  roi  Philippe  de  Valois 
au  bailli  d'Amiens  d'avoir  à  établir  lois  et  justice  dans 
les  terres  de  la  dame  de  Cassel  et  de  Jean  de  Flandre, 
son  fils,  jusqu'à  ce  que  le  comte  de  Flandre  ait  reçu 
ladite  dame  en  son  hommage.  —  Même  date.  Autre 
mandement  au  même  bailli  de  commettre  un  sergent 
pour  entendre  les  requêtes  que  la  dame  de  Cassel, 
fera  au  comte  de  Flandre  au  sujet  de  l'hommage 
qu'elle  lui  doit  à  cause  de  son  douaire  et  de  la  tutelle 


Nord.  —  Skrib  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


36 


282 


ARCHIVES  DU  NORD. 


de  son  fils.  —  Blois,  le  25  juillet  1331.  («  Le  jour  (le 
feste  saint  Jacques  et  saint  Christo/le  »).  Lellres  de 
Gui  de  Châtillon,  comte  de  Blois,  par  lesquelles  il  se 
rend  plè(/e  et  caution  de  la  dame  de  Gassel.  — Breteuil 
en  Normandie,  le  27  juillet  1331.  Commission  donnée 
par  le  roi  Philipe  de  Valois  au  bailli  d'Amiens  pour 
contraindre  Louis,  comte  de  Flandre,  à  rendre  à  la 
dame  de  Cassel  et  à  ses  enfants  les  terres  et  château 
de  Bomhem. 

B.  1295.  (Carton.)  —  53  pièces  et  4  rouleaux,  parchemin  ; 
33  sceaux,  la  plupart  brisés,  écrasés  ou  incomplets. 

Août-Movenibre  tSSi.  —  Chàtellcnle  et  ville 
de  Cassel.  —  Beauquesne,  le  5  août  1331.  Commis- 
sion du  bailli  d'Amiens  à  Enlart  Deule,  bourp:eois  de 
St-Omer,  pour  établir  lois,  justice  et  échevins  dans  les 
terres  de  Jeanne  de  Gassel  et  de  Jean  de  Flandre,  son 
fils.  —  Ypres,  le  7  août  1331.  Acte  notarié  par  lequel 
Jean  de  Mailly,  au  nom  de  Jeanne  de  Bretagne,  dame 
de  Gassel,  demande  à  Louis,  comte  de  Flandre,  la 
tutelle  de  Jean  de  Flandre,  fils  de  ladite  dame,  si 
mieux  n'aime  ledit  comte  avoir  cett^  tutelle  qui  n'a 
pu  lui  être  accordée  à  cause  de  son  absence  de  sa  cour. 

—  8  août  1331.  («  Le  jeudi  avant  la  St-Laurent  i>). 
Relation  d'Alard  de  Lille,  sergent  du  Roi  au  bailliage 
d'Amiens,  des  sommations  faites  au  comte  de  Flandre 
à  Ypres  par  la  dame  de  Gassel ,  de  recevoir  ses  sûretés 
et  cautions  pour  la  tutelle  de  son  fils.  —  Août  1331- 
février  1332.  Autres  relations,  avis  et  commissions 
concernant  cette  affaire,  —  22  août  1331.  («  Le  joesdy 
après  le  Assumption  Nostre  Baine  my  aoust  »). 
Relation  de  Jean  de  Mailly  et  Alard  de  Lille,  sergents 
royaux,  des  exploits  par  eux  faits  pour  remettre  la 
dame  de  Gassel  en  possession  des  villes  de  Bergues, 
Bourbourg,  Gravelines,  Dunkerque,  Nieuport  et  autres, 
dans  laquelle  elle  était  troublée  parle  comte  de  Flandre. 

—  St-Germain-en-Laye,  le  24  août  1331.  Lettres  du 
roi  Philippe  de  Valois  ordonnant  que  la  dame  de  Gassel 
fera  sommer  par  un  sergent  le  comte  de  Flandre  de  la 
recevoir  en  foi  et  hommage.  —  2  mars  1332.  Vidimus 
de  ces  lettres.  —  St-Germain-en  Laye,  le  24  août  1331. 
Mandement  du  roi  Philippe  VI  au  bailli  d'Amiens  de 
commettre  un  sergent  pour  entendre  les  requêtes  de 
Jeanne  de  Gassel  et  les  réponses  du  comte  de  Flandre. 

—  Même  date  et  5  octobre  1^1 .  Autres  lettres  du  même 
prince  ajournant  le  comte  de  Flandre  au  parlement  de 
Paris  pour  recevoir  l'hommage  de  la  dame  de  Gassel 


et  répondre  sur  les  atlenlats  par  lui  commis  touchant 
la  tutelle  des  enfants  de  cette  princesse  ;  vidimus  de 
cet  acte  sous  le  scel  de  Jean  de  Milon,  garde  de  la 
prévôté  de  Paris,  en  date  du  11  octobre  1331.  —  17  et 
28  septembre  11331.  Lettres  de  Guillaume,  sire  de 
Goucy,  et  de  Gui  de  Laval,  sire  de  Pacy,  seconsliluant 
cautions  de  la  daine  de  Gassel  à  cause  de  la  tutelle  de 
ses  enfants.  —  Septembre  1331.  Quittance  de  12  livres 
délivrée  par  Gordowan  van  Borre,  reward  du  pays  de 
Gassel,  à  Michel  Boman,  au  sujet  de  la  recette  appar- 
tenant à  la  dame  de  Gassel.  —  Amiens,  8  octobre  1331. 
Gommission  du  bailli  d'Amiens  pour  ajourner  Jeanne 
de  Bretagne,  dame  de  Gassel,  en  l'assise  de  Montreuii 
sur  l'opposition  formée  par  le  comte  de  Flandre  à 
l'établissement  des  lois,  justices  et  échevins  en  la  terre 
de  ladite  dame. — 14  octobre  (^le  lundi  après  la  Saint- 
Benisp),  15  octobre  («/e  mardi  après  laSaint'Denis^)^ 

18  octobre  («  le  vendredi  jour  Saint-Luc^  évangélisi^  »  j, 
19,  20  et  22  octobre  1331.  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
sire  de  Walincourt,  Alix,  dame  de  Haverskerque  et 
de  Beau  val,  Alix  de  Mouchy,  dame  de  Pontrohart, 
Marie,  sa  fille,  Jean,  Mathieu.  Drieus  (?)  Robert  de 
St-Venant,  Jean,  châtelain  de  Bourbourg,  Isabelle  de 
Flandre,  sa  femme,  Sohier  de  Gourtrai  le  Jeune,  Jean 
de  Morbecque,  Jean  Palstre,  se  constituent  cautions 
de  la  dame  de  Gassel  envers  le  comte  de  Flandre  pour 
la  tutelle  de  ses  enfants.  —  17  octobre  1331.  («2ie 
jeusdi  prochain  avant  la  Saint  Luc»).  Sentence 
rendue  à  Montreuii  entre  Louis,  comte  de  Flandre,  et 
Jeanne,  dame  de  Gassel,  au  sujet  de  l'hommage  à 
rendre  par  ladite  dame  (îomme  ayant  la  tutelle  de  ses 
enfants.  —  24  octobre  1331 .  («  Le  jeudi  ap^'ès  Saint 
Luc,  èvanyêliste  »).  Procuration  de  Boucha  ri  Volckin 
pour  se  constituer  caution  de  la  dame  de  Gassel  à 
propos  de  la  tutelle  de  ses  enfants.  — 18  octobre  1331. 
(<  Le  venredi  après  jour  Saint  Luc  »).  Quittance 
d'une  somme  de  7  livres  donnée  par  Gopin  Louart  à 
Denis  Ghampigneu,  receveur  de  la  dame  de  Gassel.  — 

19  octobre  1331.  («  Le  samedi  apj'^ès  le  jour  saint 
Luc  »).  Lettres  de  Sohier  de  Gourtrai,  chevalier,  par 
lesquelles  il  se  rend  caution  pour  Jeanne  de  Bretagne, 
au  sujet  de  Jean  de  Flandre,  son  fils.  —  Montreuii,  le 
23  octobre  1331.  («  Le  7nercredi  après  Saint  Luc  >). 
Gommission  donnée  par  Galeran  de  Vaulx,  bailli 
d'Amiens,  au  premier  sergent  royal  requis  pour 
ajourner  au  Parlement  la  dame  de  Gassel,  ses  enfants 
et  leurs  tuteurs,  à  l'effet  de  reprendre  les  causes 
pendantes  entre   Louis,  comte  de  Flandre,   et  feu 


CHAMBRE  DES  COMl>TES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  ~  CASSEL. 


283 


Robert,  seigneur  de  Cassel,  leur  mari  et  père;  — 
copies  de  cette  commission.  —  28  octobre  1331.  («  Le 
hindi  jour  de  Saints }/mo7i  etJiide^].  Procuration 
de  Jean  de  Haverskerque,  seigneur  de  Watten,  pour 
se  constituer  caution  de  la  dame  de  Cassel.  —  Gand, 
le  30  octobre  1331.  Procès-verbal  des  réquisitions, 
sommations  et  protestations  faites  par  la  dame  de 
Cassel  aux  baillis  et  officiers  du  comte  de  Flandre,  à 
Ypres,  Bruges,  Maie,  Damme,  Ardembourg  et  Gand, 
de  la  recevoir  à  l'hommage  par  elle  dû  audit  comte  à 
cause  de  la  tutelle  de  son  fils. —  1*'  et  4  novembre  1331 . 
(«  Vendredi  jour  de  Toussains  »).  Lettres  par  les- 
quelles Cordouan  de  le  Bourre,  chevalier,  et  Jean  de 
Haverskerque,  sire  de  Watten,  se  constitueut  cautions 
de  la  tutelle  des  enfants  de  la  dame  de  Cassel.  — 
3  novembre  1331.  («  Le  dimanche  après  la  Tous- 
sains  »).  Relation  faite  par  Huart  de  Mailly,  sergent 
royal  du  bailliage  d'Amiens,  du  refus  fait  par  le  comte 
de  Flandre  de  recevoir  l'hommage  que  la  dame  de 
Cassel  a  offert  de  lui  prêter  à  Ypres.  —  8  novembre 
1331.  («  Le  vendredi  avant  la  St-Martin  d'hive^^  >]. 
Commission  du  bailli  d'Amiens  au  premier  huissier 
requis  de  se  transporter  à  Ypres  pour  assister  aux 
nouvelles  offres  d'hommage  de  la  dame  de  Cassel  au 
comte  de  Flandre  ;  —  doubles  de  cette  commission  et 
de  la  relation  du  sergent  Huart  de  Mailly.  —  8  novem- 
bre 1331.  Avis  du  bailli  d'Amiens  au  parlement  de 
Paris.  —  Même  date.  Sentence  du  bailli  d'Amiens 
prescrivant  que  les  lois  et  échevins  établis  dans  les 
terres  de  la  dame  de  Cassel  et  de  Jean  de  Flandre, 
son  fils,  demeureront  ;  de  laquelle  sentence  le  procu- 
reur du  comte  de  Flandre  se  porta  appelant.  — 
15  novembre  1331.  («  Le  vendredi  après  la  St-Martin 
d*hiveri>).  Récépissé  par  Jean  de  Mees,  écuyer,  des 
pièces  concernant  le  procès  de  la  dame  de  Cassel 
contre  le  comte  de  Flandre.  — Amiens,  le  21  novembre 
13îil.  Commission  du  bailli  d'Amiens  pour  intimer  au 
Parlement  la  dame  de  Cassel,  sur  l'appel  interjeté  par 
le  comte  de  Flandre  d'une  sentence  rendue  contre  lui 
par  ledit  bailli  au  profit  de  ladite  dame.  —  1331. 
Mémoire  pour  la  dame  de  Cassel  contre  le  comte  de 
Flandre  et  le  sire  d'Enghien  touchant  le  bail  des 
enfants  de  la  dite  dame  de  Cassel.  —  1331.  État  des 
causes  que  maître  Jean  de  StrGermainmont  doit  plaider 
pour  madame  de  Cassel.  —  Sans  date;  vers  1331. 
Mémoires  des  preuves  des  attentats  commis  par  le 
comte  de  Flandre  contre  Robert  de  Cassel. 


B.  i296.  (Carton.)  —  60  pièces,  parchemin  ;  .38  sceaux  brisés, 

écrasés  ou  incomplets. 

iSS9.—  Châtellenle  et  ville  de  C'amMsI.—  Paris 
en  Parlement,  le  22  janvier  1332.  (  «  A7ino  Domini 
niillesihioCCC^  ttHcesituo  pri7no»).kvvk\,  du  Parle- 
ment donnant  acte  à  la  dame  de  Cassel  de  ses  protes- 
tations que  le  débat  mû  entre  le  sire  de  Fieules,  d'une 
part,  le  comte  de  Flandre  et  Josse  de  Hemsrode , 
d'autre  part,  au  sujet  de  certains  héritages  vendus 
audit  Josse  par  Marie  d'Aubigny,  veuve  du  cliâtelain 
d'Ypres,  ne  lui  portera  aucun  préjudice,  ni  à  Jean  de 
Flandre,  son  fils,  de  qui  ces  héritages  relèvent  ;  double 
de  cet  arrêt.  —  Même  date.  Mandement  de  Jeanne  de 
Bretagne,  dame  de  Cassel,  à  son  receveur  de  Flandre 
de  payer  à  Jean  Ailenbourse,  bourgeois  de  Paris,  une 
somme  qu'elle  lui  avait  empruntée.  —  Paris,  en 
Parlement,  le  18  février  1332.  (  «  Anno  Domini 
AP  CCC^  triccsirno  primo  *).  Reprise  par  Jeanne  de 
Bretagne,  dame  de  Cassel,  comme  tutrice  de  ses 
enfants,  de  la  cause  d'appel  interjeté  par  feu  Robert, 
son  mari,  contre  le  comte  de  Flandre.  —  Même  date. 
Arrêt  du  parlement  de  Paris  qui  reçoit  cette  reprise. 

—  Paris,  le  19  février.  Mandement  du  roi  Philippe  de 
Valois  au  comte  de  Flandre,  à  l'effet  de  recevoir  de 
Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  l'hommage 
qu'elle  lui  doit  pour  la  tutelle  de  Jean  et  d'Yolande^ 
ses  enfants;  vidimus  de  ce  mandement.  —  Même 
date.  Lettres  du  roi  Philippe  de  Valois,  confirmant 
l'accord  conclu  entre  le  comte  de  Flandre  et  la  dame 
de  Cassel,  au  sujet  du  même  hommage,  moyennant 
lequel  le  Comte  devait  faire  remise  à  ladite  dame  des 
terres  de  Bomhem  et  de  Rodes;  vidimus  de  ces  lettres. 

—  Paris,  le  22  février  1332.  Lettres  par  lesquelles 
Philippe  de  Valois  déclare  que  Jeanne,  dame  de 
Cassel,  comme  tutrice  de  ses  enfants,  a  promis, 
lorsqu'elle  serait  mise  par  le  comte  de  Flandre  en 
possession  du  château  de  Bornhem  et  de  la  terre  de 
Rodes,  que  ledit  comte  demeurerait  quitte  de  la  somme 
due  pour  le  partage  de  feu  Robert  de  Flandre,  son  oncle  ; 
double  vidimus  de  cet  acte.  —  Compiègne,  le  24 
février  1332.  Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte  de 
Flandre,  agrée  que  toutes  personnes  se  rendent 
cautions  envers  lui  pour  Jeanne,  dame  de  Cassel,  au 
sujet  de  la  tutelle  de  ses  enfants.  —  25  février  1332. 
(  <c  Le  7nardi  après  la  /este  Saint-Pierey  eu  février, 
Va7i  mil  CCCXXXI  >  ).  —  Commission  donnée  par 
Jean  de  Milon,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  à  Adam 
de  Horut,  sergent  du  roi  en  la  vicomte  de  Paris, 


284 


ARCHIVES  DU  NORD. 


d'ajourner  au  Parlement  la  dame  de  Cassel  sur  une 
requête  que  le  duc  d'Enghion  prétend  faire  au  sujet 
de  la  tutelle  des  enfants  de  ladite  dame.  —  27  février 
1332.  Promesses  par  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de 
Cassel,  d'indemniser  Godefroi  de  Sombreffe,  Sohier 
le  Courtrisien  et  son  fils,  chevalier,  Jean  de  Forme- 
zelles,  écuyer,  Jean  de  Watten,  écuyer,  Eléonore  de 
Gavre,  dame  de  Pitgam,  Jean  de  Bailleul,  chevalier, 
Alix,  dame  de  Haverskerque  et  de  Beauval,  qui  se 
sont  rendus  cautions  pour  elle  envers  le  comt«  de 
Flandre.  —  28  février  1332.    Pareille  promesse  à 
l'égard  de  Philippe  de  Haverskerque,  chevalier,  s'enga- 
geant  de  plus  la  dite  dame,  à  déterminer  le  duc  de 
Bretagne  et  le  comte  de  Montfort  à  ce  que  ses  enfants 
ne  contractent  pas  mariage  avant  l'âge  requis  sans  le 
consentement  du  comte  de  Flandre.  —  Melun,  le 
6  mars  1332.  Commission  donnée  par  le  roi  Philippe 
de  Valois  à  maître  Jean  de  Moulins     son  clerc,  et 
Jean  Deleaune,  lieutenant  du  bailli  de  Lille,  pour  aller 
vers  le  comte  de  Flandre  ouïr  les  requêtes  que  la 
dame  de  Cassel  prétendait  lui  faire  et  les  réponses  du 
Comte. —  Paris,  en  Parlement,  le  8  mars  1332.  Arrêt 
par  défaut  rendu  en  faveur  de  la  dame  de  Cassel 
contre  le  chapitre  de  St-Amé  de  Douai.  —  21  mars 
1332.  (<^Le  sa?)iedi  prochain  après  les  octaves  des 
Brandons  XXl^  jour  de  march.  Van  de  grâce  mil 
CCCXXXI^),  Relation  faite  par  les  commissaires  du 
Roi  de  ce  qui  s'est  passé  à  Ypres  lorsque  Jeanne  de 
Bretagne  ,  dame  de  Cassel,  fit  hommage   au  comte 
de  Flandre,  et  donna  les  cautions  requises  à  cause  do  la 
tutelle  de  ses  enfants;  —  deux  copies. —  4  avril  1332. 
(<t  Van  de  grâce  mil  trois  cent  trente  et  un  an  (1),  le 
samedillir  jour  d* avrils).  Relation  de  ce  qui  s'est 
passé  en  la  Salle  d'Ypres  où  Jeanne  de  Bretagne, 
dame  de  Cassel ,  offrit  de  faire  l'hommage  dû  par  elle 
au  comte  de  Flandre,  comme  tutrice  de  ses  enfants. 
—  Cassel,  5  avril  1332.  Protestation  de  Baudouin  de 
Créqui,  chevalier,  déclarant  n'être  point  soumis  à  la 
taille  lovée  dans  la  châtellenie  de  Cassel  par  Jeanne 
de  Bretagne.  —  Ypres,  16  avril  1332.  Lettres  par 
lesquelles  Sohier  de  Courtrai  se  porte  caution  de  la 
dame  de  Cassel.  —  2  mai  1332.  (  «  Le  samedy  après 
Quasimodoy^).  Lettres  par  lesquelles  Adam  de  Dours, 
sergent   royal  au    bailiage  d'Amiens,  déclare  avoir 


(1)  C'est  par  erreur  que  Godefroy  dans  son  inventaire  chrono- 
logique a  daté  cette  pièce  de  1331.  La  mention  du  samedi 
4  avril  ne  peut  se  rapporter  qu'à  1332, 


proclamé  dans  les  terres  de  la  dame  de  Cassel  la 
cessation  do  pouvoir  des  baillis  et  échevins  y  établis 
par  le  comte  do  Flandre.  —  Paris,  en  Parlement,  le 
17  juillet  1332.    Lettre   du    roi  Philippe  de  Valois 
rendant  exécutoire  un  arrêt  du  Parlement  rendu  entre 
Jeanne  de  Bretagne  et  Louis,  comte  de  Flandre.  — 
Paris,  le  26  août  1332.  Commission  donnée  par  le  Roi 
à  deux  de  ses  conseillers  pour  faire  une  enquête  en  la 
cause  (non  spécifiée)  pendante  entre  Louis,  comte  de 
Flandre,   et   Jeanne,  dame  de  Cassel.  —  Lille,  le 
9  octobre  1332.  («  Le  jour  Sfiint'Deius>),  Commis- 
sions de  Renard  de  Choiseul,  gouverneur  de  Lille, 
pour  retirer  du  château  de  Nieppe,  Pierre  Leroux, 
prisonnier  de  Jeanne  de  Cassel.  —  2  novembre  1332. 
(«  Le  jour  desâmez»).  Commission  des  conseillers 
du  Roi  pour  ajourner  par  devant  eux  les  témoins  que  la 
dame  de  Cassel  voudrait  produire  en  sa  cause  d'appel 
contre  le  comte  de  Flandre.  —  Paris,  le  9  novembre 
1332.  («  Le  lundi  avant  Saint-Martin  d'tiiver*]. 
Relation  de  cette  commission  faite  par  Alardin  de 
Lille,  sergent  royal  au  bailiage  d'Amiens. —  18  novem- 
bre 1332.  (  «  Le  mercredi,  jour  des  octaves  de  la 
Saint-Martin  d'y  ver  »).  liOttres  de  Jeanne  de  Bretagne^ 
dame  de  Cassel,  et  des  exécuteurs  du  testament  de 
feu  Robert  de  Flandre,  seigneur  de  Cassel,  faisant 
publier  dans  toutes  les  églises  de  Flandre  que  tous 
ceux  qui  auraient  quelque  chose  à  réclamer  au  sujet 
de  ce  testament  ou  du  fail  de  ce  prince,  pourraient  se 
présenter  à  Cassel  ou  à  Dunkerque.  —  Paris,  le 
21  novembre  1332.  Lettres  de  Philippe,  roi  de  France, 
mandant  à  son  bailli  d'Amiens  de  ne  point  troubler 
Jeanne  de  Bretagne  et  les  exécuteurs  du  testament  de 
Robert   de  Flandre,  au   sujet  do  l'exécution  de  ce 
testament.  —  1332.  Ecritures  au  sujet  des  débats 
entre  la  dame  de  Cassel   et  le  comte  de  Flandre 
concernant  le  bail  de  ses  enfants.  —  1332.  Lettres  par 
lesquelles  Bouchard  Volekin,  écuyer,  Cordouan,  sire 
de  le  Bourre,  chevalier,  Eléonore  de  Gavre,  dame  de 
Pilgam,  Tartarin  de  Ronescure,  Philippe  de  Haves- 
kerque,  Jean  de  Morbecque,  écuyer,  se  portent  cautions 
ou  donnent  procuration  pour  se  porter  cautions  pour 
la  dame  de  Cassel.  —  Sans  date  ;  vers  1332.  Protes- 
tations de  Jeanne,  dame  de  Cassel,  contre  Louis,  comte 
de  Flandre,  concernant  un    procès    pendant  entre 
eux    par  devant  Jean  Mallet  et  Bertrand  Desprez, 
écuyers,  commissaires  du  Roi  en  cette  partie.  —  1332. 
Lettres  par  lesquelles  Dreux  de  St-Venant,  chevalier, 
Robert  de  St-Venant,  aussi  chevalier,  Eléonore  de 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  CASSEL. 


285 


Gavre,  Alix  de  Mouchy,  dame  de  Pontrouard,  Jean  de 
Morbecke ,  donnent  procuration  pour  se  porter 
cautions  de  la  dame  de  Cassel.  —  Sans  date  ;  vers 
1332.  Requête  présentée  au  Parlement  par  la  dame  de 
Cassel  en  son  nom  et  comme  ayant  le  bail  de  ses 
enfants,  pour  faire  contraindre  le  comte  de  Flandre  à 
lui  remettre  les  terres  et  château  de  Bomhem.— 1332. 
Rêfonnation  des  offices  dans  la  terre  de  la  dame  de 
Cassel. 


B.  1297.  (Carton.)  —  29  pièces,  parchemin  ; 
21  sceaux  en  mauvais  état. 


iSSS.  —  Châtellcnic  et   ville  de  Cmmmei.  -< 

Amiens,  le  2  janvier  1333.  («  Lendemain  du  jour  de 
Van  »).  Commission  du  lieutenant  du  bailli  d*Âmiens 
pour  retirer  Pierre-Ruphi  Leroux  du  château  de  Nieppe 
où  la  dame  de  Cassel  le  retenait  en  prison  et  l'amener  à 
Paris  sous  bonne  garde.  —  6  janvier  1333,  à  Roye  en 
Vcnnandois.  (  «  Mercredi  après  V Epiphanie  »  ). 
Rapport   d*Adrien    de    Louvencourt    au    bailli    de 
Vermandois,  au  sujet  de  l'affaire  de  Jean  dé  Ziesselles, 
ex-receveur  de  Robert  de  Flandre,  sire  de  Cassel.  — 
Même  date.  Rapport  du  môme  au  sujet  de  la  restitution 
à  Jeanne,  dame  de  Cassel,  du  château  de  Bomhem 
avec  l'artillerie  qui  s'y  trouvait  et  de    la  terre  de 
Rodes.  —  17  janvier,  (  «  le  prochain  samedi  après  les 
vint  jours  de  Noël  t)  et  28  janvier,  (  «  le  jeudi  après 
la  Conversion  Saint  Pol  »).  1333.  Relations  de  Wales 
de  Hautecloke,  sergent  du  roi,  commis  par  le  bailli 
d'Amiens  pour  faire  relâcher  Pierre  Leroux,  prison- 
nier au  château  de  Nieppe.  —  Hesdin,  le  2  février 
1333.  (  «  Le  mardis  jour  de  la  Chandelière,   Van 
MCCCXXXII  >  ).  Commission  donnée  par  le  bailli 
d'Amiens  au  premier  sergent  de    ce  bailliage  pour 
ajourner  la  dame  de  Cassel  et  son  châtelain  de  Nieppe 
au  sujet  d'excès  commis  contre  le  doyen  de  Cassel.  — 
St-Omer,  le  samedi  13  février.   Sentence  du  bailli 
d'Amiens  renvoyant  devant  le  Parlement  l'évèque  de 
Thérouane,   d'une   part,    la   dame  de  Cassel,   son 
châtelain  de  Nieppe  et  Alardin  de  Lille,  de  rautre^  à 
l'occasion  de  l'emprisonnement  d'un  clerc.  —  Amiens, 
le  15  avril  1333.  Commission  du  bailli  d'Amiens  pour 
ajourner  au  Parlement  la  dame  de  Cassel,  à  la  requête 
de  la  dame  de  Haverskerque,  du  seigneur  de  Pernes 
et  autres,  au  sujet  de  l'emprisonnement  des  baillis  et 
échevins  desdits  impétrants,  au  mépris  de  la  sauvegarde 
du  Roi;  copie  de  cette  commission.  —  Paris,  le 


26  avril  1333.  Arrêt  remettant  au  prochain  Parlement 
la  cause  pendante  entre  l'évèque  de  Thérouanne  et  la 
dame  de  Cassel.  — 14  mai  1333.  (  «  Le  Illl^jour,  en 
V assise  qui  commencha  le  venredl  prochain  après 
VAsceiision  »  ).  Sentences  du  bailli  d'Amiens,  rendues 
en  l'assise  de  Montreuil,  entre  la  dame  de  Cassel, 
d'une  part,  et  Jean  de  Heuchin,  Cordouan  de  la  Bourre, 
chevaliers,  Guilbert  de    Pernes,  Jean    de  Watten, 
écuyers ,    le   seigneur   de   Montigni ,    la    dame    de 
Haverskerque,     Jean     de     Brekin,     d'autre    part; 
concernant   l'emprisonnement    de    leurs    baillis   et 
échevins.  —  15  mai  1333).  («  Tje  samedi  ajjrèsla  feste 
Saint'Michiel  »  ).  Mandement  des  commissaires  du 
Roi  au  premier  sergent  royal  pour  signifier  à  la  dame 
de  Cassel,  au  procureur  du  Roi  et  à  Pierre  Leroux,  les 
continuation  et  prolongation  de  la  cause  d'entre  les 
parties.  —  Paris,  en  Parlement,   le  15  juin    1333. 
Mandement   du   roi  Philippe   de    Valois    au   bailli 
d'Amiens    pour   ajourner   au    Parlement   plusieurs 
seigneurs  et  vassaux  de  la  châtellenie  de  Cassel  qui 
s'opposaient  au  payement  des  sommes  dues  par  leurs 
sujets  à  Jeanne,  dame  de  Cassel.  —    Même  date. 
Commission  du  même  prince   pour  ajourner  aussi 
Hue  de  Lorraine  au  sujet  de  la  demande  de  restitution 
faite  par  la  dame  de  Cassel  de  la  dot  de  Mahaut  de 
Flandre,  femme  de  Mathieu  de  Lorraine.  —  Paris,  le 
24  juillet  1333.  Mandement  du  même  prince  pour 
ajourner  les  comtes  de  Flandre  et  de    Namur   au 
parlement  de  Paris,  à  la  réquisition  de  Jeanne  de 
Bretagne,  dame  de  Cassel,  à  raison  de  défaut  de  foi  et 
hommage  par  ledit  comte  de  Namur  et  autres  pour  les 
fief  et  seigneurie  de  Bailleul.  —  31  juillet   1333. 
Commission  du  bailli  d'Amiens  pour  faire  ajourner 
Hue  de  Lorraine  â  la  requête  de  la  dame  de  Cassel.  — 
24  octobre  1333.  (<  Le  dimanche  après  la  St-Luc  »  ). 
Relation  de  Hue  de  Mailli,  sergent  royal  au  bailliage 
d'Amiens,  au  sujet  de  cet  ajournement.  —  28  octobre 
1333.  («  Jour  de  Si-Simon  et  de  St-Jude  »  ).  Certificat 
du  bailli  d'Amiens  au  sujet  de  la  même  relation.  — 
•  Avignon,  le  1«'  septembre  1333.  (  «  Kalendis  septemr 
bris  pontificatus  domini  Johannis  pape  XX II,  anno 
decimo  septimo  »  ).    Lettres    de   Gaucelin,    évêque 
d'Albano,   par   lesquelles   il  soumet  à  la  sagesse  de 
l'évèque  de  Thérouane  la  demande  adressée  au  Pape 
par  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  pour  être 
dispensée  déjeuner.  —  18  septembre  1333.  Commis- 
sion de  Jacques  Rousselet,  clerc  du  Roi,  et  de  Pierre 
Danccurre,  conseiller,  pour  ajourner,  par  devant  eux, 


ARGEIIVES  DU  NORD. 


à  St-Omer,  à  la  requête  de  la  dame  de  Cassel,  le 
procureur  du  Roi  et  Pierre  Leroux,  ci-devant  bailli 
de  Warneton,  pour  .entendre  les  témoins  de  ladite 
dame.  —  9  octob^e  1333.  («  Le  IIIP  jour  de  VcLSsise 
(lui  coitimencha  le  tnerquedi  prochain  après  le 
Sawt'Reniy  »  ).  Congé  de  cour  accordé  par  lo  prévôt 
du  bailliage  d'Amiens  à  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de 
Cassel,  pour  les  assises  de  Montreuil,  dans  une  afifaire 
de  ladite  dame  contre  Guilbert  de  Pernes,  écuyer, 
qui  n'avait  point  comparu.  —  Novembre  1333. 
(Constitution  par  Pierre  Leroux,  procureur  général  du 
comte  de  Flandre,  de  Jean  Dupois,  Laurent  Martel  et 
autres  comme  ses  substituts  devant  les  auditeurs  au 
bailliage  d'Amiens.  —  1333.  Lettres  par  lesquelles 
Marie  de  Pontreward,  du  consentement  de  Guillaume, 
sire  de  Heuchin,  son  mari,  se  porte  caution  de  la 
tutelle  des  enfants  de  la  dame  de  Cassel.  —  Sans 
date  ;  vers  1333.  Mémoire  des  demandes  et  répétitions 
de  la  dame  de  Cassel  contre  Hue  de  Lorraine. 


B.  1298.  (Carton.)  —  28  pièces,  parchemin  ; 
17  sceaux  écrasés  ou  incomplets. 


tSS4-tSSI^.  —  ChAtellenle  et  ville  de  CmmI. 

—  Audenarde,  le  24  février  1334.  Mandement  de  Louis, 
comte  de  Flandre,  à  la  dame  de  Cassel  pour  Tinviter 
à  venir  le  servir  à  la  guerre  qu'il  soutient  contre  Jean, 
duc  de  Brabant.  —  Amiens,  le  4  avril  1334.  Commis- 
sion de  Jean  Ducange,  lieutenant  du  bailli  d'Amiens, 
pour  ajourner  au  Parlement  la  veuve  de  Pierre  Leroux, 
à  l'effet  d'y  reprendre  le  procès  dudit  Pierre  contre  la 
dame  de  Cassel.  —  20  avril  1335.  («  Le  jeudi  après 
le  jour  de  Pâques  »\  Relation  de  Jean  de  Beaurain, 
sergent  royal  au  bailliage  d'Amiens.  —  5  mai  1335. 
Lettre  d'avis  du  bailli  d'Amiens  au  Parlement.  — 
Paris,  en  Parlement,  le  5  juin  1334.  Arrêt  donnant 
acte  à  la  dame  de  Cassel  de  n'avoir  pu  procéder 
contre  Pierre  Leroux  à  cause  du  décès  dudit  Pierre. 

—  Paris,  en  Parlement,  le  9  juin  1334.  Arrêt  rendu 
entre  la  dame  de  Cassel  et  Hue  de  Lorraine,  cheva-  • 
lier,  renvoyant  à  un  prochain  Parlement  toutes  les 
causes  pendantes  entre  eux.  —  Amiens,  19  août  1334. 
Lettres  du  roi  Philippe  de  Valois  admettant  la  dame 
de  Cassel  •  à  se  prononcer  sur  des  erreurs  contenues 
dans  un  arrêt  rendu  par  les  présidents  hors  Parlement, 
au  profit  du  comte  de  Flandre  contre  ladite  dame.  — 
29  septembre  1334.  Commission  du  bailli  de  Verman- 
dois  pour  signifier  au  comte  de  Flandre  de  restituer 


à  la  dame  de  Cassel  la  somme  perçue  par  lui  sur  le 
revenu  des  terres  de  Bapaume  et  de  Fampoux.  — 
26  octobre  1334.  («  Le  ?nercredi  avant  Si-Simon  et 
St-Ji(de  ».  Relation  du  sergent  Jacques  de  Fauquem- 
bergues.  —  St-Quentin,  le  3  novembre  1334.  Lettre  du 
bailli  de  Vermandois  au  Parlement  l'avisant  de  l'envoi 
des  commission  et  relation  ci-dessus. — 15  octobre  1334. 
Commission  de  Jean  Ducange,  lieutenant  du  bailli 
d'Amiens,  pour  ajourner  au  Parlement  le  comte  de 
Flandre,  à  l'effet  d'y  entendre  la  dame  de  Cassel  se 
prononcer  sur  des  erreurs  contenues  en  un  arrêt 
rendu  contre  elle  par  les  présidents  hors  Parlement 
au  profit  dudit  Comte.  —  Paris,  en  Parlement,  22 
février  1335.  Mandement  du  roi  Philippe  VI  au  bailli 
d'Amiens  pour  ajourner  au  Parlement  la  veuve  et  les 
héritiers  de  Pierre  Leroux,  jadis  bailli  de  Warneton, 
pour  y  reprendre  le  procès  dudit  Pierre  contre  la 
dame  de  Cassel. —  Paris,  en  Parlement,  le  15  mai  1335. 
Arrêt  remettant  au  prochain  Parlement  la  cause  pen- 
dante entre  Jeanne,  comlesse  d'Artois,  elles  religieuses, 
abbesse  et  couvent  de  Bomhem,  d'une  part,  et  Jeanne 
de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  en  son  nom  et  comme 
tutrice  do  ses  enfants,  et  l'hôpital  de  Gravelines, 
d'autre  part.  —  Même  date.  Lettres  du  roi  Philippe  de 
Valois  déclarant  que  toutes  les  causes  pendantes  entre 
Jeanne,  comlesse  d'Artois,  et  Jeanne,  dame  de  Cassel, 
seront  renvoyées  au  prochain  Parlement.  —  Paris,  en 
Parlement,  le  10  juillet  1335.  Arrêt  renvoyant  au 
prochain  Parlement  la  cause  pendante  entre  Jeanne, 
dame  de  Cassel,  Hue  de  Lorraine,  seigneur  de  Bèvre 
et  de  Martigny.  —  21  juillet  1335.  Lettres  de  Jeanne, 
dame  de  Cassel,  constituant  Roisil  du  Lo,  son  pro- 
cureur devant  tous  juges  délégués  ou  autres  justiciers. 
—  Montreuil,  le  2  août  13ÎJ5.  Commission  du  prévôt 
de  Montreuil  pour  ajourner  devant  lui  le  bailli  de 
Furnes  touchant  ses  exploits  en  la  châtellenie  de 
Cassel.  —  24  août  1335.  («  Le  jeudi  jour  de  la  Saint 
Barthélémy  »).  Relation  de  cet  ajournement.  —  1335. 
(«  Le  lundi  enssuivantj  l'an  dessus  dit  (1)  »).  Procès- 
verbal  de  la  mise  en  possession  au  profit  de  Bertrand 
des  Baux,  comte  de  Montcains  (Montescagues)^  et 
Marguerite  d'Aunay,  sa  femme,  veuve  de  Louis  de 
Flandre,  chevalier,  par  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de 
Cassel,  d'une  rente  sur  l'espier  de  Bergues,  assignée  à 
ladite  Marguerite  pour  son  douaire.  —  17  septembre 


(1)  Les  pièces  qui  précèdent  sont  du  mois  d'août  133r>. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  CASSEL. 


2S7 


1335.  (  «  Le  diemence  prochain  avant  la  saint 
Mathieu  »).  Sentence  du  bailli  d'Amiens  en  l'assise  de 
Montreuil  envoyant  au  Parlement  la  cause  pendante 
entre  le  sire  de  Rely,  chevalier,  et  Jean  de  Morbecque, 
écuyer.  —  Amiens,  le  7  novembre  1335.  Commission 
du  bailli  d'Amiens  à  Huart  de  Mailly,  sergent  du  Roi, 
pour  ajourner  au  Parlement,  Jeanne,  dame  de  Cassel, 
au  nom  et  comme  tutrice  d'Yolande  de  Flandre,  sa 
fille,  contre  Bertrand  de  Baux,  comte  de  Montcains, 
et  Marguerite,  sa  femme.  — 11  novembre  1335.  («  La 
nuit  de  St-Martin  d*hiver  »).  Semblable  ajournement 
fait  à  la  requête  de  Bertrand  des  Baux.  —  Paris,  en 
Parlement,  le  12  décembre  1335.  Arrêt  renvoyant  au 
prochain  Parlement  la  cause  pendante  entre  Jeanne, 
dame  de  Cassel,  et  Hue  de  Lorraine.  —  Sans  date  ; 
vers  1335.  Raisons  alléguées  devant  le  parlement  de 
Paris  par  Jean  de  Rely,  chevalier,  seigneur  de  Thil 
en  la  châtellenie  de  Cassel,  Jean  de  Berquin  et  Jean 
de  Morbe<îque,  contre  la  dame  de  Cassel  qui  avait  fait 
arrêter  les  échevins  de  ces  localités. 


B.  1299.  (Carton.)  —  27  pièces  parchemin  ; 
8  sceaux  en  mauvais  état. 


tSSU-tSSV.  —  Châtellenie  et  ville  4e  Cmmm^l. 

—  Paris,  le  26  février  1336.  Lettres  par  lesquelles 
Philippe  de  Valois,  roi  de  France,  ordonne  aux  com- 
missaires des  confiscations  en  Flandre,  de  surseoir  à 
la  poursuite  des  confiscations  mentionnées  dans  la 
requête  delà  dame  de  Cassel. —  Paris,  en  Parlement, 
lelO  avril  1336.  Arrêt  renvoyant  au  prochain  Parlement 
la  cause  pendante  entre  la  dame  de  Cassel  et  Hue  de 
lorraine.  —  Paris,  en  Parlement,  le  10  mai  1336. 
Arrêt  renvoyant  au  prochain  Parlement  la  cause  pen- 
dante entre  la  dame  de  Cassel  et  l'évêque  de  Thérouane. 

—  Paris,  en  Parlement,  le  18  décembre  1336.  Arrêt 
renvoyant  au  prochain  Parlement  toutes  les  causes 
pendantes  entre  la  dame  de  Cassel  et  le  comte  de 
Flandre. —  Paris,  en  Parlement,  décembre  1336.  Arrêt 
renvoyant  au  prochain  Parlement  la  •cause  pendante 
entre  la  dame  de  Cassel  et  Hue  de  Lorraine.  —  Même 
date.  Arrêt  renvoyant  au  prochain  Parlement  la  cause 
pendante  entre  la  dame  de  Cassel  et  Bertrand  des  Baux  ; 
double  de  cet  arrêt.  —  Sans  date  ;  vers  1336.  Estimation 
des  terres  de  Cassel,  Bergues,  Dunkerque,  Bourbourg 
et  autres  données  en  partage  à  feu  Robert  de  Flandre, 
seigneur  de  Cassel.  —  Paris,  le  27  mai  1337.  Lettres 
du  roi  Philippe  de  Valois  ajournant  toutes  les  causes 


qu'Eudes,  duc  de  Bourgogne,  et  sa  femme,  avaient  au 
Parlement  tant  comme  demandeurs  que  comme  défen- 
deurs. —  2  juillet  1337.  Commission  du  bailli  d'Amiens, 
pour  faire  intimer  la  dame  de  Cassel  sur  un  appel 
interjeté  par  les  comte  et  comtesse  d'Artois  ;  doubles 
de  cette  commission.  —  21  juillet  1337.  («  Le  lundi 
devant  la  Magdalainc  »).  Procuration  donnée  par  la 
dame  de  Cassel  pour  elle  et  pour  sa  fille  Yolande  de 
Flandre,  à  Tefietde  gérer  et  de  défendre  leurs  causes 
pardevant  tous  juges.  —  Poissy,  15  août  1337.  Mande- 
ment du  roi  Philippe  VI  à  la  dame  de  Cassel  d'obéir 
aux  députés  du  comle  de  Flandre,  envoyés  sur  les 
frontières  de  son  pays  pour  s'opposer  aux  ennemis  du 
Royaume.  —  Maubuisson-lez-Pontoise,  7  septembre 
1337.  Lettres  du  même  prince  déclarant  que  le  mande- 
ment précédent  ne  devra  porter  aucun  préjudice  à  la 
dame  de  Cassel.  —  Maubuisson-lez-Ponloise,  16  sep- 
tembre 1337.  Lettres  du  môme  prince  déclarant  que 
Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  continuera  à 
avoir  la  tutelle  et  le  gouvernement  d'Yolande  de 
Flandre,  sa  fille,  quoiqu'elle  ne  fût  plus  mineure; 
vidimus  de  cet  acte.  —  Même  date.  Mandement  du 
même  prince  au  bailli  d'Amiens  à  l'effet  d'assigner 
Louis,  comte  de  Flandre,  sur  la  requête  de  Jeanne, 
dame  de  Cassel,  et  d'Yolande  de  Flandre,  sa  fille, 
louchant  leurs  émancipation  et  décharge  de  tutelle. 
—  Cloître  de  l'église  StrJean  de  Nogent-le-Rotrou,  le 
10  octobre  1337.  («  Lidictione  quinta  ponti/icatus 
sanctissimi  patris  ac domini  nostri  Bénédicte j  divina 
providentia  pape  duodecimi  anno  terciOy  décima 
die  mensis  octobris,  die  veneris  post  festum  sancti 
Dyonisii  »).  Attestation  de  Samson  de  West,  prêtre, 
chanoine  do  Téglise  St-Jean  de  Nogent-le-Rotrou, 
qu'Yolande  de  Flandre,  fille  de  Jeanne  de  Bretagne, 
dame  de  Cassel,  et  de  feu  Robert  de  Flandre,  seigneur 
de  Cassel,  est  née  au  château  d'Alluyes  en  1326,  le 
lendemain  de  l'Exaltation  de  la  Ste-Croix  (15  septem- 
bre) .  —  11  octobre  1337 .    («  Le  samedi  après  la 
St-Denys  ») .  Même  attestation   de  la  part   de  Gui, 
évoque  du  Mans.  —  12  octobre  1337.  (<  Le  dimanche 
après  la  St-Denys  »).  Même  attestation  de  la  part  de 
frère  Jean  de  Fereria,  de  l'Ordre  des  PVères  Prêcheurs. 
— 1 6  octobre  1 337 .  («  Le  jeudi  de  Vocta  ve  de  St-Denys  ») . 
Même  attestation  de  la  part  de  Geoff*roi,  abbé  de  Saint 
Florentin  de  Bonneval.  — -  Maubuisson,  le  20  octobre 
1337.  Arrêt  renvoyant  à  la  quinzaine  après  la  Tous- 
saint les  causes  pendantes  entre  la  dame  de  Cassel  et 
le  comte  de  Flandre.  —  Paris,  le  21  novembre  1337. 


28S 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Loilres  par  lesquelles  le  roi  Philippe  de  Valois  déclare 
que  les  maîtres  des  requêtes  de  son  hôtel  ayant  rejeté 
la  demande  de  Jeanne,  dame  de  Cassel,  et  d'Yolande, 
sa  flUe,  tendante  à  leurs  émancipation  et  décharge  de 
tutelle,  lesdiles  Jeanne  et  Yolande  ont  protesté  ;  double 
de  cette  déclaration.  —  Même  date.  Mandement  du 
même  prince  concernant  les  droits  de  Jeanne  de  Cossel 
et  d'Yolande,  sa  fille,  à  rencontre  du  comte  de  Flandre. 


B.  i300.  (Carton.)  —  22  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux  incomplets 
et  de  nombreux  fragments  ;  1  bulle  en  plomb. 


tSS9-tS4t.  —  Chàtellcnle  et  yIIIc  de  €mm1. 

—  31  mars  1338.  (<^  Darain  jour  de  mars,  Vandegrâce 
mil  CCC  trente  et  sept  »).  Mandementdes  commissaires 
du  Roi  en  cette  partie  au  premier  sergent  de  la  prévoté 
deMontreuil,  d'ajourner  devant  eux  jusqu'à  dixsergents 
de  la  dite  prévoté  pour  excès  et  abus  par  eux  commis 
en  Flandre  dans  la  châtellenie  de  Cassel.  —  Paris,  en 
Parlement,  le  4  décembre  1338.  Arrêt  remettant  au 
prochain  Parlement,  la  cause  pendante  entre  Bertrand 
des  Baux  et  Jeanne,  dame  de  Cassel.  —  Paris,  en 
Parlement,  le  7  janvier  1339.  Autre  arrêt  remettant  au 
prochain  Parlement  la  cause  pendante  entre  Jeanne 
de  Bretagne,  dame  de  Cassel  et  Hue  de  Lorraine.  — 
Paris,  en  Parlement,  le  26  janvier  1339.  (  «  An?io 
Domini  millesimo  CCC^  tricesimo  octavo  *).  Arrêt 
renvoyant  au  prochain  Parlement  la  cause  pendante 
entre  la  dame  de  Cassel  et  Jean  de  Rely,  Jean 
du  Brequin,  chevaliers  et  Jean  de  Morbecque,  écuyer, 
au  sujet  des  échevins  du  Thil,  Berquin  et  Morbecque. 

—  PariSj  en  Parlement,  le  20  février  1339.  Arrêt  dé- 
cidant que  Yolande  de  Flandre,  quoique  majeure, 
ne  pourra  procéder  contre  Louis,  comte  de  Flandre, 
avant  d'avoir  été  mise  en  possession  de  ses  biens 
par  ledit  comte,  suivant  la  coutume  de  Flandre  ;  — 
copie  de  cet  acte.  —  Même  date.  Arrêt  interlocutoire 
rendu  entre  la  dame  de  Cassel  et  le  comte  de 
Flandre  sur  l'appel  du  bailli  dTpres.  —  Au  Bois  de 
Vincennes,  le  17  mars  1339.  Lettres  du  roi  Philippe 
de  Valois,  mandant  au  Parlement  et  à  tous  les 
officiers  de  justice  qu'il  proroge  jusqu'à  l'Ascension 
toutes  les  causes  que  la  dame  de  Cassel  et  sa  fille 
pouvaient  avoir  pour  leurs  terres  de  Flandre.  —  Même 
date.  Mandement  du  Roi  au  Parlement  à  cet  effet.  — 
6  avril  1339.  (  «  Le  lundi  après  Pâques  Fleuries  »  ). 
Commission  de  Pierre  Belagent,  garde  de  la  prévôté 
de  Paris,  pour  ajourner  au  Parlement  Yolande  de 


Flandre,  fille  de  Robert,  sire  de  Cassel,  afin  de 
reprendre  les  procès  que  ledit  feu  Robert  y  soutenait 
contre  le  comte  de  Flandre. —  Paris,  en  Parlement,  le 

3  mai  1339.  Mandement  du  roi  Philippe  de  Valois, 
ôrdonnantdetenirenétatjusqu'au  prochain  Parlement, 
toutes  les  causes  de  la  dame  de  Cassel  et  de  sa  fille 
Yolande  de  Flandre.  —  Avignon,  le  24  juin  1339. 
(«  Avenione,  VITI Kalendas  Julii,  pontifk-atus  nostri 
anno  quinto  5>).  Bulle  du  pape  Benoît  XII  accordant  à 
Henri,  comte  de  Bar,  et  à  Yolande  de  Flandre,  les 
dispenses  nécessaires  pour  contracter  mariage  malgré 
le  degré  de  consanguinité  qui  existe  entre  eux  ; —  même 
bulle  sous  le  vidimius  d'Etienne,  évêque  de  Noyon, 
daté  de  Paris,  le  1"  décembre  1339.  —  3  octobre  1339. 
Commission  de  receveur  de  ses  terres  en  Flandre  et  au 
comté  d'Alost,  donnée  par  la  dame  de  Cassel  à  Henri 
de  Metkerke.  —  Au  Bois  de  Vincennes,  le  10  décembre 
1340.  Mandement  du  roi  Philippe  de  Valois  de  tenir 
en  état  jusqu'au  prochain  Parlement  toutes  les  causes 
de  la  dame  de  Cassel  et  de  sa  fille,  excepté  celle 
qu*elles  ont  au  sujet  de  l'exécution  de  feu  Philippe 
de   Sohiercapelle.     —     Paris,     en    Parlement,    le 

4  janvier  1341.  Arrêt  accordant  à  Hue  de  Lorraine, 
chevalier,  jusqu'au  lendemain  de  la  Purification  de  la 
Vierge,  pour  répondre  aux  demandes  de  Jeanne  de 
Bretagne,  dame  de  Cassel  et  du  comte  de  Bar,  mari 
d'Yolande  de  Flandre.  —  Paris,  en  Parlement,  le  16 
janvier  1342.  Arrêt  renvoyant  au  prochain  Parlement 
la  cause  pendante  entre  la  dame  de  Cassel  et  sa  fille, 
d'une  part,  et  Bertrand  des  Baux,  comte  de  Montcains, 
etsa femme, de  l'autre.  —  St-Christophe  en  Halate[l), 
le  8  mars  1342.  Mandement  du  roi  Philippe  de  Valois 
prorogeant  au  prochain  Parlement  toutes  les  causes  de 
la  dame  de  Cassel  et  de  sa  fille.  —  Paris,  1*' avril  1342. 
Nouveau  mandement  de  prorogation.  —  Paris,  en 
Parlement,  9  décembre  1342.  Nouvel  arrêt  de 
prorogation.  —  29  décembre  1342.  (  «  Le  dymenc/ie 
après  Noël  »  ).  Robert  Pasquier,  lieutenant  du  bailli 
d'Orléans,  et  Simon  Druet,  lieutenant  du  bailli  de 
Chartres,  commissaires  du  Roi,  assignent  à  comparaître 
par  devant  lesdits  baillis,  le  procureur  de  Jeanne,  dame 
de  Cassel,  du  comte  de  Bar  et  d'Yolande  de  Flandre, 
ses  gendre  et  fille,  d'une  part;  le  procureur  de  Jeanne 
de  Beaugency,  dame  de  la  Ferté,  couverte  de  fer^  et 
le  procureur  du  Roi,  d'autre  part, 


(1)  Commune  de  Fleurines,  canton  de  Pont-Sainte-Maxence, 
arrondissement  de  Senlis  (Oise). 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  CASSEL. 


289 


B.  1901.  (Carton.)  —  21  pièces,  parchemin  ;  3  sceaux. 

tS4S-tSl^a.  —  Châtellenle  et  Tille  4e  CamM^l. 

—  Paris,  en  Parlement,  le  12 janvier  1343  (n.  st.).  Arrêt 
de  prorogation  de  la  cause  pendante  entre  la  dame  de 
Cassel,  d'une  part,  et  Jean  de  Morbecque  et  Guy 
seigneur  de  Rely,  d'autre  part. —  Paris,  en  Parlement, 
le  27  janvier  1343  (n.  st.).  Arrêt  donnant  acte  à  la 
comtesse  de  Bar  et  à  la  dame  de  Cassel  de  leur  présen- 
tation en  la  cause  qu'elles  avaient  contre  feu  Jean  de 
Brequirij  chevalier.  —  Paris,  en  Parlement,  le  7  juin 
1343.  Arrêt  de  prorogation  de  la  cause  pendante  entre  le 
duc  de  Bourgogne,  d'une  part,  et  la  dame  de  Cassel,  les 
comte  et  comtesse  de  Bar,  de  l'autre.  —  Paris,  en  Parle- 
ment, le  20  juin  1343.  Arrêt  de  prorogation  de  la  cause 
pendante  entre  Hue  de  Lorraine,  chevalier,  d'une  part, 
et  la  dame  de  Cassel,  les  comte  et  comtesse  de  Bar,  de 
l'autre.  —  Paris,  en  Parlement,  le  17  décembre  1343. 
Nouvel  arrêt  de  prorogation  de  la  cause  pendante 
entre  les  mêmes  parties.  —  Paris,  le  26  janvier  1344 
(n.  st.).  Arrêt  de  prorogation  de  la  cause  pendante  entre 
la  dame  de  Cassel  et  Jean  de  Morbecque,  chevalier,  fils 
et  héritier  de  Jean  de  Rely.  —  Livry-en-Laonnois,  le 
28  avril  1344.  Mandement  du  roi  Philippe  de  Valois 
renvoyant  au  prochain  Parlement  toutes  les  causes  de 
la  dame  de  Cassel  et  des  comte  et  comtesse  de  Bar.  — 
Paris,  en  Parlement,  le  7  décembre  1344.  Nouvel 
arrêt  de  prorogation  de  la  cause  pendante  entre  Hue  de 
Lorraine  et  la  dame  de  Cassel,  les  comte  et  comtesse 
de  Bar.  —  Même  date.  Nouvel  arrêt  de  prorogation  de 
la  cause  pendante  entre  Bertrand  des  Baux  et  la  dame 
de  Cassel,  les  comte  et  comtesse  de  Bar.  —  Paris, 
décembre  1344.  Mandement  du  roi  Philippe  de  Valois 
prorogeant  toutes  les  causes  de  la  dame  de  Cassel,  des 
comte  et  comtesse  de  Bar.  —  18janvierl345.  («  ^wwo 
Domini  M^  CCC^  XLIIIPj  feria  tercia  ante  festum 
beati  Vincentii  martiris  »  ).  Mandement  de  l'official 
de  Thérouane  au  doyen  de  la  chrétienté  de  Bailleul 
de  déclarer  à  la  dame  de  Cassel  qu'il  n'a  pas  entendu 
par  les  monitoires  accordés  à  Colle  de  Coysancourt, 
veuve  d'Alerin,  dit  Mulard,  préjudicier  à  ses  droits  de 
haute  justice  dans  le  bailliage  de  Nieppe,  et  qu'il  consent 
à  ce  que  cette  dame  fasse  procéder  contre  ladite  Colle 
impliquée  dans  le  meurtre  dudit  Alerin,  son  mari.  — 
16  novembre  1345.  { <  Le  mercredi  après  la  saint 
Martin  d'yver  »  ).  Commission  du  garde  de  la  prévôté 
de  Paris  à  l'effet  de  saisir  les  biens  du  comte  de 
Flandre  pour  le  payement  d'une  somme  par  lui  due 

Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


à  la  dame  de  Cassel  au  sujet  de  la  renonciation  de  feu 
Robert  de  Flandre,  son  mari  au  comté  de  Flandre.  — 
18  novembre  1345.  («  Le  vendredi  avant  la  S*- 
Clément  »).  Lettres  du  même  prévôt  au  parlement  de 
Paris  contenant  la  relation  du  sergent  chargé  de  saisir 
les  biens  du  comte  de  Flandre  et  de  l'ajourner  audit 
parlement.  —  Paris,  en  Parlement,  le  21  mars  1346 
(n.  st.).  Arrêt  de  prorogation  de  la  cause  pendante  entre 
Jean,  seigneur  de  Morbecque,  et  Jean,  seigneur  de  Rely, 
d'une  part,  la  dame  de  Cassel  et  la  comtesse  de  Bar, 
de  l'autre.  —  Paris,  en  Parlement,  le  28  avril  1346. 
Arrêt  de  prorogation  de  la  cause  pendante  entre  Hue 
de  Lorraine,  la  dame  de  Cassel  et  la  comtesse  de  Bar. 

—  Même  date.  Arrêt  de  prorogation  de  la  cause  pen- 
dante entre  Bertrand  des  Baux,  la  dame  de  Cassel  et 
la  comtesse  de  Bar.  —  6  novembre  1346.  (  «  Die  lune 
post  festum  omnium,  Sanctorum  »  ).  Lettres  de  parti- 
cipation aux  prières  dites  d^s  leur  monastère,  accor- 
dées à  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  par  les 
abbesse  et  couvent  de  Notre-Dame  des  Clairets  (de  Cla- 
relis).—  Ypres,  le  8  février  1350(n.st.).  Lettres  d'André 
Le  Reusse,  receveur  de  Flandre,  contenant  l'accord 
fait  au  nom  du  comte  de  Flandre  avec  la  dame  de 
Cassel,  au  sujet  des  désobéissances  et  refus  de  service 
faits  par  ladite  dame.  —  Bruges,  le  3  mars  1350  (n.  st.). 
Confirmation  de  cet  accord  par  le  Comte.  —  Mons,  6 
mars  1350  (n.  st.).  Mandement  dudit  receveur  pour 
contraindre  au  payement  des  rentes  et  revenus  de  la 
dame  de  Cassel  pendant  que  lesdits  biens  étaient  en  la 
main  du  comte  de  Flandre. 

B.  1302.  (Carton.)  —  12  pièces  ot  l  rouleau,  parchemin  ; 
10  pièces,  papier;  4  sceaux  incomplets. 

tS^t-iSOft.  —  Châtellcnle  et  vUle  de  CaMel. 

—  2  août  1352.  Mandement  dTolande  de  Cassel 
envoyant  à  Durand,  son  sergent  au  château  de  Foui- 
tiers,  Joffroy  de  Fau,  son  fourrier,  chargé  de  lui  dire 
certaines  choses  de  sa  part. — 1352.  Pièces  de  procédure 
concernant  l'archidiacre  de  Melun,  seigneur  de  Cra- 
moely  contre  le  procureur  du  Roi,  Jean  de  Coussigny, 
au  sujet  du  meurtre  d'Adam  Froment.  —  12  mai  1353. 
Confirmation  par  Yolande  de  Cassel  de  la  vente  faite 
par  Bernard  Priem  à  Jean  de  Le  Delf,  de  terres  et  de 
rentes  sises  en  la  chàtellenie  de  Cassel.  —  Gand,  le 
24  décembre  1353.  («  La  veille  de  Noël  »)•  Lettres  de 
Louis,  comte  de  Flandre,  par  lesquelles  il  rend  à 
Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  le  château  de 
Bomhem  qu*il  avait  retenu  en  sa  main  pendant  quelque 


37 


L 


^ 


290 


ARCHIVES  DU  NORD. 


temps. — 16  mars  1354  (n.  st.). Hommages  faits  et  rendus 
à  la  dame  de  Casse!  h  cause  de  sa  cour  dudit  lieu.  — 
Paris,  le  24  novembre  1354.  Mandement  de  Jean,  roi 
de  France,  de  tenir  en  état  jusqu'au  prochain  Parlement 
toutes  les  causes  de  la  dame  de  Cassel.  —  Wamelon, 
le  28  avril  1360.  Commission  donnée  par  Yolande  de 
Flandre,  dame  de  Cassel,  à  ses  clercs  et  conseillers, 
Mailin  de  le  Nieppe,  trésorier  de  Cambrai,  et  Thibaut 
de  Bourmont,  pour  ouïr  Jes  demandes  de  Robert  de 
Namur  et  y  répondre.  —  1360.  Requête  présentée  à  la 
comtesse  de  Bar,  dame  de  Cassel,  par  Jean  et  Huozle 
Riddère  et  autres  louchant  la  délivrance  de  quelques 
biens  sis  en  la  vierschaere  de  Cassel  qu'ils  réclamaient 
contre  Jean  de  la  Wastine.  —  Sans  date  ;  vers  1360. 
Ecritures  dans  le  procès  entre  Yolande,  dame  de  Cassel, 
d'une  part,  et  Hue  de  Lorraine,  au  sujet  de  la  dot  de 
Mahaut  de  Flandre,  femme  de  ce  dernier.  —  8  juillet 
1361  (?)  Dénombrement  d^  fiefs  tenus  de  la  cour  de 
Cassel  par  Clays  de  le  HoUe  dans  les  paroisses  de  Mete- 
ren  et  de  Ecke.  — 1361  (?)  Dénombrement  d'un  fief  de  60 
mesures  de  terre,  tenu  de  la  cour  de  Cassel  par  Jean  du 
Bos,  chevalier. —  8  septembre  1362.  («  Le  jeudi  jour 
Nostre-Danie  en  septembre  »).  —  Sentence  du  bailli  du 
Vermandoisentérinantleslettresdegrâceaccordéespar 
le  roi  Jean  le  Bon  à  Pierre,  dit  Clignet  de  Brabant,  et  à 
ses  adhérents  pour  voies  de  fait,  enlèvements  de  person- 
nes et  de  biens,  commis  par  eux  dans  et  hors  le  Royau- 
me, contrôla  dame  de  Cassel,  comtesse  de  Bar,  ses  gens 
et  ses  sujets.  —  Bruges,  le  5  février  1364  (n.  st.).  Pro- 
longation donnée  par  le  comte  de  Flandre  aux  arbitres 
nommés  par  lui  pourterminer  le  différend  pendant  entre 
lui  et  la  comtesse  de  Bar  au  sujet  d'une  rente  héritière 
de  500  livres  que  le  Comte  prétendait  avoir  sur  le  bois 
de  Nieppe.  —  Même  date.  Semblable  prolongation 
accordée  par  la  comtesse  de  Bar.  —  Paris,  le  22  juillet 
1364.  Commission  donnée  par  le  roi  Charles  V,  au  bailli 
de  Vermandois,  pour  informer  des  voies  de  fait,  enlève- 
ments d'eflets  et  de  personnes  commis  à  Espe  et  à  Vaux- 
sous-Laon  par  Jean  Clugnet,  écuyer,  contre  la  dame  de 
Cassel  et  sesgens. —  (^lerraont  ou  Argonne,  le  vendredi 
23  mai  1362.  Réponse  d'Yolande  de  Cassel,  comtesse  de 
Bar,  aux  lettres  du  roi  Charles  V  la  requérant  de  faire 
sa  paix  avec  Clignet  de  Brabant  et  de  le  tenir  quitte  et 
paisible  de  tout  ce  qu'il  avait  fait  contre  elle,  attendu 
que  le  défunt  Roi  avait  obligé  ledit  Clignet  à  restituer 
à  Philippe  de  Navarre,  second  mari  de  ladite  dame, 
les  effets  et  joyaux  pris  sur  elle  ;  Yolande  déclare 
qu'elle  n'a  jamais  fait  aucun  accord  avec  ledit  Clignet. 


B.  1303.  (Carton.)  —  20  pièces,  parchemin  ;  4  pièces  et 
1  rouleau,  papier;  19  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

t8««-tS9G.  —  Chàtellenle  et  vUle  de  CsMiei. 

—  Avril  et  mai  1366.  Trois  pièces  relatives  à  Tempri- 
sonnement  de  Gérard,  seigneur  d'Esclaibes,  qui  pourra 
être  élargi  à  condition  de  payer  à  Yolande  de  Cassel 
la  somme  de  2.500  francs  de  France.  —  Thérouane, 
le  18  août  1366.  Mandement  de  l'official  de  Thérouane 
aux  doyens  de  la  chrétienté  et  aux  prêtres  de  son 
diocèse,  de  faire  publier  dans  toutes  les  églises  et  sur 
les  cimetières,  de  ne  point  retenir,  sous  peined'excom- 
munication,  les  dîmes  qui  appartiennent  à  Robert, 
évêque  de  Thérouane,  à  Hazebrouck,  Wallon-Cappelle 
et  Pradelles,  sis  en  la  seigneurie  de  Cassel.  —  Paris,  le 
2  décembre  1366.  Mandement  du  roi  Charles  V  au 
bailli  de  Caux  et  au  vicomte  d' Arches,  d'avoir  à  enté- 
riner les  lettres  obtenues  de  lui  par  Yolande  de  Cassel 
au  sujet  de  son  douaire.  —  Avignon,  le  7  mai  1367. 
(<s^Datum  Avenio7ie,  Nonis Mail,  ponti/îcattis  Urbani 
pape  quhiti,  atmo  quinto  >).  Lettres  de  Guillaume, 
cardinal  prêtre  du  titre  de  Saint-Laurent  en  Lucine, 
donnant  pouvoir  à  l'évêque  de  Toul  d'absoudre  la  dame 
de  Cassel,  comtesse  de  Bar,  de  l'excommunication  par 
elle  encourue  pour  avoir  fait  mourir  Raoul  de  Bonney, 
chanoine  de  Verdun,  et  commis  plusieurs  autres 
crimes.  —  Marseille,  le  11  mai  1367,  («  Datum 
Massilie,  V  idus  Maii,  pmitificatus  Urbani  pape 
quinti,  amio  quinto  »).  Lettres  du  môme  donnant  le 
même  pouvoir  aux  évêques  de  Chartres  et  de  Toul.  — 
26  juillet  1367.  («  Le  lundi  après  la  saint  Jaque  et 
saint  Christofle^  ou  mois  de  juillet  i>).  Ratification  par 
Jean  Dallere,  écuyer,  des  obligations  par  lui  souscrites 
à  l'aide  desquelles  la  dame  de  Cassel,  comtesse  de 
Bar,  l'avait  élargi  de  prison.  —  17  novembre  1367. 
Lettres  de  Jean  de  Lintes,  chanoine  et  écolâtre  du 
diocèse  de  Toul  et  vicaire  général  de  Jean,  évêque  dn 
même  diocèse,  accordant  l'absolution  de  l'excommu- 
nication encourue  par  la  comtesse  de  Bar  tant  pour 
avoir  fait  fabriquer  de  la  fausse  monnaie  que  pour  le 
meurtre  du  chanoine  Jean  de  Bonney.  —  Crubeke 
près  Anvers,  le  2  septembre  1368.  Lettres  par  lesquelles 
Louis,  comte  de  Flandre,  déclare  que,  sur  sa  demande, 
la  dame  de  Cassel,  comtesse  de  Bar,  lui  a  fait  remettre 
Riflard,  bâtard  de  Mahaut  de  Haponlieu,  prisonnier  du 
duc  de  Bar,  fils  de  ladite  dame,  à  l'effet  de  le  punir 
des  trahisons  commises  par  lui  envers  ledit  comte  ;  — 
double  de  ces  lettres.  —  26  janvier  1369  (n.  st.).  Lettres 


ï 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  CASSEL. 


291 


par  lesquelles  la  dame  de  Cassel,  comtesse  de  Bar, 
retient  à  son  service  Jean  Haquelin  pour  la  conseiller 
dans  la  garde  de  ses  droits  et  héritages,  sauf  à  rencon- 
tre de  Louis  de  Namur  et  des  échevins  et  habitants  de 
la  ville  dTpres;  sous  le  vidimus  des  échevins  de 
Wameton  du  14  janvier  1371  (n.  st.).  —  Château  de 
Nieppe,  le  13  juin  1369.  Fondation  par  Jean,  sire  de 
Drincham,  d'une  chapelle  au  château  dudit  lieu.  — 
Château  de  Nieppe,le  20  décembre  1369.  Lettres  par 
lesquelles  Yolande  de  Cassel  donne  à  Leurequin  Le 
Her,  son  huissier,  pour  en  jouir  sa  vie  durant,  la  mairie 
de  Cassel  et  Toffice  de  la  sergenlerie  et  garde  des  bois  et 
garenne  de  Nuembe^vh  et  3  livres  de  gros  par  an  à 
prendre  sur  la  recette  générale  deses  terresdeFlandre  ; 
—  vidimus  de  ces  lettres  sous  le  scel  du  chapitre  St- 
Pierre  de  Cassel.  —  20  avril  1370.  Obligation  d'une 
somme  souscrite  au  profit  de  Thomas  Bonderau  et 
Brunet  Carbon,  lombards  de  Bruges,  par  Yolande  de 
Cassel,  Jean,  sire  de  Drincham,  Thierri  de  Hazebrouck, 
chevaliers,  Pierre  de  le  Nieppe,  Eloi  Surien,  Jean  de 
Wallon-Cappel,  écuyers,  et  les  bourgmestres  et  éche- 
vins de  Dunkerque  et  de  Gravelines.  —  Château  de 
Nieppe,  le  lundi  22  avril  1370.  Lettres  par  lesquelles 
la  dame  de  Cassel  promet  d'indemniser  les  chevaliers, 
écuyers  et  villes  ci-dessus  de  leur  obligation  envers 
lesdits  lombards,  pour  la  somme  empruntée  par  elle 
pour  la  rançon  de  Robert,  duc  de  Bar,  son  fils,  pri- 
sonnier à  Metz.  —  28  avril  1370.  Promesse  par  la 
môme  princesse  de  payer  les  sommes  contenues  en 
ladite  obligation  au  prix  du  marc  d'or.  —  1370.  Ecri- 
tures pour  la  dame  de  Cassel  â  Tefiet  de  défendre 
devant  le  conseil  du  comte  de  Flandre  le  jugement 
rendu  par  les  officiers  de  cette  dame  â  Nieppe  contre 
Guillaume  Hallouart,  exécuté  pour  meurtre,  et  dont 
la  veuve  prétendait  qu'il  était  clerc.  —  Florence,  le 
25  mai  1371.  (<^Datum  Floi^encie,  in  festo  Penthe- 
costen  >).  Lettres  de  Gui,  prieur  général  de  l'Ordre 
des  Frères  Ermites  de  St-Augustin,  par  lesquelles  il 
associe  Yolande  de  Cassel  aux  prières  dudit  Ordre. — 
Bois  de  Vincennes,  le  16  juillet  1372.  Sauf-conduit 
donné  par  le  roi  Charles  Y,  à  la  prière  d'Yolande  de 
Cassel,  sa  prisonnière,  à  Thiébaut  de  Bourmont,  con- 
seiller de  ladite  dame,  et  jusqu'à  vii^t  personnes  avec 
lai,  pour  circuler  sous  la  sauvegarde  d'un  sergent 
d'armes,  pendant  l'espace  d'un  mois  ;  sous  le  vidimus 
de  Hugues  Âubriot,  prévôt  de  Paris,  du  samedi  17 
juillet  1372.  —  14  octobre  1372.  Procuration  donnée 
par  Yolande,  dame  de  Cassel,  pour  retirer  de  prison 


et  mettre  en  liberté  Henri  de  Bar,  chevalier,  qu'elle 
avait  fait  arrêter,  passée  devant  quatre  notaires  du 
Roi  au  Châtelet  de  Paris.  —  Gand,  le  3  novembre 
1372.  Acte  par  lequel  Thibaut  de  Bourmont  reconnaît 
que  le  comte  de  Flandre  lui  a  remis  Henri  de  Bar 
qu'il  retenait  prisonnier  à  la  prière  de  la  dame  de 
CasseL— Le  lundi,  14  janvier  1376  (n.  st.).  Promesse 
de  Jean  de  Créquy,  chevalier,  bailli  de  Cassel,  de 
bien  remplir  cet  office.  —  2  septembre  1376. 
Sentence  de  la  cour  de  Thiennes  déclarant  Pierre 
le  Wraet  et  Robert  le  Wraet,  enfants  naturels 
de  Michel  de  le  Rue,  et  Robert  de  le  Rue, .  fils 
légitime  dudit  Michel,  innocents  de  la  mort  de  Boidin 
Raingoit. 

B.  1304.  (Carton.)  —  10  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 
12  pièces  et  1  cahier,  10  feuillets,  papier  ;  4  sceaux  incomplets. 

tS9S-tSS6.  —  Châtellenle  et  ^Ule  de  CJaMel. 

—  Cassel,  le  7  septembre  1378.  Promesse  des  échevins 
et  conseil  de  Cassel  d'observer  les  privilèges  qui  leur 
ont  été  accordés  par  Yolande,  dame  dudit  lieu,  pour 
rétablissement  de  la  draperie  en  leur  ville  et  dans  le 
métier  (juridiction)  d'icelle,  dit  les  onze  paroisses.  — 
Même  date.  Autre  promesse  des  mêmes  d'observer 
les  conditions  du  privilège  que  leur  a  accordé  ladite 
dame  pour  jouir  du  droit  d'issue  en  la  ville  de  Cassel. 

—  1379.  Mandement  et  lettres  portant  commission 
d'Yolande,  dame  de  Cassel,  pour  informer  au  sujet 
d'une  rixe  survenue  entre  Rasse  Wermel  et  Jean  de 
La  Haye,  du  Mont-Cassel.  —  3  avril  1379  (n.  st.). 
(«  Dominica  die  in  ixtmis  palmarum  »).  Lettres  de 
l'official  de  Reims  par  lesquelles  il  love  pour  un  temps 
déterminé  l'interdit  mis  par  l'évèque  de  Thérouane  sur 
l'église  et  la  ville  de  Cassel.  —  1«'  octobre  1379. 
l«r  octobre  1380.  Compte  rendu  par  les  échevins  de 
Cassel  des  revenus  de  ladite  ville.  —  Sans  date  ;  vers 
1381.  Lettres  d'Yolande  de  Cassel  promettant  aux 
habitants  de  cette  ville  de  faire  loi  par  la  main  de 
ladite  dame  comme  par  main  souveraine  jusqu'à  sa 
volonté  et  rappel.  — 1383-1385.  Compte  de  Laurent 
Van  den  Boengaerde,  receveur  des  reliefs  et  fiefs  des 
châtelains  de  Cassel  et  de  Bourbourg.  —  Le  jeudi  28 
avril  1384.  Lettres  des  échevins  et  communauté  de  la 
ville  de  Cassel  par  lesquelles  ils  se  mettent  en  la 
grflce,  pitié  et  ordonnance  du  duc  de  Bourgogne, 
comte  de  Flandre,  pour  tout  ce  dont  ils  s'étaient  rendus 
coupables  à  rencontre  de  feu  le  comte  de  Flandre, 


i 


292 


ARCHIVES  DU  NORD. 


beau-père  dudit  duc,  pendant  les  derniers  troubles.  — 
Mardi,  10  mai  1384.  Lettres  des  mêmes  échevins  et  de 
ceux  delà  chàtellenie  de  Gassel  pour  le  même  objet.  — 
Lille  et  Arras,  mai  1384.  Lettres  par  lesquelles  Phi- 
lippe, duc  de  Bourgogne,  et  Marguerite  de  Flandre, 
sa  femme,  rendent  aux  bourgeois  et  habitants  de  la 
ville  de  Gassel,  aux  échevins  et  aux  communautés  de 
la  chàtellenie  de  Gassel,  les  lois,  privilèges  et  coutumes 
dont  ils  jouissaient  avant  les  troubles  et  rébellions  ; 
— deux  vidimus  et  deux  copies  de  ces  lettres.  —  Gassel, 
le  10  août  1384.  Requête  adressée  à  Yolande,  dame 
de  Gassel,  par  les  habitants  de  ladite  ville  pour  qu'il 
lui  plaise  de  leur  rendre  leurs  lois  et  privilèges  ;  ce  à 
quoi  ladite  dame  consent.  — 1387-1390.  Gompte  de 
Laurent  du  Gardin,  receveur  des  reliefs  de  fiefs  dans 
les  villes  et  châtellenies  de  Gassel  et  de  Bourbourg. — 
27  septembre  1390.  Déclaration  de  Jacques  Matens  et 
de  Jean  Lammyn  et  autres  leurs  compagnons,  recon- 
naissant qu'ils  ont  entrepris  de  Jean,  fils  de  Pierre, 
maître  des  moores  de  la  chàtellenie  de  Gassel,  l'appro- 
fondissement de  136  verges  de  fossés.  —  Lille,  le  10 
janvier,  sans  date  d'année,  vers  1398.  Lettre  do  J.  de 
Ny elles  et  de  J.  de  Pacy,  maîtres  des  Gomptes,  au 
chancelier  du  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  de  la  garenne 
que  le  duc  de  Bar,  seigneur  de  Gassel,  prétend  avoir 
sur  ses  terres  de  Flandre. 

B.  1305.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  6  pièces,  papier. 

XlV  siècle.  —  Chàtellenie  et  ville  de  Csuimei. 

—  Sans  date;  XIV*  siècle.  Liste  des  clercs  tant  laïques 
que  tonsurés,  avec  l'indication  des  vêtements  qui  les 
distinguent,  de  leurs  professions,  etc.,  qui  ont  refusé  de 
contribuer  au  don  gracieux  accordé  à  la  dame  de 
Gassel,  comtesse  de  Bar,  dans  les  paroisses  de 
HayHncJiout,  Godewarswelde  et  Sercus.  —  Lettre  de 
la  dame  de  Gassel,  comtesse  de  Bar,  demandant  au 
sieur  Tassart  de  la  Fontaine,  son  receveur  général  en 
Flandre,  d'être  informée  «  de  toute  la  manière  et  la 
cause  comment  le  ces  (ceps,  fers)  est  miz  en  plusieurs 
de  noz  villes  pardeça,  c'est  assavoir  en  quel  lieu  cellui 
qui  fut  justichiet  fut  prins,  en  quel  habit  il  estoit,  s'il 
avoit  tonsure  de  clerc,  comment  il  fat  requis,  c'est 
assavoir  se  ce  fut  devant  la  justice  faite  ou  après,  s'il  fut 
jugiés  etc  ».  —  Avis  sur  l'importance  de  la  décharge 
accordée  à  ceux  de  Gassel  et  de  Warneton  dans  l'aide 
de  45.000  nobles  consentie  au  profit  du  duc  de 
Bourgogne.  —  Liste  des  clercs  de  la  chàtellenie  de 


Gassel.  —  Liste  des  témoins  que  Gauthier  de  Hoymillo 
et  Thierry  du  Buisson  ont  produits  contre  le  duc 
de  Bar,  seigneur  de  Gassel. 

B.  1306.  (Carton.)  —  15  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  1  rouleau 
et 2  cahiers,  11  feuillets,  papier;  15  sceaux  écrasés 

ou  incomplets. 

t4at-tGta.  —  Chàtellenie  et  iflUe  de  CaMiel. 

—  22  février  1401  (n.  st.).  Poursuite  dans  l'instance  du 
prévôt  de  St-Donat  de  Bruges  contre  le  bailli  de  Gassel. 

—  Bar,  le  26  décembre  1402.  Donation  faite  par  Robert, 
duc  de  Bar,  à  son  conseiller  Jacques  de  Vaulx, 
chanoine  de  Verdun,  de  la  mairie  de  Gassel  et  du 
marghelt  (droit  sur  les  marchés)  des  onze  paroisses 
de  la  chàtellenie  de  Gassel,  en  compensation  du  droit 
de  jaugeage  de  la  ville  de  Dunkerque  que  ledit 
de  Vaulx  a  libéralement  rendu  au  Duc,  pour  être 
octroyé  à  Michel  Venette,  châtelain  dudit  Dunkerque. 

—  6  et  23  Juillet  1407.  Ajournement  du  procureur 
général  de  Flandre,  à  la  requête  du  duc  de  Bar, 
seigneur  de  Gassel,  pour  ouïr  la  déposition  des  témoins 
qui  seront  entendus  dans  l'enquête  sur  le  confiit  de 
juridiction  entre  ledit  duc  de  Bar  et  le  duc  de 
Bourgogne.  —  6  juin  1408.  Nomination  par  Robert, 
duc  de  Bar,  seigneur  de  Gassel,  de  Glais  Lescot,  aux 
fonctions  de  <  garde  et  gouverneur  de  toutes  ses  lettres 
exploits,  registres,  procès,  actes  et  mumimens  estans 
au  château  deNieppe  ».  —26  juillet  1410.  Lettres  par 
lesquelles  Tespier  de  Gassel,  dont  Jean  de  le  Hille 
était  héritier,  est  adjugé  par  loi  au  receveur  et 
procureur  du  duc  de  Bar,  seigneur  de  Gassel.  — 
13  décembre  1410.  Avance  de  fonds  faite  par  le  doyen 
rural  au  procureur  du  duc  de  Bar  à  Thérouane,  pour 
introduire  une  instance  contre  l'évêque  dudit  lieu  et 
son  officiai  qui  avaient  admonesté  le  haut  bailli  et  les 
autres  officiers  de  la  terre  de  Gassel.  —  26  janvier  1412. 
Gonditions  sous  lesquelles  Vincent  Le  Saiere,  bourgeois 
de  Gassel,  jouit  de  Tespier  de  cette  ville.— 4  avril  1430. 
Mandement  de  Henri  VI,  roi  de  France  et  d'Angleterre, 
pour  faire  poursuivre  Golart  de  Gomines,  haut  bailli 
de  Gassel,  comme  violateur  des  lois  et  privilèges  de  la 
chàtellenie  dudit  Gassel.  —  Juin  1431.  Lettres  de 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  apportant  des  modi- 
fications à  la  loi  de  la  ville  do  Gassel  ;  sous  le  vidimus 
des  échevins  de  Gassel,  en  date  du  30  décembre  1476. 

—  Juillet  1434.  Amnistie  accordée  par  le  duc  de 
Bourgogne  aux  auteurs  des  troubles  de  la  chàtellenie 
de  Gassel.  —  28  mai  1462.  Lettres  du  duc  de  Bourgogne 


I 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  —  HAZEBROUCK.  —  RENESCURE. 


293 


par  lesquelles  il  donne  à  son  fils  le  comte  de  Charolais 
les  terres  de  Cassel  et  du  Bois  de  Nieppe  pour  en  jouir 
après  la  mort  de  la  duchesse  Isabelle  de  Portugal.  — 
8  août  1510.  Résignation  par  Richard  Contault, 
secrétaire  ordinaire  de  Tarchiduchesse  Marguerite,  au 
profit  d'Antoine  de  la  Bourre,  de  Tofflce  de  receveur 
de  la  terre  de  Cassel.  —  Même  date.  Mandement  de 
l'archiduchesse  Marguerite  prescrivant  à  l'Audiencier 
de  dépêcher  les  lettres  de  receveur  de  Cassel  audit 
Antoine  de  la  Bourre.  —  6  février  1517.  Ordonnance 
de  Charles,  archiduc  d'Autriche,  roi  de  Castille,  etc, 
prescrivant  le  remboursement  des  sommes  qui  lui  ont 
été  avancées  par  les  bailli,  vassaux  et  hommes  de  fief 
de  la  châtellenie  de  Cassel. — 1533.  Constitution  d'une 
rente  de  600  livres  sur  la  ville  de  Cassel.  —  Sans 
date  :  XVI*  siècle.  Copie  des  privilèges  et  coutumes 
de  la  ville  de  Cassel  (pièce  flamande).  —  4  mars  1610. 
Lettres  patentes  des  archiducs  Albert  et  Isabelle  réglant 
la  manière  dont  seront  conduites  et  administrées  les 
affaires  en  la  cour  de  Casse]. 


B.  i307.  (Carton.)  —  14  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier  ; 

0  sceaux  brisés  ou  écrasés. 


—  26  novembre  1279.  («  Lan  del  Incarnation  Nostre 
Seigneur  MCC  stssante  dis  et  nuef,  le  dimanche 
après  le  jour  sainte  Cateli)}ei>).  Lettres  par  lesquelles 
Gui,  comte  de  Flandre,  désigne  Simon  Lauwart,  son 
bailli  de  Cassel,  pour  recevoir  de  Wolinc  de 
Ochtinzclles,  chevalier,  le  déshérilement  d'un  fief  qu'il 
tenait  de  lui  et  en  adhériter  Gilles  de  Haveskerque  ou 
Catherine,  sa  femme.  — 24  novembre  1288.  («  Lan  de 
grâce  MCCIIII^  et  wyt,  la  7iuit  sainte  Kateline,  el 
înois  de  noveynbre  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui, 
comte  de  Flandre,  déclare  retenir  en  un  seul  fief,  tous 
ceuxqueGilles  de  Haveskerque, chevalier,  avaitachetés 
de  Wolinc  de  Ochlinzelles.  —  22  février  1289.  («  Lan 
de  grâce  MCCIIII^'^  et  toit,  le  mardi  devant  le 
boîihourdich  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de 
Flandre,  commet  Jean  Lauwart,  bailli  de  Cassel,  pour 
recevoir  de  Jean  de  le  Wastine  le  déshéritement  d'un 
fief  qu'il  tient  dudil  comte  à  Rubrouck,  et  en  adhériter 
Gilles  de  Haveskerke,  chevalier.  —  5  avril  1331. 
(«  Anno  Domini  millesimo  trigesimo  primo,  die 
veneris  iîi  pascalibus  ante  dominicam  qua  cantatur 
Quasimodo  »).  Lettres  de  l'official  de  Thérouane  confir- 
mant l'ajournement  déclaré  en  son  nom  par  Guillaume 


Clément,  curé  d'Oxelaere,  à  demoiselle  Catherine, 
femme  de  Thomas,  dit  Wastim,  au  sujet  du  procès 
survenu  entre  ladite  Catherine  et  Robert  de  Flandre, 
sire  de  Cassel,  à  propos  de  la  dîme  de  Hazebrouck  et 
de  Vieux-Berquin.  —  23  novembre  1361.  (<tUps 
sinte  Clément  dach  »).  Transport  passé  devant  les 
échevins  de  la  vierschaere  de  Hazebrouck,  par  lequel 
Marguerite,  veuve  de  Wouter  Cleinst,  donne  à  Casin, 
son  fils  et  héritier,  les  biens  immeubles  qu'elle  possède, 
moyennant  un  denier  sa  vie  durant.  —  21  août  1362. 
Adhérilement  donné  par  les  bailli  et  hommes  de  fief 
de  la  cour  de  Cassel  à  Thiébaut  de  Bourmont,  d'une 
rente  sise  à  Neuf-Berquin  et  tenue  en  fief  de  la  dame 
de  Cassel,  à  lui  vendue  par  Jean  de  Beauval,  seigneur 
d'Haveskerque  et  de  Neuf-Berquin.  —  Aire,  le 
11  janvier  1371  (n.  st.).  Confirmation  par  Gérard, 
évêque  de  Thérouane,  de  la  fondation  faite  par  Éloi 
Surien,  receveur  du  Bois  de  Nieppe,  d'une  chapelle  sous 
l'invocation  de  St-Christophe  en  l'église  de  Morbecque. 

—  24  avril  1374.  («  Anno  Domini  MCCCLXXIIII 
secunda  feria  post  Jubilate  i>).  Lettres  par  lesquelles 
l'official  de  Thérouane  ordonne  aux  bailli  et  échevins 
de  la  vierschaere  de  Hazebrouck,  de  rendre  à  un  clerc 
de  cette  ville  les  chirographes  et  papiers  qu'il  leur 
avait  confiés  à  l'occasion  d'un  procès  soutenu  devant 
ladite  vierschaere.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Noms 
de  ceux  qui  furent  présents  au  jugement  par  Madame, 
de  Sohier  Le  Vroude  et  de  Thierry  de  Caestres,  lesquels 
furent  bannis  à  cause  du  meurtre  de  Jean  Surien, 
bailli  de  Hazebrouck.  — 28juinl403.  Mandement  pour 
l'exécution  des  règlements  de  voirie  dans  les  viers- 
chaeres  de  Hazebrouck,  de  Staplos  et  deBavinchove. — 
30  avril  1410.  Sentence  provisoire  rendue  par  le 
Conseil  du  duc  de  Bourgogne,  à  la  requête  du  duc  de 
Bar,  contre  les  échevins  de  Hazebrouck,  de  Staples  et 
de  Bavinchove.  —  9  mars  1428.  Vente  à  l'hospice  de 
Steenwoorde  d'une  demi-mesure  de  terre  située  a 
Terdeghem.  —  31  juillet  1470.  Lettres  des  gens  de  la 
Chambre  des  Comptes  de  Lille  aux  commis  sur  le  fait 
des  domaines  et  finances  du  duc  de  Bourgogne,  au 
sujet  de  l'acquit  et  décharge  levés  par  Robert  de  la 
Bouvrie,  receveur  général  de  Flandre,  sur  messire 
Philippe  de  Comines,  lors  par  lui  commis  à  la  recette 
et  gouvernement  des  terre  et  seigneurie  deRenescure. 

—  St-Omer,  le  27  janvier  1487.  Lettres  patentes 
de  Maximilien,  roi  des  Romains,  et  de  son  fils  Philippe» 
archiduc  d'Autriche,  par  lesquelles  ils  donnent  à 
Charles  de  Saveuse,  en  remboursement  de  la  somme 


294 


ARCHIVES  DU  NORD. 


de  5.088  livres  qu'il  leur  avait  prêtée  pour  le 
payement  des  gens  de  guerre  de  sa  compagnie,  le 
château  de  Renescure  avec  ses  dépendances,  à  la 
réserve  toutefois  que  si  ce  château  venait  à  être 
restitué  à  Philippe  de  Comines  ou  à  ses  héritiers,  ils 
seraient  toujours  tenus  envers  ledit  Charles  de  Saveuse 
de  ladite  somme  de  5.088  livres  do  40  gros. 

B.  1308.  (Carton.)  —  18  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 

7  pièces,  3  rouleaux  dont  un  de  24  bandes  et  1  cahier,  6  feuillets, 

papier,  recouvert  en  parchemin  ;  4  sceaux  incomplets. 

tats-tasft.—  MerriUe.—  Gand,  le  14  décembre 
1318.  («  Le  jour  de  la  feste  saint  Nicaise  martir,el 
mois  de  décembre  »).  Lettres  de  Robert,  comte  de 
Flandre,  défendant  aux  bailli  et  échevins  du  terroir 
de  Cassel,  de  comprendre  les  habitants  du  terroir  de 
Merville,  sujets  de  l'église  St-Amé  de   Douai ,  dans 
l'assiette  des  tailles  et   impositions   du   tery'oir    de 
Cassel  ;  copie  dans  une  confirmation  donnée  par  le  duc 
de  Bourgogne,  le  31  mai  1392.  —  3  mai  1325.  («  Le 
jour  sainte  Crois  en  m,oys  de  may  »).  Commission 
donnée  par  Andrieu  de  CharoUes,  bailli  d'Amiens,  à 
Tassart  le  Caron,   sergent  du  Roi,   pour  assigner 
devant  lui  Robert  de  Flandre  sur  la  plainte  en  fait  de 
nouvelleté  faite  par  le  chapitre  de  St-Amé  de  Douai, 
touchant  les  entreprises  dudit  Robert  sur  la  justice  de 
Merville.  —  9  mai,  23  mai,  26  mai,  7  et  27  octobre, 
28  octobre,  11  novembre  1325.  Pièces  de  procédure 
relatives  à  cette  afiaire.  —  Paris,  le  7  février  1326. 
Mandement  de  Charles  le  Bel,  roi  de  France,  au  premier 
huissier  ou  sergent  requis  d'avoir  à  rétablir  le  chapitre 
St-Amé  de  Douai  dans  le  libre  exercice  de  sa  juridic- 
tion à  Merville.  —  Amiens,  17  décembre  1326.  Com- 
mission d'André  de  Charolles,  bailli  d'Amiens,  pour 
rétablir  le  chapitre  de  St-Amé  de  Douai  dans  le  libre 
exercice  de  sa  juridiction  à  Merville,  nonobstant  les 
empêchements  et  l'arrêt  obtenu  par  Robert  de  Flandre, 
chevalier,  sire  de  Cassel.  —  Paris,  le  2  mars  1327. 
Mandement  du  roi  Charles  le  Bel  au  bailli  d'Amiens, 
de  remettre  Robert  de  Flandre,  sire  de  Cassel,  en 
possession  de  la  seigneurie  de  Merville,  nonobstant  les 
lettres  contraires  qu'aurait  obtenues  le  chapitre  St-Amé 
de  Douai;  vidimusde  ce  mandement  sous  le  scel  de 
Hugues  de  Crusy,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en 
date  du  samedi  14  mai  1326.  —  Sans  date  ;  vers  1331. 
Exposé  des  procédures  entre  Robert,  sire  de  Cassel, 
et  le  chapitre  St-Amé  de  Douai,  touchant  les  droits, 


hauteurs  et  juridiction  de  la  ville  de  Merville.  — 
Paris,  en  Parlement,  le  6  juin  1334.  Arrêt  ajournant 
la  cause  pendante  entre  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de 
Cassel,  ayant  la  tutelle  de  ses  enfants,  et  le  chapitre  de 
St-Amé  de  Douai.— Paris,  en  Parlement,  le  24  février 
1335.  («  Anno  Domiui,  millesimo  CCC^  tricesimo 
quarto  »).  Arrêt  par  défaut  pour  la  dame  de  Cassel 
contre  le  chapitre  de  St-Amé  de  Douai. —  Audenarde, 
le  24  janvier  1349.  {«  Mil  CCC  quarante  et  wU  »). 
Mandement  de  Louis,  com te  de  Flandre,  de  Nevers,  et<;. , 
à  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  ou  à  ses  offi- 
ciers, par  lequel  il  leur  défend  de  prendre  connaissance 
dans  la  vérité  qu'ils  devaient  tenir  à  Merville,  de  la 
mort  de  Jean  dou  Petit  Riu  qui  est  arrivée  en  la 
seigneurie  dudit  comte  audit  Merville.  —  Maie,  le 
25  février  1349.  («  Mil  CCC  quarante  et  wit  »).  Nou- 
velle défense  de  la  part  de  Louis,  comte  de  Flandre, 
à  la  dame  de  Cassel  ou  à  ses  officiers,  de  continuer  la 
procédure  relative  à  la  mort  de  Jean  dou  Petit  Riu. 

—  Bruges,  le  17  avril  1381.  Mandement  du  comte 
Louis  de  Maie  aux  bailli  et  échevins  de  Merville  de 
faire  indemniser  Guillaume  Surien,  autrefois  bailli  de 
ladite  ville,  des  dommages  qui  lui  ont  été  causés  par 
les  émeutes,  leur  ordonnant  aussi  de  punir  les  auteurs 
de  ces  émeutes  en  leurs  personnes  et  en  leurs  biens. 

—  Sans  date  ;  vers  1382.  Requête  au  comte  de  Flandre 
par  Jacquemart  et  Thomas  Picavet,  Thomas  Cloquette 
pour  demander  grâce  de  ce  qu'ayant  été  du  nombre 
des  otages  exigés  par  ce  comte  de  la  ville  de  Mer- 
ville, ils  ne  se  sont  pas  rendus  en  prison  à  Lille.  — 
Sans  date  ;  vers  1384.  Lettre  de  Philippe  le  Hardi,  duc 
de  Bourgogne,  au  bailli  de  Merville,  pour  lui  ordonner 
de  faire  rompre  le  pont  de  cette  ville  afin  d'empêcher 
le  passage  do  l'ennemi  qui  approchait.  —  Sans  date  ; 
vers  1384-1385.  Mémoire,  plaintes  et  griefs  du  chapitre 
de  StrAmé  de  Douai  contre  Guillaume  Surien,  jadis 
bailli  de  Merville,  accusé  de  recèlement  de  deniers.— 
16et23févrierl385(n.st.).  Lettre  deJeandeJeumont, 
sire  de  Merlemont,  bailli  de  Flandre,  à  Guillaume 
Surien,  bailli  de  Merville,  et  aux  échevins  de  ladite 
ville,  par  laquelle  il  leur  ordonne  de  ne  pas  connaître  du 
fait  de  certain  rebelle  et  conspirateur  détenu  dans  les 
prisons  dudit  Merville,  ce  cas  étant  de  la  connaissance 
exclusive  du  prince  ou  de  son  conseil;  avec  un  mande- 
ment du  même  aux  commis  aux  renenghes  leur  signi- 
fiant les  lettres  adressées  par  lui  à  Guillaume  Surien. 
1384-1385.  Compte  de  sa  recette  des  exploits  du  bail- 
liage, rendu  par  Guillaume  Surien,  bailli  de  Merville. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  NIEPPE 


295 


—  14  septembre  1385.  Homologation  par  Philippe, 
duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  de  la  sentence 
rendue  par  les  officiers  de  la  Chambre  des  Comptes 
de  Lille,  contre  Guillaume  Surien,  bailli  de  Merville, 
pour  malversation  dans  ses  recettes.  —  Les  mercredi 
9  août  1385  et  jours  suivants.  Information  faite  par 
Mathieu  Bibars,  procureur  du  duc  de  Bourgogne, 
comte  de  Flandre,  et  Jean  Le  Grault,  dit  Marchand, 
sur  les  rebellions  et  conspirations  des  habitants  de 
Merville  et  des  environs  et  aussi  sur  la  conduite  de 
Guillaume  Surien,  ci-devant  bailli  de  Merville. 

B.  l^îOîh  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  5  pièces 
et  1  rouleau,  papier;  fragments  de  sceaux. 

tSH9-tl^4t.  —  MervIUe.  —  20  juillet  1387- 
20  juillet  1388.  Compte  des  recettes  et  des  exploits  de 
son  office,  rendu  par  Daniel  du  Bos,  bailli  de  Merville. 

—  Paris,  en  Parlement,  le  3  mai  1389.  Arrêt  du  parle- 
ment de  Paris  entérinant  Taccord  passé  entre  Philippe 
le  Hardi,  comte  de  Flandre,  d'une  part,  et  le  chapitre 
de  St-Amé  de  Douai,  au  sujet  des  villes  de  Merville  et 
d'Houplines,  dont  ledit  chapitre  a  la  haute  justice.  — 
11  octobre  1396.  Procuration  générale  et  spéciale 
délivrée  à  quatre  bourgeois  de  Merville  par  Fransse 
Morteroel,  soi-disant  principal  héritier  (propriétaire) 
de  cette  ville,  agissant  tant  au  nom  du  duc  de  Bour- 
gogne qu'à  celui  du  chapitre  de  St-Amé  de  Douai.  — 
Lille,  10  et  14  juillet  1399.  Retranchement  des  protes- 
tations insérées  dans  le  dénombrement  présenté  au 
duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  par  le  duc  de 
Bar,  seigneur  de  Cassel,  et  ce,  sans  préjudice  aucun 
desdites  réclamations,  notamment  en  ce  qui  concerne 
Merville  et  Bailleul. — 26  juin  1423.  Ordonnance  de 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  pour 
remédier  à  ce  que,  par  suite  des  débats  soulevés  entre 
le  chapitre  St-Amé  de  Douai  et  la  ville  de  Merville, 
«  maintes  personnes  et  en  grand  nombre,  armées  et 
embastonnéez  d'arcs  et  d'arbastes  (arbalètes)  tendues, 
avec  plusieurs  bastons  et  autres  armes,  vont  et  fréquen- 
tent journellement  en  ladite  ville  de  Menreville, 
tensent,  battent,  navrent,  robbent  et  pillent  pluiseurs 
des  bonnes  gens,  subgès,  manans  et  habitans  d'icelle 
et  aultres  ».  —  Sans  date;  XV«  siècle.  Contestation, 
sur  la  validité  de  la  nomination  de  Daniel  le  Huisman 
à  l'office  de  bailli  de  Merville.  —  1528.  Requête  pré- 
sentée à  l'empereur  Charles  Quint  par  les  religieuses 
de  l'Hôtel-Dieu  de  Merville,  le  suppliant   de   leur 


accorder  la  jouissance  et  possession  des  biens,  rentes 
et  revenus  appartenant  audit  hôpital  à  condition  pour 
elles  de  subvenir  aux  charges  contenues  dans  les 
lettres  de  fondation  dudit  hôpital;  réponse  à  ladite 
régente.  — 1541.  Informations  sur  quelques  violences, 
outrages  et  rébellions  à  rencontre  du  bailli  de  Mer- 
ville. 

B.  1310.  (Carton.)  —  5  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ;  4  pièces 
et  3  cahiers,  34  feuillets,  papier  ;  3  sceaux  incomplets. 

tat7-tGtt.  —  MIeppe.  ~  16  octobre  1327.  («  Le 
dyenienche  après  le  jour  St-Dems  »).  Liste  de  tous 
les  gens  armés  et  deffensaides  qui  furent  présents 
ledit  jour  au  château  de  Nieppe.  —  1327.  «  Receptes 
des  pourvances  d'achat  fine  par  Le  Pau,  mises  ou 
chastel  de  Niepe  en  Testé  del  an  XXVII  ».  —  1327- 
1328.  Compte  des  rentes  des  terres  du  château  de 
Nieppe,  rendu  par  Guillaume  Wazelin. —  Juillet  1329. 
Lettres  de  Jean  do  Chastillon,  chevalier,  seigneur  de 
Dampierre  et  de  RoUaincourt,  par  lesquelles  il  déclare 
avoir  vendu  à  I^uis,  comte  de  Flandre,  cent  livres 
parisis  de  rente  annuelle  qu'il  avait  sur  le  bois  de 
Nieppe.  —  1329, 14  août,  à  Wameton.  («  La  veille  del 
Assuniption  Nostre-Datne,  mi-aoïcst  »).  Pouvoirs 
donnés  par  ledit  Comte  à  Josse  deHeemsrode  pour  être 
adhérité  en  son  nom  de  la  dite  rente  de  cent  livres 
parisis.  —  Sans  date;  vers  1329.  Mesurage  de  la 
longueur  du  terrain  à  prendre  pour  faire  venir  la 
rivière  (la  Bourre)  au  château  de  Nieppe.  —  Aire,  19 
septembre  et  3  novembre  1342.  Mandements  de  Pierre 
de  la  Palud,  sire  de  Varambon,  chevalier  le  Roi, 
gouverneur  du  bailliage  d'Amiens  et  capitaine  des 
frontières  de  Flandre,  à  tous  prévôts,  sergents  et  autres 
justiciers  et  sujets  du  Roi,  leur  ordonnant  de  laisser 
passer  les  vins,  denrées  et  marchandises  pour  les  pro- 
visions de  la  garnison  du  château  de  Nieppe. — 31  mai 
1387-20  août  1388.  Compte  troisième  des  dépenses 
faites  par  Pierre  Fèverier  à  cause  de  la  tannerie  de 
Nieppe.  —  30  août  1390.  Déclaration  des  ouvrages 
faits  au  moulin  de  Toullefaut  par  Gaspard  Merlin, 
maître  des  engins  au  château  de  Nieppe.  — 10  août 
1392.  Attestation  par  le  châtelain  du  château  de  Nieppe 
des  sommes  payées  par  Jean  de  Beauvoir,  clerc,  pour 
la  fauchaison  des  prés,  la  rentrée  des  foins ,  etc.  — 
Mai  1510.  Minute  des  lettres  de  commission  données 
par  l'archiduchesse  Marguerite  en  faveur  de  Simonnet 
de  Calonne  pour   la  première  place    de   soudoyer 


296 


ARCHIVES  DU  NORD. 


vacante  au  château  de  la  Motte  au  Bois  de  Nieppe.  — 
1622.  Lettres  touchant  les  réparations  à  faire  à  «  Thos- 
telerie  du  château  de  la  Motte-au-Bois,  appelée  vul- 
gairement le  Francquerum  ». 

Layettes  70  et  71 .  —  Bergues  (ville  et 

CHATELLENIE  DE).  —  HONDSCHOOTE. 

B.  1311.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin  ;  12  sceaux, 
dont  plusieurs  en  mauvais  état. 

ttâO-ttU^.  —  Chàtellenleet  ville  de  Bersucu. 

—  Juillet  1240.  (<^Actumamio  Domini  W  CC"  XL\ 
mense  jtilii  »).  Lois  et  coutumes  appelées  corœ 
(Keure)  données  à  la  ville  de  Bergues  par  Thomas  de 
Savoie,  comte  de  Flandre  et  par  la  comtesse  Jeanne,  sa 
femme  (1).  —  Mars  1254.  («  Actum  anno  Domini 
M^  CC^  L^  tercio,  7nense  Marcio  s>).  Lettres  par  les- 
quelles Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  ordonne, 
pour  assoupir  toutes  les  difficultés  qui  pourraient 
s'élever  entre  les  échevins  de  la  terre  de  Bergues  et 
ceux  de  la  ville  de  Dunkerque  au  sujet  des  canaux 
aUant  de  Bergues  à  Dunkerque  jusqu'à  la  mer,  que 
s'il  se  commet  quelques  méfaits  sur  les  canaux  du 
territoire  de  Dunkerque,  ils  seront  jugés  par  les  éche- 
vins de  cette  ville,  excepté  seulement  en  cas  de  dom- 
mages causés  aux  écluses  dont  la  connaissance  appar- 
tiendra aux  échevins  de  Bergues  ;  mais  s'il  se  commet 
quelques  méfaits  dans  la  banlieue  de  Dunkerque,  le 
bailli  de  la  châtellenie  de  Bergues  ne  pourra  ni 
conjurer,  ni  senioncer  ;  ce  que  devra  faire  le  bailli  de 
la  ville  [de  Dunkerque].  —  Mai  1273.  («  Van  M  CC 
sossante  et  trèze,  ou  mois  de  may  »).  Lettres  par 
lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  renonce  pour  lui  et 
ses  successeurs,  aux  biens  des  bâtards  demeurant  dans 
les  ville  et  châtellenie  de  Bergues,  moyennant  le 
payement  d'une  somme  d'argent.  —  Même  date.  Lettres 
par  lesquelles  le  comte  Gui  consent  à  ce  que  les  droits 
qui  lui  revenaient  dans  la  succession  des  bâtards 
décédés  dans  la  châtellenie  de  Bergues  et  qui  n'avaient 
pas  contribué  dans  le  payement  de  la  somme  moyen- 
nant laquelle  les  échevins  s'étaient  redimés  de  ces 
droits,  soient  perçus  au  profit  de  la  communauté  du 


(1)  Cette  loi  ou  Keure  est  la  même  que  celles  données,  à  la 
même  date,  par  les  mêmes  prince  et  princesse  aux  châtellcnies 
de  Fumes  et  de  Bourbourg.  Cette  dernière  a  été  traduite  et 
savamment  commentée  par  E.  de  Goussemaker,  dans  le  tome  Y 
des  Annales  du  Comité  flamand  de  Fra^ice. 


métier  de  Bergues.  —  Maie,  le  3  novembre  1276. 
(«  A  Male^  Van  del  Incay^nation  M  CC  sissante  et  sèze, 
lejeudi  devant  le  sa intNicolay  »).  Lettres  parlesquelles 
Guy,  comte  de  Flandre,  ordonne  que  toutes  les  terres 
du  terroir  de  Bergues  soient  assujetties  à  la  taille, 
excepté  celles  appartenant  aux  bourgeois  et  acquises 
par  eux  avant  qu'ils  ne  s'y  établissent  ainsi  que  celles 
des  chevaliers,  nobles  hommes  et  autres  qui  en  sont 
exempts  selon  la  loi  du  pays.  —  Gassel,  le  24  octobre 
1277.  (  «  A  Cassel,  l'an  del  Incaimaiton  inïl  deux 
cent  syssante  dis  et  seept,  le  dimenche  après  la  feste 
saint  Lutcc  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de 
Flandre,  déclare  que,  selon  la  loi  du  métier  de  Bergues, 
celui  qui  aura  suscité  une  querelle  à  quelqu'un,  sera 
mis  en  otage  et  condamné  à  60  sols  d'amende  ;  quant 
à  l'auteur  delà  rixe,  s'il  est  dûment  convaincu,  il  sera 
condamné  à  être  pendu.  —  17  janvier  1290.  («  Datum 
anno  Domini,  M^  CC^  LXXX^  nono,  feria  tercia 
ante  festu?n  beati  Vincentii  martiris  ».)  Lettres  par 
lesquelles  l'official  de  Thérouane  déclare  qu'en  sa 
présence  Catherine,  femme  de  Nardin,  dit  Brievere,  a 
vendu  au  comte  de  Flandre  le  fief  qui  lui  appartient  à 
Heghorleghem,  châtellenie  de  Bergues  et  entre  autres 
privilèges,  celui  de  tendre  aux  hérons  dans  ladil-e 
châtellenie.  —  29  octobre  1290.  («  Datuni  anno 
Do7nini  M^  ducentesinio  nonagesimo.  doniinica 
ante  festum  Omnium  Sanctorum  »).  Déclaration  du 
même  officiai  attestant  que  demoiselle  Adelisse  (Alix), 
veuve  de  Boidin  Brevière,  mère  de  Nardin  Brevière, 
à  présent  femme  de  Clay,  dit  Rustard,  a  reconnu  que 
Nardin,  son  fils,  a  consenti  à  la  vente  ci-dessus.  — 
13  septembre  1293.  («  L'an  de  grâce  mil  CC  qtuUt*e 
vins  et  trèze,  le  dimenche  après  la  Nativité  Nostre- 
Dame  en  septembre  »).  Accord  entre  Gui,  comte  de 
Flandre,  et  Guillebert,  châtelain  de  Bergues,  par 
lequel  sont  terminées  toutes  les  difficultés  qui  s'étaient 
élevées  entre  eux. —  21  janvier  1297.  («  Le  vigile  saint 
Vinchent,  Van  del  Incarnation  7ml  deus  cens  quatre 
vins  et  sèze  »).  Sentence  rendue  par  les  hommes  de 
fief  de  Gui,  comte  de  Flandre,  à  Bergues,  contre  Wîl- 
laume,  seigneur  de  Fiennes,  qui  réclamait  de  Wautier 
de  Bourbourg,  le  château  de  Bambecque  et  les  terres 
qui  en  dépendaient.  —  Ingelmunster,  septembre  1297. 
(«  Actum  apud  Anglmonasterium,  aimo  Domi7ii, 
millesi7no  CC*  no7iagesimo  septimo,  mense  septem- 
bri  »).  Lettres  par  lesquelles  Philippe  le  Bel,  roi  de 
France,  promet  de  maintenir  et  conserver  les  usages 
et  coutumes  des  villes  et  châtellenies  de  Bergues, 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  BEROrE^;. 


297 


Bourbourg,  Dunkerque  et  Mardick  —  St  Germain-en- 
Laye,  septembre  1298.  {«Ajmrl  Sancfuni  Germamnn 
iuLayay  anno  Domini  M^  CC^  nonagesimo  octavo, 
mense  septembri  p).  Lettres  par  lesquelles  Philippe  le 
Bel,  roi  de  France,  confirme  les  lois,  privilèges  et 
coutumes  de  la  chàtellenie  do  Bergues  en  déclarant 
que  celui  qui  blessera  quelqu'un  avec  un  couteau  à 
pointe,  ou  avec  la  massue  (clava)  appelée  tirrcoise^ 
sera  dorénavant  admis  à  prouver  qu'il  l'a  fait  étant  en 
cas  de  légitime  défense.  — Sans  date;  XIII*  siècle. 
Mémoire  au  comte  de  Flandre  concernant  les  entre- 
prises faites  à  l'enconlre  des  droits  de  juridiction  des 
échevins  de  Bergues. 

B.  1312.  (Carton.)  —  8  pièces  et  5  rouleaux,  parchemin  ; 
1  fouleau,  papier;  7  sceaux,  la  plupart  incomplets. 

lMI4-tSSO.  —Chàtellenie  et  ville  deBer^ne». 

—  14  octobre  1304  —  19  janvier  1305.  Compte  de 
Pierre  De  le  Val,  bailli  de  Bergues.— Maie,  le  2  février 

1310.  (« Le  jour  de  la  Candeler  Van  de  grâce 

mil  trois  cens  et  dys  »).  Sentence  rendue  par  Robert, 
comte  de  Flandre,  dans  le  différend  entre  les  habitants 
de  Bergues  et  de  Dunkerque,  au  sujet  de  leur  juridic- 
tion respective.  —  Extrait  de  cette  sentence.  —  Vers 
1320.  Enquête  sur  le  revenu  et  l'état  des  châtellenies 
de  Bergues,  Nieuport  et  Deinze.  —  Dunkerque,  le  27 
mars  1323  (n.  st.).  Réponse  des  députés  des  ville  et  chà- 
tellenie de  Bergues  à  la  demande  de  Robert  de  Flandre, 
^seigneur  de  Cassel,  à  l'effet  d'être  reconnu  comme  leur 
seigneur.  —  En  la  halle  de  Bruges,  le  1*'  avril  13*23 
(n.  st.).  Acte  notarié  de  la  mise  en  possession  par  Adam 
de  Buires,  sergent  royal  en  la  prévôté  de  Montreuil, 
entre  les  mains  de  Robert,  sire  de  Cassel^  des  villes  de 
Bergues  et  de  Nieuport.  —  Dunkerque,  le  9  avril 
1323.  Réponse  des  députés  des  villes  et  chàtellenie 
de  Bergues  au  mandement  de  Robert  de  Cassel  leur 
défendant  de  recevoir  le  bailli  commis  par  Louis, 
comte  de  Flandre,  jusqu'à  ce  qu'ils  soient  bien  informés 
que  ledit  Robert  est  leur  seigneur.  —  La  Marche,  le 
10  juin  1323.  Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte  de 
Flandre,  ordonne  à  ses  gens  de  laisser  Robert  de 
Cassel  jouir  des  revenus  des  terres  de  Bergues,  Nieu- 
port et  Deinze.  —  1*'  décembre  1329.  («  Le  jour  sai7%t 
Èlay,  premier  jour  de  décembre  »).  Constitution 
d'une  rente  perpétuelle  d'un  quarteron  de  blé  par  Wil- 
laume  Loy  au  profit  de  Thomas  de  Le  Mee t. — Septembre 
1330.  Enquête  faite  par  Jean  Desprez,  prévôt  de  l'église 


de  Soissons,  et  Raoul  Somain,  chevalier,  commissaires 
du  roi  de  France,  au  sujet  des  terres  et  châtellenies  de 
Bergues,  Nieuport  et  Deinze,  données  à  Robert  de 
Cassel,  à  charge  de  rachat,  et  que  Louis,  comte  de 
Flandre,  voulait  reprendre.  —  5  novembre  1330.  («  Le 
lundi  après  le  Tons  Sains  »).  Sentence  desdits  com- 
missaires renvoyant  au  Parlement  la  cause  ci-dessus 
relative  au  rachat  des  terres  et  châtellenies  de  Bergues, 
Nieupoçt  et  Deinze.  —  6  novembre  1330.  («  Le  mardi 
après  la  Toussains  »).  Procès-verbal  de  l'enquête 
desdits  commissaires  dressé  pour  Louis,  comte  de 
Flandre.  —  Sans  date  ;  vers  1330.  Offres  du  comte  de 
Flandre  et  réponses  du  sire  de  Cassel  au  sujet  de 
l'échange  de  Bergues,  Nieuport  et  Deinze  ;  mémoire 
sur  cet  échange.  —  Sans  date  ;  vers  1330.  Défenses  et 
répliques  produites  au  procès  entre  Louis,  comte  de 
Flandre,  et  Robert  de  Cassel,  au  sujet  du  rachat 
desdites  terres. 

B.  13t3.  (Carton.)  —  23  pièces  et  i  rouleau,  parchemin  ; 
14  sceaux  pL-iqués  ou  pendants,  la  plupart  en  mauvais  état. 

1391-1984.  —  Chàtellenie  et  ville  de  Berlue». 

—  Paris,  en  Parlement,  le  1"  février  1331.  («  Anno 
Doinini  M^  CCC^  tricesimo  »).  Mandement  du  roi 
Philippe  de  Valois  à  ses  commissaires  en  Flandre, 
d'accorder  prorogation  à  Robert  de  Cassel  dans  sa 
cause  au  sujet  du  rachat  de  Bergues,  Nieuport  etDeinze. 

—  Paris,  en  Parlement,  le  6  février  1331  (n.  st.).  — 
Mandement  du  même  prince  au  bailli  d*Amiens 
d'ajourner  au  Parlement  Louis,  comte  de  Flandre,  au 
sujet  des  excès  par  lui  commis  contre  Robert  de  Cassel 
malgré  l'appel  interjeté  par  ledit  Robert,  dans  la 
cause  relative  au  rachat  de  Bergues,  Nieuport  et 
Deinze  ;  vidimus  de  ce  mandement  ;  ajournement  au 
Parlement  pour  les  causes  ci-dessus.  —  Amiens,  le  13 
mars  1332.  («  MCCC  XXXI  t).  Commission  du  bailli 
d'Amiens  pour  recevoir  la  procuration  que  la  com- 
munauté des  clercs  de  Bergues  doit  donner  afin  de 
plaider  en  son  nom  ;  relation  do  cette  commission  ; 
lettres  du  même  bailli  portant  homologation  de  ladite 
procuration.  —  Paris,  en  Parlement,  le  6  mars  1333. 
(«  An7io  M^  CCC*  tricesimo  secundo  »).  Arrêt  du 
parlement  de  Paris  ordonnant  de  surseoir  à  la 
demande  faite  par  Louis,  comte  de  Flandre,  du  rachat 
des  terres  de  Bergues,  Nieuport  et  Deinze,  jusqu'à  la 
majorité  de  l'héritier  de  Robert  de  Flandre,  seigneur 
de  Cassel;  double  et  vidimus  de  cet  arrêt.  —  Paris,  en 


Nord.  —  Sérib  B.  —  Tome  L  (2°»«  Partie). 


38 


298 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Parlement,  le  7  mars  1333  (n.  st.).  Autre  arrêt  ordon- 
nant de  surseoir  jusqu'à  la  majorité  dudit  héritier,  à  la 
poursuite  d'un  procès  intenté  par  ledit  défunt  Robert 
de  Cassel  au  comte  de  Flandre,  au  sujet  de  Tinsuffl- 
sance  des  dîmes  et  revenus  cédés  en  échange  des  villes 
et  terres  de  Bergues,  Nieuport  et  Deinze. — 14  décembre 
1333.  («  Le  jour  saint  Nichaise  en  décembre  »).  Lettres 
par  lesquelles  les  échevins  de  Bergues  reconnaissent 
devoir  à  Jeanne,  dame  de  Cassel,  une  somme  pour 
l'octroi  des  accises  du  vin  et  de  la  cervoise  qu'elle  leur 
avaitaccordé. —  14  février  1334.  («  Le  lundi  prochain 
après  le  jour  dou  behourdich,  Van  de  grasce  mil 
trois  cent  trente  et  trois  »).  Procuration   générale 
passée  devant  le  bailli  de  Bergues,  par  laquelle  Gilles 
de  Buns,  Hamin  Moral,  Baudouin  Villin  et  consorts, 
donnent  pouvoir  à  Ansol  Dulo,  Enguerran  Platel  et 
autres  pour  les  représenter  devant  toutes  justices.  — 
27   avril  1335.  {«  Le  jeudi    après   Quasimodo  »). 
(Commission  de  Jeanne,  dame  dei  Cassel,  pour  informer 
sur  les  contestations  entre  les  coeurhers  (échevins 
chargés  de  l'application  de  la  heure)  et  les  gens  du 
châtelain  de  Bergues,  au  sujet  des  dépenses  mises  à 
la  charge  de  cette  châtellenie,  à  cause  de  l'appel  par  le 
châtelain  d'un  jugement  rendu  par  lesdits  coeurhers. 
—  1«'  mai  1335.  Information  à  ce  sujet.  —  3  janvier 
1340.  (.«  El  mois  de  janvier  le  tierch  jour.  Van  mil 
CGC  et  trente  noef  *).  Devis  pour  la  charpente  d'une 
chapelle  au  faubourg  de  Bergues,  fondée  par  Jeanne, 
dame  de  Cassel,  en  l'honneur  de  Notre-Dame  ;  con- 
vention entre  Jacques  Suryen,  bailli  du  bois  de  Nieppe, 
et  Gilles  de  Vileirs,  bourgeois  de  St-Omer,  pour  la 
charpente  de  ladite  chapelle.  —  Bergues,  le  .'iO  août 
1350.  Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre, 
promet  de  défendre  les  échevins  de  Bergues  contre  la 
comtesse  de  Bar,  à  raison  du  serment  de  fidélité,  prêté 
par  eux  audit  comte.  —  16  juillet  1352.  Relation  d'un 
accord  entre  le  comte  de  Flandre  et  la  comtesse  de 
Bar,  au  sujet  de  l'échange  des  villes  de  Bergues, 
Nieuport  et  Deinze. —  8  janvier  1367.  {<f^  Anno  Domini 
iuillesimo  CCC^  sexagesimo  sexto  »).   Lettres  par 
lesquelles  Jacques,  abbé  de  St-Winnoc  de  Bergues, 
homologue  une  clause  de  la  heure  accordée  à  cette 
ville  en  1240.  —  1361-1367.  Compte  des  arriérés  de 
l'espier  de  Bergues  de  1361  à  1367,  dressé  par  Alain 
liO Brune. — Bruges,  lo29avril  1384.  Lettres  de  créance 
données  par  Philippe,  duc  de  Bourgogne  et  comte  de 
Flandre,  à  Robert  de    Stapple,  rewart  (officier  de 
police)  de  Bergues,  son  envoyé  près  les  villes  et  châ- 


tellenies  de  Bergues,  Cassel,  Bourbourg,  Nieuport, 
Mardick  et  Gravelines.  —  2  mai  1384.  Lettres  de  la 
soumission  faite  audit  duc,  comte  de  Flandre,  par  les 
gens  et  communauté  de  la  châtellenie  de  Bergues,  à  la 
suite  de  leur  rébellion  contre  le  feu  comte  Louis  de 
Maie.  —  3  mai  1384.  Semblables  lettres  de  la  soumis- 
sion faite  par  les  bourgeois,  habitants  et  communauté 
de  la  ville  de  Bergues. 

B.  1314.  (Carton.)  —  5  pièces  et  13  rouleaux,  parchemin  ; 
12  pièces  et  6  rouleaux,  papier. 

tS$^tS»8.  —  Châtellenie  et  Tille  de  Beri^nes 

—  1389.  Compte  de  Jean  Kelliemin,  receveur 
des  droits  d'issue  dans  la  châtellenie  de  Bergues.— 
Compte  des  droits  de  fiefs  et  de  reliefs  dans  les  châtel- 
lenies  de  Bergues,  Bourbourg  et  Cassel.  —  4  février 
1395.  Lettres  des  échevins  de  Bergues  à  Jacques  de 
Meetkerke,  bailli  des  dites  ville  et  châtellenie,  pour 
l'informer  du  mariage  de  Jean  Breeling,  son  secré- 
taire, avec  Jeanne  Rœgars.  — 16  mai  1395.  Mande- 
ment du  bailli  de  Bergues  pour  l'adhérilement  d'un 
fief  sis  dans  cette  ville.  —  14  juillet  1397.  Avis  au 
bailli  do  Bergues  relativement  à  la  vente  d'un  fief  dans 
la  paroisse  de  Warhem.  —  14  octobre  1397.  Idem,  au 
sujet  de  l'adhéritement  d'un  fief  sis  dans  la  paroisse  de 
Ghivelde.  —  23  décembre  1397.  Lettre  de  Jacques  de 
Meetkerke,  bailli  de  Bergues,  â  Jean  de  Pascy,  maître 
à  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  des  acqui- 
sitions de  fiefs  faites  dans  la  châtellenie  de  Bergues. 

—  14  mars  1398.  Avis  donné  au  bailli  de  Bergues  de 
la  vente  par  Michel  Kustile,  clerc  et  cuerfrère  de 
la  châtellenie  de  Bergues,  à  Jean  le.Scot,  aussi  clerc 
et  cuerfrère  de  la  dite  châtellenie,  d'un  fief  gisant  en 
la  paroisse  de  Quaedypre.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle. 
Mémoire  sur  la  nature  des  offices  de  la  ville  de 
Bergues  ;  compte  de  Jacques  do  Meetkerke,  chevalier, 
bailli  de  Bergues  ;  liste  des  amendes  dont  le  bailli  doit 
opérer  le  recouvrement  ;  ajournement  par  devant  les 
Guerriers  du  territoire  de  Bergues,  du  bâtard  d'Esquel- 
becq,  de  Denis  Le  Rym  et  autres  leurs  complices,  â 
l'occasion  de  certain  délit  par  eux  perpétré  en  la 
paroisse  de  Wormhoudt,  sur  la  personne  de  Maximilien 
Cloot  ;  conflit  de  juridiction  entre  le  comte  de  St^Pol 
et  le  bailli  de  Bergues.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle. 
Mémoire  sur  l'administration  de  la  ville  de  Berfpies 
et  sur  rétablissement  en  icelle  de  «  la  fête  de  War- 
moût  ».   —  Sans  date;  XIV*  siècle.  Premières  et 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DUNKERQUK. 


299 


secondes  offres  du  comte  de  Flandre  pour  le  rachat 
des  terres  de  Bergues,  Nieuport  et  Deinze  ;  empêche- 
ment mis  par  les  officiers  du  duc  do  Bourgogne,  comte 
de  Flandre,  à  l'exercice  de  la  juridiction  du  duc  de 
Bar  dans  ces  trois  seigneuries. —  XIV®  siècle.  Etat  dos 
fiefs  tenus  du  perron  de  Bergues  levant  des  rentes  sur 
Tespier  de  la  dite  terre.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  — 
Mémoire  du  duc  de  Bar,  seigneur  de  Cassel,  en  réponse 
au  prévôt  de  Bruges  qui  réclamait  droit  de  juridiction 
à  Winnezeele. 

B.  1315.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  14  pièces, 
papier;  9  sceaux  incomplets. 

14et-14Gt. — Chàtellenie  et  ville  de  Ber^uen. 

—  27  mai  et  18  juin  1402.  Appoinlement  entre  le  duc 
Philippe  le  Hardi,  comte  de  Flandre,  et  la  ville  de 
Bergues,  au  sujet  de  la  défense  faite  à  la  loi  de  ladite 
viUe^ar  le  conseil  du  Duc  de  prendre  connaissance  du 
meurtre  de  Simon  Verdebout.  —  Arras,  le  6  mars  1414 
(n.  st.).  Don  par  Jean,  duc  de  Bourgogne,  à  Antoine  de 
Craon,  de  la  chàtellenie  de  Bergues  confisquée  sur  le 
sieur  de  Gaucourt  et  sa  femme.  —  28  avril  1415. 
Réintégration  du  seigneur  de  Gaucourt  dans  la  jouis- 
sance de  la  seigneurie  de  Bergues.  —  11  août  1423. 
Cautionnement  exigé  à  leur  entrée  en  ville  de  plusieurs 
bourgeois  de  Bergues,  bannis  de  cette  ville  pour  avoir 
comploté  contre  le  duc  de  Bourgogne,  leur  légitime 
seigneur.  —  Janvier  1432.  Autorisation  accordée  par 
le  duc  de  Bourgogne  à  Jean  de  Homes,  seigneur  de 
Hondschoote,  aux  échevins,  keuriers  et  bonnes  gens 
de  ladite  ville  et  seigneurie,  de  s'imposer  extraordi- 
nairement  pour  réparer  leui*s  chaussées  et  pour  sub- 
venir à  leurs  autres  dépenses,  spécialement  à  celles 
qu*ils  sont  obligés  de  faire  pour  le  maintien  de  leurs 
lois  et  privilèges  et  pour  la  défense  de  leurs  cuer- 
frères  (concitoyens)  quand  ceux-ci  «  isont  attrais  en 
dehors  desmètesde  la  franchise  de  ladicte  seigneurie». 

—  Janvier  1451.  Mémoires  produits  par  le  châtelain 
de  Bergues  à  Tappui  de  sa  prétention  «  d*avoir  le  tiers 
en  toutes  les  amendes  dont  il  est  ou  peut  estre  conju- 
reur  ».  — 13  et  19  septembre  1450.  Lettres  relatives  à 
une  enquête  faite  par  la  Chambre  des  Comptes  sur  le 
droit  qu'avait  le  châtelain  de  Bergues  de  prendre  le 
tiers  des  exploits  et  amendes  «  survenues  en  Toffice 
du  bailliage  dudit  lieu  »...  —  Bergues,  le  11  mai  1462. 
Lettre  de  A.  de  Longueval,  dit  de  la  Barre,  bailli  de 
Bergues,  aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  des 
émoluments  des  watringues. 


IaYETTE  72.   —  DUNKERQUE.   —  ZUYDCOOTE. 

Mardygk. 

h.  1316.  (GartOR.)  —  8  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 

5  sceaux  incomplets. 

It88-1SM.— Dunkerque.  ~  7  novembre  1288. 
(«  L'an  de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  wit,  le 
dieinence  après  le  jour  de  Toussains  »),  Lettres  par 
lesquelles  Baudouin  d*Avesnes,  sire  de  Beaumont, 
déclareavoir  vendu  àGui,  comte  de  Flandre,  les  villes  de 
Dunkerque  et  de  La  Wœstine  ;  lettres  par  lesquelles  le 
comte  do  Flandre  reconnaît  avoir  acheté  lesdites  villes 
et  s'engage  à  exécuter  le  contrat  passé  à  ce  sujet.  — 
17  août  1289.  («  L'an  de  grâce  mil  deux  censqtmtre 
vins  et  nuef,  le  merkedi  après  le  Assomption  Nostre 
Dame,  ou  mois  d'aoust  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui, 
comte  de  Flandre,  s'oblige  envers  Félicite  de  Couci, 
douairière  de  Baudouin  d'Avesnes,  sire  de  Beaumont, 
au  payement  d'une  rente  pour  l'achat  des  villes  de 
Dunkerque  et  de  La  Woestine.  -  Paris ,  août  1289. 
(«  Actum  Parisius,  anno  Domini  inillesimo  dtccen- 
tesimo  octogesimo  ?iono,  même  Augusto  »).  Confir- 
mation de  ces  lettres  par  le  roi  de  France  Philippe  le 
Bel.  —  Sans  date  ;  vers  1329.  Mémoire  contenant  les 
motifs  des  requêtes  présentées  au  roi  de  France  Phi- 
lippe YI  par  les  habitants  de  Zuydcoote,  ses  justiciables, 
contre  Louis,  comte  de  Flandre.  —  Sans  date  ;  vers 
1329.  Mémoire  présenté  au  Parlement  par  lesdits  habi- 
tants contre  ledit  comte  de  Flandre,  concluant  à  ce  que 
le  roi  de  France  ait  seul  toute  justice  et  juridition  en 
ladite  ville  de  Zuydcoote.  —  1«^  janvier  1330.  («  Mil 
CCC  vint  et  7ioef»).  Commission  de  Renaud  Benche- 
viler,  chevalier,  bailli  d'Amiens,  pour,  en  vertu  du 
mandement  du  Roi  y  inséré,  donné  à  Paris  le  28 
décembre  1329,  mettre  les  habitants  de  la  ville  de 
Zuydcoote  et  leurs  biens  en  la  sauvegarde  et  protection 
de  ce  prince.  —  28  février  1330.  (<  Le  darrain  jour 
de  février  ran  M  CCC  XIX»).  —  Commission  donnée 
par  Jaquemes  de  Sains,  prévôt  de  Montreuil,  à  un  ser- 
gent de  ladite  prévôté,  pour  ajourner  devant  lui  le 
bailli  de  Bergues,  au  sujet  des  tailles  levées  sur  les 
habitants  de  Zuydcoote  au  préjudice  de  la  juridiction 
du  roi  de  France.  — 17  avril  1330.  («  Le  mardi  après 
Quasimodo  »).  Sentence  rendue  en  l'assise  d'Amiens 
par  Galeran  de  Vaulx,  bailli  d'Amiens,  remettant 
à  la  prochaine  assise  la  cause  pendante  entre  le 
procureur  du  Roi  et  le  bailli  de  Zuydcoote,   d'une 


300 


ARCHIVES  DU  NORD. 


part,  et  Robert  do  Flandre  et  le  bailli  de  Ber- 
gues,  de  l'autre,  au  sujet  des  entreprises  faites  en 
la  ville  de  Zuydcoote  par  ledit  Robert  de  Flandre  et 
le  bailli  de  Bergues. —  Zi  septembre  1330.  {«  Le  lundi 
devant  le  saint  Rémi  »).  Sentence  rendue  par  le  bailli 
d'Amiens  en  cette  affaire  remettant  les  choses  conlen- 
tieuses  en  la  main  du  Roi  comme  main  souveraine. 


B.  1317.  (Carton.)  —  23  pièces,  parchemin  ;  13  sceaux 
incomplets  et  plusieurs  fragments. 


188^-18111.  —  Dunkerque.  —  Paris,  en  Parle- 
ment, le  15  janvier  1332.  («  Anna  Domini  millesinio 
CCC^  tricesimo primo  »).  Arrêts  :  ajournant  au  pro- 
chain Parlement  la  cause  reprise  par  la  dame  de 
Cassel  entre  feu  Robert  de  Flandre,  son  mari  et  les 
habitants  de  Zuydcoote  ;  donnant  acte  à  la  dite  dame 
de  cette  reprise.  —  13  mars  1332.  («  Mil  froi/s  cents 
ty^ente  et  un  »).  Procuration  des  bourgmestre,  échevins, 
conseil  et  communauté  de  la  ville  de  Dunkerque  pour 
se  porter  caution  envers  le  comte  de  Flandre  de  la 
tutelle  des  enfants  de  la  dame  de  Cassel.  —  Paris,  en 
Parlement,  le  1®^  mars  1333.  («  Anno  Domini  tnille- 
simo  tricesimo  secundo  »).  Mandement  de  Philippe 
de  Valois,  roi  de  France,  au  bailli  d'Amiens,  d'avoir  à 
lever  la  main  royale  qui  avait  été  mise  sur  la  haute 
justice  de  Zuydcoote  et  d'en  laisser  la  jouissance  à  la 
dame  de  Cassel;  double  de  ce  mandement.  — 
Paris,  en  Parlement,  le  14  mars  1333.  (  «  L'an 
mil  CGC  XXXII»).  Commission  donnée  audit  bailli 
pour  effectuer  la  dite  levée  de  la  main  du  Roi.  — 
Dunkerque,  le  28  octobre  1333.  {  «  Le  jour  de 
saint  Symon  et  saint  Jude  «►).  Accord  entre  Jeanne 
de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  agissant  comme  tutrice 
de  ses  enfants,  d'une  part,  et  les  enfants,  de  feu  Guil- 
laume Zœhavin,  jadis  bailli  de  Dunkerque,  au  sujet 
de  la  succession  dudit  Guillaume  et  ses  obligations 
envers  ladite  dame  de  Cassel  et  de  ses  enfants  comme 
seigneurs  de  Dunkerque.  —  14  octobre  1336.  («  Le 
lundi  prochain  après  le  saint  Bénis  »).  Relation  de 
Tajournement  donné  à  la  dame  de  Cassel  au  sujet  de 
Zuydcoote.  —  Même  date.  Acte  donné  par  le  bailli 
d'Amiens  au  substitut  du  procureur  du  Roi  et  au  pro- 
cureur de  la  dame  de  Cassel,  de  leur  consentement  de 
procéder  devant  lui  au  règlement  de  l'affaire  de  Zuyd- 
coote. —  Paris,  en  Parlement,  le  23  décembre  1336. 
Commission  donnée  par  le  roi  Philippe  de  Valois  à 


Jean  Ducange,  receveur  d'Amiens,  pour  faire  une 
enquête  sur  le  procès  pendant  entre  le  procureur  du 
Roi  et  la  dame  de  Cassel  au  sujet  de  Zuydcoote.  — 
26  septembre  1337.  («  Vendredi  devant  le  jour  saint 
Rémi  »).  Acte  passé  devant  Henri  de  Linselles  et 
Conrad  Lay,  échevins  de  Dunkerque,  par  lequel  le 
receveur  de  la  dame  de  Cassel  reconnaît  avoir  donné 
à  ferme  pour  trois  ans  le  tonlieu  de  la  ville  de  Dun- 
kerque moyennant 340 livres  parisisparan. — Paris,  en 
Parlement,  le  8  janvier  1342.  Arrêt  ajournant  au  pro- 
chain Parlement  la  cause  pendante  entre  le  procureur 
du  Roi  et  la  dame  de  Cassel  au  sujet  de  Zuydcoote.  — 
Amiens,  le  27  avril  1342.  Commission  de  Jacques  Piket, 
lieutenant  du  gouverneur  d'Amiens,  pour  ajourner  au 
Parlement  les  habitants  de  Zuydcoote,  à  l'effet  de 
reprendre  leur  procès  contre  les  enfants  de  feu  Robert 
de  Cassel.  —  Paris,  en  Parlement,  le  11  janvier  1343. 
(«  Anno  Domini M^  ce C^ LLIPi>).  Arrêt  qui  commet 
le  gouverneur  du  bailliage  d'Amiens  ou  son  lieutenant, 
pour  ajourner  au  Parlement  les  habitants  de  Zuyd- 
coote, afin  de  reprendre  leur  procès  avec  les  enfants 
de  Robert  de  Cassel.  —  Maie,  le  8  mars  1349.  («  Int 
jaer  ons  Heer  dusentich  drie  hondert  achteende 
viertich  »).  Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre,  par 
lesquelles  il  maintient  les  habitants  de  la  ville  de  Dun- 
kerque dans  tous  leurs  privilèges,  franchises  et  cou- 
tumes. 


B.  1318.  (Carton.)  —  10  pièces,  parchemin  ;  4  pièces, 
papier;  7  sceaux  incomplets. 


t860-t864«  —  Dunkerque.  —  Maie,  le  15  no- 
vembre 1350.  Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre, 
portant  confirmation  du  règlement  fait  à  Maie  le  jour 
de  la  Chandeleur  1310  (2  février  1311),  y  inséré,  par 
Robert,  comte  de  Flandre,  pour  la  justice  sur  les  bour- 
geois do  Dunkerque,  qui  devait  appartenir  au  magis- 
trat de  cette  ville  quand  le  délit  arrivait  à  Bergues, 
excepté  dans  trois  cas ,  savoir  :  straets  cowinghe 
(délit  commis  sur  les  chemins),  waters  cowinghe 
(délit  commis  sur  les  canaux),  et  présent  fait;  vidi- 
mus  de  A.  prévôt  de  St-Martin  d'Ypres,  en  date  du  14 
mars  1350  (1351  n.  st.).  —  Au  bourg,  à  Dunkerque, 
le  9  juin  1364.  Lettres  par  lesquelles  Yolande  de 
Flandre,  comtesse  de  Bar  et  dame  de  Cassel,  renonce 
à  tout  ce  qu'elle  pouvait  prétendre  contre  les  habi- 
tants de  Dunkerque,  à  l'occasion  d'un  débat  entre  eux 


j 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DUNKERQUE. 


901 


el  son  bailli  au  sujet  de  plusieurs  bourgeois  que 
celui-ci  avait  fait  mettre  en  prison.  —  1"  septembre 
1364.  Obligation  de  la  somme  de  6.000  francs  donnée 
par  les  villes  de  Dunkerque,  Bourbourg,  Gravelines 
et  par  plusieurs  chevaliers  et  écuyers  au  profit  de 
François  Chiabodano,  qui  avait  prêté  ladite  somme  à 
la  dame  de  Cassel  ;  copie  de  cette  pièce  sur  parchemin. 

—  Bourbourg,  le  17  juin  1366.  Déclaration  des  bourg- 
mestre et  échevins  de  Dunkerque  portant  que  si  la 
comtesse  de  Bar,  dame  de  Cassel,  révoque  les  lettres 
par  lesquelles  ses  sergents,  porte-masses  et  autres  en 
ladite  ville  ne  peuvent  vendre  vin  ou  autres  boissons, 
ni  jouir  de  la  franchise  des  autres  bourgeois,  ils  lais- 
seront lesdits  sergents  jouir  des  franchises  de  ladite 
ville.  —  Gand,  le  2  mai  1369.  Lettres  d'Yolande  de 
Flandre,  dame  de  Cassel,  par  lesquelles  elle  déclare 
que  la  prise  faite  par  son  bailli  du  nommé  Adrien 
Gadin,  bourgeois  de  Dunkerque,  ne  portera  aucun 
préjudice  aux  droits  et  privilèges  de  ladite  ville  ; 
données  sous  le  vidimus  des  échevins  de  Dunkerque 
du  14  mai  1369.  —  Nieppe,  le  31  août  1377.  Lettres 
par  lesquelles  la  môme  princesse  accorde  aux  habi- 
tants de  Dunkerque  le  droit  de  lever  des  taxes  sur  les 
boissons  et  les  harengs.  —  1377-1378.  Etat  des 
ouvrages  faits  pour  la  nécessité  de  la  ville  de  Dun- 
kerque du  jour  de  la  fête  de  la  Madeleine  1377 
(22  juillet)  à  pareil  jour  de  Tannée  1378,  montant  à 
la  somme  de  «  XXI^  LXIII  livres,  XII  sols,  VI  den.  ». 

—  1379.  Mémoire  des  habitants  de  Dunkerque  à  leur 
princesse  naturelle  Yolande  de  Flandre,  dame  de 
Cassel,  pour  lui  représenter  le  malheureux  état  de 
leur  ville,  si  elle  continue  à  les  accabler  d'impôts  ;  ils 
montrent  l'accroissement  des  dépenses  qu'ils  sont 
obligés  de  faire  continuellement  et  qui  ne  tarderont 
pas  à  leur  faire  éprouver  le  même  sort  que  celui  des 
habitants  de  Gravelines  et  des  autres  villes  voisines. 
■ —  21  janvier  1380.  Lettres  par  lesquelles  les  bourg- 
mestres et  échevins  de  Dunkerque  reconnaissent  avoir 
reçu  les  lettres  de  la  comtesse  de  Bar,  Yolande  de 
Flandre,  datées  du  18  janvier  précédent,  leur  pardon- 
nant l'injure  qu'ils  lui  avaient  faite  en  enlevant  de 
force  des  prisons  de  cette  ville  quelques  bourgeois  qui 
s'étaient  emparés  de  plusieurs  lagansde  mer  (épaves). 

—  3  mai  1384.  Lettres  de  soumission  des  bourgeois  et 
habilanls  de  Mardyck  pour  les  rébellions,  désobéis- 
sances et  conspirations  perpétrées  par  eux  vis-à-vis  du 
comte  Louis  de  Maie,  avec  promesse  par  eux  d'obéir  à 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  leur  souverain  depuis  la 


mort  dudil  comte. —  Lille  et  Arras,  mai  1384.  Lettres 
par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  et  Margue- 
rite de  Flandre,  son  épouse,  confirment  et  rendent 
aux  habitants  de  la  ville  de  Dunkerque  tous  les  droits, 
franchises  et  privilèges  qu'ils  avaient  jadis  et  qui  leur 
avaient  été  supprimés  à  cause  de  leurs  désobéissances 
et  rébellions.  —  Dunkerque,  11  août  1384.  Lettres  par 
lesquelles  Yolande  de  Flandre  consent  à  ce  que  loi 
soit  faite  dans  la  ville  de  Dunkerque  par  sa  main  comme 
par  main  souveraine. 


B.  1319.  (Carton.)  —  h  pièces,  1  rouleau  et  1  cahier, 

5  feuiUets,  parchemin  ;  7  pièces  et  1  cahier,  5  feuillets, 

papier  ;  4  sceaux  écrasés  et  incomplets. 


f 3^5-i30e.  —  Dunkerque.  —  1385.  Recette 
des  biens  delà  ville  de  Dunkerque. —  20  octobre  1389. 
Quittance  de  la  somraede?  livres,  14  sols,  monnaie  de 
Flandre,  donnée  par  la  femme  de  Robert  Ghoder- 
macht  à  François  de  le  Bièque,  pour  livraison  d'une 
balance  faite  à  St-Omer,  destinée  à  être  pendue  au 
poids  public  à  Dunkerque,  balance  pesant  77  livres.  — 
1389.  Compte  des  droits  perçus  à  Dunkerque  sur  la 
cervoise  de  Hollande  et  des  revenus  des  moulins  que 
la  comtesse  de  Bar  possède  dans  cette  ville  et  sur  son 
territoire.  —  7  décembre  1393.  Conflit  de  juridiction 
entre  les  baillis  de  Dunkerque  et  de  Bergues,  au  sujet 
delà  levée  du  corps  d'unnoyé. — 14juillet  1395.Montant 
des  accises,  maltôtes  et  exploits  de  justice  dans  la 
communauté  de  Zuydcoote.  —  9  février  1396.  Procès- 
verbal  de  ce  qui  s'est  passé  à  Dunkerque,  lorsque  les 
officiers  du  duc  de  Bar  ont  voulu  prendre  possession 
de  cette  ville  au  nom  de  leur  maître  et  constatant 
l'opposition  qui  leur  a  été  faite  par  les  habitants 
exigeant  que  préalablement  le  Duc  vînt  en  personne 
confirmer  leurs  privilèges. — 13  novembre  1399.  Accom- 
modement proposé  au  duc  de  Bar,  seigneur  de  Dun- 
kerque, par  le  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  d'une 
entreprise  qu'avait  faite  contre  la  juridiction  dudit 
seigneur  Ancel  de  le  Becque,  watergravo  de  l'écluse 
de Zutower.— Sans  date  ;  XIV®siècle.  LetIresdePhilippe 
le  Hardi,  duc  de  Bourgogne,  en  faveur  de  la  ville  de 
Mardyck  qui  a  été  récemment  prise  et  incendiée.  — 
Sans  date;  XIV®  siècle.  —  Mémoire  au  sujet  des 
bailles  (barrières)  mises  sur  Técluse  d'Oostower  près 
du  marché  de  Dunkerque  ;  enquête  sur  les  eaux  et 
rivières  du  bailliage  de  Dunkerque.  —  Mémoire  pré- 


302 


ARCHIVES  DU  NORD. 


sente  par  Oret  Walins,  bailli  de  Dunkerque,  au  sujet 
des  poursuites  dont  il  avait  été  Pobjet  la  part  du 
procureur  général  de  Flandre,  pour  faits  do  raalversa* 
tions  en  Texercice  de  son  office.  —  Sans  date  ;  XIV" 
siècle.  Mémoire  en  faveur  de  Jean  Leyn  contre 
Enguerrand  de  Heuchin,  au  sujet  d'un  différend  qu'ils 
avaient  eu  à  Dunkerque. 

B.  1320.  (Carton.)  —  14  pièces,  parchemin  ;  1  pièce 
et  1  rouleau,  papier;  3  sceaux  incomplets. 

1400-1406.  —  Dunkerque.  —  3  janvier  1400. 
Enquête  sur  les  démêlés  du  duc  de  Bar,  seigneur  de 
Dunkerque,  et  du  Watergrave  au  sujet  des  wateringues 
de  Zutower.  — 19  mai  1400  et  1401.  Poursuites  au 
sujet  de  l'affaire  survenue  entre  le  bailli  de  Dunkerque 
et  le  watergrave  de  l'écluse  d'Oostower. —  28  octobre 
1400.  Procès-verbal  du  préjudice  et  du  dommage  que 
les  bailes  (barrières,  palissades)  mises  par  les  water- 
grave et  clerc  do  la  châtellenie  de  Bergues  sur  l'écluse 
d'Oostover  delès  le  marchiel  de  Dunkerque,  font  à 
Monseigneur,  lesquelles  bailes  furent  mises  «  en  Van 
mil  quatre  cens  le  jour^  Saint  Simon  etSaititJtide^. 
—  Sancey,  le  19  juin  1402.  Lettres  de  Robert,  duc  de 
Bar,  seigneur  de  Cassel,  octroyant  la  prorogation 
d'accises  sur  le  vin  et  la  cervoise,  accordée  pour  un 
an  aux  habitants  de  Dunkerque  pour  les  aider  à 
refaire  l'espée  (estacade)  et  le  havêne  (port)  de  ladite 
ville.  —  Paris,  le  17  juin  1403.  Lettres  d'octroi  auto- 
risant la  levée  à  Dunkerque,  pendant  huit  ans,  d'impôts 
dont  le  produit  sera  affecté  aux  fortifications  de  cette 
ville.  —  1"  juillet  1405.  Sommation  faite  par  le  duc 
de  Bourgogne  aux  officiers  du  duc  de  Bar  d'avoir  à 
procéder  aux  travaux  de  fortification  de  la  ville  de 
Dunkerque.  —  XV"  siècle  .  Poursuites  du  procureur 
général  de  Flandre  contre  Pierre  WuUins,  bailli  de 
Dunkerque,  ausujet  de  plusieurs  crimes  et  délits  commis 
par  lui. 


Layette  73.  —  Gravelines.  —  Craywick. 

B.  1321.  (Carton.)  —  11  pièces,  parchemin;  2  pièces,  papier; 

10  sceaux  incomplets. 


—  Grairelliie».  —  19  septembre 
1269.  («  Datum  anno  Domini  SP  CC»  LX^  /X% 
mense  septenibri,  diejovis  post  Exaltationem  sancte 
Crucis  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  com- 


tesse de  Flandre,  et  Gui,  son  fils,  ordonnent  que  les 
receveurs  du  tonlieu  de  Gravelines  percevront  ce 
tonlieu  par  terre  et  par  eau,  en  se  conformant  à  la 
teneur  des  lettres  de  feu  Thierry,  comte  de  Flandre, 
son  prédécesseur  qui  y  sont  insérées  ;  les  droits  pres- 
crits par  ce  tonlieu  ne  seront  perçus  qu'en  monnaie  de 
Flandre  ;  s'il  se  présente  quelques  marchandises  non 
tarifées  dans  ces  lettres,  le  tonlieu  en  sera  perçu  selon 
la  valeur  et  la  quantité,  sauf  les  droits  de  forage  et  de 
deniers,  appelés  scalc  peninghe^  que  Ton  percevra 
suivant  l'usage  pratiqué  dans  cette  ville;  celui  qui  ne 
payera  pas  le  tonlieu  sera  condamné  à  60  sols  de  for- 
fait dont  les  deux  tiers  à  la  Comtesse  et  le  reste  à  la 
ville  de  Gravelines  (1).  —  Paris,  le  29  janvier  1292. 
(«  Actum  Parisius  die  martis  ante  Purifîcationem 
béate  Marie  Virginis,  anno  Domini  îuillesimo 
ducentesimo  7i07iagesimo  primo  »).  Mandement  du 
roi  Philippe  le  Bel  à  Jacques  de  Gand,  archidiacre  de 
l'église  de  Tournai,  et  à  Philippe  de  Guyencourt,  che- 
valier, de  faire  une  information  sur  les  débats  entre 
Gui,  comte  de  Flandre,  et  Robert,  comte  d'Artois,  au 
sujet  de  Gravelines,  de  la  garde  de  l'abbaye  de  Clair- 
marais,  de  l'empêchement  apporté  au  passage  des 
bateaux  sous  le  pont  de  Watten,  et  de  donner  leur 
avis  au  prochain  Parlement.  —  Paris,  en  Parlement, 
le  17  novembre  1314  (2).  Lettres  par  lesquelles 
Louis  X,  roi  de  France,  nomme  des  commissaires 
pour  faire  une  enquête  sur  le  différend  entre  Robert, 
comte  de  Flandre,  et  Mabaut,  comtesse  d'Artois,  au 
sujet  du  havre  de  Gravelines  et  de  la  justice  du  clos  de 
Clairmarais.  —  9  avril  1330.  («  Lendemain  doujour 
de  Parques  »).  .Lettres  par  lesquelles  Jean,  sire  de 
Fieules,  châtelain  de  Bourbourg,  et  Isabeau  de  Flandre, 
sa  femme,  promettent  de  se  déshériter  au  profit  du 
comte  de  Flandre,  d'une  rente  sur  le  tonlieu  de  Gra- 
velines ;  copie  de  cet  acte  ;  quittance  donnée  par  les 
mêmes  Jean  et  Isabeau  de  la  somme  de  231  livres, 
prix  de  la  vente  de  ladite  rente.  —  Sans  date  ;  vers 
1331.  Requête  do  la  dame  de  Cassel  au  sujet  d'un 
exploit  de  justice  fait  dans  les  ville  et  fiavene  de  Gra- 
velines par  les  officiers  du  comte  d'Artois,  au  préju- 


(1)  Dans  la  copie  simple  sur  papier  de  ces  chartes,  celle  du 
comte  de  Thierry,  appelé  par  erreur  Thomas,  précède  celle  de 
la  comtesse  Marguerite. 

(2)  On  lit  A  la  fin  de  ces  lettres  :  «  Et  sigUiatum  sigillo  qito 
antequam  ad  nos  regimen  regni  Francie  devenisset,  tUeba- 
mur^  die  XI  decetnbris  anno  tU  supra  ». 


J 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  (4RAVELINES. 


303 


dicede  la  sauvegarde  du  Roi  accordée  à  ladite  dame. — 
Monlreuil,le  15févrierl332.  [«Van  degrâcemilCCC 
t trente  et  un  »).  Sentence  rendue  en  l'assise  deMon- 
Ireuil  par  le  bailli  d'Amiens  contre  les  religieuses  de 
V église  de  Bornhem^  déclarant  que  les  frères  et  les 
sœurs  de  Thôpilal  de  Gra vélines  ont  prouvé  par 
enquête  avoir  le  droit  de  posséder  un  bateau  sur  la 
rivière  de  Gravelines  pour  y  passer  gens,  chevaux, 
etc.;  commission  du  bailli  d'Amiens  pour  l'exécution 
de  la  sentence  ci-dessus.  —  9  mars  1332.  («  Lende- 
main des  Brandons  »).  Relation  de  Hue  de  Mailly, 
sergent  royal,  de  l'exécution  de  la  sentence  ci-dessus. 
—  Même  date.  Procuration  des  maïeur,  échevins  et 
communauté  de  Gravelines  pour  obliger  eux  et  leurs 
biens  au  cautionnement  du  bail  et  tutelle  des  enfants 
de  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Casscl.  —  Montreuil, 
le  16  juillet  1332.  Commission  du  bailli  d'Amiens  pour 
ajourner  en  l'assise  de  Montreuil  le  bailli  de  St-Omer 
et  autres  sur  le  trouble  par  eux  fait  â  l'hôpital  de 
St-Pierre  de  Gravelines  dans  la  possession  d'un  bac 
sur  la  rivière  de  ladite  ville.  —  31  octobre  1332. 
(«  La  veille  de  la  Tousmi^d  »).  Relation  des  ajourne- 
nements  donnés  en  conséquence  de  la  commission 
susdite. 

B.  1322.  (Carton.)  —  19  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
11  sceaux  brisés  et  incomplets. 

iSSS-f  886.  —  GraYelloM.  —  Montreuil,  le  22 
mai  1333.  («  La  veille  de  le  Pe)dhecoi(Ste  »).  Commis- 
sion du  bailli  d'Amiens  pour  ajourner  le  duc  de  Bour- 
gogne, comte  d'Artois,  au  sujet  de  l'empêchement 
apporté  aux  frères  et  sœurs  de  l'hôpital  St-Pierre  de 
Gravelines  en  la  jouissance  d'un  bac  sur  la  rivière  duJit 
lieu.  — Le  25  septembre  1333.  («  Le  samedi  avant  St- 
Michel  »).  Relation  de  l'ajournement  fait  en  consé- 
quence de  cette  commission.  —  Le  15  janvier  1334. 
{*  Le  sa^nedy p7*ochain  après  le  XX^  jour  du  Noël, 
Van  niilCCC  XXXIII^).  Acte  de  l'ajournement  fait  par 
Thomas  Davesnes,  sergent  royal  en  la  prévôté  de 
Montreuil,  à  la  requête  du  procureur  du  comte  d'Artois, 
aux  frères  et  sœurs  de  l'hôpital  St-Pierre  de  Gravelines, 
pour  comparaître  devant  le  bailli  d'Amiens,  en  l'assise 
de  Montreuil,  au  sujet  du  rétablissement  de  bornes  et 
palissades  qu'ils  avaient  fait  enlever.  —  20  janvier 
1334.  {tLejoeudy  prochain  devant  le  saint  Vinchent 
l'an  mil  CCC  XXXIII  t).  Sentence  rendue  par  le 
bailli  d'Amiens  dans  l'affaire  entre  le  procureur  du 


Roi  et  les  maîtres  de  l'hôpital  de  Gravelines,  au  sujet 
de  la  prise  d'un  homme  par  le  sergent  du  bailli  de 
St-Omer,  pour  avoir  passé  sur  le  bac  de  l'hôpital  de 
Gravelines,  laquelle  sentence  ordonne  la  vue  des 
lieux  ;  commission  et  relation  du  sergent  à  ce  sujet. 
—  28  janvier  1334.  {«  Le  vendredy  prochain  après  le 
Jour  St'Pùl  au  mois  de  ja7ivie7\  en  Van  MCCCet 
XXXIII  »).  Sentence  du  bailli  d'Amiens  renvoyant 
devant  le  Parlement  la  cause  pendante  entre  les  frères 
et  les  sœurs  de  l'hôpital  de  Gravelines,  d'une  part,  et 
les  officiers  du  comte  d'Artois.  —  Paris,  le  29  mai 
1334.  Mandement  du  roi  Philippe  de  Valois  au  bailli 
d'Amiens,  pour  ajourner  le  comte  d'Artois  et  l'abbesse 
et  les  religieuses  de  Bonnan  (Bomhem),  au  sujet  de 
l'empêchement  fait  par  eux  à  la  dame  de  Cassel  et  à 
l'hôpital  de  Gravelines  dajis  la  jouissance  d'un 
bac  audit  Gravelines.  —  1«'  juin  1334.  («  Le  IIII^ 
jour  de  l'assise  qui  commencha  le  diemenche  pro- 
chain après  le  Trinité  »).  Acte  par  lequel  Galeran  de 
Vaulx,  bailli  d'Amiens,  renvoie  devant  le  Parlement 
le  différend  survenu  entre  les  frères  et  sœurs  de 
l'hôpital  de  Gravelines,  d'une  part,  et  le  bailli  de 
St-Omer,  de  l'autre,  au  sujet  d'un  nommé  Gautier 
Scone,  qui  avait  été  arrêté  et  maltraité  par  le  sergent 
dudit  bailli.  —  15  octobre  1334.  Commission  de  Jean 
Ducange,  lieutenant  du  bailli  d'Amiens,  d'ajourner  le 
comte  d'Artois  et  les  abbesses  et  religieuses  de  Bom- 
hem pour  voir  entériner  un  mandement  du  roi  de  France 
relatif  à  l'affaire  de  Gravelines  ;  relation  de  cet  ajour- 
nement. —  Montreuil,  le  4  novembre  1334.  Lettre  du 
bailli  d'Amiens  aux  gens  tenant  le  Parlement  contenant 
qu'après  avoir  ouï  le  procureur  du  comte  d'Artois  au 
sujet  de  l'affaire  du  bac  de  Gravelines,  il  a  renvoyé 
les  parties  audit  Parlement.  —  20  mai  1335.  Relation 
de  Huart  de  Mailli,  sergent  royal  au  bailliage  d'Amiens, 
de  la  signification  faite  aux  baillis  de  Calais  et  d'Arras 
de  la  sauvegarde  accordée  par  le  Roi  à  Jeanne  de 
Bretagne,  dame  de  Cassel,  au  sujet  du  rétablissement 
de  certains  lagans  et  fagots  dans  le  havre  de  Grave- 
lines ;  minute  et  double  de  cette  relation  ;  même  rela- 
tion faite  par  Allard  de  Lille,  sergent  royal.  —  La 
Ferté-Bemard,  le  16  octobre  1335.  Mandement  du  Roi 
au  bailli  d'Amiens  d'ajourner  les  comte  et  comtesse 
d'Artois,  sur  le  trouble  causé  par  leur  bailli  d'Arras 
en  la  haute  justice  appartenant  à  la  dame  de  Cassel 
en  les  ville  et  havre  de  Gravelines,  en  faisant  ôter  des 
fagots  que  ladite  dame  avait  fait  mettre  en  certain 
endroit  dudit  Gravelines.  —  Paris,  en  Parlement,  le 


304 


ARCHIVES  DU  NORD. 


2  décembre  1335.  Arrêt  du  Parlement  qui  entérine  Tao- 
cord  entre  lescomle  et  comtesse  d'Artois,  d'une  part, 
et  Louis,  comte  de  Flandre,  et  Jeanne,  dame  de  Bre- 
tagne, d'autre  part,  par  lequel  ils  nomment  des  com- 
missaires pour  informer,  à  qui  appartient  la  justice  à 
Gravelines  sur  le  havre  de  cette  ville,  où  ladite  Jeanne 
avait  fait  déposer  des  fagots.  —  Ghâtellerault,  le  6 
décembre  1335.  Mandement  du  Roi  au  bailli  d'Amiens 
pour  faire  réparer  les  excès  commis  à  Gravelines  par 
le  bailli  d'Arras,  et,  en  cas  d'opposition,  ajourner  les 
parties  au  Parlement.  —  Paris,  le  13  décembre  1335. 
Arrêt  qui  proroge  au  prochain  Parlement  les  débals 
entre  la  comtesse  d'Artois  et  l'abbaye  de  Bornhem, 
d'une  part,  Jeanne,  dame  de  Casse!  en  son  nom  et 
comme  tutrice  de  sa  fille  Yolande  de  Flandre,  et 
l'hôpital  de  Gravelines,  d'autre  part. 

B.  1323.  (Carton.)  —  21  pièces,  parchemin  ;  13  sceaux  brisés, 

écrasés  ou  inconiplcts. 

1880-1889.  —  Gravellues.  —  Montreuil,  le  7 
février  1336.  («  Le  merkedi  prochain  après  le  jour 
Nostre-Da7ne  candelev\  Van  de  grâce  mil  CCC 
trente  et  chine  »).  Commission  donnée  par  le  bailli 
d'Amiens  à  un  sergent  royal  pour  assigner,  en  vertu 
d'un  mandement  du  6  décembre  1335,  les  comte  et 
comtesse  d'Artois  pour  l'affaire  du  havre  de  Grave- 
lines. —  Paris,  en  Parlement,  le  19  mars  1336. 
(«  Anno  Domini  millesimo  CCC'^tricesimo  quinto  »). 
Lettres  du  Roi  nommant  des  commissaires  pour  faire 
exécuter  un  accord  entre  les  comte  et  comtesse  d'Ar- 
tois, d'une  part,  Louis,  comte  de  Flandre,  et  Jeanne, 
dame  de  Cassel,  d'autre  part,  au  sujet  de  l'affaire  du 
havre  de  Gravelines. — 5  juin  1336.  («Le  IlIPjour 
de  le  assise  qui  commença  le  lundi  prochain  après  le 
Saint  Sacrement  »).  Sentence  du  bailli  d'Amiens, 
renvoyant  au  Parlement  la  connaissance  de  l'affaire 
des  lagans  (jets  de  mer,  épaves)  dont  le  bailli  de  Calais 
s'était  emparé  à  Gravelines,  aupréjudice  des  lettres  de 
sauvegarde  accordées  à  ladite  dame  de  Cassel  ;  à  cette 
sentence  sont  attachées  plusieurs  relations  de  sergents 
et  une  commission  du  bailli  d'Amiens  pour,  publier  les 
lettres  de  sauvegarde.  —  Paris,  le  4  janvier  1337. 
(«  Mil  CCC  XXXVI  »).  Mandement  du  Roi  au  bailli 
d'Amiens  pour  faire  une  enquête  sur  le  trouble  causé 
à  la  dame  de  Cassel  par  les  officiers  d'Eudes,  comte 
d'Artois,  contre  sa  justice  en  les  ville  et  havre  de  Gra- 
velines; copie  de  ce  mandement.  —  16  janvier  1337. 


Commission  du  bailli  d'Amiens  à  un  sergent  royal 
pour  l'exécution  de  ce  mandement;  relation  dudit 
sergent.  —  30  janvier  1337.  («  Le  pénidtièjne  jour  de 
janvier  l'an  mil  CCC  XXXVI  »).  Commission  du 
bailli  d'Amiens  au  prévôt  de  Montreuil  pour  l'exécu- 
tion du  mandement  du  Roi  touchant  l'empêchement 
fait  à  la  dame  de  Cassel  par  les  officiers  d'Eudes, 
comte  d'Artois,  dans  l'exercice  de  la  haute  justice  de 
Gravelines  ;  relation  du  prévôt  ;  avis  du  bailli. —  Mon- 
treuil, le  5  février  1337.  («  Le  merhedi  prochain 
après  le  Candeleir  Van  mil  trois  cens  trente  et  sis  »). 
Commission  du  prévôt  de  Montreuil  pour  faire  exé- 
cuter le  mandement  du  Roi  touchant  l'exercice  de  la 
haute  justice  à  Gravelines  ;  relation  du  sergent  royal 
chargé  d'exécuter  cette  commission.  —  Paris,  le  23 
juin  1337.  Mandement  du  Roi  au  bailli  d'Amiens  pour 
maintenir  le  rétablissement  par  le  comte  et  la  com- 
tesse d'Artois  des  fagots  qu'ils  avaient  fait  enlever  du 
havre  de  Gravelines  au  préjudice  de  la  dame  de  Cassel. 
—  AmîeDS,  le  8  juillet  1337.  Commission  de  Jean 
Ducange,  lieutenant  du  bailli  d'Amiens,  pour  l'exécu- 
tion du  mandement  ci-dessus.  —  Paris,  20  juillet  1337. 
Nouveau  mandement  du  Roi  au  bailli  d'Amiens,  pour 
la  même  affaire;  deux  copies  du  temps  de  ce  mande- 
ment. —  17  mai  1338.  Procuration  donnée  devant  les 
maire  et  échevins  de  Gravelines,  par  les  maîtres  et 
frères  de  Thôpital  St-Pierre  de  cette  ville,  pour  com- 
paraître et  défendre  ledit  hôpital  devant  tous  juges. 

B.  1324.  (Carton.)— 8  pièces,  parchemin;  1  pièce  et  i  rouleau, 

papier  ;  2  sceaux. 

1 8«3-f  8^9 .—  QraYelInes. — 30  août  1363  —  4  mai 
1364.  Compte  présenté  par  Jean  Pinchenier,  bailli  de 
Gravelines.  —  30  juin  1372.  28  mars  1373.  Quittances 
de  la  somme  de  15  livres  de  Flandre  sur  le  tonlieu  de 
Gravelines,  donnée  par  Guillaume  de  le  Nieppe,  rece- 
veur du  seigneur  de  Fiennes  en  la  ville  et  en  la  châ- 
telleniede  Bourbourg. — 21  décembre  1375.  Attestation 
par  Jeanne  de  Beveren,  dame  d'Esquelbecque  et  de 
Ledringhem,  reconnaissant  avoir  reçu  de  la  veuve  et 
des  hoirs  de  Jean  Pincheniers,  la  somme  de  4  livres  sur 
le  tonlieu  de  Gravelines.  —  18  janvier  1380.  (  «  Anna 
Domini  Af°  CCC  LXXIX\  feria  sexta  post  octavas 
Epiphanie  Domini»).  Commission  de  Tofficial  du 
diooèse  de  Thérouane  pour  faire  informer  contre  Jean 
Brauwère,  clerc  de  là  paroisse  de  Craywyck,  qui  avait 
frappé  et  blessé  Michel  Volbeen  ;  relation  de  l'exéca- 


i 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  BOURBOURG. 


905 


tion  de  cette  commission  au  bas.  —  1383.  Instructions 
données  aux  envoyés  auprès  du  duc  de  Bourgogne  à 
Gand  pour  lui  exposer  ainsi  qu*aux  trois  membres  des 
États  de  Flandre,  les  conditions  de  la  mise  entre  les 
mains  du  Duc  de  la  ville  de  Gra vélines  prise  sur  les 
Anglais.  —  2  mai  1384.  Lettres  de  soumission  des 
maire,  échevins,  conseil  et  communauté  de  la  ville  de 
Gravelines  à  l'occasion  des  rébellions  et  désobéissances 
commises  par  eux  envers  le  comte  Louis  de  Maie,  avec 
promesse  par  eux  d'obéir  à  Philippe,  duc  de  Bour- 
gogne, successeur  dudit  comte. — 10  février  1388.  Bail 
du  tonlieu  de  Gravelines  accord*^  par  Yolande  de 
Flandre,  comtesse  de  Bar,  à  Thierry  de  Heuchin.  — 
4  mai-27  septembre  1387.  Compte  des  exploits  de  son 
office  rendu  par  Jacquemar  Rodemon,  bailli  de  Gra- 
velines. —  Sans  date  ;  XIV®  siècle.  Avis  au  sujet  du 
droit  dont  le  seigneur  de  Cassel,  jouit  sur  la  rivière  de 
Sl-Omer  à  Gravelines. 


B.  1325.  (Carton.)   —  .54  pièces,  parchemin  ;  6  pièces,  papier  ; 

,1  sceau  incomplet. 

f  4te-i6f  S.  —  QraYelloM.  —  27  octobre  1416. 
Supplique  de  Guillaume  de  Rabèque,  demandant  à  être 
remboursé  des  frais  faits  par  lui  pour  le  renouvelle- 
ment de  la  loi  de  Gravelines.  —  23  février  1417.  Com- 
mission donnée  par  le  duc  de  Bourgogne  aux  baillis 
de  Bourbourg  et  de  Mardyck,  pour  le  renouvellement 
des  bailli,  maïeur,  échevins,  receveur  et  autres  offi- 
ciers de  Gravelines.  —  22  août  1440.  Arrangement 
conclu  entre  le  duc  de  Bourgogne  et  Jean  de  Luxem- 
bourg, comte  de  Liney  et  de  GuLse,  au  sujet  d'entre- 
prises faites  sur  les  pâturages  de  ce  dernier  seigneur, 
«  pour  réparer,  améliorer  et  i'efaire  de  nouvel  le 
havène  (port)  de  la  ville  de  Gravelines,  qui  en  temps 
passé  soloit  eslre  grandement  pourfitable  pour  le  fait 
delà  marchandise,  etc.  ».  —  Bruges,le  7 juillet  1449. 
Reconnaissance  par  Louis  de  Luxembourg,  comte  de 
St-Pol,  que  le  duc  de  Bourgogne  ne  lui  a  remis  et 
laissé  les  château  et  forteresse  de  Gravelines  qu'en 
s'en  réservant  «  les  foy,  hommaige,  ressort  et  souve- 
raineté, son  tonlieu  et  autres  drois  à  luy  appartenans  ». 
—  20  mars  1479.  Conventions  consenties  par  l'archi- 
duc Maximilien  d'Autriche  et  Marie  de  Bourgogne  au 
profit  de  Foie  Portinary,  marchand  de  Florence,  qui 
avait  prêté  h  l'Archiduchesse  une  somme  de  40.000 
livres  sur  nantissement  d'une  «manteline  que  feu 
nostre  très-chier  seigneur  et  père  avoit  fait  faire,  cou- 


verte de  parles  et  gamye  de  certains  bons  balais  et 
dyamans  »  pour  le  remboursement  de  ladite  somme, 
par  lesquelles  conventions  ledit  Foie  Portinary  rétro- 
cède les  tonlieux  de  Gravelines  et  de  Lalaing  qui  lui 
avaient  été  engagés  par  le  duc  Charles  le  Téméraire. 

—  Madrid,  le  16  avril  1502.  Mandement  de  Tarchiduc 
Philippe  le  Beau  à  ses  gens  des  Comptes  à  Lille,  leur 
transmettant  une  requête  de  Michel  deLens  au  sujet 
des  dépenses  pour  la  garde  de  la  place  de  Gravelines. 

—  1518.  Pièces  relatives  à  l'usurpation  des  dunes  sur 
le  teiTitoire  de  Gravelines. 


Layette  74.  —  Bourbourg. 

B.  1326.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin;  11  sceaux,  dont 

6  en  mauvais  état. 

if  98-1  SUS* — Boarbonrif. —  Bergues  ou  Bruges, 
1183.  («  Actum  est  hoc  Bergis  (ou  Brugis)^  amio  ah 
hicarnatione Domini  M^  C^  LXXX^  IIP  »).  Lettres 
par  lesquelles  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Ver- 
mandois,  affranchit  les  habitants  de  la  ville  de  Bour- 
bourg de  tous  droits  dans  le  nouveau  port  appelé  Gre- 
veniiiga  (Gravelines),  pour  toutes  les  marchandises 
qu'ils  y  mèneront  et  celles  qu'ils  en  ramèneront  non 
vendues.  —  Sans  date  ;  vers  1184.  Lettres  déclarant 
que  les  bourgeois  de  Bourbourg  ne  doivent  payer  aucun 
droit  de  tonlieu  à  St-Omer,  excepté  un  denier  par 
bateau  lorsqu'ils  entrent  dans  cette  ville.  S'il  y  arrive 
quelques  difficultés  entre  eux,  elles  seront  jugées  par 
les  échevins  de  St-Omer  ;  sous  le  vidimusdes  échevins 
de  Bourbourg,  en  date  du  10  avril  1328.  —  Juillet  1240. 
(«  Anno  Domini  millesimo  ducentesirno  quadrage- 
simo,  mense  Julio  »).  Lois  et  coutumes  appelées  Cora 
(Keùre)  données  à  la  châtellenie  {terra)  de  Bourbourg 
par  Thomas,  comte  de  Flandre,  et  par  la  comtesse 
Jeanne,  sa  femme  ;  sous  le  vidimus  des  échevins  de 
Bourbourg  en  date  du  8  avril  1328  (1).  —  Mars  1242. 
(«  Dattini  anno  Domini  millesimo  ducentesirno  qua- 
dragesimo  primo,  mense  Mai^tio  »).  Lettres  par 
lesquelles  Thomas,  comte  de  Flandre,  et  la  comtesse 
Jeanne,  sa  femme,  déclarent  que  s'ils  lèvent  des  tailles 
à  Bourbourg,  ils  remettront  à  la  châtellenie  de  ce  lieu 
le  revenu  de  la  terre  de  Langle  (  «  de  valore  Anguli 


(1)  Cette  loi  ou  keurea  été  traduite  et  savamment  commentée 
par  Ed.  de  Goussemaker  dans  le  TomeV  des  Annales  du  Comité 
flamand. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I  (2«  Partie). 


39 


306 


ARCHIVES  DU  NORD. 


quod  dicitur  Hoec  »),  selon  le  dire  d'experts,  à  moins 
que  ladite  terre  ne  fasse  retour  k  la  Flandre. —  Février 
1245.  (  «  Actuni  annoDomiîii  M^  CC^  XLIV^  7nense 
Fabmario  »)•  Lettres  de  la  comtesse  Marguerite 
confirmant  les  déclarations  ci-dessus  au  sujet  de 
Bourbourg  et  du  pays  de  Langle  ;  sous  le  vidimus  des 
échevins  de  Bourbourg,  en  date  du  10  avril  1328.  — 
Valenciennes,  le  20  mai  1250.  («  Ce  fut  fait  et  donné 
àValenciemieSy  UandelIncamatio7iNostre  Ségneur 
M  ce  L  et  IX,  le  mardi  devant  V Ascension  »).  Lettres 
par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  déclare  que 
lorsqu'il  fera  lever  des  tailles  dans  la  terre  de  Bour^ 
bourg,  il  fera  diminuer  à  proportion  les  tailles  du  pays 
de  Langle  ;  même  vidimus.  —  7  mai  1262.  («  En  Van 
d£l  Incarnation  mil  deus  cens  syssante  et  deus,  le 
dymenche  après  le  jour  de  may  »).  Lettres  de  la 
comtesse  Marguerite  donnant  aux  habitants  du  métier 
(territoire)  de  Bourbourg  la  maison  où  l'on  tient  les 
plaids  pour  en  faire  construire  une  autre  destinée  à  y 
placer  les  otages  (prisonniers)  du  territoire,  avec 
promesse  de  sa  part  de  ne  pas  l'employer  à  d'autre 
usage  et  à  condition  que  lesdits  habitants  l'entretien- 
dront en  bon  état  ;  deux  autres  vidimus  des  mêmes 
lettres.  —  7  avril  1273.  («  Eti  Van  del  Incarnation 
Jésu  Crist  mil  CC  et  sissante  et  douze,  le  jour  del 
bon  devenres  (vendredi-saint)  »).  Lettres  par  lesquelles 
GuUlaume,  seigneur  de  Fiennes  (FieuUes),  reconnaît 
avoir  reçu  de  Philippe  de  Bourbourg  1400  livres  qu'il  lui 
devait.  —  Mai  1275.  (<  En  Van  de  Nostre  Seigiieur, 
mil  deus  cens  soissante  et  quinze^  en  mois  de  mai  »). 
Lettres  parlesquelles  Marguerite,  comtesse  de  Flandre, 
et  Gui,  son  fils,  font  remise  à  la  ville  de  Bourbourg 
d'une  rente  appelée  Bauwaret  que  les  habitants  lui 
payaient  annuellement,  eu  égard  aux  torts  qu'elle  et 
son  fils  pouvaient  avoir  vis-à-vis  de  ladite  ville.  — 
Cassel,  le  24  octobre  1277.  («  A  Cassel,  Van  del  Incar- 
nation M  CC  sissante  dis  et  siet,  le  dimenche  après 
le  feste  Saint  Luch  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui, 
comte  de  Flandre,  diango  un  article  de  la  loi  et 
keurebrief  de  Bourbourg,  portant  que  si  quelqu'un 
soumis  à  ladite  heure  étant  en  otage^  se  battait  contre 
ses  ennemis,  il  perdait  la  tête  ;  le  Comte  accorde  que 
dorénavant,  au  lieu  d'être  décapité,  il  payerait  60 
livres,  monnaie  de  Flandre,  au  Comte.  —  Avril  1296. 
(«  En  Van  de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et 
reize^  el  mois  d^avril  »).  Vente  par  Ghiselins  Hauwe 
à  Jaquemes  de  Le  Hautemaison,  d'une  rente  perpé- 
tuelle de  20  sols  parisis  dont  il  s'est  déshérité  en 


présence  des  échevins  et  cœurhers  du  territoire  de 
Bourbourg.  —  St-Germain-en-Laye,  septembre  1298. 
(«  Apvd  sanctum  Germanium  in  Laia,  anno  Domini 
millesimo  dtccentesimo  nonagesimo  octavo,  mense 
septembri  »).  Lettres  par  lesquelles  Philippe  le  Bel, 
roi  de  France,  confirme  les  lois,  coutumes  et  privilèges 
de  la  châtellenie  de  Bourbourg,  avec  la  même  modifi- 
cation de  l'article  relatif  à  la  blessure  faite  avec  un 
couteau  que  celle  apportée  à  la  loi  de  Bergues  et  indi- 
quée ci-dessus  ;  plusieurs  vidimus  de  cette  pièce. 

B.  1327.  (Carton.)  —  12  pièces  et  1  rouleau,  parchemin; 
3  pièces,  papier;  8  sceaux  incomplets. 

mot -f  889.  —  BourlKrari^. —  Paris,  le  13  février 
1301.  («  Actiim  Parisius  in  parlamento  nostro^  die 
lune  a7ite  Brandones,  anno  Domini  M^  CCC^  »)• 
Arrêt  du  parlement  de  Paris  qui  déclare  que,  sur 
appel  porté  à  la  cour  touchant  une  question  d'argent 
jugée  par  les  échevins  et  cœurhers  de  Bourbourg,  en 
faveur  de  Baudouin  de  St-Nicolas,  chevalier,  contre 
Jean  Richer,  écuyer,  cette  afiaire  serait  jugée  en  der- 
nier ressort  par  Jacques  de  Châtillon,  gouverneur  du 
comté  de  Flandre.  —  Aux  renenghes  de  Lille,  le  29 
septembre  1301.  («  ....  In  die  beati  Michaelis 
archangeli  »).  Lettres  parlesquelles  PhilippeleBel,  roi 
de  France,  mande  aux  bailli  et  sous-bailli  de  Bergues 
qu'il  confirme  l'appel  fait  par  Jean  Richer,  écuyer, 
dans  l'afiiaire  ci-dessus  ;  sous  le  vidimus  des  échevins  de 
Bourbourg,  en  date  du  8  avril  1328  avec  la  pièce  pré- 
cédente et  plusieurs  autres  des  années  1300  et  1301.— 
Paris,  le  dimanche  avant  la  St-André  (26  novembre) 
1301;  le  mardi  après  Toctave  de  l'Epiphanie  (16  jan- 
vier) 1302  ;  le  vendredi  après  la  chaire  de  St^Pierre 
(lOjanvier)  1302.  Trois  autres  mandements  du  roi 
Philippe  le  Bel,  relatifs  à  cette  affaire  ;  sous  le  même 
vidimus.  —  20  septembre  1310.  («  Le  dinie7ice  après 
la  feste  sainte  Croix  en  septembre  »).  Mandement  de 
Robert,  comte  de  Flandre,  à  son  receveur  del'espier  de 
StrOmer,  de  payer  tous  les  ans  la  rente  octroyée  à 
Jean  Du  Colombier,  son  valet  et  féal,  assignée  sur  les 
rentes  de  la  châtellenie  de  Bourbourg  ;  copie  de  ces 
lettres.  — 10  septembre  1313.  («  Le  lundi  après  la 
Nativité  Nostre-Dame  »).  Nomination  de  procureurs 
par  les  échevins  de  Bourbourg  pour  défendre  les  causes 
de  cette  ville  contre  celle  de  Bergues. —  22  septembre 
1330.  Vente  par  Gérard  Doutre,  châtelain  d'Ypres,  à 
Louis,  comte  de  Flandre,  d'une  rente  sur  le  tonlieu 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  ULLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  BOURBOURG. 


307 


de  Bourbourg. —  30  octobre  1330.  («  Le  samedi  après 
le  jour  Saint  Luc  ^).  Mémoire  des  demandes  faites 
au  comte  de  Flandre  par  le  sire  de  Fiennes,  châtelain 
de  Bourbourg,  à  cause  de  la  dite  châtelleiiie.  —  Sans 
date  ;  vers  1330.  Deux  mémoires  relatifs  aux  droits 
dudit  châtelain.  —  24  août  1332.  Mandement  du  Roi 
au  bailli  d* Amiens  pour  faire  remettre  Guillaume 
Dupont,  arrêté  en  la  châtellenie  de  Cassel,  à  la  dame 
dudit  lieu  â  qui  en  appartient  la  haute  justice.  — 
12  septembre  13Î2.  («  Le  samedi  prochain  après  le 
Nostre-Bame  en  septembre  »).  Commission  donnée 
par  Liénard  Rabuisson,  lieutenant  du  bailli  d*Amiens, 
pour  ajourner  au  Parlement  Jeanne  de  Bretagne,  afin 
d'y  reprendre  tous  les  procès  entre  les  comte  et  com- 
tesse d'Artois  et  feu  Robert,  seigneur  de  Cassel.  — 
Octobre  1332.  Commissions  et  relations  avec  ajourne- 
ment donné  au  seigneur  de  Fiennes,  châtelain  de 
Bourbourg,  concernant  cette  affaire.  —  18  décembre 
1332.  Mandement  du  Roi  au  bailli  d'Amiens  au  sujet 
de  la  remise  de  GuiUaume  Dupont  à  la  dame  de 
Cassel.  —  Sans  date  ;  vers  13^.  Enquête  faite  au  sujet 
d'un  fief  tenu  par  Guillaume  de  Zoutenay  du  châtelain 
de  Bourbourg. 


B.  1328.  (Carton.)  —  13  pièces,  parchemin  ;  4  pièces,  papier  ; 

16  sceaux  mutilés. 


f  SS8-f  869.  —  Bourbours*  —  Amiens,  les  27 
mars  et  25  avril  1333.  Commission  du  bailli  d'Amiens 
pour  restituer  à  la  dame  de  Cassel  Guillaume  Dupont, 
son  justiciable,  pris  en  la  châtellenie  de  Bourbourg 
par  ordre  du  procureur  du  Roi  ;  relation  de  cette 
commission. — 22  mai  1333.  Sentence  du  bailli  d'Amiens 
qui  ordonne  que  Guillaume  Dupont,  justiciable  de  la 
dame  dé  Cassel,  pris,  sur  la  plainte  du  seigneur  de 
Fiennes,  pour  excès  commis  contre  son  châtelain  de 
Bourbourg,  ne  sera  pas  renvoyé  en  la  cour  de  ladite 
dame,  de  laquelle  sentence  le  procureur  de  Jeanne  de 
Bretagne  a  inteijeté  appel  au  Parlement.  —  28  août 
1333.  Commission  du  bailli  d'Amiens  touchant  l'affaire 
dudit  Guillaume  Dupont,  prisonnier  à  Amiens  ;  relation 
du  sergent  et  lettre  d'avis  dudit  bailli.  —  6  mars  1334. 
(«  Anna  Domini  millesimo  tricentesimo  tricesimo 
terciOy  diesexta  mensis  Martii  »).  Promesse  faite  par 
les  abbesse  et  religieuses  du  couvent  de  Bourbourg  de 
célébrer  tous  les  ans  l'obit  de  Robert  de  Flandre, 
seigneur  .de  Cassel.  —  7  janvier  ;  sans  date  d'année  ; 
vers  1346.    «  Moustier  »,  peut  être  Monastère  de 


Bourbourg.  Lettre  du  sire  de  Fiennes  au  sujet  du  châ- 
teau de  Bourbourg  et  de  la  guerre  contre  les  Anglais. 
—  Bruges,  le  30  septembre  1348.  Lettres  de  Louis  de 
Maie,  comte  de  Flandre,  maintenant  les  habitants  de 
Bourbourg  dans  leurs  privilèges,  franchises  et  cou- 
tumes.—  7  août  1350.  Demandes  formulées  en  présence 
des  'hommes  de  fief  de  la  châtellenie  de  Bourbourg, 
par  Robert  de  Fiennes,  châtelain  de  Bourbourg,  à  la 
comtesse  de  Bar,  dame  de  Cassel,  et  à  son  receveur  et 
bailli  dudit  Bourbourg,  à  l'effet  d'être  maintenu  dans 
le  tiers  des  amendes  et  forfaitures  échues  et  à  échoir 
en  cette  châtellenie  et  dans  la  jouissance  des  héritages 
provenant  des  bâtards  ;  deux  copies  de  cette  pièce.  — 
15  août  1355.  Confirmation  par  la  comtesse  de  Bar  et 
Philippe  de  Navarre,  son  second  mari,  delà  vente  faite 
par  Jean  Duchesne,  au  profit  de  Jean  Le  Matre,  écuyer, 
et  de  Perrette  Duplessis,  sa  femme,  d'une  rente  viagère 
sur  les  héritages  de  feu  Pierre  de  St-Nicolas,  sis  en  la 
châtellenie  de  Bourbourg.  —  9  mai  1357.  Concession 
par  Yolande,  dame  de  Cassel,  à  Robert  de  Fiennes, 
châtelain  de  Bourbourg,  du  tiers  des  confiscations, 
bâtardises  et  déshérences  à  échoir  en  ladite  châtellenie 
pendant  deux  ans,  sans  que  cette  possession  puisse 
lui  attribuer  aucun  droit  définitif  sur  ledit  tiers.  — 
Sans  date  ;  vers  1357.  Accord  entre  les  mêmes,  réglant 
les  droits  qui  appartiennent  au  sire  de  Fiennes,  châte- 
lain de  Bourbourg  et  connétable  de  France,  en  sa 
qualité  de  châtelain  ;  lettres  dudit  Robert  contenant  le 
même  accord. —  30  avril  1359.  («  Oup  den  eersten  dach 
van  der  maens  van  Aprille  »).  Accord  conclu  entre 
les  échevins  et  la  ville  de  Bourbourg,  d'une  part,  et  le 
métier  de  Bourbourg,  de  l'autre,  au  sujet  de  la  bour- 
geoisie dans  les  deux  juridictions. 


B.  1329.  (Carton.)  —  15  pièces,  1  rouleau  et  1  cahier, 
6  feuiUets,  parchemin  ;  6  pièces  et  3  rouleaux,  papier  ;  9  sceaux 

brisés  ou  incomplets. 

tSOt-f  SfMI.  —  BonrlKMirir.  —  Bruges,  le  29  jan* 
vier  1362.  Quittance  d'une  somme  de  600  livres  parisîs 
payée  par  composition  au  receveur  de  Flandre  par  les 
bailli  et  hommes  de  fief  de  la  cour  de  Bourbourg,  pour 
avoir,  au  préjudice  de  la  seigneurie  du  comte  de 
Flandre,  reçu  en  leur  ville  une  femme  bannie  de 
Flandre  par  la  cour  de  Fumes.  —  Cassel,  le  15  sep- 
tembre 1364.  Promesse  par  Yolande  de  Flandre,  dame 
de  Cassel,  de  garantir  les  échevins  de  Bourbourg  du 
cautionnement  par  eux  souscrit  en  sa  faveur  pour  une 


306 


ARCHIVES  DU  NORD. 


somme  de  6.000  francs  d'or  que  lui  avait  prêtée  Fran- 
çois Chiabodano.— 20  juin  1376.  Fondation  par  Robert 
deFiennas,  châtelain  de  Bourbourg,  et  par  Marguerite 
de  Melun,  sa  femme,  d'une  chapelle  sous  l'invocation 
de  la  Vierge  et  de  St-Jacques,  apôtre,  en  l'église 
St-Jean  de  Bourbourg.  —  9  mai  1^4.  Lettres  de  sou- 
mission des  échevins,  conseil  et  communauté  des 
ville  et  châtellenie  de  Bourbourg  à  cause  des  rébel- 
lions et  déobéissances  commises  par  eux,  envers  le 
comte  Louis  de  Maie,  et  promesse  par  eux  d'obéir  à 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  successeur  dudit  comte. 
—  Mai  1384.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  et  Marguerite,  sa  femme,  comte  et  com- 
tesse de  Flandre,  confirment  et  rendent  aux  habitants 
de  Bourbourg  tous  les  droits,  franchises  et  privilèges 
dont  ils  jouissaient  ci-devant  et  qu'ils  avaient  perdus 
à  la  suite  de  leurs  désobéissances  et  rébellions.  — 
Château  de  Nieppe,  le  3  mai  1386.  Commission 
donnée  par  la  comtesse  de  Bar,  dame  de  Cassel,  pour 
établir  en  son  nom  échevins  et  cœurhiers  en  la  ville 
et  châtellenie  de  Bourbourg.  — 13  juin  1386.  Revue 
des  hommes  d'armes  du  capitaine  Andrieu  Cauwe, 
capitaine  du  moustier  de  St-Georges,  chargé  avec  sa 
compagnie  de  garder  les  frontières.  —  12,  20  et  29 
novembre  1386.  Sentence  rendue  par  Yolande,  dame 
de  Cassel,  contre  Amould  du  Weyts,  chevalier,  pour 
violences  et  injures  commises  envers  Desramez  Du 
Gardin,  capitaine  de  l'église  de  Cappelbroucq  ;  jointe 
la  signification  de  cette  sentence  audit  Arnould  par 
Herbert  de  "V^argelo,  bailli  de  Bourbourg  ;  commission 
de  la  même  dame  au  bailli  de  Bourbourg  pour  ajourner 
pardevant  elle  Guillaume  d'Arras,  chevalier,  Arnould 
De  Weyts,  aussi  chevalier,  au  sujet  du  procès  pendant 
entre  eux  relativement  à  la  possession  de  28  mesures 
de  terre;  relation  dudit  bailli.  —  31  janvier  1387. 
Sentence  arbitrale  rendue  par  Willaume,  prévôt  de 
l'église  de  Watten,  qui  condamne  Arnould  de  Weyts 
à  restituer  audit  Guillaume  d' Arras  les  dites  28  mesures 
de  terre  faisant  partie  de  la  seigneurie  de  St-Pierre- 
brouck.  —  27  avril  1387.  Commission  des  gens  du 
conseil  du  Comte,  en  Flandre,  au  bailli  de  Bergues, 
pour,  à  la  requête  du  comte  de  Liney  et  de  St-Pol, 
châtelain  de  Bourbourg  comme  héritier  du  seigneur 
de  Fiennes,  ajourner  devant  eux  la  dame  de  Cassel 
pour  voir  maintenir  ledit  comte  de  St-Pol  en  tous  ses 
droits  de  châtelain  de  Bourbourg.  —  11  juillet  1390. 
Revue  des  hommes  d'armes  d'Adrien  Cauwe,  capi- 
tai7ie  du  wow^^/er  de  St-Georges,  comprenant  14  arba- 


létriers et  17  picquenars.  —  10  août  1391.  Transac- 
tion passée  entre  Yolande,  dame  de  Cassel,  et  Wale- 
randde  Luxembourg,  comte  de  St-Pol,  châtelain  de 
Bourbourg,  pour  régler  les  difficultés  pendantes  entre 
eux  au  sujet  des  droits  attribués  au  châtelain  de  Bour- 
bourg. —  30  août  1392.  Acte  notarié  qui  constate  le 
refus  fait  à  Herbert  Vlargelo,  bailli  de  Bourbourg,  par 
Sandrin  Wielin  qui  se  dit  héraut  du  roi  de  France,  de 
lui  donner  copie  d'une  assignation  concernant  ledit 
bailli.  —  25  juillet  1399.  Rapport  et  dénombrement 
des  terres  et  seigneurie  de  Ravensberghe  tenues  de  la 
seigneurie  de  Bourbourg,  rendu  par  Jean  de  Gayeu, 
seigneur  du  Bus,  au  duc  de  Bar.  — 28  août  1399. 
Rapport  et  dénombrement  par  Guilbin  de  Wissoc 
du  fief  dit  de  la  cour  de  Crombèke,  tenue  en  hommage 
du  Ghyselhuys  de  Bourbourg.  —  Sans  date  :  XIV* 
siècle.  Comptes  du  bailliage  de  Bourbourg  ;  déclaration 
des  vil  agesetmanoirs  de  la  châtellenie  de  Bourbourg; 
mémoire  du  comte  de  Flandre  contre  le  sire  de 
Fiennes,  châtelain  de  Bourbourg,  au  sujet  de  l'hom- 
mage et  d'une  rente  annuelle  de  56  livres,  auxquels 
prétendait  ledit  comte  en  la  ville  de  Bourbourg.  — 
Sans  date  ;  XIV"  siècle.  Mémoire  sur  les  dommages 
causés  par  les  Anglais  dans  les  châtellenies  de  Bour- 
bourg et  de  Bergues.  —  Sans  date;  XIV®  siècle. 
Requête  présentée  au  conseil  du  duc  de  Bar  par  les 
bailli  et  châtelain  de  Bourbourg,  au  sujet  d'un  conflit 
de  juridiction  qui  s'était  élevé  entre  leur  ville  et  celle 
de  Bergues." 

B.  1330.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchomin  ;  3  pièces  et  1  petit 
registre,  45  feuiUets,  papier,  recouvert  en  parchemin;  1  sceau  fondu. 

f  408-f  set.  —  Bourbours*  — 1403,  4  juin.  Com- 
mission délivrée  par  Robert,  duc  de  Bar,  seigûeur  de 
Cassel,  à  plusieurs  de  ses  conseillers,  à  l'effet  de  juger 
un  conflit  entre  les  habitants  de  Bourbourg  et  les  kœu- 
riers  de  la  même  ville  et  aussi  pour  régler  l'affaire  des 
héritiers  du  seigneur  de  Le  Val. —  27  août  et?  septem- 
bre 1405  ;  17  août  1406.  Mandement  de  Jean  Sans  Peur 
enjoignant  aux  habitants  de  Cassel  et  de  Bourbourg  de 
respecter  les  privilèges  auxquels  le  duc  de  Bar  déclare 
avoir  droit  sur  leurs  terres.  —  1®'  et  9  novembre  1405. 
Assignation  de  jour  par  les  gens  du  Conseil  du  duc  de 
Bourgogne  pour  statuer  sur  la  plainte  des  oflSciers  du 
duc  de  Bar  touchant  les  empêchements  mis  par  feu 
Jean  de  Medele,  bailli  de  Bergues,  à  la  franche  foire 
de  Bourbourg.  —  9  février  1406.  («  MCCCC  et  cinq  >). 


j 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE,  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  BAILLEUL. 


3(K> 


Relation  de  l'audience  où  fut  traitée  l'affaire  de  la 
violation  de  la  franche  foire  de  Bourbourg.  —  Avril- 
août  1425.  Renvoi  par  les  bailli  et  receveur  de 
St-Omer  au  chancelier  du  duc  de  Bourgogne,  d'une 
requête  de  François  Le  Mol,  bailli  de  Bourbourg,  à 
eux  communiquée.  — 15  juillet  1450.  Attestation  par 
Guillaume  Grasset,  bailli  et  les  hommes  de  fief  de  la 
cour  de  Wydhof  à  Bourbourg  appartenant  au  comte 
de  StrPol  à  cause  de  sa  vicomte  de  Bourbourç,  qu'ils 
ont  reçu  d'Antoine  Le  Heere,  bourgeois  de  Bruges,  au 
nom  de  demoiselle  Jacquemine,  sa  fille,  un  rapport  et 
dénombrement  d'un  fief  et  hommage  que  ladite 
demoiselle  tient  de  ladite  cour  de  Wydhof,  contenant 
9  mesures  do  terre  et  gisant  dans  la  paroisse  de. 
St-Georges. —  22  mars  1562.  Rapport  et  dénombrement 
de  la  vicomte  de  Bourbourg  rendu  par  Madame  Anne 
de  Croy,  marquise  de  Renty,  dame  de  Chièvres,  tenue 
du  Ghyselhuys  de  Bourbourg. 

Layette  75.  —  Bailleul  (Vh^le  et  Chatellenie). 

B.  1331.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

i  illO-t9ftO.  —  Chatellenie  et  ville  de  Ballleul. 

—  Aire,  1160.  («  Actum  anno  Do^tiini  M^  C^  LX^ 
apud  Aria  m  ^  in  camerà  Comitisi^).  Lettres  de 
Thierri,  comte  de  Flandre  et  de  Philippe,  son  fils, 
confirmant  en  faveur  de  ceux  qui  habitent  à  Berquin 
et  à  Steenvorck  jusqu'à  la  chaussée  d'Estaires  et 
payent  une  rente  annuelle  en  froment,  la  liberté  et  les 
privilèges  qui  leur  avaient  été  concédés  jadis  par  le 
comte  Robert  et  par  Clémence,  sa  femme  (1).  — 
Courtrai,  le  18  mai  1220.  («  Actum  Cortracij  in 
crastino  Pentecostes,  anno  Domini  millesimo  ducenr 
iesimo  vigesimo  »).  Donation  par  la  comtesse  Jeanne  à 
Mathieu  de  Meteren,  d'une  rente  en  froment  et  en 
avoine  sur  Coudescure.—  Août  1245.  («  Ce  fut  fait  en 
Vundellncarnati07i  Nostre  Segneur  mil  CCXLV, 
u  mois  d'aoust  »).  Lettres  par  lesquelles  Berthout  et 
Bernard  de  Bailleul,  chevaliers,  déclarent  que  «  pour 


(1)  Ce  n'était  pas  aux  habitants  des  agglomérations  mêmes 
qui  forment  aujoiirdliui  les  groupes  de  maisons  réunies  autour 
des  églises  de  Neuf-Berquin  et  de  Steenvorck  qu'étaient 
accordées  ces  libertés,  mais  aux  habitants  résidant  sur  la  partie 
da  territoire  de  ces  deux  localités  sise  à  TEst  de  la  chaussée 
allant  d*Ëstaircs  à  Cassel,  endroit  appelé  terre  du  froment  (en 
flamand  Taerveland)^  sans  doute  parce  qu'elle  rapportait  au 
Comte  une  rente  annuelle  en  froment.  (Note  de  Tabbé  Dehaisnes). 


COU  ke  li  lois  de  Bailloeul  estoit  oscure  en  aucuns 
poins  »,  ils  ordonnent  à  leurs  fils  aînés  nommés  l'un  et 
l'autre  Jean  de  les  observer,  notamment  quant  aux 
points  suivants  :  fous  les  forfaits  survenus  à  Bailleul 
seront  jugés  par  les  échevins;  les  échevins  seront 
renouvelés  tous  les  ans;  ceux  qui  sortiront  des 
charges  choisiront  deux  hommes  probes  qui  en  éliront 
eux-mêmes  un  troisième,  les  trois  un  quatrième,  les 
quatre  un  cinquième,  les  cinq  un  sixième,  et  les  six  un 
septième  ;  quiconque  parlera  mal  des  échevins  devra 
payer  dix  sousd'amende. — Juillet  1259.  («  Datuman7io 
DomiiiiM^  CC^  quinquagesimo  nono,  menscjidio»). 
Assignation  à  Jean  de  Dampierre,  son  petitrfils,  par 
la  comtesse  Marguerite,  dos  villes  de  Bailleul,  Lécluse 
et  Nieppe  pour  sûreté  d'une  rente  de  2.000  livres; 
vidimus  de  Jean  Ploubant,  garde  de  la  prévôté  de 
Paris,  du  23  mai  1312. 

B.  1332.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin  ;  18  sceaux 
dont  5  brisés,  et  incomplets. 

tt«8-i  tOft.  —  Chatellenie  et  YlUe  de  Bailleul. 

—  Juillet  1263.  («  Ce  fu  dœinei  en  Van  del  Incar- 
nation Nostre  Segneur  Jhésu  Cristy  mil  deus 
cens  soissante  et  trois ^  el  mois  de  juliè  >).  Lettres 
par  lesquelles  Marguerite,  comtesse  de  Flandre, 
déclare  avoir  vendu  à  Raoul  de  TEskaghe  un  fief  de 
100  hœuds  d'avoine  de  rente  à  recevoir  annuellement 
sur  l'espier  de  Bailleul;  avec  confirmation  par  le  comte 
Gui,  fils  de  ladite  comtesse  Marguerite.— Janvier  1283. 
(«  Van  del  Incarnatiœi  Nostre  Segneur  Jhésu  Cristy 
mil  deus  cens  quatre  vi7is  et  deuSy  el  mois  de 
janvier  >).  Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Dampierre, 
seigneur  de  St-Dizior  et  de  Bailleul,  donne  à  Geoffroi 
de  Rausières,  sergent  de  Gui,  comte  de  Flandre,  et  le 
sien,  toutes  les  rentes  du  bois  de  Bailleul  pour  en  jouir 
en  les  tenant  en  fief  du  seigneur  de  Bailleul  dont  il 
est  devenu  l'homme.—  11  avril  1287.  («  L'an  de  grâce 
mil  deus  cens  quatre  vins  et  siet,  le  venredi  procain 
après  le  jour  de  Paskes  »).  Lettres  par  lesquelles 
Baudouin  d'Avesnes,  sire  de  Beaumont,  Raoul 
Flamens,  sire  de  Canny,  Willaume  de  Mortagne,  sire 
de  Rumes,  Rasse,  sire  de  Gavres,  Jean,  sire  de 
Ghistelles,  Roger  de  Ghistelles,  Hue,  châtelain  de 
Douai,  Gilbert,  châtelain  de  Bergues,  Sohier  de  Bail- 
leul, maréchal  de  Flandre,  et  autres,  déclarent  que  le 
comte  Gui  est  bien  adhérité  des  terre  et  seigneurie  de 
Bailleul;  copie  simple  sur  parchemin,  —  5,10  et  14  mai 


L 


310 


ARCHIVES  DU  NORD. 


1295.  Commission  donnée  par  l'official  de  Thérouane 
&  Chrétien  Hanewas,  clerc,  notaire  du  même  diocèse , 
pour  passer  tous  actes  de  vente  etc.,  que  le  châtelain 
de  Bailleul  voudrait  faire  en  faveur  de  Gui,  fils  du 
comte  de  Flandre  ;  vente  par  Baudouin,  châtelain  de 
Bailleul,  chevalier  à  Gui,  fils  du  comte  de  Flandre, 
de  la  chàtellenie  dudit  Bailleul  ;  notification  de  cette 
vente  par  l'official  de  Thérouane.  —  8  et  10  août  1295. 
Lettres  de  Gui,  comte  de  Flandre  et  des  échevins  de 
Bailleul  au  sujet  du  transfert  en  cette  ville  de  la 
dédicasse  de  Mêmes. 

B.  1333.  (Carton.)  —  18  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
4  pièces  et  1  rouleau,  papier  ;  13  sceaux  brisés   ou  incomplets. 

t888-t88S.  —  Cliàtelleiile  étrille  de  Bailleul. 

—  Paris,  le  24  juillet  1333.  Commission  donnée  par  le 
roi  Philippe  de  Valois  pour  présenter  à  Louis,  comte  de 
Flandre,  sur  la  requête  de  Jeanne  de  Bretagne,  dame 
de  Cassel,  les  lettres  d'ajournement  devant  le  Parle- 
ment afin  de  voir  lever  les  défenses  faites  par  lui  à  feu 
Robert  de  Flandre  de  procéder  contre  Jean,  comte  de 
Namur,  qui  n'avait  pas  rendu  hommage  audit  Robert 
pour  la  seigneurie  de  Bailleul.  —  17-22  juillet  et  13 
septembre  1334.  Commission  du  même  prince  au  bailli 
d'Amiens,  pour  ajourner  au  Parlement  à  la  requête  de 
la  dame  de  Cassel,  le  comte  de  Flandre  et  Jean,  comte 
de  Namur,  au  sujet  de  la  mouvance  de  la  seigneurie  de 
Bailleul  ;  relation  du  sergent  ;  sentence  renvoyant  les 
parties  au  Parlement  ;  mandement  du  bailli  d'Amiens 
pour  l'exécution  d'une  commission  de  complainte  dans 
cette  affaire. — 26  octobre  1334.  (<fiLeinerkedip?^ocfiain 
devant  le  saint  Synion  et  saint  Jude  »).  Relation  de 
l'ajournement  donné  par  Jacques  de  Faukembergue, 
sergent  royal,  à  Louis,  comte  de  Flandre,  devant  le 
bailli  d'Amiens,  pour  voir  adjuger  à  Jeanne,  dame 
de  Cassel,  la  mouvance  de  la  terre  de  Bailleul,  qu'elle 
prétend  relever  de  sa  chàtellenie  de  Cassel.  —  Bruges, 
le  1"  octobre  1348.  Lettres  par  lesquelles  Louis  de 
Maie,  comte  de  Flandre,  maintient  les  habitants  des 
ville  et  chàtellenie  de  Bailleul  dans  la  jouissance  de 
leurs  privilèges,  franchises  et  coutumes. —  Namur,  les 
26  et  31  octobre  1349.  Lettres  par  lesquelles  Guil- 
laume, comte  de  Namur,  déclare  que  Louis,  son  frère, 
à  qui  il  a  donné  pour  partage  les  terres  de  Péteghem, 
Renaix  et  Bailleul,  à  charge  de  payer  à  Robert,  son 
autre  frère,  une  certaine  quantité  de  livrées  de  terre 
par  an,  sera  tenu  de  délivrer  audit  Robert,  au  lieu  de 
cette  rente,  la  terre  de  Bailleul  ou  celle  de  Renaix, 


au  choix  dudit  Louis,  informe  ses  officiers  et  sujets 
des  terres  de  Péteghem,  Renaix  et  Bailleul  qu'il  a 
donné  lesdites  terres  à  Louis  de  Namur  et  qu'en 
conséquence  ils  aient  à  lui  obéir  comme  à  leur 
légitime  seigneur.  —  Maie,  le  2  juin  1350.  Lettres  par 
lesquelles  le  comte  Louis  de  Maie  consent  à  ce  que  les 
exécutions  de  justice  faites  par  ses  ordres  dans  la 
chàtellenie  de  Bailleul  appartenant  à  Louis  de  Namur, 
ne  puissant  porter  préjudice  à  ce  dernier.— Juillet  1361. 
Copie  de  la  vente  de  deux  fiefe  sis  à  Bailleul.  —  Sans 
date;  vers  1370.  Débat  entre  les  religieux  de  St- 
Jean  et  les  descendants  de  Guillaume  de  Dampierre, 
au  sujet  du  droit  de  haute  justice,  que  Henri  de 
Nieukerke  avait  donné  auxdits  religieux  dans  la  ville 
de  Bailleul.—  8  août  1381.  Mandement  du  comte  Louis 
de  Maie  ordonnant  aux  habitants  de  la  ville  et  de 
Vamhacht  (chàtellenie)  de  Bailleul,  de  payer  22  livres 
par  jour  pour  les  hommes  qu'ils  auraient  dû  fournir 
pour  la  garnison  de  Deinze,  savoir  :  7  sergents  et 
10  arbalétriers  et  qui  seront  déduits  des  trente  hommes 
qu'ils  ont  dans  le  fort  de  Péteghem.  —  5  mai  1384. 
Lettres  des  avoué ,  échevins,  conseil  et  communauté 
des  ville  et  chàtellenie  de  Bailleul  par  lesquelles  ils  se 
soumettent  en  la  grâce,  pitié  et  miséricorde,  volonté 
et  ordonnance  du  duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre 
et  d'Artois,  pour  toutes  les  rébellions,  conspirations, 
désobéissances  etc. ,  commises  par  le  corps  de  ladite 
ville  et  chàtellenie  et  ses  habitants  contre  le  feu  comte 
de  Flandre,Louis  de  Maie.—  1*'  aoûtl384.  Nomination 
par  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  de  Jacquemars 
Le  Saige,  bailli  et  receveur  des  ville,  terre  et  dépen- 
dances de  Bailleul  au  château  de  Péteghem.  —  1384- 
1385.  Compte  des  revenus  de  la  ville  de  Bailleul,  rendu 
par  Jacquemars  Lesaige,  receveur.  —  Tenremonde, 
7  août  1386.  Lettres  de  Jean,seigneur  de  La  Chapelle, 
souverain  bailli  de  Flandre,  déclarant  avoir  reçu 
Guillaume,  comte  de  Namur,  à  l'hommage  des 
terres  de  Bailleul,  Péteghem  et  des  Quatre-Métiers, 
tenues  du  comte  de  Flandre  et  à  lui  échues  par  la 
mort  de  Louis  de  Namur,  son  frère.  —  Namur,  le 
20  mars  1388,  style  de  liège.  («  L'an  mil  trois  cens 
quatre  vifis  et  wyt  el  usaige  de  Liège  »).  Promesse 
faite  par  Jacquemard  Russin,  bailli  des  ville  et 
chàtellenie  de  Bailleul,  pour  Guillaume  de  Flandre, 
comte  de  Namur,  de  se  conduire  en  son  dit  office  par 
l'avis  de  Guillaume  Torcel,  receveur  desdils  lieux,  et 
de  Pierre  Le  Rike,  bourgeois  de  Gand. —  Namur,  30 
septembre  1388.    Lettres  par  lesquelles  Guillaume, 


j 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  WERVICK. 


311 


comte  de  Namur,  établit  son  fils  Guillaume^  seigneur 
de  Béthune,  pour  régir  les  terres  de  Péteghem  et  de 
Bailleul  qui  lui  étaient  échues  par  le  décès  de  Louis  de 
Namur,  son  frère.  —  Malines,  le  26  décembre  1389. 
Lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
comte  de  Flandre,  déclare  avoir  reçu  en  son  hommage 
Guillaume  de  Namur  pour  les  villes,  terres  et  châtel- 
lenies  de  Bailleul  et  de  Péteghem.  Sans  date  ;  XIV* 
siècle.  Noms  des  clercs  de  la  communauté  de 
Boescheppe. 

B.  1334.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  15  pièces,  papier. 

t4t4-tei9.  —  Cliàtelleiiie  et  TUle  de  Bailleul. 

—  12  octobre  1414.  Cession,  moyennant  finance, 
par  le  duc  Jean  Sans  Peur,  à  Jean  de  Bailleul,  son 
conseiller  et  chambellan,  de  la  terre  d*Oudenhem  qui 
s'étendait  es  villes  et  paroisses  de  Niepkerke,  Steen- 
werko  et  Caestre,  laquelle  terre  avait  été  jadis  confis- 
quée sur  Tun  des  ancêtres  dudit  Jean  de  Bailleul  et 
jointe  au  domaine  de  Tenremonde  acquis  par  le  comte 
Louis  de  Maie.  —  Gand,  juin  1434.  Lettres  de  Philippe, 
duc  de  Bourgogne,  ordonnant  qu'une  franche  vérité 
soit  tenue  à  Bailleul  au  Rawesberghe.  —  3  décembre 
1471.  Lettres  concernant  l'octroi  d'une  taxe  sur  la 
bière  et  le  vin  au  profit  de  la  ville  de  Bailleul.  — 
18  octobre  1488.  Attestation  par  les  frères  religieux 
et  par  les  malades  de  l'église,  maison  et  hôpital 
St-Antoine-lez-Bailleul  en  Flandre,  à  tous  nobles, 
chevaliers,  seigneurs,  barons  et  capitaines  de  gens 
de  guerre,  etc.,  qu'un  nommé  Jean  de  Veures, 
demeurant  en  la  paroisse  d'Évereque,  plein  de  dévo- 
tion, s'est  perpétuellement  dorénavant  rendu  et 
cordonnè  lui,  sa  femme,  ses  enfants  et  toute  sa 
famille,  ses  maison,  terres,  possessions  et  bestiaux, 
comme  vaches,  veaux,  chevaux,  brebis,  pourceaux  et 
généralement  tous  ses  autres  biens,  meubles  et  non 
meubles  aux  champs  et  à  la  ville,  en  la  sainte  tuition^ 
protection  et  sauvegarde  de  Dieu  et  de  Monseigneur 
StrAntoine,  etc.  —  UUe,  les  27  mai,  28  septembre  et 
14  octobre  1489,  12  septembre  1490,  29  mai,  4  juin, 
25  juillet  1491,  29  janvier  et  16  février  1492.  Lettres 
relatives  à  la  nomination  et  à  l'installation  de  Charles 
de  St-Omer,  seigneur  de  Morbeke,  comme  bailli  de 
Bailleul,  en  remplacement  de  Denis  de  St-Omer,  son 
frère.  — 1497.  Attestation  des  échevins  de  Bailleul  au 
sujet  du  versement  d'une  somme  de  108  livres  par 
Pierre  De  Vos,  receveur  du  domaine  de  ladite  ville. 


—  1612.  Requête  des  confrères  de  la  confrérie  des 
Arquebusiers  de  Bailleul  afin  d'obtenir  une  nouvelle 
concession  de  terrain  pour  agrandir  leur  jardin. 

Layette  76.  —  Wervick. 

B.  1335.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin;  5  pièces,  papier  ; 
19  sceaux  pour  la  plupart  incomplets. 

f  8tMl-t6t9.  — ivrervlck.  —  2  janvier  1396.  Man- 
dement des  gens  du  conseil  du  duc  de  Bourgogne 
ordonnant  au  bailli  de  Courtrai  d'appeler  devant  eux 
François  van  Haveskerke  et  les  Gheerboots  de 
Wervick  pour  être  entendus  sur  le  diflférend  pendant 
entre  eux.  —  15  octobre  et  12  novembre  1417.  Rem- 
boursement par  le  comte  de  Charolais,  seigneur  de 
Chateaubelin  (plus  tard  le  duc  Philippe  le  Bon),  à  Jean 
d'Antoing,  seigneur  de  Briffœuil,  de  Bury  et  de 
Wervick,  de  la  somme  de  1 .200  livres  en  déduction 
de  celle  de  11.000  que  ledit  comte  devait  audit 
seigneur,  pour  achat  de  rentes  sur  la  terre  de  Wervick. 

—  23  janvier  1426.  Sentence  rendue  par  le  Conseil  de 
Flandre  contre  Gilles  van  den  Bussche,  bailli  de  la 
seigneurie  Ten  Costhove  à  Wervick,  au  profit  de 
Wautier  Merciaen,  seigneur  du  fief  Loremiers  audit 
Wervick.  —  27  octobre  1428.  Accord  définitif  entre 
le  duc  de  Bourgogne  et  Jean  d'Antoing  au  sujet  de  la 
cession  de  la  terre  de  Wervick.  —  25  février  et  9  mars 
1429.  Vente  par  Jean  d'Antoing,  seigneur  de  Briffoeuil, 
etc.,  de  la  rente  annuelle  de  500  livres  parisis  qu'il 
s'était  réservée  sur  la  seigneurie  de  Wervick  lors  de 
la  cession  de  cette  seigneurie  au  duc  de  Bourgogne.  — 
Bruxelles,  le  Sqctobre  1431.  Privilège  accordé  parle 
duc  Philippe  le  Bon  aux  échevins  de  Wervick  de 
connaître  dans  leur  ville  de  tous  les  cas  de  haute 
justice.  —  22  novembre  1437.  Acquisition  par  le  duc 
de  Bourgogne  du  fief  de  Loremiers,  tenu  de  Gérard  de 
Schoorisse  et  de  Marguerite  de  Steenhuse,  sa  femme, 
à  cause  de  la  seigneurie  Ten  Cruce  (de  la  Croix)  à 
Wervick.  —  Wervick,  les  27  août  et  22  septembre 
1469.  Lettre  de  G.  du  Bos,  receveur  de  Flandre  aux 
parties  d'Ypres,  aux  gens  des  Comptes  de  Lille,  au 
sujet  de  la  nouvelle  prison  que  l'on  doit  construire  à 
Wervick;  appointement  aubas.  —  Malines,lel*  février 
1512.  Mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  à 
maître  Louis  Barangier,  son  secrétaire,  d'avoir  à 
expédier  les  lettres  patentes  de  la  donation  de  la 
cotislrerie  de  Wer\qck,  à  François  Rilis,  chantre  do 


312 


ARCHIVES  DU  NORD. 


la  chapelle  de  TArchiduchesse.  —  Sans  date  ;  XVP 
siècle.  Enquête  sur  l'état  de  la  draperie  à  Wervick. 

Layette  77.  —  Gand  (Ville  et  Chatellenie  de). 

Deynze. 

B.  1336.  (Carton.)  —  13  pièces,  3  bandes  et  1  rouleau  parchemin  ; 
20  sceaux,  dont  11  brisés  et  incomplets. 

t9«8-i980.  —  ¥Ule  de  Qand.  —  1228.  Liste  des 
4;rente-neuf  otages  fournis  par  la  ville  de  Gand  au 
comte  de  Flandre.  —  Juin  1231.  («  Actum  anno 
Boniini  APCC^tricesimoprimo,  7ne7iseJunioi>).YeJiiQ 
par  Hugues,  châtelain  de  Gand,  à  Alexandre,  bour- 
geois de  la  dite  ville,  de  sa  maison  dite  Wat  et  Vorhof, 
et  de  la  terre  appelée  Bœngartland^  situées  à  Gand. 
—  25  juin  1231.  («  Actum  anno  Doniini  niillesimo 
ducentesinio  tricesimo  primo,  ^nensejunio  in  crus- 
tino  beati  Johannis  Baptiste  »).  Les  échevins  du 
Briele  (de  Brelo)  du  châtelain  de  Gand  attestent  la 
vente  ci-dessus  et  déclarent  qu'on  ne  pourra  exiger  les 
exactions,  tailles  et  expéditions  dont  il  est  parlé  dans 
ladite  vente.  —  31  octobre,  7  et  9  novembre  1275. 
Plaintes  adressées  au  roi  de  France  Philippe  III  par  la 
communauté  de  la  ville  de  Gand  sur  l'état  misérable 
de  cette  ville  occasionné  par  la  mauvaise  adminis- 
tration des  échevins.  —  24  janvier  1277.  («  Van  del 
Incarnation  MCC  sissante  et  sèze^  le  dimence  après 
le  saint  Vinçan  »).  Requête  d'Agnès  (de  Bailleul), 
dame  de  Beveren,  femme  de  Thierri  de  Beveren,  etc., 
à  Gui,  comte  de  Flandre^  pour  qu'il  confirme  la  vente  de 
son  m.uer  (moôre)  faite  par  ledit  Thierri  à  Bourgh. . . .  de 
Gand.  —  24  décembre  1292.  («  L'an  de  grâce  mil 
deuscens  quatre  vins  et  douze,  le  vigile  dou  Nouel>). 
Attestation  de  Jean  de  Beaukaisen,  bailli  d'Arras, 
déclarant  qu'en  sa  présence  Robert  Nazars,  d'Arras,  a 
reconnu  avoir  reçu  des  échevins  de  Gand  des  rentes 
viagères  à  lui  dues  sur  cette  ville.  —  8  février  1294. 
(«  L'an  de  grâce  mil  deus  cens  qtmtre  vinz  et  trèze, 
le  lundi  après  la  Chandeleur  »).  Lettres  par  lesquelles 
les  échevins  de  Gand  promettent  d'observer  les  conven- 
tions conclues  sous  leurs  sceaux  particuliers  pour 
terminer  les  débats  pendants  entre  eux  et  le  comte 
Gui,  au  sujet  des  droits,  lois  et  usages  dont  ils  devaient 
jouir.  —  Paris,  le  20  janvier  1296.  («  Actum  Parisim 
in  festo  sanctorum  Fabiani  et  Sebastiani,  anno 
Domini  M^  CC^  nona^esimo  quinto  »).  Mandement 
du  roi  Philippe  le  Bel  à  Guillaume  Martin,  de  TrappiSj 
pour  qu'il  remette  la  ville  de  Gand  en  la  justice  du 


comte  de  Flandre,  et  lui  ordonne  de  se  rendre  de  cette 
ville  à  Montargis  pour  répondre  audit  comte  sur  ce 
qu'il  a  fait  dans  ladite  ville.  —  Paris,  les  12, 16,  17  et 
18  juin  1296.  Lettres  de  Philippe  le  Bel,  roi  de  France, 
aux  échevins  de  Gand  leur  mandant  qu'il  a  nommé 
Aubert  de  Hangest,  son  chevalier,  gardien  des  ville, 
forteresse  et  habitants  de  Gand  ;  —  informant  ledit 
Aubert  de  cette  nomination,  et  lui  prescrivant  de 
traiter  avec  douceur  les  habitants  de  cette  ville  et  de 
s'y  faire  obéir  ;  —  ordonnant  aux  échevins  et  habitants 
de  Gand  d'obéir  à  Aubert  de  Hangest,  leur  gouver- 
neur ;  —  ordonnant  au  même  Aubert  de  destituer  les 
baillis  et  sergents  établis  àGand  par  le  comte  de  Flandre 
et  d'en  nommer  d'autres.  —  20  mai  1297.  («  L'an  de 
grâce  m,il  deus  cens  quatre  vins  et  dis  et  siety  le 
lundi  devant  le  jour  de  le  Ascension  »).  Lettres  par 
lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  permet  que  la 
maison  de  Saudeon,  appelée  le  Chimie  (le  Cygne),  à 
Gand,  abattue  par  suite  du  méfait  de  Philippe  de  le 
Val,  soit  rebâtie  au  même  endroit.  —  1*'  mai  1298. 
(«  L'an  de  grâce  mil  deus  cens  quutre  vifis  et  wuit^ 
le  jour  de  le  feste  saint  Philippe  et  saint  Jakeme^  le 
premier  jour  delmoisdemay  »).  Lettres  par  lesquelles 
Gui,  comte  de  Flandre,  donne  à  Jacques  de  Douze, 
prévôt  de  Notre-Dame  de  Bruges,  en  récompense  de 
ses  services,  le  tonlieu  de  Gand.  —  26  avril  1299. 
(«  L'an  de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  diis  et 
noeuf,  le  diemence  devant  le  jour  de  may  »).  Confir- 
mation par  Gui,  comte  de  Flandre,  du  traité  conclu 
entre  les  échevins  de  Gand,  et  Gérard,  seigneur  de 
Sottenghien,  châtelaio  de  ladite  ville,  par  lequel 
l'endroit  appelé  la  justice  du  Châtelain  a  été  incor- 
poré dans  cette  ville.  —  Sans  date  ;  vers  1300.  Liste 
des  39  habitants  de  Gand  qui  furent  mis  en  otage 
entre  les  mains  de  Charles  do  Valois  lorsqu'il  prit 
possession  de  la  ville  au  nom  de  Philippe  le  Bel,  roi 
de  France,  avec  des  notes  sur  plusieurs  de  ces  otages. 
—  1"  avril  1300.  («  L'an  de  grâce  mil  deus  chetis 
quatre  vins  dys  et  neuf,  le  premier  jour  el  mois 
d'avril  »).  Vente  par  Robert,  fils  de  Gui,  comte  de 
Flandre,  à  la  ville  de  Gand,  des  terres  de  Le  Mude  et 
de  Ste-Marie  près  de  ladite  ville. 

B.  1337.  (Carton.)  —  6  pièces,  16  bandes  et  3  rouleaux, 
parchemin  ;  5  pièces  et  3  rouleaux,  papier  ;  5  sceaux  incomplets, 

dont  1  plaqué. 

1811-1880.  —  ¥llle  de  «and.  —  Gand,  le  23 
octobre  1311.  {<Le  tnardi  après  Saint  Luc  »).  Lettres 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLR  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  GAND. 


313 


par  lesquelles  les  échevins  de  la  ville  de  Gand  décla- 
reDt  que  pour  terminer  les  difficultés  pendantes  entre 
eux  et  Robert,  comte  de  Flandre,  ils  se  sont  engagés 
à  entrer  en  son  obéissance  et  à  lui  prêter  serment  de 
fidélité;  et  sur  ce  que  ledit  comte  prétendait  que 
personne  ne  pouvait  être  reçu  bourgeois  de  cette*  ville 
s'il  ne  demeurait  sur  Téchevinage,  les  dits  échevins 
ont  promis  de  déclarer  au  Comte  le  nombre  des  bour- 
geois résidant  dans  Téchevinage  et  d'interdire  le  port 
dea  armes.  —  13  octobre  1312.  («  Le  venredi  après  le 
feste  St-Denis  »).  Accord  entre  la  communauté  de  la 
ville  de  Gand  et  Robert,  comte  de  Flandre,  au  sujet  de 
l'élection  des  échevins  de  cette  ville.  —  Le  Damme,  le 
8  novembre  1319.  (<  Le  jetcdi  devant  le  fieste  saint 
Martin  en  y  ver  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert, 
comte  de  Flandre,  Louis,  comte  de  Nevers  et  de 
Réthel,  et  Robert  de  Cassel,  ses  fils,  s'engagent  à  ne 
recevoir  la  soumission  des  Gantois  révoltés  que 
conjointement  l'un  avec  l'autre.  —  4  janvier  1320. 
(«  Mil  trois  cens  dys  et  noef^  le  venredi  apriès  le 
jour  (tel  an  renuef  »).  Procuration  donnée  par  les 
échevins  de  la  ville  de  Gand  pour  traiter  de  la  paix 
avec  Robert,  comte  de  Flandre,  et  lui  demander  grâce 
de  leur  rébellion.  —  25  juin  1330.  («  Le  lundi  après 
la  saint  Jehan  Baptiste  i>).  Lettres  par  lesquelles  les 
échevins  de  Gand  déclarent  qu'avec  Jacques  de 
Chartau t  et  Thote  Guy,  receveur  des  dettes  dues  au  Roi 
dans  le  comté  de  Flandre,  ils  ont  fait  un  compte  final 
desdites  dettes.  —  Sans  date  ;  vers  1337.  Lettre  par 
laquelle  les  échevins  et  communauté  de  Louvain 
informent  le  comte  Louis  (de  Crécy)  que  trois  indi- 
vidus sont  venus  de  Gand  dans  leur  ville,  leur  apporter 
un  message  secret  d'où  il  ressort  que  les  Gantois 
offrent  de  donner  secours  au  roi  d'Angleterre  ;  —  qu'ils 
le  reconnaissent  pour  vrai  roi  de  France,  comme  tel 
leur  souverain  seigneur  et  l'invitent  à  prendre  bientôt 
le  titre  de  comte  de  Flandre.  Déposition  de  quatre 
membres  du  métier  des  tisserands,  arrêtés  durant  les 
troubles  de  Gand.  Ajournement  des  échevins  et 
communauté  de  Gand  ;  moyens  de  défense  des  échevins 
et  du  conseil  de  ville  ;  réplique  des  gens  du  Comte  ; 
opinion  du  chancelier  de  Bourgogne  sur  la  matière. 
Lettre  du  Duc  à  l'occasion  de  la  motion  soulevée 
contre  le  Pape  français  dans  l'assemblée  du  clergé 
tenue  à  Gand.  — 10  octobre  1380.  Lettres  par  lesquelles 
les  échevins  de  Gand,  en  considération  des  services 
que  leur  ont  rendus  pendant  la  guerre  les  habitants  de 
Rodes,   terre  dépendant   de   la   comtesse  de   Bar, 


mandent  de  laisser  en  paix  les  habitants  de  cette 
ville. 

B.  1338.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  9  pièces,  papier  ; 

1  sceau  incomplet. 

tS88-ill9e.  —  Oand  (vUle  de).  —  Paris,  le  3 
mai  (sans  millésime),  1383  (?)  Lettre  de  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  à  Jean  de  le  Faucille,  bourgeois  de  Gand, 
pour  le  remercier  des  services  qu'il  lui  a  rendus.  — 
Paris,  le  18  mai  1383.  Lettres  de  Charles  VI,  roi  de 
France,  par  lesquelles  il  prend  sous  sa  sauvegarde 
Jean  de  le  Faucille,  accusé  d'avoir  participé  aux 
rébellions  de  Flandre,  avec  ajournement  à  la  Chan- 
deleur pour  comparaître  en  la  cour  du  Roi  afin  de 
répondre  à  la  dite  accusation.  —  Le  Quesnoi,  le  9 
septembre  1383.  Lettres  du  duc  Albert  de  Bavière, 
gouverneur  du  Hainaut,  de  la  Hollande  et  de  la 
Zélande,  à  Jean  de  le  Faucille,  par  lesquelles  il  lui 
mande  qu'il  ne  pourra  pas  se  trouver  à  \di  journée  de 
bataille  assignée  audit  Faucille  et  l'assure  de  son 
dévouement.  —  Paris,  le  7  février  1384.  («  L'an  mil 
CCC  IIII^^  et  trois  et  le  quart  de  nostre  règne  »). 
Lettres  par  lesquelles  Charles  VI,  roi  de  France, 
déclare  que  Jean  de  le  Faucille, accusé  d'avoir  parti- 
cipé aux  troubles  de  Flandre,  étant  comparu  en  la 
cour  du  Roi  à  toutes  les  journées  qu*il  lui  avait  assi- 
gnées pour  répondre  sur  ladite  accusation  sans  que  le 
défunt  comte  de  Flandre,  ni  personne  en  son  nom,  n'y 
soit  comparu,  il  lui  donne  congé  de  quitter  la  Cour. 
—  12  octobre  1384.  Sauvegarde  donnée  par  le  roi  de 
France  aux  députés  de  la  ville  de  Gand  qui  devaient 
se  rendre  auprès  de  lui  pour  traiter  de  la  soumission 
de  cette  ville  ;  vidimus  de  cette  pièce  par  les  échevins 
d'Audénarde,  en  date  du  7  novembre  1385.  —  Sans 
date  ;  vers  1387.  Copie  non  signée  d'une  lettre  de 
Thierry  Gherbode  au  duc  de  Bourgogne  au  sujet  de 
l'afiTaire  de  maître  Clays  de  Gand.  —  l*'  mars  (sans 
millésime),  1388  (?)  Lettres  des  échevins  de  Gand  infor- 
mant les  gens  du  Conseil  et  des  Comptes  du  duc  de 
Bourgogne  que,  pour  des  motifs  qu'ils  feront  connaître 
en  temps  et  lieu  convenables,  ils  n'ont  aucun  payement 
à  faire.  —  Morel,  le  8  mars  (sans  millésime),  1388  (?) 
Mandement  du  duc  de  Bourgogne  à  Jean  Canart, 
évèque  d'Arras,  son  chancelier,  au  sujet  de  l'afiaire  de 
maître  Clays,  de  Gand,  convaincu  de  conspiration  et 
d'émeute.  —  7  septembre  1398.  Avis  au  bailli  du 
Vieux-Bourg  de  Gand  de  la  vente  par  Wouters 
Coevoet  à  Liévin  Hoed,  d'un  fief  ressortissant  du 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.    (2»  Partie). 


40 


314 


ARCHIVES  DU  NORD. 


château  de  Gand.  —  Hesdin,  28  mai  1399.  Lettres  du 
duc  Philippe  le  Hardi  mandant  à  son  chancelier 
Ganart  de  préparer  une  réponse  à  la  demande  que  les 
villes  de  Gand,  Bruges,  Ypres  et  le  Franc  de  Bruges 
lui  ont  adressée  au  sujet  de  leurs  privilèges. 

B.  1330.  (Carton.)  —  1  pièce  et  1  rouleau,  parchemin  ; 

3  pièces,  papier. 

XIV  siècle.  —  Gand  (Tille  de).  —  Sans  date  ; 
XIV®  siècle.  Plaintes  adressées  à  la  ville  de  Gand  par 
les  bonnes  communes  au  sujet  des  injustices  commises 
contre  plusieurs  bourgeois  à  Reemst,  à  Tournai  et  à 
Anvers.  —  État  des  biens  situés  à  Melle,  Gand  et 
Wetteren,  consistant  en  rentes,  deniers,  chapons  et 
poules  appartenant  à  l'ordre  des  Hospitaliers.  —  Avis 
des  gens  du  Roi  sur  le  ban  prononcé  par  les  échevins 
de  Gand  sur  «  messire  Jacques,  etc.  >.  —  Articles  sur 
les  privilèges  de  Gand.  —  Minute  d'un  mandement  des 
échevins,  doyens  et  conseil  de  la  ville  de  Gand  ordon- 
nant aux  capitaines  et  gardes  des  bonnes  villes  et 
forleresses  et  à  tous  les  alliés  de  la  dite  ville,  de  tenir 
francs  et  paisibles  tous  les  sujets  et  alliés  du  roi  de 
France  et  du  duc  de  Bourgogne. 

B.  1340.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  5  pièces 
et  1  rouleau,  papier  ;  fragments  de  sceaux. 

t40f-i449.  —  Qand  (ville  de).  —  26  mars  1401. 
Déclaration  des  points  dont  les  échevins  de  Gand  ont 
fait  exhibition  aux  commissaires  du  Roi  dans  le  beffroi 
de  cette  ville  où  est  la  trésorerie.  —  Paris,  le  31  mai 
1401.  Lettres  par  lesquelles  le  roi  Charles  VI  mande 
au  premier  sergent  d'armes,  huissier  du  Parlement, 
d'ajourner  les  échevins  de  Gand  à  comparaître  devant 
ledit  Parlement  pour  répondre  sur  les  rébellions  et 
abus  dont  ils  se  sont  rendus  coupables  envers  le  duc  de 
Bourgogne,  et  au  cas  où  ledit  huissier  n'oserait 
pénétrer  dans  la  ville  de  Gand  pour  remplir  son  office, 
le  Roi  lui  ordonne  de  promulguer  les  lettres  d'ajour- 
nement dans  les  lieux  et  villes  notables  les  plus 
proches  de  Gand  qu'il  se  pourra.  —  8  juin  1424. 
Reconnaissance  par  les  échevins  et  conseil  de  la  ville 
de  Gand  du  droit  qu'a  le  duc  de  Bourgogne  de  prélever 
2  sols,  6  deniers  sur  chaque  last  (double  tonne)  de 
harengs  arrivant  en  Flandre  par  la  rivière  de  l'Escaut. 
—  Sans  date  ;  vers  1425.  Lettre  des  gens  des  Comptes 
adressée  au  sieur  Jean  Ulenhove  et  à  Jean  Stoppelare, 
bailli  du  Vieux  Bourg  à  Gand,  au  sujet  de  la  location 
de  cer\aiTïes  places  sises  dans  la  paroisse  Notre-Dame 
à  Gand,  au  profil  de  Jean  de  Combrugghe.  —  Douai, 


le  5  juin  1438.  Lettres  du  duc  Philippe  le  Bon  par 
lesquelles  il  ordonne  de  mettre  hors  la  loi  ceux  qui  se 
rendront  coupables  dans  la  ville  de  Gand  «  de  ravisse- 
mens,  effbrcemens  et  violences  de  pucelles  et  autres 
femmes  ». — 14  janvier  1447.  Notification  de  la  réunion 
prononcée  par  le  duc  de  Bourgogne  des  offices  de  grand 
doyen,  premier  échevin  du  «  membre  des  mestiers  » 
et  de  petit  doyen  aussi  du  «  membre  de^s  mestiers  » 
en  la  ville  de  Gand,  à  cause  des  divisions  qui  régnaient 
entre  eux.  —  1449.  Instructions  et  lettres  au  sujet 
des  droits  et  privilèges  de  la  ville  de  Gand. 

B.  1341 .  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ;  8 pièces,  1  rouleau 
et  2  ciihiers,.'^  feuillets,  papier  ;  3  sceaux. 

1463-1609.  —  Qand  (Yllle  de).  —  27  juillet- 
25  octobre  1453.  Traité  de  Gavre  conclu  entre  le  duc 
Philippe  le  Bon  et  les  Gantois  révoltés,  et  actes  divers 
concernant  la  rébeUion  el  la  soumission  de  ces 
derniers.  — 1457.  Relation  faite  au  duc  de  Bourgogne 
par  messire  Pierre  de  le  Zippe,  messire  Henri  d'Es- 
pierre,  maître  Jean  de  Mellée  el  Clays  Stenhove,  de  la 
mission  qu'ils  ont  remplie  auprès  des  Gantois  pour 
l'apaisement  de  leur  rébellion.  —  15  juillet  1469. 
Lettres  par  lesquelles  Charles,  duc  de  Bourgogne, 
pardonne  aux  habitants  de  Gand  la  rébellion  qu'ils 
ont  commise  lors  de  son  entrée  dans  leur  ville  et 
leur  donne  un  nouveau  règlement  pour  procéder  au 
renouvellement  de  la  loi  après  avoir  annulé  quelques- 
uns  de  leur  privilèges.  —  27  avril  1471-28  novembre 
1472.  Vidimus  donné  par  les  échevins  de  la  ville  de 
Lille  des  lettres  des  échevins  et  des  deux  doyens  de  la 
ville  de  Gand  par  lesquelles  ceux-ci  accordent  au  duc 
de  Bourgogne  une  aide  de  20.000  ryders  de  4  scellings 
pièce,  pour  subvenir  aux  frais  d'entretien  de  ses 
hommes  d'armes.  —  15  mai  1473.  Ordonnance  du 
Grand  Conseil  autorisant  Jean  de  Langle,  concierge 
de  l'hôtel  du  duc  de  Bourgogne  à  Gand,  à  avoir  dans 
son  cellier  huit  queues  de  vin  qu'il  pourra  vendre  en 
détail  aux  serviteurs  et  gens  de  l'hôtel  en  franchise 
des  droits  de  la  ville.  —  30  janvier  1477.  Lettres 
patentes  de  la  duchesse  Marie  de  Bourgogne  confir- 
mant les  privilèges  de  la  ville  de  Gand.—  Sans  date; 
vers  1480.  Instructions  données  par  Tarchiduc  Maxi- 
milien  à  l'évêque  de  Metz  et  autres  députés  à 
l'assemblée  de  Tenremonde  pour  traiter  ^vec  les 
députés  de  la  ville  de  Gand.  —  1483.  Instruction  et 
avertissement  au  sujet  des  affaires  de  la  ville  de  Gand, 
donnés  à  maître  Louis  de  La  Vallée,  auditeur  de  la 


j 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DE  LILLE   —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  GAND. 


315 


Chambre  des  Comptes  à  Lille,  envoyé  vers  rarchiduc 
d'Autriche  par  les  président  et  gens  des  Comptes,  de 
Lille.  — 1485.  Copie  des  lettres  d'absolution  accordées 
par  Tarchiduc  Mazimilien  aux  habitants  de  la  ville 
de  Gand  (pièce  allemande).  —  Sans  date  ;  XV*  siècle. 
Pièces  concernant  le  nouvel  octroi  autorisant  de 
mettre  Yestaple  des  fe  utes  et  hoppebier  (  1  )  à  deux  lieues 
à  la  ronde  de  la  ville  de  Gand.  —  22  octobre  1508. 
Lettre  des  échevins  de  la  ville  de  Gand  à  l'archidu- 
chesse Marguerite,  lui  donnant  leur  avis  sur  le  cas  des 
frères  Mathieu  et  Jacques  Masurel.  —  Sans  date; 
milieu  du  XVI*  siècle.  Copie  informe  de  la  sentence 
de  l'empereur  Charles-Quint  rendue  sur  l'avis  des 
chevaliers  de  l'Ordre  et  des  chefs  des  Consaulx  et 
maîtres  des  requêtes,  déclarant  les  habitants  de  Gand 
non  recevables  dans  leur  requête,  à  l'effet  de  n'être 
pas  compris  dans  l'aide  de  400.000  carolus  avec  les 
autres  membres  de  Flandre  et,  en  outre,  qu'à  cause  de 
leurs  crimes  et  rébellion,  sédition  et  lèse-majesté,  ils 
sont  déchus  de  leurs  privilèges,  etc.  —  Abbeville,  le 
17  mars  ;  sans  date  d'année,  dernière  moitié  du  XVl* 
siècle.  Mandement  du  Roi  aux  échevins  et  conseil  de 
la  ville  de  Gand  leur  annonçant  qu'il  leur  a  accordé  de 
bon  cœur  tout  ce  qu'ils  lui  ont  lait  demander  par  maître 
Martin  de  le  Gleyde,  Hector  le  Bos  et  Michel  Talboom. 

B.  1342.  (Carton.)  —  4  pièces  et  rouleau  ,  parchemin  ; 
1  pièce,  papier  ;  8  sceaux  incomplets. 

\niÊ^tZAH.  —  «and  (châtclleiile  de).  —  Mars 
1229.  («  Actum  anno  Domini  M«  CC«  XX^  Vni\ 
mense  Martio  »).  Lettres  de  Hugues,  châtelain  de 
Gand,  d'Ode,  sa  femme,  et  de  Hugues,  son  fils  aîné, 
par  lesquelles  ils  donnent  aux  habitants  de  la  ville  de 
Basserode  des  lois  et  des  biens.  —  Juin  1229.  («  Actwti 
Gandavi,  anno  Domiiii  M^  CC^  XX^  no?io,  inense 
Junio  »).  .\cte  par  lequel  Arnould ,  dit  seigneur 
d'Audenarde,  Adam  de  Milly,  Gauthier  de  Ghistelles, 
Guillaume  de  Béthune,  Gilbert  de  Sottenghien,  Rasse 
de  Gavre,  Gauthier  de  Formeselles,  Jean  de  Malines, 
Eustache,  camérier  de  Flandre,  etMelin  de  Méteren, 
déclarent  et  jurent  que  si  Hugues,  châtelain  de  Gand, 
et  ses  frères  n'observent  pas  fidèlement  le  traité  qu'ils 
ont  fait  avec  Fernand,  comte  de  Flandre,  ils  viendront 
en  aide  à  ce  dernier  et  à  la  comtesse  de  Flandre  contre 
eux  ;  ils  certifient,  en  outre,  que  Gérard  Le  Diable, 
Gauthier  Mainne  de  Gand,  Gérard  de  Lens,  et  son 

(1)  Sortes  (le  bière. 


frère  Renaud  de  Lens  ont  fait  le  même  serment.  — 
Gand,  le  6  février  1258.  («  Datum  Gandavi  anno 
Dotnini  M^  CC^  L^  septimo,  in  die  Cinenna  »). 
Lettres  de  Gui,  comte  de  Flandre,  déclarant  que  les 
habitants  de  Bornhem  ne  peuvent  être  cités  en  jugement 
qu'au  château  de  Gand.  —  1295.  Enquête  devant  le 
bailli  de  Lille  au  sujet  de  la  terre  de  Loupignes, 
dépendant  du  fief  de  Tronchiennes,  à  laquelle  préten- 
daient la  dame  de  Wambrechies  et  Robert  de 
Levringhem  (?).  —  Gourtrai,  février  1236.  («  Daium 
Cnrtraci^anno Domini  M^  CC^  XXX^qiiinto.me^ise 
Febriiario  »).  Lettres  par  lesquelles  Baudouin  des 
Prés  (de  Pratis)  reconnaît  à  Jeanne,  comtesse  de 
Flandre,  le  droit  d'établir  un  sergent  à  Zomerghem. 
— 1348.  Bail  de  la  censé  de  Baissoham  par  la  dame 
dudit  lieu  au  sieur  de  Preudhomme. 

B.  1343.  (Carton.)  —  7  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
8  pièces,  papier  ;  i  sceau  incomplet  et  plusieurs  fragments. 

tSII5-i6»0.  —  Ckind  (châtclBeiile  de).  —  29  avril 
1365.  Adhéritement  devant  les  échevins  de  la  seigneurie 
de  Gentbruggho  de  la  vente  faite  par  Nicolas  van  den 
Broucke  et  sa  femme,  en  faveur  de  Simon  van  den 
Putte  et  Marguerite,  sa  femme,  d'une  partie  de  terre 
nommée  Ganspoil,  sise  à  Gentbrugghe.  —  26  octobre 
1367.  Information  tenue  pardevanl  les  bailli  el  hommes 
de  fief  du  Vieux  Bourg  de  Gand  pour  prouver  la 
franchise  de  la  seigneurie  que  dame  Marguerite  d'Axel, 
dame  de  Masmines  ( ?) ,  épouse  de  Gérard  de  Rassenghien, 
possède  à  Zomerghem  et  qu'elle  tient  de  Dieu  et  non 
d'autre.  —  1374.  Brief  des  rentes  de  Pierre  Maziéres 
reçues  par  Jean  de  Jaghère,  watergrave  de  Moerbeke- 
Icz-Lokeren.  —  4  et  5  juin  1384.  Témoignages  produits 
par  Max  van  Scoenvelt,  châtelain  du  château  de 
Crubèke,  dans  l'information  sur  sa  conduite  après  la 
bataille  de  Nevele.  —  Novembre  1387.  Deshéritement 
par  Henri  van  den  Berghe  et  consorts,  en  faveur  de 
Catherine  van  Stalle,  fille  naturelle  de  Henri  van 
Stalle,  d'une  censé  située  à  Nederhumbeke  à  côté  du 
cimetière.  — 30  juin  1390.  Compte  des  revenus  de  la 
terre  de  Puthem.  —  Gand,  24  juillet  1391.  Acte  par 
lequel  les  échevins  et  le  conseil  de  la  ville  de  Gand 
mandent  au  bailli  de  Courtrai  qu'Olivier  van  den 
Eechoute,  bourgeois  de  Gand,  a  déclaré  que  pour  le 
fief  de  la  Pesquorie,  sis  à  Wevelghem,  et  acquis  par 
Thierri  Gherbode,  on  avait  coutume  de  nommer  un 
bailli  et  quatre  échevins. —  3  juin  1398.  Avis  au  bailli 
du  Vieux  Bourg  de  Gand  de  la  vente  par  Robrecht  de 


316 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Valkenœve ,  bourgeois  de  Gand,  d'un  fief,  sis  en  la 
paroisse  de  Reuflede.  —  1426.  Octroi  pour  l'érection 
d*un  pont  sur  la  lieve  Gantoise  en  la  paroisse  de 
Maldeghem.  —  2  avril  1464.  Lettres  patentes  de 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  portant  donation  en  faveur 
de  Baudouin,  bâtard  de  Bourgogne,  des  terres  et 
seigneuries  de  Lovendeghem  et  de  Zomerghem.  — 
XV*  siècle.  Supplique  adressée  au  duc  de  Bourgogne 
par  la  dame  de  Liedekerque  afin  d'obtenir  le  payement 
des  arrérages  des  rentes  d'avoine  sur  la  terre  de 
Gruybeke  qui  n'avaient  plus  été  perçus  depuis  les 
dernières  commotions  de  Flandre.  —  Moulin  el  Rey, 
en  Catalogne,  les  6  décembre  1519  et  20  septembre 
1520.  Promesse  de  Guillaume  de  Croy,  duc  de  Solre, 
marquis  d'Arschott,  seigneur  de  Chièvres,  de  payer 
tous  les  ans  au  domaine  du  Roi  une  rente  de  3  livres 
en  reconnaissance  de  l'octroi  d'une  draperie  et  franche 
foire  à  Tamise. 

B.  1344.  (Carton.)  — 3 pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier  ;  1  sceau. 

i)ros-i44».  —  Doinse.  —  Lundi,  18  mai  1293. 
«  Lan  de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  trèze, 
le  delun  après  le  jour  de  la  Pentecoste  »).  Lettres 
par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  permet  à  son 
neveu  Henri  de  Liney  et  à  ses  hoirs  de  tenir  dorénavant 
en  un  seul  fief  et  eu  un  seul  hommage  ce  qui  lui 
appartient  en  Flandre  selon  le  même  usage  et  de  la 
même  manière  qu'il  avait  tenu  Deinze  et  ses  apparte- 
nances. —  6  novembre  1399.  Avis  au  bailli  de  Deinze 
de  la  vente  par  Jean  Oliviers,  bourgeois  de  Gand,  à 
Piètre  de  Crayem,  aussi  bourgeois  de  Gand,  d'un  fief 
sis  en  la  paroisse  de  PéteghemJez-le  Springdriesch.  — 
6  juillet  1449.  Déclaration  par  les  échevins  de  Deinze 
de  l'estimation  des  rentes  dites  de  spikh^e  (espier).  — 
16  juillet  1449.  Attestation  par  les  mômes  échevins  que 
Jean  van  der  Mote,  bailli  et  receveur  de  Deinze,  n'a 
jamais  eu  le  bail  du  bac  sur  la  Lys  dans  les  eaux  de 
Deinze. 

Layettes  78-81.  —  Bruges.  —  Ardemboorg 

ou   OUDENBOURG. 

B.  1345.  (Carton.)    —    10  pièces  et  2  cahiers,  20  feuillets, 
parchemin  ;  7  sceaux  en  mauvais  état. 

i»00(T)-itlM.  —  BrasM.  —  Sans   date;    vers 
1190.  «  Chorea  ville  Bruqensis.  Hec  est  lexetcon- 


suetudo  quant  B)^genses  tenere  debent,  a  comité 
(Philippo)  instituta  ».  Loi  ou  keure  de  la  ville  de 
Bruges  (1). — 18  juilletl232.  (^^Actimi  et  datum  Malee, 
anno  gratie  AT*  CC^  tricesimo  secundo^  niensejulio, 
Dominica  post  Divisionem  Apostolorum  »).  Lettres 
de  Jeanne,  comtesse  de  Flandre,  ordonnant  l'obser- 
vation des  anciens  us  et  coutumes  concernant  la  recette 
des  briefs  de  Bruges.  —  28  août  1266.  («  Lan  del 
Incarmation  Nostre  Ségneur  Jhésu  Crist  M  CC 
soissante  et  siSj  le  samedi  après  le  jour  saint  Bétre- 
mien  Uapostle  »).  Lettres  par  lesquelles  la  comtesse 
Marguerite  et  Gui,  son  fUs,  établissent  trois  wier- 
schaëres  (tribunaux)  dans  le  métier  de  Bruges,  du 
consentement  des  francs  échevins  de  ce  métier.  — 
Avril  1282.  («  Ce  fu  fait  et  donnei  Van  del  Incama- 
timi  Nostre  Seigneur  mil  deus  cens  quatre  vim  et 
deus  él  mois  d'avril  >>).  Lettres  par  lesquelles  Gui, 
comte  de  Plandre  et  marquis  de  Namur,  donne  à  Jean 
de  Namur,  son  fils,  en  accroissement  de  son  fief  de 
Winendale  qu*il  tient  des  comtes  de  Flandre,  tous  les 
schoores  ou  jets  de  mer,  qu'il  avait  à  Munikereede,  le 
Houke,  Reinghei*svliete,  le  Damme,  Biervliet  et  autres 
lieux  dans  le  métier  de  Bruges,  avec  toute  justice, 
haute,  moyenneetbasse,  ^OMvlQsiemvàtousjoursmiiis 
des  comtes  de  Flandre  en  fief  ei  hommage  lige  ;  — 
double  original  sur  parchemin  endommagé  et  dont 
les  sceaux  sont  perdus.  —  Avril  1285.  («  Lan  del 
Incanuition  Nost?*e  Ségneur  mil  deus  cens  quatre 
vins  et  cienc,  el  inois  d'avril  »).  Lettres  par  lesquelles 
Gui,  comte  de  Flandre,  accorde  à  Isabelle,  sa  femme, 
et  à  Jean  de  Namur,  leur  fils,  et  à  ses  hoirs,  le  droit 
de  vendre  quand  bon  leur  semblera  à  toutes  personnes 
d*église  ou  autres,  tous  les  jets  de  mer  qui  leur  avaient 
été  donnés  dans  le  métier  de  Bruges,  pour  les  tenir  en 
accroissement  du  fief  de  Winendale,  avec  la  confirma- 
tion donnée  par  Robert,  comte  de  Nevers,  et  Guil- 
laume de  Flandre,  fils  du  comte  Gui  et  de  Mahaut  de 
Béthune,  sa  première  femme;  sous  le  vidimus  de 
Jean,  doyen  de  St-Pierre  au  château  de  Namur,  en 
date  de  1305.  — -  Janvier  1386.  («  Lan  del  Incarfia- 
tion  Nostre  Seingnet/r,  mil  deus  cens  quatre  vins  et 
ciunc,  el  mois  de  jenvier  »).  Donations  par  Gui , 
comte  de  Flandre,  à. Jean  de  Namur,  son  fils,  et  à  Isa- 
belle, sa  femme,  de  jets  de  mer  sis  dans  retendue  du 


(1)  Cette  loi  ou  koure  de  Bruges  a  été  publiée  par  L.-A.\Nraru- 
koenig  {Histoire  de  la  Flandre  et  de  ses  institutions  civiles  et 
politiques.  Trad.  de  A.-E.  Gheldolf.  Tome  II,  p.  417). 


1 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  BRUCiES. 


317 


mélier  de  Bruges.  —  Maie,  le  25  février  1290.  («  A 
Mole,  le  senihiedi  proçain ,  aprèn  le  jour  saint 
Maihiu  (Mathias)  l'apostle,  en  l'an  de  grdce  tnil 
deas  cens  quatre  vins  et  neuf  y  el  mois  de  fèvHer  »). 
Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flaudre,  pro- 
nonce, comme  arbitre,  une  sentence  qui  termine  les 
débats  entre  les  échevins  de  Bruges  et  la  communauté 
de  la  ville  de  Damme,  au  sujet  de  la  justice  de  ladite 
ville.  —  H  mai  1290.  («  L'an  degrasce  mil  deus  cens 
quatre  vins  et  dis,  le  jour  de  le  Asscension  »).  Lettres 
par  lesquelles  le  même  comte  déclare  que  de  nouveaux 
débats  existant  entre  les  échevins  de  Bruges  et  ceux 
de  Damme,  il  ordonne,  qu'à  l'avenir  lorsque  ces  der- 
niers n'auront  pas  jugé  les  causes  dans  les  trois  jours 
de  plaid,  ils  devront  consulter  ceux  de  Bruges,  leurs 
chefs  de  sens,  —  Paris,  le  21  juin  1296.  («  A  Paris,  le 
jeudi  devant  la  Nativitei  saint  Jehan  Baptiste,  Van 
M  ce  quatre  vins  et  sèze  »).  Mandement  du  roi  Phi- 
lippe le  Bel  assignant  à  Paris  Gui,  comte  de  Flandre, 
pour  y  répondre  aux  plaintes  portées  contre  lui  par  les 
échevins  et  bourgeois  de  Bruges,  au  sujet  du  change- 
ment des  lois  et  coutumes  de  cette  ville. 

B.  [3\C).  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin;    4   pièces,   papier; 

7  sceaux,  la  plupart  incomplets. 

tsai-ts«0.  —  Bruines.  —  4  novembre  1304.  («. . . 
le  mécredi  après  le  jour  de  Tous  les  sains  »).  Lettres 
par  lesquelles  Philippe,  fils  du  comte  de  Flandre,  ayant 
l'administration  et  gouvernement  dudit  comté,  déclare 
avoir  accordé  à  ses  féaux  et  amés  les  bourgmestres, 
échevins  et  communauté  de  la  ville  de  Bruges,  l'inter- 
prétation d'un  article  douteux  de  leur  loi.  —  Bruges, 
le  10  juin  1329.  Promesse  par  Piéron  dou  Coechuns^ 
bourgeois  de  Bruges,  d'être  bon  et  loyal  sujet  du 
comte  de  Flandre,  de  Nevere  et  de  Relhel  (copie  du 
XVIII*  siècle).—  13  août  1329.  Lettres  de  Jean  Hoeft 
et  de  Guillaxxme  delEstuve y  échevms  de  Bruges,  décla- 
rant que  Louis  Lam,  fils  de  Jacques,  bourgeois  de 
Bruges,  a  promis  d^étre  fidèle  au  comte  de  Flandre 
et,  dans  le  cas  contraire,  do  recevoir  toute  punition 
que  ledit  comte  lui  infligerait,  nonobstant  les  privi- 
lèges el  franchises  de  bourgeoisie.  —  Février  1334. 
Acte  par  lequel  le  comte  de  Gueldre  déclare  avoir  reçu 
la  somme  de  10.000  royaux  des  échevins  de  Bruges. 
—  Maie,  le  31  juillet  1335.  Lettres  par  lesquelles  Louis, 
comte  de  Flandre,  donne  quittance  à  la  ville  de  Bruges, 
d*unc  somme  de  cent  mille  livres  parisis  à  laquelle  elle 


avait  élé  condamnée  pour  fait  de  rébellion. —  Bruges, 
21  janvier  et  2  février  1338.  Lettres  des  échevins  do 
Bruges  par  lesquelles  ils  promettent  de  n'étendre 
qu'aux  bourgeois  de  la  ville  Tefifet  des  lettres  par  les- 
quelles Louis,  comte  de  Flandre,  fait  remise  aux  dits 
bourgeois  de  la  peine  de  la  confiscation  de  leurs  biens 
pour  simples  homicides,  et  s'engagent  à  exécuter  les 
lettres  du  même  comte  accordant  la  jouissance  de 
leurs  privilèges  à  ceux  de  la  dite  ville  qui,  en  cas  de 
rébellion,  resteraient  dans  le  devoir.  —  Bruges,  le  24 
avril  1338.  Lettres  par  lesquelles  les  échevins  do 
Bruges  promettent  d'user  de  bonne  foi  des  privilèges, 
franchises,  lois  et  coutumes  à  eux  rendus  par  Louis, 
comte  de  Flandre.  —  Maie,  le  13  janvier  1339.  Lettres 
de  Louis,  comte  de  Flandre,  portant  règlement  de 
l'office  des  courtiers  de  la  ville  de  Bruges.  —  Maie,  le 
1®^  février  1347.  Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre, 
confirmant  celles  de  Louis  de  Crécy,  son  père,  rela- 
tives aux  courtiers  de  Bruges.  —  Tenremonde,  le  18 
septembre  1348.  Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre, 
maintenant  les  habitants  de  Bruges  dans  tous  leurs 
privilèges,  franchises  et  coutumes.  —  24  novembre 
1360.  Lettres  par  lesquelles  les  échevins  de  Bruges 
reconnaissent  avoir  reçu  celles  du  comte  de  Flandre 
datées  de  Maie,  le  17  novembre  précédent,  où  il  déclare 
que  c'est  sans  vouloir  porter  préjudice  aux  privilèges 
de  la  ville  qu'il  en  a  renouvelé  la  loi  hors  du  temps  fixé 
pour  ledit  renouvellement. 


B.  13i7.  (Carton.)  —  11  pièces,  parchemin;  2  pièces,  papier; 

3  sceaux  dont  1  plaqué. 


iS«li-iS«l9 —  Brnices.  —  1381.  État  des  dépenses 
faites  par  le  prévôt  de  Notre-Dame  de  Bruges  et  mon- 
seigneur Jean  de  Menin  dans  un  voyage  qu'ils  firent 
à  Paris  pour  aller  trouver  le  roi  de  France  par  ordre 
des  villes  de  Bruges,  Ypres  et  du  Franc  de  Bruges,  du 
14  novembre  au  13  décembre  1381.— 24  mai  1382. 
Amortissement  accordé  par  le  comte  de  Flandre  à 
l'hôpital  St-Julien  près  la  porte  Beuverie  à  Bruges, 
pour  5  verges  de  terre  situées  contre  les  murs  de  la 
chapelle  dudit  hôpital  du  côté  de  l'autel.—  5  mai  1384. 
Quittance  d'arrérages  de  rentes  donnée  par  Marie, 
veuve  de  Jean  Spierinckx,  de  Bruges.  —  Ypres,  mai 
1384.  Lettres  par  lesquelles,  Philippe,  duc  de  Bour- 
gogne et  comte  de  Flandre,  confirme  les  lettres  du 
comte  Louis  de  Maie  du  13  janvier  1338  relatives  aux 


:h8 


ARCHIVES  DU  NORD. 


courtiers  de  Bruges.  —  ^  septembre  1384.  Ordon- 
nance de  Jean,  sire  de  Ghistelles  et  de  Homes,  et  de 
Gui  de  Pontaillier,  maréchal  de  Bourgogne,  commis 
par  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  au  gouvernement  du 
pays  de  Flandre,  adressée  au  bailli  de  Bruges,  pour 
mettre  fin  au  débat  entre  Daniel  Lonis,  d'une  part,  et 
Godevart  Le  Heill,  bailli  de  Furnes,  et  Godevarl,  son 
fils,  d'autre  part,  en  les  faisant  comparaître  devant 
lesdits  hauts  commissaires  à  Lille.  —  30  novembre 
1384.  Vidimus  des  lettres  accordées  par  le  duc  de 
Bougogne,  comte  de  Flandre,  à  la  veuve  de  Jean  Aloe, 
bourgeois  de  Bruges,  lui  faisant  remise  du  restant  des 
sommes  dues  par  son  mari,  pleiye  et  caution  de  Pierre 
de  la  Porte,  receveur  de  Tespier  de  Bruges,  qui  avait 
pris  la  fuite  avec  le  montant  de  sa  recette.  —  19 
décembre  1384.  Quittance  délivrée  par  Henri  Lippins, 
receveur  général  de  Flandre,  de  la  somme  de.  144 
livres  parisis,  reçue  de  Robert  Baerd,  receveur  du 
hoppiitbeer  (droit  sur  les  bières  à  houblon)  de  Bruges. 

—  8  février  1385.  Quittance  délivrée  par  Lonte  de  le 
Porte  à  Bruges,  de  la  somme  de  7  livres,  4  sols  reçue 
de  Jacques  de  Screyhem,  receveur  de  Tespier  de 
Bruges,  pour  l'achat  de  quatre  nappes  pour  l'autel  de 
la  chapelle  de  Thôtel  du  comte  de  Flandre  à  Bruges. 

—  1«^  mai  1385.  Quittance  délivrée  par  Jean  de  Cad- 
sant,  souverain  gardien  des  dunes  du  pays  de  Flandre, 
de  la  somme  de  3  livres,  6  sols,  8  deniers  parisis,  reçue 
de  Guillaume  Slypp,  bailli  de  Bruges,  pour  sa  pension 
sur  ledit  bailliage.  —  25  janvier-30  octobre  1386.  Vi- 
dimus par  les  échevins  de  Bruges  des  lettres  de  Phi- 
lippe, duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  faisant 
remise  à  la  veuve  de  (Christophe  de  Scoten,  bourgeois 
de  Bruges,  de  ce  qu'elle  devait  encore  de  l'amende  de 
200  livres,  due  par  feu  son  mari  pour  avoir  désobéi  à 
l'ordonnance  dudit  duc  appelant  tout  le  monde  à  son 
service.  —  1386-1387.  Compte  de  Jacques  de  Screy- 
hem, receveur  des  reliefs  des  ville  et  châlellenie  de 
Bruges.  —  Paris,  le  12  mai  1388.  Lettres  de  Philippe, 
duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  permettant  aux 
gens  de  la  loi  de  Bruges  de  prendre  en  leurs  mains 
les  accises  de  ladite  ville  pour  sûreté  du  prêt  de 
22.000  francs  d'or,  qu'ils  devaient  faire  à  la  ville 
pour  son  contingent  dans  l'aide  de  lOO.OtX)  francs  d'or, 
accordée  par  le  pays  de  Flandre  au  dit  duc  afin  de 
continuer  la  guerre  contre  le  duc  de  Gueldre. —  Paris, 
le  13  juin  1388.  Lettres  du  même  prince  déclarant 
qu'il  n'entend  par  les  lettres  précédentes  porter  aucun 
préjudice  aux  privilèges  de  la  ville  de  Bruges. 


B.  1348.  (Carton.)  —  11  pièces,  parchemin;  .5  pièces,  papier; 

G  sceaux  en  mauvais  état. 

tS04-i8B».  —  Bmscfli.  —  15  août  1394.  Lettres 
par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  comte  de 
Flandre,  reconnaît  avoir  reçu  de  la  ville  de  Bruges 
une  somme  de  25.000  francs  d'or,  contingent  de  ladite 
ville  dans  une  aide  octroyée  pour  la  construction 
d'une  tour  au  port  de  L'Écluse.  —  18  septembre  1394. 
Lettres  par  lesquelles  le  même  prince  consent  à  ce  que 
le  tiers  des  harengs  frais  amenés  à  L'Écluse,  soit  dirigé 
sur  Bruges,  pour  approvisionner  les  habitants  de  ladite 
ville.  — 14  mars  1395.  Lettres  par  lesquelles  les  éche- 
vins et  habitants  de  la  ville  de  Bruges  s'engagent  à 
servir  au  duc  de  Bourgogne  une  rente  annuelle  de 
60.000  nobles  en  remplacement  du  droit  appelé  le 
to)'l-le-Conte,  qui  se  levait  sur  les  march'andises  à  la 
foire  dudit  Bruges.  —  Dijon,  le  28  avril  13^5.  Lettres 
par  lesquelles  le  duc  de  Bourgogne  déclare  quittes  les 
bourgmestres  et  échevins  de  Bruges,  de  la  somme  de 
3.000  francs  d'or,  payée  en  déduction  de  celle  do  10.000 
que  les  échevins  avaient  jadis  promis  de  payer  au  Duc 
pour  la  construction  de  la  tour  de  Bourgogne  au  port 
de  L'Écluse.  —  3  juin  1397.  Lettre  de  Jean  Lemost  au 
bailli  de  Bruges  (pièce  flamande).  —  2,  15  et  28  sep- 
tembre 1397.  Ordonnance  du  duc  de  Bourgogne  contre 
les  usuriers  habitant  ses  États  ;  saisie,  en  exécution  de 
cette  ordonnance,  des  biens  de  Jean  Robaut,  Jean  de 
Vilaine,  Gilles  de  Steenkist  et  Feincin  de  Le  Leine; 
soumissions  faites  au  bailli  de  Bruges  pour  délit 
d'usure  par  Jean  Moens,  agissant  au  nom  de  Jean 
Linier,  inculpé.  —  2  octobre  1397.  Liste  des  usuriers 
de  la  ville  de  Bruges.  —  Sans  date  ;  vers  1397.  Man- 
dement au  bailli  de  Bruges  ;  (pièce  flamande).  — 15 
janvier  1398.  Noms  des  commissaires  qui  ont  été 
chargés  de  lever  les  contributions  imposées  à  la  ville 
de  Bruges  et  au  Franc  de  Bruges,  après  la  bataille  de 
Rosbeke.  —  16  mars  1398.  Avis  au  bailli  de  Bruges 
pour  l'adhéritement  d'un  fief  sis  en  la  paroisse  do 
St-Pierre  en  ladite  ville.  —  23  avril  1399.  Lettre  rela- 
tive à  l'information  faite  contre  les  usuriers  de  la  ville 
de  Bruges.  —  2  et  14  août  1399.  Promesse  de  Bau- 
douin de  Nieppe,  prévôt  de  St-Donat  à  Bruges,  d'exé- 
cuter dans  l'étendue  de  son  ressort  les  lettres  du  duc 
de  Bourgogne  concernant  les  usuriers. —  l*' septembre 
1399.  Promesse  faite  par  les  échevins  de  Bruges  de 
garder  et  observer  le  règlement  échevinal  tel  qu'il  est 
établi  dans  les  lettres  des  duc  et  duchesse  de  Bour- 
gogne. 


j 


CHAMBRE  DES  GOMPTEIS  DE  LILI.E.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  BRUGES. 


MU 


B.  1349.  (Carton.)  —  4  pièces  et  (>  rouleaux,  papier. 

XI¥*  «lèele.—  Briii;e8.—  Sans  date  ;  XIV*  siècle. 
Etablissement  d'accises  à  Bruges  et  à  Matines.  — 
Défense  par  le  prévôt  de  Bruges  de  prêter  à  usure  sous 
telles  peine  et  amende  qu'il  conviendra  audit  prévôt 
et  aux  chanoines  de  l'église  St-Donat,  —  Extrait  des 
coutumes  de  Bruges  et  du  pays  du  Franc.  —  Recom- 
mandation par  Jean  Honin  et  Jean  Camphin,  bourg- 
mestres de  la  ville  de  Bruges,  à  Jean  de  Pacy,  et  à 
Pierre  de  le  Tannerie  en  faveur  d'un  nommé  Gauthier 
Lefèvre,  dit  Van  den  Zwane,  qui  avait  prêté  à  usure 
sans  autorisation  du  Duc,  et  par  laquelle  ils  solli- 
citent qu'il  soit  absous  sans  amende  comme  ayant  agi 
par  ignorance.  —  Faits,  crimes  et  délits  dont  est 
accusé  Pierre  Huerel,  de  Bruges,  prisonnier  au  châ- 
teau de  Hesdin,  et  «  qui  se  lenoit  avec  Philippe  d'Arte- 
velde  et  Pierre  Dubois,  et  de  leur  commandement  mît 
à  mort  plusieurs  des  subgès  et  bienveillans  de  Mon- 
seigneur de  Flandre  >.  —  Points  de  la  loi  de  Bruges  qu'il 
conviendrait  d'introduire  dans  la  coutume  des  autres 
villes  et  chàiellenies  appartenant  au  comte  de  Flandre. 

—  Mandement  ordonnant  au  bailli  de  Bruges  de  saisir 
les  biens  d'Augustin  Isbare. 

B.  l'$30.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ;  4  pièces  et  1  rouleau, 
papier  ;  58  sceaux  dont  plusieurs  en  mauvais  état. 

1407-1499.  —  Bruges.  —  Bruges,  le  25  avril  1407. 
Lettres  par  lesquelles  Jean,  duc  de  Bourgogne,  comte 
de  Flandre,  autorise  les  métiers  de  Bruges  à  avoir  une 
bannière.  —  Bruges,  le  24  mai  1407.  Offre  par  la  ville 
de  Bruges  au  duc  de  Bourgogne,  du  septième  de  son 
revenu  patrimonial,  au  lieu  de  l'impôt  annuel  qu'il 
avait  établi  en  cette  ville.  —  Sans  date  ;  vers  1407. 
Apologie  d'un  bourgeois  de  Bruges  compromis  dans 
les  troubles  de  cette  ville.  —  15  octobre  1411.  Ordre 
du  duc  de  Bourgogne  à  Thierri  Gherbode,  d'envoyer 
au  comte  de  Charolais  les  lettres  interdisant  aux 
métiers  de  la  ville  de  Bruges  de  se  présenter  en 
batfttœ)'es  sur  le  marché  de  cette  ville  avant  que 
celles  du  Duc  et  de  la  ville  n'y  aient  été  déployées  ; 
décharge  de  cette  lettre  accordée  par  le  Duc  aux  gens 
de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille.  —  12  avril  1421. 
Constitution  par  la  ville  de  Bruges  d'une  rente  de 
60  livres,  au  profit  du  duc  do  Bourgogne,  en  considé- 
ration de  Tabandon  à  elle  fait  par  ce  prince  des 
schoores  et  rejets  de  mer  entre  le  Damme  et  l'Écluse. 

—  Bruges,  le  13  février  1438.  Acte  par  lequel  les 


bourgmestres,  échevins,  doyens  et  gens  dos  métiers  el 
toute  la  communauté  de  la  ville  do  Bruges  se 
remettent  sous  l'obéissance  du  duc  de  Bourgogne, 
comte  de  Flandre,  lui  demandant  grâce  el  pardon 
pour  les  excès,  contraventions  et  rébellions  par  eux 
commis,  lui  renouvelant  leur  serment  de  fidélité  et  se 
déclarant  prêts  à  subir  toutes  les  peines  corporelles 
et  amendes  honorables  qu'il  lui  plaira  de  leur  imposer. 
—  9  septembre  1438.  Sentence  du  duc  Philippe  le  Bon 
au  sujet  de  la  non-admission  à  la  bourgeoisie  de 
Bruges  de  certains  habitants  de  la  chàtellenie  do 
Furnes.  —  li49.  Réclamation  de  Guiselin  Vlièghe, 
notaire  et  receveur  de  la  nolairie  de  Flandre,  contre 
les  prétentions  de  Jean  BarJ)azan,  bailli  et  receveur  de 
la  prévôté  St-Donal  à  Bruges,  à  la  recette  de  la  troi- 
sième part  des  amendes  et  exploits  qui  échoient 
audit  bailli  de  la  prévôté.  —  12  août  1451.  Obligation 
par  les  bourguemestres,  échevins  et  conseil  de  la  ville 
de  Bruges  de  payer  la  rente  hérilable  de  240  livres 
parisis  pour  un  an,  due  au  duc  de  Bourgogne  à  cause 
de  l'arrenlement  par  eux  fait  de  certaines  terres 
gisantes  devant  la  ville  de  L'Ecluse  et  qui  sont 
communes  avec  les  habitants  de  cette  dernière  ville  et 
doivent  au  Duc  semblable  rente.  —  2  janvier  1478. 
Mandement  de  l'archiduc  Maximilien  d'Autriche 
prescrivant  aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes, 
alors  à  Malines,  de  visiter  certains  mémoires,  livres 
et  registres  des  comptes  du  domaine  de  Bruges. 

K.  13Î31.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  11  pièces, 
papier;  1  sceau  incomplet. 

1485-1681.  —  Bruffe».  —  1''  mars  1485.  Copie 
en  allemand  du  traité  conclu  entre  les  trois  membres 
de  Flandre,  Bruges.  Gand  el  Ypres,  d'une  part,  et 
messiro  Pierre  de  Bourbon,  comte  de  la  Marche,  de 
l'autre.  —  21  août  et  Oudenbourg,  le  23  août  1490. 
Copie  de  deux  lettres  relatives  aux  conditions  sous 
lesquelles  la  ville  et  les  habitants  de  Bruges  pourront 
rentrer  en  l'obéissance  du  roi  des  Romains  et  do  son 
fils  l'archiduc  Philippe.  —  Malines,  le  29  août  1490. 
Lettre  du  chancelier  J.  Carondelet,  de  J.  de  Lannoy, 
do  l'abbé  de  St-Bertin  et  autres  membres  du  conseil 
du  roi  des  Romains  et  de  l'Archiduc,  dans  laquelle 
ils  proposent  au  duc  de  Saxe,  lieutenant  général  du 
roi  des  Romains  dans  les  Pays-Bas,  un  moyen 
ffpjjarant  de  réduire  la  ville  de  Bruges  en  l'obéissance 
dudit  Roi.  —  Schœnhove,  le  1«'  septembre  1490. 
Réponse  du  duc  Albert  de  Saxe  à  cette  lettre.  — 


320 


ARCHIVES  DU  NORD. 


1490.  Copie  informe  du  traité  de  soumission  de  la 
ville  de  lîruges  à  l'obéissance  du  roi  des  Romains  et 
de  son  fils  l'archiduc  Philippe.  —  2  juillet  1495.  Copie 
des  lettres  de  caution  données  par  Frédéric  d'Egmont, 
seigneur  d'iselstein,  Cornille  de  Berghes,  Guillaume 
de  Croy,  etc.,  pour  le  payement  de  la  rançon  de  Josse 
de  Deckère,  bourgmestre  de  Bruges,  fixée  à  la  somme 
de  15.000  écus  nutrchants,  de  48  gros,  monnaie  de 
Flandre,  due  à  Poucet,  bâtard  de  Vergy,  Claude  de 
Salins,  Antoine  de  Vaux,  Jean  dlgny,  etc. ,  qui  l'avaient 
pris  de  bonne  guerre.  —  Gand,  le  5  mars  1509.  Lettre 
adressée  à  Técoutète  de  Bruges  lui  recommandant  la 
cause  de  Baudechon  Piedt,  chevaucheur  d'écurie, 
demeurant  à  Bruges,  inculpé  d'avoir  souffleté  une 
femme  mariée  nommé  Bette  God  qui  l'insultait  devant 
sa  maison.  —  Malines,  le  24  avril  1509.  Mandement 
de  l'archiduchesse  Marguerite  aux  bourgmestre  et 
échevins  de  Bruges  d'avoir  à  faire  cesser  toute 
perception  d'impôt  à  l'égard  de  la  veuve  de  Tynleville 
qui  en  est  légalement  exemptée  comme  faisant  partie 
de  la  maison  de  l'archiduchesse  Eléonore.  —  Sans 
date  ;  vers  1550.  Requête  des  échevins  et  conseil  de  la 
ville  de  Bruges  au  sujet  de  la  réparation  des  digues. 
—  4  février  1565.  «  Lettres  d'obligation  deceulx  de  la 
ville  de  Bruges,  pour  lllc  florins  de  rente  à  payer  à  la 
recette  d'Oostflandre,  à  raison  de  l'achat  par  eulx 
faict  de  la  ville  de  Lescluse  ».  — 14  avril  1581.  Autori- 
sation donnée  par  les  gens  de  la  Chambre  des  Comptes 
à  Gand  aux  maîtres  de  ladite  Chambre  Melchior 
Wynckelman  et  Ferdinand  Baudens,  pour  recevoir  le 
serment  de  Jacques  de  Boot,  écoutète  de  Bruges. — 
Sans  date  ;  XVI*  siècle.  Copie  informe  de  l'ordonnance 
du  roi  d'Espagne,  Philippe  II,  autorisant,  sur  leur 
requête,  les  bourgmestres,  échevins  et  habitants  delà 
ville  de  Bruges  à  faire  «  certaine  ouverture  en  la  mer 
au  quartier  d'Oostbourg,  avec  un  canal  et  passage 
entre  deux  digues  »,  afin  de  remédier  à  l'ensablement 
du  Zwyn. 

B.  1352.  (Carton.)  —  8  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
0  pièces,  papier;  3()  sceaux  en  mauvais  état. 

iS30-iS99.  —  OudenbonrK  (anelenneinent 
Ardeuiliourff).  —  Bruges,  le  3  septembre  1330. 
(«  Le  lundi  prochain  devant  le  jour  Nostre-Danie, 
Van  trente  »).  Acte  de  l'accord  conclu  entre  Guillaume 
d'Auxonne,  pour  le  comte  de  Flandre,  d'une  part, 
cl  Isabelle,  dame  d'AUy,  d'autre  part,  en  présence  de 
Henri  de  Medekcrke,  Jacques  de  Tournai,  Ricouart  le 


Reudèle  et  Harpin  de  Fourmille,  par  lequel  ladite 
dame  promet  de  vendre  au  comte  de  Flandre  la  ville 
d'Oudenbourg,  le  chanibellage  de  Flandre  et  plusieurs 
hommages  de  Flandre  on  dépendants,  «  à  raison  du 
denier  seize  ».  —  lOetll  septembre  1330.  Lettres  d'Isa- 
belle,damedeMerchem,  d'AUy,  deetRobert,  sire  d'AUy 
et  de  Merchem,  son  mari,  par  lesquelles  ils  déclarent 
avoir  vendu  à  Louis,  comte  de  Flandre,  la  ville 
d'Oudenbourg  et  le  chanibellage  de  Flandre  avec  les 
appendances  et  dépendances,  excepté  la  terre  de 
Merchem  et  les  hommages  que  ladite  Isabelle  en  tient, 
ratifiant  les  letli'es  de  ladite  rente  passées  devant  les 
bailli  et  hommes  dudit  comte;  double  de  ces  lettres. 

—  Même  date.  Quittance  délivrée  par  Hue  de  Ausy, 
sire  de  Couppes,  de  la  somme  de  300  livres  de  gros 
tournois ,  prix  de  ladite  vente  ;  deshéritement  et 
adhéritement  des  biens  vendus.  —  Bruges,  le  8 
octobre  1348.  Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte  de 
Flandre,  maintient  les  habitants  de  la  ville  d'Ouden- 
bourg dans  leurs  privilèges,  franchises  et  coutumes. 

—  4  mai  1384.  Lettres  par  lesquelles  PhUippe,  duc  de 
Bourgogne,  comte  de  Flandre,  met  en  souffrance  la 
demoiselle  Guelle,  mère  du  chevalier,  messire  Le  Haze 
(bâtard  du  comte  Louis  de  Maie),  d'entrer  en  foi  et 
hommage  pour  ce  qu'elle  tient  en  fief  du  Duc  près 
d'Oudenbourg,  jusqu'à  la  Noël  1384.  —  6  mars  1385. 
Mémoire  dos  travaux  exécutés  par  les  charpentiers  qui 
ont  fortifié  la  ville  d'Oudenbourg  quand  eUe  fut 
assiégée  et  prise.  —  7  mai,  7  septembre  1386.  Compte 
du  bailliage  d'Oudenbourg,  rendu  par  Baudouin,  fils 
de  Pierre,  bailli  de  celte  ville.  —  24  juin  1394.  Avis 
au  bailli  de  Bruges  de  la  vente  par  Josse  Blondel, 
bourgeois  de  L'Écluse,  à  Wauthier  le  Biost,  d'un  fief 
gisant  au  métier  d'Oudenbourg. —  10  novembre  1397. 
Mandements  adressés  au  bailli  de  Bruges  au  sujet  de 
deux  fiefs  sis  au  territoire  d'Oudenbourg,  en  la 
paroisse  deHannekins^ver^ie^^cheiés  parRoger  David, 
bourgeois  de  L'Ecluse. 

Layette  82.    —  Damme  (1). 

B.  i3r)3.  (Carton.)  —  6  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ;  3  pièces, 
1  rouleau  et  1  caliier,  8  feuillets,  papier. 

tise-i4S».  —  mmnine.  —  Maie,  1180.  («  Actum 
ent  hoc  auteni  Malee^  presentibus  scabinis  Brugen- 


(1)  Voir  les  deux  layettes  précédentes  :  Bruges. 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  FRANC  DE  BRUGES. 


:m 


^ibus,  anao  Verbl  Incarnati  millesimo  centesimo 
œtuagesimo  »).  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  comte 
de  Flandre  et  de  Vermandois,  exempte  de  tout  droit 
de  tonlieu,  de  travers  et  de  hanse  les  habitants  de 
Damme.  —  1368.  Exposé  des  droits  du  comte  de 
Flandre  sur  les  tonlieux  de  Damme,  Munikereede, 
Mude,  L'Ecluse,  Coxide,  et  Hooftborgt.  —  15  mars 
1385.  Vidimus,  sous  le  scel  du  prévôt  de  Paris,  des 
lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
donne  à  messire  Jean,  comte  de  Salm,  en  considé- 
ration des  services  qu'il  lui  a  rendus,  une  somme 
annuelle  de  300  écus  sa  vie  durant,  k  prélever  sur  la 
recette  du  tonlieu  de  Damme  et  à  tenir  en  fief  des 
comtes  de  Flandre.  —  1387.  Plaintes  des  habitants  de 
Damme  contre  Guillaume  van  der  Spoie,  bourgmestre, 
et  Gautier  van  der  Spoie,  échevin,  qu'ils  accusent 
d'avoir  violé  les  privilèges  et  les  chartes  de  la  dite 
ville.  —  6  octobre  1393.  Prorogation  des  lettres 
d'octroi  accordées  à  la  ville  de  Damme.  —  Sans  date  ; 
XIV*  siècle.  Enquête  sur  le  métier  et  la  corporation  des 
bouchers  de  la  ville  de  Damme.  —  Sans  date  ;  fin  du 
XIV*  siècle.  —  Requête  adressée  au  duc  de  Bourgogne 
par  Olivier  de  le  Dont  et  ses  compagnons  fermiers  du 
tonlieu  de  Damme.  pour  obtenir  le  remboursement 
d'une  somme  de  150  francs  d'or  qu'ils  avaient  délivrée 
en  1385,  sur  l'ordre  de  la  Duchesse,  à  Madame  de 
Melkerke.  —  Lille,  sans  date  ;  fin  du  XIV*  ou  com- 
mencement du  XV®  siècle.  Minute  d'une  lettre  adressée 
au  duc  de  Bourgogne  au  sujet  de  la  demande  des 
habitants  de  Bruges  sollicitant  la  concession  «  de  tous 
les  scoores  et  regès  entre  noz  villes  du  Dam  et  de 
Lescluse.  d'un  costé,  et  de  l'autre,  de  l'eaue  qui  va 
dudit  lieu  du  Dam  audit  lieu  de  Lescluse  et  par  laquelle 
on  amène  toutes  manières  de  marchandises  dudit  lieu 
de  Lescluse  audit  lieu  de  Bruges,  pour  par  yceulx 
fouir,  amender,  réduire  (?)  et  parfondir  le  cours  de 
ladite  eaue  pour  le  bien  et  avanchement  delà  mai*chan- 
dise,  etc.  ».  —  Mai  1421.  Confirmation  par  le  duc  de 
Bourgogne  du  double  privilège  qu'a  la  ville  de  Damme 
de  servir  d'estaple  pour  les  vins,  bestiaux,  poissons, 
cendres,  blés,  sels  et  autres  denrées  spécifiées  dans 
l'acte  et  d'imposer  sa  mesure  éprouvée  à  L'Écluse  et 
(ledu7is  Veaite  (c'est-à-dire  surles  bateaux).  —  12  août 
1421.  Récépissé  par  les  échevins  de  la  ville  de  Damme 
des  lettres  du  duc  Philippe  le  Bon  confirmatives  de 
leurs  privilèges.  —  Si-Omer,  août  1439.  —  Ordonnance 
de  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  excluant  à  toujours 
de  réchevinage  de  Damme  les  gens  qui  ne  sont  point 


nés  en  légitime  mariage  et  déterminant  les  dt^grés  de 
parenté  qui  forment  empêchement  à  l'admission 
simultanée  dans  cette  assemblée  de  pei*sonnes  unies 
par  les  liens  du  sang. 


Layette  83.  —  Franc  de  Bruges  et  vu^iages 

EN  dépendant. 

B.  1.354.  (Carton.)  —  6  pièces,  parchemin  ;  1  pièce  et  2  rouleaux, 

papier. 

tSiO-iSSN.  ^  Franc  de  Broi^cfi.  —  Charliou,  le 

13  avril  1310.  («  Apud  Kuralilocuni »).  Lettres 

par  lesquelles  Philippe  le  Bel,  roi  de  France,  accorde 
aux  chevaliers,  échevins  et  communauté  du  Franc 
terroir  de  Bruges  un  répit  jusqu'à  la  fête  de  la  Toussaint 
prochaine,  pour  payer  les  dettes  contractées  pour  l'éche- 
vinage  dudit  Franc  terroir,  excepté  celles  qui  lui  sont 
dues  à  l'échéance  des  foires  de  Champagne  ;  sous  le  vidi- 
mus de  Jean  Ploubans,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en 
date  du  18  avril  1311.  —  Creil,  (i  octobre  1311.  Man- 
dement du  même  prince  ordonnant  à  la  communauté 
du  Franc  de  Bruges  d'avoir  à  faire  publier  son  ordon,- 
nance  défendant  les  guerres  particulières.  — 26  janvier 
1359.  («  Den  XXVI  dach  van  Lannaent  ent  Jaer 
F.  H  M  CGC  LVIII  »).  Mandement  de  Jean  van  der 
Dclft,  receveur  de  Flandre,  ordonnant  aux  bourgmestre 
et  échevins  du  Franc  de  Bruges,  de  payer  à  diverses 
personnes  des  sommes  dont  ledit  Franc  était  redevable 
envers  le  comte  de  Flandre. —  L'Ecluse,  le  6  septembre 
1386.  Nomination  par  le  comte  de  Flandre,  duc  de 
Bourgogne,  de  quatre  commissaires  pour,  avec  les 
cinq  échevins  du  Franc  de  Bruges,  faire  une  enquête 
sur  le  point  de  savoir  à  qui,  du  Comte  ou  des  échevins, 
appartient  la  connaissance  du  cas  de  ivoïs  francs 
hostesàvi  territoire  du  Franc,  arrêtés  par  le  souverain 
bailli  de  Flandre  pour  le  meurtre  de  Wautier  de 
Craeinwoome,  écuyer.  —  En  la  Chambre  du  Conseil 
à  Bruges,  le  26  décembre  1388.  Conditions  et  règle- 
ment des  bourgmestre,  échevins  et  loi  du  terroir  du 
Franc,  au  sujet  des  transport  et  échange  proposés  entre 
les  habitants  dudit  Franc  et  ceux  de  L'Ecluse,  des 
deux  places  appelées  les  deux  Cueres^  appartenant  à 
réchevinage  du  Franc  ;  —  double  de  ce  litre.  —  Sans 
date  ;  XIV*  siècle.  Fragment  d'une  ordonnance  sur  la 
draperie  du  Franc  de  Bruges. 


Nord   —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partir) 


41 


322 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  1355.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  3  pièces 
et 2  cahiers,  43  feuillets,  papier;  2^3  sceaux  brisés  et  incomplets 

pour  la  plupart. 

t407-i4»8.  —  Franc  de  Bruircw.  ^  23  juillet  et 
11  août  1407.  Sentence  du  grand  conseil  du  Duc 
maintenant  Thierry  vers  Leyacker,  receveur  hérédi- 
taire des  briefs  d'Aërtrycke,  dans  la  jouissance  des 
droits  appartenant  audit  fief  dans  les  ahiniauscheps 
(bailliages)de  Moerkerke.oos/  et  u^est  métiers  d'Ardem- 
hourg  et  cela  contrairement  aux  prétentions  du  Franc 
de  Bruges.  — 10  octobre  el  11  décembre  1408.  Nouvelle 
sentence  du  Grand  Conseil  deFlandi^dans  cetteaffaire. 
—  24  septembre  1410.  Récépissé  donné  par  les  bourg- 
mestre et  échevins  du  Franc  de  Bruges  des  lettres,  en 
date  du  24  septembre  1410,  par  lesquelles  le  duc  Jean 
Sans  Peur  les  affranchit  de  toute  confiscation,*  attendu 
ensamble  les  bons  services  que  tant  à  feu  nostro  très- 
chier  seigneur  et  ayeul  le  conte  do  Flandres,  comme  à 
feu  nostre  très-cher  soigneur  et  père,  monseigneur  le 
duc  de  Bourgongne,  conte  de  Flandres,  d'Artois  et  de 
Bourgogne,  dont  Dieux  ail  les  âmes,  firent  es  com- 
mocions  et  rebellions  qui  furent  piéça  et  darrainement 
en  nostre  dit  pays  de  Flandres,  iceulx  du  Franc  et  des 
appendances,  et  par  espécial  lesditz  gentilzhommes, 
contre  les  rebellas  lors  dudit  nostre  pays,  durans 
lesquelles  commocions  et  rebellions  ils  perdirent 
plusieurs  de  leurs  parens  et  amis  et  soubstinrent  plu- 
sieurs grans  dommages  de  leui-s  maisons  et  au  Ires 
édifices  qui  furent  ars  et  détruils  et  autrement  en 
beaucoup  de  manières,  etc.  i^  ;  le  récépissé  daté  du  22 
novembre  1408.  — 1498.  Enquête  au  sujet  des  doléances 
des  habitants  du  Franc  de  Bruges  à  Toccasion  de  la 
levée  des  aides  octroyées  par  Tarchiduc  Philippe  le 
Beau  pour  «  la  ressource  et  restauration  »  de  la  ville 
de  L'Ecluse. 

B.  1.^).  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  10  pièces,  papier; 

2  sceaux  incomplets. 

1940-iSââ.  —  ^lUan^cfli  et  parolmie»  du  Franc 
de  Bruire«.  —  Maie,  le  21  juin  1240.  («  Actum 
Malee,  die  Jovis  aiite  Nativitatem  beati  Johann is 
Baptiste^  anno  Domini  M^  CC^  XV  »).  Nomination 
d'arbitres  pour  terminer  les  déba's  entre  Guillaume 
de  Maldeghem  et  Thomas,  comte  de  Flandre,  au  sujet 
du  bois  d'Alscod.  —  Compiègne,  le  23  juin  1332. 
Lettres  par  lesquelles  Gui  de  Flandre,  seigneur  de 
Richebourg,  promet  de  tenir  les  clauses  contenues 
dans  la  donation  à  lui  faite  par  Louis,  comte  de  Flandre, 


de  la  terre  de  Beaupre-lez-Bruges.  —  Paris,  le  17 
janvier  1340.  Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Luxem- 
bourg, châtelain  de  Lille,  déclare  avoir  fait  hommage 
à  Louis,  comte  de  Flandre,  pour  les  maison  cl  manoir 
de  Beaupré-lez-Bruges  et  ses  dépendances. — Genappes, 
le  25  août  1348.  Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre, 
par  lesquelles  il  autorise  la  ville  de  Ghistelles  à  lever 
des  accises  et  maitôtes  pendant  quatre  ans,  à  cause 
des  dépenses  qu'a  dû  faire  cette  ville.  —  6  mars  1364. 
Ordonnance  des  hommes  de  fief  du  brief  d'Aërtrycke 
à  Jean  Veys  et  consorts  d'avoir  à  vider  les  terres  (se 
désister  du  bail)  qu'ils  occupaient,  et  à  en  laisser  la 
jouissance  à  Jean  Héric,  receveur  dudit  briefs  à  cause 
des  arrérages  des  rentes  dus  par  eux.  —  18  juin  1394. 
Lettres  du  bailli  de  Bruges  au  sujet  des  réparations 
des  digues  de  Bochoute.  —  28  mai  1395.  Mandement 
au  bailli  de  Bruges  pour  l'adhéritement  d'un  fief  sis  en 
la  paroisse  de  Bengaerdeskerke.  —  22  juin  1395.  Avis 
au  bailli  fermier  de  Yladslo  pour  l'adhéritement  d'un 
fief  sis  en  la  paroisse  de  Kegem,  au  terroir  du  Franc. 
—  18  juillet  1395.  Mandement  au  bailli  de  Bruges  pour 
l'adhéritement  d'un  fief  sis  en  la  paroisse  deBengaer- 
deskerke — Môme  date.  Mandement  aubailli  de  Bruges 
pour  l'adhéritement  d'un  fief  dans  la  paroisse  de  Ben- 
gaerdeskerke, acheté  par  Jean  de  Cadzant.  —  13  août 
1305.  Mandement  au  bailli  de  Bruges  pour  l'adhéri- 
tement d'un  fief  sis  en  la  paroisse  de  Wulpes,  acheté 
par  Hannekin  Adonne,  bourgeois  de  Bruges.  —  26 
octobre  1395.  Avis  au  bailli  de  Bruges  de  l'achat  par 
Clays,  fils  de  Gilles  Bonghel,  de  le  Mue,  à  Wulford 
Gant,  franc  hôte,  d'un  fief  sis  au  lieu  appelé  Houde- 
verne  en  la  paroisse  de  Scovendike.  —  8  novembre 
1395.  Avis  au  bailli  fermier  de  Bruges  Jean  Stevens,  de 
la  vente  d'un  fief  sis  dans  la  paroisse  d'Oudenburch.  — 
23  novembre  1395,  Même  avis  au  bailli  d'Oudenburch. 

B.  1357.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  14  pièces 

et  1  rouleau,  papier. 


t8MI-t400.  —  ^lllai^es  et  |NirolMe«  du  F 
de  Bnij;es.  —  14  mars  1396.  Avis  au  bailli  de  Bruges 
de  la  vente  par  Jean  F.  Diednox  de  le  Hove,  franc 
hôte,  à  Piètre  F.  Jean  de  le  Lepe ,  hôte  du  Franc, 
d'un  fief  sis  dans  la  paroisse  de  Herneghem.  — 
25  juillet  1396.  Mandement  à  Jean  Stevens,  bailli 
fermier  d'Avelghem  et  de  Vladslo,  pour  le  renouvelle- 
ment des  dénombrements  des  fiefs.  —  22  et  26  août 
1396.  Mandement  au  bailli  de  Bruges  pour  le  même 
renouvellement  de  la  déclaration  des  fiefs.  —  28  octo- 


CHAMBRE  DVS  COMPTES  DK  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  YPRES. 


323 


hre  1396.  Déclaration  au  bailli  de  Bruges  par  Jean  le 
Maelfenare,  bourgeois  de  Bruges,  d'un  fief  gisant  en  la 
paroisse  de  Corcamp,  vendu  par  lui  à  Jean  d'Aude- 
narde,  afin  d'en  obtenir  la  commission  d'octroi.  — 
3  novembre  1390.  Mandement  à  Jean  Slevens,  bailli 
fermier  d'Oudenbosch,  Avelghem  et  Vladslo,  pour  le 
renouvellement  du  dénombrement  des  fiefs.  —  1396. 
Information  faite  par  le  souverain  bailli  de  Flandre  au 
sujet  de  l'attentat  commis  par  Jean  den  Goorenloosen 
sur  Jacques  Weyns  dans  le  cimetière  de  Bierst.  — 
8  mai  1397.  Avis  au  bailli  de  Bruges  au  sujet  de  la 
vente  d'un  fief  dans  la  paroisse  de  Scovendike  par 
messire  Jacques  de  Oostbuerch,  prêtre,  bourgeois  de 
Bruges,  à  Arnould  le  Welde,  aussi  bourgeois  de 
Bruges.  —  27  juin  1397.  Avis  au  bailli  de  Bruges  de 
l'achat  par  messire  Pierre  de  le  Zipe  à  Gilles  le 
FouUon,  d'un  fief  gisant  en  la  terre  de  Cadsant.  — 
7  mai  1398.  Avis  à  Jean  Stevens,  bailli  fermier 
d' Avelghem  etc.,  do  la  vente  d'un  fief  sis  dans  la 
paroisse  de  Score.  —  3  décembre  1398.  Avis  au  bailli 
de  Bruges  de  la  vente  d'un  fief  sis  dans  la  paroisse  de 
Scovendike.  —  5  décembre  1398.  Avis  au  bailli  de 
Bruges  de  la  vente  par  Jacques  le  Waghenare, 
bourgeois  de  Bruges,  à  Jean  Dulssous,  du  Franc,  d'un 
fief  gisant  à  Wulpes  en  la  paroisse  de  St- Lambert  on 
Waerdune.  — 27  décembre  1398.  Avis  à  Jean  Stevens, 
bailli  fermier  d'Avelghem,  etc.,  de  l'achat  par  Martin, 
fils  de  Pierre  Noelins,  à  Man,  fils  de  Michel  Banals, 
d'un  fief  sis  dans  les  paroisses  d'Avelghem  et  Vlasdlo. 
—  29  janvier  1399.  Avis  au  bailli  d'Oudenbosch, 
Avelghem,  etc. ,  au  sujet  de  la  vente  de  fiefs  sis  dans 
ces  localités.  —  21  avril  1399.  Avis  au  bailli  de  Bruges 
de  la  vente  par  Pierre  de  Wulpes,  chevalier,  au 
receveur  de  Flandre,  d'un  fief  consistant  en  une  rente 
assignée  sur  des  terres  gisant  au  franc  ou  métier  de 
Castburch  en  la  paroisse  d'Ysendicke.  —  18  septembre 
1399.  Avis  au  bailli  de  Bniges  de  la  vente  par  Jean  de 
le  Moere,  bourgeois  de  Bruges,  à  messire  Pierre  de  le 
Zippe,  d'un  fief  gisant  en  la  paroisse  de  Ziesselle  — 
10  juillet  1400.  Avis  au  bailli  de  Bruges  de  la  vente 
par  Jean  do  Marscalt,  fils  de  GuilUaume,  à  Jean  van 
den  Brouck,  fils  do  Piètre,  d'un  fief  sis  en  la  paroisse 
de  Woeslcapelle. 

B.  1358.  (Carton.)  —  1  cahier,  4  feuillets,  parchemin  ; 

4  pièces,  papier. 

i409-t69e.  —  Vlllai;r0  et  parolmie»  du  franc 
de  Bruiies.  —  1407.  Compte  rendu  par  le  châtelain 


des  revenus  de  la  terre  de  Winendale.  —  20  février 
1450.  Lettre  de  Nicolas  R.olin,  chancelier  du  duc  de 
Bourgogne,  aux  gens  des  Comptes  de  ce  prince,  au 
sujet  de  l'accord  entre  le  duc  et  la  duchesse  de  Clèves 
pour  le  rachat  des  terres  de  Thourout  et  Winendale. 
—  2  juillet  1463.  Lettres  de  Jean  de  Bourgogne,  comte 
d'Etampes  et  seigneur  de  Dourdan,  confirmant 
l'établissement  d'une  confrérie  d'arbalétriers  dans  la 
ville  d'Englemoustier.  —  Bruxelles,  le  2i  novembre 
1520.  Ordonnance  de  l'empereur  Charles-Quint 
autorisant  Philippe  de  Clèves,  seigneur  de  Ravestein, 
à  lever  certains  tonlieux  et  impôts  pour  assurer 
l'entretien  des  digues  et  du  port  de  Breckuissant. 


Iayettr  84.  —  Ypres  et  sa  chatellenie. 

poperinghr. 

B.  135λ.  (Carton.)  —  7  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 

3  pièces,  papier  ;  8  sceaux. 

i90»-i9â».   —   Ypres    et    m   chÀtellenIc.  — 

Courtrai,  le  4  août  1209.  («  Actum  Curtraci,  die 
tnartis  proa^inKf  po,st  festum  sancti  Pétri  arlvincula, 
anno  Domini,  M^  CC^  nono  »).  Charte  de  Philippe, 
marquis  de  Namur,  régent  de  Flandre  et  de  Hainaut, 
par  laquelle  il  autorise  les  bourgeois  et  la  commu- 
nauté d'Ypres  à  choisir  entre  eux  cinq  hommes  qu'ils 
jugeront  les  plus  capables  pour  maintenir  les  droits 
des  églises,  du  seigneur,  de  la  terre  et  de  la  ville. 
Ceux  qui  seront  ainsi  choisis  jureront  de  ne  point  se 
séparer  avant  d'avoir  élu  cinq  échcvins  qui  en  éliront 
eux-mêmes  huit  autres.  En  sortant  de  charge  après 
l'année  écoulée,  les  échevins  nommeront  huit  hommes 
probes  qui  nommeront  cinq  échevins  comme  dessus 
est  indiqué.  —  1225.  («  Actum  anno  Domini 
HP  CC^  XX^  quinto  »).  Conventions  conclues  entre 
Jeanne,  comtesse  de  Flandre,  et  Olivier  de  la  Roche, 
maître  de  la  milice  du  Temple  en  France,  au  sujet  de 
la  jouissance  des  droits  appartenant  aux  Templiers 
dans  les  foires  tenues  à  Ypres  et  dans  la  banlieue 
pendant  les  Rogations.  — •  Bruges,  21  mars  1228. 
(«  Datuni  Brtigis,  anno  Dominice  Incarnatio?m, 
millessimo  ducentesirno  vicesimo  septimo,  mense 
Marcio,  in  die  sancti  Benedicti  »).  Lettres  de  Fernand 
et  de  Jeanne,  comte  et  comtesse  de  Flandre,  accordant 
à  la  ville  d'Ypres  un  échevinage  qui  sera  renouvelé 
chaque  année.  —  Copie  du  XIV«  siècle.  —  Février 
1262.   («  En  l'an  del  Tncfu^nation  Nostre  Segneur 


aa4 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Jhésu  CHst,  mil  deuR  cens  so/ssa)fte  et  un,  el  héoi^  de 
février  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse 
de  Flandre,  donne  à  Baudouin  de  Hainaut,  son  cousin, 
des  terres  el  des  rentes  situées  à  I^  Wastine  près 
d'Ypres  et  à  Bergues.  —  22  octobre  1277.  («  Lan  del 
Incarnation  Nostre  Seingneur  Jhésu  Crist  mil  de  us 
cens  soissante  dysetsiet^  le  venredi  devant  le  jour 
Saint  Simo7i  et  Saint  Judc  »).  Lellres  par  lesquelles 
Gui,  comte  de  Flandre,  accorde  des  privilèges  aux 
bourgeois  do  la  ville  d'Y  près  au  point  de  vue  de  la 
juridiction.  —  Décembre  1285.  («  En  l'an  de  grâce 
mil  deus  cens  quatre  vins  et  cinnch^  el  mois  de 
décembre  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de 
Flandre ,  déclare  qu'ayant  assigné  à  Baudouin 
d'Avesnes ,  seigneur  de  Beaumont,  la  maison  de  la 
Wastine  près  dTpres,  qui  appartenait  à  Baudouin 
de  Hainaut,  il  donne  en  dédommagement  de  celte 
maison,  à  Baudouin  de  Dugièle,  fils  dudit  Baudouin, 
une  rente  à  recevoir  sur  le  lonlieu  de  Damme,  pour 
la  tenir  en  fief  de  lui  et  de  ses  successeurs.  —  5  avril 
1289.  («  Datum  an  no  Domini  M^  CC^  octogesinio 
octaro,  die  martis  postRamos  palniarum  »).  Accord 
conclu  entre  Godefroi  de  Vilherio^  visiteur  général 
des  maisons  de  la  Milice  du  Temple  dans  les 
royaumes  de  France  et  d'Angleterre,  d'une  part,  et 
les  échevins  d'Ypres,  d'autre  part,  au  sujet  des  vins 
que  l'on  vendait  dans  cette  ville  et  de  la  maltôte 
qu'on  y  percevait.  —  Sans  date  ;  fin  du  XlIP  siècle. 
Mémoire  des  motifs  allégués  par  la  ville  d'Ypres 
pour  faire  contribuer  les  Templiers  dans  les  dépenses 
qu'elle  a  eues  à  supporter  pour  la  guerre  ;  état  de  ces 
dépenses. 

B.  1360.  (Carton.)  —  8  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
1  pièce,  papier  ;  4  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

tSOi-tS96.  —  Yprc»  et  «a  châtellenle.  —  Sep- 
tembre 1301.  («  Aux  renenghes  de  Lille  »).  Lettres  par 
lesquelles  Philippe  le  Bel ,  roi  de  France,  confirme  les 
lettres  du  comte  Gui,  en  date  du  22  octobre  1277, 
accordant  des  privilèges  de  juridiction  aux  bourgeois 

d'Ypres.   —   30   avril  1304.   (« le    nuit   saint 

Philippe  et  saint  Jake,  le  darain  jour  d'avril  »). 
Lettres  par  lesquelles  les  échevins  et  consauljo  de  la 
ville  de  Gand  donnent  pouvoir  à  quatre  commissaires 
choisis  parmi  eux,  de  faire  une  enquête  conjointement 
avec  les  commissaires  des  trois  villes  de  Bruges,  Lille 
et  Douai,  sur  tous  les  meurtres,  tenseries  (extorsions 


à  main  armée)  et  tnesp7*isares  qui  se  sont  commis 
dans  la  ville  d'Ypres  depuis  la  veille  de  la  St-André 
(29  novembre),  s'engageant  à  approuver  et  à  confirmer 
tout  ce  qui  aura  été  décidé  par  lesdits  commissaires. 
—  Avril  1304.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  fils  du 
comte  de  Flandre,  comte  de  Thielt,  à  la  suite  des 
meurtres  commis  sur  les  personnes  de  plusieurs 
échevins  d'Ypres  la  veille  do  St-André  (29  novembre) 
1)303,  maintient  dans  leurs  fonctions  les  six  échevins 
qui  ont  échappé  et  remplace  ceux  qui  ont  péri  en  celte 
afiaire.  —  4  mai  1304.  (« le  lundi  devant  le  Ascen- 
sion »).  Lettres  des  échevins  des  quatre  bonnes  villes  de 
Flandre  :  Gand,  Bruges,  Lille  et  Douai,  déclarant  à  la 
suite  de  l'enquête  qu'ils  ont  été  chargés  de  faire,  quels 
sont  les  coupables  des  meurtres  des  échevins  d'Ypres 
et  demandant  qu'ils  soient  traînés  jusqu'aux  fourches 
patibulaires  publiques  pour  y  être  exécutés.  —  18  juin 

1304.  (« le  jeudi  devaid  le  Saint  Jehan  Baptiste*). 

Information  faite  en  la  ville  de  Lille  par  les  commis- 
saires des  quatre  villes  de  Flandre  énumérées 
ci- dessus,  au  sujet  des  plaintes  portées  par  plusieurs 
personnes  de  la  ville  d'Ypres,  disant  avoir  été  trop 
taxées  dans  la  levée  des  impositions.  —  Sans  date 
d'année;  vers  1310, 8  mars.  («  Le  jour  des  brandons  *). 
Lettres  de  Gui  (de  Richebourg),  à  son  frère,  le  comte 
de  Flandre,  lui  mandant  qu'il  a  vu  les  lettres  dudit 
comte  adressées  à  Baudouin  de  Quœdypre  pour  faire 
payer  à  Baudouin  de  Gand,  moine  de  St-Bertin  el 
prévôt  de  Poperinghe,  une  certaine  somme  en  dédom- 
magement des  pertes  qu'il  avait  essuyées  pour  avoir 
suivi  le  parti  du  Comte  ;  mais  ajoutant  que  rien  n'avait 
été  payé  parce  que  l'abbé  de  St-Bertin  s'était  opposé  à 
la  main  mise  par  le  comte  de  Flandre  pendant  la 
dernière  guerre  sur  les  biens  de  ladite  abbaye  à 
Poperinghe.  —  Abbaye  de  Bergues  St-Winnoc,  le  10 
octobre  1317.  («  Le  lundi  après  les  octaves  de  le 
Saint'Remy  »).  Donation  par  Robert,  comte  de 
Flandre,  à  Mahaut,  sa  fille,  de  tous  les  biens  de 
Philippe,  bâtard  de  Maldenghien,  sis  en  la  ville 
d'Ypres  et  dépendances,  confisqués  à  la  suite  du 
meurtre  commis  par  ledit  Philippe  sur  la  personne 
de  Baudouin  d'Hazebrouck,  chevalier.  —  Bruges,  le 
29  avril  1319.  («  Le  dyemenche  après  le  jour 
St'Marc  »).  Commission  donnée  par  Robert,  comte 
de  Flandre,  pour  faire  une  enquête  sur  les  outrages 
commis  contre  la  personne  et  la  maison  de  Jean 
Elbode,  habitant  de  Poperinghe,  par  Jean  Li  l^ke, 
valet  de   l'abbaye   de  St-Bertin;  relation  de    cette 


■ 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —   TRESOR  DES  CHARTES.  —  YFRES. 


:fô5 


enquête.  —  Ypres,  le  28  octobre  1322.  («  Le  jour  des 
apostres  saint  Sytnon  et  savd  Jade  »).  Lettres  par 
lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre,  accorde  aux 
habitants  et  communauté  de  la  ville  d'Ypres  les  biens 
délaissés  par  ses  bourgeois  bâtards.  —  Bruges,  le  26 
juillet  1325.  («  Le  venredi  apriès  le  Magdelaine  »). 
Lettres  de  rappel  de  ban  accordées  par  Louis,  comte 
de  Flandre  ot  de  Nevers,  à  quelques  bourgeois 
d'Ypres  condamnés  pour  conspiration  contre  ladite 
ville. 


B.  i36L  (Carton.)  —  7  pièies,  parchemin  ;  1  rouleau, 

papier  ;  3  sceaux. 


tS99-iSOO.    —     Ypres   et  m   châtellcnle.   — 

31  janvier  1327.  («  LV// rfef/rdce  MCCCvlnt  .st/s,  le 
darainjour  de  jenviert>).  Lettres  par  lesquelles  les 
échevins  de  la  ville  d'Ypres  déclarent  avoir  remis  à 
Thomas  de  Huesdine,  chapelain  de  Louis,  comte  de 
Flandre,  tous  les  effets  et  joyaux  laissés  en  cette  ville 
par  ledit  comte.  —  Bruges,  le  13  novembre  1348. 
Lettres  par  lesquelles  Louis,,  comte  de  Flandre, 
consent  à  ce  que  les  drapiers  de  Langhemark  jouissent 
des  privilèges  à  eux  accordés  par  ses  prédécesseurs 
en  ce  qui  concerne  le  commerce  de  la  draperie,  et 
révoque  les  clauses  qui  avaient  été  accordées  aux 
tisserands  et  drapiers  d'Ypres  au  préjudice  de  ceux  de 
Langhemarck.  —  Bruges,  le  25  mars  1380.  Lettres  de 
Louis  de  Maie,  comte  de  Flandre,  permettant  à  Odon 
et  à  Philippe  Royer,  Conrad  Dupont  et  Jeannin  Rys, 
lombards,  de  s'établir  pendand  douze  ans  en  la 
châtellenie  d'Ypres,  pour  y  acheter,  vendre  et  prêter 
deniers,  avec  exemption  de  toutes  tailles;  sous  le 
vidimus  des  échevins  de  Bruges,  en  date  du  2  avril 
1385.  —  Gand,  sans  date  d'année,  environ  1380.  Lettre 
du  comte  de  Flandre  à  la  comtesse  de  Bar  pour  qu'il 
soit  fait  une  enquête  criminelle  à  la  charge  de  trois 
prisonniers  auteurs  de  Témeute  survenue  à  Ypres.  — 
24  et  25  avril  1384.  («  Le  velge  et  le  jour  Saint- 
Ma?x  »).  Requêtes  des  habitants  et  communautés  des 
ville  et  châtellenie  d'Ypres,  suppliant  Philippe,  duc  de 
Bourgogne  et  comte  de  Flandre,  de  leur  pardonner 
les  méfaits  commis  par  eux  contre  le  feu  comte  de 
Flandre  et  de  leur  rendre  leurs  privilèges  et  franchises. 
—  Nieppe,  le  25  juin  1384.  Lettres  de  Jean,  seigneur 
de  Ghistelles  et  de  Harnes,  et  de  Gui  de  Poulailler, 
maréchal  de  Bourgogne,  conseillers  et  chambellans  du 
duc  Philippe  le  Hardi,  défendant  aux  hommes  de  fief 


du  comte  de  Flandre  en  sa  Salle  d'Ypres,  de  prendre 
connaissance  de  la  cause  du  châtelain  de  cette  ville, 
qui  prétendait  avoir  le  droit  de  nommer  trois  des  neuf 
échevins  à  élire  tous  les  ans  en  ladite  châtellenie,  mais 
leur  enjoignant,  au  contraire,  de  renvoyer  cette  affaire 
à  la  cour  du  Comte.  —  1390.  Requête  présentée  au 
duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  parles  échevins, 
avoui^  et  conseil  de  la  ville  d'Ypres  pour  le  renouvel- 
lement de  la  loi  de  ladite  ville.  —  Sans  date  ;  vers  1390. 
Mémoire  sur  le  gouvernement  de  la  ville  d'Ypres. 

H.  13()2.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  6  pièces, 
papier  ;  1  sceau  incomplet. 

iSfl4-iS1MI.  —  Vpre»  et  sa  châtcBlenle  —  Lille, 
le  28  juin  1394.  Sentence  rendue  par  le  duc  de  Bourgo- 
gne, comte  de  Flandre,  en  son  conseil,  contre  les  reli- 
gieux de  l'abbaye  de  St-Bertin  qui  jirétendaient  avoir 
seuls  le  droit  de  connaître  des  émeutes,  rébellions  et 
conspirations  survenant  dans  l'étendue  dos  ville  etterri- 
toire  de  Poperinghe.  —  29  mai  1396.  Minute  du  mande- 
ment adressé  au  bailli  d'Ypres  pour  le  renouvellement 
du  dénombrement  du  fief  appelé  Vyland,  sis  en  la 
paroisse  de  Boësinghe.  —  25  septembre  1396.  Lettre 
de  Louis  Belle  au  bailli  d'Ypres  au  sujet  de  l'achat 
d'un  fief  (pièce  flamande).  —  4  février  1398.  Avis  au 
bailli  d'Ypres,  pour  l'adhéritement  d'un  fief  sis  en  Li 
paroisse  de  Zelbèque.  —  17  juin  1398.  Avis  au  même 
bailli  de  la  vente  par  Georges  le  Josne,  demeurant  en 
la  paroisse  de  Merkern  au  territoire  du  Franc  de 
Bruges,  à  Jean  de  Wormen ,  demeurant  en  la  châtellenie 
d'Ypres  en  la  paroisse  de  Langhemarck,  d'un  fief  sis 
en  ladite  paroisse.  —  20  octobre  1399.  Avis  au  même 
bailli  de  l'adhéritement  d'un  fief  appelé  Ruddrepen- 
ninghe  sis  dans  les  ville  et  châtellenie  d'Ypres,  vendu 
par  Piètre  de  Zinnebeke,  clerc  et  bourgeois  de  ladite 
ville,  à  André  de  Zinnebeke,  son  fils.  —  Sans  date  ; 
XIV"  siècle.  Enquête  sur  le  meurtre  des  échevins  de  la 
ville  d'Ypres  commis  le  29  nove  mbre  1303;  ordonnance 
rendue  à  la  suite  de  cet  événement.  —  XIV*  siècle. 
Etat  des  personnes  accusées  des  roberies  et  tenseries 
commises  dans  la  ville  d'Ypres  depuis  le  29  novembre 
1303,  avec  les  noms  des  personnes  qui  ont  été  victimes 
desdits  pillages.  —  Sans  date  ;  fin  du  XIV*  siècle. 
Requête  des  échevins,  habitants  et  communauté  de  la 
ville  d'Ypres  demandant  le  rétablissement  et  la 
confirmation  des  privilèges  dont  elle  avait  été  déchue 
à  la  suite  de  sa  rébellion  contre  le  comte  de  Flandre 


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ARCHIVES  DU  NORD. 


Louis  de  Maie,  avec  une  copie  desdits  privilèges.  — 
Sans  date  d'année;  vers  1400,  21  avril.  État  des 
sergents  des  différents  métiers  de  la  ville  d'Ypres. 

H.  13(x3.  (Carton.)  —  0  pièces,  parchemin  ;  (>  pièces, 
papiers  ;  4  sceaux  mutilés. 


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i40i.i449.  —  Vpres  et  na  châtelleolc.  —  10-15 
octobre  1401.  Relation  de  deux  commissaires  du  ducde 
Hourgogne,  comte  de  Flandre,  envoyés  à  Ypres  pour 
détourner  les  habitants  de  cette  ville  de  mettre  à  exécu- 
tion riifnpétration  qu'ils  ont  renouvelée  pour  avoir  un 
«commis  de  par  le  Roy  au  gouvernement  du  bailliage 
d' Ypres». — ii  décembre  1400.  Lettres  du  duc  Jean  Sans 
Peur  déclarant  que  le  changement  de  jour  du  renouvel- 
lement de  la  loi  d' Ypres  ne  porterait  préjudice  ni  aux 
droits  du  Duc,  ni  à  ceux  de  la  ville.  —  27juillet  1414. 
Lettres  de  Jean,  ducde  Bourgogne,  reconnaissant  à  la 
ville  d'Ypres  le  f)rivilège  de  nou-confiscation^  en 
considération  de  ce  qu'au  temps  passé  la  loi,  les 
bourgeois  et  les  habitants  de  cette  ville  ont  «  souffert, 
porté  et soustenu  pluseurs  et  innumérables  frais,  pertes 
et  dommaiges,  tant  par  le  fait  des  guerres  qui  ont  esté 
en  nostre  pays  de  Flandre,  durant  lesquelles  ilz  aient 
esté  assiégé  par  les  Englois  et  autres  noz  ennemis  et 
malveuillans,  à  Tenlreprise  desquelz  ilz  aient  résisté 
vigoureusement  et  gardé  nostre  dicte  ville  ».  —  Gand, 
le  23  octobre  1414.  Lettres  par  lesquelles  le  même 
prince  fait  donation  à  Jean  de  Berghes,  sou  conseiller, 
de  la  moitié  de  la  forêt  d'Outhulst,  sise  en  la  châtellenie 
d'Ypres.  —  10  mars  1428.  Privilèges  accordés  par  le 
duc  Philippe  le  Bon  à  la  ville  d'Ypres  sur  le  fait  de  la 
draperie.  —  24  septembre  1130.  Lettres  par  lesquelles 
le  même  prince  accorde  des  privilèges  à  la  ville 
d'Ypres  au  sujet  du  renouvellement  de  l'échevinage. 

—  9  août  1443.  Sentence  du  Conseil  du  duc  de 
Bourgogne  à  Gand  à  l'effet  d'obliger  divers  habitants 
de  Dranoutre  qui  se  disaient  bourgeois  d'Ypres,  à 
payer  les  mêmes  droits  et  tailles  que  les  autres 
habitants  de  ce  village  pour  les  biens  qu'ils  y  possèdent. 

—  Sans  date  XV*  siècle.  Requête  adressée  par  Hoste 
de  Bambcke,  receveur  des  b^Hefs  de  Locre,  aux  gens 
de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille,  pour  qu'il  soit 
remédié  à  l'amoindrissement  de  sa  recette  par  suite 
de  la  désertion  des  terres  du  .s7)?/^e;'(espier)  de  Bergues. 

B.  1364.  (Carton.)  —  .S  pièces,  parchemin  ;  .3  pièces,  papier. 

il»Oi-i6G9. — WpreMetsachtltelleiile. — Bruges, 
le  17  avril  1501.  Mandement  de  l'archiduc  Philippe  le 


Beau  au  sujet  des  droits  qui  lui  appartiennent  comme 
comte  de  Flandre  sur  les  biens  des  bâtards  dans  la  ville 
d'Ypres.  —  Malines,  le  27  janvier  1506.  Lettre  de 
l'archiduc  Philippe  le  Beau,  roi  de  Castille,  aux  gens 
de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille,  leur  transmettant 
une  requête  des  avoué,  échevins  et  conseil  delà  ville 
d'Ypres. —  Ypres,  le  ISjanvier  1507.  Lettre  de  Jacques 
de  Sleelandl,  penninckmestre  d'Ypres,  au  sujet  des 
registres  de  l'espier  d'Ypres  trouvés  chez  Jacques  du 
Pryer.  —  15  février  1.507.  Minute  d'une  lettre  au  pro- 
cureur général  relative  à  un  procès  au  sujet  de  la  coupe 
des  grains  dans  la  châtellenie  d'Ypres.  —  20  août  — 
5  septembre  1516.  Ordonnance  de  Charles,  roi  de  Cas- 
tille, prescrivant  le  remboursement  aux  échevins  et 
officiers  de  la  ville  et  de  la  châtellenie  d'Ypres  des 
sommes  qu'ils  lui  ont  avancées.  —  24  novembre  1569. 
Aide  de  3.000  livres  par  mois  accordée  par  le  magistrat 
de  la  ville  d'Ypres  pour  l'entretien  de  400  hommes 
d'armes  dans  le  West-Quartier. 

Layette  85.  —  Warneton. 

K.  t3(V).  (Carton.)  —  10  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 
3  sceaux  dont  1  en  mauvais  état. 

i»9!^-iS8».  —  l¥arnetoD.  —  Février  1228.  («  Et 
çou  fu  fait  en  Van  del  incarnation  M  CC  et  XXVII 
ans,  el  mois  de  février  »).  Lettres  par  lesquelles  Gil- 
bert de  Flenèke,  chevalier,  déclare  avoir  établi  pleige 
Robert,  avoué  d'Arras,  seigneur  de  Béthune,  pour  la 
somme  de  200  livres,  monnaie  de  Flandre,  qu'il  devait 
payer  à  Nicolas-le-Borgne,  de  Warneton,  en  cinq  ans,  à 
40  francs  par  an,  et  vingt  chapons  sur  les  rentes  de 
Bouskiepe.  —  Sans  date;  XIIP  siècle.  Enquête  tendant 
à  établir  que  Warneton  et  le  Pont  d'Ëstaires  étaient 
francs-alleux  et  ne  dépendaient  pas  de  Béthune.  — 
Juin  1326  —  Ascension  1327.  Compte  de  Pierron  Le 
Rous,  bailli  de  Warneton.  —  16  septembre  1330. 
(«  Le  dimanche  après  Sainte  Crois  en  septefnbre>). 
Lettres  de  rappel  de  ban  accordées  par  Robert  de 
Flandre,  seigneur  de  Cassel,  à  Fransekin  Ysac,  fils  de 
Jean  Ysac,  de  la  paroisse  de  Wulveringhem,  qui  avait 
été  banni  par  la  franche  vérité  de  Warneton  pour  fait 
de  conspiration.  —  1330.  Compte  de  la  recette  des 
fiefs  de  la  terre  de  Ronc,  rendu  par  Pierre  delo  Vorde, 
bailli  de  Warneton.  —  15  mars  1332.  Procuration 
donnée  par  les  échevins,  conseil  et  communauté  de 
Warneton  à  diverses  personnes  pour  les  constituer 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  WAttNETON. 


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eux  et  leurs  hiens,  jj/eiyes  et  cautions  envers  le  comte 
de  Flandre  pour  la  dame  de  Cassel,  à  cause  de  la 
tutelle  de  Jean  de  Flandre,  son  fils.  —  Fontainebleau, 
le  2  août  1332  ;  Beauquesne,  le  20  août  1332.  Mande- 
ments et  commission  du  roi  Philippe  de  Valois  pour  le 
rétablissement  de  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de  Cassel, 
dans  la  possession  de  certains  biens  situés  à  Warneton 
et  confisqués  à  son  profit  sur  Baudouin  Dubus  pour 
cause  de  meurtre. —  Paris,  en  Parlement,  le  17  décem- 
bre 1332.  Mandement  de  Philippe  de  Valois,  roi  de 
France,  au  bailli  d'Amiens,  de  retirer  de  la  prison  de 
la  dame  de  Cassel  Pierre  Ruphi  Leroux,  ci-devant 
bailli  de  Warneton,  appelant  de  la  sentence  rendue 
par  la  cour  de  la  dame  de  Cassel,  et  de  le  faire  amener 
à  Paris  sous  bonne  garde. 


B.  1366.  (Carton.)  —  15  pièces,  parchemin  ; 
14  sceaux  écrasés  ou  incomplets. 


—  H'aroeton.  —  23  juin  1335.  («  Le 
nuit  saint  Jehan  Baptiste  *).  Commission  de  Colin  Li 
Sauvage,  lieutenant  du  prévôt  de  Montreuil,  pour 
ajourner  audit  lieu  le  bailli  de  Fumes  sur  les  exploits 
de  police  par  lui  faits  en  la  châtellenie  de  Warneton 
appartenant  à  la  dame  de  Cassel.  —  1*' juillet  11^35. 
(«  Le  samedi  après  la  Nativité  Saint  Jehan  Bap- 
tiste »).  Relation  de  cet  ajournement.  —  24  octobre 
1335.  (<r  Le  7nardi  avant  le  saint  Synion  et  saint 
Jude  »).  Sentence  du  prévôt  de  Montreuil  renvoyant 
au  Parlement  la  cause  pendante  entre  la  dame  de 
Cassel  et  le  comte  de  Flandre  au  sujet  des  entreprises 
faites  au  préjudice  de  la  dame  de  Cassel  en  ses  chàtel- 
lenies  de  Cassel  et  de  Warneton  par  le  bailli  de  Fumes. 
—  12  novembre  1345.  («  Le  samedi  prochain  après 
le  fieste  saint  Marti7i  en  hyver  »).  Confirmation  par 
Yolande  de  Flandre,  comtesse  de  Bar,  dame  de  Cassel, 
de  la  donation  en  fief  et  hommage  faite  par  feu  Henri, 
comte  de  Bar,  son  mari,  à  Jean  de  Houtkerque,  bour- 
geois d'Ypres,  pour  le  récompenser  de  ses  services, 
de  la  seigneurerie  de  Croix  en  la  châtellenie  de  War- 
neton, que  ses  successeurs  pourront  racheter  moyen- 
nant payement  audit  Jean  de  la  somme  de  300  livres 
parisis  ;  vidimus  de  cette  confirmation  par  les  bourg- 
mestres, échevins  et  conseil  do  la  ville  de  Bmges,  en 
date  du  1«' juin  iy>0.  —  1*^  octobre  1358.  («  Le  jour 
saint  Rcmy  »).  Quittance  par  Casin  le  Waghemare, 
receveur  de  Warneton,  de  la  somme  de  435  livres,  13 
sols,  4  deniers  parisis  qu'il  a  reçue  de  Jean  Le  Blonde, 


par  le  commandeiuent  de  la  dame  do  Cassel,  pour 
payer  des  ouvrages  faits  au  château  dudit  Warneton. 
Warneton,  le  24  octobre  1358.  (<!i  Le  dimenge prochain 
après  le  jour  saint  Luc  t).  Compte  des  ouvrages  faits 
au  château  de  Warneton,  rendu  par  Casin  le  Waghe- 
mare, receveur  dudit  Warneton.  —  17  juillet  1362. 
(«  IjC  di/nanche  avant  la  sainte  Madeleine  »).  Acte 
du  rachat  de  la  seigneurie  de  Croix  par  la  dame  de 
Cassel  sur  François  Délie  Donne,  fils  de  feu  Philippe 
Délie,  moyennant  300  livres  parisis ,  monnaie  de 
Flandre,  passé  par  devant  le  souverain  bailli  et  les 
hommes  de  fief  du  château  de  Warneton. —  10  janvier 
1366.  Compte  de  Staës  de  la  Fontaine,  bailli  de  War- 
neton. —  (Sourirai,  le  31  décembre  1366.  Lettres  par 
lesquelles  Yolande  de  Flandre,  comtesse  de  Bar, 
donne  à  bail  pour  douze  ans  à  (]asin  Le  Waghemare, 
un  manoir  et  des  terres  situés  à  Warneton  et  à  Mes- 
sines. —  Château  de  Nieppe,  le  25  juin  1369.  Lettres 
par  lesquelles  la  même  princesse  déclare  que  la  rente 
assignée  par  elle  à  Jacques  de  Houdain,  châtelain  de 
Nieppe,  et  à  Yolande,  sa  femme,  brodeuse  de  la  dite 
princesse,  sur  le  moulin  de  Warneton  et  les  revenus 
de  cette  châtellenie,  leur  sera  payée  en  une  fois  chaque 
année. 


R.  1367.  (Carton.)  —  12  pièces  et  1  rouleau,  parchemin 

34  pièces  et  4  rouleaux,  papier; 

H)  sceaux  plaqués,  pour  la  plupart  en  mauvais  état, 

iSMS-i680.  —  IVarneton.  —  Nieppe,  le  20  dé- 
cembre 1383.  Nomination  par  Yolande,  comtesse  de 
Bar,  etc.,  de  Willaume  de  Remermersch,  comme  bailli 
de  Warneton.  —  6  mai  1384.  Soumission  des  commu- 
nauté et  habitants  de  Warneton  à  la  suite  de  la  rébel- 
lion et  des  autres  méfaits  qu'ils  avaient  commis  contre 
le  comte  de  Flandre.  —  16  avril  1387.  État  des  dîmes 
tenues  en  fief  du  château  de  Warneton.  —  1388. 
Diflércnd  au  sujet  de  la  juridiction  de  la  dame  de 
Cassel  à  Warneton.  —  1389.  Pièces  comptables  rela- 
tives aux  ouvrages  exécutés  au  château  de  Warneton. 
—  25  janvier  1*^0.  Dénombrement  d'un  fief  relevant 
du  château  de  Warneton  donné  par  Terchelés  de  le 
Barre,  chevalier.  —  Lille,  le  25  juillet  1390.  Sentence 
die  Philippe ,  duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre, 
ordonnant  que  la  paix  règne  entre  Robert  et  Jacques 
de  La  Vale,  frères,  chevalier-s,  et  Robert  de  La  Douve, 
écuyer,  d'une  part,  les  parents  et  les  amis  de  Wille- 
quin  Léman,  de  Messines,  d'autre  part,  au  sujet  du 


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ARCHIVES  DU  NORD. 


meurlre  de  ce  dernier  tué  en  la  ville  de  Warneton  par 
ledit  Robert,  à  cause  d'unecertaine  Jacquemine  Loors, 
parente  desdits  de  La  Vale.  —  Sans  date  ;  XlV^siècle. 
Réplique  des  douze  pêcheurs  héréditaires  (proprié- 
taires) en  la  rivière  de  la  Lys  contre  les  pêcheurs  de 
Warneton. —  Dénombrement  des  terres  que  le  seigneur 
du  Vert-Bois  tenait  du  château  de  Warneton.  — 
Mémoire  pour  Robert  de  Béthuue  contre  la  comtesse 
d'Artois,  au  sujet  de  la  haute  justice  d'Aubers  en  la 
chàtellenie  de  Warneton.  —  Débats  et  contredits  sur  la 
question  de  savoir  si  Warneton  et  le  Pont  d'Estaires 
sont  des  dépendances  de  Béthune.  —  Raisons  données 
pour  démontrer  que  Warneton  et  ses  dépendances, 
Pont  d'Estaires  cl  ses  dépendances,  sont  francs  alleux 
et  ne  relèvent  ni  de  l'Artois,  ni  de  BéthuH4*.  —  4 juillet 
1503.  Minute  d'une  lettre  relative  à  un  renforcement 
de  cour  et  de  loi  à  Warneton.  —  1580.  Procuration 
spéciale  donnée  à  Gilles  Loysier,  greffier  de  la  ville  de 
Warneton,  pour  procéder  aux  déshéri tances  et  adhéri- 
tancôs  de  certains  fiefs  tenus  de  la  Salle  d'Ypres, 
appartenant  aux  enfants  du  seigneur  de  Wulverghem. 

Layette  86.  —  Furnes. 

B.  1368.  (Carton.)  —  10  pièces,  parchemin;  10  sceaux. 

i»40-tSS9.  —  Fumcii.  —  Juillet  1240.  («  Anno 
Domini  millesimo  ducentesinio  quadrugesimOy 
7nense  Julio  »).  Lois  et  coutumes  données  à  la  châ- 
tellenie  de  Fumes  qui  sont  les  mêmes  que  celles  des 
ville  et  châtellenie  de  Bourbourg  (1).  —  13  avril  1283. 
(«  Le  mardi  pi  ochain  après  le  Paske  Florie  e7i  Van 
de  grâce  MCC  quatre  vins  et  detis  el  mois  d' avril  i>). 
Nomination  d'arbitres  pour  terminer  les  débats  entre 
le  comte  Gui  et  le  chapitre  de  St-Omer,  au  sujet  d'un 
prisonnier  que  le  bailli  de  Furnes  détient  et  le  rétablis- 
sement des  fourches  patibulaires  d'Alveringhem, 
détruites  par  ledit  bailli.  —  6  et  9  mai  1283.  Appro- 
bation par  le  chapitre  de  St-Omer  et  le  comte  Gui 
de  la  nomination  d'un  troisième  arbitre  pour  clore 
leurs  débats.  —  Paris,  le  20  mai  1310.  Lettres  par 
lesquelles  Philippe  le  Bel,  roi  de  France,  requiert 
Robert,  comte  de  Flandre,  d'obliger  quelques  particu- 
liers du  territoire  de  Furnes,  à  payer  ce  qu'il  doivent 
à  Hugues  dit  Gommer,  bourgeois  de  Lille.  —  Gand, 
le  28  avril  1312.  («  Le  venredi  ap^-ès  le  jour  saisit 


(1)  Voir  plus  haut  larticle  H.  1326. 


Mardi  Ewangeliste  »).  Mandement  de  Robert,  comte 
de  Flandre,  au  bailli  de  Furnes  de  mettre  Mahaut  de 
Flandre,  en  possession  des  biens  et  droits  provenant 
de  Rogier  d'Espierre,  situés  à  Elverdinghe,  Vlamer- 
tinghe  et  Neuve-Église.  —  Bergues,  le  27  septembre 
1313.  («  Le  joesdi  devant  le  fieste  saint  Michiel 
Archange  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert,  comte  de 
Flandre,  accorde  des  privilèges  aux  habitants  de  la 
châtellenie  de  Fumes  ;  sous  le  vidimus  d'Amould, 
abbé  de  St-Nicolas  de  Furnes,  en  date  du  23  juQlel 
1330.  —  Furnes,  le  26  avril  1332.  Soumission  des 
keurhers  (hommes  de  la  keure),  échevins  el  commu- 
nauté des  ville  et  châtellenie  de  Furnes,  aux  privi- 
lèges et  lois  accordés  par  Louis,  comte  de  Flandre.  — 
Furnes,  le  1**^  mai  1332.  Pareille  soumission  de  la  part 
des  échevins,  conseil  et  communauté  de  la  ville  de 
Furnes  ;  double  de  cette  pièce. 

B.  1369.  (Carton.;  —  0  pièce.s  et  4  rouleaux, 
dont  1  de  33  bandes,  parchemin  ;  7  pièces  et  1  rouleau,  papier  ; 

2  sceaux  incomplets. 

iSSS-tmis.  —  FnriiM.  —  8  octobre  1333.  («  Le 
vendredi  après  le  jour  de  saint  Rend  »).  Obligation 
des  échevins  de  Furnes  au  profit  de  Jeanne  de 
Bretagne,  dame  de  Cassel,  pour  les  arrérages  de  la 
rente  due  par  cette  ville  à  cause  du  transport  de  Lille, 
Douai  et  Héthune.  —  Bruges,  le  25  avril  1338.  Lettres 
par  lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre,  rend  à  la 
châtellenie  de  Furnes  les  privilèges,  lois  et  coutumes 
dont  ses  habitants  jouissaient  au  temps  du  comte 
Robert,  son  aïeul  ;  autres  lettres  de  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  confirmant  les  mêmes  privilèges,  données 
à  Lille,  en  mai  1384.  —  Bapaume,  le  22  septembre 
1347,  Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre, 
donne  à  Louis,  filleul  du  feu  comte  Louis,  son  père,  et 
fils  d'Othenin  Machet,  son  conseiller,  la  maison  de 
Zoelescore  et  la  foresterie  de  Bulscamp  pour  les  tenir 
en  fief  de  la  même  manière  que  feu  Florent  de 
Burghedam,  chevalier.  —  Sans  date  ;  vers  1380.  Rôle 
comprenant  26  bandes  de  parchemin  renfermant 
l'enquête,  ni  signée,ni  scellée,  faite  en  la  châtellenie  de 
Furnes  sur  les  noms  et  les  actes  de  ceux  qui  ont  suivi 
le  parti  des  rebelles  de  Flandre.  —  4  mai  1384. 
Lettres  des  bourgmestre,  échevins  et  communauté  de 
la  ville  de  Loo  par  lesquelles  ils  se  soumettent  à  la 
volonté  du  duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  à 
cause  des  rébellions  et  désobéissances  commises  par 
eux  à  rencontre  du  feu  comte  Louis  de  Maie.  — 


CHAMBRK  DKS  GOMPTKS  DK  LILLE.  —  TRÉSOR  DKS  GHARTKS.  —  KURNKS. 


32Î) 


14  mai  1384.  Commission  donnée  par  les  gens  des 
Comptes  du  duc  de  Bourgogne  au  bailli  de  Fumes 
pour  recevoir  de  Josine  de  Zantvorde,  veuve  de  Jean 
van  den  Cokène,  bourgeoise  do  Gand,  le  loerp  d'un 
fief  de  six  mesures  de  terre  sis  à  Lampermesse  et  d'en 
adhériter  Jasquin,son  fils.  —  2(i  avril  1385.  Quittance 
de  la  somme  de  8  livres  parisis,  donnée  par  Jean  van 
Casant,  chevalier,  à  Godefroid  den  Heilt,  bailli  de 
Fumes,  pour  ses  gages.  —  Sans  date  ;  vers  1388. 
Enquête  faite  en  la  châtelleni(*  rlo  Furnes  sur  les  faits 
el  gestes  de  ceux  qui  ont  suivi  le  parti  des  rebelles  de 
Flandre.  —  Sans  date  ;  environ  1388.  Enquête  de  même 
nature.  —  1388.  Compte  de  Baudouin  d'Ysembergh, 
receveur  des  rentes  appartenant  au  comte  do  Flandre 
en  les  ville  et  châtellenio  de  Furnes.  —  Furnes,  le 
13  mars,  sans  date  d'année,  peut-être  1394.  Lettre 
adressée  par  Michel  de  Vièse  aux  gens  des  Comptes  à 
Lille,  au  sujet  des  privilèges  de  la  ville  de  Fumes.  — 
Furnes,  le  14  mars  1394.  Concession  par  Philippe,  duc 
(le  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  d'un  nouveau 
chemin  pour  venir  siiremonU  on  la  ville  de  Furnes, 
au  lieu  de  C(^lui  dit  des  Quatre  chemins^  qui  avait  été 
supprimé  pour  établir  les  fortifications  de  la  ville.  — 
13  mai  1395.  Mandement  au  bailli  de  Furnes  pour 
l'adhéritement  d'un  fief  sis  dans  les  paroisses  de 
Wulpen  ,  Sainte-Waburge  et  Wellespoort.  —  16 
juin  1395.  Mandement  au  bailli  de  Fumes  au  sujet 
d'un  fief  sis  en  la  paroisse  de  Ramscapple  (?),  acheté 
par  François  Heoft,  heur  frère  de  la  châtellenie  de 
Fumes,  de  Hébracht  Bladolin,  aussi  liearfrère  de 
ladite  châtellenie.  —  10  septembre  1395.  Mandement 
au  bailli  de  Furnes  au  sujet  d'un  fief,  sis  audit  lieu, 
vendu  par  Thierry  Blavoet,  bourgeois  de  Bruges,  à  Jean 
1^  Montre,  aussi  bourgeois  de  ladite  ville.  —  25  sep- 
tembœ  1395.  Mandement  au  bailli  de  Fumes  au  sujet 
d'un  fief,  sis  en  la  paroisse  Si-Nicolas,  acheté  par  Jean 
d'Audenarde. — 9  décembre  1395.  Avis  au  bailli  de 
Furnes  de  la  vente  par  Jean  Laris,  bourgeois  de 
Bruges,  à  Michel  Laris,  non  bourgeois,  d'un  fief  de 
huit  livres  parisis  de  rente  sur  l'échiquier  de  Fumes. 
—  Sans  date  ;  vers  1395.  Requête  de  Thierry  Ghiselin, 
bailli  de  Furnes,  sollicitant  le  renouvellement  de  sa 
commission,  rancienne  étant  restée  aux  mains  de  la 
veuve  de  Godefroy  de  Holst,  son  prédécesseur. 

H.  I,*n0.  (Carton.)  —  \  pièces,  parchemin  ;  17  pièces,  papier. 

i8MI-1400;  —  Furne».  — 13  janvier  1396.  Avis 
au  bailli  de  Furnes  pour  l'adhéritement  d'un  fief  vendu 


par  Jean  de  Bourch  à  Jean  d'Ysenghien.  —  Paris, 
juillet  1396.  Lettres  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
portant  établissement  d'une  foire  à  Fumes.  —  20  sep- 
tembre 1396.  Mandement  au  bailli  de  Furnes  pour  le 
renouvellement  de  la  déclaration  des  fiefs.  —  24 
octobre  1396.  (-.ettro  de  Jean  Scheode  au  bailli  de 
Furnes  au  sujet  d'une  partie  de  terre  achetée  de  Jean 
de  Crâne.  —  15  juin  1397.  Avis  au  bailli  de  Furnes  de 
la  vente  parDietricht  Blavoet  à  Jean  van  Audenarde 
d'un  fief  sis  dans  la  paroisse  de  Pervyse.  —  6  juillet 
1397.  Acte  par  lequel  Jean  Vinc^ent  reconnaît  avoir 
vendu  le  droit  qu'il  pouvait  avoir  à  prélever  sur  la 
rivière  qui  va  de  Furnes  à  Nieuport.  —  13  juillet 
1397.  Avis  au  bailli  de  Furnes  au  sujet  d'un  fief  sis 
dans  ladite  châtellenie  en  la  paroisse  de  Sainte 
Waburge,  vendu  par  Gay  Aerwert,  clerc,  keur- 
frère  de  la  dite  châtellenie,  à  Jean  Veire  ,  bour- 
geois de  ladite  ville.  — 15  septembre  1397.  Mandement 
au  bailli  de  Furnes  pour  un  fief  sis  en  la  paroisse  de 
Pervyse,  vendu  par  demoiselle  Mario,  fille  de  Gilles 
Blaemoet,  femme  do  Laurons  do  Hoye,  à  Joës 
Pauwin,/>Y//<c  Ao5/c.  — 29 octobre  1397.  Avis  au  bailli 
fermier  de  Reninghelst  que  Jacob  Ghiselin,  clerc,  a 
vendu  à  Lamblin  Lammrot,  aussi  clerc,  un  fief  sis  dans 
ladite  paroisse.  —  Novembre  1397.  Mandement  au 
bailli  de  Furnes  pour  l'adhoritemeut  d'un  fief  consis- 
tant en  rentes  assignées  sur  une  maison  et  héritage 
sis  près  du  marché  de  la  ville  de  Furnes.  —  14 
décembre  1397.  —  Avis  au  bailli  de  Reninghelst  de  la 
vente  d'un  fief  sis  en  ladite  paroisse  par  Jacques 
Ghiselin  à  Vincent  lo  Vint.  —  13  juillet  1398.  Avis  au 
bailli  de  Furnes  de  la  vente  par  Glaës  de  Wodewe  ii 
Michel  Veysen,  d'un  fief  sis  dans  la  paroisse  de 
Bulscamp.  —  23  août  1398.  Avis  au  bailli  do  Furnes 
de  la  vente  par  Hau\ve(»l  de  le  Bussche,  clerc  et  heur- 
frère  de  la  châtellenie  de  Borgnes,  à  Watior  Mande- 
kin,  non  clerc  et  henrfrère  en  la  dite  châtellenie, 
d'un  fief  ressortissante  le  betnch  de  Furnes  contenant 
32  hommages,  gisant  en  divorsc^s  paroisses  en  la  châ- 
tellenie do  Furnes,  avec  une  paire  de  ganiset  une  paire 
d'éperons,  au  prix  de  dix  livres  ài^  gros,  franc  argent, 
—  11  octobre  1398.  Avis  au  bailli  de  Fumes  de  la 
vente  par  Jean  Lo  Man  à  Guillaume  Lopint  d'un  fief  ' 
dans  la  paroisse  de  Reninghelst.  —  il  avril  1399. 
Avis  au  bailli  de  Reninghelst  de  la  vento  par  Jean 
Hasebart,  de  St-Omer,  à  (Chrétien  Stilto,  fils  do 
Jaquin,  d'un  fief  sis  en  la  paroisse  de  Reninghelst.  — 
26  septembre  1IÎ99.  Avis  au  bailli  do  Furnos  de  la 


Nord.  —  Skrie  B.  —  Tome  1.  (2*  Partie). 


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ARCHIVES  DU  NORD. 


vente  par  Jacques  Domas  à  Andriès  Weys,  d'un  fief 
sis  en  la  paroisse  Si-Nicolas  de  Furnes.  —  20  octobre 
1399.  Avis  au  bailli  de  Furnes  de  la  vente  par  Piètre 
Laramertin,  bourgeois  de  Furnes,  à  Guillaume  Le  Pau 
keurfrère  en  la  châtellenie  de  ladite  ville,  d'un  fief 
sis  en  la  paroisse  d'Ardenkerque.  —  18  décembre 
1399.  Avis  au  bailli  de  Lavendeghem  do  la  vente  par 
Thierry  de  Lonseler,  chevalier  et  keurfrère  de  la 
châtellenie  de  Furnes,  à  Coenrart  Cortbeen,  aussi 
keurfrère^  de  ladite  châtellenie,  d'un  fief  consistant 
en  rentes  sur  des  terres  sises  dans  la  paroisse  de 

Leffrinckoucke.  —  21  juin  13 Avis  au  bailli   de 

Furnes  au  sujet  de  la  vente  d'un  fief  sis  en  la 
paroisse  de  Pervyse.  —  24  mars  1400.  Avis  au  bailli 
de  Furnes  de  l'achat  par  François  le  Contre,  keurfrère 
en  la  châtellenie  de  Furnes,  d'un  fief  gisant  en  la 
paroisse  d'Oostdunkerque.  —  28  juillet  1400.  Mande- 
ment au  bailli  de  Furnes  pour  la  cession  d'un  fief  sis 
audit  lieu,  vendu  par  Guillaume  Syle,  bourgeois  de 
Hruges,  et  Elisabeth,  sa  femme,  à  Arnould  Gilnane. 

B.  1371.  (Carton.)  —  3  pièi-es,  |)archenHii  ;  6  pièces,  papier. 

141 5-t50e.  —  Furnen.  —  La  gny- sur-Marne,  le  26 
janvier  1415.  («  Apud  Latiniacum  super  Matemam^ 
die  XXVImensis  Januarii^  anno  Domini  M°  CCCC^ 
XIV^  »).  Don  par  Jean  Sans  Peur,  duc  de  Bourgogne, 
à  Gontier  Bousse,  clerc,  de  la  collation  et  du  patronage 
de  la  chapelle  du  Bourg,  à  Fumes.  — 2  Janvier  1419. 
Mandement  des  gens  des  Comptes  à  Lille  au  bailli  de 
Furnes,  au  sujet  du  déshéritementet  de  l'adhérilement 
d'un  fief  tenu  du  duc  do  Bourgogne  audit  lieu,  consis- 
tant en  23  sols  parisis,  monnaie  de  Flandre,  de  rente 
héritable  par  an,  dus  et  assignés  sur  une  maison  située 
en  la  banlieue  de  Furnes  sur  le  Cortegracht  entre  les 
Etuves  et  la  maison  de  le  Tainlerie,  ledit  fief  vendu  par 
Pierre  Baldekin,  clerc  et  keurier  en  ^  châtellenie  de 
Bergues,  à  Clais  Veranez,  clerc,  demeurant  à  Furnes. 
—  13  Janvier  1419.  Mandement  des  gens  des  Comptes 
à  Lille  aux  bourgmestre  et  échevins  de  Furnes,  les 
informant  que  deux  commissions  de  bailli  de  Fumes 
leur  ont  été  présentées  par  Pierre  Boudons  et  Gérard 
de  la  Tanerye  et  que,  comme  ils  ne  savent  pas  à  qui 
l'office  de  bailli  doit  être  dévolu,  ils  en  ont  référé  au 
duc  de  Bourgogne  et,  en  attendant  sa  décision,  ils  les 
prient  de  laisser  exercer  l'office  de  bailli  par  Nicolas 
deTeldère.  —  14  et  15  Juillet  1436.  Acte  par  lequel 
les   maîtres  de  la   Chambre  des  Comptes  de  Lille 


remettent  à  un  mois  la  conclusion  du  débat  entre 
Jacques  Brandt,  d'ime  part,  et  Elisabeth  Brandt,  de 
l'autre,  au  sujet  d'une  rente  due  au  duc  de  Bour- 
gogne sur  une  partie  de  terre  à  Loo.  —  14  Juin  1 448. 
Lettres  du  roi  Charles  VII  au  Parlement  lui  trans- 
mettant une  requête  des  bourgmestre,  échevins, 
landhouders  et  keuriers  des  ville  et  châtellenie 
de  Furnes,  demandant  à  ne  pas  payer  les  dîmes 
réclamées  par  les  prévôt,  doyen  et  chapitre  de  l'église 
Ste-Walburge  en  ladite  ville  de  Furnes,  prétendant 
en  être  exempts  de  droit,  avec  invitation  de  la  part 
du  Roi  audit  Parlement  do  s'opposer  à  cette  prétention. 

—  11  février  1449.  Lettres  du  même  prince  au  sujel 
de  l'enquête  dans  le  différend  sur  la  manière  de  payer 
les  dîmes  dans  les  ville  et  châtellenie  de  Furnes, 
pendant  entre  les  échevins  et  conseil  de  ladite  ville, 
d'une  part,  et  les  prévôt,  doyen  et  chapitre  de  Ste- 
Walburge,  de  l'autre.  —  Sans  date,  XV«  siècle. 
Mémoire  du  grand  bailli  de  Furnes  au  sujet  dos  frais 
d'arrestation  et  d'emprisonnement  des  coupables  de 
crimes,  auxquels  remise,  a  été  faite  de  leur  pein^et  de 
l'amende.  —  Gand,  le  6  décembre  1505.  Lettre  de 
l'archiduc  Philippe  le  Beau,  roi  de  Castille,  à  ses  gens 
des  Comptes  à  Lille,  leur  transmettant  une  requête  des 
landhoiuierSy  échevins  et  Conseil  de  la  ville  de  Furnes. 

—  Gand,  le  7  novembre  1.506.  Lettre  du  Conseil  de 
Flandre  aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  de 
Lille,  au  sujet  de  la  ville  de  Fumes. 

Layette  87.  —  Dixmude. 

B.  i372.  (Carton.)  —  0  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ;  1  pièce, 
papier;  3  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

1994U1487 Dixmude.  —  Iille,le20  mai  1224. 

(<s^Chefufaità  Lille  ^V  an  del  Incarnation  MCCXXIIII 
ou  lundi  devant  VAsscention  »).  —  Lettres  par  les- 
quelles Thierry,  sire  de  Beveren,  châtelain  de  Dixmude, 
atteste  que  Jeanne,  comtesse  de  Flandre,  et  lui  ont 
nommé  des  arbitres  pour  régler  le  différend  pendant 
entre  eux  au  sujet  de  la  pêcherie  à  Dixmude.  —  20 
octobre  1330.  Lettres  des  échevins,  conseil  et  commu- 
nauté de  la  ville  de  Dixmude  par  lesquelles  ils  promet- 
tent de  tenir,  garder  et  observer  les  lettres  de  privilèges, 
lois  et  franchises  y  insérées,  et  qui  leur  ont  été  octroyées 
par  Louis,  comte  de  Flandre.  — Dixmude,  le24  février 
1332.  Lettres  par  lesquelles  Thierry  •  de  Bevereu, 
châtelain  de   Dixmude,  promet  de  faire  observer  la 


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GHAMBRK  DES  COMPTKS  DK  LILLK.  —  TRKSOR  DKS  CHARTKS.  -  NIErPopT. 


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déclaration  de  Louis,  comte  de  Flandre,  en  interpréta- 
tion des  privilèges  accordés  par  lui  à  ladite  ville.  — 
Bruges,  le  3  octobre  1335.  Mandement  de  Louis, 
comte  de  Flandre,  aux  échevins  et  communauté  de 
Dixmude  de  passer  lettre  d'obligation  d'une  rente 
donnée  par  lui  à  Roques,  seigneur  de  Hangest,  et 
assignée  sur  celle  qu'il  perçoit  chaque  année  sur  ladite 
ville.  —  Gand,  en  l'abbaye  de  St-Bavon,  le  3()  juin 
1370.  Lettres,  traduites  en  français,  par  lesquelles 
Louis  de  Maie,  comte  de  Flandre,  déclare  avoir  fixé 
avec  le  châtelain  de  Dixmude  dans  quels  cas  ledit 
châtelain  aurait  le  tiers  des  confiscations.  —  !•'  juillet 
1370.  Lettres  en  flamand  par  lesquelles  Henri  de 
Beveren,  châtelain  de  Dixmude,  promet  pour  lui  et 
ses  successeurs,  d'exécuter  les  lettres  données  par  le 
comte  de  Flandre  au  sujet  de  la  fixation  du  tiers  des 
confiscations.  —  Mars  1395.  Déshéritement  d'un  fief 
sur  le  tonlieu  de  Dixmude  fait  par  demoiselle  Catherine 
Coudebenkcns.  —  1437.  Keurc  ou  loi  du  Franc  de 
St-Pierre  de  Lille  pour  son  domaine  dans  la  châtellenie 
de  Dixmude. 

Layette  88.  Nieuport.  —  Ostexde. 

B.  uns,  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  .')  sceanx 

en  mauvais  état. 

fl€IS-f949.  — nilcuport.  —  1103.  («:  Acttim  est 
hoc  Dominice  Incamationis  anno  millesimo  cente- 
simo  sewagesimo  tei^io  »).  Lettres  par  lesquelles 
Philippe  d'Alsace,  comte  de  Flandre,  donne  des  lois 
aux  habitants  de  Nieuport,  nommé  dans  ce  titre 
Novwn  Oppidum ]  après  celte  loi  de  commune, 
\ienl  le  tarif  de  ce  que  doivent  payer  la  laine,  les 
fromages  d'Angleterre,  les  fromages  de  Flandre,  le 
beurre,  le  plomb,  le  fer,  la  cire,  le  poivre,  l'alun,  le 
le  cumin  ,  les  graines,  le  froment,  les  fils  venant 
d'Angleterre,  le  miel,  les  cendres,  les  harengs, 
les  saumons,  les  maquereaux,  les  cabillaux,  les 
anguilles,  les  grandes  pierres  de  moulin,  les  peaux  (1). 
—  Fumes,  1168.  («  Actum  est  hoc  Furnis  m 
conspectu  scabinorum  et  juratorum  Furnensiurrij 
anno  fnillesimo  centesimo  sexagesimo  octavo  »). 
Lettres  par  lesquelles  Philippe,  comte  de  Flandre  et 


(1)  (]ette  loi  de  Nieuport  a  été  publiée  avec  d^autres  pièces 
s'y  rapportant  ù  la  fin  du  tome  11  d*()udegherst  (édit.  Lesbrous- 
aart),  Coutumes  et  Privilèges  de  Nieuport^  Gand,  J774. 


de  Vermandois ,  déclare  que  ses  bourgeois  de 
Sandeshoveka  (Nieuport)  seront  exempts  à  toujours 
de  tout  tonlieu  et  travers  dans  la  Flandre  et  qu'ils 
ne  seroùt  point  soumis  au  droit  que  les  marchands 
appellent  droit  de  hanse.  —  Septembre  1241 .  (4  Actum 
anno  Lojnini  M^  CC^  quadragesimo  primo,  mense 
Septembri  »).  Lettres  par  lesquelles  le  comte  Thomas 
de  Savoie  et  la  comtesse  Jeanne  font  remise  à  la  ville 
de  Nieuport  des  droits  adjugés  par  les  arbitres  chargés 
de  régler  le  différend  entre  lesdits  habitants  et  le 
chapitre  de  Ste-Walburge  de  Furnes  touchant  les  suc- 
cessions des  prêtres.  —  G  août  124G.  Gand.  («  Actum 
apud  Gandatmîn  j  anno  DominiM^  CC^  XL^  F/®,  die 
lune  ante  festum  beati  Laurentii  »).  Lettres  par 
lesquelles  la  comtesse  Marguerite  autorise  Rainier, 
son  bailli  de  Furnes,  à  donner  des  fonds  et  héritages 
dans  le  lieu  appelé  Vlœtgrad  près  de  la  mer  dans  la 
paroisse  de  Oost-Dunkerque  à  ceux  qui  voudront  y 
demeurer  pour  y  vivre  sous  les  lois  et  échevinage  de 
Nieuport.  —  27  février  1249.  («  Datum.  anno  Domini 
M^  CC^  qiiadragesimo  octavo\  sabbato  [^ante'] 
Reminiscere»),  Lettres  de  la  comtesse  Marguerite 
commettant  à  Chrétien,  son  bailli  de  Furnes,  le  soin 
d'assigner  des  demeures  à  ceux  qui  viendront  s'établir 
à  Oroo,  près  Nieuport,  à  l'orient,  et  qui  jouiront  des 
mêmes  lois  et  échevinage  qu'à  Nieuport. 

B.  1374.  (darton.)  —  8  pièces  et  1  rouleau,  parchemin. 

f  9eil-f9l^9.  ->  Kleuport.  —  2  octobre  1260. 
(«Actum  anno  Domini  AP  CC"^  LX^  in  crastino 
beati  Remigii  »).  Lettres  de  la  comtesse  Marguerittî 
confirmant  les  privilèges  accordés,  en  1168,  aux 
habitants  de  Nieuport  par  le  comte  Philippe  d'Alsace. 
—  27  septembre  1261.  («  Actum  et  datum  anno 
Doniiid  3f°  CC^  LX^ primo,  in  die  beatorum  Cos^ne 
et  Damiani  »).  Sentence  arbitrale  rendue  pour 
terminer  le  diflérend  existant  entre  l'abbaye  St-Nicolas 
de  Furnes  et  les  échevins  de  Nieuport,  au  sujet  du 
droit  de  nommer  les  gardes  de  la  dite  ville.  —  Avril 
1269.  {«  En  ran  del  Incarnation  Nostre  Singneur 
Jhesu  Crist  mil  deus  cents  soissante  nuef  ou  mois 
de  Avryl  »).  Lettres  par  lesquelles  la  comtesse 
Marguerite  et  Gui,  son  fils,  règlent  les  difficultés 
pendantes  entre  les  habitants  de  Nieuport  et  ceux  de 
Lombarâyde  ;  deux  copies  simples  de  cette  pièce  ; 
vidimîis  sous  le  sceau  d'Arnould,  abbé  de  St-Nicolas 
de  Fumes,  en  date  du  jour  de  l'octave  de  la  Nativité 


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ARCHIVES  DU  NORD. 


Notre-Dame  (16  septembre)  1331.  —  22  avril  1270. 
(«  Datum  anfU)  Domini  M^  CO*  septuagesimo,  die 
martis  post  Quasimodo  »).  Lettres  par  lesquelles 
Thierri,  seigneur  de  Beveren,  châtelain  de  Dixmude, 
quitte  les  habitants  de  Nieuport  des  taxes  de  tonlieu 
sur  leurs  biens  et  marchandises  qu'il  avait  le  droit  de 
percevoir  à  Dixmude.  —  9  avril  1272.  («  Datum  anno 
Domini  millesimo  ducerdesimo  septuagesimo  pri- 
ïiiOy  sabato  post  Lctarc  Hierusalem  »).  Lettres  par 
lesquelles  Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  mande  à 
tous  les  baillis  de  ce  comté,  de  laisser  les  bourgeois  de 
Nieuport  jouir  dans  toute  sa  terre  de  l'exemption  de 
tous  tonlieux ,  péage,  vinage  et  autres  exactions,  qui 
leur  a  été  accordée  par  les  comtes  de  Flandre,  ses 
prédécesseurs.  —  20  avril  1274.  («  Datum  anno 
Domini  millesijnodncentesimoseptuagesimo  qua^^to, 
mense  Aprilis,  die  veneris  post  Misericordia  Do- 
onini  »).  Lettres  par  lesquelles  la  comtesse  Marguerite 
déclare  qu'après  avoir  pris  l'avis  du  comte  Gui  et  de 
Baudouin  d'Avesnes,  seigneur  de  Beaumont,  ses 
enfants,  elle  a  confirmé  l'ancien  privilège  accordé  aux 
échevins  et  communauté  de  la  ville  de  Nieuport 
anciennement  nommée  Zandeshoret,  d'être  exempts 
de  tous  tonlieux,  travers,  vinage,  conduite  et  autres 
coutumes  dans  toute  la  Flandre,  ordonnant  à  tous  les 
receveurs  de  ces  droits  de  rendre  les  gages  qu'on  leur 
aurait  donnés  pour  le  payement  de  ces  droits  s'ils 
en  ont  perçu.  —  Mai  1275.  («  Lan  del  Incarnation 
Nostre  Signeur  Jhésu  Cristj  mil  deus  cens  sissante 
et  quinze,  et  mois  de  ma}/  »).  Lettres  par  lesquelles 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  et  Gui,  son  fils, 
confirment  et  approuvent,  comme  dame  et  sire  de  la 
terre,  en  dédommagement  de  ce  qu'ils  pouvaient  avoir 
mespHs  sur  les  habitants  de  Nieuport,  tous  les  biens, 
terres  et  possessions  que  les  bourgeois  de  cette  ville 
pourraient  avoir  acquis  jusqu'à  présent  et  quittent 
lesdits  habitants  d'une  rente  appelée  Stalpe7ining 
qu'ils  avaient  coutume  de  payer  tous  les  ans  auxdits 
comte  et  comtesse.  —  24  décembre  1287.  («  Le  vigile 
don  Noëlj  en  l'an  de  grâce  mil  deus  cens  quatre 
vins  et  siet  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de 
Flandre,  accorde,  à  la  prière  des  échevins  de  la  ville 
de  Nieuport,  aux  habitants  et  échevins  le  droit  de 
renouveler  leur  échevinage  tous  les  ans  le  jour  de  la 
Purification  Notre-Dame  ;  dans  le  cas  où  le  Comte  ou 
ses  délégués  ne  se  rendraient  pas  à  Nieuport  au  jour 
indiqué  ci-dessus  pour  le  renouvellement,  tous  les 
échevins    en   exercice  pourront  continuer  à   juger, 


recevoir  les  trêves  et  publier  des  bans  comme  aupa- 
ravant ;  les  commissaires  du  Comte  pourront  conserver 
tous  les  ans  quatre  des  anciens  échevins.  —  15  mai 
1288.  («  Datum,  anno  Domini  M^  CO*  octua^esimo 
octavo,  in  vigilia  Pentecostes  »).  Lettres  par  lesquelles 
Gilles,  abbé  de  Si-Nicolas  de  Fumes,  mande  au 
chapelain  de  l'hôpital  de  Nieuport,  de  prier  toutes  les 
les  fois  qu'il  célébrera  la  messe  et  avant  l'Introït,  pour 
le  seigneur  Nicolas,  dit  Saf,  et  pour  sa  femme,  en 
môme  temps  qu'il  priera  pour  le  seigneur  Nicolas,  dit 
Cobrieu,  et  dame  Stongria,  sa  femme.  —  3  mai  1289. 
(«  L'an  d£ grâce  mil  CC  quatre  vins  et  nue f^  le  jour 
del  Invention  Sainte  Crois  »).  Lettres  par  lesquelles 
le  comte  Gui  déclare  que  personne,  sauf  les  échevins, 
ne  pourra  faire  gy^ute  (espèce  de  bière)  à  Nieuport. 

B.  1375.  (Carton.)  —  .")  pièces,  parchemin  ; 
10  pièces,  papier  ;  l  sceau. 

t9IMI-tA08.  —  .Nieuport.  —  Avril  1290.  (  «  L'an 
de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  dis  ou  mois  de 
Avril  »^.  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre, 
déclare  que  personne  ne  pourra,  sauf  les  échevins, 
faire  de  la  bière  dite  g/^ute  dans  la  ville  de  Lombarsi- 
deport .  —  18  décembre  1290 .  (^  Datum.  anno 
Damini  millesimo  ducentesimo  nonagcsimo,  feria 
secmida  ante  festuin  beati  Thome  Apostoli  >) . 
Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre  et 
marquis  deNamur,  mande  à  I.  (Inguerrande  Créquy), 
évêque  de  Thérouane,  qu'il  a  donné  à  l'église  parois- 
siale de  Nieuport,  une /^tocc  contenant  douze  mesures 
de  terre  ou  environ,  située  dans  cette  ville  dans  un  en- 
droit appelé  Portela)}d  e[  qu'il  désire  qu'on  y  établisse 
un  cimetière  qui  sera  bénit  par  rÊvôque.  —  4  janvier 
1294.  (  «  Van  de  grasse  mil  CC  quatre  vins  et  trèze, 
It  lundi  devant  le  tgpliaine  »  ).  Lettres  par  lesquelles 
le  même  comte  permet  aux  échevins  et  communauté 
de  la  ville  de  Nieuport  de  pouvoir  détravier  (dégager) 
le  havène  (port)  entre  Mindam  et  la  mer,  faire  pour 
cela  dos  èpoyes  (digues)  et  pour  les  faire,  prendre  de  la 
terre  entre  les  deux  digues  avec  défense  à  toute  autre 
personne  d'y  étitblir  d'autres  digues.  —  Novembre 
1294.  ("«  Van  de  grase  mil  deus  chens  quatre  vins 
et  quatuor ze,  el  mois  de  Novembre  »).  Lettres  par 
lesquelles  le  même  comte  concède  aux  échevins  de 
Nieuport  les  mêmes  privilèges  que  ceux  qu'il  a 
accordés  à  ceux  de  la  ville  de  Courtrai  relativement 
au  droit  de  nouvel  acquêt,  —  13  février  1297.  (^  Van 


j 


CHAMBRK  DES  COMITES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  —  COLRTRAL 


:m 


ifel  hicarnation  Nostre  Soigneur  mil  deus  cens 
quatre  oins  et  sèze,  le  inerkedi  après  les  witaves 
de  la  Purification  Nostre  Dame  »j.  Lettres  par 
lesquelles  le  même  comte  règle  les  rapports  des 
communautés  de  Furnes  et  de  Nieuport,  au  sujet  de  la 
levée  dos  tailles  ;  mêmes  lettres  sous  le  vidimus  de 
Pierre  Belagent,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date 
du  dimanche  15  janvier  1335.  —  3<)  novembre  1319. 
^«  Le  jour  de  le  feste  saint  André  VApostle  »). 
Lettres  de  Robert,  comte  de  Flandre,  portant 
suppression  de  celles  qu'il  avait  accordées  aux 
habitants  de  la  ville  de  Lombarsyde  et  défendant 
aux  habitants  de  Nieuport  de  crier  commune  nu 
houiHjeoisle  contre  ceux  de  Lombarsyde.  —  28  février 
1325.  ("«  Ije  dairenier  jour  du  moys  de  février  Van 
de  grâce  mit  CCC  vint  et  quatre  »),  Lettre  des 
bourgmestre,  échevins,  conseil  et  communauté  de  la 
ville  de  Nieuport,  par  lesquelles  ils  suppriment  un 
droit  qui  se  levait  dans  ladite  ville  au  profit  des 
échevins  sur  les  denrées  et  marchandises,  droit 
appelé  la  pari  des  échevins.  —  Nieuport,  le  13  mai 
lîiO.  Acte  notarial  par  lequel  les  échevins  cl  commu- 
nauté de  la  ville  de  Nieuport  déclarent  que  le  droit  de 
renouveler  el  créer  la  loi  que  leur  a  conféré  Robert  de 
C.assel,  ne  portera  aucun  préjudice  à  sa  soumission 
envers  lui.  —  9  octobre  1334.  (^  Le  jour  saint- 
Denis^).  Plaintes  des  habitants  de  Nieuport  contre 
ceux  de  lombarsyde.  —  1389.  Requôte  adressée  au 
duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  parRegnault 
de  Sclu)rren,Ciilles,  fils  de  Baudin  et  leurs  compagnons, 
fermière  du  tonlieu  de  Nieuport,  pour  obtenir  une 
modération  dans  leur  fermage  à  cause  des  courses  que 
font  devant  le  havre  de  Nieuport  plusieurs  barques  et 
vaisseaux  et  aussi  les  hommes  d'armes  de  la  garnison 
de  Calais  qui  empêchent  les  bonnes  gens  d'y  amener 
leur  cervoise.  —  Paris,  le  1 1  mars  ;  sans  date  d'année  ; 
peut-être  13î)0.  lettre  du  chancelier  du  duc  de 
Bourgogne  aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  du 
tonlieu  de  Nieuport.  —  Sans  date  ;  XIV'  siècle.  Copie 
informe  et  incomplète  des  privilèges  de  la  ville  de 
Nieuport.  —  Sans  date  ;  XVI*  siècle .  Pièces  relatives 
a  l'arrestation  et  A  la  détention  de  Pierre  Célinier  le 
jeune,  prisonnier  à  Nieuport.  —  Sans  date  ;  vers  1  i03. 
Requête  de  Meeux  do  Crooc,  patron  d'un  bateau  du 
port  de  Lombarsyde,  au  sujet  de  la  pèche  du  hareng 
(pièce  flamande).  — 2  décembre  li77.  lettres  du  duc 
de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  aux  gens  de  sa 
Chambre  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  de  l'impôt  de 


2  gros  se  levant  sur  les  harengs  caques  dans  les  villes 
de  Nieuport,  Ostende  et  Lombarsyde.  —  18  juin  1 494. 
Lettre  de  Lancelot  de  Lîsque,  chevalier,  capitaine  et 
bailli  du  château  et  de  la  ville  de  Nieuport,  au  sujet  de 
l'hôpital  de  cette  ville.  —  Nieuport,  le  18  décembre 
1503.  Lettres  des  bourgmestre  et  échevins  de  la  ville 
de  Nieuport  à  maître  Mathieu  de  l'Espinc,  auditeur  en 
la  Chambre  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  du  maintien 
de  leurs  privilèges  el  franchises  en  ce  qui  concerne  la 
salaison  du  hareng  et  sa  mise  en  caque.  —  Sans  date  ; 
XVP  siècle.  Liste  des  personnes  du  quartier  de 
Nieuport  assujetties  au  paiement  de  sommes  pour  la 
garde  des  forêts  et  l'entretien  des  chiens  du  comte  <le 
Flandre. 

B.  l.'iTO.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  , 
4    pièces   et   2   rouleaux,    |>apier  ;    1    sceau. 

188»-t849.  —  Détende.  —  15  novembre  1330. 
Lettres  des  échevins,  conseil  el  communaaté  de  la 
ville  d'Ostende,  par  lesquelles  ils  promettent  de  tenir, 
garder  et  observer  les  lettres  des  privilèges,  lois  el 
franchises  y  insérées  et  qui  leur  ont  été  données  par 
Louis,  comte  de  Flandre.  —  3  décembre  1377.  Infor- 
mation faite  à  Ostende  par  le  prévôt  de  Notre-Dame 
de  Bruges,  messire  Jean  Vilain  et  Jean  de  le  Faucille, 
commissaires  du  comte  de  Flandre,  contre  des  niaron- 
niers  d'Ostende  qui  avaient  pris  un  bateau  anglais 
chargé  de  poisson.  —  Paris,  janvier  1394.  Lettres  par 
lesquelles  Philippe,  duc  de  Bourgogne  el  comte  de 
Flandre,  décrète  l'union  à  Téchevinage  d'Ostende  de 
certaines  yj/«rc.v  qui  devaient  servir  à  Tagrandissement 
de  cette  ville.  —  23  juin  1419.  Lettres  du  duc  Jean 
Sans  Peur  maintenant  les  bourgeois  d'Ostende  dans 
la  jouissance  de  Texemption  des  tonlieux  de  Flandre, 
privilège  qui  leur  avait  été  conféré  par  une  charte 
antérieure  et  qui  leur  éfciit  contesté  par  les  receveurs 
desdits  droits  de  tonlieux  à  Damme,  L'Kcluse  et  autres 
lieux.  — 26  septembre  1447.  Accord  entre  Philippe, 
dui'  de  Bourgogne,  et  les  bourgeois  d'Ostende,  au 
sujet  des  tonlieux  à  percevoir  dans  ladite  ville. 


Layettes  89  et  9().  —  (^ourtrai. 

H.  I.'HT.  (('arloii.)  —  12  {)ièce8,  parchemin  ; 
13  sceaux  dont  '^  plaquas,  la  plupart  incomplets. 

19«9-18AO.    —    Mars    1202.    (<    Acfum    anno 


331 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Dommi  nnllefiimo  ducenteahno  secundo  (1),  mense 
Martin  »).  Lettres  par  lesquelles  Baudouin,  comte  de 
Flandre  et  de  Hainaut,  ordonne  que  lorequ'il  se 
rendra  à  Courtrai  ou  dans  une  autre  ville  du  comté  de 
Flandre,  le  vin  qui  sera  pris  pour  lui  et  ses  gens  sera 
payé  d'après  Tévaluation  de  prudhommes  et  d*éche- 
vins.  —  Audenarde,  le  12  janvier  (2)  1217.  («  Actnm 
apud  Aldenayde,  feria  V""  post  Eplphaniiuti  Domhii, 
anno  niillesinio  diicentesimo  ^exto  decimo  »).  Lettres 
par  lesquelles  Jeanne,  comtesse  de  Flandre,  déclare 
exempter  des  impôts  et  des  tailles  levés  dans  la  ville  de 
Courtrai  les  personnes  venant  des  pays  étrangers, 
c'est-à-dire  des  terres  autres  que  le  comté  de  Flandre 
et  des  domaines  de  la  comtesse  Malhilde  (veuve  du 
comte  Philippe  d'Alsace  et  fille  du  roi  de  Portugal)  à 
Courtrai  pour  y  demeurer  ;  cette  exemption  aura  son 
effet  durant  toute  leur  vie,  mais  leurs  héritiers  devront 
payer  les  tailles  comme  les  bourgeois.  —  Courtrai,  le 
22  novembre  1224.  («  Datiim  apud  Curtracum  anno 
Dohuni  Af*  CC'^  XX^  quarto^  in  die  sancte  Cecilie  »). 
Lettres  par  lesquelles  la  même  princesse  déclare 
exempter  de  toute  taille  et  exaction  les  cinquante 
hommes  qui  viendront  les  premiers  à  partir  dudit jour, 
s'établir  à  Courtrai  pour  y  travailler  et  tisser  la  laine. 
—  Lille,  le  4  juillet  1324.  Lois  et  privilèges  donnés  à 
la  ville  de  Courtrai  par  Louis,  comte  de  Flandre  et  de 
Nevers,  avec  confirmation  par  ce  prince  de  tous  les 
privilèges,  coutumes,  usages,  libertés  et  franchises 
dont  ladite  ville  a  joui  au  temps  passé  ;  au  dos  de  ces 
lettres  est  fait  mention  qu'au  mois  de  février  1385  à 
Paris,  les  duc  et  duchesse  de  Bourgogne,  comte  et 
comtesse  de  Flandre,  rendirent  aux  habitants  de 
Courtrai  les  lois  et  privilèges  ci-dessus  qui  leur 
avaient  été  enlevés  après  la  bataille  de  Roosebeke,  le 
22  novembre  1382,  à  l'exception  de  quelques  articles 
qui  ont  été  supprimés  ou  modifiés  ;  cet  écrit  est  signé 
Gherbode.  —  Paris,  le  24  juin  1328.  Lettres  par 
lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre  et  de  Nevers, 
commet  Wauthier  de  RoUiers,  Jean  et  Josse  de 
Hemesrode  pour  recevoir  en  grâce  les  habitants  de  la 


(1)  II  s*agit  bien  ici  de  Tannée  1202  puisque  le  comte  Baudouin 
partit  au  printemps  de  ladite  année  pour  la  Croisade  et  qu'en 
mars  1203  il  était  en  Orient.  II  déclare,  d'ailleurs,  dans  celte 
charte  que  c'est  au  moment  de  partir  pour  Jérusalem  qu'il 
l'octroie. 

(2)  C'est  par  erreur  que  Godefroy  date  cette  charte  du 
13  janvier,  ayant  fait  le  calcul  des  jours  d'après  le  calendrier 
de  1216. 


ville  de  Courtrai  après  leur  rébellion,  à  charge  de 
reconnaître  la  souveraineté  du  roi  de  France,  celle  du 
Comte  et  de  servir  contre  les  rebelles  de  Bruges.  — 
Paris,  le  17  juin  1329.  («  Le  vigile  de  le  Trinité  »). 
Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre,  pour 
obéir  au  Roi  qui  prétendait  avoir  seul  le  droit 
d'octroyer  assises  (impôt),  en  la  ville  de  Courtrai, 
suspend  la  levée  de  celles  qu'il  avait  accordées  aux 
habitants  de  la  dite  ville.  —  Mai  13'W.  Lettres  par 
lesquelles  Baudouin  de  Moschère  et  Alix,  sa  femme, 
reconnaissent  avoir  vendu  au  comte  de  Flandre  les 
biens  r/?^  Gavère  de  lez  Court  lai,  el  toutes  les  apparte- 
nances d'une  valeur  de  cent  livrées  de  terre.  — 
Moncel-lez-Pont-Saint-Maxence,  août  1337.  Lettres 
par  lesquelles  Philippe  de  Valois,  roi  de  France, 
permet  au  comte  de  Flandre  de  rétablir  et  fortifier  la 
ville  de  Courtrai  nonobstant  les  traités  qui  l'inter- 
disent. —  Paris,  le  18  mai  1341.  Lettres  par  lesquelles 
Josse  de  Hemsrode,  écuyer,  valet  du  comte  de 
Flandre,  consent  à  ne  pas  jouir  des  terres  et  rentes 
que  ledit  (^omte  lui  avait  données  aux  environs  de 
Bapaume,  jusqu'à  ce  que  le  Comte  jouisse  lui-mèine 
des  terre  et  rente  de  Mortagne  en  la  paroisse  deBellin- 
ghera,  châtellenie  de  Courtrai,  qu'il  lui  avait  données 
en  échange  ;  et  dans  le  cas  où  cette  terre  de  Mortagne 
ne  serait  pas  de  la  valeur  portée  dans  l'échange,  il 
promet  d'en  dédommager  le  Comte  ;  de  son  côté  le 
Comte  sera  tenu  de  l'indemniser  si  elle  vaut  davan- 
tage. —  Gand,  le  15  juillet  i;î47.  Lettres  par  lesquelles 
Louis,  comte  de  Flandre,  mande  aux  bailli,  prévôt  et 
échevins  de  la  ville  de  Courtrai,  de  mettre  à  exécution 
la  sentence  prononcée  par  lui  en  son  Conseil  centime 
Alard,  seigneur  d'Espières,  condamné  à  avoir  sa 
maison  brûlée,  à  être  banni  pendant  cinquante  ans  el 
à  laisser  ses  terres  sans  culture  pendant  ledit  temps, 
à  cause  des  méfaits  graves  commis  par  lui  à  rencontre 
des  privilèges  de  la  ville  de  Courtrai.  —  9  septembre 
1349.  Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre, 
accorde  à  la  ville  de  Courtrai  Tautorisation  d'aug- 
menter \assise  sur  le  vin  afin  de  se  créer  des 
ressources  pour  construire  les  fortifications  de  la 
ville.  —  Courtrai,  le  25  février  1350.  Lettres  par 
lesquelles  le  même  (]omte  déclare  que  les  échevins  et 
conseil  de  la  ville  de  Courtrai  ont  payé,  en  déduction 
de  onze  années  d'arrérages  d'une  rente  annuelle  qu'ils 
ont  constituée  en  faveur  du  père  dudit  (]omte  à  cause 
des  émeutes  faites  par  eux  contre  son  autorité,  la 
somme  de  4.968  livres,  10  sols,  2  deniers  parisis. 


CHAMRKK  DKS  COMITKS  DK  LILLK.  —  TRKSOR  DES  CHARTES.  —  COUKTRAI. 


:»•> 


H.  l.'HS.  ((wirtoii.)  —  12  pièces  et  1  rouleau,  pan*heniin  ; 
12  sceaux  brisés  ou  iucoinpleis. 

t859-iSlMI.  —  €'ourtr«l.  —  Bruges,  le  4  janvier 
1352.  Lcllres  par  lesquelles  le  comte  de  Flandre  promet 
de  garantir  les  échevins  et  habitants  de  Courtrai  de 
tous  les  dommages  qu'ils  pourraient  souflFrir  par  suite 
de  Texéculion  dans  ladite  ville  des  seigneurs  d'Halluiu 
et  d*Espierres.  —  Maie,  le  8  janvier  1360.  Lettres  du 
nicme  prince  augmentant  Téchevinage  de  six  échevins 
qui  seront  au  nombre  de  13  au  lieu  de  7,  élus  chaque 
année  en  la  ville  de  Courtrai.  —  2  septembre  1309. 
Lettres  sous  le  scel  des  échevins  de  Courlrai  par  les- 
quelles Jean  de  Porter  et  Stassin  Salembien,  remettent 
au  jugement  du  comte  de  Flandre  la  solution  des  diffé- 
rends pendants  entre  eux  et  Olivier  van  Coyengheni 
ses  frères  et  ses  enfants.  —  1"  décembre  1372.  Attes- 
tation des  maîtres  du  métier  des  foulons  qu'un  bour- 
geois de  la  ville  de  (-ourtrai  n'est  pas  franc  dans  ledit 
métier,  à  moins  de  recommencer  son  apprentissage 
comme  s'il  était  étranger.  —  1374.  Liste  dos  personnes 
qui  font  partie  de  la  confrérie  do  St-Vincent  à  Courlrai, 
dressée  par  ordonnance  du  doyen  et  des  jurés  de  ladite 
confrérie.  —  ()  janvier  1375.  Lettres  des  doyen  et 
jurés  des  corps  de  métier  de  la  ville  de  Courtrai  ordon- 
nant que  le  renouvellement  de  l'office  des  deux  ser- 
gents aura  lieu  chaque  année  et  que  ceux  qui  sortent 
de  fonctions  ne  pourront  être  élus  que  Tannée  suivante. 
—  Hruges,  le  7  septembre  1379.  Lettres  de  Walleran  de 
Luxembourg,  comte  de  Liney  et  de  St-Pol,  par  les- 
quelles il  reconnaît  devoir  au  comte  de  Flandre  la 
somme  de  3.(K>}  francs  de  France  que  ledit  comte  lui 
avait  prêtée  pour  payer  sa  rançon  en  Angleterre;  pour 
l'acquit  de  cette  somme  le  comte  de  St-Pol  cède  et 
transporte  au  comte  de  Flandre  la  mairie  de  Courtrai 
appelée  A??unan'.schip.  —  2()  janvier  1.381.  Lcltrespar 
lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre,  accorde  le  pardon 
à  la  ville  de  Courtrai  qui  s'était  révoltée  contre  lui  et 
lui  conserve  tous  ses  privilèges.  —  Bruges,  le  12  mars 
1381.  Lettres  de  non-préjudice  données  par  Louis, 
comte  de  Flandre,  aux  échevins  et  habitants  de 
Courlrai,  au  sujet  de  l'exécution  faite  d'un  de  leurs 
bourgeois,  ce  qui  était  contraire  aux  privilèges  de 
ladite  ville.  —  29  juillet  1385.  Vidimus  par  le  gou- 
verneur du  souverain  bailliage  de  Lille,  Douai  et 
Orchies,  des  lettres  du  28  juillet  1383  par  lesquelles 
Philippe,  duc  de  Bourgogne  et  comte  de  Flandre, 


ordonne  au  capitaine  de  la  garnison  de  Courtrai  de 
prendre  soit  à  Lille,  soit  à  Wameton  et  partout 
ailleurs  des  «  vdssiaux  (bateaux)  tant  et  tels  qu'il 
pourra  en  trouver  et  qu'il  verra  en  avoir  besoin  ».  — 
Paris,  février  1386.  Lettres  par  lesquelles  Philippe, 
duc  de  Bourgogne  et  comte  de  Flandre,  confirme  les 
privilèges  accordés  à  la  ville  de  Cilourtrai  par  Louis, 
comte  rie  Flandre,  le  1  juillet  1328,  avec  les  restrictions 
et  modifications  y  énoncées.  —  Courtrai,  le  8  octobre 
1386.  Lettres  des  prévôt,  échevins,  conseil  et  commu- 
nauté de  Courtrai  accusant  réception  des  lettres  y 
insérées  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  comte  de 
Flandre,  données  à  Lille  au  mois  d'octobre  *138(),  par 
lesquelles  il  leur  permet  d'agrandir  la  forteresse  et  les 
fortifications  de  la  dite  ville  de  Courtrai.  -—  Arras,  le  25 
aoiit  1300.  Lettres  du  même  prince  fixant  les  salaires 
des  foulons  de  drap  de  la  ville  de  Courtrai. 

H.  VXIS).  (Cartou.)  —  8  pièces  ei  I  rouleau,  partîheniin  ; 
10  pièces,  papier  ;  ,'J  sceaux  et  plusieurs  fragments. 

1894-1400.  —  reartriAl.  —  lU  octobre  1301.  Quit- 
tance délivrée  par  Zegher  van  Ghent,  seigneur  de 
Wyngen,  d'une  somme  reçue  par  lui  de  Mathias  Scake, 
pour  l'acquisition  des  censé  et  seigneurie  de  Brosseye, 
sise  à  RoUeghem  et  à  Bellegheni  en  la  chàtellenie  de 
Courtrai.  — 26  juin  1395.  Requête  au  bailli  de  Courtrai 
pour  l'adhérifement  d'un  fief  sis  en  la  paroisse  de 
Gheluwe.  —  11  décembre  1395.  Avis  au  bailli  de  Cour- 
lrai de  la  vente  par  Jean  de  Wattripont  à  Mas  de  Scone- 
velde,  du  fief  des  Camps  <^  gisant  desoubs  la  ville  de 
Courtrai  ».  —  18  septembre  1397.  Mandement  au  bailli 
de  Courtrai  pour  l'adhéritement  d'un  fief  consistant  en 
rentes  dans  la  paroisse  de  Bavichove  — 2  février  1398. 
Lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
comte  <le  Flandre,  accorde  aux  doyen  et  jurés  de  la 
draperie  de  (Courtrai,  de  lever  sur  chaque  drap  fabri- 
qué dans  leur  ville,  un  droit  d'un  gros  de  Flandre, 
pour  subvenir  à  certains  frais  extraordinaires,  et 
notamment  à  la  réparation  du  chemin  de  Courlrai  à 
Morseele,  localité  où  ils  font  filer  leurs  laines  et  où 
ils  ont  unejdace  pour  la  distribution  des  dites  laines 
ainsi  que  pour  la  réception  des  fils  le  samedi  de 
chaque  semaine.  —  Avril  et  mai  1398.  Lettres  par 
lesquelles  les  duc  et  duchesse  de  Bourgogne,  comte 
et  comtesse  de  Flandre,  exemptent  les  bourgeois 
forains  de  Courtrai  de  la  résidence  de  quarante  jours 
par  an  qu'ils  étaient  tenus  de  faire  en  ladite  ville.  — 


n») 


ARCHIVES  DU  NORD, 


16  janvier  1399.  Avis  au  bailli  de  Courtrai  de  la  vente 
d'un  fief  en  la  paroisse  dTseghem.  —  Conflans-lez- 
Paris  au  mois  de  février,  et  au  bois  de  Moufflaines-lez- 
Arras  au  mois  d'avril  1399.  Lettres  par  lesquelles  les 
duc  et  duchesse  de  Bourgogne  restituent  aux  bourgeois 
de  Courtrai  les  gouvernement  et  administration  de 
leur  ville.  —  10  mai  1391^).  Avis  au  bailli  de  Courtrai 
de  la  vente  par  Joës  Joye,  bourgeois  de  ladite  ville,  à 
Hugues  Reubin,  aussi  bourgeois  de  Courtrai,  d'un  fief 
gisant  en  la  paroisse  de  Markedeschendam.  — Douai, 
le  15  janvier  1400.  Mandement  de  la  duchesse  de 
Bourgogne  à  Jean  de  Pascy,  maître  en  la  Chambre 
des  Comptes  de  Lille,  au  sujet  de  l'adhéritement  du 
fief  de  Buske,  situé  à  Zeveren,  tenu  du  château  de 
Courtrai,  au  profil  de  Jeanne  de  Hondschoote,  vicom- 
tesse d'Aumale.  —  17  janvier  1400.  Avis  au  bailli  de 
Courtrai  de  la  vente  par  Roegier  Joye,  bourgeois  de 
Courtrai,  et  Agnès,  sa  femme,  à  Jacques  Sacquer, 
aussi  bourgeois  de  Courtrai,  d'un  fief  sis  en  la  paroisse 
de  Marke.  —  26  janvier  1400.  Mandement  des  gens 
des  comptes  de  Lille  au  bailli  de  Courtrai,  au  sujet  de 
la  vente  par  la  dame  héritière  de  Hondschoote,  vicom- 
tesse d'Aumale,  à  Jacques  Le  Hamme,  bourgeois  de 
Gand,  d'un  fief  appelé  Ten  Busche,  sis  en  la  paroisse 
de  Zeveren.  —  15  septembre  1384.  Attestation  par 
Gérard  de  Steenhuse,  seigneur  de  Zweveghem,  capi- 
taine de  Courtrai,  que  Philippe  van  Poelvoerde,  bailli 
de  Courtrai,  a  payé  8  livres,  10  sols  aux  gens  envoyés  à 
Wervick  chercher  le  bateau  et  le  ponton  pour  l'amener 
à  Courtrai  ainsi  qu'aux  trois  hofnians,  chefs  des 
pignemerSy  pour  avoir  envoyé  des  hommes  la  nuit  sur 
la  route  de  Gand.  —  Sans  date  ;  XIV®  siècle.  Requête 
de  Guillaume  Maelfait,  prisonnier  à  Courtrai,  pour 
demander  son  élargissement  des  prisons  de  ladite 
ville  où  il  avait  été  incarcéré  par  le  bailli  de  Courtrai 
qui  l'avait  arrêté  dans  le  cloître  de  Groeningue  près 
Courtrai,  où  il  s'était  réfugié  lorsqu'il  était  poursuivi 
par  les  amis  et  parents  de  Gilles  Butteel  qu'il  avait  tué. 


15.  138().  (Carton.)  —  19  pitVvs,  parcliemiii  ;  4  pièces,  papier; 

()  sceaux  brisés  et  mutilés. 


tâ«t-t4lfc«.  —  Courtrai.  —  15  mars  1401.  Attes- 
tation par  François  de  Le  Hoffède,  dit  le  Cupre,  receveur 
général  de  Flandre,  de  la  fabrication  de  295  livres  de 
poudre  à  canon,  qui,  avec  un  tonneau  de  salpêtre  pesant 
384  livres  et  160  livres  de  soufre,  furent  déposées  dans 
les  garnisons  du  château  de  Courtrai.  —  26  décembre 


1401.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bour- 
gogne et  comte  de  Flandre,  donne  un  règlement  et 
des  privilèges  au.\  drapiers  de  Courtrai.  —  Paris,  le 
28  juillet  1402.  Conlirmation  par  le  parlement  de 
Paris  de  l'accord  intervenu  entre  l'évêque  de  Tournai 
et  le  bailli  de  Courtrai,  au  sujet  d'un  certain  Jacquet 
Du  Pont,  détenu  prisonnier  par  ledit  bailli  et  que  les 
officiers  de  l'Évêque  réclamaient  à  cause  de  la 
seigneurie  de  Helchin.  —  lille,  le  20  septembre  1402. 
Sentence  rendue  dans  un  différend  entre  les  tisserands 
de  Courtrai  et  leur  doyen.  — 6  juillet  1407.  Sentence 
du  (Conseil  de  Flandre  maintenant  l'échevinage  de 
Courtrai  en  la  jouissance  du  droit  de  bâtardise  dans 
l'enceinte  de  ladile  ville.  —  3  juin  et  4  octobre  1408. 
Accusé  de  réception  par  les  échevins  et  communauté 
delà  ville  de  Courtrai  des  lettres  du  duc  de  Bourgogne 
portant  maintien  des  heures  eX  ordonnances  sur  le  fait 
de  la  vente  du  poisson  de  mer  en  ladite  ville.  —  1420. 
Mémoire  adressé  aux  gens  de  la  (Chambre  des  (Comptes 
à  Lille,  au  sujet  du  dernier  compte  de  Robert  le 
Courtrizien,  bailli  de  Courtrai.  —  1422.  Règlement 
établi  par  le  duc  Philippe  le  Bon  pour  le  renouvelle- 
ment de  l'échevinage  de  Courtrai.  —  11  octobre  1431^. 
Ordonnance  des  bailli,  prévôt  et  échevins  de  la  ville 
de  Courtrai  au  sujet  de  la  quantité  de  bière  que 
pourront  brasser  les  brasseurs  dans  cette  ville,  avec 
l'homologation  de  celle  ordonnance  par  les  échevins 
delà  heure  de  Gand.  —  10  octobre  1436.  Conlirmation 
par  les  échevins  et  le  conseil  de  la  ville  de  Gand  des 
lettres  par  lesquelles  les  échevins  de  Courlrai 
demandent  de  pouvoir  augmenter  les  droits  sur  les 
bières,  vins  et  autres  boissons,  pour  subvenir  aux 
grands  frais  imposés  à  leur  ville  par  le  duc  de  Bour- 
gogne à  l'occasion  de  son  voyage  à  Calais  où  il  ,se 
rendait  pour  combattre  les  Anglais,  ses  ennemis.  — 
17  août  1440.  Edit  du  duc  de  Bourgogne  perlant  qu'il 
sera  perçu  un  droit  de  bourgeoisie  sur  tous  les  citoyens 
de  Courlrai,  «  à  cause  des  grans  charges  que  nostre 
dicte  ville  a  eues  et  soutenues  tant  pour  les  voïaiges  de 
(Valais  et  d'Ardembourg,  comme  pour  la  chierté  du  blé 
et  du  vin,  et  aussi  le  1res  grant  mortalité  du  peuple 
qui,  depuis  trois  ans  ença  y  a  esté  ;  parquoy  les  assis 
des  vins  et  cervoises  n'ont  monté  dernièrement  qu'à 
3.639  livres,  13  sols,  4  deniers  parisis  par  an,  qui  par 
cy-devant,  ont  valu  12000  fr.  etc.  ». — ^20  novembre  1441. 
Edit  du  duc  de  Bourgogne  portant  restriction  et 
modération  des  dépenses  de  la  ville  de  Courtrai.  — 
5  avril  1442.  Sentence  du  Conseil  de  Gand  attribuant 


CHAMHRK  DES  COMITKS  I)K  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  MEMN. 


337 


au  duc  de  Bourgogne  la  succession  de  Jean  Monneel, 
chanoine  de  Courlrai,  bâtard.  —  Gand,  le  21  janvier 
1443.  Arrêt  des  commis  au  gouvernement  du  comté  de 
Flandre  en  l'absence  du  duc  de  Bourgogne,  réglant 
l'exercice  de  la  justice  qui  doit  être  rendue  à  Courtrai 
par  les  magistrats  de  ladite  ville.  —  22  mars  1440. 
Sentence  des  échevins  de  Courtrai  au  sujet  du  droit  de 
bâtardise,  contre  Isabelle,  veuve  de  feu  Jehan  d'Estaule, 
en  son  vivant  chevalier,  seigneur  d'Ysenghien.  — 
1 450,  Sentence  du  Conseil  de  Gand  au  sujet  du  droit 
do  bâtardise  appartenant  à  la  ville  de  Courlrai. 


B.  1381.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ; 

7  pièces  et  1  cahier,  18  feuillets  et  couverture  eu  papier  ; 

.")  sceaux  écrasés  ou  mutilés. 


145S-f  €M8.  —  Courtrai.  —  4 janvier  1453.  Lettres 
des  prévôt,  échevins  et  conseil  de  la  ville  de  Courtrai  au 
sujet  de  certain  consentement  qui  leur  a  été  octroyé  par 
loduc  de  Bourgogne  de  faire  le  gnet  sur  les  murailles  de 
ladite  ville  entre  la  porte  de  Lille  et  le  château  du  Duc. 
— 15  avril  1456.  Lettres  patentes  du  duc  de  Bourgogne 
homologuant  l'accord  intervenu  enire  les  prévôt  et 
échevins  de  la  ville  de  Courtrai  sur  le  différend 
pendant  entre  eux  relativement  à  la  nomination  de 
l'un  des  quatre  sergents  de  la  ville.  —  18  juin  1456. 
Lettres  patentes  du  duc  Philippe  le  Bon  relatives  au 
droit  qu'ont  les  prévôt  et  échevins  de  la  ville  de 
Courtrai  de  prononcer  sur  les  difficultés  élevées  au 
sujet  de  la  répartition  des  impositions  entre  les 
paroisses  de  la  châtellenie.  — 10  mai'S  1 457.  Copie  d'un 
arrêt  du  parlement  de  Paris  rendu  sur  appel  d'une 
sentence  du  Conseil  de  Flandre,  décidant  en  faveur  des 
prévôt  et  échevins  de  la  ville  de  (Sourirai,  contre  le 
sieur  d'Ysenghien  au  sujet  de  la  succession  de  Pierre 
lie  Bonté,  bâtard,  bourgeois  de  Courtrai.  —  29  mars 
1458.  Sentence  rendue  par  le  duc  de  Bourgogne 
prononçant  en  faveur  des  prévôt  et  échevins  de 
Courlrai  dans  la  difficulté  qu'ils  avaient  avec  le  comte 
d'Étampes  au  sujet  de  la  succession  de  feu  Henry  van 
Ost,  bâtard.  — 19  janvier  1461.  Lettres  patentes  du 
même  prince  au  sujet  des  différends  qui  s'étaient 
élevés  sur  le  droit  prétendu  par  les  échevins  de 
Courtrai  de  prononcer  sur  les  difficultés  relatives  au 
répartement  des  impositions  dans  ladite  châtellenie.  — 
14  octobre  1463.  Confirmation  par  le  duc  do  Bour- 
gogne des  privilèges  des  drapiers  de  Courtrai  (pièce 
flamande).  —  Courtrai,  le  3  février  1506.  Lettre  de 


Jacques  de  Themiselles  aux  gens  des  Comptes,  au  sujet 
d'un  conflit  entre  les  habitants  de  Courtrai  et  ceux  de 
Menin  relativement  à  un  prisonnier.  —  4  mai  1510. 
Traduction  flamande  des  lettres  patentes  de  Tempereur 
Maximilien  et  de  l'archiduc  Charles  d'Autriche,  roi  de 
Castille,  confirmant  les  privilèges  des  drapiers  de 
Courlrai.  —  Paris,  le  17  mai  1510.  Copie  authentique 
de  cerlaine  sentence  rendue  au  Conseil  de  Flandre  le 
18  septembre  1509,  entre  Pierre  Bouckart,  bailli  de  la 
seigneurie  d'Englemoustier,  appelant  d'une  part,  et  les 
prévôt  et  échevins  de  la  ville  de  Courtrai,  confirmée 
par  arrêt  du  parlement  de  Paris,  au  sujet  des  limites 
et  de  la  compétence  de  leurs  juridictions  respectives. 

—  20  janvier  1517.  Mandement  adressé  au  bailli  de 
Courtrai  au  sujet  do  Tadhéritement  d'un  fief  (pièce 
flamande).  —  Gand,  le  24  novembre  1531.  Sentence 
rendue  à  Gand  au  profit  des  prévôt  et  échevins  de 
(Courtrai  contre  le  seigneur  d'Ysenghien,  au  sujet  du 
marché  dudit  Ysenghien.  —  Sans  date;  vers  1550. 
Coutumes  de  la  cour  féodale  du  château  de  Courlrai. 

—  1555.  Avis  en  finances  sur  la  vente  du  droit  de 
3  palards  par  an  pavés  par  chaque  bourgeois  forain  de 
Courtrai.  —  22  janvier  1666.  Déclaration  des  haut- 
poinfres  et  francs  échevins  de  la  châtellenie  de 
Courtrai  reconnaissant  que  pour  remédier  aux  grandes 
charges  dont  ladite  châtellenie  était  accablée,  ils 
avaient  résolu  d'emprunter  la  somme  de  150.000  florins, 
laquelle  somme  leur  a  été  avancée  par  Joachim  Sire 
Jacobs  et  demoiselle  Barbara  van  Linthart,  sa  femme. 

—  Mars  1(583.  Prisée  des  grains  et  autres  redevances 
en  nature^en  la  ville  de  Courtrai. 


Laykttk  91.  —  Menin. 

1^  i'^2.  ((4arlon.)  —  2  pièces,  ]>nrchcmin  ;  15  pièces,  papier. 

tMMI^f«8fi».  —  llenla.  ->  Sans  date;  vers  1260. 
Déclarations  des  droits  de  la  seigneurie  de  Menin  tenue 
en  fief  de  celle  de  Courtrai  par  Jean  de  Menin.  —  8  juillet 
1397.  Acte  par  lequel  Jeanne  de  Waziers,  dame  d'Hems- 
rode  et d'Evin,veuve de  feu  Josse  de  Hallewin ,reconnaît 
avoir  reçu  la  rente  que  lui  devait  le  fermier  des 
moulins  de  Menin.  —  Malines,  le  20  décembre  1510. 
Minute  d'un  mandement  de  larchiduchesse  Marguerite 
demandant  avis  sur  la  requête  des  bailli  et  échevins  de 
Menin  ;  (motifs  de  la  requête  non  indiqués).  —  1537. 
Information  sur  les  droits  d'accises  qui  se  lèvent  à 


Nord.  —  Série  B.  —  Tomk  I.  (2«  Partik), 


^^ 


:m 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Menin.  —  1679.  Procès  intenté  par  les  bourgmestre 
et  échevins  de  Menin  à  Jean  I^us,  entrepreneur  du 
coche  de  Menin  à  Lille,  au  sujet  de  deux  contraven- 
tions dressées  contre  hn  pour  avoir  laissé  monter  des 
voyageurs  dans  son  coche  sur  la  route  pendant  le 
trajet  entre  Menin  et  Lille.  —  1088.  Requêtes  et 
mémoires  touchant  le  droit,  dit  de  la  Chàtellenie^  con- 
sistant en  G  patards  par  tonne  de  bière  prélev(?s  sur 
les  cabaretiers  de  la  ville  de  Menin. 


Layettk  92.  —  HarlkhÎvKE. 

H.  l.'^83.  (Carton.)  —  2  ]>iè('Os  el  1  rouleau,  papier; 

f  893-:x%r  Mièele.  —  1393.  Compte  de  la  recette  de 
Harlebèke ,  rendu  par  Nicolas  Hazaerts  (pièce 
flamande).  —  XV®  siècle.  Devis  pour  la  construction 
d'un  moulin  à  Harlebèke.  —  XVI®  siècle.  —  Etat  des 
matériaux  nécessaires  pour  une  nouvelle  digue  à 
construire  derrière  le  moulin  de  Harlebèke. 


lAYEn^K  93.  —  ÏHIKLÏ. 
H.  1:384.  (Carton.)  —  4  pièces,  pajiier. 

f  8i»»-f  54MI.  —  1399.  Avis  au  bailli  do  Thielt  de  la 
vente  par  Clais  Poukart  à  Bernard  de  Belle,  d'un  fief  sis 
en  la  paroisse  de  Thielt. — 28avril  1400.  Mandementdes 
gens  des  Comptes  de  Lille  au  bailli  de  Thielt,  au  sujet 
de  la  vente  par  Guildof  de  Le  Gruuthuuse,  écuyer, 
bourgeois  de  Bruges,  et  dame  Catherine  Cremps,  sa 

femme,  veuve  de  messire  Jacques  de (?),  en  son 

vivant  chevalier,  à  Daniel  de  Maldeghem,  mari  de 
demoiselle  Marie  Cremps,  d'un  fief  sis  en  la  paroisse 
de  Hœdeghem.  — 29septembre  1424.  Minutes  de  lettres 
des  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille  :  aux 
hommes  de  fief  de  Thielt  au  sujet  des  plaintes  adressées 
par  Gilles  Le  Grand  au  bailli  de  Flandre  contre  le 
bailli  do  Thielt  ;  —  aux  mêmes  pour  les  informer  que 
CoUard  de  la  Clite,  bailli  de  Cassel,  leur  a  fait  connaître 
que  François  de  Bridemeersch,  qu'il  avait  emprisonné 
pour  vol,  a  composé  pour  être  élargi  ;  (cette  dernière 
lettre  est  écrite  au  dos  de  la  précédente).  —  Matines, 
le  29  janvier  1506.  Lettre  de  Guillaume  de  Croy, 
lieutenant-général  du  roi  de  Castille  dans  les  Pays-Bas, 
aux  gens  des  Comptes,  à  Lille,  au  sujet  de  l'assiette  de 


la  seigneurie  de  Thielt  en  Flandre  et  de  la  haute  justice 
d'Oorscamp. 

LaYKTTKO^.  —   AUDENARDK.    —   ReNAIX. 

H.  l.'frCi.  ((«'irion.)  —  10 pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier; 

()  sceaux. 

1190-14119.  —  Aadeoarde.  —  1190.  («  Achnn 
anno  Daminimilleshno  centcsimo  LXXXTX^,  7nense 
Mardi  »  ).  L(»ttres  par  lesquelles  Philippe  d'Alsace, 
comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  accorde  aux 
habitants  de  la  ville  dWudenarde  les  coutumes  et  lois 
dont  jouissent  les  bourgeois  de  Gand,  et  déclare  que 
ni  lui,  ni  ses  successeurs  n'ej;igeront  d'eux  le  droit  de 
main-morte  et  qu'ils  seront  libres  à  toujours.  —  Sans 
date  ;  vers  1270.  Nomenclature  des  fiefs  que  la  dame 
d'Audenardc  tient  du  comte  de  Flandre  dans  les  pa- 
roisses de  Pamèle,  I^ssines,  Papenghem,  Wandèke. 
Eséle,  Flobccq,  etc.  —  22  juin  1274.  («  L'an  del Incar- 
nation Nostre  Seigneur  mil  dens  chens  et  sissante  el 
quatorze,  le  renrefîi  devant  le  Nativité  saint  Jehan 
Baptiste  »).  Hellin,  sire  de  Cysoing,  et  Gérard  de 
Landas,  sire  d'E3ne,  attestent  que  Jean,  sire  d'Aude- 
nardc, s'est  déshérité  du  château  d'Audenarde  et  en  a 
adhérité  Amoul,  son  fils  aîné.  —  7  avril  1291.  («  L'an 
de  grasse  nul  deus  cens  quatre  vins  et  diSj  el  mois 
d-avrily  le  samedi  ajnûès  la  nii-guaresvie  »).  Vente 
par  Jean,  sire  d'Audenarde,  et  Mahaut,  vidamesse 
d'Amiens,  sa  femme,  à  Gillion  Wetin,  bourgeois  de 
Tournai,  de  800  chênes  à  choisir  dans  les  bois  de  Porte- 
bert  et  de  La  Louvière  ;  —  même  pièce  dans  un  rouleau 
de  parchemin  renfermant  des  actes  concernant  les 
seigneurs  d'Audenarde.  —  12  décembre  1293.  («  L'an 
de  grasce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  tvèzc,  le 
samedi  après  le  jour  saint  Nicolay  »).  Donation  par 
Jean  d'Audenarde,  et  Mahaut,  vidamesse  d'Amiens, 
dame  de  Picquigny,  sa  femme,  à  leur  fils  Guyot  de  ce 
qui  leur  appartient  à  Acrèjiey  tenu  du  fief  d'Ende;  le 
même  Guyot  se  déshérite  au  profit  du  comte  Gui,  de 
sa  terre  de  Saradenghes  qu'il  tient  en  fief  avec  celle 
à'Acrène.  —  Peteghem,  le  24  mars  1310.  («  Le  mardi 
avant  Notre  Dame  en  Mars  »).  Sentence  arbitrale 
rendue  par  Gui  de  Flandre,  comte  de  Zélande  el 
Gérard,  sire  de  Sottenghem,  dans  le  difiérend  pendant 
entre  Watier,  seigneur  de  Braine,  chevalier,  d'une 
part,  et  Guyot  d'Audenarde,  d'autre  part,  au  sujet  des 
droits  de  pêche  et  d'usage  dans  la  rivière  dudit  i4cré/«c\ 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  l)K  LILLE.   —   TRESOR  DES  CïLVRTES.  —  CAPRYCKE. 


:m 


du  droit  do  meilleur  Cfftelj  etc.  —  3  octobre  1338. 
Lettres  de  Louis,  comte  de  Flandre,  par  lesquelles  il 
pardonne  aux  habitants  dWudenarde  tout  ce  qu'ils  ont 
pu  faire  contre  lui  et  les  remet  en  possession  de  leurs 
droits  et  privilèges.  —  7  décembre  1372.  Attestation 
par  Jean  Machet,  bailli  d'Audenarde,  et  plusieurs 
hommes  de  fief  du  duc  de  Bourgogne,  qu'ils  ont  reçu 
un  mandement  de  ce  prince  ordonnant  que  Haelman 
Van  Carnin,  prisonnier  du  Duc,  no  pourra  sortir  des 
ville  et  châtellenie  de  Lille,  avant  d'avoir  donné 
caution  suffisante.  —  3  septembre  1^384.  Revue  do  la 
garnison  d'Audenarde.  —  20  mars  1*^.  Copie  d'une 
lettre  de  fondation  d'une  chapelle  au  château  de  Pete- 
ghem-lez-Audenarde,  par  Louis,  comte  de  Namur, 
seigneur  do  Peteghem  et  de  Bailleul.  —  6  décembre 
1385.  Lettres  de  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne 
et  comte  de  Flandro,  concernant  les  privilèges  de  la 
ville  d'Audenardo. —  4  novembre  1396.  Fragment  d'une 
quittance  délivrée  par  Baudouin  Oliviers,  châtelain  du 
château  d'Audenarde.—  1448.  Attestation  par  les  éche- 
vins  de  la  ville  d'Audenarde  quo  devant  eux  sont  com- 
parus Jacques  de  Dickère  et  Rasse  van  de  Waslino  qui 
ont  déclaré  avoir  visité  les  livres  de  Clément  van  den 
Driessche,  fugitif  à  cause  des  derniers  troubles.  — 
l"juillet  1462.  Lettres  du  duc  de  Bourgogne  réglant 
le  différend  pendant  entre  les  échevins  et  bourgeois 
d'Audenarde,  d'une  part,  et  Jean  de  Lickerke,  de 
l'autre,  au  sujet  de  la  perception  des  droits  sur  les 
bières  brassées  dans  la  dite  ville  et  à  deux  lieues  à  la 
ronde. 


B.  1.380.  (Carton.)  —  8  pièces,  parehcuiiri  ; 
4  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

i9M9-t4«9.  —  Rcnalx.  —  21  octobre  1282. 
(«  L'an  fiel  Incarnation  Nostre  Signe iir  Jhésti  Crist 
mil  deus  cens  quatre  vins  et  deus,  le  merkedi 
devant  saint  Sirno/i  et  saint  Jude  »).  Lettres  par 
lesquelles  Gilles,  sire  de  Waudripont,  et  Mahaut,  sa 
femme,  déclarent  avoir  cédé  à  Pierron  de  La  Woul- 
lestrate  et  à  Henri  Minne,  bourgeois  de  Gand,  tout  ce 
qu'ils  avaient  acheté  à  vie  à  Renaix,  de  l'abbaye  de 
St-Comille  d'Inden.  —  25  octobre  1289.  («  Uan  de 
grâce  mil  CC  quatre  vins  et  nuef,  le  mardi  devant 
le  (teste  saint  Symon  et  saint  Jiale  »).  Donation  par 
(îui,  comte  de  Flandre,  à  Guyot,  son  fils  (de  son 
second  mariage)  de  tout  ce  qu'il  avait  acquis  de 
l'abbaye  de  St-Comille  d'Inden,  dans  les  villes  de 


Renaix,    EUezelle,  Wonndèke,  Akrene,  Horembèke, 
St-Cornille,  Rusegnies,  Amougies,  Mildelbèke,  Kayn, 
Escornai,  Eticove  et  Nederbrakèle.   —  l*^**  février 
1294.  («  L*an  de  grâce  mil  deus  cens  quaire  vins  et 
trèzc,  le  nuit  de  le  Candeler  »).  Vente  par  Gilles  de 
Waudripont  et  Gérard  de  Cordes,  au  nom  de  l'héritier 
de  Renaix,  à  Jakemon  de  Deinze,  receveur  de  Flandre, 
au  profit  du  comte  de  Flandre  de  ce  qui  lui  appartient 
audit  Renaix.  —  Mai  1294.  («  L'an  del  Incarnation 
Nostre  Seigneur  Jhésu  Crist  MCC  quatre  vins  et 
quatorze,  el  mois  de  may  »).  Vente  par  Oste  de 
Trasegnies,  sire  de  Hakignies,  Gilles,  sire  de  Wau- 
dripont, Gérard  de  Cordes,  chevaliers,  à  (îui,  comte 
de  Flandre,  à  cause  des  dettes  considérables  dont  est 
chargé  Gillekin  de  Renaix,  leur  neveu  mineur,  des 
seigneurie  et  justice  de  Renaix  avec  tous  les  droits  qui 
en  dépendent.  — 21  juin  1298.  («  Uan  de  grâce  tnil 
deus  cens  qufdre  vins  dis  et  wit,  le  semedi  au  soir 
devant  la  fieste  de  le  Nativitei  saint  Jehan  Baptiste  »). 
Lettres  par  lesquelles  Joflrois  de  Genville,  député  du 
roi  d'Angleterre,  et  Simon  de  Melun,  député  du  roi  de 
France,   commis  pour  réparer   les  violences  faites 
depuis  la   trêve   conclue   entre    ces   deux   princes, 
chargent  Jean,  seigneur  de  La  Hamaïde,  nommé  i\  cet 
effet  par  ledit  Simon,  de  lever  et  garder  les  profits  de 
la  prochaine  fêle  (foire)  de  Renaix,  jusqu'à  ce  que  les 
débats  entre  les  comtes  de  Flandre  et  de  Hainaut,  au 
sujet  de  celle  ville,  soient  terminés.  —  27  et  29  avril 
1402.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bour- 
gogne et  comte  de  Flandre,  considérant  que  Jean  de 
Namur,  chevalier,    propriétaire  des  seigneuries   de 
Renaix,  Horebèke,  EUezelle  ç^iAkrene^  a  vendu  au  sire 
de  la  Hamaïde  les  trois  premières  de  ces  seigneuries, 
se  réservant  celle  d'.l  Arène,  adhérite  en  conséquence 
ledit  sire  de  la  Hamaïde  des  trois  villes  précitées  et 
consent  à  ce  que  la  seigneurie  AWkrene  en  ^oïiêclissèe 
(séparée).  —  Même  date.  Remise  à  Jean  de  Namur  de 
30()  écus  d'or,  montant  de  la  moitié  des  droits  de  relief 
dus  pour  la  vente  desdits  fiefs. 


Layette  95.  Caprycke. 

H.  1.'^.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  paï)ier; 

0  sceaux,  dont  un  mutile. 

141  t-PIn  du  XY^' siècle.  —Caprycke— Septembre 
1  m.  Lettres parlesquellesle  duc  Jean  Sans  Peur  réunit 


:m 


ARCHIVES  DU  NORD. 


en  uDsealfief,  au  profit  de  Daniel  Ala ris,  seigneur  do 
Genech,  tous  les  moulins  à  vent  situés  dans  la  paroisse 
de  Caprycke,  y  compris  les  droits  de  p-anc  moulage, 
vent,  estage  et  mottea  de  tnoulim^.  —  i*'''oclobre  1414. 
lettres  par  lesquelles  le  même  prince  concède  les 
ville  et  seigneurie  de  Caprycke  à  messire  Daniel  Alarts, 
seigneur  de  Genech,  et  à  ses  hoirs.  —  Lille,  16  juin 
1416.  Lettres  relatives  au  rachat  par  le  duc  de 
Bourgogne  des  ville  et  seigneurie  de  Caprycke.  — 
24  septembre  1420.  Désistement  par  Daniel  Alarts  au 
profil  du  duc  de  Bourgogne,  de  ses  terre,  ville  et 
seigneurie  de  Caprycke.  —  Fin  du  XA'^  siècle. 
Réponse  du  bailli  deEecloo  et  de  Caprycke  aux  lettres 
des  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille  au  sujet 
des  hôpitaux  de  son  bailliage,  et  les  informant  que 
dans  la  ville  d'Eecloo  il  n'y  avait  qu'une  pauvre 
maison-Dieu  ne  possédant  aucune  rente  assise  en 
ladite  ville  et  ne  fonctionnant  que  grâce  aux  aumônes 
des  habitants  «  pour  les  povres  mandians  hébregier  »  ; 
ajoutant  qu'un  certain  Louis  Sallaerl  tient  «  en  donne 
de  Monseigneur  à  volenté  la  maeurye  des  métiers  de 
lisserans  et  foulons  des  trois  paroches  de  Eecloo, 
Capryck  et  Lembecque  »,  promettant  de  faire  connaître 
quand  ce  possesseur  viendrait  à  mourir. 


Layette  î>6.  —  Pays  de  Waés  et  Rupelmonde. 


H.  1:^88.  ((^aPKui.)  —  S  lûùccs,  papcliemin  ;  .'>  |)i<*»cos,  papier; 

2  sfeaux  brisj's  ei  incomplets. 


ttttt-lSIMI.  —  Pay»  de  Haë».  —  Juillet  1261. 
(  <c  Ghegheven  int  j(fr  hiil  CCLXI  de  nuient  ixin 
Oygerhiaeut  »).  Règlement,  mesurage  et  partage  des 
marais  du  pays  de  Waës,  faits  par  Dideric,  seigneur 
de  Beveren  et  burgi-ave  de  Dixmude,  à  la  suite  d'un 
arrangement  conclu  entre  hii  et  Marguerite,  comtesse 
de  Flandre  et  de  Hainaut,  —  1*'  mai  1300.  («  Lan 
de  grasse  mil  trois  ceus,  le  jour  St-Phillppe  et 
Jakèmei>).  Confirmation  par  Robert,  fils  aîné  du 
comte  de  Flandre,  avoué  d'Arras,  etc.,  de  la  vente  faite 
par  son  féal  Jean  de  le  Piere  à  demoiselle  Gertrude, 
fille  de  Pœl  Boxorens,  de  2  bonniers,  125  verges  de 
moëres  dans  V office  de  Hulst,  près  des  moêres  des 
Dunes  et  de  Bœdelœr  (abbayes  des  Dunes  et  de 
Baudeloo).  —  20  mars  1310.  («  Le  devenres  devant  le 
Nostre-Dame  en  /y^a/'cA.  »)  lettres  de  non-préjudice 


délivrées  par  la  ville  d'Ypres  à  Robert,  comte  de 
Flandre,  au  sujet  de  la  nomination  de  deux  échevins 
pour  une  enquAte  au  pays  de  Waes.  —  Paris,  en  Parle- 
ment, le  10  février  i:fâ8.  Arrêt  du  parlement  de  Paris 
ordonnantla  mise  en  la  mainduRoide  la  terrede5o«e, 
qui  était  en  débat  entre  le  comte  de  Flandre  et  la 
dame  de  St-Gobain,  jusqu'à  ce   que    le   comte   de 
Flandre  à  qui  cette  terre  a  été  adjugée,  ait  réparé  les 
dommages  qu'il   avait  faits  au  Roi  en  la   ville  et 
aux  environs  de  Rupelmonde.  —  Mémo  date.  Arrêt 
du  Parlement  rendu  contre  la  dame  de  St-Gobain, 
adjugeant  la  terre  de  Waës  au  comte  do  Flandre  et 
ordonnant  cependant  qu'elle  restera  en  la  main  du 
Roi  jusqu'à  ce  que  le  comte  de  Flandre  ait  retiré  les 
troupes  qu'il  avait  mises  dans  le  château  de  Rupel- 
monde ;  —  vidimus  de  cet  arrêt.  —  Paris,  en  Parle- 
ment, le  5  avril  1323.  Arrêts  donnant  acte  des  protes- 
tations de  Louis,  comte  de  Flandre,  et  de  Robert  de 
Flandre,  sire  de  Cassel,   touchant  leui-s  prétentions 
respectives  sur  le  pays  de  Waës  ;  —  double  de  l'arrêt 
en  ce  qui  concerne  le  comte  de  Flandre.  —  12  mai's 
1384.  Commission  donnée  par    Gui    de    Pontailler, 
maréchal  de  Bourgogne,  à  Jean  le  Flament,  fourrier 
de  guerre,  pour  visiter  et  mettre  on  état  de  défense  la 
forteresse  de  Chaëftinghes,  de  l'armer  et  de  la  munir 
de  gens  de  guerre.  —  2  juin  1385.  Quittance  de   la 
somme  de  3.(X)0  livres  parisis  délivrée    par    Henri 
Lippin,  receveur  de  Flandre,  à  Hector  de  Vorhoute, 
chevalier,  capitaine  et  châtelain  de  Chaëftinghes,  pour 
les  gages  «  de  mi  (moi),  quatre  escuiers,  dix  arba- 
lestriers  et  vingt  pickenaers  qui  avons  esté  et  déservis 
à  la  garde  dudit  chastel,  etc.  ».  —  14  juillet  1395. 
Mandement  au  bailli  de  la  terre  de  Waës,  au  sujet 
d'un  fief  sis  en  la  paroisse  de  Kemseke,  vendu  par 
maître  Gilles  Le  Foulon  à  Wolmar  Willay.  —  4  août 
1396.  Mandement  de  la  (Chambre  des  Comptes  de 
Lille  au  bailli  de  la  terre  de  Waës  pour  le  renouvel- 
lement du  dénombrement  des  fiefs.  —  25  mars  1399. 
Mandement  au  bailli  de  la  terre  de  Waës  pour  auto- 
riser le  werpisscféieïit  d'un  fief  sis  en  la  dite  terre  en 
la  vieschaëre  de  Waësmonsler,  tenu  du  duc  de  Bour- 
gogne, par  Baudouin  de  Steland,  bourgeois  de  Gand. 
—  29  octobre  1399  (?)  Avis  au  même  bailli  de  la  vente 
par  Jean  van  den  Brande  à  Joës  van  Quarethoucke, 
d'un  fief  sis  en  la  wierschaëre  de  Waësraonster. —  Sans 
date  ;  XIV*  siècle.  Mémoire  présenté  au  chancelier  du 
duc  de  Bourgogne  sur  l'exercice  d'aucuns  offices  de 
bailliage  dans  l'Oost-Flandre. 


(MIAMBKK  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  RUPELMONDE. 


3'il 


H.  l.'^l.  (Carton.) —  2.*^  pièces  oi  l  rouleau,  part-hemiu  ; 

l'i  pièces  Cl  1  cahier,  T)  feuillets, 

papier,  avec  plusieurs  frajïuients  de  sceaux. 

1817-1490.  —  Rapel monde.  —  23  juin  1:117. 
Mémoire  offrant  le  relevé  des  dommages  éprouvés  par 
les  habilanls  de  Lovèfie,  par  suite  des  droits  que  le 
châtelain  de  Rupelmoude  a  prélevés  sur  les  navires 
arrivant  par  l'Escaut  à  Rupelmonde.  —  13  novembre 
1317.  (o:  Domitiica  post  festiim  beati  Martini  hyema- 
fis  »).  Lettres  par  lesquelles  Yolande  de  Steyne, 
abbesse  de  Nivelles  au  diocèse  de  Liège,  mande  au 
châtelain  de  Rupelmonde  que  200  cuirs  appartenant  à 
des  habitants  de  Nivelles  sont  retenus  à  Rupelmonde 
et  demande  qu'ils  soient  rendus.  — 5  octobre  1318. 
(«  Sdouredaghes  na  sente  Dyonis  dach  in  de  tnaent 
l'an  octobre  y>).  Conflit  entre  les  échevins  de  Rupel- 
monde, agissant  au  nom  du  comte  de  Flandre,  et  les 
gens  du  duc  de  Brabant,  au  sujet  d'un  vaisseau  saisi 
au  préjudice  du  comte  de  Flandre.  —  18  et  10  octobre 
13^.  «  Enformation  faicte  des  lieus  où  le  castelain  de 
Rupelmonde  fist  la  pandée(?)  (saisie)  sourceausde 
Denremondii  et  où  li  castelain  de  Beverne  (Beveren) 
fîst  lo  pandéo{?)  sour  trois  Englois  »  ;  (pièce  flamande 
relative  à  la  juridiction  du  Stroom  ou  embouclmre  de 
TEscaut).  —  r>janvier  1331.  Procès- verbal  dressé  par 
les  bailli  et  échevins  de  Rupelmonde  touchant  un 
vaisseau  qui  avait  sombré  et  dont  les  marchandises 
avaient  été  jetées  sur  le  côté  de  l'Escaut  qui  appartenait 
au  duché  de  Brabant  ;  ces  marchandises  devront  Atre 
i-eslituées  â  leurs  propriétaires.  —  Bruxelles,  le 
1**  août  1331.  («  Le  jour  saint  Pierre  entrant  Aoust  »). 
lettres  par  lesquelles  Jean,  duc  de  Brabant,  commet 
Henri  Koeke,  son  chapelain,  et  Gilles  de  Bieseghem, 
écoutête  d'Anvers,  pour  faire  une  enquête  sur  ses 
droits  et  ceux  du  comte  de  Flandre  à  Rupelmonde  ; 
trois  autres  pièces  de  1331  et  de  février  1X12  au  sujet 
de  la  constatation  desdits  droits.  —  (>  novembre  i:}33. 
(«  Den  vyfsten  dach  na  Alze  Helighen  dach  »). 
Lettres  des  échevins  de  Rupelmonde  mandant  que  le 
bailli  dudit  lieu  a,  à  la  prière  du  watergrave,  quitté  le 
nommé  Jean  Recmaste  d'une  amende  à  laquelle  il 
avait  été  condamné  pour  avoir  péché  dans  l'Escaut, 
malgré  la  défense  faite  à  ce  sujet.  —  7  janvier  1334. 
[^  MCCC  ende  XXXI H,  des  vriendaghes  nti  dertien 
dach  j>).  I>ettres  par  lesquelles  le  bailli  de  Rupel- 
monde, en  présence  des  éc^hevins  dudit  lieu,  accorde 
permission  <lc  pocher  dans  l'Escaut  à  Jean  et  à  Gossuin 


Recmaste,  à  condition  que  tout  le  poisson  qu'ils  y 
pr(»ndraient  serait  apporté  audit  Rupelmonde  pour  y 
être  vendu  et  non  ailleurs.  —  2  août  1334-mars  1335. 
Attestations  des  échevins  de   Rupelmcmde  et  actes 
divers  au  sujet  des  droits  de  pêche  et  autres   sur 
l'Escaut.  —  St-Omer,  le  12  juillet  1352.  Procuration 
de  Robert,  seigneur  de  Fiennes  et  de  Gaiiy,  à  la 
dame  de  Fiennes,  son  épouse,  à  l'effet  de  pouvoir 
vendre  50  livrées  de  terre  qu'ils  avaient  sur  le  tonlieu 
de  Rupelmonde  et  d'Alost.  —  Tenremonde,    le   23 
décembre  ;  sans  date  d'année  1387  (?)  Lettre  de  Robert 
de  Capple,  bailli  de  Tenremonde,  au  chancelier  du 
duc  do  Bourgogne,  lui  rendant  compte  de  la  visito> 
qu'il  avait  faite  du  château  de  Rupelmonde  que  l'on 
avait  désigné  au  Duc  comme  devant  être  vendu  aux 
Anglais  ;  il  a  constaté  le  bon  état  do  ce  château  et  que 
le  châtelain  Guyot  de  Longpré  et  les  compagnons, 
sous  ses  ordres,  y  faisaient  bonne  garde.  —  Sans 
date;  vei-s  1387.    Bannissement   hors    du   pays   de 
Flandre  prononcé  par  l'amman  d<»  Gand  contre  Clay 
Délit,   canonnier  de  cette  ville,  pour  avoir  eu  des 
rapports  avec  des  messagère  anglais,  au  préjudice  du 
comte  de  Flandre,  de  ses  villes  et  pays  ;  — déclaration 
des  faits  dont  (Ilay  Délit,  prisonnier  à  Gand,  est  soup- 
çonné ;  —  double  de  cet  acte  ;  —  lettres  des  échevins 
et  conseil  de  Gand  au  châtelain  de  Rupelmonde,  lui 
demandant  le  renvoi  par  devant  eux  de  Clay  Délit, 
leur  bourgeois,  accusé  de  trahison  ;  —  liste  de  ceux 
que  Robert  de  (Capple,  bailli  de  Tenremonde,  a  trouvés 
dans  le  château  de  Rupelmonde,  et  qui  étaient  accusés 
d'avoir  fait  propager  le  bruit  que  ledit  château  devait 
être  livré  aux  Anglais  ;  —  lettre  de  Pierre  Blanchet 
et  de  Thierri  Gherbode  rendant  compte  au  duc  de 
Bourgogne,  comte  de  Flandre,  de  la  conduite  des 
échevins  de  Ciand  dans  le    procès    de    Clay   Délit, 
coupable  de  trahison,  que  ledit  prince  a    renvoyé 
devant  eux  à  cause  de  sa  bourgeoisie  et  du  jugement 
desdits  échevins.  —  Rupelmonde,  le  samedi  8  février, 
sans  date  d'année,  1388.  Lettre  de  Pierre  Blanchet  et 
de  Thierry  Gherbode,  au  sujet  de  maître  Clay,  le 
canonnier  de  Gand,  détenu  prisonnier  au  château  de 
Rupelmonde,  du  récolement   des  chartes   déposées 
dans  ce  château  et  de  la  recherche  de  l'inventaire 
desdiles  chartes.  —  Rupelmonde,  le  dernier  février, 
sans  date  d'année,  1388  (?)  Lettre  de  Thierry  Gherbode 
au  chancelier  du  duc  de  Bourgogne,  au   sujet   de 
l'affaire  de  maître  (Uay,  de  la  forme  do  la  nomination 
des  receveur,  etc.  —  Même  datt».  Lettre  de  Pierre 


3'i2 


ARCHIVES  DU  NORU. 


lUaDchet  et  de  Thierry  Gherbode,  au  sujet  île  l'inven- 
taire des  chartes  du  château  de  Rupëlmondc.  — 
Moret,  8  mars,  sans  date  d'année,  1388 (?)  Lettres  du 
due  de  Bourgogne  à  son  chancelier  au  sujet  de  C^lay 
Délit  qui  avait  été  arrêté  pour  crime  de  conspiration 
et  d'émeute,  et  néanmoins  n'avait  été  condamné  par  la 
loi  do  Gand  devant  laquelle  il  avait  été  envoyé  qu'à  un 
bannissement  de  50  ans  hors  du  comté  de  Flandre.  — 
Sans  date  ;  vers  1393.  Extrait  du  répertoire  des  chartes 
de  Rupelmonde  contenant  des  actes  relatifs  aux 
châtellenies  de  Lille,  Douai  et  Orchies,  aux  quatre 
hautes  justices,  à  la  châlellenie  d'Ypres,  à  l'abbaye 
d'Anchin,  au  bois  de  Houthulst,  au  village  de  Tem- 
pleuve-en-Pévèle  et  au  pays  de  L'Alleu.  —  Sans  date  ; 
XIV*  siècle.  Mandement  des  gens  des  (Comptes  à 
Lille  à  Jean  Stopplaére,  bailli  des  Quatre  Métiers,  et 
Gilles  Hanire,  receveur  de  Lille,  les  chargeant  de 
s'informer  des  auteurs  des  dégradations  et  enlève- 
ments de  matériaux  faits  à  la  forteresse  de  Rupel- 
monde et  d'en  faire  rapport.  —  2i  février  1420. 
Assignation  à  comparaître  devant  le  conseil  de  Gand 
faite  au  receveur  du  tonlieu  de  Rupelmonde.  — 
17  avril  1420,  Appel  formé  par  Gilles  de  Lannoy, 
conseiller  et  avocat  du  duc  de  Bourgogne,  et  par  Jean 
Le  Sloppelaëre,  procureur  général  du  même  prince, 
d'une  sentence  rendue  au  préjudice  de  celui-ci,  par  le 
Grand  Conseil  de  Malines,  en  l'affaire  du  tonlieu  de 
Rupelmonde. 


Layettes  97  et  98.  —  Tournai  et  Tournaisis 
St-Amani).  —  Mortagne. 


H.  131X).  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ; 
1  pièce,  papier  ;  2  sceaux. 

tt89-f  9fMI.  —Tournai  et Tournaluls.  —  Paris, 
1 187.  («  Che  fu  fait  à  Paris  Van  del Incarnation  Nostre 
Signeur  MCIIII^^  et  VII,  el  nuevisme  an  (te  no 
roiauine,  presens  astans  en  no  palais  chiat^s  desquels 
H  nom  et  li  singne  sont  chi  dessous  escrit  :  S. 
Thiebaut  le  conte ^  no  boutelier:  S.  Mathiu,  le 
cliambrelent;  S.  Rauoul,  le  connestable  ;  quant  che 
fu  donnet,  il  nieut  point  de  cha^icelier  »).  Lettres  du 
roi  Philippe-Auguste  confirmant  les  coutumes  dont 
jouissaient  les  habitants  de  Tournai  avant  l'institution 
de    la     commune  ;   (copie    du    commencement    du 


Xlir  siècle)  (1).  —  Avril,  1241.  Allestation  par 
Ernoul,  châtelain  de  Tournai  et  sire  de  Mortagne,  qu'il 
doit  à  Nicholon  Le  Sol,  bourgeois  de  Tournai, 
200  livres  de  blancs  et  «  de  flamens  trésains  à 
paresis  »  (2).  —  Le  vendredi,  5  novembre  1296.  («  Van 
del  Incarnation  MCC  et  LVI,  au  chinquiente  j*tar 
de  noventbre,  par  I  devemvs  »).  Chirographe  par 
lequel  «  Gosses  Li  Aubers,  Watiers  Buccaus,  Jehan 
Trebeghes  et  Jehan  Cousins  des  Plankes,  borgois  de 
Tournai  »,  déclarent  devoir  274  livres,  (>  sols  à  Etienne 
Le  Vilain,  bourgeois  de  Laon.  —  Mai  1279.  («  Van  del 
Incarnation  Nostre  Seinynettr  mil  deus  cens 
sissante  dis  et  uuef  el  mois  de  may  i>).  Lettres  par 
lesquelles  Jean,  seigneur  de  Mortagne,  châtelain  de 
Tournai,  déclare  tenir  du  comte  de  Flandre  en  accrois- 
sement du  fief  mouvant  de  lui,  tous  les  alleux  qui  lui 
appartiennent  en  Tournaisis.  —  Août  1289.  («  Van  de 
yrdce  mil  deus  cens  qufdre  vins  et  noef  el  né  ois 
daoust  »).  Lettres  par  lesquelles  Hue  de  Chàlillon, 
comte  de  St-Pol,  et  Béatrix,  sa  femme,  vendent  à 
Willaume  Castaigne  et  à  Jean  Leplat,  bourgeois  de 
Tournai,  la  ville  d'Escau fours  et  tout  ce  qui  leur 
appartient  à  Aleng  et  à  Wercbin  ;  —  mêmes  lel  1res  sous 
le  vidimus  de  J.  (Jean  Després),  évêque  de  Tournai,  en 
date  du  jeudi  14  août  13-i8.  —  Paris,  mars  1291. 
{^Actum  Parisius,  anno  Domini  millesimo  ducetde- 
siino  nonagcsimo,  mense  Marfio  »).  Confirmation 
par  le  roi  Philippe  le  Bel  des  lettres  de  Gui,  c^mle 
de  Flandre,  réglant  les  difficultés  qui  s'étaient 
élevées  à  Tournai  au  sujet  de  l'exercice  de  la  justice 
dans  cette  ville.  —  Paris,  janvier  129G.  («  Actum 
Parisius,  anno  Domini  M^  CC^  nonagesimo  quinto, 
mense  Januario  »).  Lettres  par  lesquelles  le  roi 
Philippe  Je  Bel  déclare  que  le  meurtrier  d'un  chanoine 
de  Tournai  sera  comme  celui  d'un  bourgeois  de  celle 
ville,  puni  de  la  peine  du  bannissement. 


(i)  Ces  lettres  se  trouvent  encore  dans  :  le  CnrUdairr  Rouge, 
pièce  3,  texte  roman  ;  le  Troisième  Cartufaire  de  Haittaitf, 
pièce  111,  copie  simple,  aussi  texte  roman.  Kn  latin  dans  le 
XI®  volume  des  Ordonnances  du  Lourre,  p.  248,  et  dans  le 
Spicilegium  d'Achery,  t.  III,  p.  .Vx").  Par  fragment  en  latin  dans 
le  Premier  Cartulaire  de  Flandre^  pièce  rjO,"),  et  dans  le 
Deitxiènie  Cartulaire  de  Flandre^  pièce  (»2.  Mentionné  dans 
le  Catalogue  des  Actes  de  l^tHipite- Auguste ^  n"  207.  Imprimé 
en  latin  et  en  français  dans  les  Histoires  de  Tounury  de 
Poutrain,  t.  II,  Preuves,  p.  0,  et  de  (ihotin,  t.  I,  p.  170. 

(2)  Les  «  flamans  trésains  »  sont  peut-être  la  même  monnjiie 
que  la  monnaie  flamande  appelée  trest/ue,  mentionnée  par 
Ducange,  verh.  Trescia  et  Tresque. 


CHAMMRK  DKS  COMPTKS  1)K  LILLK.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  TOIRNA!  ET  Tol'RNAlSlS. 


343 


U.  liïM  .  ((^larioii.)  —  S  piôcos  oi  4  roulraux,  parchemin  ; 
l  j)iô('(\  |>apior,  4  sceaux  incomplets. 

iS94-lSMI.  —  Teamal  et  ToumalAlM.  —  Poissy, 
le  12  mai  13^)4.  Lotires  du  roi  Philippe  le  Bel  mandant 
au  comte  de  Hainaul  de  laisser  passer  librement  les 
blés,  vins  et  autres  deni'ées  et  marchandises  achetés 
en  France  et  destinés  à  la  ville  de  Tournai.  —  16  mai 
1304.  («  Veille  de  la  Pentecôte  »).  Lettres  du  môme 
prince  au  même  comte  lui  ordonnant  de  ne  point 
molester  les  bcmrgeois  et  habitants  de  Tournai,  mais 
de  les  laisser  profiter  tranquillement  du  jugement 
qu  ils  ont  obtenu  contre  lui  en  sa  cour.  —  Sans  date  ; 
vers  1*J04.  Mémoire  sur  les  différends  survenus  entre 
le  comle  de  Hainaut  et  les  habitants  de  Tournai,  au 
sujet  de  la  vente  de  marchandises.  —  Sans  date  ;  vers 
1304.  «  (le  sont  li  grief  que  les  gens  monseigneur  de 
Haynnau  ont  fait  et  font  de  jour  en  jour  as  bourgeois 
dou  Roy,  no  sire,  de  sa  ville  de  Tournay,  et  as  leurs 
biens,  etc.  *.  —  Paris,  le  15  octobre  1308.  Lettres  par 
lesquelles  Philippe  le  Bel,  sur  la  plainte  du  nicogistrat 
de  Tournai,  mande  h  Robert,  comte  de  Flandre,  de  ne 
point  faire  payer  la  taille  nouvelle  aux  hal)itants  de 
cette  ville.  —  2îi  octobre  1310.  («  Ia*  sanieflî  (fjjrès  le 
flestc  (Ion  joui'  snmf  Luc  »).  Lettres  par  lesquelles 
Guillaume,  comte  do  Hainaut,  ratifie  la  vente  de  la 
iQVTQd'  Escdufoum,  faite,  en  1280,  parHue  de(^hâtillon, 
comte  de  St-Pol,  à  Guillaume  Gastaigne,  agissant  au 
nom  de  la  communauté  de  la  ville  de  Tournai  ;  — 
copies  do  cette  ratification.  —  Sans  date;  vers  1353. 
Plaintes  des  habitants  de  Tournai  au  sujet  des  abus 
commis  par  les  gens  du  comte  de  Hainaut.  —  Au  bois 
de  Vinconnes,  le  (3  février  1371.  Ordonnance  du  roi 
Gharles  V  pour  le  gouvernement  et  Tadministration 
de  la  ville  de  Tournai  ;  (vidimus  de  maître  Guilbert  de 
Palude,  chanoine*  de  St-I)onat  de  Bruges  et  de  Harle- 
bèke).  —  1377.  Mémoire  des  causes  que  la  ville  de 
Tournai  avait  pendantes  au  parlement  de  Paris.  — 
Paris,  le  25  octobre  1300.  Mandement  du  roi  Charles  A" 
au  bailli  de  Tournai  du  surseoir  au  jugement  dans  le 
procès  intenté  contre  les  officiei-sduduc  de  liourgogne 
pour  avoir  pris  dans  l'église  de  Toufflers  dans  le 
bailliage  de  Tournai,  Fier-à-Bras  de  Lannoy  qui  s'y 
était  réfugié  après  avoir  commis  un  assassinat  à  Lille. 
—  28  janvier  13ÎX).  Acte  passé  devant  les  échevins  de 
Tournai  par  lequel  Jean  de  (lamphin  vend  à  Jean  le 
l^aret,  six  bonniers  de  terre  sis  à  Tournai.  —  8  octobre 
1303.  Vente  d'une  portion  du  bois  d'Anloing  relevant 
de  Gérard  de  Bei'ghes,  soigneur  de  Guegnies. 


H.  1316.  (Carton.)  —  fl  pièees,  [►archcniin  ; 
4  pi«>ces  et  I  rouleau  papier  ;  4  sceaux  incomplets. 

1494-1479.  —  Tournai  rt  Toarii«l»lM.  —  28  avril 
et  4  mai  1424.  Traité  conclu  entre  le  duc  de  Bourgogne 
et  la  ville  de  Tournai  garantissant  la  sécurité  des 
sujets  du  Duc  négociant,  et  passant  dans  ladite  ville.  — 
20  juin  1  i28.  Traité  entre  le  duc  de  Bourgogne  et  la 
ville  de  Tournai  pour  la  sûreté  des  relations  commer- 
ciales dans  cette  ville  et  Je  Tournaisis.  —  10  février 
1431.  Traité  conclu  entre  les  mêmes  pour  la  sûreté 
des  relations  commerciales  dans  la  ville  de  Tournai 
pendant  une  période  de  six  ans.  -r  1434.  Traité  conclu 
entre  la  ville  de  Tournai  et  les  villes  et  chàtellenies 
voisines,  dépendant  du  duc  de  Bourgogne,  au  sujet 
des  relations  commerciales.  —  13  février  1443.  Sen- 
tence du  parlement  de  Paris  intervenue  entre  la 
communauté  et  le  chapitre  de  Tournai,  au  sujet  de 
cerlains  droits  que  les  deux  parties  voulaient  prélever 
sur  les  denrées  et  mai-chandises  amenées  par  eau  ou 
autrement  et  vendues  dans  ladite  ville,  soit  en  détail, 
soit  à  Tétai.  —  28  janvier  1449.  Mandement  de 
(Iharles  Vil,  roi  de  France,  aux  commissaires  qu'il  a 
institués  pour  s'enquérir  de  ses  droits  de  souveraineté 
et  de  ressort  en  Flandre,  de  faire  aussi  une  enquête 
sur  les  droits  qu'il  a  sur  les  seigneuries  de  Laval, 
paroisse  de  Mouscron,  et  de  la  Rousseliere,  paroisse 
de  Herzeaux,  qu'il  prétend  relever  de  lui  à  cause  de 
la  cour  de  Maire-lez-Tournai,  tandis  que  le  duc  de 
Bourgogne  les  revendiquait  comme  relevant  du 
château  de  Courtrai.  —  28  janvier  1472.  Traité  de 
neutralité  passé  entre  le  duc  de  Bourgogne  et  les 
habitants  de  Tournai  (vidimus).  —  l"  février  1472. 
Mandement  du  duc  de  Bourgogne  aux  gens  de  la 
Chambre  des  Comptes  à  Lille  à  l'effet  de  faire  rendre 
aux  habitants  de  Tournai  les  biens  qui  leur  avaient  été 
pris  en  violation  du  traité  passé  avec  eux.  —  1472. 
Procès  entre  (iuillaume  Baugart  de  Tournai,  et 
Arnoul  de  Fastrissart,  d'Antoing,  au  sujet  de  la 
restitution  d'une  nef  (barque)  et  du  foin  qu'elle 
contenait. 

H.  l.'iU^.  (Carton.)  —  7  pièies,  parchemin  ;  0  jiièecs  et  5  cahiers, 
Ti)  feuillets,  pajûer;  4  seeaux  incomplets. 

1  j^^S-tftâV.  —  Tournai  et  Teanialiils.  —  1509- 
1510.  (Copies  de  diverses  pièces,  commissions, 
rapports  de  sergents,  sommations,  reliefs  d'appel, 
etc.,  touchant  l'entreprise  de  juridiction  des  officiei*s 
de  l'évêque  de  Tournai  sur  dos  matières  civiles,  avec 
une    ordonnance    de    l'empereur    Maximilien,    par 


'M\ 


ARCHIVES  DU  NôRI). 


laquelle  il  défend  aux  habilanls  du  comté  de  Flandre 
de  plaider  en  matière  civile  et  non  spirituelle  au 
tribunal  de  Tévêque  de  Tournai.  —  7  décembre  1521. 
Procès-verbal  de  la  visite  des  fortifications  de  la  ville 
de  Toumai  avec  Tinventaire  des  armes  à  feu  et 
autres  trouvées  sur  les  remparts  et  dans  les  toure.  — 
17  décembre  1521.  (^opie  de  la  capitulation  de  la  ville 
de  Tournai.  —  Audenarde,  décembre  1521.  Copie  de 
la  confirmation  par  l'empereur  Charles-Quint  du 
traité  passé  entre  le  comte  de  Nassau  et  les  gouver- 
neurs, capitaines,  prélats  et  gens  de  clergic,  prévôts, 
juréSy  doyens  et  autres,  représentant  le  corps  et 
communauté  des  ville  et  château  de  Tournai,  au  sujet 
de  la  réduction  de  ladite  place  sous  l'obéissance  dudit 
empereur.  —  1521.  Copie  de  la  requête  des  Lombards 
de  Tournai  demandant  à  être  continués  dans  la 
jouissance  de  leur  bail  de  la  table  de  prêt  de  ladite 
ville,  qui  doit  expirer  en  1524.  —  Bruxelles,  4  février 
1522.  Commission  de  receveur  des  villes  et  bailliages 
de  Tournai  et  Tournaisis,  Mortagne  et  St-Amand, 
accordée  par  l'empereur  Charles-Quint  à  son  écuyer 
Jean  de  Hallewin.  —  14  février  1522.  Vidimus  (en 
date  du  13  septembre  1530)  des  lettres  patentes  de 
l'empereur  Charles-Quint  abolissant  les  privilèges 
accordés  aux  eswavdeurs  de  la  ville  de  Tournai  i)ar 
les  rois  de  France.  —  Bruxelles,  février  1522.  Lettres 
patentes  de  l'empereur  Charles-Quint  déclarant  unis 
au  comté  de  Flandre  les  villes  et  pays  de  Tournai, 
Tournaisis,  St-Amand  et  Mortagne,  après  la  conquête 
qui  en  avait  été  faite  sur  le  roi  François  !•'.  —  1521. 
Répartition  des  aides  dans  les  bailliages  de  Toumai, 
Mortagne  et  St-Amand.  —  22  septembre  1526.  Ordon- 
nance relative  à  l'imposition  mise  sur  les  villes  du 
Tournaisis,  Mortagne  et  St-Amand,  la  ville  de  Tournai 
exceptée.  —  Tournai,  le  18  octobre  1526.  Assiette  de 
l'imposition  de  1.500  livres,  octroyée  à  l'empereur 
Charles-Quint  par  les  États  du  bailliage  de  Tournai  (1). 
—  Toumai,  le  8  mars  1528.  Assiette  de  l'imposition 
de  1.500  livres  octroyée  à  l'Empereur  par  les  États 
du  bailliage  de  Tournai.  —  30  avril  1528.  Procès 
entre  Simon,  bourgeois  de  Tournai,  commis  du 
receveur  de  ladite  ville  pour  l'Empereur,  et  les  prévôt 
et  échevins  de  la  dite  ville.  —  1547.  Déclaration  des 
héritages  de  la  terre  contentieuse  entre  le  Tournaisis 


(1)  Voir  B.  2342.  (Information  au  siyet  d'une  prétendue  cons- 
piration ayant  pour  but  de  faire  passer  la  ville  de  Toumai  sous 
la  domination  du  roi  de  France  en  1327). 


et    l'abbaye    de    Sl-Amand,    pour    l'imposition    du 

10*  denier.  —  Tournai,  le  22  janvier  15 Requête 

adressée  à  l'archiduchesse  Marguerite,  gouvernante 
des  Pays-Bas,  par  les  prévôt  et  clercs-jurés  de 
Tournai,  au  sujet  du  droit  qu'ils  avaient  de  lever 
certains  impôts  et  lonlieux  sur  plusieure  sortes  de 
denrées.  —  Sans  date,  XVI*  siècle.  Requèle  des 
prévôt  et  jurés  de  la  ville  de  Tournai  au  sujet  d'un 
conflit  qui  s'était  élevé  entre  eux,  d'une  part,  et  les 
officiers  de  l'évêque  de  Tournai,  relativement  à 
l'arrestation  d'un  criminel. 

H.  1394.  (Carton.;  —  4  pièces  ot  1  rouleau,  parchemin; 
1  rouleau,  papier;  2  sceaux  incomplet^. 


—  StFAmaiid.  —  1292.  Mémoire 
dressé  en  forme  de  procès-verbal  relatant  les  désordres 
qui  eurent  lieu  à  St-Amand  à  l'occasion  du  retcmr  d'un 
homme  condamné  au  bannissement  et  è  qui  messire 
Gérard  de  Sl-Amand  avait  accordé  l'autorisation  de 
revenir  dans  la  terre-Dieu  de  St-Amand  (terres  de 
l'Abbaye),  ce  que  l'Abbé  n'avait  pas  voulu  permettre. 
—  20  mars  1306,  («  Le  dhnanche  Repus  (1)  MCCC  et 
F»).  Ajournement  dans  un  débat  entre  Jean  Le  Fèvres 
et  Jean  Carpentier,  de  St-Amand.  —  Après  le  27  mars 
1334.  («  Durant  le  temps  (tes  plnids  généraux  de 
Paaques  »).  Vente  par  Gillon,  dit  Cormisel,  à  Jeanne, 
comtesse  de  Hainaut,  d'une  rente  sur  des  terres  sises 
en  la  justice  de  St-Amand-en-Pévèle  ;  laquelle  rente 
est  donnée  par  ladite  comtesse  à  la  chapelle  de  Notre- 
Dame  des  Malades  hors  de  la  dite  ville,  pour  y  entretenir 
une  lampe  perpétuelle.  —  Vers  1332;  sans  date.  Points 
et  articles  présentés  par  les  gens  du  comte  de  Hainaut 
aux  gens  du  roi  de  France,  touchant  la  souveraineté  à 
St-Amand  en  deçà  du  pont  de  la  Scarpe  ;  copie  de  co 
mémoire.  —  24  avril  1369.  Lettres  de  Jean,  abbé  de 
St-Amand-en-Pévèle,  au  sujet  de  la  vente  de  la 
seigneurie  du  Busquiel,  sise  à  Saméon,  par  Jacquemars 
du  Casteel  et  Anne  de  Rosne,  son  épouse,  ù  Jean  de 
Bosquel. 

B.  1305.  (Carton.)  —  9  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin;  î> pièces 
et  1  cahier,  15  feuillets,  papier;  7  sceaux  incomplets 

et  2  cachets  plaqués. 

f99ll-flMNI.  —  Mortiisne.  —  Juillet  12^.  {«  Ao- 
tv)n  mmo  Vey^bi  Incar^iati  niillesinio  ducentesi7no 


(1)  Dimanche  de  la  Passion.  Voir  la  note  ci-des.Hus,  page  171 
(l'«  colonne). 


i 


CHAMBRK  DKS  COMPTKS  l)K  I.ILLE.  —  TRÉSOR  DKS  CHARTES.  —  ALOST. 


845 


vicesifno  octavo,  mense  Julio  »).  Lettres  par  lesquelles 
Elisabeth,  comtesse  de  St-Pol,  donne  à  son  fils 
Baudouin  de  Bniille  (de  Brulio)^  en  récompense  de 
ses  services,  20  livrées  de  terre,  avec  un  manoir  à 
prendi*e  à  Mortagne  (apud  Mortagne),  sous  condition 
de  lui  en  faire  hommage.  —  6  août  1265.  («  Van  (tel 
Incarnation  Nostre  Séffneur  Jhêsu  Crist  MCC 
sissanle  et  cuinc,  lejoesdi  aj)rè&  le  jour  saint  Pierre 
entrant  aoust  »).  Lettres  par  lesquelles  Roger  de 
Mortagne,  sire  d'Espierre,  reconnaît  que  les  échevins 
et  les  villes  de  Bruges,  Gand,  Ypres  et  Douai  lui  ont 
prêtéainsi  qu*à  Henri,  filsdu  roi  d*Âllemagne  (sic)^  etaux 
seigneurs  Hue,  Bigot  et  Gérard  de  Rodes,  une  somme 
deS.lGG  livres,  13  sols,  4  deniers,  monnaie  de  Flandre. 
— 7aout  1265.  («  L'an  del  Incarnation  NostreSégneur 
Jhéau  Crint,  le  venrcdi  après  le  jour  saint  Pierre 
entrant  aoust  »).  Mêmes  lettres  de  reconnaissance 
données  par  Gérard  de  Rodes,  sire  de  Mello.  — 
Février  1292.  («  En  Van  de  grasse  mil  deus  cens 
quatre  vins  et  onze,  ou  mois  de  février  »).  Accord 
entre  Willaume,  abbé  do  St-Amand-on-Pevèle,  et 
Marie,  châtelaine  de  Tournai,  au  sujet  des  droits 
d^usage  dans  la  terre  de  Mortagne.  —  Gand,  le 
7  février  1297.  («  A  Gand,  en  Van  de  grâce  mil  deus 
cens  quatre  vins  et  sèze,  le  jeudi  ap^^ès  le  jour  de 
le  Can,daler  »).  Commission  donnée  par  Gui,  comte 
de  Flandre,  à  Robert,  sire  de  Béthuno,  son  fils,  pour 
se  saisir,  en  son  nom,  des  ville  et  château  de  Mortagne. 
—  Poissy,  mars  1339  (1).  Lettres  par  lesquelles  Philippe 
VI,  roi  de  France,  donne  à  Henri  d'Antoing,  chevalier, 
pour  la  récompense  de  ses  services,  le  vivier  do  Rodi- 
gnies  et  cent  arpents  de  bois  sis  en  la  terre  de 
Mortagne,  à  tenir  en  foi  et  hommage  dudit  roi  ;  sous 
le  vidimus  de  Mathieu,  prieur  du  Val  des  Écoliers  à 
Mons,  et  la  signature  d'Etienne  Wiard,  de  Tongres  au 
diocèse  de  Cambrai,  notaire  impérial,  en  date  du  9  avril 
1407.  —  Lay  (sic)j  avril  1339.  IiCttres  par  lesquelles 
le  même  prince  accorde  au  même  Henri  d'Antoing  la 
basse  justice  sur  le  vivier  de  Rodignies  et  les  cent 
arpents  de  bois,  sis  en  la  terre  de  Mortagne,  qu  il  lui 
avait  donnés  précédemment;  sous  le  vidimus  des 
mêmes  à  la  même  date.  —  15  novembre  1406- 
15  novembre  1407.  Compte  de  la  châtellonie  de 
Mortagne,  rendu  â  Jean,  duc  do  Touraino.  —  7  août 


(1)  La  fête  de  Pâques  tombant  eu  13^)9,  le  28  mars  et  en  1340, 
le  16  avril,  cette  pièce  peut  être  datée  du  28  au  31  mars  l.')39  ou 
«le  mars  1340. 


1407.  Visite  et  inspection  par  le  bailli  de  Tournai,  en 
exécution  des  lettres  du  Roi,  des  châteaux  et  forte- 
resses de  Mortagne,  Crèvecœur  et  Arleux  ;  —  mémoire 
sur  les  privilèges  des  soldoyers  du  château  de  Mor- 
tagne; —  idem,  sur  la  propriété  d'une  maison  contestée 
entre  le  seigneur  de  Mortagne  et  les  religieux  de 
l'abbaye  de  St-Amand. —  26  mai  1410.  Lettre  adressée 
à  Floridas  de  Lisacq,  bailli  de  Mortagne,  par  le 
receveur  des  mortes  mains  du  duc  de  Touraine,  au 
sujet  de  l'arrestation  de  quelques  prisonniers,  à  laquelle 
s'était  opposé  le  doyen  d'Arras.  —  Sans  date;  vers 
1410.  Deux  lettres  concernant  la  seigneurie  de  Mor- 
tagne cédée  au  duc  de  Touraine.  —  Paris,  14  avril 
1417.  Lettres  par  lesquelles  Charles  VI,  roi  de  France, 
accorde  à  Jacqueline  de  Bavière,  veuve  de  Jean, 
dauphin  de  Viennois  et  auparavant  duc  de  Touraine, 
la  jouissance,  sous  forme  de  douaire,  des  terres  de 
Mortagne,  Crèvecœur  et  Arleux,  données  par  le  Roi 
à  son  fils.  —  3  octobre  1521.  Promesse  d'Antoine  de 
Ligne,  comte  de  Fauquemberghe,  d'observer  les  condi- 
tions sous  lesquelles  l'empereur  Charles  Quint  lui  avait 
remis  entre  les  mains  le  château  de  Mortagne.  —  1525. 
Requête  présentée  à  l'archiduchesse  Marguerite  par  le 
comte  de  Fauquemberghe,  au  sujet  du  chftteau  de 
l^ortagne.  —  1609.  Pièces  relatives  à  la  seigneurie  de 
Mortagne. 


Layette  1K).  —  Alost.  —  Grammont. 

1{.  1*^)0.  (Carton.)  —  16  pièces  et  2  rouleaux,  parcliemin  ; 
12  sceaux  incompleui  ou  écrasés. 

tttt-tti44.— AlMt.—  Courtrai,  le  23 juillet  1221 . 
(«  Daté  à  Curtrai  Fan  AP  CC*  XXI,  lendemain 
de  le  Magdelètie  »).  Accord  entre  Mahaut,  comtesse 
de  Tenremonde,  et  Jeimne,  comtesse  de  Flandre,  au 
sujet  des  terres  d' Alost  et  de  Tenremonde.  —  Ypres, 
le  23  septembre  1231.  («  Actum  anno  Domini  mille- 
simoduce/ifesimo primo,  mense  septembri,  feriallP 
post  festum  h,  Mathei  apostoli,  apud  Ypram  »). 
Lettres  par  lesquelles  Baudouin,  comte  de  Guines, 
cède  au  comte  et  à  la  comtesse  de  Flandre  tous  les 
droits  et  prétentions  qui  pouvaient  lui  appartenir  sur 
le  comté  d' Alost.  —  Même  date.  Lettres  par  lesquelles 
Robert,  avoué  d*Arras,  Arnould,  seigneur  d'Aude- 
narde,  Arnould  de  Landas,  seigneur  d'Eyne,  Hellin 
de  Mortagne,  Rasse  de  Gavre  et  Eustache,  camérier 
de  Flandre,  déclarent  avoir  été  présents   à   ladite 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2"'*  Partie). 


44 


34() 


ARCHIVES  DU  NORD. 


cession.  —  6  juillet  1271.  («  Vau  (fel  Incarnai lo7i  mil 
(leus  cens  soissante  onze,  as  taitaves  (octaves)  saint 
Pierre   et   saint   Pol   apostles    »).    Mandement  de 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  à  tous  hommes, 
chevaliers,  fieffés  et  non  fieffés,   échevins,  commu- 
nautés et  autres  des  terres  d'AlosI,  Grammont  et  pays 
de  Waës,  de  faire  dorénavant  hommage  et  féaulé  à 
Gui,  comte  de  Flandre,  son  fils,  à  qui  elle  avait  donné 
ces  terres.  —  ITjanvier  1282.  («  Datwnanno  Dornini 
niillesimo  CC^  octoijesimo  primo,  sabhato  post  octa- 
vam  Epyphanie  Domini  »).  Lettres  par  lesquelles 
Enguerrand,  évêquo  do  Cambrai,  mande  à  l'empereur 
Rodolphe  de  Habsbourg,  qu'il  a  mis  le  comte  de 
Haînaut  en  possession  de  Grammont  ;  mais  qu'ayant 
trouvé  une  forte  résistance  à  Alost,  il  n'a  pas  osé  se 
rendre  dans  les  terres  des  Qua Ire-Métiers,  de  Waës  et 
d'Outre-Escaut,  parce  qu'elles  ne   sont  pas    de  son 
diocèse.  —  27  mai  1282.  («  Datum  anno  Domini  M^ 
ce  LXXX""   secundo,    feria    quaria  post  festinn 
Trinitatis  »).  Rapport  de  Rutgcr,  chanoine  dWix-la- 
Chapelle  et  de  Mons,  et  de  Wamior  de   Raparch, 
chevalier,    commissaires    de  l'empereur   Rodolphe, 
envoyés  vers  Enguerrand,  évêquede  Cambrai,  afin  de 
connaître  sa  réponse  sur  la  commission  dont  il  avait 
ét^ chargé  par  ce  prince  pour  mettre  Jean  d'Avesnes, 
comte  de  Hainaut,  en  possession  des  terres  d' Alost, 
des  Quatre-Métiers,  de  Grammont,  de  Waës  et  d'Outre- 
Escaul.— Worms,lel5  juin  \2^.(<tActum  Woivnacie 
XVII  Kalendas  Julii,  indictione  X,  anno  Domini 
M^  CC^  LXXXIPj  regni  oero  nostt^i  anno  nono  *). 
Lettres  par  lesquelles  l'empereur  Rodolphe  adjuge  à 
Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  les  terres  d'Outre- 
Escaut,  Alost,  Gramm(mt,  Quatre-Métiers  et  Waës,  au 
préjudice  du  comte  de  Flandre  qui  n'était  point  inter- 
venu à    ce   jugement  soit    en    personne,  soit    par 
procureur;  —  confirmation  de  ces  lettres  par  ce  prince, 
donnée  au  camp  devant  Paternay  ?  le  12  des  calendes 
de  juillet  (20  juin)  1283.  —  Worms,  le  15  juin  1282. 
Mandement    de    l'empereur    Rodolphe  à    tous    les 
vassaux,  recteurs,  justiciers,  -échevins  et   commu- 
nautés desdits  pays,  de  reconnaître  Jean  d'Avesnes 
pour  leur  seigneur;  —  idem,  à  l'official  du  prévôt 
d'Utrecht  et  à  Enguerrand,  évêquc  de  Cambrai,  de 
publier  cette  investiture  dans  les   paroisses  de  leur 
diocèse.  —  Worms,  le  17  juin  1282.  («  Actum  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  octogesinw  secundo, 
quintodeciino    Kalendas    Jtdii,   indictione  décima 
aptcd  Wornudiam,  regni  vero  nostri  anno  nono  »). 


Lettres  par  lesquelles  l'empereur  Rodolphe  proscrit  et 
7net  hors  de  la  paix  Gui,  comte  do  Flandre,  à  cause 
des  violences  qu'il  a  employées  pour  empêcher  Jean 
d'Avesnes  de  jouir  desdites  terres.  —  Wissembourg, 
le  24  novembre  1282.  («  Daium  Wissenburch  VIII 
Kalendas  Decenibris,  indictione  XI ^  anno  Domini 
M""  CC^  LXXT  II\  regni  vero  nostri  anno  X»  »). 
Lettres  par  lesquelles  l'empereur  Rodolphe  de  Habs- 
bourg confirme  la   sentence  de  proscription  rendue 
par  les  princes,  comtes,  nobles  et  féaux  de  son  empire 
contre  les  échevins,  justiciers,  recteurs  et  commu- 
nautés des  villes  de  Grammont  et  d'AIost,  pour  n'avoir 
pas  comparu  le  lendemain  de  la  fête  de  St-Clément, 
pape,  jour  où  ils  avaient  été  cités  à  comparaître  devant 
l'Empereur  pour  reconnaître  Jean  d'Avesnes,  comte 
de  Hainaut,  comme  leur  seigneur  et  lui  prêter  serment 
de  fidélité.  —  Môme  date.  Sentence  de  proscription 
rendue  par  le  même  empereur  contre  Rasse  de  Gavre, 
Hugues,  châtelain  de  Gand,  Gérard  et  Guillaume  de 
Rodes,  Thicrri  de  Beveren,  Gérard  de  Rassinghem, 
Wauthier  de  Herzelles,  Gérard ,  sénéchal,  de  Rothelers, 
Vilain  de  Gand  et  autres,  pour  n'avoir  pas  comparu  au 
jour  cité  et  n'avoir  pas  voulu  prêter  serment  de  fidélité 
à  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  au  sujet  de  l'inves- 
titure des  villes  de  Grammont  et  d'AIost.—  Strasbourg, 
7  décembre  1282.  («  Acturn  et  daium  Argeniorati, 
anno  Domini  M**  CC  LXXX^   secundo,    VI  idm 
DecembriSf  regni  vero  nostri  anno  X"  »).  Nouvelle 
sentence  de  proscription  du  même  empereur  contre 
les  habitants,  justiciers,  etc.  des  villes  de  Grammont 
et  d'AIost,  etc.  —  Même  date.  Nouvelle  sentence  du 
même  empereur  contre  Rasse  de  Gavre,  etc.  —  Au  camp 
devant  Pater-nay,  le  20  juin  1283.  («  Datum  in  castris 
ante  Paterniacu?n,  XIP  Kalendas  Julii,  indictipne 
XI,  anno  Dominice  Incarnationis  M^  CC^  octogesi- 
nw tercio,  regni  vero  nostri  anno  decimo  *).  Con- 
firmation par  l'empereur  Rodolphe  de  Habsbourg  de 
toutes  les  lettres,  sentences,  investitures  et  autres  actes 
donnés  par  lui  depuis  1281  et  qui  y  sont  insérés  in-ex- 
tenso,  en  faveur  de  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut, 
touchant  les  terres  d* Alost,  Outre-Escaut,  Grammont, 
pays  de  Waës  et  des  Quatre-Métiers  (Hulst,  Axelles, 
Bouchout  et  Assenède).  —  17  avril  1284.  («  Datum 
anno  Domini  M^  CC^  LXXX^  quarto,  in  crastino 
octavarum  Pasche  »).  Lettres  par  lesquelles  Sifroid  (de 
Wisterburg),  archevêque  de  Cologne,  archichancelier 
de  l'Empire  en  Italie,  donne  son   consentement   à 
l'investiture  accordée  par  l'empereur  Rodolphe  à  Jean 


CHAMBRI-:  DES  COMPTKS  I)K  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ALOST. 


347 


(l'Avesnes,  coin  le  de  Hainaut,  des  terres  d'Alosl, 
Outre-Escaut,  Grainmont,  pays  de  Waës,  Quatre- 
Métiors  et  appartenances  qui  lui  avaient  été  déjà 
concédées  par  l'empereur  Guillaume  de  Hollande, 
prédécesseur  de  Rodolphe  de  Habsbourg. 

B.  [lïfi.  ((Carton.)  —  17  pièces,  parchemin  ;  1  rouleau,  papier  ; 

78  sceaux,  dont  plusieurs  mutilés. 

tM9-tsO0  (T)  -<  AlMt.  —  Worms,  le  7  avril  1287. 
(^  Datuîu  Wormacie,  VII'^fdusAprilts,fiontificatus 
domini  HmiOfii  pape  qimrti  anno  secundo  »)  (1). 
Lettres  par  lesquelles  Jean,  évêque  de  Tusculum, 
légat  du  Pape,  somme  Gui,  comte  de  Flandre,  de  se 
soumettre  au  jugement  rendu  par  l'empereur  Rodolphe 
et  de  céder  les  terres  d'Alost,  Grammont,  etc. ,  à  Jean 
d'Avesnes  qui  en  avait  été  investi,  avec  menace 
d'excommunication  contre  lui  et  ses  fauteurs  s'il 
persiste  encore  un  mois  dans  sa  désobéissance.  — 
15  avril  1287,  Hambourg  («  Datum  Hoiaburgh,  X  VU 
Kalendaa  Mali,  povtificahfs  dmidni  Honorii  pape 
quarii  anno  secundo  »).  Mandement  du  même  légat 
aux  archevêques  et  évoques  de  sommer  les  peuples 
desdites  terres  d'Alost,  Grammont,  etc.,  de  se  sou- 
mettre aux  sentences  de  l'Empereur.  —  Metz,  pendant 
la  vacance  du  Siège  Apostolique,  le  5  mai  1287.  («  Amio 
a  Nativitate  Domini  M»  Cr«  LXXXVIP,  indiciione 
XK"  III  Nonàs  Maii,  apostolica  sedc  vacante  per 
obiium  felicis  recordationis  domini  H.  (Honorii), 
pape  IIIP, ...  Métis,  in  capella  episcopalis palatiii>), 
Jean  de  Pisis^  procureur  de  Gui,  comte  de  Flandre, 
appelle  de  la  sentence  de  l'empereur  Rodolphe  et  des 
mandements  du  légat  du  St-Siège,  au  Pape,  aux 
Apôtres  et  à  l'évêque  de  Tusculum,  lui-même,  décla- 
rant que  les  comtes  de  Flandre  ont  toujours  joui,  sans 
nulle  opposition,  des  terres  d'Alost,  Grammont,  pays 

deWaës,Qualre-Métiers,Outre-Escaut,derOsfrevant, 
Oèvecœur  et  Arleux  ainsi  que  des  îles  de  la  Zélande. 
—  9  mai  1287.  («  Anno  Domini  W  CC"  LXXXVTP, 
Vil  Idus  Maii,  indictione  XV^  »).  Autre  appel  fait 
par  le  même  procureur.  —  Maie,  le  10  mai  1287. 
(.<  Anno  Domini  millesi?no  ducentesimo  œtogesinio 
septimo.  sabbato  ante  Ascensionem  Domini,  apud 


(1)  Il  est  probalile  que  la  mort  du  pape  Houorius  IV  survenue 
le  3  avril  1287  n*était  pas  encore  connue  à  Worms  et  à  Ham- 
bourg quand  le  légat  Jean,  évéque  de  Tusculum,  <l(»nna  cette 
lettre  et  la  suivante. 


Maleam,  Toimacensis  diocesis  »).  Protestation  de 
Gui,  comte  de  Flandre,  contre  la  sentence  de  l'empereur 
Rodolphe,  au  sujet  des  terres  de  Waes,  Alost,  Gram- 
mont, etc.  —  A  la  Biloke,  à  Gand,  le  16  mai  1287. 
(«  In  loco  qui  dicitur  Biloke  juxta  Gandavum^ 
Tomacensis  diocesis,  sub  anno  Domini  fnillesimo 
duccntesifHo  octogesinio  septinto,  indictione  quinta 
décima,  fena  sexia  post  Ascensionem  Domini*). 
Publication  de  cet  acte  par  Gérard  d'Audenarde,  clerc, 
procureur  de  Gui,  comte  de  Flandre  ;  —  déclaration  du 
même  procuheur  au  sujet  des  terres  précitées  et  de 
celles  de  l'Ostrevanl,  de  Crèvecœur,  d'Arleux  et  des 
îles  de  la  Zélande  ;  double  de  cette  déclaration.  — 
Château  de  Winendale,  le  25  mai  1287.  («/^^  rfomo 
nostra  ajmd  Winendale  in  Flandna,  Toi*nacensis 
diocesis,  anno  Doniinice  Incamationis  jnillesimo 
ducentesimo  octogesimo  septimo,  in  die  Pentecostes^). 
Nouvelle  protestation  du  même  comte  au  sujet  de  ces 
terres. — Même  date.  Appel  fait  au  St-Siège  par  le  comte 
de  Flandre  de  la  sentence  rendue  an  concile  de  Wirts- 
bourg  au  sujet  de  ces  terres.  —  Schlestadt,  le  31  mai 
1287.  («Datum  apud  Slestat  pHdie  Kalendasjuniiy 
anno  Domini  M""  CC*  LXXX"  septimo  »).  Lettres  par 
lesquelles  Conrad,  évêque  de  Strasbourg,  et  Pierre, 
évêque  de  Bàle,  publient  le  mandement  de  Jean,  légat 
du  Pape,  et  avertissent  les  personnes  proscrites,  et 
notamment  Anselme  de  Rapolstein,  d'obéir  aux  man- 
dements de  l'empereur  Rodolphe  au  sujet  des  terres 
d'Alost,  Grammont,  etc.  —  Cambrai,  23  juillet  1287. 
(^  Datum  Canieraci,  X  Kalendas  Augustin  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  octogesimo  septimo^ 
apostolica  sedc  i^tcante^).  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
évêque  de  Tusculum,  légat  du  St-Siège,  mande  à  Gui, 
comte  de  Flandre,  qu'il  révoque  et  casse  les  lettres 
par  lesquelles  il  le  sommait  de  laisser  jouir  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  des  terres  Outre-Escaut, 
Grammont,  etc.,  à  cause  de  l'appel  fait  au  St-Siège  par 
ledit  comte.  —  Février  1288.  («  L'an  de  le  Incarnation 
Nostre  Signeur  Jhésu  Crist  mil  deus  cens  quatre 
vins  et  siet,  ou  mois  de  févrieri>).  Lettres  par 
lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre  et  marquis  de  Namur, 
déclare  que  pour  terminer  les  difficultés  pendantes 
entre  lui  et  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  au 
sujet  des  terres  des  Quatre-Métiers,  Alost,  Grammont, 
pays  de  Waës  et  autres,  ils  ont  nommé  pour  arbitres 
Jean,  évêque  de  Liège,  et  Bouchard,  évêque  de  Metz. 
—  Même  date.  Lettres  par  lesquelles  Marie,  comtesse 
de  Viane,  Rasse,  sire  de  Liedekerke,  Rasse,  sire  de 


348 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Gavre,Hue,  châtelain  de  Gand,  Jean,  »ire  d'Escornaij 
Grard,  sii*e  de  Viane,  Grard,  sire  de  Soltenghien, 
Grard,  sénéchal  de  Rothelers  et  autres,  se  constituent 
cautions  pour  Gui,  comte  de  Flandre,  envers  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  relativement  à  l'exécu- 
tion de  la  sentence  arbitrale  que  doivent  prononcer  les 
évêques  de  Liège  et  de  Metz.  —  Sans  date.  Déclaration 
des  échevins  et  communauté  de  Valenciennes  portant 
que  si  Jean  d'Avesnes  contrevient  à  la  sentence 
arbitrale  qui  doit  être  prononcée  par  les  évêques  de 
Metz  et  de  Liège,  ils  ne  Taideront  pas  et  ne  lui 
prêteront  pas  le  secours  de  leurs  forteresses.  —  Sans 
date.  Semblable  déclaration  de  la  part  des  échevins 
de  Binche.  —  27  mai  1288.  («  Lejoedi  après  le  Trini- 
teit  Van  del  Incarnation  Nostre  Signeur  mil  detis 
cens  quatre  vins  et  voit  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
sire  d'Audonardc,  s'engage  envers  Gui,  comie  de 
Flandre,  à  subir  telles  peines  et  amendes  qu'il  voudra 
lui  imposer,  pour  les  injures  faites  à  Jean,  évêque  de 
Thérouane.  —  Sans  date;  seconde  moitié  du  XIII* 
siècle.  Propositions  faites  par  le  comte  de  Flandre 
pour  terminer  les  dififérends  qu'il  avait  avec  Jean 
d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  au  sujet  des  pays  de 
Waës,  Alost,  Grammont,  Quatre-Métiers,  Crèvecœur, 
et  delà  châtellenie  de  Cambrai.  —  Sans  date  ;  seconde 
moitié  du  XIII^  siècle.  Lettres  de  Jean,  évéque  de 
Liège,  et  de  Bouchard,  évêque  de  Metz,  à  Gui,  comte 
de  Flandre,  au  sujet  des  diiféreuds  pendants  entre  lui 
et  le  comte  de  Hainaut,  au  sujet  d' Alost,  Gram- 
mont, etc.  —  Sans  date  ;  vers  1300.  Mémoire  au  sujet 
des  prétentions  du  comte  do  Flandre  et  du  comt«  de 
Hainaut  sur  Alost  et  Namur,  etc. 

B.  1308.  (Carton.)  —  6  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 
5  pièces  et  1  cahier,  papier  ;  6  sceaux  incomplets  ou  écrasés. 

tsmi  (T)-tlWM>.  —  Aloflt.  —  Sans  date  ;  vers  1306. 
Mémoire  touchant  les  droits  du  comte  de  Hainaut  sur 
les  terres  d' Alost,  Grammont  et  Namur.  —  Sans  date  ; 
vers  1308.  Autre  mémoire  sur  le  même  sujet.  —  Alost, 
le  9  juin  1330.  Lettres  par  lesquelles  Louis,  comte  de 
Flandre,  ordonne  que  Henri  de  Flandre,  comte  de 
Lode,  son  oncle,  aura  la  première  connaissance  en  sa 
cour  de  Ninove,  d'un  appel  fait  de  la  cour  du  seigneur 
de  Cysoing  en  la  ville  de  Templemars  qu'il  tient  dudit 
comte  de  Lode  qui,  à  son  tour,  tient  ladite  cour  de 
Ninove  du  comte  de  Flandre  à  cause  du  comté  d* Alost. 
—  Courtrai,  le  14  juin  1330.  Commission  du  comte  de 
Flandre  au  seigneur  de  Fourmielcs  de  remettre  à  la 


garde  du  bailli  d' Alost  quelques  personnes  arrêtées  par 
le  bailli  de  Templemars  au  sujet  de  l'appel  fait  par  elles 
à  la  cour  d' Alost.  —  Février  1331 .  Lettres  par  les- 
quelles les  échevins,  conseil  et  communauté  de  la  ville 
d'Alost  promettent  de  tenir,  garder  et  observer  les 
lettres  de  lois,  privilèges  et  franchises  y  inséi-ées,  à 
eux  accordées,  ledit  mois  de  février  1331,  par  Louis, 
comte  de  Flandre.  —  10  mai  1335.  Lettres  de  l'adhé- 
ritement  donné  par  les  bailli  et  hommes  de  Hef  du  comté 
d'Alost  à  messire  CoUard  de  Balluel,  ^seigneur  de 
Rousoy  et  de  Boulers,  et  à  Mahaut  de  Liedekerke,  sa 
femme,  du  château  de  Schendelbeke  qu'ils  avaient 
acheté  de  Jean  Ergot,  pour  la  somme  de  66  livres  de 
vieux  gros  tournois.  —  31  mai  1335.  Acte  de  la  vente 
faite  devant  le  bailli  et  les  hommes  de  fief  d'Alost  de  la 
maison  de  Schendelbeke  par  Jean  Ergot  à  messire 
Nicolas  deBaiileul.  — 16  novembre  1398.  Mandement 
au  bailli  d'Alost  pour  le  werpissement  d'un  fief  sis 
en  la  paroisse  de  Schendelbeke.  — 16  janvier  1399. 
Avis  au  bailli  d'Alost  de  la  vente  d'un  fief  dans  la 
paroisse  d'Impe.  —  Sans  date;  fin  du  XV'  siècle. 
Requête  aux  gens  des  Comptes  à  Lille  au  sujet  de  la 
clergie  du  bailliage  d'Alost.  —  Gand,  le  26  juin  1506. 
Lettres  des  gens  du  Conseil  du  roi  de  Cas  tille  à  ceux 
de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille  au  sujet  du 
différend  entre  le  grand  bailli  d'Alost  et  les  gens  de  la 
cour  spirituelle  de  Cambrai.  —  28  août  1544.  Lettres 
de  reconnaissance  et  obligation  de  Madame  d'Egmont 
au  sujet  de  l'érection  de  la  principauté  de  Gavre  tenue 
et  mouvante  du  comté  d'Alost.  —  Malines,  le  31  octobrt^ 
1550.  Ordonnance  de  Charles  Quint  relative  aux  droite 
d'accises  et  de  maltôte  dans  les  villes  d*Alost  et  de 
Grammont. 

B.  1395).  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin  ;  83  sceaux 
dont  plusieurs  en  mauvais  étit. 

ttfMI-tS8t.  —  eramm^nt.  —  1190.  («  Actum 
anno  Dominice  Inca^mationis  M^centesimo  nona{fe' 
simo  »).  Letti'cs  par  lesquelles  Philippe  d*Alsace, 
comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  déclare  qu'ayant 
vu  la  loi  donnée  à  la  ville  de  Grammont  (Geraldi 
nions)  par  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut, 
un  de  ses  prédécesseurs,  il  accorde  au  seigneur  de 
Berlaer  l'inféoda  lion  d'une  partie  do  terrain  à  condition 
que  celui-ci  donnera  les  eaux  et  les  prairies  nécessaires 
à  la  nouvelle  ville.  —  Sans  date.  lettre  du  comte 
Baudouin  ajoutant  à  la  loi  de  Grammont  reproduite 
dans  la  charte  précédente  quelques  articles  nouveaux. 


j 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  TERMONDE. 


;U9 


—  Courlrai,  le  7  février  1228.  {<i  Dritum  Ciirtraci, 
anno  Doniini  Af«  CC"^  XX^  septimo,  feria  secimda 
finie  (Hein  Cinet^m  »)  (1).  Lettres  par  lesquelles  Michel 
de  Boulers,  connétable  de  Flandre,  promet  au  comte 
Femand  de  Portugal,  do  faire  valoir  son  moulin  de 
GrammontmoyennantôOlivresmonnaied'Artoisparan, 
et  lui  remet  le  droit  qu*il  avait  sur  les  gens  de  franche 
famille,  tant  chevaliers  qu'autres,  dans  la  terre  d'Alost 
et  dans  celle  que  la  comtesse  Jeanne  lui  avait  donnée 
en  échange.  —  Octobre  1274.  («  Datum  anno  Domini 
M^  C(?  LXX^  quarto,  mense  octobri  i>).  Lettres  par 
lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  contirme,  comme 
seigneur  de  la  terre,  les  lettres  y  insérées  accordées  à 
la  ville  de  Grammont  par  Philippe,  comte  de  Flandre 
et  de  Vermandois,  en  1190,  et  par  Baudouin,  comte  de 
Flandre  et  de  Hainaut,  vers  1200.  —  Avril  1303. 
Règlement  dressé  par  Jean,  comte  de  Namur,  pour 
réchevinage  de  Grammont.  —  9  juillet  1309.  («...  Le 
fiierkedi  après  les  Octaves  saint  Pia^e  et  saint 
Pol  »).  Lettres  par  lesquelles  Gérard,  sire  de  Dieske, 
Jean,  sire  de  Berlaer,  Arnoul  de  Wezcmale,  sire  de 
Berg-op-Zoom,  accréditent  Ernoul  d*Elbèke  pour 
exposer  au  comte  de  Flandre  les  dommages  causés 
par  les  gens  de  Grammont  à  leur  cousin  le  sire  de 
Liedekcrke. —  Paris,  le  7  juin  1310.  Mandement  du  roi 
Philippe  le  Bel  au  comte  de  Flandre^  de  faire  restituer 
à  Jean  Leroys,  de  Reims,  les  objets  qui  lui  ont  été  volés 
par  Jean,  dit  de  la  Chaussée  (de  Calceya),  chevalier, 
banni  de  son  Royaume,  par  son  fils  et  par  un  certain 
Le  Meu,  de  Grammont  en  Flandre,  vol  commis  près  de 
Grammont  et  dont  le  préjudice  peut  être  évalué  à 
300  livres  et  plus.  —  Paris,  le  3  novembre  1310. 
Lettres  par  lesquelles  Philippe  le  Bel,  roi  de  France, 
mande  à  Robert,  comte  de  Flandre,  de  dédommager 
Jean  Leroys,  marchand  de  Reims,  du  préjudice  que  lui 
a  causé  le  vol  dont  il  a  été  victime  près  de  Grammont 
en  Flandre.  —  Nemours,  le  4  mai  1326.  Lettres  par 
lesquelles  Alphonse  d*Espagne,  sire  de  Lunel,  déclare 
que  les  habitants  de  Grammont  seront  absous,  moyen- 
nant le  paiement  de  300  livres  de  gros,  des  outrages  et 
mépris  commis  par  eux  â  Tégard  de  Jean,  comte  de 
Namur.  —  25  janvier  1381.  Lettres  des  échevins  de  la 
ville  de  Grammont  par  lesquelles  ils  se  soumettent  à 
Tordonnancc  du  comte  de  Flandre  à  roccasion  des 


(1)  L*année  1228  étant  bissextile,  le  lundi  avant  les  Gendres 
#*t<t  tombé  le  7  février  et  non  lo  (^  comme  l'indique  Tinventiiire 
manuscrit  de  6o<lcfroy. 


rébellions  dont  ils  se  sont  rendus  coupables  vis-à-vis 
de  lui.  —  Février  1381.  Autres  lettres  par  lesquelles 
les  échevins,  communauté  et  habitants  de  la  ville  de 
Grammont  qui  avaient  suivi  le  parti  des  Gantois  dans 
leur  rébellion  contre  le  comte  de  Flandre,  se 
soumettent  à  ce  dernier. 

Layette  100.  —  Tenremonde  or  Trrmonde  (1). 

—  ZWYNDRBCHT. 

B.  1400.  (Carton.)  —  10  pièces,  parchemin  ;  t»  pièces,  papier: 

10  sceaux  incomplets. 

tSDD(?)-16t9.  —  Termonde.  -7  Sans  date  ;  vers 
1300.  Mémoire  faisant  connaître  comment  le  bailli 
de  Tenremonde  et  ses  gens  ont  extrait  trois  criminels 
de  Téglise  St-Gilles  audit  lieu  de  Tenremonde,  et 
réclamant  réparation  de  ce  fait  à  cause  de  la  violation 
de  l'immunité  ecclésiastique.  —  Paris,  le  8  juin  1323. 
Mandement  de  Charles  IV,  roi  de  France,  à  ses  offirJers 
de  justice  de  ne  point  arrêter,  ni  molester  les  habitants 
de  Grammont,  Alost  et  Tenremonde  à  l'occasion  des 
sommes  dues  au  Roi  par  les  habitants  du  comté  de 
Flandre  ;  sous  le  vidimus  de  Jean  Loncle,  garde  de  la 
prévôté  de  Paris,  en  date  du  lundi  avant  la  saint  Jean- 
Baptiste  (20  juin)  1323.  —  Paris,  le  26  avril  1329.  (^t  Le 
merhedi  prochain  après  Parques  *).  Lettres  de 
Béatrix  de  St-Pol,  dame  de  Nesle,  de  Crèvecœur  et  de 
Tenremonde,  par  lesquelles  elle  promet  au  comte 
de  Flandre  de  ne  point  souffrir  la  présence  dans 
sa  ville  de  Tenremonde,  d'Adam  le  Lonc,  à  cause  de 
l'injure  faite  par  lui  à  Clai  dou  Merc,  bailli  d'Alost. 

—  l*'  avril  1334.  («  Le  venredi  après  le  jour  de 
Pasques  *).  Acte  par  lequel  Engergeir,  sire  à'Em- 
boide^  de  Nesles  et  de  Tenremonde,  se  soumet  au 
jugement  des  hommes  de  fief  du  comté  d'Alost  pour 
tout  ce  que  le  comte  de  Flandre  pourrait  prétendre 
contre  lui  à  cause  de  ses  seigneuries  de  Tenremonde  et 
de  Rupelmonde,  comme  pour  ce  qu'il  possède  sur  les 
renenghes  de  Flandre.  —  3  juillet  1335.  Lettres  par 
lesquelles  le  même  Engergeir  et  Marie  de  Flandre,  sa 
femme,  cèdent  à  Louis  de  Maie,  comte  de  Flandre, 
leurs  ville  et  seigneurie  de  Tenremonde  moyennant  la 
récompense  à  eux  donnée  par  Jean  II,  roi  de  France. 

—  Gand,  le  9  août  1374.  Lettres  de  Louis  de  Mâle, 
comte  de  Flandre,  octroyant  à  Pierre  Haghel  l'autori- 


(1)  Dendermonde  ou  Termonde  est  désignée  dans  les  docu- 
ments du  moyen-Age  et  les  inventaires  tant  anciens  que  modenie8 
des  archives  du  Nord,  sous  Tappellation  de  Tenremonde,  forme 
que  Ton  a  cru  devoir  conserver  dans  le  présent  inventaire. 


;^ 


ARCHIVES  DU  NORD. 


salioii  do  prélever  le  même  émolument  que  ses  voisins 
sur  le  produit  de  la  mouture  du  moulin  de  Tenremonde. 
— 12  juin  1380.  Lettres  par  lesquelles  les  échevins  de 
Tenremonde  reconnaissent  que  plusieurs  personnes 
leur  ont  attesté  avoir  reçu  de  Jean  Caplaens,  receveur 
de  ladite  ville,  les  sommes  qui  leur  étaient  dues  pour 
gages  ou  fournitures.  —  21  avril  1384.  Vidimus  par 
Gérard  de  Rassenghien,  sire  do  Basserode,  gouver- 
neur du  souverain  bailliage  de  Lille,  Douai  et  Orchies, 
des  lettres  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne  et  comte  de 
Flandre,  par  lesquelles  il  avertit  messire  Nicolas  de 
Fontenoy,  trésorier  de  France,  qu'il  a  retenu  messire 
Philippe  de  Mamines,  pour  capitaine  de  Tenremonde 
avec  d'autres  chevaliei-s  et  gens  d'armes  pour  composer 
la  garnison  de  cette  place  dont  les  gages  devront  ôtro 
payés  par  Henri  Lippins,  receveur  général  de  Flandre. 
— 1389-1514.  Extraits  des  comptes  du  bailliage  de 
Tenremonde.  —  Paris,  décembre  1402.  a\ccord  entre 
le  duc  et  la  duchesse  de  Bourgogne,  d'une  part,  et  les 
échevins,  communauté  et  habitants  de  la  ville  de 
Tenremonde,  de  l'autre,  statuant  que  ces  derniers 
pourront  recevoir  en  leurs  boifrgeoisy  gens  de  serve 
condition  appelés  dienstlieden  eighinlieden  et  inco/n- 
rnelinghe^  et  les  affranchir  moyennant  Tacquittement 
d'une  rente  perpétuelle  et  annuelle  de  20  nobles, 
payable  au  seigneur  dudit  lieu.  —  12  décembre  1416. 
Autorisation  accordée  par  Jean,  duc  de  Bourgogne, 
aux  habitants  de  Tenremonde  de  s'imposer  eux-mêmes 
à  perpétuité.  — .  1*'  janvier  1419.  Lettre  des  gens  des 
Comptes  de  Lille  à  Jean  de  le  Helst,  receveur  de 
Tenremonde,  et  a  Gauthier  de  Dyn,  écoutète  de 
Rupelmonde,  au  sujel  d'une  enquête  qu'ils  sont  chargés 
de  faire  sur  une  requête  de  Gérard  Oleux  et  Henri 
Scelle,  fermiers 'du  lonlieu  de  Tenremonde.  —  Gand, 
le  28  janvier  1507.  Lettre  de  Liévin  Leyns,  receveur 
de  Flandre  au  quartier  de  Gand,  à  ceux  du  Grand 
Conseil,  au  sujet  des  baux  à  ferme  des  bailliages  des 
ville  et  territoire  de  Tenremonde.  —  Lille,  le  6  février 
1507.  Minute  d'une  lettre  des  gens  de  la  Chambre  des 
Comptes  à  Lille  à  ceux  du  Grand  Conseil  à  Malines, 
au  sujet  de  la  requête  précédente  de  Liévin  Leyns.  — 
1527.  Extrait  du  compte  du  bailliage  de  Tenremonde. 

B.  1401.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  4  sceaux  incomplets. 

ttst.  —  Siryndrecht .  —  Âudenarde ,  le 
17  janvier  1231.  («  Actntn  apud  Audenarde,  /hna 
seœta  post  ociavas  Epiphanie,  anno  Domini  M^  CC^ 
fricesitno,  tnense  Janvtario  »).  Sentence  par  laquelle 


Gautier  de  Hole,  Gautier  de  Froidcivdieaii  (de  Fri- 
gido  castro)j  et  Richard  de  Beveren,  arbitres  nommés 
pour  terminer  le  différend  pendant  entre  Fernand, 
comte  de  Flandre,  et  Gautier  de  Zwyndrecht,  ont 
décidé  que  toute  la  Wfistine  (terre  en  friche)  en  dehors 
de  Zwyndrecht  ainsi  que  les  terres  qui  pourront  être 
saisies  pour  forfaitures  et  délits,  appartiendront  au 
Comte  qui  aui'a  aussi  la  justice  des  délits  commis  par 
ses  hommes. 


Layette  101.  —  Ninovk, 

B.  1402.  (Carton.)  —  8  pièces  et  1  rouleau,  piirchemiu  ; 
15  pièces,  papier  ;  19  sceaux  dont  plusieurs  mutilés. 


L  —  Août  1279.  («  L'an  del  Incarnation 
Nostre  Seingneur  mil  deus  cens  sin^unte  dis  et  nuef, 
el  mois  d^aoust  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte 
de  Flandre,  mande  qu'en  sa  présence  Jean  de 
Rothelers,  chevalier,  s'est  rendu  quitte  envers  Gérard, 
son  frère  aîné,  de  ce  qui  pouvait  revenir  à  ce  deniier 
dans  les  fiefs  de  Flandre.  —  5  octobre  1295.  («  L'an 
de  grâce  mil  de  us  cens  Quatre  vins  et  quinze,  le 
merhedi  après  le  jour  saint  Rémi  »).  Lettres  par 
lesquelles  Godefroi,  comte  de  Viane  el  sire  de 
Grimberghe,  vend  à  Gui,  comte  de  Flandre,  les  nlles 
de  Ninove  et  d'Erlinchove.  —  Mercredi,  30  novembre 
1295.  («  L'an  de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  el 
quinze,  le  mercredi  jour  saint  AiuJrieu  t>).  Attes- 
tation par  Godefroi,  comte  de  Viane,  sire  de  Grim- 
berghe, et  par  Philippe,  son  fils  aine,  qu'ils  ont  reçu  de 
Gui,  comte  de  Flandre,  par  les  mains  de  Jackmon  de 
Deinze,  la  somme  de  10.340  livres  parisis,  en  gros  el 
noirs  •tournois,  valant,  savoir:  chaque  gros  tournois 
10  deniers  maille  parisis  et  5  noirs  tournois  4  parisis, 
prix  des  terrres  de  Ninove  et  d'Erlinchove.  —  Mardi, 
17  janvier  1296.  («  L'an  de  grasse  mil  deus  ceux 
quatre  vins  et  quinze,  le  demars  dcrant  le  saisit 
Vincent  »).  Lettres  par  lesquelles  (Jui,  comte  de 
Flandre,  donne  à  Jean  de  Namur,  son  fils,  Tadhéri- 
tement  des  terres  de  Ninove  et  d'Erlinchove,  acquises 
de  Godefroi  de  Viane  qui  s'en  est  déshérité  au  profit 
dudit  Jean  de  Namur.  —  Jeudi,  26  janvier  1296. 
(«  L'an  de  grasse  mil  deus  cens  quatre  vins  et 
quinze,  le  joesdi  après  le  jour  saint  Vincent  >). 
Déclaration  par  plusieurs  chevaliers  et  hommes  de 
fief  du  comté  de  Flandre  qu'en  leur  présence  Jean  de 
Namur  a  été  adhérité  desdites  terras.  —  Gand,  le 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  L'ECLUSE. 


:)51 


28  novembre  1360.  Acte  par  lequel  Robert,  seigneur 
de  Fionnes,  connétable  de  France,  cède  à  Louis,  comte 
de  Flandre,  les  ville  et  château  de  Ninove  avec  la 
terre  de  Rothelers;  ledit  comte  lui  cède  en  échange  la 
seigneurie  de  Bambecqiie  et  des  terres  sises  auprès  de 
Bourbourg.  —  11^1-1384.  Compte  de  la  recette  dn 
bois  du  seigneur  de  Ninove  et  des  terres  de  Haeltert. — 
Lille,  janvier  1386.  («  Mil  trois  cens  quatre  vins  et 
cinq  »).  Confirmation  par  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
comte  de  Flandre,  et  par  la  duchesse  Marguerite  des 
lois,  privilèges,  coutumes  et  franchises  accordés  par 
leurs  prédécesseurs  comtes  de  Flandre,  à  la  ville  de 
Ninove.  —  13  juillet  1394.  Enquête  sur  l'état  des 
hôpitaux  dans  le  bailliage  de  Ninove.  —  29  novembre 
1395.  Avis  au  bailli  de  Ninove  du  pardon  accordé  à 
Pierret  Puchel,  dit  Lanques,  banni  de  Flandre  par  le 
gouverneur  de  Lille  pour  meurtre  commis  par  lui  sur 
la  personne  de  Lotin  de  Lespée  le  jour  du  Sacrement 
1394  en  la  ville  de  Toui-coing.  — -  14  juillet  1397. 
Mandement  au  bailli  de  Ninove  pour  adhériter  Piètre 
de  le  Vorde  d'un  fief  gisant  en  la  seigneurie  dudit 
Ninove,  tenu  de  la  mairie  .d'Okeghem.  —  Lille,  le 
26  avril  1398.  Garanties  contre  l'emprisonnement  en 
matière  civile  accordées  aux  bourgeois  de  Ninove  par 
Philippe,  duc  de  Bourgogne  et  comte  de  Flandre.  — 
21  décembre  1399.  Avis  au  bailli  de  Ninove  et 
de  Haeltert,  de  l'achat  fait  par  Jean  de  le  Houtgate 
à  Clais,  son  frère,  d'un  fief  sis  à  Haeltert  ten 
Eechoute  (?)  — 12  juin  1400.  Mandement  au  bailli  de 
Ninove  que  Meus  (?)  Oetermans  a  vendu  à  maître  Jehan 
Le  Noyère,  bourgeois  de  Gand,  un  fief  sis  en  la 
paroisse  d'Ayghem.  —  Paris,  le  jeudi  9  août,  sans  date 
d'année,  fin  du  XIV*  siècle.  Mandement  du  duc  de 
Bourgogne  à  son  chambellan  Jean  Deyle  de  faire 
sortir  de  sa  ville  (probablement  Ninove  dont  Jean 
Deyle  était  capitaine),  un  certain  maître  Guillaume  de 
Caudenberghe  et  qu'il  ne  le  retrouve  pas  en  Flandre 
à  sa  venne  par  delà.  —  Schaeflinghe,  le  jeudi  15  mai, 
sans  date  d'année  ;  fin  du  XIV*  siècle.  Lettre  de  Jean 
Deyle  ou  de  Heyle,  capitaine  de  Ninove,  à  Jean 
(]outrel  le  priant  d'ajouter  créance  à  ce  que  lui  dira  de 
sa  part  Inglequin  du  Bois,  porteur  des  présentes  qu'il 
est  chargé  de  lui  remettre,  et  *  il  en  venra  grant 
honneur  et  profit  au  Roy  que  Dieu  voelle  garder,  et,  à 
tous  messieurs  do  France  ».  —  Jour  de  la  Pentecôte, 
sans  date  d'année  ;  fin  du  XIV*  siècle.  Lettre  de  Michel 
de  Montigny  à  Jean  de  Heyle,  capitaine  de  Ninove,  au 
sujet  des  dégâts  et  prises  commis  par  ses  gens  en 


la  terre  d'Enghien.  —  Sans  date  ;  fin  du  XIV*  siècle. 
«  Mémoire  de  parler  à  monseigneur  de  Bourgogne  et 
au  chancelier  des  besoingnes  de  messiro  Jehan  de 
Heylle  ».  —  16  mai,  sans  date  d'année;  fin  du 
XIV^  siècle.  Lettre  do  Guillaume  de  Gavre,  sire  de 
Steinkerque  et  de  Tongres,  gouverneur  de  la  terre 
d'Enghien,  à  Jean  de  Heyle,  capitaine  et  gouverneur 
de  Ninove,  au  sujet  des  prises  de  chevaux  commises 
par  les  ^ons  de  ce  dernier  dans  la  terre  d'Enghien.  — 
Rupelmonde,  1^^  juillet,  et  Lille,  18  août,  sans  date 
d'année  ;  fin  du  XIV"^  ou  commencement  du  XV*  siècle. 
Lettres  du  duc  de  Bcmrgogne  et  de  Ghiwin  Gamel 
à  Jean  de  Heyle,  chevalier,  capitaine  et  gouverneur 
do  Ninove  et  de  Schaeftinghe.  —  Villeneuve-lez-Paris, 
le  8  août,  sans  date  d'année  ;  fin  du  XIV"  ou  commen- 
cement du  XV«  siècle.  Lettre  de  Gui  de  la  Trémoille  à 
Jean  de  Heyle,  capitaine  de  Ninove,  pour  le  remercier 
au  nom  du  Duc,  des  nouvelles  qu'il  lui  donne  de  par 
delà  et  lui  annoncer  le  prochain  départ  du  Duc.  — 
Troyes,  le  2  novembre,  sans  date  d'année  ;  fin  du 
XIV*  ou  commencement  du  XV*  siècle.  Lettre  du  duc 
de  Bourgogne  à  Jean  de  Heyle,  capitaine  de  Ninove, 
le  remerciant  de  ses  services  en  Flandre  et  l'invitant 
à  venir  le  trouver.  —  Melun,  le  18  novembre,  sans 
date  d'année;  fin  du  XIV*  ou  commencement  du 
XV*  siècle.  Lettre  du  duc  de  Bourgogne  à  Jean  de 
Heyle,  capitaine  de  Ninove,  lui  annonçant  l'envoi 
d'une  somme  de  mille  francs.  —  Malines,  le  9  février 
1506.  Lettre  de  Guillaume  de  Croy,  lieutenant  général 
du  roi  de  Castille  dans  les  Pays-Bas,  au  sujet  de 
Testimation  des  bois  et  édifices  de  la  terre  de  Ninove, 
engagés  au  seigneur  de  Montfort. 


l^YETTE   102.    —    L'EgHUSE. 

H.  140:^  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin  ; 
4  piècee  et  i  rouleau,  papier  ;  14  sceaux  incomplets. 

t99S-tS99.  —  Mai  1293.  {Van  de  (jràce  mil  deas 
cens  quatre  vins  et  trèzcy  et  mois  de  itiay  »j.  Lettres 
par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  accorde,  sur 
leur  prière,  aux  échevins  et  communauté  de  la  ville 
de  Lambinsoliet  (L'Écluse)  le  droit  de  mettre  quatre 
bornes  autour  de  ladite  ville,  savoir  deux  du  côté  de 
la  mer  et  deux  du  côté  de  la  terre,  avec  le  droit  de 
connaître  de  toutes  les  affaires  et  forfaits  (crimes, 
délits  et  contraventions)  qui  surviendront  dans  les 
limites  desdites  bornes,  excepté  les  cas  réservés  au 


r,2 


ARCHIVES  DU  NORD. 


jugement  du  (lointo  qui  en  est  seigneur,  à  lui  et  à  ses 
successeurs;  lesdifs  écbevins  connaîtront  aussi  de 
toutes  les  affaires  qui  arriveront  dans  les  regels  (terres 
nouvellement  endiguées)  au  delà  desdites  bornes  du 
côté  de  la  Mude  (Monnikereede)  sur  la  mer  découverte; 
le  Comte  accorde  à  tous  les  habitants,  bourgeoisde  cette 
ville,  pourvu  qu'ils  soient  de  la  nation  de  Flandre,  le 
privilège  d'être  exempts  de  tous  tonlieux  comme  les 
bourgeois  de  Damme,  moyennant  le  droit  pour  le 
Comte,  la  comtesse  Isabelle,  sa  femme,  et  Jean  de 
Namup,  leur  fils  et  héritier,  de  percevoir  le  forage  des 
vins  dans  ladite  ville,  leur  vie  durant,  comme  ils  en 
jouissent  à  Damme.  —  Maie,  le  14  mars  1317.  Sentence 
de  Robert,  comte  de  Flandre,  au  profit  des  habitants 
de  la  ville  de  La  Mude  contre  ceux  de  L'Ecluse,  par 
laquelle  les  premiers  sont  maintenus  en  la  jouissance 
des  privilèges  qui  leur  ont  été  accordés  par  lès  lettres 
y  insérées,  données  à  Lille  en  mai  1275,  mai  1293  et 
le  jour  de  la  fête  de  St-Pierre  et  St-Paul  (29  juin)  1293. 

—  Bruges,  le  8  mai  1338.  Confirmation  par  Louis, 
comte  de  Flandre,  des  lois,  privilèges,  coutumes  et 
usages  octroyés  aux  habitants  de  la  ville  de  L'Ecluse 
par  le  comte  Robert  ;  sous  le  vidimus  des  écbevins  de 
L'Écluse  en  date  du  19  janvier  1346.  —  Namur,  le 
samedi  29  septembre  1341.  Lettres  par  lesquelles 
Ouillaume,  comte  de  Namur  et  seigneur  de  L'Écluse 
en  Flandre,  confirme  aux  boui^mestres,  échevins, 
conseil  et  communauté  de  ladite  ville  de  L'Écluse  les 
lois,  franchises,  coutumes  et  usages  dont  ils  jouissaient 
du  temps  de  Robert  de  Béthune,  comte  de  Flandre.  — 
Maie,  18  janvier  1347.  Nouvelle  confirmation  desdils 
privilèges  par  le  comte  Louis  de  Maie  ;  (ces  lettres  se 
Irouvent  avec  d'autres  du  mois  de  mai  1293  et  du  29 
septembre  1341  dans  un  vidimus  des  bourgmestres  et 
échevins  d'Ardembourg,  en  date  du  9  décembre  1460). 

—  28  août  i348,  Troisfontaines.  Lettres  par  lesquelles 
Louis,  comte  de  Flandre,  fait  donation  de  Vescouleten- 
dom  (justice  criminelle)  de  la  ville  de  L'Ecluse  au 
seigneur  de  Reingharsvliet.  —  25  mai  1353.  Acte 
par  lequel  les  échevins  de  L'Écluse  déclarent  que 
"Willaume  de  Blonde  a  engagé  devant  eux,  au  profit 
de  Willaume  de  Colkerke,  la  moitié  d'une  maison  sise 
dans  ladite  ville.  —  1370.  Copie  d'une  ordonnance 
réglant  la  vente  des  offices  de  la  ville  de  L'Écluse, 
à  TefiTet  de  pouvoir  payer  les  rentes  à  vie  qui  avaient 
été  créées  à  cause  des  guerres.  —  14  janvier  1372. 
f  *  Intjaer  ons  Heeren  alsmen  screefMCCC  een  ende 
fsvenlich  »).  Acte  par  lequel  les  échevins  de  L'Écluse 


déclarent  qu'Adam  Zoetemonds  et  sa  femme  ont 
transporté  en  pur  don,  à  Ysonbrand,  une  maison  sise 
audit  lieu.  —  20  février  1376.  Acte  par  lequel  les 
échevins  de  L'Écluse  déclarent  que  Mathieu  Glorieu 
a  transporté  en  pur  don,  à  Vercatelène,  femme  de 
Glais  Doedins,  la  moitié  d'une  rente  assignée  sur 
une  maison  sise  audit  L'Écluse.  —  1376.  Enquête 
faite  par  Guillaume  van  der  Hasselt  et  Henri  Lippin, 
sur  les  faits,  gestes  et  positions  de  Pierre  van  Brene- 
zeau  et  de  maître  Evrard  van  Tulmangoyet;  lettre 
du  duc  de  Bourgogne  ordonnant  au  bailli  de  l'eau 
à  L'Ecluse  d  avoir  à  laisser  passer  ces  personnes.  — 
V'  mars  1378.  («  lut  jaer  ons  Heeren  AT  CCC 
zevene  ende  Isevendich,  den  erslen  dach  in 
tnaerle  »),  Acte  par  lequel  les  échevins  de  L'Écluse 
déclarent  qu'Adam,  fils  de  Jean  Zoetman  et  Vermarie, 
sa  femme,  ont  transporté  en  pur  don  à  Ysebrand, 
fils  de  Pierre,  une  maison  à  L'Ecluse.  —  Château  de 
Namur,  le  31  décembre  1379.  Lettres  par  lesquelles 
Guillaume  de  Flandre,  comte  de  Namur  et  seigneur 
de  L'Écluse,  permet  aux  échevins  de  cette  dernière 
ville  de  faire  des  règlements  et  statuts  pour  les  corps 
de  métiers. 

R.  1404.  (Carton.)  —  20  pièces  et  1  rouleau,  parchemin; 

33  pièces  et  5  rouleaux,  papier  ; 

19  sceaux  et  de  nombreux  fragments. 

tS8«-t400.  —  L'ÉelvM.  —  Bruges,  le  1"^  avril 
1380.  Ordonnance  dé  Louis,  comte  de  Flandre,  au 
sujet  des  réparations  et  indemnités  dues  à  l'occasion 
de  la  mort  de  Jean  de  Baenst,  clerc  de  la  ville  de 
L'Écluse  ;  —  double  de  cette  pièce.  —  L'Ecluse,  le 
28  avril  1384.  Lettres  de  soumission  délivrées  à 
Philippe,  duc  de  Bourgogne  et  comte  de  Flandre,  par 
les  bourgmestres,  échevins,  conseil  et  communauté  de 
la  ville  de  L'Écluse,  à  la  suite  de  leur  rébellion 
contre  le  feu  comte  Louis  de  Maie.  —  Même  date. 
Lettres  desditsboui^mestres,  échevins,  etc.,  renfermant 
le  serment  prêté  à  la  ville  de  L'Ecluse  par  les  duc 
et  duchesse  de  Bourgogne  et  celui  prêté  à  ces  prince 
et  princesse  par  ladite  ville  et  ses  habitants.  — 29  avril 
1384.  Lettres  de  soumission  des  bourgmestres,  éche- 
vins, conseil  et  communauté  de  la  ville  de  la  Mude 
(Monnikereede)  à  la  suite  de  leur  rébellion  contre  le 
feu  comte  Louis  de  Maie,  avec  promesse  d'être  à 
l'avenir  bons  et  fidèles  sujets  de  Philippe,  duc  de 
Bourgogne  et  comte  de  Flandre.  —  15  juin  1384. 
Commission  donnée  par  le  duc  de  Bourgogne  à  Gilles 


j 


CHAMBRK  DKS  COMtn^KS  DE  LILLE.  —  TRKSOR  DES  CHARTES.  ~  L'ÉCLUSE. 


353 


LeFoulon,son  secrélaire  et  son  clerc,  età  Jean  Leuvoët, 
liailli  de  l'eau  à  L'Ecluse,  de  gouvo^ner  et  payer  les 
travaux  de  conslruciion  de  la  forteresse  dudit  lieu.  — 
Sans  date;  vers  1384.  Demandes,  réponses  et  autres 
<*»crits  concernant  les  receltos  faites  par  les  bourg- 
mestres de  la  ville  de  L'Ecluse.  —  1385.  Estimation 
des  maisons,  héritages  et  places  sises  dans  le  château 
de  L'Écluse  appartenant  au  duc  de  Bourgogne,  comte 
de  Flandre.  —  Château  de  Naniur,  13  février  1386. 
Procès-verbal  dressé  lors  de  la  remise  des  titres  de  la 
ville  de  L'Ecluse  au  duc  de  Bourgogne,  comte  de 
Flandre.  —  Paris,  le  8  août  138(5.  Échange  fait  entre 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  et  la 
duchesse  Marguerite,  d'une  part,  et  Guillaume,  fils 
iiiné  du  comte  de  Namur,  et  Marie  de  Bar,  sa  femme 
de  l'autre,  par  lequel  ces  derniers  cèdent  aux  duc  et 
et  duchesse  de  Bourgogne  les  ville,  terre  et  seigneurie 
de  L'Ecluse  et  ses  appartenances;  lesdits  duc  et 
duchesse  cèdent  à  Guillaume  et  à  sa  femme  les  ville  et 
chàtellenie  de  Béthunc,  et,  en  cas  d'insuffisance,  les 
château  et  chàtellenie  d'Avesnes-le-(]omte  et  la  chà- 
tellenie d*Aubigny-en-Artois  et  autres  terres,  en  Re- 
thélois  ;  —  copie  authentique  sur  parchemin,  signée. 
—  Lille,  le  9  octobre  1386.  Lettres  du  duc  de  Bour- 
gogne ordonnant  qu'à  compter  du  jour  de  la  St-Remi 
dernièrement  passé  (l*'  octobre),  Guillaume  de  Namor 
jouira  des  fruits  et  revenus  de  la  ville  do  Béthune.  — 
8  novembre  1386.  Attestation  par  le  duc  de  liourgogne 
que  Guillaume  de  Namur,  son  neveu,  lui  a  fait  foi  et 
hommage-lige  des  ville  et  château  de  Béthune  et 
appartenances,  cédés  en  échange  des  ville  et  terre  de 
L'Écluse.  —  Arras,  le  1^  décembre  1386.  Transaction 
passée  entre  Philippe,  duc  de  Boui'gogne,*et  Guillaume, 
fils  aîné  du  comte  de  Namur,  par  laquelle  le  premier 
cède  au  second  en  échange  des  ville  et  terre  de 
L'Écluse,  les  revenus,  justices  haute,  moyenne  et 
basse,  forêts,  bois  et  domaines  des  ville  et  chàtellenie 
de  Béthune,  ensemble  les  châteaux  de  Bcthune  et  de 
la  Buissière,  à  condition  que  le  Duc  demeurera  quitte 
d'une  rente  de  300  livres,  forte  monnaie,  due  audit 
Guillaume  de  Namur,  pour  la  cession  de  la  seigneurie 
de  l'Eau  faite  par  un  de  ses  prédécesseurs  aux  comtes 
de  Flandre;  retenant  ledit  duc  pour  lui  et  ses  suc- 
cesseurs, comtes  d'Artois,  la  gardienneté  de  l'église 
St-Barthélemi  de  Béthune,  «  en  chef  el  en  membres  », 
avec  la  collation  et  le  patronage  des  prébendes, 
ihapellenies  et  bénéfices,  et  le  château  de  Gonay.  — 
20  décembre  1386.  Attestation  par  les  échevins  de 


L'Ecluse  de  la  vente  de  maisons  sises  dans  cette  ville 
par  divers  particuliers  au  profit  du  duc  de  Bourgogne. 
—  Même  date.  Autre  attestation  des  mêmes  au  sujet  de 
la  vente  au  duc  de  Bourgogne  d'un  quartier  de  maison 
et  d'un  quartier  de  terre  à  L'Ecluse.  —  Sans  date  ; 
vers  1386.  Mémoire  présenté  à  la  duchesse  de  Bar 
par  M^""  Guillaume  de  Namur  concernant  les  droits 
et  revenus  des  terre  et  seigneurie  do  L'Ecluse.  — 
Compiègne,  le  6  mai  1387.  liOttres  par  lesquelles  le 
duc  de  Bourgogne  déclare  lui  être  échue  et  devoir  lui 
appartenir  une  coyhe  (barque)  anglaise,  chargée  de 
harengs,  échouée  à  L'Écluse.  —  1387.  Mémoire  sur 
des  pétitions  divei'ses  présentées  par  les  habitants  de 
L'Écluse. —  5  avril  1388  (?)  Mémoire  sur  la  situation  de 
la  ville  de  L'Ecluse,  adressé  au  chancelier  du  duc  de 
Bourgogne.  —  T'  octobre  1.388.  Réponse  d'Alard  de 
Berghe,  Dancart  do  Hoegerande  et  Macs  de  Schœne- 
velde,  baillis  et  r-oceveur  de  L'Écluse,  aux  chancelier 
et  conseil  du  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  d'une  nef 
appartenant  à  ce  prince  à  L'Écluse.  —  1388.  État  des 
frais  de  construction  du  nouveau  château  érigé  à 
L'Écluse.  —  i:î89.  Confirmation  par  Marguerite, 
duchesse  de  Bourgogne,  de  la  convention  conclue 
entre  les  bourgmestres  et  échevins  do  L'Ecluse  et  ceux 
du  Franc  de  Bruges,  au  sujet  du  droit  de  juridiction  sur 
deux  placer  dites  Ooi^t-cuere  eiZuut-cuere,  enclavées 
dans  le  pour  pria  de  la  forteresse  de  ladite  ville  de 
L'Écluse.  —  Paris,  le  21  mars  1390.  Bail  fait  par 
Bénédict  Dugal  àJeanPortefin  d'une  nef  appartenant 
au  duc  do  Bourgogne  et  se  trouvant  au  havre  de 
L'Écluse.  —  15  avril  1390.  Information  secrète  faite 
en  la  ville  de  L'Ecluse  par  le  sire  de  La  Chapelle, 
souverain  bailli  ilc  Flandre,  Pierre  Heyns,  contrôleur 
des  comptes  du  ducdt^  Bour^^ogne,  et  Sandre  Spierinc, 
écoutôte  de  Bruges,  pour  savoir  «  comment  nostre 
grant  nef  del  Esclust»  a  esté  périe  et  froissiée  d'un 
bout  à  l'autre,  dont  il  nous  déplaisl  forment,  car  nous 
tenons  que  ce  vient  par  défaut  du  gouvernement  de 
nostre  bailli  del  eaue  et  des  autres  qui  avoient  de  par 
nous  (le  duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre)  la 
garde  d'icelle,  etc.  ».  —  138(>-1400.  Copie  des  lettres 
de  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  en  date  du  4  octobre 
1390  et  du  15  mai  1400,  et  de  celles  de  la  duchesse 
Marguerite,  en  date  du  28  février  1386,  au  sujet  du 
droit  de  bâlardiso  â  L'Écluse.  —29  janvier  1391.  Lille. 
Cession  par  Amould  de  le  Mare  au  duc  de  Bour- 
gogne, des  prisons,  maison  et  moulin  -du  château  de 
L'Écluse  ;  —  reconnaissance  de  cettt»  cession  passée 


Nord.  —  Série  B.  —  Tomk  I  (.^  Partie). 


:r>4 


ARCHIVES  DU  NORD. 


devant  le  gouverneur  du  souverain  bailliage  de  Lille, 
le  1*^'  avril  1391.  —  Arras,  le  18  avril  (après  Pâques) 
1392.  Remise  par  le  duc  de  Bourgogne,  comte  de 
Flandre,  à  Arnould  de  Le  Mare,  de  Ta  monde  encourue 
par  Ini  pour  avoir  fait  plusieurs  ratures  dans  les 
comptes  de  la  vîllo  de  L'Ecluse.  —  Bruges,  le  12 
décembre  1393.  Rappel  de  ban  accordé  à  plusieurs 
bourgeois  de  L'Ecluse  par  le  souverain  bailli  de 
Flandre.  —  Même  date.  Notification  par  Charles  VI, 
roi  de  France,  aux  trésoriers  généraux  des  aides 
ordonnées  pour  la  guerre,  du  maintien  de  Gilles, 
seigneur  de  Wargnies,  comme  capitaine  du  château  de 
L'Écluse  avec  une  garnison  de  310  hommes  dont  il 

fixe  les  gages.  —  10  juillet  1*394.  Lettres  des  échevins 

* 

de  L'Ecluse  au  sujet  des  héritages  cédés  au  duc  de 
Bourgogne. —  (!lonflans-lès-Paris, octobre  13î^.  Lettres 
par  lesquelles  le  duc  de  Bourgogne  autorise  la  ville  de 
L'Écluse  à  faire  enregistrer  les  bières  de  Hollande  à 
leur  entrée  dans  la  ville,  moyennant  une  rente 
annuelle  de  cent  sous,  payable  à  son  domaine.  — 
L'Écluse,  le  2  novembre  1397.  Acte  par  lequel  les 
échevins  de  la  ville  de  L'Ecluse  s'engagent  à  servir 
ladite  rente.  —  Lille,  le  14  août  1399.  Accord  entre  le 
receveur  général  de  Flandre  el  Dine  Stevote,  fermier 
du  ballast  à  L'Écluse,  au  sujet  de  ladite  ferme.  — 
26  octobre  1399,  Lille.  Accord  au  sujet  des  terrains 

r 

employés  pour  y  établir  les  fortifications  à  L'Ecluse. 
—  Conflans-lez-Paris,  février,  et  L'Écluse,  mars  1400. 
Acceptation  par  les  échevins  de  L'Ecluse  de  l'accord 
proposé  par  le  duc  de  Bourgogne  pour  la  terre 
d'Upscote  et  le  fief  de  Jean  de  (lleyhem  qui  sont 
englobés  dans  les  fortifications  de  la  ville.  —  Sans 
date;  XIV®  siècle.  Mémoires  présentés  à  la  duchesse 
de  Brabant  et  au  duc  do  Bourgogne  au  sujet  de  l'état 
et  du  mauvais  gouvernemenl  de  la  ville  de  L'Écluse; 
des  crimes  qui  y  sont  commis  ;  do  la  construction  de 
la  prison  par  Arnould  de  le  Mare  pendant  qu'il  était 
bourgmestre  sans  que  les  habitants  voulussent  y 
contribuer;  des  requêtes  des  habitants  pour  obleriir 
quelques  diminutions,  prorogalions  de  paiement  et 
autres  grâces  à  cause  de  l'incendie  survenu  dans  leur 
ville  ;  ordonnance  poui*  la  démolition  des  maisons  et 
tavernes  sises  à  proximité  du  château  de  L'Ecluse  ;  — 
Etat  des  rentes  dues  par  la  ville  de  L'Ecluse  ;  liste  des 
rentiers  et  pièces  concernant  le  paiement  desdites 
rentes  ;  commission  donnée  à  Guillaume  de  Gheetsem 
comme  receveur  des  deniers  affectés  aux  travaux  du 
château  de  L'Écluse  et  de  la  tour  de  Bourgogne  ; 


vivres  et  garnisonH  (provisions)  pour  l'armement  de 
(juatorze  nefs,  barges  (barques)  et  bargaz,  étant  à 
L'Écluse  ;  règlement  du  port  de  L'Écluse  ;  requête  des 
marchands  de  L'Écluse  au  sujet  d'une  saisie  opérée 
sur  eux,  en  mer,  par  des  marchands  anglais  au  mépris 
de  la  trêve  existante;  mémoire  sur  les  dommages 
causés  par  les  connlns  (lapins)  dans  les  digues  entre 
L'Écluse  et  Ostende;  démêlés  entre  les  échevins  et 
habitants  de  L'Ecluse  el  ceux  du  Franc  de  Bruges,  au 
sujet  des  hauteurs,  prééminences  et  juridictions  que 
les  premiers  s'arrogeaient  sur  les  seconds;  accord  à  ce 
sujet.  —  Sans  date  ;  XI V'^  siècle.  Lettres  par  lesquelles 
les  échevins  de  L'Écluse  font  connaître  que  si  une 
bannière  aux  armes  de  Bruges  a  été  arborée  sur  des 
vaisseaux  de  L'Ecluse,  c'est  qu(»-  le  matelot  qui  l'a 
arborée  l'avait  prise  sur  les  Anglais  et  ignorait  que  ce 
fut  une  bannière  de  Bruges.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle. 
«  Fraudes,  maléfices  et  déceptions  faits  et  perpétrés 
par  Arnould  de  \a\  Mare  dans  les  ville  et  échevinage 
de  L'Ecluse,  depuis  qu'il  a  esté  délivré  de  prisou  au 
chastel  de  Lille,  pour  lesquels  et  afin  de  donner 
exemple  à  tous  aultres  de  eulx  garder  de  mesprenre, 
il  a  esté  de  par  le  seigneur  et  la  loy  de  L'EscIuse, 
banni  jusques  à  leur  rappel  dit  et  prononcé,  hors  de 
ladite  ville  sur  sa  terre  ».  —  Paris,  le  10  mai,  sans 
date  d'année  ;  fin  du  XIV*"  siècle.  Lettre  du  duc  de 
Bourgogne  à  ses  gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet 
du  débat  pendant  entre  lui  et  les  gens  du  sire  de 
La  ïrémoille  relativement  aux  harengs  et  autres  biens 
pris  au  port  de  L'Ecluse. 


B.  1405.  (G{5rton.)  —  22  i)i«'i'os,  parohcmin,  11  pitvcs  ci 
2  poiiloaux,  papier;  30  sceaux,  la  plupart  brisés  ou  incompleis. 


i40t-i4â9. —  Li'ilclaiie.  —  Arras,  le  6  nov(îmbrc 
1401.  Défense  aux  habitants  de  L'Ecluse  d'aller  acheter 
de  la  viande  aux  boucheries  du  village  de  Hannequins- 
werne  situé  dans  le  Franc  de  Bruges,  sous  peine  de  con- 
fiscation et  d'amende.—  '.\  mai  1402.  Lettres  du  duc  de 
Bourgogne  confirmant  les  marguilliers  de  l'église Ste- 
Anne  en  la  ville  de  LaMude  près  L'Ecluse  dans  ledroit 
de  lever  pour  l'entretien  deleuréglise,  un  gros,  monnaie 
de  Flandre,  «  en  jour  de  fête  »  sur  chaque  nef  chaînée 
ou  déchargée  au  port  de  L'Ecluse  ;  lettre  du  bailli  de 
L'Écluse  au  chancelier  de  Bourgogne  sur  la  même 
affaire.  —  25  novembre  1402.  Enquête  au  sujet  de  ce 
droit.  —  2  mars  1403.  Lettres  de  Gilles  Le  Foulon, 


CHAMBKK  DES  COMI^'ES  1)K  LILLE.  —  TRESOR  DKS  CHARTES.  —  L'ECLUSE. 


355 


bailli  de  l'eau,  el  de  Pierre  Gherbode,  bailli  de 
L'Ecluse,  au  chaucelier  du  duc  de  Bourgogue,  touchant 
la  perception  de  ce  droit.  —  1405.  Enquête  faite  par 
le  bailli  de  l'eau  et  par-  le  receveur  de  L'Ecluse, 
touchant  Waulier  de  Le  Gâte  el  ses  associés,  fermiers 
du  droit  de  deux  gros  sur  les  hoppeubier  (cervoises 
de  Hollande)  entrant  dans  le  porl  de  L'Écluse.  —  1405. 
Requête  de  plusieurs  marchands  de  l'Ecluse  et  de 
Bruges  à  Felfet  d'obtenir  la  reslitution  de  certains 
biens  qui  leur  ont  été  capturés  par  les  Anglais.  — 
12  août  1406.  Adjudication  au  duc  de  Bourgogne, 
comte  de  Flandre,  par  les  bailli  et  échevins  de  L'Écluse, 
pour  cause  de  non-payement  de  rentes,  de  certains 
fiefs  sis  au  polder  de  Robe  et  de  Maral  à  La  Mude.  — 
1411.  Liste  des  personnes  ayant  acquis  des  rentes,  la 
plupart  à  deux  vies,  sur  la  ville  de  L'Ecluse.  —  6  mai 
1418;  27  octobre  1420;  20  octobre  1421.  Acquisition 
I>ar  le  duc  de  Bourgogne  de  deux  maisons  et  d'un 
terrain  contigu,  sis  en  la  ville  de  l'Ecluse,  pour  y 
établir  les  prisons  dudit  prince.  —  4  septembre  1422. 
Iteil  à  Wautier  Kemps  de  6  mesures,  30  verges  de 
terre,  sises  enl'échevinage  de  La  Mude,  dans  lepoWe/- 
dit  le  Hotule-Robe.  —  10  avril  1 12(5.  Réintégration  au 
ilomaine  du  duc  de  Bourgogne,  «îomte  de  Flandre, 
pour  cause  de  non-payement  de  rentes,  d'une  pièce  de 
terre  sise  à  L'Écluse.  — 17  mars  1433.  Autorisation 
accordée  aux  échevins  de  L'Ecluse  de  lever  six  mites 
sur  chaque  charge  de  poisson,  amenée  par  aucuns 
fjuerdenuiers  ou  mandedfyighers  (portefaix)  sur  le 
marché  dudit  L'Écluse  et  huit  mites  par  chaque  huit 
(P'ossies  de  poisson  semblablement  vendues,  audit 
lieu.  —  29  mai  1434.  Prorogation  de  l'octroi  qui  se 
lève  sur  le  poisson  de  mer  vendu  au  marché  de 
L'Écluse.  —  Septembre  1 137.  Privilèges  accordés  par 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  aux  marchands-pêcheurs 
de  L'Éduse.  — 11  mai  li!î8.  Renonciation  par  la  ville 
de  L'Écluse  à  l'appel  qu'elle  avait  interjeté  de  la 
sentence  de  rémission  accordée  par  le  duc  de  Bour- 
gogne à  la  ville  de  Bruges.  —  1441.  Débats  entre  les 
bourgeois  de  L'Écluse  et  ceux  de  Bruges  au  sujet  des 
privilèges  de  Yétaple  de  L'Ecluse.  —  5  juillet  1442. 
Lettre  du  receveur  général  de  Flandre  et  d'Artois  au 
bailli  de  l'eau  et  au  receveur  de  L'Écluse  pour  les 
inviter  à  venir  le  voir  à  Bruges  afin  de  conférer  d'une 
matière  importante,  conformément  aux  ordres  de  la 

duchesse  de  Bourgogne.  —  30  janvier  1445.  Lettres 

* 

par  le  squelles  les  échevins  de  L'Ecluse  créent  une  rente 
viagère  au  profit  de  Jacques  van  Zyl  afin  d'être  à  même 


de  contribuer  à  l'aide  acconlée  au  duc  de  Bourgogne. 
— 21  juillet! 4 16.  (Constitution  de  rentes  par  la  ville  de 
L'Écluse  au  profit  de  deux  particuliers,  afin  de  payer 
la  somme  do  cent  livres,  demandée  par  le  duc  de 
Bourgogne  à  la  dite  ville  à  titre  d'aide.  — 7  décembre 
1446.  Bulle  du  pape  Eugène  IV  assurant  à  Gérolph  do 
Noie  la  jouissance  des  revenus  de  l'église  Notre-Dame 
de  l'Écluse  dont  il  avait  été  nommé  doyen.  —  2  no- 
vembre 1447.  I^ettî-es  par  lesquelles  le  vicaire  général 
de  Jean,  évèque  de  Tournai,  nomme  maître  Adrien 
Eloi  curé  de  l'église  paroissiale  de  L'Ecluse.  —  Bruges, 
le  12  septembre  1419.  Appoinlement  conclu  entre  le 
duc  de  Bourgogne  et  la  ville  de  L'Écluse,  en  vertu 
duquel  le  Duc  jouira,  sa  vie  durant,  d'un  droit  de 
2  gros  sur  chaque  tonneau  de  cervoise  étrangère  à 
payer  par  l'acheteur,  desquels  2  gros,  monnaie  de 
Flandre,  Lubrecht  Stopelare  aura,  sa  vie  durant,  un 
demi-gros.  —  12  septembre  et  30  octobre  1 449.  Rati- 
fication de  raccord  conclu  entre  la  ville  de  L'Écluse  et 
le  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  des  droits  que  celui-ci 
prélèvera  sur  chaque  tonneau  de  «  ceiToise  eslrange  » 
importé  el  vendu  en  ladite  ville.  —  Bruges,  le  3  sep- 
tembre et  L'Écluse  le  30  octobre  1449.  Lettres,  des 
bourgmestres  el  échevins  de  L'Écluse  vidimant  celles 
du  duc  de  Bourgogne  par  lesquelles  ce  prince,  pour 
contribuer  au  repeuplement  et  à  la  prospérité  de  ladite 
ville,  affranchit  ses  habitants  du  droit  de  lagan,  sur 
les  nefs  naufragées,  sa  vie  durant.  —  12  novembre 
1449.  Ratification  par  l'abbé  de  St-Pierre-lez-Gand  des 
comptes  de  la  recette  des  biens  d'Oostbourg  et  Ysen- 
dick,  présentés  par  Jacques  Mayer,  curé  de  Noire- 
Dame  de  L'Ecluse,  et  Gauthier  (^oolemant. 


H.  l'iiM).  (Carton.)  —  (5  pièces,  pafi'lioinin  ;  4  pièces  et  2  cahiers, 
15  feuillets,  papier  ;  h  sceaux  mutilés. 


t4ftt-i  6tS.—  L'ÉelaMC.— 3  et  12  août  1451  .Obliga- 
tion desbourginestre,  échevins,  conseil  et  communauté 
de  la  ville  de  L'Écluse,  montant  à  la  somme  de 240  livres 
parisis  de  rente  héritable,  due  annuellement  par  eux  au 
duc  de  Bourgogne,  à  cause  de  l'arrentement  par  eux  fait 
de  certaines  terres  gisantes  devant  ladite  ville  et  qui  leur 
appartiennent  en  commun  avec  la  ville  de  Bruges, 
laquelle  de  son  côté  est  redevable  de  la  même  rente. 
—  12  mai  1453.  Lettres  patentes  du  duc  de  Bour- 
gogne nommant  Jean  le  Stoppelaere,  èyard  des 
cervoises  étrangères  arrivant  dans  le  port  de  L'Écluse. 


.-ioT) 


ARCHIVES  DU  NORD. 


—  19  juin  1454.  Confirmation  par  le  même  prince  des 
privilèges  des  francs  poissonniers  de  la  ville  '  de 
L'Écluse.  —  Juin  1455.  Lettres  patentes  du  duc 
Philippe  le  Bon  octroyant  aux  échevins  et  conseil  de 
la  ville  de  L*Ecluse  le  droit  de  prononcer  le  bannisse- 
ment, tant  en  franche  \6rM  commeen  plaids  généraux, 
hors  de  ladite  ville  et  du  comté  de  Flandre.  — 
15  janvier  1470.  Constitution  d'une  rente  de  10  esca- 
lins  gros  par  an,  en  faveur  de  demoiselle  Marguerite 
Van  den  Love,  religieuse  au  couvent  de  Sle-Claire 
hors  Gand,  à  la  charge  de  la  ville  deL'Kciuse.  — 
Sans  date;  XV*  siècle.  Etat  des  revenus  et  des  charges 
de  la  lerre  de  L'Ecluse.  —  Sans  date  ;  XV®  siècle. 

Lettre  par  laquelle  Macs  do  Sconevelde,  bailli  de  l'eau 

* 

à  L'Ecluse,  demande  au  duc  de  Bourgogne  les  pouvoirs 
nécessaires  pour  poursuivre  des  individus  qui  ont 
dérobé  du  sfocrlsch  et  dos  harengs  dans  des  nefs 
entrées  au  port  de  l'Ecluse.  —  Sans  date;  XV®  siècle. 
Lettres  des  gens  des  (Comptes  à  Lille  à  Georges  de  la 
Boede,  secrétaire  du  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  de 
la  vériflcalion  et  de  l'expédition  des  lettres  patentes 
du  Duc  lui  accordant  une  pension  de  20  livres  de 
gros. par  an  sur  la  ville  de  L'Ecluse.  —  Sans  date; 
XV*  siècle.  Ordonnance  du  duc  do  Bourgogne 
prescrivant  au  receveur  de  L'Ecluse  de  vendre  les 
garnisons  (provisions  de  vivres)  des  châteaux  qu'on 
ne  peut  bien  garder  et  d'employer  l'argent  provenant 
de  cette  vente  à  l'approvisionnement  d'autres  places. 

—  Bruges,  le  20  décembre  150L  Lettre  de  Jacques 
Kilboetre,  receveur  général  de  Flandre,  aux  seigneurs 
de  la  Chambre  du  conseil  de  l'Archiduc,  au  sujet  des 
mesures  à  prendre  pour  améliorer  le  Zwin  et  le  port 
de  L'Écluse.  —  30  novembre  1523.  Lettres  des  bourg- 
mestres  et  échevins  des  villes  de  Damme,  L'Ecluse  et 
Ostende,  par  lesquelles  ils  promettent  de  renoncer  à 
l'autorisation  quMls  ont  de  mettre  en  mer  un  certain 
nombre  de  bicses  (bateaux  pour  le  cabotage)  sans  payer 
aucun  droit,  si  ce  n'est  pour  les  tonneaux  de  harengs 
pleinset;x/c*$«^eV,s,  touteslesfoisqu'ilplairaàl'Ëmpereur 
et  à  ses  successeurs  de  révoquer  celte  autorisation.  — 
Sans  date  ;  XVr  siècle.  Mémoire  présenté  dans  le  procès 
entre  les  habitants  de  L'Ecluse  et  ceux  du  Franc  de 
Bruges,  au  sujet  du  droit  de  pêche  que  ces  derniers 
prétendaient  avoir  toujours  exercé  à  l'endroit  où  s'est 
élevée  et  développée  la  ville  de  L'Écluse. —  Sans  date; 
XVP  siècle.  -—  État  des  travaux  exécutés  au  Grand 
Château  de  l'Empereur  à  L'Écluse  par  Jean  van 
Rysselo,  plombier  à  Bruges. 


Layette  103.  —  Beverkn.  —  Bierwuet. 

H.  1407.  (Carton.) —  lo  pi(Vos,  parohcmin  ;  12  sceaux 

incomplets  ou  écrasés. 

it<M»-tSS6.  —  HeTeren.  --  20  mai  12(i0.  («  I/f/H 
del  Incarnation  MCC  et  sissante,  le  dioes  (jeudi) 
armant  Penthecoste  »).  Lettres  de  Thierri  de  Boveren, 
châtelain  de  Dixmude,  promettant,  sous  peine  de 
mille  livres,  monnaie  de  Flandre,  d'amende,  de  s'en 
rapporter  au  jugement  des  arbitres  nommés  pour 
terminer  les  difficultés  pendantes  entre  lui  et 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  au  sujet  des  fjoux- 
tinesai  moëres  de  (^alloo,  Werrebrouck  et  Kildrec. 

—  Août  1282.  («x  En  l'an  del  incarnation  Nosirp 
Signeur  mil  deus  cens  quatre  vins  et  deus,  cl  mois 
d'aoust  »).  Lettres  par  lesquelles  Thierri,  sire  de  Beve- 
ren,  châtelain  de  Dixmude,  déclare  que  le  consentement 
donné  par  Henri,  son  frère,  à  ce  qu'Agnès,  femme  dudit 
Thierri,  jouisse  après  sa  mort,  de  la  maison  de  Bevoren 
avec  le  douaire  ordinaire,  ne  portera  pas  préjudice  aux 
droits  dudit  Henri  sur  les  alleux  qui  lui  appartiennent. 

—  Larne,  le  12  novembre  1307.  (« le  dymence 

après  le  saiid  Martin  en  y  ver  »).  Procuration  donnée 
par  Jean,  jadis  évèqno  de  Pùtenza^  sire  de  Beveren, 
pour  le  défendre  dans  son  procès  contre  la  duchesse  de 
Lorraine.  —  Cologne,  le  iÔjanvier  1309.  («  A  Coloin- 
gne,  le  jœsdi  après  les  octaves  de  le  Thye/tine,  Van 
de  grâce  mil  trois  cens  et  wyt  »).  liOttres  par  lesquelles 
Jean,  duc  de  Lothier  et  de  Brabant,  Gérard,  comte  de 
Juliers,  Renaul,  sire  de  Fauquemont  et  de  Montjoie, 
Florent  Bertout,  sire  de  Berlaer,  promettent  de  dédom- 
mager Robert,  comte  do  Flandre,  de  la  levée  de  la 
saisie  faite  sur  une  partie  de  la  terre  de  Beveren.  — 

4  mai  1300.  («  Le»  dimcnche  après  rinrention  sainte 
Crois  au  mois  de  may  »).  Lettres  par  lesquelles 
Isabelle,  duchesse  de  Ix)rraine,  (*ommet  Jacques  de 
Vienne  et  Pierre  de  La  Warde,  ses  procureurs,  pour 
rentrer  en  possession  de  la  terre  de  Beveren. —  Paris, 
en  Parlement,  le  5  février  1310.  («  —  Die  Jovis  post 
candelam,  anno  Domini  M^  CC(y  nono  ».)  Arrètdu 
Parlement  au  sujet  du  château  de  Beveren.  —  Paris, 
le  13  juillet  1311.  Nomination  par  Philippe  IV,  roi  do 
France,  de  commissaires  pour  exécuter  l'arrêt  du 
parlement  de  Paris  au  sujet  de  la  terre  de  Beveren.  -r 

5  août  1313.  (<i^  Le  dietnenche  apriès  le  saint  Pière 
entrant  aotist  »).  Déclaration  par  Louis,  comte  d(» 
Nevers  et  de  Rethel,  fils  aîné  du  comte  do  Flandre, 


CHAMBHK  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  MlDDELMOlRCi. 


a57 


(les  sommes  dues  par  lui  pour  racquisilion  de  la  terre 
de  Beveren.  —  Marligny,  le  16  mars  1335.  («  Ia 
Joesdt/y  pronier  aprh  les  octaves  des  brandons,  l'an 
de  grâce  ^n  il  trois  ccifis  trente  et  quatre  »).  Accord  entre 
Louis,  comte  de  Flandre  ol  Hue  de  Lorraine,  au  sujet 
de  la  vonle  faite  audit  comte  par  ledit  Hue,  delà  terre 
de  Heveren.  —  Fampoux,  le  3  septembre  1335.  Lettres 
parlesquellesHuedeLorraine,siredeMartigny,accepte 
de  Louis,  comte  de  Flandre,  une  rente  assignée  sur 
le  comté  de  Relhel,  à  cause  de  la  vente  de  la  terre 
de  Beveren  ;  —  confirmation  par  les  mêmes  du  traité 
fait  entre  eux  pour  ladite  vente.  —  6  septembre  1335. 
(«  Ix  mercredi  avant  Nostre-Danie  en  septembre  »). 
14  janvier  1382.  Lettres  par  lesquelles  Jean  van  den 
Steen,  châtelain  de  Beveren,  et  Volnare  Willaes, 
châtelain  de  T'Saeslumher,  certifient  que  Jean,  fils  de 
Pierre,  maître  des  marais  (brouckmestre)^  a  fait  faire, 
à  ses  dépens,  plusieurs  réparations  aux  fossés  et 
écluses  des  marais  situés  au  Kieldrecht.  —  24  juin 
1383-24  juin  l.*384.  Compte  présenté  par  Nicolas 
Vyds,  châtelain  de  Beveren,  des  recettes  et  dépenses 
de  la  terre  de  Beveren.  —  Pâques  11385.  Attestation 
par  Robert  de  Maersschalc,  chevalier,  seigneur  de 
Blawswelt,  qu'il  a  reçu  de  Nicolas  Vyds,  châtelain  de 
Beveren,  la  somme  de  15()  livres  parisis  pour  le  terme, 
échu  à  Pâques  1385,  d'une  rente  viagère  de  30()  livres 
que  le  duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  lui  a 
accordée  sur  le  domaine  de  Beveren. 

H.  IW)H.  ((iaploii.)  —  12  pièces,  parchemin  ;  .")  pièces,  papier. 

ISAS-ULVl*"  filècle.  —  Blerwilet.  —  Damme,  le 
2  avril  I3i3.(^  Le  IP  Jour  d'avril  Tan  XL//»).  Lettre 
|)ar  laquelle  Louis,  comte  de  Flandre,  donne  à  Jean 
Hallinc,  tous  les  profits  (»t  émoluments  du  tonlieu 
établi  sur  les  vaisseaux  qui  entrent  dans  le  porl  de 
Bierwliet.  —  20  mars  1384.  Attestation  par  Basse 
Mulard,  chevalier,  et  Huges  Braem,  capitaine  de  la 
ville  de  Bierwliet,  au  nom  des  sergents  et  gens 
d'armes  envoyés  au  secours  de  ladite  ville,  qu'ils  ont 
reçu  des  baillis  de  Bruges  et  de  l'Eau,  chacun  pour  la 
moitié,  la  somme  <le  564  livres,  2  sols,  pour  la  solde 
desdits  hommes  d'armes.  —  24  avril,  5  septembre 
27  octobre,  21  novembre,  8  décembre  1384.  Revues 
des  hommes  d'armes  composant  la  garnison  de 
Bierwliet.  —  12  mai  I3&i.  .\tteslation  par  Basse 
Mulard  et  Hugues  Braem,  qu'ils  ont  reçu  de  Henri 
Lippin,  receveur  général  de  Flandre ,  la  somme  de 


600  francs,  à  compte  de  celle  de  1.391  francs,  2  sols, 
due  pour  les  gages  dé^s  hommes  d'armes  du  château  de 
Bierwliet. —  Sans  date  ;  XIV  siècle.  Pièce  concernant 
la  perception  du  tonlieu  de  Bierwliet  et  de  Bouchoule. 
—  27  décembre  1416.  Evocation  au  Conseil  deFlandn* 
du  procès  mû  entre  Guyot  Le  Jay  et  Louis  Bruicq,  au 
sujet  des  arrérages  du  tonlieu  de  Bierwliet.  — 
1492.  Mémoire  concernant  le  tonlieu  qui  se  lève  en 
Flandre  et,  notamment  à  Bierwliet,  sur  chaque  last 
de  harengs.  —  Sans  date  ;  XV*  siècle.  Réponse  de  Maës 
Sconeyans,  bailli  de  Bierwliet,  à  la  demande  de 
renseignements  faite  par  les  gens  des  Comptes  à  Lille 
au  sujet  des  hôpitaux  et  maisons-Dieu,  fondés  dans  le 
bailliage  de  Bierwliet,  par  laquelle  il  annonce  qu'il 
n'y  a  à  Bierwliet  qu'un  pauvre  hôpital,  fondé  par 
Guillaume  le  (^appre,  bourgeois  de  ladite  ville,  en 
l'honneur  de  St-Jean  l'Évangéliste,  dans  lequel 
hôpital  doivent  se  trouver  quatre  sœurs  pour  visiter 
les  pauvres  ;  cette  maison  a  pour  revenu  environ 
4  livres  gros,  monnaie  de  Flandre,  «  car  le  revenant  et 
rentes  qu'elle  avoit  e.st  de  piéçà  perduz  et  noyez  par  la 
tempeste  et  inondation  de  la  mer  »;  cet  hôpital  est 
gouverné  par  les  bourgmestres  de  ladite  ville.  —  Sans 
date  ;  XVI®  siècle.  Requête  et  mémoire  concernant  les 
tonlieux  de  Biervliet. 


Layette  104.  —  Middelbourg. 

H.  1401K  (Canon.)  —  'i  pièces  et  3  rouleaux,  parchemin  ; 
'M  pièces  et  8  cahiers,  100  feuillets,  papier  ;  4  sceaux  incomplets. 

• 

tS«S-t49S.  —  Mlddelbours*  —  1363.  Rôle  des 
impositions  de  la  terre  de  Moerkerke  dans  la  seigneurie 
de  Middelbourg. —  27  juillet  1446.  Extraits  du  comptt» 
des  droits  perçus  par  la  ville  de  Middelbourg  sur  les 
marchandises  qui  arrivent  en  la  ville  par  l'Escaut 
occidental  ainsi  que  sur  celles  que  les  Anglais  viennent 
y  acheter.  —  13  février  1451.  lettres  de  Philippe,  duc 
de  Bourgogne,  prononçant  l'union  à  son  domaine  du 
fief  de  Middelbourg.  —  1451-1 4^3.  Copie  de  différents 
titres  relatifs  à  la  donation  de  la  terre  de  Middelbourg 
par  le  duc  de  Bourgogne  à  Pierre  Bladelin,  son 
conseiller  et  maître  d'hôtel.  —  1457.  Pièces, relatives 
à  cette  cession.  —  1463.  «  Minute  des  advertissemens 
envoyez  p^ir  les  gens  des  Comptes  aux  commissaires 
ordonnez  par  Monseigneur  le  duc  (de  Bourgogne)  à 
enquérir  de  la  haulte  justice  »  que  Pierre  Bladelin 


358 


ARCHIVES  DU  NORD. 


réclame  en  sa  terre  de  Middelbourg.  —  1463.  Pièces 
relatives  à  la  haulo  justice  do  Middelbourg.  —  Avril 
1464.  Enquête  relative  à  la  haute  justice  de  Middel- 
bourg et  au  fief  des  l)riefs  d'Artrique.  —  15  et  18  juin 
1464.  Mandement  du  duc  de  Bourgogne  prescrivant 
aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille  de 
procéder  à  rontérinemonl  des  lettres  patentes  par 
lesquelles  il  a  fait  don  à  Pierre  Bladelin  de  la  haute 
justice  de  Middelbourg.  —  9  février  1469.  Lettres  et 
requête  des  habitants  de  Middelbourg:  au  sujet  du 
droit  de  cauchillon  que  le  duc  de  Bourgogne  préten- 
dait lever  sur  certains  biens  et  marchandises  arrivant 
dans  cette  ville.  —  1470.  Lettres  des  commissaires 
chargés  de  l'enquête  sur  le  droit  de  cauchillo7i  appar- 
tenant au  duc  de  Bourgogne  à  Middelbourg,  adressées 
aux  gens  des  Finances.  —  Sans  date;  vers  1470. 
«  Interrogatoires  qui  se  feront  aux  anchiens  de  la 
ville  de  Middelbourg  en  Zélande,  touchant  l'institution 
et  usance  du  droit  de  cauchillon  ».  —  31  mai  1471. 
Minute  d'un  avis  au  sujet  des  lettres  de  privilèges  que 
sollicite  du  duc  de  Bourgogne  Pierre  Bladelin  au 
sujet  des  personnes  qui  viendront  habiter  Middel- 
bourg. — 1473.  Pièces  relatives  à  l'exercice  du  droit 
de  haute  justice  à  Middelbourg  cédé  à  Pierre  Bladelin. 


Layette  105.  —  Quatre  Métiers. 

H.  1410.  (Carton.)  —  ^  pièces,  parchemin;  3  pièces,  papier, 

tstt-tâts.— ftaiitre  Métleni.—  Maie,  le  1*"' avril 
1311 .  («  Le  juewedi  (levant  le  Panke  Flori. ...»).  Lettres 
|)ar  lesquelles  Robert,  comte  de  Flandre,  déclare  avoir 
vendu  par  la  main  de  Pierron  Mesir,  son  valet  de 
chambi-e,  32bonniers  et  un  quartier  de  moëres  dans  la 
paroisse  d'Assenède,  sans  le  tréfonds,  tenant  à  celle  de 
l'abbaye  des  Dunes,  à  Glays  le  Cupère,  bourgeois  de 
Gand, moyennant  126  livres, faible  monnaie,  lebonnier. 
— 19  janvier  1371 .  Octroi  accordé  par  le  comte  de 
Flandre  aux  échevins  du  métier  d'Assenède,  pour 
établir  un  impôt  sur  les  habitants  jusqu'à  concurrence 
d'une  rente  de  150  francs  de  France  afin  de  satisfaire 
aux:  besoins  du  pays,  payer  les  dettes  arriérées  et  la 
quote-part  dans  les  6.000  francs  par  mois  imposés  sur 
le  pays  de  Flandre  ainsi  que  pour  subvenir  aux  frais 
de  b  reconstruction  de  leur  wierschaère  entièrement 
détruite  par  la  guerre.  —  13  juin  1387.  Attestation  par 


Gui,  fils  de  Gui  de  Flandre,  d'avoir  reçu  de  Gilles  den 
Bulre,  receveur  du  duc  de  Bourgogne,  comte  de 
Flandre,  la  somme  de  200  livres  parisis  pour  un  terme 
de  la  rente  qui  lui  a  été  accordée  sur  les  brie  fa 
d'Assenède.  —  Sans  date  ;  XIV®  siècle.  Relevé  des 
rentes  héritières  appartenant  à  Thôpital  de  Hulst.  — 
1423.  Avis  de  la  prise  à  bail  pour»  deux  ans  de  l'office 
de  schouteten  (écoutéte)  du  moulin  de  Schaeftinghen 
parMeersde  Bue. 


Layettks  106  et  107.  —  Namijr.  —  Dînant.  — 

Marienboubg. 

B.  1411.  f Carton.)  —  14  pièros  et  1  rouleau,  i»archeinin  ; 
10  pièces,  papier;  7  sreaux. 

•ti-IMIS.  —  Wimiur.  —  Criiztiaco ,  20  dé- 
cembre 911.  («  Datinn  XIII  kalendns  januariij  in- 
diclione  XfHI,  anno  XVIII  (1)  j'egni  Karoli.  Actum 
villa  Cruciaco  (2),  m  Dei  nnmine.  Amen  »).  Copie, 
du  XIV*  siècle,  du  diplôme  de  Charles,  roi  des  Francs 
(Charles-le-Simple),  accordant,  sur  la  requête?  des 
comtes  Garnier  et  Thierri  et  du  consentement  de 
Létard,  comte  du  pagus  ((^Imle^  à  Etienne,  évèque  de 
Cambrai,  l'autorisation  de  construire  un  château-fort, 
d'établir  un  marché  et*de  battre  monnaie  dans  la  villa 
d'Estorf,  située  dans  le  pagui<  (Vlncle  (3)  sur  la  Sarie, 
etc.  («  Villani  nomine  Le.storjj/iejéi,  pago  Indemi, 
super  flumine  vocabnlo  Sarteria  sitam,  multimodis 
tatn  barbare  gentis  quant  intedine  ctadis  subjectam 
periculum.,.  »).  —  Detringhem,  le  3  juin  1229. 
(*  Datum  apud  Detringhem,  tertio  Nonas  Junii, 
indicfione  necunda  »).  Diplôme  do  Henri,  roi  des 
Romains  (fils  de  Tempereur  Frédéric  11),  faisant 
connaître  aux  bourgmestres  et  habitants  de  Namur, 
Bouvignes  et  Sanson  et  à  tous  les  possesseurs  de  fief 
du  comté  de  Namur,  qu'il  a  concédé  ce  comté  en  fief  à 


(1)  L'original  de  ce  diplôme  qui  se  trouve  daus  le  fonds  de  lu 
cathéiirale  de  Cambrai  porte  XIX. 

(2)  L'original  porte  Cruzfiaco.  lu  auire  diplôme  conservr 
aussi  dans  le  fonds  de  la  cathédrale  de  Cambrai  indique  la  même 
forme. 

(3)  C'est  le  pagus  d'Aude  ou  d'Audenue.  I^  villa  dont  il  s'agit 
peut  dire  assimilée  au  hameau  de  Lestorf  entre  les  villages  de 
Scaltin  et  de  Sorcé  dans  le  pays  de  Namur  il)'.  Le  Glay. 
Glossaire  topographiqw  du  Cambrf'ais,  p.  I'i2). 


CIÎAMHRE  DES  COMPTES  DE  LILLE   —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  NAMIR. 


XH) 


Fernand,  comte  de  Flandre,  et  leur  ordonnant  de 
reconnaître  ce  dernier  comme  leur  seigneur  aussitôt 
après  le  décès  du  comte  actuel  de  Namur;  copie  du 
temps.  —  ('.ambrai,  le  V  novembre  1232.  («  Actian 
apuff  Cahieracuniy  lu  die  Oainiu/n  Sanctorutu, 
anno  Dohiini  MCC^  XXX^,  secundo,  7nense  no- 
venibri  »),  Pièce  concernanl  l'accord  qui  termine  les 
difficultés  entre  Henri  et  Marguerite,  sa  femme,  comte 
et  comtesse  de  Namur,  d'une  part,  et  Fernand  et 
Jeanne,  comte  et  comtesse  de  Flandre,  au  sujet  du 
comté  do  Namur.  —  Même  date.  Lettres  par  lesquelles 
Philippe,  comte  de  Boulogne,  déclare  que  Taccord  ci- 
dessuç  a  été  conclu  par  sa  médiation  et  par  celles  de 
plusieurs  grands  personnages.  —  Même  date.  Pareilles 
lettres  de  Henri,  archevêque  de  Reims.  —  Même  date. 
Pareilles  lettres  de  Milon,  évèque  de  Beauvais.  —  Sl- 
Amand,  le  3  novembre  1235.  («  Actuni  iqmd  sanctiua 
Ainandum,  tu  craMino  Aftwiaruhi,  anno  Doinmi 
AP  ce*  iricesimo  quinto  »).  Lettres  par  lesquelles 
Jacques  de  Bailleul,  chevalier,  reconnaît  tenir  en  fief- 
lige  de  Jeanne,  comtesse  de  Flandre  et  de  Haiuaut,  les 
terres  de  l^ambussart  et  de  Balaste.  —  Mayence,  le 
27  avril  12^48.  («  Datum  apud  Magiadiam  anno 
Domini  M""  CC"*  qaadrageswio  VIIP,  F"  kalendas 
Mail,  indiciionc  sefdiina  »)  (1).  Mandement  de 
Guillaume,  roi  des  Romains,  or/lonnant  aux  habitants 
du  comté  de  Namur  de  reconnaître  Jean  d'Avesnes 
pour  leur  seigneur;  sous  le  vidimus  d'Adolphe,  roi 
des  Romains,  en  date  du  15  juillet  1295.  —  Paris,  le 
10  octobre  12()2.  («  Data  m  Paris/ us,  an?io  Domini 
M^  C(y*  sexagesiiu<f  secundo,  in  octaois  beati  Dyo- 
nisiij  ihiperii  nostri  anno  ciyesimo  tercio  »).  Lettres 
par  lesquelles  B.  (Baudouin)  de  Courlenay,  empereur 
de  Conslantinople,  donne  pouvoir  a  Philippe,  son  fils, 
de  vendre  ou  d'engager  le  comté  de  Namur  et  les 
châteaux  de  Bouvignes,  Gollezinne,  Viesville,  Samson 
et  appartenances,  et  promet  de  tenir  pour  agréable 
tout  ce  que  son  fils  aura  fait  à  cet  égard  ;  —  mêmes 
lettres.  —  10  mars  12()3.  («  Datum  anno  Domini  M^ 
duceniesinio  scxagesinio  secundo^  die  lune  unie 
Hauios  palnuxèniu  »).  Lettres  par  lesquelles  Philippe, 
fils  de  l'empereur  Baudouin  de  Constantinople,  déclare 
avoir  vendu  lesdits  comté  et  châteaux  à  Gui,  comte  de 


(1)  Dans  le  texte  de  ce  inuiidcmeiit  inséré  dans  le  Premier 
Ccirtulnire  de  Hainaut,  pièce  l'ii,  l'indiction  est  indiquée  comme 
la  sixième.  CVst,  en  effet,  rindiction  sixième  et  non  la  septième 
qui  correspond  à  Tannée  i2'iS. 


Flandre  ;  —  mêmes  lettres.  —  Même  date.  Lettres  par 
lesquelles  le  même  Philippe  consent  à  ce  que  la  somme 
de  2().000  livres,  prix  de  cette  vente,  soit  payée  par  la 
comtesse  Marguerite  et  Gui,  son  fils,  au  roi  de  France. 
—  Même  date.  Mandement  du  même  aux  communautés 
et  habitants  du  comté  de  Namur,  etc.,  de  rendre  à 
Gui,  comte  de  Flandre  et  à  ses  successeurs,  tous  les 
hommages  et  serments  de  fidélité  qu'ils  pouvaient 
devoir  à  l'empereur  Baudouin.  —  Paris,  le  8  juin  1263. 
(«  Diduui  ParisiuSy  anno  Domini  M^  CC^sexagesimo 
tercio,  die  veneris  anlc  festum  heaii  Barnabe  apos- 
toli,  iniperii  vero  nostri  anno  viresinio  quarto  »), 
Lettres  par  lesquelles  Baudouin,  empereur  de  Constan- 
tinople, confirme,  sur  le  conseil  du  roi  de  France,  son 
cousin,  et  du  consentement  de  Philippe,  son  fils,  la 
vente  du  comté  de  Namur  et  des  lerres  et  châteaux 
énumérés  ci-dessus.  —  Douai,  le  19  juin  12t)3. 
(«  Datum  Doaci,  anno  Dmnini  MCC  secùagesimti 
tercio,  die  nutrtis  unie  Naiivitafem  beati  Jokannis 
Baptiste,  impe?^ii  nostri  a)ino  vicesimo  quarto  «>). 
Mandement  de  l'empereur  Baudouin  aux  prévôt, 
doyens  et  chapitre  de  Sl-Pierre  et  de  St-Auban  à 
Namur,  de  r<»glise  d'Andonne  et  à  tous  les  ecclé- 
siastiques du  comté  de  Namur,  les  informant  de 
la  vente  ci-dessus  et  leur  ordonnant  d'obéir  au  comte 
de  Flandre  comme  de  fidèles  sujets.  —  Même  date. 
Lettres  du  même  prince  au  roi  de  France  le  priant  de 
faire  délivrer  au  comte  de  Flandre  tous  les  titres, 
chartes  et  privilèges  qu'il  pourrait  avoir  concernant 
le  comté  de  Namur,  les  châteaux  de  Samson,  GoUezine 
et  appartenances  qu'il  lui  a  vendus.  —  Même  date. 
Lettre  du  même  prince  déclarant  quiil  s'est  déshérité 
desdits  cx)mtés,  châteaux,  etc.,  à  Waziers  sur  les 
confins  du  Hainaut,  à  une  lieue  de  Douai,  entre  les 
mains  de  Marguerite,  comtesse  de  Flandre  et  de 
Hainaut,  dont  ledit  comté  de  Namur  était  tenu  en  fief, 
our  en  adhériter  le  comte  Gui,  avec  consentement  de 
sa  part  à  ce  que  Louis,  roi  de  France  (Louis  IX),  reçoive 
le  prix  de  cette  vente.  —  25  juillet  1263.  («  Datum 
anno  Domini  millesimo  ducentesimo  sexagesimo 
tercio,  in  die  beati  Jacobi  apostoli  »).  Lettres  par 
lesquelles  Henri  de  Gueldre,  évêque  de  Liège,  reçoit 
noble  homme  Gui,  comte  de  Flandre,  pour  son  Itomme- 
lige  à  cause  du  château  de  Samson  et  de  ses  appar- 
tenancesy  promet  d'obseiTer  la  teneur  des  lettres  y 
insérées  et  de  prêter  secours  audit  comte  contre  toute 
personne  qui  voudrait  le  troubler  dans  la  jouissance 
du  comté  de  Namur. 


3(iO 


ARCHIVES  DU  NOR[). 


H.  1412.  (Carton.)  —  27  jiièces,   parrhemin  ;  2  pièces,   pî«pier  ; 
28  sceaux  dont  pliisiours  écrasés  ou  incomplets. 

iMMl-i9l»8.  —  iVMiiiur.  —Janvier  1:^64.  («  En  Can 
(tel  Incarnation  M  CC  sixante  et  trois,  el  mois  de 
janvier  »).  Lettres  par  lesquelles  Eustache,  sire  de 
Rœnx,  chevalier,  reconnaît  avoir  donné  à  Eustache, 
son  fils,  seigneur  de  Trazegnies,  tout  ce  qui  pourra 
lui  revenir  après  sa  mort,  dans  l'alleu  de  Morlanwez. 

—  Mai  1264.  («  Tja)i  del Incarnation  Nostre  Ségneur 
Jhèsu  Crisij  el  mois  de  mai  »).  Accord  entre  Henri, 
comte  de  Luxembourg,  et  Gui,  comte  de  Flandre, 
mettant  fin  à  leurs  débats  touchant  le  comté  de  Namur. 

—  Même  date.  I^tlres  par  lesquelles  Henri  de  Luxem- 
boui^  et  Marguerite,  sa  femme,  prient  le  pape 
Urbain  IV  de  confirmer  cet  accord.  —  Môme  date. 
IjCttres  des  mêmes  expliquant  un  article  dudit  accord. 

—  20  mai  1264.  («  Le  mardi  avant  la  St- Urbain  »). 
Lettres  par  lesquelles  les  mêmes  supplient  le  pape 
Urbain  IV  de  confirmer  les  lettres  ci-dessus.  —  Même 
date.  Lettres  par  lesquelles  les  mêmes  déclarent  avoir 
reçu  les  lettres  de  Gui,  comte  de  Flandre  et  marquis  de 
Namur,  de  Marguerite,  sa  mère,  comtesse  de  Flandre 
et  de  Hainaut,  adressées  aux  archevêques  de  Trêves 
et  de  Reims,  aux  évêques  de  Liège,  Metz,  Toul, 
Verdun,  Tournai,  Cambrai  et  Arras,  et  colles  de 
13  gentilshommes  chevaliers  qui  se  sont  constitués 
cautions  de  la  somme  de  25.000  livres  que  le  comte  Gui 
doit  leur  payer  à  la  Toussaint  dans  un  an.  —  21  mai 
1264.  («  Le  mercredi  avant  la  St'Urbai7i  »).  Lettres 
des  mêmes  recoonaissant  avoir  reçu  un  acompte  sur 
la  somme  ci-dessus,  en  vertu  de  l'accord  précédent 
et  pour  prix  de  la  vente  du  bois  de  Salezines.  — 
Même  date.  Lettres  par  lesquelles  les  maire,  échevins 
et  communauté  de  Namur  déclarent,  à  la  'demande  de 
Gui,  comte  de  Flandre,  que  si  le  payement  stipulé 
dans  l'accord  précité  n'a  point  lieu  exactement,  ils  le 
reconnaîtront  pour  leur  seigneur;  double  de  ces 
lettres.  —  Môme  date.  Lettres  par  lesquelles  Henri  de 
Luxembourg  et  Marguerite  de  Bar,  sa  femme,  décla- 
rent que  si  Gérard  de  Luxembourg,  leur  frère,  fait  la 
guerre  à  la  comtesse  Marguerite  et  à  Gui,  son  fils, 
ils  porteront  secours  à  ces  derniers.  —  Même  date. 
Lettres  des  mômes  mandant  que,  si  par  leur  faute,  le 
mariage  projeté  entre  le  fils  aîné  du  comte  Gui,  et 
Isabelle,  leur  fille  aînée,  n'a  pas  lieu,  ils  consentent  à 
ce  cpie  ledit  comte  Gui  jouisse  à  toujours  du  comté  de 


Namur.  —  29  mai  1265.  («  L'an  del  Incantation 
M  CC  sixeante  et  chuinCj  le  devcnres  devant  la 
Trinité  »).  Lettres  par  lesquelles  Henri,  comte  de 
Luxembourg,  déclare  que  la  renonciation  faite  par 
Gérard  de  Luxembourg,  sire  de  Durbuy,  son  frère, 
à  ses  prétentions  au  comté  de  Namur,  ne  portera  point 
préjudice  au  comte  Gui,  ni  à  la  paix  conclue  entre  eux. 

—  Juin  1266.  («  Données  à  Pai^U  en  Van  del  Incar- 
nation Nostre  Ségneur  JhésuCrist  mil  C Cet  LXsix, 
ou  mois  dejuingyOuXXVIl^  an  de  nostre  empire  »). 
Lettres  par  lesquelles  Baudouin,  empereur  de  Constan- 
tinople  (de  Roumenié)^  mande  à  Marguerite,  comtesse 
de  Flandre,  de  solder  en  son  nom  à  Campagne 
Franscisco  et  à  Thomas  Spillate,  marchands  de 
Florence,  un  acompte  sur  le  prix  du  comté  de  Namur. 

—  Mêmes  lettres  avec  cinq  autres  pièces  de  1268  sur 
le  même  sujet  analysées  ci-après  (copies  du  temps). 

—  Juillet  1268.  («  En  nostre  terre  de  Courtenay,  en 
Van  de  V incarnation  Nostre  Ségneur  Jhésu  Crist 
MCC  LVIII,  ou  mois  de  juignet,  et  ou  XXIX^  an 
de  nostre  emfnre  »).  Lettres  par  lesquelles  Baudouin, 
empereur  de  Constantinople,  reconnaît  avoir  reçu  de 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  sa  cousine,  par  la 
main  du  roi  de  France,  à  qui  elle  Ta  payée,  la  somme 
de  2.000  livres  parisis,  pour  le  troisième  terme  du 
prix  du  comté  de  Namur.  —  Même  date.  Lettres  par 
lesquelles  Philippe,  fils  de  l'empereur  de  Constan- 
tinople, quitte  Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  du 

payement  ci-dessus.  —  Paris,  août  1268.  (« el 

mois  d'aost  *).  Quittance  de  l'empereur  Baudouin  de 
la  somme  de  l.OCX)  livres  parisis  que  la  comtesse 
Marguerite  a  payée  pour  lui  à  Pierre  Mancel,  boui^eois 
de  Paris,  sur  le  prix  du  dit  comté  de  Namur.  —  1268. 
Lettres  du  même  reconnaissant  avoir  reçu  de  la  com- 
tesse de  Flandre  la  totalité  de  la  somme  de  20.000 
livres,  due  par  elle  pour  l'achat  du  comté  de  Namur. 

—  29  mai  1278,  à  Namur.  («  .1  Namur,  Fan  del 
Incarnation  Nostre  Ségneur  M  CC  LX  et  XVIII, 
le  dimenche,  après  l'Ascension  »).  Lettres  par 
lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  mande  à  Wautier 
Bertaut,  seigneur  deMalines,Willaume  de  Pietershem, 
chanoine  de  St-Lambert  de  Liège,  Pierron,  prévôt  de 
l'église  de  Béthune,  et  à  Gérard  de  Daules,  chevalier, 
qu'il  a  nommé  Jean  de  Menin,  son  procureur,  pour  le 
représenter  dans  ses  différends  avec  Jean,  évoque  de 
Liège.  —  Sans  date  ;  vers  1278.  Plaintes  des  bourgeois 
de  Namur  à  rencontre  de  ceux  de  Dinant  qui  s'étaient 
emparés   de   36    tonneaux  de  vin  d'Auxerre  et  de 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOll  DES  CHARTES.  -  NAMUR. 


301 


beaucoup  de  bois  à  leur  préjudice.  —  2  janvier  1279. 
{«  Lan  del  Incarnation  Nostre  Seigneur^  mil  deîis 
cens  sissante  disuit,  len  demain  doujour  de  Van  *). 
Lettres  par  lesquelles  Gilles,  sire  de  Berlaimont, 
prie  Thierry  Temprest,  receveur  du  comté  de  Namur, 
de  remettre  à  GiUot  Dauneit,  son  valet,  40  livres 
blans,  somme  qui  lui  est  due  pour  le  revenu  d*une 
année  de  son  fief  à  Namur.  —  6  novembre  1279. 
(«  Van  del  Incarnation  Nostre  Signor  mil  deus  cens 
sissante  dis  et  nuef,  le  jor  saint  Liénart  »).  Lettres 
par  lesquelles  Gérard,  sire  de /ace  (Jauche),  reconnaît 
avoir  reçu  de  Jacquemon  Branche,  maîeur  de  Namur, 
150  livres  de  lovignois  (monnaie  de  Louvain),  que  le 
comte  de  Flandre  lui  devait  pour  la  terre  de  Flerwis 
et  appartenances  qu'il  lui  avait  vendues.  —  3  mars 
1281.  («  En  fan  del  Incarnation  Nost7^e  Seigneur 
Jhésu  Crist  mil  deus  cens  et  quatre  vins,  le  lundi 
prochain  après  le  Bouhourdich,  el  mois  de  niarch  »). 
lettres  par  lesquelles  Henri,  comte  de  Luxembourg, 
déclare  reprendre  en  fief  et  hommage-lige  de  Gui, 
comte  de  Flandre,  les  château  et  ville  de  Poilvache  el 
tout  ce  qu*il  avait  tenu  jusqu'alors  en  franc  alleu  dans 
le  comté  de  Namur.  —  Limbourg,  le  21  octobre  1286. 
(«  A  Lembourg^  en  Van  del  Incarnation  Nostre 
Seigneur  mil  detis  cens  quatre  vins  et  sis,  le  lundi 
prochain  après  le  saint  Luch  le  éwangèliste  »). 
Lettres  par  lesquelles  Renaud,  comte  de  Gueldre  et 
duc  de  Limbourg,  donne  à  Gui,  comte  de  Flandre,  son 
fief  d'Âwans,  sis  dans  le  comté  de  Namur,  qui  lui  est 
échu  par  la  mort  de  Henri,  évoque  de  Liège,  son 
oncle.  —  Au  camp  devant  Stutgard,  le  28  octobre 
1286.  («  In  castris  ante  Stutgarten,  V  kalendas 
novembris,  indictione  XV^ ,  anno  Domini  millesitno 
ce  L  XXX^  sexto,  régni  vero  nostri  anno  XIIIP  »). 
Lettres  par  lesquelles  Tempereur  Rodolphe  de 
Habsbourg  accorde  son  pardon  à  Godin,  de  Namur, 
condamné  par  les  juges  et  échevins  de  cette  ville  à 
perdre  ses  droits  de  bourgeoisie  pour  avoir  rompu  les 
trêves.  —  15  juin  1287.  («  L'an  de  grasse  mil  deus 
cens  quatre  vins  et  set,  le  diemence  prochain  après 
le  saint  Barnabe  apostle  <►).  Lettres  par  lesquelles 
Wallerand  de  Montjoie,  sire  de  Fauquemont,  atteste 
que  par  devant  lui  plusieurs  habitants  du  comté  de 
Namur  ont  fait  leur  paix  à  la  suite  de  meurtres  et  de 
blessures  réciproques.  —  Namur,  le  9  décembre  1293. 
(«  A  Namur,  en  Van  de  grasce  7nil  deus  cens  quatre 
vins  et  trèze,  le  merhedi  ajjrès  le  jour  saint  Nicolay^). 
Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  termine 


les  débats  existant  entre  lui  et  les  échevins  de  Namur 
qui  s'en  étaient  rapportés  à  lui  comme  arbitre,  au 
sujet  de  droits  d'usage  dans  les  bois  de  Mortagne  ;  — 
de  la  justice  dans  la  ville  de  Namur;  —  de  l'alliance 
que  les  habitants  avaient  formée  contre  lui.  —  3  octobre 
1294.  («  Lan  de  grasse  mil  deus  cens  quatre  (vins) 
et  quatorze,  le  diemenclie  apriès  le  saint  Remy  »). 
Pierre  de  Sargines  (sic)  et  Jean,  châtelain  de  Ncsles, 
chevaliers,  envoyés  par  le  roi  de  France  pour  recevoir 
des  gens  du  comte  do  Flandre  la  prisée  de  la  terre  de 
Namur,  déclarent  qu'ils  n'ont  pas  encore  celles  de  la 
justice,  des  mortes-mains,  des  fourmoutures^  des 
échutes  des  bâtards  et  autres  droits  qui  doivenl  entrer 
dans  cotte  estimation.  —  23  août  1295.  («  Lan  de 
grâce  mil  deus  cens  qualité  rins  et  quinze,  le  mardi 
devaiit  le  jour  saint  Biétremieu  V apostle  3i>).  Lettres 
par  lesquelles  Gérard  de  Juliers,  sire  de  Castre, 
déclare  être  devenu  homme-lige  de  Gui,  comte  de 
Flandre,  pour  une  rente  à  recevoir  sur  le  comté  de 
Namur.  —  2  octobre  1298.  («  Lan  de  grâce  mil  deus 
cens  quatre  vins  diis  et  wiitj  lendemain  dou  jour 
saint  Rémi  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Namur, 
fils  de  Gui,  comte  de  Flandre,  consent  à  ce  que  Gui 
de  Flandre,  son  frère,  soit  adhérité  du  château  de 
Faim^  (sic)  acquis  par  ledit  comte  du  seigneur  de  Ber- 
laimont. 


B.  1413.  (Carton.)  —  1»  pièces, 

parchemin  ;  14  pièces  et  1  cahier,  10  feuillets,  papier;  43  sceaux 

dont  3  plaqués  et  plusieurs  autres  en  mauvais   état. 


ts«7-tS94.  —  xiramur.  —  Mons,  le  10  avril  1307. 
(«  Lan  de  grasce  mil  CGC  et  siept,  le  disimejour 
dou  mois  d'avril  »).  Projet  de  lettres  de  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  relatif  aux  contestations  surve- 
nues entre  lui  et  Jean,  comte  de  Namur,  au  sujet 
de  Poilvache  ;  deux  autres  lettres  non  datées  concer- 
nant le  même  objet.  — Vincennes,  juillet  1315.  Lettres 
par  lesquelles  Louis  X,  roi  de  France,  promet  à  Jean, 
comte  de  Namur,  de  respecter  tous  ses  droits  en 
Flandre  si  la  guerre  le  rend  maître  de  ce  pays  ;  sous 
le  vidimus  de  Jean,  doyen  du  chapitre  du  château  de 
Namur,  en  date  du  7  mai  1323.  —  21  octobre  1315.  («Z^ 
mardi  après  le  fieste  saint  Luc  éwangèliste  »).  Privi- 
lèges accordés  à  la  ville  de  Bouvignes  au  comté  de 
Namur,  par  Jean  de  Flandre,  comte  de  Namur.  — 
Maëstricht,  6  février  1358.  («  Trajecti  supra  Mosam, 
anno  Domini  millesimo  trecentesimo  qvUnquagesimo 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2«  Partie). 


40 


:m 


ARCHIVES  DU  NORD, 


septhtio »).  Lettres  de  Wenceslas,  duc  de  Luxem- 
bourg et  de  Brabant,  et  de  Jeanne,  sa  femme,  main- 
tenant l'accord  conclu  avec  Guillaume,   comte  de 
Namur,  au  sujet  de  Poilvache,  Orchimont,  Mirwart 
et  autres  terres. —  Le  20  juillet  (?)  (lundi  avant  la 
Magdalène)^  sans  millésime  ;  vers  136(5.  Lettres  du 
comte  de  Namur  à  la  comtesse  de  Bar,  par  lesquelles 
il  lui  mande  qu'attendu  l'absence  de  Robert  de  Namur, 
son  frère,  il  n'a  pas  pu  faire  prolonger  le  terme  du  com- 
promis donné  pour  terminer  les  différends  pendants 
entre  ledit  Robert  de  Namur  et  la  comtesse  de  Bar.  — 
Sans  date  ;  vers  1360.  Requêtes  et  revendications  faites 
par  la  comtesse  de  Bar  à  Robert  de  Namur  ;  demandes 
et  réponses  de  Robert  de  Namur  à  la  comtesse  de  Bar. — 
Namur,  17  mars  1361.  («MCCC  et  sixante  »).  Accord 
fait  entre  la  comtesse  de  Bar  et  Robert  de  Namur 
portant  qu'ils  nommeront  respectivement  des  arbitres 
pour  débattre  et  juger  leurs  demandes  réciproques; 
copie  sur  papier.  —  Aix-la-Chapelle,  le  18  décembre 
1362.  («  Datum  Aquisgrane,  anno  Domini  millesimo 
sexagesimo  secundo,  indictione  quinta  décima,  XV 
Kalendas   Januarii,    regnorum    nostroru?n    anno 
decimo  quinto,  imperii  vero  octavo  »).  Lettres  de 
l'empereur  Charles  IV  par  lesquelles  il  permet  à  Guil- 
laume, comte  de  Namur,  et  à  ses  hoirs,  de  tenir  en  fief 
noble  de  l'Empire,  les  droits,  lois  et  coutumes  du 
comté  de  Namur  avec  justice  haute,   moyenne  et 
souveraineté,  les  chemins  publics,  le  droit  de  battre 
monnaie,  etc.  —  3  décembre  1363.  («  Anno  a  naiivitate 
Domini  millesimo  trecentesiîno  sexagesimo  tercio, 
in  vigilia  Barbare  virginis  et  martyrisa).  Mandement 
de  l'empereur  Charles  IV  à  Guillaume,   comtes  de 
Namur,  d'avoir  à  mettre  Arnoul,  sire  de  Rummcn,  en 
possession  du  comté  de  IjOoz.  —  Avignon,  le  25  mars 
1375.  (<f^  Avinione,  VIII  Kalendas  Aprilis^pontifi- 
catus  nostri  anno  qtiinto  »).  Bulle  du  pape  Grégoire  XI 
déclarant,  à  la  suite  des  contestations  portées  devant 
les  évêques  de  Cambrai  et  de  Tournai,  que  les  villes 
de  Tamines,  Boignée  et  autres  localités  sont  sous  la 
juridiction  du  comte  de  Namur  et  non  sous  celle  de 
l'évêque  de  Liège.  —  Lille,  20,  21  et  22  janvier  1379. 
Soumission  de  Louis  de  Namur,  sire  de  Peteghem  et 
de  Bailleul,  à  l'ordonnance  du  comte  de  Flandre,  sur 
certaine  accusation  portée  contre  lui  par  Pierre  de 
Craon  ;  double  de  cette  soumission  plus  explicite,  dans 
laquelle  il  est  dit  que  Pierre  de  Craon  avait  accusé 
Louis  de  Namur  en  la  cour  du  comte  de  Flandre,  de 
l'avoir  fait  prendre  et  blesser  par  les  gens  de  son  hôtel 


<c  armés  des  harnas  et  montés  sur  les  chevaux  dudit 
Louis,  sans  lui  avoir  fait  aucune  défiance  »  ;  —  sou- 
mission de  Pierre  de  Craon  au  comte  de  Flandre,  pour 
le  différend  qu'il  avait  avec  Gombaut  de  Villu  ;  pour 
ses  débals  avec  Louis  de  Namur;  soumission  dudit 
Gombaut  de  Villu  à  la  même  ordonnance,  au  sujet  de 
son  différend  avec  Pierre  de  Craon  ;  —  lettres  par 
lesquelles  Charles  de  Poitiers,  sire  de  St-Vallier,  Guil- 
laume de  Staules  et  Jean  de  la  Faucbille  déclarent  que 
Pierre  de  Craon,  sire  de  Brune  tel  et  de  Rosoy,  s'est 
soumis  au  comte  de  Flandre  pour  le  règlement  de  ses 
débats  avec  Louis  de  Namur,  Gombaut  de  Villu,  ses 
parents  et  complices.  —  Audenarde,  le  4  juin  1379. 
Lettres  par  lesquelles  Wenceslas  de  Bohême,  duc  de 
Luxembourg  et  de  Brabant,  Aubert,  duc  de  Bavière, 
rewart  de  Hainaut,  Hollande  et  Zélande,  et  Philippe, 
duc  de  Bourgogne,   déclarent  qu'en  leur  présence 
Watier  de  Zantberghe  a  reconnu  qu'il  avait  entretenu 
une  correspondance  avec  Louis  de  Namur  pour  mettre 
à  mort  Willaume  de  Reinghersvliete.  —  Même  date. 
Ordonnance  rendue  par  le  comte  de  Flandre  sur  les 
débats  pendants  entre  Pierre  de  Craon,  d'une  part, 
Louis  de  Namur  et  Gombaut  de  Villu,  de  l'autre  ;  — 
copie  non  signée.  —  Salins,  le  23 juin  1382.  Instruction 
et  ordonnancés  données  à  Jean  de  Salins,  écuyer,  châte- 
lain du  château  de  Poligny,  par  messire  de  Montferrant 
et  messire  Josse  de  Halluin  de  la  part  du  comte  de 
Flandre,  sur  le  gouvernement  et  la  dépense  de  Louis 
de  Namur,  prisonnier -du  Comte,  et  des  gens  commis 
pour  le  garder  ;  Louis  de  Namur  sera  attaché  à  une 
chaîne  de  fer  de  six  ou  huit  pieds  de  longueur  qui  sera 
scellée  à  un  bloc  de  bois  si  pesant  qu'un  seul  homme 
ne  puisse  le  porter.  —  Salins,  le  26  juin  1382.  liCttres 
de  Josse  et  Henri  (Josse  de  Halluin  et  Henri  de  Douzi) 
au  comte  de  Flandre  lui  annonçant  qu'ils  ont  conduit 
Louis  de  Namur  à  Poligny,  qu'ils  iront  trouver  la 
duchesse  de  Bourgogne,  sa  fille  (Marguerite  de  Flandre, 
fille  du  comte  Louis  de  Maie  et  femme  du  duc  Philippe 
le  Hardi)  pour  régler  quelques  difficultés  pendantes 
entre  les  officiers  des  duché  et  comté  de  Bourgogne,  et 
que  de  là  ils  iront  en  Champagne  et  en  Nivernais  pour 
les  afiaires  du  Comte  et  reviendront  vers  lui  pour 
lui  faire  rapport  de  leur  mission;  ils  ajoutent  en 
post-scriptum  qu'ils  ont  recommandé  au  châtelain  de 
Poligny  de  ne  pas  délivrer  ledit  Louis  de  Namur  sans 
ordres  écrits  du  Comte. —  Château  de  Namur,  le  samedi 
15  mars  1383.  Lois  et  privilèges  accordés  aux  villes  de 
Vedrin  et  de  Frisey  (Frizet),  au  comté  de  Namur,  par 


I 

i 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DR  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  NAMUR. 


303 


Guillaume  de  Flandre,  comte  de  Namur.  —  Arras,  le  14 
mgrs  1387.   Lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de 
Bourgogne  et  comte  de  Flandre,  déclare  qu'à  la  prière 
du  comte  de  Namur,  seigneur  de  Bailleul,  comme 
héritier  de  Louis  de  Namur,  son  frère,  il  ne  prétend  à 
aucuns  arrérages  des  rentes  échus  pendant  que  ladite 
terre  a  été  dans  ses  mains.  —  23  et  26  mars  1387. 
Lettres  par  lesquelles  les  échevins,  prévôt  et  maïeur  de 
Béthune  promettent  fidélité  à  Guillaume  de  Namur, 
leur  seigneur;  —  idem, de  Gilles  Du  Castel,  bailli  de 
Lens  et .  de  Béthune,  et  des  hommes  de  fief  de  cette 
dernière  ville    déclarant  avoir    mis  Guillaume    de 
Namur  en  possession  des  ville  et  châtellenie  dudit 
IJéthune  ;  —  idem,  des  mômes  reconnaissant  que  c'est 
par  grâce  que  ledit  Guillaume  a  supprimé  l'office  de 
rewart  (officier  municipal)  de  Béthune,  créé  par  le 
comte  de  Flandre,  et  consent  à  ce  que  ce  seigneur 
puisse  en  établir  un  chaque  fois  qu'il  le  jugera  conve- 
nable. —  Château  de  Namur,  le  18  octobre  {jour  de 
St'Luc)  i3S0.  Déshéritement  fait  devant  les  hommes 
de  fief  de  Hainaut,  par  Guillaume  de  Flandre,  comte 
de  Namur,  au  profit  de  Guillaume  de  Namur,  seigneur 
de  Béthune,  des  château,  ville   et  appartenances  de 
Walcourt,  de  l'avouerie  de  Silenrieux  et  de  Fontenelle. 
—   Même   date.   Déshéritement  par  Guillaume   de 
Namur,seigneur  de  Béthune,  des  souveraineté,  hauteur, 
droits,    hommage   et   seigneurie   desdites  villes  de 
Walcourt  et  avouerie  de  Silenrieux  et  de  Fontenelle, 
au  profit  du  comte  de  Hainaut  pour  être  incorporés  à 
toujours  audit  comté.  —  Arras,  le  7  novembre  1394. 
Lettres  par  lesquelles  Louis,  duc  d'Orléans,  atteste 
qu'il  a  remis  à  Guillaume,  comte  de  Namur,  les  lettres 
par  lesquelles  ce  dernier  était  tenu  pour  une  somme 
de  150  livres  tournois  qui  lui  avait  été  prêtée.  — 
Sans  date  ;  XIV^  siècle.  Mémoire  de  Guillaume,  comte 
de  Namur,  en  revendication  de  terres  et  de  droits 
seigneuriaux  usurpés  par  l'évèque  de  Liège.  —  Sans 
date  ;  XIV"  siècle.  Copie  du  serment  que  le  comte  de 
Namur  doit  jurer,  lors  de  son  avènement,  au  grand 
autel  de  l'église  Si-Albin  de  Namur,  sur  le  corps  et  le 
sang  de  Notre-Seigneur  et  sur  toutes  les  saintes  reliques 
du  ciboire.  • 

B.  1414.  (Carton.)  —  .%  pièces,  parchemin  ; 

14  pièces,  1  rouleau  et  2  cahiers,  9  feuilletfi,  papier;  îh")  sceaux, 

dont  1  plaqué  et  plusieurs  mutilés. 

iâM-tâ9*.  —  Mamur.  —  3  janvier  1401.  Lettres 
par  lesquelles  Guillaume  de  Flandre,  comte  de  Namur, 
fonde  au  château  de  Namur  une  chapelle  dédiée  à  la 


Vierge  et  à  saint  Jean-Baptiste.  —  10  novembre  et 
14  décembre  1420.  Procuration  donnée  par  le  duc  de 
Bourgogne,  comte  de  Flandre,  pour  l'achat  du  comté 
de  Namur  et  des  terres  que  le  comte  de  Namur  avait 
tant  en  Flandre  qu'en  Hainaut;  pouvoir  analogue 
donné  par  le  comte  de  Namur  à  ses  commissaires  ;   - 
vente  au  duc  de  Bourgogne  du  comté  de  Namur  et  de 
ses  dépendances.  —  16  janvier  1421.  Acte  par  lequel 
le  comte  de  Namur  vend  à  Philippe,  duc  de  Bourgogne, 
tout  ce  qu'il  possédait  en  Flandre  et  en  Artois.  — 
Mars  à  mai  1121.    Quittance  délivrée  par  Jean   de 
Flandre  au  duc  Philippe  le  Bon,   d'une  somme  de 
20.000  écus  d'or,  en  déduction  du  prix  de  la  vente  du 
comté  de  Namur  et  de  ses  dépendances  ;  promesse  par 
le  duc  de  Bourgogne  d'acquitter,  aux  termes  convenus, 
le  restant  du  prix  d'achat  de  ce  comté  ;  adhéritcment 
de   ce   comté   en    faveur   du   duc   de    Bourgogne; 
acquittement  des  droits  de  relief  dus  par  le  duc  de 
Bourgogne  pour   le   rachat   des   ville   et   terre   de 
Walcourt  ;  concession  par  Jean  de  Flandre  au  Uuc  du 
droit  de  battre  monnaie  dans  le  comté  de  Namur; 
notification  par  les  bailli  ot  hommes  de  fief  du  comté 
de  Hainaut  desdites  cession  et  vente  du  comté  de 
Namur.— Juin-aoûtl421.Adhéritement  des  seigneuries 
de  Bailleul  et   de  Poilvache  au  profit  du  duc  de 
Bourgogne  qui  les  a  acquises  du  comte  de  Namur  ;  — 
adhésion  des  Trois  États  du  comté  de  Namur  à  la 
cession  dudit  comté  au  duc  de  Bourgogne  ;  —  délai 
accordé  par  Jean  de  Flandre  au  Duc  pour  le  payement 
d'un  terme  du  prix  de  la  vente  du  comté  de  Namur  ; 
procuration  délivrée  par  le  Duc  à  trois  commissaires 
pour  prendre  possession  du  comté  de  Namur  dans  le 
cas  où  Jean  de  Flandre  viendrait  à  mourir,  ce  dernier 
s'étant  réservé  la  jouissance  viagère  dudit  comté.  — 
14  décembre  1421.  Mandement  du  duc  de  Bourgogne 
accordant  décharge  à  son  receveur  général  des  sommes 
payées  par  celui-ci  à  l'évèque  de  Liège  pour  droit 
d'hommage  et  de  cambellage  lors  de  la  collation  au 
Duc  de  l'investiture  du  comté  de  Namur.  —  22  juin  et 
3  août  1425.  Quittance  par  Jean  de  Flandre,  comte 
de  Namur,  d'une  somme  de  91.195  écus,  9  sols, 
10  deniers,  en  déduction  du  prix  de  vente  du  comté 
de  Namur  au  duc  de  Bourgogne.  —  4,  19  et  22  dé- 
cembre 1428.  Projet  d'apaisement  proposé  par  le  duc 
de  Boui^ogne  pour  terminer  les  difficultés  survenues 
au  sujet  de  la  forteresse  de  Faulx  entre  Jean  do 
Flandre,  comte  de  Namur,  et  Guillaume  de  Proost, 
seigneur  de   Thiennes;  protestation  de  ce  dernier 


364 


ARCHIVES  DU  NORD. 


contre  l'accord  proposé.  —  6  septembre  1129.  Enquête 
sur  les  injures  et  violences  commises  par  les  habitants 
de  Dinant  à  rencontre  de    ceux    de  Falmagne   au 
comté  de  Namur.  —  1431.  Enquête  au  sujet  des  villes 
du  comté  de  Namur  brûlées  et  détruites  par  les 
Liégeois  et  sur  les  dommages  éprouvés  par  les  habitants 
dudit  comté.  —  17  janvier  1432.  Mémoire  touchant  la 
haute  justice  et  les  droits  de  mortes-mains  dans  le 
comté  do  Namur.  —  Bruges,  le  18  décembre  1432. 
Grammont,  le  20  février  1433.  Vidimus  sous  le  sceau 
(le  Tabbé  de  St-Adrien    de  Grammont,  des  lettres 
patentes  du  duc  de  Bourgogne  accordant  à  différents 
lombards  l'autorisation    de   s'établir   à   Namur.    — 
10  janvier  1436  (stylo  de  Liège).  Quittance  par  Robert, 
bâtard  de  Namur,  chevalier,  seigneur  de  Bossut  et 
de  Taviers,  de  la  somme  de  458  florins,  un  tiers  du 
prix  de  cinquante  heaumes  pièce,   qu'il  a  reçue  de 
Hue   l/)rfèvre,   receveur  de    Namur,    commis   à   la 
distribution  de  25.000  nobles  d'Angleterre,  affectés  par 
l'ordonnance  du  duc  de  Bourgogne  «  pour  la  recom- 
pensacion  de  la  guerre  do  Liège  ».  —  Bruxelles,  le 
2  janvier  ;  sans  date  d'année  ;  vers  1439.  Lettre  du  duc 
dé  Bourgogne  à  ses  gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet 
de  la  requête  des  exécuteurs  du  testament  du  comte 
do  Namur  et  de  quelques  créanciers  de  ce  dernier, 
demandant  à  être  payés  de  ce  qui  leur  était  dû.  — 
10  décembre  1461.  Confirmation  par  le  duc  de  Bour- 
gogne des  privilèges  accordés   par   les   comtes   et 
comtesses  de  Namur  aux  50  arbalétriers  «  du  grant 
serment  juré  en  la  ville  de  Namur  »•    —  Bruxelles, 
le  8  novembre  1465.  Donation  par  le  duc  de  Bourgogne 
Philippe  le  Bon,  à  Antoine,  bâtard  de  Brabant,  de 
plusieurs  censés  et  maisons  sises  au  comté  de  Namur. 
—  30  janvier  1471  (style  de  Liège).  Acte  de  cession  et 
transport  par  Louis  de  La  Mark,  seigneur  de  Neuf- 
châtel,  à  Evrard,  son  fils,  des  fiefs  de  Hargnies,  le 
Bourseigne  et  le  Mesnil-Sl-Blaisc,  mouvants  de  Poilva- 
che. — 1479.  Mémoire  présenté  par  le  procureur  général 
de  Namur  aux  gens  du  Grand  Conseil  de  Malines,  au 
sujet  du  nombre  des  officiers  de  justice  du  comté  de 
Namur  et  des  affaires  dont  ils  ont  connaissance.  — 
12  août  et  3  novembre  1481.  Lettres  et  requête  d'An- 
toine, comte  de  Porcien,  seigneur  de  Croy,  au  sujet  de 
l'amortissement  d'un  vivier  et  d*un  moulin  banal  à 
Rhisne,  dans  le  comté  de  Namur.  —  16  février  1490. 
Lettres   par   lesquelles    l'arehiduc    Maximilien    fait 
remise    des    redevances    arriérées    dues    par  Jean 
Philippeau,  fermier  de  la  maison  dite  la  Maie-Maison 


près  de  Gembloux,  au  comté  de  Namur,  dépendant  de 
la  recette  de  Fleurus,  à  cause  des  pertes  subies  par  lui 
du  fait  de  la  guerre.  —  Sans  date  ;  XV«  siècle.  Lettre 
de  Henri  de  Termont,  receveur  de  Namur,  à  monsei- 
gneur de  Middelbourg,  conseiller  et  maître  d'hôtel  du 
duc  de  Bourgogne,  au  sujet  de  fiefs  dans  le  comté  de 
Namur. 


B.  1415.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  2  pièces,  papier; 

1  sceau  mutilé. 


i*#*-i5f  o.  —  Mamur.  —  Bruxelles,  le  31  août 
1505.  Lettres  patenta  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau, 
roi  de  Castille,  etc.,   confirmant  la   possession  du 
gouvernement  de  Namur  au  comte  de  Chièvres,  sa  vie 
durant,  avec  promesse  de  la  remise  d'une  somme  de 
8.000  florins  d'or  philippus  ou  10.000  livres  de  40  gros 
dans  le  cas  où  il  en  serait  dépossédé.  —  Namur,  le 
19  mai  1506.  Lettres  de  Jean  l^e  Vignon,  receveur  de 
Namur,  aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  de  la 
prisée  des  grains  dans  le  comlé  de  Namur  et  d'une 
enquête  sur  «  la  partie  Colart  M"  Cocq  etcequesa maison 
gisant  au  lieu  de  Vienne  souloit  devoir  chacun  an  de 
rente  au  profit  du  Roy  Nostre  Sire  ».  —  Malines,  le 
28  mai  1506.  Lettre  du  lieutenant  général  du  Roi  (de 
Castille)  dans  les  Pays-Bas  aux  gens  des  Comptes  à 
Lille,  pour  l'entérinement  de  lettres  d^acquisitions  de 
domaines,  faites  au  quartier  de  Namur.  —  Namur,  le 
21  juillet  1506.  Lettre  de  Jean  Le  Vignon  aux  gens  de 
la  Chambre  des  Comptes  à  Lille,  relative  à  la  vente 
des  blés  de  la  recette  de  Namur!   —  Malines,  le 
15  décembre  1506.  Mandement  de  l'archiduc  d'Autriche 
à  Jean  Le  Vignon,  receveur  général  de  Namur,  au 
sujet  d'une  requête  présentée  par  Jean  Lodevat,  de 
Namur.  —  4  février  1507.  Lettre  relative  à  la  requête 
de  Jean  Lodevat,  fermier  du  droit  cTesclaidage  (1)  â 
Namur.  —  Louvain,  le  26  mars  1507.  Lettre  de  G.  de 
Croy  aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille, 
pour  les  prier  de  tenir  compte  des  dépenses  faites  par 
Antoine  Groul,  greffier  et  commis  à  la  recette  des 
exploits  de  la  gouvernance  et  du  souverain  baiffiage 
de  Naiùur.  —  Namur,  le  23  mai  1507.  Lettre  de  Jean 
Le  Vignon,  receveur  général  de  Namur,  aux  gens  des 
Comptes  à  Lille,  touchant  les  lettres  de  rappel  des 


(1)  Droit  levé  sur   les    marchandises    transportées  sur  des 
ckarrettes  à  bras. 


GHAMBRK  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  MARIENBOURG. 


:ili5 


gages  des  «  maistres  des  œuvres,  mâchons,  carpeniiers, 
escailleteurs  (couvreurs  d'ardoises)  el  autres  ouvriers 
de  serment  *  de  Narcur.  —  Namur,  le  24  mai  1507. 
Lettre  de  Charles  de  Ligny,  lieutenant  du  gouverneur 
de  Namur,  aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  pour  les 
prier  d'expédier  TafTaire  de  Georges  de  Bulo,  maître 
ouvrier  charpentier  sennenté,  et  de  le  renvoyer  dans 
le  plus  bref  délai  à  Namur.  —  Namur,  le  6  juin  1507. 
Lettre  de  Jean  Le  Vignon,  receveur  général  de  Namur, 
dans  laquelle  il  détaille  aux  gens  des  Comptes,  les 
travaux  et  réparations  qu'il  est  nécessaire  de  faire  aux 
moulins  de  Bouvignes,  Yvoir,  Ramegnies,  Celles  et 
autres.  —  Namur,  le  20  juin  1507.  Lettre  du  même 
aux  mêmes  pour  leur  rappeler  sa  lettre  précédente 
sur  les  ouvrages  et  réparations  nécessaires  aux 
bâtiments  domaniaux  dans  le  comté  de  Namur.  — 
1507.  Requête  de  Jean  Floriet,  bourgeois  de  Namur, 
à  l'Archiduc  afin  d'obtenir  l'entier  accomplissement  de 
ses  neuf  années  de  bail  duionlieu  eipennaige  (pacage) 
des  pourceaux  à  Namur.  —  Sans  date;  vers  1507. 
Minute  d'une  requête  adressée  à  l'archiduchesse 
Marguerile,  par  Jean,  seigneur  de  Spontin,  chevalier, 
à  l'effet  d'obtenir  les  charges  de  premier  lieutenant  de 
la  Gouvernance,  de  grand  veneur  du  comté  de  Namur 
et  autres  que  remplissait  feu  Jean  de  Longchamp,  son 
oncle,  et  ce,  en  récompense  de  ses  services.  —  Namur, 
le  13  février  1508.  Requête  des  receveurs  particuliers 
du  pays  et  comté  de  Namur  aux  gens  de  la  Chambre 
des  Comptes  à  Lille,  afin  de  retarder  l'audition  de 
leurs  comptes.  —  Namur,  le  8  mars  1508.  Lettre  des 
officiers  et  receveurs  du  comté  de  Namur  priant  les 
gens  de  la  (Chambre  des  Comptes  à  Lille,  de  vouloir 
bien  différer  l'audition  do  leurs  comptes  à  cause  de  la 
prochaine  arrivée  du  Roi  (de  Castille)  à  Namur.  — 
Même  date.  Lettre  de  Jean  Lamistan,  receveur  à 
Namur,  au  sujet  de  la  même  affaire.  —  Namur,  le 
9  mars  1508.  Lettre  du  même  sur  le  même  sujet.  — 
Namur,  le  16  avril  1508.  Lettre  de  Godefroy  d'Ene, 
lieutenant  du  gouverneur  et  souverain  bailli  de  Namur, 
priant  le  président  de  la  Chambre  des  Comptes  de 
Lille,  de  passer  et  allouer  sans  difficultés  les  sommes 
déboursées  pour  vacations,  frais  de  voyages,  etc., 
mentionnées  dans  les  deux  comptes  des  exploits  du 
bailliage  que  le  porteur  des  présentes  a  ordre  de  lui 
présenter.  —  Namur,  le  2  mars  1509.  Lettre  de 
Godefroy  d'Ëne,  lieutenant  du  gouverneur  de  Namur, 
à  Farchiduchesse  Marguerite,  touchant  la  nomination 
des  députés  des  États  de  Namur  à  l'assemblée  de 


Gand.  —  Namur,  le  4  avril  1510.  Requête  adressée 
par  Jean  de  Spontin,  maire  de  Namur,  à  TArchidu- 
chesse,  lui  exposant  la  situation  qui  lui  est  faite  par  la 
mise  à  ferme  de  son  office  par  le  receveur  de  Namur. 

K.  1410.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin; 
1  cahier,  0  feuillets,  papior  ;  1  sceau  incomplet. 

tâ9<l-i4lMl.  —  Oluant.  -^  1426.  Supplique 
adressée  par  les  habitants  de  Dinant  aux  ducs  de 
Bourgogne  et  de  Brabant,  à  Tefiet  d'être  remis  en 
possession  des  titres  de  privilèges  qu'ils  avaient 
obtenus  des'  évêques  de  Liège,  lesquels  titres  avaient 
été  pris  à  Mons  et  transportés  à  la  Chambre  des 
Comptes  à  Lille.  —  17  septembre  1466.  Lettres 
patentes  du  duc  de  Bourgogne  prononçant  la  réunion 
au  domaine  ducal  des  biens  appartenant  à  la  ville  de 
Dinant  sis  dans  les  pays  soumis  à  Tautorité  du  Duc,  en 
punition  de  la  rébellion  do  ladite  ville. 


B.  1417.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  1  pièce  et  1  cahier, 
0  feuillets,  papier;  3  sceaux  incomplets. 


t&4ll-t&48.  —  Marlcnboury.  —  Binche,  le  6  mai 
1546  et  Bruxelles,  le  4  août  1548.  Copie  du  traité  passé 
entre  la  reine  Marie  de  Hongrie,  gouvernante  des 
Pays-Bas,  et  monseigneur  Tévêque  de  Liège,  duc  de 
Bouillon,  .comte de  Looz,  etc.,  pour  la  cession  à  cette 
princesse  des  ville  et  forteresse  de  Marienbourg.  — 
Bruxelles,  le  25  août  1547.  Lettres  d'échange  de 
quelques  terres,  rentes  et  cordes  de  bois  accordées  par 
Tempereur  Charles  Quint  à  l'abbaye  de  Floreffe  en 
retour  de  la  censé  de  Berouf/le(f)  et  terres  en  dépen* 
dant  sur  lesquelles  la  ville  de  Marienbourg  a  été  édifiée. 
—  22  novembre  1547.  Lettres  des  religieux  et  couvent 
de  Floreffe,  déclarant  qu'ils  ont  cédé  et  transporté  à 
l'empereur  Charles  Quint  toutes  leurs  terres,  prés, 
bois  et  revenus,  appelés  biens  de  la  seigneurie,  cour  et 
maison  de  la  Berouf/!e  (?),  situés  tant  au  lieu  où  est  nou- 
vellement construite  la  ville  de  Marienbourg  près  du 
Pont  à  Frasne,  territoire  du  pays  de  Liège,  qu'aux 
environs;  moyennant  la  quittance  délivrée  par 
Sa  Majesté  auxdits  religieux  de  Floreffe  de  175  moids 
d'espeauUre  et  de  30  muids  do  blé  de  rente  héritable 
que  ladite  abbaye  devait  annuellement  à  la  recette  de 
Namur  ;  en  outre,  l'Empereur  leur  accorde  le  droit  de 
prendre  chaque  année  250  cordes  de  bois  dans  ses 
bois  de  Mortagne. 


366 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Layettks  108  et  109.  —  Brabant.  -—  Louvain. 

LaIJNES.    —   LlMBOURG. 

H.  1418.  (Carton.)  —  {)  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
4  pièces,  papier  ;  5  sceaux  incomplets. 

i970-tS47.  —  BrMbani.  —  3  mai  1270.  («  Datum 
in  domo  Robini  dicti  Preut,  opidani  Sancti  Ty^u- 
do7m,  amio  Domini  Af**  CC°  LXX^,  in  die  Inve?i' 
tionis  Sancte  Criicin  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
duc  de  Lothier  et  de  Brabaut,  déclare  que  si  Godefroi 
de  Lewes,  Guisbert  de  Hère,  chevaliers,  et  Wautiers, 
dit  de  Loyers,  qui  ont  laissé  sortir  de  prison  Adam  de 
Louvain,  son  bourgeois,  à  condition  de  recevoir  une 
somme  due  par  Arnoul  de  Wezemale,  ne  sont  pas 
exactement  payés,  il  leur  donne  la  permission  de  le 
faire  arrêter  de  nouveau.  —  4  mai  1282.  U  Datwn 
in  crastino  Inventionis  victoriosissime  C^^cis,  anno 
Do^nini  millesimo  du('enfesi7no  octuagesiino  se- 
cundo i>).  Lettres  par  lesquelles  Béalrix,  jadis  dame  de 
Carpene  (?).  Alexandre,  son  fils  aîné,  Arnoul,  Jean, 
Edmond  et  Godefroi,  autres  enfants  de  ladite  dame, 
confirment  la  vente  faite  par  Witman  de  Ghehiinr/ien^ 
frèi-e  de  Béatrix,  à  Jean,  duc  de  Lothier  et  de  Brabant, 
du  château  de  Carpene  (?)  en  Brabant.  —  28  novembre 
1284.  («  Le  mardi  aprh  le  feste  sainte  Katherine, 
virgene  »).  Lettres  par  lesquellesJean,ducde  Lothier 
et  de  Brabant,  assigne  certains  biens  à  son  frère 
Godefroi,  seigneur  de  Virson  (?),  sur  la  succession  de 
leur  père  ;  sous  le  vidimus  des  échevins  de  Louvain 
en  date  du  28  novembre  1398.  —  15  octodre  1289. 
(«  Sabbato  ante  festtim  beati  Luce  ewangeliste, 
anno  Domini  M"  CC  LXXX  IX^  »).  Lettres  par 
lesquelles  Renaud,  comie  de  Gueldre,  renonce  en 
faveur  de  Jean,  duc  de  Lothier,  à  ses  droits  sur  le 
château  et  les  terres  de  Wassemberghe  (sic)  ;  (copie 
simple  du  XV"  siècle).  —  7  novembre  1289.  («  Uan  de 
grasce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  nuef,  le  lundi 
aprièsle  jour  de  Toussaint  »).  Lettres  par  lesquelles 
Jean,  duc  de  Brabant,  de  Lothier  et  de  Limbourg, 
donne  pouvoir  à  Florent  Bertaut,  seigneur  deBerlaer, 
de  recevoir  du  comte  Gui  les  châteaux  de  Hervé  et  de 
Sprimont  dont  il  décharge  le  comte  de  Flandre.  — 
8  novembre  1289.  («  L*an  de  grasce  mil  deus  cens 
quatre  vins  et  nuef\  le  mardi  devant  le  jour  saint 
Martin  en  ivier  »).  Même  pouvoir  donné  par  le  duc 
de  Brabant  audit  Florent  Bertaut,  pour  la  même 
affaire.  —  26  juillet  1309.  (<j  Le  sa?nedi  après  le  saint 
Jake  et  saint  Christophe  »).  Lettres  par  lesquelles 


Jean,  duc  de  Brabant,  promet  de  se  conformer  au 
jugement  des  arbitres  nommés  par  lui  et  le  comte  de 
Hainaut  pour  terminer  les  débats  entre  les  abbayes 
de  Gembloux  et  de  Bonne-Espérance  au  sujet  de  la 
ville  de  Sorée.  —  Scolhem,  le  30   décembre  1310. 

(«  Die  7nercurii  post  Natale  *),  I^ettres  par 

lesquelles  Godefroi,  seigneur  de  Heynsberg,  promet 
de  rendre  à  Jean,  duc  de  Brabant,  la  terre  de  Wassem- 
berghe^ aussitôt  après  le  remboursement  de  la  somme 
dont  ladite  terre  est  le  gage  ;  (copie  simple).  —  Sans 
date  ;  vers  1316.  Plaintes  des  habitants  du  comté  de 
Flandre  au  sujet  de  l'invasion  de  leur  pays  par  les 
gens  du  duc  de  Brabant  et  des  pertes  et  dommages 
éprouvés  à  cette  occasion  par  les  habitants  d'Ypres, 
Gand,  Schaëftinghe,  Rupelmonde, Louvain,  Tirlemont, 
Diest  et  Malines.  —  Bruxelles,  le  24  juin  1323. 
(«  In  die  nativitatis  beati  Johannis  Baptiste  »). 
Lettres  par  lesquelles  Othon,  seigneur  de  Kuyck  et 
de  Héverlé,  reconnaît  avoir  vendu  à  Jean,  duc  de 
Lothier  et  de  Brabant,  la  ville  de  Grave  et  ses  dépen- 
dances. —  Bruxelles,  7  juillet  1328.  («  Le  jeudi  après 
V octave  de  St-Pierre  et  St-PauH).  Quittance  délivrée 
par  ledit  OtKon  de  5.(X)0  noirs  tournois,  prix  de  la  vente 
ci-dessus.  —  Sl-Quentin,  juin  1347.  Donation  par  le 
roi  Philippe  de  Valois  à  Henri,  fils  aîné  de  Jean,  duc 
de  Brabant,  en  récompense  des  grands  services  à  lui 
rendus  par  ledit  duc  et  ses  prédécesseurs,  des  terres 
de  Pierrefonds,  Béthisy,  Chamby  et  Ghaumont-en- 
Vexin,  à  tenir  en  fief  et  hommage  dudit  roi  ;  copie  de 
cette  donation  ;  pareille  donation  faite  par  ledit  prince 
à  Godefroi,  second  fils  du  duc  de  Brabant,  d'une 
certaine  quantité  de  livrées  de  terre  dans  une  localité 
non  indiquée  ;  copie  de  cet  acte. 

B.  1419.  (Carton.)  —  f)  pièces,  parchemin  ;  7  pièces  et 
2  rouleaux,  papier  ;  5  sceaux  incomplets. 

iSMI-tSlIB.  —  Brabant.  —  Louvain,  le  3  janvier 
1356  («  MCCC  LV  »). —  Lettres  de  Wenceslas,  roi  de 
Bohème,  duc  de  Brabant,  de  Lothier  et  de  Limbourg, 
et  de  Jeanne,  sa  femme,  portant  confirmation  des 
privilèges,  droits  et  coutumes  du  pays  de  Brabant 
(pièce  flamande).  —  Juin  1364.  («  Ghegheven  in  den 
jare  ons  Hei^en  aise  men  sc7^ef  M  CCC  LXIV,  in 
brachmaent  »).  Lettres  par  lesquelles  les  échevins 
d'Itterbeek  font  connaître  que  par  devant  eux  est 
comparu  Jean  de  Sot  qui  en  leur  présence  et  celle  du 
maïeur,  a  donné  à  i*ente  perpétuelle  à  Jean  van  den 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.    -  BHABAXT. 


:î<a 


Hove  loul  un  lieu  manoir  appelé  Kmiistrat^  sis  à 
Dilbeek,  moyennant  4  livres  et  2  chapons  payables 
annuellement.  —  1387.  Copie  des  lettres  des  chapitres 
St-Sauvcur  d'Utrecht  et  de  l'église  cathédrale  de 
Trêves,  au  sujet  de  leurs  biens  sis  k  K(fhelbefie(^ei 
Berchem  en  Brabant.  —  3  juillet  1388.  («  Le  vendredi 
après  la  Si-Pierre  »).  Sentence  des  échevins  de  Scoen- 
hoven  décidant  que  les  créances  sur  des  propriétés 
lorsqu'elles  proviendraient  de  salaires  de  travaux, 
auraient  la  priorité  sur  les  autres.  —  29  avril  1390. 
Arrenlement  pour  23  ans  d'une  ferme  sise  à  Dilbeek 
par  Thierry  van  den  Heetvelde  à  Jean  van  den  Biest. — 
1"  décembre  1390.  Jean  Lepellac,  de  Breedhoul,recon- 
naît  devoir  à  messire  Thierry  van  den  Heetvelde, 
écuyer,  la  somme  de  cent  francs  qu'il  promet  de  resti- 
tuer dans  un  délai  de  huit  jours.  —  8  mars  1301. 
Déshérilement  passé  devant  les  échevins  de  Leeuw- 
Saint-Pierre  par  Imbert  Craye,  en  faveur  de  Henri 
Scuters,  d'une  dîme  située  audit  lieu.  —  15  novembre 
1397.  Protestation  de  Guillaume  de  Juliers,  duc  de 
Gueldre,  comte  de  Zutphen,  auprès  du  duc  de  Bour- 
gogne, comte  de  Flandre,  contre  les  griefs  que  lui 
impute  la  duchesse  de  Brabant  d'avoir,  au  mépris  des 
traités,  mis  à  feu  et  à  sang  ladite  terre  de  Brabant,  etc. 
—  5  janvier,  sans  millésime  ;  vers  1399.  Compte  rendu 
au  duc  de  Bourgogne  de  ce  qui  s'est  passé  à  la  tenue 
des  Etats  de  Brabant  assemblés  pour  contribuer  à  la 
délivrance  du  comte  de  Nevers.  —  Sans  date  ; 
XIV*  siècle.  Supplique  de  Jean,  seigneur  de  Fosnes  (?) 
et  de  Nivelles,  contre  les  échevins  de  cette  dernière 
ville.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  «  Articles  touchans 
aucuns  peins  que  on  dit  appartenir  à  Monseigneur  de 
Brabant  après  le  trépas  de  Madame  de  Brabant  contre 
le  roi  de  Sicille  et  le  comte  de  Ilainaut  ».  —  Sans  date  ; 
XIV*  siècle.  Réponse  dedame  Alix  van  Assche,  de  son 
mari  Jean  van  Poel  etde  Josse  Buisschers  aux  demandes 
de  dame  Marguerite  van  Stcenhout  et  de  Gossin  van 
Guyre,  son  mari,  dans  le  débat  relatif  à  des  biens 
situés  à  Dilbeek. 

B.  1420.  (Carton.) —  15  pièces,  parchemin  ;  (5  pièces  eti  cahier, 
17  feuillets,  papier  ;  \)  sceaux  mutilés  et  4  cacheta  plaquc^s. 

Commcncenieiit    du     XV     siècle -f4S#.    — 

Brabant.  —  Bruxelles,  le  15  août,  sans  millésime; 
commencement  du  XV'  siècle.  Lettre  de  la  duchesse  de 
Luxembourg,  de  Brabant  et  de  Limboui^  (soit  Jeanne 
de  Luxembourg,  soit  Ëlisabettx  de  Gorlitz,  première 
et  seconde  femmes  dWntoine  de  Bourgogne),  au  duc 


de  Bourgogne,  son  frère  (beau-frère),  relativement 
aux  accusations  portées  contre  Jean  de  Meghem  et 
autres,  par  un  individu  exécuté  pour  ses  démérites  à 
Hochstraten,  accusation  dont  ils  furent  reconnus  inno- 
cents. —  Bruxelles,  le  21  novembre,  sans  millésime  ; 
commencement  du  XV**  siècle.  —  Lotlrede  la  duchesse 
de  Brabant,  de  Luxembourg,  etc.  au  duc  de  Bourgogne, 
pour  le  prier  d'exécuter  la  donation  qu'elle  a  faite  à 
feu  Henri,  sire  de  Groul^  et  à  la  dame  de  Craendonck, 
d'une  somme  de  6.500  florins,  assignée  sur  les  villes 
deEysden  et  de  Cadiers  (Kaeldriesch  ?) —  Sans  date  ; 
vers  1 408.  Mémoire  «  des  choses  faites  par  deçà  par 
monseigneur  de  Brabant,  Madame  de  Hainaut  et 
ceux  de  leur  compagnie»;  supplique  du  duc  de  Bra- 
bant à  l'efiet  d'obtenir  du  duc  de  Guyenne  la  prompte 
expédition  de  trois  points  qui  furent  accordés  devant 
Arras  par  le  duc  de  Bourgogne,  son  beau-père.  —  16 
mars  1411.  Donation  d'une  rente  viagère  et  de  certaine 
quantité  de  bois  par  Antoine,  duc  de  Brabant,  à  Louis 
et  à  Henri  Pennock,  domiciliés  àLouvain.  —  Paris,  le 
14  novembre  1411.  Donation  de  60,000  écus  d'or  faite 
par  le  roi  Charles  VI  au  duc  Antoine  de  Brabant.  — 
24  janvier,  23  février,  et  1"  mars  1412.  Vidimus  des 
lettres  confirmant  la  donation  de  60,000  écus  d'or  par 
Charles  VI  au  duc  de  Brabant  ;  commission  donnée 
par  ledit  roi  à  tous  ses  justiciers,  officiers  et  sujets  de 
fournir  prompt  passage,  aide  et  confort  à  son  cousin 
le  duc  de  Brabant  ainsi  qu'au  gouverneur  de  Mousson, 
afin  qu'ils  puissent  s'emparer  d*aucuns  de  ses  ennemis 
désobéissants  et  rebelles.  —  3  mai  1412.  Mandement 
du  roi  Charles  VI  aux  généraux  des  aides,  d'avoir  à 
faire  payer  au  duc  de  Brabant  sur  le  produit  desdites 
aides,  les  60,(KX)  écus  d'or  dont  le  Roi  lui  a  fait  don. 
—  4  septembre  1413.  Abandon  au  duc  de  Brabant  par 
le  roi  Charles  VI  du  produit  de  la  recette  des  aides 
d'Arqués  et  de  Mantes  jusqu'au  parfait  payement  dos 
60,000  écus  d'or  qu'il  lui  avait  donnés.  —  Malines,  le 
14  décembre  1413.  Lettres  de  non-préjudice  accordées 
par  le  duc  Jean  Sans  Peur  aux  enfants  du  duc  de 
Brabant  à  l'occasion  de  l'aide  à  laquelle  les  sujets  de 
ceux-ci  avaient  contribué  dans  la  châtellenie  de  Lille* — 
Sans  date  ;  vers  1416.  Instruction  donnée  par  Jean  IV, 
duc  de  Brabant,  à  Jean  Kra,  son  ambassadeur,  sur  ce 
qu'il  avait  à  négocier  avec  Albert  de  Caldics,  conseiller 
de  l'Empereur,  au  sujet  de  l'hommage  du  duché  de 
Brabant  à  l'Empire.  —  28  août  1418.  Lettres  du  roi 
Charles  VI  accordant  au  duc  de  Brabant  un  délai 
pour  prêter  les  foi  et  hommage  qu'il  doit  à  la  couronne 


:i68 


ARGHIVKS  DU  NORD. 


do  France,  à  cause  de  son  hôtel  et  de  sa  seigneurie 
de  Plaisance,  mouvant  de  la  vicomte  de  Paris.  — 
9  septembre,  i,  8  et  18  octobre  1418.  Mandement 
du  roi  Charles  VI  maintenant  le  duc  de  Brabant 
dans  la  jouissance  des  aides  et  gabelles  du  comté  de 
l*onthieu  ;  idem,  prescrivant  le  payement  audit  duc  de 
la  rente  de  4.000  livres  tournois  que  feu  le  comle  de 
Hainaut  percevait  sur  la  recette  foraine  du  Vermandois; 
lettres  patentes  clu  même  prince  faisant  don  audit 
duc  et  à  la  duchesse,  sa  femme  «  de  la  maison  ou 
hostel  que  on.dit  du  Porc-Espy,  assise  à  Paris  en  la 
rue  de  Joy  près  do  St-Pol  »;  idem,  commettant  ce 
prince  à  la  garde  de  la  cité  de  Cambrai.  —  Louvain, 
le  5  octobre  1430.  Confirmation  par  le  duc  Philippe 
le  Bon  des  privilèges  du  duché  de  Brabant,  lors  de  son 
avènement  audit  duché. 

H.  1421.  (Carton.)  —  .")  picres,  parchemin;  11  pièces  et  5 cahier», 
73  feuillets,  papier  ;  3  sceaux  incomplets. 

t4ftll-tâ9&.  —  BnilMiiit.  —  30  janvier  1453. 
Lettres  patentes  du  duc  Philippe  le  Bon  portant 
donation  &  son  fils  le  comte  de  Charolais  de  la  terre 
de  Rhode-le-Duc  en  Brabant.  — 6  octobre  1459.  Ordon- 
nance du  duc  de  Bourgogne  relative  aux  officiers 
de  justice  du  Brabant.  —  1462.  «  Mémoires,  advis  et 
délibérations  touchant  le  paiis  de  Brabant  avec  les 
ordonnances  d'icellui  paiis  ».  —  22  mars  1465.  Lettres 
par  lesquelles  Jean,  cpmte  de  Nevers,  déclare  que  ni 
lui,  ni  feu  son  frère,  n'ont  jamais  prétendu  avoir 
aucun  droit  sur  les  pays  de  Brabant,  Lothier, 
Limbourg  et  pays  d'Outre-Meuse  à  rencontre  du  duc 
de  Bourgogne  et  du  comte  de  Charolais,  son  fils.  — 
27  avril  1465.  Déclaration  des  États  de  Brabant, 
Limbourg,  Flandre,  Artois,  Hainaut,  Namur,  Malines 
et  Anvers,  par  laquelle  ils  reconnaissent  le  comle  de 
Charolais  pour  leur  souverain  après  la  mort  du  duc 
de  Bourgogne,  son  père.  —  3  et  6  juillet  1465.  Pro- 
messe par  le  comte  de  Charolais  de  confirmer  les 
privilèges  du  duché  de  Brabant  aussitôt  qu'il  aura 
succédé  à  son  père.  —  6  mai  1466.  Lettres  patentes 
par  lesquelles  Charles,  comte  de  Charolais,  cède  à 
Marie,  dame  de  Harcourt  et  de  Vaudemont,  les  terres 
d'Aerschot  et  de  Verrebrock'i^  confisquées  sur  le  sire 
de  Croy,  et  déclare  renoncer  à  tous  les  droits  qu'il 
pourrait  prétendre  sur  elles,  moyennant  le  payement 
de  la  somme  de  15.000  florins  du  Rhin  qu'elle  lui  a 
délivrée.  —  29  août  1468.  Lettres  du  duc  Charles  le 
Téméraire  faisant  remise  aux  habitants  des  ville  et 


chàtellenie  de  Thuin,  de  la  somme  de  3.150  florins, 
en  défalcation  de  celle  plus  considérable  à  laquelle 
ils  étaient  tenus  envers  ledit  prince,  à  cause  de  la 
guerre  qu'ils  avaient  faite  contre  le  feu  duc,  son  père. 

—  1*' janvier  1469.  Mémoire  concernant  les  droitures 
et  prérogatives  appartenant  au  sénéchal  de  Brabant. 

—  Même  date.  «  Copie  de  l'instruction  et  ordonnance 
bailliées  par  Monseigneur  le  Duc  à  Jehan,  comte 
de  Nassau,  etc.,  lequel  par  ses  lettres  patentes  de 
commission  en  forme  commune  et  accoustumée,  il  a 
commis  et  ordonné  son  sénescal  de  Brabant  tant  qu'il 
lui  plaira  ».  —  Malines,  le  15  juillet  1474.  Copie  des 
lettres  patentes  du  duc  de  Bourgogne  prescrivant  que 
tous  les  prélats,  abbés,  prévôts,  doyens  et  chapitres  et 
autres  gens  d'église  du  pays  de  Brabant,  auront  à  faire 
la  preuve  de  l'amortissement  des  biens  et  rentes  qui 
leur  ont  été  légués  depuis  cinquante  à  soixante  ans. — 
Au  siège  devant  Neuss,  le  2  janvier  1475.  Mandement 
du  duc  de  Bourgogne  à  ses  trésoriers  des  domaines  et 
généraux  des  aides  pour  le  payement  de  l'artillerie  et 
des  gens  de  guerre  de  Brabant  et  des  ambachts  de 
Zélande.  —  Au  siège  devant  Neuss,  le  27  avril  1475. 
Copie  d'une  lettre  du  duc  de  Bourgogne  à  son  chan- 
celier Hugonet  et  à  ses  trésoriers  des  domaines, 
généraux  des  aides  et  à  Hue  de  Dompierre,  trésorier 
des  guerres,  au  sujet  du  payement  des  gens  de  guerre 
de  Brabant  et  de  Hollande,  du  troisième  mois  des 
garnisons,  des  fieffés  et  arrière-fieffés  à  convoquer,  de 
la  levée  de  2.000  nouveaux  combattants,  etc.  — 
St-Omer,  le  17  juillet  1479.  Copie  des  instructions 
données  par  l'archiduc  Maximilien  au  sieur  de 
Champvans  pour  traiter  avec  les  Etats  de  Brabant  au 
sujet  de  la  sûreté  de  ce  pays  et  de  son  maintien  dans 
l'obéissance  de  ce  prince.—  Sans  date  ;  vers  1 482.  Minute 
des  instructions  données  par  les  États  de  Brabant  aux 
députés  qu'ils  envoyèrent  à  Gand  pour  tâcher  d'apaiser 
le  différend  au  sujet  du  gouvernement  de  la  Flandre  que 
revendiquait  l'archiduc  Maximilien.  —  Sans  date  ;  vers 
1482.  Minute  des  instructions  données  par  le  sieur  de 
Ravestein,  le  chancelier  de  l'archiduc  Maximilien  et 
celui  du  duché  de  Brabant,  au  sieur  van  der  Ee, 
envoyé  par  eux  auprès  dudit  Archiduc  pour  l'informer 
de  ce  qui  avait  été  arrêté  aux  États  de  Brabant  au 
sujet  de  l'élection  d'un  nouvel  évèque  à  Liège  en 
remplacement  de  Louis  de  Bourbon  qui  venait  de 
périr,  de  la  sûreté  du  Luxembourg  et  de  la  paix  à 
faire  avec  le  duc  de  Clèves.  — Malines,  le  6  mai  1495. 
Copie  de  l'ordonnance  de  Maximilien,  roi  des  Romains, 


CHAMBRK  DKS  COMITKS  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  LOrVAIN 


m) 


et  de  Philippe,  archiduc  d'Autriche,  porlant  règlement 
des  finances  du  duché  de  Brabant.  —  Sans  date; 
XV*  siècle.  Instructions  pour  les  députés  des  États  du 
Brabant  (pièce  flamande). 

B.  1422.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  14  pièces  et  1  cahier. 

9  feuillets,  papier  ;  1  sceau  mutilé. 

tftOA-XVU"*  «lècle.  —  Brabant.  —  1504.  Man- 
dement de  Philippe,  archiduc  d'Autriche,  pour 
le  payement  des  arrérages  du  douaire  d'Anne  de 
Baenst,  dame  de  Cruybeke,  assigné  sur  le  domaine 
de  Brabant.  —  Malines,  le  17  février  1506.  Lettrer  de 
Guillaume  de  Croy,  lieutenant  général  du  roi  de 
Castille,  aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  de  la 
requête  du  sieur  de  Gaesbeek  relative  à  l'achat  qu'il 
a  fait  des  villes,  terres  et  seigneuries  de  Hal  et 
Quenast. —  3  mars  1506.  Procès- verbal  dressé  par 
Pierrart  Rigoletet  Jean  Planquant,  de  l'estimation 
du  nombre  de  pieds  de  chêne  qui  se  trouvent  dans 
la  forêt  de  Hal.  —  Valenciennes,  le  7  mars  1506. 
Lettre  do  J.  de  la  Croix,  receveur  général  du  Hainaut, 
aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  de  la  vente  des 
terre  et  seigneurie  de  Hal  au  seigneur  de  Gaesbeek.  — 
2  août  1506.  Lettre  de  M.  de  Hornes  aux  gens  de  la 
Chambre  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet  de  l'acquisition 
de  la  terre  de  Hal  et  des  impositions  qu'il  a  le  droit 
d'y  percevoir.  —  Anvers,  le  20  septembre  1507. 
Mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  d'Autriche 
aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  d'avoir  à  délivrer 
les  extraits  authentiques  des  décharges  tirées  des 
comptes  de  la  Recette  Générale  qu'ils  estimeront 
nécessaires  à  leurs  collègues  de  Bruxelles  pour  la 
clôture  des  comptes  que  Thomas  de  Laval  a  rendus 
des  ccnsives  des  Lombards  au  quartier  de  Bois-le-Duc. 
—  Kaufpueren  (Kaufbeuren  ?),  le  17  mars  1508. 
Mandement  de  l'empereur  Maximilien  aux  gens  du 
Conseil  de  Brabant,  au  sujet  du  payement  d'une 
somme  de  600  livres  avancée  par  maître  Simon  de 
Laval.  —  Bruxelles,  le  3  janvier  1510.  Minute  du 
consentement  donné  par  le  Conseil  de  Brabant  à  ce 
que  don  Diègue  de  Ganaratz  (sic)  et  le  procureur 
général  de  l'archiduchesse  Marguerite  en  son  parle- 
ment  du  comté  de  Bourgogne,  fassent  assigner  à  jour 
fixe  les  témoins  qu'ils  désigneront  dans  le  duché 
de  Brabant.  —  Malines,  mai  1510.  Minute  d  un  mande- 
ment de  l'Archiduchesse  enjoignant  aux  échevins  et 
gens  de  loi  de  Bruxelles  de  suspendre  la  poursuite 


de  la  cause  de  Massin  de  le  Sille,  homme  d'armes 
de  Floris  dTsselstein,  dans  laquelle  il  est  prévenu 
d'avoir  blessé  Guillaume  Huenens.  —  Malines,  janvier 
1511.  Minute  d'une  lettre  de  l'Archiduchesse  à  l'empe- 
reur Maximilien,  au  sujet  des  privilèges  des  concierges 
de  son  hôtel  de  Bruxelles  les  autorisant  à  v  débiter  et 
vendre  en  gros  des  vins  sans  payer  les  droits  de  maltôte. 

—  Sans  date  ;  vers  151 1 .  Requêle  adressée  à  l'empereur 
Maximilien  par  le  prévôt  de  son  hôtel  à  Bruxelles, 
à  l'effet  d'obtenir  la  restitution  d'un  prisonnier 
gueldrois  que  le  seigneur  de  Zevenberg,  profilant  de 
son  absence,  avait  fait  prendre  à  son  domicile 
et  remis  entre  les  mains  de  l'amman  de  cette  ville.  — 
6  mai  1517.  Requête  adressée  au  roi  de  Castille, 
comte  do  Flandre,  etc.,  par  les  chancelier,  gens  du 
Conseil  et  des  Comptes  en  Brabant,  au  sujet  de 
différents  points  litigieux  concernant  les  terres 
d'Empire,  Aix,  Dueren  et  les  tonlieux  sur  le  Rhin.  — 
Sans  date;  XVP  siècle.  Copie  de  l'ordonnance  de 
Charles-Quinl  porlant  réunion  au  domaine  des  biens 
et  revenus  appartenant  à  la  vénerie  des  petits  chiens, 
appelés  les  chiens  aux  renards,  au  pays  de  Brabant. 

—  XVr  siècle.  Octroi  accordé  à  Jean  Heymans 
pour  tenir  une  table  de  prêt  à  Nivelles.  —  XVr  siècle. 
Privilèges  de  la  morlo  main  et  vidimus  de  l'affranchis- 
sement de  la  ville  de  Hal.  —  Sans  date  ;  XVII*  siècle. 
Remontrances  des  Etats  du  duché  de  Brabant  au  roi 
d'Espagne  et  à  ses  ministres  sur  les  moyens  de  mettre 
le  pays  à  l'abri  des  entreprises  et  des  invasions 
ennemies. 

B.  1423.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  4  pièces,  papier. 

tS9â-t&95.  —  liOUYaln.  —  22  septembre  1384. 
Partage  du  moulin  dit  van  Roedinghe  et  de  la  maison 
y  attenant  avec  toutes  ses  terres  situées  à  Louvain. — 
31  mars  1397.  Déguerpissement  (effestucatio)  par 
Roland  de  Bourgevail,  chevalier,  d'une  maison 
nommée  Roedingue  et  de  plusieurs  autres  domaines 
dans  les  environs  de  Louvain.  —  XIV*  siècle.  Confir- 
mation par  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  de  l'acqui- 
sition faite  par  Jean  de  Poël  et  par  demoiselle  Alice 
d'Assche,  sa  femme,  de  certains  biens  et  héritages 
à  Louvain.  —  6  août  1495-8  décembre  1515-4  février 
1525.  Vidimus  sous  le  sceau  des  bourgmestre 
et  échevins  de  Louvain,  des  lettres  patentes  de 
l'archiduc  Charles,  roi  de  Castille,  confirmant  celles 
de  l'empereur  Maximilien  qui  accordaient  certains 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  f2*  Partie). 


47 


370 


ARCHIVES  DU  NORD. 


privilèges  à  l'Université  de  Louvain  en  matière  de 
juridiction.  —  Louvain,  le  29  décembre  1500.  Lettre 
du  recteur  de  l'Université  de  Louvain  à  Guillaume 
Domessenl,  président  de  la  Chambre  des  Comptes 
à  Lille,  à  Jean  Ruffault,  clerc  de  ladite  Chambre, 
et  à  Louis  de  Bacq,  bailli  de  Lille,  au  sujet  de 
l'exemption  d'impôts  dont  jouissent,  prélend-il,  les 
biens  possédés  par  ladite  Université  à  Houplines.  — 
La  Haye,  le  20  juillet  1509.  Minute  d'un  mandement 
de  l'archiduchesse  Marguerite  à  l'audiencier,  lui 
prescrivant  d'expédier  les  lettres  patentes  portant 
nomination  de  Pierre  Lucas,  son  valet  de  chambre, 
au  poste  de  châtelain  et  concierge  des  château  et 
,  bourg  do  Louvain.  —  Samedi,  20  décembre  1511. 
Lettre  des  bourgmestre,  échevins  et  conseil  de  la  ville 
de  Louvain  à  l'archiduchesse  Marguerite,  lui  présen- 
tant les  trois  élus  parmi  lesquels  elle  doit  faire  le 
choix  d'un  pour  être  échevin. 


B.  1424.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin  ;  27  pièces,  1  rouleau 
et  1  cahier,  7  feuillets,  papier  ;  .3  sceaux  en  mauvais  état. 


iSOâ-te&â.  —  Mallnes.  —  1304.  Copie  flamande 
des  privilèges  de  la  ville  de  Malines.  —  1®'  décembre 
1308.  («  Le  lendemain  de  St- André  y  apôtre  t^). 
Thibaut  (de  Bar),  évêque  de  Liège,  confirme  le  traité, 
y  inséré,  conclu  entre  lui  et  noble  homme  Gilles,  dit 
Bertaud  de  Malines,  le  26  janvier  précédent,  concer- 
nant leurs  droits  respectifs  dans  la  ville  de  Malines  ; 
même  confirmation  faite  par  Gilles  avec  promesse 
d'exécution,  de  la  part  des  échevins,  conseil  et  jurés, 
de  la  ville  de  Malines.  —  31  mai  1328.  Lettres 
d'Adolphe  (de  la  Marck),  évêque  de  Liège,  portant 
ratification  du  règlement  fait  par  ses  députés  des 
limites  de  sa  seigneurie  de  Malines  et  de  celles  de 
Blaesvelt  appartenant  à  Raoul  de  Pipenpoy ,  chevalier. 
—  Ije  WiireA  3  juillet  1347.  Lettres  par  lesquelles 
Ix)uis,  comte  de  Flandre,  mande  aux  échevins,  jurés, 
conseil  et  communauté  de  la  ville  de  Malines  qu'il  a 
cédé  à  Henri  de  Brabant  et  à  ses  hoirs,  ducs  de  Brabant, 
tous  les  droits  qu'il  avait  sur  la  ville  de  Malines.  — 
29  août  1358.  (^  Qp  sente  Ja?is  dagh  Decollatio  en 
den  oeghst  »J.  Lettres  par  lesquelles  les  bourgmestre 
et  échevins  de  Malines  se  soumettent  au  jugement  du 
comte  de  Flandre,  au  sujet  des  débats  pendant  entre 
eux  et  la  ville  d'Anvers  relativement  aux  marchés  du 
poisson,  du  sel  et  de  l'avoine.  —  9  février  1387. 


f«  Mardi  aprèa  la  sainte  Agathe  l'an  de  ttodre 
Seigneur  mil  t?^ois  cens  vins  et  sis  »/  Attestation  par 
Francon  de  Heffene  et  Jean  de  Papenbroec,  échevins 
de  Malines,  que  Jean  de  Oos  a  cédé  à  Grard,  fils  de 
Gosselin,  dit  de  Vaud,  environ  cinq  quartiers  de  terre. 
—  XIV  siècle.  Etat  des  biens  que  les  gens  du  comte 
de  Flandre  ont  pris  sur  ceux  de  Malines.  —  Sans 
date  ;  fin  du  XI V  ou  commencement  du  XV*  siècle. 
Inventaire  de  titres  relatifs  à  l'acquisition  de  Malinas 
et  de  son  avouerie.  —  Compîègne,  le  13  juin,  sans  date 
d'année  ;  commencement  du  XV*  siècle.  Lettre  du  duc 
de  Bourgogne  aux  gens  des  Comptes  à  Lille,  au  sujet 
du  ))ayement  de  la  pension  assignée  sur  le  domaine  de 
Malines,  à  Guillaume  Swaef,  chambellan  du  Duc  et 
de  sa  sœur  la  duchesse  de  Brabant.  —  21  septembre 
1403.  Cession  par  Elisabeth  de  Hofstaden  à  Henri 
Parent  el  à  Jacques  de  Schoelen,  d'un  héritage  sis  sur 
le  marché  de  Malines  auprès  de  la  maison  des  éche- 
vins. —  7,  15  et  21  mars  1423.  Lettre  de  l'évêque  de 
Liège  au  duc  de  Bourgogne  pour  le  prier  d'intervenir 
dans  le  débat  soulevé  entre  les  villes  de  Malines  et 
de  Bruxelles;  assignation  par  le  duc  de  Boui^ogne 
d'un  jour  pour  tenir  à  Alost  une  conférence  afin  de 
terminer  le  différend  entre  ces  deux  villes  ;  réquisi- 
tion de  l'abbé  de  St-Adrien  de  Grammont  pour 
assister  à  ladite  conférence  aux  lieu  et  place  de 
l'abbé  de  St-Pierre-lez-Gand,  récemment  décédé.  — 
12  septembre  1442.  Promesse  faite  devant  les  éche- 
vins de  Malines  par  Jeanne  de  Veulve,  veuve  de 
Gérard  van  der  Aa,  et  par  Gérard  van  der  Aa,  leur 
fils,  de  servir  une  rente  annuelle  de  4  ridders  à 
Antoine  Wale  et  à  Catherine  Wale,  sa  fille.  — 
21  octobre  1438.  Sentence  du  duc  de  Bourgogne  au 
sujet  de  la  prise  par  les  habitants  de  Malines  de  deux 
bateaux  marchands  venant  de  Bruxelles.  —  Juin 
1475.  Lettres  patentes  de  Charles  le  Téméraire,  duc 
de  Bourgogne,  accordant  aux  habitants  de  Malines 
l'exemption  des  tonlieux  pour  leurs  marchandises  à 
raison  des  services  qu'ils  lui  ont  rendus  pendant  le 
siège  de  Neuss.  —  Malines,  août  1510.  Minute  d'un 
mandement  de  l'archiduchesse  Marguerite  ordonnant 
au  baron  de  Monta  nay  et  de  Gerbaix  de  faire  passer 
en  la  dépense  des  comptes  du  Receveur  général  des 
Finances,  une  somme  de  400  livres  payée  au  receveur 
de  Malines  pour  l'acquisition  faite  par  ladite  princesse 
d'un  dortoir  et  d'un  jardin  appartenant  à  l'hôpital 
St-Julien  de  ladite  ville.  —  1654.  Pièces  relatives  à 
la  perception  des  droits  de  tonlieux  à  Malines. 


I 

j 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  —  GUKLDRE. 


371 


B.  1425.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  papier  ; 

2  sceaux  incomplets. 

t989-i40S.  —  Mmbours.  —  29  juin  1289. 
(^  Lan  de  grasce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  nuefy 
le  jour  saint  Piere  et  saint  Paul,  apostles  »J.  Vente 
par  Cucne  de  Loncin  et  Henri,  son  fils,  châtelains 
de  Sprimont,  à  Gui,  comte  de  Filandre,  de  leurs 
maisons  de  Loncin  et  de  Hervé,  de  toutes  leurs  pro- 
priétés dans  la  ville  de  St-Plovoir  (sic)j  des  redevances 
en  blé  qu'ils  perçoivent  à  Lummen,  du  tonlieu  qu'ils 
ont  à  Henri-Chapelle  et  du  château  de  Sprimont.  — 
Sans  date;  XIIP  siècle.  Transport  et  vente  par  Gervais 
de  Tyston  à  Jean  de  Rodes  des  terres  qu'il  possédait 
hLanghère(^),  —  Bruxelles,  le  28 janvier  1327.  («  Die 
martis  post  Conversionem  sanctl  Pauli,  anno  mil- 
lésimo  CCC^  vicesimo  sexto  »).  Lettres  par  lesquelles 
Sophie,  comtesse  de  Gueldre,  reconnaît  avoir  vendu 
à  Jean,  duc  de  Lothîer,  de  Brabant  et  de  Lirabourg, 
600  livres  de  noirs  tournois  de  rente  annuelle  qu'elle 
avait  droit  de  prendre  à  Ulrecht  et  sur  le  duché  de 
Limbourg.  —  Compiègne,  19  juin  1396.  Abandon  par 
la  duchesse  de  Brabant  au  duc  de  Bourgogne  de 
divers  châteaux  et  villes  sis  dans  le  duché  de  Lim- 
bourg. —  Novembre,  sans  date  d'année;  lin  du 
KIV*  siècle.  Lettre  par  laquelle  Henri,  seigneur  de 
(jrows.se//(?),gouverneurduduchédeLimbourg,informe 
le  duc  de  Bourgogne  qu'il  ne  peut  se  rendre  auprès 
de  lui.  —  Paris,  18  et  20  janvier  1403.  Deux  lettres 
du  duc  de  Bourgogne  ordonnant  la  levée  de  troupes 
pour  la  défense  du  duché  de  Limbourg.  —  Com- 
piègne, 21  juin,  sans  date  d'année;  commencement 
du  XV*  siècle.  Lettre  de  Jean  Canart,  évêque 
d'Arras,  chancelier  du  duc  de  Bourgogne,  aux  gens 
dés  Comptes  à  Lille,  les  informant  que  les  droits 
d'hommage  et  de  relief  du  Limbourg  et  des  terres 
d'Oulre-Meuse  devront  être  réservés  à  la  duchesse  de 
Bourgogne. 

LiLYETTE  110.  —  Gueldre. 

B.  1420.  (Carton.)  —  8  pièces,  parcheiuiu  ;  42  sceaux, 
la  plupart  incomplets  et  mutilés. 

i9ll9-t9llA.  —  (Gueldre*  —  Grave,  le  15  janvier 
1282,  («  Datum  et  actwn  apud  Grave,  anno  Do  mini 
M^  CC^  ociogesimo  primo,  ferla  quintapost  octavam 
Epyphanie  Domini*).  Lettres  par  lesquelles  Renaud, 


comte  de  Gueldre  et  duc  de  Limbourg,  reconnaît 
devoir  à  Thadé,  dit  Willaume,  lombard,  demeurant  à 
Bois-le-Duc,  900  livres,  petits  deniers  de  Louvain, 
promettant  de  les  rendre  dans  le  courant  du  mois 
de  mai  prochain.  —  Mai  1287.  («  Datum  anno  Domini 
m,illesimo  ducentesimo  octogesimo  septimo,  inense 
Maio  »).  Lettres  par  lesquelles  Renaud,  comte  de 
Gueldre  et  duc  de  Limbourg,  mande  au  roi  de 
France  (Philippe  le  Bel)  qu'il  a  nommé  noble 
homme  le  comte  de  Roucy  {de  Rossiaco),  maître 
Jean  de  Fiffe,  archidiacre  deFlandre  au  diocèse  de 
Thérouane,  Florent  de  Roie  et  Jean  de  Menin,  ses 
procureurs  généraux  pour  soutenir  dans  le  prochain 
parlement  le  procès  que  lui  a  intenté  sa  sœur  noble 
dame  Ermengardc,  comtesse  des  Monts  ou  de  Berg. 
—  26  juin  1290.  (4^  Anno  Domini  millesimo  du- 
cenfesiino  nonagesimo,  sccunda  ferla  post  Nati- 
vitatem  beati  Johannis- Baptiste  »).  Lettres  par 
lesquelles  Renaud,  comte  de  Gueldre,  mande  au  roi 
de  France  (Philippe  le  Bel)  qu'il  appelle  son  très 
excellent  et  très  illustre  seigneur,  qu'il  a  nommé  Jean, 
dit  Halewant,  clerc,  et  Lotin,  dit  de  Bruges,  ses  pro- 
cureurs pour  soutenir  au  prochain  parlement  tous  les 
litiges  qu'il  y  avait  ou  pourrait  avoir.  —  Février  1291. 
(«  Datum  anno  Domini  inillesimo  ducentesimo  nonii- 
gesimo^  mense  Februario  »).  Donation  par  Renaud, 
comte  de  Gueldre,  à  Gui,  comte  de  Flandre,  des 
revenus  des  comtés  de  Gueldre,  Zutphen  et  pays  de 
Kessel  pour  en  jouir  pendant  cinq  ans.  —  Même  date. 
Approbation  de  cette  cession  par  Jean,  duc  de  Brabant, 
de  Lothier  et  de  Limbourg.  —  Même  date.  Promesse 
d'exécuter  les  lettres  ci-dessus  faite  par  Thierri  de 
Heinsberg,  Thierri  de  Timebourg,  Gérard  de  Juliers, 
Thierri  de  Meurs,  Frédéric,  son  frère,  Guillaume  de 
Homes,  Walleran  de  Kessel,  prévôt  de  Munster, 
Gossuin  de  Borne,  Henri  de  Senappe,  Thierri  de 
Batenbor g  {sic),  —  Avril  1291.  («  L'an  del  Incarnation 
Nostre  Seigneur  mil  deus  cens  quatre  vins  et  dis,  el 
mois  d'avril  »).  Lettres  par  lesquelles  Renaud,  comte 
de  Gueldre,  promet  de  se  soumettre  à  la  décision  du 
comte  Gui,  dans  les  débats  qu'il  pourrait  avoir  au 
sujet  de  ses  comtés  de  Gueldre,  Zutphen  ei  Kessel, 
tant  qu'ils  seront  entre  les  mains  dudit  comte.  — 
25  mai  1298.  («  En  l'an  de  grâce  mil  deus  cens  quatre 
vins  et  dis  voit^  le  jour  de  la  Pentecouste»).  Lettres  par 
lesquelles  Walleran,  sire  de  Montjoie  el  de  Faulque- 
mont,  et  Jean,  sire  de  (]uick,  promettent  au  comte 
Gui,  de  ne  point  laisser  juger  ses  litiges  avec  Renaud, 


372 


ARCHIVES  DU  NORD. 


comte  de  Gueklre,  sans  le  conseil  do  Guillaume  de 
Morlagne,  seigneur  de  Dossemer,  et  de  Jacques  de 
Donze  (Deinze),  receveur  de  Flandre. 

B.  1427.  (Carton.)  —  5  pièces  et  1  cahier,  12  feuillets, 
parchemin;  7  pièces,  papier;  2  sceaux. 

t806(?)-tâ7S.    —    Gueidre.    —    Cologne,    le 
9  décembre;  sans  date  d'année;  vers  1305.  («  Datum 
Colonie^  feria  quinta  post  beati  Nicholai  festwn  »). 
Lettres  par  lesquelles  Evrard,  comte  de  la  Marck, 
mande  à  Robert,  comte  de  Flandre,  qu'il  a  écrit 
au  comte  de  Gueldre   pour  lui  faire  payer  ce  qu'il 
lui  devait  à  cause  de  la   mort  du  feu   comte   de 
Flandre,  son  père.  —  12  juillet  1387.  Lettre  de  défi 
adressée  par  Guillaume  P%  fils  aîné  du  comte  de 
Juliers,  duc  de  Gueldre  et  comte  de  Zutphen,  au 
duc  de  Bourgogne,  dans  laquelle  il  se  déclare  l'allié 
et  le  féal  de  Richard  II,  qualifié  de  roi  d'Angleterre  et 
de  France.  —  Château  do  Caster,  le  dimanche  de 
l'octave  de  la  fête  des  Apôtres  St-Pierre  et  St-Paul, 
sans  date  d'année;  fin  du  XIV*  siècle.   Lettre  de 
Guillaume  I"',  duc  de  Gueldre  et  de  Juliers  et  comte  de 
Zutphen,  à  Jean,   comte  de  Nevers,  au  sujet  de  la 
querelle  qui  s'est  élevée  entre  lui  et  sa  cousine  la 
duchesse  de  Brabant.  —  Paris,  2  juin  1401.  Lettres  de 
Guillaume  de  Juliers,  duc  de  Gueldre,  par  lesquelles 
il    reconnaît  être  devenu  vassal  et  homme-lige  de 
Charles  VI,  roi  de  France,  moyennant  50.000  écus 
d'or  que  le  roi  a  promis  de  lui  payer  à  la  fête  de  la 
Toussaint  prochaine,   au  Neuf-Château  en  Ardenne 
appartenant  à  Evrard  de  la  Marck.  —  1425-1457. 
Extrait  des  lettres  et  titres  impériaux  conférant  au  duc 
de  Juliers  l'investiture  du  duché  de  Gueldre.  —  Sans 
date  ;  vers  1440.  Mémoire  de  Gérard,  duc  de  Juliers  et 
de  Berg,  à  l'effet  de  maintenir  ses  droits  au  duché  de 
Gueldre  contre  Arnould   et  Adolphe  d'Egmont.  — 
Hesdin,  le  27  juin  1448.  Acte  par  lequel  Arnould,  duc 
de  Gueldre,  remet  au  jugement  de  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  le  différend  pendant  entre  lui  et  la  ville 
de  Nimêgue  et  autres  villes  et  nobles  de  son  pays, 
au  sujet  de  quelques  exécutions,  qu'il  avait  fait  faire  en 
la  ville  de  Driel  et  dépendances  tenues  nuement  du  duc 
de  Brabant.  —  Edimbourg,  le  24  mai  1472(?)  Lettre  du 
roi  d'Ecosse  Jacques  III  au  duc  do  Bourgogne  pour  le 
féliciter  de  la  conduite  qu'il  a  tenue  dans  le  différend 
entre  Arnould,  duc  de  Gueldre,  d'une  part,  et  Adolphe, 
son  fils,  de  l'autre,  et  lui  annoncer  qu'il  lui  envoie  en 
ambassade  Alexandre  Napar  de  Merchamston  pour  lui 


exposer  les  droits  qu'il  peut  faire  valoir  sur  ledit  duché. 

—  7  décembre  1472.  Lettres  d'engagement  au  profit  du 
duc  de  Bourgogne  du  duché  de  Gueldre  et  du  comté 
de  Zutphen,  par  Arnould,  duc  de  Gueldre.  — 1472. 
Recueil  de  plusieurs  lettres  patentes  et  autres  pièces 
relatives  à  la  cession  du  duché  de  Gueldre  et  du  comté 
de  Zutphen  au  duc  de  Bourgogne.  —  Nimègue,  juillet 

1473.  Copie  de  la  donation  faite  par  Charles,  duc  de 
Bourgogne,  à  Jean,  duc  de  Clèves,de  la  ville  de  Goyck, 
de  la  maison  de  Loonbeeck  et  du  tonlieuqui  s'y  perçoit. 

—  Trêves,  le  6  novembre  1473.  Copiede  la  confirmation 
par  l'empereur  Frédéric  III  de  la  cession  du  duché 
de  Gueldre  et  du  comté  de  Zutphen  au  duc  de  Bour- 
gogne. 

B.  1428.  (Carton.)  —  8  pièces,  papier. 

t494-tâ80.  —  Crueidre.  —  Au  siège  devant 
Neuss,  le  4  octobre  1474.  Lettre  du  duc  de  Bourgogne 
à  ses  trésoriers  des  domaines  et  généraux  des  aides, 
au  sujet  du  payement  des  gens  de  guerre  en  garnison 
à  Zutphen.  —  Au  siège  devant  Neuss,  le  15  novembre 

1474.  Lettre  du  même  prince  aux  mêmes  officiers 
pour  le  même  objet.  —  Au  siège  devant  Neuss,  les 
8  et  29  mars  1475.  Lettres  du  même  prince  aux 
généraux  des  aides  et  à  Hue  de  Dompierre,  trésorier 
des  guerres,  au  sujet  du  payement  des  gens  de 
guerre  en  garnison  à  Zutphen,  avec  mandement  des 
trésoriers  du  domaine  à  Gilles  du  Bois,  receveur  des 
nouveaux  acquêts,  pour  ledit  payement;  —  copie 
de  ces  lettres.  —  Au  siège  devant  Neuss,  le  10  mai  1475. 
Lettre  du  duc  de  Bourgogne  aux  mêmes  officiers  sur 
le  même  objet.  —  St-Omer,  le  5  juillet  1479.  Lettre  de 
l'archiduc  Maximilien  à  l'évêque  de  Tournai  au  sujet 
des  négociations  pour  le  traité  de  paix  à  conclure  avec 
la  Gueldre.  —  Sans  date  ;  vers  1480.  Instructions 
données  par  Tarchiduc  Maximilien  à  André  Andriès, 
envoyé  par  lui  vers  le  chancelier  et  vers  Nicolas  de 
Goudeval  au  sujet  des  affaires  de  Gueldre.  —  Sans 
date  ;  fin  du  XV*  siècle.  Copie  des  instructions  données 
par  Louis  de  la  Marck,  seigneur  de  Neufchâtel  et  de 
Rochefort,  à  Henry  de  Hamale,  écuyer,  seigneur  de 
Bomal  et  à  Gilles  Copin,  seigneur  de  Convisre  (?)  et 
prévôt  de  Marche,  qu'il  envoyait  vers  l'archiduc 
Maximilien  pour  réclamer  le  payement  des  dépenses 
faites  par  lui  pour  l'entretien  des  gens  de  guerre  de  ses 
places  et  la  réparation  des  dommages  causés  dans  sa 
terre  de  Neufchâtel. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  Ll'XI^lMBOURfi. 


373 


B.  142Î).  (Carton.)  —  G  pièces,  parchemin  ; 
27  pièces  et  13  cahiers,  S7  feuillets,  papier  ;  10  sceaux  incomplets. 

t5a4-te8t.  —  Cueldre.  —  Bruxelles,  le  25  dé- 
cembre 1504.  Ordonnance  de  payement  de  la  somme 
de  8.000  florins  d'or  du  Rhin  de  28  sols  de  deux 
gros  pièce,  à  Robert  de  la  Marck,  seigneur  de  Sedan, 
pour  la  cession  des  ville  el  terre  de  Montfort  qui 
lui  avaient  été  engagées  par  le  duc  de  Guoldre  et 
qu'il  a  remises  aux  mains  du  sieur  de  Chièvres 
qui  les  a  reçues  pour  et  au  nom  de  Tarchiduc 
Philippe  le  Beau.  —  6  mai  1505.  Commission  de 
secrétaire  et  greffier  du  Conseil  de  Gueldre  en 
faveur  de  maître  Florent  Hauweel.  —  Malines,  le 
l*'  mars  1506.  Commission  de  gouverneur  de  Gueldre 
en  faveur  de  Floris  d'Egmont,  seigneur  d'Ysselstein. 

—  Malines,  le  25  juillet  1506.  (]opie  de  l'ordonnance 
de  Philippe,  archiduc  d'Autriche,  roi  de  Caslille,  etc., 
par  laquelle  il  s'engage  à  entretenir  et  à  solder  les 
300  hommes  à  cheval  et  les  400  piélons  levés  par 
son  très-amé  cousin  Jean,  duc  de  Clèves,  comte 
de  la  Marck,  pour  faire  campagne  contre  Charles 
de  Gueldre.  —  Sans  date;  vere  15^)6.  Instructions 
touchant  les  affaires  de  Gueldre.  — 17  septembre  1507. 
Lettres  par  lesquelles  Michel  et  Guillaume  de  Croy 
s'engagent  à  respecter  le  traité  par  lequel  le  comte  de 
Homes  a  promis  de  tenir  sa  forteresse  de  Weeixle 
ouverte  aux  troupes  de  l'archiduc  Charles  d'Autriche. 

—  Sans  date  ;  vers  1507.  Copie  de  la  requête  adressée 
aux  chevaliers  de  la  Toison  d'Or  par  Jacques,  comte 
de  Homes,  demandant  que  conformément  au  traité 
passé  à  Leeuw  le  15  septembre  1507,  par  lequel  il  a 
remis  son  château  de  Weerde  à  l'archiduc  d'Autriche 
pour  faciliter  la  guerre  contre  les  rebelles  de  Gueldre, 
il  lui  soit  fait  assignation  de  la  somme  de  10.000  écus 
qui  lui  a  été  promise  par  ledit  traité.  —  Roucy,  le 
18  octobre  1508.  Acceptation  par  Louis  XII,  roi 
de  France,  de  la  trêve  de  six  semaines  entre  lui, 
l'empereur  Maximilien,  l'archiduchesse  Marguerite, 
l'archiduc  Charles  d'Autriche,  l'évêque  de  liège,  le 
duc  de  Gueldre  et  le  seigneur  de  Sedan  dans  la  guerre 
au  sujet  du  duché  de  Gu^dre.  —  Sans  date;  vers 
1508.  Fragment  d'un  mémoire  sur  les  affaires  de 
Gueldre.  —  31  mars  1509.  Octroi  par  les  Étals  des 
Pays-Bas  d'une  somme  de  30.000  écus  pour  la  conti- 
nuation de  la  guerre  de  Gueldre.  —  Malines,  le 
16  avril  1509.  Lettres  patentes  de  l'empereur  Maxi- 


milien et  (le  l'archiduc  Charles  d'Autriche  par 
lesquelles  ils  engagent  le  pays  de  Kessel  au  duché 
de  (iueldre,  à  messire  Floris  d'Egmont,  seigneur 
d'Ysselstein,  pour  la  somme  de  10.000  florins. — Gand» 
27  mare  1510.  «  Mémoire  à  maistre  Gilles  van  den 
Damme,  secrétaire  en  ordonnance  de  l'Empereur  et 
de  Monseigneur,  de  ce  qu'il  aura  à  faire  et  dire  de 
par  ma  très  redoutée  dame  Madame  l'archiduchesse 
d'Austrice,  duchesse  et  comtesse  de  Bourgogne, 
douaigière  de  Savoye,  etc.,  à  messire  Guillaume  van 
Lang,  docteur  et  chancelier,  et  à  Jehan  Falguier, 
chambellan  héritable,  députez  de  monseigneur  de 
Gheldi-es,  estaus  à  Utrecht  devers  lequel  Madicte 
dame  présentement  l'envoyé  ».  —  Louvain,  le  29  mai 
1510.  Lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite  à  l'em- 
pereur Maximilien  au  sujet  des  affaires  de  Gueldre.  — 
1510.  Projet  de  traité  à  conclure  entre  l'Empereur, 
l'Archiduc,  l'Archiduchesse,  d'une  part,  et  messire 
(Charles  de  Gueldre,  de  l'autre  ;  pièces  diverses  con- 
cernant la  négociation  de  ce  traité.  —  Malines,  le 
7  décembre  1511.  Promesse  faite  par  Floris  d'Egmont, 
gouverneur  de  Gueldre,  d'exécuter  l'ordre  que  lui 
avait  donné  l'archiduchesse  Marguerite  de  miner  et 
de  ravager  tout  le  pays  de  Gueldre.  —  Sans  date  ; 
vers  1512.  Mémoire  en  flamand  au  sujet  des  entre- 
prises faites  par  le  duc  de  Gueldre  à  rencontre  des 
stipulations  du  traité  de  Cambrai.  —  Sans  date;  vers 
1513.  Mémoire  présenté  à  l'archiduchesse  Marguerite 
au  sujet  des  droits  de  l'archiduc  Charles  d'Autriche 
sur  le  duché  de  Gueldre.  —  Malines,  le  30  juin  1524. 
Prolongation  de  la  trêve  conclue  avec  le  duc  de 
Gueldre.  —  Ruremonde,  le  12  novembre  1631. 
Mémoire  sur  les  abus  qui  se  sont  commis  en  Gueldre 
sous  le  gouvernement  du  comte  Henri  de  Berghes. 

Layette  111.  —  Luxembourg.  — 

Lorraine.  —  Montmèdy.  —  Damvillers.  — 

Faulquemont.  —  Marville. 

B.  1430.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ;  8  sceaux  incomplets. 


iM7-i)M9.   —  IjU?Leiiibour0  en  8;énéral.  — 

18  décembre  1227.  (<k  Actufn  apiid  Luc ,  anrm 

Domini  M*  CC  XX»  VIP,  sdbbato  ante  Natale 
Domini  »).  Lettres  de  Bonvallos  de  Portsalles,  de 
Metz,  chevalier,  déclarant  qu'il  est  homme-lige  de 
E.  (Ermesinde),  comtesse  de  Luxembourg  et  de  la 
Roche  el  marquise  d'Arlon,  et  qu'il  tient  d'elle    en 


'M\ 


ARCHIVES  DU  NORD. 


fief,  la  moitié  de  sa  terre  de  Perde  C^),  —  2  i  septembre 
1205.  («  L'an  )nil  et  deux  cens  et  sexante  cinq},  le 
jnendi  devant  la  saint  Rémi»).  Lettres  par  lesquelles 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  qui  avait  fait 
saisir  les  biens  de  Henri,  comte  de  Luxembourg, 
situés  en  Flandre  et  en  Hainaut,  à  cause  des  droits 
prétendus  sur  eux  par  Walleran,  sire  de  Montjoie 
et  de  Ma r ville,  du  chef  de  sa  mère,  déclare  qu'il 
le  rétablit  dans  la  jouissance  desdits  biens.  — 2  i  jan- 
vier 1208.  («  L'an  de  (/race  mil  deus  cens  sexante 
et  sept,  le  niescredi  après  le  Saint-Vincent  »). 
Lettres  par  lesquelles  Louis  de  Luxembourg,  citoyen 
de  Metz,  se  déclare  homme-lige  de  Henri,  comte  de 
Luxembourg,  et  lui  fait  hommage  de  sa  maison  de 
Volstro/f.  —  11  mars  1209.  («  L'an  Nostre  Siyneur 
mil  deus  cens  sexante  et  wit,  le  lundi  devant  Paskes 
Flories  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean,  chevalier,  sire 
de  Neufchâtel  et  de  Wanesperchf^),  voconndXl  tenir  en 
fief  et  hommage  do  Henri,  comte  de  Luxembourg,  le 
ban  ào'Ranville  (?).  —  Lille,  le  3 novembre  1284.  («  A 
Lille,  l'an  de  grâce  mil  CC  quatre  vins  et  quatre,  le 
tH'jiredi  après  le  jour  de  Tous  sains  »).  Lettres  par 
lesquelles  Godefroi,  comte  de  Viane,  promet  de  ne 
demander  aucun  dédommagement  au  comte  de 
Flandre,  à  ses  baillis  et  à  ses  sergents,  pour  avoir  été 
arrêté  à  Lille.  —  5 juillet  1286.  («  Lan  del  Incarnation 
Nostre  Signeur  mil  deus  cens  et  quatre  vins  et  six, 
le  venredi  après  la  [este  saint  Pierre  et  saint  Paul 
apostles  »).  Lettres  par  lesquelles  Renaud,  comte  de 
Gueldre  et  duc  de  Limbourg,  remet  à  la  décision  de 
Henri,  seigneur  de  Blamont,  et  de  Henri,  seigneur  de 
Burkelor  (?),  ses  différends  avec  Walleran  de  Luxem- 
bourg, au  sujet  des  dépenses  que  ce  dernier  disait 
avoir  faites  dans  la  terre  de  Limbourg  et  dont  il 
demandait  le  remboursement.  —  Décembre  1292. 
(«  L'an  Nostre  Seigneur  mil  deus  cens  quatre  vinz 
et  douze,  ou  mois  de  décembre  »).  Lettres  par 
lesquelles  Jean  de  Chalon,  sire  d'Arlay,  déclare 
qu'ayant  été  arrêté  dans  les  terres  du  comte  de 
Luxembourg  par  Simon  de  Quellez,  sénéchal  dudit 
comte,  il  promet  de  s'en  tenir  à  la  décision  d'Etienne 
de  Chalon,  seigneur  de  Vignory,  son  frère,  et  de  Gui, 
comte  de  Flandre,  au  sujet  de  cette  arrestation 

H.  1431.  (Carton.)  —   14  pièces,  parchemin;   1  pièce,  papier; 

18  sceaux  incomplets. 

tSM-iSââ.  —   I^ui^embours  ^n  yénérwl.   — 

23  mars  1316.  («  En  Van  milh  trois  cefis  et  quinze 


ans,  le  prochien  mardi  davant  la  nonsiation  Nostre 
Dame  ou  mois  de  mars  »).  Lettres  par  lesquelles 
Poince  de  Volmerange,  chevalier,  déclare  prendre 
en  fief  de  Jean,  comte  de  Luxembourg,  sa  maison  de 
Volmerange  et  faire  paix  avec  les  habitants  du  comté 
de  Luxembourg  et  de  la  prévôté  de  Thionville.  — 
22  octobre  1316.  («  I^  venredy  après  la  feste  saint 
Luc  ewangéliste  »).  Lettres  par  lesquelles  François 
Lambert,  citoyen  de  Metz,  déclare  avoir  repris  en  fief 
de  Jean,  roi  de  Pologne,  de  Bohême  et  comte  de 
Luxembourg,  sa  maison  de  Œutrange,  à  charge  de  la 
lui  rendre  toutes  les  fois  que  cela  sera  nécessaire 
pour  la  défense  dudit  comté.  —  10  mars  1338.  («  Mil 
trois  cens  trente  et  sept  »).  Lettres  par  lesquelles 
Jean,  roi  de  Bohême  et  comte  de  Luxembourg, 
constitue  au  profit  de  Pierre  de  Heu,  chevalier,  et  de 
Golignon,  son  frère,  citoyens  de  Metz,  une  rent<5 
annuelle  et  perpétuelle,  pour  laquelle  il  leur  cède  ce 
qui  lui  appartient  à  Hayange  et  en  la  ville  de  Termv- 
lez-Thionvil/e  (i)  Siiusi  que  sur  le  passage  du  pont  à 
Orne,  avec  faculté  audit  roi  et  à  ses  successeurs  de 
racheter  lesdits  biens  moyennant  la  somme  de 
900  livres.  —  Hassell,  le  26  avril  1338.  (^  Quarfa 
feriaproxima  ante  /estum  beatoruni  apostolorum 
Philippi  et  Jojcohi  »).  Lettres  par  lesquelles  Thierri, 
comte  de  Looz,  déclare  avoir  reçu  la  somme  de 
13.500  florins  que  lui  devait  Jean,  roi  de  Bohême  et 
comte  de  Luxembourg.  —  Luxembourg,  le  11  juillet 

1338.  Lettres  par  lesquelles  Garcillot  Boulay,  de 
Metz,  Jean  Gallère  et  de  Raimon  Braidif,  citoyens  de 
Metz,  reconnaissent  avoir  reçu  de  Jean,  roi  de  Bohême 
et  comte  de  Luxembourg,  des  rentes  à  tenir  en  fief 
dudit  roi.  —  Metz,  le  2  avril  1339.  Lettres  par 
lesquelles  Giliebar,  avoué  d'Espinaux  (Epinal  (?)  ), 
déclare  avoir  reçu  une  somme  de  Jean,  roi  de  Bohême, 
pour  achat  de  terres  à  tenir  de  lui  à  toujours. — 13  avril 

1339.  Lettres  par  lesquelles  Lobbi, sire  de Grupey, prévôt 
dePoilvache,  déclare  qu'en  sa  présence  et  en  celle  des 
hommes  de  fief  dudit  lieu,  Jean,  roi  de  Bohême  et 
comte  de  Luxembourg,  a  ordonné  que  Rauwesin  de 
SornieZj  écuyer,  jouirait  dorénavant  du  tiers  des 
amendes  et  forfaits  (transactions)  du  ban  deSorniez. 
—  Liège,  le  17  avril  (dimanche  avant  la  St-Georges) 
1339.  Lettres  par  lesquelles  Thierri,  comte  de  Looi 
et  de  Ghini,  reconnaît  avoir  reçu  une  somme  pour  le 
prix  de  la  terre  d'Yvoir,  par  lui  vendue  au  roi  de 
Bohême,  comte  de  Luxembourg.  —  1341.  Lettres  par 
lesquelles  Golignon  de  Heu,  citoyen  et  échevui  de 


CHAMHRK  DKS  COMPTKS  DE  LlLl.K.  -  TRKSOR  DES  CHARTES.  -  LUXEMBOIUG  EN  GENERAL. 


'SiTy 


Metz,  reconnaît  avoir  repris  en  plein  hommage  de 
Jean,  roi  de  Bohême  et  comte  de  Luxembourg,  un 
héritage  situé  au  ban  d'Arcancey.  —  Paris,  le  14  mai 
1342.  («  Le  mardi  avant  Pe7ithecouste  »).  Lettres  par 
lesquelles  Jean  de  Huy,  chanoine  de  Metz,  déclare  être 
devenu  homme-lige  de  Jean,  roi  de  Bohême  et  comte 
de  Luxembourg,  moyennant  une  rente  qui  lui  a  été 
donnée  el  assignée  sur  le  moulin  de  Datisi^y  (?)  — 
24  octobre  1343.  («  Le  renredy  devant  feinte  saint 
Symon  et  saint  Jnde  »).  Transport  d'une  rente  par 
Pierre  de  Heu,  chevalier,  el  Colignon,  son  frère, 
échevins  do  Metz,  au  profit  de  Jean  de  Heu,  chanoine 
de  ladite  ville,  leur  frère,  rente  qui  leur  avait  été 
constituée  par  Jean,  roi  de  Bohême,  comte  de 
Luxembourg.  —  2  mars  1344.  Lettres  par  lesquelles 
Jean,  roi  de  Bohême,  comte  de  Luxembourg,  donne  à 
Jean  de  Heu,  chanoine  de  Melz,  les  revenus  des  villes 
de  Hayange  et  de  T^>v//r  pour  en  jouir  jusqu'à  ce  que 
ce  prince  ait  remboursé  Pierre  et  CoUignon  de  Heu. 
—  Luxembourg,  le  4  mars  1344.  Lettres  par  lesquelles 
Simon  de  Helfeldamje^  écuyer,  reconnaît  avoir  repris 
de  Jean  de  Luxembourg,  tout  ce  qu'il  possédait  au 
chftteau  de  Helfeldange^  pour  laquelle  reprise  de  fief 
il  était  devenu  homme  dudit  prince.  —  1344.  Lettres 
par  lesquelles  Jean  de  Luxembourg  donne  à  son  amé 
et  féal  Jean  de  Heu,  en  récompense  de  ses  services, 
toutes  ses  vignes  situées  au  territoire  de  Hayange 
pour  en  jouir  sa  vie  durant. 

H.  1432.  (Carton.)  — 4  pièces  et  1  cahier,  14  feuillets,  parchemin; 

i  pièces  el  1  rouleau,  papier,  15  sœaux,  la  plupart 

brisés  et  incomplets. 

iSftM-fln  du  ILlV  sièrie.  —  E.u«eniliours  en 

général.  —  Ivoix,  le  5  septembre  1358.  Lettres  par 
lesquelles  Thibaut  de  Métri,  échevin  et  amman  de 
Metz,  reconnaît  que  le  duc  de  Luxembourg  et  ses 
successeurs  pourront  reprendre  toutes  les  fois  qu'il 
leur  plaira,  entre  Pâques  et  la  Pentecôte,  la  ville  de 
Blabtœville,  tenue  présentement  par  ledit  Métriet  qui 
avait  été  engagée  par  feu  le  roi  de  Bohême,  père 
dndit  duc  de  Luxembourg,  à  (Vuyot,  fils  dWndrieu  de 
Honpont.  — 4  septembre  1358.  Lettres  par  lesquelles 
Wenceslas,  roi  de  Bohême  et  duc  de  Luxembourg, 
confirme  la  donation  faite  par  feu  son  père  Jean 
de  Bohême  à  Jean  de  Heu,  chanoine  de  Metz^  des 
droits  qu'il  avait  sur  les  villes  de  Hayange  et 
de    Terme   jusqu'au    remboursement    d'une    rente 


constituée  par  ledit  roi  au  profit  des  frères  dudit  Jean 
de  Heu.  —  Ivoix,  le  13  janvier  1^302.  («  Le  trèsime 
jour  dejencier  Van  de  grâce  tnil  trois  cens  sisante 
et  un  y  selon  Vusaiye  de  le  dyocèse  de  Trêves  (1)  »). 
Lettres  par  lesquelles  Wenceslas,  roi  de  Bohême  el 
duc  de  Luxembourg,  fait  donation  à  la  reine  Jeanne, 
sa  femme,  des  terres  d'Ivoix,  Virton  et  l^aferté, 
tenues  en  franc-alleu  pour  en  jouir  sa  vie  durant,  à 
charge  de  retour  au  duché  do  Luxembourg  après  sa 
mort.  —  136().  Mémoire  contenant  les  prétentions  du 
roi  de  Bohême,  duc  de  Luxembourg,  contre  l'empereur 
Charles  IV,  par  lequel  il  appert  que  ce  dernier  a 
engagé  a  Wenceslas,  duc  de  Luxembourg,  et  à  ses  hoirs 
les  villes  de  Keyseshe7xhy  Keysersluten ,  Wtdfsbergen 
pour  la  somme  de  11.000  marcs  d'argent,  d'une  part, 
15.000  écus  vieux,  de  l'autre  (2).  —  1377.  Mémoire 
relatif  aux  prétentions  du  roi  de  Bohême,  duc  de 
Luxembourg,  contre  l'Empereur,  par  lequel  il  apparaît: 
i^  que  l'empereur  Louis  V  (do  Bavière)  a  reconnu^  en 
1330,  devoir  à  Jean  de  Bohême  7.2(X)  marcs  d'argent 
pour  les  services  qu'il  lui  avait  œndus  à  la  bataille  de 
Mulhdorf,  livrée  par  ledit  empereur  au  duc  Frëdëric 
d'Autriche,  son  compétiteur  à  l'Empire  ;  pour  pureté 
de  laquelle  somme  il  hii  a  engagé  les  villes  d'Aldem- 
bergh,  Zwikair  et  KemnitZy  au  lieu  desquelles  trois 
villes,  il  lui  a  depuis  engagé  celles  de  Keysesberch, 
Blichsperg,  Durenheim  et  Munster ^  promettant,  en 
outre,  de  lui  rembourser  les  700  marcs  d'argent  que 
le  dit  roi  de  Bohême  avait  été  obligé  de  payer  pour 
entrer  en  jouissance  de  ces  quatre  dernières  villes  ; 
2®  que  l'empereur  Charles  IV  a  engagé,  en  1366,  à 
Wenceslas,  roi  do  Bohême  et  duc  de  Luxembourg,  et 
à  ses  lioirs,  les  villes  de  Keysesberch,  Keysersluten 
et  Wulfsbergen,  pour  les  sommes  de  11.000  marcs 
d'argent,  d'une  part,  et  15.000  écus  vieux,  de  l'autre. 
3*»  que  le  même  empereur  a  engagé,  en  1377,  au  même 
duc  de  Luxembourg  l'avouerie  d'Alsace  pour  la  somme 
de  30.000  florins  d'or.  —  15  avril  1388.  Lettres  par 
lesquelles  Otte,  seigneur  d'i4r/,r^/(?)et  Jean,  son  fils, 
promettent  de  ne  causer  aucun  dommage  à  Richiers 
de  Lus,  prévôt  de  Marville,  ni  aux  habitants  du  duché 


(1)  D'après  VArt  de  vérifier  les  dates^  Tusago  était  au  diocèse 
de  Trêves,  au  XIV*  siècle,  de  commencer  Tannce  au  25  mars.  Il 
en  est  donné  plusieurs  exemples.  I*1uh   tard  on  y  commença  « 
Tannée  au  !•'  janvier,  même  antérieurement  au  XVI*  siècle, 
selon  Brouver  (Annales  Trevir.  I,  p.  ZTiS). 

(2)  Cette  pièce  est  insérée  dans  la  suivante. 


370 


ARCHIVES  DU  NORD. 


de  Luxembourg,  à  cause  de  la  prise  faite  par  ledit  de 
Lus,  de  la  personne  de  Segher,  fils  de  Florent  de 
Zwyndrecht,  jadis  prévôt  et  chapelain  de  Pierrepont, 
pour  avoir  frappé  le  sergent  du  roi  des  Romains 
à  Arency,  lequel  Segher  avait  été  ensuite  remis  à 
messire  Huard,  seigneur d'^w/eîV,  sénéchal  du  duché 
de  Luxembourg.  —  Deure  (?)  le  22  mai  1388.  Lettres 
par  lesquelles  Jeanne,  duchesse  de  Luxembourg,  fait 
donation  à  Steiffard  de  Mérode,  seigneur  d'Hcipiiers- 
hachy  de  la  garde  de  ses  châteaux,  forteresses,  villes 
et  terres  de  Mille ^t,  Gamjelt  et  Ve7if/fify  — Bruxelles, 
le  19  décembre  1388.  Lettres  par  lesquelles  ladite 
Jeanne  reconnaît  devoir  et  promet  de  payer  à  messire 
Steiffard  de  Mérode,  et  à  dame  Marguerite  de  Mérode, 
dame  de  Gt^ousselt,  sa  sœur,  la  somme  de  15.713 
florins  qu'ils  lui  avaient  prêtée  pour  les  frais  de  la 
guerre  contre  les  ducs  de  Juliers  et  de  Gueldre. 
—  Sans  date;  XIV®  siècle.  Donation  du  duché  de 
Luxembourg  et  du  comté  de  Chini  par  Elisabeth, 
reine  de  Hongrie,  de  Dalmatie,  etc..  à  Guillaume,  son 
gendre,  et  à  Anne,  sa  fille  ;  signification  aux  Trois 
États  dudit  duché  d*avoir  à  reconnaître  lesdits  époux 
comme  leurs  seigneurs  légitimes  ;  —  confirmation  de 
cette  donation  par  Frédéric  III,  empereur  d'Alle- 
magne ;  —  reconnaissance  des  nouveaux  seigneurs  par 
les  Trois  États  ;  —  hommage  rendu  auxdits  seigneurs 
pour  certaines  dépendances  et  appendances  de  leur 
domaine,  par  Jacques,  archevêque  de  Trêves;  — 
érection  du  comté  du  Luxembourg  en  duché  par 
Charles  IV,  empereur  d'Allemagne;  —  lettres  du  duc 
de  Bourgogne  Philippe  le  Hardi  prescrivant  d'in- 
demniser le  marquis  de  Moravie  de  la  destruction  du 
château  de  MeUisenibofu  y;  —  idem,  pour  provoquer  le 
jugement  du  débat  pendant  entre  la  prévôté  de 
Mézières  et  celle  d'Orchimont;  —  idem,  pour  rétablir 
Roland  de  Rodemack  dans  le  gouvernement  général 
du  duché  de  Luxembourg;  —  idem,  pour  informer 
Josse,  marquis  de  Moravie,  de  l'état  de  sa  santé  ainsi 
que  de  celle  de  Jean  et  d'Antoine,  ses  deux  fils,  et 
pour  l'inviter  à  se  mettre  en  rapport  avec  Henri 
d'Imbermont,  receveur  généi*al  du  Luxembourg,  «  en 
le  faisant  venir  de  suite  auprès  de  lui  ». 

B.  14*^5.  (Carton.)  —  10  pièces,  parchemin  ; 
♦>  pièces  et  1  cahier,  18  feuillets,  papier  ;  5  sceaux 

et  1  bulle  en  plomb. 

1409-14911.  —  liUsemlioars  en  g^énéral.  — 

8  mars  1402.  Commission  de  gouverneur  du  Luxem- 


bourg délivrée  à  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  par 
Josse.  marquis  de  Brandebourg  et  de  Moravie.  — 
Château  de  St-Pol,  le  29  octobre  1413.  Reconnaissance 
d'un  emprunt  de  quinze  tasses  d'argent  fait  par 
Waleran  de  Luxembourg  à  Palis,  son  héraut.  — 
1^^  décembre  1413.  Don  par  Waleran  de  Luxembourg, 
comte  de  Lîney  et  de  St-Pol,  à  Simonette  de  Crépy, 
des  terre  et  seigneurie  d'Audencourt.  —  29  septembre 
1414.  Cession  par  Waleran  de  Luxembourg  à  Colart 
Louchart,  écuyer,  d'une  rente  de  cent  florins  d'or 
moyennant  le  prix  de  800  florins.  —  8  janvier  1427. 
Don  par  Sigismond,  empereur  d'Allemagne,  à  Gilles 
de  Rodemack  de  7.000  florins  du  Rhin ,  à  prendre 
sur  les  revenus  du  duché  de  Luxembourg.  —  Arlon, 
le  26  octobre  1443.  Lettres  de  Philippe  le  Bon,  duc  de 
Bourgogne,  au  sujet  des  réclamations  faites  par  les 
héritiers  de  Guillaume,  duc  de  Saxe,  et  d'Anne,  fille 
d'Albert,  roi  des  Romains,  et  mère  du  duc,  concernant 
le  Luxembourg.  —  Rome,  à  St-Pierre,  le  30  octobre 
1446.  Bulle  du  pape  Eugène  IV,  pour  lever  l'excom- 
munication encourue  par  les  habitants  du  duché  de 
Luxembourg  et  du  comté  de  Chini,  en  voulant  la 
continuation  du  concile  à  Bâle  que  ce  pontife  avait 
transféré  à  Ferrare,  et  en  soutenant  le  parti  d'Amédée, 
duc  de  Savoie,  créé  pape  sous  le  nom  de  Félix  V.  — 
Lille,  26  mai  et  22  juin  1448.  Mandement  du  duc  de 
Bourgogne  à  Georges  d'Ostende,  garde  des  chartes 
de  Flandre,  lui  prescrivant  de  délivrer  à  Adrien  van 
der  Ëe,  garde  des  chartes  de  Brabant,  quatre  titres 
relatifs  au  duché  de  Luxembourg;  récépissé  de  ces 
titres  par  ledit  Adrien.  —  7  mars  1450.  Commission  à 
l'effet  de  recevoir  l'aide  extraordinaire  à  lever  sur  les 
duché  de  Luxembourg  et  comté  de  Chini,  délivrée  par 
le  duc  Philippe  le  Bon,  à  maître  Louis  Le  Philippe.  — 
1*'  août,  1*'  septembre  et  4  octobre  1462.  Actes  par 
lesquels  Guillaume,  duc  de  Saxe  et  landgrave  de 
Thuringe,  et  Anne  de  Bavière,  sa  femme,  cèdent  et 
transportent  au  duc  de  Bourgogne  Philippe  le  Bon 
tous  les  droits  que  le  roi  de  France  avait  sur  les  duché 
et  comté  de  Luxembourg  et  de  Chini.  —  Amboise,  le 
25  novembre  1462.  Copie  des  lettres  de  donation  faite 
par  le  roi  Louis  XI  à  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  de 
tous  les  droits  qui  lui  appartenaient  sur  les  duché  de 
Luxembourg,  comtés  de  Chini  et  de  la  Roche  en 
Ardenne,  qu'il  avait  acquis  des  duc  et  duchesse  de 
Saxe.  —  28  février  1466.  Quittance  délivrée  par 
Guillaume,  duc  de  Saxe,  de  la  somme  de  10.000  écus 
d'or  qu'il  a  reçue  du  duc  de  Bourgogne,  en  acompte 


CHAMBRK  DES  COMPTKS  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  LUXEMBOURG  EN  GÉNÉRAL. 


377 


sur  celle  de  30.000  écus  d'or  que  ce  prince  lui  devait 
tant  pour  la  dot  de  sa  femme  Anne,  que  pour  les  droits 
qu'elle  avait  par  succession  sur  le  duché  de  Luxem- 
bourg et  autres  terres,  conformément  au  traité  de 
1462.  —  Bruxelles,  le  21  septembre  1467.  I^ettre  du 
duc  de  Bourgogne  à  Pierre  de  Cressy  pour  l'informer 
que  les  Liégeois  ont  l'intention  d'attaquer  la  ville  de 
Marche-en-Famine,  cl  lui  prescrire  d'y  envoyer  en 
conséquence  immédiatement  deux  serpentines,  une 
caque  de  poudre  et  un  millier  de  traits,  etc.  — 
Luxembourg,  le  25  mai  1471.  Lettre  de  Rodolphe, 
marquis  de  Hochberg,  gouverneur  de  Luxembourg, 
au  duc  de  Bourgogne,  l'informant  que  la  journée  qu'il 
devait  avoir  avec  le  duc  Louis  de  Bavière  à  Wettelych 
dans  l'archevêché  de  Trêves,  n'a  pu  être  tenue,  et  lui 
demandant  une  réponse  au  mémoire  qui  lui  a  été 
soumis  sur  les  mesures  à  prendre,  dans  le  cas  où  la 
guerre  éclaterait,  pour  la  défense  des  marches  du 
Luxembourg.  —  24  janvier  1479.  («  Veille  de  la 
Conversion  de  St-Paid  1478  »).  Copie  des  letti*es  de 
l'archiduc  Maximilien  et  de  Marie  de  Bourgogne,  par 
lesquelles  ils  consentent  à  ce  que  Renaud,  duc  de 
Lothier,  comte  de  Vaudemont,  jouisse,  en  suite  de 
l'accord  qu'ils  avaient  fait  ensemble,  des  droits  qui  lui 
appartenaient  en  Lorraine,  Barrois  et  Luxembourg, 
entre  autres,  des  terres  communes  et  de  la  succession 
de  la  dame  d'Harcourt,  dans  laquelle  il  avait  recueilli 
la  terre  d'Arschot  (1). 


B.  1434.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  6  pièces,  papier; 
2  sceaux  écrasés  et  incomplets. 


(?)  —  liaxemlioari^  en  nénéral. — 

22  septembre  1483.  Lettres  patentes  de  l'archiduc 
Maximilien  autorisant  son  féal  cousin  et  gouverneur 
du  Luxembourg,  Claude  de  Neufchâtel,  seigneur  du 
Fay  et  de  Grancey,  à  racheter  au  nom  de  l'archiduc 
Philippe  (Philippe  le  Beau),  les  terres  de  Montmédy, 
Saint-Marc,  Blaianges  et  plusieurs  autres,  situées 
dans  le  Luxembourg  et  précédemment  engagées  avec 
faculté  de  rachat.  -—  1483.  Instructions  rédigées  en 
allemand  relatives  aux  affaires  du  Luxembourg  et  aux 
salines  de  Moyen-Vie  en  Lorraine.  —  Sans  date  ;  vers 
1483.  Minute  des  instructions  données  au  comte  de 


(1)  Note  (le  Godefroy  :  «  Je  croy  que  ce  n'est  qu'un  projet 
quoy  qu'il  soit  datte  ». 


Chimay  envoyé  par  l'Archiduc  dans  le  duché  de 
Luxembourg  pour  y  défendre  ses  droits  et  ceux  de 
l'archiduc  Philippe,  son  fils,  sur  cette  province.  — 
25  mai  1495.  Copie  dressée  au  XVlll"  siècle,  de  la 
convention  passée  entre  l'archiduc  Philippe  le  Beau 
et  le  marquis  de  Baden,  gouverneur  du  Luxembourg, 
par  laquelle  ce  dernier  se  charge  de  résister  à  la 
guerre  que  fait  messire  Robert  de  la  Marck  avec  ses 
adhérents  des  maisons  de  Bouillon,  Sedan,  Longwy  et 
Montfort.  —  Sans  date  ;  XV*  siècle.  Attestation  par  le 
comte  de  St-Pol  que  son  frère  Jean  de  Luxembourg, 
comte  de  Conversant  et  ses  sœurs  de  Moramoez  et  de 
Lickes^oni  eu  leurs  parts  dans  les  successions  de  leurs 
père  et  mère  et  de-  leur  oncle,  le  sire  de  Fiennes,  et 
qu'ils  ont  renoncé  à  tous  les  droits  qu'ils  pouvaient  y 
prétendre.  —  Bruxelles,  le  4  octobre  1501.  Copie 
collationnée  et  authentique  de  l'assignation  faite  au 
marquis  de  Baden,  gouverneur  du  Luxembourg,  de  la 
somme  de  3.(KK)  florins  d'or,  payable  en  deux  termes 
par  le  receveur  général  des  finances  jusqu'à  ce  qu'il 
soit  entièrement  satisfait  des  50.(XK)  florins  d*or  que 
l'Archiduc  lui  devait.  —  Malines,  le  14  décembre  1502. 
Copie  collationnée  de  l'ordonnance  d  assignation  pour 
les  50.000  florins  dus  au  marquis  de  Baden  par 
Philippe,  roi  de  Castille,  avec  quittance  délivrée  par 
ledit  marquis.  —  Lille,  le  23  février  1504.  Lettres  de 
l'archiduc  Philippe  le  Beau,  roi  de  Castille,  portant 
donation  au  sieur  de  Bossu  de  la  somme  de  4.200  florins 
pour  les  droits  seigneuriaux  des  terres  de  Blaugies  et 
autres  tenues  du  Ilainaut,  avec  une  pension  de 
500  livres  pour  la  terre  de  Locquignol  et  pour  celle  de 
Charency,  dans  le  Luxembourg,  occupée  par  le  duc  de 
Lorraine.  —  Sans  date  ;  vers  1508.  Requête  adressée  à 
l'airhiduchesse  Marguerite  par  Louis  de  la  Marck, 
seigneur  d'Herbeumont,  à  Tefiet  d'obtenir  le  payement 
d'une  somme  de  33.000  livres  déboursée  par  feu  son 
père  pour  la  solde  des  gens  de  guerre  entretenus  dans 
la  ville  d'Ivoix,  et  d'une  pension  annuelle  de  400  livres 
qui  lui  était  assignée. 

B.  i4a").  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 

13  sceaux  incompleU. 

i99i-i99M.  —  Eiumemliouri;  ;  dlven».  —  Mai^ 
1221.  («  Actinn  anno  gratie  iP  CC^  XX®  ?ne)ise 
Martio  »).  Lettres  par  lesquelles  Simon,  seigneur  de 
Mirewart  (Mirvaut)  reconnaît  qu'après  l'évêque  de 
Verdun  et  le  seigneur  d'Apremont,  il  est  homme-lige 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


48 


378 


ARCHIVES  DU  NORD. 


de  Waleran,  seigneur  de  Lu:!ceiubourg,  qu'il  est  tenu 
de  faire  la  garde  de  Marville  pendant  six  mois  chaque 
année,  et  qu'il  a  repris  en  hommage  du  comte  de 
Luxembourg  Talleu  de  Bonevet.  —  6  décembre  1244. 
(«  A  la  feste  saint  Nicolai,  quant  li  miliar'es  corroit 
par  M  et  CC  et  XLIIII  ans  »).  Lettres  par  lesquelles 
Arnould,    comte    de    Los    et    de    Chini,     promet 
d'augmenter  son  fief  dlvoix  qu'il  tient  d'Ermesinde, 
comtesse  de  Luxembourg,  de  250  livrées  de  terre  le 
plus  près  d'Ivoix  qu'il  sera  possible,  et  cela  avant 
Bures  (le  premier  dimanche  de  carême).  —  Thionville, 
le  24  octobre  1282.  («  Datum  et  actiun  apud  Theonis- 
vilkuii,    sabbato   ante  festum  beatorutu   Symonis 
et    Jiide    apostolorwn,    anno   Dorninl    ïnillesimo 
ducehtesitno  octuagesimo   secundo  »).  Lettres  par 
lesquelles  Thierri,  seigneur  de  Hayange,  remet  entre 
les  mains  de  Henri,  comte  de  Luxembourg,  la  moitié 
de  ses  bois  appelés  les  MyneSy  à  charge  d'être  garanti 
dans  la  jouissance  de  l'autre  moitié.  —  11  mars  1290. 
(«  L'an  de  grâce  mil  detis  cens  quatre  vins  et  nuef, 
le  setumedi  devant  le  mey  quaresme  »).  Lettres  par 
lesquelles  GWIqs  A^Facompierre  (de  Falconis  petra), 
abbé  de  Stavelot,  déclare  que  Thibaut,  son  frère,  est 
homme-lige  de  Henri,  comte  de  Luxembourg,  pour  une 
somme  que  Henri,  père  dudit  comte,  lui  avait  donnée 
lors  de  la   bataille  de  Woringen.  — -  30  août  1291. 
(«  L'an  de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  onze, 
lendemain    dou  jour   saint   Jehan    Décolossé   »). 
Lettres  par  lesquelles  Pérignon  de  Jamets,  écuyer,  et 
Mahaul,   sa  femme,  reconnaissent  que  l'acquisition 
qu'ils  ont  faite  et  donnée  à  l'abbaye  de  Saint-Maximin 
de  Trêves,  de  ce  qui  leur  appartient  dans  la  ville  de 
Jamets,  excepté  Le  Bmel^  sera  tenue,  comme  leurs 
autres  fiefs,  de  Henri,  comte  de  Luxembourg.   — 
Juillet  1293.  («  Ou  mois  de  fenalVan  de  grâce  Nosty^e 
Signor  mil  CC  IIII^  et  trèze  ans  »).  Lettres  par 
lesquelles  Jean  Bataille,  citoyen  de  Metz,  reconnaît 
avoir  repris  de  Henri,  comte  de  Luxembourg,  tout  ce 
qui  lui   appartient  à  Failly,  et  se  déclare  son  homme 
de  plein  hommage,  sans  ost  ni  chevauchée.  —  1297. 
(«Van  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  Jhesu Crist 
M  CC  nonante  et  sept  »).  Transaction  entre  Jean  de 
Los,  seigneur  d'Agimont,  d'une  part,  et  Henri,  comte 
de  Luxembourg,  de  l'autre,  terminant  les  débats  qui 
s'étaient  élevés  entre  eux  au  sujet  du  ban  de  Sorties  ; 
(vidimus  des  échevins  de  la  ville  de  Luxembourg  en 
date  du  1«'  décembre  1467).  -—  6  mars  1298.  (a  L'an  de 
grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  XV II,  lejuedi 


devant  Oculi  mei,  en  nioy  de  marc  »).  Lettres  par 
lesquelles  Hugues  de  Chalon,  évêque  de  Liège,  déclare 
que  Gaucher  de  Gournai,  sire  do  Sorci,  et  Marguerite, 
sa  femme,  lui  ont  demandé  d'être  adhérités,  avec  offre 

• 

d'acquisition,  de  la  terre  de  Mirewart,  vendue  par  les 
sieur  et  dame  de  ConSj  leurs  parents,  à  Jean  d'Avesnes, 
comte  de  Hainaut  ;  l'évêque  prend  en  sa  main  ladite 
terre  pour  la  remettre  à  qui  de  droit. 

B.   li'iJ).  ((Wtoii.)  —  15  pièces,  parchemin;  10  pièces,  papier; 
iy  sceaux  brisés  ou  incomplets  et  plusieurs  fragments. 

tsa»-tft9S.  —  E.u!&enib«ars.  —  Olven.  —  St- 

Nicolas-au-bois,  le  27  août  1309.  («  A  Saint  Nicolay 
al  bos  deles  le  Fayt,  le  merkedi  après  le  jour  de  saint 
Bretremieu  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean,  duc  de 
Brabant,    de   Lothier,    etc.,    déclare   avoir   ressaisi 
Philippe,  comtesse  de  Hainaut,  et  Guillaume,  son  fils, 
du  château  de  Mirewart  dont  ils  avaient  été  dessaisis 
par  l'évêque  de  Liège.  —  7  septembre  1309.  («...  Ije 
nuit  de  le  Nostre  Dame  de  septembre  »).  Lettres  par 
lesquelles  Jean,  duc  de  Brabant,   donne  pouvoir  à 
Renier  de  Grambais,  bailli  de  Nivelle,  de  mettre 
Philippe,  comtesse  de  Hainaut,  et  Guillaume,  son  fils, 
en   possession  du  château  de   Mirewart  et  de  ses 
appartenances. — Sans  date;  vers  1309.  Quatre  pièces, 
ni  signées,  ni  scellées,  touchant  les  hommages  que  le 
comte  de  Luxembourg  devait  au  comte  de  Hainaut  à 
cau^e  des  seigneuries  de  la  Roche  et  de  Poilvache 
tenues  en  fief  du  comté  de  Hainaut.  —  Mons,  le  3  juin 
1315.  Acte  par  lequel  Jean  de  Fag7iœleSy  chevalier,  et 
Marguerite,  dame  de  Douchy,  sa  femme,  promettent 
de  comparaître  devant  la  cour  de  Bouillon  toutes  les 
fois  qu'ils  en  seront  requis  par  Guillaume,  comte  de 
Hainaut,  pour  se  déshériter  à  son  profit  de  la  terre  de 
Mirewart.  —  16  mai  1320.  («  Le  venredi  det^rnt  la 
Pentecouste  »).  Lettres  par  lesquelles  Louis,  comle  de 
Chini  et  de  Los,  déclare  qu'ayant  pris  sous  sa  sauve- 
garde les  habitants  de  Muno  (?),  il  engage  les  seigneurs 
ses  vassaux  à  ne  leur  faire  aucun  dommage.  — 
29  mars  1323.  («  Lou  mardi  après  Pusques  ou  moys 
de  mars  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean,  roi  de  Bohême 
et  comte  de  Luxembourg,  déclare  que  Simon  de  Mâché- 
ville  (Maxéville),  sire  de  Perroie,  a  repris  de  lui  en 
hommage-lige,  la    maison-forte  et  seigneurie  dudit 
Machàrille.  —  9  décembre   1324.  («  IjC  diemenge 
après  la  saint  Nicolas  d'yver  »).  Lettres  par  lesquelles 
Simon  de  Machéville,  sire  de   Pert^oie^  chevalier. 


j 


CHAMBRE  DES  C()MÏ*TP:s  DE  LILLE.—  TRESOR  DES  CHARTES.  —  LORRAINE. 


379 


reconnaît  tenir  en  fief  et  hommage-lige  de  Jean,  roi  de 
Bohème  et  comte  de  Luxembourg,  ses  maison-forte, 
ville  et  seigneurie  de  Marchéville  devant  Nancy.  — 

17  avril  1377.  Lettres  par  lesquelles  Thierri,  évêque 
de  Metz,  promet  de  ne  jamais  consentir  à  la  vente  ou 
au  transport  des  terre  et  forteresse  de  Bertrange, 
tenues  de  Tévêché,  à  moins  quç  les  seigneurs  de 
ladite  terre  ne  donnent  bonne  sûreté  à  Wenceslas,  duc 
de  Luxembourg,  qui  avait  fait  restituer  au  seigneur  de 
ce  lieu  ledit  château  dont  le  duc  de  Lorraine  s'était 
emparé  dans  la  guerre  contre  ledit  évèque.  —  Même 
date.  Lettres  du  dit  évèque  déclarant  qu*il  ne  rendrait 
pas  la  forteresse  de  Helphedange^  prise  par  le  duc  de 
Luxembourg  sur  Ricard  de  Villeperckj  à  cause  de  ses 
méfaits,  avant  que  ledit  Ricard  n'ait  donné  bonne 
caution  au  Duc.  —  15  juillet  1378.  Lettres  de  Geoffroi 
de  Jamets  déclarant  que  les  fortifications  qu*il  faisait 
faire  à  sa  maison  de  Jamets  dont  Wenceslas,  duc  de 
Luxembourg,  prenait  ombrage,  ne  lui  porteront  jamais 
préjudice.  —  23  octobre  1382.  («  Lejuadi  après  feste 
saint  Luc  »).  Lettres  par  lesquelles  Wenceslas,  duc  de 
Luxembourg,  et  les  maîtres  échevins  et  jurés  de  la 
cité  de  Metz,  nomment  Olri,  seigneur  de  Fenétrange, 
arbitre  du  différend  soulevé  entre  ledit  duc  et  Jean 
Marconi,  citoyen  de  Metz,  au  sujet  de  plusieurs 
héritages,  droits,  revenus,  sis  à  Marange^  près  de 
Maizières.  —  19  octobre  1384.  Sentence  arbitrale 
rendue  par  Olri,  seigneur  de  Fenétrange,  dans  le 
débat  entre  Wenceslas,  roi  des  Romains,  duc  de 
Luxembourg,  et  Jean  Marconi,  citoyen  de  Metz, 
indiqué  ci-dessus.  —  1444.  Documents  relatife  à 
Tabandon  par  Robert  de  Sarrebruck  à  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  de  la  place  de  Charency  et  à  la  prise  de 
possession  de  cette  place  au  nom  de  ce  dernier  prince 
par  Philippe  et  Guillaume  de  Vaudrey.  —  Metz,  le 
14  novembre  1492.  Original  scellé  et  signé  des  lettres 
par  lesquelles  Maximilien,  roi  des  Romains,  engage  à 
(Christophe,  marquis  de  Baden,  pour  la  somme  de 
25.000  florins  d*or  qu*il  lui  avait  avancée,  les  château, 
ville  et  prévôté  de  Thionville  dans  le  Luxembourg.  — 

18  juin  1523.  Déclaration  de  Jacques  de  Fraisne, 
écuyer,  et  de  Françoise  de  Gossy,  sa  femme,  portant 
que  des  deniers  du  rachat  du  four  de  Puilly,  prévôté 
d'Ivoix,  qui  anciennement  avait  été  engagé  par  les 
comtes  de  Los  et  de  Chini,  ils  ont  acquis  une  maison 
audit  Ivoix  et  plusieurs  parties  de  terre  aux 
environs  qu'ils  reconnaissent  tenir  en  fief  du  duc 
de  Luxembourg. 


B.  1437.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 

5  sceaux  incomplets. 

i999-an    du    TL\^    sièele.     —    liOrralne.    -- 

8  octobre  1277.  (<t  Lan  de  grâce  mil  deus  cens 
sexayite  et  dix  sept  ans,  les  oictaves  de  la  saint 
Renil»),  Lettres  par  lesquelles  Ferri,  duc  de  Lorraine, 
affirme  avoir  rendu  à  Henri,  comte  de  Luxembourg, 
l'hommage  que  le  seigneur  de  Florange  lui  devait 
pour  le  ban  de  Buxi  qui  était  tenu  de  lui.  —  Monte- 
fiascone,  le  12  décembre  1282.  («  Datum  apud 
Mo7itemflasconis  in  vigilia  béate  Lucie  virglnis, 
anno  Domini  AP  CC^  LXXX^  secundo  »).  Lettres  par 
lesquelles  Bouchard  d'Avesnes,  évoque  de  Metz, 
déclare  qu'étant  occupé  en  cour  de  Rome  pour  ses 
affaires  et  celles  de  son  église,  et  que,  ne  pouvant 
se  rendre  à  Metz  le  jour  de  la  Purification  de  la  Vierge 
pour  créer  et  renouveler  les  treize  jurés  de  cette  ville 
dont  la  nomination  lui  appartient,  il  commet  Florent 
de  Hainaut,  chevalier,  son  frère,  pour  les  nommer 
en  son  nom  et  recevoir  d'eux  le  serment  de  fidélité.  — 
1"  juin  1312.  («  Lou  premier  j or  de  Somertras  (1), 
l'an  de  grâce  nostre  Signer  mil  trois  cens  et  dou 
ans  »).  Lettres  par  lesquelles  Baudouin  (d'Épinal), 
abbé  de  St- Vincent  de  Metz,  déclare  qu'en  sa  présence 
Mathieu,  dit  li  Perche,  citoyen  de  Metz,  a  reconnu 
avoir  repris  en  foi  et  hommage  de  noble  homme 
Henri,  comte  de  Luxembourg,  la  grange  qui  lui 
appartenait  à  St-Pierre  aux  Aunes  et  appendances,  — 
1"  avril  1444.  Acte  par  lequel  Philippe,  duc  de  Bour- 
gogne, agissant  comme  mainbourg  et  gouverneur 
du  duché  de  Lu.vembourg  et  du  comté  de  Chini, 
prend  sous  sa  sauvegarde  et  protection  les  ville  et  cité 
de  Verdun,  moyennant  la  somme  annuelle  de  500 
florins  du  Rhin  et  celle  de  80  florins  payable  au 
gouverneur  que  le  Duc  commettra  pour  la  sûreté  de 
ladite  ville.  —  Sans  date  ;  fin  du  XV'  siècle.  Minute 
de  l'instruction  dressée  pour  les  commissaires  que 
l'archiduc  d'Autriche  envoyait  aux  États  de  Luxem- 
bourg et  ensuite  en  Lorraine  pour  y  traiter  avec  le  duc 
de  Lorraine  du  règlement  des  difficultés  qui  s'étaient 
élevées  entre  eux  et  des  afiaires  pendantes  avec  les 
princes  voisins.' 


(1)  Somertrm,  le  mois  de  juin  au  pays  Me.ssin,  d'après  l'Art  de 
vérifier  les  Dates  qui  cite  à  l'appui  la  charte  do  Baudouin 
d'Épinal  du  !•'  juin  1312. 


380 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  1438.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  -  'i  sceaux  incomplets. 

t49»-tâd4.  —  Montmédly.  —3  janvier  1429.  («  Le 
lunrfi  après  le  nouvel  an  «>).  Cession  par  Elisabeth 
de  Gorlitz,  comtesse  palatine  du  Bhin,  archiduchesse 
en  Bavière,  duchesse  de  Luxembourg,  à  Jean,  sei- 
gneur de  Rodemack ,  son  neveu ,  des  ville  et 
seigneurie  de  Montmédy,  en  compensation  d'une 
somme  d'argent  qu'elle  lui  devait.  —  8  août  1438. 
Nouvelle  cession  faite  par  la  même  princesse  au  même 
seigneur  des  mêmes  ville  et  seigneurie,  pour  la  somme 
de  1.000  florins  du  Rhin  qu'elle  lui  devait.  —  T' mars 
1484.  Convention  passée  avec  Gérard  de  Rodemack 
au  sujet  des  terres  de  Montmédy  et  de  St-Marc  (pièce 
allemande). 

B.  i43î).  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin  ;  1  Ciihier,  ()  feuillets, 
papier;  'i  sceaux  brisés  ei  incomplets. 

tS»4-lLVl''  sièele.   ^  OaniYllleni.    —  14   mai 

1324.  («  In  crn^tiuo  Dominice  qua  cantatur  Can- 
tate *).  lettres  par  lesquelles  Conrad,  abbé  de  Mellach 
{lifediolacensis) ,  ordre  de  St-Benoît,  diocèse  de 
Trêves,  et  le  couvent  dudit  lieu,  déclarent  avoir 
vendu,  du  consentement  de  Baudouin,  archevêque 
de  Trêves,  à  Jean,  roi  de  Bohême  et  de  Pologne, 
comte  de  Luxembourg,  tous  les  revenus  appartenant 
à  ladite  abbaye  dans  les  villes  et  bans  de  Damvillers 
et  d'Estrées,  tant  en  maisons,  prés,  terres,  dîmes, 
terrages  et  autres,  pour  la  somme  de  5.500  livres 
tournois.  —  7  novembre  1346.  {«  Le  mardi  après  la 
feste  de  Tous  sains  ou  moix  de  novembre  »).  Lettres 
de  (Charles  IV,  roi  des  Romains,  comte  de  Luxembourg, 
par  lesquelles  il  accorde  aux  habitants  de  Damvillers 
les  droits  et  franchises  des  lois  de  Bialmout  (Beau- 
mont)  ainsi  qu'ils  avaient  été  accordés  par  ses 
prédécesseurs  et  qu'en  jouissent  les  habitants  de 
Beaumont  —  Arlon,  le  28  septembre  1384.  Lettres  par 
lesquelles  Wenceslas,  roi  de  Bohême  et  duc  de 
Luxembourg,  accorde  aux  habitants  de  Damvillers 
et  de  ses  appartenances,  les  droits  et  lois  dont 
jouissent  les  habitants  de  Beaumont.  —  15  septembre 
1412.  Lettres  par  lesquelles  Louis,  duc  d'Orléans, 
mainbourg  et  gouverneur  des  duché  et  comté  de 
Luxembourg  et  de  Ghini,  promet  de  conserver  les 
droits  et  franchises  de  tous  les  manants  et  habitants 
de  la  ville  de  Damvillers.  —  8  août  1413.  Privilèges 


accordés  par  Antoine,  duc  de  Brabant,  aux  bourgeois 
de  Damvillers.  —  Lunéville,  le  6  février  1519. 
Reconnaissance  par  laquelle  Antoine,  duc  de  Lorraine 
et  de  Bar,  déclare  avoir  reçu  la  somme  de  25.000 
florins  d'or  du  Rhin  pour  le  dégagement  des  terres 
de  Virton,  Damvillers,  Charancy  et  de  la  moitié  des 
tenues  communes  qui  avaient  été  engagées  pour 
pareille  somme  à  René  II,  duc  de  Lorraine,  son  père, 
conformément  au  traité  passé,  en  1501,  entre  l'archi- 
duc Philippe  le  Beau  et  ledit  duc  René  II,  et  consentir 
à  ce  que  l'archiduc  Charles,  roi  de  Castille,  jouisse 
de  ces  terres  comme  étant  des  dépendances  du  duché 
de  Luxembourg.  —  21  février  1519.  Ratification  par 
les  députés  de  l'archiduc  Charles  d'Autriche,  roi  de 
Castille  et  duc  de  Luxembourg  et  d'Antoine,  duc  de 
Lorraine  et  de  Bar,  du  traité  passé  en  1501  entre 
l'archiduc  Philippe  le  Beau  et  René  II,  duc  de 
Lorraine,  au  sujet  du  payement  des  25.000  écus  d'or, 
prix  convenu  pour  la  cession  des  terres  communes, 
Damvillers,  Virton  et  Charancy.  —  Sans  date; 
XVI*  siècle.  Mémoire  adressé  à  l'empereur  Charles- 
Quint  sur  le  rachat  des  terres  de  Damvillers,  Virton 
et  Charancy. 

B.  1440.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  3  pièces 

et  1  rouleau,  papier. 

tSft1l-tSS9.  —  .  Faulquemont.  —  Aix-la-Cha- 
pelle, le  4  avril  1359.  ("«  Le  plus  prochai7i  juedy 
après  le  dymence  en  la  quar^esine,  quant  on 
chante  Ijetare,  de  )iostre  règne  an  XIIP  et  de 
Vempire  ou  IIIP  an  »).  Lettres  par  lesquelles 
l'empereur  Charles  IV  déclare  vouloir  maintenir 
Guillaume,  duc  de  Juliors,  en  la  possession  de  la 
seigneurie  de  Faulquemont.  —  Maôstricht,  le  19  avril 
1359.  Sentence  arbitrale  rendue  par  Wenceslas  de 
Bohême,  duc  de  Luxembourg,  et  Thierri,  comte  de 
Los,  dans  le  débat  entre  Guillaume,  duc  de  Juliers, 
d'une  part,  et  Waloran,  comte  de  Spanheim,  et 
Waleran  de  Faulquemont,  seigneur  de  Borne  et  de 
Zillert,  d'autre  part,  au  sujet  des  terres  et  seigneuries 
de  Faulquemont  et  de  Montjoie.  —  Aix-la-Chapelle, 
le  23  décembre  1362.  (<^  Donné  à  Aix  après  la 
Nativité  nostre  Seigneur  Van  XIIP'  et  après  ce  ou 
LXII  an,  le  venredy  devant  Noël,  de  nostre  règne 
le  XVIP  et  de  Vempi7\^  ou  VIP  an  »).  Sentence 
arbitrale  rendue  par  Charles  IV,  empereur  d'Alle- 
magne et  roi  de  Bohême,  entre  Walleran  de  Borne 
et  dame  Philippe  de  Faulquemont  touchant  la  propriété 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES   CHARTES.  -  FAULQUKMONT. 


de  la  seigneurie  de  Faulquemont.  —  7  février  1363. 
(4i  Donné  à  Bri^elles,  le  Vir  jour  de  février  Van 
Nostre  Seigneur  mil  CCC  soixante  et  deux,  selonc 
Fusaige  de  lu  dyocèse  de  Cambrai  i>).  Quittance  de 
la  somme  de  1.000  moutons  d'or  par  Waleran  de 
Faulquemont,  sire  de  Borne  et  de  Zillerty  somme  que 
lui  devaient  les  duc  et  duchesse  de  Brabant.  — 
Baulzen,  le  10  mai  1364.  ("«  Datum  apud  Budissin, 
fjost  Nativitatem  Domini  Nostri  Jésus  Chrisd  anno 
Af"  CCCr  LXIin\  die  imieris  ante  festum  Penthe- 
castes,  reg ni  nostri  anno  XV IIP,  imperii  vero  deci- 

m 

/no  »).  Confirmation  par  l'empereur  Charles  IV  do 
la  vente  faite  au  duc  de  Brabant  par  Philippe  de 
Faulquemont,  femme  de  Henri  de  Flandre,  et  par 
Thierry,  seigneur  de  Bréderode  et  ses  enfants,  des 
droits  qui  pouvaient  leur  appartenir  dans  les  sei- 
gneuries de  Montjoie,  Faulquemont  et  autres.  — 
20  septembre  1365.  Lettres  de  Thierry,  seigneur  de 
Bréderode  et  de  ses  enfants  contenant  récépissé  des 
lettres  de  Wenceslas  do  Bohême,  duc  de  Brabant, 
par  lesquelles  il  assigne  sur  les  rentes  et  revenus  de 
Louvain,  Bruxelles,  etc.,  la  rente  de  900  vieux  écus 
qu'il  leur  devait  pour  la  vente  de  leurs  droits  sur  les 
terres  et  seigneuries  de  Faulquemont,  Montjoie  et 
autres.  —  Bruxelles,  le  12  mai  1364.  («  Ije  jour  de 
le  Pentecoste  »).  Lettres  par  lesquelles  Thierry, 
seigneur  de  Bréderode,  chevalier,  et  ses  enfants, 
reconnaissent  avoir  vendu  aux  duc  et  duchesse  de 
Brabant,  le  droit  appartenant  à  feu  Béatrix  de 
Faulquemont,  femme  dudit  Thierry,  et  à  Marie  de 
Faulquemont,  abbesse  de  Maubeuge,  sur  les  terres  et 
seigneuries  de  Montjoie,  Faulquemont  et  autres.  — 
Aix-la-Chapelle,  le  8  novembre  1364.  Vente  à  titre 
de  rachat  perpétuel  des  château  et  ville  de  Faulque- 
mont et  de  leurs  appartenances  et  dépendances,  faite 
par  Guillaume,  duc  de  Juliers,  à  Wenceslas  de 
Bohême,  duc  de  Luxembourg,  de  Brabant,  etc.  — 
Ghevenich  (?)  le  8  mars  13(51.  (^  Le  vendredi  après  le 
dinuindu*  Lœtare  (1)  »).  Articles  accordés  entre 
Guillaume,  duc  de  Juliers,  et  Waleran,  seigneur  de 
Borne  et  de  Zillert,  par  lesquels  le  duc  de  Juliers 
engage  au  seigneur  do  Bo/me,  les  ville  et  forteresse 


(1)  U  est  assez  difficile  de  dater  exactement  cette  pière  ainsi 
que  la  suivante  à  cause  de  rmcortitude  du  stylo  qui  a  été  suivi. 
11  nous  parait  cependant  probable  que  ce  style  a  été  celui  de 
Rome  et  que  le  millésime  1.'I64  donné  dans  Tacte  correspond 
bien  h  cette  année  et  non  à  il^io. 


de  Faulquemont.  —  2  avril  1364.  (<^  Le  mardi  après 
le  dimctnche  de  Quasimodo  »),  Lettres  par  lesquelles 
Waleran  de  Faulquemont,  seigneur  do  Borne^  déclare 
être  d'accord  avec  le  duc  de  Juliers,  pour  sommer 
Godefroy  de  le  Heide,  chevalier,  d'avoir  à  lui  rendre 
la  forteresse  de  Faulquemont,  et  en  cas  de  refus  pour 
se  joindre  au  Duc  afin  de  la  reprendre  sur  ledit  Gode- 
froi.  —  Même  date.  Promesse  faite  par  ledit  Waleran 
de  délivrer  avant  ta  Pentecôte  prochaine  au  duc  de 
Juliers,  les  lettres  qu'il  s'est  engagé  à  lui  donner. 
—  30  mai  1364.  («  Le  jeudi,  octave  du  St-Sacre- 
ment  »/  Lettres  du  même  Waleran  de  Faulquemont 
contenant  qu'il  a,  du  consentement  du  duc  de  Juliers, 
éloigne  de  quatorze  jours  le  terme  qu'ils  avaient  pris 
pour  la  délivrance  des  lettres  qu'ils  devaient  se 
donner  réciproquement.  —  8  mars  1364.  Accord  passé 
entre  le  duc  de  Juliers  et  Waleran  de  Montjoie 
conformément  aux  articles  mentionnés  ci-dessus.  — 
1384.  Lettres  du  duc  de  Juliers  et  de  Waleran  de 
Faulquemont  par  lesquelles  ils  contractent  alliance 
pour  une  dorée  de  six  ans.  —  20  décembre  1364. 
("«  Sur  Voctave  de  sainte  Lucie  en  yver  »).  Lettres 
de  Guillaume,  duc  de  Juliers,  portant  promesse  de 
faire  ratifier  par  la  duchesse,  sa  femme,  l'engagement 
des  chftteau  et  seigneurie  de  Faulquemont  fait  par  lui 
au  duc  de  Brabant.  —  Bruxelles,  11  mars  1365. 
Lettres  par  lesquelles  Philippe  de  Faulquemont,  femme 
de  Henri  de  Flandre,  seigneur  de  Ninove,  reconnaît 
avoir  vendu  aux  duc  et  duchesse  de  Brabant  tous  les 
droits  qui  pouvaient  lui  appartenir  sur  les  terres  et 
seigneuries  de  Montjoie,  Faulquemont  et  autres.  — 
1*^  mai  1365.  Confirmation  par  Marie  de  Faulquemont, 
abbesse  de  l'église  séculière  de  Sle-Aldegonde  de 
Maubeuge,  de  la  vente  faite  au  duc  de  Brabant  par 
Thierry,  seigneur  de  Bréderode  et  ses  enfants,  des 
droits  qui  leur  appartenaient  sur  les  terres  et  seigneu- 
ries de  Montjoie  et  autres.  —  9  juillet  1365.  ^«  Le 
samedi  ap7^ès  la  Ste  Marguerite  »).  Ratification  par 
Henri  de  Flandre  de  la  vente  faite  par  sa  femme  au 
duc  de  Brabant  des  droits  qui  lui  appartenaient  sur 
les  terres  et  seigneuries  de  Montjoie,  Faulquemont  et 
autres.  —  Même  date.  Sentence  arbitrale,  rendue 
par  les  jurés  de  la  commune  appelée  Lantfrède  Qnive 
Meuse  et  Rhin,  dans  les  débats  soulevés  entre  le  duc 
de  Brabant  et  Waleran  de  Faulquemont,  au  sujet  de 
la  terre  de  Faulquemont  qui  est  adjugée  au  duc  de 
Brabant.  —  10  juillet  1365.  Lettres  par  lesquelles 
dame  Philippe  de  Faulquemont  déclare  que  Waleran 


382 


ARCHIVES  DU  NORD. 


de  FaulquemoDt,  son  cousin,  ne  lui  ayant  pas  assigné 
d'une  manière  suffisante  la  rente  que  l'Empereur 
avait  ordonné  lui  être  assurée  pour  ses  droits  sur  la 
terre  de  Faulquemont,  elle  avait  vendu  ces  dits  droits 
au  duc  de  Brabant.  —  1365.  Lettres  de  Robert  de 
Namur,  Jean  de  PoUane  et  autres,  par  lesquelles  ils 
attestent  qu'ils  étaient  présents  lorsque  le  duc  de 
Brabant  déclara  en  la  ville  de  Treit  (Maastricht  ?)  à 
Waleran,  seigneur  de  Borne,  avoir  acquis  les  droits 
de  dame  Philippe  de  Faulquemont,  de  l'abbesse  de 
Maubeuge  et  des  enfants  du  sire  de  Bréderode,  sur 
les  terre  et  seigneurie  de  Faulquemont,  sans  entendre 
nullement  nuire  aux  droits  dudit  Waleran,  lui  offrant 
la  juridiction  de  sa  cour  pour  la  liquidation  des  dits 
droits  et  prétentions,  ce  que  ledit  Waleran  avait  refusé. 

—  Sans  date  ;  vers  1388.  Lettres  de  Philippe  le  Hardi, 
duc  de  Bourgogne,  déclarant  qu'il  décharge  Henri, 
seigneur  de  Grausseltj  chevalier,  de  la  garde  des 
château,  ville  et  terre  de  Faulquemont  qu'il  tenait 
en   engagement   de   la   duchesse   de   Luxembourg. 

—  Boulogne-sur-Mer,  le  4  mai  1394.  Lettres  par 
lesquelles  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  permet  aux 
habitants  de  Faulquemont  de  conserver  leurs  usages 
et  coutumes.  —  9  septembre  1395.  Lettres  par 
lesquelles  la  duchesse  de  Brabant  engage  aux  mains 
du  duc  de  Bourgogne,  pour  la  somme  de  1.500  vieux 
écus,  ses  châteaux  et  villes  de  Faulquemont,  Mil/iem^ 
Goregelt  et  Wucht.  —  18  et  26  mars  1397.  Quittance 
délivrée  par  le  sire  de  Scoonveltj  des  2.000  francs 
d'or  à  lui  alloués  par  le  duc  de  Bourgogne  ;  hommage 
par  lui  prêté  en  retour  de  l'allocation  de  cette  somme. 

—  Délai  accordé  par  le  duc  de  Bourgogne  à  la  duchesse 
de  Brabant,  pour  le  remboursement  de  22.000  vieux 
écus  d'or  que  ledit  duc  destinait  au  rachat  des  villes 
de  Faulquemont,  Oheuyle,  Milhem  et  Wuchty  et  aussi 
pour  la  remise  des  otages  que  le  duc  de  Bourgogne 
voulait  faire  venir  en  sa  ville  de  Lille;  ces  otages 
étaient  les  seigneurs  de  Gaesbeke,  de  Leke  et  de 
Rotselaër. 


B.  1441.  (Carton.)  —  25  pièces,  parchemin  ;  52  sceaux, 
la  plupart  brisés  ou  incomplets. 


i9«l-tft49.—  MarTlIle.  —  Novembre  1259.  <^En 
Van  que  li  miliaires  corroit  pur  niil  CC  et  LIX  ans  ou 
mois  de  novembre  »).  Lettres  par  lesquelles  Erars,  che- 
valier  de  Briey,  sire  de  Bettainvillers,  reconnaît  avoir 
vendu  à  Isabelle,  dame  de  Marville,  son  bois  appelé  du 


BelefoiSj  situé  entre  Enverade  et  Roucoit,  pour  la 
somme  de  50  livres,  et  déclare  avoir  prié  l'archidiacre 
Robert  d'Aisse,  de  sceller  ces  dites  lettres.  —  9  mai 
1263.  («  Ce  fu  fait  en  Van  que  li  miliares  corroitpar 
mil  et  dous  cens  et  sixante  et  trois  ans,  ou  mois  de 
mai  le  jour  de  la  Translation  saint  Nichokii»). 
Accord  entre  Waleran,  sire  de  Montjoie  et  de  Marville, 
et  Thierri,  avoué  de  Charency,  par  lequel  ils  convien- 
nent que  les  bans  de  Charency  et  de.Vezi^i  seront 
communs  entre  eux.  —  30  janvier  1265.  («  Quant  li 
miliaires  corroitpar  mil  et  dous  cens  et  sixante  et 

m 

quatre  ans^  ou  mois  de  janvier  lou  venredi  devant 
la  Purification  de  Nostre  Dame  »).  Accord  entre 
Robert,  évêque  de  Verdun,  et  Walleran,  sire  de 
Marville,  au  sujet  de  leurs  droits  respectifs  sur  les 
hommes  de  Marville.  —  7  mars  1266.  («  L'an  del 
Incarnation  mil  deus  cens  sexante  cink,  le  dimenge 
de  mi-quarême  »).  Lettres  par  lesquelles  Ivette,  veuve 
de  Walleran,  seigneur  de  Montjoie  et  de  Marville, 
reconnaît  avoir  donné  à  ferme  à  Henri,  comte  de 
Luxembourg,  son  oncle,  la  moitié  de  la  terre  et  le 
château  de  Marville  qui  lui  appartenaient  à  raison  de 
son  douaire,  moyennant  une  rente  de  400  livres  de  fors 
(forts  tournois)  par  an,  payable  en  deux  termes  égaux; 
selon  le  dire  de  Henri,  évêque  de  Liège,  de  Guillaume, 
comte  de  Juliers,et  de  Monseigneur  Sohier de Borc/ieitz 
si  par  une  estimation  à  faire  de  cette  châtellenie,  elle 
se  trouve  valoir  plus  de  600  livres  par  an,  le  comie  de 
Luxembourg  devra  augmenter  la  rente  à  proportion. 

—  7  février  1269.  («  L'an  de  Vlncay^ation  Nostre 
Signeur  mil  deus  cens  sexante  et  voit  ou  mois  de 
févfier,  le  jeudi  après  la  PuHficatiofi  Nostre- 
Dame  »).  Lettres  par  lesquelles  Waleran,  sire  de 
Montjoie,  de  Faulquemont  et  de  Marville,  déclare  que 
ses  oncle  et  tante  Henri,  comte  de  Luxembourg  et  de 
la  Roche  et  marquis  d'Arlon,  et  Marguerite,  sa  femme, 
ont  promis  et  juré  comme  lui  de  maintenir  les  habitants 
de  Marville  dans  la  franchise  de  la  loi  de  Boaumont. 

—  Juin  1269.  («  Datum  anno  Domini  3/«  CC""  /X" 
nono<f  7nenseJunio»).  Lettres  par  lesquelles  Walleran, 
sire  de  Montjoie  et  do  Faulquemont,  déclare  ne  pouvoir 
aliéner  les  châteaux  de  Montjoie  et  de  Butembach  sans 
le  consentement  de  son  oncle  Henri,  comte  de  Luxem- 
bourg, en  vertu  de  l'accord  passé  entre  eux  au  sujet 
des  châteaux  de  Marville,  Charency  et  appartenances. 

—  24  mars  1270.  («  L'an  mil  deus  cens  sexante  et 
nuef,  lendemain  de  mi-quaresme  »).  Lettres  i)ar 
lesquelles  Walleran,  sire  de  Montjoie  et  de  Faulque- 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  MARVILLE. 


383 


mont,  promet  de  rendre  d'ici  à  la  fête  de  l'Ascension 
prochaine,  à  Henri,  comte  de  Luxembourg,  et  à 
Marguerite,  sa  femme,  ses  oncle  et  tante,  toutes 
les  lettres  et  conventions  passées  entre  eux  au 
sujet  de  Marville,  Arrancy  et  appartenances  et 
renonce  à  tous  les  profits  qu'il  aurait  pu  faire  grâce  à 
ces  conventions.  —  1*'  avril  1270.  («  Van  de  grâce 
Notre  Signor  quant  li  niiliaires  corroit  par 
mil  deus  cens  et  seooante  noefy  le  mardi  devant 
Paskes  flories  »),  Lettres  du  même  déclarant  avoir 
vendu  à  Henri,  comle  de  Luxembourg,  et  à  Thibaut, 
comte  de  Bar,  les  terres  de  Marville  et  d'Arrency 
(Charency).  '—  Même  date.  Lettres  du  même  mandant 
aux  bourgeois  de  Marville  et  d'Arrency  d'entrer  en 
l'hommage  et  seigneurie  desdits  comtes  de  Luxem- 
bourg et  de  Bar.  —  2  avril  1270.  («  Van  de  grâce 
mil  deus  sexante  et  dis^  le  ynercredi  devant  Pasques 
Flories  ou  mois  d'avril  »)  (1).  Lettres  par  lesquelles 
Henri,  comle  de  Luxembourg,  et  Thibaut,  comte  de 
Bar,  déclarent  avoir  acquis,  chacun  pour  moitié,  de 
Walleran,  seigneur  de  Montjoie,  Eauquemont,  Mar- 
ville et  Arrancy,  les  dites  terres.  —  Avril  1270.  («  En 
Pan  que  li  milliar  de  Vlncarnation  Nosty^e  Seigneur 
couroit  pa)*  mil  et  CC  et  seyssafite  et  dix  anSy  ou 
mois  d'avril»).  Autres  lettres  par  lesquelles  Waleran, 
seigneur  de  Faulquemont  et  de  Montjoie,  déclare  avoir 
vendu  à  Henri,  comte  de  Luxembourg,  à  Marguerite, 
comtesse  de  Luxembourg,  ses  oncle  et  tante,  et  à 
Thibaut,  comte  de  Bar,  les  terres  de  Marville  et 
d'Arrancy  pour  la  somme  de  25.000  livres  tournois  dont 
il  a  été  bien  payé.  —  Même  date.  Mandement  de 
Waleran,  seigneur  de  Faulquemont  et  de  Montjoie,  aux 
chevaliers,  fieffés,  gardes  et  à  tous  les  hommes  des 
terres  de  Marville,  Arrancy  et  appartenances,  les  infor- 
mant qu'il  a  vendu  ces  terres  aux  comtes  de  Luxem- 
bourg et  de  Bar  et  qu'ils  aient  à  reconnaître  ceux-ci 


(i)  Note  de  rinvcntaire  de  Godefroy  :  «  Cette  date  ne  parait 
point  exacte  ;  le  jour  de  Pâques  1270  est  arrivé  le  13  avril  et  en 
1271,  le  5  avril;  par  tonséquent  le  mercredi  avant  Pâques 
fleuries  devait  être  en  1270,  le  2  avril  et  en  1271  le  25  mars  ;  il 
est  dit  que  cette  charte*  a  été  faite  au  mois  d'avril  et  t-ependant  il 
paraît  que  dans  les  pays  de  Luxembourg  ou  dans  les  environs 
oii  elle  a  été  probablement  passée,  Tannée  commençait  à  Pâques, 
•le  Tai  mise  à  la  suite  de  ces  deux  pièces  parce  qu'il  me  paraît 
que  raccord  entre  les  deux  acquéreurs  aura  dû  suivre  immédia- 
lemcnt  la  vente  qu'on  leur  aura  faite  de  ces  terres  ».  Toutefois 
il  semble  préférable  d'admettre  qu'on  a  suivi  pour  dater  cette 
pièce  le  style  de  Rome,  et  que,  par  conséquent,  il  faut  la 
rapporter  à  Tannée  1270  et  non  1271  et  au  2  avril  1270. 


pour  leurs  seigneurs.  —  15  mai  1269.  («  Van  del 
Incarnation  Notre  Signor  M  CC  LX  et  nuef,  el  w/}is 
de  mai  le  merquedi  après  le  Pentecoste  »),  Enga- 
gement par  Waleran,  sire  de  Montjoie,  à  Henri,  comte 
de  Luxembourg,  du  fief  qu*il  tient  de  lui  à  Marville  et 
à  Arrancy,  jusqu'au  remboursement  d'une  somme  qui 
lui  a  été  prêtée.  —  21  mai  1269.  (Xe  mardi  après 
la  Trinité),  Lettres  par  lesquelles  le  même  Waleran 
s'oblige  vis-à-vis  le  même  comte  à  ne  laisser  jamais 
sortir  ledit  fief  de  ses  mains.  —  22  mai  1269.  (La 
quatrième  férié  après  la  Trinité).  Lettresde  Baudoum 
de  Rosult,  chanoine  et  officiai  de  Liège,  déclarant  qu'en 
sa  présence  Waleran,  soigneur  de  Faulquemont 
et  de  Montjoie,  a  dit  avoir  atteint  l'âge  de  16  ans  qui 
est  rage  de  discrétion  el  a  reconnu  que  lui  et  ses  hoirs 
seraient  obligés  d'exécuter  la  convention  passée  avec 
Henri,  comte  de  Luxembourg,  au  sujet  de  Marville, 
Arrancy  et  leurs  dépendances.  —  Même  date.  Mande- 
ment du  même  Waleran  de  Faulquemont,  à  Waleran 
de  Luxembourg,  qu'il  consent  à  perdre  les  châteaux 
de  Montjoie  et  de  Butembach,  s'il  n'observe  pas  les 
conventions  passées  entre  lui  et  Henri,  comte  de 
Luxembourg,  au  sujet  des  terres  de  Marville,  Arrancy 
et  dépendances.  —  Même  date.  Lettres  du  même 
Waleran  de  Faulquemont  à  Adolphe,  comte  des  Monts, 
lui  rendant  compte  des  conventions  qu'il  avait  passées 
avec  Henri,  comte  de  Luxembourg,  au  sujet  de 
Marville,  Arrancy  et  dépendances.  —  Même  date. 
Mêmes  lettres  adressées  à  Thierry,  seigneur  de  Heines- 
ber^ck.  —  Mêmes  lettres  adressées  à  Guillaume,  comte 
de  Juliers.  —  Même  date.  Lettres  par  lesquelles  Henri, 
comte  de  Luxembourg,  mande  à  noble  homme  Guil- 
laume, comte  de  Juliers,  que  par  suite  de  l'accord  fait 
entre  lui  et  Waleran  de  Faulquemont,  son  neveu,  il  a 
remis  entre  les  mains  du  duc  deLimbourg  son  château 
d'Arlon  et  ses  dépendances,  tenues  dudit  duc  pour  les 
remettre  audit  Waleran,  si  lui  comte  de  Luxembourg 
ou  ses  héritiers  venaient  à  ne  pas  observer  cet  accord. 
—  Même  date.  Mêmes  lettres  du  comte  de  Luxembourg 
à  Thierry,  seigneur  de  Heinesberck,  —  Même  date. 
Mômes  lettres  du  sire  de  Faulquemont,  à  Adolphe, 
comte  des  Monts.  —  Même  date.  Lettres  par 
lesquelles  Waleran  de  Faulquemont,  sire  de  Mont- 
joie, promet  de  recevoir  le  comte  de  Luxembourg 
à  foi  et  hommage  pour  les  châteaux  de  Montjoie 
et  de  Butemback.  —  1342.  Lettres  par  lesquelles 
Mathieu  Lambers,  citoyen  de  Metz ,  reconnaît  avoir 
repris  en  fief  et  hommage  du  roi  de  Bohême,  tout 


384 


ARCHIVES  DU  NORD 


ce  qui  lui  appartenait  en  la  ville  de  Marville  et  par  lui 
tenu  en  franc  alleu.  —  4  juin  1542.  Acte  par  lequel 
Antoine,  duc  de  Calabro,  de  Lorraine,  de  Bar,  comte  de 
Vaudemont,  etc.  reconnaît  pour  lui  et  ses  successeurs, 
qu'il  tient  en  fief  de  FEmpereur,  à  cause  de  son  duché 
de  Luxembourg,  tout  ce  qu'il  a  «  es  terres  communes 
de  Marville  et  Arrancy,  parlables  (indivises)  avec 
Sadite  Majesté  »,  ainsi  que  le  quart  des  terre  et 
seigneurie  de  Contlans  en  Jarnisy. 


Layette  112.  —  Anvers.  —  Bornhem. 

B.  1442.  (Carton).  —  5  pièces,  1  rouleau  et  2  cahiers. 
11  feuillets,  parchemin  ;  8  pièces,  papier;  3  sceaux  incomplets. 

tS09-t59t.  —  Anvers.  —  1307.  Mémoire  relatant 
les  dégâts  et  dommages  causés  par  Nicolas  van  Keltz 
aux  habitants  d'Anvers.  —  5  mai  1317.  («  Den  vyfsten 
dach  ten  inghane  van  der  niaent  van  Meye  »),  Conflit 
de  juridiction  entre  les  gens  du  comte  de  Flandre  et 
les  échevins  d'Anvers,  au  sujet  d'un  homme  noyé  dans 
l'Escaut,  qui  possédait  de  l'argent  et  dont  le  valet  de 
l'écoulèle  d'Anvers  avait  fait  la  saisie  malgré  les  droits 
du  comte  de  Flandre.  —  Malines,  le  18  mars  1357. 
Lettres  par  lesquelles  Wenceslas  de  Bohême  et  Jeanne, 
sa  femme,  duc  et  duchesse  de  Brabant,  transportent  à 
Louis  et  à  Marguerite,  comte  et  comtesse  de  Flandre, 
la  ville  d'Anvers  et  autres  biens  sis  dans  les  environs 
de  cette  ville  jusqu'à  concurrence  de  10.000  florins  de 
revenu,  à  condition  que  les  comte  et  comtesse  de 
Flandre  tiendront  ladite  ville  en  fief  du  duché  de 
Brabant.  —  16  septembre  1358.  («  Des  sondaeghs  na 
des  H.  Crucen  dach  in  septemi)re  »).  Lettres  par  les- 
quelles Pierre  Buye,  Jean  Wouters,  Jean  Vandervesten 
et  plusieurs  autres  otages  de  la  ville  d'Anvers  promet- 
tent de  défendre  partout  où  besoin  en  sera,  le  comte 
de  Flandre  qui  les  a  rendus  libres  sous  la  condition  de 
rester  dans  la  ville  d'Anvers  et  de  lui  être  fidèles.  — 
23  juin  1388.  Vente  par  Simon  de  Wale,  d'Anvers,  à 
Chrétien  Boyse,  de  2  bonniers  de  pré  (pièce  flamande). 
— 24  juin  1389-24  juin  1390.  Compte  rendu  par  Jean  de  le 
Heyde,  receveur  en  la  ville  d'Anvers  et  appartenances, 
des  rentes,  revenus  et  exploits  quelconques  tant  de  la 
dite  recette  comme  du  dyckgravescep  (maîtrise  des 
digues).  —  14  juin  1399.  Lettres  concernant  la  dîme 
de  Gheel.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Lettres  de  Jean, 
seigneur  de  Grimberghe  et  de  la  Gruthuuze,  gouver- 


neur d'Anvers,  annonçant  aux  gens  de  la  Chambre  des 
Comptes  de  Lille  qu'il  a  fait  démolir  l'église  de  Caloo 
et  une  chambre  forte  qui  se  trouvait  à  côté  de  ladite 
église  et  appartenait  au  châtelain  de  Beveren  ;  celui-ci 
mécontent  de  cette  démolition  a  fait  maltraiter  trois  ou 
quatre  gens  d'Anvers,  et  a  adressé  au  gouverneur  des 
lettres  d'injures  ;  les  gens  de  Gand  ont  enlevé  des  bour- 
geois d'Anvers,  leur  ont  fait  passer  l'Escaut  et  les  ont 
retenus  prisonniers  dans  le  pays  de  Waës.  —  Sans 
date  ;  XIV*  siècle.  Lettres  adressées  par  le  comte  de 
Flandre  aux  gens  du  Conseil  de  Flandre  au  sujet 
d'une  donation  faîte  par  la  veuve  de  Nicolas  Veys,  en 
son  vivant  chevalier  et  bailli  des  contremestres  à 
l'hôpital  St-Georges  à  Anvers. — 27  juin  1423.  Com- 
mission délivrée  par  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  à 
plusieurs  de  ses  conseillers  dont  les  noms  sont  donnés, 
à  l'effet  d'apaiser  quelques  «  discords  »  survenus  entre 
lui  et  le  duc  de  Brabant  touchant  la  seigneurie  de 
Le  Stroem  (embouchure  de  l'Escaut),  le  droit  du 
dixième  poisson  perçu  au  lieu  dit  Hellegaety  les  mar- 
chés d'Anvers  et  de  Malines.  —  9  février  1476.  Vidimus 
des  lettres  du  duc  Philippe  le  Bon  confirmant  les  pri- 
vilèges de  l'hôpital  d'Anvers.  —  Anvers,  le  8  avril 
1507.  Lettre  des  bourgmestre  et  échevins  d'Anvers  à 
Marguerite  d'Autriche,  gouvernante  des  Pjys-Bas,  au 
sujet  du  maintien  de  leurs  privilèges  et  de  la  nomination 
des  échevins.  —  Malines,  novembre  1507.  Mandement 
de  l'archiduchesse  Marguerite  au  sire  d'Yversele, 
écuyer,  margrave  d'Anvers,  au  sujet  du  renouvelle- 
ment des  doyens  des  métiers  d'Anvers.  —  Anvers,  le 
10  mai  1510.  Lettre  des  bourgmestre  et  échevins  de  la 
ville  d'Anvers  à  l'archiduchesse  Marguerite  au  sujet 
de  la  révocation  de  mailre  Berthemieu  Missire  (?)  de 
l'office  de  mailre  «  chancier  »  (?)  (changeur)  de  cette 
ville.  —  8  septembre  1521.  Compte  des  biens,  revenus 
et  dépenses  de  la  ville  d'Anvers. 

B.  1443.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin  ;  7  pièces 
et .4  rouleaux,  papier;  7  sceaux  incomplets. 

tst5.  —  JLW%n  siècle.  —  Bornlieiii.  —  Maie,  le 
14  janvier  1315.  Donation  par  Robert,  comte  de  Flan- 
dre, à  Robert,  son  fils,  de  toutes  les  rentes,  exploits 
et  profits  qui  pourraient  lui  être  dus  à  cause  des  château 
et  seigneurie  de  Bornhem  et  à  lui  échus  avant  la 
donation  de  cette  terre  à  son  dit  fils  Robert.  —  1*'  mai 
1332.  («  Ije  vendredy  après  le  dimanche  que  on  chante 
Qiiasimodo  »).  Arrêt  du  parlement  de  Paris  remettant 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE*  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  ANVERS. 


385 


à  la  première  session  les  affaires  de  feu  le  comte  de 
Flandre  Robert  de  Béthune,  au  sujet  de  la  revendica- 
tion de  Bomhom.  —  Cassel,  le  4  août  1333.  (<  Le 
merquedi  pi^ochain  après  le  saint  Pière  eyitrant 
aoust  3^).  Commission  de  châtelain  et  garde  des  château 
et  châtellenie  de  Bomhem,  donnée  à  Henri  de  Metkerke 
par  Gilles  Nazars,  gouverneur  de  la  dame  de  Cassel 
en  Flandre  et  dans  le  comté  d'AlosL  —  20  avril  1380. 
Yolande  de  Flandre,  comtesse  de  Bar,  dame  de  Cassel, 
accorde  à  Jean  de  Leureghem,  demeurant  en  la  terre 
de  Bornhem,  bâtard,  le  droit  de  laisser  sa  succession 
à  ses  parents  à  la  condition  qu'elle  prendrait  elle  ou 
ses  successeurs  le  meilleur  catel.  — 22  juillet  1384. 
Mandement  des  gens  du  conseil  du  duc  de  Bourgogne 
à  Philippe  de  Masmines,  capitaine  de  Tenremonde,  de 
lever  l'aide  de  150  livres  de  gros  dont  Tassiette  a  été 
ordonnée  sur  les  bourgeois  de  Bornhem  pour  la  défense 
du  pays.  —  Hesdin,  le  1*'  août  1384.  Mandement  du 
duc  de  Bourgogne  au  même  pour  lever  sur  les  habitants 
de  Bornhem  la  somme  de  150  livres  de  gros,  quote  part 
de  Faide  ordonnée  sur  la  ville  de  Tenremonde  et  pays 
des  environs  pour  la  défense  du  pays  contre  les  Gan- 
tois. —  Château  du  Bois  de  Nieppe,  le  17  juin  1386. 
Lettres  d'Yolande,  comtesse  de  Bar,  à  Foumier  de 
Metkerke,  receveur  et  maître  marchand  de  la  foret  de 
Nieppe,  au  sujet  des  représentations  à  faire  à  l'occasion 
des  impositions  que  Ton  veut  imposer  aux  habitants  de 
la  terre  de  Bornhem.  —  Bornhem,  le  31  janvier,  sans 
date  d'année  :  vers  1386.  Lettres  de  la  même  princesse 
au  même,  au  sujet  des  dommages  causés  par  les  habi- 
tants de  Malines  a  ses  sujets  de  Bornhem,  etc.  — 
22  juin  1388.  Lettre  de  Henri,  sire  de  Haveskerque,  à 
mcssire  Sohier  de  Meetkerke,  receveur  de  Rodes  et  de 
Bornhem,  pour  l'engager  à  bien  garder  la  forteresse 
de  Bornhem.  —  8  octobre  1389.  Extrait  des  registres 
de  l'abbaye  de  Corbie  contenant  la  déclaration  des 
fiefs  que  Robert  de  Flandre  tenait  de  cetle  abbaye  à 
Bornhem  et  à  Rodes.  —  5  avril  1391 .  Procès-verbal 
constatant  que  Mathieu  Rpussel,  sergent  du  Roi  au 
bailliage  d'Amiens,  s'est  rendu  en  la  ville  de  Tamise, 
non  loin  du  château  de  Bornhem,  et  qu'il  a  fait  som- 
mation au  comte  de  Flandre  et  à  ses  gens  de  restituer 
ledit  château  â  Yolande,  dame  de  Cassel,  qui  en  est  la 
véritable  propriétaire.  —  18  mars  1391.  Mandement 
,  du  roi  de  France  à  Pierre  de  Thalemars,  son  lieute- 
nant, pour  signifier  au  comte  de  Flandre  et  à  tous  ses 
officiers,  de  restituer  â  la  dame  de  Cassel  les  terre  et 
châtellenie  de  Bornhem,  la  terre  de  Rodes  et  ses 


appartenances  et  d'assigner  au  Parlement  ceux  qui  se 
refuseront  a  cette  sommation.  —  5  avril  1391.  Relation 
de  cette  commission  faite  par  Mathieu  Roussel,  sergent 
du  Roi  à  Amiens.  —  Amiens,  le  9  avril  1391 .  Attestation 
parGobertde  la  Borre,  chevalier,  seigneur  de  Clèzo 
et  bailli  d'Amiens,  que  Mahieu  Roussel,  sergent  du 
Roi,  a  déclaré  que  les  lettres  ci-dessus  étaient  scellées 
de  son  scel.  —  1397.  Réponse  du  procureur  du  duc 
de  Bar,  seigneur  de  Cassel,  aux  raisons  pour  les- 
quelles le  procureur  général  de  Flandre  s'oppose  à  la 
réception  du  dénombrement  de  Bornhem  et  de  Rodes, 
présenté  par  ledit  seigneur  de  Cassel  ;  —  liste  des 
hommes  de  fief  de  la  seigneurie  de  Bornhem.  —  XI V 
siècle.  Pièces  relatives  à  la  juridiction  sur  les  terres 
de  Bornhem  et  de  Rodes. 

Layrtte  113.  —  Hollande.  —  Utrecht. 

B.  1444.  —  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  3  sceaux  incomplets. 

t9ft8-t990.  —  Hollande.  —  Middelbourg,  le 
24  décembre  1253.  («  Che  f'u  fait  en  Van  de  grasse 
mil  deus  cens  cycnquante  trois,  le  diniance  devant 
le  saint  Jehan^  à  Meldebourc  »).  Lettres  de  Pierre 
A'Amemue  (Arnemuiden),  Barthélemi,  fils  de  Guille- 
mant,  et  Baudoum,  fils  de  Guillaume,  déclarant  qu'ils 
ont  investi  Florent,  comte  de  Hollande,  de  tout  l'avoir 
qu'ils  possédaient  à  Amemuid(Mi(.lr>«ey>///e).  — 17  no- 
vembre 1256.  («  Van  mil  deus  cens  chyencquante 
sis^  le  venredi  devant  le  jour  sainte  Chécille»).  Let- 
tres de  Thierri,  seigneur  de  Tellingen,  déclarant  qu'il 
a  donné  en  franc  héritage  à  Florent,  comte  de 
Hollande,  sa  maison  de  pierre  et  son  manoir  de 
Wenremonde  avec  dix  mesures  de  terre.  —  Même 
date.  Lettres  du  môme  promettant  de  venir  en 
aide  audit  Florent  dont  il  tient  fief  «  en  apiert 
et  en  quoil,  droiturièrement  et  défait».  — Même 
date.  Lettres  du  même  déclarant  avoit  reçu  150 
livres  de  Hollande  sur  les  200  livres  que  ledit  Flo- 
rent lui  devait.  —  Utrecht,  le  10  mai  1264.  {^Datnm 
Trajecti,  annoDoniini  APCCLX^IV^  sabbatoante 
Dominicani  Jubilaie  »).  Lettres  de  Henri,  évêque 
d'Utrecht,  confirmant  la  sentence  arbitrale  qui  termine 
les  difficultés  entre  Alix,  veuve  de  Jean  d'Avesnes  et 
les  curés  de  Vieschiedam  et  Neuschiedam  en  Hol- 
lande. —  Utrecht,  le  14  mai  1264.  («  Dation  Trajecti, 
anno  Domini  }P  CC  L7^  quarto,  in  crasiino  beati 
Sei^vacii^).    Lettres    par  lesquelles  Henri,   évoque 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  1.  (2*  Partie). 


49 


386 


ARCHIVES  DU  NORD. 


d'IJtrecht,  mande  à  Alix,  veuve  de  Jean  d'Avesnes, 
qu'il  a  droit  sur  les  dîmes  novales  des  terres  nouvelle- 
ment défrichées  en  Hollande.  --  20  septembre  1264. 
(«  Datum  amio  Domini  M^  CC^  LX^  quarto  in  vigilia 
Mathei  Apostoli  »).  Lettres  de  Gui  (Wisso)  de  Coude- 
kerque,  déclarant  tenir  en  fief  d'Alix  do  Hainaut  la 
maison  de  pierre  ou  forteresse  qu'il  a  fait  bâtir  à  Vieux- 
Vlessînghe.  —  20  septembre  1264.  Même  pièce  avec 
d'autres  vidinius  par  Guillaume,  évêque  de  Cambrai, 
Mathé  Bide,  archidiacre  d'Anvers  à  Cambrai,  Rigaus 
du  Roéux,  Thierri,  son  frère,  Jean,  dit  Sausset,  et 
Baudouin  ,     dit    A'Obrechicourt ,    (  Auberchicourt  ) 
chevaliers.    —    1265.    («  Datum   et    actutn    anno 
Domini  M^  CC^  LX^  quintot).  Lettres  de  Philippe, 
recteur  de   l'église   de   Vieux   Schiedam,    prenant 
envers  Alix  de  Hainaut  l'engagement  de  travailler 
pour  le  plus  grand  bien  soit  dans  la    maison  des 
Frères  de  l'Ordre  Teutonique,   soit   dans  celle  de 
Ste-Calherîne  d'Utrecht,  soit  dans  le  monastère  de 
Lourdhie  (?),  en  prenant  l'habit  de  l'ordre  dès  qu'il 
aura  une  chapellenie  dans  l'une  de  ces  maisons.  — 
Bruges,  le  2  janvier  1267.  (4^  Bruges,  le  dimanche 
après  le  jour  saint  Jehan  Ewangéliste  ?nil  deus  cens 
sissante  et  sist).  Lettres  de  Florent,  comte  de  Hol- 
lande, réglant  le  mode  de  transmission  des  biens  situés 
entre  Odestie  et  Nuewesyedame^  masures,  terres  et 
pêcheries,  tenues  en  fiefdudit  Florent,  aux  héritiers 
d'Alix,  veuve  de  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut. 
—  Middelbourg,  le  9  mars  1268.  («  Datum  et  actum 
apud  Middelburgum  feria  sexta  post  dominicain  qua 
caniatur  Reminiscere,    anno  Domini  M^  CC^  LX^ 
septimo^].  Lettres  par  lesquelles  Florent,  comte  de 
Hollande,  reconnaît  être  redevable  d'une  somme  rie 
125  livres  envers  Jean  et  Remare,  fils  de  Simon  et  petits 
fils  de  Remare,  garde  de  l'épargne  de  tous  les  biens 
achetés  à  Arnemuidenpar  son  père  Guillaume,  .roi  des 
Romains.  —  Bruges,  le  24  octobre  1268.  («  Gemaket 
end   hescreven   te    Brugghe   schœndach    na  sente 
Lukes  daghe  evangeliste,   van  ons  Ileeren  jaeren 
M  ce  LX  Vni»).  Lettres  par  lesquelles  Florent,  comte 
de  Hollande,  déclare  que  pour  terminer  ses  débats  avec 
Adélaïde  de  Hainaut,  veuve  de  Jean  d'Avesnes,  sa 
tante,  au  sujet  des  biens,  qu'elle  lui  avait  donnés  sis 
à  Caudenhove^W  lui  cède,  en  échange,  une  somme  à 
recevoir  sur  le  tonlieu  de  Niemerevrietit,  —  Même 
date.  Lettres  du  même  prince  déclarant  avoir  donné 
à  Florent,  son  neveu,  fils  de  la  lite  Adélaïde  de  Hainaut, 
la  maison  appelée  la  Nouvelle  Scie,  toutes  les  terres 


sises  entre  Vancicnne  et  la  nouvelle  Scie  et  tous  les 
droits,  pêches,  écluses  qui  en  dépendent,  à  condition 
de  les  tenir  en  fief  de  lui.  —  28  mai  1270.  («Dalurn 
anno  Domini  M^CC'^LXX^  inoctava  Asumpcionis 
Domini:^).  Lettres  de  Horent,  comte  de  Hollande, 
déclarant  que  d'accord  avec  sa  tante  Alix  ou  Adélaïde 
de  Hainaut,  il  a  octroyé  de  tenir  une  foire  à  Nieuwe- 
Sluis  (?)  (apud  novum  Siludamum). 

B.  1445.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  sceau. 

t99t-i99#l.  —  Hollande.  —  17  juin  1271.  (  «  Da- 
tum anno  Domini  M^  CC^  LXX7  primo ^  feria 
quartaante  Nativitatem  beati  Johannis  Baptiste^.) 
Lettres  par  lesquellesEdmond,  episcopus  Curiensis (1), 
proviseur  pour  le  spirituel  du  diocèse  d'Utrecht, 
accorde  tous  les  ans  une  indulgence  de  40  jours  {qua- 
rentenam)  à  toutes  les  personnes  qui  se  confesseront, 
feront  pénitence  et  des  aumônes  le  jour  de  la  Dédicace 
de  l'église  de  Nieuwschiedam,  savoir  le  dimanche 
avant  la  Nativité  de  St- Jean -Baptiste  et  pendant 
l'Octave,  laquelle  église  avait  été  consacrée  par  lui 
en  l'honneur  de  la  Vierge  et  de  Ste-Ma rie-Madeleine, 
—  18  mars  1272.  («  Van  mil  deus  cens  sissante  et 
onzej  lendemain  de  le  sainte  Jertrut  »).  Lettres  par 
lesquelles  Thierri  de  Wassemaëre,  chevalier,  déclare 
avoir  vendu  à  Adélaïde  de  Hainaut,  veuve  de  Jean 
d'Avesnes,  tous  les  droits  qui  lui  appartenaient  à 
Nieuwendame,  avec  la  pêche  depuis  l'ancienne  digue 
jusqu*à  la  mer,  moyennant  la  somme  de  cent  livres, 
monnaie  de  Hollande.  —  Ziericzée,  le  31  mai  1272. 
(«  Datum  apud  Zirijoe,  anno  Domini  M"  CC^  LXX* 
secundo,  feria  tercia  ante  Asumpcionem  Domini  *). 
Lettres  par  lesquelles  Florent^  comte  de  Hollande, 
déclare  avoir  donné  à  Florent  de  Hainaut,  son  cousin, 
à  Ziericzée,  le  samedi  après  la  St-Urbain  (28  mai)  1272, 
le  gouvernement  de  toute  la  partie  orientale  de 
l'Escaut  et  de  toute  la  partie  occidentale  de  la  Zélande, 
avec  pleines   autorité  et  juridiction,  pour  en  jouir 


(i)  Carietisùs  peut  s^appliquer  à  trois  sièges  épiscopaux  : 

!•  Curietisis^  Coriensis  in  Rhœiia  et  San  Gallcfisù  évèchés 
réunis  de  Goire  et  do  Saint-Goll,  on  Suisse. 

2?  Curiensis.  Curi,  de  Curium  ou  Curias^  aujourd'hui  Piscopi, 
sur  la  côte  méridionale  de  Tîle  de  Chypre. 

3*  Curietisis^  Curieiisium  Sabinorum,  de  Corri  ou  Cures, 
aujourd'hui  Torre  ou  Torri  dans  la  Sabine,  évêché  réuni  à  celui 
de  Montana  au  VI*  siècle. 

Il  semble  qu'il  doit  s'agir  dans  ce  cas  de  l'évèque  de  Goire  en 
Suisse. 


I 

j 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  HOLLANDE. 


387 


jusqu'à  la  Sl-Marlin  d'hiver  1274  avec  pouvoir  de  gou- 
verner et  administrer  toutes  les  affaires,  de  percevoir 
les  revenus,  sans  aliéner  le  fonds,  ni  recevoir  les 
hommages.  —  7  septembre  1272.  («  Datutn  anno 
Domini  M?  CC*  LJOC*  secundo^  in  vigilia  Nativitatis 
béate  Marie  virginis  »).  Lettres  par  lesquelles  Florent, 
comte  de  Hollande,  déclare  qu'il  a  donné  à  Florent  de 
Haînaul,  le  pouvoir  de  nommer  et  révoquer  les 
écoutêtes  et  échevins  et  de  prendre  toutes  les  mesures 
nécessaires  pour  le  gouvernement  de  la  contrée.  — 
8  septembre  1272.  («  Datum  atino  Domini  AP  CC^ 
septuagesimo  secundo,  in  die  Nativitatis  bcate  Marie 
Virginis  »].  Lettres  do  Florent,  comte  de  Hollande, 
reconnaissant  devoir  à  sa  tante  Adélaïde  de  Hainaut, 
une  somme  de  1000  livres  de  Hollande.  —  23  sep- 
tembre 1272.  («  Datum  anno  Domini  M^'CCLXX^ 
seciDidOy  feria  sexta  post  festum  beati  Mathei  apos- 
toli  et  ewangelistef>, )Leiires  du  même  prince  ordon- 
nant à  Simon  de  Tellingen  de  payer  40  livres  à  Alix 
de  Hainaut,  sa  tante.  —  30  octobre  1272.  («  Datum 
anno  Domini  M®  CC^  LXX^  secundo,  feria  secunda 
post  Kemiginm  *).  Lettres  par  lesquelles  Thierry  de 
Wassemaëre  reconnaît  avoir  reçu  du  comte  de  Hai- 
naut le  prix  de  la  vente  qu'il  lui  avait  faite  de  ce  qui 
lui  appartenait  à  Nieuwemdame.  —  1272.  («  Datum 
anno  Domini  M^  CC^  LXX*  secundo  »).  Lettres  par 
lesquelles  Thierri,  seigneur  de  Tellingen,  promet  de 
servir  Alix  de  Hainaut,  de  bonne  foi,  par  son  secours 
(matériel)  et  par  ses  conseils.  — 22  juin  1273.  («  Datum 
amio  Domini  3f*  CC"  LXX^  tercio,  feria  quinta 
a7ite  Nativitatem  Johannis  Baptiste  »).  Lettres  de 
Florent,  comte  de  Hollande,  ordonnant  à  Florent  de 
Hainaut  de  faire  construire  une  maison  de  pierre 
(château)  à  Arnerauidem. — Monastère  du  Champ  du 
Roi  (?},  le  18  juin  1274.  («  Datum  etactum  in  ananas- 
terio  de  Campo  Régis  dicto,  feria  secunda  ante 
Nativitatem  beati  Johannis  Baptiste  auao  M^  CC^ 
septuagesimo  quarto  »).  Lettres  par  lesquelles  Florent, 
comte  de  Hollande,  reconnaît  que  Florent  de  Flainaut, 
son  parent,  a  fait  pour  le  gouvernement  de  la 
Hollande  et  pour  diverses  autres  affaires  concernant 
la  même  contrée,  des  dépenses  qui  montent  à  la  somme 
de  9089  livres,  22  deniers.  — 17  octobre  1274.  («  Datum 
anno  Domini  J/"  CC  LXX*  quarto  in  vigilia  Luce 
ewangeliste  »).  Lettres  par  lesquelles  Florent,  comte 
do  Hollande,  mande  à  Florent  de  Hainaut,  de  faire 
payer  la  somme  de  60  livres  de  Hollande  à  Gérard  de 
Waltruinghe,  chevalier.  —  Leyde,  le  15  janvier  1276. 


(«  Datum  apud  Leynden,  feria  qtiarta  post  octavas 
Epiphanie  Domini  APCC^  LXX^quintoannoIncar- 
nationis  ejusdem  »).  Lettres  par  lesquelles  Florent, 
comte  de  Hollande,  donne  à  Florent  de  Hainaut,  son 
cousin,  toute  la  terre  appelée  moere^  située  dans  la 
contrée  de  l'Escaut,  pour  en  disposer  à  sa  volonté  ;  si 
cette  terre  est  mise  en  culture,  il  lui  donne  toutes  les 
dîmes  grandes  et  petites  des  produits  de  la  dite  terre 
pour  enjouir  à  titre  féodal.  —  Nuremberg,  le  13  janvier 
\21Q.(^Datum  apud Nurenberg,idus  Januarii,  indic- 
tioneiriP,  anno  Do77ii7ii  millesimo  ducentisimo  sep- 
tuagesimo  sexto  (i)  ?^egni  vero  nostri,  anno  tercio  »). 
liOttres  par  lesquelles  Rodolphe  1*',  roi  des  Romains, 
déclare  que  si  Florent,  comte  de  Hollande,  son  cher 
féal,  meurt  sans  hoirs  légitimes,  il  donne  à  Jean  de 
Hainaut,  fils  de  feu  Jean  d'Avesnes,  le  comté  do 
Hollande  et  tous  les  biens  relevant  de  l'Empire  pour 
les  tenir  à  toujours  mais  des  empereurs  à  titre  féodal. 
—  23  mars  1276.  («  Datuin  anno  Domini  M"  CC 
LXX^  quinto,  feria  secunda  proxiiè ta  post  Isti  sunt 
dies  (dimanche  de  la  Passion  »).  Lettres  par  lesquelles 
Baudouin,  fils  de  Dankard  de  Stavenisse,  et  Baudouin 
Vildekin  promettent  d'aider  et  assister  leur  dame  Alix 
de  Hollande,  veuve  de  Jean  d'Avesnes,  et  ses  enfants, 
contre  tous,  excepté  contre  leur  seigneur  le  comte 
Hollande  et  ses  enfants.  —  Vendredi,  20  novembre 

1276.  («  Des  vradaghe  vm^e  sente  Cecylien  »}.  Lettres 
par  lesquelles  Thierri,  seigneur  de  Tellingen,  donne 
à  Florent  de  Hainaut  une  maison  qui  lui  appartenait 
à  Wannonde.  —  1276.  («  Datum  anno  Domini  3/« 
ce  LXX"^  sexto  »\  Lettres  par  lesquelles  Suedeher 
de  Boisinchen,  chevalier,  promet  de  servir  fidèlement 
les  fils  d'Alix,  veuve  de  Jean  d'Avesnes,  excepté  à 
rencontre  de  sou  seigneur  Tévêque  d'Utrecht. 

I^  l'i'if).  (Carton).  7  pièces,  parchemin;  1  pièce,  papier; 

3  sceaux  incomplets. 

i99T-iSOO.  —  Hollande.  — Dordrecht,  le3octobi*e 

1277.  («  In  atrio  Fratrum  Minorum  de  Dordracho, 
anno  Domini  M^  CC  LXX^  septimo,  dominica 
proximapost  diem  beati  Remigii  »).  Accord  conclu 
entre  Florent,  comte  de  Hollande  et  Florent  de  Hai- 
naut, au  sujet  des  hommages  dus  par  ce  dernier.  — 
Westminster,  le  5  juillet  1281.    («  Datum,  apud 


(1)  Les  mentions  do  Vannée  do  Tindiction  et  de  celle  du  régne 
indiquent  bien  qu'il  s'agit  de  Tan  1270  et  non  de  1277,  date 
donnée  par  l'inventaire  (îodofroy. 


388 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Westmo7Kisterium,  quinto    die   Julii   anno   regni 
nostri  nono  »(.  I. et  très  par  lesquelles  Edouard  I*',  roi 
d'Angleterre,    déclare   qu'en   sa  présence    Florent, 
comte  de  Hollande,  Florent  de  Hainaut  et  leurs  parti- 
sans se  sont  pardonné  et  remis   mutuellement  les 
torts  et  dommages  qu'ils  pouvaient  s'être  causés.  — 
Nuremberg,  août  1281.  («  Datum  apud  Nuremberg 
anno  Dominice  Incarnationis  AP  CC^  LXXX^])ri?no, 
même  Augustot).  Vente  par  Herman, comte  XHaynue- 
berghesy  à  Jean  d' Avesnes,  comte  de  Hainaut,  de  tout  ce 
qui  appartenait  dansle  comté  de  Hollande  à  feu  Margue- 
rite, sa  femme,  et  de  ce  qu'il  recevait  annuellement  sur 
le  produit  des  tonlieux  A'Anibris  et  de  GhervUet,  — 
Worms,le  19 juin  1282.  [<i^Datum  Wormacie^XIII Kar 
lendas  Julii,  indictione  X'\  anno  Domini  millesimo 
ducentesimo  octogesimo  secundo,    y*egni  vero  nostri 
anno  FX^   »).    Lettres    par     lesquelles    l'empereur 
Rodolphe  de  Habsbourg  accorde  à  la  fille  de  Florent, 
comte  de  Hollande,  la  faculté  de  pouvoir,  à  la  mort  de 
son  père,  lui  succéder  en  ce  comté,  et  dans  les  fiefs 
relevant  de  l'Empire.  —  24  décembre  1282.  («  Datum 
et  actwn  anno  Domini  M^  CC^  LXXX^  secundo  in 
vigilia  Nativitatis  Domini  »).  Fondation  d'une  cha- 
pelle dans  son  ch^eau  de  Schiedam  par    Alix    de 
Hollande,  veuve  de  Jean  d' Avesnes.  —  Valcnciennes, 
le  22  juin  1284.  («  A  Valenchienes,   en  Fan  de  graze 
MCC  quatre  vins    et  quatre,   le  jœsdi  devant  la 
Nativité  saint  Jehan-Bautiste  ^).  Lettres  par  lesquelles 
Bouchard  d'Avesnes,  élu  (évêque)  de  Metz,  donne  à 
Florent  de  Hainaut,  chevalier,  son  frère,  tout  ce  qui 
lui  revenait  dans  le  comté  de  Hollande  et   dans  le 
vinage  de  Niemensvrient  par  suite  de  la  mort  de  leur 
mère  Alix  de  Hollande.  —  19  juillet  1284.  {ran  de 
graze   MCC  quatre    vins  et  quatre,   le  mcrquedi 
devant  la  /este  saint  Jaques  et  saint  Christofle  »). 
Lettres  du  même  Bouchard,  évêque  de  Metz,  renou- 
velant la  donation  ci-dessus.  —  29  septembre  1284. 
(4c  Datum  anno  Domini  AP  CC^  LXXX*  qua^iOy  in 
die  beati  Michaelis  Archangeli  »).    Lettres  par  les- 
quelles Bouchard,    évêque  élu    de  Metz,   et  grand 
prévôt  d'LHrecbt,  mande  au  doyen  d'Utrecht  de  faire 
remettre  à  Florent  de  Hainaut,  frère  dudit  Bouchard, 
tout  ce  qui  revenait  à  celui-ci  dans  le   comté  de 
Hollande.  —  8  août  1284.  («  Datum  Metensi,  anyio 
Domini  M""  CC  LXXX""  quarto,  die  Martis  ante 
festum  beati  Laurentii  »).  Lettres  du  même  déclarant 
au  doyen  d'Utrecht  qu'il  laisse  à  son  frère  Florent  de 
Hainaut  le  soin  des  affaires  se  rapportant  aux  fonctions 


de  grand  prévôt  d'Utrecht.  -— 19  mars  1289.  («  Datum 
anno  Domini  M^  CC^  LXXX*  octavo,  sabbato  unie 
dominicain   qua  cantatur  Letare    Jherusalem  *). 
Procurations  données  par  les  habitants  de  plusieurs 
terres  deWeslfrise  pour  traiter  avec  l'évêque  d'Utrecht, 
au  sujet  de  leurs  difficultés  avec  Florent,  comte  de 
Hollande.  —  1*'  mai  1289.  (^Anno  Domini  millesimo 
CC^  octogesimo  nono,    in  festo  Philippi  et  Jacobi 
apostolorum  »).    Lois   données   aux   habitants    de 
Westfrise,  diocèse  d'Utrecht,  par  Florent,  comte,  de 
Hollande.  —  Mont  Ste-Gertrude  (Gerlruydenberg  ?),  le 
18  avril  1292.  («  Datum   in  monte  sancte  Gertrudis, 
anno  Domini  7)iillesimo  uonagesimo  secundo,  feria 
sexta  post  dorninicam  qua  cantatur  Quasim/xlo  >]. 
Lettres  par  lesquelles  Florent,  comte  de  Hollande, 
Zélande  et  seigneur  de  Frise,  déclare  avoir  accordé  à 
Florent  de  Hainaut,  prince  d'Achaïe  et  connétable  du 
royaume  de  Sicile,  son  cousin,  le  pouvoir  de  disposer 
de  lous  les  fiefs  qu'il  tient  de  lui  en  faveur  de  celui  de 
ses  enfants  qu'il  lui  plaira.  —  Même  date.  Donation 
par  Florent,  comte  de  Hollande  à  Isabelle  de  Villehar- 
douin,  femme  de  Florent  de  Hainaut,  prince  d'Achaïe, 
du  droit   de  pouvoir   faire   recevoir  par  procureur 
les   biens   féodaux    au    profit   de   la  personne   en 
faveur  de  laquelle  son  mari  en  disposera.  —  l*'  mai 
1294.  («  Datufn  anno  Domini  AP  CC^  XC^  quarto, 
in  die  beatorum  Philippi  et  Jacobi  apostolori/m  >). 
Cession  par  les  échevins  et  communauté  de  Hoolghald- 
wold  et  de  Medembeke  de  leur  terre  à  Horkenherbacht 
à  Florent,  comte  de  Hainaut,  en  reconnaissance  des 
secours  qu'il  leur  avait  accordés  pour  le  défrichement 
et  la  mise  en  culture  du  pays.  -    Sans  date  ;  vers 
1298.  Acte  par  lequel  Gui,  comte  de  Flandre,  renonce 
à  sa  prétention  de  recevoir  l'hommage  de  Jean,  comte 
de  Hollande,  pour  le  comté  de  Zélande,  à  condition 
toutefois  que  cette  renonciation  sera  nulle  si  ledit 
Jean  vient  à  mourir  sans  postérité.  —  27  mars  1300. 
(«  Le  di)nanche  avant   Pâques   fleuries   1299  »). 
Lettres  par  lesquelles  Robert,  fils  aîné  du  comte  de 
Flandre,  engage  Florent  de  Borseelle  et  ses  amis  à 
recouvrer  les  droits  que  le  comte  de  Flandre  pouvait 
avoir  dans  la  Hollande  et  la  Zélande,  avec  promesse 
de  les  dédommager,  en  cas  de  non  réussite  et  de  perte 
de  leurs  biens,  par  des  dons  de  terres  et  de  rentes  à 
assigner  dans  le  quartier  d'Hulst. —  11  avril  1300. 
(Van  MCCC  le  lundi  après  les  festes  de  Pasques»). 
Mêmes  lettres  du  même  Robert,  fils  du   comte  de 
Flandre. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  HOLLANDE. 


389 


B.  1447.  (Carton.)  —  2  pièces  et  2  rouleaux,  parchemin  ; 

2  pièces,  papier. 


—  Hollande.  —  La  Haye,  le  24  juin 
1306.  («  Le  nuit  saint  Jehan-Bautiste  Van  mil  CGC 
et  sis  ou  mois  de  juing,  à  La  Haye  en  Hollande  »). 
Lettres  par  lesquelles  Guillaume,  comte  de  Hainaut, 
Hollaude  et  Zélande,  fait  connaître  que  Jean  de 
Chevigny,  au  nom  de  Guy  de  la  Roche,  duc  d'Athènes, 
et  de  la  duchesse  d'Athènes,  s'est  déclaré  son  homme- 
lige,  pour  tout  ce  que  lesdits  duc  et  duchesse  d'Athènes 
possédaient  en  Hollande  et  en  Zélande.  —  Sans  date  ; 
vers  1307.  Réponses  de  Robert,  comte  de  Flandre, 
aux  prétentions  de  Guillaume,  comte  de  Hainaut 
concernant  les  comtés  de  Hollande,  Zélande  et  la 
seigneurie  de  Frise.  —  10  mai  1308.  («  Lan  de  grâce 
MCCC  et  tait  u  dis  jours  dou  mois  de  mai  t). 
Lettres  par  lesquelles  Gui  de  la  Roche,  duc  d'Athènes 
et  Mathilde,  sa  femme,  confient  à  Isabelle,  mère  dudit 
duc,  princesse  de  Morée,  l'administration  des  biens 
qu'ils  possèdent  dans  la  Hollande,  la  Zélande  et  le 
Hainaut.  —  Athènes,  le  30  octobre  1308.  («  Data 
Athenis,  mense octobri,  die' pêne  ultima  »).  Lettres 
adressées  au  comte  de  Hainaut  et  de  Hollande  par 
Érus,  archevêque  d'Athènes,  Pierre,  doyen,  Egade, 
chantre,  Laurent,  trésorier  de  l'église  métropolitaine, 
frère  Jacques,  abbé  du  monastère  de  Dalfineti  dans 
le  même  diocèse,  André  Gafore  et  Nicole  de  Lilay 
Guillaume  de  Vaites  et  Isembard  de  Plaisance,  che- 
valiers, pour  l'informer  que  Gui,  duc  d'Athènes,  est 
mort  le  6  du  mois  d'octobre  dernier  et  qu'il  a  été 
enterré  dans  le  monastère  de  Dalfineti,  où  reposent 
les  restes  de  ses  prédécesseurs.  —  Au  camp  devant 
Francfort,  le  21  octobre  1314.  Lettres  par  lesquelles, 
Jean,  roi  de  Pologne  et  de  Bohême,  comte  de  Luxem- 
bourg, confirme,  comme  électeur  de  l'Empire,  la 
renonciation  faite  par  Louis,  roi  des  Romains,  en 
faveur  de  Guillaume ,  comte  de  Hollande  et  de 
Hainaut,  et  de  ses  hoirs,  à  tous  les  droits  auxquels 
il  aurait  pu  prétendre  sur  les  comtés  de  Hollande  et 
de  Zélande  et  sur  la  seigneurie  de  Frise.  —  1315. 
État  des  gages  des  chevaliers  ot  gentilshommes  de 
Hollande  qui  ont  servi  dans  l'armée  du  comte  de 
Hollande,  contre  le  comte  de  Flandre.  —  Paris,  le 
15  mai  1317.  («  Datum  Parisius,  XV  die  ?naii,  anno 
Domini  M^  CCC^  septimo  decimo  »).  Lettres   par 


lesquelles  Philippe,  roi  de  France,  accorde  un  sauf- 
conduit  à  Jean  Le  Blont,  de  Bruges,  qui  se  rend  en 
Hollande  pour  revendiquer  des  biens  qui  lui  ont  été 
ravis.  —  19  décembre  1319.  («  Die  mercuriipost 
festum  béate  Lucie ^  mense  decembri  »).  Lettres  par 
lesquelles  les  échevins,  consuls  et  communautés  des 
villes  de  Drechterland,  Hontwouderambachty  Nieu- 
WendorpeyLanghedickej  Thesselt  Wieringherlandei 
toute  la  communauté  de  Westfrise  déclarent  s'être 
soumis  au  feu  comte  de  Hollande  Florent  et  à  Guil- 
laume, son  successeur,  avec  promesse  de  lui  obéir 
comme  à  leur  droiturier  seigneur,  envers  et  contre 
tous,  excepté  à  rencontre  de  l'église  de  Rome  et  du 
St-Empire,  sous  peine,  en  cas  de  défaillance  de  leur 
part,  d'être  excommuniés,  d'emprisonnement  de  leurs 
personnes  et  de  confiscation  de  leurs  biens.  —  Avignon, 
le  22  novembre  1330.  («  Avinione,  decimo  Kalenda^ 
DecembriSy  pontiftcattts  nostri  anno  quinto  »).  Bulle 
du  pape  Jean  XXII  confirmant  les  lettres  de  soumis- 
sion données  à  Guillaume,  comte  de  Hollande,  par 
les  villes  et  communautés  de  Westfrise.  —  14  juin 
1330.  («  A7ino  Domini  MCCC^  tricesimo,  regni 
nostri  anno  sexto  decimo^  imperi  vero  tercio  p). 
Lettres  par  lesquelles  Louis  de  Bavière,  empereur 
d'Allemagne,  mande  aux  grietmans  et  officiers  des 
terres  de  Westergoe  et  Oestergoey  de  recevoir  Guil- 
laume, comte  de  Hollande,  pour  leur  seigneur  et  de 
lui  rendre  l'obéissance  qu'ils  lui  doivent  en  cette 
qualité.  —  Même  date.  Lettres  du  môme  prince  par 
lesquelles,  du  consentement  des  princes  de  l'Empire, 
il  renonce  en  faveur  de  Guillaume,  comte  de  Hainaut 
et  de  Hollande,  à  toutes  les  prétentions  que  lui  ou  ses 
successeurs  pourraient  avoir  sur  les  comtés  de 
Hollande,  Zélande  et  sur  la  seigneurie  des  deux  Frises, 
en  se  réservant  seulement  l'hommage  de  ces  terres. 
—  Même  date.  Lettres  du  même  prince  par  lesquelles 
il  confirme  en  faveur  de  Guillaume,  comte  de  Hainaut 
et  de  Hollande,  tous  les  privilèges,  concessions,  droits, 
libertés  et  bonnes  coutumes  accordés  aux  comtes  de 
Hainaut  et  de  Hollande  par  les  empereurs,  ses  prédé- 
cesseurs. —  Spire,  le  14  juin  1330.  («  Datum  Spire, 
quarta  décima  mensis  Junii,  a7ino  Domini 
M^  CC(y  XXX*,  regni  nostri  a^mo  XVP  imperi  vero 
tercioi>). Confie  signée  Cornelis  des  lettres  par  lesquelles 
Louis  de  Bavière,  empereur  d'Allemagne,  cède  à 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  les  droits  qu'il  avait  sur 
la  Hollande  et  la  Frise,  mais  en  réservant  l'hommage 
de  ces  terres  à  l'Empire. 


390 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  1448.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  9  pièces,  papier. 

iS49.  —  Fin  du  JLIW^  «lècle.  —  Helliimde.  — 

Munich,  le  29  janvier  1349.  (<  I^e  jeudi  avant  la 
Purification  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite, 
comtesse  de  Hainaut,  donne  à  son  fils  Guillaume  les 
comtés  de  Hollande  et  de  Zélande  et  la  seigneurie  de 
Frise,  moyennant  15.000  petits  florins,  dont  elle  a 
besoin  pour  rembourser  ses  créanciers,  11.000  petits 
florins  payés  déjà  pour  elle  par  son  fils  et  diverses 
autres  sommes.  —  Ziericzée,  le  22  juin  1351.  Lettres 
par  lesquelles  Marguerite,  comtesse  do  Hainaut, 
désigne  son  frère  (1),  le  roi  d'Angleterre  comme 
arbitre  pour  terminer  le  difi'érend  pendant  entre  elle 
et  son  fils  Guillaume  au  sujet  du  comté  de  Hollande; 
deux  pièces  non  datées  renfermant  les  conditions  du 
traité  à  conclure  à  ce  sujet.  —  Gand,  le  26  avril  ;  sans 
date  d'année,  vers  1387.  Lettres  du  sire  de  Grimberghe 
et  de  la  Gruthuuse,  du  doyen  de  St-Donat  et  de 
Sohier  de  Languemersch  au  chancelier  du  duc  de 
Bourgogne,  pour  lui  rendre  compte  de  la  journée 
qu'ils  ont  tenue  avec  les  envoyés  du  duc  Albert  de 
Bavière,  comte  de  Hainaut  et  de  Hollande,  à  Berg-op- 
Zoom,  au  sujet  de  la  prolongation  du  traité  de  paix  et 
de  commerce  existant  entre  la  Flandre  et  la  Hollande. 
—  La  Haye,  le  21  juillet  ;  sans  date  d'année,  vers 
1387.  Lettres  du  duc  Albert  de  Bavière,  comte  de 
Hainaut  et  de  Hollande,  à  la  duchesse  de  Bourgogne 
pour  l'informer  que  ses  ambassadeurs  et  conseillers 
seront  à  Anvei*s  le  jour  de  la  fête  de  St-Jacques  (25 
juillel)  prochainement  venant  pour  traiter  avec  ceux 
du  Duc,  et  lui  recommandant  d'apaiser  le  débat 
pendant  entre  Paul  Damas,  bourgeois  de  Bruges,  et 
Piètre  Zoute,  son  sujet.  —  Beauvais,  le  5  novembre  ; 
sans  date  d'année,  vers  1387.  Minute  de  la  réponse 
du  duc  de  Bourgogne  au  duc  Albert  de  Bavière  au 
sujet  do  la  restitution  des  biens  de  marchands  de 
Bruges  pris  et  détenus  par  ce  dernier  en  Hollande.  — 
Hesdin,  le  28  novembre  ;  sans  date  d'année,  vers  1387. 
Nouvelle  lettre  du  duc  de  Bourgogne  au  duc  Albert  de 
Bavière  réclamant  la  restitution  des  biens  pris  à  des 
marchands  de  Bruges,  ses  sujets.  —  La  Haye,  22 
janvier;  sans  date  d'année,  vers  1388.  Réponse  du 
duc  Albert  de  Bavière  au  duc  de  Bourgogne  relative 


(1)  C'était  son  beau-frére,  le  roi  Kdouard  III,  mari  de  sa  sœur 
Philippine  de  Hainaut. 


aux  réclamations  des  marchands  de  Bruges  dont  les 
biens  avaient  été  saisis  en  Hollande.  —  7  février  ;  sans 
date  d'année,  vers  1388.  Lettre  des  écbevins  et  conseil 
de  la  ville  de  Bruges  au  duc  de  Bourgogne  lui  trans- 
mettant la  réponse  du  duc  Albert  de  Bavière  à  leurs 
réclamations,  avec  de  nouvelles  instances  pour  les 
appuyer.  —  1391.  Acte  par  lequel  Jean  de  PoUane, 
sire  de  la  Viche  et  de  Bréda,  et  Henri  de  Boutershem, 
vendent  à  Willaume  de  Waês  et  à  ses  compagnons, 
un  marais  situé  dans  les  terres  de  Bréda  et  de  Berg- 
op-Zoom.  —  Sans  date;  fin  du  XIA'^*  ou  commence- 
ment du  XV'  siècle.  Lettres  écrites  au  duc  de 
Bourgogne  Philippe  le  Hardi  par  les  députés  et 
commis  envoyés  par  lui  vers  le  comte  de  Hainaut  et 
de  Hollande  Albert  de  Bavière  qu'ils  ont  trouvé  campé 
avec  son  armée  devant  Altena  en  Frise,  par  laquelle 
ils  lui  rendent  compte  des  dissentiments  qui 
régnaient  entre  ledit  duc  Albert  de  Bavière  et  son  fiLs 
Guillaume,  gendre  du  duc  de  Bourgogne,  et  de  l'étal 
des  esprits  en  Hollande  à  ce  sujet  (1). 

H.  1440.  (Carton.)  —  0  pièces,  parciiemin:  0  pièces 
et  1  rouleau,  papier;  6  sceaux  brisés  et  incomplets. 

14111-1 4«0.  —  HellAude.  —  La  Haye,  15  août 
1416.  Lettres  par  lesquelles  Guillaume  de  Bavière, 
comte  de  Hainaut  et  de  Hollande,  fait  donation  à 
Marguerite  de  Bourgogne,  sa  femme,  des  château, 
ville  et  terre  de  Schoonhoven.  —  27  mai  1418.  Lettres 
constituant  une  rente  à  vie  sur  la  ville  de  Harlem  au 
profit  de  Jeanne  et  de  Marguerite  Osten.  —  7  mai 
1427.  Formule  du  serment  de  fidélité  exigé  des  habi- 
tants de  Zevenberg  après  la  prise  de  leur  ville  par 
le  duc  de  Bourgogne  ;  letlre  missive  du  duc  Philippe 
le  Bon  &  Hue  et  à  Baudouin  de  Lannoy  au  sujet  de  la 
mise  en  liberté  de  Gérard  de  Strien,  naguère  seigneur 
de  Zevenberg,  et  des  nobles  qui,  avec  lui,  ont  tenu 
et  défendu  ladite  ville  ;  le  Duc  recommande  néan- 
moins à  ses  commissaires  qu'avant  de  procéder  à  la 
mise  en  liberté  desdits  prisonniers,  ils  aient  soin  de 
retirer  des  mains  de  Floris  de  Haemstède,  certaines 
pièces  relatives  aux  négociations  qui  ont  eu  lieu  avec 
les  détenus,  négociations  dont  ledit  Floris  et  Jean 
d'Ostende  ont  seuls  connu  le  secret.  —  1428.  Etat  des 
sommes  dues  à  Lyonnel  de  Boumonville  pour  les  ser- 


(1)  Cette  pièce  peut  être  datée  approximativement  de  l')U3  ou 
1394,  époque  à  laqueUe  Guillaume,  comte  d'Ostrevant,  se  mit  à 
la  tète  des  factieux  qui  avaient  assassiné  Adélaïde  de  Poëlgeest, 
maltresse  du  comte  Albert  de  Bavière,  son  père. 


J 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  -  HOLLANDE. 


391 


vices  rendus  par  lui  au  duc  de  Bourgogne  dans  la 
mission  dont  il  avait  été  chargé  en  Hollande.  —  7  et 
12  février,  26  mars  1432.  Décharges  délivrées  par 
Marguerite  de  Bourgogne,  duchesse  en  Bavière  et 
comtesse  de  Hainaut  et  de  Hollande,  au  receveur  des 
rentes  de  son  domaine  assignées  en  Hollande.  — 
27  avril  1433.  Instructions  données  par  le  duc  de 
Bourgogne  à  Hue  de  Lannoy  et  autres,  ses  conseillers, 
pour  vaquer  en  son  absence  aux  affaires  de  ses  pays 
de  Hollande  et  de  Zélande.  —  1437.  Lettres  par  les- 
quelles les  chanoines  réguliers  de  Sainte-Marie  en 
Wyndesem  associent,  Marguerite  de  Bourgogne,  com- 
tesse de  Hainaut,  aux  mérites  spirituels  des  chanoines 
de  leur  ordre. —  19  janvier  1441.  Instruction  pour 
Gilles  de  Le  Woestine,  Louis  du  Chesne  et  Guillaume 
Le  Zadelaere,  conseillers  du  duc  de  Bourgogne,  char- 
gés de  s'enquérir  du  fait  d'un  nommé  de  La  Haye, 
détenu  prisonnier  par  le  bailli  d'Ypres,  pour  injures 
proférées  contre  la  duchesse  de  Bourgogne,  ayant  dit 
que  cette  princesse  méritait  «  d'être  boutée  en  sac  et 
jettée  en  l'eau».  —  15  mars  1454.  Lettres  patentes  du 
duc  de  Bourgogne  Philippe  le  Bon  instituant  le  comte 
de  Charolais  son  lieutenant  général  dans  les  pays  de 
Hollande,  Zélande  et  Friselande.  —  22  mars  1554. 
Ordonnance  du  duc  Philippe  le  Bon  réglant  les  gages 
et  pensions  de  ses  officiers  dans  les  pays  de  Hollande 
et  Zélande  ;  copie  du  temps  de  cette  ordonnance.  — 
1*'  décembre  1458.  Règlement  pour  les  amendes  de 
fol  appel  des  sentences  des  juges  subalternes  de 
Hollande  et  de  Frise  au  Conseil  de  Hollande  à  La 
Haye,  et  de  celles  rendues  par  les  heemsrader  ou 
officiers  préposés  à  la  conservation  et  réparation  des 
digues.  —  4  février  1460.  Mandement  en  faveur  de 
la  ville  de  Huisdem  contre  ceux  de  la  ville  de  Wilmen 
qui  avaient  attentée  leurs  privilèges. 

B.  14Ô0.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  14  pièces  et  2  cahiers, 
39  feuillets,  papier;  2  cachets  plaqués  recouverts  en  papier. 

«4lll-i6ll9.  —  HellADde.  —  12  mai  1461.  Sen- 
tence arbitrale  rendue  entre  Jean  Samson,  d'une  part, 
et  Jean  Haillart  et  la  veuve  Waulhier  de  Bouseghem, 
d'autre  part,  au  sujet  d'une  somme  de  deniers  A 
laquelle  ces  derniers  avaient  été  condamnés  par  sen- 
tence des  échevins  de  Bois-le-Duc.  —  5  mai  1463. 
Lettres  patentes  du  comte  de  Charolais  faisant  remise 
de  la  somme  de  450  chincquars^  montant  de  la  nouvelle 
aide  de  dix  ans  due  par  eux,  aux  habitants  et  commu- 
nauté de  Naarden,  à  raison  de  ce  que  le  17  avril  pré- 


cèdent  le  tiers  de  ladite  ville  avait  été  détruit  par  un 
incendie.  —  15  septembre  1 468.  Requête  des  échevins 
et  habitants  de  Naarden  à  l'eifet  d'obtenir  une  nou- 
velle remise  dans  le  payement  des  aides  à  raison  de 
l'incendie  qui  a  détruit  la  plus  grande  partie  de  leur 
ville.  —  13  septembre  et  17  octobre  1469.  Procuration 
donnée  par  les  abbés,  prélats  et  autres  autorités 
séculières  des  pays,  villes  et  villages  d*Oosteryoe  et 
Westergoe  à  plusieurs  personnes  pour  porter  une 
requête  au  duc  de  Bourgogne  et  en  rapporter  la 
réponse  ;  requête  desdits  abbés,  prélats  et  habitants 
desdites  villes  et  terres  au  duc  de  Bourgogne  pour  le 
prier  de  les  laisser  jouir  des  libertés  et  privilèges  qui 
leur  ont  été  accordés  par  d'autres  princes  et  qui  ont 
été  confirmés  par  le  duc  Philippe  le  Bon,  ou  de  leur 
faire  connaître  de  quelle  manière  il  entendait  être 
chef  et  seigneur.  —  Malines,  le  6  mai  1495.  Minute 
non  signée  d'une  ordonnance  dressée  pour  l'adminis- 
tration des  domaines  et  finances  en  Hollande  et 
Zélande.  — 1502.  Etat  des  offices  et  officiers  de  justice 
en  Hollande  et  en  Zélande.— 1506  (?)  Lettre  de  l'empe- 
reur Maximilien  !•'  à  l'archiduchesse  Marguerite,  sa 
fille,  gouvernante  des  Pays-Bas,  au  sujet  de  la  pré- 
vôté de  Hildescheim,  (Signature  autographe  de 
l'empereur  Maximilien).  —  La  Haye,  le  5  juillet 
1507.  Lettre  des  gens  des  Comptes  de  La  Haye,  à  leurs 
collègues  de  Lille,  pour  les  prier  de  délivrer  au 
receveur  de  Voome  un  double  d'une  décharge  du 
Receveur  général  perdue  par  ce  dernier.  —  La  Haye, 
le  19  juillet  1507.  Lettre  des  gens  des  comptes  de  La 
Haye  à  leurs  collègues  de  Lille,  touchant  les  afiaires 
de  leur  office.  —  Sans  date  ;  vers  1507.  Minute  d'un 
mandement  adressé  aux  gens  des  comptes  à  Bru- 
xelles, leur  prescrivant  d'avoir  à  payer  à  l'écoutéte  de 
Bois-le-Duc,  les  frais  d'exécution  des  malfaiteurs  qui 
lui  sont  dus  conformément  à  l'ordonnance  de  1501. — 
Lintz-sur-le-Rhin,  le  9  juin  1508.  Copie  des  lettres  de 
l'empereur  Maximilien  I*%  promettant  à  Charles 
Ourssen,  contrôleur  de  l'hôtel  de  l'archiduchesse 
Marguerite,  la  première  «  cousterie  <►  vacante  dans 
les  pays  de  Hollande  et  Zélande,  avec  celle  du  mande- 
ment de  l'archiduchesse  prescrivant  à  l'audiencier 
d'en  dépêcher  les  lettres  patentes.  —  Anvers,  le 
25  mai  1509.  Lettre  de  Jérôme  Lauwerin  à  l'archidu- 
chesse Marguerite  lui  annonçant  sa  prochaine  arrivée 
près  d'elle  à  Bréda  pour  l'expédition  des  affaires  de 
Jean  de  la  Croix,  de  celles  relatives  aux  aluns'età 
son  voyage  en  Hollande.  —  Sans  date  ;  XVP  siècle. 


392 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Déclaration  faite  par  les  geus  du  Conseil  et  des 
Comptes  en  Hollande  au  sujet  des  droits  du  Roi  dans 
ce  pays  (pièce  flamande). 

B.  1451.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  6  pièces,  papier; 

1  biulle  en  plomb. 

ii6ll^i694.  —  iJirechi.  —  Anagni,  le  28  juin 
1159.  (<s^Datum  Anagnie  per  nianum  Rolandi  sancte 
Romane  ecclesie  presbyteri  cardinalis  et  cancellariiy 
IIII  Kaleiiclas  Julii,  indictioyie  VÏIg  Incarnationis 
dominice  anno  MC^  D  VIIIP  pontiftcaXus  vero  do- 
mini  Ad^Haiii  pape  H  II,  anno  quinto  ».)  Bulle  du 
pape  Adrien  IV,  portant  confirmation  des  privilèges 
accordés  à  l'église  d'Utrecht  et  de  ses  biens  et  pos- 
sessions, savoir  :  le  comté  de  Frise,  le  château  de 
Cuforde^  la  terre  de  Drenthem,  la  nouvelle  dîme  ou 
dîme  novale  en  Hollande,  la  cour  de  Walkenburge,  la 
gt^te  (droit  sur  la  fabrication  des  bières)  d'Utrecht, 
MonSy  Kalkerwerthy  Coppelvelke^  le  château  de 
Benthem,  le  bruel  (bois  taillis)  de  Volnho^  Biddel- 
merbrœke^  les  églises  de  Saint-Martin  en  Hollande  et 
les  autres  biens  qui  pourront  advenir  par  la  suite  à 
ladite  église  d'Utrecht.  —  Sans  date  ;  vers  1307.  Acte 
par  lequel  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  promet  de  se 
conformer  au  jugement  de  Florent  Bertaut,  et  de 
Gérard,  seigneur  de  Voorne,  pour  terminer  les  débats 
qui  existent  au  sujet  des  ville  et  pays  d'Utrecht.  — 
28  octobre  1480.Lettres  de  l'évêque  de  Se6enico(Schib- 
nik,  en  Dalmatie),  nonce  du  Pape,  à  l'archiduc 
d'Autriche  et  à  son  chancelier  le  sire  de  Carondelet  au 
sujet  des  oITres  de  soumission  des  habitants  et  du 
clergé  de  la  ville  d'Utrecht  à  leur  évêquo.  —  Sans 
date  ;  fin  du  XV*  siècle  ou  commencement  du  XVP. 
Mémoire  sur  les  difficultés  pendantes  entre  la  Flandre 
et  l'évêque  d'Utrecht  et  sur  les  moyens  de  les  ré- 
soudre. —  Sans  date  ;  fin  du  XV*  siècle.  Copie  des 
instruclions  données  par  l'archiduc  Maximilien  au 
doyen  de  St-Donat  de  Bruges  et  à  Antoine  Potage  qu'il 
envoyait  vers  l'évoque  d'Utrecht.  —  Constance,  le 
le  19  mars  1507.  Lettre  de  l'empereur  Maximilien  à 
l'archiduchesse  Marguerite  pour  lui  recommander  la 
candidature  de  Sigismond  Pfiuge,  son  conseiller,  au 
poste  de  prévôt  de  la  grande  église  de  Maëstricht.  — 
11  avril  1524.  Copie  collationnée  du  mandement  de 
l'archiduchesse  Marguerite  pi'escrivant  de  nommer 
Jean  d'Osterel  à  la  cure  d'Achel  dont  maître  Jean  de 
le  Sauch,  secrétaire  ordinaire  de  l'Empereur,  est 
coUateur  comme  prévôt  de  Maëstricht. 


Layette  114.  —  Zélande.  —  Axel. 

B.  14.^.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin;  7  pièces  ot  3  cahiers, 
2SS  feuillets,  papier;  4  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

HLin^  8lècle-t€lft9.  —  Zélande.  —  Sans  date;  mi- 
lieu du  XIII*  siècle.  Minute  ou  projet  de  rédaction  des 
promesses  que  doivent  faire  les  seigneurs  et  les  villes 
de  Flandre  d'entretenir  la  paix  conclue  entre  Margue- 
rite, comtesse  de  Flandre,  et    Florent,    tuteur   de 
Hollande  et   son   neveu,    au  sujet  de  la  terre    de 
Zélande.  —  3  novembre  1299.  (  «  Lan  de  grâce  mil 
dev^  ceîis  quatre  vitis  et  dis  et  noef,  le  mardi  après 
le  Tous  sains  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de 
Flandre,  déclare  qu'ayant  donné  à  Robert,  son  fils 
aîné,  l'administration  du  comté  de  Flandre,  il  lui  cède 
encore  tous  les  droits  qu'il  peut  avoir  sur  la  Zélande 
et  les  îles  qui  en  dépendent.  — r  Paris,  le  24  octobre 
1315.  Acte  de  renonciation  par  Louis  (le  Hutin),  roi  de 
France,  à  l'hommage  des  îles  de  la  Zélande  dans  le 
cas  où  le  comté  de  Flandre  lui  écherrait  soit  par 
guerre  ou  autrement. — 13  décembre  1355.  Lettres  par 
lesquels  Gérard    de  Mercsbem,  seigneur  de  Berg-op- 
Zoom,  cède  à  Louis,  comte  de  Flandre,  les  villes  et 
forteresses  de  Berg-op-Zoom  et  Steneberghe  avec  leurs 
appartenances  sous   certaines    conditions.  —    XIV*^ 
siècle.  État  des  personnes  à  qui  la  ville  d'Oostburch 
doit  annuellement  des  rentes  viagères.  —  St-Just,  le 
24  mai;  sans  date  d'année;  XIV''  siècle.  Mandement 
du   duc  de  Bourgogne  à  Jean  d'Eyle,  chargé  de  la 
garde  du  château  de  Chaeftinghes,  lui  annonçant  qu'il 
lui  donnerait  prochainement  à  Bruxelles  les  instruc- 
tions nécessaires  pour  ladite  garde.  —  1403.  Compte 
rendu  par  Pierre  le  Tooinare,  bourgmestre  dTsen- 
dyck,  de  la  recette  du  tonlieu  de  cetle  ville.  —  1424. 
Bail  pour  une  durée  de  neuf  ans  du  droit  de  passage 
(twere)  de  Chaeflinghes,  du  droit  prélevé  par  le  duc  de 
Bourgogne  sur  les  harengs  et  du  droit  sur  la  bière 
dans  ladite  ville.  —  5  décembre  1468.  Mémoire  rela- 
tif à  un  appel  de  maître  Jean  Huge  Booms  contre  une 
sentence  des  échevins  formant  la  loi  de  Zierikzée.  — 
20  novembre  1469.  Lettres  par  lesquelles  les  maîeur, 
échevins  et  habitants  de  Zierikzée  reconnaissent  et 
déclarent  que  le*duc  de  Bourgogne  a  le  droit  de  faire 
renouveler  la  loi  de  la  ville  toutes  les  fois  que  bon  lui 
semblera.  —  Sans  date;    vere    1477.    Instructions 
données  au  sire  d'ierlainj  chevalier  d'honneur  de  la 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  ZÉLANDE. 


3a^ 


duchesse  de  Bourgogne,  pour  le  maintien  des  droits 
de  cette  princesse  sur  la  ville  de  la  Brièle  et  le  pays 
de  Woorne.  —  28  décembre  1500.  Pièces  relatives  à 
la  vente  par  Jean  de  Berghes,  grand  et  premier 
chambellan  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau,  des  villes, 
terres  et  seigneuries  de  la  Tholle  et  Schakerloo  en  Zé- 
lande.  —  Malines,  le  11  octobre  1504.  Copie  de  la  sen- 
tence du  Conseil  de  Malines,  parlaquelle  le  comté  de  Zé- 
lande  est  maintenu  à  rencontre  de  la  prétention  des 
États  de  Brabant,  dans  le  droit  de  percevoir  les  tonlieux 
de  Geervliet  et  de  Dryesckevoirl.  —  Malines,  le  11  oc- 
tobre 1504-  Mémoire  concernant  le  tonlieu  de  Zé- 
lande  et  la  manière  dont  il  s'est  levé  depuis  son 
établissement  en  1195  jusqu'en  1504.  —  13 avril  1510. 
Promesse  de  Philippe  de  Glèves,  sire  de  Ravestein,  de 
racheter  dans  le  délai  de  six  ans,  la  rente  de  25  livres 
de  gros  qu  il  avait  eu  la  faculté  de  lever  sur  sa  terre 
de  Dresscher  en  Zélande.  —  1518.  Copie  de  l'ordon- 
nance de  Charles,  roi  de  Castille,  etc,  au  sujet  de  la 
réparation  et  de  l'entretien  des  digues  de  Walcheren 
en  Zélande.  —  30  mars  1546.  Pièces  relatives  aux 
polders  de  l'île  de  Cadzant.  —  2  décembre  1648- 
21  juin  1669.  Copie  authentique  des  lettres  patentes  du 
roi  d'Espagne,  Philippe  IV,  relative  au  transport 
fait  par  le  duc  d'Aremberg,  des  terre  et  seigneurie 
de  Zevenberg  à  la  princesse  douairière  d'Orange, 
en  vertu  du  traité  de  paix  passé  entre  l'Espagne  et  les 
Provinces  Unies,  à  condition  que  Sa  Majesté  les  re- 
mettrait audit  Duc  dans  le  délai  de  deux  ans,  ou  lui 
payerait  la  somme  de  120,000  florins. 


B.  145îi.  (Carton.)  —  16  pièces,  parchemin;  30  sceaux 
dont  plusieurs  brisés  et  incomplets. 


—  Ai^el.  —  26  mai  1326.  Lettres  par 
lesquelles  Jean  de  Zonnemore  déclare  quitter  à 
toujours  mais  de  tous  droits  et  calenges  les  terres  que 
Hugues  Gouwers,  son  beau-père,  a  assignées  aux 
chapelles  de  l'église  d'Axel.  —  11  avril  1341. 
(  «  Ghesdaen  int  Jaer  ans  Heren  als  men  screef 
MCCCXLI  woesdaghes  na  Quasimodo  »).  Acte  par 
lequel  Guillaume  van  Aertevelde,  watergrave  de 
Flandre,  déclare  avoir  vendu  à  Jean  Manden,  une 
maison  située  près  de  l'hôpital  à  Axel.  —  1«' juillet 
1360.  («  SwoendachH  na  sente  Pieters  dach  en  sinte 
Pauwels  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean  Van  Axel  et 
Pierre  Wouterman,  échevins  d'Axel,  déclarent  que 
Jean  Quaetjaer  a  certifié  avoir  vendu  de  la  part  de 


frère  Jean  Meeronc,  au  seigneur  Jean  van  der  Conse, 
une     portion     de     maison     provenant    d'Eustache 
Meeronc,  frère  dudit  Jean.  —  31  mai  1362.  Lettres 
par  lesquelles  Laurent  d'Isc  et  Gertrude,  sa  femme, 
reconnaissent  avoir  pris  à  cens  de  Marie  Vanden- 
zande,  une  maison  sise  à  Axel.  —  12  septembre  1366. 
Lettres  par  lesquelles  les  échevins  d'Axel  déclarent 
que  Jean  Alaerd,  et  Catherine,  sa  femme,  ont  vendu 
une  rente  héritière  à  Jean  van  der  Conse.  —  1**^  dé- 
cembre 1367.   («  S'daechs  na  sinte  Andries  dach  ». 
Acte  par  lequel  les  échevins  du  métier  d'Axel  décla- 
rent que  Veraermegaert  Joes  a  vendu  des  terres  à  Jean 
van  der  Conse,  chapelain  dudit  lieu.  —  20  mai  1368. 
Attestation  par  les  mêmes  échevins  que  Pierre  van 
den  Hecke  et  Soete,  sa  femme,  ont  vendu  à  Jean  van 
der  Conse,  prêtre,  quatre  escalins  gros  tournois  de 
rente  héritière  par  an.  —  10  février  1369.  Attestation 
par  les  mêmes  que  Jean  Bult  et  Soete,  sa  femme,  ont 
vendu  au  même  Jean  van  der  Conse,  une  rente  de 
2  escalins  gros   tournois.    —   25   septembre  1370. 
(«  Feria  quarta  post  beati  Mathei  apostoli  et  ewan- 
geliste  »).  Permission  donnée  par  le  doyen  des  Quatre 
Métiers  au  chapelain    de  la  chapelle  St-Jacques  à 
Axel,  de  s'absenter  et  de  toucher  néanmoins  les  fruits 
et  revenus  de  sa  chapelle.  —  4  octobre  1370.  Donation 
par  Jean  van  der  Conse,  chapelain  de  l'église  d'Axel, 
à  Chrétienne  Slocs,  pour  cause  de  ses  services,  d'une 
rente  annuelle  de  20  angelots,  ancienne  monnaie.  — 
2  mars  1371 .  («  ilf«  CCC°  LCO  »).  Lettres  par  lesquelles 
le  proviseur  et  doyen  des  Quatre  Métiers,  mande  au 
curé  d'Axel  qu'il  a  absous  et  imposé  une  pénitence  à 
un  prêtre  et  à  une  fille  accusés  d'avoir  eu  un  com- 
inerce  criminel  ensemble.  —  4  mai  1373.  Nomination 
d'un  maître  pour  les  écoles  des  paroisses  d'Axel  par 
Jean  Chevalier,  seigneur  et  patron  d'Axel.  —  l*'  mars 
1377.  Vente  par  Jacques  Godenard,  fils  de  Coppens 
Soens,  à  Jean  van  der  Conse,  prêtre,  de  5  quartiers  et 
15  verges  de  terre,  plus  ou  moins.  —  28  novembre 
1377.  Attestation  par  les  échevins  d'Axel  de  la  vente 
faite   par   Gilles   Soyman    à   Jean    van  der  Conse, 
prêtre,    d'une  rente  assignée  sur  une  maison  audit 
lieu.  —  2  février  1379.  Attestation  par  les  mêmes  de 
la  vente  faite  par  Michel  de  Backer  à  Jean  van  der 
Conse,  de  5  quartiers  de  terre,  plus  ou  moins,  sis  à 
Axel.  —  24  juin  1379.  Attestation  par  Pierre  Ploc, 
prêtre,  et  Olivier  de  Walo,  écoutète  du  seigneur  d'Axel, 
de  la  vente  faite  par  Gilles  Soyman  à  Jean  van  der 
Conse,  d'une  mesure  de  terre  sise  à  Axel. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  1.  (2**  Partie). 


50 


394 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Layette  115.  —  Frise. 

B.  1454.  (Carton.)  — 6  pièces,  parchemin  ;  4  pièces  et  1  cahier, 
6  feuillets,  papier  ;  3  sceaux  en  mauvais  état. 

1949-1697.  —  Aix-la-Chapelle,  1248.  «  Datum 
apud  Aqttas  Graniy  in  curia  nostra,  anno  AP  CC* 
XD  VHP  y  indictione  sexta,  anno  vero  regni  nostri 
primo  »).  Lettres  par  lesquelles  Guillaume,  roi  des 
Romains,  rend  aux  habitants  de  la  Frise  bon  témoi- 
gnage de  leur  noble  conduite  envers  l'Empire  et  confir- 
me les  privilèges  qui  leur  ont  été  jadis  accordés  par 
l'empereur  Charlemagne.  —  6  août  1344.  («  Indictione 
XIPj  mensis  Augusti  die  VI,  pontificattcs  sanctissi- 
mi  in  Christo  patris  et  domini  7iostri  démentis 
divina  providentia  pape  VI,  anno  tercio  »).  Acte 
notarié  sous  la  signature  de  Florent  de  Flora^  notaire 
impérial,  des  conventions  et  obligations  consenties 
par  les  habitants  de  West-Frise  envers  leur  seigneur 
le  comte  Florent,  faites  et  passées  en  présence  de  l'évê- 
que  de  Trêves,  par  l'entremise  de  certains  procureurs 
choisis  parmi  eux.  —  8  avril  1499.  Copie  authentique 
de  l'inventaire  des  titres  remis  à  Albert  de  Saxe  à  la 
suite  du  traité  passé  entre  ce  prince  et  Philippe,  archi- 
duc d'Autriche,  le  17  mars  1499,  par  lequel  ce  der- 
nier a  vendu,  cédé  et  transporté  au  duc  de  Saxe  tout 
le  droit  qu'il  avait  audit  pays  de  Frise,  à  charge  de  ra- 
chat, avec  promesse  de  la  part  dudit  duc  de  restituer 
ces  titres  lorsque  l'Archiduc  ou  ses  successeurs  au- 
ront fait  le  rachat  dudit  pays.  (En  note  :  ces  titres  ont 
été  remis  le  15  avril  1516  à  Jean  Le  Sauvage,  cheva- 
lier, seigneur  d'Escobecque,  chancelier  de  Charles, 
archiduc  d'Autriche  et  roi  de  Castille).  — Sans  date; 
XV*  siècle.  Fragment  d'un  mémoire  rédigé  en  latin 
sur  la  suzeraineté  de  la  Frise.  —  Middelbourg,  le  19 
mai  1515.  Lettres  d'acquisition  du  pays  de  Frise  cédé 
par  Georges,  duc  de  Saxe,  à  Charles  d'Autriche,  roi 
de  Castille.  —  Middelbourg,  le  22  mai  1515.  Ordon- 
nance de  payement  de  la  somme  de  100.000  florins 
d'or  fin  faisant  140.000  livres  parisis  pour  l'achat 
des  domaines  de  Frise.  — 25  juillet  1515.  Mandement 
de  l'archiduc  Charles  d'Autriche,  roi  de  Castille,  pour 
faire  passer  au  compte  de  Jean  Micault  la  somme  de 
5.333  livres,  16  sols,  montant  des  intérêts  de  différen- 
tes sommes  empruntées  pour  le  rachat  des  domaines 
de  Frise  et  pour  conduire  Isabelle,  archiduchesse 
d'Autriche,  en   Danemarck.  —  Dresde,  le  14  octobre 


1515  (1).  Quittance  délivrée  par  Georges,  duc  de  Saxe, 
lantgrave  de  Thuringe,  etc.,  de  la  somme  de  14.000 
livres,  de  40  gros,  en  acompte  sur  celle  de  42.000  li- 
vres restant  due,  sur  le  prix  total  de  140.000  livres, 
stipulé  pour  la  vente  du  pays  de  Frise  consentie  par 
lui  au  profit  de  Charles,  archiduc  d'Autriche,  roi 
d'Espagne  (Hispaniartim  prificipem).  —  23  novem- 
bre 1519.  Acte  de  cession  par  Georges,  duc  de  Saxe, 
landgrave  de  Thuringe,  etc.,  à  Jacques  Fucker  de  la 
créance  de  10.000  florins  qui  lui  étaient  dus  par  l'em- 
pereur Charles-Quint  à  l'occasion  du  matériel  de 
guerre  et  des  munitions  de  bouche  qu'il  avait  fournis 
en  Frise.  —  Malines,  le  6  juin  1527.  Instructions  don- 
nées par  l'archiduchesse  Marguerite  au  sujet  de  la 
ferme  du  bilt  ou  grand  quartier  de  pays  en  Frise, 
qui  «  estoit  ung  schor  ayant  esté  de  longtemps  en  mer, 
que  le  feu  duc  Albrecht  de  Saxen  alors  jouissant  dudit 
pays,  flst  dicquer  ». 


Layette  116.  —  Matières  ecclésiastiques. 

RÉCEPTION  des  bulles. 

B.  14.^x3.  (Carton.)  —  8  pièces,  parchemin;  5  pièces,  papier, 
dont  une  imprimée  ;  1  sceau  et  1  bulle  en  plomb. 

t99i-ie46.  —  9  janvier  1221 .  (5  des  ides  de  jan- 
vier de  la  cinquième  année  du  pontificat  du  pape 
Honorius  III).  Bulle  du  pape  Honorius  III  prescrivant 
à  tous  les  prélats  de  respecter,  maintenir  et  conserver 
les  privilèges  accordés  par  lui  aux  frères  de  l'ordre  de 
Citeaux  ;  (vidimus  de  l'official  de  Tournai  en  date  du 
14  février  1595).  —  Pérouse  le  l"juin  1235  :  (<  Daiurn 
Perusii,  Kulendis  Junii,  pontificatus  nostri  anno 
nono  «>).  Bulle  du  pape  Grégoire  IX  prononçant  la 
canonisation  d'Elisabeth,  fille  du  roi  de  Hongrie,  et 
fixant  la  célébration  de  sa  fête  au  19  novembre,  jour 
de  sa  mort.  —  Lyon,  le  1*^  novembre  1274.  (♦  Datum 
Lugduni,  Kalendis  7iovemb7^is,  pontificatus  nostri 
anno  tercio  »).  Bulle  du  pape  Grégoire  X  déclarant 
que,  dans  le  dernier  concile  tenu  à  Lyon,  une  décré- 


(i)  Cet  acte  a  été  daté  par  erreur  par  le  scribe,  de  1505  {milli- 
si?no  quingentisimo  quinto).  Il  est  bien  de  Tannée  1515,  carie 
receveur  général  des  Finances  Jean  Micault  qui  a  payé  les  som- 
mes en  question  n'est  entré  en  fonctions  qu'en  1507.  Il  porte  la 
signature  autographe  du  duc  de  Saxe  Georges,  fils  d'Albert, 
chef  de  la  branche  de  la  maison  de  Saxe,  dite  Albertine. 


i 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  SUBSIDES  ECCLÉSIASTIQUES. 


395 


taie  a  décidé  qae  tous  les  bigames  (1)  seraient  déchus 
de  tout  privilège  clérical,  qu'ils  seraient  soumis  à  la  jus- 
tice séculière  et  que  sous  peine  d'anathème,  on  ne 
pourrait  pas  leur  donner  la  tonsure,  ni  l'habit  de  clerc. 

—  Rome,  le  20  février  1287.  («  Datum  Rome  apud 
sanctam  Sabinam,  X  Kalendas  Martii,  pontificatus 
nostri,  anno  secundo  »).  Bulle  du  pape  Honorius  IV 
adressée  aux  évoques  de  Cambrai  et  d'Arras  leur 
mandant  de  punir  sévèrement  les  clercs  de  leurs  dio- 
cèses coupables  d*homicides,  de  vols  et  de  beaucoup 
d'autres  excès  dans  les  terres  de  Gui,  comte  de  Flan- 
dre, qui  lui  avait  exprimé  des  plaintes  à  cet  égard. 
— 1«'  août  1459.  Copie  d'une  bulle  du  pape  Pie  II  por^ 
tant  règlement  des  fonctions  des  conservateurs  des 
Universités.  —  Tutleghe,  le  27  avriU493.  Copie  d'une 
écriture  du  XVIIP  siècle,  ni  collalionnée,  ni  signée, 
du  mandement  de  Maximilien,  roi  des  Romains,  à  ses 
gens  du  Conseil  de  Flandre,  leur  défendant  de  rece- 
voir aucune  bulle  ea^pectative  avant  qu'on  n'ait  rendu 
un  placard  en  forme  à  ce  sujet.  —  Rome,  le  2  avril 
1494.  Copie  colla tionnée  d'un  bref  au  pape 'Alexandre 
VI  adressé  à  l'empereur  Maximilien  et  à  l'archiduc 
Philippe  par  lequel  il  leur  témoigne  l'affection  parti- 
culière qu'il  a  peureux. — ^20  mars  1513.  Bref  du  pape 
Léon  X'  notifiant  son  avènement  à  l'archiduchesse 
Marguerite,  gouvernante  des  Pays-Bas.  —  5  juin 
1513.  Bref  du  pape  Léon  X  adressé  à  l'archiduchesse 
Marguerite  par  lequel,  après  l'avoir  de  nouveau  féli 
citée  sur  son  zèle  pour  la  religion  et  sur  sa  prudence 
dans  le  gouvernement  des  provinces,  prudence  qui  ne 
le  cède  en  rien  à  celle  d'un  prince,  il  l'assure  de  son 
affection  et  de  sa  bienveillance  dont  il  saisira  toutes 
les  occasions  de  lui  donner  des  témoignages.  —  Mali- 
nés,  le  l^'août  1519.  Minute  de  l'ordonnance  de  Char- 
les, roi  de  Castille,  au  sujet  de  la  publication  des 
bulles  d'indulgences  accordées  aux  religieux  de  l'or- 
dre du  St-Esprit.  —  25  septembre  1523.  Attestation 
par  Pierre  Meriel,  pénitencier  du  pape,  que  Quentin 
le  Cambier,  laïque  du  diocèse  de  Cambrai,  a  fait  le 
pèlerinage  du  tombeau  des  Sts-Apôtres  pour  lui  et 
pour  l'âme  de  son  père  André,  avec  l'absolution,  en 
conséquence  de  la  pénitence  qui  lui  avait  été  infligée. 

—  Mouson,  le  30  septembre  1542.  Instructions  de  la 
reine  Marie  de  Hongrie,  gouvernante  des  Pays-Bas, 
au  sujet  des  placets  pour  la  réception  des  bulles  des 

(1)  En  droit  canonique,  le  bigame  est  celui  qui  a  été  marié 
deux  fois  et  aussi  celui  qui  ne  s'étant  marié  qu'une  fois,  a 
épousé  une  veuve. 


légats  et  nonces  apostoliques  relatives  aux  bénéfices. 
—  17  juillet  1645.  Bulle  du  pape  Innocent  X  prescri- 
vant des  prières  pour  le  succès  des  armes  chrétiennes 
contre  les  Turcs. 

Layette  117.  —  Subsides  ecclésiastiques. 

B.  ii'jÔ.  (Carton.)  —  15  pièces,  parchemin  ;  19  pièces  et  3 
cahiers,  16  feuillets,   papier  ;    4   sceaux  brises  et  incomplets. 

1964-1698.  —  Sans  date  ;  vers  1254.  Mémoire 
adressé  au  pape  par  Marguerite,  comtesse  de  Flandre, 
pour  obtenir  la  levée  des  dîmes  ecclésiastiques  en 
Flandre.  —  Meyneville  (Menneville  ?),  le  H  mai  1337. 
Mandement  de  Philippe,  roi  de  France,  à  Robert  Chat, 
commissaire  nommé  pour  la  levée  des  décimes  en  la 
province  de  Reims,  de  surseoir  jusqu'à  la  prochaine  fête 
de  la  Chandeleur,  à  toutes  poursuitescontre  les  religieux 
(les  abbayes  dé  St-Amand,yicoigne,  Hasnon,  Denain  et 
autres  gens  d'église  du  pays  d'Ostrevant  qui  sont  en 
demeure  de  payer  lesdits  décimes;  sous  le  vidimus  de 
Pierre  Belagent,  garde  de  la  prévoté  de  Paris  en  date 
15  mai  1337.  —  16  juin  1390.  Vidimus  de  l'ordon- 
nance de  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  de 
l'amortissement  des  nouveaux  acquêts  faits  par  gens 
d'églises  et  non  nobles.  —  Lille,  février  1390.  Mande- 
ment do  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flan- 
dre, ordonnant  de  faire  publier  que,  dans  le  délai  d'un 
mois,  tous  les  gens  d'église  qui  ont  acquis  et  tiennent 
des  fiefs,  terres,  rentes  et  possessions  soit  par  testa- 
ment ou  autrement  depuis  quarante  ans,  en  donnent 
un  état  authentique.  —  23  décembre  1395  ;  8  février 
1407  ;  7  avril  1435.  Mandements  des  ducs  Philippe  le 
Hardi,  Jean  Sans  Peur  et  Philippe  le  Bon  enjoignant 
aux  gens  d'église  du  comté  d'Artois  d'avoir  à  fournir 
la  déclaration  des  biens  qu'ils  ont  acquis  depuis  qua- 
rante ans,  et  aux  non  nobles  de  la  même  province 
d'indiquer  les  fiefs  qu'ils  y  détiennent.  —  Sans  date, 
vers  1395.  Rapport  sur  les  nouveaux  acquêts  faits 
depuis  quarante  ans  dans  la  chàtellenie  de  Lille  par 
les  gens  d'église  et  les  non-nobles.  —  8  septembre 
1396.  Ordonnance  de  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bour- 
gogne, au  sujet  des  nouvealix  acquêts  de  fiefs  par  gens 
d'église  et  non  nobles  dans  les  châtellenies  de  Douai 
et  Orchies.  —  Lille,  le  4  novembre  1396.  Ordonnance 
du  duc  de  Bourgogne  sur  la  taxe  d'amortissement  des 
acquêts  faits  depuis  quarante  ans  par  les  gens  d'église, 
hôpitaux,  maladreries,  collèges  et  autres  gens  du 
semblable  condition,  en  Flandre  et  dans  les  terres  de 


396 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Malines  et  d'Anvers.  —  30  novembre  1396(?).  Lettre  de 
Jacques  de  Lichtulden,  écoutète  d'Anvers,  et  de  Jean 
deLeHerde,  receveur,  accusant  réception  dos  instruc- 
tions qu'ils  ont  reçues  sur  le  fait  des  nouveaux  acquêts 
faits  par  les  gens  d'église  dans  la  châtellenie  d'Anvers, 
instructions  qui  leur  ont  été  transmises  avec  un  man- 
dement du  Duc  par  les  gens  de  la  Chambre  des  Comp- 
tes de  Lille.  —  1396  à  1402.  Documents  divers  relatifs 
aux  nouveaux  acquêts  dans  la  châtellenie  de  Lille.  — 
!•'  octobre  1398.  Liste  des  nouveaux  acquêts  dans  la 
châtellenie  de  Lille.  —  5  août  1399.  Lettre  de  Philippe 
le  Hardi,  duc  de  Bourgogne,  au  sujet  des  nouveaux 
acquêts  dans  les  villes  et  châtellenies  de  Lille,  Douai 
et  Orchies.  —  Sans  date;  XI'V'  siècle.  Ordonnance  du 
duc  de  Bourgogne  prescrivant  la  remise  entre  ses 
mains  des  fiefs  nouvellement  acquis  par  les  gens 
A'église  et  n'ayant  pas  fait  objet  de  lettres  d'amortis- 
sement. —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Rapport  sur  les 
nouveaux  acquêts  faits  depuis  quarante  ans  par  l'église 
de  Fives.  —  Sans  date  ;  XIV®  siècle.  Liste  des  abbayes, 
monastères  et  chapitres  de  la  Flandre,  de  l'Artois  et 
du  Hainaut,  avec  le  chiffre  de  la  taxe  à  laquelle  ils  ont 
été  imposés.  —  Sans  date  ;  XIV"  siècle.  Instructions 
sur  les  impositions  à  mettre  sur  les  acquêts  faits  par 
les  gens  d'église  et  les  non-nobles.  —  2  septembre 
1407.  Attestation  par  Jean  de  Nièles,  gouverneur  du 
bailliage  d'Arras,  de  la  publication  à  la  bretèque  de 
ladite  ville  des  ordonnances  sur  les  nouveaux  acquêts 
des  gens  d'église  et  des  non-nobles.  —  H  mai  1402. 
Quittance  d'une  somme  de  166  livres,  délivrée  pour 
décharge  au  chapitre  de  St-Pierre  de  Lille  par  Jean 
Cordier,  receveur  particulier  dans  la  ville  et  dans  le 
diocèse  de  Tournai,  de  la  taxe  imposée  sur  le  clergé 
par  le  concile  général  de  France  et  du  Dauphiné  dans 
le  double  but  de  faire  face  aux  frais  d'une  ambassade 
à  Rome  et  de  pourvoir  à  la  défense  et  au  maintien  des 
dites  églises.  —  26  janvier  1415.  («  Anno  Domini 
M^  CCCC^  XIV  secundnm  iisum  et  stilum  scribendi 
in  cuyna  Atrebatensi,  indictione  octava,  tnertsis  Jan- 
nuarii  die  vicemna  sexUf,  pontificatus  D.  N.  Johan- 
nis  pape  XXIIy  anno  quinto  t).  Protestation  de 
Martin,  évêque  d'Arras,  au  sujet  du  demi-décime 
imposé  sur  les  biens  du  clergé  en  considération  du 
futur  concile.  —  15  mai  1416.  Ordonnance  du  duc  de 
Bourgogne  prescrivant  une  enquête  sur  les  nouveaux 
acquêts  des  gens  d'église  dans  la  châtellenie  d'Aire. 
—  11  mai  1430.  Lettres  de  Philippe  le  Bon,  duc  de 
Bourgogne,  rappelant  que  la  connaissance  des  affaires 


concernant  les  nouveaux  acquêts  do  fiefs  faits  par  Jes 
gens  d'églises  et  les  personnes  non-nobles  et  les  pro- 
duits illicites,  usuraires  et  autres,  appartient  au  Conseil 
d'Artois  et  non  au  sénéchal  du  Temois  pour  le  comté 
de  St-Pol.  —  Sans  date;  XV®  siècle.  Déclaration  des 
dons  de  joyeux  avènement  que  les  comtes  de  Flandre 
ont  coutume  d'offrir  aux  églises,  collégiales  et  aux 
chapitres  de  ces  églises.  —  Béthune,  le  29  novembre 

1501 .  Lettre  de (1)  aux  président  et  gens  des 

Comptes  à  Lille  au  sujet  delà  levée  du  droit  de  nouvel 
acquêt  dans  la  seigneurie  de  Béthune  et  dans  celle  de 
Beuvry.  —  Valenciennes,  le  6  mars  1509.  Requête  du 
clergé  du  Hainaut  à  l'archiduchesse  Marguerite,  gou- 
vernante des  Pays-Bas,  afin  d'être  exempté  du  tiers 
qui  leur  était  dévolu  dans  les  aides  accordées  par  les 
États  du  Hainaut  à  TAssemblée  d'Anvers.  —  1528. 
Procès-verbal  d'une  assemblée  réunie  à  l'effet  de 
demander  au  clergé  de  Flandre  d'octroyer  un  subside 
à  l'Empereur  pour  résister  à  l'invasion  des  armées  du 
roi  de  France  ;  il  sera  demandé  au  clergé  de  Flandre 
63.000  florins.  —  1528.  Copie  de  l'ordonnance  de 
l'empereur  Charles  Quint  portant  interprétation  de 
celles  rendues  précédemment  par  lui  au  sujet  de  la 
levée  des  dîmes  ecclésiastiques. 

Layette  118.  —  Affaires  ecclésiastiques. 

B.  1457.  (Carton.)  —  7  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ;  1  pièce, 

papier;  1  sceau. 

t96ll^ises.  —  St-Omer,  1259.  («  Datum  in  sanc- 
fo  A  f^donuo'O  anno  Domini  M^  CC^  Dnonojempore 
capituli  provincialis  »).  Lettre  de  frère  Bonaventure, 
général,  ministre  et  serviteur  des  Frères  Mineurs, 
mandant  à  Gui,  comte  de  Flandre,  et  à  Mahaut,  dame 
de  Béthune  et  de  Tenremonde,  sa  femme,  qu'il  leur 
accorde  à  eux  et  à  leurs  enfants  une  participation  dans 
toutes  les  prières  de  l'ordre  desdits  Frères  Mineurs,  à 
cause  de  l'affection  qu'ils  lui  ont  toujours  manifestée. 
—  St-Jean  d'Acre,  le  17  mai  [1273].  («  Escrit  à  Acre^  à 
XVII  jors  dou  mois  de  7nay  »).  Lettres  par  lesquelles 
Hugues  Revel,  maître  de  la  maison  de  St-Jean  de  Jéru- 
salem ,  mande  au  comte  de  Flandre  que  frère  Thomas 
Bérard,  maître  du  Temple,  est  mort  au  mois  de  mars 
dernier  et  que  les  «  prudhommes  »  du  Temple  ont  élu 
en  sa  place  frère  Guillaume  deBeaujeu,  et  dit,  parlant 
de  la  situation  politique  de  la  Terre  Sainte  :  «  de  Testai 
de  la  terre  sachiez,  sire,  qu'il  est  malvais,  et  les  deniers 


(1)  Non  resté  en  blanc. 


I 

J 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  AFFAUIES  ECCLESL\STIQUES. 


3m 


que  le  seignor  roy  de  France  manda  au  seignor  Pape 
por  la  soustenance  dou  païs  sont  aussi  perdus  ;  ne  la 
terre  n*a  autre  espérance  se  non  de  la  seignorie  dou 
seignor  roy  de  France  et  la  vostre  et  des  autres  sei- 
gnors  d'outremer.  El  nos  vos  prions,  sire  por  Deu 
que  la  maison  de  Tospital  de  Saint  Jehan  vos  soit 
recommandée  ». —  Milan,  1285.  («  In  nomine  Domini, 
amen.  Hec  suntordinatlones  capituli  generalis  Me- 
diolani  celebratiy  anno  Domini  AP  CC^  LXXXV^^). 
Constitutions  générales  de  l'Ordre  des  Franciscains 
comprenant  celles  relatives  à  la  célébration  de  messes 
pour  les  bienfaiteurs  de  TOrdre.   —  10  novembre 

1293.  («  Actum  a?ino  Domini  millisimo  ducentisimo 
wmagesimo  tercio,  feria  t€7*cia  unie  festum  beati 
Martini  hyemalis  »).  Lettres  de  J.  (Jean  de  Vassoi- 
gne),  évêque  de  Tournai,  déclarant  que  l'ordre  donné 
par  Gui,  comte  de  Flandre,  par  zèle  pour  la  religion, 
à  ses  justiciers,  d'arrêter  et  démettre  en  prison  toutes 
les  personnes  excommuniées  qui  persisteraient  dans 
leurs  erreurs  pendant  un  an,  jusqu'à  ce  qu'elles  fussent 
rentrées  dans  le  sein  de  la  Sainte  Eglise,  ne  pourra 
donner  aucune  juridiction  à  Tévêque  de  Tournai  ni  à 
ses  successeurs  ainsi  qu'au  comte  de  Flandre,  ni  leur 
porter  aucun  préjudice.  —  Le  dimanche  31  octobre 

1294.  («  Lan  de  grasse  mil  deus  cens  quatre  vins  et 
qucUorze^  tenait  (1)  de  Tous  sains,  par  un  diemen- 
che  s>).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre, 
reconnaît  que  les  échevins  de  Courtrai  lui  ont  payé  le 
droit  de  nouvel  acquêt  sur  les  biens  des  maisons  reli- 
gieuses et  les  relève,  en  conséquence,  de  l'amende  qu'ils 
avaient  encourue  à  ce  sujet. —  Naples,  le  l"»"  décem- 
bre 1294.  («  Datum  Napoli^  Kalendis  decembris, 
ponti/icatus  nostri  an^to  primo  y>).  Bulles  du  pape 
Gélestin  V  ordonnant  aux  doyens  dos  chapitres  de 
Tournai,  Bruges  et  Courtrai,  à  l'abbé  de  St-Pierre  de 
Gand  et  à  Jean  de  Donze,  chanoine  de  Tournai,  de  con- 
traindre Guillaume,  évêque  de  Cambrai,  l'abbé  de 
Vaucelles  et  ses  complices  à  restituer  au  comte  Gui 
les  sommes  provenant  de  la  levée  du  décime  ecclésias^ 
tique,  accordé  pendant  six  ans  pour  secourir  la  Terre 
Sainte.  —  Gand,  dans  l'église  deSte-Pharaïde,le5juin 
1298.  («  Le  jeudi  après  la  Trinité  »).  Appel  fait  au 
St-Siège  par  Gilles,  custos  do  l'église  St-Gilles  à  Bru- 


(1)  Lr  veille  de  la  Toussaint  étant  un  dimanche,  en  i2îl4,  cettt» 
date  semble  indiquer  que  par  l'expn'ssion  nuit  d'une  fête,  il 
faut  entendre  la  veille  de  cette  fête  et  non  le  jour  même,  ainsi 
que  Tont  admis  un  certain  nombre  d'érudits. 


ges,  au  nom  et  comme  procureur  des  prélats,  églises 
et  abbayes  du  comté  de  Flandre  contre  la  prétention 
du  roi  Pliilipppe  le  Bel  qui  voulait  lever  des  décimes 
ecclésiastiques  dans  le  comfé  de  Flandre,  en  vertu 
d'une  bulle  du  pape  Boniface  VIII.  —  Dans  la  grande 
église  de  Damme,  le  21  octobre  1298.  («  Anno  nativi- 
tatis  Domini  millesimo  ducentisimo  nonagesimo 
octavo,  indictione  duodecima^  die  vicesima  prima 
mensis  Octohris  immédiate  post  vesperas  in  majori 
ecclesia  de  Da)n  »).  Acte  notarié  constatant  que  Gilles, 
dit  Stelling,  procureur  de  Jacques  de  Donze,  prévôt 
de  l'église  Notre-Dame  de  Bruges,  a  publié  et  renou- 
velé l'appel  et  la  protestation  précédentes.  —  Sans 
date  ;  vers  1300.  Liste  contenant  les  noms  d'un  cer- 
tain nombre  d'abbayes  et  de  couvents  des  diocèses  de 
Tournai  et  d'Arras.  —  Sans  date  ;  vers  1303.  Copie 
d'une  requête  qui  devait  être  adressée  au  Pape  au 
temps  où  Philippe  de  Flandre,  comte  de  Chieti  et  de 
Lorette,  avait  l'administratiou  de  la  Flandre,  afin  de 
faire  ériger  un  ou  deux  évêchés  dans  ce  pays  et  de 
lever  quelques  subsides  ecclésiastiques  pour  soutenir 
la  guerre  contre  la  France. 

B.  145*^.  (Carton.)  —  12  pit^ces,  parchemin  ;  2  pièces  et  1  cahier, 
f)  feuillets,  papier  ;  ()  sceaux  incomplets. 

iSOS-lMM.  --  17  juin  1303.  («  Feria  secunda post 
festum  beati  Barnabe  upostoli  v).  Procuration  donnée 
par  Philippe,  fils  du  comte  de  Flandre,  comte  de 
Chieti  et  de  Lorette,  à  Evrard,  chanoine  de  Lille, 
pour  recevoir,  en  son  nom,  toutes  les  sommes  d'argent 
que  les  abbés,  prévôts,  doyens,  chapitres,  prieurs, 
chapelains  et  recteurs  des  églises  du  comté  de  Flandre 
avaient  promis  de  lui  donner  de  leur  bon  gré  à  l'occa- 
sion des  bénéfices  qu'ils  avaient  reçus  de  lui.  —  10 
juillet  1303.  (<  Feria  quarta  post  ortavus  Pétri  et 
Pauliapostolorumi^).LGlire^  par  lesquelles  Evrard 
de  Berghes,  chanoine  de  Lille,  nomme  Jacques  de 
Roulers,  curé  de  Lauwe,  pour  recevoir  du  clergé  de 
Flandre  les  sommes  que  les  lettres  précédentes  de 
Philippe,  comte  de  Chieti,  l'avaient  chargé  de  percevoir. 
—Pontoise,  le  20  septembre  1307.  Lettres  par  lesquelles 
Philippe,  roi  de  France,  mande  à  tous  les  prélats, 
barons,  justiciers,  chevaliers  et  sujets  de  son  royaume 
qu'il  leur  envoie  le  vidame  de  Picquigny,  Jean  de 
Varennes  et  le  bailli  d'Amiens,  pour  leur  parler  de 
plusieurs  aflaires  touchant  l'honneur  et  l'état  de  son 
royaume  et    qu'ils    aient   à  leur   obéir  sous  peine 


»« 


ARCHIVES  DU  NORD. 


d'encourir  sou  indignation.  —  A  Tabbaye  royale  de 
Notre-Dame  près  de  Pontoise,  le  14  septembre  1307. 
Lettre  du  roi  Philippe  le  Bel  dans  laquelle  il  eipose  à 
ses  chers  et  féaux  chevaliers  Renaut  de  Picquigny, 
Jean  de  Varennes  et  au  bailli  d'Amiens,  les  crimes  des 
Templiers,  annonce  que  Guillaume  de  Paris  {G.  Pari- 
sius)  de  Tordre  de  St-Dominique  a  été  nommé  par  le 
pape  à  ce  sujet  inquisiteur  extraordinaire  et  ordonne 
aux  officiers  du  bailliage  d'Amiens  de  se  saisir  de  tous 
les  Templiers  qu'ils  trouveront  dans  l'étendue  de  leur 
juridiction  et  de  garder  leurs  biens  jusqu'à  ce  qu'il  en 
soit  disposé.  —  Pontoise,  le  22  septembre  1307.  Com- 
mission donnée  par  Guillaume  de  Paris  aux  inquisiteurs 
de  Toulouse  et  de  Carcassonne  et  à  tous  les  prieurs, 
sous-prieurs  et  lecteurs  de  l'ordre  des  Frères  Prê- 
cheurs, pour  interroger  les  Templiers  sur  les  crimes 
dont  ils  étaient  accusés  et  les  condamner  s'ils  étaient 
reconnus  coupables.  —  Sans  date  ;  vers  1307.  Mémoire 
adressé  par  l'inquisiteur  Guillaume  de  Paris  aux 
autres  commissaires  contenant  les  chefs  d'accusation 
ijur  lesquels  les  Templiers  devaient  être  interrogés. 
(Ces  quatre  lettres  sont  insérées  dans  celles  par  les- 
quelles Guillaume,  dit  do  Beauvais,  notaire  du  diocèse 
deThérouane,  déclare  que  le  mercredi  après  la  St- 
Dênis  (11  octobre)  de  l'an  1307,  indiction  6,  la  seconde 
année  du  pontificat  du  pape  Clément  V,  noble  homme 
le  seigneur  Renaut,  vidame  Picquigny,  lui  a  montré  les 
lettres  ci-dessus  à  Ypres,  en  présence  de  divers  té- 
moins dont  les  noms  sont  cités).  —  Melun,  le  26  mars 
1308.  («  A7ino  Af°  CCC^  septimo  »).  Lettres  par  les- 
quelles le  roi  Philippe  le  Bel  mande  à  Robert,  comte 
de  Flandre,  que  l'erreur  des  Templiers  est  si  abomi- 
nable que  tout  catholique  et  principalement  les  prélats 
des  églises  sont  obligés  de  les  détruire,  et  qu'en  vertu 
du  lien  de  fidélité  par  lequel  le  Comte  est  tenu  envers 
lui,  il  lui  enjoint  de  se  trouver  dans  trois  semaines  à 
Tours  ou  d'y  envoyer  un  représentant  pour  aviser  à  ce 
l'on  doit  faire  à  ce  sujet,  car  on  doit  s'adresser  dans  peu 
de  temps  au  Saint-Siège  pour  régler  cette  affaire.  — 
4  septembre  1312.  Vidimus  par  les  doyen  et  chapitre 
de  St-Amé  de  Douai  des  lettres  du  roi  Philippe  le  Bel 
constatant  que  les  couvents  de  l'Ordre  de  Citeaux  sont 
exempts  do  payer  la  dîme  récemment  accordée  au  Roi 
pour  les  besoins  de  son  royaume.  —  Sans  date  ;  vers 
1315.  Requête  des  Frères  de  St-Jean  de  Jérusalem  à 
frère  Gilles  de  Clemneskerke,  confesseur  du  comte  de 
Flandre,  et  à  Nicolas  de  Marcliiennes,  secrétaire  dudit 
comte,  pour  obtenir  la  restitution  de  certaines  sommes 


qu'on  avait  indûment  exigées  d'eux.  —  Sans  date; 
vers  1316.  Requête  des  mêmes  aux  mêmes  pour  obtenir 
la  restitution  des  sommes  que  Gui  Doucke  avait  indû- 
ment exigées  d'eux  au  profit  dudit  comte.  —  1318, 
3  mars,  Avignon  («  Avinione,  V  nonas  Martii,  Pùnti- 
ficatus  domini  Johannis  pape  XXTIanno  secundo  (1), 
anno  vero  Domini  M^  CGC*  decimo  ociavo  »).  Oppo- 
sition formée  par  le  procureur  du  comte  de  Flandre 
à  Texécution  de  la  bulle  du  pape  Jean  XXII  y  insérée, 
donnée  à  Avignon  le  6  des  calendes  de  mars,  la  seconde 
année  de  son  pontificat,  permettant  aux  frères  de 
l'Hôpital  de  St-Jean  de  Jérusalem  à  Elverdinghe  de 
rentrer  dans  les  biens  de  cette  maison  qui  avaient  été 
aliénés.  —  Avignon,  le  8  des  calendes  de  juin,  année 
septième  du  pontificat  du  pape  Jean  XXII  (24  mai  1322). 
Bulle  du  pape  Jean  XXII  déclarant  que  tous  ceux  qui 
seront  absents  pour  le  service  du  roi  de  France  conti- 
nueront de  jouir  des  revenus  des  bénéfices  ecclésias- 
tiques. —  Audenarde,  le  12  août  1327.  Lettres  par 
lesquelles  Jean  de  Douze,  commandeur  de  l'Ordre 
de  St-Jean  de  Jérusalem  en  Flandre  et  maître  de 
Braux  et  de  Ruels,  promet  en  considération  des 
bienfaits  que  lui  et  ceux  de  son  Ordre  ont  reçus 
du  comte  de  Flandre,  d'obtenir  de  son  prieur  de 
France  quittance  d'une  certaine  somme  que  le 
Comte  s'était  engagé  à  leur  payer.  —  12  septembre 
1337.  Mandement  des  gens  de  la  Chambre  des  Comp- 
tes du  roi  de  France  prescrivant  de  saisir  et  remettre 
dans  la  main  du  Roi  tous  les  biens  de  Thibaut  de  Sen- 
lis,  examinateur  des  témoins  au  Châtelet,  débiteur 
d'une  somme  de  120  livres  parisis  provenant  des  biens 
des  Templiers. —  22  décembre  1345.(«  Lendemain  du 
jour  saint  Thumas  Vapostre  »).  Déclaration  de  Bau- 
douin de  Créqui,  chevalier,  au  sujet  des  reliefs  des 
hommages  de  la  cour  de  Couppenolles  en  Flandre 
appartenant  aux  Templiers;  vidimus  de  ces  lettres 
donné  par  l'official  de  Thérouane  en  1345.  —  1364- 
1369.  Actes  de  diverses  assemblées  du  concile  de  la 
province  ecclésiastique  de  Reims  tenu  à  St-Quentin.  — 
Lejeudi  19  juin.Échange  entre  Louis,  comte  de  Flandre, 


(1)  Les  mots  anno  seciaido  pontificatus  Johannis  XXII, 
indiquent  clairement  que  le  millésime  est  bien  1318  suivant  la 
manière  de  dater  alors  usitée  à  la  Cour  romaine  oii  Ton  faisait 
commencer  Tannée  le  25  décembre.  Jean  XXII  ayant  été  couronné 
le  5  septembre  131(3,  la  deuxième  année  de  son  règne  correspond 
à  Tannée  1318  et  non  à  1319  comme  on  Tindique  dans  Tinven- 
taire  Godefroy. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  AFFAIREIS  ECCLESLVSTIQUES. 


309 


et  Robert  de  JuUy,  prieur  en  France  de  l'Ordre 
de  St-Jean  de  Jérusalem,  par  lequel  ledit  prieur  cède 
au  Comte  le  droit  dudit  Ordre  de  lever  les  reliefs  des 
fiefs  dans  le  comté  de  Flandre  ;  le  Comte  cède  en 
retour  une  rente  en  argent  ou  en  nature  qu'il  promet 
d*assiguer  sur  des  terres  de  la  souveraineté  du  roi  de 
France.  —  27  juin  1365.  Lettres  par  lesquelles  Louis, 
comte  de  Flandre,  mande  aux  échevins  de  Nienport 
de  s'obliger  envers  l'Ordre  de  St-Jean  de  Jérusalem,  à 
payer  une  partie  de  la  rente  constituée  au  profit  de  cet 
Ordre,  en  échange  des  reliefs  de  Flandre. 


B.  1459.  (Carton.)  —  10  pièces,  parchemin;. 8  pièces  et  1  rouleau 
papier;  18  sceaux  brisés  et  incomplets  et  2  bulles  en  plomb. 

iS7S  —  an  du  JLïïW^  siècle.  ~  Sans  date  :  vers 
1373.  «  Conclusio  cleri,  Flandrie  facla  in  Gandavo», 
dans  l'afiFaire  du  schisme  d'Occident.  —  Avignon,  le 
2  août  1373.  Copie  authentique  du  vidimus  donné  par 
Jean,  évoque  de  la  Sabine  (Sabinensis)j  cardinal  et 
vicaire  général  de  Rome,  à  Avignon,  de  la  protesta- 
tion faite  par  douze  cardinaux  dont  les  noms  sont 
donnés,  qu'ils  n'avaient  élu  Barthélemi,  archevêque  de 
Bari,  pour  pape  après  la  mort  du  pape  Grégoire  XI, 
que  pour  éviter  la  fureur  du  peuple  romain  qui  deman- 
dait un  pape  romain  ou  italien.  —  Anagni,  le  9  août 
1378.  Décret  signé  par  treize  cardinaux  assemblés  à 
Anagni,  défendant  de  reconnaître  pour  pape  Barthé- 
lemi, archevêque  de  Bari,  qu'ils  n'avaient  élu  que  pour 
apaiser  la  fureur  du  peuple  romain.  —  Anagni,  le  12 
des  calendes  de  septembre  (21  août)  1378,  le  Siège 
Apostolique  étant  vacant.  Lettres  par  lesquelles 
les  cardinaux  se  plaignent  au  roi  de  France  Charles 
V,  des  troubles  qui  se  sont  élevés  dans  l'Église  parce 
qu'elle  n'a  pas  de  chef  et  le  prient  de  faire  tout  ce  qui 
dépendra  de  lui  pour  les  apaiser.  —  Chàteauneuf,  le 
17  août  ;  sans  date  d'année  ;  vers  1386.  Lettre  du  pape 
Clément  VII  adressée  à  Jean  do  Eyle,  capitaine  de 
Ninove,  pour  l'inviter  à  venir  le  voir  avec  l'agrément 
du  duc  de  Bourgogne.  —  Fondi,  le  31  décembre  1378. 
(«  Datum  Fundis,  Il  Kalendas  Januarii,  po?itifi- 
ccUus  nostri  unno  primo  »).  Bulle  du  pape  Clément 
VU  adressée  à  Charles  V,  roi  de  France,  pour  le 
remercier  de  ce  qu'il  lui  avait  envoyé  des  ambassa- 
deurs pour  le  complimenter  de  son  élection  au  souve- 
rain pontificat.  —  Avignon,  le  7  octobre  1379.  («  Avi- 
nione^no7m  octobiHs  pontificatus  7iostri  anno  pri- 


mo (1)  »).  Lettres  raonitoires  et  citaloires  du  pape 
Clément  VII  contre  Barthélemi,  archevêque  de  Bari, 
qui  avait  été  élu  indûment  pape.  —  Fondi,  le  19  octo- 
bre 1379  (première  année  du  pontificat  du  pape  Clé- 
ment VII).  Lettres  par  lesquelles  les  cardinaux  annon- 
cent à  Charles  V,  roi  de  France,  qu'ils  avaient  élevé 
Clément  VII  au  souverain  pontificat  parce  qu'ils  ne 
considéraient  pas  comme  légale  et  canonique  l'élec- 
tion de  Barthélemi,  archevêque  de  Bari.  —  Avignon,  le 
2  mars  1380.  («  Avinione,  VI  nouas  Mardi,  pontifia 
catus  nostri  anno  secundo  »).  Nouvelles  lettres  cita- 
toires  et  monitoires  du  pape  Clément  VII  contre  Bar- 
thélemi, archevêque  de  Bari,  traité  d'antipape,  et 
contre  ses  adhérents.  —  Sans  date  ;  vers  1380.  Lettres 
d'Yolande,  comtesse  de  Bar,  en  réponse  à  celles  que 
lui  avait  adressées  l'official  d'Ypres  qui  s'était  plaint 
qu'on  voulût  imposer  aux  habitants  do  la  Flandre 
Maritime  de  considérer  Clément  Vil  comme  pape.  — 
Avignon,  le  31  mars  1384.  («  Avinione,  II  Kalendas 
Aprilis,  pontiftcatus  nostri  anno  sexto  »).  Bulle  du 
pape  Clément  VII  par  laquelle  il  mande  à  Yolande, 
comtesse  de  Bar,  de  faire  arrêter  tous  ceux  qui  sui- 
vront le  parti  de  Barthélemi  archevêque  de  Bari, 
antipape.  —  1389-1392.  Pièces  relatives  à  l'arresta- 
tion des  légats  ou  députés  de  l'antipape  Clément  VII 
en  Flandre  par  ordre  du  duc  de  Bourgogne.  —  Dijon, 
le  10  novembre  ;  sans  date  d'année  ;  vers  1390.  Lettres 
de  P.  Paris,  clerc,  à  Jean  Canart,  chancelier  du  duc 
de  Bourgogne,  au  sujet  de  l'archevêque  et  du  chapitre 
de  Besançon  qui  s'étaient  plaints  du  dit  chancelier  au 
pape  et  aux  cardinaux. —  Pavie,  le  15  août,  et  Florence, 
le  28  septembre  1391.  Deux  lettres  dont  la  seconde  est 
écrite  par  le  prieur  de  la  ville  de  Florence,  adressées 
toutes  lesdeuxauroi  deFranceet  concernant  le  schisme 
de  l'Église —  22  juillet  1392.  Lettres  par  lesquelles  Gé- 
rard, abbé  de  Baudeloo,  en  présence  de  Jean,  abbé  des 
Dunes,  de  Christophe,  prévôt  de  St-Martin  d'Ypres,  de 
Pierre  de  Zippe,  seigneur  de  Donterghem  et  de  Jean 
Hoest,  écuyer,  de  Malines,  fait  serment  de  reconnaître 
Clément  VII  pour  pape.  —  Florence,  20  août  1393. 
Lettres  par  lesquelles  les  prieur,  conseil,  et  habitants  de 
la  ville  de  Florence  s'excusent  auprès  du  roi  de  France 
d'être  entrés  dans  une  ligue  italienne  où  figure  le 


(1)  Clément  VII,  élu  le  21  septembre  1378,  n'ayant  été  intro- 
nisé que  le  31  octobre  suivant,  le  7  octobre  de  la  première 
année  de  son  pontifical  appartient  à  l.'TO  et  non  à  i.'HB. 


400 


ARCHIVES  DU  NORD. 


comte  de  Mantoue  et  de  laquelle  est  exclu  le  comte  de 
Vertus  (Jean-Galéas  Yisconti)  ;  ils  protestent  contre 
l'intention  qu'on  leur  prête  de  se  rallier  au  pape  de 
Rome  (Boniface  IX),  par  opposition  à  la  maison  de 
France  et  à  Louis  d'Anjou,  roi  de  Sicile.  —  Avignon, 
le  13  avril  1394.  («  Avinione,  Idibtis  Aprilis,  potitifU 
cafus  nosfri  anno  sexto  decimo  »).  Bulle  du  pape 
Clément  VII  adressée  au  duc  de  Bourgogne  Philippe 
le  Hardi,  par  laquelle  il  l'autorise  à  promettre  des 
faveurs  à  ceux  qui  quitteront  le  parti  de  feu  Barthé- 
lémy, archevêque  de  Bari  et  de  Perrin  Tornacelli,  son 
successeur  comme  pape  de  Rome,  pour  se  rattacher  à 
celui  de  Clément  VIL  —  Paris,  le  18  janvier;  sans 
date  d'année  ;  commencement  du  XV®  siècle.  —  Copie 
d'une  lettre  du  duc  de  Bourgogne  Philippe  le  Hardi  au 
Souverain  Pontifoij  lui  exprimant  le  désir  qu'il  éprouve 
de  voir  la  paix  rétablie  dans  TKglise  et  lui  annonçant 
qu'il  lui  envoie  Velderic  de  Mitra,  docteur  es  décrets, 
pour  lui  faire  part  de  ses  sentiments  à  ce  sujel. 

B.  1460.  (Carton.)  —  ()  pièces,  parchemin  ;  14  pièces  et  2 
rouleaux,  papier  ;  2  sceaux  incomplets. 

1484-1417.  —  14  octobre  1404.  Copie  des  obliga- 
tions que  s*imposent  les  membres  du  Sacré  Collège 
avant  de  procéder  à  l'élection  d'un  futur  pape  pour 
mettre  fin  au  schisme  qui  divise  l'Eglise.  —  13  mars 
1405.  Liste  des  villes  du  pays  d'Artois,  ressorts  et 
«  enclavements,  esquels  les  religieux  de  l'hôpital  St- 
Jean  de  Jérusalem  ont  sujets  qui  doivent  aide  pour  le 
fait  du  mariage  de  monseigneur  le  comte  de  Rélhel  ». 
—  1407.  Consultation  sur  quelques  points  de  la  Prag- 
matique Sanction  du  18  février  1407. —  12  janvier  1408. 
Déclaration  faite  par  le  roi  Charles  VI  qu'il  ne  prendra 
pas  parti  dans  le  schisme  qui  divise  l'Eglise  et  qu'il 
demeurera  neutre  jusqu'à  l'élection  d'un  bon  et  véri- 
table pape.  —  22  février  1408.  Confirmation  par  le 
roi  Charles  VI  de  l'Ordre  de  St-Jean  de  Jérusalem  dans 
la  propriété  delà  forêt  de  la  Haute- Avesnes.  — 13  mai 
1408.  Copie  de  la  bulle  du  pape  Benoît  XIII  au  roi 
Charles  VII  et  des  lettres  accompagnant  ladite  bulle 
relative  aux  affaires  du  schisme  ;  des  conclusions  de 
l'Université  de  Paris  contre  Pierre  de  Lune,  pape 
sous  le  nom  de  Benoît  XIII  ;  du  manifeste  du  duc  Jean 
Sans  Peur  au  sujet  du  meurtre  du  duc  d'Orléans.  — 
Paris,  le  15  juin  1408.  Ordonnance  du  roi  Charles  VI 
pour  faire  jouir  de  leurs  ôvêchés,  nonobstant  l'oppo- 
sition du  pape  Benoît  XIII,  les  sujets  de  France  qui 


en  sont  pourvus.  —  29  juin  1408.  Lettres  relatives  au 
Concile  général  et  à  l'élection  du  pape.  — 1409.  Copie 
de  la  déclaration  de  ce  qui  a  été  résolu  pendant  la 
tenue  du  concile  de  Pise  depuis  le  25  mars  1409  jus- 
qu'après Pâques  de  ladite  année.  —  29  mai  1415. 
Sentence  prononcée  parle  concile  de  Constance  contre 
Balthasar  Cessa,  pape  sous  le  nom  de  Jean  XXIII,  lequel 
est  déclaré  déchu  de  cette  dignité,  ainsi  que  Pierre  de 
Lune,  autre  antipape  sous  le  nom  de  Benoît  XIII,  et 
Ange  Corrario,  antipape  sous  le  nom  de  Grégoire  XII. 

—  26  juin  1415.  Copie  de  la  protestation  faite  dans  le 
concile  de  Constance  par  Jean,  patriarche  d' Antioche, 
au  nom  et  de  la  part  de  tous  les  princes  chrétiens, 
contre  la  nation  espagnole,  pour  le  cas  où  elle  ne 
contribuerait  pas  incessamment  comme  eux,  à  l'exé- 
cution du  concordat  de  Narbonne  et  à  l'extirpation  du 
schisme.  —  4  juillet  1415.  Adhésion  de  l'évêque  de 
Cambrai  le  cardinal  Pierre  d'Ailly  aux  actes  du  concile 
de  Constance.  —  17  septembre  1415.  Sauf-conduit 
accordé  par  l'empereur  Sigismond  à  ceux  qui  se  ren- 
dent au  Concile  de  Constance.  —  25  octobre  1415. 
Acte  du  concile  de  Constance  invitant  l'archevêque 
d'York  à  faire  contribuer,  autant  qu'il  le  pourra,  tout 
le  clergé  de  sa  province,  aux  dépenses  qu'ont  faites  et 
que  pourront  faire  encore  pendant  la  tenue  du  concile 
de  Constance,  Thomas,  abbé  de  Ste-Marie  hors  des 
murs  d'York,  Guillaume  Thut,  professeur  en  théolo- 
gie et  Robert  Appillon,  chanoine  de  la  cathédrale 
d'York,  députés  dudit  diocèse.  —  22  janvier  1417. 
Sentence  du  concile  de  Constance  qui  déclare  nulle  la 
condamnation  prononcée  par  Gérard,  évêque  de  Paris, 
et  par  Jean  Pollet,  inquisiteur  de  la  Foi  en  France, 
contre  les  propositions  doctrinales  de  feu  Jean  Petit 
qui  avaient  été  soutenues   par  le  duc  de  Bourgogne. 

—  24  mars  1417.  Motion  des  délégués  français  au 
Concile  de  Constance  tendant  à  prévenir,  par  l'éta- 
blissement d'une  Commission,  les  écarts  du  pouvoir 
inquisitorial  en  France.  — 18  juin  1417.  Acte  notarié 
au  sujet  de  la  déclaration  faite  dans  le  concile  de 
Constance  par  le  comte  d'Armagnac  disant  qu'en  tout 
ce  qui  serait  décidé  par  le  Concile,  il  resterait  attaché 
au  roi  de  France. 


B.  1461.  (Carton.)  —  il  pièces,  parchemin  ; 
9  pièces  et  4  cahiers,  20  feuillets,  papier  ;  1  bulle  en  plomb. 

t490-i477.  —  Août  1420.  Bulle  du  pape  Martin  V 
maintenant  les  dispositions  du  concile  de  Constance 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  ULLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  AFFAIRES  ECCLESIASTIQUES. 


401 


par  rapport  à  Fadmiiiistration  intérieure  de  TOrdre 
des  Cordeliers.  — 1424.  Propositions  da  dac  de  Bed- 
ford  au  Pape  concernant  les  intérêts  de  Téglise  de 
France.  —  Paris,  le  15  juin  1428.  Commission  du  par- 
lement de  Paris  pour  faire  maintenir  Pierre  dé  Bauf- 
fremonty  prieur  do  France  de  l'Ordre  de  St-Jean  de 
Jérusalem,  en  la  sauvegarde  du  roi  Henri  VI  ainsi 
qu'en  toutes  ses  possessions,  franchises,  libertés  et 
saisines.  —  24  mars  1432.  Bulle  du  pape  Eugène  lY 
prorogeant  pour  cinq  ans  les  privilèges  que  son  prédé- 
cesseur le  pape  Martin  Y  avait  donnés  à  divers  prélats 
et  autres  personnes  concernant  la  collation  des  béné- 
fices ecclésiastiques.  —  Sans  date  ;  vers  1436.  Statuts 
du  concile  de  Bàle  sur  la  réforme  de  la  curie  romaine. 
—  Juin  1439.  Bulle  du  pape  Eugène  lY  au  sujet  de  la 
réunion  de  Téglise  grecque  à  Téglise  latine.  —  7  juillet 
1439.  Mandement  de  Philippe  le  Bon,  duc  de  Bourgo- 
gne, ordonnant  de  faire  publier  dans  tous  les  pays  de 
Par  deçà  la  défense  d'évoquer  en  cause  ses  sujets 
devant  le  concile  de  Bftle  et  de  les  soustraire  à  la  juri- 
diction  de  la  Cour  de  Rome. — 20  août  1440.  Evocation 
au  parlement  de  Paris  du  débat  mû  entre  le  roi  de 
Sicile,  duc  d'Anjou,  d'une  part,  rarchevèque  de  Tours 
et  révèque  d'Angers,  d'autre  part  ;  la  cour  retient  la 
connaissance  de  cette  affaire  «  combien  qu'il  fust 
question  des  status  et  ordonnances  de  l'Église  et  choses 
espirituelles  ».  —  Rome,  mars  1448.  Bulle  du  pape 
Nicolas  Y,  réglant  la  nomination  aux  bénéfices  dans 
les  États  du  duc  de  Bourgogne.  —  3  juillet  1455. 
Lettres  de  participation  aux  bonnes  œuvres  des  Frères 
Mineurs,  en  faveur  d'Isabelle  de  Portugal,  duchesse 
de  Bourgogne,  de  Brabant,  etc.  —  Juillet  1473.  For^ 
mule  à  remplir  par  les  trente  personnages  ecclésias- 
tiques désignés  par  l'induit  du  Souverain  Pontife  pour 
avoir  l'administration  des  deniers  provenant  des  reve- 
nus des  bénéfices  ecclésiastiques.  — 1474.  Yidimus  des 
privilèges  de  l'Ordre  de  St-Jean  de  Jérusalem.  — 
Rome,  le  16  septembre  1480.  Bref  du  pape  Sixte  lY 
adressé  à  Maximilien,  archiduc  d'Autriche,  par  lequel 
sur  le  refus  fait  par  ce  dernier  de  recevoir  Julien  de  la 
Rovère,  évéque  deSabine,  cardinal  au  titre  de  St-Pierre- 
aux-liens,  en  qualité  de  légat,  parce  qu'il  avait  déjà 
rempli  les  mêmes  fonctions  auprès  du  roi  de  France, 
consentant  seulement  à  l'accueillir  comme  cardinal,  il 
l'engage  de  nouveau  à  vouloir  bien  l'admettre  comme 
légat  du  St-Siège.  (Imprimé  dans  les  pièces  justifica- 
tives de  l'édition  de  Philippe  de  Comines  de  Godefroy. 
Tome  Y,  p.  91). — 17  septembre  1484.  Copie  des  lettres 


patentes  de  Maximilien  et  de  Philippe,  archiduc  d'Au- 
triche, comtes  de  Flandre,  etc.,  par  lesquelles  ils 
déclarent  que  dorénavant  aucunes  buUes,  grftces  expec- 
tatives et  autres  provisions  quelles  [qu'elles  soient, 
relatives  à  la  collation  des  bénéfices  dans  leurs  États, 
n'auront  cours  et  ne  seront  admises  ou  reçues  dans 
leurs  dits  États.  —  Rome,  le  12  avril  1494.  Copie  col- 
lationnée  des  lettres  du  cardinal  de  St-Georges  à 
l'archiduc  Philippe,  par  lesquelles  il  lui  mande  ce  que 
ses  ambassadeurs  ont  négocié  auprès  du  Pape  au  sujet 
des  affaires  ecclésiastiques  dans  les  pays  de  son  obéis- 
sance. —  Bruges,  le  12  mai  1497*  Copies  de  l'acte 
d'appel  au  Pape  mieux  informé  et  au  futur  concile  fait 
par  Jean  Roussel,  procureur  général  de  Philippe, 
archiduc  d'Autriche,  comte  de  Flandre,  au  sujet  des 
usurpations  de  la  cour  de  Rome,  tant  pour  la  nomina- 
tion aux  bénéfices,  annates,  etc.,  qu'autres  exactions. 
—  Bruges,  le  20  mai  1497.  Ordonnance  de  l'archiduc 
Philippe  le  Beau,  adressée  aux  grand  bailli  et  gens  du 
conseil  de  Hainaut,  au  sujet  des  abus  qui  se  commet- 
tent dans  la  collation  des  bénéfices,  grâces  expecta- 
tives, etc.,  obtenues  en  Cour  do  Rome.  —  Sans  date; 
XY*  siècle.  Extrait  fait  sur  l'inventaire  des  titres 
déposés  au  château  de  Rupelmonde,  des  lettres  données 
pour  les  affaires  ecclésiastiques  de  1348  à  1361  par  le 
comte  de  Flandre  Louis  de  Maie. 


B.  1462.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin  ;  10  pièces  et  3  cahiers, 
35  feuiUets,  papier  ;  2  sceaux  incomplets. 

tft«t-i«A9.  —  1«'  février  1501.  Acte  d'appel  au 
futur  concile  par  Jean  Roussel,  procureur  général  de 
Philippe,  archiduc  d'Autriche,  etc.,  au  sujet  des  usur- 
pations de  la  Cour  de  Rome  à  l'égard  de  la  nomination 
aux  bénéfices,  annates  et  autres  affaires  ecclésiastiques. 

—  Gand,  1"  février  1501.  Copies  authentiques  de  cet 
acte  d'appel.  —  1501,  1503,  1504.  Copies  des  instruc- 
tions accordées  par  les  papes  Alexandre  Y I  et  Jules  II 
au  cardinal  d'Amboise,  leur  légat  en  France.  —  11  oc- 
tobre 1504.  Protestation  et  appel  au  Pape  mieux  informé 
ou  au  futur  concile  par  le  procureur  général  au  sujet 
des  droits  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau,  comte  de 
Flandre,  sur  les  bénéfices  en  Zélande  et  en  Hollande. 

—  Reims,  le  30  juin  1505.  Requête  adressée  à  l'archi- 
duchesse Marguerite  par  Collesson  Regnard,  pauvre 
laboureur  détenu  dans  les  prisons  de  l'Archevêque  de 
Reims,  à  Toccasion  du  meurtre  d'un  ecclésiastique, 
pour  obtenir  sa  libération  ;  mandement  de  TArchi- 


NoRD.  —  Sbrib  B.  —  Tome  1.  (2*  Partir). 


51 


402 


ARCHIVES  DU  NORD. 


duchesse  au  parlement  de  Paris  pour  qu'il  prenne  cette 
affaire  en  main.  —  Sans  date  ;  vers  1505.  Mémoire  sur 
les  moyens  destinés  à  empêcher  les  entreprises  des 
juges  ecclésiastiques  sur  les  affaires  civiles  et  tempo- 
relleSy  sans  être  obligé  d*en  appeler  comme  d'abus  au 
pariement  de  Paris. — Bruxelles,  le  27  septembre  1509. 
Minute  d*une  lettre  de  TArchiduchesse  adressée  à 
M^  Jean  de  Castiliano,  archidiacre  de  la  Campanie, 
conseiller  et  ambassadeur  de  l'Empereur  en  cour  de 
Rome,  revenant  sur  une  précédente  lettre  dans  laquelle 
elle  avait  appuyé  la  requête  de  frère  Boniface  de  l'Or- 
dre de  St-François,  ministre  de  la  province  do  France, 
sans  être  informée  du  procès  qu'il  soutenait  à  Rome 
contre  les  frères  de  TObservance  de  Si-François  des 
couvents  de  Groeningue,Dordrecht,  Ais,  Middelbourg 
et  Diest,  lesquels  tiennent  le  «  vray  ordre  et  règle  de 
St-François  et  mainnent  bonne,  honneste  et  religieuse 
vye  ».  —  Malines,  janvier  1510.  Minute  d'une  letlre 
de  l'archiduchesse  Marguerite  à  l'empereur  Maximilien 
pour  lui  recommander  Jean  de  Homes,  prêtre,  médecin 
ordinaire  de  l'Archiduc,  dans  la  distribution  des  béné- 
fices, collations,  etc.  —  Malines,  janvier  1510.  Minute 
d'une  autre  letlre  de  recommandation  de  l'archidu- 
chesse Marguerite,  pour  le  même  Jean  de  Homes.  — 
Courtrai,  le  13  mai  1511.  Letlre  adressée  à  M«  Charles 
de  Carondelet,  doyen  du  chapitre  de  Besançon,  par 
son  collègue  de  Courtrai  louchant  la  non-comparution 
des  députés  du  clergé  de  Flandre  au  concile  de  l'Église 
gallicane  à  Lyon.  —  Sans  date;  vers  1511.  Copie  des 
articles  proposés  au  Pape  par  le  roi  de  France  et 
réponses  du  Pape  au  sujet  de  la  fermeture  du  concile 
de  Pise  et  du  rétablissement  de  celui  de  La  Iran.  — 
Landau,  le  22  décembre  1512.  Copie  des  lettres  de 
procuration  de  l'empereur  Maximilien  à  Jean  Caron- 
delet, doyen  de  Besançon,  par  lesquelles  il  le  crée  son 
vicaire  général  pour  conférer  en  son  nom  à  Jean  Clais 
la  première  prébende  qui  viendra  à  vaquer  en  Flandre, 
en  Artois  ou  dans  le  comté  de  Namur,  etc.  —  Vers 
1514.  Minute  de  la  requête  adressée  au  pape  Léon  X  par 
l'empereur  Maximilien  et  par  l'archiduc  Charles  d'Autri- 
che, pour  la  condamnation  du  livre  de  Jean  Reucklin, 
intitule  :  Spéculum  oculare,  —  Attestation  au  sujet  du 
placard  de  l'archiduc  Charles  d'Autriche  interdisant  les 
quêtes  dans  le  pays  de  Hainaut.  —  1515.  Copie  des 
bulles  du  pape  Léon  X  portant  exemption  de  résidence 
en  faveur  de  cent  bénéficiers  attachés  à  la  personne 
de  l'archiduc  Charles  d'Autriche.  —  24  août  1517. 
Déclaration  des  canonicats,  prébendes,  cures  et  autres 


bénéfices  des  pays  et  seigneuries  de  l'archiduc  Charles 
d'Autriche,  roi  d'Espagne,  étant  à  sa  disposition  et 
collation  dans  les  Pays-Bas,  dans  laquelle  sont  inscrites 
les  personnes  qu'il  entend  être  pourvues  desdits  béné- 
fices. —  Middelbourg,  le  24  août  1517.  Déclaration  des 
canonicats,  prébendes,  cures  et  autres  bénéfices  ecclé- 
siastiques des  pays  de  Pardeça  à  la  disposition  et  colla- 
lion  du  Roi  Catholique  avec  les  noms  des  personnes 
qu'il  prétend  en  pourvoir.  —  Middelbourg,  le  5  sep- 
tembre 1517.  Induit  accordé  à  l'archiduchesse  Margue- 
rite d'Autriche,  comtesse  de  Bourgogne,  etc.,  pour  les 
terres  de  son  douaire.  — 1520.  Mémoire  adressé  au 
Pape  pour  le  prier  de  régler  certains  points  concernant 
les  intérêts  spirituels  des  pays  de  Lothier,  Brabant, 
Limbourg,  Luxembourg,  Flandre,  Artois,  Hainaut, 
Hollande,  Zélande,  Namur,  Frise  et  Malines.  —  Mali- 
nes, le  26  mars  1521.  Lettres  par  lesquelles  l'archidu- 
chesse Marguerite  permet  la  publication  des  pardons 
et  indulgences  de  l'Ordre  du  Sl-Esprit,  nonobstant  la 
suspension  qui  en  avait  été  précédemment  ordonnée  en 
faveur  des  indulgences  de  St-Jacques  de  Compostelle. 
—  Valladolid,  le  22  mars  1524.  Déclaration  des  béné- 
fices à  la  nomination  de  l'empereur  Charles  Quint  dans 
les  Pays-Bas,  avec  les  noms  des  personnages  <  qu'il 
veut  et  entend  estre  pourveus  desdits  bénéfices  chacun 
à  son  tour  t>,  —  Lille,  le  l'*"  juillet  1538.  Promesse  du 
nonce  apostolique  de  ne  jouir  des  facultés  et  pouvoirs 
qui  lui  ont  été  accordés  par  le  Saint-Siège  que  confor- 
mément aux  privilèges  de  l'Empereur  et  à  la  liberté 
des  Pays-Bas.  —  Rome,  le  12  mars  1544.  Copie  du 
bref  du  pape  Paul  III  à  l'empereur  Charles  Quint,  par 
lequel  il  autorise  les  ecclésiastiques  à  déposer  au  cri- 
minel contre  les  accusés  d'hérésie,  etc.,  nonobstant  la 
décision  des  Conciles.  —  Sans  date  ;  XVI  siècle.  Frag- 
ment d'une  liste  d'ecclésiastiques  pourvus  de  bénéfices 
à  la  nomination  royale.  —  Sans  date  ;  XVI*  siècle. 
État  des  ecclésiastiques  pourvus  de  bénéfices  dans  les 
Pays-Bas. — Sans  date  ;XVPsiècle.  «Sommier  recueil 
des  principaulx  poincts  et  articles  des  ad  vis  des  éves- 
ques,  consaulx  et  universitez  des  Pays  d'Embas  sur 
l'exécution  des  droits  du  Saint  Concile  de  Trente  avec 
l'advis  de  Son  Altesse  sur  chascung  article  ».  —  Sans 
date  ;  XVP  siècle.  «  Advis  et  délibération  de  Messieurs 
du  Conseil  du  Roy  Noslre  Sire  à  Lutzombourg,  sur  le 
fait  des  décrets  et  constitutions  du  St-Concile  Général 
de  Trente  quant  aux  chapitres  et  points  concernans  la 
réformation,  comment  iceulx  se  pourront  exécuter  et 
effectuer».— Janvier  1615.  Consultation  canonique  au 


i 


CHAMBRE  DES.  COMPTES  DE  ULLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈSE  D'ARRAS. 


403 


sujet  de  la  publication  du  mariage  de  Prosper  Bmnar, 
usurier  public,  avec  Marguerite  N....  — 1638.  Lettre 
et  avis  du  président  et  des  gens  de  la  Chambre  des 
Comptes  de  Lille  au  sujet  des  biens  et  dîmes  apparte- 
nant à  des  ecclésiastiques  français.  — 1642.  Procès- 
verbal  des  délibérations  et  résolutions  du  Chapitre 
Général  des  abbayes  exemptes  de  TOrdre  de  Si-Benoit 
dans  les  Pays-Bas,  tenu  dans  Tabbaye  de  St-Amand 
du  23  au  27  novembre  1642. 

Layettes  119-121.  —  Évèché,  Églises,  CHAPrrRES 
ET  Abbayes  du  diocèse  d*Arras. 

B.  1463.  (Carton.)  —  18  pièces,  parchemin  ; 
10  pièces,  papier  ;  3  sceaux  en  mauvais  état. 


—  Evèelié  et  é^iittem  dlTerscs  du 
diocèse  d'ArnM.  —  Condé,  1200.  («  Fait  à  Condet, 
Van  de  l'Incarnation  mil  deux  cens  »).  Accord  entre 
le  chapitre  de  Condé,  d*une  part,  les  frères  et  sœurs 
de  la  maison  de  Macourt  (Macou),  de  l'autre,  d'après 
lequel  cette  maisoxr  dépend  en  totalité  dudit  chapitre. 

—  ^  janvier  1217.  («  Anno  dominice  incarnationis 
millesimo  dttcentesimo  septimodecimo,  mensejanua^ 
rii,  XI  kalendas  Februarii,  in  die  festi  beati  Vin- 
centii  »).  Cession  à  Daniel,  seigneur  de  Béthune,  avoué 
d*Arras,  par  le  chapitre  dudit  lieu,  des  droits  de  ce 
chapitre  sur  Nœux.  —  Juin  1223.  (<(^Actum  anno 
Domini  AP  CC^  vicesimo  tercio,  mense  Junii  >). 
Yidimus  par  Adam,  évèque  de  Thérouane,  des  lettres 
datées  du  même  jour,  de  Guy,  héritier  du  comté  de  St- 
Pol,  reconnaissant  qu'Eustache  de  Houvigneul,  son 
homme,  a  vendu  aux  religieuses  de  Tabbaye  d'Estrun, 
une  terre  sise  à  Magnicourt  tenue  en  flef  dudit  Ouy. 

—  1223-1227.  Quatre  autres  lettres  des  mêmes  et 
d^Eustache  de  Houvigneul  et  de  0. ,  doyen  de  chrétienté 
de  St-Pol,  au  sujet  de  la  même  vente.  —  Mai  1248. 
('«  Datum  anno  Domini  Af*  CC^  XV  octavo,  mense 
Maioi>).  Lettres  par  lesquelles  Baudouin  de  la  Planche, 
chevalier,  assigne  la  dime  de  Lestrem  an  chapitre 
d'Arras.  —  Mars  1249.  («  Datum  anno  Domini 
M^  CC^  XL^  octavo,  mense  Mardi  >).  Lettres  de  Th. 
(Thibaud),  chevalier,  seigneur  de  Canaples  (de  Kana- 
pis)  et  d*Alix,  sa  femme,  déclarant  quMls  ont  donné, 
exempte  de  tout  service,  la  dime  du  territoire  d*Her- 
minel  à  Téglise  de  Willencourt  à  laquelle  elle 
avait  été  assignée  par  leurs  hommes  liges  Heuleuidis 
Dandifer  et  Jean,  son  fils  aine.  —  Janvier  1273. 
(<  Van  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  mil  deus 


cens  soissante  et  douze,  au  mois  de  janvier  »^. 
Assignation  par  Marguerite,  comtesse  de  Flandre, 
d*une  rente  annelle  de  six  livres  monnaie  de  Flandre, 
au  chapelain  d*une  chapelle  fondée  dans  Téglise 
Notre-Dame  de  Douai.  —  Paris,  le  4  juillet  1285. 
{«  Actum  Parisius,  die  mercurii  post  festum  aposto- 
lorum  Pétri  et  Pauli^anno  Domini  M^CC^  octogesimo 
quinto  »).  Arrêt  du  Parlement  de  Paris,  attribuant  au 
comte  d'Artois  le  jugement  d'une  émeute  (conspira- 
tionem  seu  tanquanam)  survenue  à  Arras  lorsque  le 
Chapitre  avait  fait  apporter  une  châsse  pleine  de  reli- 
ques sur  le  Marché,  près  du  lieu  où  se  trouve  la  sainte 
Chandelle  et  où  Dieu  opère  de  fréquents  miracles 
(capsam  relinquiarum  plenam  inforo  Attrebatense^ 
causa  devotionis^  a  Capitule  Attrebatensi  ibi  missamj 
juœta  locum  ubi  candela  béate  Marie  est  reposita  et 
ubi  consentum  est  a  Deo  multa  miracula  operari). 
—  2  mai  1286.  («  Datum  anno  Domini  D^  CC^  octoge- 
simo sexto,  feria  tertia  ante  Ascentionem  Domini  i^). 
Donation  par  Marie,  veuve  de  Jean,  dit  Ysoul,  aux 
Frères  Mineurs  de  Béthune,  d'un  manoir  attenant  à 
leur  maison  près  des  murs  de  cette  ville.  —  18  juin 
1288.  («  Van  de  grâce  mil  CCLXXXetwit,  le  venredi 
devant  le  jour  de  la  Nativité  Saint  Jehan  p).  Autori- 
sation donnée  par  Gui,  comte  de  Flandre,  aux  abbesse 
et  religieuses  de  Sin  d'acquérir  des  terres  dans  le  bail- 
liage de  Douai.  —  1294.  «  Che  sont  terres  et  rentes 
aumosnées  à  l'église  de  Lens,  depuis  le  Nostre  Dame 
en  march  l'an  de  grftce  mil.CC  IIII"  et  XIII  ans,  que 
Messire  d'Artoix,  cui  Dix  absoille,  amorti  à  ladite 
église  ».  — Térouane,  le  12  mai  1321.  (4  Quarto  idus 
Maii  p).  Donation  faite  à  l'abbaye  de  Chocques,  diocèse 
d'Arras,  par  Béatrix,  comtesse  de  Guines,  châtelaine 
de  Bourbourg,  pour  les  âmes  de  Wautier,  son  père, 
châtelain  de  Bourbourg,  Mahaut  de  Béthune,  sa  mère, 
dame  deChocques,  Âmould,comte  de  Guines,son  mari, 
et  Henri,  son  frère,  châtelain  de  Bourbourg,  de  cinq 
milliers  de  harengs  saurs  â  prendre  tous  les  ans  sur 
ses  revenus  de  Gravelines  et  une  j)oise  de  beurre  à 
prendre  tous  les  ans  sur  les  marais  de  St-Pierre.  — 
Paris,  février  1330.  Ratification  par  Philippe  VI,  roi 
de  France,  des  lettres  de  Jean  del  Yauwe,  lieutenant 
de  Renard  de  Choiseul,  gouverneur  de  Lille,  déclarant 
avoir  composé  avec  les  exécuteurs  testamentaires  de 
Margot  Mulet,  dit  Baudouin,  au  sujet  de  la  somme  due 
pour  la  finance  et  l'amortissement  de  la  fondation  de  la 
maison  des  Huit-Prêtres  à  Douai,  par  ladite  Margot; 
sous  le  vidimus  des  échevins  de  Douai,  du  23  avril  1409; 


404 


ARCHIVES  DU  NORD. 


— Requétedes  maîtresdela  maison  desdiisHuit-Prètres 
au  Roi  pour  les  exempter  du  payement  des  tailles  et 
aides  auxquelles  ils  ont  déjà  contribué  à  cause  de  leurs 
terres  amorties  sises  à  Sin  ;  —  avis  émis  par  la  Chambre 
des  Comptes  de  Lille  sur  réchange  des  tailles  et  aides 
dues  à  cause  des  biens  amortis  de  ladite  maison. — Mai 
1332.  Lettres  par  lesquelles  Mahaut,  comtesse  d* Artois, 
donne  à  l'église  Notre-Dame  de  Lens  21  mencaudées  de 
terre  sises  audit  Lens  qui  lui  étaient  échues  par  suite  du 
décès  de  Jean  Cauchie,  bfttard. — 1365.  Échange  d'une 
maison  appartenant  à  Téglise  Ste-Croix  contre  une 
autre  tenue  en  fief  de  l'Hôpital  St-Jean  de  Jérusalem, 
ft  Douai.  —  11  septembre  1386.  Relevé  des  sommes 
reçues  du  doyen  d'Arras  par  Jean  Verdure  et  Guil- 
laume Pesin  et  mises  à  la  Trésorerie  en  un  coffre  à 
l'hôtel  de  B.  Malaguin,  dont  la  clef  était  au  chapitre. 
—  7  septembre  1392.  Acte  par  lequel  l'ofBcial  d'Arras, 
le  siège  épiscopal  vacant,  fait  savoir  que  devant  lui 
Jeanne  de  Nœux,  veuve  de  Jacques  Du  Quaisniel,  a 
déclaré  renoncer  aux  biens  et  meubles  ayant  appartenu 
audit  Jacques.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Lettres  par 
lesquelles  sœur  Isabelle  et  les  religieuses  de  Beaupré- 
sur-Ia-Lys  prient  le  prévôt  de  Béthune qu'elles  appellent 
sire,  de  leur  procurer  des  lettres  de  sauvegarde  du 
comte  de  Flandre  pour  leur  abbaye. 

B.  1464.  (Carton.)  —  11  pièces,  parchemin  ;  15  pièces,  papier; 

8  sceaux  écrasés  ou  incomplets. 

t40»-«4MI.  —  Érèehé  et  é^lkiM  dlvencs  du 
di4Mè«e  d'AmM.  —  3  octobre  1405.  Procuration 
générale  et  spéciale  délivrée  par  le  chapitre  d'Arras  à 
Jean  Berte,  à  Jean  Paisleu  et  à  Jacquemart  Caron.  — 
4  août  1425.  Reconnaissance  par  les  religieuses  de  la 
Thieulloye-lez-Arras,  de  l'obligation  où  elles  sont  de 
faire  célébrer  tous  les  ans  un  obit  pour  le  repos  de 
l'âme  des  feus  comtes  et  comtesses  d'Artois.  —  14  mai 
1426.  Reconnaissance  par  Jean  de  y  illenove,  prieur  de 
la  BuwHère  (La  Beuvrière,  diocèse  de  Thérouane),  de 
l'obligation  oii  il  est  de  célébrer  tous  les  ans  une  messe 
pour  le  repos  de  l'àme  de  Bonne  d'Artois.  —  30  no- 
vembre 1430.  Bail  par  Hellins  d'Âubricourt,  abbesse 
de  Notre-Dame  du  Vivier,  de  trois  mencaudées  de 
terre  sises  à  Sapignies.  — 15  février  1448.  Reconnais- 
sance par  les  doyen  et  chapitre  de  Lens  du  dédom- 
magement qu'ils  ont  reçu  de  Jean,  seigneur  de  la 
Trémerie,  pour  une  rente  de  40  livres  qu'il  avaient  sur 
la  terre  de  Waziers  près  de  Douai  ;  attestation  par  le 


bailli  de  Douai  que  cette  terre  est  tenue  nûmont  du 
château  de  Douai  «  et  qu'il  n'y  a  point  de  confiscation». 
—  26  mai  1453.  Consentement  donné  par  le  chapitre 
d'Arras  à  ce  que  le  duc  de  Bourgogne  rentre  dans  la 
jouissance  d'une  redevance  de  200  mencauds  d'avoine 
qui  lui  est  due  par  ledit  chapitre.  —  10  février  1458. 
Lettres  des  prévôt,  doyen  et  chapitre  de  l'église  Notre- 
Dame  de  Condé,  déclarant  qu'ils  unissent  la  première 
prébende  vacante  dont  ils  ont  la  disposition,  à  l'office 
des  six  enfants  de  chœur  de  ladite  église.  —  28  février 
1460.  Fondation  par  le  duc  Philippe  le  Bon  de  la 
célébration  quotidienne  en  l'église  de  Notre-Dame  de 
Douai  de  l'antienne  Salve  Regina.  — 26  octobre  1464. 
Pièces  relatives  à  l'amortissement  de  biens  acquis 
par  le  chapitre  d'Arras.  —  1466.  Vidimus  par 
Bon  de  Saveuse,  gouverneur  de  Béthune,  des  lettres 
de  Charles,  comte  de  Charolais,  affranchissant  les 
Sœurs  Grises  de  Béthune  de  la  rente  due  par  une 
portion  de  maison  leur  appartenant  — 1483.  Yidimus 
des  lettres  patentes  de  l'archiduc  d'Autriche  Philippe 
accordant  aux  différents  hôpitaux  de  la  ville  de  Douai 
les  redevances  qu'il  pouvait  avoir  à  percevoir  sur  leurs 
terres  à  raison  des  gavenne  et  espier  de  Douai.  — 
Bruxelles,  le  24  aoàt  1499.  Copie  du  temps  delà 
lettre  de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  au  roi  de  France 
pour  l'informer  du  décès  de  l'évoque  d'Arras  Pierre  de 
Ronchecourt  et  lui  recommander  comme  pouvant  le 
remplacer  (cette  nomination  dépendant  du  Roi) 
Nicolas  de  Ruter  (de  Ruistre),  prévôt  de  Louvain, 
conseiller  et  maître  des  requêtes  de  l'hôtel  de 
l'Archiduc.  —  Bruxelles,  le  25  août  1499.  Lettres  de 
Charles  de  Croy,  mari  de  Louise  d'Albret,  à  sa  beUe- 
sœur  Charlotte  d'Albret,  épouse  de  César  Borgia, 
duchesse  de  Valentiuois,  pour  la  prier  de  faire  recom- 
mander par  elle  et  par  son  mari  auprès  du  Pape,  la 
requête  de  l'archiduc  Philippe  le  Boau  demandant  la 
nomination  de  Nicolas  de  Ruistre  à  Pévèché  d'Arras 
(post-scriptum  et  apostille  autographe  de  Charles  de 
Croy).  —  Bruxelles,  25  août  1499.  Lettre  de  Tarchiduc 
Philippe  le  Beau  à  ses  conseillers  maître  Gérard  de  la 
Plaine,  maître  des  requêtes  de  son  hôtel,  et  à  ses  autres 
ambassadeurs  auprès  du  roi  de  France,  les  informant 
qu'il  vient  d'écrire  à  ce  prince,  au  cardinal  d' Amboise, 
au  seigneur  de  Ravestein  et  au  chancelier  de  France, 
afin  que  le  Roi  écrive  au  Souverain  Pontife,  au  collège 
des  cardinaux  et  aux  prévôt,  doyen  et  chapitre  de 
l'église  d'Arras  afin  de  nommer  Nicolas  de  Ruistre  à 
l'évèché  de  cette  ville.— 1499.  Copie  de  différents  titres 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  DIOCÈSE  D^ARRAS. 


405 


concernant  la  commanderie  de  St-Samson  et  du  Temple 
de  Douai.  — 1499.  Lettres  de  Jean  l^^  seigneur  de  la 
Gruuthuse,  prince  de  Steenhuys ,  seigneur  d'Âver- 
doingy  par  lesquelles  il  consent  à  ce  que  Jean  Penel, 
prêtre  et  chanoine  de  la  cathédrale  d'Arras,  donne  à 
la  chapelle  qu'il  fonde  au  cimetière  de  St-Nicaise  en 
la  cité  d*Arras,  des  parties  de  terres  tenues  de  la 
seigneurie  d'Averdoing,  à  condition  d*homme  vivant 
et  mourant,  pour  payer  les  cens  fonciers  et  annuels, 
aides  et  autres  redevances  ordinaires  et  accoutumées 
en  la  seigneurie  d'Averdoing. 


B.  1465.  (Carton.)  —  10  pièces,  parchemin  ;  31  pièces 
et  1  cahier  16  feuillets,  papier  ;  3  sceaux  en  mauvais  état. 


-t€e9.  —  ÉTèclié  et  éi^llsei  Mwermem  du 
d'Arras.  —  Octobre  1506.  Requête  de 
Jean  de  Labre,  chapelain  de  la  cathédrale  d*Arras, 
touchant  la  plainte  en  adultère  déposée  par  Lambert 
Mallet  contre  Jean  de  le  Saulx,  avocat.  —  Menri- 
court  (Méricourt  (?)),  le  23  mai;  sans  date  d'année; 
vers  1508.  Requête  de  Jean  de  Bules  (?)  à  l'archidu- 
chesse Marguerite,  demandant  son  appui  auprès  de 
monseigneur  l'évêque  d'Arras  pour  obtenir  la  place  de 
chanoine  au  chapitre  dudit  Arras  qu'il  sollicite  pour  son 
neveu  Robert  de  Bules  (?).  —  Condé,  le  23  mai  1508? 
Lettre  des  prévôt,  doyen  et  chapitre  de  l'église 
collégiale  Notre-Dame  de  Condé  à  l'archiduchesse 
Marguerite  au  sujet  de  sa  requête  en  faveur  du  docteur 
CoUerab  et  l'avertissant  que  le  prévôt  actuel  Josquin 
Desproz  (1)  est  en  bonne  santé.  —  Juillet  1512.  Lettre 
de  l'archiduchesse  Marguerite  ordonnant  l'inscription 
au  rôle  des  bénéfices  au  second  rang  des  prébendes 
de  Béthune,  de  M*  Martin  Bourgois,  chapelain  de 
l'archiduc  Charles  d'Autriche,  en  remplacement  de 
M^  Jacques  Favier,  ex-chantre  de  la  chapelle  de 
Charles  d'Autriche.  —  Mars  1515.  Bref  du  pape 
Léon  X  érigeant,  à  la  requête  de  Martin  Hames, 
seigneur  de  Bétencourt,  la  chapelle  dudit  lieu  en 
paroisse.—  5  octobre  1517.  Copie  d'un  arrêt  du 
parlement  de  Paris  pour  la  réforme  des  couvents  des 
Frères  Prêcheurs  d'Arras  et  de  St-Omer.  —  16  mai 
1521.  Procuration  pour  résigner  une  prébende  cano- 


(1)  Musicien  célèbre,  maître  de  chapeUe  du  roi  Louis  XII, 
mort  le  27  avril  1521.  Il  était  prévôt  de  la  coUégialc  de  Condé, 
sa  viUe  natale. 


niale  dans  l'église  collégiale  Notre-Dame  do  Condé 
donnée  par  Antoine  Lorthioir,  chanoine  de  ladite 
église. —  Rome,  la  veille  des  calendes  de  mai  (30  avril) 

1522.  Bulle  du  pape  Adrien  VI  instituant 

Gaillart,  recteur  de  Téglise  paroissiale  de  Sle-Élisabeth 
de  Champfleuri  en  la  ville  de  Douai  (1). —  Bruxelles,  le 
1*'  avril  1525.  Lettres  par  lesquelles  Tempereur  Charles 
Quint  permet  Texécution  des  bulles  et  provisions  de 
la  cure  de  Sailly,  obtenues  par  Jean  Giliec,  prêtre  de 
Douai.  —  5  mai  1525.  Acte  par  lequel  les  Cordeliers 
du  couvent  de  St-François  d'Arras  s'engagent  à 
célébrer  chaque  année  le  jour  de  la  St-Mathias,  jour 
anniversaire  de  la  naissance  de  TEmpereur,  une 
messe  solennelle  et,  après  son  décès,  un  obit  le  jour 
anniversaire  de  sa  mort,  en  considération  de  Tamor- 
tissement  qu'ils  ont  obtenu  pour  les  biens  de  leur 
couvent.  —  1525.  Requête  présentée  à  Tarchiduchesse 
Marguerite  de  la  part  des  abbesse  et  couvent  du 
Verger  de  Sin-les-Douai ,  relative  à  un  droit  de 
terrage  à  prendre  sur  1766  rasières  de  terre  au  terroir 
de  Quiévy.  —  1525  (?).  Ordonnance  concernant  les 
droits  et  privilèges  de  la  maison  de  la  Trinité  de  Douai 
-*  16  novembre  1529.  Bail  pour  huit  ans  de  11  men 
caudées  et  demie  de  terre,  à  usage  de  prés,  au  lieu 
dit  «  les  Prez  de  la  Thieuloye  »  accordé  par  Marc 
Charles  qui  les  tenait  des  religieuses  do  la  Thieuloye, 
à  Renault  Le  Grand.  —  22  mai  1548.  Attestation  par 
le  vicaire  du  diocèse  d'Arras  de  la  consécration  d'un 
autel  en  rhonneur  de  Dieu  Tout  Puissant,  de  la  Bien- 
heureuse Vierge  Marie,  do  Tous  les  Saints  et  Saintes, 
dans  la  chapelle  nouvellement  construite  pour  le 
couvent  des  Sœurs  Grises  à  La  Bassée.  —  1585. 
Compte  des  biens  et  revenus  de  l'église  St-Laurent  au 
faubourg  de  Lens  proche  Arras.  —  1606.  Requête  des 
mère  et  pauvres  religieuses  de  l'ordre  de  St-François 
à  Loonen  Flandre,  à  l'effet  d'obtenir  un  vieux  bâtiment 
à  Boucha  in,  pour  y  établir  quelques-unes  d'entre  elles 
qui  s'engageraient  à  y  tenir  une  école  pour  les  jeunes 
filles.  Appointement  en  marge  leur  accordant  une 
somme  de  20  livres.  —  Avril  1612.  Mandement  et 
quittance  concernant  le  payement  à  messire  Hermans 
d'Oltenberg,  évêque  d'Arras,  de  la  somme  de 
5794  livres,  5  sols,  à  bon  compte  des  droits  des 


(1)  Le  Cameracum  christianum  de  Le  Glay  ne  mentionne 
pas  cette  église  paroissiale  dédiée  à  Ste-Élisabeth  à  Douai.  11 
y  a  eu  peut-être  confusion  de  la  part  du  scribe  ayec  Téglise 
StrAlbin  située  aussi  dans  le  quartier  de  Champfleuri. 


406 


ARCHIVES  DU  NORD. 


dépèches  des  bulles  apostoliques  sur  les  pensions 
constituées,  Tune  de  2000  florins  par  an  sur  Tabbaye 
de  St-Berlin,  l'autre  de  3000  florins  par  an  sur 
Tabbaye  de  St-Marlin  de  Tournai.  —  1613.  Lettres 
et  mémoires  au  sujet  de  la  requête  des  abbé  et 
religieux  de  l'abbaye  d'Avesnos-lez-Arras ,  présen- 
tement' à  Ârras,  demandant  à  vendre,  à  charge  de 
remploi,  leurs  biens  sis  sur  les  frontières  de  France. 

—  22  octobre  1634.  Enregistrement  dos  lettres 
patentes  portant  amortissement  pour  les  biens  acquis 
par   l'abbaye   de    Notre-Dame  à  Avesnes-lez-Arras. 

—  1655.  Correspondance  au  sujet  des  biens  et  rentes 
de  l'abbaye  de  Ham-lez-Lillers.  —  12  janvier  1662. 
Ordonnance  des  Président  et  gens  de  la  Chambre 
des  Comptes  accordant,  sur  sa  requête,  à  Jacques 
Boulangier,  prêtre,  chapelain  à  Bouchain,  10  patards 
pour  chacune  des  messes  qu'il  dira  au  lieu  de  huit 
qu'il  avait  auparavant,  à  condition  de  tenir  les  diman- 
ches une  heure  précise  pour  donner  l'eau  bénite  et  de 
faire  avertir  le  Receveur.  —  3  avril  1662.  Permission 
accordée  aux  supérieur  et  religieux  Chartreux  de  la 
ville  de  Douai,  d'acquérir  une  maison  p()ur  se  loger, 
ladite  maison  appartenant  à  l'abbaye  St-Nicolasde 
Fumes.  —  1662.  Requête  et  avis  au  sujet  du  payement 
d'une  somme  de  500  florins  réclamée  par  François 
Rousseau,  chantre  et  chanoine  de  la  collégiale  St-Amé 
de  Douai,  commis  à  la  recette  des  collèges  de  St-Vaast 
et  des  Pères  Bénédictins  Anglais,  à  Douai. 


B.  14()6.  (Carton.)  —  12  pièces,  parchemin  ;  3  pièces,  papier; 

7  sceaux  incomplots. 


t09e-iS9&.  —  Collégiale  Ht-Amé  de  Banal.  — 

1076.  («  Actum  est  anno  ab  incarnatione  Domini 
millesimo  LXX^  VPy  Indictione  XIIII^  epacta XII  »). 
Confirmation  par  Philippe  P',  roi  de  France,  des 
privilèges  et  possessions  de  l'église  collégiale  St-Amé 
de  Douai;  vidimus  en  date  du  4  avril  1380  (1). 
—  Février  1265.  *(*  Datum  anno  Domini  millesimo 
dtccentissimo  sexagesimo  quarto^  mense  Febru- 
ario  »).  Nomination  d'arbitres  par  Marguerite,  com- 
tesse de  Flandre,  et  le  chapitre  St-Amé  à  Douai,  pour 
terminer  leurs  différends  au  sujet  de  la  haute  et  basse 
justice  à  Merville.  —  Mons,  le  13  avril  1265.  («  Actum 


(1)  L*original  de  ce  diplôme  se  trouve  aux  Archives  du  Nord, 
s^rie  G.  Fonds  de  St-Amé.  Carton  1.  Pièce  5. 


et  pronunciatum  apud  Montes  in  Hanonia,  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  sexagesimo  quinto^ 
mense  Aprili,  feria  secunda  post  octavas  Pasche  >). 
Jugement  rendu  par  les  arbitres  au  sujet  de  la  haute 
et  basse  justice  de  Merville.  —  30  avril  1265.  (<^  Datum 
anno  Domini  millésime)   ducentesimo  sexagesimo 
quinto,    in    vigilia  beatorum   Philippi   et  Jacobi 
apostolorum,  mense  Maio  »).  Lettre  par  lesquelles 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre,   et  Gui,  son  fils, 
confirment  la  sentence  rendue  par  des  arbitres  le  13 
avril  1265  pour  terminer  leurs  débats  avec  le  chapitre 
de  St-Amé  de  Douai,  touchant  la  justice  à  Merville; 
sous  le  vidimus  des  doyen  et  chapitre  de  St-Pierre  de 
Douai  ;  mêmes  lettres  sous  Iç  vidimus  des  échevins  de 
Douai  en  date  du  8  mars  1384|  à  la  suite  desquelles  se 
trouve  transcrit  l'article  suivant  de  la  même  écriture 
que  la  pièce  :  si  l'église  de  St-Amé  fait  quelque  injure 
au  Comte,  le  Comte  ou  son  bailli  pourra  arrêter  les 
plaids  généraux,  après  en  avoir  averti  TÉglise  Jusqu'à 
ce  que  le  Comte  soit  satisfait  \  —  version  française 
de  cette  charte.  —  Mai  1265.  («  Datum  anno  Domini 
millesimo  dtccentesim/)  sexagesimo  quintOy  m^nse 
Maio  »).  Confirmation  par  Guillaume  de  Hondschoote 
chapelain  du    pape,  prévôt   de   St-Amé   de   Douai, 
Thomas,  doyen,  et  par  le  chapitre  de  ladite  église,  de 
la  sentence  des  arbitres  du  13  avril  précédent.  — 
Poissy,   juillet  1278.    («  Actum   apud   Pissiacum, 
anno  m^illesimo  dtccentesimo  septtsogesimo  octavo^ 
mense  Julio  »).  Lettres  par  lesquellei  Philippe  III, 
roi  de  France,  confirme  les  privilègea  accordés  eu 
1076    par    Philippe  I*',    à   l'église   Saint -Amé    de 
Douai.  —  10  mars  1299.  {♦  L'an  del  Incarnation 
MCCLXXXXVIII,  le  mardi  après  le  Behourdich  »). 
Plaintes  des  doyen  et  chapitre  de  St-AmA  de  Douai  au 
sujet  des  usurpations  commises  par  les  gens  du  comte 
de  Flandre  à  rencontre  de  la  juridiction   qui  leur 
appartient  dans  leur  terre  de  Merville.  -^  Sans  date  ; 
vers  1299.  Réponses  des  gens  du  comte  de  Flandre 
aux  plaintes  ci-dessus.  —  Meaux,  novembre  1320. 
Lettres  par  lesquelles  Philippe  V,  roi  de  France,  prend 
sous  sa  protection  les  biens   de  Téglise  St-Amé  de 
Douai;  sous  le  vidimus  des  doyen  et   chapitre  de 
St-Pierre  à  Douai,  en  date  d^  4  avril  1880.  —  20 
novembre  1330.  Ajournement,  dans  le  débat  pendant 
entre  le  chapitre  St-Amé  de  Douai  et  Jean  et  Laurent 
Haguemuches.    —    4  avril    1385.    Mandement   de 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  pour  la  mi«e  à  exécution 
d'une  sentence  prononcée  par  les  gens  de  son  Conseil 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCESE  D'ARRAS. 


407 


le  18  mars  précédent,  en  faveur  des  doyen  et  chapitre 
de  St-Amé  à  Douai  contre  Guillaume  Surien,  bailli  de 
Merville. 


B.  1467.  (Carton.)  —  4  pièces  et  1  cahier,  6  feuillets, 
parchcmiu  ;  23  pièces  et  1  cahier,  8  feuillets,  papier. 

t4i6-i««S.  —  Éffllsc  colléfftole  de  Ht-Amé  de 
Banal.  —  18  et  21  février  1415.  Procuration  géné- 
rale et  spéciale  délivrée  par  le  chapitre  St-Amé  de 
Douai  à  plusieurs  de  ses  membres  et  autres,  à  TeiTet 
de  le  défendre  devant  toutes  cours  et  juridictions.  — 
16  avril  1461.  Sentence  en  faveur  de  Jean  de  Wavre- 
chain  contre  les  doyen  et  chapitre  de  l'église  St- 
Amé  de  Douai,  au  sujet  des  droits  seigneuriaux  pré- 
tendus par  ledit  chapitre.  —  1492.  Pièces  relatives  à 
la  plainte  des  doyen  et  chapitre  de  St-Amé  de  Douai, 
contre  Hector  du  Beixiuin,  écuyer,  bailli  de  Merville, 
au  sujet  des  vexations  et  injustices  dont  il  accablait  les 
habitants  dudit  lieu.  —  15  janvier  1518.  Enquête 
par  Jean  de  Warenghien  «  sur  la  situation,  grandeur, 
valeur  et  propriété  d'une  pièce  de  pré  sise  sur  la  Lys 
à  Merville,  nommée  le  Nid  du  Cygne,  autrefois 
arrenlée  par  ceux  du  chapitre  St-Amé  de  Douai  à  Jean 
Le  Cocq  ».  —  Sans  date;  vers  1518.  Ordonnance  du 
roi  d'Espagne,  Charles,  archiduc  d'Autriche,  pour  la 
mise  en  possession  d'une  prébende  en  l'église  St- 
Amé  de  Douai,  en  faveur  de  Bon  Preudhomme,  li- 
cencié-ès-lois,  officiai  de  Cambrai.  —  Sans  date; 
XVP  siècle.  Requête  des  doyen  et  chapitre  St-Amé  de 
Douai  au  président  de  la  Chambre  des  Comptes  à 
Lille,  par  laquelle  ils  déclarent  qu'ils  sont  prêts, 
conformément  à  la  sentence  de  l'Empereur,  à  rece- 
voir chaque  chapelain  de  ladite  église  «  en  particulier 
pour  avoir  et  prendre  vin  en  leur  célier  ».  —  2  avril 
1605.  Sentence  du  Grand  Conseil  de  Malines,  dans  le 
procès  pendant  entre  les  chanoines  de  l'église  St- 
Amé  He  Douai  et  les  héritiers  de  Mathias  Lemieuvre, 
jadis  écolâtre  de  ladite  église,  qui  avait  été  accusé 
d'hérésie.  —  1648.  Pièces  concernant  la  collation 
d'une  prébende  canoniale  dans  Téglise  St-Amé  de 
Douai  au  profit  d'Albert  du  Bois,  clerc  du  diocèse 
d'Arras.  —  15  février  1649.  Collation  en  faveur  de 
messire  Godefroid  Claque,  clerc  du  diocèse  de 
Malines,  docteur  es  arts  et  bachelier  in  utroque 
jure  de  l'Université  de  Louvain,  de  la  prébende  cano- 
niale et  des  autres  bénéfices  possédés  en  l'église  St- 
Amé  de  Douai  par  feu  Noël  Gallois.  —  1652-1664. 


Requêtes  au  sujet  du  conflit  de  juridiction  entre  les 
officiers  du  Roi  Catholique  et  ceux  du  chapitre  St- 
Amé,  à  Merville.  —  1659.  Note  au  sujet  du  différend 
existant  entre  le  chapitre  St-Amé  de  Douai  et  le 
bailli  de  Merville.  —  12  février  1660.  Consultation 
signée  par  de  Boulongue,  archidiacre  et  chanoine  de 
Tournai,  et  P.  Masurel,  aussi  chanoine  de  Tournai,  au 
sujet  de  la  résignation  faite  par  D.  Jacques,  de  la 
prébende  canoniale  qu'il  avait  dans  l'église  St-Amé  de 
Douai.  —  25  février  1662.  Raisons  de  droit  alléguées 
par  Albert  Du  Bois,  clerc  tonsuré  du  diocèse  d'Arras, 
pour  être  maintenu  dans  le  bénéfice  d'une  prébende 
canoniale  en  l'église  St-Amé  de  Douai.  —  1663.  Cor- 
respondance et  pièces  diverses  au  sujet  du  différend 
pendant  entre  les  officiers  du  Roi  Catholique  et  ceux 
du  chapitre  St-Amé  de  Douai  au  su}et  de  la  juridiction 
de  Merville. 


B.  1468.  (Carton.)  —  7  pièces,  parchemin;  4  pièces 
et  2  rouleaux,  papier;  5  sceaux  écrasés  ou  incomplets. 

itllO-t44l9.  —  Éffllse  He-Plerre  de  Banal.  — 

Octobre  1290.^  («  En  l'an  del  Iticarnation  Nostre 
Seigneur  Jhèsu  Crist  mil  deus  cens  quatre  vins  et 
diSj  el  mois  de  octemby^e  »).  Confirmation  par  Gui, 
comte  de  Flandre,  de  la  fondation  d'une  chapelle 
dans  l'église  St-Pierre  à  Douai,  faite  par  Guillaume 
Li  Bleus  de  Montigni,  chevalier.  —  5  janvier  1306. 
(«L'an  de  grâce  mil  trois  cens  etcinch,  le  nuit  de 
le  Typhanie  t).  Lettres  par  lesquelles  Gérard  de 
Ferlin,  prévôt  de  St-Pierre  de  Douai,  promet  d'indem- 
niser Robert,  comte  do  Flandre,  de  l'engagement  pris 
par  lui  de  dédommager  le  chapitre  de  Douai  de  tout 
ce  qu'il  pourrait  souffrir  pour  avoir  accédé  à  l'appel 
dudit  prévôt.  —  Avignon,  le  13  juin  1317.  («  Avi- 
nione  idibus  junii,  pontificatus  doniini  Johannis 
pape  XXII,  anno  primo  »).  Acte  par  lequel  Bernard, 
évèque  d'Arras,  auditeur  du  pape  Jean  XXII,  atteste 
l'opposition  faite  par  le  procureur  de  Robert,  comte 
de  Flandre,  aux  lettres  du  procureur  du  chapitre  St- 
Pierre  de  Douai,  touchant  les  biens  aliénés  de  cette 
église.  —  Douai,  le  2  septembre  1374.  Lettre  de 
Bernard  Dugardin,  bailli  de  Douai,  au  chancelier  de 
Flandre  lui  donnant  les  renseignements  demandés 
sur  le  fils  de  Jacquemard  le  Watier  à  qui  le  comte 
de  Flandre  avait  donné  la  chapelle  des  Raines  en 
l'église  St-Pierre  de  Douai.  —  Arras,  le  15  octobre 
1374.  Letttre  du  doyen  de  la  Madeleine  à  Sigier  de 


406 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Beke^  chancelier  de  Flandre,  au  sujet  de  la  chapelle 
des  Raines^  fondée  en  Téglise  Sl-Pierre  de  Douai.  — 
Sans  date  ;  1374.  Requête  adressée  au  comte  de  Flan- 
dre par  son  petit  diacre  Bertrand  Marchand  pour 
entrer  en  possession  de  la  chapelle  des  Raines  en 
réglise  St-Pierre  de  Douai  qui  lui  a  été  donnée  par  le 
dit  comte.  —  19  novembre  1391.  Lettres  par  lesquelles 
les  prévôt,  doyen  et  chapitre  de  l'église  St-Pierre  de 
Douai  promettent  de  dire  tous  les  ans,  à  perpétuité,  une 
messe  pour  Yolande  de  Flandre,  comtesse  de  Bar.  — 
11  novembre  1401.  Acte  par  lequel  le  chapitre  St- 
Pierre  de  Douai,  en  reconnaissance  de  la  donation 
de  terres  que  lui  a  faites  Marguerite  de  Flandre,  du- 
chesse de  Bourgogne,  .s'engage  à  célébrer  tous  les  ans 
le  18  mai,  un  service  solennel  pour  l'âme  de  Wasse- 
lin  de  Gomary,  chanoine  dudit  chapitre.  —  22  mai 
1405  et  1412.  Sauvegardes  accordées  par  Charles  VI, 
roi  de  France,  au  chapitre  St-Pierre  de  Douai.  — 
Sans  date;  vers  1405.  «  Ce  sont  les  oppressions, 
injures,  navreures  et  villenies  faites  aux  personnes  de 
l'église  St-Pierre  de  Douai  depuis  vingt  ans  ença, 
desquelles  lesdits  du  chapitre  n'ont  pu  avoir  justice, 
ni  raison  par  le  bailli,  ni  par  les  échevins  dudit 
Douai.  »  —  24  août  1406.  Quittance  par  les  prévôt  et 
chapitre  St-Pierre  de  Douai,  d'une  année  de  la  rente 
qui  leur  était  due  sur  le  tonlieu  de  Cassel  à  cause  de 
la  chapelle  de  Sl-Saulve  en  leur  église.  —  27  février 
1467-11  juin  1467.  Vidimus  des  lettres  patentes  du 
duc  de  Bourgogne  Philippe  le  Bon  portant  mainlevée 
de  la  saisie  qu'il  avait  fait  mettre  sur  les  biens  des 
églises  St-Pierre  etSt-Améde  Douai,  sis  en  Hainaut  et 
en  Ostrevanl.  —  Sans  date;  XV*  siècle.  Requête 
adressée  au  duc  de  Bourgogne  par  Jean  Willequin, 
bourgeois  de  Douai,  tendant  à  obtenir  l'amortisse- 
ment d'une  rente  de  six  livres  et  de  six  rasières  et 
deux  coupes  de  froment,  donnée  à  l'église  St-Pierre  de 
Douai  pour  la  fondation  d'une  chapelle. 

B.  1409.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin. 

tS94Ui»IS.  —  Étfline  HUAlMn   de  Douai.  — 

En  la  halle  à  Douai,  l^^  novembre  1324.  Donation 
faite  à  la  table  du  St-Esprit,  en  Téglise  St-Albin  de 
Douai,  par  Jean  li  Croisiés,  chapelain  perpétuel  de 
l'église  Sl-Amé  de  Douai,  fils  de  défunts  Huon  Le  Croi- 
siés et  de  Oldain,  sa  femme,  pour  le  repos  des  âmes  de 
ses  dits  père  et  mère  et  de  ses  frères  et  sœurs,  de  son 
managej  et  iènenient  sis  au  pré  devant  la  fontaine, 


l'usufruit  dudit  manage  réservé  au  donateur  sa  vie 
durant.  —  1"  mars  1376.  (♦  Le  premier  jour  du  mois 
de  march  Van  mil  CCCLXXV  »).  Arrentement  fait 
par  les  pourvoyeurs  et  rewart  de  la  table  des  pauvres 
du  St-Esprit  en  l'église  St-Albin  de  Douai,  à  Jean  Lour- 
diaus,  de  5  coupes  de  terre  situées  en  l'échevinage  de 
Douai,  moyennant  six  coupes  de  blé  par  an.  — 
10  mars  1381.  Arrentement  fait  par  les  mêmes  au  pro- 
iit  de  Jean  Dauby  de  Gondecourt,  boorgeois  de  Douai, 
d'un  jardin  et  d'un  héritage  contenant  3  coupes  de 
terre  situées  en  la  r^ue  devant  Laubelet  Du  Préj 
moyennant  102  sols  parisis  de  rente  annuelle.  — 
15  mai  1393.  Donation  par  Jeanne  Li  Jouene,  veuve  de 
Jean  Li  Régnier,  charpentier,  à  la  table  des  pauvres 
de  réglise  St-Albin,  de  9  coupes  de  terre  situées  en  la 
rue  des  Translois,  derrière  l'abbaye  des  Près,  à 
charge  d'un  obit  annuel. 

R.  1470.  (Carton.)  —  2  pièces  et  1  rouleau,  parchemin; 
3  rouleaux,  papier;  2  sceaux  incomplets. 


1945-1499.  —  Abbaye  de  Mw 
Prés  de  Douai.  —  Juin  1245.  («  Actum^  anno 
Domini  M^  CO*  quadragisimo  quinte,  mense 
Junio  t).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse 
de  Flandre  et  de  Hainaut,  déclare  confirmer  la  dona- 
tion faite  par  les  filles  de  feu  Hellin,  seigneur  d'Aul- 
noy,  de  terres  situées  à  Préseau,  à  l'abbaye  des  Prés 
près  Douai.  —  1416.  Enquête  au  sujet  de  la  possession 
de  6  rasières  de  terres  contestées  entre  les  dames  de 
l'abbaye  des  Prés,  à  Douai,  et  Guillaume  Mathe.  — 
12  avril  1477.  Lettres  de  la  duchesse  Marie  de  Bour- 
gogne accordant  amortissement  pour  des  biens  acquis 
à  Douai  par  les  religieuses  de  l'abbaye  Notre-Dame- 
des-Prés. 

B.  1471.   (Carton.)  —  25  pièces,  parchemin;  9  pièces,  papier; 
12  sceaux  brisée  ou  incomplets  et  plusieurs  fragments. 

i09»-t6S«.  —  Abbaye  d'Aneliln.  —  1079. 
(«  Actum  est  hoc  anno  ab  hicamaiione  Domini 
M^LXXf^IXf*,  indictione  secunda,  anno  vei^o  Hen- 
rici  régis  XXVP,  presulatus  vero  Gerardi  episcopi 
Ca7nerace?isis  TIIP  »).  Copie  du  XIII*  siècle  des 
lettres  par  lesquelles  Gérard,  évêque  de  Cambrai, 
octroie  de  nouvelles  possessions  à  celles  qui  ont  été 
données  à  l'abbaye  d'Anchin  (1).  — 1168.  {<  Actum 


(1)  Les  originaux  de  cette  charte  et  des  suivantes  se  tronrent 
aux  Archives  du  Nord.  Série  H.  Ponds  d'Anchin.  Carton  1. 


CHAMBKK  DKS  CO.MITKS  I)K  LILLK.  —  TRESOR  DKS  CHARTKS.  —  DIOCÈSK  D'ARRAS. 


4(K> 


est  ht  H)  tniiU)  M'*0*  LVlir*  »),  Lettres  par  leqiielles 
Philippe  d'Alsace,  comte  de  Flandre,  déclare  que 
Robert  de  Montigny  a  donné  à  rab])aye  d'Anchin  une 
partie  de  bois,  en  échange  de  certaines  terres;  copic^ 
du  XIII*  siècle.  —  H78.  («  Actani  atmo  [ncarnatl 
Verbi  M^  C^  /.XX»  F///"  »).  Lettres  par  lesquelles 
Baudouin,  comte  de  Hainaut ,  reconnaît  que  Tabbayo 
d'Anchin  possède  librement  Auberchicourt  et  Pec- 
queneourt  et  qu'il  n'y  a  aucun  droit;  vidimus  du 
8  août  1339  et  deux  copies  simples.  —  1185.  («  Actani 
ttumVvrbilncui'nati  M^'C' LXXXV"  »)^  Lettres  par 
lesquelles  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Verman- 
dois,  déclarent  qu'en  sa  présence  Robert  de  Montigny 
reconnaît  avoir  commis  des  vexations  à  l'oncontro  des 
possessions  de  Tabbaye  d'Anchin,  et  qu'il  consent  ainsi 
qu'Agnès,  sa  femme,  et  Rénier,  son  frère,  h  laisser  cotte 
abbayeji  )uir  paisiblemen  l  de  10  m  ni(ls(decetn  inodiatcu) 
de  bois,  d'un  ruisseau  avec  les  deux  rives  allant  de 
I^laing  au  vivier  d'Anchin,  du  chemin  qui  conduit  d'An- 
chin  au  Mont-St-Remi.  du  droit  de  preudre  de  la  pierre 
et  du  sable  où  elle  pourra  en  trouver,  du  chemin  qui  va 
do  la  carrière  au  fossé,  à  l'endroit  où  Ton  décharge  les 
chariots,  et  de  la  navigation  sur  le  fossé,  a  condition 
que  l'abbaye  entretienne  ce  fossé.  —  Mars  1255. 
(«  Che  fa  fait  en  Vnn  (tel  Incarnation  Nostre 
Seigt*ear  Jliésu  Criât  mit  et  (fens  cens  et  cincqaante 
et  quatre,  el  mois  rie  march  »).  Vente  par  Arnoul, 
sire  de  (]ysoing,  à  l'abbaye  d'Anchin,  de  tout  ce  qui 
lui  appartenait  dans  les  paroisses  de  Templeuve-on- 
Pévèle  et  de  St-Nicolas,  tenu  en  alleu  de  la  terre  de 
I^ndas.  —  Juillet  1255.  («  Ce  fa  fait  en  t^an  (tel 
Incarnation  Jhésu  Crist  mil  et  CC  et  cincqaante  et 
cvinc  el  mois  fie  julép).  Nomination  d'arbitres  par 
Tabbaye  d'Anchin  pour  terminer  les  différends  qu'elle 
a  avec  Wis,  seigneur  de  Montigny,  au  sujet  de  leui-s 
justices  repectives  sur  certaines  terres  ;  —  pareilles 
lettres  de  Wis,  seigneur  de  Montigny.  — AvriH2r)9. 
(«  L*aH  fiel  Incarnation  Nf^stre  Seigneur  mil  cleas 
ce/iSy  chuincquante  nuef^  el  mois  rravril  »).  Accord 
entre  l'abbaye  d'Anchin  et  Gui,  comte  de  Flandre, 
au  sujet  de  la  juridiction  sur  leurs  hôtes  dans  la  ville 
de  Nœux  près  de  Béthnne.  —  Juillet  1283.  («  L*an  (tel 
Incarnation  Nostre  Signe  a  r  mil  rie  us  cens  quatre 
vins  et  troiSf  au  mois  de  Julè  »).  Nomination  par 
Rol>erl,  comte  de  Xcvers,  d'un  arbitre  pour  terminer 
avec  celui  de  l'abbaye  d'Anchin  les  débats  pendants 
entre  eux  au  sujet  des  justice  et  seigneurie  dans  la 
paroisso  de  I^  Bourse,  —  17  juin  128G.  Mandement 


de  Philippe  le  Bel,  roi  de  France,  ordonnant  de  ne 
mettre  aucun  empêchement  à  ce  que  frère  Jean,  dit 
Bailiet,  nommé  abbé  d'Anchin  et  consacré  par  son 
ordinaire,  puisse  aller  librement  dans  son  abbaye 
puisqu'elle  fait  partie  du  royaume  de  France  el  non 
du  (^omté  de  Hainaut.  —  H  juillet  1289.  («  L'an  del 
Incarnation  Nostre  Signetw  mil  deus  cens  quatre 
V)ins  et  nuef  es  Octaves  de  la  f este  saint  Pierre  et 
suint  Pol  »).  Lettres  par  lesquelles  Kverard,  abbé 
d'Anchin,  prie  le  comte  de  Hainaut  de  l'aider  à  faire 
arrêter  plusieurs  moines  de  son  abbaye,  rebelles  à 
ses  ordres.  —  Novembre  1312.  Accord  entre  Walle- 
ran  de  Luxembourg  et  l'abbaye  d'Anchin  au  sujet  du 
marais  d'Emmerin  ;  copie  faite  par  Charles  (ioubelle, 
trésorier  des  chartes  de  Hainaut,  le  15  juin  IGOl.  — 
1334-153C.  Pièces  relatives  à  un  différend  existant 
entre  les  comtes  d'Artois,  d'une  part,  l'abbaye  d'An- 
chin et  le  prieuré  de  St-Georges-les-Hesdin,  au  sujet 
des  bois  et  forêts  et  de  la  succession  des  bâtards.  — 
A  l'entrée  de  la  première  partie  de  l'abbaye  d'Anchin, 
le  17  septembre  1330,  Acte  notarial  dressé  par 
Nicaise  de  Vaux  (de  Vallibus)  contenant  la  conven- 
tion touchant  une  garnison  mise  en  l'abbaye  d'Anchin. 

—  Douai,  le  8  mai  1340.  Promesse  faite  par  Raoul, 
comte  d'Eu,  connétable  de  France,  à  l'abbé  et  aux 
religieux  d'Anchin,  de  ne  point  mettre  de  gens  de 
guerre  en  ladite  abbaye,  ni  eu  la  ville  de  Pecquen- 
court.  ^  Baoelingheham,  io  20  novembre  1353. 
Lettres  par  lesquelles  Jean  H,  roi  do  France,  accorde 
un  sauf-conduit  pour  quinze  jours  à  Nicolas,  seigneur 
de  Lalaiug,  Gilles,  dit  Harmeau,  <le  Quiévraing, 
seigneur  de  Fonlenay,  Jean  de  Harchies,  Gérard,  de 
Vendegies,  et  Guillaume  du  Castely,  châtelain  d'Ath, 
à  Tcffel  de  se  présenter  devant  lui  pour  faire  leurs 
excuses  des  méfaits  commis  par  eux  à  rencontre  de 
l'abbaye  d'Anchin,  à  Pecquencourt  ;  avec  des  lettres 
du  même  prince  en  date  du  13  novembre  1353  décla- 
rant qu'il  a  reçu  les  excuses  desdits  seigneui*s  et  deux 
enquêtes   au   sujet    des    méfaits    commis    par   eux. 

—  15  septembre  1302.  Procuration  donnée  par  Pierre, 
abbé  d'Anchin,  à  VValleran  d'Estourmel,  prieur,  et 
Jean  Bescot,  religieux  de  ladite  abbaye,  pour  supplier 
le  duc  Albert  de  Kavière  et  son  conseil  de  vouloir 
remettre  entre  les  mains  de  cet  abbé  la  justice  de 
Pecquencourt  et  d'Auberchicourt  dont  il  s'était  saisi  et 
qui  appartenait  à  l'abbaye.  —  12  août  1363.  Déclara- 
tion par  Pierre,  abbé  d'Anchin,  que  Jean  d'Avion, 
bâtard  et  valet  de  sa  censé  de  Vred,  mis  en  la  prison 


Nord.  —  Skrie  B.  —  Tome  1.  (2*  Partie). 


:a 


AlO 


ARCHIVKS  DU  NORD. 


(i'Ancllin  par  le  bailli  de  ladite  église,  appartienl  véri- 
tablemonl  à  la  justice  de  Vred.  —  12  décembre  13(55. 
Donation  par  Jean  le  Simon,  dit  Le  Fèvre,  et  Agnès 
Libelle,  sa  femme,  de  6  sols  parisis  de  renie  aux 
pitances  de  ral)l)aye  d'Anchin.  —  Mardi,  le  26  no- 
vembre 1381.  Sontence  interloculoire  rendue  par  Jean 
de  le  Haie,  écuyer,  lieutenant  à  Douai  du  souverain 
bailliage  de  Lille ,  Douai  et  Orchies,  rentre  les  religieux, 
abbé  et  couvent  de  l'église  d'Ancbin,  d'une  part,  le 
procureur  do  la  ville  de  Douai  et  le  procureur  de 
riiôpital  des  Charlriors  et  des  adminislrateui*s  de 
l'aumône  de  ladilo  ville,  d'autre  part,  portant  entérine- 
ment d'une  commission  obtenue  par  ladite  abbaye 
pour  être  déchargée  des  rentes  viagères  par  elle  dues 
auxdits  hôpital  et  aumône  ;  double  de  cette  sentence. 

—  4  février  1382.  («  Mil  trois  cens  quatre  vifts  et 
un  »).  Sentence  du  môme  lieutenant  permettant  de 
contraindre  l'abbaye  d'Ancbin  à  payer  en  monnaie 
royale  les  rentes  constituées,  dues  ou  vendues  par 
elle  à  l'hôpital  des  Chartriers  et  à  l'aumône  de  Douai 
et  dont  elle  avait  reçu  le  principal  en  ladite  monnaie  ; 

—  double  de  cette  sentence.  —  7  mai  1397.  Sentence 
au  profit  du  comte  de  Namur,  seigneur  de  Béthune, 
contre  les  religieux  d'Ancbin,  pour  le  fait  de  la  justice 
de  Hersin. 


B.  1472.  (Canon.)  —  12  pièces  et  1  cahier,  22  feuillets, 
parchemin;  7  pièces,  papier;  3  sceaux  hrisés  ou  écrasés. 

tAOU-i&es.  —  Ablmye  d'Ancbin.  — 1409.  Pièces 
du  procès  entre  Guillaume  Maître  et  Jacques  de 
Sémeries  au  sujet  de  la  censé  d'Inchy  appartenant  à 
l'abbaye  d'Ancbin.  —  13  décembre  1411.  Arrentement 
perpétuel  fait  par  le  pituncier  d'Ancbin  du  pré  Gillot 
de  Gand,  situé  à  Vred.  —  1423,  28  juin.  Achat  par 
les  abbé  et  religieux  d'Ancbin,  d'une  coupe  de  terre 
gisant  en  la  ville  de  Boucheneuil.  —  2  novembre  1437. 
Ordonnance  du  duc  Philippe  le  Bon  pour  contraindre 
Philippe  de  Raisse  (Raches)  à  payer  aux  religieux 
d'Anchin,  une  rente  dont  il  est  débiteur  envers  eux,  à 
cause  d'un  fief  qui  s'étend  dans  les  paroisses  de  Tem- 
pleuve-en-Pévèle,  de  Cappelle  et  de  Bersée.  —  A  août 
1454.  Acte  par  lequel  Eloi  Landy,  curé  de  Templeuve- 
en-Pévèle,  reconnaît  qu'il  est  tenu  à  faire  les  répara- 
tions nécessaires  au  chancel  de  l'église  dudit  lieu  qu'il 
prétendait  auparavant  être  à  la  charge  de  l'abbaye  d'An- 
chin. —  5  février  1460.  Sentence  de  Mahieu  de  Mares, 
écuyer,  prévôt  de  Beauquesne,  dans  le  différend  qui 


s'était  élevé  entre  l'abbaye  dWnchin  et  messire  Andrieu 
deFloury,  prêtre,  vice- gérant  de  l'église  paroissiale  de 
Noyelles-sous-Lens  en  Artois  dont  ladite  abbaye  avait 
le  patronage.  —  19  septembre  1465.  Sentence  rendue 
par  Gilles  Hourrier,  doyen  de  l'église  St-Géry  de 
Cambrai,  délégué  mf  hoc  ddnis  cette  affaire,  pronon- 
çant dans  le  litige  entre  les  abbayes  d'Anchin  et  de 
Flines  au  sujet  des  dîmes  de  Cappelle-en-Pévèle.  — 

13  juin  146(>.  Lettres  du  roi  Louis  XI  exemptant  des 
tailles  et  impositions  foraines  les  biens  que  possède 
l'abbaye  d'Anchin  dans  le  royaume  de  France.  — 

14  juillet  I  iO().  Plainte  des  abbés  et  religieux  d'Anchin 
et  du  Mont  St-Eloi  au  sujet  des  dîmes  de  Divion.  — 
28  février  14G7.  Sentence  rendue  par  l'official 
d'Arras  dans  le  différend  entre  l'abbaye  d'Anchin  et  le 
curé  de  Bugnastre  (Beugnalre)  au  sujet  du  droit  d'obla- 
tion  de  ladite  église.  —  18  janvier  1470.  Appointemenl 
faitentrel'abbayed'Anchinetl'abbessedeFlinesausujet 
de  certaines  dîmes  à  Gappelle-en-Pévèle. — XV**  siècle. 

Copie  d'un  mandement  de  Henri (?)  pour  le  droit  de 

XX*  sur  le  bois  de  Wage  près  d'Ostricourt,  appartenant 
à  Monseigneur  de  Sl-Pol.  —  21  août  1503.  Mandement 
de  Louis  XII,  roi  de  France,  prescrivant  au  bailli 
d'Amiens  de  faire  une  enquête  au  sujet  du  droit 
d'afforage  sur  les  bois  d'Esquerchin,  litigieux  entre 
Philippe,  archiduc  d'Autriche,  comte  de  Flandre,  et 
les  abbés  et  religieux  d'Anchin  ;  —  copie  de  ladite 
enquête.  —  1568.  Bail  des  dîmes  appartenant  à 
l'abbaye  d'Ancbin  au  territoire  d'Aubrometz.  —  Sans 
date  ;  XM®  siècle.  Pièce  de  procédure  dans  le  diffé- 
rend entre  les  religieux,  abbé  et  couvent  d'Anchin, 
d'une  part,  et  Jean  de  Folleville,  écuyer,  seigneur  de 
Beaumarlin,  et  demoiselle  Françoise  de  I3ar,  son 
épouse,  d'autre  part. 

H.  I'i73.  (Carton.)  —  8  piôrcs,  parchemin;  2  pièces  ei  1  n)uleau, 
papier;  'i  sceaux  écrasés  on  incomplets. 

tt44-t«09.    —    Ablmye   de   Sl»rehleime«.  — 

Février  1244.  («  Datu/n  anno  Doènini  M^CC^qaa- 
draf/esihio  tercio,  ntense  Februario  »).  Confirmation 
par  Robert ,  évêque  de  Liège,  du  don  de  la  ville  de 
Fenain  à  l'abbaye  de  Marchiennes,  par  Thomas  et 
Jeanne,  comte  et  comtesse  de  Flandre  ;  semblables 
lettres  dans  un  rouleau  de  parchemin  ;  autre  copie  des 
mômes  lettres  —  Valenciennes,  le  29  août  1313. 
(«  Le  jour  saint  Jehan  Dècollacé  »).  Accord  entre 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  et  l'abbaye  de  Mar- 


CHAMBRK  DKS  COMl'TKS  DK  LILLK.  —  TRESOR  DKS  CHAKÏKS.  —  DIOCKSK  DWRRAS. 


411 


chiennes  au  sujet  de  la  lerre  de  Fenain.  —  Houlogne- 
sur-Mer,  le  12  septembre  1335.  Mandement  de  Phi- 
lippe do  Valois,  roi  de  France,  ordonnant  au  gouver- 
neur de  Lille  et  de  Tournai,  de  faire  une  enquête  au 
sujet  de  Tabbaye  de  Marchiennes  sur  les  plaintes  du 
comte  de  Hainaut.  — Douai,  16  juin  1387.  Lettres  de 
Philippe,  duc  de  Bourgofçne,  et  des  abbé  et  couvent  de 
Marchiennes,  par  lesquelles  ils  prolongent  le  temps 
qu'ils  avaient  accordé  à  Jean  Dudrac  et  à  Walier 
Walerel,  conseillers  du  Duc,  pour  faire  une  enquête 
sur  les  dilTérends  existant  entre  le  Duc  et  ladite 
abbaye.  —  1425.  Débat  au  sujet  des  dîmes  de  Saude- 
mont  entre  le  chapitre  St-Amé  de  Douai  et  Taljbaye 
de  Marchiennes.  —  Sans  date  ;  XV**  siècle.  Requête 
des  abbé  et  religieux  de  Marcliiennes  dans  les  procès 
pendant  entre  eux  et  les  habitants  de  iJouvignies.  — 
17  mai  1568.  Acensemeni  consenti  par  l'abbé  de  Mar- 
chiennes au  profit  de  Jean  Taine,  Gillette  Hugart,  sa 
femme,  et  Jean  Hugart,  de  12  muids  et  4  mencaudées 
de  terres  labourables  sises  à  Hordaing.  —  15  février 
1599.  l^ail  par  Pierre  Pierrart,  abbé  de  Marchiennes, 
à  quatre  habitants  de  Beuvry,  de  terres  sises  dans 
cette  localité.  —  Sans  date;  XVI*  siècle.  Fragment 
d'une  pièce  de  procédure  en  flamand  relative  aux 
biens  de  l'abbaye  de  Marchiennes.  —  1(302.  Déclara- 
tion des  fiefs  relevant  de  l'abbaye  de  Marchiennes  à 
cause  de  sa  terre  et  de  sa  seigneurie  à  Ronchin. 

B.  1474.  (Carton.)  —  10  piccos,  parchemin;  11  piôces 
et  3  cîihiers,  Xy  feuillets,  papier:  plusieurs  fragment^  «le  **<*eaux. 

ttS4-i&9i Abliaje  de  FlIneM.  —  1234,  mai. 

Lettres  de  Marguerite  de  Dampierre  et  de  Jeanne, 
i:omtesse  de  Flandre,  par  lesquelles  elles  donnent 
respectivement  à  l'abbaye  do  Flines,  deux  renies  en 
argent,  l'une  de  cent  livres  et  l'autre  de  dix  livres 
monnaie  de  Flandre.  —  1245,  mars.  («  Datfan  anno 
Doitiiin  M^  CC^  quadran&^imn  quarto,  tueuse  Mur- 
tio  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse  de 
Flandre,  donne  à  l'abbaye  de  l'Honneur  Notre-Dame 
près  d'Orchies  (transférée  plus  tard  à  Flines),  un  fief 
acheté  jadis  par  elle  de  Jean,  châtelain  de  Lille,  et  qui 
comprend  le  Barœul  avec  tout  ce  qui  en  dépend,  saui 
les  quatre  hautes  justices  et  les  hommages  qu'elle  se 
réserve.  —Juin  1261.  («  Daium  auuo  Doniièti  éiiille- 
Ht/no  ducenteshno  seœageHutio  jjrinio ,  ttuntse. 
junio  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse 
de  Flandre,  accorde  des  privilèges   à    l'abbaye   de 


Flines;  copie  authentique  du  17  octobre  107(3.  — 
Septembre  1265.  («  IJatt  dd  lucarutitton  Jhésu 
Crist  mil  et  deus  cens  et  sexante  cuinc^  el  tnois  de 
sejdembre  *).  lettres  par  lesquelles  Robert  de  Bé- 
thune,  fils  aîné  de  Gui,  comte  de  Flandre,  confirme 
les  lettres  de  Mahaut,  dame  de  Uéthune,  sa  mère,  y 
insérées  et  datées  du  jeudi  après  Pâques  (13  avril) 
1262,  fondant  une  chapelle  en  l'abbaye  de  Flines,  et 
augmente  la  dotation  de  cette  chapelle  de  100  sols  â 
recevoir  tous  les  ans  sur  le  tonlieu  de  Warneton  ; 
sous  le  vidimus  du  chapitre  St-Pierre  de  Douai,  en 
date  du  22  septembre  1357.  —  Paris,  mars  1269. 
(<f  Actuni  ParishiSy  anno  Domini  millesimo  CC^ 
.sex'ayesimo  octaco^  mense  Marcio  »).  Lettres  par 
lesquelles  Louis,  roi  de  France,  confirme  la  posses- 
sion de  tous  les  biens  de  l'abbaye  de  Flines  ;  sous  le 
vidimus  des  échevins  de  Douai  du  18  février  1383  dans 
un  autre  vidimus  des  mêmes  échevins  en  date  du 
24  décembre  1433.  —  Mai  1276.  («  Datutu  anno 
'Dountil  tnilleMuto  durenteaiètio  septnagesimo  sexto, 
è  ne  use  Mnio  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite, 
comtesse  de  Flandre,  donne  aux  abbesse  et  couvent 
de  Flines,  une  rente  de  cent  livres,  monnaie  de  Flan- 
dre, à  recevoir  tous  les  ans,  à  la  St-Jean,  sur  l'espier 
deFurnes;  confirmation  de  cotte  donation  par  le 
comte  Gui.  —  22  février  1277.  («  Uuh  (tel  Incarna- 
tion Nostre  Seigneur  Jhésu  Crist  mil  deas  cens 
soissantc  ef  sèze ,  le  jour  (U*  saint  Pière  en  fè- 
varier  »).  Donation  par  Marguerite,  comtesse  de  Flan- 
dre, à  l'abbaye  de  Flines,.  de  80  livres,  monnaie  de 
Flandre,  à  recevoir  chaque  année  sur  les  renenghes 
à  la  Nativité  de  St-Jean-Baptiste.  —  26  décembre 
1278.  («  En  Van  del  Incaifiation  Nostre  Ségnear 
Jlièsa  Crist  mil  et  CC  et  LXXVIII,  el  mois  de 
décembre  lendemain  de  la  NatitHtè  Jfièsa  Crist, 
le  joar  saint  Estierene  >>'.  Confirmation  par  la  com- 
tesse Marguerite  des  biens  et  possessions  de  l'abbaye 
de  Flines,  ne  se  réservant  pour  elle  el  ses  successeurs 
comtes  et  comtesses  de  Flandre,  que  sept  justices, 
savoir  :  les  quatre  hautes  justices,  la  mort  d'homme, 
le  larron  et  la  coupure  de  membre.  —  1320-1321. 
Fragment  de  compte  des  rentes  dues  à  l'abbaye  de 
Flines.  —  Poissy,  le  14  février  13^1.  («  Lan  mil  trois 
cens  trente  et  trois  »).  Mandement  de  Philippe,  roi 
de  France,  ordonnant  aux  trésoriers  de  Paris  de  faire 
payer  â  l'abbaye  de  Flines,  les  sommes  qui  étaient 
dues  à  cette  abbaye  en  vertu  de  ses  lettres  royales.  — 
28  mars  1337.  («  Af/7  trois  cens  trente  et  sys  »).  Lot- 


412 


ARCHIVES  DU  NORD. 


très  par  lesquelles  Jean  de  Mortagiie,  chevalier,  sei- 
gneur de  Landas,  de  Bouvignies  et  ber  de  Flandre, 
avec  la  ratification  de  Jean,  son  fils  aîné,  reconnaît  les 
droits  de  Tabbave  de  Flines  dans  toutes  ses  terres  à 
Flines,  Coutiches  et  autres  lieux,  tenues  dudit  sei- 
gneur de  Landas  ;  ces  lettres  ont  été  confirmées  par  le 
roi  Philippe  de  Valois,  au  bois  do  Vincennes  en  mai 
1341  ;  copie  collationnée  signée  Warenghien  sur  un 
vidimus  des  échevins  de  Douai  en  date  du  28  août 
1458.  —  1«^  octobre  1348.  Accord  entre  G[\\Qs[uEgidia) 
de  Lalaing,  abbosse  de  Flines,  et  le  couvent  dudit  lieu, 
d'une  part,  et  Jean  de  Mortagne,  chevalier,  sire  de 
Landas,  d'autre  part,  sur  les  différends  pendants  entre 
eux  au  sujet  des  droits  prétendus  par  ladite  abbaye  à 
Nomain,  Coutiches,  Flines,  etc.  —  10  mars  1360 
(«  MCCCLIX  »).  Sentence  rendue  par  Jacquomon 
Gohelle,  bailli  de  la  justice  laïque  do  l'abbaye  de 
Flines,  contre  le  procureur  de  ce  couvent,  ordonnant 
la  restitution  dos  biens  délaissés  par  feu  Jean  Cambres, 
demeurant  en  la  rue  de  Courlrai  près  Lille,  ou 
l'abbaye  avait  droit  sur  les  biens  des  bâtards,  ledit 
Jean  Cambres  étant  de  naissance  illégitime.  —  1 1  dé- 
cembre 1383.  Renonciation  par  Isabelle  Franque, 
veuve  de  Pierrart  du  Manoir,  à  tous  ses  droits  à  la 
succession  de  son  mari  et  autorisation  donnée  par  elle 
aux  religieuses  de  Flines  de  mettre  en  leurs  mains  les 
censés  et  terres  qu'elle  occupait  hors  d(^  la  porte  dos 
Malades  à  Lille.  —  5  juillet  1390.  Ajournement  devant 
le  haut  bailli  en  la  Salle  de  Lille  à  Mons-en-Pévèle  de 
Pierre  de  la  Derrière,  pour  répondre  à  la  sommation 
des  dames  abbesse  et  religieuses  de  Flines.  —  1390. 
Déclaration  d'acquêts  faits  par  l'abbaye  de  Flines;.  — 
28  mars  1393.  Débat  devant  le  gouverneur  du  souve- 
rain bailliage  de  Lille,  Douai  et  Orchies  entre  les 
procureurs  de  l'abbaye  de  Flines  et  ceux  des  habi- 
tants d'Auchy  et  Coutiches,  au  sujet  de  la  part  que 
ladite  abbaye  doit  payer  dans  les  aides  à  cause  des 
biens  et  héritages  qu'elles  possèdent  dans  lesdites 
communes.  —  Il  avril  1393.  Relation  d'un  congé  de 
cour  accordé  à  Jean  Brongnet,  procureur  des  habitants 
de  Coutiches  et  d'Auchy,  dans  un  procès  qu'ils  ont 
contre  l'abbaye  de  Flines.  —  13  juillet  1393.  Appel 
d'une  sentence  prononcée  au  profit  de  l'abbaye  de 
Flines  contre  les  habitants  de  Coutiches  et  d'Auchy. — 
17  septembre  1432.  Cession  par  l'abbaye  de  Vaucelles 
à  l'abbaye  de  Flines,  d'une  rente  de  10  livres  qui 
se  lève  sur  la  recette  du  Buffet  de  Lille.  —  24  février 
1446.  Lettres  par  lesquelles  Jean  Baugit  fait  don  de 


quatre  rasières  de  terre  à  l'abbaye  de  Flines,  tout 
spécialement  en  faveur  de  la  chapelle  de  St-Nicolas. 
— 1504.  Procédures  dans  le  différend  pendant  entre 
Philippe,  archiduc  d'Autriche,  et  l'abbaye  de  Flines  au 
sujet  de  la  juridiction  dans  les  villages  de  Flines, 
Coutiches,  Auchy,  etc.  —  1521.  Enquête  pour  servir 
au  procès  pendant  entre  les  officiers  de  l'Empereur 
(Charles  Quint)  et  les  abbesse  et  religieuses  do  Flines, 
au  sujet  de  la  juridiction  à  Flines  et  à  Couticbes. 


H.  1470.  ((^arioii.)  —  (>  pièces,  parclieniin;  \)  sceaux 

incomplets. 

I»01-i43«.  —  Abliaje  de  ^leoi«ne.  —  30  août 
1291.  —  («  V(tn  del  Incarnation  mil  deits  cens 
quatre  oins  et  onze,  lendemain  de  la  décollation  saint 
Jehan- Baptiste  »).  Lettres  par  lesquelles  Nicolas, 
abbé,  et  tout  le  couvent  de  Vicoigne  reconnaissent 
que  depuis  la  fondation  de  leur  monastère,  ils  ont 
toujours  été  sous  la  gaitle  et  avouerie  des  comtes  de 
Hainaut,  prédécesseurs  de  Jean  d'Avesnes,  comte  de 
Hainaut,  leur  seigneur,  sous  la  protection  duquel  ils 
se  sont  placés  dès  son  arrivée  en  Hainaut.  —  5  dé- 
cembre 1293.  («  L'an  del  Incarnacion  MCCIIII^^ 
et  XIII,  le  vigile  saint  Nicolai  en  yvier  »).  Lettres 
par  lesquelles  frère  Nicolas,  abbé,  et  tout  le  couvent 
de  Vicoigne  nomment  frère  Werri  et  maître  de 
Werkenne  pour  se  déshériter  d'une  maison  apparte- 
nant audit  monastère  à  Bruges  et  en  adhériter  le 
receveur  du  comte  de  Flandre.  —  Lundi,  26  juillet 
1294.  («  Van  de  grasse  rail  dens  cens  quatre  rins  et 
quatorze,  lendemainsaint  Jakéme  et  saint  Christofre 
par  un  deluns  »).  Déclaration  de  Jean,  abbé,  et  de 
tout  le  couvent  de  A'icoîgne  reconnaissant  avoir 
vendu  à  Jakemon  de  Douze,  clerc  et  receveur  du 
comte  Gui,  une  maison  et  héritage  leur  appartenant 
dans  la  ville  de  Bruges.  —  9  octobre  1316.  («  Le  jour 
saint  Denis  ou  mois  de  octenibre^).  Quittance  donnée 
par  Godefroi,  abbé,  et  tout  le  couvent  de  Vicoigne  de 
tout  ce  qu'ils  auraient  pu  prétendre  à  la  charge  de 
Guillaume,  comte  de  Hainaut.  —  Juin  1357.  Pro- 
messe par  Gilles,  abbé,  et  le  couvent  de  Vicoigne,  en 
reconnaissance  de  la  vente  faite  au  profit  de  leur 
église  par  Gilles  Bruyans,  sire  de  Bléqui,  de  plusieurs 
terres  démembrées  d'un  fief  sis  à  Oisy-lez-Erin, 
desquelles  ils  ont  été  adhèritès  par  le  bailli  et  les 
hommes  de  fief  de  Hainaut,  de  donner,  à  chaque  élec- 
tion d'abbé,  au  comte  de  Hainaut  une  certaine  quantité 


CHAMBRK  DKS  COMITKS  DK  LILLK.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DIOCESE  D^VRRAS. 


/il3 


d'avoine  et  de  rendre  los  comtes,  ses  successeurs, 
participant  aux  prières  de  ladite  abba3e.  —  19  février 
1436.  Lettres  par  lesquelles  Alexandre,  abbé  de  Vi- 
coigne,  déclare  avoir  constitué  une  rente  en  faveur 
de  Melchior  Dugardin,  bourgeois  de  Valenciennes, 
qui  lui  avait  fourni  la  sonune  dont  l'abbaye  avait 
besoin  pour  payer  les  aides  demandées  par  le  duc  de 
Bourgogne  à  l'occasion  de  la  guerre. 

H.  I'i70.  ((Carton.)  —  7  pièces,  parchemin;  7  sceaux 
dont  plusieurs  en  mauvais  état. 

tt9^t80ft«  —  Abbiije  d'H»Nnon«  —  Sans  date  ; 
vers  1279.  Plaintes  adressées  par  l'abbé  d'Hasnon  aux 
exécuteurs  testamentaires  de  la  comtesse  Marguerite 
au  sujet  des  <lroits  de  vinage  à  Hasnon  sur  la  rivière 
de  Scarpe.  —  25  mars  1289.  («  Lan  del  Incarnation 
Nostre  Séfjncu}*  mil  dena  cens  quatre  cins  et  toit,  le 
Jour  de  le  Annanciation  Nostre  Da^ne  ou  mois  de 
marc  »).  Lettres  par  lesquelles  Arnoul,  abbé,  et  tout 
le  couvent  de  Saint-Pierre  d'Hasnon  assignent  des 
l)iens  en  Flandre  pour  sûreté  d'une  somme  que  Robert 
et  Baude  Crespin  d'Arras,  leur  ont  prêtée.  —  Senlis, 
le  20  juin  1294.  («  Actam  Silranerte  in  octaris 
Trinitatis^  an  no  Domini  M^  CC^  nonagesimo 
quarto  »).  Mandement  du  roi  Philippe  le  Bel  au  bailli 
de  Vermandois,  de  ne  point  troubler  Gui,  comte  de 
Flandre,  dans  l'exercice  de  sa  juridiction  sur  les  biens 
et  personnes  des  abbé  et  couvent  d'Hasnon  ;  la  grâce 
que  ledit  roi  leur  a  faite  concernant  le  payement  do 
leurs  dettes  devant  conserver  toute  sa  force.  —  Mars 
1*296  ou  1297  (l).  («  Lan  de  (jrasse  mil  CCIIIP^  et 
XVI  au  îHois  de  marc/i  »).  Lettres  par  lesquelles 
Eudes  (Ouedes),  abbé  et  tout  le  couvent  de  l'abbaye 
d'Hasnon  donnent  pouvoir  à  Jakeraon  de  Douai  pour 
garder  et  maintenir  les  droits  et  justices  qu'ils 
avaient  sur  leurs  biens  en  Flandre  et  pour  reconnaître 
ceux  du  comte  de  Flandre  sur  leurs  terres  en  Flandre. 
—  4  avril  129(>.  («  Ua)i  de  grasse  mil  CC  quatre 
rifis  et  séze^  le  saint  Ambrose  »).  Pouvoir  donné  par 
les  mêmes  à  dom  Raoul  du  Chastiel  de  suivre  en  la 
cour  du  comte  Gui  les  affaires  qu'ils  peuvent  y  avoir 
et  d'en  appeler  par  devant  les  juges  qu'il  croira  cou- 


Ci)  Pâques  étant  tombé  le  25  mars  1296  et  le  14  avril  en 
1207,  ces  lettres  ont  pu  otre  données  soit  dans  les  six  dernierb 
jours  du  mois  de  mars  12î)(),  soit  pendant  tout  le  cours  du  mois 
de  mars  lâîlT. 


venir.  —  Valenciennes,  le  27  avril  131 1.  («  Z>  mardi 
devant  le  saint  Philippe  et  saint  Jake^  le  quart  jour 
de  le  fin  dou  mois  dUivril  Fan  de  grasce  mil  trois 
cens  et  onze  »).  I>ettres  par  lesquelles  Jean,  abbé,  et 
le  couvent  d'Hasnon  s'obligenl  à  célébrer  tous  les  ans 
deux  obils  pour  le  repos  des  âmes  de  Jean,  comte,  el 
de  Philippe,  comtesse  de  Hainaut.  —  Mai  ISIo. 
Accord  entre  (iuillaume,  comte  do  Hainaut,  et  Phi- 
lippe, abbé  d'Hasnon,  pour  le  partage  des  profits  qui 
proviendronl  des  serfs  et  serves  de  Montigny. 

B.  I'i77.  (Carton.) —  17  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
42  pièces  et  4  cahiers,  42  feuillets,  papier;  12  sceaux, 

la  plupart  incomplets. 

it&»(r)-iil50.  —  Abbaye  de  M-^a««t  d'ArruM. 

—  Sans  date  ;  entre  H59  el  1184.  Lettres  par 
lesquelles  Martin,  abbé  de  SaintVaast  d'Arras, 
déclare  que  la  concorde  s'étant  rétablie  entre  les 
familles  d'Oisy  et  de  Bailleul  à  la  suite  des  querelles 
amenées  par  le  meurtre  do  Gilles  d'Oisy  qui  était 
imputé  à  Guillaume  de  Bailleul,  il  concède  ainsi  que 
l'a  demandé  ledit  Guillaume,  qu'une  messe  soit 
célébrée  chaque  jour  dans  Téglise  de  l'abbaye  de 
St-Vaast  pour  Gilles  d'Oisy  et  pour  tous  les  morts  qui 
reposent  dans  le  cimetière  de  cette  église.  —  1176. 
(«  Adam  anno  Verbi  Incamati  M^  (?»  LXX""  l/^ 
comité  Haimmie  Balduino  et  abbate  sancti  Vedasti 
Martino  »).  Lettres  par  lesquelles  Baudouin,  comte 
de  Hainaut,  établit  les  droits  de  l'église  de  Saint 
Aycfuidre  (1)  et  de  l'abbaye  de  St-Vaast,  et  ceux  dont  il 
doitjouir  lui-même  en  la  ville  d'Haspres.  —  St-(ier- 
main-en-Laye,  août  1.345.  («  Actum  apudsatwtum 
Germanum  in  Laia^  anno  Domini millesimo  ducen- 
tesimo  qua/tragesi7no  quinto,  mense  Augusto  »). 
Lettres  par  lesquelles  Robert,  comte  d'Artois,  déclare 
que  l'abbaye  St-Vaast  d'Arras  lui  a  remis  ses  lettres 
d'homologation  de  la  sentence  de  l'évêque  d'Albe  au 
sujet  des  droits  de  tonlieu  à  Arras,  des  pâtures 
communes  entre  Anzin  et  Athies  et  de  la  garenne  de 
Mo/laines.  —  Paris,  en  Parlement,  1267.  (<c  In  parla- 
mento  AP  CC°  sejoagesimo  septimo  »).  Lettres   par 


(1)  St  Achard  ou  Acairc,  Aicadriis,  abbé  de  Jumiègcs  en  68.3. 
Ia  prévoté  d'Haspres  aurait  cU»,  dit-on,  fondée  par  Pépin,  maire 
du  palais  d'Austrasie,  après  la  victoire  qu'il  remporta  surThierri, 
roi  des  Francs.  Il  y  plaça  des  bénédictins,  qu'il  fit  venir  âv  la 
célèbre  abbaye  de  Jumièges  qui  y  conserva  longtemps  des  droits 
temporels. 


'il  4 


ARCHIVES  DU  NORD. 


lesquelles  le  roi  Louis  IX  attribue  au  parlement  de 
Paris  le  jugement  de  difficultés  survenues  entre 
Tabbaye  de  St-Vaast  d'Arras,  d'une  part,  le  comte 
d'Artois  et  son  bailli,  d'autre  part.  —  Paris,  en 
Parlement  tenu  à  la  Toussaint  1269.  {<*  Parmia^,  in 
parlamento  Omnium  Sanctorum  Af"  CC^  sexage- 
simo  non(f  »).  Arrêt  du  parlement  de  Paris  portant 
que  l'abbé  de  Sl-Vaast  sera  tenu  de  se  présenter 
pardevant  le  comte  d'Artois  ou  son  bailli  quand  il  sera 
appelé.  —  Paris,  au  Parlement  de  la  Toussaint,  l'295. 
(«  In  Parlamento  Oninrum  sa?ictorum,  anno  Domini 
milfeslmo  CC^  nonaf/esimo  quinto  »).  Arrêt  du 
parlement  de  Paris  qui  prononce  que  Robert,  comte 
d'Artois,  pourra  lever  ont  et  cheoaucJiée  dans  les  villes 
et  villages  de  l'abbaye  de  St-Vaast.  —  24  décembre 
1361.  Reconnaissance  pardevant  les  hommes  de  fief 
de  la  baronnie  de  l'abbaye  de  St-Vaast  par  Jean  de 
Bailleul  qu'il  doit  payer  à  l'abbé  dudit  monastère,  la 
somme  de  300  florins  d'or  en  quoi  il  était  tenu  envers 
ledit  abbé  par  le  jugement  des  gardes  des  foires  de 
Champagne  et  de  Brie.  —  5  avril  1395.  (  «  Le 
leademain    de  Pàquei<    Fleuries   MCCCLXXX   et 

quatorze  »).  Quittance  délivrée  par  le (1) 

de  l'église  St-Vaast  d'Arras  de  sommes  qui  ont  été 
remises  par  Jean  Périlleux,  receveur  à  Bapaume.  — 
Janvier  1401.  Chirographe  portant  obligation  par 
Guillame  Déclébicq  au  profit  des  religieux  de  St-Vaast 
d'Arras  pour  la  ferme  de  Neuville-St-Vaast.  —  Mai 
1402.  Production  d'un  titre  d'une  rente  de  140  francs 
d'or  au  profit  l'abbaye  de  St-Vaast  due  par  Willaume 
(PEclebecqnes.  —  15  septembre  1404.  Mandat  d'ajour- 
nement lancé  par  le  roi  Charles  VI  contre  ceux  qui 
voudraient  assujettir  aux  maltôtes  prélevées  par 
l'échevinage  d'Arras  aucuns  particuliers  étant  es 
poumirs  de  l'abbaye  de  St-Vaast.  —  28  novembre 
1422.  Arrentement  Axxgaide  (gavenne)  de  Beaumetz  à 
l'abbaye  St-Vaast  d'Arras.  —  27  mars  1451.  Avertis- 
sement des  procureurs  du  duc  de  Bourgogne  dans  le 
comté  d'Artois  touchant  les  droits  respectifs  de  ce 
prince  et  de  l'abbaye  de  St-Vaast  sur  les  tonlieux 
d'Arras.  —  1478-1479.  Copies  de  l'ordonnance  de 
l'archiduc  Maximilien  et  de  Marie  de  Bourgogne 
ainsi  que  d'autres  pièces  relatives  à  Taulorisation 
donnée  à  seize  religieux  de  l'abbaye  de  St-Vaast 
d'Arras,  expulsés  de  cette  ville  par  le  roi  de  France 


(J)  Mots  Jéchirrs  dans  le  texte. 


comme  suspects  d'attachement  au  parti  de  Bourgogne, 
de  s'établir  dans  la  ville  de  Douai.  —  1495.  Pièces 
relatives  à  l'exemption  accordée  à  l'abbaye  de 
St-Vaast,  à  raison  des  pertes  qu'elle  a  subies  par  suite 
de  la  prise  d'Arras,  du  payement  des  redevances  de  la 
gavenne  de  Boubere.  —  11  mars  1505.  Transporta 
rachat  fait  par  le  roi  d'Espagne  Philippe  le  Beau  à 
l'abbaye  de  St-Vaast  du  gaule  de  Beaumetz  avec 
promesse  donnée  par  l'abbé  de  restituer  ledit  droit 
moyennant  8,899  livres,  13  sols.  —  22  mai  1515. 
Ordonnance  du  roi  François  I®*"  au  sujet  de  la  juridic- 
tion de  l'abbaye  de  St-Vaast  d'Arras  sur  les  terres  des 
villages  de  Serny,  Berneville  et  Vis  en  Artois.  — 
2  et  12  juin  1517.  Lettre  de  Martin,  abbé  et  des 
religieux  de  St-Vaast  d'Arras,  par  lesquelles  ils 
promettent  de  rendre  à  Charles,  archiduc  d'Autriche, 
roi  de  Castille,  le  gaule  de  Beaumetz,  dit  de  Bonberch 
que  Philippe,  roi  de  Castille,  son  père,  avait  engagé 
pour  la  somme  de  8,899  livres,  13  sols  tournois  et  les 
huit  fiefs  en  dépendant  que  ledit  roi  leur  a  vendus  par 
engagement  «dont  les  lettres  sont  cy  insérées  *  pour  k 
somme  de  5,000  livres  tournois  ;  et  ce,  moyennant  le 
remboursement  à  leur  profit  desdites  deux  sommes 
formant  ensemble  celle  de  13,899  livres,  13  sols 
tournois.  —  1520-1521.  Requête  des  religieux  de 
l'abbaye  de  Sl-Vaast  d'Arras,  demandant  à  acquérir 
une  partie  des  bâtiments  de  la  Cour-le-Comte  afin  d'y 
ériger  un  hôpital.  —  9  juin  1537.  Ordonnance  de 
l'empereur  Charles  Quint  prescrivant  le  retrait  du  rôle 
des  causes  du  Grand  Conseil  de  •  Malines,  du  procès 
pendant  entre  les  religieux  et  abbé  de  Sl-Vaast  d'Arras 
et  Guillaume  Le  Blanc,  chevalier,  qui  avait  offert  de 
céder  à  l'abbé  dudit  monastère  à  un  prix  moindre  de 
sa  valeur,  une  belle  table  d'autel  d'argent  doré,  garnie 
de  perles  et  de  pierres  précieuses,  à  condition 
d'obtenir  la  continuation  du  bail  à  ferme  des  dîmes 
du  pays  de  l'Alleu.  —  30  août  1543.  Lettres  obliga- 
toires des  abbé  et  religieux  de  St-Vaast  s'engageant  à 
payer  au  domaine  de  Douai  la  reconnaissance  annuelle 
d'un  chapon  pour  l'amortissement  de  deux  petites 
maisons  attenantes  à  leur  refuge  en  ladite  ville.  — 
1551.  Requêtes,  enquêtes,  devis  et  pièces  diverses 
concernant  différentes  propriétés  de  l'abbaye  de 
St-Vaast.  —  1559-1650.  Requêtes  et  extraits  des 
comptes  et  cartulaires  au  sujet  du  droit  réclamé  par 
les  abbé  et  religieux  de  St-Vaast  d'Arras  sur  la  prévôté 
de  Berclau.  —  Sans  date:  XVI*  siècle.  Liste  des 
prisonniers  que  le  religieux  de  St-Vaast,  prévôt  de 


CHAMHRK  L)KS  COMPTKS  DE  LILLK.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈSE  D'ARRAS. 


'115 


Sailly,  a  laissé  sorlir  de  prison  sans  vouloir  jamais 
rendre  compte  des  amendes  encourues  par  lesdits 
prisonniers  au  bailli  du  Roi.  —  1635.  Requête  des  abbé 
et  religieux  de  St-Vaast  d'Arras  au  sujet  de  leur  droit 
de  juridiction  à  Annœulin.  —  13  avril  1638.  Copie  de 
lettres  patentes  de  Philippe  IV,  roi  d'Espagne,  au 
sujet  de  la  collocation  par  feu  l'abbé  de  Sl-Vaasl  aux 
monts  de  piété  de  Bruxelles,  de  la  somme  de  I0,0()00 
livres  dont  il  désirait  appliquer  la  rente  à  la  dotation 
d'un  collège  des  Bénédictins  par  lui  fondé  et  érigé  en 
l'Université  de  Douai  sous  l'invocation  des  Sis-Gré- 
goire et  Vaast. 

B.  J 'i78.  (Carton.)  — .')  pièrrs,  parfhoinin  ;  2  pièces  cl  2  cahiers, 

10  fcuilh'ts,  papier. 

tt8t-l&»0.  —  ilsllwe  .\otrc-niiiue  d'ArriiM.  — 

1182.  (^A('tuinhoc(ui/io  Dotalni  milleshno  centei<hno 
LXXXn»).  Lettres  par  lesquelles  Elisabeth,  comtesse 
de  Flandre  et  de  ^^ermandois,  fonde,  du  consentement 
de  Philippe,  son  mari,  un  office  de  chapelain  en  l'église 
Notre-Dame  d'Arras,  et  lui  assigne  20  livres,  monnaie 
de  St-Quentin  sur  le  travers  de  Péronne  et  10  livres 
pour  le  luminaire  ;  deux  confirmations  de  ces  lettres, 
de  la  même  date,  l'une  par  Philippe,  comte  de  Flandre, 
et  l'autre  parPhilippe  Auguste,  roi  de  France.  — Lens, 
1192.  («  Actutii  apud  Lena,  anno  Incay^iati  Verbi 
ûdlleauno  C^  LXXX(X)  //",  rcgni  nostri  anno  tercio 
rfecihio^).  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  roi  deFrance, 
confirme  les  donations  de  biens  faites  à  l'église  Notre- 
Dame  d'Arras.  —  Avril  1201.  (^Datnm  anno  ab  In- 
carnatlone Dotni ni yp CC^P,  mense  Aprili»),  Lettres 
par  lesquelles  Baudouin  d'Aubigny  reconnaît  qu'il  a 
engagé  sa  dîme  d'Anhiers  envers  l'église  Notre-Dame 
d'Arras,  du  consentement  d'Alix,  sa  femme  et  de 
Baudouin  et  Hugues,  ses  fils  en  âge  de  prendre  un 
engagement.  —20  janvier  1319.  Vente  parHellin  de 
Waziers  au  chapitre  Notre-Dame  d'Arras  d'une  rente 
assignée  sur  la  seigneurie  de  Miraumont.  —  1322. 
Fondation  d'un  obit  en  l'église  Notre-Dame  d'Arras 
par  maître  Jean  de  Lens,  jadis  chapelain  en  ladite 
église.  —  3  octobre  1334.  I^ettres  par  lesquelles  Tho- 
mas de  Péronne,  chapelain  de  Notre-Dame  d'Arras, 
fait  donation  de  plusieurs  rentes  à  cette  église.  —  En 
l'abbaye  de  Maubuisson  près  Pontoise,  le  3  décembre 
1388.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bourgogne 
et  comte  de  Flandre,  cède  aux  doyen  et  chapitre  de 
l'église  Notre-Dame  d'Arras  le  droit  de  gaule^  consis- 


tant en  rentes  d'avoine,  poules  et  argent  levés  chaque 
année  sur  les  terres,  appartenant  à  ce  chapitre  à 
Boyelles,  à  St-Léger  près  do  Ooisilles,  auHamel-lez- 
Fampoux,  dit  le  Petit-Fampoux,  el  à  Ecurie,  moyen- 
nant -^  mencauds  d'avoine  par  an.  —  1492-1516. 
Copie  de  lettres  patentes  de  l'empereur  Maximilien  et 
d'extraits  de  comptes  relatifs  à  la  cession  de  la  jouis- 
sance des  domaines  d'Avesnes-le-Comte,  Aubigny, 
Fampoux,  aux  doyen  etchapilredeNotre-Damed'Arras. 
—  1494.  Décompte  du  remboursement  de  la  somme  de 
16.833  livres,  6  sol?,  8  deniers  que  le  chapitre  Notre- 
Dame  d'Arras  avait  prêtée  à  Maximiliet/,  roi  des  Ro- 
mains, et  à  Philippe,  archiduc  d'Autriche.  —  1509. 
Fondation  faite  par  Nicolas,  évéque  d'Arras,  en  l'église 
Notre-Dame  dudit  Arras.  —  Malines,  le  5  février  1529. 
Lettres  de  l'empereur  (Charles  Quint  ordonnant  la 
restitution  au  chapitre  de  Notre-Dame  d'Arras  de  la 
somme  de  33  livres  indûment  perçue  sur  les  terres  et 
biens  dudit  chapitre  du  15  février  1.526  au  mois  dejuin 
1528. 


H.  l'iTU.  (Carton.)  —  (i  pi«Vcs,  parchemin  ;  \  pièces,  papier, 

1  so'aii. 


i;e80-ift98.  —  Éffllwe  M-Bartiiélenij  de  Bé^ 
thune.  —Mars  1280.  {<9^Van  del  Incarnation  Nostte 
Sègnenr  Jhèsii  Crist  mil  deus  rois  sîssante  dis  et  n  nef^ 
el  mois  de  ntarch  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert, 
comte  de  Nevers,  déclare  que  Hellin  de  Foumes,  son 
homme,  a  vendu  au  chapitre  Sl-Barthélemy  de  Béthune, 
des  terres  situées  dans  la  paroisse  de  St-Vaast  à 
Béthune.  —  1361.  Déclaration  des  rentes  acquises  par 
le  chapitre  Sl-Barthélemy  de  Béthune,  en  vertu  de 
lettres  d'amortissement.  —  24  août  1365.  Quittance 
par  Gaspard  Poulet,  prêtre,  chapelain  de  la  chapelle 
St-Nicolas  en  l'église  St-Barthélemy  de  Béthune,  de  la 
somme  de  4  livres  parisis  qu'il  a  reçue  de  Gérard  de 
la  Haye,  receveur  dudit  Béthune.  —  30  (sic)  février 
1401.  («  MCCCC  avant  Pasgues  *).  Vidimus  par  Jean 
d'Esne,  bailli  d'Arras,  des  lettres  de  sauvegarde  accor- 
dées par  Philippe,  duc  de  Bourgogne,  à  l'église  Sl- 
Barthélemy  de  Béthune.  —  4  mars  1455.  Lettres 
d'amortissement  en  faveur  de  la  chapeUe,  dite  la  Cha- 
pelle Neuve  des  Clercs,  fondée  par  le  duc  de  Bourgogne 
Philippe  le  Bon,  en  l'église  St-Barthélemy  de  Béthune, 
accordées  pour  le  lieu-manoir,  dit  «  lePesquerie  ».  — 
10  mars  1455.  Lettres  des  prévôt  et  chapitre  de  l'église 
St-Barthélemy  de  Béthune  par  lesquelles  ils  s'engagent, 


1(> 


ARCHIVES  DU  NORD. 


lûoyeDnanl  la  somaie  de  cenl  livres  parisis  qui  leur 
serait  assignée,  à  dire,  célébrer  et  chanter  chaque  jour 
à  perpétuité,  deux  messes  eu  la  nouvelle  chapelle  des 
Clercs.  —  1^'juin  1459.  Ordonnance  du  duc  de  Bour- 
gogne dans  le  procès  pendant  au  Grand  Conseil  de 
Flandre,  au  sujet  de  la  prétention  du  chapitre  de 
réglise  St-Barthélemy  de  Héthune  de  pouvoir  seul 
instituer  les  maîtres  des  écoles  de  grammaire  de  ladite 
ville.  —  14  mars  1595.  Procès-verbal  de  la  prise  de 
possession  d'une  prébende  canoniale  dans  l'église  St- 
Barlhélemy  de  Béthune,  par  Jean-Baptiste  Roussel, 
prêtre.  —  2  octobre  1598.  Collation  de  la  chapelle  St- 
Michel  dans  Téglise  St-Barthélemy  de  Béthune  en 
faveur  de  Jean  Portebois.  —  28  janvier  1598.  Provisions 
d'une  prébende  canoniale  dans  l'église  Sl-Barlhélemy 
de  liélhune,  données  par  le  roi  d'Espagne  à  Pierre  de 
Croix. 


H.  1480.  (Carton.)  —  5  pièces  et  un  cahier,  21  feuillets, 
parchemin  ;  o  sceaux  brisés,  écrasés  ou  inr'.ouiplets. 

t39ll-ieit.  —  ChartreufieM  de  C^osnay.  (1)  — 

10  janvier  1329.  («Mil  CCC  et  vint  et  toit»).  Extrait 
des  lettres  de  Mahaut,  comtesse  d'Artois,  par  lesquelles 
elle  amortit  en  faveur  du  prieuré  du  Mont-Ste-Marie-lez 
Gosnay,  deux  gavennes  données  à  cette  église  par 
Thierry,  évêque  d'Arras.  —  Même  date.  Lettres  de  la 
même  comtesse,  amortissant  des  rentes  de  gavennes 
données  à  l'église  des  Chartreux  de  Gosnay.  —  Même 
date.  Extraits  dos  mêmes  lettres  et  des  précédentes. 
—  24  juin  1352.  Extrait  d'un  commandement  adressé 
pour  obliger  GlUot  do  Courchelles  à  faire  hommage  au 
comte  de  Sancerre  d'un  fief  qu'il  tenait  du  comté 
d'Artois.  — En  la  Cité-lez-Arras,  le  19  novembre  1356. 
Extrait  des  lettres  du  bailli  du  comte  de  Sancerre 
attestant  que  ledit  Gillot  de  Courchelles  a  fait  ledit 
hommage.  —  12  février  1420.  Quittance  des  prieure  et 
couvent  du  Mont-Ste-Marie-lez-Gosnay  de  30  mencauds 
et  6  boisseaux  d'avoine  pour  le  droit  que  cette 
église  levait  chaque  année  sur  la  gavenne  dite  de 
Sancerre.  —  Février  1450.  Déclaration  des  rentes 
appartenant  aux  religieux  de  Gosnay  sur  le  domaine 
de  Béthune.  — 16  avril  1457.  Vidimuspar  leséchevins 

(1)  Il  y  eut  à  (iosuay-lez-Héthune  deu.\  chartreuses.  La 
première,  couvent  d'hommes,  appelée  du  Val-St-Ksprit  ;  la 
seconde,  couvent  de  femmes,  appelée  du  Mont-Ste-Marie.  Elles 
avaient  été  fondées  toutes  les  deux  au  commencement  du 
XIV«  siècle  par  la  comtesse  Mahaut  d'Artois. 


de  Béthune  d'une  assignation  faite  par  le  duc  de  Bour- 
gogne le  26  déceml)re  1450  pour  une  rente  constituée 
en  faveur  de  la  chartreuse  du  Val-St-Esprit-lez-Gosnay. 

—  28  octobre  1400.  Vidimus  des  lettres  patentes  ren- 
dues par  le  comte  de  Charolaisau  sujet  de  la  difficulté 
qui  s'était  élevée  entre  son  procureur  de  Béthune  et 
les  Chartreux  de  Gosnay  relativement  au  payement  du 
dixième  denier  dû  par  certaines  terres  et  maisons.  — 
15  juillet  1462.  Sentence  de  la  Chambre  des  Comptes 
rendue  dans  le  différend  entre  Antoine,  bâtard  de 
Bourgogne,  et  les  religieux  chartreux  du  Val-St-Esprit- 
lez-Gosuay,  au  sujet  de  la  seigneurie  de  Choques.  — 
8 janvier  1172.  Promesse  faite  par  les  Chartreux  de 
Gosnay  de  ne  point  s'opposer  à  ce  que  le  corps  de  la 
duchesse  Isabelle  do  Portugal,  déposé  dans  leur  église, 
soit  transporté  dans  celle  des  Chartreux  proche  Dijon, 
auprès  du  corps  du  duc  Philippe  le  Bon,  son  époux, 
lorsque  le  duc  Charles  le  désirerait.  — Sans  date; 
XVV  siècle.  Etat  des  revenus,  biens  et  charges  des 
religieuses  de  la  Chartreuse  de  Gosnay-lez-Béthune. 

—  1611-1012.  Requête  et  avis  en  marge  au  sujet  des 
droits  que  prétendaient  les  prieur  et  religieux  de  la 
Chartreuse  du  Val-St-Esprit-lez-Gosnay  sur  les  maison 
et  héritage  de  la  Gloriette,  siège  ancien  de  la  gouver- 
nance de  la  ville  de  Béthune,  vendue  dernièrement. 

B.  1481.  (Carton.)  —  3  pièces,  pitrchemiii. 

t&3«-l&flO.   ~   Ablmje  d'Arroualwet  —  1538. 

Bulle  du  pape  Paul  III  accordant  à  D.  Gerbel,  évêque 
do  Chalcédoine,  le  bénéfice  de  l'abbaye  d'Arrouaise 
pour  en  jouir  à  la  mort  du  titulaire  actuel.  —  Paris,  le 
20  janvier  1560.  Mandement  de  François  II,  roi  de 
France,  au  bailli  du  Vermandois,  pour  le  renouvelle- 
ment du  terrier  de  l'abbaye  St-Nicolas  d'Arrouaise 
dont  les  propriétés  avaient  été  usurpées  pendant  les 
guerres.  —  Malines,  le  1®^  décembre  1590.  Sentence 
du  Grand  Conseil  de  Malines  dans  le  procès  pendant 
entre  les  abbé  cl  religieux  d'Arrouaise,  d'une  part,  et 
Philippe  de  Récourt,  écuyer,  de  l'autre,  au  sujet  de  la 
propriété  de  la  ceiine  de  Dervillo  proche  du  Busquoy, 
au  comté  d'Artois. 


H.  1482.  ((iarton).  —  18  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier; 

2  sceaux  incomplets. 

ttlNl-i<IOt —  Abliaje  du  Mont-^ilC-Klol.  —  1 191. 
(«  Anno  Dotninice  Incarnationis  ièiillesimo  rente- 


GHAMBRK  DES  COMPTKS  DK  LILLK.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÊSS  D'AHRAS. 


417 


ainio  nonageshno  primo  »).  Lettres  par  lesquelles 
Pierre,  évoque  d*Ârras,  constate  Taccord  conclu  entre 
Tabbé  de  Mont-St-Eloi  et  le  seigneur  d*Écx)ivres 
(de  Squavis),  au  sujet  du  droit  de  mouture. —  Octobre 
1221.  («  Actum  mviio  Doniinice  Incarnaiionis  mille- 
simo  C(y  viyesimo  primo,  inense  Octobri  »).  Lettres 
par  lesquelles,  Y.  (Ilbert),  abbé  de  Cysoing,  et  P. 
(Pierre),  abbé  de  Mareuil,  déclarent  qu'à  la  suite  de 
longues  contestations  un  accord  est  intervenu  entre 
Tabbayede  Mont-St-Eloi  et  Jean,  seigneur d'Écoivres, 
au  sujet  des  cressonnières  que  ladite  abbaye  possède 
à  Ecoivres  et  de  ses  hôtes  d'outre  Teau  {in  hospitibus 
nltra  aguam).  —  Mont-St-Éloi,  le  15  octobre  1229. 
(«  Actum  apud  Montem  Sancti  Eligii,  anno  Domi- 
nice  T7ica7viationis  millesimo  ducentesimo  vicesimo 
Téono,  idibîis  Octobres  »).  Lettres  par  lesquelles 
Ponce,  évoque  d'Arras,  déclare  que  Jean,  seigneur 
d'Écoivres,  a  renoncé  aux  injustes  prétentions  qu'il 
avait  élevées  sur  les  hôtes  dudit  Ecoivres  à  rencon- 
tre des  droits  de  l'abbaye  de  Mont-St-Éloi.  —  Septem- 
bre 1254.  («  Actum  anno  Donmii  millesimo  ducen- 
tesimo quinquagesimo  qitarto,  mense  septemb7^i  *). 
Lettres  par  lesquelles  Jacques,  évèque  d'Ârras,  établit 
un  accord  entre  les  religieux  de  Mont  St-Eloi  possé- 
dant le  Personal  de  la  paroisse  de  Moyenneville,  et  le 
prêtre  de  cette  paroisse  au  sujet  de  la  perception  des 
dîmes.  —  10  août  1255.  («  Actum  et  datum  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  quinquagesimo  quin- 
to,  feria  sexta  ante  Assumptionem  béate  Virginis»). 
Lettres  de  Tofficial  d'Arras,  au  sujet  d'un  débat  sur- 
venu entre  le  chapitre  d'Arras  et  l'abbaye  de  Mont- 
St-Éloi,  concernant  une  dime  sur  sept  mencaudées  de 
terre  à  Moyenneville.  — 15  mai  1260.  (♦  Actum  anno 
Domini  M^  CC*  LX^  merise  Maio,  die  sabbati  post 
Ascensionem  Domini  »).  Lettres  par  lesquelles  B. 
(Baudouin]  de  Bapaume,  clerc  du  comte  d'Artois  et 
officiai  d'Arras,  déclare  que  Nicolas  de  Anier^  fils  de 
Teu  Caron  d'Estraeles,  chevalier,  et  Marguerite,  sa 
femme,  reconnaissent  devant  lui,  avoir  vendu  à  l'abbé 
et  au  couvent  de  Mont-Sl-Éloi  un  flef  qu'ils  tiennent 
dudit  couvent  sur  le  territoire  d'Anhiers. — Décembre 
1268.  (<  Actum  Parisius  anno  Domini  millesimo 
CC^  LXVIIP  mense  decembri  »).  Lettres  par  les- 
quelles Robert,  comte  d'Artois,  exempte  les  abbé  et 
couvent  de  Mont-Sl-Éloi,  ordre  de  St-Augustin,  dio- 
cèse d'Arras,  de  tous  droits  de  péage,  tonlieu,  ponte- 
nage,  vinage  ou  autres  coutumes,  pour  tout  ce  qu'ils 
feront  venir,  pour  leur  usage,  par  terre  et  par  eau. — 


Mai  1276.  (<tEn  V an  del  Incarnation  NostreScgnew\ 
mil  CCLX  sèzCy  u  mois  de  mai  »).  Lettres  par  les- 
quelles,  Jean,  chevalier,  seigneur  d'Ecoivres,  déclare 
qu'il  y  a  accord  entre  lui  et  l'abbaye  de  Mont-St-Éloi, 
au  sujet  de  la  rivière  qui  passe  à  Ecoivres.  —  Octobre 
1276.  («  En  Van  del  Incarnation  Nostre  Scgneur 
MCCLX  et  sèze,  u  mois  de  octembre  »).  Lettres  par 
lesquelles  Baudouin,  chevalier,  châtelain  d'Arras, 
rapportant  les  lettres  précédentes,  fait  connaître  les 
conditions  dudit  accord.  —  Février  1280.  («  L*an  del 
Incarnation  Nostre  Sègneur  mildeus  cen^sissante 
dis  et  noefj  el  mois  de  fécrier^).  Lettres  par  lesquelles 
Baudouin,  châtelain  d'Arras,  prononce  un  arrange- 
ment au  sujet  du  débat  survenu  entre  l'abbaye  de  Mont- 
St-Éloi  et  Jean,  seigneur  d'Écoivres,  concernant  le 
droit  de  justice  au  lieu  dit  «  Le  val  fosse  ».  —  Février 

13!  1  (« mil  trois  cens  et  dis  »).  Jugement  arbitral 

au  sujet  d'un  débat  pendant  entre  l'abbaye  de  Mont- 
St-Éloi,  et  Jean,  dit  le  Borgne,  écuyer,  seigneur  d'Écoi- 
vres, relativement  au  poisso.n  dos  fossés  de  l'enclos  du 
moulin  de  Cuincy  et  des  bornes  placées  devant  le 
manoir  dudit  Cuincy. — Août  1325.  Lettres  par  lesquelles 
Nicolas,  abbé  de  Mont-St-ÉIoi,  et  Jeaii,  seigneur  d'É- 
coivres, prolongent  le  temps  donné  aux  arbitres  pour 
prononcer  dans  un  débat  existant  entre  eux.  —  Juin 
1326.  Lettres  par  lesquelles  Nicolas,  abbé  de  Saint- 
Vaast  d'Arras  et  les  religieux  de  ce  monastère  cèdent 
à  l'abbaye  de  Mont-Saint-Éloi  tous  leurs  droits  sur  le 
vivier  «  d'Antoing  ».  —  Juin  1328.  Lettres  de  Jean, 
seigneur  d'Écoivres,  mettant  fin  à  un  différend  pendant 
entre  lui  et  l'abbaye  de  Mont-St-Éloi,  au  sujet  d'une 
amende  à  laquelle  avait  été  condamné  un  nommé 
Michel  Cortif.  —  7  avril  1469.  Sentence  rendue  au 
profit  des  abbé  et  couvent  de  Mont-St-Éloi  près  d'Arras 
pour  le  paiement  de  cens  qui  leur  sont  dus  à  Bulle- 
court.  —  1511.  Obligation  par  laquelle  les  religieux 
abbé  et  couvent  de  Monl-St-Éloi  s'engagent  à  payer 
chacun  an  à  la  recette  de  Bapaume,  à  Noël,  trois  cha- 
pons de  rente.  — 11  mars  1553.  Enquête  au  sujet  de 
la  dîme  d'il  n/in,  village  près  de  Thérouane,  et  d'autres 
biens  appartenant  à  l'abbaye  de  Mont-St-Ëloi.  —  4 
octobre  1602.  Sentence  du  Conseil  d'Artois  rendue 
dans  le  procès  pendant  entre  messire  Adrien  de 
Noyelles,  chevalier,  seigneur  de  Maries,  gouverneur 
et  capitaine  des  ville  et  cité  d'Arras,  d'une  part,  et 
Thomas  Le  Merchier,  laboureur,  demeurant  à  Moyen- 
neville, de  l'autre,  établissant  que  ledit  gouverneur  a 
le  droit  de  percevoir  chaque  année  des  abbé  et  reli- 


NoRD.  —  Skrie  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


418 


AHCHIVKS  DU  NORD. 


1 

gicux  (le  Tabbaye  de  Mont-StEloi,  qiialre  bons  pour- 
veaux  (le  cidslne. 

H.  148.'î.  (G«arton.) —  3  pièces,  imrchemin  ; 
2  pièces,  papier. 

ti46-llL%r  iilcele.  —  AMmje  d'Kaurourt.  — 

1145,  Arras.  (<(^  Acta  est  autem  hec  largicio  (ipud 
Attrebatttni  et  confinnata  in  domo  Werrici^  anno 
Dohiini  M^  C^,   XL^   F",    consulatus   rero  doinini 
Theoderici  predicti  comitls  X^  VP  »).    Lettres  par 
lesquelles  Thierri,  comte  do  Flandre,  déclare  qu'An- 
selme d'Housden  ayant  rendu  à  Ingelran,  comte  de 
Saint-Pol,  le  fief  qui  lui  appartenait  à  Courcelles  du 
chef  de  sa  femme,  le  tiers  du  moulin  de  Bfdlesconrt, 
tout  le  domaine,  la  moitié  de  la  pèche,  le  rouissoir  et 
tout  ce  qui  est  en  ce  moulin  et  celui  de  Sidire,  tenus 
<le  lui,  pour  les  donner  en  aumône  à  l'abbaye  d'Eau- 
ccmrl  pour  190  marcs  d'argent,  et  que  ledit  Ingelran 
et  son  frère  Anselme  les  avant  remis  audit  Thierri 
Dour  la  même  raison,  celui-ci,  de  l'aveu  de  ses  barons, 
a  changé  le  fief  en  alleu,  et  sur  la  demande  d'Anselme 
d'Heusden, de  Robert,  son  fiils,  d'Ingerran  et  d'Anselme 
son  frère,  donne  cet  alleu  a  l'abbaye  d'Eaucourt  par 
les  mains  d'Alvise,  évêque  d*Arras;  (vidimusdel360). 
—  1115.   («  Acttan  anno  Domini  AP  C°XL^  V"  «.). 
Lettres  d'Ingelran,  comte  de  St-Pol,  faisant  la  dona- 
tion dont  il  est  question  dans  l'acte   précédent.  — 
Arras,  1147.  («  Actnni  Attrebati^  anno  dei  Christi 
(sic)  AP  C^  XL^  VIPy  indictione  X'^y  anno  auteni  port- 
tifîcatus     domini     Alvisii    Attrebateiisis    episcopi 
XVP  J>).  Lettres  par  lesquelles  Alvise,  évêque  d'Arras, 
donne  l'autel  de  Courcelles  à  l'abbé  d'Eaucourt  rappe- 
lant la  donation   précédemment  faite  par  Anselme 
(rHeusden  et  Ingelran  ;  (vidimus  de  136G).  —  9  mai 
1159.  Lalran.  («  Datum   Laterani  per  iuanu7n  Her- 
nianni  domini  Pa])e  subdiaconi  et  scriptoris,  Vil 
idiis  Maii,  indictiomie  VIP,   Incamacionis  Domi- 
nice  anno  M^  C*  L^  VIIIP,  ponfiflcatus  vero  domini 
Adriani  pape  IIIP,    anno  7?/m/o  »).  Bulle  du  pape 
Adrien  IV  confirmant  les    possessions   de  l'abbaye 
d'Eaucourt  dont  il  donne  l'énumération.  —  Anagni,  le 
17  septembre  1255.  («  Datum  Anagnie,  XV  Kalendas 
OctobriSy  ponti/lcatics  nostri  anno  primo  »).   Bulle 
du  pape  Alexandre  IV  accordant  aux  religieux  de 
l'abbaye  d'Eaucourt  la  permission  de  manger  de  la 
viande  trois  jours  par  semaine.  —   Sans  date;  XVI* 
siècle.  Pièce  relative  aux  biens  de  l'abbaye  d'Eaucourt 


sis  en  France.  —  Sans  date;  XVI*  siècle.  Etat  des 
revenus  et  charges  de  l'abbaye  Notre-Dame  d'Eau- 
court. 

•  

Layette.  122.  —  Evkchês  deTherouane, 
Saint-Omer  et  Boulogne. 

B.  1484.  (Carton.)  —  28  pièces  et  1  cahier,  10  feuillets, 

parchemin  ;  8 pièces  ot  i  rouleau,  papier;  7  sceaux  brisés  et 

incomplets  et  plusieurs  fragments. 

tfiHO^l&tl.  —  Kvèehé  de  Théronane  (éi^llffw 
et  abliayes  dlvenie»  de  I').  ~  1190.  (Datum  per 
nianum  Lambifii,    cancellarii  nostri ,   amio  Verbi 
Incarnati  AP  C^  LXXXX""  »).  Lettres  de  Didier,  évêque 
de  Th^^rouane,  déclarant  qu'après  la  mort  de  Richard 
Gomer,  curé  d'Estaires,  on  fera  de  celle  église  deux 
paroisses  qui  seront  séparées  par  la  Lys,  celle  d'Es- 
taires  et  une  nouvelle  cellede  LaGorgue.—  23aoûtl247. 
(  «  Actum  anno  Domini  AP  CC  XL^  septimOj  in 
viyilia    beati  Bartho/omei  apostoli  »  ) .     Jugement 
des  arbitres  nommés  pour  terminer  les  débats  ontrc 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  et  Pierre  do  Doy, 
au  sujet  de  leurs  juridictions  respectives  dans  la  ville 
de  Herzelles.    —    Octobre  1274.  (  <  Daiuni  anno 
Domini   AP    CC^    septuagesimo    quarto,    mense 
Octobri  s>  ).  Confirmation  par  Gui,  comte  de  Flandre, 
de  la  vente  faite  par  Philippe  de  Watten  à  l'église 
Noire-Dame  de  Thérouane,    de   toute  la  dîme  qu'il 
tenait  en  fief  dudil  comte  et  qui  lui  appartenait  en  la 
paroisse  de  Watten.  —  26  juillet  1280.   (  «  Datum 
anno  Domini  HP  CC^  octuagesimo,  feria  sexta  a^Ue 
festum  beati  Pétri  ad  vincula  »).  Lettres  par  lesquelles 
Gui,  comte  de  Flandre,  promet  à  l'abbé  et  au  couvent 
de  Mont  St-Jean,   à  Thérouane,    de    nommer   des 
échevins  dans  son  comté,  pour  juger  tous  les  délits 
et  notamment  dans  le  bailliage  de  Cassel.  —  Octobre 
1312.  Lettres  par  lesquelles  Robert,  comte  de  Flandre, 
amortit  au  profit  des  doyen  et    chapitre  de  l'église 
de  Thérouane,  une  dîme  sise  au  lerrritoire  de  Volke- 
rinchove.  —  Novembre  1321 .  Au  concile  provincial  tenu 
à  Senlis.  («  In  nostro  sacroj^rovincialiconcilio,  quod 
ad  Silvanectum  celebravimus,  anno  domini  AP  CCO 
vicesino  primo,   metise  Nove?ïibrt  »  ).   Lettres  de 
Robert,    archevêque   de  Reims   et  des   évoques  do 
Soissons,  Laon,  Noyon,  Amiens,  Senlis,  Arras,  Thé- 
rouane, Châlons  et    Beauvais,   ses  suflFraganls,  par 
lesquelles  ils  requièrent  Robert,  comte  de  Flandre, 


CHAMBRK  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —   ÉVÊCHÊ  DE  THÊROrANE. 


/ild 


d'empêcher  les  juges  laïques  d'entreprendre  sur  la 
juridiction  des  ecclésiastiques  dans  le  diocèse  de 
Thérouano  et  de  détruire  les  immunités  dont  celte 
église  devait  jouir.  —  Paris,  en  Parlement,  le  17 
mars  1334.  (^An^to  Doraini  3/»  CCC®  trîceshno 
tercio  ^  ).  Arrêt  qui  remet  au  prochain  parhîment,  la 
cause  pendante  entre  l'évêque  de  Thérouano  et  la 
dame  de  Cassol.  —  Paris,  en  Parlement,  le  19  juin 
1335.  Arrêt  semblable  au  précédent.  —  Vincennes, 
le  1"  Août  1335.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  roi 
de  France,  prend  sous  sa  protection  l'église  de  Thé- 
i-ouane  ;  relation  de  cette  sauvegarde  au  bailli 
d'Amiens.—  Paris,  en  Parlement,  le  22  janvier  1342. 
Désistement  par  Tévôque  de  Thérouane  et  le  procureur 
du  Roi  du  procès  intenté  par  eux  contre  la  dame  de 
Cassel  et  son  châtelain  de  Nieppe  pour  mauvais 
traitements,  et  injures  commis  par  ledit  châtelain 
à  rencontre  de  Jean  de  le  Daëf,  bailli  de  Cassel; 
mémoire  à  ce  sujet  présenté  par  la  dame  de  Cassel. 
— 18  janvier  1345.  (  «  ,1  )i no  domini M^  CCC  XLIIW, 
feria,  tercia  ante  /estutn  beati  VincerUii  »  ).  Lettres 
de  l'official  de  Thérouaue  autorisant  le  bailli  de  la 
dame  de  Cassel  à  poursuivre  Hellin  de  Coysaucourt, 
soupçonné  d'homicide,  qui  invoquait  le  privilège  dos 
Croisés.  —  Thérouane,  le  22  octobre  1367.  («  .Ir/r/ 
fuerunt  hec  in  capitulo  Morhiensi,  anno  Dotnini, 
7nillesimo  trecenteûtno  sexarjesimo  septifno^  mdic- 
tione  sexta  (1)  secundiim  coniputationetn  (jallicahi, 
die  vicesima  secunda  mensis  octohriSf  pontllicatuH 
D.  Urbani  pape  quinti,  a?ino  quiuto  i>  ).  Lettres 
portant  fondation  des  chapelles  Notre-Dame,  Sainte- 
Catherine,  Saint-Biaise  et  Saint-Sébastien  en  l'église 
de  Thérouane  par  Campannus  de  Cambello,  péni- 
tencier et  chanoine  de  ladite  église.  —  5  mars  1372. 
Accord  entre  les  vicaires  de  l'évêché  do  Thérouane 
et  le  bailli  de  la  comtesse  d'Artois  au  sujet  de  la 
connaissance  des  délits  commis  par  les  clercs  mariés. — 
Avignon,  le  31  mars  1385.  Bulle  du  pape  Clément  VII 
adressée  à  l'abbé  du  monastère  de  Saint-Augustin-lez- 
Thérouane,  au  sujet  de  certains  ecclésiastiques  tant 
séculiers  que  réguliers  qui  détiennent  illégalement 
des  bénéfices  dans  la  terre  d'Yolande  de  Flandre, 


(1)  Si  Ton  s'en  rapportait  à  rindiction  pontificale,  il  faudrait 
qmnta.  Dans  cet  acte  on  a  suivi  le  calcul  de  Tindiction  com- 
mençant en  octobre  adopté  dans  les  registres  du  parlement  de 
Paris.  On  remarquera,  d'aiUcurs,  que  cette  indiction  porte 
ici  le  nom  d'indiction  française  :  v  secundum  compufationem 
gallicani  », 


comtesse  de  Bar.  —  26  août  i:388.  Information  au 
sujet  de  la  réfection  du  presbytère  d'Estaires  à 
laquelle  est  jointe  une  lettre  de  l'évêque  de  Thérouane 
en  date  du  12  septembre  1387.  —  1391.  Pièces  rela- 
tives à  un  débat  au  sujet  de  la  juridiction  sur  les 
clercs  entre  la  comtesse  de  Bar  et  l'official  de  Thé- 
rouane. —  Sans  date  ;  fin  du  XIV*  siècle.  Mémoire  de 
Tofficial  de  Thérouane  dans  le  différend  pendant 
entre  lui  et  le  soigneur  de  Cassel  au  sujet  des  immu- 
nités des  clercs.  —  2  juillet  ii'ii.  Mandat  d'arres- 
tation lancé  par  lo  duc  de  Bourgogne  contre  Jean 
Radoul,  naguère  receveur  de  Hosdin  ;  évocation  de 
Tafi'aire  dudit  Jean,  à  cause  de  sa  qualité  de  clerc, 
devant  l'official  de  Thérouane.  —  27  juillet  1456. 
Vente  par  Antoine  d'Anglure,  seigneur  de  C/odcu, 
dos  bois  de  sa  terre  de  Clodeii,  terre  du  comté  de 
Boulogne,  au  profit  de  Jean  de  Vissocq,  doyen  de 
l'église  Notre-Dame  de  Thérouane,  et  après  la  vie  de 
ce  doyen,  à  l'église  Notre-Dame  clo  Thérouane,  à 
charge  d'homme  vivant  et  mourant.  — 9  février  1463. 
Information  sur  le  revenu  et  la  mouvance  des  terre 
et  seigneurie  de  Noyollos  et  la  valeur  delà  dîme  dite  de 
Galonné,  prétendue  par  le  chapitre  de  Thérouane.  — 
18  mars  146i.  Lettres  patentes  du  duc  de  Bourgogne 
Philippe  le  Bon  autorisant  Jean  Massiet,  naguère 
receveur  général  de  Cassel  et  du  Bois  de  Nieppo  et 
lieutenant  du  bailli  de  Cassel,  a  céder  et  à  transporter 
au  chapitre  de  l'église  Notre-Dame  de  Thérouane  trois 
dîmes  qui  lui  appartiennent  à  Praielh\  Meitrene  et 
Quienrillo. —  Sans  date  ;  fin  du  XV*  ou  commencement 
du  XVI*  siècle.  —  Extrait  des  Annales  de  l'église 
Saint-Pierre  de  Cassel  prouvant  que  ladite  église 
fut  convoquée  et  représentée  à  un  concile  provincial 
qui  se  tint  à  Soissons  en  1459  ou  environ.  —  22  sep- 
tembre 1511.  Bref  du  pape  Jules  II  pour  la  prise  de 
possession  de  la  prévoté  de  Sainte-Walburge  de 
Fumes,  diocèse  de  Thérouane,  en  faveur  de  Judocus 
Pipe,  notaire  et  sénéchal  de  la  cour  pontificale.  — 19 
octobi-e  1512.  Copie  dos  lettres  de  l'évoque  de  Thé- 
rouane au  sujet  de  la  collation  des  prébondes  qui  lui 
appartenaient  alternativement  avec  le  comte  d'Artois 
dans  l'église  collégiale  de  St-Omer  de  Lillers.  —  16 
septembre  1514.  Prise  de  possession  de  l'hôpital  de 
Merville  par  Geneviève  Carton  et  Jeanne  Le  Roy 
avec  les  autres  religieuses  chassées  de  Thérouane  par 
le  feu  qui  y  a  été  mis  par  les  Anglais  et  qui  a  détruit 
l'édifice  qu'elles  habitaient.  — 22  janvier  1515.  Arrôt  du 
parlement  de  Paris  dans  le  procès  pendant  entre  la  Cour 


420 


ARCHIVES  DU  NORD. 


spiriluello  de  Thérouane  et  les  gens  de  la  justice  de 
Hesdin  au  sujet  des  poursuites  que  ces  derniers  préten- 
daient intenter  contit)  un  clerc.  — 1515.  Exécution  d*un 
arrêt  du  parlement  de  Paris  au  sujet  de  la  juridiction 
de  l'officialilé  de  Thérouane.  —  11  juillet  152().  Arrêt 
du  parlement  de  Paris  rendu  dans  le  procès  pendant 
entre  damp  Pierre  Disque,  d'une  part,  et  damp  Jean  de 
St-Oraer  et  Jean  Tabaut,  de  l'autre,  accordant  aux 
religieux  de  l'abbaye  de  vSt-Jcan  au  Mont-lez-Thé- 
rouane,  la  provision  qu'ils  demandaient  pour  leurs 
vivres  et  entretien  en  attendant  la  solution  dudit 
procès.  —  1521.  Donation  au  cardinal  évoque  de 
Liège  des  biens  confisqués,  appartenant  aux  évéché 
et  église  de  Thérouane,  situés  en  Flandre  et  en 
Artois. 

B.  1485.  (Carton.)  —  23 pièces,  parchemin  ;  6 pièces  et  1  rouleau, 
papier  ;  18  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

tt4t-tMt.  —  lÉgUn^m^  abbayen  et  éiabltii- 
«ementii  relln^ieuiL  dtvenv  de  l'évèehé  de  Hir 
Orner.  —  1142.  (<  Acium  est  hoc  anno  Domini 

M^  C^  XLIP  indictmie »).  Lettres  de  Henri, 

châtelain  de  Bourbourg,  déclarant  que  Baudouin  Pale- 
thig,  son  homme,  a  donné  à  l'hôpital  St-Nicolas  de 
Bourbourg  un  fief  consistant  en  12  mesures  de  terre 
auxquelles  Selger,  neveu  dudit  Baudouin,  a  ajouté 
deux  autres  mesures.  —  Bourbourg,  1150.  («  Factum 
est  hoc  anno  Incarnationis  Doinini  M^  C^  L",  Bro- 
burgh  »  ).  Confirmation  parThierri,  comte  de  Flandre, 
et  Sybille  d'Anjou,  sa  femme,  de  la  donation  précé- 
dente.—  22  avril  1177.  («  Factum  est  autemhoc 
anno  nb  Incamatione  Domini  M^  C^  LXXVIP  (1), 
decinio  Kaletidas  Maii,  eodem  die  existente  Para- 
sceve»).  Lettres  par  lesquelles  Baudouin,  châtelain  de 
Bourbourg,  confirme  la  donation  de  52  mesures  de 
terre  situées  près  du  pont  de  Quadove,  faite  par  son 
père  Henri  à  l'hôpital  St-Nicolas  de  Bourbourg.  — 
Ruhout,  1181.  («  Actum  est  hoc  aptid  Ruhot  anno 
ab  Incamatione  Domini  M^  CC^  LXXXP  s>).  Confir- 
mation par  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Ver- 
mandois,  de  la  donation  faite  à  l'hôpital  St-Nicolas  de 
Bourbourg,  par  Robert  Fauconnier,  de  Gravelines, 
d'un  fief  de  13  mesures  de  terre  dans  le  voisinage  de 
Bourbourg,  fief  tenu  du  comte  de  Flandre.  — Novembre 


(1)  Le  vidimus  de  cette  pièce,  daté  de  1338,  porte  1178;  mais 
en  cette  année,  le  vendredi  saint  ou  Parasceve  tomba  le  7  avril. 
En  1177,  au  contraire,  il  tomba  bien  le  22  avril.  Il  y  a  donc  eu  une 
erreur  de  la  part  du  scribe  qui  a  transcrit  le  vidimus  de  1338. 


1227.  («  Datif  m  anno  Domini  Af*  CC^  vigesimo 
septimo,  niense  Novembri.  »  )  Lettres  par  lesquelles 
Alix,  abbesse  de  Ravensberghe,  promet  d'entretenir 
un  chapelain  qui  célébrera  tous  les  jours  le  service 
divin  pour  Fernand  et  Jeanne,  comte  et  comtesse  de 
Flandre.  —  Même  date.  lettres  d*Âdam,  évèque  de 
Thérouane,  promettant  de  faire  exécuter  ce  qui  pré- 
cède. —  Même  date.  Pareilles  lettres  de  S.  (Salomon) 
de  Gand,  abbé  des  Dunes.  —  Courtrai,  13  décembre 

1228.  («Actum  aptid  Curtracum,  anno  Domini  M* 
CC^  XX^  octaix),  même  Decembri,  in  octaoa  sancti 
Nicolai  »  ).  Donation  d'une  partie  de  dîme  à  l'abbaye 
de  Ravensberghe  par  Guillaume  de  Béthune  et  Elisabelli 
de  Pont-Roharl,  sa  femme.  —  Avril  1244  (1). 
(  «  Ce  fu  fait  en  Van  Nostre  Seigneur  MCCXL 
quat?^e,  au  mois  d'avril  »  ).  Confirmation  par  Thomas 
et  Jeanne,  comte  et  comtesse  de  Flandre,  delà  donation 
d*une  terre  au  bois  de  Nieppe,  faite  aux  Templiers 
de  Préavin  par  Amould  de  fondas.  —  Même  date. 
Pareilles  lettres  dans  une  copie  fournie  par  Guillaume 
du  Mont  (de  Monte)^  maître  de  la  commanderie  de 
Caestre.  —  Février  1249.  (  «  Datum  anno  Domini 
M"  CC^  quadragesimo  octavo,  me^tse  Februario  »  ). 
Confirmation  par  Marguerite  comtesse  de  Flandre,  de 
la  fondation  d'une  chapelle  faite  par  Jean  de  la  Hâve, 
chevalier,  dans  l'église  de  St- Venant.  —  23  juin  1249. 
(«  Datum  anno  Domini  M^  CC^  XD  nono^  in  vigilia 
Nativitatis  beati  Johannis  Baptiste  »).  Nomination 
d'arbitres  pour  terminer  les  débats  entre  le  chapitre 
de  St-Omer  et  Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  au 
sujet  de  leurs  juridictions  respectives  à  Rexpoêde.  — 
juin  1251.  (  «  Datum  anno  Domini  millesimo  ducen- 
tesiitio quingentesimo primo^  mense  Junior)  .Accord 
entre  Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  et  le  chapitre 
de  St-Omer  touchant  leurs  juridictions  à  Rexpoêde  et 
dans  la  terre  de  Vrylant.  —  Paris,  décembre  1209. 
(  «  Actum  Parisius,  anno  Domini  M^  CC^  sexage- 
simo  nonOj  niense  Decembri  »).  Donation  par  Robert, 
comte  d'Artois,  au  curé  de  l'église  St-Martin  à  Sl- 
Omer,  d'une  rente  annuelle  à  percevoir  sur  sa  maison 
en  ladite  ville.  —  6  juillet  1274.  (  «  Datum  anno 
Domini  millesimo  CC^  septuagesimo  quarto^  in 
octavis  apostolorum  Pétri  et  Pauli  »  ).  Déclaration 
par  Jean  de  la  Haye  qu'il  est  possesseur  des  lettres 
de  fondation  d'une  chapelle  dans  l'église  de  Si-Venant, 


(1)  Le  millésime   est  bien   1244  puisque  la  comtesse  Jeanne 
est  morte  en  décembre  1244. 


GHAMBRfi  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  ÊVÊCHÉ  DE  BOULOGNE-SUR-MER.  Vil 


faite  par  Jean  de  la  Haye,  chevalier,  son  aïeul,  les- 
quelles lettres  sont  scellées  du  sceau  de  Marguerite, 
comtesse  de  Flandre.  —  29  février  1280.  (  «  Anno 
Domini  millesimo  ducenfesimo  septua/jesimo  nono^ 
feria  quarto post  festam  beati  Mathei  apostoli  »  ). 
Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  accorde 
aux  échevins  nommés  par  les  abbés  et  religieux  de 
Ham-lez-Lillers,  le  droit  de  juger  tous  les  délits 
commis  dans  son  domaine  et  particulièrement  dans  le 
bailliage  de  Cassel.  —  Paris,  les  28,  29  mars  et  29  mai 
1311.  —  Mandomenls  de  Philippe  le  Bel  au  bailli  d'A- 
miens pour  faire  désister  le  bailli  du  comte  do  Flandre 
à  Fumes,  de  son  usurpation  sur  la  justice  du  chapitre  de 
St-Omer.  —  Montreuil,  décembre  1311.  Mandement 
pour  Texéculion  des  lettres  précédentes.  —  12  mars 
1372.  Quittance  délivrée  par  Catherine,  abbesse  de 
Ste-Colombo  en  Blandecque,  d'une  somme  de  25  sols 
pariais,  reçue  par  elle  de  Jean  le  Pinchonnier,  censier 
des  tonlieux  de  Gravolines,  en  déduction  de  la  rede- 
vance annuelle  d'une  pièce  de  bure  et  d'un  millier 
de  harengs  due  à  cette  abbaye  sur  les  tonlieux  de 
Gravelines.  —  20  février  1394.  Déclaration  par  les 
abbé  et  religieux  de  St-André-lez-Aire  d'une  maison 
située  dans  ladite  ville.  —  Sans  date;  XIV* siècle. 
Enquête  sur  un  meurtre  commis  à  Zegherscappelle, 
dépendance  du  chapitre  de  St-Omcr.  —  14  novembre 
1435.  Bail  par  Marie  de  Wissoc,  abbesse  de  Ste-Glaire- 
lez-St-Omer,  des  terres  que  cette  abbaye  possédait 
dans  la  paroisse  de  Lisques,  spécialement  d'une  mon- 
tagne appelée  le  Calleberghej  contenant  12  mesures 
ou  environ.  —  St-Omer,  le  9  mars  1511.  Requête  des 
religieuses  do  Ste-Claire-lez-Sl-Omer  à  l'archidu- 
"Chesse  Marguerite,  la  priant  de  faire  intervenir  leR.  P. 
Boniface,  ministre  de  leur  ordre,  dans  l'élection  d'une 
maîtresse  de  leur  couvent  très-difficile  à  réaliser  par 
suite  de  l'ingérence  des  sœurs  laies  et  des  servantes.  — 
1524.  Procuration  et  arbitrage  dans  la  contestation 
entre  Sidrach  de  Lalaing,  chano'me  de  l'église  Ste- 
Waudru  de  Mons  et  Jean  de  Renty,  au  sujet  du 
doyenné  de  l'église  collégiale  de  Sl-Omer,  à  St-Omer.  — 
Sans  date  ;  XVr  siècle.  Déclaration  des  acquêts  faits 
par  les  chartreux  du  couvent  de  Ste-Aldegonde-lez- 
Sl-Omer.  —  24  février  1662.  Autorisation  donnée  par 
l'official  de  St-Omer  aux  frères  François  Mario  et 
Jean-Baptiste  Mido,  sous-diacres  du  couvent  des 
Frères  Minenrs  Récollets  de  St-Omer,  de  pouvoir  se 
présenter  à  l'évêque  pour  recevoir  le  diaconat.  — 
12  août   1662.  Remise,  accordée  sur  leur  requête, 


aux  R.  P.  de  la  Compagnie  de  Jésus  du  collège  d'Aire, 
des  arrérages  des  renies  foncières  qu'ils  doivent  an 
roi  d'Espagne.  —  17  août  1662.  Avis  favorable  sur  la 
requêle  des  ministre  et  religieux  du  couvent  de 
Préavin-lez-la  Motle-au-Bois,  de  l'Ordre  de  la  Très- 
Sainte  Trinité  et  Rédemption  des  Captifs,  demandant 
la  concession  de  cinq  ou  six  chênes  à  couper  dans  la 
forêt  de  Nieppe  pour  réparer  leurs  bâtiments  ruinés 
par  les  guerres. 

B.  1480.  (Carton.)  —  0  pièces,  parchemin  ; 
18  pièces,  papier  ; 


tl»&-tlMIS.  —  Ésltwe»,  abbaycA  et  étobll«fie- 
meiit«  rellfl^leux  dlvem  de  l'évèehé  de  Bou- 
lo^iieHiui^ller.  —  Février  1195,  («  Actum  anno 
Verbl  Incarnat i  aùllesénio  centeswio  ïionarjesinio 
quarto^  niense  februario  >).  Donation  par  une  femme 
du  nom  de  Rassende  à  l'abbaye  de  Baillolet-lez-St-Pol, 
de  la  dimu  qu'elle  possédait  héréditairement  à  Caîol, 
du  consentement  de  ses  quatre  enfants  et  avec  l'appro- 
bation de  H.  (Hugues),  comte  de  St-Pol.  —  St-Omer, 
14  octobre  1294.  (  «  ^1  St-Onier,  l'an  de  grâce  mil  et 
deus  cens  quatre  vintz  et  XIIII^  le  Juesdy  après  la 
feste  de  St  Denis  au  mois  d'octembre.  »)  Confirmation 
par  Robert,  comte  d'Artois,  des  acquisitions  en  fiefs 
et  arrière-fiefs  faites  dans  le  comté  d'Artois,  par 
l'abbaye  de  Longvilliers,  consentant  à  ce  que  o^ette 
maison  lui  paye  une  rente  annuelle  pour  tenir  lieu 
du  droit  de  nouvel  acquêt  dû  dans  ledit  comté.  —  14 
novembre  1311.  («  Die  Dominica  post  festum  beati 
Martini  hiemalis.  »  )  Lettres  par  lesquelles  Tabbé  et 
tout  le  couvent  de  l'abbaye  de  Notre-Dame  de  Lisques 
se  mettent  sous  la  protection  de  Robert,  comte 
d'Artois.  —  14  mai  1398.  Constitution  de  rente  au 
profit  de  l'abbaye  St  Silvain  d'Auchy-les-Moines.  — 
8  avril  1402.  Constitution  au  profit  delà  même  abbaye 
d'une  rente  sur  des  terres  sises  à  Noyelles.  —  15 
août  1406.  Revendication  des  terrages  de  Wei-chin 
par  la  même  abbaye  et  par  Jean  de  Crespireul,  dit  Le 
Visque,  écuyer.  —  2  mai  1427,  Permission  accordée 
par  les  religieux  de  la  même  abbaye  à  Gilles  Rouget, 
locataire  d'un  manoir  sis  à  Auchy,  d'avoir  dans  ledit 
manoir  un  four  ou  fournil  avec  faculté  d'y  cuire 
«  pain,  pasle,  flans,  tartes  et  aultres  coses  pour  le  gou- 
vernement et  dépense  des  demourans  et  repairant 
audit  manoir  ».  —  1508.  Bail  de  plusieurs  pièces  de 
terre  appartenant  au  chapitre  de  Boulogne  sises  sur  le 
territoire    d'Inghem.    —    Sans  date;    XVV  siècle. 


422 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Minute  des  lettres  de  rempereur  Charles  Quint 
portant  collation  do  la  chapelle  Ste-Catherino  fondée 
au  château  de  St-Pol,  on  faveur  de  Frédéric  de  Beugny, 
clerc  du  diocèse  de  Thérouane,  sur  la  résignation  de 
Philippe  Nigri,  doyen  de  Bruxelles,  conseiller  et 
chancelier  de  l'Ordre  de  la  Toison  d'Or.  —  1638. 
Correspondance  au  sujet  des  dîmes  appartenant  au 
chapitre  de  Boulogne. —  1054.  Roqu(^tos  au  sujet  de 
Tamodiation  des  hiens  de  Tabbaye  de  Lisques  dévolus 
au  Uoipar  droit  de  guerre.  —  1GG3.  Pièces  concernant 
les  dîmes  appartenant  en  Artois  et  en  Flandre  aux 
chanoines  du  chapitre  de  Boulogne  el  confisquées  au 
profit  du  Roi. 

\\.  i4S7.  (Carton.)  —  il  pièces,  parchemin  ;  '.i  pièces  el  1  cahier, 
13  feuillets,  papier  ;  12  sceaux  en  mauvais  état. 

ii«»-t&«».    —  Chapitre  lÉ^t^Plerrc  d*Alre.  — 

l"aoiit  1169.  (♦  Actif  Ni  hoc  a?fno  Verbi  hicarnati 
3/"  C"^  LX"^  VlfIP\  Ka fendis  Anfjusli  pcr  itianuni 
Robert i  cancillarii  Flandrie  et  Ariensis  ecclesie 
prepositi  s>).  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  comte  de 
Flandre  et  de  Vermandois,  fonde  dans  le  chapitre  St- 
Pierre  d'Aire,  16  nouvelles  prébendes  pour  lesquelles  il 
donne  audit  chapitre  un  marais  situé  entre  Watten  et 
Bourbourg;  (vidimus  du  30  novembre  1361).  — 
1172.  (<  Actum  unno  Doniinice  Incarnationis 
M^  r«  LXXIP  »).  Lettres  i)ar  lesquelles  Philippe, 
comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  déclare  qu'il  a 
acheté  de  Gautier  de  Courtrai  30()  mesures  de  terre 
tenues  de  lui  en  fief  par  ledit  Gautier  dans  les  marais 
entre  Watten  et  Bourbourg  et  qu'il  les  a  données, 
libres  de  toutes  redevances,  au  chapitre  St-Pierre 
d'Aire  (vidimus  du  3()  novembre  1361).  —  I^tran, 
20  mars  1178.  («  Datinn  Laterani  per  nianum 
Alberti  sancte  Romane  ecclesie  presbiteri  cardi- 
nalis  et  cancellarii,  XIII  Kalendas  Aprilis,  indic- 
tione  XI,  l7icar nation is  Doniinire  (nino  AP  C® 
LX^  XVITP,  Dontificatits  vero  Doniini  Aleœandri 
impe  III,  anno  XX"  »).  Bulle  du  pape  Alexandre  III 
prenant  sous  sa  proteci ion  le  chapitre  St-Pierre  d'Aire, 
confirmant  les  possessions  qu'il  a  reçues  et  y  permetr 
tant  la  célébration  de  l'office  en  temps  d'interdit,  et 
l'inhumation,  excepté  pour  les  excommuniés.  — 
18  juin,  Anagni;  sans  date  d'année;  vers  1178. 
(«  Datuni  Anaynie,  XIIII  K(dend(is  Juin  »).  Bulle 
du  pape  Alexandre  III  par  laquelle  il  confirme  la 
donation  faite  par  Philippe,  comte  de  Flandre,  au 
chapitre  St-Pierre  d'Aire,  d'un  marais  qu'il  avait  fait 


dessécher  dans  la  paroisse  de  Thérouane  et  du  tiers  de 
la  dîme  donné  au  même  chapitre  par  l'évèque  de 
Thérouane  et,  en  outre,  de  l'église  nouvellement  con- 
struite en  cette  paroisse.  —  Aire,  mars  1202.  (<t^Anno 
Doniini  M"*  CC^  secundo^  niense  Marcio,  dieqtmab 
AriaJerosolinu(niprofecturiisrecessi»{i)).  Lettresde 
Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  confirmant 
la  donation  de  1700  mesures  de  terre  précédemment 
faile  au  chapitre  St-Pierre  d'Aire,  par  son  oncle  Phi- 
lippe, comte  do  Flandre  el  de  Vermandois.  —  Juillet 
1229.  («  Actum  anno  Domini  M^  CC^XX""  uono, 
niense  Julio  »).  Lettres  par  lesquelles  Jeanne,  com- 
tesse de  Handre  et  de  Hainaut,  confirme  les  donations 
faites  au  chapitre  St-Pierro  d'Aire.  -  11  octobre  1254. 
(«  Datuni  anno  Doniini  M^  CC°  quinquaijesinio 
quarto,  doniinica  post  festum  beati  D'/onisii  »). 
Nomination  d'arbitres  par  les  doyen  et  chapitre  St- 
Pierre  d'Aire  et  la  comtesse  Marguerite,  pour  terminer 
les  débats  qui  existent  entre  eux  au  sujet  des  haute  el 
basse  justice  dans  les  villages  deTeteghem,  Leffrin- 
ckoucke,  Uxem  et  Ghivelde.  —  28  septembre  1254. 
{«Actum  anno  Doniini  M^  CC^  I/^  quarto ,  feria 
terciu  ante  festum  beati  Remigii  »).  Sentence  des 
arbitres  dans  le  diff^érend  ci-dessus.  —  Lille,  18  no- 
vembre 1256.  («  Datum  Insulis  anno  Domino  mille' 
sinio  ducentesimo  quinquagesimo  sexto,  in  octavis 
beati  Martini  hyemalis  »).  Lettres  par  lesquelles  les 
prévôt,  doyen  et  chapitre  St-Pierre  d'Aire  promettent 
d'exécuter  ladite  sentence.  —  10  novembre  1310. 
Lettres  par  lesquelles  Mahaut,  comtesse  d'Artois, 
approuve  et  amortit  les  acquisitions  faites  par  le 
chapitre  St-Pierre  d'Aire.  —  14  décembre  1361. 
Accord  entre  le  seigneur  de  Drincham,  Malin  delà 
Nieppe,  trésorier  de  Cambrai,  Willaume  leTolnare, 
receveur  de  la  dame  de  Cassel,  d'une  part;  Jean  de 
Yarennes,  prévôt  du  chapitre  St-Pierre  d'Aire,  et 
Jacques  de  (^ambronne,  au  nom  de  ce  chapitre,  d'autre 
part,  sur  ce  que  la  dame  de  Cassel  prétendait  que  le 
bailli  du  chapitre  à  (^appelbrouck  ne  peut  mettre  aucun 
malfaiteur  à  la  question  sans  la  présence  du  bailli  de 
Bourbourg.  —  10  août  1362.  Accord  enlro  la  dame  de 
Cassel  et  le  chapitre  St-Pierre  d'Aire,  par  lequel  le 
bailli  du  chapitre  à  Cappelbrouck  s'engage  a  ne  faire 
mettre  aucun  criminel  à  la  question  sans  la  présence 


(l)  La  «laie  de  1202  est  exacte  puisque  ce  fut  bieu  au  printemps 
de  cette  année  et  non  de  12(K^,  que  le  comte  Baudouin  partit 
pour  Venise  et  Constiuitinople. 


1 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ÉVÉCHÉ  DE  H()UL()(JNE-SUK->n:H.         42;J 


<lii  bailli  de  Bourboiirg.  —  31  août  1392.  Quittance  du 
montant  de  leurs  prébendes,  délivrée  par  les  six  cha- 
noines prébendes  de  Téglise  St-Pierre  d'Aire.  — 
14  septembre  1529.  C.opie  d'im  vidimus  relatif  à  la 
constitution  d'une  ronto  perpétuelle  due  au  chapitre 
St-Pierre  d'Aire,  hypothéquée  sur  deux  fiefs  mouvant 
du  château  de  St-Omer.  —  Églime  IVotre-nanie  de 
BouliftKiie.  —  Courtrai,  le  29  juillet  1224.  («  Data  m 
Curtraci,  feria  secunda  post  festum  S.S.  Jacobi  et 
Christoforl,  a^ino  Dotnini  AP  CC^ XX"" IITP,  mense 
Julio  s>).  Lettres  par  lesquelles  Jeanne,  comtesse  de 
Flandre  et  de  Hainaut,  donne  à  l'église  Noire-Dame 
de  Boulogne  huit  livres,  monnaie  de  Flandre,  à  rece- 
voir tous  les  ans,  pour  le  pain,  le  vin  et  le  luminaire 
du  saint  sacrifice.  —  Gand,  le  29  juin  1228.  Lettres  do 
Fernand  et  de  Jeanne,  comte  et  comtesse  de  Flandre, 
assignant  ladite  rente  sur  le  tonlieu  de  Gravolines.  — 
Décembre  1233.  Lettres  de  la  même  comtesse  Jeanne, 
au  sujet  de  ladite  rente.  —  Octobre  1263.  Lettres  de 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  confirmant  les 
précédentes  lettres.  —  21  octobre  1266.  Mandement 
de  la  même  princesse  au  sujet  de  ladite  rente  (1).  — 
22  décembre  1310.  Lettres  par  lesquelles  Mahaut, 
comtesse  d'Artois,  confirme  les  possessions  et  amortit 
les  terres  et  rentes  données  par  le  roi  Philippe  le  Bel 
à  l'église  Notre-Dame  de  Boulogne  (copie  authentique 
signée  Caulier,  dressée  on  1516).—  14  décembre  1383. 
Promesse  faite  par  Simon,  abbé,  et  tout  le  couvent  de 
Notre-Dame  de  Boulogne,  de  ne  jamais  aliéner, 
vendre,  ni  transporter  hors  de  leur  église,  un  drap 
d'or  brodé  donné  à  ladite  église  par  le  comte  de 
Flandre.  —  15  novembre  1450.  Vidimus  par  les  éche- 
vins  de  Boulogne  des  lettres  du  roi  Jean  II  données 
en  faveur  de  l'église  Notre-Dame  de  ladite  ville. 

B.  1488.  (Canon.)  —  12  pièces,  parchemin  ;  4  pièces  et  1  cahier, 
14  feuiUets,  papier;  11  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

t07t-i&99.  —  Abbaye  de  l¥atten.  —  St-Omer, 
le  8  juin  1072.  (  «  Actum  lu  villa  Sythiu,  apucl 
cenobium  Sancti  Bertiai,  anno  Dotainice  Incarna- 
tionisMLXXII,  indictione X,  VlidusJunii»).  lettres 
par  lesquelles  Robert,  comte  des  Flamands,  confirme 
à  l'église  de  Watten  les  donations  de  propriétés  qu'il 
lui  avait  faites,  entre  autres,  sur  la  demande  d'Adèle, 
sa  mère,  celle  du  domaine   de  Ballinberg  avec  ses 


(1)  Tous  ces  documents  sont  contenus  dans  un  vidimus  des 
échevins   do  Boulogne  en  date  du  15  juillet  11^03, 


dépendances;  copie  authentique  de  138G.  —  Bruges,  le 
6  janvier  109 i.  {<i^  Fccinins  antcni  hanc  donafionis 
nostre  conflvniationcui  Bruf/gis  in  jjletia  caria, 
in  Epiphania,  annn  Incarnationis  Doniiui  M^ 
LXXXXIIP,  indictione  prima  >).  Lettres  par  les- 
quelles Robert,  fils  du  comte  Robert  do  Jérusalem, 
monarque  de  Flandre,  de  Boulogne,  de  Tournai,  de 
Thérouane,  prend  sous  sa  protection,  à  la  prière  de 
Jean,  évoque  de  Thérouane,  Bernold,  prévôt  des  cha- 
noines de  l'église  St-Nicoias  et  St-Ricquier  à  Watten, 
et  lui  donne  une  terre  appelée  Merielant  et  Goselant  à 
Looberghe,  et  la  tern»  de  Ilolques,  comprenant 
Ooslholke  et  Wostholke,  une  mesure  d'une  corde 
dans  la  nouvelle  terre  appelée  le  Bruoch  et  toute  la 
terre  qui  environne  Watten  depuis  les  eaux  jusqu'à  la 
foret  voisine  avQC  les  marais  de  Fronomed  et  de  Cumed 
(vidimus  du  26  juillel  1496).  —Sans  date;  vers  1331. 
Mémoire  des  exploits  de  justice  faits  sur  la  rivière  de 
Gravelines  dans  l'étendue  de  la  paroisse  de  Holcque, 
par  les  officiers  de  l'abbaye  de  Watten.  —  3  avril 
133i.  Lettres  de  R.,  prévôt  du  monastère  de  Watten, 
promettant  de  faii*e  din»  tous  les  ans  un  obil  poui* 
Robert  de  Flandre,  seigneur  de  Cassel.  —  28  juin 
1390.  Certificat  par  lequel  les  prévôt  et  couvent  de 
Watten  attestent  avoir  toujours  célébré  la  messe 
qu'ils  s'étaient  obligés  de  dire  chaque  semaine  pour  la 
comtesse  de  Bar,  dame  de  Cassel,  jusqu'en  1383, 
année  où,  à  cause  des  Anglais,  ils  ont  été  obligés 
d'abandonner  leur  église,  et  que,  depuis  qu'ils  y 
étaient  retournés,  ils  s'étaient  acquittés  de  cette 
obligation  autant  qu'ils  l'avaient  pu.  —  10  juillet  1396. 
Accord  entre  Guillaume,  prévôt  de  l'église  de  Watten, 
et  le  bailli  de  Cassel,  au  sujet  de  la  juridiction  dos 
seigneuries  de  Nordpoene  et  de  Ballinberg. — 17  juillel 
1458.  Sentence  des  Hauts  Renneurs  de  Flandre  au 
profit  du  receveur  des  menus  cens  appartenant  à  la 
recette  du  bois  do  Nieppe,  à  rencontre  des  prévôt  et 
religieux  de  l'abbaye  de  Watten.  —  1527.  État  des 
terres  sises  au  pays  de  Brédenarde,  qui  doivent  des 
rentes  à  l'abbaye  et  prévôté  de  Watten. —  Abliayedc 
Boarboars*  —  Latran,  5  avril  1113.  («  Datmn  IjOte- 
rani  per  inanma  Johannis  sancte  Romane  ecclesie 
dyaconi  cardinalis  et  bibliothecarii,  nonis  Aprilis, 
ifidictionc  VP^  Incarnationis  Dominice  anno  M^ 
C®  XII P,  pontificatics  autem  domini  Pa^schalis 
secundi  pape,  anno  XIIP  »).  Bulle  du  pape  Pascal  I 
confirmant  les  chmations  faites  à  l'abbaye  de  Bour- 
bourg  par  Clémence    de    Bourgogne,    comtesse  de 


/l^'l 


ARCHIVES  DU  NORD 


Flandi-e,  Robert,  son  époux,  el  Baudouin,  leur  fils, 
conipronaul  des  bions  situés  à  St-Folquin,  St-Martin, 
Lo (Loon ) ,  la  terre  nouvelle  do  Ci *umJ)edike  (Cray  wick ), 
àSl-Pierrobrouck,  à^o///><AT^W(B()llezelo),  fi^m^ir/Ac/zi 
(Ennghora),  à  Staples,  la  «  nouvelles  terre  »  entre 
Wallon  et  Bourboug,  à  FerliiKjheniy  à  l^iriholc 
(peut-être  Loffrinckoucke  nommé  en  plusieurs  chartes 
Lc^ffringhenhoeck),  dans  la  terre  nouvelle  de  I^ifle  et 
celle  du  monastère  de  Faumonl  (Faumont  on  Pévèle, 
terro  où  les  dames  de  Bourbourg  avaient  un  prieuré), 
à  Rubrouck,  dans  la  torro  nouvelle  entre  Sainle- 
Walburgo  et  TjunnteJihïs  et  la  terro  de  Sandlshovct 
(Nieuport),  (copie  authentique  de  1^370).  —  Bergues, 
le  0  janvier  1115.  («  Actum  BergiSn  auno  Domini 
iulllednw  centeshno  XIIIP,  V^  idus  Jamcarii  »). 
Lettres  par  lesquelles  Baudouin,  comte  do  Flandre, 
confirme  la  donation  faite  à  l'abbaye  de  Bourbourg 
par  ses  parents,  do  1100  mesures  de  terre  entre  Walten 
et  Bourbourg,  do  la  terre  do  Pantgal  (hameau  de 
BoUezeele),  de  la  nouvelle  terre  dans  la  «  wastine  » 
de  Ruhut  en  la  paroisse  do  Nordi)eene,  5  t^ec})  (mot 
flamand,  signifiant  corde,  mesure  de  terre),  à  St- 
Pierrebrouck  ;  (vidimus  de  juillet  1507).  —  Fumes,  le 
18  mars  1122.  («  Aciiim  est  Fumis,  XV  Kale?idas 
ApriliSy  anno  Domini  M^  O  XX^  P  »)  Lettres  par 
losquolles  Charles,  comte  de  Flandre,  et  Marguerite, 
sa  femme,  confirment  les  donations  faites  à  Tabbaye 
de  Bourbourg  par  les  comtes  de  Flandre,  Robert  de 
Jérusalem  et  Baudouin;  (copie  du  XIIP  siècle).  — 
Fumes,  le  23  juillet  1181.  («  Actum  Furnis,  mino 
Domini  M^CU.XXXHIP.X  Kulendan  Augiesti^). 
Lettres  par  lesquelles  Philippe  d'Alsace,  comte  de 
Flandre,  accorde  des  privilèges  à  l'église  Notre-Dame 
de  Bourbourg;  (vidimus  de  juillet  1507).  —  7  sep- 
tembre 1241.  (<  Actum  (Dino  Dojuini  APCC^XL^ 
quarto,  in  vigilio  Nativitatis  béate  Marie  Virginis^). 
Déclaration  par  l'abbesse  et  les  religieuses  de  l'abbaye 
de  Bourbourg  qu'ils  ont  droit  d'élever  des  digues 
entre  la  mer  el  l'endroit  appelé  Freadick  sur  leur 
ténemeut.  —  1365.  Requête  présentée  au  pape 
Urbain  V  par  les  prieure,  religieuses,  et  couvent  de 
l'abbaye  de  Bourbourg  au  sujet  de  l'élection  d'une 
abbesse.  —  1365.  Compromis  au  sujet  de  l'éloclion 
d'une  abbesse  à  Bourbourg,  après  la  mort  d'Isabelle  de 
Herselles;  Isabelle  de  Ghistelles  est  éluo.  —  Bour- 
bourg, 13  juin  1366.  Mandement  de  Robert,  évêquede 
Thérouane,  aux  doyens  de  chrétienté  de  Bourbourg  et 
de  Cassel,  pour  faire  publier  dans  les  dites  villes  la 


ce.ssation  de  l'office  divin  dans  l'abbaye  de  Bourbourg, 
à  cause  des  offenses  faites  à  la  juridiction  ecclésias- 
tique par  la  dame  de  Cassel,  ses  gens,  la  prieure  et 
ledit  couvent.  —  Avignon,  lo  mercredi  2  décembre 
1366.  («  Datum  et  actum  Avinione  in  hospitio  habi- 
tatiofiis  nostre,  nobis  ihibi  hora  oesperarum  a/f 
caufios  audiendas  py^o  tvïbunali  sede)dibiiSf  anno 
Natiritatis  m'dlesimo  trccente^vnw  sexagesimo 
sexto,  indictiohc  quarta,  die  mercarii  secundi 
niensis  decembris,  po)diflcatus  sanctissimi  in  Christo 
patris  et  domini  nostri  domini  Urbani^  dioina 
proridentia  pape  quinti,  anno  quinto  >).  Lettres 
par  lesquelles  Raymond,  évêque  de  Prenesle,  et  car- 
dinal, dite  sur  la  requête  des  religieuses  de  Bourboui-g, 
l'évoque  de  Thérouane  en  cour  de  Rome.  —  26  mars 
1492,  (7  des  calendes  d'avril,  an  VIII*  du  pontificat  du 
pape  Innocent  VIII).  Bulle  du  pa|)e  Innocent  VIII  en 
faveur  de  l'abbaye  de  Bourbourg  dont  il  confirme  les 
privilèges  et  possessions  (copie  non  authentique). 

B.  1489.  (Carton.)  —  17  pièces  et  i  rouleau,  parchemin; 

()  pièces  et  1  cahier,  10  feuillets,  papier  ;  10  sceaux 

en  mauvais  état  et  phisieurs  fragments. 

tt9S-t€S4.  —  Abliaye  de  Mt-Bertln.  —  Aire, 
il2^^.  (  Actum  apud  Ariam,  Dominice  Incaniatio- 
nis  anno  M^  C*  vicesimo  quinto,  indictione  tercia  »). 
lettres  par  lesquelles  Charles,  comte  de  Flandre, 
confirme  en  faveur  de  l'abbaye  de  St-Bertin,  la  posses- 
sion d'un  domaine  sis  en  la  chàtellenie  de  Bourbourg; 
(vidimus  de  1329).  —  Rihout,  1187.  (  «  Actum  est  hoc 
anno  Domini  M^  C"  LXXX""  septimo,  apud 
Ruhout  »).  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  comte  de 
Flandre  et  de  Vermandois ,  autorise  l'abbé  de  St- 
Bertin,  à  établir  le  vendredi  de  chaque  semaine,  un 
marché  à  Poperinghe  qui  sera  soumis  aux  mômes 
libertés  et  règlements  que  les  marchés  de  la  ville 
d'Ypres;  il  autorise,  en  outre,  le  creusement  d'un 
canal  et  l'achat  du  terrain  appelé  Ijinderop  pour  ce 
canal,  avec  la  faculté  d'y  faire  conduire  des  bateaux 
en  payant  les  droits  de  tonlieu  ordinaires;  (vidimus  du 
H  novembre  1366).  —  Alost,  le  31  août  1190.  ('^  Actum 
est  hoc  apud  Alost,  anno  Dominice  Incarnationis, 
niillesimocentisimo  nonagesimo,  ejreunte  Augusto^), 
Lettres  par  lesquelles  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de 
Vermandois,  déclare,  à  la  prière  de  Jean,  abbé  de  St- 
Bertin,  qu'étant  près  de  partir  pour  la  Terre  Sainte, 
il  confirme   les  privilèges   et  possessions  de   cette 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  ÉVÈCHÉS  DE  BOULOGNE  ET  DE  ST-OMER.  425 


abbaye ,  savoir  la  ville  d'Arques ,  donnée  par  sainl- 
Walbert  et  la  ville  de  Poperinghe  donnée  par  le  comte 
Arnould,  (copie  authentique  du  10  août  1330).  — 1190. 
(  «  Actum  est  hoc  anno  Dojnini  /nillesimo  cente- 
simo  vonagesimo  »).  Lettres  par  lesquelles,  Philippe, 
comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  donne  à  l'abbaye 
de  St-Hertin,  son  bois  de  Wulverdinghe,  en  échange 
de  quelques  parties  de  terre  que  ladite  abbaye  lui  avait 
cédées  à  Arques  pour  faire  un  vivier  près  de  sa  maison 
deRuhout  ;  (copie authentique  de  1370).  —  Hesdin,H91 . 
(«  Actum  Hesdinii,  anno  ab  Incar^iatiane  Dotnini 
AP  C*  nonagesinio  primo  ^  reyni  nostri  tercio 
decimo  »).  Confirmation  par  Philippe  Auguste,  à 
la  prière  de  Jean,  abbé  de  St-Bertin,  des  donations 
faites  à  cette  abbaye  par  les  comtes  Thierri  et 
Philippe  d'Alsace  ;  (copie  du  13  juin  1370).  —  U97. 
(<!!i  Actum  anno  Domini  APC"  XC^  VIP  »).  Lettres 
par  lesquelles  Baudouin,  comte  de  Flandre,  déclare 
que  Raoul  de  Reninghe*,  son  homme,  a  reconnu,  en  sa 
présence,  avoir  accordé  à  l'abbaye  de  St-Berlin  le  droit 
de  naviguer  librement  par  tout  son  domaine  pour  aller 
à  Poperinghe  ainsi  que  d'autres  avantages  ;  (vidimus 
de  1366).  —  Ypres,  le  29  décembre  1201.  (  «  Actum 
Ypre,  anno  millcshno  ducentesimo  primo,  mense 
Decembin,  quarto  Kalendas  Januarii  »).  Lettres  par 
lesquelles,  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut, 
confirme  à  la  prière  de  Jean,  abbé,  et  des  religieux  de 
St-Bertin,  les  donations  faites  à  ladite  abbaye  par  ses 
prédécesseurs,  notamment  celle  de  la  forêt  de  Wul- 
verdinghe ;  (copie  authentique  du  3  août  1392).  —  Palais 
de  Latran,  le  30  avril  1209.  («  Datum  Laterani,  II 
Kcdendris  Mail,  pontificatus  nost?^  anno  duode- 
cimo  S').  Bulle  du  pape  Innocent  III  déclarant  que 
l'abbaye  d'Auchy-les-Moines  est  soumise  à  l'abbaye 
de  St-Bertin  et  que  c'est  en  ce  dernier  monastère  que 
doivent  être  choisis  les  abbés  d'Auchy.  —  St-Omer, 
i2il.  (<^  Actum  apud  Sa7ictum  Audomarum,  anno 
Domi7ii  W  CC"  XP,  regni  vero  karissimi  Do?nini 
et  genitoris  nostri  XXX^  IIP  »).  Confirmation 
par  Louis,  fils  aîné  du  roi  de  France,  des  dona- 
tions de  biens  faites  antérieurement  à  l'abbave  de  St- 
Berlin  ;  (copie  du  13  juin  1370).  --  Novembre  1219. 
(«  Actum  inecclesia sancti  Bertini ante nmjusaltare, 
astantibus  Johaane  abbate  et  conventu,  anno  Domi- 
ni  Af»  ce*  XIX\  mense  Novembri  ^).  Lettres  par 
lesquelles  Michel  de  Boulers,  connétable  do  Flandre, 
reconnaît  que  Jeanne,  comtesse  de  Flandre,  lui  ayant 
donné,  en  échange  de  la  châtellenie  de  Cassel,  ce 


qu'elle  possédait  à  Rubrouck,  Lederzeelle  et  Wolcke- 
rinckhove,  il  cède  à  l'abbaye  de  St-Bertin  le  droit  de 
chasse  et  de  garenne  qu'il  avait  dans  le  bois  que  Phi- 
lippe, comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  Baudouin, 
comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  et  Marguerite,  sa 
sœur,  leur  avaient  donné.  Il  permet  à  ladite  abbaye  de 
lever  au  mois  d'août  les  dîmes  et  de  les  conduire  à 
travers  son  domaine,  sans  commettre  aucune  contra- 
vention. —  Mai  1223.  (  «  Amio  Domini  AP  CC  XJP 
IIP,  ?nense  Mayo  *).  Deux  Ici  très  par  lesquelles 
Jeanne,  comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut,  confirme 
le  privilège  accordé  à  l'abbaye  do  St-Bertin  d'établir 
un  marché  à  Poperinghe,  de  creuser  un  canal  et 
d'acheter  le  terrain  appelé  Landscoeq,  pour  le  creu- 
sement dudit  canal  à  Poperinghe.  —  Montreuil-sur- 
Mer,  r223.  (  «  Actum  apud  Monsteynolum  super 
mare,  anno  Dominice  Inca)nationis  M^CC^XXIIPy 
regni  vero  nostri  primo  »).  Lettres  par  lesquelles 
Louis  VIII,  roi  de  France,C()nfirme,  à  la  prière  de  Jean, 
abbé  de  St-Bertin,  cette  abbaye  dans  la  possession  de 
tous  ses  biens;  (copie  du  4  juin  1370).  —  St-Omer,  sep- 
tembre 1231.  {  «  Actum  apud  sanctum  Audoma- 
rum,  anno  Dominice  Incarnat ionis,  AP  CC^  XXX"* 
primo  mense  Septembri,  regni  vero  nostri  anno 
F**»).  Nouvelle  confirmation  des  biens  et  possessions 
de  l'abbaye  de  St-B«rtin  par  Louis  IX,  roi  de  France  ; 
(copie  du  4  juin  1370).  —  27  mars  1247.  («  Actum  anno 
Domini  A£^  CC^  XLVP,  feriaquarta  ante  Cenam 
Domini  »).  Lettres  par  lesquelles  P.,  évoque  d'Albano, 
fait  savoir  que  Palmerius,  prêtre,  son  chapelain  et 
procureur  des  abbé  et  couvent  de  St-Bertin,  a  déclaré 
par  devant  lui,  au  nom  de  cette  abbaye,  que  les  lettres 
que  le  pape  Innocent  IV  lui  a  accordées  et  qui  sont  ici 
insérées,  ne  peuvent  faire  préjudice  à  la  comtesse  Mar- 
guerite, à  l'exécution  desquelles  cette  princesse  s'était 
opposée  par  M.  Grespin,  son  procureur.  —  Lyon,  le 
28  mars  12^47.  (  «  Datum  Lugduni^  V  Kalendas 
Aprilis,  pontificatus  nostrn,  anno  tercio  »).  Bulle  du 
pape  Innocent  IV,  par  laquelle  il  déclare  que  l'abbé  et 
le  couvent  de  St-Bertin  pourront  acquérir  des  dîmes  ou 
autres  biens  appartenant  à  des  laïques  dans  les  pa- 
roisses qui  leur  appartiennent  dans  le  comté  de  Flandre 
sans  qu'on  puisse  les  soupçonner  d'exactions  ;  (copie 
authentique  de  l'époque).  —  Janvier  1272.  («  Anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  septuagesimo  primo, 
m£nse  Januario  »).  —  Lettres  par  lesquelles  Gui, 
comte  de  Flandre  et  marquis  de  Namur,  confirme 
les  lettres  accerdées  par  Philippe,  comte  de  Flandre, 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I  (2«  Partie). 


:a 


426 


ARCHIVES  DU  NORD. 


en  1187,  et  celle  de  la  comtesse  Jeanne,  sa  tante,  en 
1223,  à  l'abbaye  de  St-Berlin,  raulorisant  à  creuser  un 
canal  à  Poperinghe  et  à  y  établir  un  marché  ;  ces 
lettres  ont  été  confirmées  par  Louis  de  Maie,  comte  de 
Flandre,  le  3  novembre  1366,  sous  le  vidimusde  Jean, 
abbé,  et  du  couvent  de  St-Bertin,  en  date  du  14  no- 
vembre de  la  même  année.  —  Sans  date;  commen- 
cement du  XIV®  siècle.  Lettre  relative  à  un  procès 
soutenu  par  Tabbaye  de  St-Bertin.  —  27  juin  1305.  («  Le 
dimenche  après  le  nativHei  saint  Jehan  Baptiste,  »). 

■  _  _ 

Plaintes  de  l'abbaye  de  St-Bertin  à  Robert,  comte  de 
Flandre,  au  sujet,  des  outrages  commis  à  l'égard  de 
ladite  abbaye  par  les  moines  dissidents.  —  24  octobre 
1330.  («  Die  veneris  ante  festum  beatoruni  aposto- 
lorum  Synionis  et  Jude  »).  Procuration  donnée  par 
Henri,  abbé  de  St-Bertin,  pour  agir  et  instrumenter 
dans  toutes  les  affaires  de  ladite  abbaye  portées  devant 
le  comte  de  Flandre.  —  14  novembre  1330.  («  Die 
mercurii  post  festum  beati  Martini  hyemalis  »  ). 
Procuration  générale  donnée  par  Henri,  abbé  de  St- 
Bertin,  pour  suivre  les  affaires  de  l'abbaye. —  Gand, 
le  3  novembre  1366.  —  Lettres  par  lesquelles  Louis  de 
Maie,  comte  de  Flandre,  confirme  les  donations  et 
confirmations  de  donations  faites  à  l'abbaye  de  St- 
Bertin  par  ses  prédécesseurs,Philippe  d'Alsace  en  1187, 
Baudouin  de  Constantinople  en  1  f97,  Jeanne,  en  mai 
1223,  Gui,  comte  de  Flandre,  en  janvier  1272. —5 
novembre  1366.  Octroi  accordé  à  l'abbaye  de  St-Bertin 
pour  établir  des  a^sis  (taxes)  dans  la  ville  de  Pope- 
ringhe, desquels  assis  le  comte  de  Flandre  devrait 
avoir  la  moitié  et  l'abbaye  l'autre  moitié  ;  pièce  fla- 
mande (sous  le  vidimus  de  Jean,  abbé  de  StrBertin,  en 
date  du  14  novembre  1366).  — 1"  juin  1387.  Procuration 
générale  donnée  par  Jacques,  abbé,  et  tout  le  couvent 
de  St-Bertin.  — 17  octobre  1391.  Assignation  au  nom  du 
comte  de  Flandre,  des  abbé  et  couvent  de  St-Bertin  et 
de  la  dame  de  Cassel.  devant  les  commissaires  du 
comte  à  St-Omer  chargés  de  terminer  les  débats  exis- 
tant entre  eux.  —  7  et  12  novembre  1392.  Ajournement 
par  Charles  VI,  roi  de  France,  devant  le  parlement  de 
Paris,  de  Philippe,  duc  de  Bourgogne  et  comte  de 
Flandre,  et  son  conseil,  pour  y  soutenir  la  sentence 
rendue  par  eux  contre  Yolande,  dame  de  Cassel,  en 
faveur  de  l'abbaye  de  St-Bertin.  —  Sans  date:  XIV* 
siècle.  Enquête  au  sujet  des  différends  survenus  entre 
le  comte  de  Flandre  et  l'abbaye  de  St-Bertin.  —  9 
février  1417.  Liste  des  acquêts  faits  depuis  quarante  ans 
par  l'abbaye  de  St-Bertin  à  St-Omer.  —  2  septembre 


1154.  Lettres  par  lesquelles  Guillaume,  évêque  de 
Toul  et  abbé  de  St-Berlin,  institue  Jacques  Maës,  prêtre, 
confesseur  des  confrères  et  consœurs  de  la  confrérie 
fondée  dans  ladite  abbaye  sous  l'invocation  de  St-Bertin. 
—  St-Bertin,  le  23  mars  1511.  Lettre  d'Antoine,  abbé 
de  Si-Berlin,  priant  l'archiduchesse  Marguerite,  gou- 
vernante des  Pays-Bas,  d'interv^enir  auprès  du  Supé- 
rieur des  Chartreux  pour  obtenir  la  réinstallation  du 
prieur  du  couvent  de  Gonnay-lez-Béthune  dans  son 
ancien  monastère  des  environs  de  St-Omer.  —  17 
mars  1543.  Sentence  du  Grand  Conseil  de  Malines  au 
sujet  des  juridictions  respectives  de  l'abbaye  de  St- 
Bertin  et  des  officiers  de  la  justice  de  St-Omer. — 1612. 
Avis  sur  la  requête  des  abbé  et  religieux  de  St-Bertin 
tendant  à  la  révocation  de  l'octroi  accordé  pour  ^ 
l'érection  d'un  mculin  à  Poperinghe.  —  11  août  1634. 
Déclaration  par  laquelle  Philippe,  abbé  de  St-Berlin,  se 
reconnaît  homme  vivant  et  mourant  pour  les  fiefs  des 
cens  d'avoine  de  Herbette,  Coyecques,  Quindal  et 
Isques  qu'il  tient  par  engagement  du  domaine  de  St- 
Omer. 


B.  14ÎX).  (Carton.)  —  17  pièces,  parchemin,  10  pièces, 
2  rouleaux  et  2  cahiers,  104  feuillets,  papier;  14  sceaux 

en  mauvais  état. 


tlve-t&St.    —    Abliaye   de   €lalmar»l«.    — 

Bergues,  1176.  («  Actum  anno  Dominice  Incarna- 
tionis  M^  C®  septuagesimo  sexto,  apud  Bergis  »). 
Lettres  par  lesquelles  Philippe,  comte  de  Flandre  et 
de  Vermandois,  prend  sous  sous  sa  garde  et  protection 
l'abbaye  de  Claimarais,  fondée  par  le  comte  Thierri, 
son  père,  et  la  comtesse  Sybille,  sa  mère  ;  insérées 
dans  une  confirmation  de  mai  1269.  —  Sans  date  ;  vere 
1185.  Lettres  par  lesquelles  Robert  de  Béthune,  avoué 
d'Arras,  déclare  que  Wimer  de  Fontaines  a  donné  la 
terre  de  Colreel  à  E.  (Evrard),  abbé  de  Clairmarais  et 
à  son  abbaye,  sous  certaines  charges  et  conditions.  — 
Septembre  1200.  («  Acium  apud  Ruholt  anno  Do- 
mini  millcsimo  f/nccntesimo,  men^c  septembri,  ») 
Lettres  par  lesquelles  Baudouin,  comte  de  Flandre  et 
de  Hainaut,  déclare  prendre  sous  sa  protection  l'abbaye 
de  Clairmarais  et  lui  fait  diverses  donations  ;  (deux 
vidimus,  l'un  de  1439  et  l'autre  de  1518).—  26  mars 
1216  («  Anno  Domini  M^  CC^  quinto  décima,  in 
crastino  Annunciaclmiis  Dominice  »).  Lettres  par 
lesquelles  Guillaume,  châtelain  de  St-Omer,  déclaro 
qu'il  a  fait  don  à  l'abbaye  de  Clairmarais  de  dix  livres 


GHAMBRK  DKS  COMI*TRS  DK  LILLK.  —  TRKSOR  DKS  CHARTES.  —  KVÈCHÉS  DE  BOUI.OtîNE  ET  DE  ST-OMER.  427 


parisis  à  percevoir  à  St-Omer  sur  le  forage  qu'il  tient 
en  fief  du  seigneur  Louis,  (vt  feodo  de  doinino  Ludo- 
rico  »).  — 1230.  Lettres  du  même  Guillaume  confirmant 
la  donation  qui  précède  et  déclarant  que  son  revenu  ne 
doit  être  employé  que  pour  le  vin  des  religieux  ;  (vidimus 
du  10  Novembre  1385).  —  1221 .  («  Actum  anno  Domini 
millesimo  ducente,swiovicesimoprinio>).  Lettres  par 
lesquelles  Jeanne,  comtesse  de  Flandre  et  do  Hainaut, 
confirme  la  donation  faite  à  Tabbaye  de  Clairmarais 
par  Michel  de  Boulers,  connétable  de  Flandre.  — 1221. 
(«  Actfon  anno  Domini  M^  CC^  vicesimo  primo  »). 
Lettres  par  lesquelles  Adam,  évêque  de  Thérouane, 
déclare  que leditMichel de Boulersa  faitcette  donation. 
— Juin  1228.(«  Actum  anno  Domini  M^CC^XX^octavOj 
7nense  Junio  »).  Lettres  par  lesquelles  Simon,  abbé, 
et  les  religieux  de  l'abbaye  de  Clairmarais,  quittent 
le  comte  et  la  comtesse  de  Flandre  d'une  rente  sur 
Tespier  de  St-Omer.  —  Août  1244.  («  Actum  anno 
Domini  millesimo  CÇ^  quadragesimo  quarto,  mense 
Auguato  »).  Confirmation  par  Guillaume  de  St-Omer, 
seigneur  de  Pitgam,  de  la  donation  d'une  rente  annuelle 
faite  à  l'abbaye  de  Clairmarais,  par  Guillaume,  châte- 
lain de  St-Omer,  son  frère.  —  Avril  1269.  («  Actum 
anno  Domini  M^  CC^  LX^  IX^,  mense  Aprili  »). 
Confirmation  par  Robert,  comte  d'Artois,  de  la  pro- 
tection accordée  à  l'abbaye  de  Clairmarais,  en  1176, 
par  Philippe  d'Alsace,  comte  de  Flandre.  — Novembre 
1278.  (<  Actum  et  daium  anno  Domini  millesimo 
ducentesimo  septuagesimo  octavo,  mense  Novem- 
bri  »).  Vente  par  Jean  de  Dampierre  à  l'abbaye  de 
Clairmarais  de  rentes  tant  en  blé  qu'en  avoine  qu'il 
percevait  sur  des  terres  appartenant  à  cette  abbaye 
dans  la  paroisse  de  Bailleul  et  confirmation  par  le 
même,  autant  qu'il  en  a  le  droit,  de  la  donation 
faite  à  cette  abbaye  par  Béatrix  et  Elisabeth,  filles 
de  Guillaume,  dit  Neide,  de  cinq  mesures  de  terre, 
dans  le  métier  de  Bailleul,  sauf  le  droit  d'autrui.  — 
Mai  1304.  Lettres  par  lesquelles  Mahaut,  comtesse 
d'Artois,  permet  à  l'abbaye  de  Clairmarais  de  jouir 
d'une  propriété  nouvellement  acquise  par  cette  maison 
dans  les  bois  de  Bilmont.  —  Paris,  en  Parlement,  le 
27  novembre  1314.  Lettres  par  lesquelles,  Louis  X,  roi 
de  France  et  de  Navarre  mande  qu'il  a  remplacé 
Richard  Tiboulot  et  Jean  de  Voissiaco,  par  Jean  de 
Roye,  clerc,  et  Pierre  Soillard,  chevalier,  comme 
commissaires  dans  la  cause  pendante  entre  Mahaut, 
comtesse  d'Artois,  d'une  part,  et  le  comte  de  Flandre, 
d'autre  part,  au  sujet  de  la  saisine  et  de  la  justice  du 


clos  et  de  la  maison  de  Clairmarais.  —  Paris,  en  Par- 
lement, le  17  février  1321.  Commission  donnée  par 
Philippe  V,  roi  de  France,  à  Drocon  de  la  Charité, 
archidiacre  de  Soissons,  et  à  Érard  Dallement, 
conseiller  du  Roi,  pour  faire  une  enquête  dans  le 
procès  entre  Robert,  comte  de  Flandre,  et  Mahaut, 
comtesse  d'Artois,  au  sujet  de  la  garde  de  l'abbaye  de 
Clairmarais.  —  Sans  date  ;  XÎV^  siècle.  Enquête  sur 
la  juridiction  de  l'abbaye  de  Clairmarais.  —  1425. 
Extrait  des  privilèges  conférés  par  les  anciens  comtes 
de  Flandre  aux  religieux  de  (^lairmarais-lez-Ruhout.  — 
21  novembre  1429.  Avis  des  maîtres  de  la  Chambre  des 
Comptes  de  Lille  au  sujet  du  droit  que  les  religieux  de 
Clairmarais  prétendaient  avoir  sur  les  viviers  de 
Ruhoult.  —  Sans  date;  vers  1450.  Opposition  formée 
par  les  officiers  du  duc  de  Bourgogne,  comte  de 
Flandre  et  d'Artois,  à  la  création  de  nouveaux  viviers 
dans  les  terres  de  l'abbaye  de  Clairmarais  contigues 
au  château  de  Ruhoult.  —  23  octobre  1467.  Bail  pour 
douze  ans  des  pêcheries  et  viviers  de  Ruhoult  près  de 
St-Omer,  concédés  à  l'abbaye  de  Clairmarais  au  prix 
de  20  livres  par  an  et  moyennant  la  somme  de  cent 
livres  à  l'expiration  du  bail  pour  le  rempoissonnement 
des  dits  viviers.  —  24  décembre  1493.  Lettres  par  les- 
quelles les  abbé  et  religieux  de  Clairmarais  font 
remise  à  l'archiduc  Philippe  le  Beau  de  20  sols  parisis 
qu'ils  percevaient  annuellement  sur  les  rentes  de  St- 
Omer.  —  Sans  date  ;  vers  1517.  Enquête  faite  par 
Guillaumie  de  Landas,  conseiller  du  roi  de  Castillc, 
comte  de  Flandre,  à  propos  des  difficultés  survenues 
entre  les  religieux  de  Clairmarais  et  les  officiers  du 
bailliage  de  St-Omer  au  sujet  de  la  propriété  de  cer- 
tains viviers  et  bois.  —  3  mai  1519.  Déclaration  de 
l'abbé  de  Clairmarais  attestant  que  cette  abbaye  a  été 
fondée  par  les  comtes  de  Flandre  et  d'Artois  et  sou- 
mise à  la  juridiction  du  bailliage  de  St-Omer.  —  26 
mai  1519.  Commission  domiée  à  des  officiers  du  bail- 
liage de  St-Omer  pour  procéder  à  la  plantation  de 
bornes  dans  la  forêt  du  Ruhoult  litigieuse  entre  le 
domaine  d'Artois  et  l'abbaye  de  Clairmarais.  —  10 
décembre  1519.  Lettres  réciproques  des  religieux, 
abbé  et  couvent  de  Clairmarais  dans  lesquelles  sont 
insérées  les  lettres  de  Tappointement  fait  entre  les  offi- 
ciers du  roi  de  Castille  à  St-Omer,  d'une  part,  et  les 
dits  religieux  de  Clairmarais,  de  Fautive,  par  lequel 
appointement  est  accordé  et  octroyé  par  le  dit  roi  aux 
dits  religieux  de  pouvoir  à  toujours  mais  jouir  et 
posséder  des  fossés,  viviers  et  autres  parties  sises  dans 


428 


ARCHIVES  DU  NORD. 


le  bailliage  de  St-Omer.  —  1519.  Requête  adressée  au 
roi  de  Castille  par  les  religieux  de  Clairmarais  au 
sujet  de  la  jouissance  et  de  la  possession  des  fossés, 
viviers  et  autres  parties  sises  dans  le  bailliage  de  St- 
Omer.  —  Sans  date;  vers  1519.  Enquête  au  sujet  de  la 
propriété  et  de  la  jouissance  des  bois  de  Ruhoult,  liti- 
gieuses entre  le  roi  de  Castille,  comme  comte  d'Artois, 
et  les  religieux  de  Clairmarais.  —  Bruxelles,  le  5 
octobre  1532.  Ordonnance  de  J'empereur  Charles- 
Quint  relative  aux  dîmes  sises  près  de  Gravelines  et 
appartenant  à  l'abbaye  de  Clairmarais. 


Layettes  V23  et  124.  —  Diocèse  de  Cambrai. 

B.  1491.  (Carton.)  —    13   pièios  ot   1  rouleau,  parchemin; 

2  pièces,  4  bandes  roulées  et  1  cahier,  8  feuillets,  papier: 

17  sceaux  incomplets  pour  la  plupart. 

81 9-lLYI*  «lècle.  —  Temporel  de*  évéque»  de 
Cambrai.  —  Bimefi.  —  Copies  authentiques  dressées 
sur  les  originaux  le 20  août  1313  (lundi  après  TAssomp- 
lion),  par  Guillaume  dit....  clerc,  notaire  apostolique, 
et. . . .  dit  Masenghe,  clerc  du  diocèse  do. . . ,  notaire  imp<^- 
rial,  des  diplômes  suivants  relatifs  aux  privilèges  et 
aux  domaines  des  évoques  et  du  chapitre  Notre-Dame 
de  Cambrai  (1)  :  14  avril  817.  (*  Data  est  XVII  Kal. 
mayas  (sic),  anno,  Christo  propicio,  tercio  imper ii 
Domini  nostri  Ludovici piissimi  auyusti,  indictione 
nona.  Actum  Aquis  Grani  regio  palacio,  m  Dei 
nomine  féliciter.  Amen  *).  Diplôme  par  lequel  l'em- 
pereur Louis  le  Débonnaire  confirme  les  privilèges 
accordés  par  ses  prédécesseurs.  Pépin,  son  aïeul,  et 
Charlemagne,  son  père,  à  l'église  épiscopale  Notre- 
Dame  de  Cambrai.  —  Q ininSd A.  (^  Data  VIII  idus 
Junii,  anno  incamacionis  Dotnini  octingentesimo 
nonagesimo  quarto,  indictione  XII^,  anno  VIP 
domini  Amulphi piissimi  régis,  Actum.  Vuormacie^ 
in  Dei  nomine  féliciter.  Amen.  »).  Diplôme  par 
lequel  Arnoul,  roi  de  Germanie,  à  la  demande  de 
révêque  Dodilon,  confirme  à  l'évèque  de  Cambrai  le 
privilège  d'immunité  que  lui  avaient  accordé  le  roi 
Pépin  et  les  empereurs  Charles  et  Louis.  —  20  dé- 
cembre 911.  («  Data    XIII    KaL  Januarii^   indic- 


(1)  Les  originaux  transcrits  dans  ce  rouleau  de  parchemin 
sont  déposés  aux  Archives  du  Nord,  Série  G,  Fonds  de  révèché 
de  Cambrai,  cart.  1,  5  et  19.  Les  dates  ont  été  données  confor- 
mément aux  copies  et  non  aux  originaux. 


tione  XIIII\  anno  XVIIP  régnante  Karolo  rege 
gloriosissimo,  réintégrante  (sic)  XIIIP,  largiorr 
vero  hereditate  indepta  (sic)  /**.  Actum  villa  Cruz- 
ciaco  (sic),  ///  Dei  nomme  féliciter.  Amen  »).  Di- 
plôme par  lequel  le  roi  Charles  le  Simple,  à  la  demande 
d'Etienne,  évêque  de  Cambrai,  confirme  aux  cha- 
noines de  l'église  cathédrale  de  celte  ville,  la  pro- 
priété des  biens  que  le  roi  Zuentibold  leur  avait 
assignés  pour  leur  usage  particulier  par  une  charte 
qui  avait  été  détruite  lors  de  l'incendie  de  la  ville  de 
Cambrai.  —  30  mai  941  ou  942.  («  Data  III  KaL 
Junii,  ainio  autem  al)  Incarnatione  DCCCC  XLIP 
(sic)  (1),  Indictione  XIII^,  anno  quinto  7'egnante 
Ottone  serenissimo  rege.  Actum  est  Ingelcheni,  in  Dei 
nomine  féliciter.  Amen  »).  Diplôme  parlequelOthon  I«^, 
roi  de  Germanie,  confirme  à  l'église  de  Cambrai  les 
privilèges  que  Charles,  l'un  de  ses  prédécesseurs,  lui 
avait  accordés  et  cède  A  l'évèque  les  droits  de  tonlieu 
et  de  battre  monnaie  dans  cette  ville.  —  4  sep- 
tembre 1260  (2).  («  Datum  Wormacie  quarto  die 
septemhris,  indictione  tercia,  anno  Domini  niille- 
simo  C(y  LX^,  regni  vero  nostri  anno  qaartoi^). 
Diplôme  par  lequel  l'empereur  Richard  (de  Cor- 
nouailles)  approuve  et  confirme  l'accord  conclu  entre 
le  chapitre  de  Cambrai,  d'une  part,  et  les  échevins  et 
communauté  des  habitants  de  l'autre,  au  sujet  de  la 
juridiction  ;  lequel  accord  est  inséré  en  roman  dans  le 
corps  de  l'acte  avec  l'approbation  de  l'évèque  Nicolas 
rédigée  aussi  en  roman.  —  30  mai  947.  («  Data  II 
Kal.  May,  anno  dominice  incarfiationis  DCCCC 
XL  VIP,  indictione  septima,  régnante  pro  (sic)  (3) 
rege  Ottone,  anno  XIIL  Actum  Aquis  Grani  palatii 
(sic),  in  Domino  féliciter.  Amen  »).  Diplôme  par 
lequel  Othon  !•%  roi  de  Germanie,  donne  à  Fulbert, 
évêque  de  Cambrai,  l'abbaye  de  St-Géry  de  cette  ville 


(1)  Le  diplôme  est  daté  parTabbé  M  une  {Mémoire  pour  ft\s 
Archevêques  de  Cntnhrai)  de  Tannée  ÎMl  qui  correspond  à 
l'année  du  règne  d'Olhon  1''^,  mais  non  à  celle  de  Tindiction  qui 
est  040.  Il  y  a  dans  Toriginal  une  déchirure  à  la  suite  de  XL; 
mais  étant  donné  Tespace  qui  sépare  ce  chiffre  du  mot  suivant, 
il  paraît  cert<iin  que  XL  était  suivi  de  I  et  peut-être  même  de 
II,  comme  le  porte  la  transcription  de  1313;  la  déchirure  qui 
provient  d'un  pli  n'existait  sans  doute  pas  au  commencement 
du  XIV®  siècle. 

(2)  On  a  suivi  dans  l'analyse  de  ces  diplômes  leur  ordre  d«» 
transcription  dans  le  rouleau  et  non  l'ordre  chronologique. 

(3)  11  faut  lire  pio  comme  dans  l'original;  c'est  par  suite  d'une 
erreur  du  scribe  que  la  transcription  porte  joro. 


CHAMHRK  DKS  COMITKS  DK  LILLK.  —  TRESOR  DES  CH^VRTKS.  -DIOCÈSE  DE  CAMBRAI. 


J^.dii 


et  déclare  que  Tautorité  y  appartiendra  à  l'évèque  et 
à  ses  successeurs  à  Texclusion  de  tout  autre  officier 
public.  —  13  juin  958.  («  Data  Idibns  Junil  Anno 
hicamationis  Domini  d  cccc^  LVIIP,  htdictiofie 
pHma,  7*egnartte  piissimo  rege  Oflone,  anno  regni 
ejus  XXIIP.  Acturn  Colonie  »).  Diplôme  par  lequel 
l'empereur  Othon  P^  à  la  demande  de  son  frère  l'arche- 
vêque Brunon,  donne  à  l'église  Notre-Dame  de  Cam- 
brai, un  domaine  situé  à  Wuambia  (Wambaix)  dans 
le  Hainaut  et  qui  avait  été  confisqué  sur  les  rebelles. — 
28  mai  991.  («  Data  V  KaL  Junit  anno  dominice 
incarnationis  DCCCC^  XCP,  indiciione  quarta, 
anno  auieni  tertii  Ottonis  regnantis  octavo.  Actum 
Nocimago  /eilciter.  Amen  »).  Diplôme  par  lequel 
l'empereur  Othon  lïl,  à  la  demande  de  Rothard, 
évoque  de  Cambrai,  confirme  les  privilèges  que  ses 
prédécesseurs  avaient  accordés  à  l'évêché  de  cette 
ville.  —  23  avril  995.  («  Data  VIIII  KaL  May,  anno 
donizniee  incarnationis  DCCCC^ XCV^j  indictione 
VIII^,  anno  tertii  Ottonis  regnantis  XIP.  Acfam  est 
Agtiis  Grani  palat a  (sic),  féliciter.  Amen»),  Diplôme 
par  lequel  l'empereur  Othon  III,  à  la  demande  de 
l'évèque  Notger,  d'Hildebold  et  d'autres  do  ses  fidèles, 
donne  à  Rothard,  évoque  de  Cambrai,  une  forêt, 
entre  les  deux  Helpes  avec  le  droit  exclusif  d'y 
chasser.  —  22  octobre  1007.  (♦  Data  XI  KaL  nooem- 
bris,  indictione  quinta,  anno  dominice  i^icamationis 
M^  VIP,  an)io  domini  Henrici  seciindi  regni  sexto. 
Actum  Aquis  Grani  palatii  (sic)  féliciter.  Ament), 
Diplôme  par  lequel  l'empereur  Henri  II,  à  la  demande 
de  Hériberl,  archevêque  de  Cologne,  donne  à  l'évèque 
Herluin  et  à  l'église  de  (Cambrai  le  comté  de  ce  nom. — 
20  juin  1184.  («  Datum  Geylinhuse,  anno  Domini 
M^  O  LXXX^  IIIP,  Indictio?ie  secunda,  diiodecimo 
Kalendas  Julii  »).  Diplôme  par  lequel  l'empereur 
Frédéric  I*'  accorde  aux  églises  de  Notre-Dame,  de 
Ste-Croix,  de  St-Géry,  de  St-Aubert,  du  St-Sépulcre 
et  de  Cantimpré,  la  pleine  liberté  de  leurs  personnes 
et  de  leurs  biens.  —  Seconde  transcription  du  même 
diplôme (1).  —  Janvier  1286.  («  L'an  de  Vlncaination 
Nostre  Seigneur  Jhésu  Crist  mil  deus  cens  qv^dre 


(1)  Le  fonds  de  Cambrai  renferme  trois  diplômes  originaux 
de  l'empereur  Frédéric  I"  datés  du  20  juin  1184.  Le  scribe  et 
les  notaires  de  1313  ont  sans  doute  recopie  par  mégarde  un  de 
ces  diplômes  au  lieu  d'en  transcrire  un  autre,  celui,  par  exemple, 
qui  confirme  Taccord  conclu  entre  Tévêque  de  Cambrai  et  le 
comte  de  Flandre,  au  sujet  de  la  prévôté  du  Câtt^au. 


vins  et  cuinch  el  mois  de  Janvier  »).  Lettres  par  les- 
quelles Gui,  comte  de  Flandre,  et  Robert,  comte  de 
Nevers,  son  fils  aîné,  s'obligent  à  payer,  lorsqu'ils  en 
seront  requis,  la  somme  de  31.500  livres  tournois 
provenant  de  la  levée  des  décimes  faite  par  l'abbé  de 
Vaucelles  et  Jean  de  Bruières,  chanoine  de  l'église 
Noire-Dame  de  Cambrai.  —  Janvier  1287.  («  L'an  del 
Incarnation  Jhésu  Crist  mil  deus  cens  quatre  vi^s 
et  sis,  el  mois  de  Jenvie?'  »).  Lettres  par  lesquelles  les 
échevins,  communauté  et  universalité  des  habitants 
de  Bruges  qui  ont  déjà  reçu  un  premier  payement  des 
collecteurs  du  décime  accordé  par  le  Pape  sur  les 
ville  et  évêché  de  Cambrai  au  profit  de  Gui,  comte  de 
Flandre,  et  les  commissaires  désignés  ci-dessus,  leur  en 
ayant  fait  un  second  de  7,527  livres,  10  sols  tournois, 
promettent  de  remettre  ces  deux  sommes  formant 
celle  de  39,027  livres,  10  sols  toui-nois  en  quatre 
termes  y  spécifiés,  en  la  maison  de  St-Aubert  à 
Cambrai.  —  1287,  dans  la  première  semaine  de  mars. 
(«  L'an  de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  sis,  la 
première  semaine  del  mois  de  march  s>).  Lettres  par 
lesquelles  Robert,  comte  de  Nevers,  et  Willaume  de 
Dreux,  son  frère,  fils  du  comte  de  Flandre,  Jean,  sire 
de  Dampierre,  Jean,  sire  de  Ghistelles,  Basse,  sire  de 
Gavre,  Hue,  châtelain  de  Gand,  Jean,  chfttelain  deLille, 
Willaume  de  Mortagne,  Roger  de  Ghistelles  et  Sohier 
de  Bailleul,  maréchaux  de  Flandre,  déclarent  avoir  vu 
les  lettres  par  lesquelles  le  comte  Gui,  reconnaît  que 
les  échevins  de  Bruges  lui  ont  prêté  la  somme  de 
39,027  livres,  10  sols  tournois  provenant  des  décimes 
ecclésiastiques  de  l'évêché  de  Cambrai  et  qu'il  a  pro- 
mis de  la  rendre  aux  termes  désignés.  —  10  novembre 
1291.  («  Anno  Domini  millesimo  dtccentesimo 
7ionagesimo  primo,  sabbato  ante  diem  festi  beati 
Martini  hyema lis  »).  Lettres  par  lesquelles  Jacques, 
abbé  de  Vaucelles,  et  Jean  de  Bruières,  doyen  de 
l'église  de  (Cambrai,  collecteurs  du  décime  ecclésias- 
tique accordé  par  le  Pape  au  comte  de  Flandre  dans 
les  villes  et  diocèse  de  Cambrai  pour  secourir  la 
Terre  Sainte,  reconnaissent  avoir  reçu  la  somme  de 
18,000  livres  tournois  à  valoir  sur  celle  qui  avait  été 
remise  audit  comte.  —  l*'  août  1292.  U  L'an  de  grasse 
mil  ce  qtuitre  vins  et  douze^  le  jour  saint  Pien^e 
efitrant  aoust  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de 
Flandre,  déclare  avoir  reçu  de  Gérard  de  Florencoy 
son  receveur  de  Flandre,  la  somme  de  5,000  livres 
parisis,  remise  à  ce  dernier  par  Jacques,  abbé  de 
Vaucelles,  et  2,400  livres,  même  monnaie,  remises  à 


4% 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Guillaume,  son  fils,  soil  en  tout 7,400  livres.  —  Môme 
date.  Promesse  par  Jacques,    abbé   de  Vaucelles, 
collecteur  des  décimes  ecclésiastiques  du  diocèse  de 
Cambrai,  de  rendre  à  Gui,  comte  de  Flandre,  ses 
lettres  d'obligation.  —  24  septembre  1292.  («  Van  del 
Incarnation  Jhésu  Crist  mil    CC  quatre    vins   et 
douze j  le  merkedi  après  le  saint  Mathiu  »).  Lettres 
par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  déclare  avoir 
reçu  de  Jacques,  abbé  de  Vaucelles,  etc.,  la  somme  de 
3,226  livres,  15  sols,  9  deniers  tournois.  —  22  mai 
1296.  («  L'an  de  grasse  mil  deus  cens  quatre  vins  et 
sayzey  le  mardi  après  la  Trinitei  »).  Lettres  par 
lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  reconnaît  avoir  reçu 
de  Willaume  (de  Hainaut),  évèque  de  Cambrai,  son 
neveu,  6,000  livres  tournois,  à  compte  sur  celle  qu'il 
doit  aux  collecteurs  des  décimes  ecclésiastiques.  — 
3  juin  1296.  («  Van  de  (jratie  mil  deux  cens  quatre 
vins  et  sèze^  le  diemence  après  les  octaves  de  le 
Trinitei  ^).  Lettres  du  même  Gui,  comte  de  Flandre, 
déclarant  avoir  reçu  de  Willaume,  évêque  de  Cam- 
brai, par  la  main  de  Lotard,  receveur  de  cet  évêque, 
2,000  livres  tournois  à  valoir  sur  la  somme  de  7,000  li- 
vres qu'il  s'était  obligé  à  payer  aux  collecteurs  des 
décimes  accordées  au  comte  de  Flandre  par  la  cour 
de  Rome.  —  23  mai  1418.  Revendication  du  fief  de 
St-Crépin  dans  la  châtellenie  du  Câteau  par  le  rece- 
veur de  l'évêché  de  Cambrai.  —  Sans  date  ;  XIV«  siè- 
cle. Mémoires  au  sujet    des   droits   prétendus  par 
l'empereur  d'Allemagne  Charles  IV  sur  le  temporel 
de  l'évêché  de  Cambrai  pendant  la  vacance  du  siège. 
—  Bruges,  le  13  mai  1504.  Mandement  de  l'archiduc 
Philippe    le  Beau   aux  gens  de    la    Chambre   des 
Comptes  de  Lille  d'avoir  à  examiner  les  comptes  du 
temporel  de  l'évêché  de  Cambrai  pendant  le  temps  où  il 
a  été  mis  sous  séquestre,  comptes  présentés  par  Robert 
Ruffin,  écuyer,  conseiller  et  maître  de  Tartillerie  de 
l'empereur  Maximilien.  —  20  mai  1504.  Rapport  des 
président  et  gens  des  comptes  de  Lille  sur  les  comptes 
du  temporel  de  Tévêehé  de  Cambrai.  —  25  octobre 
1504. Lettres  de  l'empereur  Maximilien  cassantet  décla- 
rant nul  tout  ce  qui  avait  été  fait  par  lui  et  ses  prédé- 
cesseurs au  préjudice  de  Tavouerie  et  protection  de 
révêché  de  Cambrai  dont  le  temporel  est  fief  et  de 
la  régale  de  l'Empire,  et  confirmant  ladite  avouerie  et 
protection  en  faveur  de  Philippe,  prince  d'Espagne, 
son  fils,  et  de  ses  successeurs,  comtes  de  Flandre.  — 
8  février,  26  mai  1516.  Ordonnance  de  payement  de 
la  somme  de  4,000  ducats  d'or  faisant  7,800  florins,  due 


à  Guillaume  de  Croy ,  coadjutear  d'Afflighem  et  de 
l'évêché  de  Cambrai,  pour  les  frais  qu'il  devait 
supporter  afin  d'obtenir  en  cour  de  Rome  la  coadju- 
torie  de  Cambrai  à  laquelle  son  oncle,  l'évêque 
Jacques  de  Croy  avait  consenti.  —  Sans  date; 
XVP  siècle.  —  Fragment  d'un  monitoire  rendu  par 
l'official  de  Cambrai. 


B.  1492.  (Carton.)  —  30  pièces  et  2  rouleaux  parchemin  : 

2  pièces  et  1  cahier,  8  feuillets,  papier  ; 

23  sceaux  incomplets  pour  la  plupart. 


It8»-I4es.    —   Évèché    de    €ainbr»l.  —  Cia- 
véne  (1).  —  1189.  (4>  Actum  anno  Verbi  Incay^nati 
millcsimo  centesimo  octogesimo  nono»).  Chirographe 
par  lequel  Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Verman- 
dois,  règle   avec  l'église  Notre-Dame  de  Cambrai  et 
les  autres  églises  du  comté  de  (^ambrésis,  le  droitde 
gavène  (gave  ou  gaule),  accordé  en  aumône  à  Thierry 
d'Alsace,   son  père,  par   lesdites  églises.  —  H92. 
(«  Actwn  anno  Verbi  Incamati  millesimo  cente- 
sinw  nouagesimo  secundo  »).  (Chirographe  de  Bau- 
douin, comte  de  Flandre  etdeHainaut,  réglant  le  droit 
de  gavène  du  Cambrésis,  comme  l'avait  fait  Philippe, 
comte  de  Flandre.  —   1194.  («  Acttim  armo  Domini 
millesimo  centesimo    XC^    quarto   »).    Semblable 
chirographe  de  Baudouin,  comte  de  Flandre,  réglant 
avec  l'église  Notre-Dame    et  les  autres   églises  du 
Cambrésis  le  droit  de  gavène  qu'il  avait  coutume  d  y 
percevoir  annuellement.  —   1217.  («  En   Van  del 
l7icarnation  Jéshu  Christ  mil  CCetXVII  »).  Tra- 
duction en  roman  des  lettres  précédentes.  —  1223. 
(♦  Actum,  anno  Verbi  Incamati  millesimo  ducente- 
simo  vicesimo  tercio  »).  Lettres  par  lesquelles  Pierre, 
prévôt  et   R.  (Roger),   doyen,  et  tout    le   chapitre 
Notre-Dame  de  Cambrai,  et  les  autres  chapitres  des 
églises  conventuelles  de  la  même  ville,  déclarent  que 
celles-ci  sont  tenues  de  payer  au  comte  de  Flandre  un 
droit  de  gavène,  et  que  le  Comte  doit  les  défendre 
envers  et  contre  tous,  avec  Ténumération  des  droits  et 
devoirs  du  Comte  en   qualité  de  gavenier.  —  Sep- 
tembre 1227.  («  Ce  fu  fait  en  l'an  de  le  incatmation 
nostre  Segneur  mil  et  CC  ans  et  XX  set  anSy  el  mois 
de  setembre  i^)»  Lettres  par  lesquelles  Renier,  sire  de 
Boemont  (Beaumont),  déclare  avoir  donné  à  Gillon, 


(1)  Voir  pour  le  droit  de  gavène  du  Cambrésis  les  articles 
B.  1060  et  B.  1061  ci-dessus. 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  I.ILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  ÉVÈCHÉ  DE  CAMBRA.!. 


4:u 


8on  fils,  la  rente  qui  lui  appartenait  sur  le  gavène  du 
(>ambrésis  et  qu'il  tenait  en  fief  du  comte  de  Flandre. 
—  1238.  («  Actnm  anno  Verbi  Licarnati  nnllesimo 
ce*  triceshno  octavo  »).  Lettres  par  lesquelles 
Thomas,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  règle  le 
droit  de  gavène  qu'il  perçoit  dans  le  Cambrésis 
conformément  aux  lettres  de  H89.  — .  Septembre 
1243.  («  Datum  aiuw  Domini  millesimo  dunente- 
simo  qufidragesimo  tercio,  ttiense  Novetribrl  »). 
Lettres  par  lesquelles  Jeanne,  comtesse  de  Flandre  et 
de  Hainaut,  déclare  que  Gilles  de  Boemont  (Beau- 
mont),  chevalier,  son  homme,  a  vendu  une  rente 
qu'il  tenait  en  fief  sur  le  gavène  du  Cambrésis,  à 
Thomas  de  Beaumetz,  prévôt  de  l'église  de  Beims  et 
qu'elle  confirme  cotte  vente.  —  Avril  1245  (1). 
(«  ActuiH  anno  Verbi  Incarna ti  înillesinio  ducen- 
tesimo  quadragesimo  quarto,  7nense  Aprill  »). 
Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse  de 
Flandre  et  de  Hainaut,  règle  avec  l'église  Notre-Dame 
de  Cambrai  et  les  autres  églises  du  Cambrésis,  le 
droit  de  gavène  perçu  annuellement  par  le  comte  de 
Flandre  sur  ces  églises,  conformément  aux  disposi- 
tions des  lettres  de  1189  et  1238.  —  Avril  1256. 
(<  Che  fu  fait  Van  del  Incamatimi  7)iil  CCLVIy  el 
mois  d'avril  »).  Accord  entre  Gilles,  châtelain  de 
Bapaume,  seigneur  de  Beaumetz,  et  les  habitants  de 
Boiri  Notre-Dame,  au  sujet  du  droit  de  gavène  du 
Cambrésis  perçu  audit  lieu.  —  Paris,  le  19  juin  1256. 
{<^  Datutii  Parisius  anno  Domini  M^  CC*  L^  sextOy 
die  hme  a)de  Nativitatem  beati  Johannis  Baptistet). 
Quatre  projets  de  lettres  de  la  comtesse  Marguerite, 
contenant  les  plaintes  exprimées  par  elle  contre  le 
chapitre  St-Géry  de  Cambrai  au  sujet  de  la  perception 
du  droit  de  gavène.  —  Décembre  1266  (2).  (<  Actum 
anno  Verbi  Incarnaii  millesimo  CC^  sexaf/esi?no 
quinto^  niense  Decembri  »).  Lettres  par  lesquelles 
Gui,  comte  de  Flandre  et  marquis  de  Namur,  règle  la 
perception  du  droit  de  gavène  du  Cambrésis.  —  Mai 
1274.  («  En  Van  del  Incarnation  Nostre  Signeur 
Jhésu  Cristj  mil  deiis  cens  soissante  quatorze  ans^ 
au  mois  de  may  t).  lettres  par  lesquelles  Robert, 
châtelain  de  Bapaume,  sire  de  Beaumetz,  déclare  avoir 


(1)  Le  titre  de  comtesse  de  Flandre  donné  à  Marguerite  qui 
succéda  à  sa  sœur,  la  comtesse  Jeanne,  en  décembre  1244, 
prouve  qu'il  s*agit  ici  du  mois  d'avril  1245. 

(2)  C'est  par  erreur  que  cette  pièco  a  été  datée  de  1275  par 
les  (iodefroy  dans  leur  inventaire. 


vendu  à  Michel  d'Auchy  un  fief  sur  le  gavène  du 
Cambrésis.  —  Lille,  9  mai  1275.  («  A  Lille  Van  del 
incarnacion  Nostre  Signear  Jhésu  Crist^  mil  deus 
cens  sissante  et  quinze^  le  dioes  après  les  octaf)es  de 
mai  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre, 
reconnaît  que  Michel,  seigneur  d*Auchi,  lui  a  cédé  la 
rente  en  avoine  et  en  argent  qu'il  percevait  annuelle- 
ment sur  le  gavène  du  Cambrésis,  et  lui  donne  en 
échange  des  hœuds  d'avoine  à  recevoir  sur  Tespier  et 
les  rentes  de  Cassel. —  9  septembre  1287.  («  i4n/io 
Domini  M^  C(T  LXXX^  septimo^  feria  sexta  ante 
Exaltationem  sancte  Ct^ucis  »).  Mandement  donné 
par  A.  prévôt,  J.,  doyen  et  les  chapitres  de  Notre- 
Dame,  de  Ste-Croix  et  de  St-Géry,  les  abbés  et  cou- 
vents de  St-Aubert  et  du  St-Sépulcre  de  Cambrai,  à 
Jean  de  Liège,  chanoine  et  chantre  de  Cambrai,  Oston 
de  SaintzelleSj  chanoine  de  St-Géry,  Renaud  de 
Troillif  chanoine  de  St-Aubert  et  à  Henri  de  BéragieSy 
moine  du  St-Sépulcre,  pour  sommer  le  comte  de 
Flandre  d'avoir  à  faire  réparation  dans  le  terme  de 
quinze  jours,  des  injures  et  dommages  causés  par 
nobles  hommes  Gilles  de  Chin,  chevalier,  Gilles,  son 
fils,  avoué  de  Busigny,  et  leurs  sergents,  à  l'église  de 
Saint-Géry  et  à  ses  hommes,  faute  de  quoi  ils  mettront 
obstacle  au  payement  du  droit  de  gavène  que  le  Comte 
est  tenu  de  partager  avec  eux.  —  18  septembre  1287. 
{<  Actum  anno  Domini  M'' CC^  LXXX^  VIP  feria 
quinta  ante  festum  beati  Màihei  apostoli  et  evange- 
liste  »)•  Rapport  de  leur  mission  fait  par  les  quatre 
députés  ci-dessus  aux  chapitres  et  monastères  de 
Cambrai;  ils  attestent  avoir  signifié  le  mandement 
dont  Us  étaient  chargés  au  comte  de  Flandre  en  per- 
sonne à  Winendale.  —  9  octobre  1287.  («  Anno 
Dominij  M^  C(y  LXXX^  septimo,  feria  quinta  in  die 
beati  Dyonisii  martiris  »).  Acte  passé  dans  le  cha- 
pitre de  Cambrai  en  présence  des  chapitres  et 
abbayes  ci-dessus,  pour  mettre  obstacle  au  payement 
du  droit  de  gavène  dû  au  comte  de  Flandre  qui  n'avait 
pas  donné  satisfaction  à  la  réclamation  ci-dessus.  — 
29  mars  1291.  (<  L'an  de  grasse  mil  drus  cens  quatre 
vins  et  dis^  lejuesdi,  après  le  Annwwiation  Nostre- 
Damey  el  mois  de  march  »).  Accord  entre  Gui,  comte 
de  Flandre,  d'une  part,  et  les  chapitres  et  abbayes 
de  Cambrai,  de  l'autre,  à  l'effet  de  terminer  leurs 
différends  au  sujet  du  droit  de  gavène.  —  3()  no- 
vembre 1293.  («  L\in  de  grâce  mil  deus  cens  quatre 
vins  et  trèze,  le  jour  saint  Andriu  Vapostole  »). 
Mandement   de  Wamier,   garde   du    temporel    d*' 


4*i2 


ARCHIVES  DU  NORD. 


l'ôvêché  (le  Liège,   à  Jean   de  le  Vaul,  chanoine  de 
Liège  et  prévôt  de  Nainur,  lui  prescrivant  d'interdire 
à  l'archevêque  de  Reims  la  connaissance  du  débat 
entre  le  comte  de  Hainaut  et  le  chapitre  de  Cambrai 
au  sujet  des  villages  de   Sau.sset  (Saussoir)    et  de 
MelHuy  dont  le  Comte  avait  joui  en  régale  après  la 
mort  de  l'évéque  Enguerrand  de  Oéquy.  —  Sans  date; 
vers  1293.  Deux  projets  de  requêtes  que  le  comte  de 
Hainaut  doit  présenter  à  l'Empereur  pour  qu'il  attire 
à  lui  la  connaissance  des  débats  pendants  entre  ledit 
Comte  et  le  chapitre  de  Cambrai  au  sujet  des  villages 
de  Saussoir  et  de  MoUin.  —  25  avril  1298.  («  Uan  de 
grasse MCCnn^^  et  XVII,le  inerkedi devant  le (ieste 
Sawt  Mardi  le  êvangeliste  »).  Lettres  par  lesquelles 
les  doyen  et  chapitre  St-Géry  de  Cambrai  informent 
le  comte  de  Flandre  qu'ils  ont  fait  paix  avec  Gilles  de 
Chin,  dit  de  Busigny,  et  sollicitent  le  pardon  pour  lui 
des  méfaits  qu'il  a  commis  envers  le  Comte.  —  Bruges, 
juin  1301.  Lettres  par  lesquelles   Philippe,    roi   de 
France,   règle  le  mode  de  perceplion    du  droit  de 
gavène  sur  les  églises  du  Cambrésis  ;  copie  authen- 
tique de  ces  lettres  délivrée  le  10  juillet  1557  par 
Vincart,  greffier  de  la  Chambre  des   Comptes.    — 
12  juillet  1301.  Aclenolarié  constatant  l'accord  entre 
Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  et    le  chapitre 
calhédral  de  Cambrai,  au  sujet  des  terres  de   Mal- 
maison, d'Avesne8-lez-Aubert,du  fief  de  Jurbise  et  des 
droits  de  souveraineté  et  de  régale  en  Cambrésis.  — 
Mai  1309.  Lettres  par  lesquelles  Robert,  comte  de 
Flandre,  reconnaît  avoir  reçu  le  droit  de  gavène  du 
chapitre  cathédral  de  Cambrai  et  des  autres  établisse- 
ments religieux  du   Cambrésis.    —    18   août    1309, 
Constitution  par  le  chapitre  de  Cambrai  de  Jean  de 
Lille  comme  son  procureur  spécial  auprès  de  Robert, 
comte  de  Flandre,  pour  se  plaindre  des  violences  de 
Jean  de  Flandre,  comte  de  Namur,  contre  les  vassaux 
et  les  propriétés  de  cette  église.  —  Sans  date  ;  vers 
1309.  Procès-verbal  d'enquête  tenu  à  Beaucamps  sur 
le  débat  entre  le  gavenier  du  Cambrésis  et  l'abbaye 
d'Arrouaise.  —  Cambrai,  le  2  février  1312.  («  Van 
mil  trois  cens  et  onze,  le  nuit  de  le  Purification 
Nostre  Dame,  le  secont  jour  dou  mois  de  février  »). 
Lettres  par  lesquelles  le  chapitre  de  Cambrai  nomme 
des  arbitres  pour  terminer  ses  difi'érends  avec  Guil- 
laume, comte  de  Hainaut,  touchant  la  souveraineté  et 
la  régale  de  l'évêché  de  Cambrai.  —  Février  1312. 
Plaintes  portées  au  comte  de  Flandre  par  les  abbé  et 
couvent  de  St- André  du  Câleau  en  Cambrésis  contre 


les  actes  de  justice  faits  par  le  sire  de  Honcourl, 
lieutenant  du  comte  de  Namur  dans  le  Cambrésis, 
dans  le  village  de  Mares  (Maresches)  et  autres  biens 
appartenant  à  cetle  abbaye  et  contre  les  oppressions 
et  dommages  qu'il  a  fait  commettre  par  ses  gens.  — 
Sans  date  ;  vers  1313.  Autres  plaintes  contre  les  entre- 
prises faitesL  par  le  même  Renaut  de  Honcourt  dans  la 
ville  de  Montigny  où  le  chapitre  de  Cambrai  a  toute 
justice  et  par  Jean  de    (Jasleliniel    dans    celles   de 
Hurtebise    et  de    Ncuviesli   (Neuvilly).    —    Abbaye 
d'Eenham,  février  1313.  Sentences  rendues  par  Ro- 
bert, comte  de  Flandre,  comme  gavenier  de  l'église  de 
Cambrai  et  des  églises  et  abbayes    du   Cambrésis, 
donnant  satisfaction  aux   plaintes    ci-dessus    contre 
Renaut  de  Honcourt  (1).  — Paris,  25  novembre  1316. 
Lettres  de    Philippe   V,  roi  de   France,    exhortant 
Robert,  comte  de  Flandre,  à  restituer  aux  églises  du 
Cambrésis  sujettes  au  droit  de  gavène,  tout  ce  qui  leur 
avait  été  pris  à  cause  de  la  guerre  depuis  le  l*' sep- 
tembre précédent  et  ce,  en  vertu  du  traité  de  paix 
conclu  entre  eux.  —  8  avril  1323.  Lettres  de  Louis, 
comte  de  Flandre,énumérant  ses  obligations  envers  les 
églises  du  comté  de  Cambrai  à  cause  du  droit  de 
gavène  qu'elles  lui  payent.  —  Prague,  19  novembre 
1370.  («  Praije,  anno  Domini  millesimo  trece^itesimo 
septuaxjesiièiOy  i7idictione  octava,  XIII  Kalendas  De- 
cembris,    reynorum    nostrorata    anno     incesinio 
quinto,  imperii  sexto  decimo  »).  Commission  donnée 
par  Charles,  empereur  des  Romains  et  roi  de  Bohême, 
à  Albert,  duc  de  Bavière,  gouverneur  do  Hainaut, 
pour  conférer  aux  évêques  de  Cambrai  les  fiefs  et  régales 
de  cette  église  et  à  recevoir  d'eux  les  serments  d'obéi:^- 
sance  et  les  hommages  dus  à  l'Empire,  toutes  les  fois 
que  l'occasion  s'en  présentera.  —    Prague,   28  dé- 
cembre   1396.   Investiture  de  la  régale  du  Cambrésis, 
conférée  par  l'empereur  Wenceslas  à  Tévêque  André 
de  Luxembourg.  —  17  octobre  1468.  Lettres  du  duc 
Charles  le  Téméraire  par  lesquelles  il    s'engage  à 
remplir  les  obligations    qui    lui  incombent    comme 
gavenier  du  Cambrésis. 


(1)  Toutes  ces  piôces  sont  iraDscrites  avec  d'autres  de  li85> 
et  1223  concernant  le  gavène  du  Cambrésis  et  analysées  ci- 
dessus  à  leur  date,  dans  un  cahier  de  papier  de  quinze  feuillets, 
authentiqué  par  Pierre  Le  Monnier,  notaire  à  Lille,  le  3  avril 
1509  et  dans  un  autre  cahier  non  authentiqué  d'une  plus 
ancienne  écriture. 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DIOCESE  DE  CAMBRAI. 


433 


B.  1493.  (Carton.)  —  14  pièces  et  1  rouleau,  parchemin  ; 
12  pièces,  papier  ;  5  sceaux  ineonipieis  et  une  bulle  do  plomb. 


ttSS-t«SS.  —  Chapitre  cathédral  de  Motre- 
name  de  Cambrai.  —  Juillet  1233.  («  AcUtm  anno 
Dominice  Incarnat ionis  millesimo  ducenteshno 
tercio,  me^tse  Julio  »).  Accord  entre  le  chapitre 
Notre-Dame  de  Cambrai  et  Feroand  de  Portugal, 
comte  de  Flandre,  au  sujet  de  Tavouerie  des  villes 
d'Onnaing  et  de  Quarouble.  —  Samedi,  26  mars  1295. 
(«  Datu?H  anno  Dounni  M^  CC^  nonagenimo  quarto, 
isobbato  in  crastifio  Annunciationis  Dotninice  »). 
Confirmation  par  Philippe,  comtesse  de  Hainaut,  des 
lettres  données  en  Fabbaye  de  Bonne  Espérance  le 
16  mai's  précédent,  par  son  mari  le  comte  Jean 
d*Âyesnes,^par  lesquelles  il  s'engagea  faire  faire  répa- 
ration dos  entreprises  injustes  commises  par  ses 
officiers  envers  l'église  Notre-Dame  de  Cambrai.  — 
Cambrai,  11  juillet  1298.  («  Anno  Domini  mUlesinio 
ducentesimo  nonaï/esijno  octavo,  ittdictio^ie  unde- 
cinia^  mensis  Jufii  exeuntis  vicesinia  sexta  die  (1), 
sanctissimi  pairiii  ac  domini  Botiifacii  pape  octavi 
anno  quarto,  in  curia  Cameracensi  »).  Acte  notarié 
portant  que  Jacques  de  Lorraine,  procureur  de  Henri, 
fils  du  comte  de  Hainaut,  chanoine  de  Cambrai,  a  fait 
appel  en  cour  de  Rome  contre  Renaut  de  Bar  qui  se 
qualifie  de  chanoine  de  Cambrai  et  d'archidiacre  de 
Bruxelles.  —  Sans  date  ;  Xlll^  siècle.  Articles  renfer- 
mant les  griefs  de  l'église  Notre-Dame  de  Cambrai 
contre  le  seigneur  d'Oisy.  —  Latran,  15  mars  1302. 
(«  Daiuni  Laterani,  idibus  Mardi,  pontificatus 
uostri  anno  octavo  »).  Bulle  du  pape  Boniface  VIII 
par  laquelle  il  donne  à  Henri,  fils  de  noble  homme 
Jean,  comte  de  Hainaut  et  de  Hollande,  la  première 
prébende  non  sacerdotale,  vacante  dans  l'église 
Notre-Dame  de  Cambrai.  —  9  septembre  1329.  («  Len- 
demain de  le  feste  de  le  Natiritè  Nostre-Dame  »). 
Nomination  faite  par  les  doyen,  prévôt  et  chapitre 
Notre-Dame  de  (Cambrai  d'arbitres  pour,  avec  ceux 
de  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  terminer  leurs 
débats  au  sujet  des  souveraineté  et  régale  pendant  la 
vacance  du  siège  épiscopal  de  cette  ville.  —  25  avril 
1312.  Lettres  par  lesquelles  Guillaume,  comte  de  Hai- 


(1)  Le  20"  Jour  du  mois  sortant,  est  bien  lo  2()  juillet, 
puisque,  à  la  fin  de  Tacte,  il  est  parlé  du  lendemain,  27''  jour  de 
juillet. 


naut,  assigne  sur  les  villes  et  héritages  de  Hon  près 
Bavai,  la  rente  qu'il  devait  donner  pour  la  fondation 
d'une  chapelle  en  Téglise  de  Cambrai,  à  l'effet  de 
donner  satisfaction  à  la  bulle  du  pape  Benoit  XII  et 
amortit  ladite  rente  au  profit  de  celte  chapelle.  — 
1«'  novembre  13^42.  («  In  die  fcsti  Omnium  Sancto- 
mm  »).  Quittance  délivrée  par  les  prévôt,  doyen  et 
chapitre  de  l'église  Notre-Dame  do  Cambrai  d'une 
somme  due  par  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  à  l'é- 
vêque  et  audif  chapitre  suivant  l'accord  conclu  entre 
eux  par  l'intermédiaire  du  pape  Benoit  XII,  laquelle 
somme  s'élève  à  1451  livres,  10  sols,  11  deniere 
tournois  en  à-compte  de  celle  de  11,000  livresdue  par 
ce  prince.  —  Le  ( juesnoy,  15  septembre  1353.  Lettres 
par  lesquelles  Marguerite,  comtesse  de  Hainaut, 
ordonne  de  faire  une  enquête  sur  les  torts  commis 
par  ses  sujets  et  ses  officiers  envers  l'église  Notre- 
Dame  de  Cambrai.  —  Mardi,  27  janvier  1383.  Infor- 
mation faite,  à  la  requête  du  chapitre  Notre-Dame  de 
Cambrai,  contre  Guérart  d'Estourmel,  écuyer,  et  ses 
complices  à  l'occasion  des  dommages  et  violences 
commis  par  eux  à  rencontre  de  l'église  de  Cambrai 
et  de  ses  gens  de  Fontaine  Notre-Dame.  —  Dans  le 
chapitre  de  l'église  cathédrale  de  (Cambrai,  le  1**^  fé- 
vrier 1385.  Lettres  par  lesquelles  les  prévôt,  doyen  et 
chapitre  de  l'église  Notre-Dame  de  Cambrai,  déclarent 
que  les  chapelains  de  ladite  église  seront  obligés  de 
célébrer  à  perpétuité  deux  messes  annuelles  pour  le 
repos  des  âmes  de  Philippe  et  de  Marguerite,  duc  et 
dochesse  de  Bourgogne,  comte  et  comtesse  de 
Flandre,  en  reconnaissance  do  l'amortissement  do 
terres  sises  à  St-\^^aast  accordé  par  eux  auxdits  cha- 
pelains. —  20  avril  1406.  Lettres  par  lesquelles  les 
prévôt  et  chapitre  de  l'église  Notre-Dame  de  Cambrai 
se  soumettent  au  jugement  du  duc  de  Bourgogne  au 
sujet  des  mauvais  traitements  dont  maître  Jean 
Pochon,  chanoine  de  Cambrai,  avait  été  victime  de  la 
part  des  habitants  d*Ecaillon.  — 10  janvier  1415. 
{«  Anno  Domini  M»  CCCO  XIV\  feria  quarta 
post  Epiphaniam  Domini  »).  Lettres  de  l'official  de 
Cambrai  mettant  Jean  de  Gricourt,  âgé  de  14  ans,  en 
jouissance  des  biens  el  revenus  attachés  à  la  garde 
de  l'église  paroissiale  de  St-Martin  du  Gâteau.  — 
20  avril  1425.  Restitution  par  Jean,  comte  de  Hainaut, 
à  Jean  de  Gavre,  évoque  de  Cambrai,  des  biens 
appelés  la  7'égale  de  rfJvêque,  saisis  sur  ladite  église 
par  Aubert  et  Guillaume  de  Bavière,  ses  prédécesseurs 
immédiats  dans  le  comté  de  Hainaut.  —  29  juillet 


Nord.  —  Sbrie  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


.X) 


4:^4 


ARCHIVES  DU  NORD. 


1442.  Notification  que  «  Ërnoulx  Castaigne,  sergent 
(lu  bailliage  de  Hainaut,  a  mis  à  vendaige  et  par 
recours  »  la  somme  de  1000  livres  tournois  pour  le 
dixième  que  doivent  les  chanoines  de  Notre-Dame  de 
(Cambrai  et  plusieurs  autres  églises  situées  en  cette 
ville,  ledit  dixième  accordé  au  duc  de  Bourgogne  par 
le  Pape.  —  Lille,  le  14  janvier  1482.  Mandement  du 
comte  Louis  de  Maie  à  messires  Jean  de  Menin, 
Ricouart  d'Autrenne,  bailli  de  Douai,  et  Jean  Ma- 
charart,  de  faire  une  information  sur  les  injures  et 
dommages  commis  parGrard  d'Estourmel,  écuyer,  au 
chapitre  de  Téglise  Notre-Dame  de  Cambrai  et  à  ses 
gens  de  Fo  laine  Notre-Dame.  —  Cambrai ,  le 
15 juillet,  sans  date  d'année;  vers  1508.  Lettre  par 
laquelle  Jacques  de  Croy,  évêque  de  Cambrai,  expose 
à  Tarchiduchesse  Marguerite  la  difficulté  de  procurer 
une  prébende  du  chapitre  de  Cambrai  à  son  contrô- 
leur, car  les  prébendes  affectées  à  sa  collation  sont 
spécialement  n^servées  aux  juristes  théologiens  et 
médecins  gradués  des  facultés  ;  mais  il  lui  en  réserve 
une  seconde  dans  l'église  St-Géry  de  (ambrai.  — 
24  décembre  1518.  Ordonnance  de  Charles,  roi  de 
Caslille,  évoquant  en  appel  devant  le  Grand  Conseil 
de  Malines  la  sentence  des  prévôt  et  échevins  du 
village  de  Fontaine  Notre-Dame  déboutant  les  prévôt, 
doyen  et  chapitre  de  l'église  cathérale  Notre-Dame  de 
Cambrai  de  leur  poursuite  contre  Regnaud  Brillet  à 
cause  d'un  certain  droit  de  fomiouture.  —  1524- 
1548.  Conventions  passées  entre  les  doyen  et  chapitre 
de  Cambrai,  d'une  part,  et  Renaut  Desosteux,  demeu- 
rant à  Péronne,  et  Jacques  Desosteux,  orfèvre, 
demeurant  à  Cambrai,  de  l'autre,  pour  la  fabrication 
de  5,000  pièces  de  6  deniers,  5,000  pièces  de  4  deniers, 
93,000  pièces  de2  deniers  et  93,000  pièces  de  1  denier; 
autres  conventions  passées  entre  ledit  chapitre  et 
Médard  le  Mire,  orfèvre  à  Cambrai,  pour  la  fabrication 
des  mômes  quantités  de  pièces  de  monnaie  ;  compte 
des  pièces  de  monnaie  fournies  en  1548  à  l'église  do 
Cambrai  par  Médard  le  Mire.  —  1527.  23  janvier 
1547.  Autres  conventions  conclues  entre  les  mêmes 
parties  pour  le  même  objet  et  compte  des  pièces  de 
monnaie  fournies  par  Renaut  et  Jacques  Desosteux. 
—  Rome,  le  14  décembre  1595.  Bref  du  pape 
Clément  VIII  adressé  à  l'Archevêque  et  au  chapitre 
cathédral  de  Cambrai,  leur  ordonnant  d'interdire, 
même  s'il  en  est  besoin  en  invoquant  l'appui  du  bras 
séculier,  à  Robert  de  Forvy,  ci-devant  prévôt  et 
chanoine  de  l'église  de  Cambrai,  de  rentrer  en  posses- 


sion de  ces  deux  offices  dont  il  avait  été  dépouillé 
pour  ses  démérites  et  principalement  pour  ses  crimes 
(le  trahison  et  de  lèse-majesté  divine  et  humaine.  — 
Sans  date  ;  XVI®  siècle.  Requête  adressée  à  Messieurs 
du  Chapitre  de  (Cambrai  et  à  l'infirmier  dudit  Cha- 
pitre par  Nicolas  Hyon,  placqueur  (plâtrier)  de  ladite 
ville,  afin  d'obtenir  un  secours  à  cause  de  la  rigueur 
de  l'hiver.  —  Sans  date  ;  vers  1636.  Extrait  du  testa- 
ment de  messire  Christophe  Forestier,  chapelain  de 
l'église  Notre-Dame  de  Cambrai,  portant  donation 
d'un  jardin  à  l'église  métroiK)litaine  de  ladite 
ville. 

H.  ihS)k,  (Carton.)  —  21  pièces,  parchemin;  26  pièces,  pnpier; 
10  sceaux  brisés  ou  incomplets,  dont  1  plaqué. 

tt8S-tMt.  -—  KteMIwienieiite  rellsleam   dl- 
vem  du  dtoeèwe  de  €aiiil»r»t.  —  Novembre  IIS^. 
(«  Avium  per  tuamint   Guilleberti,  seeundi  noturii 
coi)iitLs  Hawrmie,    niense    novembris,    Dotninice 
hicarnationis    M^  C^  LXXX^  IIP,    dominacimm 
vero  sepedicti    comitis  Hainonie  anno  XIIP  »  ). 
Lettres  par  lesquelles  Gervais,  abbé,  et  tous  les  reli- 
gieux de  St-Denis  en  Broqueroie,  déclarent  avoir  cédé 
à  Baudouin,  comte  de  Hainaut,  Tavouerie  sur  tous  les 
serfs  et  serves  de  l'autel  de  Hoves  dont  le  Comte  doit 
avoir  les  services   de  corps    et  d'argent.  —  1210. 
(«  Actimi  anno  Dominice  hicai^nationis  tnillesinio 
ducentesimo  decimo  o).  Letti*es  par  lesquelles  Phi- 
lippe,  marquis  de  Namur,  régent  de  Flandre  et  de 
Hainaut,  déclare  que  pour  remplir  les  intentions  du 
comte  Baudouin,  son  frère,  il  établit  quatre  prébendes 
en  l'église  Notre-Dame  à  Courtrai.  —  Décembre  1288. 
{«  Lan  de  grâce  mil  CC  quatre-vins  et  toit,  ou  mois 
de  décembre  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean,  dit  sire 
d'Âudenarde   et  de  Rosoit,  et  Mahaut,   sa  femme, 
vidamesse  d'Amiens  et  dame  de  Picquigny,    prient 
noble  homme,  leur  cher  seigneur   Jean  d'Âvesnes, 
comte  de  Hainaut,  de  vouloir  confirmer  comme  sire 
suzerain,  la  donation  de  ti*ois  bonniers,  25  verges  de 
terre,  et  de  10  bonniers,  3  journaux  de  bruyères  qu'ils 
avaient  faite  au  prieur  provincial  et  aux  supérieurs  de 
l'Ordre  d3   St-Guillaume   à  Flobecq.  —   Décembre 
1240.   («  Data  m  anno  Domini  }PCC^XL\  nieme 
Decembri  ♦).  Lettres  de  Gui,  évéque  de  Cambrai,  au 
sujet  de  la  fondation  d'une  chapellenie  en  Féglise 
de  Reumont,  faite  par  Gilles,  seigneur  de  Reumont.— 
1242.  («  Actif  m  anno  Domini  millesinio  ducentesimo 


CHAMBRK  I)i:S  COMPTKS  DK  LILLK.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DIOCESE  DE  CAMBRAI. 


4a> 


quadragesino  secundo,  tnense  .,,,  (1)  >).  Lettres  par 
lesquelles  Marguerite,  dame  de  Dampierre,  donne  au 
couvent  appelé  Conseil  de  Ste~Marie  à  Haspres,  six 
muids  de  froment,  mesure  de  Valenciennes,  à  rece- 
voir tous  les  ans  sur  les  moulins  de  Bouchain,  à 
condition  de  célébrer  chaque  année  deux  services 
pour  les  âmes  de  Guillaume  de  Dampierre,  son  mari,  et 
de  ses  prédécesseurs  (2).  —  Mai  1270.  («  Datum  anno 
ah  ihcamatione  Dotnhti  M^  CC^  septuagesimo , 
mense  Maii  »).  Iicttres  par  lesquelles  Jean,  abbé,  et 
(out  le  couvent  de  St-Landelin,  à  Oespin,  déclare 
avoir  vendu  à  Nicolas,  seigneur  de  Quiévrain,  tout  le 
tief  qui  leur  appartenait  sur  la  ville  de  Tongres-St- 
Martin.  —  Novembre  1329.  Acte  portant  diminution 
de  2  sols,  6  deniei*s  parisis  sur  une  maison  située  en  la 
grande  rue  St-Albin,  faite  par  Tabbaye  du  Verger.  — 
i  novembre  1331.  («  Die  lune  post  festtan  Omnium 
Sfmctarwii  »).  Haimon,  recleur  de  l'église  do  Cou- 
dreyo,  déclare  avoir  reçu  de  Pierre  de  Roulant  un 
setier  de  blé  que  feu  Roger  de  Beaumont  avait  légué 
à  ladite  église  de  renie  annuelle.  —  Le  Quesnoy, 
10  octobre  1360.  Lettres  par  lesquelles  Albert  de 
Bavière,  gouverneur  du  Hainaut,  consent  ii  la  nomi- 
nation d*arbitres  pour  terminer  les  débats  pendants 
entre  lui  et  le  chapitre  do  Cambrai,  au  sujet  des  haute 
et  basse  justices  à  Onnaing  et  Quaroube  et  des  pri- 
sons de  la  Feuillie  à  Cambrai.  —  23  avril  1383. 
Supplique  adressée  au  comte  de  Flandre  par  Gérard 
de  Vendegies  au  sujet  des  villes  de  ViUers  et  de 
Maresches  que  le  chapitre  de  Cambrai  refusait  do 
reconnaître  comme  relevant  de  la  juridiction  du  comté 
de  Hainaut.  —  Gand,  23  décembre  1387.  Lettres  de 
sauvegarde  ac<îordées  par  le  duc  do  Bourgogne,  comte 
de  Flandre,  aux  abbé  et  religieux  du  menas  ère  de 
Cantimpré-lez-Cambrai.  —  8  mai  1400.  Promesse  par 
les  abbé  et  religieux  de  Cantimpré  de  célébrer  un  obit 
anniversaire  et  de  payer  tous  les  ans  au  comte 
d'Artois  une  rente  de  80  mencauds  de  blé  pour  un 
moulin  à  eau  sis  à  Cffsieler,  qui  leur  avait  été  donné 
en  arrentement  par  la  comtesse  d'Artois.  —  31  mai 
1408.  Lettres  par  lesquelles  Mathieu  Haurre,  lieute- 
nant du  gouverneur  du  bailliage  d'Arras,  déclare  que 


(1)  Le  nom  du  mois  a  été  omis  par  le  scribe. 

(2)  A  cette  pièce  se  trouve  annexée  une  requOtt»  en  faveur  de 
Tabbaye  des  Prés  Porcins,  à  Tournai,  qui  avait  aussi  reçu  de 
Marguerite  do  Dampierre  un  muid  de  froment  sur  les  moulins 
de  Boucbain.  Ce  monastère  de  Notre-Dame  du  Conseil  à  Haspres 
fut  transféré  plus  tard  à  Tournai. 


les  religioux  do  Cantimpré  ont  racheté  une  rente  due 
par  eux  sur  le  moulin  de  Casteler.  —  18  janvier  1413. 
Sentence  rendue  par  le  chapitre  Notre-Dame  de 
Cambrai  contraignant  le  chapitre  de  Sie-Croix  dans 
ladite  ville  à  délivrer,  moyennant  finance,  au  trésorier 
de  leur  église,  copie  de  tous  les  titres  qui  concernent 
son  office.  —  1"'  juillet  1427.  Lettres  par  lesquelles 
Philippe,  duc  de  Bourgogne,  reconnaît  les  droits  de 
Fabbaye  de  Lobbes  sur  Hannechuelles.  —  4  Janvier 
1435.  Sentence  de  l'official  de  Noyon  rendant  exé- 
cutoire une  clause  du  testament  de  Mathieu  Kerle- 
ville,  chancelier  du  chapitre  de  Noyon,  et  chanoine 
du  chapitre  de  Cambrai,  par  laquelle  il  fonde  une 
messe  en  l'église  paroissiale  de  Dompierre.  —  1448. 
Visite  faite  en  la  maison  de  le  Galle,  à  la  requête 
de  Jean  Parfet  et  Jean  Paillart,  chanoines  du  cha- 
pitre de  Ste-Croix  à  Cambrai ,  commis  par  ledit 
chapitre.  —  Juillet  1482.  Vidimus  des  lettres  d'amor- 
tissement données  par  Maximilion,  archiduc  d'Au- 
triche, et  Philippe,  son  fils,  comte  de  Flandre  et  de 
Hainaut.  pour  une  maison  contiguë  au  cimetière 
St-Géry  à  Valenciennes,  laquelle  maison  avait  élé 
donnée  par  Guillaume  de  Sains,  curé  de  ladite  église 
St-Géry,  pour  y  loger,  nourrir  et  «entretenir  les  neuf 
anciens  prêtres  de  l'hôpital  St-Grégoire  hors  la  porto 
d'Ânzin,  lequel  était  transféré  dans  ladite  maison  à 
condition  qu'il  servirait  dorénavant  à  y  recevoir  des 
femmes'  repenties.  —  Rome,  15  avril  1497.  Collation 
en  faveur  de  Jean  Waast,  chanoine  de  l'église  St- 
Piorre  de  Lille  et  de  St-Hat  de  S«>cb*n,  des  chapellenies 
de  St-Blaise  dans  l'église  (*alhédrale  de  Cambrai,  de 
Ste-Marie  dans  l'église  St-G(M)rges  dudit  lieu,  de 
Sto-Mario  dans  l'église  Ste-Marie  de  Pamèle  à  Aud(*- 
narde  ot  de  St-Martin  dans  l'église  Ste-Mario  de 
Capelh*  hors  les  vieux  murs  de  la  ville  de  Bruxelles. 
— 1497.  Vidimus  des  bulles  du  pape  Alexandre  VI 
porUmt  confirmation  de  rétablissement  et  des  statuts 
de  la  confrérie  de  Notre-Dame  des  Sept  Douleurs  dans 
l'église  de  Renaix.  —  27  février  1502.  Mandement  de 
l'archiduc  Philippe  le  Beau  au  trésorier  do  ses 
domaines  et  finances,  Jérôme  Lauwerins,  au  sujet  du 
droit  de  régale  sur  les  revenus  de  plusieurs  domaines 
dépendant  de  l'évêché  de  Cambrai  après  la  mort  de 
Henry  de  Berghes. —  1508.  PermuUition  de  la  chapel- 
leniiî  de  Notre-Dame  en  l'église*  paroissiale  de  Nastes 
au  diocèse  de  (Cambrai,  contre  une  prébende  en  l'église 
St-Pancrace  de  Haulsfourne,  au  diocèse  d'Utrecht.  — 
Matines,  le  21  avril    iri09.  Minute   d'une  lettre  de 


um 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Tarchiduchesso  Marguerite  au  cardinal  de  Ste-Ooix 
touchant  la  collation  de  la  cure  de  Bas-Silly.  — 
Hruxellos,  le  25  mai  1512.  Provision  du  doyen  de 
réglise  collégiale  de  St-Vincont  de  Soignies,  accordée 
par  Tempepeur  Maximilien  et  Tarchiduc  Charles 
d'Autriche,  à  Jean  de  Godemar,  clerc  du  diocèse  de 
(lambrai,  on  remplacement  de  messire  Georges  Goit, 
décédé.  —  1514.  Remontrances  failos  par  les  reli- 
gieuses de  rhôpital  St-Julien  de  (Cambrai  aux  gens  de 
la  Chambre  des  Comptes  de  Lille,  pour  leur  faire 
connaître  le  droit  qu'elles  ont  sur  quelques  prés,  bois, 
marais  et  héritages  en  la  chAtollenie  de  Bouchain, 
droit  que  leur  contestait  le  receveur  dudit  Houchain, 
elles  les  prient  de  faire  cesser  toute  contestation  à  ce 
sujet.  —  Vers  1514.  Remontrances  desdites  reli- 
gieuses aux  gens  do  la  Chambre  des  (Comptes  de  Lille, 
les  priant  de  leur  faire  connaître  le  droit  qu'elles  ont 
sur  quelques  prés,  bois,  marais  et  héritages  en  la 
châtellenie  de  Bouchain.  —  13  août  1517.  Résignation 
de  la  cure  de  Sémeries  faite  par  Segier  Blondel,  curé 
de  ladite  paroisse. —  28  septembre  1517.  Collation  par 
Charles,  roi  de  Castille,  de  la  cure  de  St-Othon,  de 
Dompierre,  faite  en  faveur  de  maître  Jean  de 
Vergnye,  prêtre  et  chanoine  de  Soignies.  —  12  no- 
vembre 1522.  Procuration  ad  resUpiandinn  donnée 
par  Hugues  Pochet,  chapelain  de  la  chapelle  fondée 
à  l'autel  de  la  Sainte-Trinité,  en  l'église  paroissiale  de 
Lingue,  diocèse  de  Cambrai.  —  5  août  1524.  Projet 
de  concordat  passé  entre  Evrard  de  la  Marck,  car- 
dinal, administrateur  des  évèchés  de  Liège  et  de 
Chartres,  Ix>nis  Guillart,  évêque  de  Tournai,  de  Croy, 
évéque  de  Cambrai,  et  Charles,  abbé  d'Afflighem, 
au  sujet  des  revenus  de  cette  abbaye.  —  Sans  date  ; 
de  1565  à  1559.  Fi*agment  d'une  bulle  du  pape 
Paul  IV  au  sujet  de  la  collation  d'une  prébende  dans 
l'église  Sle-Croix  d(»  Cambrai.  —  17  juin  1597.  Inven- 
taire des  titres  concernant  les  terres  de  la  Feuilloye 
et  de  Montay  trouvés  dans  la  maison  mortuaire  de  feu 
Mgr  Louis  de  Berlaimonl,  archevêque  de  Cambrai. — 
'25  novembre  1597.  Codicille  au  testament  de  Michel 
Resteau,  religieux  non  profès  de  la  Compagnie  de 
Jésus,  fait  en  faveur  de  ladite  Compagnie  à  Cambrai. 
—  5  février  1614.  Lettres  de  Jean  de  Richardot, 
archevêque  et  duc  de  Cambrai,  portant  union  de  la 
chapelle  de  la  Vierge  à  Prisches  au  bénéfice  de  la 
cure  de  Beaurepaire.  —  1619.  Bail  à  censé  de  la 
dîme  de  Wattignies  appartenant  au  prieuré  d'Ay- 
meries  au  profit  de  François  Waroquier.  —  18  dé- 


cembre 1647.  Commission  du  magistrat  de  Cambrai  à 
celui  du  Quesnoy  au  sujet  d'un  procès  soutenu  par  les 
R.  P.  Jésuites  du  collège  de  Cambrai.  —  1659-1661. 
Requêtes,  avis  et  correspondance  au  sujet  de  la 
demande  en  exemption  de  rentes  dues  pour  un  terrain 
qui  leur  a  été  légué  à  Avesnes,  par  les  religieuses 
mendiantes  de  la  règle  de  St- Augustin  du  couvent  de 
Maubeuge.  —  1662.  Requêtes  et  correspondance  au 
sujet  de  l'engagement  pris  par  les  abbé  et  religieux 
d'Hautmont  de  fournir  au  roi  d'Espagne  la  somme  de 
2000  florins  pour  la  nécessité  de  la  guerre. 


H.  14i)5.  (Carton.)  —  17  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier; 
36  sceaux  brisés  ou  incomplets. 


8t^t«00.  —  liloeèwe  d«  t)AMbral.— 
de  Maroilles.  —  Aix-la-Cbapelle,  1"'  mai  818. 
(«  Actum  Aquisgranijpalacioregali,  anno  V imperii 
Ludovici  piissimi  AuguHti,  Indictiœie  XlIIy  Kalen- 
dis  Maii  data  »).  Diplôme  deFempereur  Louis,  roi  des 
Francs,  accordant  la  villa  de  Sassegnies  à  l'abbaye  de 
Maroilles,  sur  la  demande  du  comte  Amould  ;  (copie 
du  XIV  siècle  dans  un  rouleau  de  parchemin).  — 
28  avril  858.  («  Daia  III  Kale^idas  Maii,  anno 
Chriato  propicio^  regni  domini  Lofharii  gloriosi 
régis  III,  indictione  VI.  Actum  Aquisgraniy  palatio 
régis,  inDei  noynine  féliciter.  Amen*).  Diplôme  du 
roi  Lothaire  accordant,  sur  la  demande  de  son  fidèle 
Hyroide,  à  Ansard,  son  médecin,  la  jouissance 
viagère  d'un  bénéfice  appartenant  à  l'abbaye  de 
Maroilles  consistant  en  trente  bouniers  à  Combles  (1), 
trois  bonniersàRersillies  (2),  les  bois  et  un  domaine  à 
Vertainville  (3)  avec  les  serfs  hommes  et  femmes,  à 
condition  qu'après  la  mort  dudit  Ansard,  ce  bénéfice 
reviendra  à  l'abbaye  de  Maroilles  (4)  ;  (copie  du  XIII* 
siècle  dans    un    rouleau  de  parchemin).  —  Palais 


(1)  Combles,  terrage  situé  à  Landrecies,  commençant  à  une 
borne  entre  la  Haie  de  Fontaine  et  le  Bois-le-Comte  et  se  termi- 
nant au  chemin  qui  va  à  Happegarde,  dont  il  est  parlé,  dans  le 
registre  des  bénéfices,  dîmes  et  terrages  do  Tabbaye  de  Maroilles 
(Tome  I,  p.  205,  charte  do  1316)  et  non  Combles  en  raardie, 
comme  Tavait  cru  Godefroy  {Note  de  M.  Tabbe  Dehaisnes). 

(2)  I^rsillies,  département  du  Nonl,  arrondissement  d' Avesnes. 
canton  de  Maubeuge. 

(:))  Vertain,  départementdu  Nord,  arrondissement  de  Cambrai, 
canton  de  Solesmes. 

(4)  Godefroy  donne  à  cette  charte  la  date  de  950.  M.  Du  vivier 
a  prouvé  dans  le  Hainaut  ancien  (p.  304)  qu*elle  était  de  ^. 


CHAMBRK  DKS  GOMFTKS  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DIOCESE  DE  CAMBRAL 


437 


d'Hérislal,  8  septembre  920.  («  Datum  sexda  idf(s  sep- 
temhrii^,  indictione  oclava,  anno  XXVIII  recpiante 
Karolo  re<je  glorioso,  redintegrante  XXIII,  largiore 
rerohereditute  indepta  VIII.  ActumwpalaHoHeriS' 
t(dOy  féliciter,  amen  »).  Diplôme  de  Charles,  roi  des 
Francs,  qui,  sur  la  demande  des  comlcs  Haganon, 
Rodolphe  et  Ségard,  concède  à  l'église  Notre  Dame  de 
Cambrai  les  abbayes  de  Maroilles  et  de  Oespin,  avec 
droit  de  marché,  tonlicu  et  juridiction  dans  le  circuit 
d'une  lieue  (1);  (copie  du  XIV*  siècle  dans  un  rouleau 
de  parchemin). — Laon,6janvier921.(«2)a/i«mF///2V/ws 
Januarii,  anno  ab i)icamatio7ieDomini  DCCCCXXI, 
indictione  VIIII,  palatio  Lugduno  (2)  »).  Diplôme  de 
Charles,  roi  des  Francs,  attribuant  aux.  religieux  de 
Tabbaye  de  Maroilles,  sur  la  demande  du  comte  Ingel- 
ran  (3),  la  possession  de  plusieurs  bois,  qui  faisaient 
partie  de  la  mensc  de  l'abbaye,  Mézièrcs  et  Sannières 
dans  \epagus  de  Laon,  Verlain,  Linières  (hameau  de 
Prisches)  et  Hutte  (hameau  d'Avcsnes),  dans  lopagus 
de  Hainaut,  avec  les  forêts  et  dépendances  de  l'abbaye, 
(copie  dans  un  rouleau  de  parchemin  du  XIII*  siècle). 
—  Laon,  6  janvier  921.  («  Data  VIII  ydtcs  jtrnuarii, 
anno  incarnationis  Doniinice  DCCCCXXI,  indic- 
tione VIIII,  palatio  Lugduno  «).  Diplôme  de  Charles, 
roi  des  Francs,  attribuant,  sur  la  demande  des  comtes 
Isaac  et  Haganon,  aux  religieux  de  l'abbaye  de  Ma- 
roilles, des  biens  qui  faisaient  partie  de  la  mense 
abbatiale  et  qui  sont  situés  dans  le  pagua  du  Hainaut 
sur  l'Helpe,  à  Taisnières  et  à  Fay,  à  Flohodegas  (4), 
à  Grandmont  (5)  et  à  Dinche  (6)  ;  (dans  un  rouleau  de 
parchemin  du  XIIl"  siècle).  — 28  juin  1220.  («  Actum 
anno  Domini  niillesi7noduce7itesinio  ricesimonono, 
niensejunio,  in  vigilia  beato^^um  Apostolonon  Pétri 

(i)  Godefroy  date  ce  diplôoie  de  l'année  161.  C'est  une  erreur; 
rindiction  8  correspond  bien  à  Tannée  tf20,  ain.si  que  les  autres 
indications  chronologiques. 

(2)  Laon  appelé  alors  Lut/dtamm  Claralum. 

(3)  La  charte  donnée  à  la  prière  d'Ingelran  est,  comme  le 
F.  Ghesquière  Ta  établi  dans  les  Actes  des  Saints  de  Belgique. 
(Tome  IV,  p.  124),  un  diplôme  de  Charles-le-Chauve,  qui  date 
de  870.  Plusieurs  passages  de  ce  dernier  diplôme  se  trouvent 
dans  celui  de  1J21,  attribué  k  Charles-lc-Simple  mais  dont 
Fauthenticité  paraît  douteuse. 

(4)  L'alleu  de  Flobodegas  se  trouvait  à  Fiêseau  ou  Fuchau^ 
hameau  de  la  commune  de  Dompierre,  comme  le  prouve  une 
charte  de  1162,  publiée  par  Mirœus.  (Tome  IIL  p.  'Vi'Z)  oii  il  est 
dit  :  akare  de  Fiseau  cum  atlodio  de  Florbeck.  Il  ne  saurait 
s'agir  ici  de  Florbeck  près  de  Tournai. 

(5)  Grandmont,  hameau  de  Sémeries. 
(0)  Dinche,  dépendance  de  F^risches. 


et  Pauli  »).  Sentence  de  Galeran,  doyen,  et  de  Simon 
de  l'Aulnoy  {de  Alneto),  chanoine  de  Sl-Pierre  sur  le 
marché  de  Laon  {^/^  foro  Landunensi)^  commis  par 
l'aulorilé  apostolique  avec  maître  Panchart,  aussi  cha- 
noine de  St-Pierre,  pour  terminer  la  contestation  sur- 
venue entre  Tabbé  de  Maroilles,  d'une  part,  et  les 
prévôt,  uiaïeur,  jurc's  et  échevins  du  Quesnoy,  d'autre 
part,  au  sujet  de  la  pèche  dans  le  cours  d'eau  qui 
coule  entre  la  forêt  de  Mormal  et  le  bois  de  ladite 
abbaye  de  Maroilles.  —  Août  1231.  («  Action  anno 
Domini  niillesinio  ducentesinio  piHïno  mense 
Augusti  »).  Lettres  do  Femand  et  de  Jeanne,  comte  et 
comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut,  donnant  à 
l'abbaye  de  Maroilles  le  droit  de  pêche  qu'ils  pouvaient 
avoir  dans  la  rivière  de  la  Sambre.  entre  la  forêt  de 
Mormal  et  le  territoire  de  l'abbaye,  et  lui  accordant, 
en  outre,  un  chemin  large  de  trente  pieds,  sans  y 
comprendre  les  fossés,  depuis  la  terre  de  Haches 
jusqu'à  la  Sambre,  etc.  —  Rieli,  10  juillet  1237. 
(«  Datum  Reati,  VI  idus  julii,  pontificatus  nostri 
anno  decimo  »).  Bulle  du  pape  Grégoire  IX  au  sujet 
du  différend  pendant  entre  l'abbaye  de  Maroilles  et 
Baudouin-le-Vieil,  seigneur  d'Avesnes,  louchant  le 
droit  de  pêche  prétendu  par  cette  abbaye.  —  29  mars 
1289.  («  L*an  del  Incaniatiofi  Nostre  Segneur  MCC 
quatre  vins  et  tcit,  le  mardi  après  le  feste  de  le 
Annunciation  Nostre  Dame,  el  mois  de  nuirch  »). 
Convention  conclue  entre  Jean  d'Avesnes,  comte  de 
Hainaut,  et  Wuillaumc,  évêque  de  Cambrai,  au  sujet 
des  droits  qui  appartiennent  au  Comte,  comme  souve- 
rain, et  à  l'Evoque,  comme  avoué,  à  raison  de  son 
évêché,  sur  les  biens  et  les  personnes  de  l'abbaye  de 
St-Humbert  de  Maroilles.  —  Double  original,  parche- 
min, scellé;  copie  simple  sur  parchemin.  —  Mars 
1289.  Lettres  par  lesquelles  Pierre,  abbé,  et  les 
religieux  de  l'abbaye  de  Maroilles ,  déclarent 
avoir  donné  à  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  la 
moitié  des  prairies  et  pâturages  de  Renaut-Folie  et 
de  Marbaix,  la  moitié  de  la  pêche  dans  les  rivières  de 
la  Sambre  et  de  l'Helpe,  et  la  moitié  des  mortes-mains 
dans  la  terre  de  St-Humberl.  —  Mars  1289.  Lettres  par 
lesquelles  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  promet 
à  l'église  de  St-Humbert  de  Maroilles,  de  ne  recevoir 
pour  bourgeois  ou  bourgeoises  dans  les  villes  du 
Hainaut  aucun  homme  ou  femme  des  terres  de  cette 
église,  à  moins  qu'ils  ne  viennent  demeurer  dans  les 
villes  dont  ils  seront  bourgeois,  et  alors  les  biens  qui 
leur  appartiendront  dans  les  terres  de  l'abbaye  seront 


4;« 


ARCHIVES  DU  NORD. 


gouvernés  selon  les  lois  de  celte  abbaye.  —  26  août 
1291.  (  «  L'an  de  grmce  mil  deus  cen^  quatre  vins 
et  onze,  le  dimence  devant  le  jour  Saint  Jehan 
décolassé  »).  Lettres  par  lesquelles  (Jodefroi,  abbé,  et 
tout  le  couvent  de  Maroilles,  prient  le  comte  de  Hai- 
naut,  leur  seigneur  temporel,  de  prendre  l'administra- 
tion de  leurs  biens  pour  effectuer  le  payement  de  leurs 
dettes.  —  Mai  1295.  («  L'an  de  grasce  MCC  quatre 
vins  et  quinze^  ou  mois  de  inay  »).  Lettres  par  les- 
quelles Geoffroi,  seigneur  d'Aspremont,  Simon  de 
Lalaing,  chevalier,  déclarent  que  Gilles,  sire  do  Ber- 
laimont,  s*étant  plaint  d'une  enquête  par  eux  faite  au 
sujet  des  débats  entre  Gilles,  son  fils,  et  Tabbayc  de 
Maroilles,  relativement  aux  pâtui*ages  appelés  de 
Noyelles,  ils  se  sont  rendus,  comme  hommes  du 
comte  de  Hainaut,  auprès  dudit  Gilles,  qui  a  promis 
de  s'en  tenir  à  leur  décision.  —  Octobre  1299.  (  «  En 
Van  de  grasce  MCCIIII^  et  dix  neuf,  el  mois 
d'octemhre  »).  Requête  de  Waulier,  abbé,  et  du  cou- 
vent de  Maroilles,  priant  Jean  d'Avesnes,  comte  de 
Hainaut,  de  confirmer  Tassignation  d'une  somme 
donnée  à  Marie,  femme  de  Robert  de  Beaucamp, 
chevalier,  sur  les  dîmes,  terrages  el  rentes  de  ladite 
abbaye  à  Englefontaine,  Hecq,  Wagnonville  et  Ven- 
degies  au-Bois.  —  19  mars  1303.  («  Anno  Domini 
millesimo  CCC^  secundo,  feria  tei^tia  post  Letare 
Jérusalem  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui  (de  Golmiers) 
évêque  de  Cambrai,  prescrit  certaines  réformes  dans 
l'abbaye  de  Maroilles  et  décide  la  vente  de  la  maison 
appelée  Renaut-Folie.  —  Avril  1304.  Lettres  par  les- 
quelles Wautier,  abbé,  et  tout  le  couvent  de  Maroilles 
cèdent  leur  domaine  de  Renaut-Folie  à  Jean  de  Beau- 
fort,  pour  et  au  nom  de  Jean,  comte  de  Hainaut.  — 
Avril  1304.  Gonfiriuation  de  celte  cession  par  Jean, 
comte  de  Hainaut.—  Le  Quesnoy,  36  juin  1368.  Lettres 
par  lesquelles  Albert  de  Bavière,  gouverneur  de  Hai- 
naut, nomme  Bernard  Royer  receveur  de  l'abbaye  de 
Maroilles  pour  gérer  les  biens  de  celte  maison  qui  était 
chargée  de  dettes.  —  25  mars  1437.  Arrêt  du  conseil 
du  duc  de  Bourgogne  ordonnant  aux  échevins  de 
Maroilles  de  juger  les  délits  commis  dans  les  bois  de 
l'abbaye  dudit  lieu.  —  11  septembre  1460.  Lettres  du 
duc  de  Bourgogne  au  bailli  de  Maroilles,  pour  qu'il 
ait  à  remettre  aux  officiers  de  l'évêque  de  Soissons 
une  sorcière,  nommée  Marion,  qui  s'était  échappée 
des  prisons  dudit  évêque,  après  avoir  déclaré  qu'elle 
était  enceinte  et  qu'un  prêtre  du  diocèse  de  Soissons 
avait  baptisé  un  crapaud,  lui  avait  ensuite  percé  la 


tête  avec  une  épingle  et  avait  mis  sur  la  blessure  du 
saint  chrême  et  de  Peau  bénite,  puis  avait  fait  avec 
ledit  crapaud  plusieurs  sorts  mortels  et  non  mortels  ; 
ladite  Marion  s'était  réfugiée  au  village  de  Taisnières 
dépendant  de  la  juridiction  de  Tabbaye  de  Maroilles 
où  elle  avait  été  arrêtée  et  se  trouvait  détenue  dans  les 
prisons  de  ladite  abbaye.  —  25  juin  1495.  Lettres  par 
lesquelles  Jean  Gosselet,  abbé  de  Maroilles,  s'engage, 
en  reconnaissance  de  la  rétrocession  faite  à  l'abbaye 
par  l'archiduc  Philippe  de  la  terre  de  Renaut-Folie, 
échangée  jadis  contre  d'autres  terres  avec  le  comte 
Jean  de  Hainaut,  à  faire  célébrer  à  perpétuité  le 
20  mars  de  chaque  année  les  vigiles  des  Morts  à  neuf 
leçons  et  le  27  mars  jour  anniversaire  de  la  mort  de  la 
duchesse  Marie  de  Bourgogne,  une  haute  messe  de 
requiem,  a  diacre  et  sous-diacre,  avec  les  comma^i- 
dassesei  autres  suffrages;  et  le  premier  jour  de  jan- 
vier, jour  de  la  réception  de  l'Archiduc  comme  comte 
de  Hainaut,  une  haute  messe  du  St-Esprit,  à  diacre  et 
sous-diacre,  et  de  fournir,  aux  dépens  de  l'abbaye, 
tout  le  luminaire  de  cire  nécessaire  à  ces  services.  — 
17  mars  1600.  Lettre  des  échevins  de  la  ville  d'Ath  à 
Mgr  de  Brisse,  abbé  de  Maroilles,  pour  le  supplier  de 
vouloir  bien  faire  reconstruire  une  maison  d'école  que 
l'un  de  ses  prédécesseurs,  Mgr  d'Yve,  avait  eu  la  bonté 
de  leur  acheter,  s'étant  réservé  le  pouvoir  ainsi  qu'à 
ses  successeurs  d'en  disposer  comme  il  le  voudrait, 

B.  14ÎI6.  (Carton.)  —  ."5  pièces  et  un  rouleau,  parchemin; 
3  pièces,  papier,  5  sceaux  incomplets. 

ttf»»-t44e.— Abbaye  de  Cii^Andréda  CAteau. 

—  1199.  («  Actum  anno  Dominice  Incai^iaiionis 
M"^  C"  XC""  VHP  »).  Lettres  par  lesquelles  Amand, 
abbé  de  St-Andrô  du  Gâteau,  donne  au  comte  de 
Flandre  et  de  Hainaut,  la  moitié  du  revenu  du  moulin 
de  Waisvileir  (1),  à  la  condition  que  les  habitants  de 
Forest  pourront  moudre  à  ce  moulin  comme  on  le  fait 
au  moulin  du  Quesnoy  ;  le  Comte  payera  la  moitié  des 
frais  et  des  ouvrages  nécessaires  pour  l'entretien  de 
ce  moulin  et  ne  jouira  d'aucun  droit  sur  les  viviers.  — 
Février  1243.  («  Actum  et  datum  anno  Domini 
M^  CC^  quadragesimo  secifudo,  mense  februario  »). 
Lettres  de  Gérard,  chanoine  de  Cambrai,  et  deplusieur 
autres,  réglant  les  difficultés  survenues  entre  l'abbaye 


(1)  D'après  Le  Glay  {Glossaire  topographique  du  Cambrésis), 
Waisvilier  est  un  village  dont  il  ne  reste  que  la  ferme  de  Hur- 
tevent  entre  Pommerœuil  et  Montav. 


I 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCKSE  DE  CAMBRAI. 


i:«l 


de  St-Àndré  du  Câleau,  d*uDe  part,  el  Gautier  de 
Bousies,  chevalier,  d'autre  part,  au  sujet  du  bois  des 
Fontaines  et  d'autres  biens  et  revenus.  —  Mars  1249. 
(«  Datum  anno  Domini  millesimo  ducentesinio 
quadrcu/esimo  octavo,  mense  Martio  »).  Lettres  de 
Jean  d'Avesues ,  chevalier,  assurant  à  l'abbaye  de 
St- André  du  Càteau  la  paisson  libre  et  exempte  de 
toute  charge  de  la  Haie  de  Fontaines,  située  entre 
Fontaines  et  Landrecies,  qui  lui  avait  été  donnée  par 
Gautier,  seigneur  de  Bousies,  chevalier.  —  Mars  1249. 
(«  En  Van  deNostre  Sègneur MCCXLVIII  ou  mois 
demarch  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  com- 
tesse de  Flandre  et  de  Hainaut,  adhérite  l'abbaye  de 
St- André  du  Gâteau  du  bois  désigné  sous  le  nom  de 
Haie  de  Fontaines  que  Gautier,  seigneur  de  Bousies, 
tenait  des  comtes  de  Hainaut  et  qu'il  avait  vendu  à 
ladite  abbaye. —  Mêmedate.  Lettresde  Jean  d'Avesnes, 
chevalier,  flls  de  Marguerite,  comtesse  de  Hainaut, 
confirmant  le  mémo  adhéritement.  —  Même  date. 
I^ettres  de  Gautier,  seigneur  de  Bousies,  chevalier, 
déclarant  avoir  fait  celte  vente.  —  Même  date.  Lettres 
(le  l'official  de  Cambrai  déclarant  que  cette  vente  a  eu 
lieu. —  Mercredi,  15 juillet  1293.  (<^'En  Van  de  (jrasce 
mil  IP  quatre  vins  et  trèze,  au  mois  de  julé,  le  de- 
mierke  devant  li  feste  /e  Jfarfr^/é;^e  «>).  Accord  entre 
Gautier,  seigneur  de  Bousies,  et  les  abbé  et  couvent 
de  St-André  du  Gâteau,  — 3  février  1315.  («  Van  de 
grasce  mil  trois  cens  et  quatorze,  le  lundi  après  la 
Purification  Nostre-Dame  »).  Lettres  par  lesquelles 
Arnould,  abbé,  et  les  religieux  de  St-André  du  Gâteau 
déclarent  au  comte  de  Flandre  que  le  sire  de  Hon- 
court  les  a  satisfaits  au  sujet  des  dommages  causés 
par  lui  à  leur  abbaye,  et  qu'ils  en  ont  reçu  des  lettres 
de  sûreté. — Juin  1315.  Procuration  donnée  par  Jean, 
abbé  de  St-An(iré  du  Gâteau,  à  trois  moines  de  son 
monastère  pour  défendre  les  affaires  et  intérêts  de  cette 
maison  pardevant  Robert,  comte  de  Flandre,  contre 
Waleran,  seigneur  de  Ligny,  au  sujet  de  la  ville  de 
Maretz.  —  Gopie  sur  papier  de  cette  procuration 
dressée  le  10  juillet  1555  par  Vincart,  greffier  delà 
Chambre  des  Gomptes.  —  1341.  Déclaration  par 
Rikiers  Engerrans  qu'il  tient  en  fief  de  l'abbé  de 
St-André  du  Gâteau,  deux  manoirs  et  deux  torgeoirs 
(moulins  à  l'huile).  —  20  février  1408.  Titre  d'une 
rente  de  2  sols  due  à  l'abbayo  de  St-André  du  Gâteau, 
sur  une  maison  sise  à  Garobrai  en  la  rue  des  Liniers. 
— 1440.  Provision  de  prévôt  en  faveur  de  Nicolas 
Planco,  religieux  de  Si-André  du  Gâteau. 


B.  IWn.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin;  40  pièces,    1  rouleau 
ot  'i  cahiers,  51  feuillets,  pa[>ier  ;  3  sceaux  incomplets. 

t99M-test.  —  Abbaye  de  Jite-l^Aiidru  de 
Mous.  —  20  mars  1442.  Mandement  du  duc  de  Bour- 
gogne pour  faire  surseoir  jusqu'à  plus  ample  infor- 
mai ion  aux  poursuites  dirigées  contre  les  religieuses 
de  Ste-Waudru  de  Mons,  qui  se  déclaraient  exemptes, 
en  vertu  de  certains  privilèges  généraux  et  antérieurs, 
de  contribuer  à  Taide  que  le  Pape  avait  autorisé  ledit 
duc  à  prélever  sur  les  biens  du  clergé  de  ses  États 
pour  subvenir  aux  frais  de  Texpédition  de  Tile  de 
Rhodes.  —  9  octobre  1501.  Gopie  des  privilèges  en 
matière  d'impôts  octroyés  aux  chanoinesses  de  Téglise 
de  Ste-Waudru  de  Mons  par  Tempereur  Maximilien. 
—  Gonslance,  le  31  juillet  1507.  lettre  de  Tempereur 
Maximilien  à  Tarchiduchesse  Marguerite  lui  annon- 
çant que,  suivant  sa  demande,  il  a  donné  et  conféré  à 
Jacqueline  et  k  Madeleine  de  Stavëlo,  filles  du  seigneur 
d*Ysenghien,  «  deux  chanonies  et  prébendes  »  en 
l'église  Ste-Waudni  de  Mons.  —  9  décembre  1631 . 
Requête  du  curé  de  Hérenthals  au  noble  chapitre  de 
Ste-Waudru  de  Mons,  au  sujet  des  dîmes  de  sa 
paroisse.  —  Abbaye  de  Mont^lt^ilArilii.  —  (Cam- 
brai,* en  la  maison  des  Frères  de  Mont-St-Martin,  le 
Zl  avril  1383.  Acte  par  lequel  frère  Nicaise  de 
Seranvilliei*s,  chanoine  profès  du  monastère  de  Mont- 
St-Martin,  quitte  ladite  abbaye  de  toutes  les  sommes 
qu'elle  pouyait  lui  devoir.  —  Gambrai,  le  mardi 
12 juillet  1384.  Information  faite  par  Ricouard  d' Aute- 
rive,  chevalier,  bailli  de  Douai,  et  le  procureur  du 
duc  de  Bourgogne,  comte  de  Flandre,  à  la  requête 
des  abbé  et  couvent  de  Mont-StrMai*tin ,  ordre  des 
Prémontrés,  au  sujet  des  griefs,  injures,  offenses  et 
voies  de  fait,  commis  à  leur  encontre  en  leur  maison 
de  Forainville  par  Thomas  de  Fraisne,  chevalier.  — 
21  décembre  1544,  style  de  Ca^nbrai.  Bail  des  biens 
appartenant  au  monastère  de  Mont-St^Martin,  à  Sot- 
tenghom,  Artinghem,  Strype  et  Furnes,  passé  en 
faveur  de  Jean  Goppens,  bourgeois  de  Bruxelles.  — 
4  juillet,  1(533.  Annulation  du  bail  des  pâtures  pos- 
sédées par  l'abbaye  de  Mont-St-Martin  au  village  de 
Wulpen,  chàtellenie  de  Furnes,  consenti  précédem- 
ment au  profit  de  feu  Henry  Wouters.  —  1638.  Gor- 
respondance  relative  aux  biens  de  l'abbaye  de  Mont- 
St-Martin.  —  1052.  Pièces  concernant  l'estimation 
des  biens  de  Tabbaye  de  Mont-St-Martin,  dévolus  à 


440 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Sa  Majesté  Très-Chrétienne,  à  titre  de  guerre.  — 
1652.  Recette  des  dîmes  de  Tabbaye  de  Mont-St-Mar- 
tin.  —  8  août  1662.  Lettre  relative  à  une  censé 
(ferme)  située  en  la  paroisse  de  Wulpen,  appartenante 
Tabbave  de  Mont-St-Martin.  —  1662.  Pièces  concer- 
nant  les  biens  appartenant  dans  les  Pays-Bas  à 
Tabbaye  de  Mont-St-Marlin  confisqués  au  profit  du 
roi  d'Espagne.  —  Abbaye  de  Vancellefii.  Mai  1278. 
(«  Van  (tel  Incarnation  Nostre  Seigneur  mil  deus 
cens  sissante  dix-^mt,  et  mois  de  may  »).  Lettres  par 
lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  confirme  la  donation 
que  messire  Raoul  de  Beaumetz,  chevalier,  avait 
faite  à  Tabbaye  de  Vaucelles,  d'une  rente  de  cent  sols 
parisis  qu'il  percevait  sur  le  gavène  du  Gambrésis.  — 
1586.  Lettres  et  papiers  concernant  une  rente  de  huit 
livres  blancs  par  an  que  l'abbaye  de  Vaucelles  pré- 
tendait être  à  la  charge  du  domaine  de  Lille.  — 
Abbaye  et  bôpital  ^te-Éllsabetb  dn  f|aefl»iioy« 
30  juillet  1315.  («  Le  rnerquedy  aprh  le  jour  saint 
Jax^qxies  et  saint  Cristal re  »).  Lettres  par  lesquelles 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  quitte  et  remet  à  l'église 
et  à  l'hôpital  Ste-Élisabeth  du  Quesnoy  une  rente  de 
quatre  livres  blancs,  qui  lui  était  due;  sous  le  vidimus 
des  prévôt  et  jurés  de  la  franque  ville  du  Quesnoy, 
en  date  du  1"  mars  1443.  —  12  juin  1333.  («  Le  sant- 
medi  après  le  jour  de  St-Barnabé^  apostle  *).  Lettres 
de  Marie,  abbesse,  et  des  religieuses  de  Ste-Elisabeth 
du  Quesnoy,  par  lesquelles  elles  déclarent  avoir  vendu 
à  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  du  consentement  de 
Gui,  évêque  de  Cambrai,  22  livres,  7  sols,  6  deniers 
de  rente  à  Lovigni^i)  (Louvignies).  —  13  juillet  1333. 
(«  Dimanche  après  la  fête  saint  Barnabe  »).  Confir- 
mation de  cette  vente  par  Gui,  évêque  de  Cambrai.  — 
9  novembre  1507.  Lettre  des  religieuses  du  couvent 
de  Ste-Élisabeth  du  Quesnoy  à  l'archiduchesse  Mar- 
guerite demandant  d'être  à  l'avenir  dispensées  de 
Taumône  du  pain  dans  leur  église. 

B.  l^jî)8.  (Carton.)  •—  13  pièces,  1  rouleau  et  1  cahier  de 

7  bandes,  parchemin  ; 
4  pièces  papier,  4  sceaux  en  mauvais  état. 


—  Abbaye  et  cbapltre  noble  de 
lite-Aldeffonde  de  Maubeuse.  —  Maubeuge,  le 
16  août  H90.  («  Fait  à  Maubuege^  en  l'an  Nostre 
Seigneur  mil  CXC  cens  ou  moys  d'aoust  le  disiep- 
tisme  calende  de  septembre  »).  Lettres  par  lesquelles 
Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  permet  à 
l'abbesse  de  l'abbaye  de  Ste-Aldegonde  de  Maubeuge 


de  fermer  la  cour  de  l'abbaye  et  de  vendre  des  bois  lui 
appartenant  ;  (copie  du  XIIP  siècle).  —  Dans  la  maison 
d'Arnould  de  Gouy  à  Maubeuge,  le  26  oclobre  1285. 
(«  Che  fu  fait  à  Maubeuge  en  le  maison  signeur 
Ernoul  de  Goy^Van  de  grâce  itiil  CCLXXXV^  les 
devenres  devant  le  feste  saint  Symoii  et  saint  Jmle  »). 
1268-1288.  Copie  de  seiice  pièces  en  un  cahier  formé 
de  sept  bandes  de  parchemin  attachées  ensemble  par 
un  sceau,  relatives  à  une  controverse  entre  Gillain 
Leplat,  chapelain  de  la  chapelle  de  St-Jean  en  l'église 
de  Ste-AIdegonde  de  Maubeuge,  et  Jean  Le  Cornu,  au 
sujet  de  l'arrentement  d'une  maison  sise  en  cette  ville, 
et  accordé  par  ledit  chapelain  à  Colart,  dit  Ambroise, 
clerc  ;  liste  des  témoins  entendus  dans  cette  discussion  ; 
testament  de  Michel  d'Auchi,  chevalier,  sire  du  Mes- 
nil,  etc.  —  Sans  date  ;  vers  1288.  Procédure  relative 
au  règlement  de  la  succession  de  Pierre  \jd  Plat,  cha- 
noine de  Maubeuge,  lequel  avait  par  testament  fondé 
une  chapelle  dans  l'église  de  Ste-Aldegonde  de  Mau- 
beuge, d'une  valeur  de  quinze  livres  de  rente.  —  10 
juin  1298.  («  Ce  fu  fait  XV jours  devant  le  saint  Jeha?» 
Baptiste,  l'an  mil  IP  LXXX  et  XVIII  »).  Lettres  par 
lesquelles  l'abbesse  de  Maubeuge  et  les  échevinsde  cette 
ville  permettent  à  Jean  Rivart  de  demeurer  toute  sa 
vie  dans  la  maladrerie  dudit  lieu;  copie  avec  une 
lettre  de  Béatrix,  abbesse  de  Maubeuge,  en  date 
du  8  mars  1340.  —  Sans  date;  commencement  du 
XIV  siècle.  Lettres  par  lesquelles  Jean,  comte  de 
Hainaut.  approuve  le  compromis  au  sujet  de  Tofflce 
de  la  trésorerie  du  chapitre  de  Ste-Aldegonde  de  Mau- 
beuge, entre  Béatrix  de  Fauquemont,  abbesse,  et 
Béatrix  de  Bondues,  trésorière  dudit  chapitre.  — Mau- 
beuge, le 3  avril  1368.  («  Anno  secundum  usum  curie 
civitatis  et  diocesis  Camerace^isis  millesimo  ducen- 
tesiino  LXVIP,  indictione  sewta,  die  iercia  mensis 
Aprilis,  pontiflcatus  D.  N,  Urbani  pape  quinti, 
anno  sexto  »).  Nomination  par  Jean  Descamps  de 
Jean  Brikeuier,  prêtre,  à  Toffice  de  chantre  fondé  en 
la  chapelle  St-Nicolas  à  Maubeuge  par  Nicolas  Com- 
mare,  oncle  dudit  Jean  Descamps.  —  18  septembre 
1369.  Constitution  d'une  rente  de  dix  sols  blancs  par 
Laurent  de  Haubron,  chapelain  de  l'église  Ste-Alde- 
gonde de  Maubeuge,  en  faveur  des  chapelains  de 
ladite  église.—  15  avril  1662.  Arrentement  d'un  petit 
jardin  appartenant  au  roi  d'Espagne,  accordé,  sur  leur 
requête,  aux  chanoinesses  du  chapitre  noble  de  Ste- 
Aldegonde  de  Maubeuge.  —  Abbaje  de  Fonte- 
nelles.  —  Octobre  1254.  («  Daium  anno  Domini  AT 


CHAMBRK'DES  GOMI>TES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈSE  DE  CAMBRAL 


441 


CC^  quinquagesinio  quarto,  7m*nse  OctoOri^.)  Lellres 
par  lesquelles  rOfôcial  de  Cambrai  déclare  qae  Gossuin 
d'Escaillon  et  Gheluide,  sa  femme,  ont  vendu,  en  pré- 
sence de  Baudouin,  dit  de  Noyon,  tabellion  de  la  cour 
de  Cambrai,  à  Tabbaje  de  Foutenelles  près  de  Valen- 
ciennes,  tous  les  alleuK  qui  leur  appartenaient  à  Har- 
chies  et  ceux  qui  pouvaient  leur  revenir  par  succession 
des  parents  de  ladite  Gheluide.— 3  février  1329.  (<  L*an 
mil  CCC  et  XXVTII,  lendemain  doujour  de  le  Can- 
deler  »1.  Vente  par  Wautier  de  le  Cauchie  d'une 
rente  sur  les  moulins  dits  Dame-Oiselent,  au  profit  de 
Tabbave  de  Fontenelles.  —  En  Fabbave  de  Fonte- 
nelles,  mai  1333.  Lettres  par  lesquelles  Isabelle, 
abbesse  de  Fontenelles,  renonce  à  plusieurs  renies 
dues  à  l'abbaye  par  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  sur 
les  moulins  dits  Dame-Oiselent  à  Valenciennes,  et  sur 
les  moulins  dits  d*Ânzin  et  au  quart  qu^elle  avait  en  la 
justice  de  Prayaus  et  de  Châtillon-sur-Haitie,  et  ledit 
comte  cède  en  échange  des  terres  sises  au  vivier  de 
Trith.  —  En  l'abbave  de  Fontenelles, le  21  mai  1362. 
Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  abbesse,  et  le  cou- 
vent de  de  Fontenelles  déclarent  avoir  reçu  des  lettres 
par  lesquelles  Albert,  duc  de  Bavière,  gouverneur  du 
Hainaut,  leur  laisse  la  jouissance  jusqu*à  rappel,  des 
biens  donnés  à  cette  abbaye  par  sa  grand'mère 
Jeanne  de  Valois,  et  par  Anne,  sa  sœur,  religieuse 
professe  en  ladite  abbaye.  —  Abbaye  de  Fesmy. 
—  Poissy,  le  10  mars  1300.  (^  Acttwi  Pissiaci ,  die 
jovis  post  octaba^  Brandomim,  anno  Domim  Af® 
CC^  nonagesimo  noua  «>).  Mandement  de  Philippe  le 
Belà  Pierre  de  Lattillac,  chanoine  de  Soissons,  clerc, 
et  à  Ferry  Paste,  chevalier,  pour  s'enquérir  si  les  vil- 
lage et  abbaye  de  Fesmy  font  partie  du  royaume  de 
France  ou  du  comté  de  Hainaut  dans  les  limites  de 
rBlmpire.  —  Paris,  le  29  décembre  1328.  Commission 
de  Philippe  de  Valois  au  bailli  de  Vermandois  pour 
contraindre  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  h  réparer 
les  méfaits  commis  par  ses  gens  à  Fesmy,  au  Sart  et 
aux  maisons  de  la  Motte,  Louzies  et  de  Sauffons  qui 
sont  du  royaume  de  France.  —  Sans  date  ;  vers  1328. 
Ijettre  de  laquelle  il  appert  que  l'information  tenue 
à  Fesmy  et  autres  lieux  sur  le  point  contenu  dans  la 
commission  ci-dessus,  a  été  faite  sur  les  terres  de 
TEmpire  et  non  sur  les  terres  du  Royaume.  —  Sans 
date;  vers  13*28.  Rôle  contenant  la  relation  de  quelques 
faits  arrivés  à  Fesmy  qui  tendent  à  prouver  que  ce 
lieu  dépend  d'Avesnes  et  de  TEmpire,  et  non  du 
Royaume.  —  Paris,  le  14  mars  1329.  («  L'an  de  (jràce 


mil  trois  cens  oint  et  huit  »).  Mandement  de  Philippe 
de  Valois  au  bailli  de  Vermandois  de  suspendre  les 
poursuites  intentées  par  Fabbaye  de  Fesmy  contre 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  jusqu'au  rapport  des 
commissaires  chargés  d'informersur  cette  affaire  ;  sous 
le  vidimus  de  Hugues  de  Croissy,  garde  de  la  prévôté 
de  Paris,  en  date  du  jeudi  16  mars  1329.  —  26  janvier 
1545.  Requête  présentée  par  l'abbé  de  Fesmy  en  Cam- 
brésis,  sur  laquelle  les  gens  du  Conseil  des  Finances 
ont  ordonné  qu'il  serait  fait  modération  à  cette  abbaye 
des  décimes  et  aides  auxquels  elle  aurait  été  taxée  et 
qu'il  lui  était  impossible  de  payer  à  cause  de  la  ruine 
de  ladite  abbaye  par  les  guerres. 

B.  141KK  (Carton.)  —  10  pièces  et  l  rouleau,  purchemin  ; 
(5  pièces,  papier  :  7  sceaux  iDcomplets  et  1  cachet. 

t964*tll&9.  —  Abbaye  de  Oambrou.  —  Novem- 
bre 1251.  («  Van  del  Incarnation  Nostre  Ségneur 
Jhèsu  Crist  M  CC  L  quatre,  el  mois  de  novem- 
bre »).  Accord  entre  Marguerite,  comtesse  de  Flandre, 
et  Tabbaye  de  Cambron,  par  lequel  elles  s*obligent  à 
faire  construire  un  moulin  à  Hulst.  —  Juillet  1257, 
(«  Ce  fu  l'ait  Van  del  Incarnation  Nostre  Signeur 
Jhésti  Crist  mil  deus  cens  cuinquante  siet^  el  mois 
dejiilié  »).  Nouvel  accord  entre  Marguerite,  comtesse 
de  Flandre,  et  Tabbaye  de  Cambron  au  sujet  de  deux 
moulins  à  Hulst.  — 10  mai  1261.  («  Datu?n  anno 
Doniini  millesimo  CC^  sexagesimo  primo,  feria 
tercia  post  dominicam  qna  cantatur  Misericor- 
dia  »).  Lettres  par  lesquelles  N.  (Nicolas),  évêque  de 
Cambrai,  approuve  la  donation  faite  par  Garin  de 
Vendegies,  à  Tabbaye  de  Cambron  de  la  dîme  de 
Vendegies-sur-Écaillon.  -—  5  avril  1269.  («  Actum 
anno  Doniini  millesimo  ducentesimo  sexagesimo 
nonOy  Nona^s  Aprilis  »).  Lettres  par  lesquelles  Mar- 
guerite, comtesse  de  Flandre,  confirme  à  Tabbaye  de 
Cambron  la  possession  des  leri*es  de  Judico  et  Uldico 
dans  le  métier  de  Hulst,  et  donne  à  cette  maison  les 
polders  de  Stoupedich,  de  Veteri  Havech,  d'Alexan- 
dre, de  Novo  Havech  et  de  Strepide,  —  Sans  date, 
vers  1519.  Procès-verbal  de  la  signification  faite  par 
Jean  de  Marnix,  frère  et  procureur  de  vénérable  Ber- 
trand de  Marnix,  clerc  du  diocèse  de  Tarentaise,  aux 
abbé  et  couvent  de  Cambron,  des  bulles* qui  accordent 
une  pension  de  60  florins,  monnaie  de  Brabant,  audit 
Bertrand  de  Marnix  à  percevoir  chaque  année  sur  les 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2^  Partie). 


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442 


ARCHIVES  DU  NORD. 


revenus  de  ladite  abbaye.  —  Sans  date  ;  vers  1648. 
Requête  de  Jean,  abbé  de  Cambron,  à  Tévêque  de 
Tournai,  François  de  Vilain,  pour  le  prier  do  vouloir 
bien  ordonner  prêtres  les  religieux  profôs  do  son 
abbaye  qu*il  lui  désigne  nominativemenr.  —  Abbaye 
de  lilefffiles.  11  avril  1298.  («  Anno  Domini  millesimo 
ducentesimo  ffonagesîmo  octavo,  feria  sexta  post 
Re^surrectione?n  Bohèini  »).  Lettres  par  lesquelles 
Maurice,  abbé,  et  le  couvent  de  Liessies  confirment  la 
fondation  faite  par  Hues  de  Châtillon,  comte  de  Blois 
et  seigneur  d'Avesnes,  d'une  chapelle  dans  le  château 
de  Trélon.  —  Sans  date  ;  fin  du  Xlll«  ou  commence- 
ment duXlV*  siècle.  ObituairedeTabbave  de  Liessies; 
(un  rouleau  parchemin,  en  très  mauvais  étal;  écriture 
en  parlie  effacée).  —  5  mai  1361.  («  Ghedaen  intjaer 
O.H.als  men  screefM  CCC  jaer  hide  LXI,  up 
tien  F""*  (iach  der  maend  van  meye  s>).  Hugues 
Willem,  Arnould,  son  frère,  Marcelis  Paertsevale  le 
jeune,  Pierre  Martain  et  Jean  le  Potkire  reconnaissent 
que  l'abbé  et  l'église  de  Liessies  ont  droit  de  percevoir 
annuellement  sur  16  bonniers  de  terre  à  Ghistelles, 
17  livres  et  demie  de  fromage  par  chaque  bonnier, 
fromage  tel  qu'on  le  fabrique  dans  le  pays.  —  Sans 
date  ;  fin  du  XIV*  ou  commencement  du  XV*  sièclo. — 
Lettresdesauvegardedélivréesà  l'église  de  Liessies,  au 
nomdu  ducdoBourgogne,par  Jean  de  Groy,seigneur  de 
Chimay,capitainegénéral  et  bailli  de  Hainaut. —  lOocto- 
bre  1410.  Vente  de  trois  journaux  rfV/w/naye,  gisant  au 
bois  de  Beaumont,  par  Martin  de  Quarte,  dit  du 
Saussoy,  à  Thomas  de  Tlssue,  lieutenant  du  receveur 
du  Hainaut  en  la  châtellenie  dWth,  et  à  Jean  de  Le 
Lowe,  prévôt  de  Téglise  de  Liessies.  —  7  décembre 
1437.  Lettres  de  Jean  de  Croy,  seigneur  de  Chimai, 
au  sujet  d'une  dime  sur  la  ce7ise  de  la  chapelle  Godin, 
sise  en  la  paroisse  d'Avesnes,  qui  était  payée  à 
l'abbaye  de  Liessies  et  au  curé  d'Avesnes. —  ISjanvirr 
1512.  Constitution  de  cens  et  de  rentes  en  faveur  de 
l'abbaye  de  Liessies.  —  Namur,  15  avril  1605.  Lettres 
<le  François,  évêque  de  Namur,  à  l'abbaye  de  Liessies, 
au  sujet  du  payement  de  redevances  et  de  collation 
de  bénéfices  situés  dans  sou  diocèse.  —  24  septembre 
1605.  Quittance  au  profit  des  abbé  et  religieux  de 
Liessies  des  deniers  versés  par  eux  à  Jacques  Cousin, 
pour  le  rachat  de  la  rente  de  cent  livres  qu'il  avait 
sur  la  maison  du  Baril  sise  près  de  Thôtel  de  ladite 
abbaye  à  Mons,  maison  que  l'abbaye  venait  d'acheter. 
—  Bruxelles,  le  7  décembre  1658.  Arrêt  du  Conseil 
de  Brabant  dans  la  difficulté  pendante  entre  les  abbé 


et  religieux  de  Liessies  prenant  en  main  la  cause 
de  messire    Dominique    Droyet,    chapelain    de  leur 

prieuré  de  St de  Sart-les-Moines,  contre 

les  ville  et  franchise  de  Gosselies,  condamnant  les 
habitants  dudit  lieu  à  réparer  le  logement  dndit  cha- 
pelain. 


H.  I.'jOO.  (Carton.)  —  21  pièces,  1  rouleau  et  2  cahiers, 

12  feuillets,  parchemin  ;  5  pièces;  2  rouleaux  et  2  cahiers, 

21  feuillets,  papier;  26  sceaux  brisés  et  incomplets 

et  plusieurs  fragments  de  sceaux. 


—  Abbaye  de  felt-AulMiri  de  Cam- 
brai. —  Octobre  1233.  («  Datum  anno  Domini  W 
CC^  tricesimo  tercio,  mense  Octobri  »).  Acquisition 
par  Tabbaye  de  St-Aubert  de  Robert  de  Beaumont , 
chevalier ,  et  d'Yolande  sa  femme,  héritiers  de  noble 
homme  Gérard  de  St-Auberl,  de  tout  ce  qui  leur  appar- 
tenait en  la  ville  de  St-Aubert  avec  le  donjon  dudil 

lieu. —  21  août  1307.  (^t Le  lundi  après  le 

fieste  de  le  Assumptim}  Nostre  Dame  »).  Lettres  de 
non-préjudice  données  par  Tabbaye  de  St-Aubert  à 
Cambnii,  à  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  pour  la 
jouissance  d'une  terre  à  Iwuy.  —  Même  date.  Quit- 
tance donnée  par  les  abbé  et  l'eligieux  de  ladite  abbaye 
pour  tout  ce  qui  pouvait  lui  revenir  dans  le«  succes- 
sions de  Jean,  comte  de  Hainaut,  et  de  Philippe  de 
Luxembourg,  sa  femme. —  Cambrai,  juin  1311.  Lettres 
par  lesquelles  Jean,  abbé  de  St-Aubert,  i*econnait 
avoir  reçu  une  bible  en  langue  française  en  deux 
volumes  des  mains  de  Jean  de  Beaufort,  trésorier  de 
Ste-Croix  de  Cambrai,  Tun  des  exécuteurs  testamen- 
taires des  feus  Jean,  comte  de  Hainaut,  et  de  Philippe, 
sa4emme,  bible  que  feu  le  seigneur  de  Lalaing  avait 
donnée  à  ladite  abbaye,  et  que  le  comte  de  Hainaut 
retenait  depuis  longtemps. — 10  mai  1402.  Sentence  de 
Guillaume,  comte  d'Ostrevant,  rendue  au  sujet  des 
débats  pendants  entre  le  seigneur  de  Trazegnies  et 
Tabbave  de  St-Auberl  de  Cambrai  relativement  aux 
eaux,  pâturages  et  pêcheries  de  St-Aubert. —  28  août 
1424.  Sentence  rendue  au  profit  de  Tabbéde  St-Aubert 
et  du  (*uré  d'Hérinnes  à  rencontre  de  la  veuve  de  Jeaji 
de  Lierme  qui  n'avait  point  payé  la  dime  due  pour  un 
bonnier  de  bois  qu'elle  avait  fait  abattre.  —  1524.Etat 
des  rentes  et  chapons  dus  à  TabDaye  de  St-Aubert  à 
Gouy.  —  17  décembre  1525.  Procès-verbal  dressé  par 
Hermann  Vander,  prêtre,  prévôt  du  monastère  de 
Tournai,  notaire  public,  de  Touvertore  du  bref  adressé 


CHAMBRK  DKS  T^OMPTES  I)K  LILLK.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈSE  DE  CAMBRAI. 


443 


aux  abbé  et  religieux  de  St-Auberl  de  Cambrai,  et  qui 
lui  a  été  présenté  par  Martin  Bertrand,  prêtre  du 
diocèse  de  Cambrai.  —  Énlliie  Hi-Gérj  de  Cam- 
brai.—  Hesdin,  juillet  1347.  Lettres  par  lesquelles 
Louis,  comte  de  Flandre,  accorde  ramortissement  à 
des  terres  achetées  par  le  chapelain  de  Téglise  St-Géry 
à  Cambrai  sur  le  territoire  de  St-Waast  en  Cambrésis  ; 
copie  de  ces  lettres.—  l'^juillet  1404.  Venles  faites  par 
Gérard  de  Raillencourt,  écuyer,  etJeanne'doBlécourt, 
sa  femme,  do  terres  situées  dans  la  banlieue  de  Cam- 
brai et  tenues  de  la  maison  de  la  Buse  et  de  Yeco- 
IfiMrle  de  l'église  St-Géry  à  Cambrai.  —  28  octobre 
1435.  Bail  par  le  chapitre  St-Géry  de  Cambrai  d'une 
maison  et  d'un  fief  qu'il  avait  en  la  ville  d'Erré  dans  la 
juridiction  des  maire  ot  échevins  de  Ramillies.  — 
Paris,  le  24  octobre  14i8.  Sentence  du  parlement  de 
Paris  qui,  conformément  aux  ordonnances  royales  sur 
ce  rendues  et  à  la  Pragmatique  Sanction,  réitère 
défense  au  chapitre  Xotre-Darae  de  Cambrai  de  pro- 
céder on  matière  d'oxomptions,  contre  le  chapitre 
Ste-Gérydelamême  ville,  ailleurs  que  devant  le  baillide 
St-Quentin.  —  31  mars  1506.  Lettres  patentes  de 
l'archiduc  Philippe,  roi  de  Castille,  maintenant  l'église 
St-Géry  de  Cambrai  dans  son  droit  sur  le  cours  de 
l'Escaut  et  la  pêche  dans  ce  fleuve  dans  l'étendue  des 
seigneuries  de  Ramillies  et  d'Erré.  —  1533.  Déclara- 
tions des  revenus  du  chapitre  St-Géry  de  Cambrai.  — 
1() juillet  1545-22  février  1530  (VIII  des  calendes  de 
mars  1519).  1552.  Vidimus  de  la  bulle  du  pape 
Jules  III  et  des  lettres  de  Robert  de  Croy,  évoque  de 
(ambrai,  au  sujet  de  la  translation  de  l'église  collé- 
giale de  St-Gréry  en  la  ville  de  Cambrai,  nécessitée 
parla  construction  de  la  citadelle  que  l'empereur 
Charles  Quint  faisait  bâtir  sur  l'emplacement  do 
rôglise  St-Géry.  —  1552.  Vidimus  de  la  bulle  du  pape 
Jules  m  relative  à  cette  translation,  donné  sous  le 
sceau  de  l'officialité  de  Liège.  —  Abbaye  dn  »t^ 
Népulere  de  Cambrai.—  Cambrai,  1U64.  («  Actum 
est  hoc  Cameraci  in  eodet/i  monasterio  sanctl  Sejml- 
cri^  anno  ab  Incarnatione  Doniini  AP  LX^  III l^^ 
indictione  IP,  reynante  Henrico  rege  Lotharien- 
sium,  anno  XI,  episcopafm  vero  domni  Lietberti 
XIV  j  Pur  finies  noùrrrius  et  monachus  scripsit , 
Werimhaldus  cancetlariiis  recensait  i>).  Lettres  par 
lesquelles  Lietbert,  évèque  de  Cambrai,  fonde  l'abbaye 
ilu  Saint-Sépulcre  de  Cambrai  et  la  confirme  dans  la 
l)ossession  des  biens  dont  l'énumération  est  donnée  ; 
vidimus   de  Tofficial  de  Cambrai   sous  la  date  du 


10  juillet  1451  (1).  —  Avril  1247.  («  Actutu  anno 
Domini  Af«  CC  XL"  VIP,  mense  Aprili  »).  Lettres 
par  lesquelles  Marguerite,  comtesse  de  Flandre, 
exempte  l'abbaye  du  Saint-Sépulcre  de  Cambrai  de  la 
corvée  d'une  charrue  et  de  deux  chevaux  que  lui  devait 
cette  abbaye  et  qui  avait  été  exigée  à  tort  par  la  com- 
tesse Jeanne,  sa  sœur.  27  avril  1325.  (^t  Le  srmiedi 
après  le  jour  Saint  Marc  ou  mois  d*avril  »).  Lettres 
par  lesquelles  Gilles,  abbé  du  Saint-Sépulcre  à  Cam- 
brai, consent  à  ce  que  le  transport  par  lui  fait  au 
comte  et  à  la  comtesse  de  Haiuaut  des  maison  et  cour 
de  Wult  pour  en  jouir  leur  vie  durant,  soit  passé  au 
profit  de  Jean  le  Mulet  deBleki  et  de  Jeanne  de  Rocqui- 
gny,  sa  femme.  • —  23  septembre  1!^3.  Bail  par 
l'abbaye  du  St-Sépulcre  de  Cambrai  de  quelques 
parties  de  la  dîme  d'Over-Boulaëre.  —  7  mai  1397. 
Bail  de  la  censé  de  Nieuwenhove  par  l'abbaye  du 
St-Sépulcre  de  Cambrai.  —  Novembre  1398.  Lettres 
par  lesquelles  le  duc  Albert  de  Bavière  déclare  qu'en 
retour  de  l'abandon  fait  au  domaine  de  la  ferme  de 
Wult.  une  rente  annuelhî  est  due  à  l'abbaye  du 
Sl-Sépulcre  de  Cambrai.  —  Même  date.  Conditions 
auxquelles  Albert  de  Bavière,  comte  de  Hainaut,et 
Guillaume  son  fils,  comte  d'Ostrevant,  consentent  à 
acquérir  de  l'abbaye  du  St-Sépulcre  la  terre  de  Wult 
entre  Valenciennes  et  le  Quesnoy.  —  Même  date. 
Acte  d'acquisition  de  cette  terre  par  lesdits  comtes  — 
Sans  date;  XIV*  siècle.  Pièces  de  procédure  dans  le 
débat  entre  l'abbaye  du  St-Sépulcre  de  (Cambrai  et 
Jean,  dit  Le  Borgne  d'Ësne,  écuyer,  fils  de  Baudouin, 
au  sujet  d'un  dînun/e  sur  les  terres  de  Rumilly.  — 
Bruxelles,  le  2  octobre  1548.  Copie  de  la  confirmation 
par  l'empereur  Charles  Qumt  des  lettres  de  l'empe- 
reur Frédéric  I^rberousse  exemptant  les  églises  et 
abbayes  de  Cambrai  de  tous  les  impôts  et  charges 
perçus  dans  la  ville.  —  15  septembre  1604.  Sentence 
des  échevins  de  Cambrai,  au  sujet  du  conflit  do  juri- 
diction qui  s'était  élevé  entre  eux  et  la  prévôté  du 
St-Sépulcre  relativement  à  l'arrestation  d'un  prison- 
nier. —  23  octobre  1654.  Lettres  patentes  du  i-oi  d'Es- 
pagne Philippe  IV  accordant  à  dom  Philippe  de 
Suchon,  abbé  du  monastère  du  St-Sépulcre,  la  colla- 
tion du  bénéfice  de  la  Chapelle  Notre-Dame  sous  le 


(1)  l/original  de  ces  lettres  se  trouve  aux  Archives  du  Nord. 
Série  H.  Fonds  du  St-Sépalcrc  de  («ambrai.  Carton  I.  Imprimé 
dans  Mirœns.  Tome  1,  p.  l.Vi. 


444 


ARCHIVES  DU  NORD. 


nom  de  Prévôté,  à  Bruxelles,  en  considération  des 
portes  que  lui  et  ses  religieux  ont  faites  par  suite  des 
guerres. 

B.  lîîOl.  (Carton.)  —  40  pièces,  parchemin  ; 
3  sceaux,  dont  1  brisé. 

fl98S-iSS9.  —  Abbaje  de  M-ita^alYe.  —  Avril 
1289,  («  Van  de  grâce  unil  deus  cens  quatre  vins  et 
voefy  ou  mois  d'avril  »).  Lettres  par  lesquelles  Raoul, 
prieur,  et  le  couvent  de  St-Saulve  cèdent  à  Jean 
d'Âvesnes,  comte  de  Hainaut,  un  demi-muid  de 
farine  qu'ils  avaient  droit  de  prendre  par  semaine  sur 
le  moulin  de  St-Pierre-le-Comte  silué  près  do  Valen- 
ciennes.  —  4  septembre  1312.  («  Le  premier  lundi 
devant  le  Nativiteit  Nostre  Dame  en  septembi-e  »). 
Échange  de  rentes  entre  le  prieuré  de  Sl-Saulve  et  Jean 
de  Valenciennes,  chevalier.  —  12  décembre  1340. 
(«  Le  mardi  après  les  octaves  saint  Andrieu  Van 
M  CCC  et  qnaraide  »).  Commission  donnée  par  Guil- 
laume, comte  de  Hainaut,  à  Gillon,  dit  le  Ramoneur, 
prévôt  de  Valenciennes,  pour  prendre  l'administra- 
tion des  affaires  de  l'abbaye  de  Sl-Saulve  qui  a  beau- 
coup souffert  depuis  quatorze  ans  sous  plusieurs 
prieurs  venus  de  Bourgogne  qui  ont  vendu  et  grevé 
les  biens  de  cette  abbaye.  —  Hôtellerie,  (liosplee) 
de  Valenelenne*  (1).  —  31  janvier  1315.  («  L'an  de 
l'Incanacion  mil  CCC  XIIII  ou  vemlredi  proçain 
devant  le  jour  de  Candeler  »).  Vente  par  Pierre  de 
le  Gauchie  et  Jakemes  Liefoisi  maîtres  de  l'hôtellerie 
du  château  de  St-Jean  à  Valenciennes,  de  rentes 
viagères  à  Marie  de  Landas  ;  idem,  à  Jean  Joffroit  pen- 
dant la  vie  de  Marie,  veuve  de  Jacquemont  Le  Fort. — 
28  mai  1316.  («  Le  venredi  prochain  devant  le  jour 
de  le  Pentecouste  »).  Transport  d'une  rente  sur  l'hôtel- 
lerie du  château  de  Valenciennes,  par  Jakemes 
Libruns  à  Baudouin  Devines.  -  8  mai  1317.  Vente  d'une 
rente  viagère  par  Jakemon  dit  Lauffin  et  Jean  d'On- 
naing,  gouvemeursde  l'hôtellerie  du  château  de  Valen- 
ciennes, à  Jean  de  Le  Sauch,  Thomas  de  le  Fontaine 
et  Ânssiaus  li  Gangières,  comme  mainbours  (tuteurs) 
des  enfants  de  Gillon  le  Sauvage.  —  20  mars  1318. 
(«  Mil  CCC  et  XVII  au  lundi  proçain  devant  le  jour 


(1)  Cet  établissement  aurait  été  fondé,  diaprés  la  tradition,  par 
Tempereur  Valentinien  qui  expulsa  de  ce  lieu  les  vestales  qui 
s'y  trouvaient.  Cette  institution  charitable  de  l'Hôtellerie  existe 
toujours. 


Nostre  Lame  en  march  »).  Actes  de  vente  de  rentes 
viagères  par  l'hôtellerie  du  château  de  Valenciennes 
et  mémoires  y  relatifs.  —  25  septembre  1318. 
Transport  d'une  rente  sur  l'hôtellerie  de  Valenciennes 
par  Piéronne,  fille  de  Gillon  le  Sauvage  au  profit  de 
Jean  de  I^e  Sauch.  —  1318.  Vente  par  Sandras  d'En- 
glefontaine  à  Olivier  de  Mons,  d'une  rente  surThôtel- 
lerie  de  Valenciennes.  —  9  novembre  1319.  («  Ije 
venredy  proçain  devant  le  jour  saint  Martin  en 
hyver  »).  Ventes  par  les  maîtres  de  Thôtellerie  du 
château  de  St-Jean  k  Valenciennes  de  plusieurs 
rentes  viagères.  —  28  janvier  1320,  (*  MU  CCC  et 
XIX,  le  lundi  proçain  devant  le  jour  de  le  Can- 
rfc/e>- *)  et  11  février  1320,  (<»  Mil  CCC  et  XIX,  le 
lundi  proçain  devant  le  jour  dougrant-quaresme*). 
Transport  de  rentes  viagères  par  l'hôtellerie  de 
St-Jean  de  Valenciennes  au  profit  d'Isabelle  Le  Sau- 
vage et  de  Marie  de  Le  Sauch.  —  22  novembre  1322. 
(«  Ije  nuit  saint  Clémench  »).  Cession  par  les  maîtres 
de  rhôtellerie  de  Valenciennes  d'une  rente  à  Jean  de 
Le  Sauch.  —  25  janvier  1323.  («  Le  jour  de  le  Cou- 
t^ersion  saint  Pol  »).  Cessions  de  renies  viagères 
par  les  maîtres  de  Thôtellerie  de  St-Jean  de  Valen- 
ciennes au  profit  de  Marie  le  Biele,  Isabelle  de  Vive, 
Jacquemon  le  Petit  et  Michel  le  Saunier.  —  12  mai 
1323.  (Le  diwes  devant  le  jour  de  le  Pent/iecouste  *). 
Cession  d'une  rente  viagère  par  rhôtellerie  Sl-JeaD  à 
Valenciennes,  au  profit  de  Piérone  Li  Doutée.  — 
4  juillet  1324.  (*  Le  jour  saint  Martin  lebouillatit, 
le  quart  jour  dou  mois  dejungnet  »).  Attestation  de 
Jean  Gouches  et  Ânssiaus  le  Gangières,  échevins  de 
Valenciennes,  de  la  déclaration  par  Jacquemon 
Lauffin,  touchant  la  vente  faite  par  les  maîtres  de 
l'hôtellerie  du  château  St-Jean  â  Valenciennes,  d'une 
prébende  en  ladite  hôtellerie.  —  9  avril  1332,  («  l^e 
juesdi  proçain  devant  Pasques  floy^ies  »)  et  le  14  avril 
1332,  («  Le  mardi  avant  lejour  des  grandes  Parues 
à  Valenciennes  en  la  cour  de  Jauche  »(.  Arrentemenls 
de  terres  appartenant  à  l'hôtellerie  de  Valenciennes 
au  profit  de  Baudouin  deRaismes,  lesdites  terres  sises 
à  Anzin.  —  13  décembre  1333.  Vente  par  Baudouin 
de  Raismes  à  Jean  de  Quaroube  d'une  maison  et 
pièce  de  terre,  sises  à  Anzin,  qu'il  tenait  en  arrentemenl 
de  l'hôtellerie  St-Jean  de  Valenciennes.  -  26  février 
1334.  Acquisition  par  l'hôtellerie  de  Valenciennes  de 
diverses  rentes  appartenant  à  Bernier  de  Vendegies 
et  à  Marie,  sa  femme,  acquisition  faite  à  l'aide  de  la 
donation  de  la  comtesse  de  Hainaut  pour  l'entretien 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTE^.  —  DIOCÈSE  DE  CAMBRAL 


44^ 


à  perpétuité  d'une  lampe  qui  devait  brûler  devant  la 
Mère  de  Dieu  en  ladite  hôtellerie.  —  28  avril  1334. 
(«  Le  jœdy  proçain  devant  le  jour  de  may  »).  Acqui- 
sition pour  l'hôtellerie  de  Valenciennes  d'une  rente 
perpétuelle  sur  une  maison  sise  en  cette  ville,  faite 
avec  la  même  donation. —  25  janvier  1337.  («  Mil  II I^ 
XXXVI,  le  jour  de  la  Conoermtion  (sic)  de  St-Pol  »). 
Attestation  par  Amauri  Delevigne,  prévôt,  et  Jean  de 
Quaroube,  échevin  de  Valenciennes,  de  la  vente  d'une 
rente  viagère  faite  par  les  maîtres  de  l'hôtellerie  de 
ladite  ville  à  Raoul  de  Le  Longueville,  curé  de 
Saulzoir;  dans  laquelle  attestation  sont  insérées  les 
pièces  suivantes  :  14  juillet  1335  (^nuit  de  la  Division 
des  Apôtres  »).  Donation  faite  par  Marie  Davesnes, 
béguine,  à  Nicolas  Davesnes,  chanoine  de  St-Jean,  de 
l'usufruit  après  sa  mort  d'une  rente  viagère  de  8  livres 
tournois  sur  rhôtellerie  de  Valenciennes  dont  elle  a 
droit  de  jouir  pendant  la  vie  de  Raoul  de  Le  Longue- 
ville,  curé  de  Saulzoir;  —  21  décembre  1336  («  la  nuit 
Si-Thomas  avant  Noël  »).  Transport  fait  par  les  maîtres 
de  l'hôtellerie  de  Valenciennes  sur  la  tôto  de  Nicole 
Davesnes,  chanoine  de  l'église  St-Jean,  de  ladite  rente. 

H.  1502.  (Carton.) —  19  pièces,  parchemin  ; 
5  pièces,  papier  ;  3  sceaux. 

i9S9-t«4l9.  —  Chapitre  de  la  Salle  de  Valen- 
elenitefi.  —  Mars  1237.  («  Actum  anno  gracie, 
M^  CC^  XXX^  sexto,  mense  Martio  ».)  Lettres  par 
lesquelles  Jeanne,  comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut, 
permet  au  chapitre  de  sa  chapelle  Notre-Dame  de  la 
Salle  de  Valenciennes,  de  choisir  dans  cette  ville  un 
local  plus  commode  ,  sous  condition  d'y  célébrer 
chaque  jour  la  messe  et  les  heures  canoniales.  —  Le 
Quesnoy  dans  l'hôtel  du  Comte,  le  29  août  1*291. 
(«  Anno  Domini  millesimo  ducentesimo  nonage- 
simo  primo,  indictione  quarta,  mensis  Augusti  die 
aniepenultima,  pontificatus  domini  Nicolai  pape 
quarti,  anno  quarto,  apud  Querchetum  Caméra- 
censisdyocesis,  in  aula  sive  domocomitis  »).  Acte 
notarial  de  Tappel  interjeté  au  Pape  par  Gilles,  dit  de 
Haspre,  procureur  de  Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hai- 
naut,  Philippe  de  Beaufort,  chanoine  de  Ste-Croix  de 
(Cambrai,  et  Wautier  d'Orchies,  de  l'Ordre  des  Frères 
Prêcheurs,  témoins  choisis  par  le  Comte,  du  refus  fait 
par  le  chapitre  de  Notre-Dame  de  la  Salle  à  Valen- 
ciennes, de  mettre  Colard  de  Beaumont,  clerc,  en 
possession  d'une  prébende  dans  cette  église;  copie  de 


cet  acte.  —  Cambrai,  le  20  septembre  1291.  («  Anuo 
Domini  millesimo  ducentesimo  nonagesimo primOy 
indictione  quarta,  mensis  septembrisdie  vicesima, 
pontificatus  domini  Nicolai  pape  quarti,  anno 
quarto,  Cameraci  in  vivo  de  Macellis  »).  Acte 
dressé  par  Jacques,  dit  Roussiaus,  clerc  et  notaire  du 
diocèse  de  Cambrai,  de  la  signification  faite  au  cha- 
pitre de  Notre-Dame  de  la  Salle  à'Valenciennes,  au 
sujet  de  la  nomination  à  une  prébende  en  ladite 
église.  —  Vendredi,  17  février  1436.  Acte  par  lequel 
le  chapitre  Notre-Dame  de  la  Salle  à  Valenciennes 
promet  de  dire  tous  les  vendredis  du  mois  pour  l'âme 
de  Jacqueline  de  Bavière  et  de  son  père  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  les  vigiles  des  morts  à  neuf  leçons, 
et  le  lendemain  une  messe  solennelle  dans  laquelle  on 
se  servira  d'un  drap  armorié  et  où  les  chanoines  iront 
à  l'offrande  en  donnant  chacun  un  denier.  —  9  février 
1497.  Copie  dos  privilèges  accordés  par  Maximilien, 
roi  des  Romains,  et  par  l'archiduc  Philippe  aux  doyen, 
chanoines  et  chapitre  de  Notre-Dame  de  la  Salle  à 
Valenciennes.  —  19  septembre  1640.  Lettres  patentes 
de  Philippe  IV,  roi  d'Espagne,  autorisant  les  doyen  et 
chanoines  du  chapitre  de  la  Salle-le-Comte  à  Valen- 
ciennes, ses  chapelains  domestiques,  à  contracter  des 
emprunts.  —  Ciiartreufie  de  IVotre-Dame  de 
Maeaari  on  de  Marlj  pr^n  Valenelennen.  — 
23  mars  1298.  (♦  Uan  de  grâce  mil  CC  quatre  vins 
et  dis  sept,  le  dimence  devant  Vanonciaiion  Nostre- 
Dame,  ou  mois  de  march  ^),  Lettres  par  lesquelles 
Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  mande  à  Jean  de 
Beaufort,  son  clerc,  et  à  Lotard  Le  Mercier,  son  rece- 
veur de  Hainaut,  de  recevoir  le  déshéritement  de 
10  muids  de  terre  tenus  en  fief  par  Jean  «  d'Aunoit  », 
écuyer,  et  d'en  adhériter  le  prieur  et  les  religieux  de  la 
Chartreuse  de  Macourt  près  Valenciennes.  —  !•'  avril 
1301.  («ilnno  Domini  M^  CCC^^  in  vigilia  Pasche,  »). 
Lettres  par  lesquelles  les  Chartreux  de  Notre-Dame 
de  Macourt,  près  Valenciennes,  promettent  de  ne 
point  vendre,  donner,  ni  engager  la  Bible  en  douze 
volumes,  à  eux  léguée  par  Guillaume  de  Hainaut, 
évoque  de  Cambrai,  et  qui  leur  avait  été  remise  par 
Jean  d'Avesnes,  comte  de  Hainaut,  et  la  comtesse 
Philippe  de  Luxembourg,  sa  femme,  s'obligeant  à  la 
remettre  audit  comte  ou  à  ses  successeurs  dans  le  cas 
où  ils  seraient  obligés  de  quitter  le  comté  de  Hainaut. 
—  30  mai  1311.  («  An?îo  Domini  millesimo  trecente- 
simo  undecimo,  in  festo  Penthecostes  »).  Lettres  par 
lesquelles  Simon    de  Corbie,   prieur   provincial    en 


44() 


AllGHIVES  DU  NORD. 


France  des  Frères  de  l'Ordre  de  Notre-Dame  du  Mont- 
Carmel,  mande*  à  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  qu'il 
participera  aux  prières  et  bonnes  œuvres  des  Frères 
de  la  province  de  France  en  considération  de  ce  qu'il 
a  fait  pour  la  construction  de  la  Chartreuse  de 
Macourt  près  de  Valonciennes.  —  15  septembre  1353. 
(«  Le  dimanche  après  le  jour  del  Exaltation  sainte 
Crois  »).  Lettres  par  lesquelles  Jacques,  prieur  dos 
Chartreux  de  Valenciennes  (1),  reconnaît  avoir  reçu 
de  Colart  de  Pons,  lieutenant  du  receveur  de  Hainaut 
à  Valenciennes,  60  livres  tournois,  valeur  d'une  rente 
annuelle  (lue  à  Mgr  de  Ghistelles,  sire  de  Waudirn- 
prayeL  —  31  juiilet  1470.  Vidimus  des  lettres  du  duc 
de  Bourgogne  accordant  l'exemption  de  tontes  tailles 
aux  couvents  de  Notre-Dame  de  Macourt-lez- Valen- 
ciennes et  de  Notre-Dame  de  la  Chapelle-lez-Enghien 
de  l'Ordre  des  Chartreux.  —  \^^  décembre  1515. 
Exemption  des  toulieux  et  autres  gabelles  en  faveur  des 
Chartreux  de  Macourt-lez-Valenciennes  et  de  Her- 
gnies-lez-Enghien.  —  ÉtabllanenientM  rell^çleuiL 
dlYem  de  ValearJeniieii. —  Septembre  1318.  («  En 
septembre  Van  XVIII  »).  Etat  des  terres  données  par 
Marguerite  de  Hainaut,  comtesse  d'Artois,  à  la  chapelle 
perpétuelle  qu'elle  avait  fondée  en  sa  maison  de  Marly, 
lesquelles  terres  ont  été  amorties  par  le  comte  de  Hai- 
naut; copie  de  cette  pièce.  —  13  février  1321.  («  Mil 
IIP  et  XX  le  deve?ires  devant  le  nuit  dou  Quare^- 
miel  ♦).  Cession  faite  par  Colard  Brochon  el  Jacquemon 
Faukel,  maîtres  de  la  maison  de  St-Lazare  de  Valen- 
ciennes, d'une  rente  viagère  au  profit  de  Baudouin  de 
Viveel  de  ses  sœurs.  — 21  mars  1325.  («  Le  prochain 
juedi  apriès  mi-quaresme  en  Van  mil  trois  cefis  vint  et 
quatre  »).  Vente  d'une  rente  faite  par  Ei-noul  de  Le 
Sauch,  prévôt  de  Valenciennes,  au  nom  des  malades 
de  St-Lazare  au  profit  de  Piéron  de  Famars.  ~  1325. 
Transport  par  Colars  Malrestiaules,  orfèvre,  à  Alard 
dou  Gardin,  d'une  provende  de  frère  et  d'une  provende 
de  sœur,  sur  la  maison  de  St-Lazare  à  Valenciennes. — 
15  mai  1391.  Sentence  rendue  par  Thierry  de  Sen- 
zelles,  bailli  de  Hainaut,  sur  le  diiTérend  qui  existait, 
entre  le  prieur  de  St-Saulve  et  le  béguinage  de  Valen- 
ciennes, au  sujet  de  la  collation  des  bénéfices  pour  la 


cure  do  l'église  Ste-Elisabeth  dudit  béguinage.  — 
8  août  1513.  Confirmation  par  l'empereur  Maximilien 
et  par  Charles,  archiduc  d'Autriche,  roi  de  Castille, 
de  l'élection  de  Michel  Panié,  comme  maître  et  rec- 
teur du  béguinage  de  Ste-Élisabeth  à  Valenciennes.— 
16  novembre  1623.  Donation  aux  R.  P.  Jésuites  du 
collège  de  Valenciennes,  représentés  par  le  P.  Guil- 
laume Mac,  procureur  dudit  Collège,  faite  par  les  héri- 
tiers de  feu  honorable  homme  François  Janeau  d'une 
rente  de  12  livres,  dix  sols  tournois.  — 28  juin  1662. 
Avis  de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille  sur  la 
demande  des  Ursulines  de  Valenciennes  afin  d'obtenir 
l'amortissement  de  deux  maisons  qui  leur  appartien- 
nent dans  cette  ville. 

Layette  125.  —  Diocèse  de  Ganii. 


B.  ir)03.  (Carton.)  —  8  pièces,  pan^hemin  ;  1  pièco,  papier 
6  sceaux,  dont  plusieurs  incomplets. 


(1)  La  Chartrense  de  Marly  ayant  été  saccagée  pendant  les 
guerres,  les  religieux  qui  Thabitaient  s'installèrent  durant 
quelque  temps  à  Valenciennes,  puis  définitivement  uprès  1566, 
dans  rhôtel  du  duc  d*Arschot  lorsque  leur  monastère  eut  été 
détruit  parles  huguenots. 


—  Abbajc  de  iKt-Bavon  de  Crand. 

—  Bruges,  1122.  {«  Action  publiée  in  castro  Brit- 
gensi,  anno  Ve?*bi  Incarnati  ^P  C*  XXIP,  anno 
scilicet  Karoli  tercio  in  comitatu  Flandriey  Kalirto 
Rome  papante,  Ixmtberto  Novioni  pontiflcante, 
Ludovico  Francis  imperante  »).  Lettres  par  les- 
quelles Charles,  comte  de  Flandre,  règle  le«  diffé- 
rends qui  s'étaient  élevés  entre  l'abbaye  de  St-Bavon  de 
Gand  et  Daniel,  avoué  de  l'abbaye,  el  confirme  les 
privilèges  accordés  à  cette  dernière  par  le  comte 
Robert;  vidimus  de  1310.  —  Ypres,  1145.  («  Actum 
est  hoc  YprCy  anno  Dominice  incarnationis  M^ 
centesimo  XLF",  Eugenio  pajxi  existente  Rome, 
Symmie  episcopo  Novionisseu  Tornaei,  Lud-ovicoin 
Francia  régnante,  anno  Theoderici  comitis  in 
Flandria  XVIP  »).  Lettres  par  lesquelles  ITiierri, 
comte  de  Flandre,  termine  un  débat  qui  existait 
depuis  longtemps  entre  l'abbaye  de  St-Bavon  et  les 
avoués  de  cette  abbaye,  déclarant  que  de  même  qu'U 
n'y  a  qu'une  abbaye,  il  ne  doit  y  avoir  qu'une  seule 
avouerie  ;  vidimus  de  1310.  —  Mars  1241.  («  Datttm 
anno  Domini  AP  CC°  quadragesimo,  mense  Mar- 
tio  »).  Vente  par  Wautier  de  Coudenberg,  chevalier, 
de  terres  appelées  le  Grand  Wert  et  le  Petit  Werf, 
à  l'abbaye  St-Bavon  de  Gand.  —  Môme  date.  Vidimus 
de  cette  pièce,  en  date  du  15  août  1317,  par  P.  doyen 
de  l'église  Ste  Pharaïlde  de  Gand  ;  avec  un  autre  vidi- 
mus do  la  môme  année  par  G.  et  W.,  curés  de  Tha- 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.—  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  DIOCESE  DE  GAND. 


447 


mise.  —  Même  date.  Lettres  de  Thomas  de  Savoie  et 
de  Jeanne,  comte  (^t  comtesse  de  Flandre,  déclarant 
avoir  remis  lesdites  terres  exemptes  de  tout  service, 
au  chapitre  Sl-Bavon  de  Gand.  —  Même  date.  Copie 
simple  avec  une  autre  de  Hugues,  châtetain,  datée  de 
1247.  —  il  février  1247.  («  Datian  anno  Domini  M^ 
CC^  qiuidragesimo  sexto^  feria  secunda  ante  diem 
Cinerum  »).  Lettres  par  lesquelles  Hugues,  châte- 
lain do  Gand,  reconnaît  n'avoir  aucun  droit  sur  les 
terres  appelées  Ch*and  et  Petit  Wert  et  promet  à 
Tabbaye  que  la  garde  dite  garde  de  la  patrie  (1)  serait 
observée  dans  son  avouerie  ;  copie  du  XV*  siècle.  — 
Loo,  le  7  février  1319.  («  Le  jeiisdi  après  le  Cande- 
leur,  l'an  mil  trois  cens  et  dis  tcit  p),  I^ettres  par 
lesquelles  Nicolas,  abbé  de  St-Bavon  à  Gand,  accorde 
à  Robert,  comte  de  Flandre,  une  prolongation  de 
terme  pour  faire  Tassignation  qu'il  devait  établir  au 
profit  de  cette  abbaye  de  350  livrées  de  terre.  — 
8  mai  —  26  juin  1458.  Vidimus  des  lettres  des  abbé, 
prieur  et  couvent  de  St-Bavon-lez-Gand  au  sujet 
d'une  messe  quotidienne  perpétuelle  avec  un  obit  à 
célébrer  chaque  année  en  l'honneur  de  feu  Madame 
Michelle  de  France,  duchesse  de  Bourgogne,  service 
dont  ledit  couvent  est  chargé.  —  1509.  Sentence  en 
faveur  du  bailli  du  niesboarg  de  Gand  contre  les 
religieux,  abbé  et  couvent  de  l'église  de  St-Bavon  au 
sujet  de  la  juridiction  de  ladite  abbaye. 


B.  1504.  (Carton.) —  4  pièces,  parchemin  ;  1  rouleau  et  1  <;ahier, 
6  feuillets,  papier  ;  3  sceaux  incomplets. 


••4-t44S.  —  Abbaye  de  Hi-PIcrre  de  Gand.  — 

Laon,  22  février  964.  (<c  Datinn  octava  halendiis 
Martiiy  reg7ia)de  domino  Lothario  amio  decimo, 
Uidictione  sexta,  Actum,  Latidunii^  féliciter  »). 
Diplôme  de  Lothaire,  roi  de  France,  confirmant  la  dona- 
tion du  domaine  de  Destelberghe  (Thesla)  (2),  qui 
avait  été  donné  à  l'abbaye  de  St-Pierre  de  Gand  par 
Amould-le-Vieux,  comte  de  Flandre,  et  affranchis- 
sant ladite  abbaye  de  tous  les  droits  de  tonlieu  dans 
son  royaume  ;  copie  authentique  du  XV^  siècle  dans 
un  cahier  en  papier.  —  Corbie,  1037.  («  Daium  Cor- 


(1)  De  custodia  vero  que  vulgo  dicitur  patrie  (sic). 

(2)  Destelberghe,  prés  de   Gand.  Voir  cette  charte  dans  le 
Ciirtulaire  de  St- Pierre  de  Gand,  p.  3(). 


beye,  anno  Verbi  Incanmti,  millesimo  XXX VIP  (1) 
et  7rg9ii  Henrici  régis  VIP  »).  Diplôme  de  Henri  I", 
roi  de  France,  donné  sur  la  demande  de  Baudouin, 
comte  de  Flandre,  d'Adèle,  son  épouse,  et  de  Wichard, 
abbé  de  St-Pierre  de  Gand,  confîrmanl  celle  abbaye 
dans  toutes  ses  possessions  dont  Ténumération  (com- 
prend, entre  autres,  des  biens  et  revenus  à  Bour- 
bourg,  à  Ruminghem,  à  Bœseghem,  à  Terdeghem.  à 
Douchy,  à  Noyelles-sur-Selle,  à  Hames,  a  Aanay,  à 
Loison,  à  Ennetières-en-Weppes,  à  Salome,  (♦  in 
])ago  Lidio  (2),  Ih^cum  Ilaniff.^  diction  cum  eccle- 
sia,  Alnay  cum  ecclesia,  Loison  cum  ecclesia  et 
cuiti  integritatCy  in  Weppis  rillam  Anatars  (.3)  (*um 
eclesia  quoque  de  Salomonis  manso  cum  terris 
perfine7itilms  »);  copie  authentique  du  XV«  siècle  en 
un  cahier  en  papier.  - 1072.  («  Actum  atino  Domini 
M^  LXXIPy  régnante  rege  F rancor tan  Philippo  f>). 
Lettres  par  lesquelles  Robert,  comte  do  filandre,  con- 
firme à  la  prière  de  Folcard,  abbé  de  St-Pierre  de 
Gand,  la  propriété  de  tous  les  biens  accordés  à  cette 
abbaye  par  ses  prédécesseurs  ;  copie  du  XV*  siècle, 
etc. —  Gand,  U2().  («  Actum  Gandavi,  anno  Domini 
M^  (T^XX^  anno,principatus  nost^'i  primo  p).  Lettres 
par  lesquelles  Charles,  comte  de  Flandre,  fils  du  roi 
de  Danemarek,  confirme  à  la  prière  d'Amould,  abbé 
de  Sl-Pierrede  Gand,  cette  abbaye  dans  la  propriété 
de  tous  ses  biens  et  défend  à  tout  juge  public  d'exercer 
aucune  juridiction  sur  les  terres  qui  lui  appartiennent; 
copie  authentique  de  1474.  —  Gand,  1156.  («  Actum 
Gandavi,  anno  Drmiini  ^P  C^guinquagesimo sexto  »). 
Confirmation  des  privilèges  de  l'abbaye  de  St-Pierre 
de  Gand  par  Thierri,  comte  de  Flandre  ;  copie  authen- 
tique de  1354.  —  Bruges,  1174.  («  Actum  Brugis, 
anno  Dominice  Incanialionis  M^  O*  LXXIIIP  »). 
Lettres  par  lesquelles  Philippe,  comte  de  Flandre  et 
de  Yermandois,  confirme,  à  la  prière  de  Hugues, 
abbé  de  St-Pierre  de  Gand,  les  privilèges  et  posses- 
sions do  cette  abbaye; copie  authentique  du XV*  siècle. 


(1)  Dans  cette  copie  comme  dans  plusieurs  autres,  le  millé- 
sime est  1(KI7  ;  en  d^autres  1038,  avec  une  date  diflTérente  poor 
le  règne  du  roi  Henri  I*'. 

(2)  Le  pagus  Lidius  est  probablement  le  pagus  Laticus  dont 
faisaient  partie  plusieurs  localités  voisines  de  Hanies,  Annay  et 
Loisou. 

(8)  Knnotières-enAVeppes,  canton  d'Haubourdin,  arrondisee- 
nicnt  de  Lille,  désigné  a usei  sous  le?*  formes  Atieteres^  Atiftyers 
et  Anetirs. 


448 


ARCHIVES  DU  NORD. 


7  janvier  1288.  («  Anna  Domini  tiilllesimo  ducentC' 
si7no  octuagesimo  seplioio,  /eriaquarfa posf  Epipha- 
niam  Domini  »).  LelJres  par  lesquelles  J.  (Jean), 
abbé,  et  tout  le  couvont  de  St-Piorre  de  Gand  recon- 
naissent que  tous  les  biens  leur  appartenant  dans  le 
comté  de  Flandre  ont  toujours  été  sous  la  protection, 
la  garde  et  le  ressort  des  comtes  de  Flandre.  —  Aude- 
narde,  12  août  1327.  Sentence  rendue  par  Louis,  comte 
de  Flandre,  maintenant  les  religieuses  de  la  Biloke  à 
Gand,  en  la  possession  de  la  dîme  de  Wathebeke  et 
condamnant  à  la  prison  des  moines  de  St-Pierre  de 
Gand  qui  avaient  battu  ces  religieuses  à  l'occasion  de 
la  perception  de  ladite  dîme.—  Sans  date,  XIV*  siècle. 
—  Difficulté  entre  le  chapitre  de  St-Pierre  de  Gand  et 
le  comte  de  St-Pol,  gouverneur  de  Lille,  au  sujet  de  la 
juridiction  dans  le  village  de  Caraphin. —  12  novembre 
1445.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  abbé,  et  les  reli- 
gieux du  monastère  do  St-Pierre -lez-Gand,  choisis- 
sent pour  leur  procureur  Jacques  Maës,  prêtre,  doyen 
d'Ardenbourg  et  Gautier  Coolman,  bailli  d'Oost- 
bourg. 


B.  1.506.  (Carton.)  —  8  pièces,  pan;hemiii  ;  7  pièces,  papier  ; 
3  sceaux  incomplets  et  1  cachet  plaqué. 


t«««-teot.  —  Éulltmi  et  étebllMMiiieiito 
religieux  du  dlocèiie  de  Gand.  —  Praêt,  le 
5  octobre  1226.  («  Actum  apud  Prat,  anno  Doniini 
7mllesimo  diccentesimo  viyesinio  sexto,  mettre 
Octobri,  feria  11^  posf  beati  Remigii  \festum\  »). 
Lettres  par  lesquelles  Baudouin,  seigneur  de  Praël, 
accorde  en  aumône  à  l'église  de  Morzèle  un  revenu 
annuel  de  dix  sous  sur  une  imposition  de  la  comtesse 
de  Flandre,  appelée  carta  {de  cartis  domine  comi- 
ttsse  Flandrie  »).  —  Novembre  1230.  {«  Actum  anno 
Domini  7nillesi?no  CC*  tricesimo,  menseNovembri  »). 
Lettres  par  lesquelles  Fernand  et  Jeanne,  comte  et 
comtesse  de  Flandre,  déclarent  que  Marguerite,  demoi- 
selle de  Termonde,  a  remis  spontanément,  entre 
leurs  mains  tout  un  fief  qu'elle  tenait  d'eux  à  Appels, 
et  qu'aussitôt,  ayant  égard  à  sa  prière,  ils  ont  donné 
ledit  fief  en  aumône  à  l'abbaye  de  Termonde,  de 
l'ordre  de  Citeaux,  située  à  Sculbeke.  —  Gand, août 
1241.  («  Actum  apud  Gandavum,  anno  Domini 
millesimo  CC^  XL^  ptHmo,  mense  Anyusto  »). 
Lettres  par  lesquelles  Thomas  de  Savoie  et  Jeanne, 
comte  et  comtesse  de  Flandre,  acceptent  le  don  qui 
leur  est  fait  par   l'abbé    et  les  religieux  de  Tron- 


chiennes,  de  la  moitié  d'un  lieu  appelé  Hulsterloo, 
avec  une  moëre,  des  bois  et  des  pâturages  que  feu 
Thierri,  comte  de  Flandre,  et  sa  femme  Suanildia 
(Sibille)  leur  avaient  donnés,  à  la  prière  d'iwain 
d'Alost,  homme  du  (-omte,  et  promettent  de  défendre 
contre  tous  le  droit  de  l'abbaye.  —  St-Bavon  à  Gand, 
juin  1248.  («  Actum  ad  mncttan  Barotiem,  anno 
Do7nini  Af»  CC^  XIJ"  octavo,  mense  junio  »).  Lettres 
par  lesquelles  Clémence,  abbesse,  et  les  religieuses  de 
l'abbaye  de  Zuiwelde,  ordre  do  Cîteaux,  donnent  à 
Robert,  avoué  d'Arras,  les  hauteet  basse  justices  dans 
le  village  d'Appels.  —  Hulst,  le  10  juillet  1295.  (*  A 
Hulst,  eu  Vande  cjrâce  mil  detts  cens  qu<vtre  xnns  et 
quinze,  le  diemenche,  après  les  octaves  saint  Pier-re 
et  saint  Pol  »).  Donation  par  Gui,  comte  de  Flandre, 
au  béguinage  de  Hulst,  do  ^lees  (lads)  do  tourbe  noire 
à  percevoir  tous  les  ans  à  la  nativité  de  St-Jean-Bap- 
liste  de  celui  qui  vendra  les  moëres  au  nom  dudit 
comte.  —  A  l'abbaye  de  la  Biloke  à  Gand,  février  1307. 
(«  Anno  Domini  millesimo  tiùcentesimo  sexto  »). 
Lettres  par  lesquelles  Robert,  comlo  de  Flandre, 
termine  les  débats  pendanls  enti^e  lui  et  l'abbaye  de 
Tronchiennes  au  sujet  dos  moëres  d'Hulsterloo.  — 
Gand,  19 juin  1369.  Lettres  par  lesquelles  frère  Hélie, 
maître  de  l'Ordre  des  Frères  Prêcheurs  à  Gand, 
accorde  à  Elisabeth  Tsostebaekers,  la  participation 
aux  prières  et  aux  mérites  dudit  Ordre.  —  Gand, 
22  mars  1370.  Amortissement  par  Louis,  comte  de 
Flandre,  de  la  fondation  faite  par  Ix)uis  de  le  Walle 
d'une  chapellenie  dans  la  paroisse  d'Olsène;  copie 
dans  une  confirmation  par  Philippe,  duc  de  liourgogne, 
en  1385.  — 8  octobre  1454.  Lettres  par  lesquelles  Jean 
van  der  Donct,  prieur,  et  les  frères  du  couvent  des 
Frères  de  Notre-Dame  dans  la  ville  de  Gand,  recon- 
naissent avoir  reçu  de  Roland  de  Vos  la  somme  de 
42  livres,  18  sols,  1 1  deniers  et  18  mites,  en  acompte 
de  celle  de  GO  livres  gros,  pour  solde  de  livraison  de 
certaines  parties  d'argenterie  et  autres  objets.  — 
Gand,  le  3  mars  1509.  Lettre  pour  l'admission  d'une 
religieuse  au  couvent  de  Frauberghe  (?).  — 29  août 
sans  date  d'année,  vers  1512.  Lettre  de  sœur  Barbe 
Bouts,  abbesse  des  (tarisses  de  Gand,  à  l'archidu- 
chesse Marguerite ,  pour  s'informer  de  l'état  de  sa 
santé  et  de  ses  affaires.  —  24  octobre,  sans  date 
d'année;  vers  1512.  Lettre  de  la  même  abbesse  des 
Clarisses  de  Gand  à  l'Archiduchesse  pour  s'informer 
de  sa  santé  et  lui  recommander  le  couvent  des 
Clarisses  à  Bruges. —  13  novembre,  sans  date  d'année; 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  MLLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  DIOCESES  DE  BRUGES  ET  D'YPRES.       449 


vers  1512.  Lettre  des  religieuses  Clarisses  de  Gand  à 
l'Archiduchesse  pour  la  prier  de  donner  audience  à 
leur  R.  P.  prélat  et  ministre  et  de  l'assister  dans  ses 
affaires  contre  les  frères  «  de  la  Vicaerie  ».  —  25  oc- 
tobre 1524.  Jugement  rendue  Gand  remettant  N.  cha* 

pelain  de  Saint ,  en  possession  des  biens, 

profits  et  émoluments  d*une  chapellenie  dans  Féglise 
dudit  lieu  (pièce  flamande).  — 8  janvier  1601.  Requête 
de  frère  Adrien  Bruis,  gardien  du  couvent  des  Frères 
Mineurs  d'Audenarde,  à  révôjue  de  Tournai  pour 
obtenir  de  pouvoir  lui  et  les  frères  de  son  couvent, 
prêcher,  confesser  et  administrer  le  sacrement  de 
pénitence  dans  retendue  du  diocèse  de  Tournai. 

Layette  126.  —  Diocèses  de  Bruges  et  d'Yprbs. 

B.  lf)06.  (Carton.)  —  11  pièces,  parchemin  ;  .'3  pièces,  papier  ; 
9  sceaux,  dont  plusieurs  incomplets  et  1  buUe  en  plomb. 

t99S-t6t6.—  lÊf lise*  et  établlmenientA  reli- 
ffleum.  divers  du  diocèse  de  Brni^eii.  —  1228. 
(«  Acium  anno  Domini  M^  CC^  XX*  octavo  »). 
Lettres  par  lesquelles  Berlhe,  femme  de  Raoul  de 
Rodes,  chevalier,  ratifie  la  venle  faile  aux  Frères 
Hospitaliers  de  St-Jean  de  Bruges  d*une  partie  de  la 
dîme  de  Houlawe.  —  Février  1242.  («  Actum  anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  quadragesimo 
primo j  mense  februario  »).  Lettres  par  lesquelles 
Thomas  de  Savoie  et  Jeanne,  sa  femme,  comte  et 
comtesse  de  Flandre,  font  donation  d*une  rente  à 
Tabbaye  de  Hemelsdaele.  —  Janvier  1271.  («  Datum 
anno  Domini  millesimo  ducentesimo  septuagesimo, 
mense  Januario  »).  Lettres  par  lesquelles  J.  (Jean 
d*Enghien),  évèque  de  Tournai,  consent  a  ce  que  la 
comtesse  Marguerite  fonde  une  seconde  cure  dans  le 
béguinage  de  la  Vigne  à  Bruges,  cure  dont  la  pré- 
sentation appartiendra  aux  comtes  de  Flandre.  — 
16  janvier  4271.  («  Datum  anno  Domini  AP  CC^ 
septuagesimo,  feria  sexta  a  (ante)  sanctum  Vincen- 
tium  »).  Consentement  donné  à  Texécution  de  cet  acte 
parles  doyen  et  chapitre  de  l'église  de  Tournai.  — 
H  juin.  1295.  {«  Datum  anno  Domini  m^illesimo 
ducentesimo  nonagesimo  quinto,  die  beati  Barnabe 
apostoli  »).  Lettres  par  lesquelles  Catherine,  abbesse 
et  tout  le  couvent  de  la  Nouvelle  Jérusalem  à  Bruges, 
mandent  à  Gui,  comte  de  Flandre,  que  la  seule 
aumône  qui  leur  appartienne,  consiste  en  une  rente 
annuelle  de  cent  sols  qui  leur  a  été  donnée  par  feu 


Gilles,  prévôl  de  Douai.  —  Avril  1315.  Lettres  par 
lesquelles  Philippe,  sire  de  Maldoghem,  et  Philippe, 
son  fils  aine,  lèguent  une  rente  perpétuelle  au  chapitre 
de  Harlebèke.—  Zoii&owr^,  le  15  mai  1506.  Lettre  de 
la  douairière  de  Ravestein,  dame  de  Zonbourg^  aux 
gens  des  Comptes  à  Lille,  pour  leur  renouveler  sa 
recommandation  en  faveur  de  certaine  afiîaire  inté- 
ressant l'église  Ste-Anne  de  Bruges.  —  L*Écluse,  le 
6  juin  1507.  Lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite  aux 
gens  des  Comptes  à  Lille  leur  transmettant  une  requête 
des  Chartreux  de  Bruges,  avec  prière  de  donner  leur 
avis  à  son  sujet.  —  Lille,  le  15  juin  1507.  Lettre  des 
gens  des  Comptes  à  Lille  à  Nicaise  Haneton,  rece- 
veur du  quartier  de  Bruges,  lui  ordonnant  de  se 
charger  de  l'enquête  que  l'Archiduchesse  désirait  être 
faite  sur  Tobjet  de  la  requête  des  Chartreux  de 
Bruges.  —  Bruges,  le  31  décembre,  sans  date  d'an- 
née ;  vers  1511.  Lettre  des  religieuses  du  couvent  de 
Sle-Claire  de  Bruges  priant  l'archiduchesse  Margue- 
rite d'empêcher  que  «  cheaus  de  la  Bulle  »  aient  le 
couvent  des  Cordeliers  de  cette  ville,  mais,  au  con- 
traire, que  celui-ci  reste  à  la  disposition  duR.  P.  Bo- 
niface,  ministre  de  leur  Ordre.  —  27  janvier  1512. 
Autre  lettre  des  religieuses  du  couvent  de  Stc-Claireà 
Bruges  à  l'Archiduchesse  pour  la  remercier  de  son 
intervention  dans  l'affaire  du  couvent  des  Cordeliers 
de  cette  ville.  —  19  décembre  1517.  Promesse  par  les 
curé,  chapelains  et  autres  habitués  jouissant  des  dis- 
tributions quotidiennes  dans  les  églises  Notre-Dame  et 
St-Jean  de  l'Écluse,  d'observer  le  contenu  des  lettres 
d'exemption  d'accises  que  leur  a  accordées  le  roi  de 
Castille.  —  Couvent  de  l^erkene  (1).  Rome,  le 
4  février  1286.  («  Datum  Rome  apùd  Sanctam  Sabi- 
nam,  H  nonas  Februarii,  pontificatus  nostri  anno 
primo  »).  Bref  du  pape Honorius  IV  adressé  à  l'évoque 
de  Tournai,  par  lequel  il  lui  mande  de  permettre  à 
Isabelle,  comtesse  de  Flandre,  de  fonder  dans  la 
paroisse  de  Werkene,  qui  est  de  son  diocèse,  du  con- 
sentement de  Gui,  comte  de  Flandre,  son  mari,  un 
couvent  de  religieuses  en  l'honneur  de  Ste-Claire  où 
s'observera,  la  règle  de  St-François,  et  de  le  doter  suf- 
fisamment. —  11  août  1287.  («  Datum  anno  Domini 
M^  ce*  octogesimo  septimo,  die  lune  post  festum 
beati  Laurencii  martiris  »).  Lettres  de  Jean,  abbé 


(1)  Werkene,  antérieurement  du  diocèse  de  Tournai  et  du 
diocèse  de  Bruges  depuis  le  XVI*  siècle.  Le  couvent  a  été  ensuite 
transférée  Petaghem. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2*  Partie). 


57 


4r)0 


ARCHIVES  DU  NORD. 


de  StrÉloî  (\e  Noyon,  adressées  à  M.  (Michel  deWaren- 
ghien),  évêque  de  Tournai,  lui  mandant  qu'il  consent  à 
ce  que  le  comte  de  Flandre  fasse  bâtir  une  maison 
religieuse,  dans  la  paroisse  de  Werkene  dont  le  droit 
de  patronat  lui  appartient,  à  la  réserve  du  maintien 
de  tous  les  droits,  dîmes,  offrandes  et  sacrements  que 
le  curé  de  la  paroisse  administrera,  à  moins  de 
dédommagement  qui  lui  serait  accordé  pour  y  renon- 
cer.—  Août  1287.  («L'aw  del  Incarnation  Nostre 
Seigneur  mil  deiis  cens  quatre  vins.etsiet,  el  mois 
d'aoust  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui  el  Isabelle, 
comte  et  comtesse  de  Flandre,  fondent  à  Werkene  un 
couvent  des  religieuses  cloîtrées  de  Ste-Claire,  auquel 
ils  assignent  sur  diverses  terres  un  revenu  annuel  de 
100  livres  el  font  d'autres  donations  de  biens  énumérés 
dans  l'acte.  —  20  septembre  1287.  («  Datum  anno 
Domini  AT  CC  LXXX^  septimo,  sabbatto  post 
Exaltaiionem  Sa?icteCrucis  »).  Lettres  par  lesquelles 
Michel  de  Warenghien,  évêque  de  Tournai,  approuve 
et  confirme,  en  vertu  de  l'autorité  pontificale,  la  fon- 
dation de  ce  couvent  situé  dans  son  diocèse. 

B.  1507.  (Carton.)  —  22  pièces,  parchemin  ;  6  pièces,  papier  ; 

9  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

1089^1595.  —  Éfflliie  eolléfflale  de  St^lto- 
natlen  ou  St^Bonat  de  BrageA*  —  Bruges,  le 
31  octobre  1089.  («  Pridie  kalend^is  Novembris 
actum  BrugiSj  anno  Dominice  Incarnationis 
M  LXXX  VIin\  indictione  XII^  epacta  VII\  con- 
currente VIP,  ciclus(sic)  IIII*).  Lettres  par  les- 
quelles Robert,  marquis  des  Flamands,  fils  de  Robert, 
surnommé  le  Frison,  déclare  l'église  St-Donatien  de 
Bruges  exempte  de  toute  exaction  (imposition)  pu- 
blique, en  se  réservant,  pour  lui  et  ses  successeurs,  le 
droit  d'approuver  l'élection  du  prévôt  par  les  cha- 
noines ;  confie  audit  prévôt  l'office  de  chancelier  de 
Flandre  et  la  maîtrise  des  notaires,  chapelains  et 
clercs  de  sa  cour  ;  donne  aux  chanoines  des  droits 
semblables  à  ceux  dont  jouissent  les  chanoines  de  Lille, 
et  confirme  à  leur  église  la  possession,  de  biens  à 
Kemler,  Oostkerke,  Dickebusch  et  dans  un  grand 
nombre  d'autres  localités  ;  copie  authentique  du  14  jan- 
vier 1393. —  Ypres,  1101.  («  Actum  apud  Ypram^ 
anno  incarnationis  Domini  M^  centesimo  primo  *). 
Lettres  de  Robert,  marquis  des  Flamands,  fils  de 
Robert  le  Frison,  par  lesquelles  il  donne  à  l'église 
St-Donatien  de  Bruges  les  mêmes  privilèges  que  ceux 


dont  jouissent  les  chanoines  du  chapitre  St-Pierre  de 
Lille  :  copies  des  XIII*  et  XIV*  siècles.  —  6  juillet 
1173,  Anagni.  («Datum  Anagnie  per  manum  Gra- 
cia ni  ^sancte  Romane  ecclesie  sabdiacomeinotarii,!! 
No7ia^Julii,  indictione  VI,  Incarnationis  Dom^inice 
amio  AP  C"  LXX^  IIP,  pontificatus  vero  domini 
Alexandri  pape  II I,  annoXIIIP  t).  Bulle  du  pape 
Alexandre  III  adressée  è  Robert,  prévôt,  et  à  Aket, 
doyen,  ainsi  qu'aux  chanoines  de  l'église  St-Donatien 
de  Bruges,  par  laquelle  il  confirme  ladite  église 
dans  ses  possessions,  décide  que  le  prévôt  sera  élu  par 
le  doyen  et  par  le  chapitre,  autorise  d'inhumer  libre- 
ment dans  l'église,  et  permet  lorsqu'il  y  aura  un  inter- 
dit général  d'y  célébrer  l'office,  portes  closes  et  sans 
sonner  les  cloches  ;  copie  du  XIV*  siècle.  —  Anagni, 
le  9  août  1 173.  («  Datum  Anagnie,  Vidus  Augusti  »). 
Bulle  du  pape  Alexandre  III  adressée  à  Philippe, 
comte  de  Flandre,  par  laquelle  il  déclare  que  le 
prévôt  du  chapitre  StrDonatien  de  Bruges  qui  est 
chancelier  du  chapitre  et  qui  doit  être  capable 
de  remplir  celle  charge,  sera  dorénavant  élu 
par  le  chapitre  avec  le  consentement  du  Comte; 
copie  du  XIV*  siècle.  —  Venise,  le  6  septembre  1177. 
(«  Datum  Venecie,  i?i  rivo  alto^  per  manum  magistri 
Ge?^ardi,  sancte  Romane  ecclesie  subdyaconi  et 
notarii,  VIII  idus  septembris,  indictione  X",  Incar- 
nationis Dominice  a7ino  M°  C*  LXX^VIP,  pontifica- 
tus  autem  domini  Alexandri  pape  III,  anno  octave 
decimop).  Bulle  du  pape  Alexandre  III  confirmant  le 
chapitre  St-Donatien  de  Bruges  dans  ses  possessions 
dont  il  donne  l'énumération  ainsi  que  dans  tous  les 
privilèges  qui  lui  ont  été  précédemment  accordés; 
copie  du  XIV*  siècle.  —  Maie,  le  25  mars  1183. 
(«  Actum  apud  Maie,  VIII  Kalenda^  Aprilis,  anno 
Incarnati  Verbi  AP  C  LXXXIIP  indictione  I, 
epacta  XXV,  co7icurrente  V  »).  Lettres  de  Philippe, 
comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  confirmant  les 
privilèges  accordés  par  ses  prédécesseurs  au  chapitre 
de  l'église  St-Donatien  de  Bruges  ;  copie  authentique 
du  14  janvier  1393.  —  Sans  dale  ;  vers  1200.  Lettres 
par  lesquelles  Baudouin,  comte  de  Flandre  et  de 
Vermandois,  reconnaît  que  les  subsides  qui  lui  ont 
été  remis  pour  son  voyage  en  Orient  par  les  doyen 
et  chanoines  de  St-Donation  de  Bruges,  ne  lui  étaient 
dus  ni  en  droit,  ni  d'après  la  coutume ,  et  qu'il  ne 
peut  lever  aucune  imposition  sur  ce  chapitre  ;  copie. 
—  Lille,  6  novembre  1220.  («  Datum  Insulis,  die 
veneris   post    festum  Omnium  Sanctorum,    anno 


CHAMBRK  DKS  GOMPTKS  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCESES  DE  BRUGES  ET  DTPRES.        451 


Domini  M^  CC^  vicesimo  t).  Lettres  de  non-préjudice 
données  par  la  comtesse  Jeanne  à  cause  du  subside 
octroyé  par  le  chapitre  Sl-Donat  de  Bruges  pour  la 
rançon  du  comte  Fernand,  son  mari.  —  Courtrai, 
30  décembre  122().  («  Datum  Curfracl,  feria  IIII^ 
jiost  Natale  Domhil,  anno  Dominlce  Incarnationis 
AT  CC^  vigesimo  »).  Mêmes  lettres  au  sujet  de  l'impôt 
do  7  sous  levés  sur  chaque  feu  de  ses  hôtes,  accordé 
par  ledit  chapitre  pour  le  même  objet.  —  Cassel,  9 
décembre  1232.  («  Actnm  apud  Ca.sletum,  die  Jovis 
post  festum  beati  Nicholaï,  antio  Domini  millesimo 
ducentesimo  tricesimo  secundo  »).  Arbitrage  pro- 
noncé par  Pierre  de  Colemieu,  prévôt  de  St-Omer, 
pour  terminer  les  débats  entre  le  comte  de  Flandre 
Fernand  de  Portugal  et  la  comtesse  Jeanne,  sa  femme, 
d'une  pari,  et  le  chapitre  de  St-Donatien,  de  l'autre, 
touchant  les  réparations  qoidoivenlêtre  accordées  aux 
hôtes  des  terres  de  ce  chapitre  à  cause  des  violences 
et  dommages  dont  ils  ont  été  victimes  ;  double  avec 
sceau  ;  copie  de  l'époque.  —  30  mars  1*254.  (*  Datum 
Lateranij  III  kalenda.s  Aprilis,  pontiflcaius  nostri 
anno  XP  )*.  Bulle  du  papo  Innocent  IV  confirmant 
les  biens  et  privilèges  du  chapitre  de  St-Donat  de 
Bruges.  —  5  janvier  1299.  («  Anno  Domini  millesimo 
ducentesimo  nonayesitno  octavo,  indictione  duode- 
cima,  die  quinta  Januarii  *).  Acte  notarié  constatant 
que  le  chapitre  Sl-Donat  de  Bmges  a  pourvu  Jacques 
de  Deinze,  prévôt  de  l'église  Notre-Dame  en  ladite 
ville,  de  la  prébende  vacante  par  la  mort  de  maître 
Gervais.—  5  juin  1322.  («  Le  samedi  après  le  Penthe- 
coste  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert,  comte  de 
Flandre,  déclare  que  les  tailles  payées  au  roi  de  France 
par  le  prévôt  de  St-Donat  et  par  les  habitants  du 
Franc  de  Bruges,  ne  porteront  pas  préjudice  aux  pri- 
vilèges du  chapitre  de  ladite  église  ;  copie  collationnée. 
— 1324.  Déclaration  des  devoirs,  obligations,  droits 
etprérogalives  du  prévôt  de  Sl-Donat  à  Bruges,  et  des 
usurpations  qui  ont  été  commises  sur  lesditsdroits  par 
des  personnes  nominativement  désignées.  —  18  octo- 
bre 1333.  («  In  festo  beati  Luce  »).  Requête  du  cha- 
pitre de  St-Donat  de  Bruges  au  comte  de  Flandre 
pour  le  prier  d'agréer  Henri  de  Culent  comme  prévôt 
de  leur  église.—  H  septembre  1335.  Requête  du  même 
chapitre  au  comte  de  Flandre,  pour  admettre  Pierre 
deChambli  pour  prévôt  de  ladite  église.—  Male,7  jan- 
vier 1338.  («  Mil  trois  cenz  trente  et  sept  »).  Lettres 
par  lesquelles  Louis,  comte  de  Flandre,  de  Nevers  et 
de  Reihel,  déclare  que  la  somme  qui  lui  a  été  donnée 


par  le  chapitre  SI-  Donat  de  Bruges  ne  doit  être  consi- 
dérée que  comme  un  don  gratuit  ne  portant  en  rien 
préjudice  aux  privilèges  du  chapitre.  —  Bruges,  18 
octobre  1349.  Acte  de  la  prise  de  possession  d  unt^ 
prébende  en  l'église  St-Donat  de  Bruges  à  laquelle 
Philippe  d'Herbois,  doyen  de  la  dite  église,  avait  été 
nommé  par  le  pape  Clément  VI.  —  12  juin  1367. 
Lettres  par  lesquelles  Marguerite  de  Franco,  com- 
tesse de  Flandre,  Palatine  et  dame  de  Salins,  fonde 
deux  chapelles  en  l'église  St-Donat  de  Bruges,  dans 
laquelle  repose  le  corps  de  feu  Louis  de  Crécy,  comte 
de  Flandre,  son  mari.  —  Au  chapitre  St-Donat  de 
Bruges,  le  26  janvier  1374.  («  Anno  anativitate  Do- 
mini millesimo  trccentesimo  septuagesimo  quarto  (1) 
die  vicesima  sexta  mensis  Januarii,  indictione 
dtwdecima,  pontiftcatus  S,  in  Christo  patris  et  D. 
N.  D.  Gregorii,  pape  undecimi,  anno  quarto  »). 
Procuration  donnée  par  le  chapitre  St-Donat  de 
Bruges  pour  faire  ratifier  par  le  comte  de  Flandre 
l'élection  d'un  prévôt  faite  par  ledit  chapitre.  Double 
original.  —  21  février  1374.  («  Anno  Incarnaiionis 
Dominice,  millesimo  trecentesimo  septuagesimo 
tertio  juxta  stilum  et  consuetudinem  civitatis  et 
diocesis  Tornacensis,  indictione  duodecima,  men- 
sis Februa^Hi  die  vicesima  prima,  pontificattts  S.  S. 
in  Christo  patris  ac  D,  N.  D.  Gregorii  pape  unde- 
cimi, anno  quarto  i^).  Procuration  donnée  par  Louis, 
comte  de  Flandre,  à  divers  personnages  laïques  et  ecclé- 
siastiques pour  aller  vers  le  St-Siège  et  faire  juger  que 
la  nomination  à  la  prévôté  de  St-Donat  de  Bruges  lui 
appartient  et  que  le  Pape  y  a  nommé  mal  à  propos.  — 
Avignon,  le  10  avril  1393.  («  Avinione^  IIII  idus 
ApiHliSj  pontificatus  nostri  anno  sexto  decim^o  >.) 
Acte  du  chapitre  de  St-Donat  de  Bruges,  en  date  du 
12  août  1409,  reconnaissant  avoir  reçu  deux  bulles  du 
pape  Clément  VU  qui  déclarent  que  les  bénéfices  à 
la  nomination  du  chapitre  de  St-Donat  ne  sont  point 
impé trahies  en  cour  de  Rome  ;  que  ce  chapitre  et  les 
bénéfices  en  dépendant,  sont  exempts  des  annates  et 
autres  droits  imposés  par  ladite  Cour.  —  Bruges,  le 
19  décembre  1393.  Présentation  au  duc  de  Bourgogne 
par  le  chapitre  de  St-Donat  de  Guillaume  Vermachen, 
élu  prévôt  do  cette  église. —  3  septembre  1430.  Délibé- 

(1)  Les  années  de  Findiction  et  du  pontificat  indiquent  que  le 
notaire  a  suivi  une  chronologie  diaprés  laquelle  Tannée  com- 
mençait à  Noël  ou  en  janvier  et  non  à  Pâques,  comme  cela  se 
pratiquait  dans  le  diocèse  de  Tournai,  auquel  appartenait 
Bruges  à  cette  époque.  (Note  de  Tabbé  Dehaisnes). 


452 


ARCHIVES  DU  NORD 


ration  du  chapitre  de  St-Donat  au  sujet  de  la  revendi- 
cation par  le  receveur  du  duc  de  Bourgogne,  de  legs 
faits  à  cette  église.  —  15  juin  1446.  Collation  par 
Charles  VII,  roi  de  France,  à  Jean  Neveu  ou  Le 
Nepveu  (Johannem  Nepotis),  prêtre,  de  la  prébende 
qu'occupait  en  Tégliso  St-Donat  de  Bruges  Jean 
Baers,  également    prêtre,  décédé.  —  16  mai  1454. 

Nomination  de (?),   à   un    des   canonicats 

vacant  dans  Téglise  St-Donat.  —  18  mai  1497.  Pro- 
messe des  doyen  et  chapitre  de  St-Donat  de  faire  dire 
une  messe  chaque  jour  et  un  service  tous  les  ans  pour 
le  repos  de  l'âme  de  Jacques  de  Bourbon  ainsi  que  la 
duchesse  Marie  de  Bourgogne  l'avait  résolu  de  son 
vivant  et  conformément  à  la  fondation  faite  ensuite 
par  les  archiducs  Maximilien  et  Philippe.  —  Rome,  le 
22  mai  (11  des  calendes  de  juin)  1520.  Copie  des  bulles 
du  pape  Léon  X  confirmant  le  privilège  accordé  précé- 
demment aux  ducs  de  Bourgogne,  comtes  de  Flandre, 
en  vertu  duquel  leurs  épouses,  officiers  et  familiers 
ont  droit  de  sépulture  dans  l'église  St-Donat  de  Bruges, 
et  doivent  être  administrés  des  derniers  sacrements  par 
le  recteur  de  ladite  église,  même  s'ils  étaient  malades 
ailleurs  que  dans  l'étendue  de  ladite  paroisse.  — 
Malines,  le  24  mail525.  Copiedes  lettres  par  lesquelles 
l'empereur  Charles-Quint  met  Franck  Fierons,  natif 
de  la  ville  de  Berg-op-Zoom,  en  possession  d'une  pré- 
bende en  l'église  St-Donat  de  Bruges. 

B.  1508.  (Carton.)  —  13  pièces,  parchemin  ;  9  pièces,  papier  ; 

11  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

t9S9-i«G9.  —  Éfflliies,  abbaye*  et  établlfiiie- 
ments  rellsIeuiL  divers  du  dlœèse  d'Ypreii*  — 

1232.  («  Actmn  anno  gratie  AP  CC^  trigesimo 
secundo  »).  Lettres  par  lesquelles  H,,  abbé  elles 
religieux  du  couvent  de  Si-Nicolas  de  Furnes,  décla- 
renl  avoir  fondé,  à  la  demande  de  Guillaume,  fils  du 
seigneur  Ëustache,  une  chapelle  à  Nieuport  où  Ton 
dira  chaque  jour  la  messe  pour  le  repos  de  l'âme  des 
parents  dudit  Guillaume  qui  a  assigné  cinquante  livres 
pour  cette  fondation.  —  Cerfroid(^),  1251.  ("«  Datum 
ibidem  {apud  Cernum  Frigidum),  anno  Domini 
millesimo  CC^  quinquagesimo  primo  i^).  Lettres  par 
lesquelles  F.,  ministre  de  la  maison  do  Paris,  vicaire 
général  du  Grand  Ministre,  et  les  autres  ministres  et 
frères  de  l'Ordre  de  la  Sainte  Trinité,  assemblés  au 
chapitre  général  à  Cer froid  (?),  mandent  à  Marguerite, 
comtesse  de   Flandre,   que  J.,  ministre  de  la  maison 


d'Hondschoote,  leur  a  fait  part  des  lettres  qu'il  avait 
reçues  d'elle  lui  annonçant  la  mort  de  G.  (Guillaume), 
comte  de  Flandre,  son  fils,  qu'ils  ont  ordonné  les 
prières  d'usage,  ont  fait  célébrer  des  messes  au  cha- 
pitre général  et  ont  résolu  que  chaque  prAtre  de  cet 
ordre  dira  deux  messes,  lune  au  St-Esprit,  et  l'autre 
en  l'honneur  de  la  Vierge. —  Janvier  1270.  (<t^  Vandel 
Incarnation  Nostre  Seigneur  mil  deus  cens  et  sois- 
santé  nuef,  el  mois  de  f envier  »)  Règlement  fait  par 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut,  pour 
le  béguinage  de  Breul  en  la  ville  d'Ypres  et  son 
infirmerie.  —  20  octobre  1277.  («  Daium  anno  Do- 
mini  AP  CC^  sepiuagesimo  septimo^  die  me?^curii 
post  festum  beati  Luce  >).  Lettres  par  lesquelles  W., 
prévôt  de  Si-Martin  d'Ypres,  établit  un  chapelain  dans 
l'hôpital  de  celte  ville,  à  la  demande  de  Christine, 
veuve  de  Salomon  Belle,  bourgeois  d'Ypres,  qui  avait 
fondé  cet  hôpital.  —  Jeudi,  19  janvier  1279.  («  Van 
del  Incarnation  Jhésu  Crist  mil  deus  cens  sissante 
et  dix  et  wit,  el  mois  de  j  envier,  le  diez  devant  le 
[este  saint  Vincent  ^\  Lettres  par  lesquelles  Robert, 
fils  aîné  du  comte  de  Flandre,  comte  de  Nevers,  con- 
firme la  donation  d'une  rente  viagère  faite  par  l'abbaye 
de  Wameton  à  demoiselle  Margot,  d'Arras.  — 
19  juillet  1285.  («  Datum  anno  Domini  m,illesimo 
ducentesimo  octuagesimo  quinto,  feria  quinta  ante 
festum  béate  Marie  Magdalene  »).  Lettres  par  les- 
quelles E.  (Egidius,  Gilles)^  abbé,  et  tout  le  couvent 
de  St-Nicolas  de  Furnes  s'obligent,  pour  eux  el  leurs 
successeurs,  à  faire  célébrer  la  messe  tous  les  jours 
par  un  de  leurs  chanoines  dans  une  chapelle  que 
Nicolas,  dit  Calckin,  et  Strange,  sa  femme,  bourgeois 
de  Nieuport,  avaient  fondée  en  l'honneur  de  la  Vierge, 
auprès  du  chœur  de  l'église  de  Nieuport  du  côté  de  la 
mer.  —  Même  date.  Promesse  faite  par  les  mêmes  de 
faire  célébrer  par  un  de  leurs  chanoines  la  messe  tous 
les  jours  avant  le  lever  du  soleil,  dans  une  chapelle 
que  les  écheyinSf po?^tmestres et  communauté  delà 
ville  de  Nieuport  avaient  fondée  dans  l'hôpital  St-Jean. 
—  Mai  1292.  («  Anno  Domini  ilf"  CC»  XCIPy  mense 
Maii  p).  Accord  entre  Lambert,  abbé,  et  tout  le  cou- 
vent de  St-Nicolas  de  Fumes,  d'une  part,  et  les  éche- 
vins ,  portmestres  et  communauté  de  Nieuport,  de 
l'autre,  au  sujet  de  l'assignation  des  revenus  de  la 
dotation  d'une  chapelle  fondée  par  ces  derniers  dans 
l'église  de  St-Laurent  pour  le  repos  des  âmes  de  leurs 
prédécesseurs  et  particulièrement  de  celle  de  Pierre, 
dit  Tollenare,  et  de  ses  parents.  —  Gourtrai  1310. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DIOCESES  DE  BRUGES  ET  DTPRES.      453 


Lettres  par    lesquelles  Robert,  comte  de    Flandre, 
accorde  Texemplion  des  tailles  à  toutes  les  femmes 
iissemblées  dans  la  cour  du  béguinage  de  Bergues, 
sauf  à  celles  qui  sont  grandes  rfr^j^/è/'e^  (fabrican tes 
de  draps).  —  19  février  1334.  («  Saniedy  après   les 
Brandons  Van  mil  CCC  trente  et  troys  »).  Promesse 
des  maître,  frèreset sœurs  de  Thôpilal  St-Jean  à  Dun- 
kerque,  de  célébrer  tous  les  ans  Tobit  de  Robert  de 
Flandre,  seigneur  de  Cassel.  —  Môme  date.  Pareille 
promesse  faite  par  les  maître,  frères  et  sœurs  de 
l'hôpital  St-Julien  de  Dunkerque.  —  28  juin  1426.  Acte 
par  lequel  Guillaume  de  Brionne,  maître  de  la  maison 
St-Antoine  près  Bailleul  et  les  religieux  de  la  même 
maison,  déclarent  avoir  reçu  les  lettres  d'amortisse- 
ment y  insérêos  que  leur  a  octroyées  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  et  s'engagent  à  célébrer  chaque  jour  à 
perpétuité  le  service  divin  dans  la  chapelle  de  leur 
maison  pour  le  repos  des  âmes  du  Duc  et  des  membres 
de  sa  famille.  —  13  mai  1429.  Amortissement  par  le 
(lue  de  Bourgogne  de  87  livres,  2  sols  parisis  au  pi*ofit 
de  la  commauderie  de  St- Antoine  de  Bailleul  ;  renon- 
ciation par  le  même  prince  au  droit  qu'il  avait    en 
Tespier  de  Bailleul  ;  cette  double  concession  est  faite 
à  la  charge  par  ladite  commanderie  de  faire  célébrer 
perpétuellement  tous  les  jours  en  sa  diapello,  une 
messe  avec  matines,  prime,  tierce,  midi,  vêpres  et 
complies  à  chant  et  à  note  ;  acceptation  de  ce  don  et 
de  la  charge  y  annexée  en  assemblée  capitulaire.  — 
27  mars  1445.  Certificat  de  science  et  bonnes  mœurs 
délivré  par  Guillaume    Collier,  prévôt   du   chapitre 
d'Éversham,  à  Guillaume  Hoost,  chanoine  de  cette 
église,  pour  le  faire  admettre  à  l'oi-dination  sacerdo- 
tale. —  6juin  1510.  Fondation,  à  la  charge  de  l'hôpital 
St-Jean  à  Nieuport,  de  services  religieux  &  célébrer 
pour  la  fête  et  les  offices  de  Sl-Jérôme  en  l'église 
Notre-Dame  de  ladite  ville.  —  1545.  État  des  revenus 
et  des  dîmes  de  la  chapelle  St-Laurent,  fondée  on 
l'église  de  Kemmel.  —  1612.  Requête  et  avis  concer- 
nant  l'octroi  aux  préfet  et  congrégation  des  Pères 
Ermites  de  la  résidence  du  Mont  d'Escouffe-lez-Cassel, 
d'un  cent  de  terre  en  nature  de  bois  appartenant  aux 
archiducs  Albert  et  Isabelle ,  pour  le  convertir  en 
jardin.  —  2  janvier  1662.  Remise  des  sommes  qu'elles 
doiventàl'espier  de  Bailleul,  accordées  surleur  requête, 
aux  religieuses  Sœurs  Noires  de  l'hôpital  de  Bailleul, 
en  raison  de  ce  que  les  bâtiments  de  leur  couvent  et 
ceux  de  l'hôpital  avaient  été  entièrement  consumés 
dans  l'incendie  allumé  par  les  Français  en  1653.  — 


Même  date.  Correspondance  au  sujet  des  redevances 
dues  par  lesR.  P.  delà  Compagnie  de  Jésus  du  collège 
de  Bailleul  à  Tespier  de  ladite  ville.  —  9  mars  1662. 
Vérification  des  lettres  d'amortissement  accordées  au 
couvent  des  Franciscaines  de  Bailleul. 


B.  irjQi).  (Carton.)  —  7  pièces,  9  bandes  attachées  ensemble 

et  i  rouleau,  parchemin;  1  pièce,  papier; 

8  sceaux  brises  ou  incomplets 

t085-t«GS.  —  JÉffllse  collégiale  ISt-Plerre  de 
Cassel.  —  1085.  («  Actum  est  aicteni  hoc  an  no  Do- 
7Hinice  Incarnationis  M^  LXXXV^,  Indictione  VIII\ 
tempore  GregoriipapeVn,  rerjnante  PhiUppoFran" 
corum     regCy  dominante    Roherto   Flandrensiuni 
comité,  anno  Gerardi  episcopi  IP,  in  eadem  basi- 
lica  »).  Lettres   par    lesquelles  Roberl,    comte   de 
Flandre,  fonde  à  Cassel,  dans    j  pagus  des  Ménapiens 
(in  loco  qui  dicitur  Cassel,  in  page  Menepisco)  la 
collégiale  en  l'honneur  de  St-Pierrc,  avec  vingt  cha- 
noines dont  Tun  dirigera  les  écoles,  et  lui  assigne  pour 
dotation  des  biens  sis  à  Cassel,  à  Vleteren  (Fleternes) 
dans  la  châtellenie  de  Furnes,  à  Bisserzeele  [Bitsin- 
gela),  six  bergeries  à  Braele  dans  la  châtellenie  de 
Fumes,  deux  parts  des  nouvelles  dimes  dans  les  chà- 
tellonies  de  St-Omer,  de  Cassel  et  do  Courtrai,  une 
terre  à  Houtkerke  avec  le  fodemiolt  (rente)  en  ladite 
paroisse  ainsi  qu'à  Herzeele  et  à  Wormhoudt  (Guor- 
meholt)^  un  autel  à  Eringhem  [Hersinga)  ettous  les 
cens  des  terres  de  Cassel  ;  copie  du  XIII"  siècle,  en  un 
rouleau  de  parchemin.  —  Nesle  (?),  1085.  («  Actum  Ni- 
gelle,  anno  Dominice  Incarnationis  M^  LXXXK",  et 
anno  régis  Philippi  XXIIIPy   indictione  VIII'^  «). 
Lettres  par  lesquelles  Philippe,  roi  de  France,  con- 
firme la  fondation  du  chapitre  de  Cassel  et  la  donation 
des  biens  et  privilèges  qui  lui  ont  été  accordés,  à 
Texception  de  la  chevauchée,  en  déclarant  que  ce 
chapitre  sera  exempt  de  Tévéché  deThérouane  comme 
l'abbaye  de  St-Vaast  d*Arras  est  exempte  de  Tévêché 
de  Cambrai  ;   copie  du  XIII*  siècle  en  un  rouleau  de 
parchemin.  —  Reims,  1141.    («  Actum   Remis  et 
recitatum    in    gênerai  i   synodo,    anno  Incarnait 
Verbi  millesimo  C*  XLP,  indictione  IIII\  régulante 
Ludovico  Francoï^m  rege    F/®,  archiepiscopatus 
autem  domini  Sansonis  anno  IP;  Drogo  cancellarius 
recognovit,  scripsit  et  subcripsit  »).  Lettres  par  les- 
quelles Samson,     archevêque  de    Reims,    accorde, 
sur  la  demande  de  Milon,  évêque  de  Thérouane,  au 


&i 


ARCHIVES  DU  NORD. 


chapitre  St-Pierre  de  Cassel,  la  confirmation  de  ses 
possessions,  parmi  lesquelles  sont  énumérées,  outre 
celles  de  l'acte  de  fondalion,  Amèke  (Renteska), 
Hazebrouck  et  Oxolaëre  ;  copie  du  Xlir  siècle  en  un 
rouleau  de  parchemin.  —  Aire,  illl,  (<i^  Actum  est 
hoc  Arie,  Dominice  Incarnationis  anno  M^  C^ 
LXXVir,  pridie  aniequain  coniea  Jerosolimam 
iturus,  peram  pereginationis  stce  susciperet  »), 
Lettres  par  lesquelles  Philippe,  comte  de  Flandre  et 
de  Vermandois,  confirme  la  fondation  du  chapitre 
St-Pierre  de  Cassel  faite  par  le  comte  Robert  le 
Frison;  copie  du  XIIl*  siècle  en  un  rouleau  de  parche- 
min.—  Bergues,  le  4  octobre  1218.  («  A7i7io  Dominice 
Incarnationis  AP  CC^  octavo  decimo,  mense  Octo- 
bris,  feria  quintapost  festum  sancti  Remigii.  Ac- 
tum  apud  Bergas  »).  Lettres  par  lesquelles  Adam, 
évéque  de  Thérouane,  confirme  le  chapitre  St-Pierre 
de  Cassel  dans  la  possession  des  biens  et  privilèges 
qui  lui  ont  été  accordés  ;  copie  du  XIII*  siècle  en  un 
rouleau  de  parchemin.  —  Cassel,  le  21  novembre 
1219.  («  Actum  apud  Casletum,  anno  gracie  mille- 
simo  ducentesimo  nono  decimo,  7nense  Novembri, 
undecimo  Kalendas  Decembris,  a^^chiepiscopatus 
nostri  anno  primo  »).  Lettres  de  Guillaume,  arche- 
vêque de  Reims,  confirmant  celles  de  son  prédéces- 
seur Sa  mson  données  en  1141  en  faveur  du  chapitre 
St-Pierre  de  Cassel.  —  13  mai  1362.  Promesse  des 
doyen  et  chapitre  de  St-Pierre  de  Cassel  d'entretenir 
la  fondation  d'une  grande  messe  à  célébrer  tous  les 
samedi,  faite  par  Yolande  de  Flandre,  comtesse  de 

Bar  et  dame  de  Cassel.  —  21  octobre  1376.  (« 

feria  tercia  post  festum  beati  Luce  ewange- 

liste  »).  Sentence  rendue  par  Tofficial  d'Arras  dans  le 
débat  entre  la  dame  de  Cassel  et  le  chapitre  de 
St-Pierre  de  cette  ville,  au  sujet  de  la  succession  d'un 
bâtard,  prêtre  et  chanoine  de  Cassel.  —  Le  mercredi 
4  mars  1377.(«  Mil  trois  cens  sexante  etsèze,  le  mer- 
credi quart  jour  de  mars  »).  Accord  entre  la  dame 
de  Cassel  et  le  chapitre  St-Pierre  par  lequel  ils  remet- 
tent à  des  arbitres  la  décision  du  débat  pendant  entre 
eux  au  sujet  de  la  succession  d'un  bâtard,  prêtre  et 
chanoine  dudit  chapitre.  —  139..  (?).  —  État  des  pré- 
bendes vacantes  dans  l'église  de  St-Pierre  de  Cassel  et 
collation  de  ces  prébendes.  —  14  juin  1437.  Acquisi- 
tion par  Pierre  van  Rosay ,  prévôt  de  l'église  St-Pierre 
de  Cassel,  d'une  rente  de  4  livres  sur  16  mesures  de 
terres  sises  dans  la  paroisse  de  Notre-Dame  de  ladite 
ville.  — 15  janvier  1439  (n,  st.)  Acquisition  par  le 


même  d'une  maison  et  de  neuf  quartiers  de  terre  à 
Oxelaëre.  —  26  novembre  1440.  Transport  des  achats 
ci-dessus  au  profit  de  la  collégiale  St-Pierre  de  Cassel. 
— 1525.  Sentence  arbitrale  de  Pierre  Mathieu,  évêque 
de  Noyon,  rendue  dans  le  différend  pendant  entre  les 
chapitres  et  chanoines  do  St-Pierre  de  Cassel,  d'une 
part,  et  de  Ste-Walburge  de  Furnes,  de  l'autre.  — 
3  août  1663.  Ordonnance  des  président  et  conseillers 
du  Conseil  de  Flandre  chargeant  le  premi<>r  huissier 
ou  sergent  d'armes  requis  de  procéder,  à  la  requête  du 
chapitre  St-Pierrede  Cassel, àl'exécutiond'unesentence 
rendue  par  la  loi  de  la  seigneurie  de  Torre,  paroisse 
de  Peene,  au  sujet  d'une  rente  de  24  livres. 

B.  1510.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin;  3  pièces,  papier; 
10  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

1188-1594.  —  Abbaye  de  Ber^ues-St-lPrliioe. 

Bergues,  1183.  («  Actum  est  hoc  Bergis,  anno  ab 
Incarnatione  Domini  3/*>  C  LXXX"  IIP  *).  Lettres 
par  lesquelles  Philippe,  comte  de  Flandre,  et  de  Ver- 
mandois, confirme,  à  la  prière  de  l'abbé  Alexis,  les 
privilèges  et  les  donations  accordés  par  ses  prédéces- 
seurs à  l'abbaye  de  Bergues-St-Winoc,  et  y  ajoute  de 
nouvelles  possessions  qui  sont  énumérées  dans  l'acte. 

—  Le  jeudi  après  la  St-Bamabé,  sans  date  d'année  ; 
vers  1281.  {<(^  Donées  lejoesdi  après  le  feste  saint 
Barnahas  »).  Lettres  de  Pierre,  abbé,  et  du  couvent 
de  St-Winoc  à  Gui,  comte  de  Flandre,  au  sujet  des 
aumônes  faites  aux  pauvres  dans  leur  église.  — 
19  octobre  1317.  Déclaration  par  laquelle  Wautier 
Scorbœl,  chanoine  de  Thérouane,  affirme  n'avoir 
rédigé  aucun  acte  à  la  sollicitation  des  religieux  de 
Bergues-St-Winoc.  —  20  avril  1520.  Accord  entre  la 
ville  de  Bergues  et  l'abbaye  de  St-Winoc  au  sujet  de  la 
juridiction  dans  le  clos  de  ladite  abbaye  et  des  répara- 
tions aux  murailles  de  la  ville.  —  Septembre  1522- 
1524.  Vidimus  sous  le  scel  des  échevins  de  Bergues 
d'une  bulle  du  pape  Adrien  VI  relative  aux  répara- 
tions à  faire  aux  murailles  de  la  ville  de  Bergues  et 
aux  exemptions  et  privilèges  de  l'abbaye  de  Bergues- 
St-Winoc—  Hôpital  St^ean-Baptlfite  à  Bersues. 

—  Février  1252.  («  Actum  anno  Domini  mille- 
sim.0  ducentesimo  quinquagesimo  primo,  mense 
Februario  »).  Règlement  de  Thôpital  St-Jean- 
Baptiste  de  Bergues,  dressé  par  les  échevins  de  ladite 
ville  ;  vidimus  dans  une  confirmation  donnée  par  Louis, 
comte  de  Flandre,  à  Bergues,  le  6  août  1360.  —  Gand, 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈSES  DE  BRUGES  P:T  D*YPRES.       455 


le  11  août  1275.  («  Donné  à  Garni,  en  Van  de  V Incar- 
nation Nostre  Seigneur  Jhésu  Crist  mil  CCLXXV, 
le  dimanche  après  le  jour  saint  Laurent  »).  Lettres 
par  lesquelles  Marguerile,  comtesse  de  Flandre,  ayant 
confirmé  Thôpifal  Sl-Jean  de  Bergues  St-Winoc  dans 
la  possession  de  ses  biens  et  l'ayant  pris  sous  sa  pro- 
tection, ordonne  au  bailli  de  Bergues  et  h  ses  succes- 
seurs d'empêcher  qu'il  ne  lui  soit  fait  aucun  tort; 
copie  simple  et  confirmation  de  1318.  —  22  octobre 
1276.  («  L'an  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  Jhésu 
Crist  deux  cens  sissante  et  sèze,  lejoedi  après  le  saint 
Luc  lEvangéliste  »).  Lettres  par  lesquelles  la  comtesse 
Marguerite  maintient  l'hôpital  St-Jean  de  Bergues  dans 
le  droit  de  mesurage  de  tous  grains  à  Bergues,  Worm- 
houdtet  Herzelles.  —  Bergues,  11  décembre  1316. 
(«  Semmedi  après  le  feste  saint  Nicholay  »).  Confirma- 
lion  par  Robert,  comte  de  Flandre,  des  lettres,  y  insé- 
rées, de  la  comtesse  Marguerite  et  du  comte  Gui,  son 
fils,  en  faveur  de  l'hôpital  St-Jean  de  Bergues.  — 
Deinze,  le  10  janvier  1319.  («  Le  inercredi  après 
r Epiphanie  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert,  comte 
de  Flandre,  confirme  les  lettres,  y  insérées,  de  la  com- 
tesse Marguerite  données  par  elle  le  10  août  (jour  delà 
St-Laurent)  1275,  en  faveur  de  l'hôpital  St-Jean  de 
Bergues. 

B.  1511.  (Carton.)  —  10  pièces,  parchemin;  5  pièces  enroulées, 
papier;  11  sceaux,  la  plupart  brisés  et  incomplets. 

t999-iS99.  —  Abbaye  des  Doues.  —  Flines,le 
15  Février  1279.  («  Datum  Felinis,  anfio  Domini 
millesimo  ducentesimo  septuagesimo  octavo,  die 
Cynerum,  mense  Fehruario  t>),]jàii?&&  par  lesquelles 
Marguerile,  comtesse  de  Flandre,  mande  à  Eustache 
de  Gand,  maire  de  Cambron,  commissaire  pour  les 
uxistines  et  les  moëres  de  Flandre,  de  remettre  à  dom 
Jean  Liébar  et  à  frère  Simon  Spelard,  moine  et  convers 
de  l'abbaye  des  Dunes,  20  bonniers  de  moëres  ;  vidi- 
mus  donné  par  l'abbé  de  St-Nicolas  de  Fumes  en  date 
du  18  mars  1306.  —  Avril  1290.  («  L'an  del  Incarna- 
tion  Nostre-Seigneur  mil  deus  cens  quatre  vins  et 
dis,  el  7)ioi$  d'avril  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
abbé,  et  tout  le  couvent  des  Dunes,  ordre  de 
Citeaux,  diocèse  de  Thérouane  (1),  déclarent  que 
Jakemon  Louchart,  panetier  du  roi  de  France,  leur  a 
prêté  5,000  livres  parisis,  et  qu'ils  ont  promis  de  les  lui 


(1)  L*abbaye  des  Dunes  a  fait  partie  du  diocèse  de  Thérouane 
jQsqu*à  la  création  de  révêché  d^Ypres  au  XVI'  siècle. 


remettre  à  Arras  ou  dans  un  lieu  de  la  juridiction  de 
l'évêque  d' Arras  dans  le  courant  du  mois  où  ils  auront 
été  mis  en  demeure  de  les  rendre;  Gui,  comte  de 
Flandre,  s'est,  à  la  demande  do  ladite  abbaye,  porté 
caution  pour  elle  du  payement  de  cette  dette.  — 
21  avril  1292.  («  Anno  Domini  M^  CC^  nonagesimo 
secundo,  feria  secunda  ante  festam  béate  Marci 
evangeliste  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de 
Flandre,  donne  à  l'abbaye  des  Dunes  des  moëres  dans 
le  métier  d'Assenèdo  en  reconnaissance  du  dessèche- 
ment que  les  moines  de  ladite  abbaye  en  ont  fait  : 
vidimus  sous  le  sceau  de  Jacques,  abbé  de  Si -Nicolas 
de  Fumes,  en  dat^  de  1306.  —  25  avril  1293.  («  L'an 
del  Incantation  Nostre  Seigneur  Jhésu  Crist  itvil 
deus  cens  quatre  vins  et  trèze,  le  jour  saint  Marc^ 
evangeliste  >).  Accord  entre  Gui,  comte  de  Flandre, 
et  l'abbaye  des  Dunes  par  lequel  cette  abbaye  se  charge 
d'entretenir  à  ses  dépens  les  digues  sises  à  Hossenesse. 
—  Même  date.  Lettres  par  lesquelles  ledit  comte 
donne  à  Rasse,  dit  Mulart,  chevalier,  des  terres  sises 
à  Hossenesse,  sous  l'obligation  de  les  entretenir  et  du 
payement  d'une  rente.  —  Avril  1293.  («  L'an  del  Inr 
carnationNostre  Seigneur  mil  deus  cens  quatre  vins 
et  trèze,  el  )noys  d'avril  »).  Lettres  par  lesquelles 
Jean,  abbé  des  Dunes,  s'oblige  à  entretenir  les  digues 
de  Hossenessey  au  quartier  de  Hulst,  données  par  le 
comte  de  Flandre  à  cette  abbaye.  —  5  mai  1293.  («  L'an 
de  grâce  MCCLXXX  et  trèze,  le  mardi  devant  l'As- 
cension *).  Promesse  du  même  abbé  de  remettre  au 
comte  de  Flandre  ce  qu'il  pourrait  lui  devoir  à  cause 
desdites  digues.  —  Peteghem,  le  6  octobre  1299.  («  A 
Petenghem,  en  Van  de  graisse  mil  deus  cens  quatre 
vins  et  dis  et  noef,  le  mardi  après  le  st-Remi  »). 
Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  et 
Robert,  son  fils  aîné,  ayant  la  franche  administration 
du  comté  de  Flandre,  reconnaissent  avoir  vendu  à 
l'abbaye  des  Dunes  161  bonniers  et  demi  de  moëre 
dans  le  métier  de  Hulst,  à  24  livres,  monnaie  de 
Flandre,  le  bonnier.  —  23  juillet  1331.  («  Landemain 
de  laMazelainne  *).  Articles  et  griefs  proposés  par  le 
procureur  de  l'abbaye  des  Dunes  contre  Gautier  le 
Crâne,  garde  des  dunes.  —  Clairvaux,  le  4  août  1350. 
(«  Diebeaii  Dominici  confessorisis).  Consentementde 
Bernard,  abbé  de  Clairvaux,  à  l'exécution  de  l'accord 
conclu  entre  l'abbaye  des  Dunes  et  la  ville  de  Gand, 
à  l'efifet  de  remettre  au  jugement  du  comte  de  Flandre 
la  solution  du  différend  pendant  entre  elles.  —  7  sep- 
tembre 1350.  («  In  vigilia  Nativitatis  Virginis  glo- 


456 


ARCHIVES  DU  NORD. 


riose,  in  ?nense  septembri  »).  Compromis  entre  Lam- 
bert, abbé,  et  les  religieux  de  l'abbaye  de  Sle-Marie 
des  Dunes,  ordre  deCiteaux,  d'une  part,  et  les  éche- 
vins  et  communauté  de  la  ville  de  Gand,  de  l'autre, 
par  lequel  ils  nomment  le  comte  de  Flandre  arbitre 
du  différend  pendant  entre  erux  au  sujet  de  quelques 
cours,  granges  et  autres  biens,  appartenant  à  c  lie 
abbaye  qui  avaient  été  pillés  par  ceux  de  Gand. —  1378. 
A.ccord  intervenu  dans  le  débat  entre  le  comte  de 
Namuret  les  abbé  et  religieux -des  Dunes,  au  sujet 
d'un  schoore  oupolder  appelé  \epolder  de  Calfsteirt  et 
Noordhof,  situé  dans  les  paroisses  de  Haute nesse  et 
Hoffenesse,  —  1387.  Mémoire  au  sujet  des  difficultés 
pendantes  entre  l'abbaye  des  Dunes  et  le  comte  de 
Namur  relativement  à  la  propriété  de  diverses  terres. 

B.  1512.  (Carton.) —  12  pièces,  parchemin  ;  8  sceaux  incomplets 

et  plusieurs  fragments. 

ti99-tSti.  —  Abbaye  de  Messine».  — Sans 
date  ;  1177.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  comte 
de  Flandre  et  de  Vermandois,  déclare  qu'au  moment 
où  il  va  partir  pour  la  Terre  Sainte  (1),  sa  sœur  aînée 
Gertrude,  ancienne  comtesse  de  Maurienne  (2),  ayant 
déclaré  devant  les  barons  réunis,  qu'elle  préferait  aux 
honneurs  du  monde  l'humble  vie  de  religieuse  en 
Tabbaye  de  Messines,  il  lui  assigne  divers  revenus  qui 
lui  permettront  de  vivre  honnêtement;  il  assigne,  en 
outre,  des  rentes  à  divers  monastères  et  établissements 
religieux,  entre  autres,  25  livres  de  rente  à  l'abbaye  de 
Messines.—  1177.  («  Anno  Domini  M^'C'LXXVIIH). 
Lettres  du  même  Comte  accordant  à  l'abbaye  de  Mes- 
sines 30  livres  de  rente  à  prendre  sur  sa  recette  de  Lille. 
—  La  FeuîUée  (3),  le  9  juillet  1293.  («  Acium  apud 
FoUeiam,  die  jovispost  octaàas  apostolorum  Pétri 
et  Pùuli,  anno  Domini  AP  CC*  nonagesimo  tercio  ». 
Mandement  de  Philippe,  roi  de  France,  à  Robert  de 
Resignies,  son  chevalier,  et  au  bailli  d'Amiens,  de 
s'informer  si  l'avouerie,  la  garde  et  la  justice  de 
l'abbaye  de  Messines  appartiennent  au  Roi  ou  au 
comte  de  Flandre,  et  de  faire  ajourner  toutes   les 

(1)  C'est  en  1177  que  le  comte  Philippe  d'Alsace  partit  pour 
la  Croisade. 

(2)  Le  second  mari  de  Gertrude  avait  été  Humbert,  comte  de 
Savoie  et  de  Maurienne. 

(3)  n  s'agit  ici  de  La  Feuillée  (Seine-Inférieure,  arrondis- 
sement de  Neufchâtel,  canton  d'Argueil),  où  Phibppe  IV  séjourna 
à  la  date  du  document  ci-dessus  analysé  ainsi  qu'il  résulte  du 
tableau  des  séjours  de  ce  roi,  dressé  dans  le  Recueil  des  Histo- 
rieiis  de  France,  t.  XXI,  p.  43.^. 


causes  pendantes  à  ce  sujet  entre  ladite  abbaye  et  les 
hommes  du  Roi,  au  siège  de  Montreuil  ou  à  un  aulre 
dans  le  bailliage  d'Amiens.  —  Paris,  le  4  mars 
1294.  («  Actum  Parisius,  die  jovis  ante  hrandonei^, 
anno  Domini  iP  CC^  fiotiagesiîno  tercio  *).  Lettres 
par  lesquelles  Philippe,  roi  de  France,  déclare  qu'après 
avoir  ouï  les  privilèges  des  abbesse  et  couvent  de 
Messines  et  l'information  faite  par  son  bailli  d'Amiens 
au  sujet  de  la  gardienneté  de  ladite  abbaye,  il  la  prend 
en  sa  main  comme  suzerain,  et  laisse  la  question  indé- 
cise entre  le  comte  de  Flandre  et  ladite  abbaye. — Paris, 
le  7  mars  1294.  («  Actum  Parisius,  dominica  post 
cineres,  anno  Domini  AP  CC^  nonagesimo  tercio  »). 
Mandement  de  Philippe,  roi  de  France,  au  bailli  de 
Vermandois,  de  maintenir  la  gardienneté  de  l'abbaye 
de  Messines  et  de  ne  pas  souffrir  que  quelque  aulre  y 
intervienne,  à  moins  qu'il  ne  le  lui  mande,  quoique 
l'on  assure  que  ce  monastère  soit  situé  hors  des 
limites  du  bailliage  d'Amiens.  —  Paris,  le  8  mars 
1294.  («  Actum  Parisius,  die  lune  post  brandones. 
anno  Domini  AP  CC^  nonagesimo  tercio  »).  Même 
mandement  adressé  au  bailli  d'Amiens.  —  Paris,  le 
27  mars  1294.  («  Actum  Parisius,  sabbato  ante  nie- 
diam  quadragesimam  amio  Domini  AP  CC^  noyia- 
gesimo  tercio  »).  Nouveau  mandement  de  Philippe, 
roi  de  France,  au  bailli  d'Amiens  de  ne  connaître 
d'aucune  affaire  concernant  l'abbaye  de  Messines  tant 
qu'il  n'aura  pas  été  difinitivement  décidé  si  la  gardien- 
neté de  cette  abbaye  appartient  au  Roi  ou  au  comte 
de  Flandre.  —  Même  date.  Même  mandement  adressé 
au  bailli  de  Vermandois.  —  31  janvier  1297.  («Datum 
anno  Domini  millesimo  ducentesimo  nonagesim^o 
sexto,  ultima  die  mensis  Januarii  »).  Lettres  par 
lesquelles  Marie,  abbesse,  et  les  religieuses  de  l'abbaye 
de  Messines  reconnaissent  avoir  reçu  les  lettres  du 
comte  Gui,  y  insérées,  déclarant  que  cette  abbaye  a 
été  fondée  par  ses  prédécesseurs,  comtes  de  Flandre, 
et  promettant  d'en  conserver  les  biens  comme  patron, 
gardien,  défenseur  et  supérieur  temporel.  —  Même 
date.  Les  mêmes  abbesse  et  religieuses  déclarent  que 
c'est  mal  à  propos  qu'elles  se  sont  adressées  au  roi  de 
France  comme  à  leur  gardien  et  protecteur,  et  recon- 
naissent qu'elles  sont  sous  la  garde  et  protection  des 
comtes  de  Flandre  par  qui  leur  abbaye  aétéconcurrem- 
ment  fondée.  —  Messines,  dans  la  salle  capitulaire  de 
l'abbaye,  le  20  mars  1297.  («  Anno  Dominimillesimo 
ducentesimo  nonagesimo  sexto,  indictione  decinta, 
die  mercurii  post  dominicam,  qua  cantatur  OctUi 


CHAMBRE  DES  .COMPTES  DE  IJLLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈSES  DE  BRUGES  ET  DTPRES.       457 


)neij  circa  meridiem,  Messini,  in  loco  capituli  mo- 
nasierii  î>).  Acte  notarié  de  la  signification  faite  à 
Messines,  dans  le  monastère,  en  présence  de  Marie, 
abbesse,  des  religieuses  et  des  hommes  de  fief  du  cha- 
pitre de  Messines,  par  Simon  de  Courtrai,  procureur 
du  comte  de  Flandre,  des  lettres  suivantes:  1®  procura- 
tion donnée  par  le  comte  de  Flandre  à  maître  Jean 
de  Menin  pour  le  représenter  dans  toutes  les  affaires 
qu'il  avait  contre  l'abbaye  de  Messines,  avec  pouvoir  de 
nommer  d'autres  procureurs  et  d'en  appeler  au  St-Siège 
(2  mars  1297)  ;  2*  déclaration  du  comte  Gui  et  de  Jean 
Galeward,  son  procureur,  qu'ils  ont  interjeté  appel  en 
cour  de  Rome  pour  ce  qu'avaient  fait  contre  ledit 
comte,  à  l'instigation  du  roi  de  France,  l'abbaye  et  le 
chapitre  de  Messines  qui  se  sont  mis  sous  la  garde  et 
avouerie  du  Roi  (Courtrai,  en  la  maison  du  comte  de 
Flandre,  le  12  mars  1297).—  8  mai  1306,  indiction  IV, 
première  année  du  pontificat  du  pape  Clément  V.  Acte 
notarial  c(mstatant  que  les  dames  religieuses  de 
Tabbaye  de  Messines  ont  déclaré  se  mettre  sous  la 
garde  de  Robert,  comte  de  Flandre. —  14  juin  1311. 
(  «  Van  mil  trois  cens  et  onze,  le  lundi  après  le 
saint  Barnabe  Vapostele  »).  Lettres  par  lesquelles 
Jeanne,  abbesse  de  Messines,  reconnaît  Robert,  comte 
de  Flandre,  pour  avoué  dudit  monastère.  —  Lille,  18 
octobre  1311.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  roi  de 
France,  mande  au  comte  de  Flandre,  qu'ayant  appris 
que  les  gens  de  ce  dernier  avaient,  par  ses  ordres,  fait 
sur  le  territoire  de  l'abbaye  de  Messines  au  sujet  de 
malfaiteurs  quiy  étaient  entrés  à  main  armée,  différents 
actes  qui  lui  portaient  grand  préjudice,  attendu  que  la 
gardienneté  de  ce  territoire  lui  appartenait,  il  a  d'abord 
ordonné  au  bailli  d'Amiens  d'annuler  tout  ce  qui  avait 
été  fait  par  les  gens  du  Comte,  et  si  celui-ci  persistait 
à  prétendre  que  cette  gardienneté  lui  appartenait,  il 
ajournerait  ledit  comte  à  comparaître  au  jour  du  bail- 
liage d'Amiens  en  sa  cour  pour  y  discuter  ses  droits. 
—  Sans  date  ;  XIII*  siècle.  Mémoire  des  échevins,  con- 
seil et  communauté  de  la  ville  de  Messines  qui  cite 
plusieurs  exemples  prouvant  que  l'abbaye  de  Messines 
a  fourni,  en  diverses  occasions,des  gens  de  guerre  des- 
tinés à  servir  dans  les  armées  des  comtes  et  comtesses 
de  Flandre. 


Layettes  127  et  128.  —  Diocèse  de  Tournai. 

B.    1513.    (Carton.)    —   25   pièces,    parchemin;   25  pièces    et 
3  cahiers,  47  feuillets,  papier  ;  0  sceaux,  dont  2  plaquas. 

tS05-ill45. —  É¥èché  et  chapitre  eAthédnil  de 
Tournai. —  Paris,  le  30  juin  1305.  («  lie  iuercredi 
après  la  feste  de  la  Nativité  srnnt  Jehan  Baptiste  »). 
Lettres  par  lesquelles  Âmé,  comte  de  Savoie,  promet, 
du  consentement  de  Robert,  comte  de  Flandre,  de 
dédommager  Gui  de  Boulogne,  évoque  de  Tournai, 
des  pertes  éprouvées  par  lui  pendant  la  guerre;  copie 

de  ces  lettres.  —  Maie,  le  28  septembre  1305.  (« 

Le  nuit  saint  MikieH).  Lettres  par  lesquelles  Robert, 
comte  de  Flandre,  prolonge  jusques  à  la  St-Luc,  le 
terme  auquel  Tévêque  de  Tournai,  Gui  de  Boulogne, 
était  obligé  de  donner  son  consentement  aux  conven- 
tions précédentes.  —  Abbaye  d'Eenham,  le  9  octobre 
1305.  (« Le  jour  saint  Denis  »).  Nouvelle  proro- 
gation jusqu'à  la  quinzaine  de  Pâques.  —  Grammont, 
le  10  novembre  1306.  («  La  nuit  de  la  saint  Martin 
d'hiver  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert,  comte  de 
Flandre,  mande  à  Gui  de  Boulogne,  évêque  de  Tournai, 
que  son  intention  est  d'exécuter  Taccord  fait  entre 
eux,  mais  qu'il  ne  pourra  pas  effectuer  le  premier 
payement  au  terme  indiqué. —  Paris,  le  8  février  1333. 
{«  Van  mil  CCC  trente  et  deus  >).  Commission 
donnée  par  Philippe  de  Valois,  roi  de  France,  au  gou- 
verneur de  Lille,  pour  contraindre  Tévêque  de  Tournai 
au  payement  de  certaines  sommes.  —  1*^  avril  1336. 
Lettres  par  lesquelles  Guillaume,  comte  de  Hainaut, 
déclare  que  les  haute,  moyenne  et  basse  justices  de 
Melle,  Borr/ies  et  Hierqtiisies  (Herquegies)  appartien- 
nent au  chapitre  Notre-Dame  de  Tournai,  à  la  réserve 
de  trois  cas:  meurtre,  mutilation  de  membre  et  incendie 
qui  relèveront  des  comtes  de  Hainaut  ;  ceux-ci  renon- 
cent aux  autres  exploits  de  justice  et  seigneurie  comme 
à  la  levée  d'impositions  quelconques  dans  lesdites  villes. 
—  Copie  de  ces  lettres  confirmées  par  le  chapitre 
Notre-Dame  de  Tournai  qui  prétendait  dans  ces  villes 
ne  relever  que  de  Dieu  et  de  Notre-Dame.  — 11  mars 
1363.  Déclaration  par  Coppin  de  Libaufosse  qu'il  a 
reçu  de  Philippe,  évêque  de  Tournai,  divers  livres  de 
rentes,  terriers,  titres,  etc.  —  27  août  1407.  Lettres 
par  lesquelles  le  duc  Jean  Sans  Peur  maintient  la  juri- 
diction ecclésiastique  de  l'évèque  et  de  Tofificial  de 
Tournai  dans  les  ville  et  territoire  de  Bruges,  nonob- 


NoRD.  —  SÉRIE  B.  —  Tome  L  (2«  Partie). 


58 


458 


ARCHIVES  DU  NORD. 


stant  l'opposition  de  certains  bourgeois  et  gentils- 
hommes dudit  pays.  —  Janvier  1408.  Vente,  avec 
faculté  de  rachat,  par  le  duc  de  Kourfî^ogne  à  l'église 
Notre-Dame  de  Tournai  d  une  rente  de  20  couronnes, 
assignée  sur  la  recette  de  Lille.  —  20  février  1441. 
Ordonnance  du  duc  de  Bourgogne  pour  réprimer  les 
entreprises  de  plusieurs  bourgmestres,  échevins  et  lois 
du  pays  de  Flandre,  ainsi  que  de  plusieurs  seigneurs 
temporels  et  chevaliers  du  même  pays,  contre  le  privi- 
lège appartenant  à  Tévêque  de  Tournai,  depuis  un 
temps  immémorial  «  decognoistreparluy,  son  vicaire, 
officiai  et  séelleur  de  Bruges  ou  aultres  ses  commis 
et  députés,  et  ce,  tant  en  sa  cour  ecclésiastique  de 
Tournay  comme  de  Bruges,  de  toutes  actions  person- 
nelles, soyent  de  clercs  contre  clercs  ou  contre  lays, 
ou  de  lays  contre  lays  >.  — 1454.  Copie  de  diflTérentes 
pièces  relatives  à  Tabsolution  de  la  sentence  d'excom- 
munication qu'avaient  encourue,  de  la  part  de  Tévêque 
de  Tournai,  les  échevins  de  Gand  en  promulguant  des 
édits  contraires  aux  libertés  ecclésiastiques.  —  1457- 
1458.  Pièces  relatives  au  différend  pendant  entre 
révêque  de  Tournai  et  les  bourgmestre,  échevins  et 
habitants  du  Franc  de  Bruges,  ausujet  de  l'exercice  de 
la  juridiction  spirituelle.  —  16  novembre  1463.  <  Let- 
tres de  23  cents  de  terre  tenus  par  indivis  de  l'église 
Notre-Dame  de  Tournai  et  de  messire  Hugues  de 
Carvin,  seigneur  de  Beaumanoir,  à  cause  de  leur 
seigneurie  de  Noyelles».  —  28  août  1467.  Copie  des 
lettres  royaux  de  Louis  XI  recevant  Jean  Yver  à  faire 
l»enquète  qu'il  demande  devant  le  bailli  d'Amiens  à 
rencontre  de  l'évoque  de  Tournai,  qui  l'avait  con- 
damné à  une  amende  de  300  lions  d'or,  sous  prétexte 
qu'il  avait  connu  charnellement  une  autre  femme 
que  la  sienne. —  Décembre  1494.  Procès-verbal  dressé 
par  Etienne  Doublet,  huissier  d'armes,  des  significa- 
tions qu'il  avait  faites  pour  maintenir  les  droits  tant 
temporels  que  spirituels  de  Louis  Pot,  évêque  do 
Tournai,  à  Anvers,  Gand,  Bruges,  Lille,  etc.  —  Sans 
date  ;  vers  1497.  Accord  intervenu  entre  Charles  de 
Hautbois,  et  Pierre  Quicke,  son  compétiteur  à 
l'évèché  de  Tournai.  —  Sans  date;  XV®  siècle.  Lettre 
de  Henri  deBailleul,  officiai  de  Tournai,  à  M"  du  Con- 
seil de  Handre  à  Gand,  leur  transmettant  les  pièces  du 
procès  relatif  à  l'emprisonnement  par  le  bailli  de  Sys- 
seele,  d'un  nommé  Michel  Pietersoone,  de  Delfl,  avec 
demande  d'avis.  —  Bruxelles,  le  12  mai  1501.  Minute 
dos  instructions  données  par  l'archiduc  Philippe  le 
Beau  à  son  ambassadeur  auprès  du  roi  de  France,  au 


sujet  de  la  prise  de  possession  de  l'évèché  de  Tournai 
par  Louis  Pot.  —  Valenciennes,  le  14  décembre  1508. 
Lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite  au  Conseil  de 
Flandre,  au  sujet  delà  juridiction  de  l'évêque  de  Tour- 
nai. —  Bruges,  le  14  avril  1510.  Lettre  de  la  même 
princesse  au  Grand  Conseil  do  Malines,  au  sujet  de  la 
juridiction  de  Tévêque  de  Tournai.  —  Même  date. 
Lettre  de  la  même  princesse  à  la  Chambre  de  Conseil 
de  Flandre,  au  sujet  des  juridictions  spirituelle  et  tem- 
porelle dans  l'évèché  de  Tournai.  —  30  janvier  1515. 
Mandement  de  François  I*',  roi  de  France,  au  sujet 
d'un  conflit  de  juridiction  entre  l'évêque  de  Tournai  et 
l'archevêque  de  Reims.  —  1515-1516.  Copie  de  diffé- 
rentes pièces  produites  dans  le  différend  entre  Toffi- 
cialde  Tournai  et  le  lieutenant  de  la  gouvernance  de 
Lille,  au  sujet  de  l'homicide  commis  par  un  clerc  — 
25  août  1516.  Lettres  du  roi  Frajiçois  V^  évoquant 
l'appel  fait  par  Louis  Guillart,  évêque  de  Tournai, 
contre  la  sentence  des  officiers  de  la  gouvernance  de 
Lille  condamnant  deux  clercs  de  son  diocèse.  — 1516- 
1519.  Pièces  de  procédure  produites  dans  ce  différend. 

—  1520.  Appel  interjeté  au  parlement  de  Paris  par 
l'évêque  de  Tournai,  au  sujet  de  l'édit  de  l'archidu- 
chesse Marguerite  relatif  aux  dîmes  insolites.  — 
Tournai,  le  17  décembre  1521.  Acte  de  serment  de 
fidélité  prêté  par  le  chapitre  de  Tournai  entre  les 
mains  du  comte  de  Nassau  en  présence  des  comtes  de 
Fiennes  et  d'Espinoy,  et  du  serment  prêté  par  ledit 
comte  de  Nassau,  de  maintenir  les  privilèges  dudit 
chapitre.  —  1522.  État  des  revenus  de  l'évèché  de 
Tournai.  —  Gand,  le  22  août  1527.  Lettre  du  Conseil 
de  Flandre  à  l'archiduchesse  Marguerite,  relative  aux 
immunités  de  l'évêque  de  Tournai  à  Lille.  —  1531. 
Mémoires  au  sujet  de  plusieurs  bénéfices  litigieux 
dans  le  diocèse  de  Tournai.  —  Bruxelles,  le  14  mars 
1544.  Lettres  de  l'empereur  Charles-Quint  à  l'évêque 
de  Tournai  par  lesquelles  il  lui  mande  de  faire  publier 
dans  son  diocèse  la  consultation  de  l'Université  de 
Louvain,  au  sujet  de  ce  que  l'on  devait  enseigner  dans 
l'Église  catholique  à  rencontre  des  nouvelles  hérésies. 

—  Novembre  1623.  Requête  adressée  à  l'évêque  de 
Tournai,  par  Nicolas  Silvir ,  afin  d'obtenir  la  charge 
4c  de  la  Sainte  Bénédiction  »  (?).  —  Novembre  1645. 
Requête  des  prévôt,  jurés,  maïeur  et  échevins  de  la 
ville  de  Tournai,  au  sujet  des  innovations  contraires 
aux  placards  royaux,  aux  privilèges,  juridiction  et 
coutumes  de  la  dite  ville  et  préjudiciables  à  l'état 
séculier,  édictées  par  le  synode  tenu  dans  la  ville  de 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈSE  DE  TOURNAI. 


m) 


Tournai  sur   L*i  convocation   de  TÉvêque,   en  avril 
1641 . 

B.  1514.  (Carton.)  —  18  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 

r>  sceaux  incomplets. 

tseo-tsei.  —  Ki^llses  de  Mlle.  —  Ésllse  Sie- 
Catherlne.  20  janvier  1401.  Notification  parleséche- 
vins  de  Lille,  des  legs  testamentaires  faits  à  l'église 
Ste-Catherine,  par  sire  Jacques  Tannoye,  curé  de  cette 
paroisse.  —  17  juillet  1401.  Débat  entre  Mathieu 
Macqueriel,  curé  de  Ste-Calherine,  etles  héritiers  de 
feu  Jacques  Tannoye,  son  prédécesseur,  au  sujet  des 
réparations  que  ce  dernier  avait  faites,  à  ses  frais  et 
dépens,  pour  cause  d'urgence  au  presbytère  de 
cette  paroisse.  —  11  mai  1419.  Testament  de  Jeanne 
Capelle,  veuve  de  Jean  Le  Fèvre,  domiciliée  à  Lille, 
en  faveur  de  l'église  Ste-Catherine.  — 12  mars  1446. 
Donation  faite  à  l'église  Ste-Gatherine  par  Mario  de 
Béihune,  veuve  de  Jean  Mougot,  d'une  maison  sise  en 
la  rue  du  Pouppelier  ^aujourd'hui  rue  Royale),  à 
Lille.  —  1631.  Fondation  faite  par  les  exécuteurs  tes- 
tamentaires de  feu  dame  Catherine  de  Vlièghe,  veuve 
de  messire  Baudouin  de  la  Croix,  en  son  vivant  cheva- 
lier, seigneur  de  Vayembourg,  etc.,  de  deux  messes 
par  semaine  et  d'un  obit  par  an  avec  distribution  de 
pains,  en  l'église  Ste-Catherine.  — Éi^lise  ISt^Gilenne 
de  EJlle.  —  9  juillet  1386.  Constitution  d'une  rente 
d'un  demi-marc  d'argent  par  an  pour  les  frais  de  la 
sépulture  de  Henri  de  la  Vacquerie  et  de  Péronne  de 
le  Pierre,  sa  femme,  en  faveur  de  l'église  St-É tienne. 
—  14  avril  1437.  Testament  de  Jean  de  Mons,  parois- 
sien de  St-Étienne  de  lille,  par  lequel  il  fait  élection 
de  sépulture  dans  le  cimetière  de  la  dite  église,  près 
de  l'endroit  où  sa  temme  est  enterrée  assez  près  du 
grand  huis  de  ladite  église  ;  après  avoir  fait  des  legs 
divers,  il  déclare  aflTecter  le  reste  de  ses  biens,  meu- 
bles, joyaux  çXcateux  dMpuveme^it  de  ladite  église  et 
«  veult  que  ledit  pavement  soit  commenchée  premiers 
au  dehors  auprès  de  la  chapelle  St-Jaques,  en  prenant 
toute  la  nef  alant  jusques  au  portail  d'icelle  église, 
mesme  ledit  portail,  et  en  revenant  d'illec  en  l'autre 
nef,  en  suivant  si  avant  que  ledit  résidu  se  pourra 
cstendre  ».  —  24  mai  1446.  Certificat  d'amortissement 
d'un  fief  de  deux  bonniers  de  terre  ou  environ  gisant  en 
la  paroisse  de  Roncq  «  que  Jean  Le  Prévost,  fils  de 
feu  Jacques  a  donné  au  prouffit  des  Sept  heures  que 
Ton  chante  en  l'église  St-E  tien  ne  de  Lille». — 20  juin 


1460;  8  juin  1463;  10  novembre  1474.  Lettres  patentes 
par  lesquelles  l'évêque  de  Tournai  accorde  aux  reli- 
gieuses, dites  les  Ensaquées,  établies  sur  la  paroisse 
St-Étienne  à  Lille,  la  faculté  de  pouvoir  faire  dire  et 
célébrer  dans  leur  chapelle  particulière  des  messes 
basses  quand  cela  leur  conviendra,  et  une  messe 
chantée  à  haute  voix  le  jour  de  la  fête  des  Onze  mille 
Vierges.  —  Bruxelles,  le  13  octobre  1521.  Lettres 
patentes  de  l'empereur  Charles  Quint  confirmant  l'auto- 
risation donnée  par  le  pape  à  Jérôme  Ruflfaut  «  posse.s- 
seur  pacifique  de  la  coustrerie  de  l'église  parochiale 
St-Etienne  en  nostre  ville  de  Lille,  d'annihiler  et  mectre 
en  néant  le  nom  de  ladicto  coustrerie  et  convertir  les 
fruits  de  fondacion  d'icelle  à  la  dotacion  de  certaine 
chapelle  que  ledit  remonstrant  est  d'intencion  de 
fonder  et  plus  amplement  doter  au  grant  autel  de 
ladicte  église  parochiale  Sl-Estienne  avec  quatre  de 
plus  povres  enffans  de  ladicte  parochie  ».  — 19  mai 
1634.  Fondation  faite  par  demoiselle  Françoise  Potin, 
veuve  de  Barthélémy  Mes,  d'un  obit  avec  neuf 
psaumes  et  neuf  leçons  en  l'église  St-Etienne  de 
Lille.  —  Kfflise  M^Maariee  de  UUe.  18  décembre 
1360.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  évoque  de  Tour- 
nai, confère  à  Jean  Bouvelent,  prêtre,  l'autel  de  Ste- 
Marie  en  l'église  St-Maurice  de  Lille  ;  à  cette  pièce  est 
annexé  un  certificat  du  doven  do  la  chrétienté  de  Lille 
affirmant  que  la  collation  dudit  autel  a  été  effectuée.  — 
30  septembre  1604.  Acceptatit)n  par  les  aiaryliseurs 
de  l'église  St-Maurice  de  Lille,  de  la  fondation  faite 
par  le  testament  de  feu  Gilles  de  Lespierre,  bourgeois 
de  ladite  ville,  d'une  messe  à  célébrerchaque  dimanche 
et  jour  de  fête  solennelle,  avec  eau  bénite,  sermon, 
sonnerie  des  cloches,  etc. —  14  décembre  1661.  Attes- 
tation par  Nicolas  Lambert,  pasteur  de  l'église  St-Mau- 
rice à  Lille,  que  rien  ne.  s'oppose  à  l'ordination  de 
Jean  -  Baptiste  Willem,  diacre,  son  paroissien.  — 
is^lise  l^t-ftouirear  de  lillle.  19  février  1663.  Fonda- 
tion d'un  obit  à  perpétuité  à  célébrer  en  l'église 
St-Sauveur  de  Lille,  pour  le  repos  de  l'âme  de  Made- 
leine Le  Bastien,  veuve  de  Nicolas  Vernes. 

B.  1515.  (Carton.)  —  IT  pièces,  parchemin  ;  7  pièces 
et  2  cahiers,  10  feuillets,  papier  ;  2  sceaux  et  plusieurs 

fragments. 

1999-1555.    —  HôpitauiK   de   lillle.    Hôpital 

IVotre-nAme  dit  Comteawe.  —  Mars,  1237.  (« 

trigesi/no  sexto,    mense  Martii  t),   lettres  par  les 


400 


ARCHIVES  DU  NORD. 


quelles  Jeanne,  comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaul, 
accorde  à  l'hôpital  Notre-Dame  qu  elle  a  fondé  à  Lille, 
en  échange  des  240  livres  stipulées  par  sosleltrrs  du 
mois  do  février  1237,  120  livres  à  prendre  chaque 
année  sur  le  produit  de  la  foire,  15  muids  de  froment 
h  percevoir  sur  des  terres  sises  à  Esquermes,  hors  la 
porte  St-Pierre,  en  Barœul  et  à  Wazemmes,  20  muids 
de  mouture  sur  les  moulins  de  Menin,  10  muids 
d  avoine  snr  le  moulin  de  Molinel  et  autant  sur  celui 
de  Derièiau  et  15  livres  sur  le  moulin  du  pont  du 
Château  ;  copie  authentique  du  20  juillet  1388,  en 
partie  détruite  par  Thumidité.  —  Septembre  1237. 
{«  Dation  anno  Dohiini  rnilleshno  ducenteshno 
tricesimo  septimo,  nicnse  septetnbri  »).  Lettres  par 
lesquelles  Jeanne,  comtesse  de  Flandre,  déclare  avoir 
fondé  à  Lille,  près  de  sa  maison  (le  palais  de  la  Salle), 
un  hôpital  en  l'honneur  de  Notre-Dame,  pour  les 
pauvres  malades  retenus  au  lit  ;  avec  Ténumération 
des  biens,  terres,  rentes,  etc.,  dont  elle  lui  fait  dona- 
tion ;  vidimus  par  Jacques,  doyen  du  chapitre  Saint- 
Pierre  de  Lille,  en  date  du  9  mai  1304.  —  Septembre 
1239.  («  Anno  Doniini  M""  CC  XXX""  nono,  niense 
septembri  »).  Lettres  par  lesquelles  Thomas  et  Jeanne, 
comte  et  comtesse  de  Flandre,  règlent  le  mode  de 
nomination  des  proviseurs  de  l'hôpital  Noire-Dame 
qu'ils  ont  fondé  à  lille  ;  copie  simple.  —  4  décembre 
1244.  («  Actwn  anno  Domini  rnillesiyno  ducentesimo 
quadragestmo  gua?*to,  dominica  secunda  in  adventu 
Domini  »).  Donation  par  les  mêmes  à  leur  hôpital  de 
Lille  de  tous  leurs  moulins  de  Lille  et  de  Wazemmes, 
à  condition  que  cet  hôpital  payerait  annuellement 
20  livres  pour  la  fondation  d'une  chapelle  selon  la 
volonté  de  Marguerite,  dame  de  Ûampierre,  sœur  de 
la  comtesse  Jeanne;  confirmation  par  la  comtesse 
Marguerite  au  mois  d'avril.  1274. —  8  septembre  1247. 
(«  Dati(7n  anno  Domini  millesi?no  quadragesi7H0 
septimOy  7nense  sejjtembri  in  die  nativitatis  béate 
Virginis  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  com- 
tesse de  Flandre,  mande  aux  maître,  frères  et  sœurs  de 
l'hôpital  Notre-Dame  d'avoir  à  payer  tous  les  ans  huit 
livres  aux  Béguines  de  Lille.  —  Juin  1272.  (<  Datum 
anno  Domini  7nillesimo  ducentesimo  septuagesimo 
secundo,  7nense  junio  »).  Lettres  par  lesquelles  les 
frères  et  les  sœurs  de  l'hôpital  Comtesse  promettent, 
de  payer  tous  les  ans  aux  Béguines  de  Lille  20  livres 
à  cause  du  droit  que  la  comtesse  Jeanne  leur  avait 
donné  sur  les  moulins  de  Lille  et  de  Wazemmes, 
laquelle  somme  sera  employée  à  l'entretien  d'un  chape- 


lain qui  célébrera  le  service  divin  dans  ce  béguinage. 

—  Avril  1274.  (<t^  Datum  anno  Do7nini  millcsityio  du- 
centesimo septuagesitno  quai^to,  7nense  Aprilh  >). 
Lettres  par  lesquelles  la  comtesse  Marguerite  ordonne 
que  lesdites  vingt  livres  dues  par  l'hôpital  Comtesse 
au  Béguinage  de  Lille  seraient  données  au  chapelain 
dudit  Béguinage  ;  copie  du  XV' siècle,  signée  Hiberti. 

—  Février  1275.  («  Datum  a7mo  Do7mni  millesitïw 
duce?itesi7no  LXX^  quarto,  me7ise  Febr^ua7^io  ») 
Lettres  par  lesquelles  les  frères  et  les  sœurs  de 
l'hôpital  Comtesse  de  Lille  approuvent  le  changement 
d'itinéraire  de  la  procession  de  Lille  tel  qu'il  est 
indiqué  dans  lesdites  lettres;  copie  simple. —  Octobre 
1284.  («  En  Va7i  del  I7ica7matian  Nostt^e  Ségfieur 
7nil  deus  ce7is  quat7^e  vi7is  et  quinze,  el  77iois  de 
octobi^e  t>).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de 
Flandre,  quitte  et  remet  aux  maître,  frères  et  sœurs 
de  l'hôpital  Comtesse  à  Lille,  une  rente  due  par  cette 
maison  sur  les  métiers  d'Ardembourg,  Isendyke  et 
Maldeghem.  —  Copie  simple  do  ces  lettres.  —  10  jan- 
vier 1345.  Chirographe  contenant  la  donation  faite 
par  Lotard  Canars,  sergent  d'armes  du  Roi,  et  par  sa 
femme,  d'une  rente  de  4  marcs  d*argent  au  profit  de  la 
chapelle  de  l'hôpital  Comtesse  à  Lille.  —  Hôpital  8t- 
Jean-Baptlstc,  dit  de  ISt-Sauireur .  —  29  novembre 
1286.  («  Actwn  et  datum  anno  Domini  tnillesinio  du- 
cetitesimo  octogesimo  sexto^  in  vigilia  sa7Wti  Afidree 
apostoli  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean  dit  Makeaus, 
chanoine  de  Lille,  maître  de  la  maison  de  St-Sauveur, 
et  le  prieur,  frères  et  sœurs  de  cette  maison  déclarent 
que  Jeanne,  dite  Alaveine,  leur  a  prêté  quarante 
livres  tournois,  en  reconnaissance  de  quoi,  ils  la  regar- 
dent comme  fa7niliè7^e  de  cette  maison  et  lui  accor- 
dent la  nourriture  et  l'habilemeut  ;  si  ladite  Jeanne 
veut  sortir  de  l'hôpital,  ils  promettent  delà  rembourser 
du  prêt  ci-dessus,  mais  ils  ne  pourront  la  renvoyer  si 
ce  n'est  pour  de  justes  motifs  dont  la  preuve  devra  être 
faite  devant  les  doyen  el  chapitre  St-Pierre  de  Lille.  — 
29 août  1293.  («  A71710  Do7nini niillesimo  duceTitesimo 
7ionagesi7no  tertio,  in  die  decollaiionis  Johantiis 
Baptiste  *).  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de 
Flandre,  confirme  la  fondation  faite  par  la  comtesse 
Jeanne  à  l'hôpital  St-Sauveur  d'un  lit  destiné  à  un 
pauvre  malade,  au  mois  de  septembre  1233.  —  Mala- 
drerie,  dite  de  Oanteleu.  Septembre  1233.  Lettres 
par  lesquelles  Jeanne,  comtesse  de  Flandre,  déclare 
que  sur  la  rente  de  cent  livres  qui  lui  avait  été  assignée 
sur  l'espier  de  Fumes  par  le  testament  de  son  mari,  le 


CHAMBRE  I)F:S  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCESE  DE  TOURNAL 


461 


comte  Fernand  de  Portugal,  elle  en  donne  quinze 
pour  la  dotarton  de  la  chapelle  de  Lille,  située  entre 
les  deux  ponts,  dont  dix  pour  le  chapelain  et  cinq  pour 
la  maison  des  lépreux.  —  29  août  1293.  Confirmation 
de  cette  donation  par  Gui,  comte  de  Flandre.  — 
Hôpital  de  ISt-Hlcolafi.  —  Avril  1265.  («  En  l'an  del 
incarnation  Nostre  Ségnetir  Jésu  Crist  mil  deus 
cens  sessante  et  cuinc,  et  mois  d'avril  »).  Lettres  par 
lesquelles  Baudouin,  chevalier,  seigneur  de  Comines, 
atteste  que  Gilles  de  Le  Cousture,  de  Comines,  son 
homme,  et  Marguerite,  femme  dudit  Gilles,  ont  vendu 
diverses  parties  de  terre  qui  ont  été  rapportées  à  loi 
«  pour  une  capelerie  estorer  en  lonneur  Nostre 
Ségneur  Jésu  Crist  et  saint  Éloy  à  Tostelerie  saint 
Nicholai  entre  deus  pons  à  Lille  >.  —  Hôpital  des 
Boniifinflintii.  15  octohrel331.  Lettres  de  confirma- 
tion et  approbation  par  Guillaume,  évêque  de  Tour- 
nai, des  institution  et  fondation  de  la  maison  des 
Bons  Enfants  à  Lille.  —  Hôpital  dem  Grlmarets. 
Lille,  11  octobre  1344.  Vidimus  parles  échevins  de 
Lille  de  la  fondation  de  la  chapelle  de  Notre-Dame  de 
Tournai,  en  la  rue  Basse  à  Lille  (hôpitaldesGrima- 
rets).  —  15  janvier  1345.  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
évêque  de  Tournai,  approuve  la  fondation  de  Thôpital 
dos  Grimarets.  —  Hôpital  de»  Chartrler»  prè«  le 
pont  de  RoubaliL,  à  liUle.  —  Lille,  26  septembre 
1541  et  13  juillet  1555.  Fondation  de  l'hôpital  des 
Chartriers  près  le  pont  de  Roubaix  vis-à-vis  les  Sœurs 
Grises  à  Lille,  par  Jean  Barge  et  Marguerite  Le  Roux, 
sa  femme,  pour  13  pauvres  hommes  et  femmes,  âgés 
de  plus  de  60  ans  et  natifs  de  Lille  ;  augmentation  de 
la  dotation  dudit  hôpital. 

B.  1516.  (Carton.)  —  28  pièces,  parchemin  ;  5  pièces,   papier  ; 
10  sceaux  brisés  et  incomplets  et  2  buUes  en  plomb. 

t!i9S-t5M.  —  Couvent  des  rellffleuiieft doml- 
nlealneii)  dit  l' Abblette,  à  Ulle.  —Août  1273. 
(«  L'an  del  Incar^nation  Nostre  Ségneur  Jhèsu  Crist 
mil  deus  cens  soioûante  et  trèze,  ou  mois  d'aoust  :^). 
Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse  de 
Flandre,  et  Gui,  son  fils,  donnent  aux  religieuses  delà 
nouvelle  abbaye  de  Notre-Dame,  dite  TAbbiette,  à 
Lille,  des  rentes  qu*ils  avaient  acquises  de  feu  Jean  de 
Ghistelles,  de  Jean,  son  fils  aine,  chevalier,  et  de 
Michel,  fils  de  feu  Jean  de  Lille  ;  sous  le  vidimus  des 
échevms  de  Lille,  en  date  du  18  février  1393. —  Avril 
1277.  («  L'an  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  Jhèsu 


Crist  mil  deus  ce»is  sieptante  et  sept,  ou  mois 
d'avril  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  com- 
tesse de  Flandre,  accorde  plusieurs  privilèges  et  fran- 
chises à  la  prieure  et  aux  religieuses  de  la  nouvelle 
abbaye  de  Noire-Dame,  ordre  des  Frères  Prêcheurs, 
à  Lille  ;  sous  le  vidimus  des  échevins  de  Lille,  en  date 
du  26  janvier  1417.  —  Janvier  1283.  («  En  Van  del 
Incarnation  Nostre  Ségneur  Jhésu  Crist,  mil  deus 
chens  quatre  vins  et  deus,  ou  mois  de  janvier  »J. 
Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  approuve 
de  nouveau  la  vente  faite  par  Robert  de  Waviin, 
chevalier,  sire  de  St-Venant,  à  la  prieure  et  aux 
religieuses  de  TAbbiette  d'une  rente  héritière  de  cent 
livres  parisis  sur  les  biens  qui  lui  appartenaient  dans 
les  paroisses  de  Score  et  de  Keyhem  ;  copie  authen- 
tique. —  Décembre  1296.  (<  L'an  del  Incarnation 
Nostre  Singneur  mil  deus  cens  quatre  vins  et  sesze, 
el  mois  de  décembre  t>).  Lettres  par  lesquelles  Gui, 
comte  de  Flandre,  déclare  qu'ayant  donné  à  Watïerde 
Renenghes,  seigneur  de  Morbecque,  des  terres  sises  ec 
cette  paroisse,  moyennant  une  rente  à  payer  au  cou- 
vent de  TAbbietle  de  Lille,  il  décharge  ledit  Watierde 
cette  rente  qu'il  assigne  sur  son  fief  de  Verlinghem. 
—  Gand,  le  13  janvier  1304.  («  Ije  lundi  de  l'octave  de 
l'Epiphatiie  l'an  mil  trois  cens  et  trois  »).  Confirma- 
tion de  ces  lettres  par  Henri,  fils  du  comte  Gui,  insérée 
ainsi  que  la  pièce  précédente  dans  un  vidimus  des  reli- 
gieuses de  TAbbiette,  en  date  du  27  octobre  1310.  — 
Avignon,  le  6  mai  1352.  («  //  Nonas  Maii,  pontifica- 
tus  nostri  annodecimo  >).  Bulle  du  pape  Clément  VI 
excommuniant  les  détenteurs  des  biens  des  religieuses 
de  l'Abbiette,  avec  ordre  de  publier  ladite  bulle  à 
Cambrai.  —  5  décembre  1371,  à  Avignon.  («  Ave- 
nione,  nonis  decembris,  pontiftcatus  nostri  anno 
primo  »).  Bulle  du  pape  Grégoire  XI  renouvelant  l'ex- 
communication prononcée  contre  les  spoliateurs  des 
biens  des  religieuses  de  l'Abbiette  ;  ladite  bulle  a  été 
publiée  à  Cambrai.  —  Septembre  1395.  Assignation, 
donnée  aux  dames  de  rAbbiette,à  Lille,  dans  l'instance 
qu'elles  ont  contre  les  Frères-Prêcheurs  de  la  même 
ville.  —  31  octobre  1396.  Sentence  du  Conseil  de  Gand 
rendueau profit  desdites  dames  dans  ladite  instance. — 
1444.  Extrait  des  privilèges  conférés  aux  dames  reli- 
gieuses de  l'Abbiette.  —  13  octobre,  5  novembre  1453. 
Copie  des  différents  titres  concernant  l'exemption 
du  payement  des  droits  perçus  sur  le  cervoise,  accor- 
dée aux  religieuses  de  l'Abbiette  par  le  duc  de  Bour- 
gogne. —  Lille,  le  25  octobre,  sans  date  d'année  ;  vers 


4()2 


ARCHIVES  DU  NORD. 


1512.  Lettre  de  sœur  Catherine  LeseDger,  religieuse 
de  TAbbiette  de  Lille,  à  l'archiduchesse  Marguerite 
pour  lui  annoncer  Tenvoi  d'un  petit  houpeau  (proba- 
blement houppe  de  fils  d'or  et  de  soie),  tel  que  «  vostre 
humble  servante  ancienne  sçay  faire  >.  —  18  mai 
1524.  Nomination  par  sœur  Catherine  Zancquant, 
prieure  de  l'abbaye  de  TAbbietle,  de  François  Trotlin, 
comme  receveur  d'un  fief  appartenant  à  ladite  abbaye 
en  la  paroisse  de  Morbecque. 

B.  1517.  (Carton.)    —    11  pièces,  parchemin;  7  pièces,  papier; 
4  sceaux  incomplets,  brisés  ou  écrasés. 

t949-t<IG9«  —  Couvent  de»  Frère*  Prèehears 
de  Mlle.  —  Mai  1247.  («  Daturn  anno  Domini  mil- 
lesimo  ducentesimo  guadragesimo  septimo,  rnense 
Maio  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse 
de  Flandre,  donne  à  Béatrix  de  Neuvirelle,  veuve  de 
Hugues  de  Mansuerii,  et  à  ses  hoirs  une  rente  annuelle 
de  30  livres,  10  sols,assignée  sur  61  bonniers  de  terre  à 
Nieppefl),  laquelle  donation  est  confirmée  par  Guil- 
laume de  Darapierre,  fils  de  la  dite  comtesse.  — 
Même  date.  Mêmes  lettres  avec  d'autres  do  la  même 
comtesse  accordant  à  ladite  Béatrix  le  droit  de  ^e 
servir  des  échevins  de  la  Comtesse  à  Nieppe  pour  se 
faire  payer  des  revenus  qui  lui  appartenaient  audit 
Heu  jusqu'à  concurrence  de  la  somme  de  3  sols  seule- 
ment. —  Traduction  française  de  cette  pièce.  — 
27  octobre  1406.  Lettres  de  sauvegarde  accordées  par 
le  duc  Jean  Sans  Peur  aux  Frères  Prêcheurs  de  Lille. 
—  22  juin  1602.  Constitution  d'une  rente  au  profit  du 
couvent  des  Frères  Prêcheurs  de  Lille  sur  la  veuve  de 
feu  Guillaume  Meillier.  —  20  avril  1642.  Fondation 
par  demoiselle  Isabeau  Le  Hugier,  veuve  de  inessire 
Antoine  de  Courouble,  en  son  vivant  docteur  en  méde- 
cine à  Lille,  d'un  obit  et  de  12  messes  par  an,  avec 
distribution  de  pains  et  10  patards  sur  chaque  pain,  à 
célébrer  dans  l'église  du  couvent  des  religieux  de  Str 
Dominique  de  la  ville  de  Lille.  —  24  mai  1657.  Suppli- 
que de  frère  Jean  Derneau,  prieur  du  couvent  des 
Frères  Prêcheurs  de  Lille,  à  T^vêque  de  Tournai,pour 
le  prier  d'ordonner  prêtre  Robert  Trezel,  frère  profès 
de  son  couvent.  — 1661 .  Requêtes  et  correspondance 
au  sujet  de  la  demande  en  exemption  des  droits  de 
nouveaux  acquêts  faite  par  les  Prieur  et  religieux 


(1)  Ces  trois  pièces  se  rapportent  à  une  rente  qui  fit  partie  de 
la  dotation  du  couvent  des  Frères  Prêcheurs  de  Lille. 


Frères  Prêcheurs  de  Lille,  pour  des  maisons  qui  leur 
ont  été  léguées.  —  21  janvier  1667.  Fondation  d'une 
messe  à  célébrer  chaque  vendredi  et  d'un  obit  annuel 
dans  l'église  des  Frères  Prêcheurs  de  Lille,  par  Jeanne 
Tesson,  femme  du  sieur  Simouiy.  —  28  novembre  1667. 
Fondation  d'un  obit  annuel,  à  neuf  psaumes  et  neuf 
leçons,  dansréglise  des  Frères  Prêcheurs  de  Lille  par 
noble  dame  Marie  Valérienne  de  Croix,  femme  de 
messire  Jacques  de  Lières,  seigneur  de  Ferfay. — V^u- 
¥mt  de«  filœurs  Moires  de  lilUe.  —  2  janvier  1 45 i. 
Lettres  d'amortissement  octroyées  par  le  duc  Philippe 
le  Bon  en  faveur  de  la  maîtresse  et  des  sœurs  dites 
«  ensacquées  »  de  Lille  pour  17  cents  de  terre  sis  en 
une  pièce  en  la  paroisse  de  Loos  et  qui  leur  avaient 
été  donnés  par  Hellin  Leclerc  et  Jeanne  Deffontaines,  sa 
femme.  —  Couvent  de»  Frères  Minimes  on  Cor- 
deliers  de  Mlle.  —  15janvier  1453.  Lctires  de  sauve- 
garde accordées  par  le  duc  de  Bourgogne,  Philippe  le 
Bon,  au  couvent  des  Frères  Minimes  de  Lille.  — 
Juillet-13  août  1534.  Promesse  des  Frères  Mineurs 
ou  Cordeliers  de  Lille,  d'entretenir  et  d'observer  le 
contenu  des  lettres  d'amortissement  y  insérées,  rela- 
tives à  un  héritage  joignant  leur  couvent,  qui  leur  a 
été  donné  par  Nicolas  Burel,  évêquo  de  Sarepte,  suf- 
fragant  de  Tévêché  de  Tournai,  afin  d'y  édifier  un 
bâtiment  destiné  à  leur  servir  d'infirmerie.  —  Couvent 
des  Soeurs  de  Ste-€laire  de  liiile.  —  4  novembre 
1603.  Requête  de  frère  Amand  Du  Vivier,  de  l'ordre  des 
Frères  Prêcheurs  de  la  régulière  Observance,  confes- 
seur des  sœurs  recluses  de  Ste-Claire,  à  Lille,  adressée 
à  l'évêque  de  Tournai,  afin  d'obtenir  l'autorisation  pour 
Jean  Barbe,  profès  dudit  ordre  des  Frères  Prêcheurs, 
prêtre,  de  pouvoir  confesser,  administrer  le  sacrement 
de  pénitence  et  prêcher  dans  toute  l'étendue  dudit 
diocèse  de  Tournai. 

B.  1518.  (Carton.)  —    21   pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 

11  sceaux  en  mauvais  état. 

1919-141 1.  —  Éffllue  eolléfflale  Hotre-name 
de  Courtral.  — 26  septembre  1219,  Lille.  («Da^wm 
apud  InsulaîH,  feria  quinta  ante  festimi  sancti  Re- 
migii,  anno  Domini  M^  CC^  nono  decimo  »).  Lettres 
par  lesquelles  Jeanne,  comtesse  de  Flandre  et  de 
Hainaut,  assigne  au  chapitre  Notre-Dame  de  Courtrai 
une  rente  de  80  hœtcds  d'avoine  à  prendre  tous  les 
ans  sur  ses  revenus  à  Halluin,  au  lieu  des  80  livres  à 
payer  tous  les  ans  sur  les  fiefs  de  Bruges  pour  les 
quatre  prébendes  fondées  dans  ledit  chapitre  par  le 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈSE  DE  TOURNAI. 


463 


comte  Bauduin,  son  père  ;  —  un  vidimus  du  chapitre 
Saint-Sauveur  d'Harlebeke,  du  4  août  li388  ;  un  autre 
vidimus  du  prévôt  et  des  échevins  de  Courtrai,  du  27 
mai  1370  ;  une  copie  par  Jean  dit  Tsier,  clerc  du 
diocèse  de  Tournai,  du  18  octobre  1359.  —  Novembre 
1J67.  (^  Dation  et  actum  anno  Domini  Jf»»  CC^  LX^, 
septimOj  tnense  Novembri  »).  Lettres  par  lesquelles 
Jean,  sire  d'Audenarde,  confirme  le  don  fait  par  Gui 
de  Houle  et  Gertrude,  sa  femme,  à  l'église  Notre- 
Dame  de  (Courtrai  d'une  dîme  de  blé  à  perct^voir  à 
Marcke  près  Courtrai.  —  19  Juillet  1268.  («  Datum 
anno  Domini  M^  CC^  LX"  octavo,  die  jovis  post 
divisionem  apostolorum  »).  Lettres  par  lesquelles 
Marguerite,  comtesse  de  Flandre,  rend  au  chapitre 
Notre-Dame  de  Courtrai  la  donation  de  toutes  les 
dîmes  de  Marcke,  se  réservant  pour  elle  et  ses  succes- 
seurs le  patronat  de  l'église  dudit  lieu,  de  façon  que 
lorsque  Toffice  de  doyen  viendra  à  vaquer,  le  Comte 
sera  tenu  de  présenter  à  l'évêque  de  Tournai  une  per- 
sonne capable  et  désignée  par  le  chapitre  pour  le 
remplir.  —  A  cette  pièce  est  attachée  une  requête 
présentée  par  ce  chapitre  le  dimanche  après  l'Ascen- 
sion (22  mai)  1306,  à  Robert,  comte  de  Flandre,  pour 
le  prier  de  procéder  instamment  à  la  nomination  que 
les  chanoines  avaient  faite  de  Gilbert,  dit  Pauwels,  à 
la  cure  de  l'église  de  Marcke  qui  était  vacante.  — 
9  mars  1269.  («  Datum  anno  Domini,  rnillesimo 
ducentesimx)  sexagesimo  octavo,  sabhato  post  Domi- 
nicam  qua  cantaiur  Letare  Hierusalehi»).  Sentence 
rendue  par  les  arbitres  nommés  pour  terminer  les 
différends  entre  Tabbaye  Notre-Dame  des  Dunes  et  le 
chapitre  Noire-Dame  de  Courtrai  au  sujet  de  plusieurs 
portions  de  dîmes  entre  Schoutedam  et  Hoghelde.  — 
1^^  avril  1331.  Lettres  du  chapitre  Notre-Dame  de 
Courtrai  désignant  un  prêtre  pour  la  cure  do  Marcke 
à  Louis,  comte  de  Flandre,  ayant  le  droit  de  présen- 
tation à  l'évêque  de  Tournai.  —  St-Christophe-en- 
Halatte  (in  Halata),  le  6  novembre  1351.  Mandement 
de  Jean,  roi  de  France,  au  receveur  de  Lille,  de  payer 
aux  chanoines  de  Notre-Dame  de  Courtrai,  une  rente 
de  cent  muid s  d'avoine  due  à  cette  église  sur  la  recette 
de  Lille.  —  22  septembre  1384.  Quittance  délivrée  par 
les  doyen  et  chapitre  Notre-Dame  de  Courtrai  de  la 
somme  de  363  livres  qu'ils  ont  reçue  de  Robert  dou 
Was,  receveur  de  Lille,  pour  «  la  prisée  de  100  muis, 
de  molle  avaine  que  ladite  église  a  de  rente  par  an  sur 
l'espier  d'Halluin  ».  — Sans  date;  XIV* siècle.  Accord 
entre  le  chapitre  Notre-Dame  de  Courtrai  et  le  procu- 


reur général  de  Flandre  au  sujet  de  la  perception  de 
rentes  sur  le  domaine  du  Comte.  —  29  mars  1407. 
Mandement  du  duc  de  Bourgogne,  pour  assurer  la 
rente  de  cent  muids  d'avoine  due  par  le  domaine  au 
chapitrede  Courtrai. — 13  avril  1407.  Autre  mandement 
du  duc  de  Bourgogne  pour  la  mise  sous  séquestre  des 
biens  de  feu  CoUard  le  Vriend,  bâtard,  bourgeois  de 
Courtrai.  — 18  février  1408.  Acte  notarié  au  aujetde 
la  reconnaissance  des  droits  appartenant  aux  prébendes 
fondées  à  la  collégiale  Notre-Dame  de  Courtrai  par 
Baudouin,  comte  de  Flandre.  —  27  avril  et  14  mai 
1408.  Lettres  au  sujet  des  rentes  dues  au  chapitre  de 
la  collégiale  Notre-Dame  de  Courtrai. — ^2,9  et  30  juillet 
1408.  Assignation  adressée  aux  officiers  du  duc  de 
Bourgogne  par  le  chapitre  Notre-Dame  de  Courtrai 
pour  non-payement  d'une  rente  due  par  le  domaine  à 
cette  église.  —  9  février  1410.  Lettre  du  doyen  du 
chapitre  Notre-Dame  de  Courtrai  au  sujel  de  rentes 
appartenant  audit  chapitre.  — 3 juillet  1411.  Lettres 
du  chapitre  de  Courtrai  déclarant  qu'il  accepte  l'é- 
change avec  le  duc  de  Bourgogne  de  la  place  du 
vieux  château  de  Courtrai  contre  800  hœuds  d'avoiue 
à  prendre  sur  l'espier  d'Halluin. 

B.  151Î).  (Carton.)  —  12  pièces,  parchemin  ;   13  pièces   et  5  ca- 
hiers, 68  feuillets,  papier:   3  see^uix  incomplets. 

t9St-t5Si.  —  Abbaye  de  Se-Amand.  ^  Avril 
1231.  —  («Datum  anno  Dom^ini  M^  CC^  tricesimo 
primo  »).  Lettres  par  lesquelles  H.  (Herbert),  abbé  de 
St-Amand  en  Pevéle,  déclare  que  Fernand  et  Jeanne, 
comte  et  comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut,  ont 
consenti  à  son  instante  prière,  à  ce  que  leurs  échevins 
de  Neuville  et  de  Lîeu-St-Amand  fassent  aussi  les 
fonctions  d 'échevins  pour  les  terres  de  l'abbaye  dans 
ces  localités  ;  s'il  s'élève  des  difficultés  à  ce  sujet  l'en- 
quête aura  lieu  à  Valenciennes.  —  17  janvier  1309. 
(«  Lan  de  grasce  mil  trois  cens  et  toit,  le  venredi 
après  les  octaJbes  de  la  Tymphane  >).  Picrn\  abbé,  et 
tout  le  couvent  de  St-Amand,  s'obligent  à  payer  à  Jean 
Laleman  de  Chièvres,  chapelain,  40  livres  de  rente  au 
noir  tournois,  à  recevoir  tous  les  ans  sa  vie  durant, 
moyennant  200  livres  de  noirs  tournois  qu'ils  en  ont 
reçues  ;  sous  le  vidimus  du  doyen  de  la  chrétienté  de 
Chièvres,  daté  de  la  4«  férié,  veilie  de  Noël  (24  décem- 
bre) 1343  ;  mêmes  lettres,  sous  le  vidimus  de  G., doyen 
de  la  chrétienté  d'Audenarde,  en  date  du  24  août  1346. 
—  15  octobre  1320.  Acte  par  lequel  Pierre,  abbé  de 


464 


ARCHIVES  DU  NORD. 


St-Araand,  déclare  que  pour  donner  satisfaction  aux 
créanciers  de  cette  abbaye,  il  leur  avait  cédé  les  bois 
appartenant  à  ladite  abbaye  dans  la  forêt  de  Vicoigne. 

—  15  décembre  1343.  («  Le  lundi  prochain  devant  le 
jour  saint  Thomas  Vapostle,  el  mois  de  décembre  »). 
Lettres  par  lesquelles  les  abbé  et  couvent  de  Sl-Amand 
donnent  à  ferme  à  Olivier  de  la  Courbe,  sa  vie  durant, 
les  maison  ot  t«rre  de  Aynnes,  moyennant  la  somme 
de  60  livres  par  an  ;  sous  le  vidimus  de  Pierre,  doyen  de 
l'église  de  Ste-Pharaïde  de  Gand »  le  27  mars  1348  (4«  férié 
après  Oculi  1347).  —  24  décembre  1343.  Procuration 
donnée  par  Jean  Laleman  pour  la  gestion  de  ses  affaires, 
entre  autres  pour  recevoir  de  l'abbé  de  St-Amand  20 
livres  qui  lui  étaient  dues  par  cette  abbaye.  —  18  mars 
1344.  (<  Sdonredaechs  naer  half  maerte  ;  le  jeudi 
après  la  mi-mars  »).  Sentence  rendue  par  les  bailli  et 
échevins  d'Audenarde  par  laquelle  l'abbaye  de  St- 
Amand  est  condamnée  à  payer  les  arrérages  d'une 
rente  annuelle  de  40  livres  tournois  et  à  donner  hypo- 
thèque pour  la  garantir.  —  1344.  Requête  présentée 
au  comte  de  Flandre  par  l'abbé  de  St-Amand  dans  le 
procès  qui  est  fait  à  l'abbaye  à  l'occasion  de  la  rente 
viagère  due  à  Jean  Lalemand. —  9  août  1346.  («  Stvon- 
daechs  vor  ons  Vrouwen  dach  in  alnen  houste  ;  le 
mercredi  avant  Notre-Dame  d'août  >).  Extrait  d'une 
sentence  rendue  au  profit  de  Jean  de  Valencieniies  à 
cause  de  ce  qui  lui  était  dû  par  l'abbaye  de  St-Amand. 

—  Chièvres,  le  24  juillet  1351.  (^  Le  diîmnenche 
apriès  le  jour  de  le  Magdelaine  »).  Acte  notarié 
constatant  la  déclaration  de  ce  que  Jean  Lalemand  a 
reçu  sur  les  arrérages  de  la  rente  viagère  à  lui  due 
par  l'abbaye  de  St-Amand.  —  Paris,  le  31  mai  1383, 
la  3*  année  du  règne  de  Charles,  roi  de  France.  — 
Lettres  du  roi  Charles  VI,  déclarant  que  les  exploits 
faits  par  ses  officiers  el  ceux  de  l'abbaye  de  St-Amand 
en  la  partie  de  Sl-Amand  en  Pevèle  outre  la  rivière  de 
Scarpe  vers  Valenciennos,  qui  est  demeurée  conlen- 
tieuse  entre  les  prédécesseurs  dudit  roi  et  ceux  du 
comte  de  Hainaut,  ne  pourront  porter  aucun  préjudice 
audit  comte  de  Hainaut  ;  original  en  parchemin  ; 
copie  du  temps  sur  papier.  —  1462.  Mémoire  en 
réponse  à  un  mandement  impétré  sousle  sceau  du  duc 
de  Bourgogne  pardom  Gérard  Conciel,  ci-devant  abbé 
de  l'abbaye  de  St-Amand  en  Pevèle,  <  qui  n'a  jamais 
été  las  de  inquiéter,  vexer  et  traveiller  les  commis  au 
comptoir  et  temporel  de  ladite  église  et  abbaye  en 
leur  chai'ge  et  administration,  et  luy  et  les  siens 
excessivement  adomagier  ladicte  abbaye  ».    —   27 


novembre  1470.  Arrêt  du  parlement  de  Paris  ordon- 
nant la  remise  dans  ses  prisons  de  trois  religieux  de 
l'abbaye  de  Sl-Amand.  —  26  avril  1472.  Commission 
pour  informer  à  rencontre  des  receveurs  des  biens  de 
l'abbaye  de  St-Amand,  —  Arras,  le  3  octobre  1472. 
Lettre  du  duc  de  Bourgogne  à  ses  gens  des  Comptes 
de  Lille  au  sujet  de  l'audition  des  comptes  de  l'admi- 
nistration et  gouvernement  de  l'abbaye  de  St-Amand. 

—  Valenciennes,  le  8  octobre  1472.  Lettre  de  l'abbé 
de  St  Amand  aux  gens  dos  Comptes  à  Lille  au  sujet  do 
l'audition  des  comptes  de  ladite  abbaye.  —  1495-1510. 
Enquête  faite  par  Jean  Carondelet,  doyen  du  chapitre 
de  Besançon,  conseiller  et  maître  ordinaire  des  requêtes 
de  l'hôtel  de  l'Empereur  et  de  l'Archiduc,  prince  d'Es- 
pagne, au  sujet  de  certains  exploits  de  justice  faits  en 
la  terre  des  abbé  ot  couvent  de  St-Amand  par  les  offi- 
ciers dudit  archiduc.  —  Paris,  le  31  mai  1498.  Copie 
informe  d'un  arrêt  du  parlement  de  Paris  rendu  en 
faveur  de  l'évêque  de  Tournai,  avec  mandement  du 
roi  Louis  XII,  pour  qu'il  soit,  nonobstant  les  difficultés 
soulevées  par  le  Conseil  provincial  de  Flandre, 
exécuté  sur  les  instances  de  l'abbé  de  St-Amand.  — 
1501.  Enquête  faite,  sur  l'ordre  de  l'archiduc  Philippe 
le  Beau,  au  sujet  de  la  terre  contentieuse  de  St-Amand. 

—  Sans  date  ;  vers  1502.  Minute  des  lettres  patentes 
de  l'archiduc  Philippe  le  Beau  au  sujet  de  la  main-levée 
des  saisies  faites  sur  les  biens  de  l'abbaye  de  St-Amand 
et  du  chapitre  Notre-Dame  de  Tournai.  —  Sans  date  ; 
vers  1510.  «  Mémoires  touchant  St  Amand,  la  terre 
contentieuse,  les  pont  et  rivière  de  Scarpe  »  ;  pièces 
diverses  concernant  le  droit  de  juridiction  apparte- 
nant au  roi  de  France  sur  St-Amand  et  la  terre 
contentieuse.  —1531.  Fragment  d'un  mémoire  concer- 
nant l'état  des  biens  et  revenus  de  l'abbaye  de  St- 
Amand. 


B.  iZiHd.  (Carton.)   —  32  pièces,  parchemin  ;   4  pièces,  papier  ; 

0  sceaux. 


t9S0-t908.    —  Abbaye  de  Marquette.  —  Ir- 

chonwelz,  le  11  novembre  1230.  («  Chefu  fait  à  Hire- 
chonwez^  au  jour  de  Saint  Martin,  en  l'an  Nostre 
Signeur  mil  deux  cens  et  trente  »).  Vente  par  Hue, 
seigneur  d'Epinoy  et  d'Antoing,  à  Tabbaye  de  Mar- 
quette d'un  cellier  à  Irchonwelz  ;  copie  duXIV  siècle. 
—  Novembre  1233.  (<Datu7n  annoDomini  millt^imo 
CC^  tricesimo  tercio,  mense  Nov^mbri  >).  Lettres  par 
lesquelles  Jeanne,  comtesse    de  Flandre,  accorde  à 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  DIOCÈSE  DE  TOURNAI. 


4ai 


l'abbaye  de  Marquette  rexempUon  des  droitjj  de 
tonlieu,  péage,  rouage,  vinage  et  autres  daos  les  terres 
de  sa  domination  avec  l'autorisation  de  faire  paître 
ses  bestiaux  dans  les  prairies  communes  des  lieux  où 
elle  a  des  troupeaux  ;  copie  de  juin  1276  avec  confirma- 
lion  par  Marguerite,  comtesse  de  Flandre  ,  du  2  juin 
1362  et  par  Louis,  comte  de  Flandre,  sous  le  vidimus  du 
chapitre  de  St-Pierre  de  Lille  en  date  du  20  septembre 
1390.  —  Janvier  1249.  («  Datum  anno  Domini  mille- 
simo  ducenteswio  quadragesinio  octavoi^].  Lettres  par 
lesquelles  Marie,  abbesse,  et  tout  le  couvent  de  Mai'- 
quette  renoncent  à  certains  dons  de  terres  et  de 
rentes  à  eux  faits  par  Jeanne,  comtesse  de  Flandre. — 
Juin  1276.  (^  DalU7H  anno  Domini  M""  CC''  LXT 
sexto,  7nensejunio»).Let[res  par  lesquelles  Marguerite, 
comtesse  de  Flandre,  confirme  l'exemption  de  tous 
tonlieux  accordée  à  l'abbaye  de  Marquette  par  la  com- 
tesse Jeanne,  sa  sœur.  —  11  novembre  1277.  («  En 
l'an  del  Incarnation  Nostre  Signeur  mil  deus  cens 
sissante  dis  et  siet^  le  jour  saisit  Martin  en  yoier  »). 
Lettres  par  lesquelles  Ode,  abbesse,  et  tout  le  couvent 
de  Marquette  reconnaissent  le  prêt  d'une  somme  de 
cent  livres,  monnaie  de  Flandre,  qui  leur  a  été  fait  par 
Béatrix  de  Brabant,  dame  de  Courtrai,  veuve  de  Guil- 
laume, comte  de  Flandre.  —  Février  1282.  («  Lan 
del  Incarnation  Nostre  Segneur  Jhésu  Crist  mil 
deus  cens  quatre  vins  et  un,  el  mois  de  février  »). 
Lettres  par  lesquelles  Eustache,  abbesse,  et  le  couvent 
de  Marquette  déclarent  donner  à  Gui,  comte  de  Flan- 
dre, le  dixième  de  la  tourbe  extraite  dans  la  moëre 
d'Assenède  ;  moyennant  quoi,  le  Comte  les  gratifie  de 
deux  nouveaux  bonniers  de  moëres.  —  Amiens,  le  23 
avril  1335.  («  I je  jour  de  la  Qwas/morfo»). Commission 
de  Jean  Ducange,  lieutenant  du  bailli  d'Amiens,  pour, 
en  vertu  du  mandement  du  roi  de  France,  ajourner  au 
parlement  de  Paris,  l'abbesse  et  les  religieuses  de 
Marquette,  sur  l'appel  de  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de 
Cassel,  touchant  la  sentence  rendue  à  Montreuil  au 
profit  de  cette  abbaye;  relation  du  sergent  chargé  de 
faire  l'exploit  en  date  du  3  mai  1335  ;  lettre  d'avis  des- 
dites commission  et  relation  adressée  au  Parlement 
par  Galeran  de  Vauls,  bailli  d'Amiens,  en  date  du  5 
mai  1335.  —  Gand,  le  2  juin  1362.  Confirmation 
donnée  par  Louis,  comte  de  Flandre,  des  privilèges  de 
l'abbaye  de  Marquette. —  18  avril  1371.  Lettres  par 
lesquelles  Charles,  roi  de  France,  accorde  à  l'abbaye 
de  Marquette  l'exemption  du  payement  des  dixièmes 
sur  les  revenus  dentelle  jouissait;   sous  le  vidimus  de 


Hugues  Aubriot,  garde  de  la  prévôté  de  Paris,  en  date 
du  19  mai  1371.  —  20  avril  1374.  Transport  fait  par 
les  abbesse  et  religieuses  du  couvent  de  Marquette  au 
profit  du  comte  de  F'iandre,  du  dam  (1)  qu'elles  avaient 
entre  Vackbèke  et  Chaflaër  ;  deux  copies  coUationnées 
en  1571.  —  12  novembre  1381.  Quittance  délivrée  par 
sœur  Marguerite,  abbesse  de  Marquette,  de  la  somme 
de  8  livres  parisis  qu'elle  avait  reçue  de  Wuillaume 
Parole,  receveur  de  la  châtellenie  de  Lille,  pour  les 
rentes  qu'elle  perçoit  sur  les  vinage  et  passage  du  pont 
de  Frelinghien.  —  24  janvier  1386.  —  1*' juillet  1380. 
Vidimus  par  le  chapitre  St-Pierre  de  Lille  des  lettres 
du  duc  de  Bourgogne  ordonnant  de  payer  à  l'abbaye 
de  Marquette  la  rente  annuelle  de  17  sols,  monnaie  de 
Flandre,  assignée  sur  une  maison  sise  près  de  l'hôtel  de 
la  Poterne  à  Lille  et  achetée  par  le  Duc.  —  26  novem- 
bre 1423  —  17  mars  1424.  Procédure  entre  l'abbaye 
de  Marquette,  d'une  part,  et  Jean  de  Steenbecque,  de 
l'autre,  au  sujet  de  20  bonniers  de  terre,  sis  audit 
Steenbecque.  —  21  juillet  1424.  Ordonnance  à  l'eflet 
d'assigner  le  seigneur  de  Steenbecque  à  la  requête  des 
religieuses  de  l'abbaye  de  Marquette.  —  Septembre 
1424  —  Mars  1425.  Pièces  de  procédure  produites 
dans  l'instance  pendante  devant  le  Conseil  de  Gand 
entre  l'abbaye  de  Marquette,  d'une  part,  et  Jean  de 
Steenbecque,  le  bailli  et  les  hommes  de  fief  de  la 
cour  de  Haverskerque,  de  l'autre  ;  remise  de  la  cause. 
— 12  novembre  1426.  Mandement  du  duc  de  Bour- 
gogne prescrivant  qu'il  soit  fait  droit  aux  réclamations 
des  religieuses  de  Marquette  qui  se  plaignent  que, 
sous  prétexte  que  les  comtes  de  Flandre  ont  le  droit, 
lors  de  leur  joyeux  avènement,  de  donner  pain  et 
prébende  en  ladite  abbaye  à  une  jeune  fille  à  ce 
«  idoine  pour  servir  comme  religieuse  et  non  aultre- 
ment  »,  les  officiers  dudit  duc  s'efforcent  de  leur  im- 
poser un  appelé  Jean  Sequedin  «  qui  est  homme  marié 
et  par  ce  inhabile  a  estre  receu  en  ladite  église».  — 
2  juin  et  1 1  juillet  1427.  Sommation  faite  à  Jean  Bar- 
bier, dit  Macvier,  censier  de  20  bonniers  de  terre  sis 
à  Steenbecque,  appartenant  à  l'abbaye  de  Marquette- 
lez-Lille,  d'avoir  à  rendre  compte  des  cinq  dernières 
années  de  son  bail,  temps  pendant  lequel  il  y  eut  procès 
entre  ladite  abbaye  et  le  seigneur  dudit  Steenbecque, 
au  sujet  des  dites  terres.  —  22  juillet  1567.  Bail 
des  dîmes  appartenant  à  l'abbaye  de  Marquette  au 
territoire  de   Bersée.  —    22  mars  1608.  Bail  passé 

(i)  Digne  pour  retciiip  les  eaux. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  I.  (2"*  Partie). 


a» 


Am 


ARCHIVES  DU  NORD 


entre  Tabbesse  de  Marquette,  dame  Antoinette  de 
Maulde,  et  Jean  et  Roland  Ghérards,  etc.,  des  terres, 
prés,  etc.,  appartenant  à  ladite  abbaye  au  territoire  de 
Wacbèke. 

B.  1521.  (Carton).  --  2îî  pièces,  parchemin;   2  pièces,  papier; 
15  sceaux  brisés  et  incomplets  pour  la  plupart. 

ti99-ilMlft.  —  Ablmye  de  Lom.  —  1177.  («  Anna 
Domini  M""  C"  LXX^  VI1 1>).  Lettres  par  lesquelles 
Philippe,  comte  de  Flandre  et  de  Vermandois,  donne 
aux  frères  de  Tabbaye  de  Loos  la  somme  de  60  sous  à 
percevoir  annuellement  sur  les  revenus  dudit  comte  à 
Lille,  pour  fournir  le  pain  et  le  vin  nécessaires  au  sacri- 
fice de  l'autel.  —  U8t.  Lettres  du  même  comte  don- 
nant aux  religieux  de  la  même  abbaye,  à  la  prière  do 
sa  sœur  Gertnide,  100  sous  à  recevoir  annuellement  à 
Bruges,  pour  fournir  la  pitance  le  jour  de  son  anniver- 
saire. —  Sans  date.  Lettres  du  même  comte  donnant  à 
ladite  abbaye  20  livres  à  prendre  annuellement  sur  la 
foire  de  Thourout  et  sur  le  tonlieu  de  Lille.  —  H94. 
Lettres  de  Marguerite,  comtesse  de  Flandre  et  de 
Hainaut,  accordant  une  rente  annuelle  de  60  sims  à  la 
même  abbaye.  —  1341.  (»  Donné  au  Gué  de  Maimy, 
l'an  de  grâce  mil  CGC  quarante  et  un,  ou  mois 
d'octobre  »).  Lettres  par  lesquelles  Philippe  de  Valois 
roi  de  France,  donne  à  l'abbaye  de  Loos  30  livres  et 
0  sols  parisis  de  rente  annuelle  pour  l'entretien  d'un 
moine  qui  devra  tous  les  jours  de  sa  vie  chanter  une 
messe  pour  ledit  roi.  (Ces  cinq  pièces  sont  transcrites 
dans  un  vidimus  des  chanoines  du  chapitre  St-Pierre 
de  Lille  et  dans  une  copie  collatîonnée  en  date  des  22 
et  23  juillet  1388).  —  St  Germain-en-Laye,  le  17  avril 
1330.  Lettres  par  lesquelles  Philippe  de  Valois,  roi  de 
France,  fait  remise  à  l'abbaye  de  Loos  de  la  moitié  de 
la  finance,  qu'elle  lui  devait  pour  l'amortissement  d'une 
rente  de  20  livres  à  Frelinghien  et  autres  lieux  ;  sous 
le  vidimus  du  chapitre  St-Pierre  de  Lille,  en  date  du 
4  mai  1388.  —  18  juillet  1464.  Prise  à  bail  par  Olivier 
de  Marlier  des  religieux  de  l'abbaye  de  Loos  {Lossies^ 
en  flamand),  de  deux  dîmes  à  Eltschove  et  à  Marke 
(pièce  flamande).  —  1512-1513.  Requêtes  au  sujet  de 
l'élargissement  des  fossés  de  l'abbaye  de  Loos.  — 
1*""  novembre  1600.  Procès-verbal  de  la  visite  de  l'ab- 
baye de  Loos  par  Denys  Largentier,  abbé  de  Clair- 
vaux,  assisté  de  l'abbé  de  Clairmarais.  —  21  juin  1659 
— 14  novembre  1665.  Sentence  de  la  Gouvernance  de 
Lille,  en  date  du  21  juin  1659,  rendue  en  faveur  des 
abbé  et  religieux  de  Loos  et  les  manants  et  habitants 


d'Houplin,  contre  les  bailli,  gens  de  la  loi  et  commu- 
nauté de  Seclîn,  au  sujet  du  droit  de  co-propriétsé  de 
marais  dudit  Seclin  et  bois  croissarUs  ;  ladite  sentence 
conflrmée  parle  Conseil  de  Flandre  le  14  novembre 
1665.  —  Abimye  de  Cysolnff.  —  1177.  (<  Anna  Do- 
mini  3/°  C*  LXXVIP  »).  Lettres  par  lesquelles  Phi- 
lippe, comte  de  Flandre  ^et  de  Vermandois,  assigne  à 
l'abbaye  de  Cysoing  une  rente  annuelle  de  20  sols,  qui 
ne  pourra  êti'e  employée  que  pour  la  fourniture  du 
pain  et  du  vin  nécessaires  au  saint  sacrifice.  —  1242. 
Sentence  arbitrale  qui  termine  les  débats  entre  l'ab- 
baye de  Cysoing  et  Arnoul  de  Landas  au  sujet  du 
long  fossé  qui  sépare  les  bois  de  Cysoing,  appelés 
Malosnoit  eiSalanyloit^  des  bois  dudit  Arnoul. — 3  mars 
1284.  («  Datum  anno  Domini  M^  CC"  LXXX^  tercio, 
feria  sexta  post  Invocavit  me  »).  Lettres  par  les- 
quelles J.  (Jean  de  Houssoie)  et  tout  le  chapitre  de 
St-Pierre  de  Lille,  déclarent  que  Jean  de  Lille,  cha- 
noine de  l'abbaye  de  Cysoing,  a  reçu  de  ses  sœurs 
Marie  et  Hele,  une  somme  qu'elles  lui  ont  prêtée  pour 
subvenir  aux  nécessités  de  cette  abbaye  dont  l'admi- 
nistration lui  est  confiée.  —  5  décembre  1286.  («  Van 
del  Incarn/ftion  M  CC  quatre  vins  et  sis,  le  nuit 
sai/it  Nicholai  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert,  abbé, 
et  le  couvent  de  Cysoing  mandent  à  Gui,  comte  de 
Flandre,  qu'Os  lui  députent  Jean  de  Ulle  et  Jean 
d'Orchies,  leurs  chanoines,  avec  prière  d'exécuter,  ce 
qu'ils  lui  demanderont  deleurpart. — 9  décembre  1286. 
{«  An?io  Domini  millesimo  ducentesimo  octogesimo 
sexto,  feria  secunda  ante  festum  beali  Nichasii  marti- 
ris  »).  Lettres  des  mêmes  déclarantqueleursbiensétant 
absorbés  par  leurs  usuriers,  ils  ont  prié  le  comte  Gui 
de  venir  à  leur  secours  ;  ce  comte  ayant  eu  égard  à  leur 
demande,  ils  mettent  Ioils  leurs  biens  temporels  en  ses 
mains  jusqu'à  ce  que  leurs  dettes  envers  lui  soient 
éteintes.  —  6  février  1287.  («  Auno  Domini  M^  CC^ 
octogesimo  sexto,  feria  quinta  post  festum  Purifica- 
tionis  beaie  Virginis  Marie  »).  Confirmation  du  con- 
tenu des  précédentes  lettres  par  R.  (Robert),  abbé, 
et  tout  le  couvent  de  Cysoing  qui  s'obligent  à  les  faire 
approuver  avant  la  fête  de  Pâques  prochaine,  par  Jean, 
cardinal,prêtre  du  titre  de  Ste-Cécile, légat  du  St-Siège, 
et  par  l'archevêque  de  Reims,  leurordinaire. —  Cassel, 
le  mardi  après  la  St-Nicolas,  sans  date  d'année,  pro- 
bablement 1286  et  dans  ce  cas  le  10  décembre.  Mande- 
ment adressé  par  Gui,  comte  de  Flandre,  à  Jean 
Makiel,  chanoine  du  chapitre  St-Pierre  de  Lille,  son  • 
clerc,  pour  se  rendre  à  l'abbaye  de  Cysoing,  avec 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DIOCESE  DE  TOURNAI. 


467 


charge  de  demander  aux  abbé  et  religieux  l'état  de 
leurs  revenus  et  de  leurs  dettes.  —  10  décembre  1286. 
(«  En  Van  de  grâce  mil  dens  cens  quatre  vins  et 
sys,  le  mardi  après  le  joui*  saint  Nicholui»,)  Acte  par 
lequel  Jean  de  Lille  et  Jean  d'Orchies,  chanoines  de 
(iysoing,  mettent  les  biens  de  leur  abbaye  sous  la  pro- 
tection du  comte  Gui  et  lui  transmettent  Thommage  du 
châteaudeRieulaypouren  jouir  en  franc  alleu,  moyen- 
nant la  cession  par  le  Comte  à  ladite  abbaye  de  l'équi- 
valent de  cet  hommage.  —  18  décembre  1286.  («  Uan 
del  Incarnation  Nostre  Seigneur  Jhésu  Crist 
MCCLXXX  etsiSy  le  demierkes  devant  le  jour  saint 
Thomas  VaposUe  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert, 
abbé,  et  tout  le  couvent  de  l'abbaye  de  Cysoing, 
donnent,  pour  satisfaire  à  la  demande  du  comte  Gui 
qui  a  promis  de  les  secourir,  l'état  des  biens  et  des 
dettes  de  cette  abbaye.  —  14  janvier  1287.  (<^  Anno 
Domini  millesimo  ducentesimo  octogesimo  sexto, 
feria  tercia  post  octabas  Epiphanie  Domini  »).  Deux 
lettres  par  lesquelles  Robert,  abbé,  et  tout  le  couvent 
de  Cysoing,  mandent  à  Jean,  cardinal-prêtre  du  titre 
de  Ste-Cécile,  légat  du  St-Siège,  et  P.  (Pierre  Barbet) 
archevêque  de  Reims,  que  le  comte  Gui  a  prêté  à 
ladite  abbaye  une  somme  pour  l'aider  à  se  débarrasser 
des  usuriers  et  à  acquitter  ses  dettes.  —  6  février 
1287.  {«Datum  an  no  Domini,  AP  CC'.LXXX''  sexto, 
feria  quinta  post  Puri/icatione?n  béate  Virginis 
Marie  »).  Lettres  par  lesquelles  Robert  et  tout  le  , 
couvent  de  Cysoing  reconnaissent  que  le  comte  Gui  a 
acquité  les  dettes  de  ladite  abbaye.  —  Février  1287. 
(«  Ce  fut  fait  l'an  del  Incarnation  M  CC  IIIP^ 
et  VI  el  mois  de  février  »).  Lettres  chirographaires 
par  lesquelles  Jean  et  Pierre  de  Has  et  Roger  de  le 
Royère  prennent  à  cens  de  Gui,  comte  de  Flandre  ; 
tontes  les  terres  à  labour  appartenante  l'abbaye  St- 
Calixte  de  Cysoing.  —  4  mars  1287.  («  Datum  anno 
Domini  M^  CC^  octogesimo  sexto,  feria  tercia  post 
Reminiscere,  videlicet  quarta  die  mcnsis  Martii  »). 
Promesse  par  l'abbé  et  le  couvent  de  Cysoing  de  rem- 
bourser le  comte  Gui  de  la  somme  2417  livres,  11  sols 
parisis  qu'il  a  prêtée  à  ladite  abbaye.  —  Même  date. 
Lettres  de  l'official  de  Tournai  déclarant  que  Henri, 
procureur  de  l'abbaye  de  Cysoing,  promet  d'observer  le 
contenu  des  lettres  précédentes  insérées  dans  celles-ci. 
—  18  mars  1290.  {«  L'an  del  Incarnation  mil  CC 
quaire  vins  et  nuef  le  semedi  après  le  mi-qua- 
resme  »),  Lettres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flan- 
dre, ordonne  au  bailli  de  Lille  d'empêcher  que  l'ab- 


baye de  (!!ysoing  dont  les  aflaires  vont  toujours  en 
empirant,  vende  ses  biens.  —  30  décembre  1302. 
(«. . .  Le  diemenche  après  le  jour  don  Noël  »).  Quit- 
tance délivrée  par  Hellin,  seigneur  de  Cysoing,  de  la 
somme  de  50  livres  qu'il  a  reçue  de  l'abbaye  dudit 
lieu.  —  3  décembre  1326.  («  Le  mierkedi  prochain 
après  le  jour  saint  Andrieuy>).  Vidimus  et  confir- 
mation par  Gilles,  sire  d'Aigremont  et  de  Cuin,  che- 
valier, de  la  sentence  arbitrale,  rendue  en  1242,  cons- 
tatant que  le  grand  fossé  qui  sépare  les  bois  de 
Cysoing,  appelés  Malausnoit  el  Salengloity  du  domaine 
d'Arnoul  de  Landas,  appartiennent  à  l'abbaye  de 
Cysoing. 

B.  1522.  (Carton).  —  7  pièces,  parchemin;  9  pièces  et  l  cahie:*, 
24  feuillets,  papier  ;    1  sceau  incomplet. 

it99-i«fl8.    —   Chapitre  l»t-Plat  de   Sk^cltn. 

23  avril  1385.  Adhéritement  pour  Jean  de  Beaucamp, 
fils  de  Robert,  de  18  cents  de  terre  sis  à  Englos  rele- 
vant du  dimage  du  chapitre  Sl-Piat  de  Seclin.  —  23 
décembre  1395.  Abandon  au  chapitre  de  St-Piat  de 
Seclin  d'un  héritage,  sis  audit  liou,  par  Maroie  Roche, 
veuve  d'Estiévenard  Mauroy.  —  18  février  1415.  Sen- 
tence du  bailli  d'Amiens  condamnant  Herbert  Le  Roy 
pour  infraction  comihise  par  lui  aux  privilèges  du 
chapitre  St-Piat  de  Seclin.  —  1418.  Donation  par 
Gilles  du  Riez,  prêtre,  au  chapitre  collégial  de  Seclin, 
de  14  cents  de  terre.  —  27  août  1502.  Sentence  de 
l'official  de  Tournai  portant  que  durant  le  procès  pen- 
dant entre  Jacques  Jodon,  chanoine  prébende  de  l'église 
St-Piat  de  Seclin,  d'une  part,  et  lés  doyen  et  chapitre 
de  ladite  église,  de  l'autre,  ces  derniers  continueront 
à  iouir  des  fruits  des  prébendes  litigieuses.  —  25  mai 
1513.  Fondation  dans  l'église  St-Piat  de  Seclin,  par 
Pasquier  Le  Roy,  chanoine  de  ladite  église,  d'une 
messe  et  de  deux  obits,  avec  les  lettres  d'amortisse- 
ment de  l'empereur  Maximilien  et  de  l'archiduc 
Charles  d'Autriche,  roi  de  Castille,  son  petitrfils,  pour 
13  bonniers  de  terre  ou  environ  destinés  à  pourvoir 
aux  frais  de  ladite  fondation,  à  charge  de  payer  annuel- 
lement 13  chapons  au  domaine  de  Lille.  —  Abliaye 
de  Phalempln.  1177.  («  Anno  Doîtiini  millesimo 
C*  LXXVIP»).  Lettres  parlesquellesPhilippe,  comte  de 
Flandre  et  de  Vermandois,  assigne  à  l'abbaye  de  Pha- 
lempin  une  rente  annuelle  de  15  sous  qui  ne  pourra 
être  employée  que  pour  le  pain  et  le  \in  nécessaires 
au  saint  sacrifice  ;  copie  authentique  datée  de  1380.  — 
1446.  Accord  entre  le  comte  de  St-Pol,  châtelain  de 


\m 


ARCHIVES  DU  NORD, 


Lille,  et  Tabbaye  de  Phalempin,  au  sujet  de  quelques 
différends  pendants  entre  eux  relativement  à  Texer- 
cice  du  droit  de  justice,  —  6  septembre  1509. 
Lettres  par  lesquelles  Jean  Chivoré,  abbé  de  Pha- 
lempin, accorde  divers  privilèges  spirituels  à  Guil- 
laume Hangouart  et  à  sa  famille.  —  22  juin  1548. 
Sentence  de  la  gouvernance  de  Lille  au  sujet  de 
l'exemption  des  tailles  et  des  aides  dont  jouissent  les 
cefmers  (fermiers)  dans  l'enclos  de  l'abbaye  de  Pha- 
lempin. —  1618.  Requêtes  et  correspondance  au  sujet 
des  lettres  d'amortissement  sollicitées  par  les  abbé, 
religieux  et  couvent  de  l'église  et  abbaye  de  St-Chris- 
tophe  de  Phalempin,  ordre  de  St-Augustin,  pour  la 
donation  de  la  moitié  de  toutes  les  maison,  censé, 
terres,  bois,  eaux  et  héritages  des  Rigalles,  qui  leur  a 
été  faite  par  maître  Dionis  Tisson,  avocat  à  Lille,  et 
demoiselle  Antoinette  de  Bertauld,  dit  d'Hollandre,  sa 
femme,  en  considération  de  la  modicité  de  la  dotation 
de  cette  abbaye  et  des  grandes  charges  qu'elle  a  à 
supporter,  tant  à  cause  de  l'entretien  des  religieux 
qu'autrement. 

B.  1523.  (Carton.)    —    14  pièces,  parchemin  ;  7   pièces,  papier  ; 

13  sceaux  la  plupart  incomplets. 

flflSt-flSHt.  —  iSvéché  de  fToumal.  ilff lises  et 
étebllfiMieiiieiits  rell^leuiL  divers.  —  Sans  date  ; 
vers  1182.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  comte  de 
Flandre  et  de  Vermandois,  déclare  que  Baudouin  de 
Ghenbrugen  a  renoncé  aux  droits  qu'il  avait  sur  14 
mesures  de  terre,  situées  près  de  Ghelebruge,  et  que  le 
Comte  les  a  données  à  l'église  de  Hertsberghe  ;  — 
original  et  copie  du  XVIIP  siècle.  —  2  juin  1242. 
(«  Doné  l'an  de  grâce  mildeus  cens  et  quarante  deux^ 
le  lundi  après  l'Ascension  »).  Lettres  de  Gautier, 
évêque  de  Toui'nai.portantrèglement  au  sujet  du  cha- 
pelain de  l'église  de  Tourcoing,sur  laquelle  l'évêque  a  le 
droitde patronat. — Marsl245.(«Z)a/w/>i  anno  Domini 
millesimo  duce?iiesimo  guadragesi?no  quarto,  mense 
Martio  »).  Lettres  par  lesquelles  R.  (Raoul),  abbé,  et 
les  religieux  de  l'abbaye  de  St-Martîn  de  Tournai, 
déclarent  que  la  concession  faite  &  cette  abbaye  au 
sujet  de  la  ferme  de  Tenre^  par  les  comte  et  comtesse 
Thomas  de  Savoie  et  Jeanne  de  Flandre,  ne  portera 
pas  préjudice  aux  droits  des  comtes  de  Flandre.  — 
Même  date.  Lettres  de  Gautier,  évêque  de  Tournai, 
approuvant  et  reproduisant  les  lettres  précédentes.  — 
Juillet  1255,  (<  Actum  anno  Domini M^CC^  Dquinto^ 
mense  Julio  »).    Lettres  par  lesquelles   Marguerite, 


comtesse  de  Flandre,  déclare  que  Robert,  sénéchal  de 
Flandre,  a  vendu  aux  églises  de  Tournai  et  de  Vi- 
coigne,  la  dîme  de  Flaryelo,  vente  dont  le  prix  servira 
à  le  délivrer  de  la  prison  où  il  est  détenu  par  lesonlres 
de  feu  Guillaume  de  Hollande,  empereur  d'Allemagne. 
—  Décembi*e  1264.  (  «  Lan  del  Incarnation 
MCCLXrV,  el  mois  de  décembre  »).  Lettres  par  les- 
quelles Hugues,  chevalier,  châtelain  de  Gand,  et 
Hugues,  son  fils,  renoncent  en  faveur  des  abbesse  et 
couvent  de  Marke,  près  Courtrai,  ordre  de  Citeaux,  à 
tout  le  droit  qu'ils  prétendaient  sur  une  dîme  qui  se 
levait  sur  des  terres  nouvellement  dicquées  dans  la 
paroisse  de  Vrœndick,  en  vertu  du  droit  du  fief  que  les 
châtelainsdoGand  tenaient  du  seigneur  de  Tenremonde, 
et  que  cette  abbaye  disait  lui  apparlenir  par  donation 
des  comtes  Thomas  et  Jeanne,  et  ce,  moyennant  la 
somme  de  110  livres,  monnaie  de  Flandre,  qu'ils  recon- 
naissent avoir  reçue  de  ladite  abbaye  ;  copie  du  XVIII* 
siècle  avec  la  confirmation  donnée  par  la  comtesse 
Marguerite  en  avril  1265. — 19  octobre  1265.  («  Datum 
anno  Domini  M^  CC^  LX^  quinto,  in  crastino  beaii 
Luce  Eîxingeliste»).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite, 
comtesse  de  Flandre,  confirme  la  donation  faite  par 
elle  en  1242,  n'étant  alors  que  dame  de  Dampierre,  à 
l'abbaye  des  Près-Porcins  près  Tournai,  d'une  rente 
annuelle  de  6  muids  de  froment  sur  les  moulins  de 
Bouchain.  —  8  février  1266.  («  Datum  anno  Domini 
M^  CC^  LX^  quinto^  feria  secu7ida  post  Purifica- 
tionembeafe  Virginis  »).  Lettres  de  l'official  de  Tour- 
nai mandant  à  G.  de  Flamerlinghe,  chanoine  de  Har- 
lebèke,  de  prendre  en  loerp  certaines  terres  cédées  à 

Pierre,  archidiacre  de  Tournai.  —  Le  mercredi 

1271 .  («  En  Van  de  Vinkarnaiion  noustre 

saigneur  Jhèsu  Crist  AT*  CC"  LXXPy  le  mercredi 
après  la  porcession  de  Tournai  »).  Lettres  par  les- 
quelles Jean  d'Arkenne,  chevalier  «  et  merrez  de  Ha», 
déclare  avoir  vendu  aux  maîtres  des  chevaliers  du 
Temple  en  Flandre  tous  ses  alleux  de  Landas  situés 
dans  les  châtellenies  de  Lille,  Douai  et  Orchies.  — 
1«^  décembre  1273.  («  Datum  anno  Domini  millesimo 
CC^  septua^esimo  terciOj  feria  sexta  i)ost  festum 
beati  Andrée  apostoli^).  Lettres  par  lesquelles  G. 
(Gérard),  doyen,  et  tout  le  chapitre  de  Tournai  remon- 
trent à  Marguerite,  comtesse  de  Flandre  et  de  Hainaut, 
qu'ils  ont  acheté  de  Guillaume,  fils  et  héritier  de  Jean 
des  Près  (de  Praiis)^  de  Frelinghien,  homme  féodal 
de  cette  comtesse,  une  dîme  dans  la  paroisse  de  Frelin- 
ghien ;  que  celui-ci  s'en  est  deshérité  pour  les  en  adhé- 


i 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈSE  DE  TOURNAL 


460 


ri  ter.  —  Courlrai,  le  25  octobre  1368.  Règlement  fait 
par  le  <;oin te  de  Flandre  etTévêque  de  Tournai  pour 
rhôpital  Notre-Dame  à  Courtrai.  —  Arras,  le  9  janvier 
1388.  Lettres  par  lesquelles  Philippe,  duc  de  Bour- 
gogne et  comte  de  Flandre,  commet  Jean  Dudrac,  son 
conseiller,  pour  examiner  les  maisons  et  héritages  sis 
à  Lille,  sur  lesquels  divers  personnages  dont  les  noms 
sont  donnés  veulent  assigner  une  rente  destinée  à  la 
fondation  d'une  chapelle  en  l'église  de  Prémesques 
pour  le  repos  de  l'âme  de  Perceval  de  Prémesques, 
écuyer,  tué  par  eux  dans  leur  débat  avec  ledit  Perceval 
et  Enlart  de  Poucques,  écuyer  ;  sous  le  vidimus  de  Gé- 
rard de  Rassenghien,  chevalier,  gouverneur  du  souve- 
rain bailliage  de  Lille,  Douai  et  Orchies,  en  date  du 
mercredi  18  mars  1388.  —  Double  original  de  ces 
lettres.  —  28  février  1388.  Procès-verbal  de  visite  des- 
dites maisons  et  héritages  par  des  maîtres  charpentiers 
et  maçons. —  7  mars  1389.  Adhéritement  par  les  éche- 
vins  de  Lille  au  profit  de  Jeau  Dudrac,  commissaire, 
de  la  rente  assignée  parles  dits  personnages  surlesdits 
héritages  et  maisons.  —  Double  de  cette  pièce.  —  13 
août  1389.  Requête  de  Guillaume  d'Ysenghien,  chape- 
lain de  Notre-Dame  de  Biest,  en  la  paroisse  de  We- 
velghem  {?),  près  Courtrai,  demandant  à  être  exempté 
pendant  quelques  années  du  payement  des  rentes  qu'il 
doit  pour  sa  chapellenie  parce  que  les  terres  apparte- 
nant à  cette  chapellenie  sont  restées  incultes  à  cause 
des  guerres.  —  22  janvier  1391.  État  des  terres  et  des 
rentes  appartenant  à  l'église  de  Templeuve-en-Pevèle. 
—  28  février  1391 .  Rapport  de  Piérard  Agache  et  de 
Jean  Lethelier,  procureurs  et  ministres  de  l'église  de 
Fiers,  sur  le  fait  des  nouveaux  acquêts  faits  par  les  gens 
d'église  et  non  nobles,  de  fiefs  nobles  depuis  quarante 
ans  ença,  —  Sans  date  ;XIV«  siècle.  État  des  ouvra- 
ges à  exécuter  pour  la  restauration  du  cancel  de 
Fournes. 

B.  1524.  (Carton.)  —   17  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier  ; 

6  sceaux  et  plusieurs  fragments. 

f  4t8-fl41l9l.  —  ISvèché  de  Tournai.  Kf|ll«e«  et 
étaMlmieiiient«  rell^leuiL  dlven.  —  Paris,  le 
5  janvier  14t3«  Lettres  par  lesquelles  le  duc  Jean  Sans 
Peur  ordonne  une  enquête  au  sujet  des  biens  laissés 
par  feu  messire  Jean  de  Bellighem,  jadis  curé  de 
Téglise  de  la  Vichte.  —  28  février  1442.  Nomination 
par  Jean,  évêque  de  Tournai,  de  Jacques  Maës,  curé 
de  la  portion  de  la  paroisse  de  St-Bavon  en  Ooslbourg 
appartenant  audit  diocèse  de   Tournai,  au  poste  de 


doyen  de  la  chrétienté  à  Ardembourg.  —  7  décembre 
1446.  27  mai  1447.  Publication  de  la  bulle  du  pape 
Eugène  IV,  relative  à  la  collation  de  la  paroisse  Ste- 
Marie  de  L'Ecluse.  —  14  mai  1452.  Vidimus  d'une 
iulle  du  pape  Nicolas  V  approuvant  la  résignation  faite 
par  Bérardde  Narma  du  bénéfice  de  hi  paroisse  de  Ste- 
Marie  de  L'Ecluse,  diocèse  de  Tournai,  dont  il  jouis- 
sait. —  9  ot  10  octobre  1453.  Renonciation  à  un  cano- 
nicat  dans  l'église  St-Donat  de  Bruges,  faite  par  Ro- 
bert Deschamps,  prêtre  du  diocèse  de  Rouen,  et  nomi- 
nation à  sa  place  de  Jean  Robillart,  prêtre.  —   21  no- 
vembre 1454.  Acte  par  lequel  Jacques  Maës,  ciiré  de 
Téglise  Ste-Marie  de  L'Ecluse,  est  associé  à  toutes  les 
bonnes  œuvres  de  l'Ordre  des  Frères  Mineurs.  —  22 
juin  1455.  Collation  de  la  chapellenie  de  l'hôpital  St- 
Jean  d'Ooslbourg,  en  faveur  de  Jacques  Maês.  —  20 
juin  1456.  Collation  par  l'évêque  de  Tournai  de  la  cure 
de  Schœnendyke,  en  faveur  de  Barthélémy  Beydius, 
prêtre  dudit  diocèse.  —  26  mai  1457.    Collation  de  la 
chapelle  Ste-Croix  en  l'église  St-Sauveur  de  Bruges, 
en  faveur  de  Jacques  Maês,  prêtre  du  diocèse  de  Tour- 
nai. —  25  mare  1461.  Acte  par  lequel  le  vicaire  repré- 
sentant l'évêque  de  Tournai  à  la  bénédiction  et  consé- 
cration de  la  chapelle  St-Georges,  sur  le  marché  au 
poisson  de  la  ville  de  L'Ecluse,  déclare  que  cette  cha- 
pelle ne  pourra  servir  de  lieu  d'asile  aux  malfaiteurs 
pour  forfaiture  commise  à  l'égard  du  duc  de  Bour- 
gogne et  que  les  débiteurs  dudit  duc  n'y  trouveront 
aucune  franchise.  —  12  décembre  1461.  Lettres  pa- 
tentes de  l'évêque  de  Tournai  approuvant  un  échange 
de  biens  appartenant  à  la  chapelle  Ste-Marie  en  l'église 
de  Rnppelmonde.  —  4  juin  1462.  Présentation  pour  les 
ordres  sacrés  pai*  le  gardien  des  Récollets  de  L'Ecluse 
de  quelques  religieux  de  son  couvent  aux  vicaires 
généraux  de  l'évêque  de  Tournai  —  3  janvier  1465. 
Sentence  d'excommunication  prononcée  contre  Jean 
Maingot,  paroissien  de  Verlinghem,  par  Denis  de  Mont- 
morency, officiai  de  Tournai.  —  5  décembre  1466. 
Lettres  patentes  du  duc  Philippe  le  Bon  maintenant  le 
chapitre  St-Donat  de  Bruges  dans  le  droit  d'exercer 
sa  juridiction  particulière  sur  les  biens  et  sujets  qu'il 
possède  au  faubourg  St-André  à  Lille,  à  rencontre 
des  maîeur  et  échevins  de  ladite  ville.  —  Juillet  1467. 
Lettres  des  doyen   et   chapitre  St-Donat  de  Bruges 
approuvant  et  réglant  la  célébration  des  messes  fondées 
par  le  testament  de  Jacques  Maês,  chapelain  des  deux 
chapelles  StrPhilippe  et  StnJacques  dans  ladite  église. 
— 1474.  Déclaration  des  biens  acquis  par  l'église  St- 


470 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Jean  à  L'Ecluse  de  1414  à  1474..—  23  août  1498. 
Mise  de  fait  i)Our  les  sous-rentes  de  Prémesques, 
achetées  par  le  sieur  Deleforterie,  bénéficiaire  de  la 
chapelle  St-Adrien  de  Verlinghem. 


B.  1325.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  17  pièces, 
papier  ;  3  sceaux  en  mauvais  état  dont  2  plaqués. 


t&IMI-i«t7.  —  É^'èeliè  de  Tournai.  —  ikgUt 
et  établlflwenieiitM  religieux  dlven.  —  Malines, 
le  17  juillet  1506.  Mandement  aux  gens  de  la 
Chambre  des  Comptes  à  Lille  à  l'effet  de  délivrer  aux 
religieuses  de  Tabbaye  de  Wevelghem-lez-Courtrai 
les  extraits  de  litres  demandés  par  leur  requête.  — 
5  juillet  1523.  Notification  par  Tofficial  do  Tournai 
qu'Eustache  Clarisse,  de  la  paroisse  de  Calonne,  a  eu 
pour  st».s  démérites  la  pénitence  de  faire  un  pèlerinage  à 
l'église  du  Précieux  Sang  de  Wilsenach. — 14  août  1524. 
Fondation  par  demoiselle  Marguerite  Meettenaye, 
héritière  de  Marquillies,  récemment  vouve  de  Pierre 
Penocq,  écuyer,  soigneur  de  Diredoii,Q\,  auparavant  de 
Baudouin  d'Oignies,  aussi  écuyer,  seigneur  de  Quesnoy- 
sur-Deûle,  de  plusieurs  messes  en  l'église  de  Marquil- 
lies.  — 1524.  Pièces  relatives  aux  droits  des  évêques  de 
Tournai  sur  labbaye  d'Afflighem.  —  20  septembre 
1543.  Supplique  adressée  à  Charles  de  Croy,  évoque 
de  Tournai,  par  Jean  Figuli,  supérieur  du  monastère 
des  Frères  Ermites  de  St- Augustin  de  ladite  ville,  pour 
obtenir  la  promotion  aux  ordres  mineurs  et  majeurs 
des  frères  de  cet  Ordre  en  âge  de  les  obtenir.  — 
26  mars  1545.  Requête  adressée  à  l'évêque  de  Tournai 
par  frère  Libraod  van  Hamme,  prieur  du  couvent  de 
la  Sainte-Trinité  des  ermites  de  St-Guillaume  au 
diocèse  de  Tournai,  pour  obtenir  que  les  frères  dudit 
couvent  remplissant  les  conditions  d*àge  nécessaires, 
soient  promus  aux  ordres  majeurs  du  sous-diaconat  et 
du  diaconat.  —  11  juillet  15. .  •  lettre  de  Godefroid  de 
Mera,  prêtre,  à  Nicolas  Fourmanoir,  secrétaire  de 
l'évêque  de  Tournai,  au  sujet  des  droits  curiaux 
dans  l'église  d'Eyne.  —  Sans  date  ;  fin  du  XVI«  siècle. 
Requête  des  R.  P.  prieurs  des  Chartreux  de  Valen- 
ciennes  et  de  Tournai  pour  obtenir  l'amortissement  en 
faveur  des  biens  donnés  à  la  chartreuse  de  la  Bou- 
tillerie  par  Jean  Le  Vasseur,  ci-devant  maïeur  et 
reuwart  de  Lille.  —  3  janvier  1612.  Requête  de  frère 
Gérard  de  Vrendt,  gardien  du  couvent  des  Frères 
Mineurs  de  Courtrai,  à  l'évêque  de  Courtrai,  pour 
obtenir  pour  lui  et  ses  religieux  la  continuation  des 


privilèges  spirituels  qui  lui  avaient  été  accordés.  — 
3  juillet  1612.  Lettres  par  lesquelles  les  archiducs 
Albert  et  Isabelle  obligent  tous  ceux  qui  ont  des 
héritages  tenus  et  mouvants  du  prieuré  d'Englos  uni 
au  collège  de  la  Compagnie  de  Jésus  à  Tournai,  à 
payer  les  droits  seigneuriaux  et  les  rendages  aux 
termes  fixés.  —  6  novembre  1625.  Lettre  de  l'évêque 
de  Tournai  au  Conseil  privé  an  sujet  des  désobéissances 
et  rebellions  de  l'abbesse  des  Près  et  plainte  contre 
l'official  de  Cambrai  à  cause  de  la  facilité  avec  laquelle 
il  accorde  des  reliefs  d'appel  à  ladite  abbesse.  — 
17  décembre  1627.  Requête  d'Antoine  de  Roore,  abbé 
de  St-Martin  de  Tournai,  à  Tévôque  dudit  diocèse, 
pour  qu'il  daigne  conférer  la  prêtrise  à  frère  Gérard  de 
la  Haye,  profès  dans  ledit  monastère. 

Layette  129.  —  Chapitre  St-Pierre  de  Lille. 

B.  1526.  (Carton.)  —  14  pièces,  parchemin  ;  17 sceaux, 

la  plupart  incomplets. 


».  — Lille  1066.  («  Actiim  apud  Islam  in 
Sfnicii  Pétri  basilira,  corarn  Philippi  Fraticorum 
régis  presentia,  an  no  VII  imper  ii  ejiis^  a  a  no  ah 
Incarnatione  Domini  millesimo  LXVP,  indictione 
IIIP  »).  Lettres  par  lesquelles  Baudouin,  comte  de 
Flandre  et  tuteur  de  Philippe,  roi  de  France,  fonde, 
dil  consentement  d'Adèle,  sa  femme,  et  de  Baudouin, 
son  fils,  une  basilique  en  l'honneur  de  Saint  Pierre 
avec  une  congrégation  de  chanoines  dans  le  lieu  que 
ses  pères  nommaient  Lille  [in  loco  a  progenitorïbus 
Isla  nomirudo)j  et  lui  donne  différents  biens,  savoir  : 
dans  le  territoire  de  Lille  (Islensi)  à  Lomme,  à  Frelin- 
ghien,  à  Vachemy,  à  Lesquin,  à  Esqnermes  [Schelnies)^ 
à  Ennetières,  à  Le  Marre,  à  Fourmestreaux,  à  Deulé- 
mont,  au  lieu  appelé  Fins,  à  la  Marlière,  à  Halluin,  à 
Fiers  (Fiez),  Tautel  en  l'honneur  de  St-Maurice  à  Fins, 
à  Wazemmes,  à  Annappes,  à  La  Bassée  (Batiedam)y 
dans  le  faubourg  du  château  de  Lille,  à  chacun  des 
chanoines  un  jardin  (ctirtile  unum)  ;  dans  le  territoire 
de  Courtrai,  à  Mouscron,  à  Gulleghem  et  à  Iseghem; 
dans  le  territoire  de  St-Omer,  à  Flenques  ;  dans  le 
territoire  de  Fumes  à  Elverdinghe  et  à  Vlamertinghe  ; 
dans  le  territoire  d'Ypres,  à  Kemmel,  à  Langemarck 
(et  non  pas  à  Marck  comme  le  veut  Le  Glaj  ;  le  chapitre 
St-Pierre  n'a  jamais  en  de  propriétés  à  Marck  qui 
faisait  partie  du  territoire  de  Courtrai  et  non  de  celui 
d'Ypres)  ;  dans  le  territoire  de  Bruges,  à  Roulers,  dans 
la  paroisse  d'Essen  ;  dans  la  bergerie  de  Berkelkof 


CHAMBRE  DES  GOMÏ'TES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  CHAPITRE  ST-PU^IRRE  DE  LH.LE. 


471 


(  in  loco  orium  Bircla  )  ;  sur  la  monnaie  de  Lille, 
1 4  deniers  pour  la  célébration  chaque  semaine  d'un 
service  pour  les  défunts;  à  Verlinghem /'^'yer/Zn^ra- 
hem)  ;  à  Huvet,  dépendance  de  Fretin  {Hovesch),  à 
Incesbeeke  (peut-être  Le  Becque,  lieu-dit  dépendant 
de  Ronchin),  à  liarœul  (Bazerol),  à  Sars  et  à  Croix  ; 
dans  le  territoire  d'Ypres,  à  Wytschaete  près  Messines 
(Widegaz)  ;  dans  la  Lotharingie,  à  Vaalsprès  d'Aix-la- 
Chapelle  {irt  Lotharii  refjno,  juxta  Aquas  Granî,  in 
loco  gui  vocatur  Vais);  à  Mouscron,  à  Alveringhem 
près  Furies  (Alprenchelem)\  au  marché  de  Lille, 
l'autel  de  St-Etienne  (in  fora  Islœ,  altare  sancti 
Stephani  cum bodio)  ;  Arleux  en  Gohelle,  près d'Arras 
[in  Airebatensi  pago  villa  m  nomine  Aslues  (1).  — 
16  décembre  1222.  («  An7io  Domini  ^P  CC^  vicesimo 
secundo j  mense  Decenibri,  feria  sexta  projoirna  post 
festum  béate  Lucie  »).  Lettres  par  lesquelles  Guil- 
laume de  Heule  et  sa  femme  engagent  au  profit  du 
chapitre  St-Pierre  leur  dîme  de  Gheluwe.  —  Lille,  le 
22  décembre  1222.  («  Datum  Insulis,  feria  quinta 
ante  natale  Domini,  anno  Domini  AP  CC*  vicesimo 
secmulo  »).  Lettres  par  lesquelles  Jeanne,  comlesse  de 
Flandre  et  de  Hainaut,  approuve  et  confirme  l'enga- 
gement ci-dessus.  —  Lille,  le  18 janvier  1239.  («  Datum 
Insulis  feria  tertia  ante  festum  Vincentii,  anno 
Domini  M^  CC^  tricesimo  octavo  »).  Compromis  entre 
le  comte  Thomas  de  Savoie  et  la  comtesse  Jeanne,  sa 
femme,  d'une  part,  et  le  chapitre  St-Pierre,  de  l'autre, 
pour  mettre  fin  à  des  conflits  de  juridiction.  —  9  mars 
1239.  (<  Actum  anno  Domini  3/*  CC^  tricesimo 
octavOy  feria  quarta  post  Letare  Jherusalem  s>) 
Articulations  et  conclusions  du  chapitre  de  St-Pierre 
contre  les  comte  et  comtesse  de  Flandre,  au  sujet  des 
droits  de  seigneurie  sur  la  paroisse  St-Maurice  de 
Lille.  —  Lille,  le  30  juillet  1241.  f«  Datum  Insulis, 
anno  Domini  millesimo  ducentesimo  qua^lragesimo 
primo,  mense  Julio,  tercia  kalendas  Augusti  »). 
Lettres  par  lesquelles  B.  (Brictius)  et  J.  [Jacobus]^ 
prévôt  et  doyen  et  les  chanoines  du  chapitre  St-Pierre 


(1)  Copie  moderne  ;  Toriginal  se  trouve  dans  le  fonds  de 
Téglise  collégiale  St-Pierre  aux  Archives  du  Nord,  série  G. 
cart.  1  ;  c'est  d'après  cet  original,  d'ailleurs  en  mauvais  état, 
que  l'analyse  ci-dessous  a  été  faite  en  empruntant  au  cartulaire 
dit  Liber  catenatus,  déposé  à  la  Bibliothèque  de  la  ville  de 
LiUe,  les  parties  trop  endommagées  dans  le  texte  primitif  (Note 
de  l'abbé  Dehaisnes).  Ce  diplôme  a  été  publié  avec  des  notes 
explicatives ,  d'une  manière  très  -  correcte  ot  définitive,  par 
Mgr  Hautcœur.  (Cartulaire  de  St-Pierre  de  Lille.  Tome  I. 
pages  2-7.) 


acceptent  la  «sentence  arbitrale  au  sujet  de  leurs  droits 
de  justice  et  de  seigneurie  sur  la  terre  de  Si-Maurice, 
avec  promesse  de  l'observer  fidèlement.  —  Août  1245. 
(«  Datum  anno  Domini  M^  CC^  XL®  quintOy  mense 
augusto  »).  Lettres  par  lesquelles  Jacques,  doyen,  et 
le  chapitre  de  St-Pierre  reconnaissent  avoir  reçu  de 
la  comlesse  de  Flandre  douze  marcs  pour  le  rachat 
d'une  rente  d'un  marc  sur  la  halle  de  Lille.  —  Août 
1245.  (  «  Çou  fu  fait  Van  de  le  Incarnation  Nostre 
Ségneur  Jhésu  Crist  mil  CC  quarante  cinc,  le  mois 
d'aoust  »).  Accord  entre  les  doyen  et  chapitre  de 
St-Pierre,  d'une  part,  et  Marguerite,  comtesse  de 
Flandre  et  de  Hainaut,  d'autre  part,  au  sujet  de  la 
juridiction  seigneuriale.  —  Juin  1248.  («  Actum  a^ino 
Domini,  AP  CC^XL^  VHP,  mense  Junii  »).  Sentence 
arbitrale  qui  détermine  les  droits  de  juridiction  du 
prévôt  et  ceux  du  chapitre  sur  les  chanoines  et  sur  le 
clergé  de  l'église  collégiale  St-Pierre.  —  Viterbe, 
14  octobre  1268.  («  Datum  Viterbiiy  IP  idus  octobris 
pontificatus  nostri  anno  IIIP  »).  Bulle  par  laquelle 
le  pape  Clément  IV  charge  les  abbés  de  St-Nicolas  de 
Furnes  et  de  Sl-Pierre  de  Wameton  de  pourvoir  le 
prévôt  de  Béthune  de  la  première  prébende  qui  sera 
vacante  à  Saint-Pierre  de  Lille  en  échange  de  sa 
prébende  sacerdotale.  —  7,  8  et  12  janvier,  14  dé- 
cembre 1269.  Mandements  et  lettres  des  abbés 
de  St-Nicolas  deFurneset  de  St-Pierre  deWarneton 
et  de  Wautier,  dit  Baye,  chanoine  de  Cassel 
relatifs  à  l'exécution  de  cette  bulle.  —  7  janvier  1270. 
(€  Datum  amio  Domini  M^  CC^  LX^  nono,  feria 
tercia  post  Epiphaniam  Domini  »).  Lettres  par 
lesquelles  ledit  Wautier,  dit  Baye,  chanoine  de  Ca9sel, 
déclare  qu'après  avoir  mis  à  exécution  les  lettres 
ci-dessus,  il  s'est  rendu  dans  un  chapitre,  assemblé  à 
St-Pierre  de  Lille,  où  il  a  conféré  la  prébende  ci-dessus 
au  prévôt  de  Béthune  qui  était  présent,  et  à  défendu 
aux  doyen  et  chanoines  de  s'opposer  à  la  grâce 
accordée  par  le  Pape.  —  3  et  4  juillet  1270.  («  Actum 
anno  Domini  millesimo  ducentesimo  septuagesimo, 
feria  quinta  post  festum  apostolorum  Pétri  et  Pauli, 
continuata  a  feria  qwirta  praxima précédente  »). 
Lettres  par  lesquelles  le  chapitre  de  St-Pierre  informe 
le  Sacré  Collège  des  Cardinaux  qu'il  a  choisi  ou 
postulé  comme  prévôt  Jean,  fils  du  comte  de  Flandre. 
—  12  août  1276.  («  L'an  del  Incarnation  Nostre 
Signeur  mil  detis  cens  sissante  et  sèse^  le  mercredi 
après  le  feste  saint  Leurent  »).  Lettres  par  lesquelles 
la  comtesse  Marguerite  nomme  des  commissaires  pour 


472 


ARCHIVES  DU  NORD. 


juger  plusieurs  de  ceux  quiavaient  commis  d'atroces  vio- 
lences dans  le  cloître  et  dans  Féglise  de  St-Pierre. — 19 
août  1276.  Lettres  par  lesquelles  la  comtesse  Marguerite 
condamne  son  bailli  Michel  de  le  Deûle  et  plusieurs 
autres  qui  avaient  souillé  par  un  crime  Téglise  de  St- 
Pierre. — Août  i27Q.(€Données  en  Van  del  Incaymation 
Nostre  Seigneur  mil  deus  cens  sissanteet  sèze^  el  mois 
deaoust  »).  Lettres  par  lesquelles  les  prévôt  et  chapitre 
de  St-Pierre  ayant  reçu  les  lettres  ci-dessus  de  la 
comtesse  de  Flandre,  y  apposent  leurs  sceaux  en 
signe  d'acceptation.  —  9  juin  1288.  («  Datum  anno 
Domini  M^  CC^  octogesimo  octavo,  feria  quarta 
ante  festutn  becdi  Barnabe  apostoli  »).  Lettres  par 
lesquelles  les  commissaires  délégués  par  le  Souverain 
Pontife  autorisent  la  permutation  des  terres  de 
St-Maurice.  —  Juiliet  1288.  («  Actum  et  datum  anno 
Domini  mlllesimo  ducentesimo  octogesimo  octavo^ 
mensejulio  »).  Lettres  par  lesquelles  les  doyen  et 
chapitre  de  St-Pierre  cèdent  au  comte  de  Flandre,  par 
voie  d'échange,  les  terres  qu'ils  possédaient  sur  la 
paroisse  de  St-Maurice.  —  19  juillet  1288.  («  Datum 
anno  Domini  m^illesimo  ducentesirno  octogesimo 
octavo,  die  lune  a?ite  festum  béate  Marie  Magda- 
lene  «).  Lettres  par  lesquelles  le  comle  de  Flandre 
donne  au  chapitre  de  St-Pierre  la  dîme  inféodée  de 
Wambrechies  en  échange  des  terres  de  Saint-Maurice. 
—  Sans  date  ;  vers  1300.  Testament  de  Jean  Makiaus, 
chanoine  du  chapitre  St-Pierre  de  Lille. 

B.  1527.  (Carton.)  —  27  pièces,  parchemin  ;  2  pièces,  papier  ; 

14  sceaax  écrasés  ou  incomplets. 

f»f8-f«0».— Avignon, le  13marsl318  (^nAvinione^ 
III  idus  Martiiy  pontificatus  domini  Johannis  Pape 
XXII,  anno  secundo  »).  Lettres  par  lesquelle  l'audi- 
teur des  lettres  contredites  (litterarum  contradic- 
tarum  offîcium  gerens)  déclare  qu'une  bulle  obtenue 
par  Philippe  Candulphi,  chanoine  de  St-Pierre  à 
Lille,  ne  peut  êlro  opposée  au  comte  de  Flandre  ni  à 
ses  gens.  —  20  septembre  1330.  («  Diejovis  ante  festum 
beati  Mathei  apostoli»).  Lettres  par  lesquelles  Robert 
de  Gourtenay,  prévôt  de  St-Pierre  de  Lille,  désigne 
deux  procureurs  pour  comparaître  en  son  nom  au 
synode  qui  devait  se  tenir  à  Tournai.  — 5  janvier  1385. 
Lettres  par  lesquelles  les  doyen  et  chapitre  de  St- 
Pierre  de  Lille  ordonnent  à  Jean  Letburet,  leur 
procureur  général,  de  poursuivre  Watier  de  Pesquen- 
dalle  en  payement  de  la  somme  de  60  livres  pour 
<  certaines  amendes  esquelles  il  est  condempné  pour 


aucuns  meffaitz  qu'il  avait  commis  et  perpétrés  sur  la 
terre  et  juridiction  dudit  chapitre».  —  1401.  Fragment 
d'un  compte  de  l'église  St-Pierre  de  Lille.  — 12  février 
1405.  Ajournement  des  prévôt  et  échevins  de  la  ville 
de  Lille  à  la  requête  du  procureur  du  chapitre  de 
St-Pierre  de  ladite  ville. —  3  décembre  1411.  Conflit 
de  juridiction  entre  les  sergents  de  la  prévôté  de  Lille 
et  ceux  du  chapitre  St-Pierre.  —  22  juillet  1412. 
Exemption  de  la  taxe  sur  les  biens  du  clergé  accordée 
au  chapitre  St-Pierre  de  Lille  par  les  commissaires 
généraux  établis  pour  la  levée  de  ladite  taxe.  — 
19  avril  1414.  Sommations  faites  par  Jean  Héluin, 
ministre  des  vicaires  do  l'église  St-Pierre  de  Lille,  à 
Jean  de  Zeelande  pour  cause  de  non  payement  des 
renies  dues  par  celui-ci  à  ladite  église.  —  1415,  11 
octobre.  Sentence  du  souverain  bailliage  de  Lille 
ordonnant  le  rétablissement  dans  l'église  St-Pierre  de 
Lille  d'un  rfagrwc  (insigne  judiciaire)  que  les  sergents 
delà  prévôté  en  avaient  enlevé.  —  7  janvier  1417. 
Permission  accordée  par  le  duc  de  Bourgogne  au 
chapitre  Sl-Pierre  de  Lille,  de  bailler  vin  aux  officiers 
dudit  duc.  —  8  juillet  1419.  Don  par  Marie  de 
Dixmude,  dame  de  Denlreghem  et  de  Waziers,  veuve 
de  Pierre  de  Le  Zippe,  au  chapitre  St-Pierre  de  Lille, 
d'un  marc  de  rente  annuelle  à  prendre  sur  le  marché 
de  ladite  ville.  —  3  novembre  1419.  Lettres  de  Philip- 
pe le  Bon,  duc  de  Bourgogne,  maintenant  la  fondation 
faite  par  son  père  le  duc  Jean  Sans  Peur  de  deux  messes 
pour  le  repos  de  l'âme  de  Louis  de  Maie,  comte  de 
Flandre,  et  de  l'âme  de  la  comtesse,  sa  femme,  à 
célébrer  en  l'église  St-Pierre  de  Lille  dans  la  chapelle 
Notre-Dame  de  la  Treille  où  ils  reposent.  Tune  parles 
Frères  Mineurs,  l'autre  par  les  Frères  Prêcheurs  de 
ladite  ville. — 29  novembre  1421.  Cession  par  Jean 
Cheux,  chapelain  de  l'église  St-Pierre  de  Lille,  à 
Jean  Du  Bos,  chanoine  de  ladite  église,  dune  rente  sur 
une  maison  sise  en  la  rue  des  E stagnes  à  Lille.  — 
17  juin  1445.  Donation  faite  en  présence  de  Jean  van 
den  Houte,  chevalier,  seigneur  de  Flôtre  et  de 
Slrazeele,  bailli  de  Cassel,  et  des  hommes  de  fief  du 
château  de  Cassel,  par  le  procureur  de  Jean  Cherrot, 
évêque  de  Tournai,  de  deux  dîmes  sises  à  Meteren  au 
profil  du  chapitre  St-Pierre  de  Lille,  à  condition  que 
ce  chapitre  fondera  en  Thonneur  de  saint  Hippolyte 
une  fête  double  qui  sera  célébrée  annuellement.  — 
5  juillet  1463.  Autorisation  donnée  par  Walrant, 
seigneur  des  Aubeaux,  Lomme,  Gapinghem,  etc.,  à 
messire  Hue  de  le  Fortrie,  prêtre,  chapelain  de  la. 


CHAMHRK  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  BÊGLINAGE  DE  LILLE. 


473 


chapelle  St-Adrien  fondée  en  l'église  St-Pierre  de 
Lille  par  Isabelle'des  Aubeaux,  sœur  dudit  Walrant, 
(le  vendre,  transporter  ou  échanger  certains  fonds  de 
ladite  chapelle  k  charge  de  remploi  —  16  juillet  1464. 
Vente  par  Jean  Massiet  au  profit  de  Tëglise  St-Pierro 
de  Lille,  d'une  partie  de  terre  sise  A  Meteren.  — 
24  octobre  1487.  Appointement  fait  entre  les  chanoines 
du  chapitre  St-Pierre  de  Lille  et  les  Frères  Prêcheurs 
de  ladite  ville,  au  sujet  de  la  prise  de  corps  commise 
sur  la  personne  de  Jean  Warin,  religieux  de  cet 
ordre.  —  1502.  Attestation  des  échevins  de  Lille  au 
sujet  de  la  rente  héritière  de  4  marcs  au  profit  du 
chapelain  de  la  chapelle  Sl-Nicaise,  dite  Strabon,  en 
régliso  St-Pierre  de  Lille,  sur  une  maison  sise  rue 
d'Angleterre  appartenant  à  Jean  Fillion.  — 6  novembre 
1515.  Autorisation  donnée  à  messire  Jean  Cantillan, 
prêtre,  de  pouvoir  mettre  à  exécution  les  bulles  et 
provisions  apostoliques  pour  prendre  possession  d'une 
prébende  et  d'un  canonicat  dans  l'église  collégiale 
St-Pierre  de  Lille.  —  26  janvier  1524.  Révocation  par 
maître  François  Buwe,  comme  procureur  du  chapitre 
St-Pierre  de  Lille,  de  toute  la  procédure  intentée 
devant  le  Grand  Conseil  de  l'Empereur  à  Malines  par 
ledit  chapitre  à  celui  de  St-Pierre  de  Cassel.  —  1528. 
Lettres  relatives  au  différend  pendant  entre  les  doyen 
et  chapitre  de  l'église  St-Pierre  de  Lille,  d'une  part, 
et  plusieurs  chapelains  de  cette  église,  de  l'autre,  au 
sujet  de  «  l'office  de  vicairies  estans  en  iceJle  »  église. 
—  Sans  date  ;  XVI®  siècle.  Vidimus  incomplet  d'une 
bulle  du  Pape  Clément  VII  produite  dans  un  procès 
soutenu  par  les  doyen  et  chapitre  de  l'église  St-Pierre 
de  Lille.  —14  janvier  1603.  —  Acte  de  fondation  par 
le  chapitre  St-Pierre  de  Lille  de  «  à  chaque  jour  et 
année  de  la  procession  solempnelle  et  publicque  de  la 
dite  ville  de  Lille,  livrer  huict  chantres  pour  accom- 
paigner^la  fiètre  ou  casse  de  la  glorieuse  Vierge 
Marie,  se  y  portant  depuis  la  chapelle  de  la  Trinité 
d'icelle  ville  pour  de  là  aller  allentour  de  la  dicte  ville, 
chantant  en  icelluy  lieu  de  la  Trinité  audict  aller  et 
retour  hymnes  etcanticques  et  en  chasques  faulxbourgs 
et  portes  d'icelle  ville  pseaulmes,  collectes  et  hymnes 
convenables,  etc.  ». 

Layette  130.  —  Béguinage  de  Lille. 

B'  1528.  (Carton.) —  27  pièces,  parchemin  ;  7  sceaux  incomplets. 

—  Mars  1245.  («  Datiim  unnn  Domim 


millesûno  ducentesimo  XL^  quarto^  merise  Martii  »). 
I-,ettres  par  lesquelles  W.  (Waulier),  évêque  de  Tour- 
nai, déclare  qu'en  présence  de  Simon ,  archidiacre  de 
Tournai,  Alard  de  Berkahem  et  sa  femme,  Margue- 
rite, ont  vendu  à  Jean  dit  Crokevilain,  pour  les  Béguines 
de  Lille,  trois  bonniers  et  deux  cents  de  terre, 
situés  à  Lille,  paroisse  des  Apôtres  près  de  la  maison 
des  Béguines  —  Mai  1245.  («  Ce  fu  fait  Van  de  Vin- 
carnation  Nostre  Signenr  mil  CC  quarante  cuinc^el 
mois  de  May  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite, 
comtesse  de  Flandre,  donue  à  la  maison  des  Béguines 
hors  la  porto  St-Pierre  à  Lille,  fondée  par  elle  et  la 
comtesse  Jeanne,  sa  sœur,  en  Thonneur  de  Dieu  et  de 
sainte  Isabelle,  «  le  manoir  là  u  li  fiospitaus  siet  et  les 
béghi?ies  main  eut  ensi  com  li  closius  del  manoir  le 
porporte  par  devers  le  vile  de  Lille  deci  au  fossé  de  le 
Bare^  et  tresci  en  le  Dénie  »,  avec  trois  bonniers  et 
deux  cents  de  terre,  «  gisons  entre  le  fossé  de  leBa7r 
et  le  rue  par  coi  on  ra  à  le  cort  del  hospital  de  Lille  »; 
la  Comtesse  affranchit  de  toutes  tailles  et  exactions  les 
femmes  demeurant  dans  ladite  maison  et  portant  Thabit 
de  Bé^uine.s,  à  Texception  de  leurs  héritages  devant 
des  tailles  ou  de  ce  qu'elles  devaient  payer  à  cause  de 
leur  bourgeoisie.  —  Même  date.  Semblables  lettres 
confirmées  par  Wautier,  évèque  de  Tournai,  en  juillet 
1245.  —  Janvier  1250.  («  L'an  Nostre  Signeur 
MCCLV,  el  mois  de  genvieri>).  Lettres  par  lesquelles 
la  comtesse  Marguerite  déclare  donner  au  Béguinage 
de  Lille  des  rentes  en  blé,  avoine,  chapons,  etc.,  qui 
se  perçoivent  en  la  paroisse  de  Bondues.  —  24  avril 
1259.  («  Datiim  et  actum  anno  Domini  M*"  CO*  gain- 
qiiagesijno  nono,  feriaqua}'tapost  Dominicam  qua 
cantatur  Quasimodo  »).  Vente  de  terres  au  Béguinage 
de  Lille  par  Sara,  femme  d'Adam  de  Flosco.  —  Février 
1261.  {«  Datum  et  actum  anno  Domini  millesimo  du- 
centesimo sex^agesimo,  mense  Februario  »).  Attesta- 
tion par  Tofficial  de  Tournai  de  la  donation  faite  au 
Béguinage  de  Lille  d'une  rente  d  un  marc  d'argent 
fin,  par  Marguerite  de  Rochefort.  —  Février  1262. 
(«  En  Van  del  Incarnation  Nostre  Ségneur  Jhésu 
Crist  mil  deuscenssoissanteet  un,  el  moisdeféorier^j. 
Confirmalion  par  la  comtesse  Marguerite  de  Tadhérite- 
ment  donné  par  le  bailli  de  LUle  au  Béguinage  de  cette 
ville,  de  terres  sises  à  Annappes,  sur  lesquelles  la 
Comtesse  s'est  réservé  les  haute  et  basse  justices.  — 
Même  date.  Semblables  lettres.  — 10  octobre  1270. 
(«  Kn  Van  del  Incarnation  Nostre  Ségneur  Jhésu 
Crist  M  CC  soissante  et  dis,   lende?nain  dou  Jour 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  L  (2*  Partie). 


m 


474 


ARCHIVES  DU  NORD. 


saint  Doûse»  ).  Lettres  par  lesquelles  la  comtesse 
Marguerite  accorde  à  ses  bonnes  amies  les  Wguines  qui 
demeurent  dans  le  grand  couvent  hors  de  la  ville  de 
Lille,  la  permission  de  rester  dans  leurs  maisons  et  de 
jouir  paisiblement  de  ce  qui  leur  appartient  sur  lanyière 
de  la  Deûle  dans  un  endroit  situé  enlre  le  cordupreit 
le  Prévôt  (le  St-Pier^re  de  Lille  et  le  fossé  qui  est  hors 
des  murs  de  leur  maison  à  l'entrée  de  la  tevmice  de 
THÔpital  Comtesse.  — Février  1271.  («  £'n  Van  del 
Incarnation  Nostre  Sèfjneur  Jhésa  Crist  MCC  sois- 
santé  et  dis,  ou  mois  de  /erriez*  »).  Acte  par  lequel 
la  comtesse  Marguerite  atteste  le  déshérîtoment,  au 
profit  des  Béguines  de  Lille,  de  certains  fiefs  situés  en 
celte  ville  et  cédés  par  Baude  Le  Borgne  et  Maroie,  sa 
femme  ;  copie  simple  de  cette  pièce.  —  Le  lundi  26 

• 

octobre  1276.  (<  Lan  del  Incarnation  mil  CCLXXVI, 
le  delîins  ajjriès  les  octaves  sains  Luc,  ou  mois  d'oc- 
tobre »).  Règlement  du  Béguinage  de  Lille  par  la  com- 
tesse Marguerite,  portant  entre  autres  dispositions, 
que  si  une  béguine  sort  de  chez  elle  pour  aller  dans 
des  endroits  suspects,  les  aînées  ou  la  maîtresse  lui 
feront  dos  observations  à  ce  sujet  ;  si  elle  ne  tient 
aucun  compte  de  ces  représentations,  elle  sera  bannie 
de  la  cour  du  Béguinage  et  de  la  paroisse  de  St-.\ndré  ; 
il  en.  sera  de  même  pour  celles  qui  ne  voudraient  point 
obéir  à  leur  souveraine  et  qui  voudraient  sortir  de  la 
cour  du  Béguinage  sans  en  avoir  obtenu  la  permission 
de  la  maîtresse  et  des  aînées.  Celles  qui  auront  été 
ainsi  bannies  du  Béguinage  ne  pourront  être  reçues 
par  un  habitant  de  la  paroisse  de  St- André,  sous  peine 
d'être  banni  lui-môme  pour  un  an  et  un  jour.  —  25 
juillet  1277.  («  L*an  del  Incarnation  Nostre  Ségneur 
Jhèsu  Crist  mil  deus  cens  sessante  et  dis  et  set,  à  le 
saint  Cristo/îe  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite, 
comtesse  de  Flandre,  désigne  le  prieur  des  Frères- 
Prêcheurs  de  Lille  pour  gouverner  à  toujours  mais  le 
Béguinage  de  cette  ville,  fondé  par  elle  et  par  Jeanne,sa 
sœur,  à  cause  de  Taccroissement  considérable  de  cette 
maison  ;  sous  le  vidimus  de  A.,  doyen,  et  du  chapitre 
St-Herre  de  Lille,  en  date  du  5  mai  1340  —  Mêmes 
lettres  sous  le  vidimus  de  Jacques  li  Preudons,  lieute- 
nant du  souverain  bailli  de  Lille,  en  date  du  18  février 
1360.   —  Novembre  1277.  («  L'an  del  Incarnation 
Nostre  Seigneur  Jhèsu  Crist  mil  deus  cens  sessante 
et  dis  et  siet,  el  mois  de  novembre  »).  Lettres  par 
lesquelles  le  comte  Gui  exempte  le  Béguinage  de  Lille 
de  tous  tonlieux,  tailles  et  impôts.   —  20  avril  1278, 
(«  L'an  del  Incarnation  mil  deus  cens  soissante  dis 


et  tait,  le  vintimejor  de  avrils).  Lettres  par  lesquelles 
la  comtesse  Mai  guérite  déclare  que  si  l'on  donne  à 
quelques  béguines  de  Lille  des  parties  d'héritages 
dépendant  du  Béguinage,  ces  dites  parties  reviendront 
après  la  mort  des  dites  béguines  à  la  maison,  sans  qu'on 
puisse  rien  en  réclamer  à  titre  do  parenté  ou  d'autres 
droits.  —  Juillet  1283.  («  L'an  del  Inca7^nation  Nostre 
Ségneur  MCC  quatre  vins  et  trois,  el  mois  dejulé  »). 
Chirographe  contenant  la  donation  de  différents  héri- 
tages faite  par  Marie  de  la  Tour  au  Béguinage   de 
Lille.  —  Mars  1292.  («  Uan  del  Incarnation  mil  deua 
cens  quatre  vins  et  onze,  an  mois  de  march  »).  Dona- 
tion faite  par  Robert  Muches,  bourgeois  do  Lille,  au 
Béguinage  de  ladite  ville,  pour  Alix,  sa  sœur,  d'une 
rente  à  percevoir  sur  une  maison  sise  en  la  paroisse 
St-Maurice.  —  18  décembre  1295.  (<  L'an  del  Incar- 
natio7i  Nostre  Ségnevr  MCC  quatre  vitis  et  quinze, 
le  diemence  devant  le  jour  dou  Noël  »).  Arrentement 
par  l'hôpital  Comtesse,  à  Lille,  au  Béguinage  de  cette 
ville,  d'un  quartier  de  terre  situé  le  long  de  la  Deûle. 
—  11  juin  1296.  («  Anno  Doinini  millesimo  dtwente- 
sirno  îionagesimo  sexto,   in  die  beati  Barnabe  apos- 
toli  s>).  Confirmation  par  Gui,  comte  de  Flandre,  des 
lettres,    y  insérées    intégralement,  de  la  comtesse 
Marguerite,  en  date  du  mois  de  mars  1245,  faisant 
donation  au  Béguinage  de  Lille,  d'une  rente  annuelle 
de  20  livres  sur  l'espier  de  Seclin.  —  Mômes  lettres 
sous  le  vidimus  des  doyen  et  chapitre  de  St-Pierre  de 
Lille,    en   date  du  5  juillet  1325.  —  16  mai  1299. 
(«  Actum   apud   Mafflerum,  sabbato  post  festum 
sancti   Nicholai  Estivalis,    anno  Domini  AP  CC^ 
7wnugesimo  nono  s>).  Lettres  par  lesquelles  Philippe, 
roi  de  France,  permet  aux  béguines  de  Lille  de  suivre 
les  mêmes  règles  et  le  même  régime  qu'elles  suivaient 
lorsque  Gui  de  Dampierre,  jadis  comte  de  Flandre, 
tenait  ladite  ville  en  sa  main  ;  confirmation  par  Phi- 
lippe le  Bon,  duc  de  Bourgogne,  en  date  du  16  février 
1429.  —  13  août  1617.  Lettres  de  rente  au  profit  de 
sœur  Agnès  Mosnier,  maîtresse  du  Béguinage  de  Lille, 
d'une  somme  de  17  florins  à  percevoir  chaque  année 
sur  ladite  Ville,  au  rachat  de  340  florins.  — 18  mai. 
1660.  Renouvellement  de  caution  pour  Pierre  van 
Hulse,  receveur  du  Béguinage  de  Lille  et  de  la  Mala- 
drerie  de  Canteleu. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DlOCÈSES  DE  NAMUR  ET  DE  COLOGNE.   ATTi 


Layettes  131.  —  Diocèses  de  Xamur 

ET  DE  Cologne.  i 

B.  I52i).  (Carton.)  —  0  pièces,  parchemin  ;  6  pièces,  papier  ; 
5  sceaux  ôcrasés  ou  incomplets. 


f tS9-f«ft8.  —  BlecMe    de    Wamur.  —  1152. 

(<  Actufii  est  h(x*  tant  rationabile  itistitutunt,  Deo 
annuente,  approbatwn  et  comignatuniy  amio  aJb 
lêicarnatione  Domini  MCLIIy  hidictione  XV,  papae 
Eugenii  anno  VIII,  régnante  reye  Frer/erico,  anno 
regni  ejus  printOy  praesidente  cathedrae  Leodieiisis 
episcopatus  Henrico  anno  septlnio  »).  Lettres  par 
lesquelles  Henri,  comte  de  Xamar,  confère  à  Gerland, 
abbé  de  Notre-Dame  de  Floreffe,  l'église  de  Notre- 
Dame  de  Leffe  au  faubourg  de  Dinant,  le  village  d*Obaix 
qui  était  tenu  du  comte  en  fief  par  Thierri  de  Fen,  et 
Talleu  de  Marche-sur-Meuse  que  possédait  Baudri  de 
Fontenes;  copie  authentique  de  1589  —  Juin  1250. 
(«  L'an  del  Incarnation  Jhésiu  Christ  MCC  et  cin- 
guante,  ce  nioy  dejaing  »).  Lettres  par  lesquelles 
Agnès,  dame  de  Givet  et  d*Agimout,  donne  à  l'abbaye 
de  Waulsort  52  sous  blancs,  à  percevoir  tous  les  ans 
le  jour  de  St-Remi  en  vendaïuje,  sur  le  viuage  de 
Givet,  en  échange  de  ce  que  cette  abbaye  lui  a  cédé  ce 
quiluiappartenaità  Boursinne;  copie  simple. — 13  mars 
1256.  (€Datwu  amio  Don  uni  M""  CC"  LV\  feria 
secunda  post  Renmiiscere  »).  Confirmation  de  Té- 
change  précédent  par  Henri,  évêque  de  Liège.  —  27 
février  1266.  («  Datum  anno  Doniini  .¥«  CC"  LX" 
quinto,  sabbatopost  Reniiniscere  *).  Autre  confirma- 
tion par  Gui,  comte  de  Flandre  et  marquis  do  Namur. 
— 13  janvier  1280.  {^  Uan  MCC LXX  et  IX  le  jour 
des  octaves  de  la  Thèophane  »).  Autre  confirmation 
par  Jean,  comte  de  Loz,  seigneur  de  la  terre  d' Agimont, 
et  Amould,  son  fils.  —  Au  château  de  Namur,  le  20 
loai  1394.  Lottres  de  Guillaume  de  Flandre,  comte  de 
Namur,  concernant  les  terres  de  Tabbaye  de  Florefie, 
sises  dans  la  ville  de  Noville-sur-Mehaigne.  —  Namur, 
le  15  août  1506.  Lettre  de  G.  de  Croy  à  Philippe,  roi 
de  Casiille,  lui  mandant  qu*il  a  fait  expédier  des  lettres 
de  collation  du  doyen  de  Roo  pour  Jean  de  Lommele, 
docteur  en  théologie.  —  Gand,  le  8  août  1507.  Mande- 
ment de  rarcbiduchesse  Marguerite  au  sujet  de  la 
prébende  de  Namur  accordée  au  sieur  Despontin.  — 
1506.  Collation  par  Tempereur  Maximilien  de  la  cure 
de  Bioul  en  faveur  de  Jean  Rieger.  —  Sans  date  ;  vers 


1509.  Minute  d'une  lettre  de  Tarchiduchesse  Margue- 
rite adressée  n  Jacques  de  Sainzelles,  bailli  et  capitaine 
du  château  de  Xamur  et  au  doyendeS/-i4w/fta;/,  au 
sujet  de  Tétat  déplorable  dans  lequel  se  trouvait  le 
prieuré  de  Géronsart  près  de  Namur.  —  12  avril  1655. 
Vente  de  terres  faite  par  frère  Jean  J'Aumolnier,  reli- 
gieux de  Tabbaye  de  Boneffe.  —  3  octobre  1658.  Dona- 
tion par  messire  Phihppe,  comte  de  Thiennes,  premier 
député  de  la  noblesse  des  États  de  Hainaut,  baron  de 
Montigny-St-Christopho,  seigneur  de  Winlergi,  Xœuf- 
ville,  etc.  aux  frères  et  religieux  de  Noire-Dame  du 
Mont-Carmel,  de  la  chapelle  et  des  maison  et  ermitage 
de  St-Anne-lez-Montiguy-St-Christopheavecles  jardins 
et  héritages  annexés,  la  portion  de  bois  contiguê,  etc. 

—  Bloeèse  de  Colonne.  —  Juillet  1248.  (<  DaJuhé 
etaetuhianno  Doniinice  Incarnatioïns  M'^CC^  XV 
octaro,  niensejulio  ^).  Lettres  par  lesquelles  Alheit, 
abbé,  et  tout  le  couvent  d'Inden  Sl-Corneille,  donnent 
à  Jean,  seigneur  d*Audenar(le,  chevalier  et  à  ses  hoirs, 
la  moitié  des  vHireschair  (terres  vagues)  qui  leur 
appartenaient  dans  les  villages  deWoodeke  et  deKain 
parce  qu*il  a  déclaré  être  homme  de  cette  église  et 
tenir  d*elle  les  avoueries  de  sept  villages,  savoir  : 
Renaix,  Kain,  Horembeke,  Elzeele,  Braele,  Woodeko 
et  .\crene,  un  bois  appelé  St-Pierre,  un  cens  qu'il  per- 
çoit à  Acrone,  Woodeke  et  Elzeele,  appelé  Planke  et 
Pelé  :  â  chaque  mutation  d'abbé  lorsque  celui-ci  viendra 
en  Flandre,  Jean  d*Audenarde  se  rendra  à  Acrène  â  la 
rencontre  de  Tabbé  et  le  conduira  â  Renaix  où  il  lui 
fera  hommage,  Tabbé  restant  à  cheval.  Quand  il  en 
descendra,  le  seigneur  d'Audenarde  tiendra  Tétrier  : 
celui-ci  gardera  le  cheval,  mais  devra  remettre  la 
selle  et  la  bride  à  Tabbé  ;  ce  cheval  devra  être  blanc  et 
digne  de  Tabbé  ;  copie  dans  un  rouleau  de  parchemin. 

—  Mêmes  lettres  en  français  sous  le  vidimus  de  Gilles, 
abbé  d'Éenham,  diocèse  de  (Cambrai,  daté  de  Tan  1323. 
— 12  novembre  1280.  (<  Uan  del  Incarnatio7i  Nostre 
Seigneur  mil  de  us  cens  et  quatre  vins,  len  demain  de 
le  saint  Martin^  ou  mois  de  novembre  i>).  Lettres  par 
lesquelles  Pierre,  doyen  d'Inden,  et  Jean,  clerc  de 
l'abbi'  d'Inden,  vendent  au  nom  de  cette  abbaye,  au 
bailli  de  Grammont  et  à  Lotin  de  Brugas,  receveur  de 
Flandre,  au  profit  du  comte  Gui,  tout  ce  que  cette 
abbaye  possédait  â  Renaix,  Horembeke,  Braele,  Acre- 
né,  Woodeke  et  Elzeele,  à  charge  par  le  Comte  d'exé- 
cuter les  contrats  de  vente  et  d'arrentement  passés 
relativement  â  quelques-uns  de  ces  biens  avec  diffé- 
rentes personnes  ;  avec  promesse  par  l'abbé  de  faire 


/j7<î 


ARCHIVES  DU  NORD.  —  CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE. 


confirmer  cette  vente  par  le  Pape,  par  l'Empereur  ou 
autres  princes  que  désignera  son  conseil,  et  assurance 
do  la  part  des  abbés  de  Grimberghes  el  de  Didlenghien, 
de  messire  Jacques  d'Enghien,  de  messire  Henri  de 
Péruwelz  et  do  ceux  qui  avaient  déjà  acheté  une  partie 
do  ces  biens,  de  les  resliluer  ;  il  promet,  en  outre,  de 
livrer  au  Comte  tous  les  privilèges  accordés  et  tous 
les  actes  des  donations  faites  à  cette  abbaye  par  Louis, 
fils  de  Charlemagne  et  par  les  seigneurs  des  lieux 
cédés,  tels  que  les  seigneurs  d'Audenarde,  de  Waudri- 
pont  et  do  Braine  ;  celte  vente  est  faite  moyennant  la 
somme  de  4.100  livres,  monnaie  de  Flandre,  qui  pourra 
être  payée  en  écus  de  Brabant  A  3  deniers  pièce,  en 
baudekins  à  six  deniers  pièce  et  en  gros  tournois  à 
raison  de  dix  deniers  pièce  ;  de  cette  somme  on  pourra 
rabattre  le  prix  des  biens  dont  le  Comte  ne  pourrait 
pas  jouir  conformément  à  la  déclaration  qui  lui  en  a 
été  donnée,  à  condition  aussi  qu'il  profiterait  de  ceux 
qu'on  découvrirait  avoir  été  usurpés;  vidimus  de 
Hugues,  abbé  de  Flore ffe,  en  date  du  27  mars  1302.  — 
Décembre  12S0.  («  Datitni  amio  Doiulni  millesimo 
(litcevtesirao  octuagesimo,  ?ne/fse  Decenibri  »).  Let- 
tres par  lesquelles  Reinhart,  abbé,  et  tout  le  couvent 
d'Inden,  ordre  de  St-Benoît,  diocèse  de  Cologne, 
déclarent  que  pour  donner  satisfaction  à  leurs  créan- 
ciers, ils  ont  été  obligés  d'engager  les  terres  de  Ber- 
yheni,  Aousseniy  Ccistefwhout,  Oressenlt,  Lanhelarei 
Elendorp  au  diocèse  de  Cologne,  et  leur  \alle  de  Nior- 
tiers  au  diocèse  de  Liège,  et  que,  dans  l'intérêt  de  leur 
abbaye  et  pour  racheter  ces  terres,  ils  ont  vendu  au 
comte  de  Flandre  les  villes  de  Renaix,  Hoorembeke, 
St-Cornille,  Braele,  Acrene,  Wondeke  et  EUezeele 
avec  leurs  appartenances,  pour  le  prix  de  4.050  livres, 
monnaie  de  Flandre,  qu'ils  reconnaissent  avoir  reçue  ; 
vidimus  de  Mathieu  Waghenove,  doyen,  et  de  Henri  de 
Rheingherswliet,  Jean  Malraison,  Henri  de  Capelle  et 
Jaen  du  Pré,  chanoines  de  l'église  Saint -Hermès 
(beati  Hennetis)  à  Renaix,  en  date  du  14  octobre  1395, 


Layette  132.  —  Diocèses  de  Malines,  Anvers, 

Utrecht  et  Trêves. 

B.  ir^îO.  (Carton.)  —  15  pièces,  parchemin  ;  8  pièces,  papier; 

0  sceaux  et  plusieurs  fragments. 

tf  98-t5!M.  —  DIoeèse  de   Mallne*.  —  1178. 

(^Actnm  est  hoc  anno  Verbi  Incamati  M^  C^  LXXV^ 
IIP  i>).  Lettres  par   lesquelles   Philippe,  comte   de 


Flandre-  et  ideVermandois,  déclare  quo  Ghiselbert  et 
son  frère  Gérard,  enfants  d'Amould  d'Audenarde, 
ont  fait  devant  lui  des  excuses  à  l'occasion  des  vio- 
lences commises  par  eux  à  rencontre  de  Tabbaye 
d'Ëenham,  en  s'emparant  de  la  terre  de  Géron  que 
cette  abbaye  possédait  depuis  longtemps,  et  notam- 
ment déjà  du  temps  de  Gérard,  leur  aïeul,  Arnould, 
leur  père  et  Thierry,  leur  frère,  pendant  que  Lambert 
était  abbé  de  ce  monastère  ;  deux  copies  en  parchemin 
du  XIII®  siècle.  —  16  octobre  1260.  («  Datum  anno 
Do)tilni  M^  CC^  LX^y  sabbato  ante  festiun  Litce 
Ewanf/eliste  s>).  Confirmation  par  Marguerite,  com- 
tesse de  Flandre,  des  lettres  y  insérées,  données  le 
10  septembre  1260,  par  le  seigneur  d'Audenarde,  au 
sujet  du  droit  de  pêche  dans  les  viviers  de  Géron, 
abandonné  par  lui  k  l'abbaye  d'Eenham.  — Décembre 
1260.  («  Datum  anno  Domini  MCC^LX^,  niense  De- 
cenibri »).  Confirmation  des  lettres  précédentes,  datée 
du  10  septembre  1268,  par  les  abbé  et  couvent  d'Een- 
ham. —  Louvain,  le  26  février  1261.  («  Dalum  Lova- 
niiy  mense  Februario,  sabbato  post  festum  beaii 
Mathei  apostoli,  anno  M^CC^LX^»).  Lettres  par 
lesquelles,  Henri,  duc  de  Lothier  et  de  Brabant, 
restitue  aux  chapitres  de  Hougarde  {Hugardie?isis)y 
d'Anicourt  (A  nicurciensis)y  de  Tix\emoïii(Theniensis)y 
St-Bombaut  de  Malines,  et  à  Guillaume,  curé  de 
Herpse,  les  dîmes  novales  qu'il  leur  avait  usurpées.  — 
Même  date.  Lettres  du  même  duc,  donnant  à  ses 
domestiques,  pour  leurs  bons  services,  une  somme  do 
1000  livres  à  partager  entre  eux,  selon  la  disposition 
qu'en  feront  ses  exécuteurs  testamentaires.  — 14  jan- 
vier 1297.  {4L  Datum  anno  Dmni)ii  M^CC^  nonage- 
gesimo  se(vto,  feria  secunda  post  octava^;  Epiphanie 
Domini  »).  Lettres  par  lesquelles  Thomas,  abbé,  et  le 
couvent  de  St-Adrien  de  Grammont,  déclarent  qu'à 
l'occasion  des  débats  existant  entre  eux  et  les  reli- 
gieux de  Notre-Dame  du  Mont-Carmel,  établis  depuis 
peu  audit  Grammont,  au  sujet  de  la  maison  que  ces 
religieux  prétendaient  y  faire  construire.  Us  pro- 
mettent de  décharger  Gui,  comte  de  Flandre,  leur 
seigneur  temporel,  des  frais  qu'il  aurait  à  supporter 
pour  chasser  lesdits  Carmes  et  brûler  leur  maison  et 
leur  église.  —  Winendale,  le  12  juin  1301.  (^  Die 
lune  ante  festum  beati  Barnabei  apostoli  »).  Lettres 
par  lesquelles  Philippe,  roi  de  France,  mande  au 
bailli  de  (]ourtrai  qu'il  prend  l'abbaye  d'Eenham  sous 
sa  protection,  en  vertu  des  lettres  du  comte  de  Flandre 
Baudouin,  datées  de  1064,  et  qu'il  entend  la  défendre 


TRKSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈSES  DE  MAIJNES,  ANVERS,  UTRfclCHT  ET  TRÊVES. 


577 


contre  toutes  les  violences  et  injures  qu'on  pourrait 
lui  causer.  —  i^^  mars  1396.  Accord  entre  les  mar- 
guilliorsde  Téglise  Ste-Gudule  à  Bruxelles  et  Thierry 
van  den  Heetveldo,  chevalier,  pour  Texploitation  d'un 
terrain  à  briques,  situé  à  Deelbeke.  —  12  juin  1435. 
Accord  au  sujet  de  la  dîme  de  Boetsschiondeken  à 
Velzenbeke  entre  Tabbesse  de  Vau-le-Duc  et  le  prévôt 
de  Notre-Dame  de  la  Chapelle  hors  des  Vieux  Murs,  à 
Bruxelles,  d'une  part,  et  le  chapelain  de  Taulel  Ste- 
Geneviève  dans  l'église  de  Ste-Gu^lule,  d'autre  part. — 
Sans  date;  vers  1505.  Minutes  de  letti-es  patentes  de 
Tarchiduchesse  Marguerite,  relatives  aux  revenus  de 
l'abbaye  d'Eenham  (Ertacthdune^fsis).  —  Malines,  le 
23  novembre  1507.  Minute,  d'une  lettre  de  l'archidu- 
chesse Marguerite,  adressée  aux  doyen  et  chanoines 
de  Ste-Gudule  à  Bruxelles,  les  priant  de  conférer  à 
messire  Louis  Ocquin,  son  confesseur,  l'office  de 
chanoine  vacant  par  le  trépas  de  messire  Jacques 
Anthonin.  —  Sans  date  ;  vers  1507.  Note  adressée  au 
secrétaire  Marigny  le  priant  de  faire,  de  la  part  de 
l'archiduchesse  Marguerite,  deux  lettres,  Tune  aux 
religieuses  de  Woorts-les-Brux elles  et  l'autre  aux 
religieuses  de  Sion  à  Lierre  qui  ont  reçu  parmi  elles 
les  filles  de  la  bercerenne  de  l'archiduchesse  Marie 
d'Autriche,  Madeleine  et  Charlotte  de  Bailleul,  dans 
l'espoir  qu'elles  seront  quittes  du  droit  de  «  pahi  et 
place  >,  dû  par  elles  à  l'occasion  de  la  joyeuse  entrée 
de  l'archiduc  Charles  d'Autriche,  ainsi  que  l'archidu- 
chesse Marguerite  le  leur  promet.  —  Sans  date  ;  vers 
1509.  Minute  d'un  mandement  de  Tarchiduchesse  Mar- 
guerite portant  réformation  des  couvents  de  St-Claire 
de  Bruxelles,  de  Bois-le-Duc  et  de  Tirlemont.  — Blo- 
eèse  d'Anvers.  1401.  Lettres  par  lesquelles  Philippe, 
duc  de  Bourgogne  demande  pour  Elisabeth  ,  veuve  de 
Clais  Wid,  l'enlrée  à  l'hôpital  St-Goorges  à  Anvers.  — 
Malines,  le  21  janvier  1510.  Minute  d'un  mandement 
de  l'archiduchesse  Marguerite  ordonnant  de  surseoir 
au  procès  que  Simon  de  Taxis,  maître  des  postes  de 
l'empereur  Maximilien,  a  pendant  contre  Martin 
Zobben,  au  sujet  de  la  cure  de  Deschel  durant  le  temps 
de  son  présent  voyage  vers  ledit  empereur. — Diocèse 
d'Vtrecht.  20  octobre  1264.  («  ^c/wm  anno  Dohiini 
M^  CC^  LX^  quarto,  feria  secundapost  festum  béate 
Luce  evangeliste  »j.  Sentence  rendue  par  les  arbitres 
nommés  pour  terminer  les  diil'érends  entre  Henri, 
évoque  d'Utrecht,  et  Jean,  évêque  de  Tournai,  au  sujet 
des  églises  paroissiales  de  Hamere,  Watervliet,  Basse- 
velde,Capryck,  Lambèke,  Ecloo-Ste-Croix,  Moërbeke, 


Chavetinghes,  les  couvents  des  Guillemins  et  des 
religieuses  d'Ecloo.  —  3  octobre  1282.  {«  En  Van  de 
c/ra.sse  }>iil  deus  cens  quatre  vins  et  deus,  le  sa/tiedl 
après  le  jour  de  saint  Baioon  »).  Lettres  par  les- 
quelles Florent,  comte  de  Hollande,  donne  en  aumône 
perpétuelle  A  Tabbaye  de  Noorlick  en  Noortbeveland 
quelques  terres  situées  en  l'Ambacht  au  pays  de 
Wissenkerke,  en  Genolfidicke  et  en  Campen,  à  con- 
dition que  l'abbesse  fondera  dans  l'infirmerie  de  cette 
abbayo  une  rente  perpétuelle  en  l'honneur  de  Notre- 
Dame  après  la  mort  dudit  comte;  confirmation  de 
cette  donation  par  le  même  prince.  —  Berguos,  le 
13  mars  1347.  («  Berfjhes,  le  XIIP  jour  de  niarSy 
Van  de  nostre  règne  de  France  oytisme  et  (rEngle- 
tiere  vintisme  pri?ne  »).  Lettres  par  lesquelles 
Edouard  III,  roi  d'Angleterre,  promet  de  fonder  un 
couvent  do  Chartreux  dans  l'île  de  Cadsant.  — 
24  avril  1357.  («  In  vigilia  béate  Marce  ewangeliste  »). 
(Collation  de  la  chapelle  St-Jacques  par  Jean,  seigneur 
d'Axelle  et  coUateur  de  ladite  chapelle.  —  14  dé- 
cembre 1516.  Reconnaissance  par  Charles,  archiduc 
d'Autriche,  roi  de  Castille,  etc.,  de  la  dette  de 
2000  florins  contractée  par  lui  envers  Frédéric,  Her- 
mann,  Everard  et  Harteleve  de  Bade,  somme  payable 
lorsque  Philippe,  bâtard  de  Bourgogne,  aura  pris  pos- 
session de  l'évêché  d'Utrecht  à  la  suite  de  la  renoncia- 
tion de  Frédéric  de  Bade.  —  25  juin  1526.  Bulles  du 
pape  Clément  II  relatives  à  l'élection  de  Henri  dé 
Bavière  à  l'évêché  d'Utrecht.  —  BtocèNc  de  Trêve», 
9  août  1289.  («  L'an  del  hicariiation  Nostre  Ségneu?- 
Jhèsu  Crist  mil  deus  cens  et  quatre  vins  et  nuefy  le 
vigile  saint  Ix)reiwe  »).  Lettres  par  lesquelles  la 
prieure  et  le  couvent  de  Marienthal  (de  la  Val  Notre- 
Dame),  près  Luxembourg,  renoncent  à  tous  les  droits 
qui  pouvaient  leur  appartenir  sur  les  rentes  du  do- 
maine à  Valenciennes.  —  Pragues,  21  avril  1348. 
(<  Py^agge^  undecimo  Kalendas  Maii,  anno  Domini 
M^CCC^XDVIIP,  indictione  priina,  regni  vero 
nostri  anno  secundo  »).  Lettres  de  Charles,  empereur 
et  roi  de  Bohême,  par  lesquelles  il  confirme  la  fonda- 
tion du  monastère  de  Sainte-Claire  faite  par  son  père 
Jean,  roi  de  Bohême,  dans  la  ville  d'Ephternach  au 
diocèse  de  Trêves.  —  20  novembre  1395.  Arrentement 
d'une  pièce  de  terre  située  à  Cattebrœk  par  le  cha- 
pitre de  St-Pierre  d'Anderlecht  au  pix)fil  de  Thierry 
van  den  Heetvelde. 


478 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Layette  IXi  —  Diocèses  de  France. 

B.  1531.  (Carton.)  — 24  pièces,  parchemin;  14  pièces 
et  2  cahiers,  1*3  feuillets,  papier;  1  sceau  incomplet  et  2  bulles 

en  plomb. 

i#49-i«ttf  •  —  Blocèse  d'Anileufl.  —  Montreuil, 
1042.  («  Actum  Mo?isteroli,  anno  Ittcarnati  Verbi 
millesiino  quadragesimo  secundo  et  rer/ni  Henrici 
refjh  undecinio.  Ego  Balduinus,  cancelUuHus  régis, 
velegeîido  subscripsi  s>).  Diplôme  par  lequel  Henri  P% 
roi  de  France,  confirme  les  donations  faites  à  Tabbaye 
de  StrSaulve  de  Montreuil  ;  copie  collationnée  le  18  fé- 
vrier 1730.  —  30  juillet  1096.  («  Actum  sub  die 
Kalendaruïii  Augusti  ternarutn  (sic) anno  lucarnati 
Verbi  M^  nonagesimo  sexto  >).  Lettres  par  lesquelles 
N.  (Nicolas),  abbé  de  Corbie,  déclare  que  Robert, 
comte  de  Flandre,  a  donné  à  cette  abbaye  la  moitié 
des  revenus  provenant  de  la  forêt,  des  bruyères 
et  des  tourbières  d'Oulhulst;  vidiraus  sur  parche- 
min en  date  du  i*""  janvier  1305.  —  Guastaila,  le 
23  octobre,  sans  date  d'année;  1106  (1).  («  Datum 
apud  Guardastcdlurn  X  Kalendas  novembris  »). 
Bulle  du  pape  Pascal  II  confirmant  les  lettres  par 
lesquelles  Jean,  évèque  de  Thérouane,  et  Godefroy, 
évêque  d'Amiens,  maintiennent  Tabbaye  de  Corbie 
dans  la  possession  de  deux  parts  dans  la  dîme  des 
agneaux  de  la  ville  d*Eyne  (2)  qui  lui  avait  été  con- 
testée par  Philippe,  prévôt  du  chapitre  de  Bruges  ; 
original  sur   parchemin   avec   bulle   en   plomb.  — 

25  octobre  1154.   (« In  curia  Archiepiscopi, 

anno  Dominice  Incarnationis  M^C^LIIIP,    VIII 

Kaiendas  7wvembris  ...   Epacta   IIII »). 

Chirographe  de  Godescalc,  évêque  d'An*as,  concédant 
à  Tabbaye  de  Corbie  l'autel  de  Ransarl,  sous  la  condi- 
tion que  Guillaume,  clerc  de  ladite  abbaye,  jouirait  du 
revenu  de  cet  autel  sa  vie  durant  ;  original  sur  par- 
chemin, en  mauvais  état  ;  la  date  est  en  partie  tron- 
quée. —  Tusculum,  7  janvier,  sans  date  d'année, 

(1)  La  date  de  Tannée  n'est  pas  indiquée  dans  Toriginal.  Mais 
elle  peut  être  (ixée  à  1 106,  car  le  pape  Pascal  II  séjourna  à 
Guastaila  du  18  au  27  octobre  de  cette  année,  comme  le  prouvent 
d'autres  bulles  datées  de  ce  pontife.  (Voir  de  Mas- Latrie,  Trésor 
de  Chrcnwlogie,  col.  1087). 

(2)  Il  8*agit  d*Eyne,  village  de  la  Flandre  Orientale  (Belgique) 
et  non  d'Esne,  commune  de  Tarrondissement  de  Cambrai  (Nord) 
Ces  deux  localités  dont  les  noms  s'écrivaient  ordinairement  de 
la  même  manière  au  moyen-age,  appartenaient  au  même 
seigneur.  (Note  de  Tabbé  Dehaisnes). 


1172,  1179  ou  1181  (1).  (4L  Datum  Tusculani,  VII 
idus  Januarii  >).  Bulle  du  pape  Alexandre  III  confir- 
mant l'abbaye  de  Corbie  dans  la  possession  d'une 
partie  de  la  dime  de  Dudzelle  qui  depuis  longtemps 
était  injustement  détenue  par  Baudouin  Cobal,  cheva- 
valier  ;  original  sur  parchemin  avec  bulle  de  plomb. — 
Ypres,  le  15  octobre  1201.  (<  Actum  Ypre  in  capella 
mea,  anno  Dominice  Incarnationis  M*  ducentesiint) 
primo,  idus  Octobris  »).  Lettres  par  lesquelles  Bau- 
douin, comte  de  Flandre  et  de  Hainaut,  confirme  les 
lettres  de  Nicolas,  abbé  de  Corbie,  au  sujet  de  la 
possession  par  cette  abbaye  de  la  moitié  des  revenus 
de  la  forêt  d'Oulhulst  ;  vidiraus  du  l*'  janvier  1305. 

—  27  mai  1250.  («  i)^//////i  anno  Domini  M^  CO"  D, 
mense  Junio,  feria  tercia  post  Nativitateni  beali 
Johannis  Baptiste  »).  Vidimus  par  A.  de  Schicourt, 
chanoine  et  officiai  d'Amiens,  des  lettres  sans  date,  de 
Thierri,  évêque  dudit  Amiens,  (2)  au  sujet  d'une  conven- 
tion entre  les  chanoines  de  St-Nicolas  in  claustro, 
d'une  part,  et  les  frères  de  l'hôpital  de  la  même  ville. 

—  25  juin  1337.  {^  Le  merquedi  lendenuiin  du  jour 
Saint  Je/uin  Baptiste  »).  Lettres  par  lesquelles  Phi- 
lippe, roi  de  France,  mande  au  bailli  d*Amiens  d'ins- 
truire à  nouveau  la  cause  pendante  entre  l'abbaye  de 
Corbie  et  Guillaume,  vidame  de  Chartres,  au  sujet  des 
préjudices  que  ce  dernier  aurait  causés  à  ladite 
abbaye  en  la  ville  de  Monchy-au-Bois.  —  Octobre 
1339.  Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Châiillon,  comte 
de  St-Pol,  assigne  sur  d'autres  biens  la  rente  annuelle 
de  20  livres  parisis,  jadis  donnée  par  Gui  de  Châtillon, 
son  père,  à  l'abbaye  de  Notre-Dame  de  Cercamp  au 
diocèse  d'Amiens,  &  charge  par  ladite  abbaye  de  célé- 
brer une  messe  chaque  jour  et  un  obit  chaque  année 
pour  le  repos  de  l'âme  de  Gui  de  Châtillon  et  de  celle  de 
Marie  de  Bretagne,  sa  mère,  épouse  duditGui  de  Châtil- 
lon.—7juilletl344.  Accord  entreles  religieux  de  l'abbaye 
de  Corbie,  d'une  part,  et  Robert,  maïeur  de  Monchy- 
au-Bois,  au  sujet  des  droits  de  saisine  et  de  dessaisine 
sur  les  biens  tenus  de  ladite  abbaye.  —  14  mars  1361. 
Rétablissement  des  religieux  de  l'abbaye  de  St-André- 
du-Bois  dans  leur  droit  de  juridiction  à  Beaurain.  — 
Août  1382.  Bail  de  la  censé  d'Humbecq  appartenant  à 

(1)  La  date  do  Tannée  de  cette  buUe  ne  peut  être  fixée  qu*en 
1172,  en  1179,  ou  en  1181,  car  le  pape  Alexandre  III  ne  séjourna  à 
Tusculum  dans  le  cours  du  mois  de  janvier  que  pendant  ces 
trois  années  (de  Mas- Latrie.  Trésor  de  chronologie^  col  1105, 
1106  et  1107). 

(2)  Thierry  fut  évêque  d'Amiens  de  1164  à  iiOil 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  DIOCÈSES  DE  FRANCE. 


479 


labbesse  et  au  couvent  de  Ste-Austreberte  à  Mon- 
treuil-sur-Mer.  —   17  janvier  lîi95.  Bail  des  dîmes 
appartenant  aux  religieuses  et  abbesse  du  monastère 
de  Ste-Austreberte   de  Montreuil  et  situées  sur    le 
territoire  de  Toidendal  (?)  au  profit  de   Jacquemart 
Geseste.  —  Sans  date;  fin  du  XIV*  ou  commence- 
ment du    XV®  siècle.   Lettres  par  lesquelles  lo   roi 
(Charles  VI  maintient  le  duc  do   Bourgogne   en   la 
possession    des    privilèges    inhérents    à   la    vidamie 
d'Amiens. —  l«'juin  1405.  Liste  des  villes  et  villages 
du  pays  d'Artois,  ressorts  et  enclavements  «  esquéls 
les  religieux  de  St-Pierre  de  Corbie  »  ont  des  sujets 
qui  doivent  l'aide  pour  le  fait  du  mariage  du  comte  de 
Réthel.  —  1  et  29  août  1406.  Arrêt  du  parlement  de 
Paris  rendu  au  profit  des  religieux  de   l'abbaye  de 
Corbie  contre  l'évêque  d'Arras.  —  31  mai  1407.  Sen- 
tence du  Conseil  de  Gand  qui  adjuge  à  l'abbaye  de  Corbie 
la  moitié  de  la  forêt  d'Outhulst.  —  24  décembre  1420. 
Vente  par  l'abbaye  de  Mareuil  de  deux  manoirs  sis  à 
Wingles. —  13  juin  1424.  Procès-verbal  de  translation 
en  unechâsse  nonvelledes  reliques  dessaints  Corentin, 
Carmocan,  Quilin,  Saulve  etEthbin  ;  ladite  translation 
opérée  solennellement  à  Montreuil-sur-Mer  en  l'église 
SfcnSaulve  par  Michel  de  Dannes,  prieur  du  monastère 
de  St-Saulve.  —  21  avril  1435.  Procès-verbal  de  la 
consécration  par  Jean,  évêque  d'Amiens,  de  l'autel  de 
la  chapelle  St-Jacques  en  l'église  St-Saulve  de  Mon- 
treuil-sur-Mer. —  1466.  Mandement    du   prévôt  de 
Montreuil    maintenant  l'abbaye    de  Ste-Austreberte 
dans  le  droit  degambage  consistant  dans  la  perception 
de  quatre  lots  de  cervoise  à  lever  chaque  diman- 
che sur  les  habitants  fabriquant  ou   vendant  de  la 
bière  audit  Montreuil.  — 16  décembre  1471.  Vidimus 
des  lettres  patentes  du  duc  de  Bourgogne  accordant 
à  Mahieu  Lostegier,  prêtre,  la  collation  de  la  chapelle 
de  Lttcheux.  —  Dôle,  février  1474.  Vidimus  des  lettres 
du  duc  de    Bourgogne  ordonnant    l'acquisition    de 
24  livres,  8  sols  de  rente  annuelle  sur  la  recette  de 
Ponthieu,  en  moins  de  celle  de  36  livres  tournois  fixée 
pour  la  dotation  d'une  messe  quotidienne  fondée  par 
la  duchesse  Isabelle  de  Portugal  en  l'église  du  St- 
Esprit  de  Rue.  —  Octobre  1475.   Requête  des  doyen 
et  chapitre  de  l'église  St-Vulfran  d'Abbeville  à  l'effet 
d'obtenir  un  délai  pour  le  payement  des  redevances 
qu'ils  doivent  au  duc  de  Bourgogne,   à  cause  de  la 
non-jouissance  de  leurs  biens  et  rentes  dans  le  pays  de 
Vimeux  ;  appointement  en  marge  leur  accordant  un 
délai  jusqu'à  Xoël.    —  IÇ  mars  1498.  Sentence  du 


bailli  d'Amiens  déclarant  que  l'abbaye  de  (Corbie 
possède  la  seigneurie  de  plusieurs  biens  sis  en  F'rance, 
en  Artois,  etc.,  sur  lesquels  elle  exerce  seule  le  droit 
de  juridiction.  —1502.  Fondation  de  services  et  de 
messes  basses  dans  l'église  de  l'abbaye  de  St-Josse- 
au-Bois,  dite  de  Dompmartin,  par  André  de  Ram- 
bures,  chevalier,  seigneur  dudit  lieu  et  de  Dompierre. 

—  Sans  date,  vers  1507.  Minute  d'un  mandemennt  de 
l'archiduchesse  Marguerite  autorisant  les  religieux  de 
l'abbaye  do  Corbie  à.  jouir  librement  de  leurs  biens 
situés  en  Flandre  et  dans  le  Brabant.  —  Dompmartin, 
le  13  janvier  1512.  Lettre  des  abbé  et  religieux  de 
l'abbaye  de  St-Josse-au-Bois,  dite  de  Dompmartin,  à 
l'archiduchesse  Marguerite  s'excusant  de  ne  pouvoir 
recevoir  ou  entretenir,  suivant  son  désir,  le  sieur 
Louis  Roche  à  cause  de  la  modicité  de  leurs  revenus. 

—  8  janvier  1596  — 30  septembre  1597.  Minutes  des 
lettres  de  collation  et  d'envoi  en  possession  du 
prieuré  de  Lucheux  près  de  Doullens,  accordées  à 
Henri  de  Sauveux,  prêtre,  sous-prieur  de  St-Jean-des- 
Vignes  à  Soissons.  —  19  août  1656.  Arrêt  du  Conseil 
d'État  du  roi  de  France,  confirmant  les  exemptions  des 
gabelles  accordées  au  couvent  des  Pères  Minimes  de 
Péronne.  —  18  janvier  1661.  Requêtes  et  pièces 
relatives  à  la  dîme  appartenant  aux  abbesse  et  reli- 
gieuses de  Ste-Austreberte  de  Montreuil-sur-Mer  dans 
la  paroisse  d'Ardoye-au-Franc  de  Bruges  et  qui  avait 
été  confisquée  pendant  la  guerre  entre  les  rois  de 
France  et  d'Espagne. 

R.  1532.  (Carton.)  —  25  pièces  et  3  rouleaux,  parchemin; 
1  pièce  papier  ;  23  sceaux,  la  plupart  en  mauvais  état. 

f  toe-tSt8. —  IBÎ^eème  de  TliâloiM.—  Novembre 
1242.  («  Actum  anno  Dofuini  millesimo  ducentesimo 
quadragesimo  secundo,  rnense  Novembri  »).  Lettres 
par  lesquelles  Thomas  de  Savoie  et  Jeanne,  sa  femme, 
comte  et  comtesse  de  Flandre,  donnent  aux  religieuses 
de  l'ordre  de  Citeaux  habitant  près  de  St-Dizier  une 
rente  annuelle  de  6  livres  de  blancs  à  percevoir  sur 
le  vinage  du  Quesnoy  ;  mêmes  lettres  sous  le  vidimus 
des  échevins  de  St-Dizier  en  date  du  9  janvier  1411.  — 
Mai  1245.  («  Actum  anno  Domini  M^  CC^  quadra- 
gesimo quintOf  fnense  Maio»).  Confirmation  des  lettres 
précédentes  par  Marguerite,  comtesse  de  Flandre.  — 
Juillet  1249.  («  Actum  anno  Dominé  M®  ducentesimo 
quadragesimo  nono,  mense  Julio  *).  Lettres  par  les- 
quelles Jean  d'Avesnes,  chevalier,  fils  de  la  comtesse 
Marguerite,  confirme  les  donations  faites  par  la  com- 


480 


ARCHIVES  DU  NORD. 


tesso  Jeanne  à  l'abbaye  de  St-Dizier,  de  rentes  à  per- 
cevoir sur  le  vinage  du  Quesnoy. —  20  avril  1277. 
(«  Lan  (tel  Incarnation  Nostre  Ségneur  mil  deuz 
cens  soissante  diz  et  siet,  le  mardi  ou  vintime  jow^ 
del  mois  de  avril  »).  Lettres  par  lesquelles  la  com- 
tesse Marguerite  constitue  à  l'abbesse  et  au  couvent 
de  St-Dizier,  ordre  de  Cîteaux,  une  rente  annuelle  de 
100  livres  tournois  à  percevoir  sur  sa  boitrse,  jusqu'à 
ce  que  cotte  princesse  ait  donné  à  cette  abbaye  un 
fonds  de  lerre  de  cette  valeur;  confirmation  de  ces 
lettres  par  le  comte  Guy.  —  12  septembre  1387. 
Lettres  par  lesquelles  Simonne  Ghercenez  (?),  abbesse 
du  couvent  de  Notre-Dame  près  de  St-Dizier  au  diocèse 
de  Châlons,  constitue  pour  ses  procureurs  Jean  de 
Ramescamp,  résidant  à  Ath,  et  Jean  Daussonville. 
moine  de  Clairvaux. — 27  mai  —  24  juin  1388.Vidimus 
par  les  échevins  de  L'Ecluse  des  lettres  de  Philippe, 
duc  de  Bourgogne,  ordonnant  de  payer  aux  religieuses 
de  l'abbaye  de  St-Dizier  en  Champagne  les  arriérés  de 
la  rente  qui  leur  avait  été  consentie  lors  de  leur  fonda- 
tion (1).  —  Clairvaux,  le  21  aoiit  1528.  Permission 
accordée  par  Guillaume,  abbé  de  Citeaux,  à  Antoi- 
nette des  Fontaines,  abbesse  de  Notre-Dame  de  St-Di- 
zier, de  pouvoir  vendre  une  somme  de  100  livres  de 
rente,  monnaie  de  Flandre,  qu'elle  percevait  annuelle- 
ment à  Lille  et  au  Quesnoy  ;  à  condition  de  consigner 
le  prix  de  la  vente  entre  les  mains  de  l'abbé  Je  Clair- 
vaux  pour,  àl'occasion,  l'employer  à  l'achat  de  quelques 
biens  plus  voisins  de  ladite  abbaye,  à  la  convenance 
de  celle-ci.  —  St-Dizier,  le  21  octobre  1528.  Vente  faite 
on  présence  des  échevins  de  St-Dizier  par  Claude  Lu- 
gier,  bailli  du  Val  de  St-Dizier,  aux  abbesse  et  reli- 
gieuses de  Notre-Dame  près  de  St-Dizier,  de  95  jour- 
naux de  terre,  prés  et  jardins  situés  à  Villers.  — 
13  novembre  1528.  Vidimus  par  les  échevins  de  Lille, 
de  la  permission  accordée  par  Guillaume,  abbé  de 
Citeaux,  à  Antoinette  des  Fontaines,  abbesse  de  Notre- 
Dame-lez-St-Dizier,  de  vendre  une  somme  de  100  livres 
de  rente  et  de  l'acquisition  de  95  journaux  de  terre  par 
celle-ci,  en  remploi  du  prix  de  la  vente  de  ladite  rente. 
—  niocèiie  de  Chartres.  — AUuyes,  1200*  (*Actum 
apud  Alleugam,  anno  gracie  millesimo  ducente- 
simo  >).  Lettres  par  lesquelles  Renaud  de  Donzies, 
seigneur  d'Alluyes,  établit  un  chapelain  à  la  Bazoche. 
— 10  août  1336.  (<  Le  samedi  jour  de  [este  St-Ijau- 

(1)  Cette  abbaye  aurait  été  fondée,  d'après  le  Gallia  Chris- 
tiana  (Tome  IX,  col.  973)  par  Guillaume  de  Dampierre  et  Mar- 
guerite de  Flandre,  sa  femme. 


rent  «).  Commission  du  bailli  de  Chartres  pour  assi- 
gner plusieurs  particuliers  à  la  requête  de  l'abbé  do 
St-Martin  du  Val   en  vertu  des    lettres  du  Roi  du 
13  juillet  précédent,  y  insérées  ;  relation  du  sergent. 
—  1*^  septembre  1336.  («  IjC  dimanche  jour  de  St- 
Gilles  et  de  St-Loup  i>).  Commission  du   bailli  de 
Chartres  pour  ajourner  le  vicomte  de  Mortagne  et  ses 
sergents,  en  vertu  des  requête  et  lettres  ci-dessus  ; 
relation  du  sergent.  — 6  septembre  1336.  («  Le  veu- 
d7'edi  après  St-Gilles  et  St-Loup  »).  Lettres  du  bailli 
de  Chartres  aux  gens  du  Parlement,  pour  leur  annoncer 
que  le  comte  d'Alençon  s'étant  opposé  à  la  maintenue 
ci-dessus,  il  a  renvoyé   les   parties  au  Parlement.  — 
13  septembre  i;^36.  («  Le  vendredi  veille  du  jour  de 
Ste-Croiœ  en  septembre  »).  Lettres  du  même  bailli 
aux  gens  du  Parlement  les  informant  qu'il  a  renvoyé 
devant  eux  l'affaire  pendante  entre  l'abbaye  de  St-Mar- 
tin au  Val-les-Chartres,  d'une  part,  et  le  vicomte  do 
Mortagne,  de   l'autre.  —  21  septembre  1336.  («  Le 
samedi  jour  de  St-Mathieu,  apôtre  et  évangéliste  »}. 
Relation  de  la  mise  en  la  main  du  Roi  des  biens  deSt- 
VictordeBerton  au  Perche,  appaVtenant  à  l'abbaye  de 
St-Martin-au- Val-lez-Chartres.  —Paris,  le  19 juillet 
1337.  Lettres  du  roi  Philippe  de  Valois  ajournant  au 
Parlement  le  comte  d'Alençon  et  la  dame  de  Cassel  à 
la  requête  de  ladite  abbaye.  —  Paris,  29  juillet  1337. 
Lettres  de  procuration  données  par  le  procureur  géné- 
ral du  Roi  au  procureur  du  Roi  à   Chartres  pour 
occuper  en  la   cause  pendante  au  Parlement  entre 
ledit  Procureur  général  et  les  religieux  de  l'abbaye 
de  St-Martin-au- Val,  d'une  part,  le  comte  d'Alençon 
et  la  dame   de  Cassel,  de  l'autre.  —  13  août  1337. 
Commission   pour  ajourner  au  Parlement  le  comt<* 
d'Alençon  et  la  dame  de  Cassel  à  la  requête  de  l'abbaye 
de  St-Martin-au- Val.— Le  samedi  16  août  1337.  Rela- 
tion d'un  sergent  des  offres  par  lui  faites  de  la  part  de 
ladite  abbaye  au  Commissaire  de  la  cour  du  Parlement 
pour  ses  vacations.   —  VaudieUy  17  septembre  1337. 
Procuration  ad  lites  donnée  par  Charles  de  Valois, 
frère  du  roi  de  France,comte  d'Alençon etduPerche.— 
21  septembre  1337.  («  LejourdeSt-Mahieu^].  Procès- 
verbal  dressé  par  les  commissaires  du  Roi  touchant  le 
procès  de  l'abbaye  de  St-Martin-au- Val  contre  le  comte 
d'Alençon  et  la  dame  de  Cassel,  auquel  est  jointe  la 
production  des  pièces  et  titres  dans  ledit  procès.  — 
Paris,  en  Parlement,  le  1«^  septembre  1341.  Lettres 
par  lesquelles  Philippe,  roi.de  France,  confirme  l'ac- 
cord conclu  entre  le  procureur  et  la  dame  de  Cassel  et 


GHAMBRK  DKS  COMPTKS  I)K  LILLK.  -  TRESOR  DES  GHARTKS.  —  DIOCKSES  DK  FRANCK. 


/*81 


celui  (le  labbaye  do  Sl-Marlin-au-Val-lez-Chartres, 
pour  terminer  leurs  différends.  —  5  mars  1342.  Pro- 
cès-verbal dressé  par  Jean  de  C.hampeaux,  clerc,  et 
frère  Jean  de  Maintenon,  prieur  d'Epernon,  commis- 
saires nommés  pour  examiner  les  contestations  pen- 
dantes entre  la  dame  de  Cassel,  d'une  part,  et  les 
prieur  et  religieux  de  St-Martin-au-Val-lez-(^hartres, 
de  l'autre,  au  sujet  de  Vacouerie  de  Sl-Viclor  et  de  la 
justice  do  Chassent,  des  appartenances  de  la  ville  de 
la  Croix-au-Perche,  et  pour  envoyer  leur  avis  avec  les 
pièces  au  Parlement  ;  copie  sur  papier. 

B.  153?.    (Carton.)  —  10  pièces  et  1  cahier,  8  feuillets. 

parchemin;    30    pièces    et    2    cahiers,     i8    feuillets,    papier; 

4  sceaux  incomplets  et  1  cachet  plaqué. 

ttt9-tlMI)i*  Diocèse  de  lAiii^rew.  —  Février 
1239.  («  DcUum  anno  Dohihn  M"  CC«  XXX""  octaro, 
tueuse  Fehruarii  »).  Lettres  par  lesquelles  Guillaume, 
abbé  de  (^lairvaux,  fait  connaître  à  Thomas,  comte  de 
Flandre,  et  à  Jeanne,  sa  femme,  que  pour  complaire  à 
la  demande  qu'ils  lui  ont  adressée  par  l'intermédiaire 
de  A.,  abbéd'Igny,  il  a  été  décidé  que  les  religieux, 
même  en  temps  do  moisson,  ne  sortiraient  pas  de  chez 
eux  sans  avoir  célébré  la  messe  solennelle,  et  que, 
pour  en  témoigner  leur  reconnaissance  au  comte  et  à 
la  comtesse  de  Flandre,  l'on  ferait  lecture  de  cette 
charte  chaque  année  au  commencement  du  temps  delà 
moisson.  —  Douai,  le  19  novembre  12i7.  (<  Buintn 
Duaci,  anno  DomlniM^  CC**  quadragesimo  septimo, 
die  béate  Eliz(û}eth  >).  Lettres  par  lesquelles  St. 
(Etienne),  abbé  de  Clairvaux,  déclare  avoir  vu  les 
lettres  originales  de  Marguerite,  comtesse  de  Flandre, 
et  de  Gui  de  Dampierre,  son  fils,  y  insérées,  datées  du 
mois  de  Novembre  1247  h  Douai,  par  lesquelles  ladite 
comtesse  donne  à  l'abbaye  Notre-Dame  de  Clairvaux 
30  livres  parisis  de  rente  annuelle  î»  percevoir  sur 
réel  iquier  de  Fumes  pour  paver  le  cens  annuel  dû 
pour  la  maison  située  à  Paris  et  appelée  St-Bernard  in 
Cardoneto  où  les  frères  de  Cîteaux  vont  demeurer 
pour  y  faire  leurs  études  ;  le  surplus  sera  employé  à 
payer  les  choses  nécessaires  au  culte  divin  ;  si  cette 
maison  est  abandonnée  par  les  frères,  la  rente  de  30 
livres  fera  retour  au  Roi  et  à  ses  successeurs  sans 
aucune  réclamation.  —  Valencicnnes,  le  2*2  novembre 
1257.  («  Datum  Valenrems,  anno  Doaiini  M^  CC 
quinquaf/esimo  sept  h  no,  in  die  bcate  Cecilie  »). 
Lettres  par  lesquelles  frère  Pierre,  dit  prieur  de  la 
chartreuse  de  Louvignies  {Ltfciniaci),  au  diocèse  de 


Langres,  reconnaît  avoir  reçu  de  Marguerite,  comtesse 
de  Flandre  et  de  Hainaut,  cent  livres  parisis  pour  le 
remboursement  d'une  rente  annuelle  de  10  livres  qui 
avait  été  donnée  à  cette  église  par  Thomas  de  Savoie, 
alors  comte  de  Flandre  et  parla  feue  comtesse  Jeanne 
sur  les  revenus  de  Haspres. —  Décembre  1514.  (Collation 
de  la  cure  de  Montureux  au  comté  de  Bourgogne, 
diocèse  de  Langres,  en  faveur  de  Richard  Roussat, 
clerc  ;  requête  dudit  Roussat  et  copie  des  bulles  du 
pape  Léon  X  lui  conférant  le  bénéfice  de  ladite  cure. — 
Diocèwe  de  l^on.  1117.  («  Actinti  est  hoc  anno  Tn- 
carnati  Verbi  M^  C^X^  VIP,  indictionc  XP,  jn^esu- 
Ifdîis  donini  Bn/yardi  secioido,  Ejo  Weriboldtis 
cancellarias,  scripsl  et  /rro^nor?»).  Lettres  par  les- 
quelles, Burchard,  évoque  de  Cambrai,  accorde  l'autel 
d'Arc  (1)  avec  ses  appartenances  à  l'abbaye  de  St-Ni- 
colas-au-Bois;  original  sur  parchemin.  — 24  novembre 
1228.  («  Actuni  apud  Valencenas^  anno  Doniinl  Jf* 
CC^  XX^  oataoo,  in  vigilia  t)eate  Katerine»).  Lettres 
par  lesquelles  les  comte  et  comtesse  Fernand  de  Por- 
tugal et  Jeanne  do  Flandre  donnent  au  couvent  du  Val- 
St-Picrre,  6 i  sous  artésiens  à  percevoir  chaque  année 
sur  le  vinage  et  le  travers  du  Quesnoy.  — 20  avril 
1330.  (<  Die  veneris  post  octavas  Sancti  Pasche -t). 
Lettres  du  chapitre  de  Laoïi,  le  doyenné  étant  vacant, 
par  lesquelles  en  vertu  du  privilège  qu'il  a  de  nommer 
les  exécuteurs  des  testaments  dos  chanoines  de  cette 
église  lorsque  ceux  désignés  par  le  testateur  refusaient 
cette  charge,  il  institue  maîtres  Jean  Bertisi  et  Jean  de 
Remerenghe,  chanoines,  Jean  do  Ballete  et  Jean  de 
Bucy,  exécuteurs  du  testament  de  Jean  de  Soissons, 
doyen  et  chanoine  de  cette  église.  —  24  décembre 
1418.  Vidimus  par  Jean  Rogiers,  prieur  de  Notre-Dame 
duVal-des-Ecoliors  à  Mons,  des  lettres  par  lesquelles 
Jean,  sire  d'Audenarde  et  de  Rosoy,  conjointement  à 
Mahaul,  vidamesse  d'Amiens,  sa  femme,  constitue  une 
rente  annuelle  viagère  de  10  livres  au  profit  de  Cathe- 
rine leur  fille,  nonne  de  l'abbave  de  Montreuil-en- 
Thiérache.  —  24  mai  1402.  Bail  des  biens  de  l'abbaye 
de  St-Nicolas-au-Bois,  ordre  de  St-Bonoît,  diocèse  de 
Laon,  sis  dans  les  villages  deWitten,  Laerne,  Kakème 
et  dans  la  ville  de  Termonde.  —  DIoeèse  de  Lyon. 
Sans  date;  vers  1508.  Requête  de  (Claude  Roland, delà 
ville  de  St-Julion,  on  Bourgogne,  à  l'empereur  Maxi- 


(1)  Arc-Ainièros,  province  du  Hainaut,  arrondissiMuent  d'Ath, 
Belgique. 


Nord.  —  Série  B.  —  Tome  L  (2"'«  Partie). 


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ARCHIVES  Di:  NORD. 


inilion,  à  rarchiduc  Charloiî  d'Autriche  et  àTarchidu- 
chosso  Marguerite  au  sujet  de  la  collation  de  la  cure 
de  Cressia  appartenant  à  l'abbaye  de  Gigny,  dont  il 
sollicite  le  bénéfice.  —  1510.  Minute  des  instructions 
données  à  Ferry  de  Carondelet,  archidiacre  do  Be- 
sançon, envoyé  de  l'archiduchesse  Marguerite  à  Rome, 
au  sujet  de  ce  qu'il  avait  à  négocier  relativement  au 
droit  de  collation  de  l'abbaye  de  Sl-Claude  au  comté 
de  Bourgogne,  mais  dépendant  alors  du  diocèse  de 
Lyon,  et  pièces  diverses  concernant  cette  affaire. — 
1513.  Pièces  relatives  au  payement  de  la  somme  de 
200  fr.,  monnaie  de  Bourgogne,  due  annuellement  à 
l'archiduchesse  Marguerite  parPierrede  la  Baume, 
abbé  commendataire  de  l'abbaye  de  St-Claude. —  Sans 
date;  vers  1513.  Mémoire  sur  le  nombre  des  personnes 
nécessaires  pour  le  service  de  l'abbé  de  St-Claude.  — 
U  novembre  1514.  Br(*f  du  pape  Léon  X  adressé  à 
l'archiduchesse  Marguerite  contenant  notification  de 

la  transaction  passée  entr'e  François,  évêque  de (?), 

(4  Pierre  de  la  Baume,  protonotaire  du  St-Siège  Apos- 
tolique, par  laquelle  le  premier  cède  au  second  l'abbaye 
de  StrOyan  de  Joux  ou  de  St-Claude.  —  1514.  Re- 
quête de  Pierre  Marciaci,  protonotaire  du  St-Sicge 
Apostolique,  à  l'effet  de  mettre  à  exécution  certaine 
sentence  exéquatorlale  obtenue  par  Pierre  Lengrant 
au  sujet  de  la  collation  de  la  cure  de  Montiyny  et 
Brasse t  (Montagna  et  Broissia)  au  comté  de  Bour- 
gogne, diocèse  de  Lyon.  —  Sans  date  ;  environ  1515. 
Requête  des  abbé  et  religieux  de  l'abbaye  de  St-Oyan 
de  Joux  ou  de  St-Claude,  fondée,  disent-ils,  en  l'an 
385  par  l'Empereur  Gratien,  rétablie  par  Chilpéric, 
roi  de  Bourgogne,  par  laquelle  ils  prient  l'archidu- 
chesse Marguerite  d'unir  à  ladite  abbaye  l'hôpital  de 
Bracon-lez-Salins,  actuellement  administrée  par  mes- 
sire  Jean  Garillot.  —  Septembre  1516.  Copie  des 
bulles  du  pape  Léon  X  accordant  provision  de  la  cure 
de  Florimont  (Montfleur)  au  comté  de  Bourgogne, 
diocèse  de  Lyon,  en  faveur  de  Pierre  Marciaci  au 
lieu  et  place  de  feu  Barthélémy  de  Valdrugo.  —  1517. 
Lettres  par  lesquelles  l'archiduchesse  Marguerite  per- 
met à  messire  Pierre  de  la  Baume,  protonotaire  du 
St-Siège  Apostolique,  abbé  commendataire  du  monas- 
stère  de  St-Oyan  de  Joux  ou  de  St-Claude,  de  lever  un 
droit  sur  le  sel  vendu  pendant  trois  ans  tant  dans  la 
terre  dudit  St-Oyan  qu'en  celle  de  la  Tour-du-Meix, 
pour  les  deniers  en  provenant  être  employés  à  la  cons- 
truction d'un  pont  en  pierre  sur  la  rivière  de  l'Ain  au 
lieu  dit  les  Baulmes  près  de  la  Tour  du  Meix  et  de 


Garde-Chemin.  —  Sans  date  ;  vers  1517. —  liettres  par 
lesquelles  l'archiduchesse  Marguerite  permet  à  Pierre 
Marciaci,  clerc  et  écrivain  apostolique,  chanoine  de 
St-Anatoile  de  Salins,  de  faire  publier  les  indulgences 
et  pardons  par  lui  obtenus,  en  l'église  paroissiale  de 
Montagna-les-Templiers  et  en  l'église  de  Broissia,  fille 
de  celle  do  Montagna,  au  comté  de  Bourgogne  et  au  dio- 
cèse de  Lyon.  —  Rome,  le  7  novembre  1518.  (7  des 
ides  de  novembre,  6*  année  du  pontificat  du  pape 
Léon  X).  Provisions  de  la  cure  de  Montagna-les-Tem- 
pliers, diocèse  de  Lyon,  données  par  le  pape  Léon  X  à 
Louis  Marciaci,  clerc,  sur  la  résignation  de  Pierre 
Marciaci,  son  frère.  —  1518.  Letlres  des  religieux  du 
couvent  de  Pont-de-Vaux  en  Bresse  à  l'archiduchesse 
Marguerite  pour  lui  demander  quelques  secours,  sur 
laquelle  est  écrite  l'apostille  autographe  :  Cent  florins 
de  Savoie.  Marguerite.  —  Rome,  le  22  mars  1519,  (11 
des  calendes  d^avril,  7*  année  du  pontificat  du  pape 
Léon  X).  Bulles  du  pape  Léon  X  accordant  des  indul- 
gences i  l'église  de  Florimont  ou  Montfleur  au  diocèse 
de  Lyon.  —  IMocèse  du  Mans.  —  3  novembre  1326. 
(*  Die  lune  post  festum  Omniiwi  Sanciorum  >). 
Vidimus  parle  doyen  delà  chrétientéde  St-Gilles,diocêse 
du  Mans,  des  lettres  du  9  septembre  (vendredi  après  la 
Nativité  Notre-Dame)  1323,  par  lesquelles  Etienne  de 
la  Touche,  écuyer,  et  demoiselle  Constance,  sa  femme, 
constituent  une  rente  de  20  livres  au  profit  du  couvent 
de  St-Gilles  dans  le  Maine.  —  14  septembre  1333. 
Quittance  délivrée  par  l'abbé  du  monastère  de  St-Lau- 
rent  du  Gué  d'Aulnoi  au  Mans,  des  arrérages  d'une 
rente  assignée  sur  la  terre  de  St-Laurent.  —  Sans 
date  ;  XIV*  siècle.  État  des  rentes  dues  à  la  chapelle 
St-Nicolas  de  Montmirail.  —  l»loeè»e  de  Moyoïi.  — 
17  septembre  1416.  Sentence  prononçant  la  saisie  des 
biens  et  revenus  de  l'abbé  de  St-Eloi  de  Noyon  qui, 
depuis  longtemps  s'est  enrichi  des  revenus  de  ladite 
abbaye,notamment  de  ceux  des  biens  de  l'abbaye  situés 
dans  la  chàtellenie  de  Lille,  Douai  et  Orchies,  à  Ba- 
paume,  Haubourdin  et  au  pays  de  l'Alleu,  «  lequel 
abbé,  encoreé  avec  ce  que  dit  est,  s'est  à  son  povoir, 
mis  en  paine  et  efl*orcé  par  lui  et  les  siens,  de  grever  et 
dommager  de  sa  puissance  le  bien  dudit  royaume,  de 
mondit  seigneur,  de  sesdiz  subgez  et  pays,  et  rendu 
ennemy  d'iceulx  en  soy  boutant  en  gouvernement 
temporel  sédicieusement  ».  —  8  janvier  1577.  Bail 
emphytéotique  des  biens,  droits  et  revenus  de  la  terre 
et  seigneurie  de  Quiévrain  appartenant  à  l'abbaye 
St-Eloi  de  Noyon,  au  profit  de  Julien  Bouseau,  au  ren- 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  -  DIOCESES  DE  FRANCE. 


^^ 


doge  annuel  de  2.150  livres  tournois.  —  Sans  date  ; 
XVI*  siècle.  Note  sur  certains  erapôchemonts  et  trou- 
bles apportés  à  la  juridiction  spirituelle  de  l'évêque  de 
Noyon  au  grand  dommage  de  ses  clercs  et  sujets.  — 
24  août  1662.  Bail  du  fief  de  la  dîme  des  estraviS 
(paille)  appartenant  à  Tabbaye  de  St-Quentin  en  Tlle 
dans  les  paroisses  d'Ennevelin,  Marcq-en-Pévèle  et 
aux  environs. 


B.  1534.  (Carton.)  —  28  pièces,  parchemin  ;  24  pièces  et 
2  cahiers,  51  feuillets,  papier  ;  19  sceaux  en  mauvais  état 

et  1  bulle  en  plomb. 


—  llloeène  de  Farl».  —  Maumuques^ 
le  12  mars  706.  (<  Dutuui  Confarthice  (1),  tnartii  rfie 
ffuodecihià,  anno  XIP  retpà  noHt7H  »).  Diplôme  par 
lequel  Childebert  III,  roi  des  Francs,  donne  à  l'abbaye 
de  St-Denis  en  France  la  villa  appelée  Solesmes  au  quar- 
tier de  Famars  sur  la  Selle,  avec  les  dépendances  de 
Quérenaing,  Romories  et  l'Oratoire  de  Si-Martin  établi 
à  Croix,  lieux  confiés  à  la  garde  de  Madalgisole,  son 
serf.  («  Nos  villa  aosira,  nocupante  Solemio,  que 
ponitur  in  paffo  Falmartèfise  (2),  super  fluviiuu 
Save  (3)  i^el  culjacentias  suas,  qnicqukl  fiscus  iiosier 
tam  de  Grarainf/a{A)quafn  deRouferte7'ia(b),  etiani  et 
oraioy^io  illa  ad  Cruceni  (6)  que  subjuiujit  ab  ipso 
iermiuo  de  ipsa  villa  Sole  ut  io,  qui  est  coustitutus  in 
honore  sa  nef  i  Martini,,.,  ubi  M(ulel(jisus,  servus 
noster,  prèesse  videtur,,,.  ad  opus  ipsius  domini 
Dyonisii  visi  fui  mus  concessisse  »);  copie  du  XIV* 
siècle  en  un  rouleau  de  parchemin  ;  texte  latin  avec  la 


(1)  Mabillon,  qui  a  publié  cette  pièce  dans  le  De  lie  dipluma" 
tica  (p.  481),  d'après  un  document  des  Archives  de  Tabbayo  de 
St  -  Denis,  a  donné  la  formule  de  date  suivante  qui  paraît 
beaucoup  plus  correcte  :  Datum  quod  ficit  mensis  ninrcUis  dies 
XII^  annum  XIU  reyjii  nostn\  Mamaccas.  Cette  formule,  em- 
pruntée à  un  document  très-ancien,  peut-être  à  Toriginal,  doit 
être  la  vraie.  Il  est  probable  que  le  scriJ)e  du  XIV»  sièc^le 
qui  a  copié  le  texte  conservé  dans  la  Chambre  des  Comptes  de 
Lille,  pou  familiarisé  avec  l'écriture  mérovingienne  a  fait  du 
quod  ficit  mensis,  un  nom  de  lieu  :  Confartince,  (Note  de  Tabbé 
Dehaisnes). 

(2)  Dans  le  texte  publié  par  Mabillon  on  lit  Fanmartinse 
(pagus  de  Famars). 

(3)  Mabillon  s'est  sans  <loute  trompé  en  lisant  Svnlt^  Escaut. 
L'Escaut  ne  passe  pas  à  Solesmes,  mais  la  Selle,  Save^  Sale, 

(4)  Le  seul  nom  géographique  du  Hainaut  se  rapprochant  de 
Grarainga  est  Quérenaing.  (Note  de  Tahhé  Dehaisnes;. 

(5)  Romeries,  près  de  Solesmes. 

(6)  Croix,  aussi  près  de  Solesmes. 


traduction  romane.  —  Valenciennes,  2(j  janvier  860. 
[il  Data  VII  Kalendas  Februarii,  anno,  Christo 
propicio,  j^eyni  domini  Ijjtharii  gloriosissimi  régis, 
quinto,  indictione  octava  :  aetu/n  Valencienas,  pala- 
tio  regio  in  Dei  nomine  féliciter,  amen  *).  Diplôme 
par  lequel  Lolhaire  ^  roi  des  Francs  :►  (1),  donne  à 
Tabbaye  de  St-Denis,  sur  la  requête  de  Louis,  son  cou- 
sin, abbé  dudit  monastère,  du  moine  Déodat,  gardien 
de  l'église  St-Denis,  et  de  Wérimond,  ministériel  du 
roi,  un  manoir  dépendant  de  son  /Lsc  de  Valenciennes, 
occupé  par  un  certain  Valentin,  dit  Fiscalin,  et  ledit 
Valentin,  sa  femme  et  ses  enfants;  déclarant,  en  outi-e, 
que  ce  manoir  serait  eiempt  de  tout  toulieu  ;  copie  dans 
un  rouleau  de  parchemin  du  XI V^  siècle.  — Décembre 
1233.  {«  Actum  anno  Domini  millesmo  ducentesimo 
trigesimo  tertio,  mcnse  Decetnbri»).h^\Xv^9>  par  les- 
quelles Jeanne,  coml(*sse  do  Flandre,  réunit  en  un  seul 
payement  sur  le  tonlieu  de  Lille  les  20  livres  de  rente 
quVlIe  et  son  mari  avaient  précédemment  assignées 
aux  religieuses  de  Tabbayo  de  St- Antoine  de  Paris  sur 
Tespier  de  Bergues  et  les  foii*es  de  Lille.  —  23  décem- 
bre 1233.  («  Datum  anno  Domini  M''  CC  tricesinio 
tertio,  mense  Decembri,  die  reneris  ante  Xatirita- 
tem  Domini  »).  Lettres  par  lesquelles  la  même  com- 
tesse ordonne  de  payer  les  20  livres  assignées  comme 
est  dit  ci-dessus. — Mare  1245.  {^ Datum  anno  Domini 
A/"  CC"  quadragesimo  quartit,  mense  Martio  *), 
Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse  de  Flandre, 
confirme  les  lettres  ci-dessus  de  la  comtesse  Jeanne, 
sa  sœur.  —  Février  1293.  («  Lan  de  grâce  mil  deus 
cens  quatre  vins  et  douze,  ou  mois  de  février  »). 
Lettres  par  lesquelles  Jean,  duc  de  Bretagne  et  comte 
de  Richement,  assigne  sur  les  cens  qui  lui  sont  dus 
annuellement  en  sa  terre  de  Sancieul  (Santeuil  (?),  les 
20  livres  tournois  de  rente  annuelle  que  sa  mère  feue 
Blanche,  duchesse  de  Bretagne,  avait  données  par  son 
testament  aux  frères  de  St-Éloi  dessous  Chailly  près 
Longjumeau,  ordre  du  Val  des  Ecoliers,  comme  dotation 
d'une  chapelle  fondée  en  leur  église  pour  le  repos  de  son 
âme  et  de  celles  de  ses  prédéces-seurs,  ducs  et  duches- 
ses de  Bretagne  ;  les  amortit  et  veut  que  cette  renie 
soit  exactement  payée,  le  jour  de  la  fête  des  Morts  ou 
le  lendemain,  sous  peine  de  5  sols  par  jour  de  retard  ; 
s(ms  le  vidimus  de  Hugues  Aubriot,  garde  de  la  prévôté 


(1;  Lothaire.  roi  de  Lorraine  ou  do  Lotaraingie,  fils  de  Tempe 
reur  Lothaire  1*'  et  qui  lui  succéda  le  22  septembre  8.V>. 


I 


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ARCHIVES  Dr  NORD. 


de  Paris,  en  date  du  jeudi  8  novembre  1369.  —  Asniè- 
res-lez-Boaumont-sur-Oise,  le  17  avril  1301.  («  Le  lundi 
après  le  dionenche  que  l'on  chante  Minericoy^dia 
Domini  »).  lettres  par  lesquelles  Jean,  duc  de  Breta- 
gne, corn  le  do  Richemont,  assigne  40  livres  tournois  à 
percevoir  tous  les  ans  sur  son  manoir  de  Sanccil  (?) 
près  Longjumeaux  pour  la  dotation  de  deux  chapelles 
fondées  par  sa  mère,  feue  Blanche,  duchesse  de  Breta- 
gne, dans  réglise  St-Thomas  du  Louvre  près  Paris  ; 
vidimus  par  Jean  Loncle,  garde  de  la  pr(^vôté  de  Paris, 
on  date  du  mardi  2  avril  1325.  sous  le  sceau  du  doyen 
de  l'église  St-Thomas  du  Louvre. —  Lorris-en-Gâtinais, 
novembre  1317.  Lettres  par  lesquelles  Philippe  V,  roi 
de  Franco,  amortit  la  rente  de  40  livres  ci-dessus.  — 
30  juillet  1333.  («  Poiulfvna  die  Julii»).  (Confirmation 
par  G.  (Guillaume  de  Vaucelles),  abbé  de  Cîteaux,  de 
la  fondation  de  deux  messes  par  semaine  à  célébrer  en 
l'abbaye  de  Port-Royal,  ordre  de  Cîteaux,  diocèse  de 
Paris,  faite  par  Jeanne,  fille  aînée  d'Arthur,  duc  de 
Bretagne,  et  dame  de  Cassel.  —  Vendredi,  2  mai  1343. 
Acte  par  lequel  frère  Giraud  de  Francon ville,  yrénetier 
de  l'abbaye  de  St-Germain  des  Prés,  déclare  avoir  mis 
Marie  la  Boucharde  en  possession  des  terres  que  Jean, 
vicomte  de  Rochechouart  et  Jeanne  de  Sully,  sa  femme, 
lui  avaient  données  ;  —  lettres  de  donation  jointes.  — 
4  juillet  1384.  Aveu  et  dénombrement  donnés  à  l'abbaye 
de  St-Denis  en  France  par  Jean  de  Halley  pour  un  fief 
sis  à  Boussières  -23  juin  1397.  Aveu  et  dénombre- 
ment donnés  à  l'abbaye  de  St-Denis  en  France,  par 
Gérard,  dit  le  bâtard  d'Esclaibes,  pour  un  fief  sis  en 
les  ville  et  territoire  de  Boussières  en  Cambrésis.  — 
Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Mémoire  au  sujet  d'une  huche 
ou  coffre  donnée  en  garde  par  les  religieux  de  St- 
Denis  à  frère  Pierre  de  Châtillon.  —  Sans  date  ;  XIV 
siècle.  Pièces  relatives  aux  démêlés  entre  les  religieux 
de  St-Denis  et  le  sire  de  Coucy.  —  28  février  1402. 
Etat  des  rentes  que  l'abbaye  de  Maubuisson  près  Pon- 
toise  possédait  à  Lens,  Liévin  et  aux  environs  en  Artois. 
—  DIoeèse  de  Relmii.  —  Juin  1259.  («  Datum  anno 
Domini  niillesimo  ducentesimo  qui^iquayesiino 
no7io,  memeJunio»),  Lettres  par  lesquelles  Mathilde, 
châtelaine  de  St-Omer,  assigne  sur  les  forages  de  St- 
Omor  (droits  perçus  sur  les  vins  dans  cette  ville),  la 
rente  annuelle  de  20  sols  parisis  que  feu  Guillaume, 
son  oncle  et  prédécesseur,  châtelain  de  St-Omer,  avait 
donnée  à  l'église  St-Nicaise  de  Reims.  — Reims,  février 
1273,(<^  Daitwi  et  actuniySede  Remensi  vacante,  anno 
Domini  millcHiino   septuage-simo    secundo,   mense 


Fehruarii  »).  Lettres  par  lesquelles  Tofficial  de  Reims 
déclare  que  Baudechon,  fils  de  Jacques  le  Bon,  Helwide 
dite  La  Louve  (Lupa),  et  demoiselle  Rose,  sœur  dudit 
Baudochcm,  ont  reconnu  que  le  couvent  des  Sept-Fon- 
taines  avait  droit  à  trois  setiers  de  mouture  dans  le 
moulin  que  ces  particuliers  possédaient  près  de  la  ville 
^d*Estionsy>  (Eslrun(?).  —  Septembre  1333.  Promesse 
par  les  abbé  et  couvent  do  St-Nicaise  de  Reims  de  célé- 
brer perpétuellement  une  mosse  solennelle  tous  les  ans 
et  deux  messes  basses  toutes  les  semaines  pour  Jeanne 
de  Bretagne,  dame  de  Cassel,  Jean  et  Yolande,  ses 
enfants.  —  Avignon,  10  septembre  1343.  Bulle  du  pape 
Clément  VI  qui  unit  à  l'église  St-Nicaise  de  Reims  la 
paroisse  de  l'église  Ste-Gencviève  près  Chimay  au  dio- 
cèse de  Liège  et  en  accorde  la  moitié  des  revenus  avec 
la  charge  des  âmes,  au  curé  de  Chimay.  —  1344.  List^ 
des  témoins  du  chapitre  de  Montfaucon  dans  un 
procès  dont  l'objet  n'est  pas  indiqué.  —  11  juin 
1366.  («  Fe7'ia  quinta  in  ocfahis  festi  sanciissimi 
Sacramr7iti»),  Procuration  donnée  par  Je^n  Nicholay, 
chanoine  et  officiai  de  Reims,  à  Jean  Briet,  licencié  en 
droit  civil,  pour  juger  les  causes  pendantes  en  ladite 
cour  de  Reims  pendant  l'absence  dudit  Nicholay.  — 
Château  do  Blois,  le  14  juillet  1366.  Lettres  par  les- 
quelles Louis  de  Châtillon,  comte  de  Blois,  sire  d*Aves- 
nes,  de  Chimay  et  de  Fumay- sur -Meuse,  pour 
terminer  le  différend  pendant  entre  lui  et  les  reli- 
gieux de  rabba3'e  de  Bonnefontaine,  au  sujet  de  l'éva- 
luation de  deux  rentes,  l'une  de  70  sols  blancs,  et 
l'autre  de  40  sols  blancs,  qu'il  leur  devait  sur  son  vinage 
de  Fumay,  déclare  que  dorénavant  ces  rentes  seront 
payées  à  cette  abbaye  en  telle  monnaie  qu'un*  gros 
d'argent  sera  estimé  valoir  17  deniers  blancs  et  les 
autres  monnaies  à  l'avenant  ;  sous  le  vidimus  de  l'offi- 
cial  de  Reims,  en  date  du  20  octobre  1866  (3^  férié 
après  la  St-Luc).  —  7  mai  1387.  Lettres  des  Prieurs  et 
définiteurs  du  chapitre  général  de  l'Ordre  des  Char- 
treux déclarant  que  les  religieux  du  Mont-Dieu  seront 
tenus  de  célébrer  chaque  année  après  le  décès  du  duc 
de  Bourgogne,  Philippe  le  Hardi,  trente  messes  pour  le 
repos  de  son  âme.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Accord 
entre  l'archevêque  de  Reims  et  l'évêque  de  Cambrai, 
au  sujet  des  satisfactions  auxquelles  ce  dernier  avait 
droit.  —  Sans  date  ;  XIV*  siècle.  Requête  adressée  au 
duc  de  Bourgogne  par  les  religieux  de  l'abbaye  St- 
Remi  de  Reims  pour  qu'il  écrive  à  la  duchesse  de 
Brabant,  afin  qu'elle  fasse  cesser  les  empêchements  qui 
s'opposent  à  la  perception  de  leurs  revenus  du  prieuré 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈCES  DE  FRANCE. 


4a'> 


de  Merxem.  —  1525.  Requête  et  ordonnance  relatives 
aux  cens,  dîme  et  biens  possédés  par  Tabbaye  de  St- 
Thierri  de  Reims  dans  les  comtés  de  Flandre  et  de 
Hainaut,  ot  dont  la  forme  avait  été  concédée  à  Philippe 
d'Oslerel,  seigneur  do  Lierre.  —  30  mai  1634.  Enquête 
au  sujet  dos  biens  possédés  par  Tabbayo  St-lTiiorri  de 
Reims  à  Escanaflos  on  Hainaut.  — 1660.  Requêtes, 
avis  ot  correspondance  au  sujet  dos  modérations  dans 
leurs  redevances  demandées  par  les  fermiers  des  dîmes 
d'Ellozc^nno  ot  de  Celles  en  Hainaut  appartenant  à 
l'abbaye  St-Thiorri  do  Reims.  —  13  juin  1662.  Requête 
au  sujet  dos  dîmes  appartenant  dans  le  Hainaut  à  Tab- 
bayo  St-Thierri  do  Reims,  confisquées  au  profit  du  roi 
d'Espagne.  —  Dloeèse  de  SoIssoum.  —  Juillet  1219. 
(^Actum  auno  Dominlce  Incdrnationis  M"  CC^^XIX^, 
hiejise  Jiflio  »).  Lettres  par  lesquelles  Godefroi,  cha- 
noine et  officiai  de  Soissons,  déclare  que  Robert  de 
Cortomont,  chevalier,  a  vendu,  du  consentement  de  sa 
femme  Béatrix,  à  noble  homme  Raoul,  comte  do  Sois- 
sons,  tout  ce  qu'il  possédait  à  Pargny  (Parigni)  et  qu'il  y 
tonait  de  Garnier  de  Boaumont  et  de  Jean  Filât  do  Buci, 
chevaliers.  —  Juin  1225.  («  Actum  anno  Dotnini  mil- 
lesimo  ducentesimo  vicesimo  quinio,  hiense  Junio  »). 
Lettres  par  lesquelles  Wibert,   abbé,  et  les  religieux 
de  l'abbaye  de  Braine  déclarent  que,  far  accord  avec 
Raoul,  comte  de  Soissons,  et  du  consentement  d'Ade, 
sa  femme,  de  Jean,  son  fils,  et,de  ses  autres  enfants, 
ils  ont  échangé  le  revenu  annuel 'de  doux  muids  de  sel 
sur  le  grenier  de  Soissons,contre  une  rente  annuelle  de 
&)  sous  sur  la  monnaie  do  Soissons.  —  17  juillet  1216. 
(<  Actutn  anno  Domini  AP  CC"^  XD'  sextOy   hiense 
Julio,  die  hiurtis  unie  fcstuta  béate  Marie  Ma^da- 
Icne  »).  Sentence  rendue  par  G.  (Gui),  évêque  de  Sois- 
sons, et  J.  (Joffroi),  évêque  de  Châlons  (sur-Marne),  à 
l'effet  do  terminer  les  débats  pondants   entre  Jean, 
comte  do  Soissons,  ot  le  chapitre  de  cette  vill(%  au 
sujet  du  droit  do  tonlieu  dont  ledit  comte  prétendait 
jouir  sur  les  terres  du  chapitre  et  que  celui-ci  refusait 
d'acquitter  ;  ce  qui  avait  occasionné  dos  désordres  ;  le 
chapitre  avait  excommunié  le  Comte  qui  avait  ravagé  et 
ruiné  les  terros  du  chapitre  et  avait  fait  commetti'o  des 
violences  par  ses  sergen  ts .  La  son  tence  iK)rte  que  1  o  Com  te 
|>ourra  faire  percevoir  le  tonlieu  dans  les  terres  du  Cha- 
pitre sur  l(»s  marchandises  qui  y  entreront  et  h^s  traver- 
seront, mais  sans  y  pouvoir  exercer  aucune  juridiction, 
ce  tonlieu  ne  lui  appartenant  pas  à  titre  do  seigneurie 
(do)nanii)  mais  à  raison  de  toiritoin»  {contracius).  Les 
hommes  du  chapitre  ot  tous  ceux  qui  habiteront  sur 


ses  terres  seront  exempts  du  payement  du  tonlieu  sur 
les  marchandises,  pourvu  qu'ils  n'exercent  pas  de  com- 
merce ;  ils  seront  crus  sur  leur  serment,  à  moins  qu'il 
n'y  ait  preuve  contraire.  Les  doux  foires  qui  se  tiennent 
les  jours  de  la  Cène  (jeudi  saint)  et  dos  saints  Gorvais 
et   Protais    seront    franches    et    les     marchandises 
vendues  dans  le  monastère,  le  cloître  et  le  cimetière, 
seront  exemples  de  tonlioux.  Le  Comte  assignera  sur 
les  biens  qui  lui  appartiennent  dans  sa  vicomte  de 
Soissons  une  ront(^  annuelle  do  15  livres  parisis  au 
Chapitre.  Quant  aux  violences  commises,  le  Comte  se 
rendra  au  Chapitre  au  jour  indiqué  (^t  fora  amende 
honorable  (cniendaf)it  )iiauf(alitcf)^  promettant  d(»  ne 
plus  faire  porter  la  main  sur  un  chanoine  ou  chapelain 
de  cette  église;  et  ses  s(Tgents,  s'ils  no  sont  pas  cheva- 
liers, se  rendront  à  l'église  Cathédrale  un  dimanche, 
nus  pieds  et  en  chemise,  tenant  dt^s  verges  à  la  main, 
marcheront  processionnellemont  et  plieront  les  genoux 
devant  le  doyen  représentant  le  Chapitre  en  faisant 
amende  honorable.  Si  des  chevaliers  ont  commis  aussi 
dos  violences,  ils  iront  de  même,  di  tuniques  et  proces- 
sionnel lement  un  dimanche  faire  amende  honorable 
personnellement;  ces  lettres  ont  été  approuvées  le 
même  jour  par  Jean,  comte  de  Soissons,  et  par  H.  pré- 
vôt, B.  doyen  et  tout  le  chapitre  de  ladite  Aille.  — 
29  juillet  1267.  (<  Lan  del  incarnation  Nostre  Sei- 
gneur, mil  deus  cens  et  soissante  set,  le  jour  des 
octaves  de  la  Mazalainne»),  Lettres  par  lesquelles  les 
prévôt,  doycni  et  chapitre  de  Soissons  déclarent  que, 
pour  terminer  les  différends  pendants  entre  eux  et 
noble  homme  Jean,  comte  de  Soissons,  au  sujet  d'une 
fourche  (patibulaire)  qu'ils  avaient  hors  les  vignes  de 
la  ville  vers  le  bac  de  Pont- Vert  au  lieu  dit  à  l'Aubain 
au  Champ  Robert-le-Sot,  laquelle  fourche  le  Comte 
avait  fait  enlever,  prétendant  que  le  Chapitre  n'avait 
aucun  droit  à  l'avoir,  ils  se  sont  soumis  à  l'arbitrage 
de  doux  prud'hommes,  savoir:  monseigneur  Jean  de 
Pinon,  chevalier  et  maître  Michel  de  la  Fère,  chanoine 
de  Soissons  ;  si  ces  deux  arbitres  ne  peuvent  se  mettre 
d'accord,  ils  consentent  à  ce  que  l'évêque  de  Soissons 
etBertiers  Engelars,  bailli  deVermandois,  décident  on 
qualité  de  sur-arbitres  ;  promettant  d'avoir  pour  agréa- 
ble et  de  confirmer  ce  qui  sera  ordonné  par  eux  avant 
les  Pâques  closes  ou  au  plus  tard  avant  la  Pentecôte. 
—  Juin  1*270.  («  Ce  fu  fait  en  Van  de  V Incarnation 
Nostre  Seingncur  mil  deus  cens  et  soissante  dix  ou 
mois  de  Juing  »).  Lettres  par  lesquelles  la  comtesse 
de  la  Table,  femme  de  Raoul  de  Soissons,  chevalier, 


48^) 


ARCHIVAS  DU  NORD. 


frère  de  Jean,  coin  le  do  Soissons,  renonce  au  douaire 
qui  lui  avait  été  assigné  sur  les  bois  de  Secaunoy 
qu'elle  avait  vendus  aux  abbayes  de  St-Jean  des  Vignes 
et  de  Notre-Dame  de  Soissons. — Juin  1301.  Lettres 
par  lesquelles  les  doyen  et  chapitre  de  Soissons  décla- 
rent que,  pour  terminer  les  difficultés  pendantes  entre 
eux  et  noble  homme  Hue,  comte  de  Soissons  et  sei- 
gneur de  Chiraay  au  sujet  des  droits  de  prise  et  de 
justice  sur  le  larron,  d'épave,  d'estraière  (aubaine)  et 
d'exécution  qu  ils  prétendaient  avoir  dans  leurs  terres 
à  Margival,  droits  que  le  Comte  disait  lui  appartenir, 
ils  sont  convenus  de  ce  qui  suit  :  le  Comte  aura  dans 
la  terre  de  Margival  les  droits  à'eshriière  et  d'épave, 
à  condition  que  si  les  biens  immeubles  sur  lesquels  ils 
s'exerceront,  sont  tenus  du  Chapitre,  le  Comte  sera 
obligé  de  les  lui  rendre  dans  le  délai  de  deux  ans  ; 
quant  aux  meubles,  le  Comte  ne  sera  pas  tenu  de  les 
rendre  ;  si  un  voleur  est  pris  dans  cette  terre  par  les 
gens  du  Comte,  ils  pourront  l'exécuter  et  le  profit 
résultant  de  la  condamnation  reviendra  au  Comte; 
mais  le  Chapitre,  au  contraire,  aura  tous  les  profits 
de  la  condamnation  si  ce  sont  ses  sergents  ou  ses  gens 
qui  s'ôn  emparent  et  il  ne  sera  tenu  que  de  rendre  le 
condamné  tout  nu  au  Comte  pour  qu'il  soit  exécuté  ; 
si  un  voleur  est  pris  par  les  sergents  du  Comte  et  du 
Chapitre,  ceux-ci  partageront  les  profits,  jugeront 
conjointement  le  coupable  et  le  remettront  au  Comte 
pour  qu'il  soit  exécuté  ;  le  Chapitre  pourra  faire  fermer 
son  cloître  à  l'entrée  de  la  ruelle  de  Janzi,  tenant  au 
grand  chemin  qui  va  eu  la  Buerie  et  d'autre  part 
devers  la  porte  de  VEvêque  vers  les  Merciers,  de  façon 
que  pendant  le  jour,  depuis  Theure  où  aura  sonné  la 
clochette  aw^'owr  jusqu'à  la  cloche  du  cotivr^e-feu  qui 
sonne  au  beffroi  de  la  ville,  on  sera  libre  d'aller  et  venir 
en  ces  lieux  sans  aucun  empêchement  ;  le  Chapitre  se 
réserve  le  droit  de  pouvoir  pratiquer  des  ouvertures 
aux  maisons  qui  lui  appartiennent  et  qui  donnent  sur 
.  ce  cloître.  —  Octobre  1301.  Lettres  des  doyen  et  cha- 
pitre de  St-Pierre  au  Parvis  de  Soissons  renfermant 
l'accord  conqlu  entre  eux,  d'une  part,  et  noble  homme 
Hue,  damoisel,  comte  de  Soissons  et  seigneur  de  Chi- 
may,  de  l'autre,  pour  terminer  les  difficultés  pendantes 
entre  eux,  au  sujet  d'un  meurtrier  que  le  Comte  avait 
faitarrêteret/rafnerdans leur  cloître  depuis  la  porte  de 
St'Voire  }\xsq\ie  devant  leurmoutier  et  en  allant  depuis 
St-Gervais  jusqu'à  la  Grande  Rue  qui  dépend  de  leur 
cloître  et  où  le  Chapitre  a  toute  justice  et  seigneurie, 
haute  et  basse,  et  aussi  sur  ce  que  le  Comte  voulait 


arrêter  les  malfaiteurs  dans  leur  cloître,  y  percevoir 
les  droits  de  tonlieu  do  (5eux  qui  y  vendaient  des  mar- 
chandises ou  denrées,  y  réparer  la  chaussée  ;  ce  qu'il 
n'avait  pas  le  droit  de  faire  ;  cet  accord  porte  ce  qui 
suit  :  le  Comte  se  désiste  du  droit  de  juridiction  qu'il 
prétendait  avoir  dans  le  cloître  depuis  la  porte  St- 
Voh-e  jusqu'à  Yareste  (extrémité)  de  l'église  vers 
Notre-Dame,  là  où  l'on  vend  les  contins  (le  marché 
aux  lapins),  et  depuis  là  jusqu'à  l'extrémité  de  la  mai- 
son de  feu  Girard  Brandequin  en  allant  du  côté  de 
St-Gervais  jusqu'à  la  Grand'Rue  :  cet  endroit  sera 
franc  et  exempt  à  toujours  de  la  justice  du  Comte, 
sauf  sur  ce  point  que,  dans  le  cas  où  les  officiers  dudit 
Chapitre  condamneraient  à  mort  quelque  criminel, 
homme  ou  femme,  ils  devraient  les  remettre  tout  nus 
sur  la  chaussée  aux  gens  du  Comte  qui  seront  obligés 
de  faire  exécuter  le  jugement;  le  Chapitre  permettra 
que  l'on  vende  sur  une  place  devant  leur  église  de  St- 
Pierre  des  fromages,  des  volailles  et  autres  nuenues 
denrées  sur  lesquelles  le  Comte  et  ses  successeurs 
percevront  les  droits  de  tonlieu,  comme  il  a  toujours 
été  fait;  et  pour  sûreté  du  payement  du  tonlieu,  lesoffi- 
ciers  du  Comte  pourront  prendre  des  gages  comme  le 
panier,  le  sac  ou  le  chaperon  ;  le  Chapitre  aura  la 
justice  foncière,  les  cens,  surcens,  droits  sur  les  eaux, 
ventes,  vestissementsQidévestissements^iovd^i^^  rouage 
et  autres  rentes,  justices  et  seigneuries  sur  huit  à  neuf 
maisons  situées  près  de  celle  de  messire  Pierre  de 
La  teille,  chanoine  de  Soissons,  devant  l'hôtellerie  de 
St-Gervais,  en  allant  à  la  Tournelle  et  qui  appartint  à 
feu  Foucart  Esquot  jusque  derrière  ladite  maison  ;  le 
Comte  y  aura  la  justice,  le  droit  de  connaissance 
(inventaire)  des  m^mWei&^cateuxeX'inauvaises  œuvirs 
(délits)  et  autres  justices;  si  quelqu'une  de  ces  maisons 
vient  par  suite  d'un  événement  quelconque  à  échoir  au 
Comte,  celui-ci  ne  pourra  pas  la  garder  plus  d'un  an 

et  un  jour.  —  27  mai  1303.  (« ou  lendemain  de 

la  Penthecouste  »).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite, 
abbesse,  et  tout  le  couvent  de  Notre-Dame  de  Soissons, 
déclarent  avoir  donné  à  monseigneur  Jean  Froment 
de  Rossons,  chevalier,  et  à  Madame  Emmeline  de 
Maixe,  sa  femme,  10  livrées  de  terre  parisis,  assignées 
sur  un  muid  de  terre  au  terroir  de  Ressons  et  sur  son 
vinage  audit  lieu,  en  échange  de  la  vicomte  des  villes 

de  VauSy  Muercin  et  de  ,  et  que  ledit  Jean 

Froment  a  uni  ces  dix  livrées  de  terre  au  fief  de  Ber- 
nard de  Moreigl,  écuyer,  pour  les  tenir  de  lui  en  fief 
ainsi  qu'il  tenait  cette  vicomte  ;  elles  déclarent,  en 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCKSES  DE  FRANGE. 


487 


outre,  que  noble  homme  Hue,  damoiseau,  comte  de 
Soissons  et  sire  de  Chimay,  ayant  amorti  comme  sei- 
gneur suzerain,  au  profit  de  leur  abbaye,  ladite 
vicomte,  elles  consentent  k  ce  que  ledit  Bernard  de 
Moreigl  tienne  dudit  Comte  et  de  ses  successeurs  les 
dix  livrées  de  terre  en  lief  et  hommage  comme  il  tenait 
la  vicomte  et  à  ce  que  le  Comte  puisse  prendre  les 
chevaux  de  leur  maison  de  Ressens,  si  le  payement  de 
celte  rente  n'est  pas  exécuté  exactement. 


B.  ir>;r).  (Carton.)  —  l'i  pièces,  parchemin;  9  pièces,  2  rouleaux 

et  i  en  hier,  10  feuillets,  papier;  1  sceau  incomplet 

VI  plusioui-s  fragments;  1  bulle  en  plomb. 

1911-1619.  —  Diocèse  de  Slon.  —  1502.  Lettres 
par  lesquelles  Maximilien,  roi  des  Romains,  nomme 
en  vertu  du  droit  de  prière  royale  qu'il  a  dans  toutes 
les  églises  de  TEmpire,  Pierre  de  Marnix  au  premier 
bénéfice  qui  viendra  à  vaquer  dans  l'église  cathédrale 
d'Aosto  dépendant  du  duché  de  Savoie.  —  10  août 
1509.  Donation  du  St-Suaire  et  fondation  d'une  messe 
quotidienne  pour  lésâmes  de  Philibert  de  Savoie  et  de 
l'archiduchesse  Marguerite  d'Autriche,  Ka  femme,  en 
l'église  de  la  Sainte-Chapelle  de  Chambéry. — 27  août 
1511.  Ordonnance  de  l'archiduchesse  Mai-guerite, 
donnée  sur  requête,  prescrivant  le  payement  de 
3.000  florins  aux  chanoines  du  chapitre  de  la  Sainte- 
Chapelle  du  château  de  Chambéry,  pour  l'acquit  des 
services  fondés  pour  le  repos  de  son  âme  et  de  celle 
du  duc  Philibert  de  Savoie,  son  mari.  —  Sans  date  ; 
vers  1516.  Requête  adressée  à  l'archiduchesse  Mar- 
guerite par  frère  Yvedela  Howarderie,  reclus  à  Cham- 
béry, pour  obtenir  une  aumône.  — DIoeèse  de  Ti^ren- 
toise. —  iljanvier  1502. Transaction  consentie  parles 
chanoines  réguliers  de  l'église  cathédrale  de  Taren- 
taise  au  sujet  du  droit  de  collation  delà  chapelle  Ste- 
Catherine  dans  cette  église  en  faveur  de  Claude  de 
Marnix  et  de  ses  descendants.  —  15  octobre  1503. 
Nomination  par  l'empereur  Maximilien,  en  vertu  de 
son  droit  de  prière  royale  sur  les  bénéfices, 
d'Edouard  de  Pupillin  à  la  première  prébende  qui  vien- 
dra à  vaquer  dans  le  diocèse  de  Tarentaise.  —  IMo- 
eèiiedeToul. —  Metz, le  16septembre  1215.  (<^Actum 
Métis,  XVI  Kulendus  Ociobrls,  anno  Dotuini  yP- 
CC^  quinto  decimo  »).  Lettres  par  lesquelles  P. . . , 

curateur,  W.  gardien,  et  H ,  de  Toul,  chanoine  de 

Metz,  terminent,  en  vertu  du  pouvoir  qu'ils  tiennent 
du  Pape,  la  contestation  survenue  entre  Werric,  cha- 


noine de  St-Maxime  de  Bar  et  le  chapitre  de  Liverdun 
(Lffbej'diiio)y  ail  sujet  de  l'église  de  Tannois^  et  décla- 
rent que  ledit  Werric  a  remis  cette  église  au  chapitre 
de  Liverdun  à  condition  qu'il  payerait  à  celui  de  St- 
Maxime  de  Bar  3  muids  de  froment,  autant  d'avoine 
et  20  sous,  monnaie  de  Provins  (Pyv/rm«î/wf/.v  nionete). 
—  Septembre  1215.  («  Actuia  muto  Dotninice  Tueur- 
itfttioiiis  ^PCC^  quinto  decimo,  Jtiense  scj)tembris>). 
Lettres  par  lesquelles  les  chapitres  de  St-Maxime  de 
Bar  et  de  St-Eucaire  de  Liverdun  déclarent  confirmer 
l'accord  ci-dessus. —  Sans  date;  vers  1378.  Enquête  sur 
le  désaccord  survenu  entre  Alardin  d'Antre  et  Salvarius 
de  Gilbercourt,  au  sujet  de  quelques  rentes  dues  aux 
religieux  de  l'abbaye  de  L'Ile  en  Barrois  sur  les  terres 
de  Gilbercourt.  —  Sans  date  ;  XIV®  siècle.  Etat  des 
rentes  dues  à  l'abbaye  de  Belchamp  au  diocèse  de 
Toul. —  Dloeèwe  de  Verdun. —  Mai  1211.  («  Actuîn 
Ufuio  Incdniationis  Do?ninice  ttiillesinio  dtfcente- 
sitiio  uèideciiiiOy  metfse  Maii  »).  Lettres  par  lesquelles 
Thiébaut,  comte  de  Bar  et  de  Luxembourg,  donne  à 
l'église  St-Médard  près  Beaulieu,  six  razières  (razas) 
de  froment  à  prendre  sur  ses  moulins  de  Clermont,  et 
cela,  du  consentement  de  Henri,  son  fils.  —  7  sep-  ' 
tembre  1334.  («  Feria  quarta  ante  festum  Nativi- 
tatis  béate  Marie  Virginia  »)  Lettres  des  doyen  et 
chapitre  de  l'église  de  Verdun  au  sujet  de  certains  biens 
qu'ils  avaient  donnés,  pour  en  jouir  leur  vie  durant,  à 
Gilles  de  Bourmont,  doyen  de  Bar  et  chanoine  de  l'é- 
glise de  Verdun.  —  30  janvier  1363.  («  Anna  niille- 
sihio  trecerdesinio  sexayesimo  secundo,  die  penul- 
tima  niensis  Januarii  »).  Lettres  par  lesquelles  les 
doyen  et  chapitre  de  Verdun  reconnaissent  avoir  reçu 
toute  satisfaction  d'Yolande,  comtesse  de  Bar,  dame 
de  Cassel,  pour  la  mort  de  Raoul  de  Bonney,  prêtre, 
chanoine  de  ladite  église  de  Verdun,  qu'elle  avait  fait 
jeter  dans  un  puits  ;  copie  signée  par  Jacques  Ray- 
gneti  de  Cessey,  clerc  du  diocèse  de  Reims,  en  date 
du  20  février  1363.  —  Paris,  lé  30  septembre  1389. 
Accord  conclu  entre  le  roi  Charles  VI  et  Liébaud  de 
Cusance,  évêque  de  Verdun,  par  lequel  cet  évêque 
remet  au  Roi  et  sous  sa  puissance  tous  les  biens  de 
l'évêché  et  associe  ce  prince  et  ses  sucesseurs  dans 
l'exercice  de  toute  la  justice  temporelle  sur  cette  ville 
et  ses  dépendances  et  dans  la  jouissance  de  tous  les 
revenus  et  profits  en  provenant,  sauf  et  à  la  réserve  de 
l'évêquepour  la  juridiction  spirituelle  et  de  la  justice 
temporelle  de  la  maison  épiscopale.  —  Sans  date  ;  XV* 
siècle.  Pièces  concernant  le  débat  entre  Thiébaut  do 


488 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Bourmonl,  représentant  los  religieux  de  Heaulieu  en 
Argonne,  d'une    part,    et  Jacques   de  Wypécourt  et 
Jean  de  Gilnecourt  do  Tautro,  au  sujet  de  Tavouerie 
de  Fleury  (?). — 31  octobre   1515.  Déclaration  parle 
chapitre  de  Verdun,  le  doyen  absent,  qu'il  s'engage  à 
célébrer  leservicestijmlé  dans  les  lettres  par  lesquelles 
Charles,  archiduc  d'Autriche,  a  pris  ledit  chapitre  et 
ses  sujets  sous    sa  haute    protection.    —   Dlocèsew 
dlireifi  de  Franee.  —   Avii;uoii,   1505.   Copie  de 
l'acte  de  la  démission  d'une  prébende  au  collège  St- 
Nicolas  d'Avignon   faite  par Dinte,  de  Bourg- 
en-Bresse,   en  faveur  de  Pierre  de  Marnix,  de  Taren- 
taise  on  Savoie.  —  Belley.  —  Sans  date;  vers  1513. 
Avis  de  la  résignation  faite  par  Jean  du  Plex,  prêtre, 
des  bénéfices  de  la  chapelle  de  Ste-Catherine  au  châ- 
teau de  St-Trivier  de  Corteul\;de  la  chapelle  de   St- 
Maurice   près  le  château  de  Vangé  ;  de  la  chapelle 
de  St-Georges  en  l'égliso  Saint-Gruge  (?)  à  Bourg-en- 
Bresse,  toutes  les  trois  à  la  nomination  do  l'archidu- 
chesse Marguerite.    —   7  novembre  1517.    Collation 
de  la  cure  de  Condeasey  par  l'archiduchesse  Margue- 
rite.  —  Boulonne.  —   6  avril   1412.  Arrentement 
de  la  dîme  de  Canlers  par   Baudouin,  abbé  de  Ste- 
Marie-au-Bois-  lez-Ruisseauville.    —  Boari;es.  Sans 
date  ;  XIV*  siècle. Inventaire  de  pièces  relatives  au  cou- 
vent de  Fontmarigny. —  Dyon.  —  Malines,  le  1^'mars 
1519,Commission  donnée  par  l'archiduchesse  Margue- 
rite pour  lever  la  saisie  des  biens  de  l'hôpital  de  Beaune, 
faite  par  Antoine  d'Esternoz,  receveur  des  octrois  de 
la  ville  de  Salins,  pour  le  payement  de  la  contribution 
dudit  hôpital  esdits  octrois,  dont  ledit  hôpital  est  dé- 
claré franc  et  exempt.  —  îlevcru  —  Maubuisson,  le 
8  février  1344.  Lettres  par  lesquelles  Philipi)o,  roi  do 
Franco,  pardonne  los  voies  do  fait,  excès  et  homicides 
commis  par  los  gens  du  Comte  de  Flandre  à  l'f^n- 
contre  dos  religieux  du  prieuré  do  St-Rovérien  dans  le 
comté  de  Xevors  ;  sous  le  vidimus  do  Guillaume  (ior- 
mont,  garde  de  la  prévôté  do  Paris,  en  date  du  jeudi 
12  février  1344.  —  »éea.  —  1269.  Lettres  de  Jean, 
comte  do  Richement,  fils  du  duc  de  Bretagne,  au  sujet 
de  la  fondation   d'une  chapelle  on  l'église  du  Tail 
{Talliae).  —  Tour»,  T'  octobre  1431.  État  dos  rentes 
que  possède  l'abbaye  do  Maubuisson  dans  le  bailliage  de 
Lens.  —  ValBon.—  Avignon,  le  1«^  février  1387.  («  La- 
tum  Avifdoéte,    Kalendis   FehruarU,    pontifladus 
"nostri  anno  nono  >).   Bulle  du  pape  Clément  VII 
conférant  à  Jean  de  Gonesse,  prieur  du  couvent  des 
Blancs-Manteaux  à  Paris,  Tévêché  de  Vaison  {Vasso- 


y/e//.v/.s),  vacant  par  la  mort  de  l'évêquo  Jean  qui  en 
était  titulaire. 


Layette  134.  —  Diocèse  de  Besançon. 

H.  l.>^).  (Carton.)  —  l  i)iùcc,  parchemin  ;  11  pièces,  papier. 

t3<l9-t699.  —  DloeèHe  de  Beftwneon.  —  ^tègr 

archlépi»eo|iAl.  —  Paris,  le  7  juillet  1369,  («  Actum 
Parishfs  in  hospicio  ad  anfesifjnum  gai  lice  delà 
Troille^sifo  in  vico  Calandre,  incivitate ParisieiW"^). 
Acte  par  lequel  Simon  de  Bourdone,  comte  du  palais 
(conies palatinnH)  déclare  qu'avec  la  permission  du  roi 
Charles  V,  il   a   reçu  Jean  do  VioTV^Îon^  (Pétri  de 
Fonte),  clerc  du  diocèse  do  Besançon,  h   l'offico  de 
tabellion  après  avoir  pris  information  do  sa  conduite  et 
sa  capacité.  — 1511.  Copie  des  doléances  du  procu- 
reur   do    l'archiduchesse    Marguerite    d'Autriche  à 
l'archevêque  de  Besançon  au  sujet  do  l'exercice  des 
droits  do   juridiction    de   ce    dernier.  —  1514.  Re- 
quête de  mossire  Antoine  de  Vergy,  archevêque  de 
Besançon,  au  bailli  de  Dôle,  tendante  à  ce  que  Simon 
Clément,    clerc,    demeurant    <\    Cléron,    diocèse  de 
Besançon,  prisonnier  es  prisons  du  bailliage  de  Dôle 
pour  homicide  par  lui  commis,  soit  remis  aux  officiers 
dudit  archevêque  qui  ont  seuls  le  droit  de  faire  leur 
procès  aux  clercs  accusés  de  crimes  ;  ordonnance  de 
François  do  Marenches,  docteur  es  droits,  lieuU^nant 
général  du  bailli  de  Dôle,  en  date  du  28  avril  1514, 
portant  que  ledit  Clément  ne  serait  pas  délivré  aux 
officiers  do  l'Archevêque,  mais  qu'il  demeurerait  aux 
prisons  dudit  bailliage ,  afin  que  son  procès  lui  soit 
fait  comme  do  raison,  avec  mention  que  le  procureur 
de  l'Archevêque^  a  fait  appel  do  cette   ordonnance; 
copies  do  plusieurs  lettres  de  l'official  do  Besançon  à 
ce  sujet  et  minute  dos  lettres  do  l'archiduchesse  Mar- 
guerite, déclarant  que  ledit  Clément  serait  poureuiAi 
par  los  officic^rs  du  bailliage  do  Dôle,  sauf  audit  Arche- 
vêque à  se  pourvoir,  s'il  le  juge  convenable,  devant  le 
Parlement.  —  1527.  Requête  adressée  à   l'archidu- 
chesse   Marguerite    par  rarchevôque    do    Besançon 
Antoine  de  Vergy,  la  suppliant  d'interdire  au  procui'eur 
général  du  parlement  de  Dôle  toutes  poursuites  contre 
lui  pour  avoir,  à  cause  des  injures  faites  par  les  habi- 
tants de  Besançon  au  chapitre  métropolitain  de  celtt* 
ville,  transporté  son  officialité  dudit  Besançon  à  Gy 
d'abord,  puis  à  Salins  ;  lettre  de  rarchiduchesse  à  ce 
sujet,  adressée  à  M"  les  gens  du  Parlement  de  Dôle. 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DE  LILLE.   —   TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCESE  DE  BESANÇON. 


489 


Autre  requête  présentée  à  rarchiduchesso  par  Claude 
Maire,  curé  de  (iodoncourt,  protestant  contre  la 
commission  donnée  par  le  Procureur  (iénéral  du 
Parlement  de  Dôle  à  M*  Jean  Montreuil,  de  Besançon, 
pour  informer  au  sujet  de  certain  méfait  imputé  audit 
Claude  Maire  ;  lettres  dudit  M®  Jean  Montreuil  rela- 
tives à  cette  affaire. 

B.  l.'v'n.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  Z^  pièces  et  1  cahier, 
9  feuillets,  papier  ;  1  cachet  plaqué. 

1605-11108.  —  Dloeègie  de  Besmucou.  —  Ab- 
hmjem.  —  1®^  mars  1505.  Copie  des  bulles  du  pape 
Jules  II  à  Teffel  de  poursui\Te  l'entrée  en  jouissance 
des  bénéfices  à  la  collation  de  l'église  métropolitaine 
de  Besançon  et  de  Tabbaye  de  St-Paul  dans  ladite 
ville.  —  15()5.  Requête  de  Jean  Perchet,  à  l'effet 
d'être  autorisé  à  mettre  à  exécution  certaines  bulbv^ 
expectatives  par  lui  obtenues  sur  la  collation  des  béné- 
fices étant  du  patronage  des  abbé  et  couvent  de  St- 
Pierre  de  Luxeuil  et  des  doyen  et  chapitre  de  l'église 
Notre-Dame  de  Calmoutiers  au  comté  de  Bourgogne  ; 
copie  desdites  bulles  du  pape  Jules  IL  —  Anvers,  le 
3!)  mars  i5()8.  Lettres  par  lesquelles  l'archiduchesse 

Marguerite  requiert  l'abbé  de de  réserver  à  son 

intention  le  premier  bénéfice  ou  office  vacant,  dépen- 
dant de  son  patronage,  en  faveur  de  Jean  de  la 
Thomiere.  —  Malines,  le  3  avril  1508.  Lettres  de  la 
même  princesse  à  Tabbesse  de  Château-(^haldn  la 
requérant  de  recevoir  et  d'accepter  comme  religieuse 
la  fille  du  seigneur  de  Beauregard,  capitaine  de  ses 
archers  de  corps.  —  Doidrecht,  le  2  octobre  1508. 
Copie  des  lettres  patentes  de  l'empereur  Maximilien 
réduisant  à  douze  le  nombre  des  prébendes  du  cha- 
pitre de  l'église  collégiale  de  St-Maurice  de  Salins, 
lequel  avait  été  porté  à  16,  à  la  suite  de  l'adjonction 
du  prieuré  de  Notre-Dame  de  Château-sur-Salins.  — 
La  Haye,  le  20  juillet  1509.  Autre  copie  d'une  lettre  de 
Tarchiduchesse  Marguerite  aux  doyen  et  chanoines  du 
chapitre  de  St-Maurice  de  Salins,  les  requérant  de 
recevoir  Jacques  Guierche  à  la  prébende  laissée 
vacante  par  la  mort  de  messire  Jean  Rota,  et  cela 
malgré  les  précédentes  lettres  de  réduction.  — 23  juin 
(VIII  des  calendes  de  juillet)  1509.  Copie  des  bulles  du 
pape  Jules  II  accordant  la  première  prébende  vacante 
dans  l'église  St-Pierre  de  l'abbaye  de  Baume-les- 
Messieurs,  à  Désiré  Morelle  clerc  du  diocèse  de 
Besançon,  docteur  es  droits.  —  1511.  Pièces  relatives 


à  la  nomination  de  l'abbé  de  Montbenoît.  —  Sans 
date;  environ  1516.  Requête  adressée  à  l'archidu- 
chesse Marguerite  par  Pierre  de  la  Baume,  proto- 
notaire apostolique  et  administrateur  perpétuel  de 
l'abbaye  de  St-Claude,  demandant  que  des  commis- 
saires fussent  nommés  pour  juger  le  procès  qu'il  avait 
au  bailliage  de  Dôle  au  sujet  de  la  possession  de 
l'abbaye  de  Rosières  dans  lo  comté  de  Bourgogne, 
parce  que  le  lieutenant  dudit  bailliage  est  son  enne- 
mi. —  Middelbourg,  le  5  août  1517.  Lettres  de 
l'archiduchesse  Marguerite  à  maître  Louis  de  (Mse, 
lieutenant  général  du  bailliage  d'Aval  et  autres 
commis  au  jugement  de  la  cause  possessoire  relative  à 
l'abbaye  de  Rosières,  par  lesquelles  elle  leur  mande 
de  recevoir  les  titres  et  pièces  produites  par  Louis  de 
Rye,  protonotaire  du  St-Siège,  abbé  commendataire 
perpétuel  de  ladite  abbaye»  de  Rosières.  —  Sans  date  ; 
vers  1517.  (Commission  de  l'Archiduchesse  pour,  en 
vertu  de  l'induit  à  elle  accordé  par  le  Pape,  saisir  et 
percevoir  les  fruits  et  revenus  de  l'abbaye  de  St- 
Vincent  de  Besançon,  alors  vacante.  —  Malines,  le 
28  mai  1518.  Lettres  de  l'Archiduchesse  ordonnant  au 
procureur  fiscal  du  bailliage  d'Aval,  de  s'opposer  à 
l'exécution  des  bulles  obtenues  par  les  habitants  et 
paroissiens  de  Château-Chalon  au  sujet  de  la  chapelle 
St-Pierre  dont  la  collation  appartient  aux  abbesse  et 
religieuses  de  Notre-Dame  dudit  Château-Chalon, 
ordre  de  St-Benoît,  et  de  communiquer  le  tout  aux- 
dites  religieuses  et  de  les  entendre  sur  cette  affaire. — 
Bruges,  le  20  juillet  1518.  I^ettre  de  l'Archiduchesse 
ordonnant  do  nouveau  de  saisir  et  de  percevoir  à  son 
profit  les  revenus  de  l'abbaye  St-Vincent  de  Besançon 
dont  le  suffragant  de  ladite  ville  s'était  fait  pourvoir 
au  préjudice  de  la  réserve  qui  en  avait  été  faite  au 
profit  de  ladite  princesse.  —  7  mars  1519.  Lettre  des 
gouverneurs  de  la  cité  de  Besançon  par  laquelle  ils 
mandent  à  l'Archiduchesse  que,  pour  ne  pas  encourir 
les  peines  portées  par  les  bulles  du  Pape,  ils  avaient 
rais  M^»^  de  Sa/onne,  suffragant  de  Besançon-,  en  pos- 
session de  l'abbaye  de  St-Vincent,  priant  ladite  prin- 
cesse de  vouloir  bien  approuver  ce  qu'ils  avaient  fait 
et  de  donner  audit  abbé  mainlevée  des  biens  de 
ladite  abbaye.  —  Vittoria,  diocèse  de  Calahorra 
(Espagne),  le  4  des  noues  de  mars  (mercredi  12  mars) 
1&22,  année  première  du  pontificat  d'Adrien  VI.  Bulles 
de  provision  de  l'abbaye  de  Notre-Dame  de  Cherlieu. 
ordre  de  Citeaux,  diocèse  de  Besançon,  accordées  par 
le  pape  Adrien  VI  à  Claude  de  Nicey  sur  la  résigna- 


NoRD.  —  Série  B.  —  T.  I.  (2"*  Partie). 


62 


k{}0 


ARCHIVES  DU  NORD. 


tion  de  Charles  de  Brassey.  — Bruges,  le  31  mai  iry?2. 
Minutes  dos  lettres  de  Tarchiduchesse  Marguerite 
priant  le  Pape  de  nommer  à  l'abbaye  de  Cherlieu, 
ordre  do  Citeaux,  Claude  de  Nicey,  prêtre,  sur  la 
résignation  de  Charles  do  Brassey.  —  23  février  1524. 
Requête  présentée  à  la  cour  souveraine  du  Parlement 
par  frère  Claude  de  Nicey,  docteur  en  théologie,  abbé 
de  Cherlieu,  pour  qu'il  lui  soit  permis  défaire  exé- 
cuter les  bulles  de  provisions  lui  conférant  ladite 
abbaye.  En  marge  :  apostille  datée  aussi  du  23  février 
renvoyant  lo  suppliant  devant  l'Archiduchesse.  — 
Anvers,  le  12  avril  1525.  Lettres  par  lesquelles  l'ar- 
chiduchesse Marguerite  autorise  l'exécution  des  bulles 
et  provisions  de  l'abbaye  do  Cherlieu  obtenues  par 
Claude  do  Nicey,  religieux  profès  de  l'ordre  de  St- 
Benoît.  —  Mamay,  le  25  septembre  1527.  Requête 
présentée  à  l'Archiduchesse  par  l'abbesse  el  les  reli- 
gieuses de  Château-Chalon,  au  comté  de  Bourgogne, 
lui  demandant  d'ordonner  au  procureur  général  du 
parlement  de  Dôle  de  faire  exécuter  un  arrêt  rendu 
jnlro  ledit  couvent  el  lo  desservant  de  la  chapelle  de 
St-Pierre,  audit  Château-Chalon.  —  28  janvier  1528. 
Requête  adressée  à  l'Archiduchesse  par  l'abbé  et  les 
religieuses  de  l'abbaye  d'Acey  pour  la  supplier  de  leur 
accorder  des  droits  d'usage  et  de  pâturage  dans  la 
forêt  de  la  Serre.  —  31  mai  1534.  Mandement  de 
Marie,  reine  douairière  de  Hongrie,  gouvernante  des 
Pays-Bas,  aux  président  el  gens  du  Grand  Conseil, 
les  informant  que  l'archevêque  de  Palerme,  étant 
attrait  en  cour  de  Rome  pour  voir  annuler  une  sen- 
tence rendue  à  son  profit  par  le  parlement  de  Dôle 
au  sujet  de  la  possession  do  l'abbaye  de  Montbenoît,  et 
étant  toujours  sous  le  coup  de  poursuites  à  l'occasion 
de  cette  affaire,  malgré  les  justes  réclamations  de 
l'Empereur,  elle  ordonne  la  saisie  des  biens,  fruits  et 
émoluments,  situés  dans  les  Pays-Bas,  de  tous  les 
gens  d'église  résidant  à  Rome.  —  16  octobre  1608. 
Participation  accordée  à  Charles-Alexandre  de  Croy, 
prince  du  St-Empire,  comte  de  Fontenoy,  etc.,  aux 
faveurs  spirituelles  de  l'abbaye  de  Montbenoît. 

R.  i538.  (C«irton).  —  1  pièce,  parchemin  ;  33  pièces  et  2  cahiers, 

24  feuillets,  papier. 

tâ95-t5tll.  —  Diocèse  de  Besanfon.  —  Prieu- 
ré», €ou%entii  et  H6pitou!iL.  — 20  mars  1494.  Copie 
de  la  sentence  arbitrale  rendue  entre  Philippe  de 
Hocberg,  comte  de  Neufchâ tel,  seigneur  de  Venues,  et 
le  prieur  du  prieuré  du  Val  de  Morteau,  au  sujet  de  la 


juridiclion  el  de  différents  autres  droits  litigieux  enire 
eux.  —  Bruxelles,  le  17  décembre  1504.  Mandement 
de  Tarchiduc  Philippe  le  Beau  transmettant  aux  prési- 
dent et  gens  do  ses  Comptes  à  Lille,  la  requête  qu'il  a 
reçue  dos  prieur  et  religieux  du  couvent  dos  Frères 
Prêcheurs  de  Poligny,  avec  ordre  de  l'examiner.  — 
Bruxelles,  le  27  septembre  1509.  Minute  des  lettres  de 
placet,  accordées  par  l'archiduchesse  Marguerite  à 
rarchevèque  de  Besançon,  au  sujet  du  bénéfice  du  pri- 
euré de  Morleau.  —  1509.  Requête  des  Frères  Prê- 
cheurs du  couvent  de  Poligny  à  l'effet  d'être  main- 
tenus dans  leurs  privilèges,  entre  autres  dans  celui 
de  l'exemption  dos  collectes  et  autres  charges  extra- 
ordinaires. —  Bruges,  le  12  avril  1510.  Minute  des 
lettres  do  l'archiduchesse  Marguerite  confirmant  les 
lettres  do  «  primarias  preces  »  accordées  par  l'empe- 
reur Maximilieu  à  Jean  Florin,  clerc  de  son  oratoire, 
pour  la  jouissance  du  bénéfice  du  prieuré  de  Vaux- 
sous-Poligny.  —  Bruxelles,  le  17  août  1510.  Minute 
des  lettres  de  l'archiduchesso  Marguerite  autorisant 
dom  Raymond  de  Verges,  prieur  de  Clainraux  en 
Montagne,  à  prendre  possession  après  la  mort  do 
prieur  actuel  dom  Hubert  de  Verges,  du  prieuré  de 
Chambornay.  —  18  avril  1511.  Requête  des  Pères 
Cordeliers  do  Lons-le-Saunier  à  l'effet  d'être  autorisés 
à  percevoir  les  revenus  d'une  ancienne  fondation  qui 
leur  avait  été  assignée  sur  le  puits  à  muire  de  Salins. 
—  1511.  Requêtes  et  mandements  pour  le  payement 
des  sommes  dues  sur  les  sauneries  do  Salins  au 
couvent  dos  sœurs  de  Ste-Claire  de  Lons-le-Saunier 
pour  la  fondation  de  messes  à  célébrer  dans  ledit 
couvent,  faite  par  Gilles  de  Montaigu.  —  Malines,  le 
9  janvier  1512.  Ordonnance  de  l'archiduchesse  Mar- 
guerite pour  le  payement  d'une  fondation  faîte  en 
faveur  des  Frères  Mineurs  de  Poligny.  —  10  juillet 
1512.  Lettre  des  abbesse  et  couvent  de  Ste-Claire 
de  Poligny  à  l'archiduchesse  Marguerite  pour  im- 
plorer sa  miséricorde  en  faveur  du  frère  de  leur 
sœur  portière  et  pour  le  rétablir  en  sa  place  de  doyen  do 
chapitre  de  Poligny.  —  22  mars  1513.  Permission  aux 
Frères  Prêcheurs  de  l'église  et  de  l'hôpital  St  Sébas- 
tien fondés  à  Montbozon  dans  le  comté  de  Bourgogne, 
par  feu  Philibert  de  Vaudrey,  «lors  pèlerin  général 
de  feu  monseigneur  le  bon  duc  Philippe,  nostre  ayeul 
que  Dieu  absoille  »,  de  faire  des  quêtes  en  promenant 
la  châsse  dudit  St-Sébastien  dans  le  comté  de  Bour- 
gogne, malgré  les  défenses  générales  faites  à  ce  sujet 
par  r^Vrchiduchesse.  —  25  octobre  1513.  Mandement 


CHAMBRE  DES  COMITES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  GHARTP^S.  -  DIOGKSK  DK  BESANÇON. 


♦/ 


de  rarchiduchcsso  Marguerilo  pour  faire  mettre 
Charles  de  Cornon,  prolonotaire  apostolique,  on  pos- 
session du  prieuré  du  Marteroy-lez-Vesoul,  dont  un 
certain  Pierre  de  Vercy  s'était  emparé  à  la  faveur  des 
troubles  et  des  guerres.  —  Février  1514.  Lettres  de 
l'empereur  Ma  xi  milien  et  de  l'archiduc  Charles  d'Au- 
triche porlanl  permission  aux  Frères  de  l'hôpital  du 
S*-Esprit  à  Besançon,  de  quêter  en  Flandre  et  dans  les 
autres  pays  soumis  à  leur  obéissance.  —  1514.  Placet 
adressé  à  l'archiduchesse  Marguerite  par  Charles  de 
Cornon,  protonotaire  apostolique,  à  Tefiet  d'entrer  en 
possession  du  prieuré  de  St-Nicolas  du  Marteroy 
dont  il  a  été  pourvu  par  des  bulles  du  pape  -Léon  X  ; 
copie  de  ces  bulles.  —  Sans  date;  vers  1514.  Lettres 
de  l'archiduchesse  Marguerite  permettant  Texécution 
des  bulles  de  prise  de  possession  de  l'office  de  recteur 
de  l'hôpital  du  St-Sépulcre  en  la  ville  de  Salins,  obte- 
nues par  Philippe  Vaulchard,  clerc,  do  Dôle,  sur  la 
résignation  faite  de  cet  office  par  maître  Gui  David.  — 
Louvain,  le  20  janvier  1515.  Lettres  par  lesquelles 
Tarchiduchesse  Marguerite  exemple  les  Ermites  do  la 
ville  de  Pontarlier  des  gabelles,  impositions  et  octrois 
de  ladite  ville;  requête  jointe  desdits  Ermites.  — 26. 
avril  1515.  Bail  à  cens  fait  par  Jean  Garillot,  recteur 
de  l'hôpital  de  Bracon,  à  Henri  Guierche,  de  Salins, 
d'un  demi-journal  de  com^iil  sis  près  dudit  hôpital  ; 
requête  dudit  Henri  Guierche  à  l'archiduchesse  Mar- 
guerite pour  obtenir  la  confirmation  dudit  bail.  — 
Bruxelles,  le  13  septembre  1515.  Lettres  par  lesquelles 
l'archiduchesse  Margueiite  maintient  Jean  Tondeur, 
prêtre,  dans  la  place  de  commandeur  do  l'hôpital  et 
Maison-Dieu  de  Jussey,  à  laquelle  il  avait  été  nommé 
par  messire  Jean  Carondelet,  chevalier,  chancelier  de 
Bourgogne,  seigneur  engagiste  dudit  Jussey.  —  1515, 
Requête  présentée  à  l'Archiduchesse  par  Thomas  Mi- 
chelot,  commandeur  de  l'hôpital  du  St-Esprit  de  Dôlo, 
à  l'effet  d'obtenir  la  cession  de  quatre  ù  cinq  cents 
journaux  de  terre  à  prendre  dans  la  foret  de  Chaux 
dont  le  revenu  serait  employé  à  l'entretien  de  six 
religieux  que  ledit  commandeur  se  propose  d'établir 
dans  ledit  hôpital.  —  Bruxelles,  le  29  décembre  1516. 
Commission  délivrée  par  l'archiduchesse  Marguerite 
pour  maintenir  son  cher  et  bien  aimé  chapelain  domes- 
tique et  orateur,  Thomas  Michelot,  maître  et  receveur 
de  ]*hôpital  du  St-Esprit  de  Besançon,  en  lesdites 
maîtrise  et  recette  ;  avec  plusieurs  minutes  de  lettres 
missives  de  l'Archiduchesse  en  faveur  dudit  Michelot. 


B.  1531K  (Carton).  —  1  pièce,  parchemin  ;  21  pièces,  papier. 

tât9-t619.  —  Dioeècie  de  BeMiiiçou*  —  Prieu- 
ré», eouYeutii  et  hôpitoum.  —  Malines,  le  27 
mars  1517.  Lettres  par  lesquelles  l'archiduchesse  Mar- 
guerite ordonne  au  parlement  de  Dôle  de  rendre  bonne 
et  brève  justice  à  Etienne  Vaulchier,  docteur  es  droits, 
prieur  de  Notre-Dame  de  Vaux-sous-Poligny,  contre 
Pierre  Chaulx,  prétendant  à  la  possession  dudit  pri- 
euré, san^  avoir  égard  aux  lettres  de  placet  obtenues 
par  ce  dernier,  lesquelles  sont  déclarées  nulles  comme 
ayant  été  données  contrairement  aux  ordonnances 
et  édits. —  Middelbourg,  le  23  juillet  1517.  Lettres  par 
lesquelles  l'Archiduchesse  permet  à  Etienne  Millet, 
maître  et  gouverneur  do  l'hôpital  du  Sl-Esprit  de 
Besançon,  et  à  Thomas  Prévost,  chapelain  do  l'Archi- 
duchesse etcoadjnteur  dudit  Millet,  do  faire  exécuter 
le  mandement  citatoire  par  eux  obtenu  en  cour  de 
Rome  contre  Thomas  Michelot,  maître  de  l'hôpital  de 
Dôle.  —  Middelbourg,  août  1517.  Lettres  de  l'Archi- 
duchesse permettant  à  Etienne  Vaulchior,  clerc,  de 
prendre  possession  du  prieuré  de  Notre-Damo  de 
Vaux  sur  Poligny,  à  présent  occupé  par  Pierre  (^haux, 
duquel  prieuré  ledit  Vaulchier  a  été  pourvu  par  le 
Pape.  —  Bruxelles,  le  30  septembre  1517.  Nomination 
faite  par  l'Archiduchesse,  en  venu  d'induit  pontifical, 
de  dom  Georges  de  Moutrichard,  religieux  de  l'ab- 
baye deBaume-les-Messieurs,au  prieuré  de  St-Étienne, 
situé  au  faubourg  de  Pontarlier.  —  Bmxolles,  lo  4  dé- 
cembre 1517.  Nomination  par  l'Archiduchesse,  en 
vertu  d'induit  pontifical,  de  Bernard  de  (Aalon  au  pri- 
euré (le  St-Désiré  en  la  ville  de  Lons-le-Saunior,  à  la 
commanderie  de  l'Ordre  de  St- Antoine  de  Ruffey  et  à 
la  cure  de  l'église  paroissiale  dudit  lieu,  sis  au  comté 
de  Bourgogne,  vacants  par  suite  de  la  mort  de  Jean  de 
Singler.  —  Sans  date  ;  vers  1517.  Lettres  par  les- 
quelles l'Archiduchesse  permet  aux  Frères  Prêcheurs 
des  ville  et  château  de  Montbozon,  pour  leur  faciliter 
les  moyens  de  reconstruire  leur  église  qui  avait  été 
incendiée,  de  quêter  en  promenant  la  châsse  de  St- 
Sébastien  pendant  trois  ans  dans  tout  le  comté  de  Bour- 
gogne. —  Malines,  le  22  janvier  1518.  Lettres  de 
placet  accordées  par  l'Archiduchesse  à  Nicolas  Oriret, 
prêtre,  pourvu  du  prieuré  de  St-Marcel-lej-Jussey  au 
comté  de  Bourgogne,  ordre  de  St-Benoît,  sur  la  rési- 
gnation de  Jean-Francisque  Pogins,  cubictilaire  du 
Pape.  —  Malines,  le  27  mars  1518.  Lettres  par  les- 


41r^ 


ARCHIVES   DU   NORD. 


quelles  l'Archiduchesse  donne  pouvoir  au  parlement 
do  Dole  de  s'adjoindre  des  hommes  de  lois  en  nombre 
sutfisant  pour  juger  le  procès  pendant  entre  Etienne 
Millet,   maître  et  recteur  de  l'hôpital  du  St-Esprit  de 
Besançon,  et  Thomas  Prévost,  son  coadjuteur,  d'une 
part,   et   Thomas  Michelot,    religieux  du    St-Esprit, 
d'autre  part,  au  sujet  de  la  possession  do  Toffice  de 
recteur  dudit   hôpital.    —   Même  date.  Commission 
délivrée    par   TArchiduchesse    pour  mettre  sous    sa 
sauvegarde  et  protection  les  prieur  et  religieux  du 
prieuré  de  St-Nicolas  du  Marteroy-lez-la  ville  de  Ve- 
soul  et  les  biens  et  sujets  dudit  prieuré  ;  ajourner  au 
parlement  de  Dôle,  les  habitants  de  Vesoul  sur  les 
oppositions,  injures  et  menaces  par  eux  faites  auxdits 
prieur  et   religieux    et  à  leurs  domestiques,  en   les 
empêchant  de  prendre  dans  le  bois  de  Rêpes,  situé  au 
finage  dudit  Vesoul,  le  bois  de  chauffage  nécessaire 
audit  prieuré  ainsi  que  celui-ci   en  avait  le  droit.  — 
Malines,  le    14  février  1518.   Mandement  de  TArchi- 
duchesse  prescrivant  à   son  secrétaire  d'avoir  à  expé- 
dier les  lettres  patentes  par  lesquelles  il  serait  ordonné 
à  son  trésorier  Marnix  de  payer  aux  religieux  de  St- 
François,  de  Dôle,  la  somme  de  cent  francs,  monnaie 
de  Bourgogne,  dont  elle  leur  a  fait  don  pour  aider  à 
la  réparation  de  leur  librairie  (bibliothèque)  et  de  leur 
dortoir.  —  Malines,  les  9  et  17  avril  1518.  Lettres  par 
lesquelles  l'Archiduchesse  confirme  le  bail  à  cens  fait 
par  noble  Jean  Garillot,  prêtre,  recteur  et  gouverneur 
de  l'hôpital  de  Bracon-lez-Salins,  à  Henri  Guierche,de 
Salins,    d'une  pièce    de  c*owrfo7  contenant  un  demi- 
journal,  joignant  le  grand  couHil  dudit  hôpital  ;  copie 
dudit  bail  à  cens.  —  Malines,  le  7  mai  1518.  Lettres 
par  lesquelles  l'Archiduchesse  commet  messire  Gui  de 
la  Fertey,  son  avocat  fiscal  au  bailliage  de  Dôle,  pour 
visiter  l'église  et  la  maison  de  la  Commanderie  du 
Temple  à  Dôle  et  y  faire  faire  les  réparations  néces- 
saires.—  Bruges,  le  27  juillet  1518.  Lettres  de  l'Ar- 
chiduchesse ordonnant  au  parlement  de  Dôle  la  jonc- 
tion   de  plusieurs  incidents   dans  la  cause  principale 
pendante  entre  maître  Quentin  Vignot,  substitut  du 
procureur  général  audit  parlement,   et  Etienne  Vaul- 
chier,  clerc,  docteur  es  droits,  commendatairo  du  pri- 
euré de  Notre-Dame  de  Vaux-sur-Poligny,  d'une  part, 
et  Pierre  Chaux,  fils  d'Etienne  Chaux,  de  Poligny,  de 
l'autre,  au' sujet  de  la  possession  dudit  prieuré;  une 
copie  sur  papier.  —  Malines,  le  7  mai  1519.  Lettres  de 
relief  de  prescription  accordées  par  Marguerite,  archi- 
duchesse d'Autriche,  aux  Frères  Prêcheurs  de  Poligny 


pour  une  somme  de  cent  florins,  qui  leur  avait  été  léguée 
par  Claude  Marion, bourgeois  dudii  Poligny,  et  due  par 
les  héritiers  de  Huguenin  de  (^.hissey.  —  Sans  date  ; 
vers  1519.  Liste  des  prieurés  de  l'ordre  de  St-Benoit 
situc\s  dans  le  comté  de  Bourgogne. 

B.  1540.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  19  pièces  et  1  cahier, 
21  feuillets,  papier;  1  sceau  plaqué. 

tâ9ft-t694* —  Diocèse  de  Besaufon.  —  Kipllses 
collé^Ialefi   et  parolnslales  ;    ehapelle»,   liéiié- 
flee»  ecelénlastlqueii  divers. —  23  septembre  14^ 
août  1524.   Copie  de  la  délibération  du  chapitre  de 
l'église  collégiale    St-Maurice  de  Salins  relative  aux 
prééminences  et   privilèges    accordés   par   le   pape 
Sixte  IV  au  prévôt  dudit  chapitre  et  des  bulles  du  pape 
Clément  VII  confirmant  lesdits  privilèges.  —  Malines, 
le  23  mars  1506.  Lettre  du  lieutenant  général  du  Roi 
dans  les  Pays-Bas  adressée  aux  bailli,  avocat  et  procu- 
reur du  Roi  en  son  bailliage  d'Aval,  au  sujet  de  la  prise 
de  possession  par  Pierre  Sellier  de  la  prébende  cano- 
niale dont  ila  été  pourvu  dans  l'égliseSt-Maurice  de  Sa- 
lins ;  copie  de  cette  lettre.  — 1508.  Requête  et  informa- 
tionausujetdu  droitque  les  doyen  et  chapitre  de  l'église 
St-Hippolyte  de  Poligny  prétendaient  avoir  sur   les 
dîmes  du  territoire  dudit  lieu.  —  7  septembre    1509. 
Collation  de  prébendes  canoniales   dans   les  églises 
St-Anatoile  de  Salins  et  St-Étienne  de  Besançon,  et  de 
la  chapelle  du  château  de  Montfleur  au    diocèse  de 
Lyon.  —  15  septembre  1509.  Fondation  de  messes  et 
de  services  mortuaires  en  l'église  collégiale  Notre- 
Dame  de  Dôle,  faite  par  feu  Jean  Carondelet  et  Mar- 
guerite de  Chassey,  sa  veuve.  —  17  novembre  1509. 
Procuration  donnée  pour  résigner  une  prébende  cano- 
niale dans  l'église  collégiale  St-Just  d'Arbois  apparte- 
nant à  Pierre  Gavain,  de  Poligny,  prêtre.  —  15  avril 
1510.  Minute  du  mandement  de  l'archiduchesse  Mar- 
guerite adressée  au  premier  huissier  ou  sergent  d'ar- 
mes du  bailliage  d'Aval    requis,  lui  enjoignant  de 
procéder  a  la  remise  légale  au  chapitre  Notre-Dame 
d'Arbois,  des  terres,  vignes,  etc.,  provenant  de  diverses 
fondations  et  qui  avaient  été  vendues  à  vil  prix,  et  ce, 
contre  le  remboursement  aux  acquéreurs  du  prix  des 
dites  ventes.  — 18  avril  1510.  Lettres  des  gens  du 
bailliage  d'Amont  aux  président  et  conseillers  du  par- 
lement de  Dôle  leur  transmettant  l'avis  que  l'archidu- 
chesse Marguerite  leur  réclamait  sur  la  requête  du 
chapitre  de  l'église  collégiale  de  la  Madeleine  de  Be- 
sançon touchant  la  possession  de  l'office  de  la  mairie 


CHAMBRK  DES  COMITKS  DK  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  DIOCÈSE  DE  BESANÇON. 


fm 


de  La  Demie.  —  Bruxelles,  le  29  juillet  1510.  Minute 
des  lettres  de  rArchiduchosso  autorisant  le  chapitre 
de  Téglise  collégiale  de  I^  Madeleine  à  Besançon,  à 
demander  sa  réintégration  dans  les  droits  de  mairie  et 
de  basse  justice  à  La  Demie.  —  10  octobre  1510.  Col- 
lation d'une  prébende  canoniale  dans  l'église  collégiale 
St-Hippolyte  de  Poligny  par  l'Archiduchesse  en  faveur 
de  Louis  Ocquin,  son  aumônier.  —  Anvers,  le  10  oc- 
tobre 1510.  Minute  des  lettres  de  placet  par  lesquelles 
l'Archiduchesse  autorise  la  prise  de  possession  par 
M*  Louis  Morel,  prêtre,  de  la  cure  de  Pouilley-les- 
Vignes  et  autres  biens  délaissés  par  son  frère  .Jean.  — 
31  octobre  1510.  Minute  des  lettres  de  l'Archiduchesse 

aux  doyen  et  chapitre  de  la  collégiale  de ,  leur 

annonçant  qu'elle  a  pourvu  Claude  de  Boissct,  docteur 
es  droits  et  son  conseiller,  du  décanat  de  leur  église  en 
remplacement  de  feu  Henri    Morel.  —  23  septembre 

1511.  Minute  des  lettres  par  lesquelles  l'Archiduchesse 
promet  à  M*  Antoine  Faton  la  pi'ébende  canoniale 
que  possède  en  l'église  St-Hippolyte  do  Poligny, 
M*  Jean  Tournoud ,  prêtre  et  chanoine  de  cette 
église,  si  ce  dernier  vient  à  en  être  dépossédé  par  sen- 
tence d'excommunication.  —  Poligny,  le  4 octobre; 
sans  date  d'année  ;  vers  1511.  Lettre  des  doyen  et  cha- 
pitre St-Hippolyte  de  Poligny  àrArchiduchesse,ausujet 
du  cas  de  leur  doyen  M*  Claude  Roignard,  docteur  en 
théologie  à  Paris,  et  de  la  collation  des  dignités  de  doyen 
et  de  chanoine  dans  les  églises  collégiales  du  comté 
de  Bourgogne.  —  Arbois,  le  3  mai  ;  sans  date  d'an- 
née ;  vers  1512.  Lettre  des  doyen  et  chapitre  de  l'église 
Notre-Dame  d' Arbois  au  sujet  de  l'article  de  leurs  pri- 
vilèges portant  que  nul  ne  pourra  être  admis  à  jouir 
d'un  bénéfice  ou  d'une  prébende  en  leur  église  s'il  n'est 
natif  d'Arbois  ou  tout  au  moins  du  comté  de  Bour- 
gogne. —  Poligny,  le  17  août;  sans  date  d'année  ;  vers 

1512.  Lettres  des  doyen  et  chapitre  de  St-Hippolyte  de 
Poligny  priant  l'Archiduchesse  d'intervenir  de  nouveau 
en  faveur  de  M*  Claude  Roignard,  leur  doyen,  docteur 
en  théologie  à  Paris.  —  1512.  Requête  des  doyen  et 
chapitre  dé  l'église  collégiale  Notre-Dame  d'Arbois  à 
l'effet  d'être  maintenus  dans  leurs  franchises  et  privi- 
lèges.—  1512.  Copie  des  bulles  du  pape  Jules  11  accor- 
dant à   Hugues la  première  prébende  vacante 

dans  l'église  collégiale  de  Ste-Madeleine  de  Besançon. 
— 1512-1513.  Vidimus  des  bulles  du  pape  Jules  H 
accordant  à  Jean  Joffroy,  prêtre,  natif  de  Salins,  la 
première  prébende  vacante  dans  l'église  St-Anatoile  de 
Salins. 


B.  1541.  (Carton.) —  0  pièces,  parchemin  ;  32  pièces  et  1  cahier, 
11  feainets,  papier;  1  sceau  incomplet. 

t6tS-tât9. —  Di€»«éwc  de  Bcsaiifon.  —  tS^flimem 
colléi^lalefi  et   parolwvlalei»  ;  ehapellew  ;  liéné- 

flcen  eeelénla^tlqueii  divers.  —  10  mai  1513.  Col- 
lation de  l'office  do  prévôt  du  chapitre  de  St-Maurice 
de  Salins  par   l'archiduchesse  Marguerite   à  Pierre 
de  Marnix,  professeur  es  lois.  —  Bruxelles,  le  27  mai 
1513.  Li»lti*e  de  la  même  princesse  aux  chanoines  du 
chapitre  St-Maurice  de  ^Salins,  leur  annonçant  qu'elle 
a  accordé  à  Pierre  de  Marnix  l'office  de  la  prévôté  de 
ladite  église,  vacant  par  suite  du  décès  de  (lUi  David. 
—  31  mai  1513.  Résignation  du  bénéfice  de  chapelain 
de  la  chapelle  du  château  de  Bracon  au-dessus  de 
Salins  par  Philippe  Vauchard,   chanoine    de  l'église 
collégiale  Sl-Anatoile  de  Salins  et  recteur  de  l'hôpital 
du  St-Sépulcre  de  ladite  ville.  —  Malines,  le  15  sep- 
tembre 1513.  Lettre  de  J.  Pieters  à  l'archiduchesse 
Marguerite  lui  donnant  son  avis  sur  le  difl'érend  pen- 
dant entre  Claude  Boisset  et  Claude  Roignard  au  sujet 
du  droit  à  la  possession  du  doyenné  de  l'église  St-Hip- 
polyte de  Poligny.  —  Bruxelles,  le   13  février  1514. 
Lettres    par     lesquelles   l'archi.luchesse   Marguerite 
ordonne  au  parlement  de  Dôle  de  vider  promptement  le 
procès    pendant  entre  Antoine    Voiturier,  prêtre,  et 
Nicolas  Berthet,  au  sujet  de  la  possession  d'un  cano- 
nicat  (^t  prébende  en  l'église  collégiale  Notre-Dame 
d'Arbois;  requête  jointe  dudit  Antoine  Voiturier.  — 
Anvei*s,  le  13  février  1515.  L^Htres  par  lesquelles  l'Ar- 
chiduchesse autorise  Pierre  de  la  Baume,  protonotaire 
apostolique,  à  exécuter  les  lettres  de  réserve  et  de 
provision  par  lui  obtenues  du  Pape,  en  verlu  des- 
quelles il  peut  avoir  im,  deux,  trois,  quatre  ou  plusieurs 
bénéfices  dans  l'étcmdue  du  comté  de  Bourgogne  jus- 
qu'à la  valeur  d'un  revenu  de  1200  ducats.  —  6  juillet 
1515.  Procurations  données  par  Jean  Carondelet,  cha- 
noine de  l'église  collégiale  de  Dôle  et  chapelain  de  la 
chapelle    Notre-Dame  au   château   de  Bracon,    près 
Salins,  et  par  Michel  Carondelet,  prêtre,  chapelain  de 
la   chapelle  du    St-Sacrement  en  l'église    collégiale 
St-.Vnatoile  de  Salins,  à  l'eflfet  d'échanger  entrt^euxles 
bénéfices  desdites  chapelles.  —  28  juillet  1515.  Procu- 
ration donnée  par  N ,  à  l'efiFetde  résigner  un  béné- 
fice dans  l'église  collégiale  Noti'e-Dame  d'Arbois.  — 
Juillet  1515.  Lettres  par  lesquelles  l'Archiduchesse 
autorise    l'exécution    des  bulles  obtenues   par  Jean 


4î)4 


ARCHIVES  DU  NORD, 


Thomassin,  prêtre,  natif  du  comté  do  Bourgogne,  por- 
tant réunion  à  la  cure  de  Vorav  dont  ledit  Thomassin 
était  pourvu,  do  la  première  prébende  canoniale 
vacante  dans  l'église  cathédrale  de  Besançon  et  du 
premier  bénéfice  à  la  collation  ou  présentation  de 
l'abbé  de  St- Vincent,  qui  viendra  à  vaquer. —  Sans 
date;  vers  1515.  Requête  dos  gardien  et  Frères 
Mineurs  du  couvent  de  Salins  pour  obtenir  dos  lettres 
de  placet  de  l'Archiduchesso  afin  d(^  faire  ajourner  les 
prévôt  et  chanoines  de  St-Anatoile  dudit  Salins  et 
mettre  ainsi  fin  aux  appellations  qu'ils  font  en  cour 
de  Rome  dans  le  procès  perdu  par  eux  au  sujet  de  la 
sépulture  de  Jean  d'Andolot,  écuyer.  —  Rome,  le 
20  mai  1516,  (13  des  Kalendes  de  la  4*  année  du  pon- 
tificat du  pape  Léon  X).  Bulles  de  provision  de  la  cure 
de  St-Martin  de  Faucogney  accordées  par  le  pape 
Léon  X  à  Claude  Thierry,  sur  la  résignation  de  Simon 
Laurent.  —  19  septembre  1516.  Procuration  donnée 
par  Jean  do  Frontenay,  prêtre,  chanoine  de  l'église 
St-Maurice  de  Salins  et  chapelain  de  la  chapelle 
St-Piorre  et  St-Paul  en  l'église  St-Jean-Baptiste  audit 
Salins,  et  par  Jean  Perret,  clerc,  chapelain  de  la  cha- 
pelle St-Georges  en  l'église  St-Maurice,  à  reff*et 
d'échanger  entre  eux  les  bénéfices  des  deux  chapelles. 
—  Malines,  le  20  janvier  1517.  Lettres  par  lesquelles 
l'Archiduchesse  promet  à  Désiré  Corpet,  prêtre,  de 
prendre  possession  de  la  chapelle  St-Antoine,  fondée 
en  l'église  St-Désiré  de  Lons-le-Saunier,  de  laquelle  il 
avait  été  pourvu  par  le  pape. —  16  avril  1517.  Procès- 
verbal  de  l'élection  par  les  chanoines  de  l'église 
Notre-Dame  d'Arbois  de  Pierre  Bontemps,  licencié  en 
droit,  protonotaire  apostolique  et  chanoine  de  ladite 
église,  au  lieu  de  défunt  Alexandre  Barlhoz,  licencié 
en  droit.  —  16  avril  1517.  Lettres  desdits  chanoines  à 
l'Archiduchesse  lui  demandant  de  ratifier  cette  élec- 
tion. —  30  avril  1517.  Lettres  par  lesquelles  l'Archi- 
duchesse nomme  ledit  Pierre  Bontemps  à  l'office  de 
doyen  du  chapitre  de  Notre-Dame  d'Arbois.  — 
Bruxelles,  le  13  mai  1517.  Provisions  de  chapelain 
de  la  chapelle  de  St-Pierre  etSt-Paul  en  l'église  St-Jean- 
Baptiste  de  Salins,  accordées  par  l'archiduchesse 
Marguerite  à  Jean  Perret  de  Salins,  clerc,  chapelain 
de  la  chapelle  de  St-Georges  en  l'église  St-Maurice 
de  Salins,  sur  la  résignation  quiena  été  faite  par  permu- 
tation, par  Jean  de  Frontenay,  prêtre,  chanoine  dudit 
St-Maurice  de  Salins.  —  Gand,  le  25  mai  1517.  Let- 
tres de  l'Archiduchesse  données  sur  requête  de  Jean 
de  Seurre,  clerc,  curé  de  la  paroisse  de  Vannes,  pour 


qu'il  ne  soit  pas  troublé  dans  la  possession  de  ladite 
église.  —  19  juin  1517.  Provisions  de  chapelain  de  la 
chapelle  St-Georges  en  l'église  cathédrale  de  Besançon 
données  par  l'Archiduchesse  à  Jean  Florin,  en  rem- 
placement de  Pierre  Boucley,  décédé.  —  Bruges,  le 
4  juillet  1517.  Lettres  par  lesquelles  l'Archiduchesse 
permet  à  Pierre  Marciaci,  clerc,  écrivain  des  bulles  à 
Rome,  de  prendre  possession  de  la  cure  de  Vincelles- 
lez-St  Laurent-la-Roche,  au  comté  de  Bourgogne ,  dont 
la  cession  lui  a  été  faite  par  Léonard  Putod,  de  Mont- 
fleur,  clerc,  lequel  en  avait  été  pourvu  par  le  Pape 
après  la  mort  de  Jean  Jacquier.  —  Middelbourg,  le 
24  juillet  1517.  Leltres  par  lesquelles  l'Archiduchesse 
permet  audit  Pierre  Marciaci  d'exécuter  les  bulles  et 
provisions  par  lui  obtenues  et  de  prendre  possession 
d'une  prébende  canoniale  en  Téglise  St-Michel  de 
Salins  etdes  cures  de  Cramans  et  do  Vincelles  au  comté 
de  Bourgogne. —  Middelbourg,  31  juillet  1517.  Mande- 
ment de  la  même  princesse  à  son  secrétaire  d'avoir  à 
expédier  au  profit  do  Bernardin  de  Marenches,  fils  de 
Louis  de  Marenchos,son  avocat  fiscal  au  comté  de  Bour- 
gogne, les  lettres  de  collation  et  do  donation  delà  cha- 
pelle de  St-Jean-Baptisto,  fondée  en  l'église  Notre-Dame 
de  Poligny ,  vacante  par  suite  du  décès  de  Jean  Ghaulx  ; 
—  provisions  do  chapelain  de  ladite  chapelle  au  profit 
dudit  Bernardin  de  Marenches.  — Middelbourg,  3  août 
1517.Minuted'autros  provisions  de  coadjuteurde  l'église 
Notre-Dame  de  Dôle,  accordées  par  l'Archiduchesse 
audit  Bernardin  de  Marenches  avec  le  consentement 
do  Simon  Vurry ,  doyen  de  ladite  église. —  5  septembre 
1517.  Publication  par  Jean  Carondelet,  doyen  de 
Besançon,  de  certaines  bulles  relatives  anx  offices  de 
doyen  des  églises  Notre-Dame  d'Arbois  et  St-Hippolyle 
de  Poligny.  —  5  octobre  1517.  Lettres  par  lesquelles 
l'Archiduchesse  permet  à  Jean  Petit,  natif  de  Besançon, 
de  faire  exécuter  toutes  sentences  provisoires  de  la 
cour  de  Rome  rendues  dans  le  différend  pendant  entre 
lui  et  Guillaume  Guillemin,  au  sujet  du  jjetitoire  de 
la  cure  de  l'église  de  Myon-lez-Salins  qui  esta  la  col- 
lation de  l'abbaye  St-Paul  de  Besançon.  —  Bruxelles, 
le  18  novembre  1517.  Lettres  par  lesquelles  l'Archidu- 
chesse permet  aux  chapelains,  gens  d'église,  manants 
et  habitants  de  la  ville  de  St-Amour  au  comté  de 
Bourgogne,  de  vendre  et  de  débiter  le  sel  en  ladite 
ville  au  prix  spécifié  dans  lesdites  lettres,  à  condition 
d'employer  le  prix  qu'ils  retireront  de  ladite  vente  à 
la  reconstruction  do  leur  église  paroissiale.  —  l*'  no- 
vembre 1517.  Bulles  et  provisions  en  faveur  de  Claude 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  IJLLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  DIOCÈSE  DE  BESANÇON. 


495 


Cornesien  de  la  première  prébende  vacante  dans  une 
des  églises  collégiales  de  la  ville  ou  du  diocèse  de 
Besançon.  —  Même  date.  Copie  des  bulles  et  provi- 
sions d'une  prébende  canoniale  en  Téglise  St-Anatoile 
de  Salins  en  faveur  d'Etienne  Belin.  —  14  décembre 
1517.  Lettres  par  lesquelles  l'Archiduchesse  permet  à 
Pierre  Baudot,  chanoine  de  l'église  collégiale  de  La 
Madeleine  de  Besançon  et  curé  de  la  paroisse  de  Dam- 
pierre-lez-Conflans,  de  faire  exécuter  les  lettres  qu'il  a 
obtenues  pour  citer*  à  Rome  Jean  Boichet,  prêtre  intrus 
en  ladite  église  paroissiale  située  dans  le  duché  de 
Bar.  —  Malines,  le  23  décembre  1517.  Provisions 
d'une  prébende  canoniale  en  l'église  collégiale  St-Mau- 
rice  de  Salins  en  faveur  de  Pierre  Farod,  prêtre,  sur 
la  résignation  d'Artaud  Hoberins.  —  Sans  date  ;  vers 

1517.  Minute  des  lettres  par  lesquelles  l'Archiduchesse 
permet  l'exécution  des  bulles  portant  union  à  la  con- 
frérie de  St-Antoineet  de  St-Éloi,  érigée  en  l'église  de 
Besançon,  du  bénéfice  de  la  cure  de  Chantrans  au 
comté  de  Bourgogne,  sur  la  résignation  qui  en  a  été 
faite  par  Henry  Adeleney,  prêtre,  membre  de  ladite 
confrérie.  —  Sans  date;  vers  1517.  Lettres  de  placet 
à  l'archiduchesse  Marguerite  par  Antoine  de  To- 
rellis,  familier  du  Pape,  pourvu  de  la  cure  d'Audeux, 
près  de  Besançon.  —  Sans  date  ;  vers  1517.  Lettres 
par  lesquelles  la  môme  princesse  permet  à  Jean  Gar- 
nier ,  chanoine  de  Besançon,  de  prendre  possession  de 
la  cure  de  Velle-le-Châtel,  au  comté  de  Bourgogne, 
dont  il  avait  été  pourvu  par  le  Pape  après  la  mort  de 
Nicolas  Colombier,  alUis  Puesset. 

B.  1542.  (Carton.)  —  12  pièces,  parchemin  ;  27   pièi-es,  papier; 

4  sceaux  J)risés  ou  incomplets. 

i&i8-t«ii,  —  Diocèse  de  Besanfon.  — 
ÉiKllse«  eoUéfflales  et  paroissiales;  chapelles 
et  bénéfices  ecclésiastiques  divers.  —  30  jan- 
vier  1518.  Lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite  à 
l'archevêque  de  Besançon,  pour  Tinviter  à  nommer  à 
la  cure  de  l'église  St-Pierre  de  Dampierre  Jean  Florin, 
en  remplacement  de  leu  Michel  Queney.  — 27  février 

1518.  Lettres  par  lesquelles  l'Archiduchesse  ordonne 
aux  prévôt,  chanoines  et  chapitre  de  l'église  collé- 
giale St-Maurîce  de  Salins,  de  recevoir  et  de  mettre  Jean 
Menigoz,  chapelain  du  maréchal  de  Bourgogne,  en 
possession  de  la  prébende  à  laquelle  elle  l'a  nommé 
après  la  résignation  de  Pierre  Herbelin,  demeurant  à 
Troyes,  et  ce,  nonobstant  les  lettres  patentes  portant 


réduction  desdites  prébendes  canoniales  au  nombre  de 
douze.  —  Malines,  le  23  mare  1518.  Permission  à 
Pierre  Ougier,  prêtre,  curé  d'Apremont,  de  prendre 
possession  et  d'unir  à  celte  cure,  sa  vie  durant,  celle 
de  lalleranges,  dont  il  a  été  pourvu  par  le  Pape  sur 
la  résignation  qui  en  a  été  faite  par  Pierre  Vaillant.  — 
i^  mai  1518.  Procuration  donnée  par  Jacques  de 
Falerans,  prêtre,  chanoine  en  l'église  collégiale 
Notre-Dame  de  Dole,  pour  résigner  sa  prébende  cano- 
niale en  faveur  de  Pierre  Johannin,  clerc,  demeurant 
àDôle;  copie  de  cette  pièce.  —  Malines,  le  5  juin 
1518.  Lettres  par  lesquelles  l'Archiduchesse  ratifie  la 
collation  faite  par  Pierre  Soyer  et  Bernard  Gaul- 
chier,  prêtres,  chanoines  de  l'église  collégiale  St- 
Hippolyte  de  la  ville  de  Poligny,  ses  procureurs  en 
celte  circonstance,  à  Claude  Roignard,  docteur 
en  théologie,  d'une  prébende  canoniale  vacante  en 
ladite  église,  par  la  mort  de  Pierre  Gauvain.  —  Juin 
1518.  Lettres  de  place!  de  l'Archiduchesse  pour 
Antoine  Aymonnet,  de  Vesoul,  clerc,  pourvu  de  la 
cure  de  St-Martin  de  Saulx-lez-Vesoul,  après  la  mort 
de  Pierre  Vuillemot,  prêtre.  —  6  juillet  1518.  Re- 
quête adressée  à  l'Archiduchesse  par  le  chapitre  St- 
Hippolyle  de  Poligny,  pour  la  prier  de  vouloir  con- 
férer l'office  de  la  chantre*  ic  Ae  cette  église  à  Jean 
Février  qui  avait  été  élu  après  la  résignation  qu'avait 
faite  dudit  office  Jacques  Bernard. — 7  juillet  1518. 
Procuration  donnée  par  le  sieur  Noblot  pour  résigner 
entre  les  mains  de  Marguerite  d'Autriche,  le  bénéfice 
de  la  chapelle  de  la  Conception,  de  Sl-Sébastien,  de 
St-Nicolas  et  de  St-Claude  au  château  de  Gray,  en 
faveur  de  Jean  Choleret.  —  Bruges,  le  20  juillet  1518. 
Provisions  de  clerc  de  la  chapelle  du  château  de 
Gray  données  par  l'Archiduchesse  audit  Jean  Chole- 
ret.—  Bruges,  le  24  juillet  1518.  Lettres  de  l'Archi- 
duchesse à  maître  Mougeot  de  Boisset,  licencié  es 
droits,  conseiller  et  assistant  en  la  cour  de  Parlement 
à  Dôle,  par  lesquelles  elle  ordonne  que  Hubert 
Tissot,  clerc,  sera  subrogé  aux  droits  que  Pierre 
Benoît,  prêtre,  chanoine  de  Besançon,  avait  en  la  cure 
de  Savigna-lez-Arinthod  et  mis  en  la  cause  que  ledit 
Benoît  poursuivait  contre  Augustin  Pingon,  au  sujet 
de  la  possession  de  ladite  cure.  —  17  août  1518.  Acte 
capitulaire  du  chapitre  Sl-Hippolyto  do  Poligny,  por- 
tant nomination  de  Jean  Luc  à  la  maîtrise  des  enfants 
de  chœur  de  ladite  église  sur  la  résignation  de  Jacques 
Bernard.  —  La  Haye,  le  9  septembre  1518.  Collation 
des  offices  de  la  maîtrise  et  reciorie  de  l'église  collé- 


¥M] 


ARCHIVES  DU  NORD. 


giale  Sl-Hippolyle  à  Poligny  faite  par  Marguerite, 
archiduchesse  d'Autriche,  gouvernante  des  Pays-Bas, 
en  faveur  dudit  Jean  Luc  ;  copie  de  ces  lettres.  — 
3  novembre  1518.  Inventaire  des  pièces  produites 
par  Denis  Rotellet,  prêtre  habitué  en  l'église  parois- 
siale St-Just  d'Arbois,  et  chapelain  de  la  chapelle  St- 
Michel  fondée  en  ladite  église^  au  procès  pendant  au 
siège  du  bailliage  d'Arbois  contre  Gaspard  Brurard, 
impétrant  on  matière  de  nouvolleté.  —  Sans  date; 
vers  1518.  Lettres  de  l'Archiduchesse  confirmant 
l'élection  faite  par  le  chapitre  de  l'église  collégiale 
St-Hippolyte  de  Poligny,  de  Jean  Février  pour 
chantre  de  ladite  église  sur  la  résignation  dndit 
office  par  Jacques  Bernard.  —  Sans  date  ;  vers  1518. 
Lettres  de  placet  de  l'Archiduchesse  ou  faveur  de 
Pierre  Marciaci,  8cripteur  apostolique,  pourvu  par  le 
Pape  d'une  prébende  canoniale  en  l'église  collégiale 
de  St-Anatoile  de  Salins.  —  Sans  date  ;  vers  1518. 
Leitres  de  placet  de  F  Archiduchesse  en  faveur  de 
Frédéric  de  Loule,  prêtre,  subrogé  au  droit  que  feu 
Guillaume  Juglerre  prétendait  avoir  en  la  chapelle  de 
Notre-Dame  fondée  en  l'église  paroissiale  de  Marnoz 
au  comté  de  Bourgogne.  — 27  juin  1519.  (VP  année 
du  pontificat  do  Léon  X).  Procuration  donnée  par 
Guillaume  Lescuier,  prêtre,  chanoine  de  l'église  collé- 
giale et  paroissiale  de  St-Anatoile  de  Salins,  chapelain 
de  la  chapelle  St-Étienne,  fondée  en  l'église  St- 
Etienne  de  Besançon,  à  Jean  de  Marnix,  écuyor,  sei- 
gneur de  Toulouse,  pour  résigner  le  bénéfice  de 
ladite  chapelle.  —  Matines,  le  24  novembre  1519. 
Lettres  de  l'archiduchesse  Marguerite  perlant  per- 
mission d'exécuter  les  bulles  expectatives  sur  la  pre- 
mière prébende  ou  dignité  qui  sera  vacante  en  l'église 
métropolitaine  de  Besançon,  obtenues  par  Pierre 
Mairot,  prêtre,  natif  du  comté  de  Bourgogne.  —  Ma- 
lines,  le  22  mars  1521.  Provisions  de  chapelain  de  la 
chapelle  Notre-Dame  au  château  de  Bracon-lez-Salins, 
données  par  Marguerite,  archiduchesse  d'Autriche, 
à  Jean  Rose,  clerc  du  diocèse  de  Thérouane,  sur  la 
résignation  de  Pierre  Naturel,  clerc  ;  procuration  ad 
resignandum  dudit  Pierre  Naturel,en  date  du  16  mars 
1521.  —  27  mars-9  avril  1522.  Provisions  de  chanoine 
et  de  prébendier  de  l'église  St-Maurice  de  Salins 
données  par  l'archiduchesse  Marguerite  à  Jacques  de 
Falerans,  prêtre,  sur  la  résignalion  pour  cause  de 
permutation,  de  Guy  d'Udressier,  prôtre  ;  procu- 
ration ad  resignandum  dudit  Guy  d'Udressier.  — 
Rome,  la  veille  des  calendes  de  septembre  (31  août) 


1522.  Provisions  données  par  le  pape  Adrien  VI  de  la 
cure  de  Cendrey  au  diocèse  de  Besançon,  à  Jean  de 
Ponteux,  clerc,  du  diocèse  do  Châlons.  —  Malines, 
février  1523.  Lettres  par  lesquelles  l'an  hiduchesse 
Marguerite  permet  l'exécution  des  bulles  et  provisions 
obtenues  par  Jean  Favier,  clerc,  natif  du  comté  de 
Bourgogne,  pourvu  d'une  prébende  canoniale  en 
l'église  cathédrale  de  Besançon,  vacante  par  suite  de 
la.  moi-t  de  Guillaume  Bourlerel.  —  Rome,  le  6  des 
calendes  de  décembre  (26  novembre),  de  la  première 
année  du  pontificat  du  pape  Clément  VII  (1523).  Copie 
de  la  bulle  du  pape  Clément  VII,  port-ant  union  d'une 
prébende  de  l'église  St-Analoile  de  Salins  à  la  cure 
de  Bouverans,  diocèse  de  Besançon.  —  15  février 
1524.  Procuration  donnée  à  Nicolas  Perrenot  pour 
faire  la  permutation  d'une  prébende  en  l'église  Notre- 
Dame  (le  Dôle  contre  une  chapellenie  à  Dijon.  — 
Anvers,  le  1®^  juin  1524.  Provisions  de  la  première 
prébende  canoniale  qui  viendra  à  vaquer  dans  l'église 
St-Hippolyte  de  Poligny,  données  par  l'archiduchesse 
Marguerite  en  faveur  de  Jean  Florin,  son  chapelain 
ordinaire.  —  Rome,  le  7  des  calendes  de  décembre 
(25  novembre)  1524.  Provisions  données  par  le  pape 
Clément  VII  à  Ode  Régis,  de  la  cure  paroissiale 
d'Aillevillers,  au  diocèse  de  Besançon.  —  Malines,  le 
5  juin  1525.  Provisions  de  la  première  prébende  va- 
cante dans  l'église  St-Hippolyte  de  Poligny  accordées 
par  l'Archiduchesse  à  Etienne  Belin,  de  Salins.  — 
19  avril  1611.  Attestation  par  les  prévôt,  chanoines 
et  clercs  prébendes  de  la  chapelle  fondée  dans  le 
château  de  Gray  en  l'honneur  de  Jésus  et  de  la 
Vierge  Marie  et  sous  l'invocation  de  StJean-Baptiste 
et  de  Ste-Élisabeth  de  Hongrie,  que,  sur  l'ordre  de 
l'archevêque  de  Besançon  Ferdinand  de  Rye,  et  sur 
la  demande  du  prince  de  Croy,  comte  de  Fontenoy, 
prince  du  St-Empire,  etc.,  il  a  été  remis  à  ce  dernier 
une  petite  partie  de  la  mâchoire  inférieure  extraite  du 
chef  de  Ste-Élisabeth  de  Hongrie  conservé  dans 
ladite  chapelle. 


Layettes  135  à  159.  —  Matiiîres  généalogiques 

DIVISÉES  PAR  ordre  ALPHABÉTIQUE. 

B.  1540.  (Carton.)—  11  pièces ot 2  rouleaux, parchemin; 2 pièces, 
papier,  6  sceaux,  la  plupart  incompleUi. 

i998-iMHI.  —  Famille  d'Allona^ne.  2  février 
1435.  Mandai  d'arrestation  lancé  par  Jean  de  Bourgo- 


CHAMBRK  DKS  COMl^TKS  DK  LILLK.  —  TRESOR  DKS  CHARTKS.  —  MATIKRKS  GKNKAI/XiigrKS. 


4D1 


gne,  à  la  requête  do  Desvo  crAlewaigne  (Allouagne  , 
contre  Regnault  La  Personne  ot  ses  complices  qui, 
«  accompaigniez  de  grant  nombre  de  gens  de  guerre 
le  jour  de  St-Simon  et  St-Jude  derrainement  passé  (28 
octobre  1434),  ledit  suppliant  estant  an  service  de  mon 
seigneur  oncle  (le  duc  Philippe  le  Bon)  ou  païs  de 
Bourgoigne,  les  dessuz  nommez  par  leurs  volontez 
desraisonnables  se  alèrent  loigier  en  ladicto  ville  d'Ale- 
waigne,  appartenant  audit  suppliant,  lensèrent  et  com- 
posèrent à  grans  sommes  de  deniers  plusieurs  person- 
nes de  ladicte  ville,  ses  subgez,  et,  qui  pis  est,  assem- 
blèrent les  biens  (meubles)  d'aucuns  des  subgez  d'icel- 
lui  suppliant,  y  boutèrent  le  feu  dedans;  oultrc  plus 
se  eflorcèrent  de  violer  jeunes  filles  pucelles,  bâti- 
ront et  injurièrent  sesdiz  subgez  et  furent  occasion 
de  plusieurs  aborlivemens  et  perdicions  de  femmes 
grosses  d'eufans  qui  ont  perdu  batesme,  en  y  faisant 
cl  perpétrant  plusieurs  aultres  grans  et  énormes  maulx 
et  crimes,  ou  très  grant  grief,  préjudice  et  dommaige 
dudit  suppliant  et  de  sesdiz  subgez,  etc.  ».  —  Vamllle 
d\4  nneq vin.  Pont-Ste-Maxence,  le  29  octobre  1346. 
Promesse  par  laquelle  Go'lefroi,  seigneur  cVAnekin 
(Annequin),  chevalier,  s'engage  à  servir  Louis,  comte 
de  Flandre  et  les  comtes  ses  successeurs,  euvers  et 
contre  tous,  excepté  contre  son  seigneur  suzerain  de 
qui  il  tient  son  fief;  et  ce,  en  reconnaissance  do  ce  que 
ledit  Comte  par  des  lettres  datées  du  même  jour  Ta 
retenu  à  son  service  et  Ta  compris  en  sa  maison  et 
hôtel,  sa  vie  durant,  lui  et  son  compagnon,  ses  gens  et 
chevaux,  promettant  d'acquitter  tous  les  frais  ot  dépen- 
ses que  lui  et  son  compagnon  pourront  faire  pendant 
qu'ils  seront  à  son  service  et  de  les  monter  et  équiper 
Tun  et  l'autre;  pour  lequel  service  le  Comte  lui  assigne 
une  pension  annuelle  do  150  livres  parisis.  —  Famille 
d^%ntolu9•  19  septembre  1279.  («  L'aw  del  Tncai-- 
nation  MCC  et  LXXIX,  le  mardi  apriès  le  Sainte 
Crois  en  septembre  »).  Lettres  par  lesquelles  Gautier 
d'Anloing,  sire  de  Bellone,  reconnaît  avoir  reçu  de 
Florent  de  Varane,  sire  de  Forceville,  340  livres  pari- 
sis  en  à  compte  sur  les  1 .200  livres  qu'il  lui  devait.  — 
FamUle  d'Aubencheal.  Juillet  1262.  («  Kn  l'an 
de  Vyncarnation  Jhèsu  Crist  MansCC  et  léXXIIans, 
el  mois  de  Jungnet  »).  Lettres  par  lesquelles  Nicolas 
(de  Fontaines),  évèque  de  Cambrai,  confirme  comme 
sire  et  seigneur  suzerain,  l'échange  fait  entre  Guil- 
laume d'Aubencheul,  d'une  part^  et  Jean  de  Mons, 
chanoine  de  St-Géry,  jadis  chapelain  de  Hal,  de  l'autre, 
d'une  motte  sise  près  Morencies  vers  Cambrai,  avec 


les  prés  et  fossés  en  dépendant,  contre  une  maison 
située  rue  du  Mal  qui  avait  appartenu  à  Jean  Poillelle 
et  deux  ostcns  en  dépendant,  plus  180  livres  tournois 
que  rÉvêquo  avait  données  au  chanoine  on  recon- 
naissance de  ses  services,  à  charge  de  20  sols  parisis 
de  cons  annuel  payables  la  veille  de  la  St-Jean-Baptiste 
dont  ladite  motte  était  chargée  envers  l'Evèque  et  ses 
successeurs. — Famlllr  d\%abj.  Fiers  en  Escrebioux, 
Avril  1292.  («  Ce  fut  fait  à  Fiers,  Van  mil  dcm  cens 
quatre  vins  et  donze,  el  mois  (l'avril  »).  Lettres  par 
lesquelles  Marie  d'Auby,damede  Belleforière,  déclare 
qu'elle  a  vendu  à  Adam  de  l^gny-le-Sec,  neveu  du  prieur 
de  Fiers,  une  terre  sise  à  Fiers  qu'elle  tenait  de  l'église 
Notre-Dame  de   Cambrai.  —  Famille    d'Avchei. 
31  janvier   1.569.  Contrat  de  mariage  de  Wallerand 
d'Auchel,  écuyer,  homme  d'armes  des  ordonnances  du 
Roi,  el  de  demoiselle  du  Bosquet,  fille  do  Jacques, 
éeuyor,  seigneur  de  Bailleul.  —  Famille  d*Aade- 
narde.  Ruremonde,  le  15  mars  1228.  («  Datum  apud 
Rurmnnde,  quinta  feria  ante  Ramas  Palmarma, 
anno  Domini  M^  CC^  vicesimo  septimo  »).  Lettres 
par  lesquelles  Gérard,  seigneur  de  Gueldre,  déclare 
qu'Arnould  d'Audenardo  est  devenu  son   homme  et 
féal,  et  promet  <le  lui  payer  tous  les  ans  à  lami-carfime 
12  charretées  de  vin  de  six  dmes  (amas)  chacune  à 
prendre  sur  le  vinage  d'Anihem.—  Octobre  V258.  («.4c- 
twji  et  datum  anno  Domini  J/"  Cr®  L^  tertio,  mense 
Octobri»).  Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse 
de  Flandre,  se  constitue  aiution  pour  Jean  d'Aude- 
narde,  chevalier,  envers  Simon,  dit  le  Petit,  bourgeois 
d'Arras,  à  qui  ledit  Jean  devait  payer  la  somme  de 
250  livres  parisis  le  30  septembre  prochain  h  Arras  et 
pour  le  payement  de  laquelle  la  Comtesse  engage  tous 
ses  biens,  mais  non  sa  pei*sonne  ;  mêmes  lettres  de 
conslitulion   de  caution   par  la   même  princesse  et 
pour  le  même  Jean  d'Audenarde,  envers  Robert,  dit 
Crespin,  bourgeois  d'Arras,  pour  la  somme  de  ."MK) 
livres  parisis;  envers  Jean,  dit  Cosset,  et  Sagalon,  dit 
le  Borgne,  son   g<»ndre,    bourgeois    d'Arras,    pour 
pareille  somme  ;  envers  Barthélémy,  dit  le  Borgne, 
bourgeois  d'Arras,  fils  de   Sagalon,  pour  la  même 
somme  ;  envers  Barthélémy,  dit  Verdière,  bourgeois 
d'Arras,  pour  la  somme  de  1.2r)0  livres  parisis.  — 
Sans  date;   vera  1260.  État  des  meurtres,   vols  et 
autres  crimes  commis  en  Flandre  par  messirc  Robert 
d'Audenarde  ;  déclaration  des  torts  et  dommages  faits 
et  causés  à  Jean  d'Audenarde  et  de  Rosoit  par  le  comte 
de  Flandre  et  ses  gens.  — Septembre  1302.  («  Ce  fufait 


Nord.  —  Série  B.  —  T.  L  (2«»«  Partie). 


«3 


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ARCHIVES  DU  NORD. 


el  an  (tel  Incarnation  Nostre  Senyneur  Jhésu  Crist 
né  il  trois  chois  et  rtetcs^  el  mois  de  sceptembre  f>). 
Vicliraiis  par  H.,  abbé  de  Saint-Adrien  de  Grammont, 
en  date  du  6  août  1314,  du  testament  d'Arfiould  d'Au- 
denarde.  —  Château  d'Audenarde,  le  14  avril  1323. 
(«  Le  joesdi  devant  mi-avtHl  ou  castiel  d'Audenarde 
devant  le  capiele  doudit  castiel  »).  Acte  de  pro- 
testation de  foi  et  hommage  fait  à  Tabbaye  de  Corbie 
pour  Tavouerie  de  Caestres,  par  Isabeau,  dame 
d'Audenarde,  comme  héritière,  et,  par  Gérard  de 
Grandpré,  sire  d'Hufalize,  comme  mari  et  bail  de 
ladite  dame  Isabeau.  —  Famille  d'AYcrdoInst. 
Février  1270.  («  Lan  del  Incarnation  MCCet  LXIX, 
el  mois  de  fevHer  »).  Acte  par  lequel  Hellin  d'Aver- 
doingt,  écuyer,  et  Gilbert  d'Averdoingt,  chevalier, 
reconnaissent  devoir  la  somme  de  2()  livres,  3  sols 
parisis,  à  Robert  Crespin,  bourgeois  d'Arras.  —  Octo- 
bre 1271.  («  Çoti  fu  fait  en  Van  del  Incarnacion 
MCCLXXI,  el  mois  d'Octcmbre  »).  Chirographe  par 
lequel  Ghislaîn  d'Averdoingl,  chevalier,  Gilbeit  d'Aver- 
doingt,  aussi  chevalier,  et  Sawalon  de  la  Thieuloye, 
chevalier,  reconnaissent  devoir  une  somme  de  10 
livres  parisis  à  Jean  Bechou,  bourgeois  d'Arras,  qui 
leur  a  vendu  un  cheval.  —  Novembre  1271.  («  En  Van 
del  Incarnation  MCC  et  LXXI,  el  mois  de  novem- 
bre »).  Acte  par  lequel  Mouton  de  Wignacourt,  Hellin 
d'Averdoingt,  Gilbert  et  Ghislain  d'Averdoingt  recon- 
naissent devoir  à  Jean  Verdière,  bourgeois  d'Arras,  la 
somme  de  15  livres  et  16  sols  parisis.  —  Décembre 
1310.  Chirographe  par  lequel  Baudouin  d'Averdoingt, 
chevalier,  seigneur  de  Maizières,  reconnaît  devoir  à 
Andrieu  Naimery,  d'Arras,  147  livres,  15  sols  parisis, 
forte  monnaie,  et  promet  qu'il  payera  cette  somme  à 
Arras  audit  Andrieu  ou  à  son  commandement  au  jour 
de  la  fête  de  la  Nativité  St-Jean-Baptiste  prochaine  et 
engage  pour  le  payement  tous  ses  biens  et  catheux.  — 

B.  1544.  (Carton.)  —  37  pièces  et  3  cahiers,  17  feuillets, 

parchemin  ;  20  pièces,  1  rouleau  et  2  cahiers,  15  feuillets,  papier; 

4:5  sceaux  et  2  cachets  écrasés  ou  incomplets. 

i!e05-iS&t.  —  Matlèrew  fpénéalofflqvesi.  — 
Faiiillle  de  Bachy.  Paris,  avril  1391.  Lettres  par 
lesquelles  le  roi  Charles  VI  accorde  l'anoblissement  à 
Jean  de  Bachy  (de  Bassiaco),  de  Tournai,  pour  lui 
personnellement  et  pour  ses  descendants  nés  en  légi- 
time mariage.  —  Famille  de  Baqueliem.  1601. 
Copie  d'une  transaction  passée  entre  noble  Adrien  de 
Baquehem,  écuyer,  seigneur  de  Barastre,  et  Charles 


de  Baquehem,  son  frère  puîné,  mari  de  Jeanne  de 
Béthencourt,  au  sujet  do  la  seigneurie  dudit  Barastre. 
—  Famille  de  llallleiil.  1'' juillet  1361.  Lettres  de 
la  renoncialion  faite  par  la  femme  de  Jean  de  Bailleul 
au  droit  et  au  douaire  qu'elle  pourrait  avoir  sur  deux 
fiefs  vendus  par  son  mari  à  Gilles  de  Noie,  contenant 
l'un  7  mencauds  et  l'autre  66.  —  1®'  novembre  1362. 
Renonciation  faite  par  Agnès  de  Bailleul  à  tous 
les  droits  qu'elle  pourrait  avoir  sur  deux  fiefs 
vendus  par  Jean  de  Bailleul,  son  frère,  à  Gilles 
de  Noie.  —  15  féviier  1363.  Achat  par  Gilles  de  Noie  à 
Jean  de  Bailleul  d'un  fief  à  7  sols,  6  deniers  de  relief, 
contenant  9  mencaudées  de  terre,  etc.  —  Sans  date, 
vers  1378.  Étal  des  biens  échus  à  Willaume  de  Fléchin, 
seigneur  de  la  cour  de  Bailleul  par  la  mort  de  Jean  de 
Bailleul,  son  aïeul;  autre  état  desdits  biens.  —  Château 
du  bois  do  Nieppe,  2  novembre  1391 .  Mémoire  el  raisons 
de  Pierre  de  Créquy  contre  la  dame  de  Doulieu,  sa  sœur, 
veuve  de  Pierre  de  Bailleul,  demandeur  en  payement 
d'une  somme  a  elle  donnée  par  Ernoul  de  Créquy,  son 
père.  —  Famille  de  BalsleviK.  1305.  («  Actum 
anno  DominzAP  CC^  \^t>),  Chirographe  renfermantles 
conditions  du  futur  mariage  de  Baudry,  fils  de  Jean 
de  Baisieux  (Baisiu)  avec  la  fille  de  Warin  d'Aulnoy 
(de  Alneio),  Ledit  Warin  s'engage  à  garder  chez  lui 
ledit  Baudry  et  sa  fille  et  à  leur  fournir  le  nécessaire 
jusqu'à  ce  que  sa  dite  fille  ait  atteint  l'âge  nubile  ;  à  ce 
moment  Baudry  devra  lui  donner  en  dot  2(X)  livres 
monnaie  de  Valenciennes,  somme  qui  sera  assignée  sur 
l'une  de  ses  terres,  autre  que  celle  qui  sert  de  douaire 
à  sa  mère  ;  Baudouin  de  Quiévraing  s'est  porté  caution 
de  cet  accord. —  Famille  de  Baralle.  Août  1471. 
Inventaire  des  titres  trouvés  dans  la  maison  de  feu 
Gilles  de  Baralle.  —  7  août  1489.  Constitution  de  cau- 
tion par  Colart  de  Baralle  et  Polie  Bouteille,  sa  femme, 
envers  Philippe  de  Hertaing,  mari  de  Yde  de  Baralle, 
pour  la  somme  de  300  écus.  —  Mars  1494.  Nominalion 
de  Pierre  de  Remalnée  par  Colart  de  Baralle  comme 
bailli  de  sa  terre  et  seigneurie  de  la  Bruyère.  — 
Famille  Barbanfon.  1 1  avril  1428.  Gratification  de 
100  florins  d'or  accordée  par  le  duc  Jean  de  Bavière, 
comte  palatin  du  Rhin,  élu  de  Liège  et  comte  de  Los, 
à  Guy  de  Barbançon,  dit  Lardenois  de  Doustrevène,  pom' 
les  services  qu'il  a  lui  rendus  tant  à  la  guerre  comme 
en  autres  besognes  ;  constitution  au  profit  dudit  Guy,  en 
retour  de  l'avance  de  cette  somme  au  duc  de  Bourgo- 
gne, d'une  rente  de  200  livres  sur  les  revenus  de  Denain 
et  d'Élrœungt.  —  Famille  Baudet.  La  Haye,  juin 


CHAMBRK  DKS  COMPTES  DK  l.IIJ.K.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  MATIÈRES  (îÊNÊALOGigrES. 


m) 


151Ô.  Légitimation  d'André  Buudet.  —  Faiiilllc  de 
Beautort.  Bonn?,  le  5  août  1292.  («  Datwn  Bioine, 
vonis  AugustL  anno  Dohditi  tuillesittio  ffiuentesimo 
noitfiffesinio  secioirfo,  vidùtione  quinta,  regni  vero 
nostri  anno  primo  »).  Lettres  par  lesquollcs  Adolphe 
(de  Nassau),  roi  des  Romains,  accorde  la  légitimation 
à  Marie,  dite  de  Hautmont,  née  de  parents  libres  tous 
deux. — Worras?^  le  6  mars  12^.  («  Dation  apurf 
Vorhta/n^  pri'fie  nonas  Martii,  indictione  duode- 
rima,  anno  Domini  mif/esimo  ducentesinio  nona- 
(jesinto  nono  (1),  reg)n  vcro  nostri  anno  primo  »), 
Lettres  par  lesquelles    Albert  (d'Autriche),   roi  des 
Romains,  confirme  la  légitimation  accordée  à  la  même 
Marie  qui  est  nommée  de  Beaufort  (de  Belloforti).  — 
Mons,  juillet  1301.  («  L'an  de  r/rasce  mil  trois  cens  et 
un,  ou  mois  de  Jidé  »).  Vidimus  de  Jean  d'Avesnes, 
comte  de  Hainaut,  déclarant  avoir  vules  deux  lettres  qui 
précèdent  et  ajoutant  que  Marie  de  Beaufort,  «  50î/>- 
7ionimèe  d'Omo)d^^  était  née  de  Jean  de  Beaufort, 
simple  clerc   sans  bénéfice,  et  de  «  Sainte^  dite  de 
Saachj  adont  demoiselle  »,  qui  aurait  été  épousée  par 
ledit  Jean,  si  elle  n'était  morte  peu  de  temps  après  qu'il 
lui  avait  fait  cette  promesse.  — 9  octobre  1460.  Requête 
de  Hue  de  Mailly,  seigneur  de  Losif/neur  et  de  Bouil- 
lencourt^  procureurde  Monseigneur  de  Beaufort  détenu 
dans  les  prisons  de  l'évoque  d'Arras  et  de  l'inquisiteur 
delà  Foi,  suppliant  le  duc  de  Bourgogne  que,  eu  égard 
à  la  pauvreté  et  désolation  des  enfants  dudil  seigneur 
de  Beaufort,  il  leur  fasse  remise  do  la  somme  de 
4.000  fr,  qu'il  serait  en  droit  d'exiger  d'eux  sur  les 
biens  de  leur  père  ;  mandement  du  Duc  donnant  satis- 
faction à  cette  requête.  —  Famille  de  Beaufremes. 
10  juin  1399.  Inventaire  des  biens  délaissés  par  feu 
Jacquelte  de  Beaufremez,  bâtarde.  —  22  mai  1410. 
Cession  par  Isabeau  de  la  Ruielle  et  ses  enfants  à  Gui 
de  Beaufremez  de  cinq  couronnes  d'or  moyennant  une 
rente  viagère.  —  Famille  de  Beavlalneourt.  17 
frvrier  1651 .  Contrat  de  mariage  passé  entre  messire 
Georges  de  Beaulaincourt,  chevalier,  seigneur  de  Lau- 
son,  et  noble  daraoiselle  Marie  des  Enfans,  dame  de 
Fermont.  —  Famille  de  Beavmont.  Chambéry,  le 
25  novembre  1502.  Contrat  de  mariage  de  Jean  de 
Beaumont  avec  Philippe  de  Lannoy  de  Mingoval.  — 
Famille  de   Beausart.  13  août  1291.  (^IJainde 
grasse  MCCIIII  vins  et  XL  el  mois  d'aoustj  le  deluns 


(1)  Les  dates  de  rindiction  el  de  TanDée  du  régne  indiquent 
que  le  millésime  de  cet  acte  e>t  bien  VIS^,)  et  non  VM). 


après   le  saint   Leuvench  »).   Lettres  par  lesquelles 
Maieli)iS,  connétable  de  Flandre,  chevalier,  déclare  que 
Robert,  son  neveu,  chevalier,  sire  de  Beausart,  est  Yalné 
hoir  de  tous  ses  héritiers  et  qu'après  sa  mort  ceux-ci  ne 
pourront  rien  prétendre  sur  sa  succession.  —  Famille 
.  de  Berlolnn^.  17  janvier  1570.  (!lontrat  de  mariage 
conclu  entre  André  de  Berloing  et  demoiselle  Antoi- 
nette Lentailleur.  —  Famille  Berr^lUet.  1340.  Obli- 
gation souscrite  par  Besançon,  dit  Berroillet,  de  Pon- 
tailler,  au  profit  de   Jean,  fils  d'Amaury  Belin.  — 
Famille  de  Berqulu.  4  septembre  1383.  Certificat 
donné  par  Jean  d'Outre  Cassel  et  Pierre  de  le  Zype, 
chevaliers,  capitaines  d'Ypres,  attestant  que  Pierre  de 
Berquin,  Lambekin   Joeng,  Aleaurae   Russin,  Lotin 
(^hréti<*n,  Hannin  le  Zwarte  et  Franck  Térunc,  sont 
bons  valets,  de  bonne  condition  et  renommée,  et  qu'ils 
ont  bien  et  loj-alement  servi  le  comte  de  Flandre  en  la 
ville   d'Ypres,   pendant   le  siège  de  cette  place.  — 
Famille  Bertout.  28  décembre  1316.  («  Le  jour  de 
le  (leste  des  Innocens  »).  Acte  par  lequel    Florent 
Bertout,  chevalier,  promet  à  Robert,  comte  de  Flandre, 
de  ne  point  tirer  vengeance  contre  lui,  contre  Sohier  de 
Bailleul,  châlelain  du  Rupelmonde,  ni  contre  ses  sujets, 
de  ce  que  ledit  Comte  l'avait  x*etenu  prisonnier  au 
château  de  Rupelmonde.  —  Famille  de  Beti^elaëre* 
Ghalon,  le  1®' avril,  sansdale  d'année,  vers  1388.  Lettre 
de  Christophe  Besselaëre,  d'Ypros,  à  Jean  Menreville, 
demeurant  à  Dijon,  au  sujet  du  payement  de  sommes 
dues  à  ce  dernier.  —  Famille  de  Blolw.  22  janvier 
1560.  Testament  de  Jean  de  Blois,  seigneur  de  Trélon, 
Raisinés, \Vallers,Wosmaë  ',Campaigne,HaincI>Franc- 
manoir,  etc.  —  Famille   du   BoIm    d'BHqverdeM. 
22  décembre  1508.  Arrêt  du  Parlement  de  Paris  rendu 
dans  le  procès  pendant  entre  Jean  du  Bois,  seigneur 
d'Esquerdes,  d'une  part,  et  les  échevins  et  bourgmes- 
tres de  Gand,  do  Bruges  et  d'Ypres,  au  sujet  de  la 
fourniture  de  diverses  armes,  machines  de  guerre, 
soldats,  etc.,  qui  leur  aumit  été  faite,  lorsqu'ils  étaient 
en  guerre  avec  l'empereur  Maximilien,  par  Philippe  de 
Crèvecœur,  seigneur  dudit  Esquerdes,  en  son  vivant 
maréchal  de  France,  dont  ledit  Jean  du  Bois  est  le 
seul  héritier.  —  Famille  Bolera.  Juillet  1502.  Copie 
des  letlresd'aiTranchissement  d'Antoine  et  Pierre  Boleru 
par  Philippe  de  Savoie,  comte  de  Baugey,  avec  la  rati- 
fication par  le  duc  Philibert  de  Savoie.  —  Famille 
de  Bovben».  5  avril  1429.  Remise  par  Philippe,  duc 
de  Bourgogne,  à  Bonne  de  Bouberch,  de  la  moitié  du 
droit  de  quint  denier  qui  lui  devait  échoir,  à  cause  de 


fjOO 


ARCHIVES  DU  NORD. 


la  vente  (Pun  fief  sis  à  la  liremande,  tenu  du  chàl^au 
(rAire. — Famille  de  Bovrhours.3  mai  1286.  («L'6/>< 
del  Incarnai  ion  Nodre  Sègneur  MCCLXXXVP,  le 
joui'  de  la  Sainte-CroiSj  cl  mois  de  May  »).  Acte  par 
lequel  Philippe  de  Brobarc  (Bourbourg),  chevalier, 
seigneur   de  Verlinghem,  reconnaît    devoir  à  frère 
Pierron  du  Saac,  son  bon  ami,  maître  des  maisons  de 
chevalerie  du  Temple  en  Flandre,   20  livres  parisis 
qu'il  promet  de  lui  rendre  quand  il  en  sera  requis.  — 
3  décembre  1292.  («  L*an  de  grasce  mil  deus  cens 
guatj'C  vins  et  douze,  le  prochain  merkedi  devant 
le  jour  saint  Nicholai  »).  Acte  par  lequel  Robert  de 
Wavrin,  sire  de    St-Venant,  Walier,    châtelain    de 
Douai,  Alars  de  Roubaix,  Pierre  de  Sainghin,  Watier 
(PAnnapes,  Jean  de  Rendues,  chevaliers,  et  Jean  de  la 
Wareswane,  déclarent  avoir  jugé  bien  et  à  loi,  à  la 
sentence  du  bailli  do  Lille,  qu  Evrard  de  Courtrai,  dit 
Charte,  a  obtenu  satisfaction  devant  la  cour  de  Lille 
pour  la  somme  de  ilK)  livres  arlésionnes,  monnaie  de 
Flandre,  qu'il  réclamait  sur  le  reliquat  de  la  succession 
de  feu  Philippe  de  Bourbourg,  chevalier,  seigneur  de 
Verlinghem.  —    Famille  de  Bourshellcw.  Sans 
date  ;  vers  1404.  Comptes  présentés  par  Jean  de  Le 
Vingue  et  Jacques  Le  Sage,  exécuteurs  teslamentaires 
de  feu  Jean  de  Bourghelles.  —  Famille  Bourlon. 
22  septembre    1649.  Contrat  de  mariage  de  Nicolas 
Bourlon,  conseiller  du  Roi  en  sa  cour  de  Parlement, 
demeurant  à  Paris,  rue  Mauconseil,  paroisse  Saint- 
Eustache,  avec  demoiselle  Anne  Monsigot,  fille  de 
messire  Louis  Monsigot,    conseiller    du  Roi  en  ses 
conseils,  secrétaire  de  Sa  Majesté,  maître  ordinaire  en 
sa  Chambre  des  Comptes,  et  secrétaire  des  comman- 
dements et  des  maison  et  finances  de  S.  A.  R.  Mgr  le 
duc    d'Orléans.     ~     Famille    de    Boumonvllle. 
ïhérouanne,  le  12  avril  1372.  Lettres   par  lesquelles 
Jean,  sire  de    Bournonville,    capitaine    du   fort    de 
Fouquessoley  chevalier,  confesse  avoir  reçu  d'Etienne 
Braque,  trésorier  du  Roi,  26  livres  tournois  en  francs 
d'or  de  20  sols  pièce,  pour  les  gages  de  différents 
écuyers  au  service  dudit  fort.  —  Famille  de  la 
Bourre.  20  décembre  1309.  Lettres  par  lesquelles 
Jean  de  la  Bourre  reconnaît  avoir  reçu  le  corps  de 
Guillaume  de  la  Bourre,  son  fils,  qui  était  enterré  dans 
le  château  de  Nieppe,  des  mains  de  Thierry  de  Haze- 
brouck  et  de  Henri  de  Wallon-Cappel  à  qui  la  comtesse 
de  Bar  l'avait  fait  remettre,  à  la  prière  dudit  Jean  de  la 
Bourre,    pour  le   faire  inhumer  en  terre  sainte.  — 
Château  de  Nieppe,  le  20  (sans  indication  du  nom  du 


mois)  1369.  Lettres  par  lesquelles  Yolande  de  Flandre, 
comtesse  de  Bar,  dame  de  Casscl,  accorde  la  prolon- 
gation d'un  sauf-conduit  pour  quinze  jours  au  sire  de 
la  Bourre  et  à  ceux  qui  l'accompagneraient,  armés  ou 
non  armés,  à  pied  ou  à  cheval,  pour  venir  la  trouver 
où  qu'elle  fût.  —  Famille  de  la  Boanne.  8t-Gilles 
en  Provence,  le  19  juillet  1291.  («  Datant  apud  sanc- 
tuni  Egidiuni,  die  jovis  ante  festum  sancte  Marie- 
Magdalene,  anno  Doniini  Af°  CO  LXXX""  XP  >).  Le 
sacristain  de  St-Gilles  en  Provence  déclare  que  Jean 
du  Sac,  bourgeois  de  Bruges,  exécuteur  testamentaire 
de  feu  Jean  de  la  Bourse,  aussi  bourgeois  de  Bruges, 
a  visité    dévotement  le  tombeau  de  St-Gilles  «/>/-o 
entoidalione  et  pace  facta^. — 5  octobre  1291.  (<tAnno 
Doniini  millesimo  ducentesinio  nonugesinio  prinio, 
feria  sextapost  festum  beali  Remigii  »),  Mandement 
de  maître  Pierre  de  Troecha^  chanoine  de  St-Quenlinen 
Vermandois,  diocèse  de  Noyon,  envoyé  de  la  Sainte 
Eglise  dans  le  diocèse  de  Reims  pour  différentes  affaires, 
tant  au  sujet  de  la  Terre  Sainte  que  concernant  les 
royaumes  d'Aragon  et  de  Valence,  adressé  au  doyen  de 
la  chrétienté  et  au  garde-scol  {sigillifero)  de  la  cour  de 
Bruges  et  à  Willaume  de  Gysoing,  clerc,  tabellion  à 
Tournai,  d'avoir  à  appeler  par  devant  eux  Robert  de  la 
Bourse  (de  Bursa),  curateur  de  la  succession  de  feu 
Jean  de  la  Bourse,  et  de  s'informer  avec  soin  au  sujet 
d'un  jugement  rendu  par  les  échevins  de  Bruges  qui 
avait  condamné  Jean  du  Sac,  bourgeois  de  cette  ville, 
exécuteur  testamentaire  dudit  Jean  de  la  Bourse,  à 
payer  audit  Robert  de  la  Bourse  592  livres,   pour 
n'avoir  rendu  que  51  livres  ou  environ,  au  lieu  des  95 
livres  qui  restaient  de  la  dite  succession  et  qu'il  aurait 
dû  employer  en  œuvres  pies,  en  vertu  du  testament 
dudit  Jean  de  la  Bourse  qui  avait  prescrit  à  Lambert, 
chantre  de  l'église  St-Donat  et  audit  Jean  du  Sac  de 
payer,  avec  ce  qu'il  laisserait,  tout  ce  que  lui  et  les  siens 
pouvaient  avoir  pris  injustement  à  Dieu  et  à  la  Justice; 
il  est  ordonné  par  ce  mandement  au  doyen  de  la  Chré- 
tienté d'empêcher  sous  peine  de  censure  ecclésiastique, 
que  l'on  ne  commette  aucune  violence  contre  ledit 
Jean  du  Sac  jusqu'à  ce  que  celte  affaire  soit  éclaircie  ; 
d'avoir  recours  s'il  le  juge  nécessaire,  au  ministère 
d'Oudard,  sergent  du  Roi,  et  d'assigner  ledit  Jean  du 
Sac  et  le  procureur  des  héritiers  pour  qu'ils  aient  à  se 
trouver  à  Tournai  le  lendemain  de  la  fèt<î  de  St-André 
Apôtre  (!«'  décembre)  pour  la  conclusion  de  cette  affaii-e. 
—  15  octobre  1291  (4«  férié  avant  la  St-Luc).  Lettres 
par  lesquelles  Chrétien,   doyen  de  la  chrétienté  de 


CHAMBRK  DKS  COMPTKS  DH  LILLK.  —  TRÉSOR  DES  CHARTKS.  -  MATIKRKS  (iKNKAI/XilQUKS, 


:m 


Bruges,  Fulco,  garde  du  scel  de  la  cour  do  Bruges,  et 
AVillaume  de  Cysoing  déclarentaudit  Pierre  de  Troecha 
et  aux  collecteurs  de  Tournai,  que,  pour  obéir  au 
mandement  précédent,  ils  ont  fait  venir  pardevant  eux 
les  héritiers  de  feu  Jean  de  la  Bourse,  savoir  :  Laurent 
de  la  Bourse,  Marguerite,  sa  sœur  ;  Pierre  Jacques, 
HanekinsetTrude,  dite  Finières,  Gérard  et  Jean,  clerc, 
dit  Finières,  ledit  Jean  au  nom  de  Hanekins,  Catherine, 
Marie  et  Grielines,  ses  enfants  mineurs  qu'il  a  eus  de 
Marie,  dite  Finières,  sœur  dudit  Jean  de  la  Bourse  ; 
Roger  de  Menin  et  Willaume,  dit  Vos,  au  nom  de  sa 
femme  ;  Bernard,  dit  Priera,  fils  de  feu  Bernard,  dit 
Priera  ;  Elisabeth  de  Lo,  femme  de  Jean  de  Lo  ;  ils  ont 
donné  connaissance  à  tous  ces  héritiers  de  l'enquête 
qui  avait  été.faite  sur  cette  affaire  ;  Jean  du  Sac  s'est 
obligé  en  présence  de  Jean,  dit  Hubrecht,  et  de  Pierre, 
dit  Walkier,  échevins  de  Bruges,  à  payer  au  Roi  ce  à 
quoi  il  pourrait  être  condamné  ;  il  a  donné  pour  cau- 
tions Jean,  dit  de  la  Pierre,  Nicolas,  dit  Alvcn-doe,  et 
Jean,  dit  Cw/'/^/  GcufibUjde  Bruges,  en  présence  des 
échevins  ci-dessus,  d'Oudart,  sergent  du  Roi,  qui  leur 
a  ordonné,  au  nom  du  Roi,  d'obéir  audit  manderaent. 
—  18  oclobre  1291,  (jour  de  St-Luc  évangéliste). 
Lettres  par  lesquelles  Chrétien,  doyen  de  la  chrétienté 
de  Bruges,  et  Fulco,  garde  du  sci^l  de  la  cour  de  ladite 
ville,  déclarent  à  Pierre  de  Ttoechu  et  aux  collecteurs 
do  Tournai,  que,  conformément  au  mandement  qu'ils 
en  avaient  reçu,  ils  ont  fait  venir  par  devant  eux  Elisa- 
beth, femme  de  Jean,  dit  de  Lo,  sœur  de  feu  Jean  de  la 
Bourse,  se  disant  héritière  dudit  Jean,  et  Bernard, 
fils  de  feu  Bernard,  dit  Prieras,  qui  était  aussi  héritier 
dudit  Jean  de  la  Bourse  ;  que  ladite  Elisabeth  a  fait 
serment  par  devant  eux,  d'avoir  renoncé  à  la  succes- 
sion de  son  frère  depuis  dix-huit  ans  et  qu'elle  se 
tenait  pour  contente  de  ce  qu'on  lui  avait  donné  pour 
sa  part  ;que  Bernard  dit  que  Gérard  et  Jean  étaient  deux 
frères  et  qu'il  devait  hériter  de  la  part  qui  revenait  audit 
Gérard  de  la  Bourse  dans  cette  succession.  —  Paris, 
le  mardi  22  janvier  1292.  («  Purisius,  auno  Domini 
millesimo  ducentesinio  nonagesimo  prlhio,  die  hédr- 
fis  in  festo  beati  Vincent ii  *).  Lettres  de  l'abbé  de 
St-Germain-des-Prés,  près  Paris,  vice-gérant  de 
l'abbé  de  St-Denis  en  France,  conservateur  des  grâces 
et  privilèges  accordés  par  le  St-Siège  au  doyen  de  la  chré- 
tienté de  Bniges,  au  garde-scel  do  la  cour  de  ladite  ville, 
et  à  Willaume  de  Cysoing,  clerc  et  tabellion  de  Tournai, 
par  lesquelles  il  leur  mande  que  l'intention  du  Roi  est 
que  Robert  de  la  Bourse  et  les  autres  héritiers  de  Jean  de 


la  Bourse  cessent  les  poursuites  qu'ils  avaient  intentées 
contre  Jean  du  Sac,  exécuteur  testamentaire  dudil  Jean 
de  la  Bourse,  et  s'il  s'y  refusaient,  de  les  excommunier 
publiquement.  —  Paris,  lo  23  février  129:i.  («  Acttoti 
PuriduH,  s(d)b(ito  ante  Brandones^  an  no  Domini  M^ 
CC^  nonageaiitéo jiritnoni].  Mandement  du  roi  Philippe 
le  Bel  au  bailli  de  Vermandois,  d'avoir  à  empêcher 
l'exécution  du  jugement  rendu  par  les  bailli  et  échevins 
de  la  ville  de  Bruges  qui  avaient  ccmdamné  Jean  du 
Sac,  exécuteur  testamentaire  de  Jean  do  laBourse,  à 
payer  à  Robert  de  la  Bourse  et  aux  autres  héritiers 
de  feu  Jean  de  la  Bourse,  bourgeois  de  Bruges,  815 
livres  parisis  qui  restaient  après  l'exécution  du  testa- 
ment de  ce  dernier  qui  avait  ordonné  que  le  surplus  de 
sa  succession,  après  la  délivrance  de  tous  les  legs, 
serait  donné  aux  pauvres  sans  distinction  de  pers(mnes; 
déclarant  que  cette  somme  avait  été  remise  entre  les 
mains  du  Roi  au  Temple  de  Paris  par  les  collecteurs 
des  legs  ;  prescrivant  de  faire  sortir  ledit  Jean  de  la 
prison  où  il  avait  été  mis  jusqu'à  ce  qu'il  apparaisse 
clairement  de  la  justice  de  ce  jugement. —  10  mars 
1292.  («  Anna  Domini M^ 6V>  nonagesimo  primo,  die 
lune  post  (hminicani  qud  (-(.udatur:  Ocidi  mei^). 
Lettres  par  lesquelles  maître  Etienne  de  Limoges 
[de  Linioviciis)y  abbé  de  St-Denis  en  France,  conser- 
vateur des  privilèges  accordés  au  Roi  par  le  Sl-Siège 
sur  les  dîmes  et  legs,  mande  à  tous  les  archiprêtres, 
doyens  de  chrétienté,  prêtres  et  chapelains,  d'assigner 
pour  comparaître  par  devant  lui  à  Paris,  Jean  du  Sac, 
bourgeois  de  Bruges,  hî  jeudi  avant  la  fête  de  l'Ascen- 
sion (8  mai)  et  terminer  l'affaire  qu'il  avait  contre  les 
bailli,  sous-bailli  et  échevins  de  Bruges  et  les  héritiers 
de  Jean  de  la  Bourse,  et  d'assigner  aussi  l'abbé  de  St- 
Germain-des-Prés,  près  Paris  ainsi  que  Guillaume  de 
Cysoing,  tabellion  de  Tournai,  si  on  le  juge  nécessaire. 
—  31  mars  1292.  (<i^  An  no  Domini  M^  C(y  nonagesinio 
primo,  feria  secunda  post  Rcunos  palmarum  »). 
Lettres  par  lesquelles  Ricquard,  dit  le  B'drbiev(Tonsof% 
chapelain  de  l'église  Notre-Dame  de  Bruges,  diocèse 
de  Tournai,  mande  à  maître  Etienne  de  Limoges, 
chanoine  de  Paris,  etc. ,  qu'il  a  exécuté  le  mandement 
ci-dessus  et  assigné  Jean  du  Sac  à  comparaître  par 
devant  lui.  —  Sans  date  ;  vei's  1292.  Lettres  de  frère 
Jean  de  Tour,  trésorier  delà  maison  du  Temple  à  Paris, 
à  Gui,  comte  de  Flandre,  pour  lui  recommander  l'af- 
faire de  Jean  du  Sac,  bourgeois  de  Bruges.  —  29  juillet 
1292.  («  Datum  anno  Domini  M^  C(y  nonagesimo 
secundo,  die  martispost  festum  béate  Marie  Magda- 


50*^ 


ARCHIVES  DU  NORD. 


lei*c»),  LeltrevS  de  Ronaut  Giffart,  abb*^  de  Si-Denis  en 
France,  etc.,  mandant  à  tous  prêtres,  chapelains, 
recteurs  et  autres  ecclésiastiques  qu'il  n'a  pas  révoqué 
lesactions  et  poursuites  commencées  par  Pierrede  Tro- 
echa,  chanoine  de  St-Quentin  enVermandois,  sonsubdÔ- 
léguô,  au  sujet  de  l'affaire  do  Jean  de  la  Bourse  et  que 
son  intention  est,  au  contraire,  qu'elles  soientcontinuées 
ainsi  que  l'ordonneront  la  justice  et  la  raison.  —  19 
septembre  1293.  («  Anno  Dohihti  M^  CC^  nouage- 
shuo  tertio,  rfie  sabbatl  ante  festnm  sancti  Matheit), 
Lettres  par  lesquelles  Enguerrand  de  Tri/mto,  chanoine 
de  Noyon,  et  Jean  Thro-silli^  chevalier  du  Roi,  audi- 
teurs envoyés  par  la  cour  du  Roi  pour  examiner  le 
différend  pendant  entre  Jean  du  Sac,  bourgeois  de 
Bruges,  et  Robert  de  la  Bourse,  déclarent  que  s'étant 
rendus  à  Bruges  le  mercredi  avant  la  St-Malhiou  (16 
septembre),  ils  ont  entendu  onze  témoins  produits  par 
ledit  Robert,  mais  qu'ils  n'ont  pas  pu  en  entendre  da- 
vantage attendu  qu'ils  étaient  chargés  de  plusieurs 
antres  affaires  concernant  les  intér«'4s  du  Roi.—  Paris, 
le  11  mai  1291.  (<!' ActuniParmus.  die  niartispost  fes- 
tnm heati  Johfninis  ante  Portam  latirunn,  anno 
Domini  M^  CC^nonagesimo  quarto  »).  Mandement  par 
lequel  le  roi  Philippe  le  Bel  prescrit  au  bailli  de  Ver- 
mandois  de  s'informer  promptoment  des  torts  faits  à 
Jean  du  Sac  et  de  faire  exécuter  le  jugement  de  la 
cour  du  Roi  par  lequel  les  héritiers  de  feu  Jean  de  la 
Bourse,  bourgeois  de  Bruges,  et  les  échevins  de  cette 
ville,  ont  été  condamnés  à  restituer  audit  Jean  du  Sac 
tous  les  dommages  qu'il  avait  supportés  au  sujet  d'une 
somme  d'argent  remise  par  lui,  en  qualité  d'exécuteur 
testamentaire  de  feu  Jean  de  la  Bourse,  au  Roi,  en 
vertu  d'une  indulgence  du  Pape  accordant  au  souverain 
les  legs  non  délivrés.  —  Creil,  le  16  avril  1295.  («  Ac- 
tWH  apud  Credulium,  die  sabbati  post  octavas 
Pasche,  anno  Domini  M^  OC-'  nonagesimo  qiiinto  »). 
Lettres  par  lesquelles  le  roi  Philippe  le  Bel  mande  au 
doyen  de  St-Marlin  de  Tours  et  à  Jean  de  Melun  (de 
Meleduno)y  chevalier,  de  se  rendre  à  Bruges  pour 
s'informer  si  Jean  du  Sac,  bourgeois  de  cette  ville,  a 
été  condamné  par  les  échevins  à  payer  à  Jean  de  la 
Bourse  certaine  somme  d'argent  avant  qu'il  n'ait  eu 
recours  à  la  cour  du  Roi  contre  Robert  de  la  Bourse, 
tuteur  des  héritiers  dudit  Jean  ;  si  Jean  du  Sac  a 
acquiescé  à  cette  sentence  et  quels  sont  les  héritiers 
dudit  Jean  de  la  Bourse.  —  Sans  date  ;  vers  1294. 
Requête  de  Jean  du  Sac  au  roi  de  France  pour  le 
supplier  de  faire  cesser  toutes  les  actions  et  poursuites 


intentées  contre  sa  femme  rlétenue  prisonnière  à  la 
demande  du  magistrat  de  Bruges,  au  sujet  des  diffi- 
cultés pendantes  entre  lui,  d'une  part,  et  Robert  de  la 
Bourse,  les  héritiers  de  feu  Jean  de  la  Bourse  et  les 
échevins  de  Bruges,  d'autre  part  ;  de  mander  au  bailli 
de  Vermandois  de  faire  sortir  sa  femme  de  prison  et 
de  lever  les  saisies  mises  sur  ses  biens  ;  autre  requête 
du  même  par  laquelle  il  prie  le  Roi  de  prendre  pitié 
de  lui,  de  sa  femme  et  de  ses  enfants  et  de  permettre 
qu'il  soit  entendu  dans  sa  propre  cause  ;  autre  requête 
du  même  par  laquelle  il  se  plaint  au  Roi  de  ce  que  le 
comte  de  Flandre,  à  la  demande  des  échevins  de 
Bruges  et  des  héritiers  de  Jean  delà  Bourse,  ail  banni 
sa  femme  du  comté  de  Flandre  en  lui  défendant  d'y 
revenir  sous  peine  de  la  perte  du  poing,  et  supplie  qu'il 
soit  mandé  au  bailli  de  Vermandois  de  lui  faire  rendre 
la  liberté. —  Paris,  le  4  avril  1294.  («  Actum  Parisim, 
die  doiuinica  quâ  ca)datur  Judica  me,  anno  Dfjmi' 
ni  3f"  CC^  noyiagesimo  tercio  »).  Mandement  par 
lequel  le  roi  Philippe  le  Bel  ordonne  au  bailli  de  Ver- 
mandois de  se  rendre  à  Bruges  pour  y  faire  sortir  de 
prison  la  femme  de  Jean  du  Sac,  dans  le  cas  où  elle  y 
serait  détenue  sur  l'ordre  des  gens  du  comte  deFlandre, 
et  d'en  finir  promptoment  avec  l'affaire  dudit  Jean  du 
Sac  ;  vidimus  sous  le  scel  de  Guillaume  de  Hangest, 
garde  do  la  prévôté  de  Paris,  en  date  du  dimanche 
après  la  mi-carême  1293  (4  avril  1294). —  FamlUr  de 
BojAYal.  1612.  Mémoire  au  sujet  des  droits  dus  pour 
l'anoblissemont  de  feu  François  de  Boyaval,  en  son 
vivant  seigneur  de  Montsorel,  par  Adrienne  de  Lou- 
vers,  sa  veuve,  et  Charles  et  Maximilien  de  Boyaval, 
ses  enfants.  —  Famille  de  Briinev.  Bruxelles,  le 
25  février  1522.  Contrat  de  mariage  d'Eustachede 
Brimou,  comte  de  Meghem,  et  de  damoiselle  Barbe 
de  Hvèle. 


B.  1545.  (Carton.) — 15  pièces  et  3  cahiers,  33 feuillets,  parchemin; 

13 pièces  et  4   ciihiers,  43  feuiUets,  papier; 

10  sceaux,  la  plupart  en  mauvais  état. 

1981-1059.  — FMmilie  deCalonue.  16  juin  1658. 
Testament  et  ordonnance  de  dernière  volonté  de 
demoiselle  Maric-Barbe(leGaloime,ensonvivantépouse 
de  Roland  Durieu,  conseiller  et  pensionnaire  de  la 
ville  de  Tournai.  —  Fumille  de  le  Cvmberrj. 
7  août  1637.  Copie  du  contrat  de  mariage  de  don 
Domingo  Lopoz  de  le  Cumberry,  secrélaire  et  alphère 
de  la  compagnie  de  son  Exe.  le  marquis  de  Fuentès, 
capitaine  gént5ral  do  l'armée  navale  de  la  garde  des 
États  de  Flandre  et  gouverneur  de  Dunkerque,  avec 


CFiAMBRK  DES  COMtTKS  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  MATIÈRES  GÉNÉALOGIQUES. 


TÂXi 


demoisolle  Marguerite  L'Aoust.  —  Fanillle  C'aretAe* 

1542-1562.  Inventaire  de  la  maison  mortuaire  de  Jean 
Caretle,  maître  en  la  Chambre  des  Comptes,  à  Lille, 
et  mémoires  de  divers  fournisseurs.  —  Famille 
Carondelet.  1518.  Attestation  par  Jean  Ade,  prêtre, 
de  la  mort  de  Claude  Ca  rondelet,  chancelier  du  roi 
d'Espagne,  arrivée  dans  la  paroisse  de  St-Rainold  à 
Malines  le  31  mai  1518,  après  administration  des 
sacrements  de  l'Eglise.  — Malinos,  le  12  Juillet  1528, 
Procuration  donnée  par  Jean  Carondelet,  archevêque 
de  Palerme  et  chef  du  conseil  privé  de  l'Empereur 
dans  les  Pays-Bas,  Charles  Carondelet,  seigneur  de 
P()t^»lles,  Philippe  Carondelet,  seigneur  de  Champ- 
vans,  frères,  Charles  de  Poitiers,  seigneur  de  Dormans, 
pour  et  à  cause  de  Jeanne  Carondelet,  sa  femme, etc., 
tous  héritiers  de  feu  Ferry  Carondelet,  abbé  commen- 
dataire  de  l'abbaye  de  Montbonoît  et  grand  archidiacre 
de  Besançon,à  Jean  de  Poitiers, protonotaire  du  Saint- 
Siège,  Guillaume  Guérarl  et  Philibert  Villemot, 
chanoines  de  Besançon,  Denis  Lhermite,  chanoine  de 
Fumes,  Louis  do  Marenches,  docteur  en  droit, 
conseiller  au  parlement  deDôle,  etc.,  pour  recevoir, 
au  nom  desdits  constituants,  la  succession  dudit  feu 
Ferrv  Carondelet.  —  2  août  1528.  Inventaire  des 
titres  concernant  la  terre  de  Merlain,  vendue  à  Charles 
Carondelet,  seigneur  de  Potelles,  par  Marie  de  Luxem- 
bourg. —  2  mai  1541-16  mars  1545.  Vidimus  par  les 
gens  du  Grand  Conseil  de  Malines  du  testament  de  Jean 
Carondelet,  archevêque  de  Palerme,  mort  le  7  février 
1544.  —  31  juillet  1563.  Testament  de  Jean  Carondelet, 
seigneur  de  Solre-sur-Sambre,  etc.  —  9  décembre  1605. 
«  Partage  et  advis  que  Ton  dit  de  père  et  mère,  fait  et 
passé  par  noble  homme  et  seigneur.  Monseigneur  Jean 
de  Carondelet,  chevalier,  seigneur  de  Solre-sur-Sam- 
bre, Harvengt,  etc.,  et  noble  et  vertueuse  dame  Madame 
Anne  de  Davre,  conjoints,  au  proufit  de  Guillaume, 
Lamoral,  Philippe-Ferry,  Charlotte,  Anne-Marguerite 
et  JacquelineCarondelet,  leurs  six  enfants.  » — Famille 
Caurete.  28  novembre  1228.  {^Actutn  anno  Dottiini 
M^  CC^  XX^  octavn,  me?ise  Novcmhrh).  I^ettres  par 
lesquelles  noble  seigneur  0.  le  Jeune  de  Trazegnies 
(Trazengnies),  promet  de  dédommager  Robert,  avoué 
d'Arras,  qui  s'était  rendu  caution  pour  lui  envers 
Jacques  (]awete,  bourgeois  de  Douai,  pour  une 
somme  de  60  livres  parisis.  —  Famille  de  la 
Chapelle.  18  décembre  1327.  Vente  faite  par  Roger 
Le  Portier,  bourgeois  de  Paris,  au  profit  d'Etienne 
de  la  Chapelle,  queux  du  Roi,  et  de  Béatrix,  sa  femme, 


moyennant  45  sols  parisis,  d'une  île  ou  8aussfff/t% 
située  à  Choisy,  sur  la  rivière  de  Seine,  chargée  de 
4  deniers  parisîs  de  cens  cnvere  le  Roi. .—  27  janvier 
1328.  («  Le  mercredi  nvtud  feste  de  Chandeleur 
XXVI\jour  de  Janvier  MCCCXX  et  VII  p).  (I). 
Vente  faite  par  Jean  Chiquot,  dit  Roulant,  et  Margue- 
rite, sa  femme,  demeurant  à  Villeneuve-le-Roi,  au 
profit  d'Elienne  de  la  Chapelle,  queux  du  Roi,  et  de 
Béatrix,  sa  femme,  moyennant  30  livres  bons  parisis, 
de  plusieurs  pièces  de  terres  et  de  vignes,  situées  au 
terroirdudit  Villeneuve,  — 19  février  1328.  Vente  aux 
mêmes  acquéreurs,  de  vignes  sises  àVilleneuve-le-Roi 
et  aux  environs.  —  29  septembre  1329.  («  Le  venredi 
jour  de  fente  St-Mlclnel  t>)^  Lettres  par  lesquelles 
Hugues  de  Crusi,  garde  delà  prévôté  de  Paris,  déclare 
qu'en  sa  présence  Jacques  de  Bailleuval,  demeurant 
à  Paris,  a  vendu  à  Etienne  de  la  Chapelle,  queux  du 
Roi,  22  sols  parisis  de  menus  cens  îenus  en  fief  de 
Madame  de  Mienonville  et  assis  sur  divers  héritages 
situés  au  terroir  de  Valençon,  —  Famille  C^lalw. 
Sans  date,  commencement  du  XV«  siècle.  Requête 
adressée  au  duc  de  Bourgogne  par  Jean,  fils  de  Clais, 
boucher  à  Furnes,  pour  obtenir  le  rappel  du  ban  pro- 
noncé contre  lui,  avec  une  note  indiquant,  que  «  le 
ban  lui  sera  pardonné  pourvu  qu'il  soit  d'accort  au 
bailli  de  Tenremonde  et  à  Pacy,  (maître  delà  (Chambre 
des  Comptes  de  Lille)  ».  —  Famille  de  Clernioiit. 
Paris,  le  12  juin  1296.  («  A  Paris  /endemai/t  (te  (este 
Sai)it'Barrtat)é,  apostre,  Van  de  (jrdce  util  deus  ce^ts 
gtiatre  vius  et  seize  »).  Lettres  par  lesquelles  Raoul 
de  Clermont,  connétable  de  France,  sire  de  Nesle, 
mande  à  haut  homme,  noble  et  puissant,  (jui,  comte 
de  Flandre,  qui  ne  pouvant  aller  lui  parler  lui-même 
d'affaires  qui  l'intéressaient,  il  lui  envoie  Jean  de  Bray, 
son  clerc,  pour  lui  en  faire  part  et  le  prie  d'ajouter  foi 
à  tout  ce  qu*il  lui  dira  de  sa  part.  —  Famille  de 
Cllnqnemenre.  1418.  Donation  d'une  rente  de  2() 
florins  d'or  faite  par  Jean  de  (^linquemeure  à  ses  deux 
enfants  naturels.  —  Famille  de  €omlne«.  10  avril  ; 
sans  date  d'année  ;  1440  (?)  Lettre  par  laquelle  la  dame 
de  Cominrs  et  de  Péruwez  recommande  un  de  ses  ser- 
viteurs nommé  Morelet  au  prince  d'Amours  et  à  fies 
compagnons  pour  qu'ils  lui  prêtent  aide  et  assistance 
à  la  cour  du  duc  de  Bourgogne  comme  ils  l'imt  déjà 
fait  précédemment.  —  Famille  Comllles.  Hesdin, 

(1)  L'année  l.')28  étant  bissextile,  le  mercredi  avant  la  Chande- 
leur est  tombé  le  'Si  et  non  le  20  janvier.  (Note  de  Monseigneur 
Dehaisnes). 


rm 


ARCHIVES  DU  NORD 


le  15  août  1319.  («  Dovné  à  Hesditt^  lejota-rferAS' 
siinii)tv}h  Noistre-DatiiCy  Van  (letjrasre  mil  CGC  flin 
noô/*»).  Vidiraus  par  les  échevins  de  Hesdin,  en  date 
du  8  octobre  1350,  de  la  donation  parMahaut,  comtesse 
d'Art<)is,  aux  enfants  de  Jean  Cornillez,  d'une  rente 
perpétuelle  à  prendre  sur  la  prévôté  de  Hesdin.  — 
Fanililc  de  Coyecquc.  19  décembre  1386.  Arrente- 
meni  en  faveur  deJeandeC'ozV?((7^/f?duquartde  plusieurs 
biens  échus  au  duc  de  Bourgogne  par  suite  de  la  mort 
de  Jean  Hanebosch,  bâtard.  —  FMnilllc  de  Coucy* 
Londres,  le  10  janvier  1390  (1389,  selon  la  manière  de 
dater  en  Angleterre  où  l'année  commençait  à  cotte 
époque  au  25  mars).  Lettre  de  ffèflaiive  du  comte  de 
Nottingham,  seigneur  de  Monbray  et  de  Segrave, 
maréchal  d'Angleterre,  à  noble  homme  et  honoré 
seigneur  le  comte  de  Soissons,  sire  de  Coucy,  lui 
annonçant  que,  «  paer  ce  que  vous  estez  homme 
d'honneur,  approuvé  de  vaillance  et  de  chevalerie  et 
de  grant  renommée  comme  bien  est  cogneu  es  plu- 
sieurs lieux  honnorables,  et  je  suys  joesne  d'âge,  plus 
joesne  et  moins  encore  apris  de  prouesse  et  de  cheva- 
lerie »,  il  lui  envoie  Nottingham.  son  héraut,  avec 
chai'ge  de  lui  demander  qu'il  lui  accorde  le  plus  tôt 
possible  «  certain  jour  de  trois  pointes  de  lance  à 
cheval  féruz  es  tieulx  escuz  qu'il  vous  plaira  senz 
fer  et  senz  acier,  et,  après  les  trois  cops  de  lance, 
trois  pointes  d'espée,  trois  pointes  de  dague  et  trois 
cops  de  hache  à  pié,  par  bonne  compaignie  ».  Il 
promet  de  lui  faire  délivrer  pour  lui  et  ses  gens  un 
saui-conduit  du  roi  d'Angleterre  et  demande  de  lui  en 
faire  obtenir  un  pour  lui-même  et  ses  gens  au  roi  de 
France.  Ladite  journée  pourra  se  tenir  sur  les 
champs  es  marches  de  Calais,  etc.  —  Famille  de 
le  Court.  31  janvier  1657.  Copie  du  testament  de 
messiro  Jacques  de  le  Court,  jadis  pasteur  de  Nomain 
et  présentement  retiré  en  la  maison  des  anciens 
prêtres  de  Tournai.  —  Famille  de  Covrtevllle. 
Nieppe,  le  24  août  1384.  Lettres  de  rémission  accor- 
dées par  Yolande  de  Flandre  à  Thierri  et  Jean  de 
Courteville  au  sujet  des  méfaits  par  eux  commis 
pendant  les  émeutes  et  commotions  de  Flandre.  — 
Famille  de  Craon.  12  septembre  1381.  Quittance 
délivrée  par  Pierre  de  Craon,  chevalier,  seigneur  de 
Brunetel  et  de  Rozoy,  de  la  somme  de  6,000  francs  de 
France  qu'il  a  reçue  de  Robert  de  Ventadour.  —  28 
décembre  1381.  Promesse  faite  par  ledit  Pierre  de 
Craon  d'indemniser  le  sire  de  Gruuthuse  et  de 
Gremberghe,    messire   Josse   de    Hallewin,    messire 


(jossuin  le  Wilde,  chevaliers,  et  Henri  Lippins,  de 
190  livres  de  gros,  somme  pour  laquelle  ils  s'étaient 
obligés  pour  lui  envers  diverses  personnes.  —  Lille,  le 
20  mai  l.*}82.  Promesse  faite  par  le  même  de  payer  à 
la  fête  de  Notre-Dame  de  la  mi-août  certaines  sommes 
qu'il  s'était  engagé  d'abonl  à  payer  à  la  Sl-Jean.  — 
FamIlleM  de  CrolnL  et  de  ilaabuw.  1616-1617. 
Testament  et  codicille  de  demoiselle  Anne  de  Croix, 
veuve  de  Georges  de  Maubus,  en  son  vivant  écuyer, 
demeurant  à  Lille.  —  Famille  de  la  CroliL.  12  juin 
1632.  Constitution  de  cent  livres  de  rente,  héritière 
assignée  sur  les  biens  du  comte  d'Ejrmont,  prince  de 
Gavre,  etc.,  au  profit  de  demoiselle  Marie-Gabrielle 
de  la  Croix,  de  Valenciennes,  —  Famille  de  Cr^y. 
1464-1467.  Mandement  du  duc  de  Bourgogne  prescri- 
vant le  payement  des  sommes  à  prélever  sur  les 
revenus  des  biens  confisqués  des  membres  de  la 
famille  de  Croy.  —  1521.  Extrait  d'un  accord  conclu 
entre  la  veuve  de  Guillaume  de  Croy,  seigneur  de 
Chièvres,  et  Philippe  de  Croy,  neveu  dudit  Guillaume, 
au  sujet  de  la  jouissance  de  quelques  terres  au  pays  de 
Namur.  —  Namur,  le  6  octobre  1584.  Lettres  patentes 
du  roi  Philippe  II,  portant  annulation  au  profit  de 
dame  Marie  de  Licques,  comtesse  douairière  de 
Rœulx.  veuve  de  messire  Jean  de  Croy,  du  décret 
mis  sur  les  terre  et  seigneurie  de  Beauraing.  — 
Famille  de  Culnehy.  1552-1580.  Testament  et 
codicille  de  Jacques  Blonde!,  chevalier,  seigneur  de 
Cuinchv.  —  Famille  de  CyNoIns*  Juillet  1231. 
{^  Actiuu  (lêtno  gracie  AT  CC""  XXX^  jtrimo,  même 
Julio  t>).  Lettres  par  lesquelles  Jean,  seigneur  de 
(^ysoing,  promet,  avec  le  consentement  de  son  fils 
aîné,  d'indemniser  R.  (Robert),  avoué  de  Béthune, 
qui  s'est  porté  caution  envere  Henri  de  Vomes, 
chevalier,  pour  le  mariage  do  sa  fille  avec  ledit  Henri, 
(«  arlversus  Henricutn  de  Vo7^es,  militern,  de 
onini  eo  de  quo  cartulani  dictas  H.  habet  de  me, 
de  masUagio  [ilie  mee,  et  debeo  eum  penitus  reddere 
indempnem  per  abandonnum  omnium  retint 
mearum,  quas,  si  defecerem,  posset  capere  in 
conductu  meo»). 


B.  1.')^).  (Carton.)  —   44  pièces,  parchemin;   2  pièces,  papier; 
5  sceimx  et  1  cachet  plaqué  en  mauvais  état. 

t!e&8-t«tt.  —  Famille  de  Dani^eau.  7  no- 
vembre 1322.  (  «  Le  dyenmunche  après  la  feste  de 
To?/ssaiiiSj  à  Agailli-lez-Dangeau  »).  Acte  par  lequel 


CHAMBKK  DKS  COMPTKS  I)K  LILLK.  —  TRKSOR  DES  CHARTKS.  —  MATIKRKS  (îKNMULOCilQ UKS. 


riïTi 


Guillaume  do  la  Touche,  prévôt  do  Yenville,  déclare 

que  (îuarsille   de écuyor,  siro  de  Dangeau,  en 

partie,  ayant  vendu  les  biens  de  demoiselle  Catherine, 
sa  femme,  il  assigne  à  celle-ci  d'autres  biens  détaillés 
dans  lesdiles  lettres  pour  remplacer  ceux  vendus;  sous 
le  vidimus  de  Jean  Loncle,  garde  de  la  prévôté  de 
Paris,  en  date  du  14  décembre  1322.  —  Famille 
Deye.  î^  juillet  '  1332.  Procuration  générale  donnée 
par  Daniel  Deyo  à  Jean  de  Mees,  Pierre  de  Nuisemont 
et  Pierre  de  Hautecourt.  —  Famille  de  DuflTel. 
15  octobre  1391 .  Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Duffel, 
seigneur  de  Thielen,  déclare  que  le  seigneur  de  Duffel 
et  de  Herlaër,  son  neveu,  lui  a  fait  don  de  trois  viviers. 
—  Famille  de  Don.  Janvier  1253.  («  Efi  l'an  de 
rhicai^natlon  Jhèsti  Crlst  MCC  ef  LU,  el  mois  de 
Jerwier  »).  (^hirographe  portant  que  Baudouin,  frère 
d'Arnould  Moulin,  a  vendu  eiwerpi  à  Isabelle  de  Don, 
une  maison  «  et  tout  le  estre  »  en  la  rue  du  Fossé,  et 
que  le  poirier  sis  entre  la  cour  et  l'enclos  appartient  à 
ladite  Isabelle  qui  ne  pourra  en  planter  d'autres.  — 
Famille  d'Esmont.  23  décembre  1611.  Sentence  du 
Grand  Conseil  de  Malines  condamnant  dame  Marie  de 
Lens,  comtesse  d'Egmont,  baronne  d'Aubigny,  épouse 
de  messire  Charles,  comte  d'Egmont,  prince  de  (iavre, 
chevalier  de  la  Toison  d'Or,  etc.,  à  maintenir  et 
obsen^er  le  contrat  de  constitution  de  rente  passé  par 
elle, dûment  autorisée  de  son  mari,  et  messire  Philibert 
de  Mol,  protonotaire  apostolique,  chantre  et  chanoine 
de  S^«  -Gudule  à  Bruxelles,  messire  Nicolas  Rochoex, 
chevalier  et  bourgmestre  de  la  ville  d'Anvers,  et  le 
collège  de  la  Compagnie  de  Jésus  de  la  ville 
de  Malines,  etc.  —  Famille  d'JBnffhlen.  Sans 
date  ;  vers  1381.  Lettres  par  lesquelles  Engelbert 
d'Enghien  se  défend  auprès  du  duc  Albert  de  Bavière 
des  accusations  qui  lui  imputent  d'avoir  assassiné  son 
neveu  (iauthier  d'Enghien  et  mis  le  feu  au  logis  du 
comte  de  Flandre,  et  demande  à  se  justifier  devant  la 
cour  de  Mons. — 30  août;  sans  date  d'année,  vers  1403. 
Lettre  de  Louis,  seigneur  d'Enghien,  à  Philippe  le 
Hardi,  duc  de  Bourgogne  et  comte  de  Flandre,  pour 
s'enquérir  de  ses  nouvelles  et  lui  faire  ses  offres  do 
service  en  cas  de  guerre.  —  Famille  d'Rn^los.  1393, 
11  octobre,  Lille.  Sentence  du  duc  de  Bourgogne  pour 
mettre  fin  à  la  guerre  que  se  font  Jean  dEnglos  et 
Jacques  de  Neuve-Église.  —  Famille  d'Useobecqve 
de  RaiMiart.  Février  1391.  Vidimus  des  lettres 
d'anoblissement  accordées  par  le  roi  Charles  VI  à 
Jean  d'Escobecque  elàRoberte  de  Ransart,  sa  femme. 


demeurant  tous  les  deux  à  Lille.  —  Famille  d'fi^ 

elalbe».  15  juin  1349.  Vente  d'un  fief  consistant  en  un 
manoir  et  en  des  lerres  sis  à  Bourghelles,  faite  par 
Catherine  d'Anloing  et  Gérard  d'Esclaibes,  son  mari, 
à  Hugues  de  Lannoy,  seigneur  de  Lys.  —  8  août  1375. 
Deshéritement  passé  devant  le  bailli  de  Cambrai  et  du 
Cambrésis,  de  la  terre  de  Viesly  et  de  ses  dépendances, 
par  Grars  d'Esclaibes,  seigneur  dudit  lieu,  qui  on  adhé- 
rite  Grai*s  d'Esclaibes,  son  fils  aîné.  —  Sans  date  ; 
XV"  siècle.  Attestation  par  (iérard,  bâtard  d'Esclaibes, 
âgé  d'environ  75  ans,  déclarant  qu'il  y  a  bien  50  aus 
que  le  seigneur  d'Esclaibes,  son  père,  a  fait  cueillir, 
couper  et  dépouiller  à  son  profit  les  saules  qui  font 
l'objet  d'un  débat,  et  quant  à  la  juridiction  dont  ils 
dépendent,  il  se  souvient  qu'il  a  vu  prendre  et  arrêter 
des  gens  près  desdits  saules,  mais  il  ne  sait  pas  par  qui  ; 
mais  il  a  ouï  dire  et  maintenir  que  de  mémoire  d'homme 
le  chemin  et  les  saules  jusqu'aux  bornes  Florent 
Laubry  sont  de  la  juridiction  et  de  la  seigneurie  de  la 
terre  de  Viesly.  —  Famille  d'K^eornay.  12  mai 
1317'.  («  Le  jour  fie  l'Ascensioft  »).  Lettres  par  les- 
quelles Robert  d'Escornay  promet  de  rendre  au  comte 
de  Flandre  sa  maison  d'Escornay  aussitôt  qu'il  en  aura 
été  requis.  —  Famille  d'Usnew.  Mare  1397.  Aliéna- 
tions do  rentes  sousaMies  en  leur  nom  persoimel  par 
Jean,  sire  d'Esnes,  bailli  d'Arras,Walier  Painmouillet, 
bourgeois  de  Douai,  Jean  d'Antoing,  sire  de  Briffœil  et 
de  Bury,  Jean,  sire  de  Montigny-en-Ostrevant,  Ostes, 
sire  do  Lallaing,  de  Bugnicourt  et  de  Fressain, 
Ansiauls  de  Trazegnies,  sire  de  Heppegnies  et  de 
Manny.  —  Famille  de  le  Fanehllle.  Le  Quesnoy, 
le  samedi  4  janvier  1382.  («  Le  samedi  quatre  jours 
ou  mois  de  janvier  Van  mil  trois  cens  quatre  vins 
et  tm  »).  Lettres  par  lesquelles  le  duc  Albert  de 
Bavière,  comte  palatin  du  Rhin,  gouverneur  et  main- 
bourg  des  comté  de  llainaut,  duché  de  Hollande  et  de 
Zélande  et  seigneurie  de  Frise,  accorde  à  Jean  de  le 
Fauchille  qu'il  avait  retenu  en  prison  sur  la  réquisition 
du  comte  de  Flandre,  sa  liberté  à  condition  de  se 
représenter  devant  la  cour  de  Mons  toutes  les  fois 
qu'il  en  sera  requis  ;  sous  le  vidimus  de  Jean  de 
Brueil,  doyen  de  la  chrétienté  de  Valenciennes,  en  date 
du  29  décembre  1382.  —  Famille  de  Flenne«. 
Gand,  le  14  décembre  1318.  («  Ijejour  St-Nicaise  »). 
Lettres  par  lesquelles  Jean,  seigneur  de  Fiennes  et 
châtelain  de  Bourbon l'g,  s'oblige  à  rendre  une  somme 
de  300  livres  parisis  qui  lui  avait  été  prêtée  par 
monseigneur  Jean  de  Zaemslachte. — 13  Janvier  1413. 


Nord.  —  Série  B.  —   T.  I.  (2"»«  Partie). 


506 


ARCHIVES  DU  NORD. 


(".onirat  de  mariage  d'Aleaume  d'Averoult  et  de 
Mathilde  de  Fiennes.  —  14  septembre  1  il3.  Don  par 
Colard  de  Fiennes  à  Mahaut  de  Fiennes,  sa  sœur,  du 
fief  de  Joumy  tenu  de  la  seigneurie  de  Farquesalle  ; 
doublejde  celte  donation.  —  Famille  Flament  de 
€«nnj  et  de  \^renue«.  7  août  1388.  Accord  conclu 
entre  Raoul  Flamcnt,  chevalier,  seigneur  de  (!anny  et 
de  Varennes,  et  Jean  de  Canny,  dit  le  Baudrain,écuyer, 
son  neveu.  —  Famille  de  Fontaine.  25  novembre 
.1273.  {^  L'an  del  Incarnation  Nosire  Ségneur  mil 
et  ce  septa)ite  et  trois,  le  jor  sainte  Katerine  «►). 
Letlres  par  lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  permet 
que  les  2.000  livres  tournois,  que  fou  messire  Nicole 
(Nicolas)  do  Fontaine,  évêquo  do  Cambrai  ot  sire  de 
Fontaine^  avait  laissées  à  ses  deux  niéchains  (nièces), 
Mahaut  ot  Isabelle,  fiUos  d(*  fou  Baudouin  do  Denain, 
chovalior,  sur  la  torro  do  Fontaine,  soient  prises  sur 
la  partie  do  CiHtc*  torro  tonuo  on  iiof. 


B.  1547.  (Canon.) —  10  pièces  et  1  cahier,  7  feuillets,  parchemin  ; 

r>  pièces  et  1  cahier,  0  feuillets,  papier  ; 

13  sceaux  incomplets  pour  la  plupart. 


t!et«-X¥ll«     wlèeie*  —    Famille    de    (Uand. 

Bergues,  le  '^7  juillet  1226.  («  Datutn  Bergis,  anno 
Dont  in i  M^CCXX''   sewto.  feria    11^  post    festnni 
S.  Magdalene^).  Lettres  par  lesquelles  Hugues  et 
Siger  de   Gand  promettent  d'exécuter  et  entretenir 
le  jugement  qui  sera  prononcé  par  Jeanne,  comtesse 
de  Flandre,  Tabbé  de  (^ambron  et  Bernard,  prévôt 
d'Harlebèke,  au  sujet  du  différend  qu'ils  ont  avec  leur 
père.  —  Famille  de  €2a%re.  Sans  date,  vers  1292. 
Rasse  (Raciims)^  seigneur  de  Gavro,  et  Roger,  sei- 
gneur de  Ghistelles,  chevaliers,  promettent  de  payer 
avant  l'octave  de  la  Purification  de  la  Vierge  de  l'an 
1293,  à  Abriacis  Gérard  et  à  Renier  Balenzoni,  mar- 
chands de  Florence,  de  la  société  des  1  ullici,  et  des 
Rambertini,  2()   livres  sterlings  qu'ils   leur   avaient 
prêtées.  —  Famille  de  Gherbode.  23  juin  1600. 
Sentence  de  l'évêque  de  Tournai  au  sujet  du  mariage 
de  Philippe  de  Gherbode. —  Famille  de  Ghistelles. 
28  janvier  1273.  («  En  l'an  de  Jhèsus  Crist  mil  deus 
cens  sissante  et  douze,  le  samedi  devant  le  Candeler»). 
Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Ghistelles,  seigneur  de 
Voormezeele  et  de  le  Wasline,  déclare  avoir  donné  à 
Roger,  son  frère,  pour  son  partage,  450  livrées  de 


terre  par  an,  assignées,  savoir  :  100  livrées  sur  les 
terres  de  Cavelaër,  Erneghem  et  de  le  Walle  ; 
1(X)  livrées  sur  celle  de  Roussant  et  ses  dépendances  ; 

25  livrées  sur  le  tiers  des  renies  de  froment  de  l'espier 
de  Fumes;  225  livrées  sur  le  grand  tonlicu  de  Bruges; 
dans  le  cas  où  Guillaume,  son  frère,  et  Jean,  fils  de 
Wautier,  son  neveu,  mourraient  sans  enfants,  Roger 
aurait  150  livrées  de  terre  en  accroissement  de  sa  part. 
—  il  septembre  1393.  Remise  par  Philippe,  duc  de 
Bourgogne,  comte  de  Flandre,  en  considération  du 
mariage  de  Guillaume  de  Nivelles  avecMarie  de  Ghis- 
telles, cousine  du  duc,  des  droits  dont  ce  dernier  se 
prévalait  à  Flôtre  et  aux  environs.  —  S  juin  1413. 
Cession  provisoire  par  Jean  de  (Thistelles,  seigneur 
d'Esquelbecq,  Ledringhem  et  Angest,  à  sa  sœur 
Isabelle,  femme  de  Jean  de  Drincham,  seigneur  de 
Schierveld,  de  tous  les  revenus  de  sa  seigneurie 
d'Angest  jusqu'à  remboursement  de  la  somme  de 
3,000  livres  parisis  qui  était  due  à  ladite  Isabelle  pour 
sa  part  dans  la  succession  de  leurs  père  et  mère.  — 

26  février  14"i3.  Partage  fait  par  Isabelle  de  Ghistelles 
entre  ses  filles  Jeanne  de  Béthune,  femme  de  Jean  de 
Luxembourg,  seigneur  de   Beaurevoir,  d'une    part, 
Jacqueline    de   Béthune,  femme   de   Raoul  d'Ailly, 
vidame  d'Amiens,  d'autre  part,  de  toutes  les  terres  lui 
appartenant  et  qui  pourront  leur  échoir  à  sa  mort.  — 
1463.  Enquête  faite  à  la  requête  des  héritiers  de  feu 
messire  Guy  de  Ghistelles,  défendeurs,  à  rencontre  de 
Philippe  Unterzwane,  demandeur,  au  sujet  du  meurtre 
commis  sur  la  personne  d'Olivier,  bâtard  dudit  messire 
Guy  de  Ghistelles.  —  XVII*  siècle.  Fragments  généa- 
logiques concernant  les  familles   de  Ghistelles,  de 
Landas  et  de  Bourgogne.  —  Famille  Ciodin.  28  mars 
1387.  Lettres  de  rémission  accordées  par  Marguerite, 
duchesse  de  Bourgogne  et  comtesse  de  Flandre,  à 
Jean  Godin,  le  relevant  du  paiement  du  reliquat  d'une 
amende  de  la  somme  de  60  livres  qu'il  avait  encourue 
pour  avoir  frappé  une  femme  avec  une  «  cugniette  » 
(hachette).  —    Famille    de  Ck^rrevod.   Gand,   le 
22  mars  1509.  Minute  d'une  procuration  donnée  par 
Laurent  de  Gorrevod,  gouverneur  de  la  Bresse.  — 
Famille  de  Govy.  11   octobre    1401.  Lettres  par 
lesquelles  Jacques  d'Embremer,  lieutenant  du  bailli 
d'Amiens,  autorise  l'achat  de  onze  coupes  au  bois  de 
Lannoy  et  de  vingt  rasières  de  terre  à  Noyelles  et  à 
Weucq^  par  Martin  de  Gouy  aux  enfants  de  Jacques 
Watier.  —  17  mars  1410.  («  MCCCC  et  neufn), 
Senteucq  rendue  par  le  prévôt  de  Beauquesne  dans  le 


GHAMBKK  DKS  COMPTKS  DK  UI.LK.  -  TRKSOR  DES  CHARTKS.  -  MATIÈRES  aËNFL\LOGIQl'ES. 


5()T 


débat  entre  Jean  du  Woz,  dit  Froissant,  mari  et  bail 
de  Catherine  d'Estainbecque,  d'une  part,  Jean,  sei- 
gneur de  Gouy,  d'autre  part,  au  sujet  de  la  possession 
des  seigneuries  A'Anberch  et  iVAlz-Iez-Ftenin.  — 
16  septembre  1438.  Poursuites  judiciaires  exercées 
par  Isabelle  de  Gouy,  veuve  du  sire  de  Soyecourt,  fille 
et  héritière  de  feu  Marguerite  Du  Bos,  on  son  vivant 
femme  d'Alain  de  Longueval,  à  Tefiet  d'obtenir  le 
payement  d'une  somme  de  512  livres  que  laiite  dame 
de  Soyecourt  prétendait  lui  être  due.  —  Famille  de 
erand-MeiB.  Noveujbre  1269.  Déclaration  faite  par 
Guillaume  de  Gratunès  qu'il  quitte  Eustache  de  Cour- 
trai  de  tout  ce  qu'il  pouvait  lui  devoir  jusqu'alors  ^poiir 
Voccoison  de  warnison  de  Meausnes  et  de  Nueve^ 
Eglise  »  que  détient  ledit  Eustache  de  Courtrai.  — 
Famille  de  «rlbeval-en-Verehin.  7  avril  1398. 
Sentence  déboutant  de  la  plainte  qu'avait  faite  le 
seigneur  de  Gribeval-en-Verchin  à  l'occasion  de 
travaux  de  terrassement  exécu'és  par  un  de  ses 
voisins. —  Famille  C^erbert.  Sans  date  ;  XVP  siècle. 
Fragment  du  contrat  de  mariage  de  Claude  Gerbcrt 
avec  Jeanne  Le  Mesureui*.  —  Famille  dro».  St-Omer, 
le  22  décembre  1471.  Lettre  par  laquelle  Jean  Gros, 
premier  secrétaire  auditeur  du  scel  et  contrôleur  des 
domaines  et  finances  du  duc  de  Bourgogne,  fait  part  à 
Jean  RuflTault,  l'aîné,  procureur  à  Lille,  de  son  pro- 
chain mariage  avec  demoiselle  Guie  de  Messey,  nièce 
de  M^  de  Saillant,  chevalier  et  chancelier  du  Duc,  et 
l'invite  à  assister  à  la  «  feste  de  ses  nopces  qui  se 
tiendra  le  llll*  jour  de  février  prouchain  venant  quel- 
que part  que  mondit  seigneur  soit  ou  tant  assez  près 
d'ilec  *.  —  Famille  de  Gvenara.  1525.  Ordonnance 
concernant  l'exécution  du  testament  de  Diego  de 
Guenara.  —  Famille  de  Gnlnes  et  de  Châtlllon. 
—  Mai  1244.  (♦  Ce  fu  fait  Fan  del  itwanmtion  Met 
ce  quarante-quatre,  el  mois  de  maii>].  Quatre  lettres 
de  même  teneur  par  lesquelles  Amould,  châtelain  de 
Tournai  et  seigneur  de  Mortagne,  Amould,  seigneur 
de  Cysoing,  Robert,  avoué  d'Arras  et  seigneur  de 
Béthune,  et  Thomas,  comte  de  Flandre,  attestent  que 
Mathilde,  sœur  de  Baudouin,  comte  de  Guînes  el 
châtelain  de  Bourbourg,  a  renoncé  à  toutes  les  suc- 
cessions qui  peuvent  lui  venir  de  son  père  ou  de  sa 
mère,  en  considération  do  la  donation  que  lui  a 
faite  son  frère  Baudouin,  avant  son  mariage  avec 
Hugues,  comte  de  St-Pol,  de  terres  sises  à  Tourcoing 
(Torcoing)  et  ailleurs,  à  condition  que  dans  le  cas  où 
elle  \iendrait  à  mourir  sans  enfants,  lesdites  terres 


feraient  retour  à  son  frère  ou  à  celui  qui  serait  alors 
comte  de  Guines. 


B.  15'i8.  (Carton.)  —    17)  pièces,  parchemin;  19  pièces,  ilont  une 
imprimée  et  1  cihier,  24  feuillets,  papier. 

tM8-ttt&9.  —  Famille  de  HaineM.  8  septembre 
1515.  Lettres  de  confraternité  de  l'Ordre  des  Frères 
Prêcheurs  en  faveur  de  Martin  de  Hames,  —  1515. 
Octroi  d'indulgences  à  Martin  de  Hames,  seigneur  de 
Bethencourl  et  à  sa  famille.  —  28  janvier  1519.  Certi- 
ficat de  pèlerinage  à  St-Jacques  de  Compostelle 
accompli  par  Martin  de  Hames  et  Elisabeth  de  Lagraht, 
avec  les  prières  en  espagnol  et  en  latin  qui  doivent 
être  récitées  devant  le  Crucifix  pour  gagner  les  indul- 
gences.—  Famille  de  Hanirouart.  Février  1327. 
Testament  de  Catherine Hangouart  qui  veut  Atre  enter- 
rée sous  une  sépulture  monumentale  et  lègue  divers 
objets  de  luxe  (1).  —  20avriH647.  Certificat  d'ordi- 
nation délivré  par  Gaspard,  évèque  d'Anvers,  en 
faveur  de  noble  homme  Robert-Ignace  do  Hangouart. 
— 12  mai  1648.  Admission  de  Michel  de  Hangouart  ; 
seigneur  du  Plouich,  Piètre,  Pommcreau,  Grand  Bailli 
de  Wavrin  et  des  États  de  Lille,  de  dame  Anne-Marie 
de  Prudhomme  de  Hailly,  sa  femme,  et  de  Barthélémy- 
Françoisde  Hangouart,  son  fils,  aux  bénéfices  des  prières 
et  grâces  spirituelles  du  Saint-Ordre  des  Pères  Char- 
treux. —  9  décembre  1648.  Enquête  faite  pardevant 
l'évoque  de  Tournai  au  refuge  de  l'abbaye  do  Cysoing 
à  Lille,  au  sujet  des  menaces  de  mort  faites  à  messire 
Robert-Ignace  de  Hangouart,  prêtre,  seigneur  de  la 
Cour.  —  1651.  Enquête  faite  sur  l'injonction  de 
l'official  de  Tournai,  par  l'official  de  la  cour  spirituelle 
d*Ypres,  sur  la  demande  faite  par  demoiselle  Jeanne- 
Marguerite  Bulteel,  réclamant  la  nuUitédeson  mariage 
avec  Robert-Ignace  de  Hangouart,  seigneur  de  la 
Cour.  -  Famille  de  Haraveourt.  lU  décembre 
1367.  («  T^e  venredi  après  fieste  St-Cléniepit  d*yver^). 
Lettres  par  lesquelles  Tofficial  de  Toul  déclare  qu'en 
présence  de  Rolin  de  Lucey,  clerc,  demeurant  à  Pont- 
à-Mousson,  notaire,  est  comparu  noble  homme  Ber- 
trand de  Haraucourt,  chevalier,  qui  a  nommé  Jean, 
dit  Porrin  Poillardel,  son  cousin,  son  procureur  pour 
le  représenter  dans  toutes  les  affaires  qu*il  a  ou  pourra 


(1)  Ce  testoment  a  été  publié  par  Monseigneur  Dehamne,  (His- 
toire rieTArten  Flandre.  DocumentH.  Tome  I,  page  *i7l). 


DOS 


ARCHIVES  DU  NORD. 


avoir  devant  tous  juges,  prometlanl    de  tenir  pour 
ferme  et'stablo  tout  ce  qui  sera  fait  par  ledit  procureur. 
—  Famille   d«   HaYeffikerqiie.   Winendale,  le  7 
octobre  1278.  («  A   Wlucndale,  Va)i  del  lurarnation 
MCC  Himulc  et  flis  et  icyt,  le  voiredi  après  le  Saint- 
i^e//^ /»).!. ettres  par  lesquelles  Gui,  comte  do  Flandre, 
commet  Simon  (Lauwart),  son  bailli  de  Cassol,  pour 
adhériter  Jean,  fils  de  monseigneur  Gillon  de  Haves- 
kerke,  d'un  fief  tenu  du  Comte,  qu'il  avait  acheté  de 
monseigneur  Wolinc  de  Octinzelles  et  qui  dépond  du 
fief  de  Watlen,  tenu  du  Comte,  lequel  appartenait 
précédemment  à  Catherine,  mère  dudit  Jean  de  Haves- 
kerke.  —  Beauvais,  le  13  avril  1391.  Lettres  parlés- 
quelles  Charles  VI,  roi  de  France,  accorde  remission 
à  François  de  Haveskerque,  chevalier,   de  la  peine 
qu'il  pourrait  encourir  pour  les  rapt  et  enlèvement  de 
là  personne  d'Alips  de  Heuchin,  dame  de  Thiennes, 
qu'il  avait  ensuite  épousée.  —  Sans  date  ;  fin  du  XIV® 
siècle.  Lettre  par  laquelle  le  seigneur  de  Gruuthuuse 
demande  aux  gens  de  la  Chambre  des  Comptes  à  Lille 
qu'ils  accordent  une  prolongation  de  son  sauf-conduit 
à  messiro  François  de  Ilaveskerko  afin  qu'il  puisse 
réunir  ses  amis  pour  qu'ils  se  constituent  i>Gspleiges 
(cautions),  de  la  somme  qu'il  a  à  payer  pour  l'obtention 
des  lettres  do  rémission  précédentes.   —  Famille  de 
Hem.  Sans  date  :  XVI*  siècle.  Copie  du  testament  de 
Jean  de  Hem,  chevalier,  fondateur  de  la  maison  des 
Blanches  Robes  à  Lille.  —  Faiiillle  de  Hennin* 

18  février  1585.  Copie  du  contrat  d(^  mariage  de 
Philippe  d<*  Hayithi  (Hennin)  seigneur  de  L<\squin,  et 
d'isabeau  do  Douwain.  —  14  avril  162').  Contrat  de 
mariage  do  Jean-Baptiste  de  Hennin,  écuyer,  seigneur 
de  Calbrœucq,  licencié  es  lois,  ave«  demoiselle  Made- 
leine   Waliot.    —    Famille    de    Hémnn^lialère. 

19  juin  1595.  Contrat  de  mariage  de  Maximilien  de 
Héranghuière,  cîapitaiue  d'une  compagnie  d'infanterie 
wallonne  de  M'  le  comte  de  Boussu,  avec  noble 
demoiselle  Jeanne  de  Montigny,  dite  de  Siney.  — 
22  février  163^).  (Jlopie  authentique  du  testament  de 
Maximilien  de  Héranghuière,  chevalier,  seigneur  de 
Honcourt  et  de  la  Croix-Raoult,  ci-devant  capitaine 
d'une  compagnie  d'infanterie  wallonne,  etc.  —  Fa- 
mille de  Hewiiele.  13  mai  1570.  Sentence  du  Grand 
(Conseil  d(^  Malines,  rendue  au  profit  de  Jacques 
de  Hcssele,  chevalier,  conseiller  du  Roi,  contn*  le  duc 
de  Clèves  (Cleven),  seigneur  de  Winendaele,  au  sujet 
d'une  rente  d(^  :i77  florins,  15  patards  par  an,  apparte- 
nant auditJacquospardroîtsuccessoral. —  Famille  de 


HeMtrud.  Décembn^  1263.  («  En  Van  del  incarna- 
tion Notre  Signeur  mil  deas  rens  poissante  et  trois, 
et  aéois de déceailji'e*).  Lt^tlres  par  lesquelles  Isabelle, 
dame  de  H<^stru(i  (Hestruit)  et  de  Heule,  se  constitue 
caution  de  son  amé  Olivier  de  Sonewenghem,  chevalier, 
pour  une  somme  de  325  livres  parisis  qu'il  devait  i 
Thomas  de  Mons,  à  Grard  Leleu,  bourgeois  de  Douai, 
et  à  Hennin  Malet,  clerc,  fils  de  Hennin  Malel,  aussi 
bourgeois  de  Douai,  ot  promet  de  l<^s  indemniser  de 
toutes  les  pertes  qu'ils  pourraient  essuyer  par  suite 
de  retard  de  payement.  —  Famille  de  Hejlle.  St- 
Juil,  le  jeudi  28  mai,  sans  date  d'année;  milieu  du 
XV*  siècle.  Lettre  de  Guy  de  la  Trémoilleà  son  cher 
aire  et  frère  Jean  de  Heylle,  l'informant  qu'il  a  entre- 
tenu le  duc  de  Bourgogne  de  son  affaire,  mais  que  ce 
prince  n'a  encore  pris  aucune  décision  à  ce  sujet.  — 
Famille  de  HoffMadeu.  5  mai  1402.  Cession  par 
Elisabeth  de  Hofstaden  à  Guillaume  de  Hofstaden,  fils 
de  feu  Henri,  d'une  maison  avec  dépendances,  sise 
au-delà  du  pont  dit  Zacbrugge  sur  la  place  appelée 
Verstrate,  à  Bruges.  —  Famille  Holebel&e.  6  août 
1298.  (^Datuiti  an  no  Donmii  M^  CC^  nonagesinio 
octavo,  feria  quarta  pont  beatum  Petrum  ad  vin- 
f'ula  «►).  Lettres  de  F.,  doyen  de  la  chrétienté  à  Lille, 
contenant  la  quittance  délivrée  par  les  procureurs  de 
la  (îharité  des  Ecoles  de  Paris,  des  sommes  que  pouvait 
leur  devoir  Jean  Holebeke.  —  Famille  de  Honds- 
ehoote.  Mai  1248.  («  Actuni  anno  Dominimillesiino 
CC^XLP  oct/ivo,  même  Maio  »).  I>eltres  par  lesquelles 
Marie  de  Hondschoote,  veuve  de  Robert,  chevalier, 
seigneur  de  «  Herlebusterae  »,  donne  en  aumône  à 
Béatrix  de  Cassel,  sa  servante,  20  mesures  de  terres 
tenues  en  fief  de  la  comtesse  de  Flandre  et  situées 
sur  la  paroisse  d'Assenède.  —  Sans  date,  vers  1318. 
Lettres  par  lesquelles  Thierri  de  Hondschoote, 
chevalier,  prie  le  comte  de  Flandre  d'échanger  et  de 
délivrer  Jean  le  Poisson  prisonnier,  à  St-Omer.  — 
Famille  de  Home».  1^  Janvier  1307.  («  Ghegheven 
ende  ghemaët  int  es  heren  doenen  screef  duseyiticht 
drie  honders  ende  sesse  des  yares  daghes  •»),  Lettres 
par  lesquelles  Gérard,  seigneur  de  Hornes  et  d'Âltena 
donné  à  Robert  de  Gore,son  neveu,  la  terre  de  Token- 
ghem.— Famille Intermlnelll* Sans  date,  yerslSSO. 
Mémoire  dans  le  procès  d'Aldéric  Interminelli  contre 
la  veuve  de  Jean  Interminelli,  son  frère.  —  Famille 
Jauee.  Sans  date;  environ  1300.  État  des  fiefs  que  le 
seigneur  de  Jauce  tient  de  l'archevêque  de  Reims  et  de 
Tabbé  de  Mouzon  à  Sedan,  Bazeilles  et  Balan   et  de 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  -  MATIERES  (iÈNKALQCilQLES. 


oOî) 


révêqiio  de  Liège  en  Ardeuiies.  —  Famille  Jownmrt* 

1652.  Enquête  et  dépositions  de  témoins  au  sujet  de  la 
paternité  de  l'enfant  dont  est  accouché  Bonne  Jossart, 
hôtelière  de  la  Vignette  à  Tournai.— Famille  Keddel. 
25  Septembre  1588.  Attestation  par  Philippe  de  Her- 
taing,  commandant  de  Cambrai,  des  grands  et  loyaux 
services  qui  lui  ont  été  rendus  dans  les  guerres  civiles 
de  Flandre  par  Georges  Keddel,  originaire  d'Augs- 
bourg  (apud  Augustatn  Vincldicorum)^  pendant 
l'espace  do  dix  ans  dans  divers  offices. 

B.  ihhSK  (Carton.)  —  22  pièces  ot8  whiers,  40  feuillets,  parche- 
mins ;  9  pièces,  2  rouleaux  et  3  cahiers,  23  feuillets,  papier  ; 
17  sceaux  incomplets. 

i!e9ft-ttt39.  —  Famille  de  l^abroye.  Arras,  le 
10  juin  1547.  Gonlrat  de  mari^ige  do  Philippe  de 
Labroye,  écuyer,  seigneur  de  Marchais,  II6ricourt, 
etc.,  et  de  demoiselle  Isabeau,  de  St-Quentin.  — 
Famille  de  liallains.  Pont  d'Ain,  le  15  octobre 
sans  date  d'année,  vers  15()8.  Minute  d'une  lettre  de 

l'archiduchesse    Marguerite   au    maréchal    de , 

pour  lui  annoncer  le  projet  de  mariage  entre  sa  nièce 
de  Brussogne  et  le  seigneur  de  Lallaing.  —  Famille 
Ijambert  (de  Marqullllefl).  17  décembre  1637.  Avis 
pour  la  taxation  de  la  finance  due  à  l'occasion  de  la 
légitimation  de  Jeanne  Adony,  fille  de  messire  Georges 
Lambert,  de  Marquillies,  et  d'Isabeau  Ha.  —  Famille 
de  l^ambres.  Juin  1268.  («  Ce  fu  fait  en  l'an  del 
Incai'nation  Nostre  Signeur  )inl  deus  cens  Hissante 
et  toit,  el  mois  de  Jiiing  s>).  Lettres  par  lesquelles 
Baudouin  de  Larabres,  chevalier,  seigneur  de  Gour- 
celles,  promet,  conformément  à  une  cojivention  passée 
entre  la  comtesse  Marguerite  d'une  part,  et  lui,  de 
l'autre,  de  remettre  entre  les  mains  de  celle  princesse 
ou  en  d'autres,  à  son  commandement,  Icfief  du  fi/'wc; 
il  promet,  en  outre,  de  faire  agréer  cette  remise  par 
Baude,  son  fils,  quand  il  sera  majeur,  et  comme 
garantie  de  cette  promesse  il  engage  tous  ses  biens.  — 
Famille  de  lianda«.  Courtrai,  le  1"  janvier  1225. 
Accord  en  restitution  de  biens  entre  Amould  de  Lan- 
das  et  Jeanne,  comtesse  de  Flandre  :  «  Jo  Arnos  de 
I^ndast,  sires  d'Aines,  fa  savoir  à  los  ciaus  ki  sunt  et 
ki  avenir  serunt  ki  ces  lettres  verront,  que  tele  est  la 
forme  de  pais  entre  me  hâte  dame  Jehanne  le  Contesse 
de  Flandres  et  de  Hainaut  el  mi:  que  jo  et  mi  enfant 
devons  rendre  à  se  merci  quanquo  nos  avons  pris  en 
le  terre  me  dame  et  on  le  lorro  cun  tionl  de  li  de  cui 
que  nos   laiens    pris    puis    le    pais    ki    fu  faite*  à 


Hainnion-kasnoit  le  mardi  devant  lascention  lan  del 
Incarnation  Mil  et  dcuscens  et  vinletrois  entre  liet 
mi  ;  et  jo  et  mi  enfant  avons  quité  claniet  à  li  et  a  ses 
oirs  loles  le  querelos  que  nos  avons  eues  en  vers  li 
de  le  terre  de  Fratrclos;  etdetotes  autres  quereles, 
ne  jo  ne  mi  enfant  ne  perrons  rien  clamer  en  après 
en  ces  quereles  se  cho  non  que   mesi  Ernos  d'Aude 
narde  et  mesi  Radous  deMoretaigne  el  mesiJehansde 
Cyson  men  donront  sans  jugement  dire  et  sens  vérité 
enquerre  ;  et  je  en  doi  avoir  les  lettres  pendans  de  ces 
trois  ki  sunl  per  de  Flandres,  que  cho  qu'il  diront 
sera  fermement  tenut  et  il  en  doivent  esive  bien  scgur 
de  li  quele  tonra  cho  que  chil  troi  diront,  et  dos  autres 
quereles  ki  ne  sunl  mi  encontre  li,  si  me  doit  me  dame 
estro  bone  de  droit  faire  à  mi  et  à  mes  enfans  sans  le 
sien  mettre  et  san  cho   quele  ne  soit  escommenié. 
Ces  lettres  furent  douées  à  Cortrai,  le  jor  de  l'an 
Renuef  Tan  del  Incarnation  Mil  et  deus  cens  et  vinte- 
qualre».  — Ypres,  le  27  janvier  1232.  (»  Datutti  Ipris 
unno  Donùni    A/"  C(y  XXX^  prinn),  /'cria    tertia 
anie  Purificationetn  heate   Vi/yinis  »).    Lettres  par 
lesquelles  Amould  de  Landas  reconnaît  avoir  reçu  des 
comte  et  comtesse  de  Flandre  la  somme  de  600  livres 
parisis  qu'ils  lui  avaient  promise  en  vertu  d'une  tran- 
saction. —  Famille  de  Ijannoy.  Lille,  le  25  juin 
1383.    Lettres   de    rémission    accordées  par   Louis, 
comte  de  Flandre,  duc  de  Brabant,  comte  d'Artois  et 
de  Bourgogne,  etc.,  à  Baudet  de  Lannoy,  son  sujet, 
qui  avait  participé  à  la  mort  de  Jacquemart  des  Fon- 
taines, fils  de  Jacquemart  des   Fontaines  ;  sur  los 
représentations  qui  lui    ont  été  faites  par  les  amis 
dudit  Baudet  de  Lannoy,   que  celui-ci    avait  donné 
satisfaction  à  la  partie  civile  et,  qir'il  était  depuis  long- 
temps hors  du  pays,    le  comte  de  Flandre  lui  fait 
remise  de  la  peine  criminello,  corporelle  et  civile  qu'il 
aurait  pu  encourir  à  cause  dudit  meurtre  ainsi  que  de 
la  confiscation    de   ses  biens.  —    1.^)09.   Projet    de 
mariage  entre  Charles  de  Lannoy,  seigneur  de  San- 
sellos,  et  Françoise   de  Moutbel.  —  1523.  Contrats 
d'acquisition  par  Martin  de  Lannoy,  de  Pierre  de  Lan- 
noy, son  frère,  de  fiefs  sis  à  Hautpont  et  A  Néchin,  et 
par  lesquels  il  s'engage,  entre  autres  choses  à  faire 
apprendre  le  métier   de  bonnetier  à   un  jeune  fils 
bâtard  dudit  Pierre  de  lannoy.  —  Famille  de  Ia 
Salle.  7  janvier  1328.  (♦  Mil  CCC  vint  el  sept,  le 
juedi  d'après  la  Typhannie,  VWjour  de  Janviers). 
Vente  passée  pardevant  le  prévôt  de  Paris,  de  terres 
sises  à  Villeneuve,  par  Michel  de  La  Salle. —  Famille 


510 


ARCHIVES  DU  NORD. 


de  liliuliiili».  Sans  date,  vers  1480.  Mémoires  produits 
dans  le  procès  pendant  entre  Gilbert  de  Launais  et 
Guillaume  Ricasme,  au  sujet  du  payement  do  rentes. 
—  FAinlIle  l.ebœuC  23  juillet  1410.  Enquête  au 
sujet  de  la  noblesse  do  Gérard  Lobœuf.  —  Famille 
lieblAiie.  1552.  Diplôme  de  licence  en  tous  droits 
délivré  à  Alexandre  Le  Blanc,  de  Lille.  — 19  août  1568. 
Lel  très  de  partage  des  biens  des  grand'mère  et  oncles  de 
Guillaume  Leblanc,  surnommé  Desfontaines.  —  155!^. 
Donation  faite  h  son  fils  Alexandre  par  Guillame  Le 
Blancg,  seigneur  de  Hauchin,  des  meubles  et  ustensiles 
qui  garnissaient  sa  maison  dite  do  l'Ermitage  à  Lamber- 
sart.  —  23  mars  1557.  Lettres  pat(3ntes  do  Philippe  II, 
roi  d'Espagne,  relatives  au  procès  pendant  entre  Guil- 
laume Leblancq,  écuyer,  seigneur  de  Bailleul,  etc.,  et 
demoiselle  Jeanne  de  la  Motte,  sa  femme,  d'une  part,  et 
Guillaume  Leblancq,  seigneur  de  Hauchin,  pftrectbeau- 
père  desdits  demandeurs.  —  6  mars  1561.  Lettres 
d'achat  par  M.  de  Meurchin  de  sa  maison  située  en  la  rue 
de  la  Barre,  paroisse  Ste-Catherine  à  Lille.  —  1574. 
Pièces  concernant  la  succession  d'Alexandre  Leblancq, 
écuyer,  en  son  vivant,  seigneur  de  Meurchin.  — 
Famille  l^eelere.  Mars  1298.  {«En  Van  rie  (jrâcc 
mil  CCLXXXet  diset^  au  mois  de  niarch»).  Requête 
d'Yolande,  dame  d'Enghien,  adressée  à  son  père  mon- 
seigneur de  Nevers  et  à  noble  homme  monseigneur 
Philippe  de  Flandre,  son  oncle,  pour  les  prier  d'aider 
et  de  soutenir  Gillot  Le  Clerc,  né  de  bonnes  gens,  dans 
les  affaires  qu'il  avait  en  cour  de  Rome.  —  Famille 
Eieeottte.  15  novembre  1492.  Constitution  de  procu- 
reurs par  Regnaud  Leconte,  secrétaire  du  roi  des 
Romains  et  de  l'archiduc  d'Autriche.  —  Famille 
Ijemaire.  Février  1317.  Chirographe  contenant 
l'acte  d'achat  par  Gilles  Li  Maire  de  Plenkes,  de  Jean 
de  Beaucamp  et  de  Piéronne,  sa  femme,  d'une  rasière 
d'avoine  de  rente  avec  cinq  chapons  payables  perpé- 
tuellement à  lui  et  à  ses  hoirs,  savoir  la  rasière  d'avoine 
à  la  St-Remi  et  les  cinq  chapons  à  Noël.  —  Famille 
Ijemerriiler  da  Péa^e.  1612.  Lettre  des  députés 
au  droit  de  nouvel  acquêt  relative  aux  droits  dus  pour 
l'anoblissement  du  sieur  Le  Merchier,  écuyer,  seigneur 
du  Péage.--  Famille  de  Eieutal^eM.  Sans  date;  vers 
1517.  Requête  de  Jean  de  Lentaiges,  dit  le  Louvot, 
écuyer,  et  de  Gérard  de  Dret,  seigneur  d'Aisy,  tuteurs  et 
curateurs  des  enfants  mineurs  délaissés  par  feu 
Gérard  de  Lentaiges,  dit  le  Louvot,  et  de  demoiselle 
Françoise  de  Toisy,sa  femme,  en  leur  vivant,  seigneur 
et  dame  de  Balaon,  pour  obtenir  la  remise  de  l'un  des- 


dits enfants,  Charlotte  de  Lentaiges.  —  Famille  de 
lievin.  1"'  août  1392.  Preuves  de  noblesse  pour  Jean 
de  Levin.  —  Famille  de  lilehterveMe.  6  juillet 
1392.  Acte  par  lequel  Victor  de  Lichtervelde  donne 
en  cens  perpétuel  à  Mathieu  Bemsen,  sur  la  demande 
du  Imrgrave  (PYpres  et  de  la  dame  de  Sladen,  son 
épouse  et  mère  dudit  Victor,  un  héritage  sis  en  la 
paroisse  de  Roulers,  —  Famille  de  l^lf^e.  5  sep- 
tembre 1329.  («  IjC  nia)*di  avant  U(  Nativité  Notre- 
Dame  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean,  roi  de  Bohême, 
de  Pologne  et  c^mte  de  Luxembourg,  donne  à  Fastreit, 
seigneur  de  Ligne,  chevalier,  une  rente  hérif  ière  de  cent 
livres  par  an  et  une  rente  viagère  de  cent  livres.  — 
Famille  de  liOiii^aiitre.  Gand,  le  10  décembre  1318. 
{^Données  et  fettes  à  Gand  le  dymenche  apriès  le 
Saint  Nicolay  Van  de  grâce  mil  trois  centz  dijs  et 
wijt  »)  Mandement  de  Louis  et  de  Robert  de  Flandre 
au  bailli  de  Gand  et  à  Ramelin  de  Hermelenghe  d'avoir 
à  faire  une  enquête  sur  la  propriété  et  jouissance  d'un 
fief  contesiées  entre  Marguerite  d'Arras,  damoiselle  de 
Madame  de  Chàteauvilain,  et  Catherine  de  Longastre.— 
Famille  de  lioovelde.  Sans  date  ;  XVP siècle.  Inven- 
taire des  bagues  et  joyaux  appartenante  feu  Madamede 
Loovelde.  —  Famille  de  Lon.  St-Omer,  2  juin  1394. 
Délai  accordé  par  Jean  de  Los  à  la  duchesse  de 
Brabant  pour  le  payement  d'une  rente  qu'elle  lui 
devait.  —  2  juin  1^4.  Lettres  par  lesquelles  ledit 
Jean  de  Los  renonce  à  toutes  les  poursuites  qu'il 
aurait  pu  exercer  à  l'occasion  des  dommages  causés 
sur  ses  terres  par  les  gens  du  duc  de  Bourgogne  et  par 
l'armée  du  roi  de  France  lorsqu'elle  traversa  le  pays 
de  Juliers  pour  aller  combattre  le  duc  de  Gueldre.  — 
Famille  lioneliart.  9  mai  1265.  («  L'an  del  Incar- 
nation mil  ce  sissante  et  cuinCy  le  samedi  prochain 
apriès  les  octaves  del  premierjour  del  mois  de  mayt). 
Lettres  par  lesquelles  Marguerite,  comtesse  de  Flan- 
dre, se  constitue  caution  pour  Gui,  son  fils,  au  sujet 
d'une  somme  de  2.400  livres  parisis  «  enviers  nostre 
boin  amit  Jakemon  Louchart,  fil  Englebiert  Louchart, 
bourgois  d'Arras  ».  —  Famille  li^uverfi.  S  mai 
1493.  Accord  entre  Oudard  Louvers  et  Philippe 
Louvers,  d'une  part,  et  Rais  Louvers,  d'autre  part,  en 
vertu  duquel  les  deux  premiers  porteront  les  armes 
de  Louvers,  pleines,  et  le  troisième  avec  une  brisure. 
—  Famille  de  IjUiiemlioarK.  1522.  Lettres  de 
pareatis^owT  exécuter  un  arrêt  du  parlement  de  Paris 
rendu  au  profit  de  Jacques  de  Luxembourg,  seigneur 
de«Gavre  et  autres,  contre  le  sieur  de  la  Gruulhuse.  — 


j 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  MATIÈRES  (îKNÊALOGlQrKS. 


r>ii 


24  décembre  1565.  Sentence  rendue  par  le  Grand 
Conseil  de  Malines  au  profit  de  Jacques  Hersele,  au 
sujet  de  quelques  biens  délaissés  par  Jeanne  de  Luxem- 
bourg, dame  d'Oostkerke,  contre  Antoine  Marbaix  et 
Ingelbert  Dailly,  exécuteurs  testamentaires  de  ladite 
dame  ;  copie  sur  papier  jointe. 

B.  1550.  (Carton.)  — 14  pièces,  parchemin  ;  12  pièces  ei  1  rouleau, 
papier;  Il  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

t9IM-te8«.  —  FamUle  de  MaIil  1615.  Diplôme 
de  bachelier  m  tdroqiœjure,  accordé  par  l'Université 
de  Douai  à  Antoine  de  Main,  du  Quesnoy.  —  Famille 
de  llamiiièfi.  12  décembre  1372.  Bail  à  rente  fait  par 
Pierre,  seigneur  de  Mammès,  chevalier,  en  son  nom  et 
comme  tuteur  de  Jacques  de  Mammès,  son  fils  mineur, 
et  par  Jean  de  la  Motte,  dit  Hovardois,  curateur  dudit 
mineur,  à  Adam  Copin,   demeurant    au   Chocquel, 
paroisse  de  Glominghem,  d'une  pièce  de  terre  sise  audit 
Chocquel,  sur  laquelle  se  trouve  un  moulin  à  blé, 
qui  appartint  à  Jacques  d'Aloes  et  ensuite  à  Pierre  de 
Wavrin  et  à  Marie,  sa  femme,  qui  l'ont  vendue  audit 
de  Mammès  pour  la  durée  de  sa  vie  et  de  celle  de  son 
fils  ;  sous  le  vidimus  du  bailli  de  Thérouanne  en  date 
du  26  janvier  1461.  —  Famille  de   Manleamp. 
Avril    1271.  («  En    l'an   dcl   Incarnation    Nostre 
Ségneur,  mil  (feus  chens  et  soissanteetonze,  el  mois 
(favrille  »).  Lettres  par  lesquelles  Renaut,  chevalier, 
«ire  de  Manicamp,  déclare  ne  pouvoir  rien  exiger  de 
Henri  de  Canduerre,  fils  de  feu  Adam  de  Canduerre, 
son  homme,  pour  le  fief  qu'il  tient  de  lui  et  de  ses 
hoirs,  successeurs  de  ce  fief,  jusqu'à  ce  qu'il  lui  ait 
rendu  dix  livres  parisis  qu'il  lui    avait  prêtées.  — 
26  juin  1303.  («  le  nierquedi  après   le  /este  de  le 
Nativité  Saint-Jehan-Baptiste  »).  Reconnaissance  par 
Ysabeau,  dame  de  Manicamp  et  de  Marteville,  d'avoir 
reçu  de  Jean  Josiaus  de  Sarmaises  «  son  homme  »,  la 
somme  de  cinquante  livres  parisis  pour  laquelle  elle 
s'oblige  et  ses  hoirs  à  ne  point  exiger  de  service  dudit 
Jean  et  de  ses  héritiers  pour  les  deux  fiefs  qu'il  tient 
d'elle  jusqu'à  ce  que  cette  somme  ait  été  remboursée.— 
Famille  de  MartoaiiK.  —  12  mai  1254.  Lettres  par 
lesquelles  Marguerite,  comtesse  de  Handre,  accorde 
à  Gérard  de  Marbaix,  seigneur  de  Bt*uer,  en  accroisse- 
ment du  fief  qu'il  tient  d'elle,  la  i-ente  que  tenait  d*elle 
le  sire  de  Wasquehal  sur  le  moulin  d'Espinoi.  — 
Mai  1259.  («  L'an  del  Incarnation  mil  deus  cens 
citiqtiante  et  neuf,  el  mois  de  may  »).  Lettres  par 


lesquelles  Gui,  comte  de  Flandre,  ratifie  le  don  pré- 
cédent.   —   Mai  1268.    («  En  Van  del  Incarètation 
Nostre  Séfjneitr  Jésu  Crist  niU  deus  cens  sessante 
et  irif,  el  mois  de  Maii>).  Lettres  par  lesquelles  (iérard 
de  Marbaix,chevalier,  seigneur  du  Brœuec,  déclare  que 
devant  Colard  des  Prés,  son  bailli,  Jean  «  Dancaus  », 
de  Templemars,  son  homme  de  fief,  a  vendu  à  Hélène 
et  à  Marie  Haze,  sœurs,  nées  à  Douai  et  demeurant  à 
Lille,  une  rente  annuelle  de  15  livres  parisis  assignée 
sur  le  fief  tenu  par  ledit  Jean  en  la  paroisse  de  Tem- 
plomars  ;  sous  le  vidimus  de  la  comtesse  Marguerite, 
en  date  de  mars  1272.  —  19  août  12î)2.  (<t  L'an   de 
Nostre  Segneurmildocens  nonante  et  deus,  le  mardi 
dedens  les  ocUices  de  VAssuittption  Nostre  Dame  >). 
Lettres   par  *  lesquelles    Gilles,  seigneur  du    Rœulx 
(Ruioez)^  (îautier,  seigneur  de  Ligne,  Watiers  Cij- 
saires   fie  Marbais,  (*hevalier,  et  «  //  gardiens  »  de 
Nivelles,  exécuteurs  testamentaires   de  feu  Gérard, 
seigneur  de  Marbaix   et  du  Brœucq,  attestent  que 
(lérard,  seigneur  de  Marbaix  el  du  Brœucq  et  châtelain 
de  Bruxelles,  a  donné  sur  le  fief  dn  Brœucq  tout  ce 
qu'il  lui  était  ordonné  par  le  testament  d(»  fou  (îérard 
de  Marbaix. — 18  novembre  1298.  («  IJan  de  grasse  mil 
deus  cens  quMre  vins  et  douze  as  octaves  dou  jour 
saint  Martin  »).  Quittance   de  Jean  «  Poches  dou 
Pahain  »  reconnaissant  avoir  reçu  de  Baudouin  le 
Borgne,  bourgeois  do  Lille,  mille  livres  tournois  pour 
la    torro    du    Brœucq.  —    Famille    de    llamix. 
Mostiers  (Moû tiers  on  Tarontaiso),  lo  1«'  avril,  sans 
date  d'année;  vers  15()8.  liOttre  de  Georges  doMarnix 
à  son  n<»veu  Jean  d(î  Marnix,  secrétaire  de  Tarchidu- 
chossc»  Margu(Tito,  pour  lo  féliciter  do    son  rapide 
avancement  et  lui  recommander  auprès  dosa  maîtresse 
l'affaire  do  son  ami  François  Festo.  —  Moûtiors,  le 
2  avril  1508.  Autre  lettre  du  même  au  môme  concernant 
dos  aflaires  de  famille.  —  Malines,  lo  4  avril   1508. 
Reconnaissance  par  Louis  Maraton,  au  nom  de  son 
maîtnî  monseigneur  de  Berghes,  d'une  dette  de  la 
somme  de  500  écus  d'or  au  soleil  envers  Jean  de 
Marnix,  secrétaire  de  l'Empereur  et  de  l'archiduchesse 
Marguerite.  —   Famille   Marquant.  21   novembi'e 
1396.  Enquête  sur  la  noblesse  de  Piorre  Marquant,  dit 
St- Venant.  —    Famille  de   Martinnart.  19    sep- 
tembre 1686.  Déclaration  par  lo  sieur  J.-B.  Wacrenier 
d'avoir  mis  entre  les  mains  du  sieur  Costa,  exécuteur 
testamentaire  de  M.  de  Martinsart,  doux  tapisseries  en 
garantie  du  payement  d'une  somme  de  36.000  florins 
qui   lui    avait   été   prêtée  sur  ladite  succi^ssion.  — 


512 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Faitillle  MarYllle.  10  mars  1391.  Lettres  d('s  g('ns 
de  la  (Chambre  des  Complos  de  Dijon  à  ceux  de  la 
Chambre  des  Comptes  d(^  Lille  au  sujet  de  la  succession 
do  Jean  Marville.  —  Famille  de  Maulile.  1611. 
Mandement  et  quittance  concernant  le  payement  du 
prix  de  la  seigneurie  de  Firmont,  confisquée  sur  Guil- 
laume de  Maulde,  seigneur  de  Mausart.  —  Famille 
MauvolKlii.  18  août  1325.  («  Die  Domlnica  post 
Assuhijitionem  béate  Mf/rie  Virginis  »).  Lettres  par 
lesquelles  l'official  de  l'évêché  de  Digne  fait  savoir 
qu'Allicîe,  dame  du  Bois  et  de  Villebonno,  veuve  de 
Jean,  dit  Mauvoisin,  chevalier,  d'une  part,  et  (iuyot, 
dit  Mauvoisin,  (^cuyer,  fils  de  ladite  dame  et  dudit  Jean 
Mauvoisin,  ont  fait  entre  eux  le  partage  de  la  succession 
de  ce  d(M*nier  ;  sous  le  vidiraus  de  l'official  de  Paris  en 
date  du  vendredi  après  la  Fête-Dieu  (21  juin  1331).  — 
Famille  de  Meleun  ou  lieliiu.  10  février-11  mars 
152-").  Ordonnance  de  l'cMnpereur  Charles  Quint  et 
enquête  relative  «  aux  rapts,  violences  et  homicides 
naguèros  advenus  en  la  maison  de  Mancicourt  où 
demeun»  ad  présent  Jacques,  bastard  d<:  Meleun.  » 
—  9-13  février  1525.  Ordonnance  et  requête  au  sujet 
de  riiomicide  commis  par  Jean  de  Melun,  vicomte  de 
Gand,  à  Béthune.  —  Malines,  le  4  mai  1525.  Lettres 
par  lesquelles  l'empereur  Charles  Quint  évoque  devant 
le  Grand  Conseil  de  Malines  le  procès  intenté  contre 
Jean  de  Melun,  vicomte  de  Gand,  et  Jacques, 
bâtard  de  Melun.  —  Famille  de  Meuthoii.  Maison 
de  Dunigar  (?),  le  18  novembre,  sans  date  d'année  ; 
vers  15()5.  Lettre  du  seigneur  de  Menthon  au  comte  de 
Monamez  (?)  lui  donnant  de  ses  nouvelles  et  lui  en 
demandant  des  siennes.  —  Famille  du  Mes. 
9  octobre  («  le  jour  de  la  St  Denis  »)  1383.  Ratification 
par  Jacques  li  Prouves,  chevalier,  sire  de  Capinghom, 
des  conditions  du  futur  mariage  de  Jean  dou  Mes,  fils 
de  Guillaume,  d'une  part,  et  d'Isabelle,  fille  dudit 
Jacques  li  Prouves,  de  l'autre.  —  Famille  de 
Mesiiem.  24  août  1399.  Obligation  souscrite  par 
Guillaume  de  Messem,  écuyer,  au  profit  d'Ansaldo 
Despiuulis,  marchand  génois,  pour  la  rançon  de  Tristan 
de  Messem,  son  fils  aîné,  qui  avait  suivi  le  comte  de 
Nevers  à  la  croisade  de  Nicopolis  et  qui  était  prisonnier 
en  Turquie  dans  une  ville  appelée  Miqiie.  —  Famille 
de  Meiileiit.  9  mars  1318,  Paris.  Lettres  par  les- 
quelles Bouchard,  comte  de  Vendôme,  Jean,  comte  de 
Roucy,  Jean  de  Ponthieu,  comte  d'Aubemalle,  Robert 
Bertrand,  sire  de  Briquebec,  Robert,  sire  d'Estoute- 
ville  et  autres  parents  et  amis  d'Amauri  de  Meulent, 


chevalier,  s'obligent  en  diverses  manières,  envers 
Ernoul  d'Enghien,  seigneur  de  Préaux,  afin  qu'il 
délivre  de  prison  ledit  Amauri  de  Meulent.  —  6  juin 
1318.  («  Le  mardi  aprèn  V Ascension  »).  Lettres  par 
lesquelles  Amauri  de  Meulent  confii*me  et  approuve 
les  lettres  ci-dessus.  —  Paris,  le  19  décembre  1318. 
(«  IjC  mardi  devant  la  Nativité  Nostre  Seiynear  »). 
Lettres  do  Guillaume,  cimite  de  Hainaut,  à  Bouchard, 
comte  de  Vendôme,  Jean,  comte  de  Roucy  et  autres 
parents  et  amis  d'Amauri  de  Meulent,  chevalier,  par 
lesquelles  il  veut  les  contraindre  à  payer  les  20.(KK) 
livres  parisis  qu'ils  s'étaient  engagés  à  remettre  à  Ernoul 
d'Enghien,  seigneur  de  Préaux,  si  ledit  Amauri  de 
Meulent,  son  prisonnier,  no  s'était  pas  rendu  en  prison 
à  la  St>Jean  dernièrement  passée,  ce  qu'il  n'avait  pas 
fait  ;  sous  le  vidimus  de  Henri  de  Caperel,  garde  de  la 
prévôté  de  Paris,  en  date  du  samedi  avant  la  Noël 
(23  décembre)  1318. 

B.  l.Til.  ((^arton.)  —  14  pièces,  dont  une  imprimée  et  1  rouleau, 
parchemin  ;  Z^  pièces,  4  rouleaux  et  1  cahier,  8  feuillets, 
papier  ;  19  sceaux  brisés  ou  incomplets. 

lt9S-tei8.  —  FAmllle  de  Mol.  Bruxelles,  le 
16  janvier  1547.  Contrat  de  mariage  de  Jean  de  Mol, 
gentilhomme  de  l'Empereur  et  d'Antoinette  Sauvage. 
—  Famille  de  Montrort.  2  mai  1239.  («  Dati/rn 
an  no  Domini  M^  CC^  XXX^  nono,  in  octava  Marci 
Euvfngeliste  »}.  Lettres  par  lesquelles  Jacques,  évêque 
de  Soissons,  donne  à  maître  Guillaume,  trésorier  de 
Soignies,  les  mêmes  pouvoirs  que  ceux  que  le  pape 
Grégoire  IX  lui  avait  donnés  par  une  bulle  y  insérée, 
datée  d'Anagni  le  10  septembre  1238,  par  laquelle  il 
mande  audit  évêque  de  s'informer  s'il  est  vrai  que 
Simon  de  Montfort,  comte  de  Leicester,  n'ait  pas  remis 
dans  le  temps  prescrit  à  Pierre  de  Braine  (Pierre 
Mauclerc),  comte  de  Bretagne,  croisé,  les  2,080  marcs 
d'argent  que  celui-ci  lui  avait  prêtés,  et  s'il  en  est  ainsi 
d'interdire  audit  comte  de  Leicester  la  jouissance  de 
tous  ses  biens  et  de  l'obliger  à  payer  celte  somme  sous 
peine  d'excommunication.  — :  Famille  de  liloiitini«- 
reiicy.  1 193.  («  Artuiu  est  hoc  ayano  ab  incarnaUone 
Domini  M^  C®  nonagesinto  tertio  »).  Contrat  de 
mariage  de  Mathieu,  seigneur  de  Montmorency,  avec 
Gertrude  (fille  de  Raoul  de  Nesle),  par  lequel  il  lui 
donne  en  douaire  la  moitié  de  ses  biens,  forteresses  et 
fiefs,  même  ses  acquisitions  futures  à  Montmorency 
et  ailleurs,  à  l'exception  du  donjon  de  Montmorency 
au  lieu  duquel  il  lui  donne  la  forteresse  d'Esqnen, 


CHAMBRE  DRS  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  —  MATIERES  (iENEALOfUQUES, 


►13 


(le  château  d'Ecouen),  qu'il  pourra  retenir  quand  il  le 
voudra  ;  il  lui  donne  aussi  les  fiefs  de  Renaud  de 
Muse-Avêne,  d'Adam  de  Villers  et  de  Malhieu  de  Lis- 
lette.  —  1570-1571.  Pièces  concernant  la  succession  de 
demoiselle  Françoise  de  Montmorency,  en  son  vivant 
dame  de  Hachicourt,  Wismes,  Vimy,  Liancourt,  etc. 
—  Famille  de  Montrevel.  Sans  date  ;  vers  1508. 
Minute  d'une  lettre  de  l'archiduchesse  Marguerite 
annonçant  la  donation  faite  par  elle  au  comte  de  Mon- 
trevel,  son  cousin  et  chevalier  d'honneur,  d'une  somme 
de  750  livres.  —  Famille  de  Morbeeque.  Sans 
date  ;  vers  1378.  Minute  do  l'acte  par  lequel  Jean  de  la 
Bourre  et  ses  pièges  devront  s'engager  à  maintenir  la 
paix  avec  les  seigneurs  de  Morbecque.  —  Sans  date  ; 
vers  1378.  Liste  des  hommes  par  devant  lesquels  Jean 
de  la  Bourre  s'est  engagé  à  maintenir  la  paix  ordonnée 
par  la  comtesse  de  Bar  entre  lui  et  les  seigneurs  ot 
gens  de  Morbecque.  —  Sans  date  ;  vers  1378.  Autre 
liste  des  hommes  qui  ont  assisté  au  plaid  où  Jean  de  la 
Bourre  a  engagé  tous  ses  biens  entre  les  mains  du 
bailli  de  Cassel  en  garantie  des  offres  faites  par  lui 
pour  le  maintien  de  la  paix  avec  les  seigneurs  et  gens 
de  Morbecque.  —  Ardres,  le  7  décembre,  sans  date 
d'année;  vers  1378.  Lettres  du  sire  de  Hondrecoidre 
à  la  comtesse  de  Bar  pour  la  remercier  de  ce  qu'elle 
avait  bien  voulu  employer  son  autorité  pour  ménager 
la  paix  entre  les  seigneurs  et  gens  de  Morbecque  et 
Jean  de  la  Bourre  et  lui  mander  que  ledit  Jean  lui 
envoie  ses  oflFros  par  écrit.  —  Ardres,  le  1 1  décembre 
1378.  Lettres  du  môme  à  la  comtesse  de  Bai'  au  sujet 
de  la  paix  entre  Jean  de  la  Bourre  et  les  soigneurs  et 
gens  de  Morbecque.  —  Sans  date  ;  vers  1378.  Offres 
faites  par  Jean  de  la  Bourre  à  Wautier  et  Roger  de 
Morbecque,  frères,  écuyers,  et  à  leurs  amis,  par  l'in- 
termédiaire de  la  comtesse  de  Har,  au  sujet  do  la  paix 
à  intervenir  entre  lui  et  lesdits  seigneurs  à  cause  de  la 
mort  du  sire  de  Morbecque  et  de  Jean,  son  fils.  — 
7  janvier  1379.  Autres  offres  faîtes  par  le  même  pour 
le  même  objet  à  la  comtesse  de  Bar  ;  quatre  copies  non 
signées  de  ces  deux  pièces.  —  Sans  date  ;  vers  1380. 
Liste  de  ceux  qui  ont  fait  prisonnier  mossire  Jean  de 
Morbecque.  —  Sans  date;  vers  1390.  Lettres  par 
lesquelles  Zergherkien  Lochallenc  supplie  la  comtesse 
de  Bar,  dame  de  Cassel,  de  ne  pas  le  condamner  au 
bannissement  à  l'occasion  de  la  mort  du  sire  de  Mor- 
becque. —  19  avril  1391.  Attestation  par  Jaqquemart 
liOsaige,  bailli  de  Cassel  et  les  hommes  de  la  cour  dudit 
Cassel,  que  Wautier,  sire  de  Morbecque,  Gilles  Walins 


et  le  sire  de  Peene  ont  promis  «  par  la  foi  de  leur 
corps  et  sur  paix  brisée  et  sur  meurtre  et  peine  de 
mille  francs  »  au  profit  de  la  comtesse  de  Bar, 
d'observer  la  sentence  qui  serait  rendue  par  ladite 
dame  dans  le  débat  pendant  entre  ledit  seigneur  de 
Morbecque,  ses  parents  et  amis,  d'une  part,  et  Gilles 
Wallins  et  le  sire  de  Peene,  do  l'autre,  au  sujet  de  la 
mort  du  sire  de  Morbecque,  de  Jean,  son  fils,  et  autres, 
leurs  compagnons.  —  Amiens,  le  16  novembre  1391. 
Lettres  par  lesquelles  Yolande,  dàine  de  Cassel, 
demande  des  éclaircissements  sur  les  prétentions  de 
ses  hommes  de  la  cour  do  Cassel  d'être  les  seuls  juges 
des  sires  de  Morbecque  et  de  Peone  ot  de  leure  pairs 
que  ladite  dame  avait  fait  emprisonner  pour  n'avoir 
pas  exécuté  le  jugement  prononcé  au  sujet  de  la 
guerre  privée  qui  régnait  entre  ces  deux  familles.  — 
1391.  Mémoires  pour  \\  comtesse  de  Bar,  dame  de 
Cassel,  contre  les  hommes  de  la  cour  de  ladite  ville 
dans  cotte  affaire.  —  26  juin  1396.  Requête  adressée 
au  receveur  général  du  duc  de  Bar,  seigneur  de  Cassel, 
par  Thierry,  bâtard  do  feu  Jean  de  Morbecque,  à 
l'occasion  des  mauvais  traitements  que  lui  avait  infligés 
Walins,  bâtard  du  sire  de  la  Bourre.  —  Famille 
Morliler.  1124.  Information  et  autres  pièces  produites 
dans  le  procès,  contre  Jean  Fransquin,  sergent,  pro- 
cureur général  de  Simon  Morbier,  chevalier,  seigneur 
de  Villers,  conseiller  du  Boi,  garde  de  la  prévôté  de 
Paris.—  FAïullle  MorlauM.  12  août  1311.  («  Le 
jeudi  avant  Nostie-Dahte  (VAouHt  »).  Jean,  dit 
Moriaus,  renonce  aux  biens  de  Grart  Moriel  et  de 
Marguerite,  sa  femme,  moyennant  le  payement  de 
18  livres  parisis  qu'il  recevra  après  leurs  décès.  — 
Famille  de  Mortaffoe.  20  mars  1272.  («  L'an  fiel 
Incaryiation  Jhésti  Cris  uni  deux  cens  et  sissante  et 
onse,  el  mois  de  marc,  le  diemence  devant  VAnoidion 
Nostre-Dame  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean,  seigneur 
de  Mortagne  et  châtelain  do  Tournai,  reconnaît  devoir 
àmonseignourRogierdeMortagne,seigneurd'Espierre, 
son  oncle,  200  livres  parisis  qu'il  promet  de  lui  payer 
dans  la  quinzaine  qui  suivra  sa  demande  de  rembour- 
sement.—  15  mai  1275.  (<s^En  Van  del  Inra7Viatif)n 
Nostre  Seigneur  ?nil  deus  cens  soissante  quinze,  le 
mercredi  après  tes  witaves  dou  jour  de  mai  »). 
Acte  par  lequel  Eustache  Hauwel,  bailli  d'Ypres  et  de 
Furnes,  déclare  devoir  et  promet  de  payer  à  noble 
homme  monseigneur  Rogier  de  Mortagne,  seigneur 
d'Espierre,  200  livres  monnaie  de  Flandre,  qu'il  lui 
avait  prêtées.  —  24  février  1276.  («  Ce  fu  fait  en  Van 


Nord.  —  Série  B.  —  T.  L  (2"^«  Partie). 


fO 


514 


ARCHIVES  DU  NORD. 


(Ici  IncariKititm  Noslt^e  Ségneitr  Jhcsa  Crisf  mil 
(leus  cens  .soissmite  et  quinze,  el  htois  de  février,  le 
lundi  après  le  Bouhourdirh  *).  Lettres  par  lesquelles 
Everars  Radons,  chevalier,  sire  de  Nivelles,  reconnaît 
devoir  à  Ropior  de  Mortagne,  chevalier,  seip^neur 
d'Espierre,  son  frère,  300  livres  d'Artois  qu'il  lui  avait 
prôlées  el  qu'il  promet  do  rendre  L^  jour  de  Bon- 
hourdic/f  de  l'année  suivante  ou  do  le  dédommager  de 
tous  les  torts  que  pourrait  lui  causer  le  retard  dans  le 
femboursemenl.  —  Mai  1276.  («  L'an  del  Incaniation 
mil  deus  cens  sissante  et  sèze,  el  mois  de  mai  i>). 
Lettres  par  lesquelles  Jean,  chevalier,  seigneur  de 
Mortîigne,  reconnaît  devoir  à  Agnès,  dame  d'Armen- 
tieres,  et  à  Hellin,  son  fils,  276  livres  d'Artois,  qu'il 
promet  de  rembourser  le  jour  de  Noël  de  l'année  1277; 
en  cas  de  non  payement  audit  jour,  il  consent  à  ce  que 
ladite  dame  et  son  fils  donnent  à  tel  seigneur  et  à  tel 
officier  judiciaire  qu'ils  trouveront  convenable  30  livres 
d'Artois  pour  les  contraindre  au  payement  de  cette 
dette,  s'obligeant  à  rendre  lesdites  30  livres.  — 
Décembre  1278.  ("«  I/an  de  V Incarnat iou  MCC  et 
LXXVIII,  el  mois  de  décembre  »).  Lettres  par  les- 
quelles Jean,  seigneur  de  Mortagne  el  châtelain  de 
Tournai,  renonce  en  faveur  de  Guillaume  de  Mortagne, 
son  frère,  et  d'Isabelle,  dame  de  le  Wilde-Espèke, 
femme  de  ce  dernier,  à  tous  les  revenus  de  la  terre  de 
Riimes  pour  en  jouîi'  pendant  leurs  vies  et  celles  de 
leurs  hoirs  directs,  (îomme  sa  sœur  do  Diestre  en 
jouissait,  et  ce,  en  acquit  de  tout  ce  qu'il  leur  devait  ; 
il  promet  de  dédommager  Gui,  comté  de  Flandre,  qui 
s'était  constitué  sa  caution  envers  eux.  —  3  mars  1282. 
(«  IJan  del  Incarnation  Nostre  Sûjneur  mil  deus 
cens  quatre  vins  et  un,  le  mardi  après  le  premierain 
jour  de  marc/f  »).  Lettres  par  lesquelles  Hellin  de 
Waziers,  sire  de  Heudincourt,  reconnaît  avoir  reçu 
des  exécuteurs  du  testament  de  feu  Roger  de  Mortagne 
30  livres  monnaie  de  Flandre.  —  27  avril  1291. 
(«  [jS  venredi  après  le  jour  fie  Paskes  Van  mil 
CCLXXXX/».) Evaluation  des  terres  appartenante 
la  «  damisele  »  de  Mortagne,  faite  par  sa  mère  et  par 
.ses  oncles,  savoir  Monseigneur  Thomas  de  Mortagne 
et  Monseigneur  Willaume  de  Mortagne,  en  présence  du 
comte  et  de  la  comtesse  do  Flandre  ;  le  revenu  annuel 
de  ces  terres  s'est  trouvé  monter  à  1.323  livres  tournois 
faisant  1.038  livres,  8  sols  parisis;  Tétat  des  dettes 
s'élevait  à  3.682  livres,  16  sols,  8  don.  parisis.  — 
Mardi,  3  novembre  1293.  («  Lan  de  grâee  mil  CC 
quatre  vins  et  traize^  lendemain  du  jour  des  arnœs 


(d mes)  par  un  dcmttrs  s>).  Lettres  par  lesquelles  Jean 
Aikins,  fils  de  Jacques  Aikins,  bourgeois  de  Lille, 
reconnaît  avoir  reçu  de  Marie,  damoiselle  de  Morlagno, 
châtelaine  de  Tournai,  par  les  mains  de  François  de 
Florence,  receveur  de  Mortagne,  308  livres,  2  sols, 
6  deniers  tournois,  que  messire  de  Mortagne,  père  de 
ladite  damoiselle^  lui  devait.  —  1386.  Plusieurs  lettres 
de  Gérard  de  Mortagne,  seigneur  de  Cavrines,  et  du 
seigneur  de  Chin,  contenant  les  propositions  relatives 
au  duel  qui  devait  avoir  lieu  entre  ces  deux  seigneurs 
à  l'occasion  d'injures  graves,  dont  se  plaint  ledit 
Gérard  de  Mortagne.  —  Famille  de  llorj.  7  août 
1618.  Diplôme  de  bachelier  in  utroque  jure  délivré 
par  l'Université  de  Louvain  à  François  de  Mory, 
d'Arras.  —  Famille  Du  Moallii.  Mai  1517.  Extrait  du 
registre  des  Chartes  commençant  en  1515,  déposé  à  la 
Chambre  des  Comptes,  f*  128,  renfermant  l'anoblisse- 
ment de  Jacques  Du  Moulin,  accordé  moyennant  finance. 

H .  lixïif.  (Carton).  —  3  pièces  ot  l  rouleau,  parchemin  ; 
2  pièce»  ei  1  rouleau,  papier  ;  2  sceaux  incomplets. 

i996-tll08.  —  Famille  de  hernie.  18  janvier 
1225.  («  Actu7èi  anno  Domini  M^  CC^  vicesimo 
quarto,  sabbato  ante  festum  sancti  Vificentii»), 
Lettres  par  lesquelles  Jean  de  Nesle,  châtelain  de 
Bruges,  reconnaîtavoir  reçu  de  la  comtesse  de  Flandre, 
la  somme  do  17.330  livres,  6  sous  et  8  deniers  parisis, 
qu'elle  lui  devait  à  échéance  des  foires  de  Lagnv,  — 
Melun,  février  1225.  (<c  Actum  Meloduni,  anno  Domi- 
ni millesimo  CC^  vicesimo  quarto,  mense  Februa- 
rio  »).  Lettres  par  lesquelles  le  même  Jean  de  Nesle 
déclare  avoir  vendu  à  Jeanne,  comtesse  de  Flandre, 
la  châtellenie  de  Bruges  et  tout  ce  qu'il  tenait  d'elle 
en  fief  et  hommage  et  reconnaît  en  avoir  été  pavé 
intégralement  ;  «  Et  me  teneo  pro  pagato  de  toia 
summa  pecunie  quam  habere  debébam  prx)  Me 
venditione  »). —  Pontoise,  22  avril  1314.  Lettres  par 
lesquelles  Philippe  le  Bel,  roi  de  France,  mande  à  Guil- 
laume de  Flamingue,  archidiacre  de  B et  à  Jean 

de  Roye,  chanoine  de  St-Quentin,  ses  clercs,  de  faire 
information  sur  le  débat  m(i  entre  Jean,  seigneur  de 
Nesle,  et  sa  femme,  d'une  part,  et  Jean  de  Hainaut, 
chevalier,  d'autre  part,  au  sujet  d'une  maison  nommée 
B^'fos.  — 1314.  Mémoire  touchant  la  terre  de  Brios 
provenant  de  la  succession  de  Raoul  de  Clermont, 
seigneur  de  Nesle,  connétable  de  France,  père  de 
Madame  de  Nesle,  femme  de  Jean  de  Chalon.  —  Fa- 
mille de  ifeufeliâtel.  18  octobre  1514.  Minute  de 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DE  LILl.E.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  MATIÈRES  GENEALO(iIQi:ES. 


r>i5 


la  donation  faite  par  Tarchiduchesse  Marguerite  d'Au- 
triche à  Ferdinand  do  Neufchâtel  do  la  somme  de 
3.000  livres  tournois,  en  considération  de  son  mariage 
avec  Madmoiselle  Eliennetle  de  la  Baume.  —  Famille 
de  Ifenvlreull.  30  janvier  1305.  («  En  Van  da grasse 
viil  IIP  et  IIII,  le  daarrahi  samedi  de  Jenvier  »). 
Reconnaissance  du  scel  do  Joan,s:ngnour  do  Xeuvireuil, 
faite  par  les  hommes  du  fiof  et  on  la  cour  de  Waulier 
d'Antoing,  seigneur  de  Bellonne  et  du  Bos,  comme 
étant  seigneur  féodal  dudit  Jean.  —  Famille  de 
IVosent.  Mars  1289.  («  Dation  anno  Doniini  M^  CC 
octoyesimo  octavo,  inense  Martii  »).  (Confirmation 
par  Gui,  comte  de  Flandre,  de  la  sentence,  y  insérée, 
rendue  à  Paris  le  jeudi  avant  l'Assomption  de  la 
Vierge  (12  août)  1288,  par  P.  (Pierre  Dubois,  dit 
d'Estrées,  frère  de  Raoul  d'Estrées,  maréchal  de 
France),  abbé  de  St-Corneille  de  Compiègne,  arbitre 
nommé  pour  terminer  loutes  les  difficultés  qu'il  y 
avait  entre  Guillaume  de  iVon^e;?/(Nogent),  chevalier, 
et  Mahaul,  sa  femme,  d'une  part,  et  Jean  de  Mortagne, 
seigneur  d'Espierro,  Robert,  son  frère,  chevalier, 
Jeanne  et  Marguerite,  leurs  femmes,  d'autre  part.  — 
26  avril  1289.  («  L*an  de  grâce  mil  deas  cens  quatre 
vins  et  neuf^  le  mercredi  après  Pasques  closes»). 
Lettres  par  lesquelles  Guillaume  de  Nogent,  chevalier, 
reconnaît  avoir  reçu  de  noble  prince  Mgr  le  comte  de 
Flandre,  les  lettres,  y  insérées,  du  mois  de  mars  1288, 
promettant  pour  lui  et  pour  Mahaut,  sa  femme,  de 
donner  audit  Comte  quand  il  en  sera  requis  des  lettres 
scellées  du  scel  de  la  Prévôté  de  Paris  et  dans  la 
forme  indiquée  dans  les  lettres  dudit  Comte.  — 
Famille  de  x-Voyelleit.  14  avril  1608.  Extrait  du 
testament  d'Adrienne  de  Noyelles,  dame  d'Antigneux, 
etc.  —  Famille  de  liojerf».  Octobre  1405.  Fragment 
d'un  mémoire  sur  la  succession  dos  seigneurs  de  Noyers. 

B.  15S^.  (Carton.) —  3  pièces,  dont  une  avec  lettrines  et  orne- 
ments en  or,  et  2  cahiers,  20  feuillets,  parchemin  ;  2  pièces 
et  1  cahier,  21  feuillets,  papier. 

i4t7-tet9.  —  Famille  Oeoeh.  20  septembre 
1417.  Lettres  par  lesquelles  Jean  Sans  Peur,  duc  de 
Bourgogne,  accorde  à  Jean  de  Ococh  surséance  pour 
toutes  les  poursuites  qui  pourraient  être  dirigées 
contre  lui  à  l'occasion  de  dettes  ou  pour  d'autres 
motifs  ;  attestation  par  Jean,  seigneur  de  Fosseux  et 
de  Nivelles,  que  ledit  Jean  d'Ococh  sert  dans  sa  com- 
pagnie et  sous  son  étendard  en  l'armée  que  le  duc  do 
Bourgogne  conduit  à  rencontre  des  ennemis  du  roi  de 


France.  —  Famille  d'OIffiile».  sans  dat^  ;  vers  1450. 
Mémoire  de  Jean  Hovine,  procureur  d'Antoine,  Phi- 
lippe et  Lion  d'Oignies,  héritiei-s  de  Guy  Guilbaut,  en 
son  vivant  trésorier  du  duc  do  Bourgogne,  au  sujet  des 
sommes  dues  h  la  succession  dudit  Guilbaut,  par  Martin 
Cornillo.  —  24  novembre  1571.  Sentence  du  Grand 
Conseil  do  Malines  reniUie  au  profit  de  dame  Gabrielle 
d'Ongnies  ou  de  ses  héritiers  contre  Isabeau  de  Haillies, 
au  sujet  de  la  jouissance  de  la  terre  de  Quesnoy-sur- 
Deûle.  —  Famille  d'OosterlInek.  28  octobre  1612. 
Contrat  de  mariage  de  Maximilien  Oosterlinck,  écuyer, 
lieutenant  de  la  compagnie  de  M.  de  Maries,  gouverneur 
d'Arras,  et  de  demoiselle  Françoise  Caillier,  veuve 
d'Adrien  de  Verlaing.  —  Famille  d'Orange.  1516. 
Traité  passé  cnire  Henry  Robinet,  de  Lons-le-Saunier, 
apothicaire  de  la   princesse    d'Orange,    et    Jacques 

Madanal,  do ,  chirurgien,  demeurant  à  Nozeroy, 

pour  desservir  l'office  d'apothicaire  de  ladite  princesse 
à  Nozeroy.  —  Famille  d'OrewmleaiK.  Avril  1464. 
Copie  des  lettres  d'anoblissement  de  Jean  d'Oresmieux, 
demeurant  à  Seclin.  —  Famille  d'Ortember^ 
Rome,  20  novembre  1586.  Diplôme  de  docteur  iu 
utroqnejare,  octroyé  à  Herraann  d'Ortemberg,  clerc 
du  diocèse -de  Ruremonde  (i. 

B.  [îxA.  (Carton.)  —  ()  pièces,  parcliemiii,  dont  une  avec  let- 
trines et  vignettes  en  couleurs  ;  8  pièces,  1  rouleau  et  1  cahier, 
11  feuillets,  papier. 

tSAS-tlMI7.  -—  Famille  Porret.  19  juin  1652. 
Testament  de  feu  Hubert  Porret,  en  son  vivant,  clerc 
de  l'église  abbaliale  de  Saint-Jean  de  Valenciennes.  — 
Famille  de  Péruwez.  6  mars  1301.  U  En  Va)*  de 
grasce  mil  et  trois  cens^  le  lundi  devant  le  tni-qua- 
remme  ■»).  Lettre  de  la  dame  de  Péruwez  et  du  Bruech, 
par  laquelle  elle  déclare  quitter  «  les  liens  de  Uous 
nnjlins  o  situés  dans  son  douaire  de  Flandre,  pour 
ses  hoirs  en  faire  leur  volonté.  —  Famille  da  Pire. 
Sans  date  XIV®  siècle.  Lettres  de  recommandation 
en  faveur  de  Colin  du  Pire,  d'Avelin.  —  Famille  de 
Plejne.  22  novembre  1560.  Testament  de  Thomas 
de  Pleyne  et  de  Marie  Des  Barres,  sa  femme.  —  9  sep- 
tembre 1577.  Copie  du  testament  de  Marie  Des  Barres, 
veuve  de  Thomas  de  Pleyne.  —  Famille  Porlou. 


(1).  Hormann  Orteniberg  fut  nommé  ôvêque  d'Arras  eu  1011. 
Son  diplôme  de  docteur  est  (funo  très  belle  i^criture  avec  invo- 
cation et  noms  propres  en  lettres  d*or.  Parmi  les  témoins  dont  les 
noms  y  sont  transcrits,  on  remarque  ceux  de  Thomas  Rellarmiu 
et  de  Henri  Canisîus,  le  célèbre  canoniste. 


51() 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Sans  date,  XV«  siècle.  Étal  des  frais,  coûts  et  dépens 
déclarés  par  Colart  Porion,  comme  mari  de  demoiselle 
Jeanne  Lecocq,  dite  Jovenel,  dans  le  procès  pendant 
devant  les  bailli,  lieutenant  et  hommes  de  fief  de 
Wissonnière,  contre  Baudouin  Costier.  ---  Famille 
de  la  Porie.  1G32.  Diplôme  de  licencié /y/  utroque 
jure,  délivré  par  l'Université  de  Dôle  à  Nicaise  de 
la  Porte,  de  Lille.  —  Famille  Portols.  1667.  Copie, 
non  signée,  des  lettres  de  rémission  accordées  par 
Louis  XIV,  en  considération  de  sa  première  et  heu- 
reuse entrée  à  Lille,  à  André  Portois,  sergent  de  la 
baronnie  d'Avelin  et  confrère  de  la  confrérie  de  St- 
Sébastien,  à  l'occasion  d'un  meurtre  commis  par  lui. 
—  Famille  de  Poaeques.  10  juin  1372.  (<^  Ghedaen 
intjaer  tnii^  hccren  als  mea  scree/'  dusoitich  drie 
hoiide/i  twee  en  de  tseverich  np  den  iiensten  dfwh  van 
icedemaeèd  »).  Acte  de  partage  de  biens  entre  messire 
Jean  de  Poucques  d'une  part,  et  dame  Jacqueline  de 
Bèvre,  dame  de  Poucques,  de  l'autre.  —  Vincennes, 
le  21  octobre,  sans  date  d'année  ;  probablement  vers 
1383.  Mandement  du  due  de  Bourgogne,  Philippe 
le  Hardi,  aux  gouverneur,  bailli  et  prévôt  de  Lille, 
au  sujet  du  débat  pendant  entre  Enlart  de  Poucques 
et  Arnoul  de  la  Barre  et  autres  de  la  ville  de  Lille 
dont  plusieurs  sont  détenus  prisonnière.  —  Paris, 
le  17  novembre  1383.  Lettre  du  chancelier  du  due  de 
Bourgogne  au  sieur  de  Rassenghien,  gouverneur  de 
Lille,  au  sujet  de  deux  débats,  l'un  entre  Jean  de  la 
Barre  et  ses  complices,  d'une  part,  et  Colin  Michel 
et  ses  complices,  d'autre  part  ;  l'autre  entre  ledit 
de  la  Barre  et  Enlart  de  Poucques,  dont  les  éche- 
vins  de  Lille  voulaient  prendre  connaissance  contrai- 
rement aux  droits  des  officiers  du  duc  de  Bourgogne, 
ce  qu'ils  ne  peuvent  faire,  attendu  que  le  délit  dont  il 
s.'agit  a  été  eommis  par  assemblée  de  gens  d'armes, 
avec  émeutes  et  invasions  méritant  une  punition  exem- 
plaire des  coupables.  —  12  septembre  1395.  Fragment 

d'une    quittance    délivrée    par de   Poucques, 

seigneur  de  Molimont.  —  1«^  janvier  1397.  Quittance 
d'une  somme  de  150  francs  délivrée  par  Jean  de 
Poucques,  seigneur  de  Molimont.  —  Famille  de 
Pretile».  1615.  Lettre  relative  aux  droits  dus  pour  l'oc- 
troi des  lettres  de  légitimation  obtenues  par  Jean  de 
Presles,  prêtre,  fils  naturel  de  Jean  de  Presles. — 
Famille  Du  Prêt.  19  novembre  1441.  Lettre  de 
Jean,  seigneur  de  Roubaix,  au  sujet  de  la  succession 
de  la  famille  Du  Prêt.  —  Famille  Prévostet.  10 
iuin  1500.  Ordonnance  de  Philippe,  archiduc  d'Autri- 


che, etc.,  accordant  à  son  valet  servant  Etienne 
Prévostet,  de  Salins,  en  raison  de  ses  bons  services, 
une  pension  de  4  sols  par  jour  ;  requête  dudil  Etienne 
Prévotet  à  l'archiduchesse  Marguerite,  à  l'effet  d'être 
payé  de  ladite  pension,  —  Famille  da  Ponehot. 
26  septembre  1365.  Testament  de  Jean  du  Ponehot. 

B.  ir>5r).   (Carton.)  —    18  pièces,  parchemin;    1  pièce,  papier; 
()  sceaux  incomplets  pour  la  plupart. 

t9flS-fl4Se.  ~  Famille  de  Quarte*.  28  et  31 

mai,  2  et  «3  juin  1391.  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
seigneur  de  Marescq,  écuyer,  Olivier  d*Halluin,  cheva- 
lier, Jean  Mauvoisin,  écuyer,  seigneur  de  Luchin, 
Roland  de  Morlagne,  dit  d'Espierre,  attestent  la 
noblesse  du  lignage  de  Jean  de  Quartes,  fils  de  noble 
homme  Gérard  de  Quartes.  —  12,  13,  15,  16,  24  et 
25  janvier  1392.  Actes  par  lesquels  Jean  Mauvoisin, 
seigneur  de  Luchin,  Roger  d'Auterive,  chevalier, 
Olivier  d'Halluin,  Gilbert  de  Lannoy,sire  de  Boaumont, 
Robert  de  Lannoy,  sire  de  Mingoval  et  de  Lys, 
Roland  de  Mortagne,  sire  de  Imij  et  de  Corbyon, 
Jean,  sire  do  Maresq,  Gérard  de  Steeohuys,  sire  d'Es- 
kienvenghien,  Félix,  seigneur  de  Steenhuys  et  d'Ave- 
lenghen,  Jean  de  Galonné,  dit  Blanckars,  sire  du  Mont 
et  de  Ferrant,  déclarent  que  Hugues  de  Quartes  est  de 
noble  extraction  comme  étant  issu  des  seigneurs  de 
Pottes.  —  9  juin  1385,  Adhéritement  pour  Hue  de 
Quartes  de  six  cents  ou  environ  de  terre  en  tranc 
alleu,  par  Bernard  Li  Couppez  et  Jeanne  de  Lavoncie. 
— Famille  Queval.  Sans  date;  vers  1436.  Supplique 
adressée  au  duc  de  Bourgogne  pour  obtenir  des  lettres 
de  légitimation  en  faveur  de  Jean  Queval,  fils  illégitime 
de  feu  Jean  et  de  défunte  Jeanne  du  Rivage,  à  cause 
des  seiTices  qu'il  a  rendus  au  duc  Jean  Sans  Peur  à  la 
bataille  de  Liège,  à  Paris  et  ailleurs,  ainsi  que  de 
ceux  rendus  aussi  par  plusieurs  autres  membres  de  sa 
famille.  —  Famille  de  Quevaueamp.  24  juillet 
1333.  Mandement  de  Philippe  de  Valois,  roi  de  France, 
ordonnant  au  bailli  d'Amiens,  d'ajourner  devant  le 
parlement  Gautier  de  Quevaucamp,  clerc. —  Famille 
de  Quiérj.  Aubigny,  1213.  («  Actwn  Albiniaci, 
anno  Doutinice  Incat^nationis  millesimo  ducente- 
simo  tercio  decimo  »).  Lettres  par  lesquelles  Gilles 
de  Berlette  déclare  que  Bernard,  seigneur  de  Quiéry, 
son  homme,  et  Olivier,  fils  dudit  Bernard,  ont  tnerpiy 
en  sa  présence  et  de  son  aveu,  à  Guillaume  Plume, 
citoyen  d'Arras,  sept  mencaudées  moins  un  tiers  de 
boitelée  de  terre,  situées  au  delà  du  Poirier,  sur  la 


CHAMBRK  I)P:s  COMITKS  I)K  LILLK.  —  TRKSOR  DES  CHARTKS.  —  MATIKRKS  (IKNEALOGigrKS. 


517 


route  d'Izel  à  Quiéry;  {<^desuper  pi/rttéti  de  Attre- 
bato  sicut  Itur  de  Ysct'  ad  vlllam  de  Kieri*).  — 
1213.  Arras.  («  Acturn  Afirebati  anno  Doraim  mille' 
sitiio  ducenlesimo  tercio  dechno  »).  Lettres  par  les- 
quelles Névelon,  maréchal  du  Roi,  bailli  d'Arras, 
déclare  que  Bernard,  seigneur  de  Quiéry,  et  Olivier, 
son  fils  aîné,  ont  reconnu  devant  lui  avoir  vendu  à 
Guillaume  Plume,  citoyen  d'Arras,  24  mencaudéos  de 
terre  sises  à  Quiéry,  tenues  d'Hugues  Tacon,  d'Aubi- 
gny,  et  de  Gilles  de  Berlette,  chevalier. 

B.  ir)îV3.  (Carton.)  —  0  pièces  et  1  ciihier,  130  feuillets,  parche- 
min ;  2  pièces,  papier  et  2  sceaux  incomplets. 

t99S-ieS8.  —  Fnmllle  de  Rniitte.  Château  de 
Rieulay,  le  17  mai  1519.  Contrat  de  mariage  de  M.  de 
Rasne,  capitaine  des  archers  de  corps  de  l'archiduc 
d'Autriche,  roi  de  Castille,  et  de  Mademoiselle  de 
Lannoy,  fille  de  Jean  de  Lannoy,  seigneur  do  Min- 
goval,  capitaine  et  gouverneur  de  Bouchain.  — 
Famille  de  RfiNweiiifhleii.  Sans  date;  XI V*' siècle. 
Supplique  adressée  au  duc  de  Bourgogne  par  Grard  de 
Rassenghien,  seigneur  de  Basserode,  pour  obtenir  le 
payement  des  arrérages  de  deux  l'entes,  l'une  de  cent 
livres  et  l'autre  de  50  livres,  constituées  par  le  comte 
de  Flandre  et  par  Henri  de  Flandre.  -  FAïullle  de 
Reenlot.  Sans  date  ;  XVP  siècle.  Requête  de  dom 
Pierre  de  Reculot,  religieux  de  l'église  St-Oyan  de 
Joux  ou  St-Claude,  à  Tefiet  d'obtenir  ses  lettres  de 
placet  pour  l'office  de  sacristain  de  ladite  église.  — 
Famille  de  Rode».  22  août  1284.  («  Anvo  Doniim 
M^  CC^  LXXXIIIP  infra  ociavas  Assu7iiptioms 
virginis  (jlortose  »).  Lettres  par  lesquelles  G.  (Gérard) 
de  Rodes,  chevalier,  seigneur  de  Melle  (?),  reconnaît 
en  présence  de  Roger,  (mré  de  Hoele,  d'Isabelle,  femme 
dudit  Gérard,  de  Mathilde,  sa  fille,  de  W. ..,  chevalier, 
son  fils,  de  Gérard  de  Berlighom  et  de  plusieurs 
autres  personnes  non  nommées  croisées  pour  le  voyage 
de  la  Terre  Sainte,  qu'il  s'est  aussi  engagé  à  faire 
ledit  voyage  à  condition  que  ses  exécuteurs  testamen- 
taires délivreraient  sur  ses  biens  meubles  à  chacun  de 
ses  parents  100  livres  monnaie  loyale  ;  et  bien  que  les 
vœux  des  vivants  ne  doivent  pas  s'étendre  au-delà  de 
leur  mort,  il  veut  qu'on  n'exige  pas  plus  de  ses  exécu- 
teurs testamentaires  que  ce  qui  est  fixé  dans  lesdites 
lettre».  —  5  février  1321.  («  Ijejeudy  après  le  Can- 
deler  en  Van  ht  il  trois  cens  et  vint  >)•  Lettres  par 
lesquelles  Jean  de  Rodes  déclare  donner  trêve  jusqu'au 


jour  de  la  mi-carême  prochain,  à  Robert  de  Bamb<^rch, 
chevalier,  au  sujet  du  différend  pendant  entre  tnix  à 
l'occasion  de  Jean  de  Lille.  —  Famille  de  RoImIu. 
5  février  1355  ;  7  mai  1394  ;  5  novembre  1406.  Testa- 
ment et  codicilles  de  Jeanne  de  Roisin,  fille  d'Alard  de 
Roisin.  —  23  mars  1564.  Sentence  rendue  au  profit  de 
messire  Jean  de  Roisin,  chevalier,  seigneur  de  Rongy, 
et  de  dame  Isabeau  de  Haiilies,  précédemment  veuve 
de  messire  François  d'Oignies,  en  son  vivant,  chevalier, 
seigneur  de  Quesnoy-sur-Deûle,  au  préjudice  de  demoi- 
selle Gabrielle  d'Oignies,  fille  héritière  de  feu  Christo- 
phe d'Oignies,  en  son  vivant,  seigneur  d'Héricourt,  au 
sujet  de  la  jouissance  de  la  terre  de  Quesnoy-sur- 
Deûle.  —  Famille  de  Roubalx.  13  juillet  1273. 
(«  En  l'an  del  Incarnation  Nostre  Seigneur  Jhèsu 
Crist,  mil  deus  cens  sissante  et  treize,  le  jttesdi 
devant  le  jour  de  le  Division  des  Apostles^),  Lettres 
par  lesquelles  Hellin  de  Waziers,  seigneur  de  Hendi- 
court,  et  Alix,  sa  femme,  déclarent  qu'ils  ont  vendu  à 
Jean  Joye  de  le  Ruiele,  bourgeois  de  Lille,  7  quartiers 
et  12  cents  de  pré  situés  à  Wambrechies,  tenus  en  fief 
de  Mgr  Jean  de  Roubaix,  vente  faite  avec  l'approbation 
dudit  seigneur  de  Roubaix.  —  5  juin  1638.  ('entrât  de 
mariage  de  maître  Ballhazar  de  Roubaix,  docteur  en 
médecine,  et  de  <lemoiseIle  Marie  Bave.  —  Famille 
Ruflliult.  Malines,  le  19  novembre  1546.. Testament 
de  messire  Jean  Ruffault,  chevalier,  seigneur  de  Neu- 
ville, de  Mouveaux,  de  Lambersart,  etc.  et  trésorier 
général  des  finances  de  Charles  Quint. 

B.  1557.  (Carton).  —  8  pièces,  parchemin  ;  6  pièces,  papier. 

t9S9.  —  ILW^  slèele.   —  FamUle    de    St-Pol. 

Octobre  1232.  Lettres  par  lesquelles  Eustache,  sœur  du 
comte  de  St-Pol,  déclare  qu'elle  sN^n  remet  à  Tévôque 
de  Beauvais  et  à  Jean  de  Nesle  pour  trancher  le  diffé- 
rend pendant  entre  elle  et  Tavoué  de  Béthune  et  que 
leur  jugement  devra  être  rendu  avant  la  prochaine 
fêle  de  Noël.  («  Je  Eustache,  suer  Le  Conte  de  Saint 
pol,  faz  savoir  à  touz  chaus  qui  verront  ces  Lettres  que 
de  toutes  Les  querelles  qui  Estoient  Entre  moi  et 
Lavoué  de  Bétune,  me  suis  mise  en  mon  seigneur 
Levesque  de  Biauvais  et  En  mon  seigneur  Jehan  de 
Neele  et  ai  fiancé  et  Créante  à  tenir  à  Bone  foi  et  livré 
Buens  pleiges  que  je  tenrai  quanqu'il  diront  soit  par 
pais,  soit  par  droit  ;  et  Est  Convenz  que  Cellui  diz  doit 
Estre  diz  et  Renduz  dedenz  Noôl  le  primerain  que 
nos  atendons.  Et  por  Ce  que  Ce  soit  ferme  Chose  et 


518 


AKCHIVKS  DU  NORD. 


EsUiblc,  J'ai  fait  séoler  Ces  lellres  En  mon  sel.  Et 
Ce  fu  fait  En  Lan  de  Lincaruation  Nosire  Seigneur 
mil  ot  ce  et  XXXII  ou  mois  Doctenbre  »).  —  5  mai 
1416.  Acte  conslatanl  lo  pavement  à  Jean  dWymeries 
(Dé/fiC/'ics)^  prieur  d'Oifînies,  mainbourgdu  comte  de 
Si-Pol,  d'une  somme  de  quatre  livres  pour  frais  de 
vacations  dans  Tinslance  que  soutenait  ledit  comte  par 
devant  TÉlu  de  Li^ge  contre  Robert  Leroux.  — 
Famille  de  M-Yeiiaiit.  Sans  date.  XIV'  siècle. 
Lettres  par  lesquelles  Péronue  do  St- Venant,  dame  de 
Briant  et  du  RattiCy  mande  à  Jean  Hoid,  son  cher  et 
amé,  de  venir  l'aider  de  ses  conseils  et  avis  sur  ce 
qu'elle  doit  faire  au  sujet  de  son  départ.  —  Famille 
de  ^laveane.  2  juin  1430.  Abandon  par  Philippe  le 
Bon,  duc  (le  Bourgogne,  à  Philippe,  seigneur  de 
Saveusc,  pour  indemniser  celui-ci  des  frais  du  voyage 
qu'il  a  fait  pour  son  service  à  Paris,  des  deniers  pro- 
venant delà  composition  des  fiefs  et  arrière-fiefs  et  des 
aides  de  charroiy  prc^levées  sur  les  villes  et  villages  do 
Sailly,  Courcelles,  St-Amand,  BusqiM\v,  Sarté,  Hen- 
decourl,  Fisseux,  Bailleul,  Pruniers,  Ilumbercamps, 
Simencourt  et  Monchier.  —  Famille  de  Neote. 
19  janvier  1395.  Sentence  rendue  au  Orand  Conseil  de 
Lille  au  sujet  de  la  succession  de  Lambert  do  Scote.  — 
Famille  Féuart.  8  avril  1361.  Cimtrat  de  mariage 
de  Thiébaut  Fénart  et  dp  Sandiv,  fille  de  feu  (iillot 
Seuwin  ;  donation  faite  à  celle  occasion.  —  Famille 
de  Sohler-Tapelle.  Sans  date;  commencement  du 
XIV*  siècle.  Requête  de  Philippe  de  Sohier-Capelle 
adressée  à  Robert  de  Flandre,  seigneur  de  (^ssol,  lui 
exposant  les  pertes  et  dommages  qu'il  a  subis  de  diffif^ 
rentes  manières  et  surtout  par  le  fait  des  troubles  et 
rébellions.  —  Famille  de  mraxeelle.  18  avril  1391. 
Chirographes  par  lesquels  Jacques  de  Strazeelc,  prévôt 
de  St-Pierre  de  Douai,  constitue  au  profit  de  sire 
Nicolas  Dou  Gardin,  une  rente  de  5()  fiorins  d'or  à 
percevoir  seulement  pendant  la  vie  de  Jean  et  de 
demoiselle  Sandre,  enfants  dudit  Nicolas  Dou  (iardin 
et  de  demoiselle  Jeanne  Casseloise,  sa  femme,  et 
durant  la  vie  du  survivant  desdits  enfants,  payable  a 
Valenciennes  chaque  année  le  18  avril;  avec  faculté, 
au  profit  dudit  Jacques,  de  rachat  de  ladite  rente 
quand  bon  lui  semblera  en  payant  10  deniers  pour 
1  denier,  ce  qui  fait  un  capital  de  310  florins  d'or  à 
l'écu  à  Ja  couronne  de  France.  —Famille  de  HUrrj. 
Sans  date;  fin  du  XV'  ou  commencement  du  XVI« 
siècle.  Copie  informe  du  testament  de  Georges  de 
Sivry. 


B.  iroS.  (Carton).  —  iO  pièces,  parchemin;  tO  pièces  et  1  rouleau, 

papier;  2  sceaux  incomplets. 

i  «â^-iess —  Famille  de  la  Tanerle.6juin  1403. 
Renonciation  par  Gauthier,  Gérard  et  Josse  de  la 
Tanerie  aux  droits  qu'ils  pourraient  prétendre  sur  la 
maison  de  la  Tanerie,  sise  à  Wattrelos  et  nommée 
jadis  «  le  lieu  des  Pretz  ».  —  Famille  da  Temple. 
1377.  Contrat  de  mariage  de  Pierre  du  Temple  et  de 
Jeanne  Souplette.  —  Famille  de  Tenremonde. 
17  février  1399.  Vente  par  Jean  de  Lannoy  et  Isabelle 
de  Beaupré,  son  épouse,  à  Jean  de  Tenremonde, 
agissant  au  nom  de  son  frère  Henry,  de  trois  bonniers 
de  terre  sis  en  la  paroisse  de  Niergnies.  —  1525. 
Requêtes  et  ordonnances  relatives  à  la  succession  de 
Philippe  de  Tenremonde  et  de  damoiselle  d'Allennes, 
sa  première  femme.  —  Famille  de  Théronaniie. 
17  septembre  1247.  Acte  par  lequel  Ernous,  avoué  de 
Thérouanne,  s'en  remet  à  l'arbitrage  de  Robert,  avoué 
d'Arras,  pour  trancher  le  différend  pendant  entre  lui 
et  Willaurae,  son  neveu  :  («  Jou  Emous,  avoués  de 
Térouane,  chevaliers,  faz  à  savoir  à  tous  cels  ki  ces 
lettres  verront,  ke  jou,  sour  le  contens  ki  esloit  entre 
mi  et  Willaume,  meii  neveu  ki  fu  fils  men  seigneur 
Ernoul  de  Térouane,  men  frère,  ki  mors  est,  dont  wage 
de  bataille  furent  donné  entre  mi  et  (]lais  de  Coude- 
kerke  pour  Willaume  devant  dit,  me  sui  mis  de  tous 
contents  et  de  toutes  quereles  ki  ont  esté  entre  mi  et 
els  duques  à  ore,  sous  le  noble  houmme  men  très  kier 
seingneur  et  cousin  Robert,  avoué  d'Arras,  seingneur 
de  Héthune  et  de  Tenremonde,  en  tel  manière  kejou 
tout  ce  ke  li  devant  dis  avoués  sour  toutes  le  coses 
devant  dites  en  quel  manière  ke  ce  soit  [dira],tenrai  fer- 
mement et  establement  sourie  peine  de  deus  cens  mars 
Uartisiens  les  quels  je  rondroie  à  l'autre  partie  se  je 
aloie  encontre  le  mise  devant  dite  sous  le  dit  le  devant 
dit  avoué  d'Arras.  Et  si  doit  li  dis  avoués  d'Arras  avoir 
terminée  ceste  mise  et  sen  dit  dit  dedens  le  prochaine 
feste  saint  Andrieu  lapostre  ;  et  se  il  disoit  en  bonne 
foi  kil  ne  le  poust  avoir  dedens  le  dit  termine  terminée 
et  sen  dit  avoir  dit,  il  porroit  le  termine  alongier  selonc 
se  volonté  on  autel  point  comme  il  est  deseure  dit.  Et 
toutes  ces  coses  si  comme  eles  sont  deseure  devisées, 
jou  ai  créante  et  proumis  par  foi  pleine  à  tenir  et  à 
warder  fermement  et  sans  aler  encontre  par  le  tes- 
moingnage  de  ces  lettres  ke  jou  ai  saelées  de  men 
séeL  Ce  fu  fait  en  Tan  del  Incarnation  Nostre  Seingneur 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  MATIERES  (;EXEALOCagLM^:s. 


519 


M  et  ce  et  XL  et  sept,  el  mois  de  septembre,  le  demars 
après  le  sainte  Croix  »).  —  Fannillle  de  Thlem- 
bronne.  30  mars  1411.  Procuration  générale  et  spé- 
ciale délivrée  par  les  exécuteurs  testamentaires  du 
feu  seigneur  de  Thiembronno.  —  Famille  Thenne 
ou  TaUne.  4  juin  1365.  Vente  d'une  portion  d'héri- 
tage par  Grart  Pecceviau  et  Marguerite,  sa  femme, 
à  Sylvestre  Thenne,  d'Ors.  —  Famille  de  Thlen- 
ne».  9  décembre  143i.  Lettres  du  parlement  de 
Paris  à  l'effet  de  rendre  exécutoire  la  sentence  qui 
condamne  Guillaume  de  Prost,  seigneur  de  Thiennes, 
et  Isabelle  de  l'Eschelle,  sa  femme,  à  une  amende  de 
420  livres  au  profit  de  Jean  de  Sars.  —  Famille  de 
Urqulna.  Madrid,  le  11  avril  1609.  Lettres  patentes 
par  lesquelles  Philippe  III,  roi  d'Espagne,  accorde  à 
Mathieu  de  Urquina,à  raison  des  services  qu'il  a  rendus 
pendant  quinze  ans  dans  les  Pays-Bas,  comme  secré- 
taire des  affaires  secrètes  des  archiducs  Albert  et 
Isabelle,  une  pension  de  300  ducats.  —  Famille  de 
Unvaa.  Sans  date;  vers  1633.  Copie  informe  en 
espagnol  du  testament  du  seigneur  don  Pedro  de 
Ursua.  —  Famille  de  Ujtkerque.  1441.  Permission 
accordée  à  Roland  d'Uytkerque,  seigneur  de  Hestrun 
et  de  Hemfrode,  et  à  Marguerite,  son  épouse,  d'aliéner 
tous  les  biens  et  droits  seigneuriaux  qu'ils  possèdent 
dans  le  pays  de  Flandre  pour  désintéresser  leurs 
créanciers  et  solder  la  dot  de  la  dame  deHerbaumez, 
leur  belle-fille. 

B.  iîW.  (Carton).  —  12  pièces,  parchemin  ;  14  pièces  et  1  cahier, 
13  feuillets,  papier  ;  2  sceaux  incomplets. 

t^&B-tUâM.  —  Famille  \mu  Aekère.  i  août 
1635.  Copie  du  testament  de  Pierre  Van  Aekère, 
bourgeois  de  Lille.  —  Famille  Tan  der  Aa.  17  août 
1405.  Prise  de  possession  do  l'héritage  de  Gossuin 
Van  der  Aa,  chevalier,  par  Lambert  Van  der  Ramen, 
prêtre.  —  22  novembre  1406.  Quittance  d'une  somme 
de  200  florins  délivrée  à  Gossuin  Van  der  Aa,  chevalier, 
par  Baudouin  et  Gérard  de  Laken,  frères,  et  par  Jean, 
leur  neveu.  —  Famille  Vau  HeetveMe.  4  mai  1397. 
Vente  par  Henri  Van  der  Camer,  curé  de  Cobleghem, 
à  Diederic  Van  den  Heetvelde,  chevalier,  d'une  rente 
de  50  florins  de  Florence,  à  prendre  sur  les  biens  de 
Marie,  dame  de  Diepenbeke.  —  Famille  Van  Xuyleu. 
Anvers,  22  juin  1582,  Testament  de  Marguerite  van 
Zuylen,  fille  de  Steven  van  Zuylen  et  de  demoiselle 
Henriette  des  Barres.  —  Famille  de  Vaueelle«. 


23  mai  1646.  —  i^^  mars  1649.  Copie  des  lestamenl  et 
codicille,  de  demoiselle  Jeanne  de  Vaucelles,  veuve 
d'Antoine  Pally,  seigneur  de  Thimogies.  —  Famille 
de  Vaiidrey.  Bruxelles,  le  8  décembre  152 i.  Mande- 
ment de  l'archiduchesse  Marguerite  d'Autriclie,  donné 
sur  requête,  permettant  à  Maximilien  de  Vaudrey 
d'accepter  sôus  bénéfice  d'inventaire  la  succession  de 
Jean  de  Vaudrey,  en  son  vivant  éciiyer  de  chambre  do 
l'empereur  Maximilien,  malgré  les  actes  d'héritier  qu'il 
a  déjà  faits.  —  Famille  de  Vauquetlu.  17  mai  1603. 
Sentence  du  Grand  Conseil  de  Malines  déboutant 
messire  Charles  de  Vauquetin,  chevalier,  seigneur 
duditlieu,  etc.,  dans  le  procès  qu'il  avait  intenté  par 
devant  les  bailli  et  hommes  de  fief  du  bailliage  de  la 
hau*e  cour  archiépiscopale  de  Cambrai,  à  demoiselle 
Jeanne  de  Vollègues,  veuve  de  Louis  do  Forestier,  au 
sujet  d'un  fief  de  7  mencaudées  do  prairie  sises  à 
Escaudœuvres.  —  Famille  de  Vendôme.  15  mai 
1558  —  15  juin  1573.  Vidimus  par  les  échevins 
d'Amiens  de  la  transaction  passée  entre  Antoine,  roi 
de  Navarre,  duc  de  Vendôme,  et  dame  Adrienne, 
duchesse  d'Estouteville,  comtesse  de  St-Pol,  comme 
tutrice  de  dame  Marie  d'Estouteville,  veuve  de 
Jean  de  Bourbon,  comte  de  Soissons,  au  sujet  de 
la  succession  de  François  (h*  Bourbon,  par  laquelle  le 
roi  de  Navarre  cède  à  ladite  dame  les  terres  de  la 
Bassée,  Transloy  et  Herlies.  —  Famille  de  Ver- 
llng^hem.  29  mars  1259.  (IJuh  del  Iiuat  nation 
MCCL  mit,  le  joesdi  devant  mi-quarèmc  »).  Procu- 
ration <lonnée  par  Robert  de  Verlinghem  à  Gobort  de 
Bondues,  son  valet,  pour  recevoir  500  livres  de 
Jakemon,  bailli  de  Lille,  produit  de  la  vente  qu'il  lui 
avait  faite,  au  nom  de  la  comtesse  de  Flandn*,  de 
2i  bonniers  et  demi  de  terre  et  d'un  moulin  à  vent.  — 
Sans  date  ;  milieu  du  XIIP  siècle.  Accord  conclu,  sur 
l'arbitrage  de  Marguerite,  comtesse  de  Hainaul  et  de 
Flandre,  entre  Ade  de  Blekin,  veuve  de  Jean  de  Ver- 
linghem, et  Baudouin  de  Comines,  le  jeune,  chevalier, 
au  sujet  (lu  douaire  de  ladite  Ade.  —  Famille  de 
Ver».—  1480,  148 i,  1489  et  1496.  Lettres  de  l'évoque 
de  Metz  Georges  de  Bade  au  comte  de  Wurtemberg, 
et  ordonnances  de  l'archiduc  Maximilien  au  sujet  du 
payement  de  2.000  livres  de  gros  prêtées  audit  évêque 
par  Henri  de  Vers,  sommelier  de  corps  de  feu  le  duc 
de  Bourgogne.  —  Famille  de  Vertaln.  11  mai  1404. 
Testament  de  Gauthier  de  Vertaing,  seigneur  d'Aubi- 
gny  et  A^^Jenhilng^  fait  en  faveur  de  Catherine  de 
Waziers,  sa  femme.  —  Famille  de  Veyre.  18  octo- 


52() 


ARCHIVKS  DU  NORD. 


bre  1501-18  janvier  1504.  Achat  par  Philibert,  seigneur 
de  Veyre,  dit  La  Mouche,  des  terres,  villes  ot  pré- 
vôtés du  Mont  Saint- Vincent  et  de  Marisy,  dans  le 
comté  de  Charolais,  vendues  par  l'archiduc  Philippe  le 
Beau  sous  condition  de  rachat.  —  1512.  Publication 
du  testament  do  Philibert  do  Veyro,  chevalier,  père 
de  Philippe  de  Veyre,  dit  la  Mouche,  '—  Faniiillle 
de  VIcq.  19  soptombn*  1613.  Prise  de  fait  pour  lo 
douaire  de  Marie  de  Vicq,  fille  de  feu  Henri  do 
Vicq,  écuyer,  soigneur  d'Oosthove,  ot  do  dame 
Mario  Ophoglus  à  la  suite  de  son  contrat  de  mariage 
avec  François  de  Ghorbode,  écuyor,  seigneur  d'Espaing. 
--  Famille  de  la  TlefVllle.20  août  1352.  Quittanc<^ 
délivrée  par  Jean  d(»  la  Viefvillo,  chevalier,  capitaine 
de  la  ville  d'Airo,  qui  a  reçu  du  clore  des  arbalétriers 
du  Roi,  les  gages  dos  hommes  commis  à  la  garde  de 
ladite  ville  sous  le  commandement  de  monseigneur 
Geoffroi  (h^  C^harny.  —  Famille  de  Vlllerval. 
13 i4.  Purge  de  la  rente  viagère  assignée  sur  la  grande 
maison  que  M.  de  Villerval  a  acquise  de  Jean  Crespel 
et  do  sa  femme  à  Lille.  —  Famille  de  \lw».  1619. 
Lettres  d(»  dation  do  tutelle  à  messire  Jean  do  Vloo. 
—  Famille  Voren.  3  février  1354.  («  Datuta  anuo 
DomiiH  yp  CCC^  quluquaffeaimo  tetvio  in  die  beati 
Blasii  episcopi  »)  ;  4  février  1354.  («  iit  crastino  beat? 
Blasii  episropi  »)  ;  21  mare  1356.  ("f-daturn  in  mnfo 
Dotnini  M'^  CCC^  quinquagesimo  qnitito,  in  nocfe 
sancti  Benedicti  coufessoHs  »).  Lettres  par  lesquelles 
Henri,  seigneur  de  Grouselt,  chevalier,  déclare  qu'Ar- 
nould  Hâve  a  reconnu  avoir  vendu  à  Lambert  de 
Voren  le  droit  qu'il  avait  sur  certains  fiefs  mouvant 
de  la  seigneurie  dudit  Henri  et  qui  avaient  appartenu 
à  Adam,  dit  Hâve  de  Ambeyde,  son  frère.  —  Famille 
de  V<M»  de  flteenwleh.  9  décembre  1658.  Copie  du 
contrat  de  mariage  de  René  do  Vos  de  Steonwich, 
écuyer,  conseiller  et  maître  ordinaire  supernuméraire 
de  la  Chambre  des  Comptes  de  Lille,  avec  demoiselle 
Marie-Madeleine  Masurel,  dame  de  la  Noirière,  Saint- 
Venant,  etc. 


B.  1560.  (Carton.)  —  10  pièces,  parchemin  ;  2  pièces  et  5  cahiers, 
94  feuillets,  papier  ;  8  sceaux  en  mauvais  état. 


i9»4-i709.   —    Famille    HTamboarr.  25   mai 

1385  —  il  juin  1386.  Donation  faite  par  Jacques 
Wambourc  et  Agnès  du  Prayel,  sa  femme,  de  tous  les 
biens  et  terres  qu'ils  ont  à  Carency,  à  Jean  de  Vaux 
et  à    Marguerite  Wambourc,  sa  femme,  fille  dudit 


Jacques,  pour  le  payement  de  300  florins  qu'ils  étaient 
tenus  de  payer  audit  de  Vaux  et  à  sadite  femme,  en 
vertu  de  leur  contrat  de  mariage  du  25  mai  1385.  — 
Fiimllle  de  H'aren^anue.  Septembre  1284.  (^  En 
f'au  de/  Incarnation  mil  et  deus  cens  quatre  vins  et 
quatre,  el  mois  de  septend)re  ».)  Acte  par  lequel  Jean 
de  le  Warewanne  reconnaît  que  la  terre  de  Jakemon 
de  le  Ruielle,  tenue  de  lui  et  située  devant  le  moulin 
des  Malades  (à  Lille  (?),  n'est  chargée  pour  toute  rente 
que  d'un  denier  de  cens  annuel  payable  le  jour  de  la 
StrRenii,  et  que  ledit  Jakemon  et  ses  hoirs  pourront  la 
vendre  en  payant  un  blanc  gant  de  cerf  de  la  valeur  de 
5  sols  de  relief.  —  Famille  de  H'arsny.  Au  château 
deWargny,  le  8  juin  1371.  Obligation  de  6.00() florins 
d'or  au  mouton  souscrite  par  Willaume,  sire  de 
Wargny,  chevalier,  au  profit  do  Willaume  de  Wargny, 
écuyer,  son  neveu,  fils  de  monseigneur  Huon  de 
Wargny,  chevalier,  son  frère.  —  Même  date.  Donation 
faite  par  Willaume,  sire  de  Wargny,  chevalier,  au 
profit  de  Willaume  deWargny,  écuyer,  son  neveu,  de 
la  moitié  de  ses  terre,  justice,  seigneurie,  revenus, 
appartenances  et  appendances  du  Grand  Wargny,  à 
tenir  icelle  moitié  dudit  donateur  en  foi  et  hommage 
et  à  40  sols  de  relief  par  an  ;  témoins  :  Jean  de  Mor- 
tagne,  seigneur  de  Potelles,  chevalier;  demoiselle 
Béatrix  de  Wargny,  damoisolle  de  Lescailh\  sœur  du 
donateur;  Jacquème  Pressent,  son  chapelain;  Jean, 
dit  Fa(//iot,de  Gand,  écuyer,  et  Baudouin  de  Germigny, 
son  chambellan,  hommes  de  fief  du  seigneur  de  Wargny 
qui  ont  apposé  leurs  sceaux  auxdites  lettres  ;  ces  deux 
lettres  sont  sous  lo  vidimus  de  Wautier  et  de  Jean, 
abbés  de  St-Joan  de  Valencienn^s  en  1377  ot  1383.  — 
22  février  1377.  Obligation  de  450  florins  d'or  au 
mouton  souscrite  par  Willaume  de  Wargny,  chevalier, 
au  profit  de  Willaume  de  Wargny,  son  neveu,  avec  un 
état  des  pièces  produites  par  ledit  sire  de  Wargny  ; 
vidimus  en  date  du  14  décembre  1383  par  Jean,  abbé 
de  St-Joan  de  Valencionnes.  —  Famille  de  War- 
laloff.  10  février  1307.  Contrat  de  mariage  de  Ricard 
de  Wariaing,  dit  Coqueville,  bourgeois  de  Douai,  avec 
Marguerite,  fille  de  feu  Simon  Joio,  et  veuve  de  Pierre 
Grecque  ;  sous  le  vidimus  dos  échevins  de  Douai,  en 
date  du  17  juin  1410.  —  Famille  de  It'avrln. 
13  novembre  1286.  («  L'an  de  grâce  mil  CC IIII^^  et 
sis,  le  met  *hredi  après  le  jour  saint  Martin  en  yvier  ♦). 
Lettres  par  lesquelles  Robert  de  Wavrin,  sire  de 
St-Venant,  reconnaît  devoir  à  Joan  Pincemaille,  de 
Limbourg,  7  livres,  9  sols,  5  deniers  d'esterlins  de 


CHAMBRE  DKS  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  MATIERES  GENEALOGIQUES. 


521 


Brabant  ;  à  Jakemon  Descanlos,  9  sols  et  demi  (Tester- 
lins  ;  à  Jean  de  Harnes,  8  sols  (VesierUns  et  à  Pierro 
de  Castelain,  de  Libierban'te  (?),  9  sols  d'esterlws  de 
Brabant,  et  promet  de  les  leur  rendre  dans  la  ville  de 
Huy  dans  les  vingt  jours  qui  suivront  la  fête  do  Noël 
prochaine.  —  18  septembre  1346.  Lettres  par  lesquelles 
le  roi  Philippe  de  Valois  ordonne,  à  la  prière  de 
Guillaume  de  Mortagne,  chevalier,  seigneur  d'Aude- 
narde  et  de  Longvillers,  d'accorder  l'exemption  du 
payement  du  droit  de  mutation  sur  vingt  livrées  de 
terre  au  tournois,  tenues  du  Roi  en  la  ville  d'Amiens 
et  vendues  par  ledit  Guillaume  à  la  fille  du  seigneur  de 
Wavrin  qui  avait  épousé  le  fils  aîné  du  seigneur 
d'Ainneval(?).  —  Famille  de  Werehln.  5  mai  1385. 
Lettres  par  lesquelles  Jacques  de  Harcourt,  sire  de 
Montgoméry  et  de  Noyelles-sur-Mer ,  et  Jeanne 
d'Enghien,  dame  de  Werchin  et  d'Aucy  (?),  sa  femme, 
ci-devant  veuve  de  Jacques,  sire  de  Werchin,  de 
Walîncourt,  de  Cysoing  et  sénéchal  de  Hainaut,  et  ses 
filles,  enfants  dudit  défunt  Jacques  de  Werchin  et  de 
ladite  dame  d'Enghien,  s'obligent  à  entretenir  lesdits 
enfants  pendant  tout  le  temps  qu'ils  en  auront  la  garde 
par  le  conseil  du  duc  Albert  de  Bavière,  comte  de 
Hainaut,  et  à  entretenir  pendant  ledit  temps  les 
maisons,  châteaux  et  forteresses  appartenant  auxdits 


enfants,  promettant  même  de  faire  dresser  l'inventaire 
de  Tartillerie  et  des  munitions  qui  se  trouvent  dans 
lesdits  châteaux  et  forteresses.  —  Famille  de 
liriffliaeourt.  10  avril  1630.  Inventaire  des  biens, 
meubles  et  dettes  de  la  maison  mortuaire  et  succession 
de  messire  Jean  de  Wignacourt,  seigneur  de  Flêtre, 
fait  à  la  requête  de  sa  veuve  Anne  de  Lière,  douairière 
de  Wignacourt.  —  1660.  Estimation  de  tous  les  biens 
délaissés  par  messire  Jacques  de  Wignacourt,  comte  de 
Flêtre.  —  1661.  Rapport  et  dénombrement  faits  par 
messire  Michel-François  de  Wignacourt,  comte  de 
Flêtre,  à  messire  Charles  van  Ideghem,  comte  de 
Watou,  grand  bailli  des  ville  et  châtelleiiie  de  Cassel, 
des  terres  et  comté  de  Flêtre.  —  2  avril  1662.  Inventaire 
des  biens  et  meubles  fait  dans  la  maison  mortuaire 
de  messire  Michel-Jacques  de  Wignacourt,  décédé 
comte  de  Flêtre.—  1702.Terrier  et  nouveaux  abouts  des 
terre  et  comté  de  Flêtre,  dressés  par  Michel-François 
Rickebusch,  bailli  de  ladite  terre,  à  la  demande  de 
messire  Denis-François  de  Wignacourt.  —  Famille 
de  Wlntre.  Saiïs  date;  XVP  siècle.  Sommation  faite 
aux  gens  du  Conseil  de  Flandre  de  faire  comparaître 
devant  eux  Gérard  Dèghe  et  Corneille  Lauwers, 
cautions  de  Philippe  de  Wintre,  pour  assister  à  l'enté- 
rinement des  lettres  de  grâce  que  ce  dernier  a  obtenues. 


SUPPliMENT  DONNANT  L'ANALYSE  DE  PIECES  DU  TRESOR  DES  CHARTES 

retrouvées  après  le  classement  et  qui  font  partie  des  layettes  et  des  articles  suivants. 


Layette  des  Traités. 

B.  260.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  2  sceaux. 

HémlèresHiur-llleiise,    le    te    mal    tSt8.    {Ce 

fuit  fait  et  commenciet  à  Maisie7*eS'8ur-Muese,  en 
Vosteil  monseigneur  de  Nevers  quon  dit  à  la  Tour- 
nellCy  Fan  de  grâce  mil  trois  cem  deix  et  witj  le 
mardi  devant  le  Jour  de  VAscention  »).  Alliance 
entre  Louis,  comte  de  Nevers  et  de  Réthel,  et  Gobert, 
sire  d'Aspremont  et  de  Dun,  contre  Edouard,  comte  de 
Bar. 

B.  263.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  1  sceau. 

14  avril  tS99.  («  Van  de  grâce  mil  trois  centz 


vint  et  wiitj  le  venredi  XIIIP  Jour  dou  mois 
d'avril  »).  Lettres  par  lesquelles  les  échevins  et 
communauté  de  Cassel  confirment  leur  acte  de  sou- 
mission à  Robert  de  Flandre,  leur  seigneur.  —  En  la 
halle  de  Gravelines,  le  2  juin  1329.  («  Acta  fue^^nt 
hec  apud  Gravelinghes,  in  halla  dicte  villes  anno 
Domini  millesimo  CCC^  vicesinio  nono^  indictione 
XII^ ,  mensis  Juniidie  secundUj  pontificatus  sanctis- 
siuii  in  Christo  patris  et  domini^  domini  JohanniSj 
divina  py^ovidentia  pape  vicesimi  secundi  anno 
Xllir  >).  Acte  notai'ié  constatant  la  seconde  prolon- 
gation accordée  par  la  ville  de  Gravelines  à  Robert  de 
Flandre,  seigneur  de  Cassel,  pour  prononcer  sur  le 
fait  de  la  rébellion  de  ses  habitants.  —  Mardick,  le 


Nord.  —  Série  B.  —  T.  I.  (2"*  partie). 


66 


522 


ARCHIVES  DU  NORD. 


3  juin  1329.  {A)Uio  Domini  millesimo  CCC^  vicesimo 
nono^  mdictione  XIP  ,  7nense  Jimii  die  III^  ,  ponti- 
ficatus  sanctissimi  in  Christo  patris  ac  dottiini, 
domini  Johannis  dîvina  providentia  pape  vicesimi 
secundi  anno  XIIIP  »).  Même  prolongation  accordée 
par  les  habitants  de  Mardick  qui  déclarent  que  le 
renouvellement  de  la  loi  de  cette  ville  par  Robert  de 
Flandre,  seigneur  de  Cassel,  ne  portera  pas  préjudice 
à  leurs  privilèges. 

B.  264.  (Carton.)  —  l  pièce  et  1  rouleau,  parchemin  ;  1  sceau. 

tsS4-tS89.  —  1334,  le  11  juin,  à  MonsenHainaut. 
Quittance  de  Jean,  roi  de  Bohème  et  de  Pologne,  comte 
de  Luxembourg,  de  la  somme  de  6.000  florins,  à- 
compte  des  15.000  que  Louis,  comte  de  Flandre,  devait 
lui  payer  suivant  le  traité  d'alliance  fait  entre  eux,  à 
Mons,  le  9 juin  précédent.  —  Sans  date;  vers  1339. 
Copie  de  pièces  produites  dans  le  débat  entre  le  comte 
de  Flandre  ot  le  duc  de  Brabant  au  sujet  de  la  juridic- 
tion sur  TEscaut  entre  les  pays  de  Beveren  et  de 
Waës,  d'un  côté,  et  le  territoire  d'Anvers,  de  lautre. 

B.  2(Î6.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin,  1  pièce,  papier. 

Sans  date;  vers  flS47  on  t849»  Points  sur 
lesquels  sont  tombés  d'accord  «  William,  évesque  de 
Norwicq,    Henri,    comte  de  Lancaslre,   Robert    de 

Offord,  comte  de  Suffolck,  Wautier,  seigneur  de , 

Jehan  de  Captoli  (?),  doctor  en  loys,  on  nom  de  très- 
excellent  et  très-puissant  prince  nostre  seigneur  le  Roy 
de  France  et  d'Englelerre,  d'une  pari  ;  et  nous  Henry 

de  Flandre,  sire  de ,  Soyhier,  sire  d'Enghien, 

et  Jacquemon  Mettonexe  (?),  en  nom  de  très-noble  et 
très-puissant  prince,  monseigneur  Ix)uis,  comte  de 
Flandre,  de  Nevers  et  de  Rélhel,  d'autre  part,  ayans 
plain  poer  desdits  seigneurs  de  gotior  et  accorder  et 
affermer  toutes  leschcses  susdites  etc.  *.  —  Sans  date  ; 
vers  1347  ou  1348.  Minute  ni  signée,  ni  datée  des 
lettres  du  comte  Louis  de  Maie,  déclarant  avoir  fait 
alliance  avec  le  roi  d'Angleterre  Edouard  III,  «  consi- 
dérans  et  rcgardans  les  grans  tors,  deshérétances  et 
oppressions  que  nobles  prinches  lei  Roy  do  France  ont 
par  leur  forche  et  poissance  on  temps  passé  faites  et 
exédées  sans  cause  et  sans  raison  sur  nos  prédécesseurs 
contes  et  contesses  de  Flandre  dontDiex  [ail]  les  Ames, 
et  à, présent  messires  Philippes,  parla  grâce  de  Dieu 
Roys  doudit    Royaume,  en    ensivant  ycelle  erreur, 


s'efforce  et  soubtille  de  nous  tenir  en  ledicte  deshire- 
tance  et  d  abondant  de  nostre  très  chière  dame  et  mère, 
et  nous  débouter  et  ester  la  propre  escheule  de  la 
conté  d'Artois  et  des  appertenances  que,  par  droit  de 
natur(}lle  succession,  doivent  à  nostro  dicte  très-chière 
dame  et  mère  et  à  nous  appartenir  seule  et  pour  le 
tout,  etc.  ». 

H.  274.  (Carton.)  —  i  pièce,  papier. 

Sans  date;  a»  da  ILWV  slèele.  Fragment 
d'un  inventaire  de  pièces  relatives  au  traité  de  mariage 
de  Philippe  le  Hardi,  duc  de  Bourgogne,  avec  Margue- 
rite de  Flandre. 

H.  278.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

■ia   Tour    de    Vlnejs,     le     flfl     avril     tS79. 

(♦  Collatiopresentis  transcrtpti  cum  litteris  oriyina- 
libus  signatis  et  sigillaiis,  facta  fuit  in  Caméra  corn- 
poton^n  domini  Ducis,  Divioni  XXIX  die  Jamuirii 
M^CCC^IIII^^'XIir  »  (1394).  Copie  coUationnée  du 
traité  d'alliance  conclu  entre  le  duc  de  Bourgogne 
et  le  comte  de  Savoie. 

B.  287.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

Sans  date  :  vem  t408»  Minute  ni  signée,  ni 
datée  de  Taccord  conclu  entre  Jean  Sans  Peur,  duc  de 
Bourgogne,  (luillaume  de  Bavière,  comte  de  Hainaut, 
d'une  part,  et  les  habitants  de  la  ville  de  Liège,  de 
l'autre.  —  3  juin  1421.  Copie  du  traité  d'alliance 
conclu  entre  Philippe  le  Bon,  duc  de  Bourgogne,  et 
Jean  de  Heinsborgh,  évêquo  de  Liège. 

B.  2i)5.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

Sans  date;  vers  fl4fl9»  Insti*uctions données  par 
le  duc  de  Bourgogne  Philippe  le  Bon,  aux  ambas- 
sadeurs envoyés  par  lui  poiu*  traiter  avec  ceux  du  roi 
d'Angleterre  :  «  Pour  ce  que  monseigneur  de  Bour- 
goiiigue  qui  est  de  présent,  a  sceu  que  la  Royne  et  les 
gens  du  Conseil  du  Roy  (de  France)  ont  grant  affection 
au  Iraicté  de  la  paix  avec  le  Roy  d'Englelerre,  et  que 
ceulx  de  la  ville  de  Paris  le  désirent  moult,  mondit 
seigneur  de  Bourgogne,  lequel  aussi  y  est  bien  enclin  et 
veult  en  co  labourer  et  soy  emploier  par  toutes  bonnes 
voies  et  manières  qu'il  pourra  pour  parvenir  à  la  dicte 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  SUPPLÉMENT. 


523 


paix,  a  délibéré  d*envoïer  pour  ce  ses  ambassadeurs 
avec  ceulx  qui  y  seront  envoiez  de  par  le  Roy,  et  leur  a 
baillié  par  manière  d'avis  ce  qui  s'ensieut  ». 

B.  311.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier,  détériorée  par  rhumidité. 

Sami»  date;  «eptemlire  1414.  Minute  d'une 
lettre  ni  signée,  ni  datée,  mais  écrite  selon  toute  appa- 
rence par  Thierry  Gherbode,  conseiller  du  duc  do  Bour- 
gogne Jean  Sans  Peur,  l'informant  de  la  conclusion  de 
la  paix  arrêté  à  Arras  (4  septembre  1  il 4)  entre  le  roi 
de  France,  le  duc  d'Orléans  et  le  duc  de  Bourgogne. 
Elle  est  ainsi  conçue  :  «  Nostre  très  redoubté  seigneur, 
nous  nous  recommandons  à  vous  tant  et  si  très  humble- 
ment comme  plus  povons.  Et  vous  plaise  savoir,  nostre 
très  redoubté  seigneur  que,  aujourd'uy,  environ 
IX  heures  en  la  nuyt,  la  paix  fut  faicte  et  pronunciée 
publiquement  de  par  le  Roy  par  la  bouche  de  monsei- 
gneur le  Chancelier  de  France,  en  présence  de  moasei- 
gneur  de  Guienne,  par  certaine  manière  grandement  à 
vostre  honneur,  laquelle  nous  vous  rapporterons  à  nostre 
retour  par  delà .  Laquelle  paix ,  jurée  premièrement 
par  monseigneur  de  Brabant,  madame  de  Hàynau,  voz 
frère  et  seur  et  par  nous,  en  vostre  nom,  de  l'entreteair 
sans  enfeindre,  mondit  seigneur  de  Guienne  fist  jurer  à 
monseigneur  le  duc  d'Orléans,  messeigneurs  les  contes 
d'Alençon,  de  Richemont,  de  La  Marche,  de  Vendosme, 
de  Marie  et  de  Roussy, messeigneurs  les  Chanceliers  de 
France  et  de  Guienne,rArchevesque  do  Sens,  l'Evesquo 
de  Laon  et  plusieurs  autres  grans  seigneurs,  barons, 
chevaliers,  escuiers  et  autres  estans  ens  à  la  dicte 
pronimciacion,  en  grand  multitude  qui  tous  en  criant  à 
haulte  voix  Noël  en  ostoient  très  joyeux.  Et  promist 
mondit  seigneur  de  Guienne  do  la  tenir  et  faire  tenir  et 
jurer  à  tous  ceulx  du  sang  estaus  pardeça  qui 
estoient  absous  à  la  dicte  pronunciacion  avant  son 
parlement  do.  (^y  et  lui  venu  à  Paris  tous  los  autres 
pour  seurté  de  la  dicte  paix;  lesquelles  choses  ainsi 
faictes,  icellui  monseigneur  de  Guienne  fist  commander 
que  chascun  ostat  sa  bende  et  le  saultoir,  et  dcffendre 
sur  le  hart(l)  que  do  l'une  partie  sur  l'autre,  l'on  ne 
<leist  doresnavant  aucunes  parollos  injurieuses  ou 
blâmables  comme  Bourguignons  ou  Armignaz ,  ou 
chantast  chançons  ne  autres  quelxconquos  en  quelque 
manière  que  co  soit,  et  qu'on  ne  fosist  plus  prinse  l'un  sui* 


(1)  Sous  peine  d'être  pendu. 


l'autre  et  généralement  que  tout  fait  de  guerre  se  cessast 
et  que  tous  feussent  bons  amis  ensemble.  Et  assez  tost 
après,  nous  prins  congié  de  mondit  seigneur  de  Guienne, 
qui  nous  commanda  de  vous  escripre  que  pareillement 
vous  feissiez  cesser  tout  fait  de  guerre  hors  de  voz 
forteresses.  Vers  minuict  (?)  alasmes  en  la  compaignie 
de  mesdits  seigneurs  et  dame,  voz  frère  et  suer,  à  Tune 
des  portes  d'Arras,  devers  la  cité,  pour  senefier  à  ceulx 
d'icelle  ville  ladicte  paix,  affin  que  par  eulx  ne  fust 
importumement  fait  à  rencontre  et  aussi  que  en  signe  de 
ladicte  paix,  ilz  feissent  sonner  les  cloches  en  ladicte 
ville,  selon  ce  que  par  mondit  seigneur  et  ceulx  de  son 
conseil  avoit  esté  requis.  Et  demain  seront  porté  au  Roy 
les  clefs  de  ladite  ville  et  fait  ouverture  d'icelle,  selon 
la  fourme  de  ladicte  paix.  Et  quant  aux  sourplus  du 
traitié  d'icelle,  nous  le  vous  rapporterons  si  tost  que 
porrons.  Et  pensons  bien  que  autant  vous  en  avéra  esté 
ou  est  escript  de  mesdits  seigneur  et  dame  vos rfrère  et 
seur.  Autre  chose  ne  vous  pouriens  que  escripre  de 
présont,  fors  qu'il  nous  sembleroit  bon  et  expédient, 
nostre  très  redoubté  soigneur,  s'il  vous  plaisoit  d'escripre 
à  mondit  seigneur  de  Guienne  lettres  gracieuse  et  de 
mercy  en  la  meilleure  fourme  que  faire  se  porra,  car  en 
tout  co  que  nous  avons  peuappercevoir,il  s'est  monstre 
et  est  vostre  bon  et  vray  ami  et  filz.  Nostre  très  redoubté, 
etc. . .  Le  Seigneur,  etc.  ». 

B.  322.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

Sans  date  ;  vers  fl4&4.  Fragment  d'un  mémoire 
sur  le  traité  à  conclure  pour  amener  la  paix  entre  les 
rois  de  France  et  d'Angleterre  et  pour  former  une  ligue 
afin  do  combattre  les  Infidèles. 

K.  3î^0.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

It  estiiilnater,  le  WB  mars  ;  sans  date  d'année, 

ni  de  rè^ne  ;  vers  1479.  Lettre  d'Edouard  IV, 
roi  d'Angleterre,  au  sire  de  Goux,  chancelier  du  duc 
de  Bourgogne  Charles  le  Téméraire,  par  laquelle  il  le 
remercie  de  .ses  bons  offices  et  le  prie  de  les  continuer 
à  Jean  Scot,  contrôleur  de  son  hôtel,  et  h  M*  Guillaume 
Hateclyff,  chargé  par  lui  de  ses  affaires,  et  ainsi 
conçue  :  «  Très-cher  et  nostre  très-bon  et  spécial  amy, 
Nous  vous  saluons  souvent  et  de  très-bon  cuer.  Et 
vueillioz  savoir  que  tout  par  le  bon  rapport  de  noz 
féaulx  serviteure,  sire  Jehan  Scol,  chevalier  controUeur 
de  nostre  hostel,  porteur  de  cestes,  et  maistre  Guillaume 


Ti2\ 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Haloclyff,  nostre  secrétaire,  que  autremenl  nous  avons 
clèremenl  apperceu  vostre  bon  amitié  et  bénévolence 
envers  nous  et  le  grant  amour  et  faveur  que  vous  nous 
avez  porté,  en  aydant  à  (*onduire  à  bonne  fin  et  conclu- 
sion tout  ce  que  nous  avons  eu  à  besoignier  envers  très- 
hault  et  puissant  prince  nostre  très-cher  et  très-amé 
frère  le  Duc  de  Bourgoigne,  vostre  maistre,  dont  nous 
vous  mercions  très-cordiallemeut,  et  vous  prions  de 
tousjours  ainsi  persévérer;  comme  en  vous  est  nostre 
très-grant  fiance  et  en  spécial  que  veuilliez  à  ceste  fois 
monstrer  nostre  bon  faveur  et  aide  audit  Chevalier 
ControUeur  de  nostredit  hostel,  tant  à  Texpédictiondes 
matières  et  choses  qu'il  aura  à  besoignier  envers  nostre 
dit  frère  le  Duc  que  d'autres,  que  luy  avons  commis  et 
commettrons  tant  qu'il  sera  par  delà.  Et  lesdits  plaisirs 
que  vous  nous  aves  fais  et  pouri*iez  faire  encore,  nous 
les  recognoistrons  envers  vous  tellement  que  vous  serez 
très  biep  content  de  nous.  Au  plaisir  de  Nostre  Seigneur 
lequel  vous  ait  tousjoui*s  en  sa  saincte  garde.  Donné 
soubz  nostre  signet  à  nostre  Palois  de  Westminster,  le 
XXIX*  Jour  do  mars.  Édowârdd  (Signature  auto- 
graphe). »  Au  dos  :  A  nostre  très-cher,  très  bon  et 
espécial  aray,  le  sire  de  Goux,  chancellier  de  très  hault 
et  puissant  prince  nostre  très  cher  et  très  amé  frère  le 
Duc  de  Bourgoigne,  etc.  ». 

B.  Î3()3.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

menus,  le  99  mal  fl49S.  Acte  de  la  publication 
de  la  paix  dite  de  Senlis  dans  ladite  ville.  —  Malines,  le 
8  août  1493.  Promesse  faite  par  Pierre  de  l^nnoy  de 
porter  secours  au  roi  de  France  dans  le  cas  où  Maxi- 
milien  et  l'archiduc  Philippe  le  Beau  n'ob.serveraient  pas 
le  traité  de  Senlis. 

B.  .W).  (Carton.)  ~  2  pi(''ces,  papier. 

Sans  date  ;  fln  du  X¥<^  sièele.  Copie  informe 
du  traité  ou  appointement  passé  entre  le  duc  de  Saxe 
comme  lieutenant  général  de  Maximilien,  roi  des 
Romains,  et  de  Tarchiduc  Philippe,  son  fils,  et  le  comte 
de  Montfort,  pour  la  remise  des  villes  et  châteaux  de 
Wuerden  et  de  Montfort.  —  Instructions  non  datées 
relatives  à  l'exécution  de  ce  traité. 

B.  374.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier,  imprimée, 
petit  in-4°,  8  pages. 

i&t4.    «  Sen  suyt  le'  traicté  de  La  paix  faicte  et 


promise  entre  les  très  crestien  Roy  de  France  Loys  Xllet 
le  très-pussant  Roy  d'Angleterre».  De  par  le  Roi  pres- 
crivant et  relatant  la  publication  du  traité  d'alliance 
conclu  entre  le  roi  de  France  Louis  XII  et  le  roi  d'An- 
gleterre Henri  VIII,  passé  à  St-Germain-en-Laye,  le 
15  août  1514,  publication  faite  le  mercredi  16  août  au 
»  palais  royal  du  Roy  à  Paris  sur  la  pierre  de  marbre 
et  à  son  de  trompettes  et  clérons;  item,  ce  dit  jour  à 
heure  de  vespres,  messieurs  les  quatre  présideas, 
enseinblement  toute  la  court  de  Parlement  en  belle 
ordonnance*,  partirent  dudit  Pallais  et  s'en  allèrent  à 
Nostre-Dame  de  Paris  rendre  grâces  et  louanges,  à 
Dieu  et  à  la  belle  Dame  pour  la  confédération,  alliance 
dessusdicte.  Pareillement  Monsieur  le  prévost  de  Paris 
et  ses  lieuxtenans  avec  Monsieur  le  prévost  des  mar- 
chans  et  eschevins  de  la  dicte  ville,  lesquelz  sembla- 
blement  allèrent  rendre  grâces  à  Dieu  et  à  la  belle 
Dame.  Et  là  fut  chanté  en  grant  Iriumphe  et  solennité 
(Te  Deum  laudamus)  par  rêvèrent  père  en  Dieu 
monsieur  de  Paris  et  les  chanoines  de  sadicte  église. 
Et  au  soir  furent  faictz  les  feux  de  joye  par  toutes  les 
rues  et  carrefours  de  la  dicte  ville  là  ou  grans  et  petis 
chantèrent  Nouel,  Mont  joye  Sainct  Denys  et  Vive  le 
très  crestien  Roy  Loys.  Et  item,  le  jeudi  XVIP  jour 
dudit  moys  d'aoast,  furent  faictes  processions  généralles 
à  Nostre-Dame  de  Paris  et  autour  de  la  Cité  de  toutes 
les  paroisses  de  ladicte  ville  avec  les  quatre  ordres 
mendiennes  portans  leurs  croix,  bannières  et  reli- 
quaires ;  item,  messieui-s  de  la  courte  de  Parlement  en 
belle  ordonnance  et  devant  eulx  les  huyssiei's  et 
greffiers  de  ladicte  court  accompaignez  de  messieurs 
le  prévost  de  Paris  avec  ses  lieuxtenans  et  de  messieurs 
le  prévost  des  marchans  et  eschevins  de  ladicte  ville  et 
devant  eulx  les  archiers  et  arbalestriers  en  hocquetons 
argentez,  tous  en  belle  et  honorable  ordonnance. 
Publications  faictes  en  la  ville  de  Paris  par  un  nommé 
Normandie,  hérault  d'armes  du  roy  nostre  seigneur; 
présens  le  prévost  de  Paris,  messieurs  les  lieuxtenans 
civil  et  criminel,  le  procureur  du  Roy  et  aucuns  des 
examinateurs  et  moy,  greffier  du  Ghastellet  de  Paris 
Le  mercredy  XVI  jour  d'aoust  mil  cinq  cens  et  quatorze. 
Ainsi  signé  :  Almaury.  De  par  le  prévost  de  Paris  ou 
son  lieutenant  criminel,  Il  est  permis  à  Guillaume 
Sanxon,  libraire,  de  pouvoir  faire  imprimer  la  copie 
des  lettres  missives  du  Roy  nostre  sire  et  le  cry  faict 
par  vertu  d'icelles  cy-dessus  transcriptz.  Et  est  deffendu 
à  tous  libraires  et  imprimeurs  de  la  ville  de  Paris  de 
non  imprimer  ou  faire  imprimer  aucuns,  jusques  à 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  SUPPLEMENT 


\^i 
•>*«> 


dhuy  en  huyt  jours  prochainement  venant.  Sur  peine 
de  confiscation  desdilos  impressions  et  d'amende 
arbitraire.  De  ce  faire  à  luy  donné  pouvoir.  Faict 
soubz  nosti*e  signet  le  jeudi  XVIP  jour  d'aoust  Mil  cinq 
rens  et  XIIIL  Ainsi  sigaé:  ().  Maillart.  .\lmaury*. 
(Deux  vignettes  sur  bois,  l'une  sur  la  couverture  au- 
dessous  du  titre,  représentant  le  Roi  sur  un  trône  à 
baldaquin,  recevant  un  personnage  à  genoux,  tenant 
un  chapelet  entre  les  mains,  entouré  de  deux  dames 
debout  et  d'un  homme  aussi  debout  ;  la  seconde  placée 
sur  la  dernière  page,  au  vei-so,  représentant  un  pélican 
avec  sa  pitié). 

Laykttes  des  Mariages. 

H.  3!K).  (Carton.)  —  7  piives,  ]>archemin  ;  41  sceaux, 

brisés  pour  la  plupart. 

i!tSft-i!t4«.  —  Asnières,  le  18  Janvier  12135. 
(«  Actum  ajHid  AsneriaSy  ferla  Vl"^  post  Ociavas  Ept/- 
phanie,  Anm)  Domlni  /nilleahno  ducentesimo  trire- 
siino  quarto^  inense  Janwirio  »).  Ac(H)rd  entre  les 
enfants  de  Bouchard  d'Avesnes  et  ceux  de  Guillaume 
de  Dampierre  pour  le  partage  de  la  succession  future 
de  leur  mère  Marguerite,  dame  de  Dampierre.  — 
Binche,  février  1235.  («  Aciuia  Bincii,  anno  Doniini 
M^  CC^  tricesimo  quarto,  Niense  februario^).  Lettres 
par  lesquelles  Jean,  évoque  de  Liège,  confirme  et 
approuve,  (*omme  souverain  de  Hainaut,  les  lettres  de 
la  comtesse  Jeanne,  sa  coasine,  y  inséré(\s,  données  à 
Asnières  le  19  janvier  1235.(«i46'/wm  apud  Asuerias, 
anno  Dottiini  3/"  CC^  tricesimo  quarto^  mense  Ja- 
fiiuirii,  die  i^neris priniapost  festujn  beatiHylarii^)^ 
qui  contiennent  le  traité,  analysé  ci-dessus.  —  Asnières, 
le  19  janvier  12»î5.  («  Action  apud  Asneria^,  anno 
Doniini,  niUlÎHinw  CC^  tricesimo  quarto,  die  oeneris 
proxima  post  festum  beaii  Hylarii  »).  Confirmation 
par  Louis  IX,  roi  de  France,  des  lettres  de  la  comtesse 
Jeanne,  y  insérées,  contenant  le  traité  conclu  entre 
ladite  comtesse,  Marguerite,  sa  sœur,  d'une  part, 
Bouchard  d'Avesnes  et  ses  enfants,  d*autre  part.  — 
1235.  («  Actum  anno  Domini  millesimo  ducente- 
simo  tricesimo  quarto  (1)  »).  Lettres  par  lesquelles 


(1)  Ces  lettres  doivent  certainement  cire  dalées  des  premiers 
mois  de  Tannée  1235  puisqu'elles  sont  postérieures  à  l'accord  du 
18  janvier  de  ladite  année  conclu  entre  les  enfants  de  Marguerite 
de  Dampierre  pour  le  partage  de  sa  future  succession. 


Th.  de  Hulfalize  et  Henri,  son  fils.  Th.  de  Valcourt, 
Nicolas  de  Rumigni,  ses  deux  frères  et  ses  deux  fils 
majeurSjA.,  dame  de  Rosoi,  Roger,  son  fils,  la  comtesse 
de  Chini  (de  Chinniaco),  sœur  de  Bouchard  d'Avesn(»s, 
et  sa  fille,  Jacques  de  Grandpré,  W.,  châtelain  de 
St-Omer,  W.,  son  frère,  Hugues  d'Antoing,  Ernoul  de 
Mortagne,  Sohier  d'Enghieu  et  ses  deux  fils  aînés, 
Philippe  de  Créquy  et  son  frère  aîné  apivs  lui,  ainsi 
quWrnoul  de  Longvilliers  prient  H.,  archevêque  de 
Reims,  et  tous  ses  suffraganLs,  de  vouloir  bien  appuyer 
de  leur  autorité  l'obligation  qu'ils  ont  contractée  d'en- 
tretenir raccord  conclu  entre  les  enfants  de  Bouchard 
d'Avesnes  et  c(*ux  de  Guillaume  de  Dampierre  pour  la 
succession   future  de  leur  mère,  (*t  leur  envoyant  un 
modèle  de  lettre  à  souscrire,  consentant,  d'ailleui-s, 
à  ce  que  celui  d'entre  eux  qui  ne  tiendrait  pas  sa  pro- 
messe, fut    excomunié.   —  1235.  («  Actum,  Anno 
Domini  A/«  C('^  XX3P  quarto  *)  (1).    lettres   |)ar 
lesquelles  H.  (Henri  de  Dreux),  archevêque  de  Reims, 
et  les  évêques  J.  (Jacques  de  Basoches)  de  Soissons, 
G.  (Godefroi)  de  Cambrai,  A.  (Anselme  de  Mauny)  de 
Laon,  Ph.  (Philippe  d(*  Nemours)  de  (]hâlons,  G.  (Gode- 
froid  d'Eu)  d'Amiens,  (t.  (Godefroy  de  Clermont  de 
Nesles),  de  Beauvais,   W.    (Wautiei*,  de  Marves)  de 
Tournai,  H.  (Hasso)  d'Arras,  A.  (Adam  de  Chambli) 
de  Senlis,  N.  (Nicolas  de  Rove)  de  Noyon,  P.  (de  Doy) 
de  Thérouane,  déclarent  qu'en  vertu  de  la  soumission 
qui  leur  avait  été  faite  par  Th.  de  Hulfalize  et  autres 
seigneurs,  ils  ont  consenti  à  excommunier  celui  d'entnî 
eux  qui  n'entretiendra  pas  l'accord  conclu  entre  les 
enfants  de  Marguerite^  de  Flandre.  —  Janvier  et  mars 
1216.  («  Datum  ParisiuSy  Anno  Domini  MCCXLV. 
mense   Januario  »).    liCttres  par  lesquelles   Jean   et 
Baudouin  d'Avesnes,  fils  de  Bouchard  d'Avesnes  et  de 
la   comtesse  Marguerite,   Guillaume,  (iui  et  J(»an  iW 
Dampierre,  fils  de  ladiU*  comtesse  et  de  (Tuiilaume  de 
Dampierre,  déclarent  qu'ils  s'en  remettent  au  roi  d(î 
France  l^iuis  IX  et  à  Odon,  évêque  de  Tusculum,  légat 
du  St-Siêge,  pour  trancher  les  débats  pendants  enln^ 
eux  au  sujet  du  partage  de  la  succession  de  leur  mère 
comprenant  les  comtés  de  Flandre  et  de  Hainaut.  (!es 
lettres    sont  insérées   dans  celles  du   mois  de   mars 
suivant  par  lesquelles  les  cinq  frères  ci-dessus  mandent 
aux   échevins  et  communautés   de   diaque  ville  de 


(1)  Même  observation  au  point  de  vue  chronologique  que  pour 
la  pièce  précédente. 


r)2() 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Fkmdro,  do  donner  dos  lettres  selon  la  formule  y  ins<!»rée, 
et  de  jurer  qu'ils  reconnaîtront  pour  leur  seigneur  celui 
à' qui  le  comté  de  Flandre  sera  adjugé  par  la  sentence 
des  arbitres.  —  Courtrai,  mars  1246.  («  Datuui  Cur- 
traciy  auno  Dohnni  MCCXLV^  niense  tnartio  »). 
liOtlres  par  lesquelles  la  comtesse  Marguerite  et  ses 
enfanks  Jean,  Baudouin,  Guillaume,  (lui  et  Jean  décla- 
rent que,  à  leur  prière,  les  nobles  hommes  barons  et 
clievali(M^s  du  comté  de  Flandre  ont  donné  des  lettres 
patentes  pareilles  à  celles  des  échevins  de  la  ville  do 
Damnie,  s'engageant  à  reconnaître  pour  leur  seigneur 
celui  desdils  enfants,  qui  sera  désigné  par  la  sentence 
arbitrale. 


H.  :^J7.  ((iftpton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  2  bulles  de  plomb, 

2  sceaux  brisés. 


i*ft8-1960.  —  28  avril  1253.  («  Daiwn  anno 
Doiuirti  Mil/eshno  CC^quijiqwtgesitHOtercio^feria 
secvriffu  post  Quasimodo  »).  Lettres  par  lesquelles 
Jean  (rAvesnes,  fils  aîné  de  la  comtesse  Marguerite,  et 
Baudouin,  son  frère,  seigneur  de  Beaumont,  nomment 
maître  Martin,  clerc,  leur  procureur  pour  défendre  le 
troisième  jour  après  Quasimodo  (29  avril),  devant 
N. (Nicolas),  évêque  de  Cambrai,  Tabbé  de  Citeaux  et 
le  doyen  do  Laon,  juges  délégués  par  le  pape,  leurs 
<lroits  contre  leurs  frères  Gui  et  Jean  de  Dampierre, 
et  déclarent  s'en  rapporter  au  jugement  qui  sera 
prononcé  par  eux.  —  Arras,  le  17  juin  1253.  («  Data 
apufl  Attrebatum,  anno  Doniini  AP  CC^  IJ^  tercio, 
feria  tcrcia  post  Trinitatem  »).  lettres  par  lesquelles 
(iui,  comte  de  Flandre,  et  Jean,  seigneur  de  Dampierre 
son  frèi'e,  fils  de  Marguerite,  comtesse  de  Flandre, 
nomment  Wautier  de  Gand,  arcliidiacre  d'Ostrevant 
au  diocèse  dWrras,  Pierre,  prévôt  de  l'église  de  Béthune, 
et  Baudouin  de  Bailleul,  clievalier,  leurs  procureurs, 
pour  défendre  devant  tous  juges  leurs  droits  dans  les 
<lébat5,  qu'ils  pourraient  avoir  avec  Jean  et  Baudouin 
(l'Avosnes,  frères,  et  promettent  de  ratifier  tout  ce  qu'ils 
feront  ;  double  de  ces  lettres).  —  Anagni,  le  13  août 
1259.  («  Datuni  Anagnle  Id.  Augustin  pontificatus 
noHtri  anno  quinto  t>).  Bulle  du  pape  Alexandre  IV 
confirmant  les  lettres  de  Jean  et  de  Baudouin  d'Avesnes 
<lonnées  au  mois  de  novembre  le  jour  de  Ste-Cécile(22) 
1257  et  y  insérées  en  entier,  par  lesquelles  ils  terminent 
toutes  leurs  difficultés  avec  Gui,  comte  de  Flandre  et 
Jean  de  Dampierre,  leurs  frères.  —  Anagni,  le  28  août 
1259.   («  Datuni  Anagnie^   V  Kalendas  Septcmbri, 


pontificatus  nostri  anno  quinto  »).  Bulle  du  même 
pape  par  laquelle  il  mande  aux  évêques  de  Cambrai  et 
de  Tournai  d'avoir  à  confirmer  l'accord  conclu  par 
l'entremise  du  roi  de  France  et  d'Odon,  évêque  de 
Frascati,  légat  du  StrSiège  Apostolique  (en  juillet  1246) 
entre  les  enfants  de  la  comtesse  Marguerite  issus  de 
Bouchard  d'Avesnes  et  de  Guillaume  do  Dampierre. 

H.  418.  (Carton.)  —  i  pièce  parchemin  ;  1  sceau. 

te  marai  1S76.  («  Donné  à  Paris  en  nmtre 
chaste!  du  Louvre,  le  XVP  jour  de  mars  Van  de 
grâce  mil  trois  cens  soixante  quatorze  et  Vonziesme 
de  nostre  règne.  »).  Original  scellé  de  la  ratification 
par  le  roi  Charles  V  du  contrat  de  mariage  de  Marie, 
sa  fille,  avec  Guillaume,  fils  aîné  du  duc  Albert  de 
Bavière,  gouverneur  du  Hainaut. 

B.  420.  (Canon.)  —  1  pièce,  parchemin. 


16  Janvier  ;  Élans   date  d'année;  vers    t; 

Projet  des  lettres  par  lasquelles  Philippe,  duc  de 
Bourgogne  et  comte  de  Flandre,  consent  à  ce  que 
Jeanne  d'Harcourt,  femme  de  Guillaume  de  Namur, 
seigneur  de  Béthune,  reçoive  les  4.000  livres  tournois 
de  son  douaire  sur  les  terres  de  Bailleul  et  de  Peteghem, 
dans  le  cas  où  la  terre  de  Béthune  ne  suffirait  pas  à  les 
lui  assurer. 

B.  422.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  sceau. 

4  Janvier  t4l#S.  («  Donné  à  Paris  le  [IIP  jour 
de  janvier  Van  de  grâce  mil  quatre  cens  et  deux  »). 
Cession  de  la  châtellenie  de  Lille  avec  les  terres 
d'Erquinghem  et  d'Arraentières,  par  Waleran  de 
Luxembourg  à  Antoine  de  Bourgogne,  son  gendre, 
en  vertu  du  contrat  de  mariage  de  ce  dernier  avec 
Jeanne  de  Luxembourg. 

K.  423.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  sceau,  brisé. 

tillle^  le  m  octobre  141S.  Commission  donnée 
par  Jean  Sans  Peur,  duc  de  Bourgogne,  à  Pierre  de  la 
Trémoille,  son  chevalier  et  chambellan,  et  à  maître 
Thierry  Ghorbode  pour  aller  recevoir  à  Beauvais 
«  nostre  fille  Catherine  que  très-hault  et  puissant 
prince  le  Roy  de  Sezylle,  duc  d'Anjou,  nostre  très-chier 
seigneur  et  cousin,  at  délibéré,  si  comme  il  le  nous  a 


CHAMBRE  DRS  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRÉSOR  DES  CHART?:S.  -  SUPPLÉMENT. 


527 


fait  savoir,  de  envoier  et  faire  délivrer  prochainement 
en  la  ville  de  Beauvais  »  et  de  recevoir  aussi  «  pour 
nous  et  en  nostre  nom  par  bon  inventaire  tous  les 
joieaulx,  vaisselle,  tapisserie,  abis,  monnaies,  or, 
argent  et  autres  meubles  et  biens  quelxconques  que 
Ton  baillera  et  voldera  baillieret  rendre  avec  nostre 
dicte  fille  etc.  :>(!). 

Iayette  des  Testaments  des  princes. 

B.  4r)0.  (Carton.)  —  1  piècp,  papier. 

e  Juin  f  Si â.  Copie  (du  XVIl»  siècle)  de  la 
déclaration  faite  par  Waleran  de  Luxembourg,  sire  de 
Ligny,  et  par  Jean  de  Courselle,  exécuteurs  du  testa- 
ment de  Henri  de  Foudenque,  en  son  vivant  chanoine 
de  la  cathédrale  de  Cambrai,  au  sujet  dos  fondations 
pieuses  faites  par  lui. 

B.  4.51.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin. 

f  SS9-tS4l.  —  Pièces  relatives  à  Texécution  du 
testament  de  Robert  de  Flandre,  sire  de  Cassel. 

B.  4^.  (Carton.)  —  1  cahier,  20  feuillets,  papier. 

tO  novembre  lSÉ»e-!tO  avril  1891  •  Copie  (de 
la  fin  du  XV'  siècle)  du  vidimus  sous  le  scol  de 
Guillaume  de  Huimen,  abbé  du  monaslère  de 
Neufmoustier  près  de  Huy,  du  testament  de  Robert  de 
Namur,  sire  de  Renaix  et  de  Beaufort-sur-Meuse,  en 
date  du  iO  novembre  1380. 

B.  'i.^.  (Carton.)  —  (î  pièces,  parchemin;  2  pièces,  papier. 

1417    —    94  avril    1440-7  Janvier  144».   — 

Procès-verbal  de  l'ouverture  des  testament  el  codicille 
de  Humbert,  seigneur  de  Rougemont,  j)ar  lesquels  il 
institue  son  héritiei'  universel  Louis  de  Chalon,  ])rince 
d'OrangêjSeigneur  d'Arlay. — Protestations  faitescontro 
ce  testament  par  les  seigneur  et  dame  do  Montmartin 


(1)  Catherine  de  Bourgogne,  fille  du  duc  Jean  Sans  Peur,  avait 
oté  mariée,  étant  encore  enfant,  avec  le  comte  de  Guise,  fils  aîné 
de  Louis,  comte  d'Anjou  et  roi  de  Sicile,  à  Gien,  en  1410,  et  de 
là  conduite  solennellement  à  Angers  chez  la  reine  de  Sicile,  sa 
belle-mère.  Mais  elle  fut  renvoyée  à  son  père,  en  lil3,  avant  la 
consommation  du  mariage. 


et  par  la  dame  de  Cottebrune.  —  Nominations  de  com- 
missaires par  le  duc  de  Bourgogne,  à  IXTel  de 
connaître  de  cette  affaire.  —  Consultations  diverses 
au  sujet  de  la  validité  du  testament  de  Jean  de 
Chalon    fait   le  21  octobre  1417. 

B.  4.59.  (C^.arton.)  —  2  [lièces,  papier. 

XVI®  et  X  VU*'  «lècles.  —  Mémoires  et  correspon- 
dances concernant  la  succession  de  Philibert  de 
Chalon,  prince  d'Orange. 

Layette  des  partages  des  provinces  des  Pays-Bas. 

B.  IB'i.  ((*arton.)  —  i  cahier  in-8",  8  feuillets,  yapier. 

tSII»-iS!tO.  —  Copie  (d'une  écriture  du  XVIIP 
siècle)  de  «  l'Inventaire  des  titres  concernant  le  partage 
fait  par  Robert,  comte  de  Flandre,  en  1309,  1315  et 
1320,  à  Robert,  son  fils  puisné,  de  plusieurs  terres 
scituées  en  Pays-Bas  de  la  domination  de  Sa  Majestc», 
dressé  en  exécution  de  l'arrest  du  (Conseil  d'Estat  du 
Roy  du  dix-septiesme  jour  de  novembre  1698,  auquel 
est  attachée  une  commission  adressante  à  M.  de 
Corberon,  procureur  général  du  Roy  au  Parlement, 
Comptes,  aydes  et  finances  de  Metz,  pour  son  exé- 
cution ». 

B.  473.  (Carton.)  —  i  pièce,  papier. 

Saiis  date;  On  du  1LEW°  siècle.  —  Extrait 
certifié  par  les  gens  du  (Irand  Conseil  de  Malines  le 
11  mai  1514,  de  l'acte  de  partage  fait  par  le  duc 
Philippe  le  Hardi  de  ses  terres,  biens  et  seigneuries 
entre  ses  trois  enfants.  (Pièce  ])roduile  dans  le  procès 
dit  de  Nevers). 

B.  'i74.  ((iariùn.)  —  2  pièces,  papier. 

BrunLelleni)  le  1^  septembre  1690.  —  ('opie  de 
l'accord  conclu  entre  remi)ereur  Charles  Quint  c^t 
l'archiSuchesse  Marguerite,  gouvernante  des  Pays-Bas, 
sa  tante,  par  lequel  il  lui  cède  les  ville  et  ])ays  de 
Malines  avec  promesse  de  lui  remettre  luie  somme  de 
250.0(X)  florins,  le  tout  en  écîhange  de  ses  droits  dans  la 
succession  de  Tempereur-  Maximilien,  père  de  ladite 
archiduchesse.  —  «  Inventaire  et  déclaracion  des 
décharges  baillées  en  payement  à  Madame  (l'archidu- 


528 


ARGHIVKS  DU  NORD. 


chesse  ^Marguerite),  à  cause  de  sou  appoinlement  de 
I JI*'  L  mille]  livres  de  XL  gros  pour  la  vsuccessiou  do 
fou  TEmpereur  que  Dieu  pardoiut,  à  payer  en  deux 
années  ». 

Layettk  des  lettres  de  la  dame  de  Cassel. 

B.  470.  (Carton.)  —  1  pi^ce,  parchemin. 

Han»  date:  environ  1SS9.  —  Mémoire  concer- 
rant  les  débats  entre  Jeanne  de  Bretagne,  dame  de 
Cassel,  et  le  comte  de  Flandre,  au  sujet  de  la  tutelle 
des  enfants  de  ladite  dame  et  de  Robert  de  Flandre. 

H.  401.  (Carton.)  —  1  pi^ce,  parchemin;  1  Bceaii. 


Parlw,  le  iO  mal  iSII5.  —  Dénombrement  donné 
par  Yolande,  comtesse  de  Bar,  dame  de  Cassel,  des 
terres  qu'elle  tient  en  foi  et  hommage  du  comte  de 
Flandre,  savoir  :  Cassel,  Dunkerque,  le  bois  deNieppe, 
Warnelon,  Gravelines,  le  pont  d'Estaires,  Bourbourg; 
et  do  celles  qu*elle  tient  de  l'Empereur,  savoir: 
Bornhom,  Roddes  ot  Vinchi  à  cause  de  laquelle 
dernièro  seigneurie  elle  est  panetière  de  Flandre. 

Layette  des  Hommages  des  Princes. 

B.  kVn.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier; 

1  sceau,  incomplet. 

\m%.  —  12  novembre  1291.  («  Uan  de  grasse  7nil 
ce  LXXX  et  XI y  et  mois  de  novenibreM^^uiemain  de 
le  saint  martin  en  yver  *).  Lettres  par  lesquelles 
Wautiers  de  Renenghes,  chevalier,  sire  do  Morbecque, 
cède  à  Gui,  comte  de  Flandre,  Thommagedu  châtelain 
de  Bailleul,  en  échange  de  celui  de  Jean  du  Leu,  tenu 
dudit  comte  ;  copie  non  datée  de  cet  acte  (XV®  siècle). 
—  3  décembre  1291.  («  En  Tan  de  grasse  mil 
IPIin^  et  XI,  le  lundi  apries  la  f este  saint  Andrieut>). 
Copie  de  la  reconnaissance  donnée  par  Jean  d'Aude- 
narde,  sire  de  Bossoit,  de  tenir  en  pairie  de  Namur, 
Mouscron,  Bois-St-Pierre  et  Hubermont. 


B.  498.  (Carton.)  —  22  pièce.s,  parchemin  ;  1  pièce,  papier  ; 
25  sceaux,  la  plupart  brisés  ou  incomplets. 

l!i07-f  SIS.  —  3  juin  1297.  («  Le  Jtiesdi  après  le 
Jour  de  la  Trinitet  *).  Lettres  par  lesquelles  Eustache 


de  Neuville,  sire  de  Matringhem,  renonce  àThommage 
qu'il  devait  à  Gui,  comte  de  Flandre,  pour  servir  doré- 
navant le  roi  de  France.  —  14  juin  1297.  («  Faites  et 
données  es  pavillons  de  lez  Lens  ev  Agioté,  le 
venredi  après  les  octaves  de  Penthecouste  en  l'an  de 
rincarnation  nostre  Seigneur,  7nil  deus  cens  guuire 
vins  dis  et  sept  »).  Renonciation  faite  par  Jean, 
seigneur  de  Harcourt,  à  l'hommage  qu'il  devait  à  Gui, 
comte  de  Flandre,  à  cause  de  300  livrées  de  terre  de 
rente  que  celui-ci  lui  payait  sur  ses  revenus  de  Flandre, 
afin  d'être  libre  de  servir  le  roi  de  France  contre  lui. 
—  17  juin  1297.  («  L\ni  de  grasce  deus  cens  quatre 
vins  et  dis  et  sept,  le  lundi  devant  le  feste  Saint 
Jehan  Batiste  »).  Lettres  par  lesquelles  Jacques  de 
Werneper,  Colart  Darnerey,  Jean  de  Cibière,  cheva- 
liers, Jean  de  Saloweme,  écuyer,  promettent  de  senir 
le  comte  de  Flandre  avec  dix  hommes,  chevaliers  et 
écuyers,  dans  la  guerre  qu'il  a  contre  le  roi  de  France 
et  le  comte  de  Hainaut  moyennant  700  livres  petits 
tournois  à  payer  à  chacun.  —  24  juin  1297.  (*  Le  dye- 
moinge  de  la  vigile  Saint  Jehan  Batiste  »).  Lettres 
par  lesquelles  Nicolas  de  Darnerey,  Jacques  de  Werne- 
per ot  Jean  de  Salewerne  reconnaissent  avoir  reçu 
chacun  200  livres  petits  tournois  du  recoveiu*  de 
Flandre.  —  11  juin  1297.  (*  Le  mardi  prochain  après 
le  Jour  de  la  Trinité  *).  Lettres  par  lesquelles  Raoul 
Flamens,  sire  de  Kauni  (Ghauny)  (?),  mande  à  Gui, 
comte  de  Flandre,  qu'étant  né  en  France  et  ne  pouvant 
garder  foi  envers  d'autres  que  son  roi,  il  rend  audit 
Comte  le  (iof  qu'il  tenait  de  lui.  —  Valenciennes,  le 
21  juin  1297.  («  Données  à  Vale7ichiennes,  l'an  de 
grasce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  dis  sept,  le 
venredi  devant  le  Jour  de  la  iiativiteit  Saint  Jehan 
Baptiste  »).  Lettres  par  lesquelles  Baudouin,  sire  do 
Fontaines,  commet  frère  Adam,  de  l'Ordre  du  Temple 
en  Hainaut,  pour  relever  entre  les  mains  du  comt<>  Gui, 
un  fiof  qu'il  tient  du marquisatde  Namur. — ^29marsl297. 
(«  Van  de  grasce  mil  deus  cens  quatre  vinse  sèze,  le 
venredi  apries  le  jour  de  V Annuntiation  Nostre 
Dame  desusdit  »).  Lettres  par  lesquelles  Henri,  sire 
de  Blamont,  promet  d'être  homme-lige  de  Gui,  comte 
de  Flandre  et  de  ses  hoirs,  comtes  d'Alost.  —  Même 
date.  Promesse  du  même  de  garder  et  de  maintenir, 
au  nom  du  comte  de  Flandre,  les  comtés  de  Gueldi'o, 
de  Kessel,  de  Zutphen  et  de  Nimègue.  —  11  avril  1297. 
(«  L'an  de  grâce  mil  deus  cens  qtcat7^e  vins  et  sèze,  le 
Jeudi  apj^ès  Parques  flories  >).  Lettres  par  lesquelles 
Willaume,  sire  de  Bornes,  déclare  que  s'il  meurt  dans  la 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILI.E.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  -  SUPPLÉMENT. 


52(^ 


guerre  pendante  entre  le  comte  de  Flandre,  d'une  part, 
et  le  roi  de  France  et  le  comte  de  Hainaut,  de  l'autre, 
son  hoir  sera  tenu  de  continuer  à  servir  le  comte  de 
Flandre.  —  Même  date.  Lettres  par  lesquelles  Henri 
de  Cuick,  chevalier,  promet  de  seiTir  loyalement  le 
comte  Gui  dans  la  guerre  qu'il  soutient  contre  le  roi  de 
France  et  le  comte  de  Hainaut.  —  14  mars  1297. 
{«  A^ino  Domini  millesimo  ducenteshno  no)utgeswio 
sexto,  (liejovis  post  Reminiscere  »).  Lettres  par 
lesquelles  Walleran,  seigneur  de  Montjoie  et  de  Val- 
kembourg,  et  Jean,  seigneur  de  Cuick,  déclarent  que 
le  comte  Gui  ayant  indemnisé  Thierri,  dit  Hannoct, 
écuyer  dudit  Walleran,des  dommages  commis  par  ses 
gens  dans  la  terre  de  Gueldre,  ledit  Thierri  a  fait  hom- 
mage de  fidélité  audit  Comte.  —  5  avril  1297.  (<c  L'an 
de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  sèzeje  venredi 
devant  le  paske  florie  »).  Lettres  par  lesquelles  Gérard 
de  Gratulpreity  sire  de  Hafalize,  s'oblige  moyennant 
une  somme  reçue  de  Gui,  comte  de  Flandre,  à  le  servir 
dans  toutes  ses  guerres  contre  le  roi  de  France  et  le 
comte  de  Hainaut.  —  Même  date.  Lettres  par  lesquelles 
Gui  d'Audenarde  se  déshérite  au  profit  du  comte  Gui 
de  sa  terre  de  Soredenges  qu'il  tient  en  fief  de  lui  avec 
sa  terre  d'Acren,  et  promet  d'être  homme-lige  dudit 
Comte  pour  cette  dernière  terre.  -  27  juin  1298. 
{«  L'a7î  de  grasce  7nil  detis  cens  qtmtre  vins  et  diis  et 
toit,  le  Juedi  après  le  Nativité  Saint-Jehan  Baptiste-^). 
Lettres  par  lesquelles  le  comte  Gui  déclare  qu'Arnoul, 
sire  d'Audenarde,  lui  doit,  comme  étant  son  féal,  le 
service  envers  et  contre  tous.  —  Nuremberg,  le 
19  novembre  1298.  («  Datum  apud  Norembergh, 
Anno  Domini  millesimo  dticentesimo  nonagesimo 
octavOy  die  fuercurii  in  crastino  octavarum  beati 
Martini  »).  Lettres  par  lesquelles  Henri,  évêque  de 
Constance,  offre  à  Gui,  comte  de  Flandre,  et  à  Jean, 
duc  de  Lothier,  de  Brabant  et  de  Limbourg,  de  les 
servir  de  tout  son  pouvoir.  —  11  juillet  1299.  («  Le 
samedi  devant  la  division  des  Aposteles  *).  Acte  par 
lequel  Ade,  dame  de  Péruwelz,  mande  à  Gui,  comte  de 
Flandre,  qu'elle  a  fait  hommage  à  Jean,  comte  de 
Namur,  son  fils,  de  la  terre  de  Oukeghem  qui  lui  était 
échue  par  le  fait  de  la  mort  de  sa  sœur.  —  6  juin  1299. 
•(«  Anno  Domini  millesimo  ducentesimo  nono  in 
vigilia  Pentecostes  *).  Lettres  par  lasquelle^  Voland, 
écoutète  de  Franckevorde,  chevalier,  reçoit  du  comte 
Gui  une  somme  moyennant  laquelle  il  se  constitue  son 
homme-lige  et  lui  jure  fidélité.  —  Au  siège  devant  Lille, 
le  -Sï"  août  1297.  (^  Ce  fu  fait  et  donneit  le  samedi 


prochain  après  le  Jour  saint  Jehan  décolascé.  Van 
de  grasce  mil  deus  cens  quatre  vins  et  dissiet,  au 
siège  devant  Lille  »).  Acte  par  lequel  Jean  de  Brune- 
becque  reçoit,  au  nom  de  Hues  de  Châtillon,  comte  de 
Blois  et  seigneur  d'Avesnes,  de  Jean  Sausse,  sire  de 
Boussoit,  procureur  d'Isabelle,  princevSse  de  Morée  (de 
le  Mourée),  veuve  de  Florent  de  Hainaut,  l'hommage 
de  la  terre  d'Etrœungt.  —  4  mars  1318.  (<^  Donné  souz 
nostre  scel  le  samedi  devant  les  Brandons^  Van  de 
grâce  mil  CCC  et  dix  et  sept  »).  Vidimus,  daté  du 
23  mars  1400  (^  mil  trois  cens  quatre  vins  et  dix 
neuf  »),  des  lettres  par  lesquelles  Guichard,  sire  de 
Beaujeu,  reconnaît  tenir  en  fief  d'Eudes,  duc  de  Bour- 
gogne, les  châteaux,  villes  et  seigneuries  de  PértcweZy 
Tise,  lAiy,  Chavaigne,  Belleville  et  S.  Georges 
de  RenetnSj  ainsi  que  le  château  de  la  Buissière; 
double  de  ces  lettres. 

B.  499.  (Carton.)  —  1  rouleau,  17  pièces,  parchemin  ;  14  sceaux 
en  mauvais  état,  6  fragments  de  sceaux. 


>.  —  Ath,  le  9  juillet  1315.  («  Données  à 
Athy  le  merquedi  apriès  le  jour  Saint  Bertre  (saint 
Bertrand),  en  lan  7nil  trois  cens  et  quinze  >).  Lettres 
par  lesquelles  Godefroi  de  Naste,  sire  de  Bieverne, 
dénie  l'hommage  qu'il  doit  à  Robert,  comte  de 
Flandre,  pour  obéir  à  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  et 
servir  avec  lui  le  roi  de  France  contre  ledit  comte  de 
Flandre.  —  16  avril  1315.  {«  Faites  à  le  Byeloke  à 
Gand,  Van  de  grâce  mil  troys  cens  et  quinze,  le 
sezimejour  du  moys  de  avril  >)•  Lettres  par  lesquelles 
Philippe  et  Wautier  d'Axelle,  Simon  de  Disteldonc, 
chevaliers,  se  portent  cautions  de  la  fidélité  de  Hugues 
de  Gavre  envers  Robert,  comte  de  Flandre.  —  4  mars 
1322.(«  L'an  del  Incarnation  nostre  Signeur  mil  trois 
cens  vint  et  un,  le  quart  jour  du  m^yde  marché). 
Lettres  par  lesquelles  Jean,  roi  de  Boh6me  et  de 
Pologne,  reconnaît  avoir  prêté  serment  de  fidélité  à 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  à  cause  du  château 
d'Aymeries  et  d'autres  terres  sises  en  Haina*ut.  — 
4  janvier  1329.  («  Lan  de  grâce  mil  CCC  vint  et  huit^ 
le  quart  jour  de  Janvier  »).  Lettres  par  lesquelles 
Jean  de  Longoeval,  chevalier,  consent  à  ce  que  Louis, 
comte  de  Flandre,  jouisse  de  la  terre  de  Nivelle 
quoique  le  dit  Jean  ait  prêté  hommage  de  cette  terre 
audit  comte.  —  Tournai,  le  25  mars  1328.  («  Faites  à 
Tow^ay  le  jour  Nostre-Dame  en  March  Van  mil 
CCC  vint  et  siept  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean, 
vicomte  de  Melun,  chambellan  de  France,   déclare 


Nord.  —  Sérib  B.  T.  L  (2"«  partie). 


67 


530 


ARCHIVES  DU  NORD. 


avoir  été  reçu  à  hommage  par  Louis,  comte  de  Flandre, 
pour  les  fiefs  qu'il  possède  eu  Flandre.  —  Nevers,  le 
29  octobre  1332.  Lettres  par  lesquelles  Gui  de  Flandre, 
sire  de  Richebourg,  promet  de  servir  fidèlement  Louis, 
comte  de  Flandre.  —  25  juillet  1338.  Lettres  par 
lesquelles  Thomas,  seigneur  de  Montjoie,  burgrave  de 
Zélande,  déclare  mensongères  les  paroles  qu'il  aurait 
prononcées  contre  le  comte  de  Flandre  et  qui  lui 
avaient  été  rapportées;  il  lui  offre  ses  services.  — 
Dimanche  23  avril  ;  26  avril  ;  6  mai  ;  12  mai  ;  18  mai  et 
19  août  1340 («  le  samedi apriès  le  Nostre  Dame  emmi 
aoust  »).  Lettres  par  lesquelles  Tristan  d'Oisy,  Pierre  de 
Maubuisson,  le  seigneur  de  Ham  en  Vermaudois,  le  sei- 
gneur de  Naste,  Jean,  vicomte  de  Melun,  Jean,  sire  de 
Walincourt,  Watier  de  Mauny,  sire  de  Jenlain, 
déclarent  au  comte  de  Hainaul  qu'ils  lui  remettent  les 
fiefs  pour  lesquels  ils  lui  devaient  hommage,  ayant 
promis  au  roi  de  France  de  le  servir  dans  la  guerre 
qu'il  avait  contre  ledit  Comte.  —  1314-1315.  Mémoires 
au  sujet  de  la  mouvance  des  maisons  et  terre  de  Brios. 
—  Maie,  le  2  juillet  131t5.  («  Faites  à  Mule  et  données 
Van  de  grâce  mil  CCC  et  sèse  le  vendredi  apriès  le 
saint  Pierre  et  saint  Pol  »).  Lettres  par  lesquelles 
Ernoul,  sire  de  Randerode,  chevalier,  promet  de  servir 
le  comte  de  Flandre  contre  le  rai  de  France.  — 
Cologne,  le  H  décembre  1309.  (<t  Actum  in  Colonia 
Agripinay  anno  Domini  millesimo  tricentesimo 
nono,  in  crastino  béate  Lucie  Virginis  *).  Lettres  par 
lesquelles  Ingelbert,  comte  de  La  Marck,  rend  hom- 
mage à  Robert,  comte  de  Flandre,  à  cause  de  sa  ville 
appelée  Corlare  qu'Evrard,  père  dudit  Ingelbert, 
avait  soumise  à  Thommage  du  comte  Gui  moyennant 
le  payement  d'une  somme  de  2.000  Ii\Tes  tournois.  — 
15  juillet  1306.  («  Che  fu  fait  bien  etàloy  à  Mons  en 
Haynauy  en  le  maison  con  dist  de  Beaumont,  l'an  de 
grasce  nostre  signeur  Jésus  Crist  mil  trois  cens  et  sis^ 
le  nuit  de  le  division  des  apostles  oumoisde  fenail-^). 
Vente  par  Louis,  avoué  de  Hesbaing,  sire  de  Chau- 
mont,  êcuyer,  à  Philippine,  comtesse  de  Hainaut,  d'un 
fief  de  45  livrées  de  terre  que  le  comte  de  Hainaut  lui 
avait  assignées  sur  la  ville  de  Chièvres.  —  Deinze,  le 
14  avril  1306.  (^  Fêtes  et  données  à  Donze  le  jeusdi 
après  closes  pasques  en  l'an  de  grâce  mil  trois  centz  et 
siisou  mois  d'avrilgi^).  Lettres  par  lesquelles  Renaut, 
fils  de  feu  Walleran,  seigneur  de  Montjoie  et  de 
Fauquemont,  s'oblige  envers  Robert,  comte  de  Flandre, 
à  exécuter  les  conventions  faites  entre  feu  son  père  et 
feu  Gui,  comte  de  Flandre. 


B.  5(X).  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin  ;  4  sceaux 

en  assez  bon  état. 

1879-1878.  —  Mai  1372.  Lettres  par  lesquelles 
Jean  de  Hastingues,  comte  de  Pennebrouck,  et  Anne 
de  Manny,  sa  femme,  déclarent  avoir  fait  hommage  au 
duc  Albert  de  Bavière,  gouverneur  de  Hainaul,  en  la 
personne  du  seigneur  de  Gommegnies,  commis  à  cet 
efiet,  des  fiefs  de  Wasniez,  Rocourt,  Briastre  et  d'une 
partie  de  celui  de  Manny.  —  15  juin  1373.  (*  Den  XV 
dach  van  Wende  maend  inl  Jaer  eîis  heeren  MCCC 
driend  zeventich  »).  Lettres  par  lesquelles  Gérard  de 
Machelar,  chevalier,  se  soumet  au  comte  de  Flandre  à 
cause  de  quelque  entreprise  qu'il  avait  tentée  contre 
lui.  —  29  juillet  1373.  Lettres  par  lesquelles  Jacques  de 
Werchin,  sire  de  Walincourt  et  baron  de  Flandre, 
déclare  avoir  relevé  en  fief  du  comte  de  Hainaul  le 
donjon  de  Walincourt  que  son  aïeul  avait  relevé  le 
premier  dudit  comte,  à  la  suite  de  la  promesse  que  lui 
avait  faite  celui-ci  de  lui  donner  chaque  année  quatre 
cerfs  entiers  de  saison  à  prendre  dans  les  bois  de 
Hainaut. 

B.  501.  (Carton.)  —  4  pièces,  parchemin;  i  pièce,  papier, 

3  sceaux,  assez  bon  état. 

I4l!i-1477.  —  l*'  mai  1416.  Lettres  par  lesquelles 
Jeanne  de  Luxembourg  prête  foi  et  hommage  à  l'évêque 
de  Cambrai  pour  le  ûe!  de  Perrenmont,  — 15  octobre 
1419.  Lettres  par  lesquelles  Gui  Turpin,  seigneur  de 
Laval  et  de  Gavre,  s'engage  à  servir  le  duc  de  Bour- 
gogne. —  Luxembourg,  le  25  mare  1412.  —  Bruxelles, 
le  22  octobre  1421.  Vidimus  par  Corneille  Proper, 
chanoine  de  l'église  de  Cambrai,  des  lettres  par 
lesquelles  Gilles  de  Bodemack  se  déclare  homme-lige 
d'Antoine,  duc  de  Brabant.  —  3  janvier  1429.  («  Le 
HP  jour  dejenvier  l'an  mil  CCCC  vingt  vit^).  Lettres 
par  lesquelles  Golars,  sire  du  Saussie^  fait  hommage  à 
la  duchesse  de  Bavière  de  tout  ce  qui  lui  appartient  en 
la  ville  et  au  territoire  de  Jametz  (?). —  Gand,  le 2  août 
1477.  Hommage  rendu  à  Marie,  duchesse  de  Bour- 
gogne, par  Pierre  de  Luxembourg  pour  les  terres  qu'U 
tenait  d'elle  en  Flandre,  en  Artois  et  ailleurs. 

Layette  du  Commerce. 

B.  513.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

Bm^c»)  le  94  actobre  iSi^s.  Copie  des  lettres 


CHAMBRK  DES  COMPTKS  DK  LILLE.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  SUPPLÉMENT. 


5:^1 


patentes  du  comte  Louis  de  Maie  portant  règlement  de 
la  draperie  de  la  parois.se  de  Haringhe. 

B.  521.  (Carton.)  —  I  pièce,  papier. 

119  mal  18119.  Minute  des  lettres  do  Philippe,  duc 
de  Bourgogne,  aux  consuls  de  la  cité  de  Lubeck,  au 
sujet  des  plaintes  de  la  Hanse  teutonique  relativement 
aux 'déprédations  dont  étaient  victimes  dans  les  mers  de 
Flandre  les  marchands  faisant  partie  de  la  dite  Hanse. 

B.  554.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  29  pièces,  papier. 

Saim  date  ;  eommeMceiiteiit  da  JL\^  sièele. 
Mémoires,  projets  de  lettres  patentes,  plaintes  en  dépré- 
dations, états  des  marchandises  saisies  et  pièces  diverses 
produites  dans  les  conférences  tenues  â  Calais  entre 
les  ambassadeurs  du  roi  d'Angleterre  et  ceux  du  duc  de 
Bourgogne  sur  le  fait  du  commerce  entre  les  sujets  de 
cesdeux  princes  et  pour  entendre  les  réclamations  au 
sujet  des  prises  et  attentats  commis  à  Tendroit  des 
.\nglais  et  des  Flamands,  de  part  et  d'autre,  depuis  la 
conclusion  du  traité  fait  à  ce  sujet,  afin  d'indemniser 
ceux  qui  avaient  souffert  des  dommages  dans  ces 
circonstances. 

B.  570.  (Carton.)  —  3  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux, 

1  fragment  de  sceau. 

14,  Ift  et  le  mal  14t«.  Promulgation  à  Saint- 
Omer,  Ardres  et  Boulogne-sur-Mer,  de  la  trêve  mar- 
chande prorogée  entre  la  Flandre  et  l'Angleterre. 

B.  577.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

80  avril  1478.  Vidimus  des  lettres  patentes  du 
duc  Charles  le  Téméraire  concernant  les  marchands  de 
Bretagne  et  leurs  navires  venant  en  Flandre. 

B.  581.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

19  Moirembre  1498.  Mandement  de  l'empereur 
Maximilien  au  sujet  des  difficultés  pendantes  entre  les 
marchands  de  la  nation  d'Italie  et  ceux  des  nations  de 
Biscaye  et  d'Espagne  établis  à  Bruges,  relativement  au 
payement  d'un  nouveau  tonlieu  de  1  gros  par  livre  de 
gros  de  la  valeur  des  marchandises  amenées  dans  les 
Pays-Bas  par  les  navires  de  Biscaye  et  d'Espagne. 


B.  r)83.  (Carton.)  —  i  pièce,  papier. 

Itens  date  ;  première  moitié  du  XV  •lècle. 

Copie  d'une  lettre  des  consuls  des  marchands  de  la  cité 
de  Hambourg  exprimant  des  plaintes  au  sujet  das 
attaques  commises  contre  les  navires  de  cette  ville  dans 
les  mers  de  Flandre. 

B.  594.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  (ayant  servi  de  couver- 
ture à  un  compte  du  grand  métier  de  l*église  Ste-Croix  de 
Cambrai  de  Tannée  1S31),  1  autre  pièce,  parchemin  ;  1  pièce, 
papier. 

1699.    9a     septembre  -  la     oetobre     1^99. 

Vidimus  parles  échevins  de  Cambrai,  en  date  du  13 
octobre  1522,  du  sauf-conduit  accordé  par  l'empereur 
Charles  Quint,  à  Anvers  le  23  septembre  précédent,  à 
Jean  Cornette,  bourgeois  et  marchand  de  la  cité  de 
Lille,  afin  de  pouvoir,  lui  et  Oste  Du  Buisson,  Adrien 
Bouchart,  dit  Lasseur  et  Christophe  Chocquel,  ses 
facteurs  et  serviteurs,  aller  ou  faire  aller  au  royaume 
de  France  pour  y  lever  1.400  ou  1.500  tonneaux  de  vin 
afin  de  les  amener  dans  les  Pays-Bas,  et,  d'un  autre  côté, 
charger  dans  ces  derniers  pays  cent  ou  deux  cents 
milliers  de  garance  de  la  marque  de  Lille,  et  les  mener 
ou  faire  mener  en  France  ou  ailleurs,  comme  bon  lui 
semblera  par  mer,  par  rivière  ou  par  terre  à  sa  volonté. 
—  Anvers,  le  8  octobre  1522.  Lettres  par  lesquelles 
l'empereur  Charles  Quint  accorde  un  sauf-conduit  de 
quarante  jours  pour  rester  dans  les  Pays-Bas,  en  sortir 
ou  y  circuler,  à  Jean  Steenwaert,  Guillaume  Simon, 
Jehan  Erragge,  Thomas  Steenwaert,  Robert  Cuper, 
Jehan  Gouwen,  Jacques  Roilant,  Riczart  Hatgeck, 
Jehan  Gordon,  Mathieu  Cresty,  François  Janssen  et 
à  cinq  autres  personnes  malades  se  ti*ouvant  à  la 
Vere  dont  ledit  Guillaume  Simon,  un  des  requé- 
rants a  les  noms,  tous  pauvres  marchands  d'Ecosse, 
qui,  pour  le  fait  de  la  marchandise  ont  séjourné 
dans  les  Pays-Bas  depuis  les  Pâques  dernières,  et 
qui  depuis  six  semaines  environ  avaient  retenu  un 
navire  dans  l'intention  de  rentrer  en  Ecosse  ;  mais  ils 
n'ont  pas  osé  le  tenter  à  cause  de  la  guerre  sévissant 
entre  «  nostre  très-chier  et  très  aimé  bon  père,  frère  et 
bel  oncle  le  roy  d'Engleterre  et  le  royaulme  d'Escoce  »^, 
et  ont  résolu  de  retarder  leur  départ.  —  Sans  date  ; 
vers  1522.  Mémoire  des  commissaires  de  l'empereur 
Charles  Quint  au  sujet  des  vexations  que  ses  sujets  des 
Pays-Bas  ont  souffertes  et  souffrent  encore  dans  leur 
commerce  avec  l'Angleterre. 


532 


ARCHIVES  DU  NORD. 


B.  5y5.  (Carton.)  —  i  pièce,  papier. 

a  avril  (avant  Pâqac»)  f  ftSS-t&Sa  (n.  st.). 
Lettre  adressée  aux  gens  du  Privé  Conseil  de  TEra- 
pereur  à  laquelle  sont  joints  les  interrogatoires  subis  par 
Philippe  Gallo,  natif  de  St-Galmier  au  pays  de  Forez, 
près  de  Lyon,  se  disant  marchand  à  Anvers,  soupçonné 
d'espionnage  au  profit  de  la  France. 

H.  600.  (Carton.)  —  l  pièce,  papier. 

Sans  date;  vers  1644  (1).  Publication  du  traité 
de  (commerce  conclu,  entre  le  roi  de  Danemark  et  de 
Norwègo,  d'une  part,  et  l'empereur  Charles  Quint. 

Layette  des  Monnaies. 

B.  600.  (Cîirton.)  —  2  pièces,  parchemin;  2  sceaux,  dont  1  brisé. 

i909«ttm.  —  14  avril  1298.  («  L'an  (le  grdce  mil 
deus  cens  quatre  vi7is  et  diis  et  wyt,  le  lundi  apriès 
les  octaves  de  Paskes  »).  Lettres  par  lesquelles  Gui, 
comte  de  Flandre,  donne  quittance  à  Gérard  Bard,  son 
valet,  d'une  somme  que  celui-ci  lui  devait  en  vertu 
d'un  accord  conclu  entre  eux  au  sujet  de  la  Monnaie 
d'Ypres.  —  Château  de  Peteghem,  le  6  janvier  1299. 
(«  Faites  et  données  à  Petenghem  nostre  castel,  Van 
de  grâce  mil  deus  cens  quatre  vim  et  dis  et  wit,  le 
jour  de  le  Thiephaine  »).  Lettres  par  lesquelles  le 
même  comte  donne  à  Géralme  de  Le  Lake,  bourgeois 
de  Gand,  une  rente  sur  sa  cassette  (bourse)^  en  récom- 
pense de  ses  services,  à  condition  qu'il  prendra  soin  de 
toutes  ses  Monnaies. 

B.  612.  (Carton.)  —  4  rouleaux,  parchemin. 

fa68-iSft4.  Compte  de  la  monnaie  d'argent 
fabriquée  à  Bruges  par  Ops  du  Porche,  dit  Jean 
Perceval,  du  7  septembre  1353  au  24  octobre  1354, 
jour  où  «  il  fu  mourdris  ».  —  Compte  de  la  monnaie 
d'or  et  d'argent  fabriquée  à  Gand  par  Robert  du 
Porche,  du  9  mai  au  24  novembre  1355.  —  Compte  de 
la  monnaie  d'or  et  d'argent  fabriquée  «  sur  le  chasteil  » 


(1)  Le  traité  de  commerce  conclu  entre  ce.s  deux  princes  est 
du  23  mai  1544.  (Voir  A.  Henné  :  Règne  de  Charles  Quint  en 
Belgique,  Tome  VIII,  p.  163). 


à  Gand  par  Percheval  du  Porche,  maître  de  la  dite 
Monnaie,  du  20  février  au  2  novembre  1356.  —  Compte 
de  la  Monnaie  de  Bruges,  présenté  par  Percheval  du 
Porche,  du  22  novembre  au  3  décembre  1356. 

B.  013.  (Carton.)  —  6  rouleaux,  parchemin. 

isei-iSllS.  —  Compte  de  la  Monnaie  de  Gand  par 
Percheval  du  Porche  du  4  décembre  1361  au  19  avril 
1362;  idem,  du  19  avril  au  27  septembre  1362.  — 
Compte  de  la  Monnaie  de  Bruges  par  Aldrighe 
d'Interminellis  de  Lucques,  maître  de  la  Monnaie  de 
Gand,  du  15  octobre  au  22  décembre  1362  ;  double  de 
ce  compte.  —  Compte  de  la  Monnaie  de  Gand  du 
7  janvier  1363  au  21  juillet  suivant;  double  de  ce 
compte.  —  (Compte  de  la  Monnaie  de  Malines  du 
22 juillet  11^3  au  12  septembre  suivant. 

B.  d'^.  (Carion.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  sceau,  assez  bon  état. 

«1  avrll-9«  Juillet  i4«t.  Avis  du  Conseil, 
instruction  et  commission  au  sujet  de  la  fabrication  de 
deniers  d'or  et  d'argent  dans  la  Monnaie  de 
Fauquemont. 

B.  tt35.  (Carion.)  —  1  pièce,  papier. 

99  avril  i40S.  Obligation  contractée  envers  le 
duc  de  Bourgogne  par  Philippe  Le  Coudebourch, 
chevalier,  comme  garant  et  piège  de  Jean  Gobelet, 
maître  particulier  de  la  Monnaie  de  Fauquemont. 


Layette  de  Réthel. 


B.  765.  (Carton.)  —  1  rouleau,  parchemin  ;  1  rouleau,  papier; 

1  sceau  et  i  cachet. 


tail-isse.  —  1377-1378.  Compte  de  la  i-ecette 
de  la  châtellenie  de  Château-Renaud,  pour  un  an  fini  à 
la  saint  Jean-Baptiste  1378,  rendu  par  Olivier  de 
Scœnvelt,  châtelain  dudit  lieu.  —  1379-1380.  Compte 
rendu  par  Jos.se  de  Halluin,  gouverneur  du  comté  de 
Réthel,  de  la  recette  de  plusieurs  amendes  et  compo- 
sitions et  de  la  dépense  faite  pour  la  réparation  d^ 
châteaux  d'Omont  et  de  Raucourt,  pour  un  an  fini  à  la 
saint  Jean-Baptiste  1380. 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DE  LILLE.  -  TRESOR  DES  CHARTES.  —  SUPPLÉMENT. 


rm 


Layette  de  Bar,  Chartres,  Perche,  Alençon, 

CiASSEL. 
B.  810.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

Mans  date  ;  «•■nnieiieciiieut  du  XI V^  Mièele. 

Déclaration  des  fiefs  achetés  par  Oudin  Degrés, 
comprenant  entre  autres  des  vignes  situées  dans  les 
environs  de  Nogenl-le-Rotrou. 

B.  81.").  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

Sniis  date;  fln  du  lUV*  ou  c«iitiiieiiceiiBeiftt 
da  XV*  Miècle.  Pièce  incomplète  renfermant  une 
consultation  au  sujet  de  l'hommage  dû  par  la  dame  de 
(]assel  au  du(*  d'Alençon. 

Layette   de  Liège. 

B.  8.*i5.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

lAie.  Relation  informe  et  incomplète  de  l'entrée 
de  Jean  de  Bavière,  évêque  de  Liège,  dans  tîette  ville. 

B.  SMh  (Carton.)  —  i  pièce,  papier. 

l4«7-f  ft04.  —  Copie  en  date  du  9  mai  1504  du 
traité  conclu  le  28  novembre  1467  entre  Louis  de 
Bourbon,  évêque  de  Liège,  et  les  habitants  de  celte 
ville. 

H.  841.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

Blnche^  le  G  mal  iftâS*  Ac^cord  entre  Marie, 
reine  douairière  de  Hongrie,  archiduchesse  d'Autriche 
et  gouvernante  des  Pays-Bas,  d'une  part,  et  Geoi^es 
d'Autriche,  fils  naturel  de  l'empereur  Maximilien  I", 
évêque  de  Liège,  de  l'autre,  par  lequel  ce  dernier,  en 
qualité  de  prince  de  Liège,  consent  à  ce  que  la  gouver- 
nante des  Pays-Bas  fasse  bâtir  un  fort  sur  le  territoire 
de  Liège,  près  du  Pont  à  Fresne,  comme  elle  le  jugera  à 
propos,  et  lui  cède  le  territoire  sur  lequel  ledit  fort 
sera  bâti  quelle  que  soit  l'étendue  de  terrain  qu'il 
comportera  ;  en  échange  l'Archiduchesse  lui  donne  en 
toute  propriété  pour  lui  et  ses  successeurs,  les  terre  et 
seigneurie  d'Herstal,  tenues  en  fief  du  marquisat 
d'Anvers.  (Signatures  autographes   de  Marie,  reine 


douairière    de    Hongrie,    et   de    Tévêque    de    Liège 
«  G.  Leoflichsis  »). 


l^YETTE  DE  L'ArTOIS  EN  OÊnÊRAL. 
B.  ICin.  (Carton.)  —  1  pièc*»,  papier. 

HanM  date;  X¥^  siècle.  Fragment  d'un  mémoire 
indicatif  des  titres  justificatifs  des  droits  des  comtes  de 
Flandre  et  des  ducs  de  Bourgogne  sur  le  comté 
d'Artois. 


Layette  de  St-Omer. 

B.  \ï(î^\.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

Octobre  iSftO.  —  Extrait,  non  daté,  de  (*^rtaines 
lettres  en  parchemin  données  par  Je^n  H,  roi  de 
France,  en  octobre  1350,  confirmant  celles  de  Philippe 
(d'Alsace),  comte  de  Flandre,  accordant  des  privilèges 
aux  habitants  de  St-Omer,  et  entre  autres,  la  clause  qui 
exempte  tous  ceux  faisant  partie  de  la  ghilde  des 
marchands  de  ladite  ville,  des  tonlieux  à  payer  au  port 
de  (Travelines,  au  péage  de  Bapâume,  etc. 


Layette  de  Cambrai. 

B.  104(5.  (Carton.)  —  2  pièces,  papier. 

Avril  i!t9«.  —  Analyse  d'une  transaction  passée 
entre  Jean,  comte  de  Montmirail,  seigneur  d'Oisy,  et 
les  habitants  de  la  cité  de  Cambrai,  au  sujet  de  la 
perception  du  droit  dit  de  douzième  qu'il  prétend  lui 
être  dû  par  lesdits  habitants.  —  Mai  1246.  Analyse 
lEaite  au  XVIII"  siècle  de  l'acte  d'achat  d'une  maison  à 
Cambrai,  rue  de  l'Épine  au  pied,  fait  par  Jacques 
d'Aubencheul,  écuyer. 

B.  1000.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  fragment  de  sceau. 

99  avril  1997.  («  Le  ditnenche  apriès  les 
octaves  de  pashes  Van  IIII"^^  il  dis  et  sict  »).  Quittance 
délivrée  par  Gérard,  archidiacre  de  Hainaut  en  l'église 
de  Cambrai,  de  sommes  qui  lui  ont  été  remises  par  le 
gavenier  de  Cambrai  et  qui  lui  sont  dues  annuellement 
sur  ledit  gavèfie  pour  sa  pension  et  ses  draps. 


fîlw 


ARCHIVES  DU  NORD. 


LàYETTE    DE   LiLLR. 
B.  1064.  (Carton.)  —  18  pièces,  papier. 

f  saA-ift!t7.  Copies  de  mandements  et  d*ordon- 
nances  du  roi  de  France  Philippe  de  Valois  et  des  ducs 
de  Hourgogne  Philippe  le  Bon  et  Charles  le  Téméraire, 
etc,  et  de  pièces  diverses  concernant  la  (célébration  de 
la  fête  de  TÉpinelte  à  Lille. 

B.  lOfH.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

f^and,  le  S  septembre  1819.  Copie  coUa- 
tionnée  sur  les  lettres  originales  «  reposantes  soubz 
os(5hevins  de  Lille  »  par  Guillaume  de  le  Lys,  greffier 
<'ivil  dudit  Lille,  des'lettres  patentes  du  comte  Louis  de 
Maie  confirmant  les  privilèges  des  échevins  et  du 
raagisti'at  de  ladite  ville  en  matière  de  juridiction  civile 
ot  criminelle. 


B.  ii3().  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  1  fragment  de  sceau. 

!•  novembre-iS  déeembre  f  a9#.  («  Ijejuedi 
devant  la  St-Thomas  Van  de  grâce  M  CCC  vint 
et  six  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean  Haquin,  bailli  de 
Lille,  de  Douai  et  du  Tournaisis,  donne,  en  vertu  d'un 
mandement  royal  daté  du  19  novembre  précédent 
{ «  datum  in  abbatia  Boniportus,  die  X/X"  novembri. 
anno  Domini  M^  CCC^  vicesimo  sexto  »),  mainlevée 
<le  la  seigneurie  de  Templemars  appartenant  au  seigneur 
de  Walincourt. 


Layette  du  Hainaut  en  général. 

B.  il6().  (Carton.) —  1  pièce,  parchemin. 

lie  «imiedl  airant  le  dlmanehe  des  RameaunL, 
4  Thom.  (  <c  Datum  Thornburgh  sabbato  proxi- 
moante  dominicarn  Ihilmai'^uni  »);  sans  date  d'année  ; 
entre  1294  et  1303  (1).  Lettres  par  lesquelles  Éric  VI, 


(1)  L'Esthonie  avait  été  le  douaire  de  Marguerite,  fille  du  duc 
de  Poméranie,  femme  du  roi  de  Danemark  Christophe  I*'  et 
mère  du  roi  Éric  Y.  Dans  une  charte  de  Tan  1277,  elle  s'intitule  : 
Margareta  De i  gratta,  Danorum  Sclavorumque  regina,  domina 
Esthonie.  Cette  princesse  étant  morte  en  1282,  TEsthonie  fut 
donnée  à  la  reine  Agnès  qui  la  posséda  comme  duchesse  et  avec 
une  autorité  plus  étendue  que  celle  dévolue  à  la  reine  Marguerite. 
Mais  après  que  la  reine  Agnès  de  Brandebourg,  veuve  d^Éric  V, 
se  fut  remariée  en  1203,  le  roi  Éric  VI,  son  fils,  reprit  TEsthonie 


roi  des  Danois  et  des  Esclavoas,  duc  d'Esthonie  («  Eri- 
eus,  Deigratia,  Danorum^Sclavoi^mque  ReXy  Dux 
Estonie  »),  mande  à  Philippine,  comtesse  de  Hainaut, 
d'avoir  à  lui  faire  restituer  l'argent  et  les  biens  enlevés 
à  sesenvoy<^s  (niincih  nostris)  par  le  prévôt  de  Binche 
lorsqu'ils  traversaient  le  comté  de  Hainaut. 

B.  llfJG.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  1  sceau. 

%  novembre  ItM.  (<c  Le  Jour  de  toutes  âmes  »). 
Acte  par  lequel  Rao  d  de  Clermont,  connétable,  déclare 
avoir  reçu  du  roi  de  France  une  somme  due  au  comte 
de  Hainaut,  poui*  un  fief  à  tenir  du  Roi,  somme  que 
ledit  Comte  devait  audit  c<)nnétable  à  clause  de  son 
mariage  avec  sa  fille  Isabelle  de  Hainaut 

B.  1167.  ((Carton.)  —  W  pièces,  parchemin  ;  9  sceaux 

dont  1  incomplet. 

ValeMeleimes,    le  %%  JaUlet   iS««.    («  Ce  fu 

fait  en  le  cambre  de  lesalfi  de  Valenchiennes,  le  jour 
de  le  Mazelaine,ran  de  grasce  fnil  trois  cens  et  un  »). 
Vente  de  la  terre  d'Englefontaine  par  Jean  d'Obierch, 
chevalier,  et  Watier,  son  frère,  à  Jean  d'Avesnes,  comte 
de  Hainaut.  —  3  mars  1303.  («  Che  fu  fait  en  Fan  del 
Incarnation  mil  CCC  et  déus  le  demierkes prochain 
apriès  les  octaves  dou  grant  Quaresme  »).  Vente  de 
terres  sises  entre  Aulnoy  et  Préseau  en  Hainaut,  par 
Mahieù  de  Wargnies  à  Jean  de  Beaufort — 18  mars  1303 
(«  Che  fu  fait  en  l'an  del  Incarnation  Nostre  Signeur 
mil  trois  cens  et  deuSy  le  lundi  prochain  apriès  le  mi- 
quaresme  »).  Déshéritement  d'un  fief  à  Marly,  par 
Mahieu  de  Wargnies  au  profit  de  Jean  de  Pons. 

B.  1168.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  24  sceaux 

dont  2  incomplets. 

f  aas-taM.  —  12  juin  1333.  (^  Le  lendeinain  de 
St'Barnabé  en  la  Salle  du  Château  au  Quesnoi  »). 
Lettres  par  lesquelles  Guillaume,  comte  de  Hainaut, 
approuve  le  déshéritement  fait  par  Gilles,  sire  de  Chin 
et  d'Aubigny,  d'un  fief  nommé  le  bois  de  Berlaimont, 
et  d'un  fief  situé  au  Fayt,  et  l'adhéritement  de  ces  deux 
fiefs  pour  être  tenus  de  lui  par  ledit  sire  de  Chin  en  un 


dont  il  se  qualifia  duc  comme  on  le  voit  dans  Pacte  anal^'sé 
ci-dessus.  Il  continua  à  porter  ce  titre  jusqu^en  1308.  {Art  de 
vérifier  les  dates.  Tome  VIII,  p.  176).  Cet  acte  parait  donc 
pouvoir  être  daté  d'une  des  années  comprises  eatre  1294  et  1303. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LlLl-E.  —  TRÉSOR  DES  CHARTES.  —  SUPPLÉMENT. 


53r> 


seul  fief  avec  la  seigneurie  d'Aubigny.  —  Mons,  le 
18  juillet  1334.  («  Le  lundi  avant  Si-Jacques  et  St- 
Christophe  au  château  de  MonSj  en  pleins  Plaids  »). 
Jugement  des  bailli  et  hommes  de  fief  de  Hainaut 
adjugeant  à  Louis  Dubois,  do  Haine,  un  fief  sis  à 
Boussois. 

B.  1172.  (Carton.)  —  9  pièces,  parchemin  ;  10  sceaux 

dont  2  incomplets. 

lass-ia»!.  —  6  mars  13"^.  («  Donné  à  Valen- 
ciennes  le  dimanche  en  tni-quaresme  Van  de  grasce 
mil  trois  cens  vingt  deux  »).  Vidimus  de  lettres  par 
lesquelles  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  commet 
Thierri  dou  Chasteler,  bailli  de  Hainaut,  pour  le 
déshériter,  en  son  nom,  de  biens  sis  à  Prouvi  et  à 
Denain,  et  en  adhériter  Adam  Huret,  chapelain  dudit 
c^omte.  —  21  décembre  1325.  («  Ce  fu  fait  bien  et  à 
Mons  enHaynatiy  en  la  maison  Monsieur  le  comte  ki 
pu  Jehan  Frekin,  Van  de  grâce  Nostre  Seigneur  mil 
trois  vint  et  chuinch,  le  jour  saint  Thutnas  Apostle  »). 
Déshéritement  par  Fastres  dou  Rues  (deRœux),  sire  de 
Monsteniel  (Montreuil),  chevalier,  des  seigneuries  et 
jastices  de  Trith  et  de  Maing,  au  profit  de  Guillaume, 
comte  de  Hainaut,  en  échange  des  seigneuries  de 
Blaton,  Prayaus,  Ugies,  Merbes  et  Romignies.  — 
22  décembre  1:^25.  («  Donné  à  Mons  en  Haynaut,  le 
die  me  nce  prochaifi  devant  le  jour  dou  Noël,  Van  mil 
trois  cens  vint  et  chuinch  *).  Mandement  de  Fastres 
de  Rœux  aux  hommes  de  fief  et  communautés  de  Trith 
et  Maing  d'avoir  à  reconnaître  pour  leur  seigneur 
Guillaume,  comte  de  Hainaut.  —  31  août  1327.  («  Don- 
né Van  de  grâce  MCCCXXVll,  le  lundi proc/uiin 
apriès  le  jour  de  la  Décollation  saint  Jehan  Bap- 
tiste »).  Lettres  par  lesquelles  Jean,  sire  do  Haneffe, 
chevalier,  déclare  avoir  repris  en  fief  du  comte  de 
Hainaut  le  château  de  Hanefie,  les  villes  de  Donchère, 
Haneffe  et  Stiei-s,  qu'il  tenait  auparavant  en  franc- 
alleu.  —  État  des  hommes  de  fief  de  Jean,  seigneur  de 
Haneffe.  —  Même  date  (donné  entre  Ste-Marie  et  St- 
Lambert  à  Liège).  Déshéritement  par  le  même  Jean  au 
profit  du  comte  de  Hainaut,  du  fief  ci-dassus;  —  Q>pie 
contemporaine  de  ces  actes.  —  Le  Quesnoy,  le 
18  décembre  1327.  (♦  Che  fut  fait  au  castiel  au  Cais- 
noy,le  venredi  apriès  le  saint  Nicaise,  Van  rie  grâce 
mil  CCC  vint  et  sept  »).  Lettres  par  lesquelles  Jean  dit 
Sausses,  sire  de  Boussois,  chevalier,  reconnaît  que  le 
comte  de  Hainaut  a  le  pouvoir  de  lui  retirer  les  villes. 


terres  et  revenus  qui  lui  ont  été  donnés  en  fief  et 
hommage,  savoir:  Escaudœuvi*es,  Relengies^  Prayaus^ 
Trith,  Maing,  Faignies,  Ugies,  Merbes-Ste-Marie, 
Mirewart,  Flobecques  et  Lessines. 

B.  1173.  (Carton.)  —  3  pièces,  pjirchemin;  8  sceaux 

dont  2  bri.sés. 

isas.  —  Valenciennes,  le  6  niai's  1332.  («  Che  fut 
fait  en  le  cambre  Jehan  Bernier  à  Valenchiênnes 
Van  de  grasce  nostre  signeur  Jhésucrist  mil  trois 
cen^  trente  et  un,  siis  jours  ou  mois  de  march  »). 
Deshérilement  par  Gilles  de  Perfontaincs  au  profit  de 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  de  la  terre  de  St-Saulve. 
—  Valenciennes,  le  i  décembix^  1332.  («  Le  vem^edi 
après  St- André,  à  Valenciennes,  en  la  Chambre  de 
Jean  Bernier  »).  Vente  faite  par  Ferri  de  Hordain, 
écuyer,  au  profit  de  Guillaume,  comte  de  Hainaut,  Aç^i^ 
fiefs  du  seigneur  de  Montigny,  dépendant  de  la  terre 
de  Hornain;  du  seigneur  de  Roisin,  relevant  de  la 
terre  de  Haussy  ;  du  seigneur  de  Mastaing  pour  la  terre 
dudit  lieu,  et  adhéritement  de  ces  fiefs  audit  comte. 

"B.  1174.  (Carton.)  —  1  rouleau,  papier. 

itfM-iaav.  —  Réponse  de  Guillaume,  comte  de 
Hainaut,  aux  plaintes  de  Louis  de  Blois,  seigneur 
d'Avesnes,  contre  les  entreprises  des  officiers  dudit 
comte  dans  les  terres  d'Avesnes  et  d'Etrœungt,avec,  au 
dosyla  copie  des  lettres  de  Jean  d'Avesnes  au  comte  de 
Blois  en  date  du  mois  de  mars  1294  (c  Van  de  grasce 
mil  ce  nouante  trois  ou  mois  de  march  »). 

B.  1177.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  3  sceaux. 

a  Jain  f  a44.  («  Dcdum  in  festo  Corporis  Christi, 
anno  Domini  millesimo  trecentesimo  quadragesimo 
quarto  *)•  Lettres  par  lesquelles  Conrad  de  La  Marck, 
seigneur  de  Hourde,  reconnaît  être  homme  féodal  de 
Guillaume,  comte  de  Hainaut,  et  s'oblige  à  tenir  doré- 
navant de  lui  sa  cour  de  Adeine,  située  dans  le  comté 
de  I^  Marck,  que  jusqu'alors  il  possédait  en  alleu. 

LAYErrE  DE  Valenciennes. 

B.  11(33.  (Carion.)  —  i  rouleau,  parchemin. 


IteMs  date;    vers   taa#.     Mémoire  des  prévôt, 
é<)hevins  et  communauté  de  Valenciennes,  reprochant 


SJT) 


ARCHIVES  DU  NORD. 


à  un  pereonnage  qu'ils  qualMîonl  de  seigneur,  seseatre- 
prises  contre  les  droits  du  comte  de  Hainaut  à  qui 
(cependant  .il  avait  promis  fidélité,  et  divers  méfaits, 
entre  autres,  d  avoir  tenu  cruellement  en  prison  un 
clerc  du  nom  de  Nicolas  de  Kieuvraing,  et  sui-tout 
d'avoir  fait  honorablement  ensevelir  dans  l'église 
St-Nicolas  de  Valemûennes  «  un  lai  home.  Balueu 
apelietj  de  mais  non^  de  hiaise  famé  pour  lécheur, 
mourdreur  et  tueur  de  gens  si  corn  saudouier  corn- 
muniement  tenu,  et  en  le  fin  mo)'t  en  bataille  n  en 
poigniich  de^coningnia aie  et  nient  souffert  en  droit, 
7nais  dépendu  »,  iXo  l'avoir  tenu  pour  saint  et  «  aouré 
et  encore  tenez  et  aourez  appiert  et  solempnellement 
et  l'avez  visité  corn  pèlerin  et  visitez  sovent  et  les 
offrandes  des  pèlerins  ki  i  sont  venus  et  vienneïd 
avés  7^echeutes  et  7'ecevez  pat •  vous  etpa)  '  aut/^i  »,  etc. 

B.  1198.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

99  Janvier  iS90.  («  Che  fu  fait  Pan  del  Incarna^ 
tion  mil  IIP  et  XIX,  le  lundi  proçain  devant  le  jour 
de  la  Candeler  »).  Transpoi-t  d'une  rente  viagère  par 
l'hôtellerie  St-Jean  de  Valenciennes,  au  profit  de 
Marie,  femme  de  Simon  dou  Gardin. 

Layette  de  l'Ostrevant. 

B.  1218.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  74  pièces,  papier. 

f  S00-iS40.  —  Copies  colla tionnées  de  mandements, 
de  mémoires  et  de  pièces  diverses  concernant  la 
mouvance  et  la  juridiction  de  l'Ostrevant.  —  Abbaye 
de  Longchamps,  le  4  mars  1300.  («  Actum  in  abbatia 
Morissianensi(^Lungicampiy  die  veneris  post  bran- 
dones,  anno  Domini  niillesimoducentesimo  yionage- 
si7no  nono  »).  Mandement  par  lequel  Philippe  le  Bel, 
roi  de  France,  signifie  au  bailli  de  Vermandois  qu'ayant 
placé  dans  le  ressort  de  ce  bailliage  toute  la  baronnie 
d'Ostrevant,  il  n'ait  à  y  exercer  d'autres  juridictions 
que  celles  appartenant  audit  ressoi*t. 

B.  1221.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

Httnm  date;  vers  iSl^S.  Attestation  par  le  doyen 
de  Noyon  et  par  Jacques  La  Vache  «  chargés  de 
rapporter  et  à  son  noble  conseil  et  de  savoir  sa  volonté  » 
à  propos  d'un  «  certain  traité  fait  par  Révérend  père  en 
Dieu  révêque  monseigneur  de  Cambrai  et  monseigneur 


de  Liny  entre  le  Roy  nostre  Sire,  d'une  part,  et  madame 
la  comtesse  de  Haynau,  d'autre  part,  sur  le  fait 
de  rOstrevant,  lesdiz  doyen  et  Jaques  ont  raporté 
rintencion  du  Roy  estre  telle,  que  audit  traitté  ne  autre 
touchent  ledit  fait  d'Ostrevant,  le  Roy  ne  entendra  se 
premiers  et  avant  toute  euvre,  le  fait  de  Auchi  n'est 
amande  au  Roy  et  à  l'église  d'Anchin  ;  et  œ  fait  le  Roy 
entendra  voluntiers  »  et  voudra  que  ledit  traité  ait  son 
plein  effet. 

Layette  d'Avesnes. 

B.  1238.  (Carton.)  —  1  pièce,  1  rouleau  parchemin  ; 

1  sceau  incomplet. 

latt  (?)-i8»S.  —  HttwàM  date  :  iren  ta»!.  Enquête 
sur  les  droits  de  justice  et  de  punition  des  homicides 
dans  la  terre  d'Avesnes,  contesté  entre  le  comte  de 
Hainaut  et  le  comte  de  Blois,  seigneur  d'Avesnes.  — 
Au  château  de  Landrecies,  le  9  avril  1398.  Rapport  et 
dénombrement  de  la  terre  d'Avesnes  tenue  en  fief-lige 
du  comté  de  Hainaut  et  valant  10.000  livres  tournois  de 
revenu  annuel,  fait  au  comte  de  Hainaut  par  Jean  de 
Bretagne,  comte  de  Penthièvre,  vicomte  de  Limoge  et 
sire  d'Avesnes. 

Layette  de  la  Flandre  en  général. 

H.  1270.  (Carton.)  —  1  rouleau,  parchemin. 

laao.  —  Mémoire  au  sujet  des  offres  faites  par  le 
comte  de  Flandre  à  son  oncle  Robert  de  Cassel  pour  le 
rachat  des  terres  de  Bergues,  Deinze  et  Nieuport,  le 
15  septembre  1330  («  au  samedy  qui  fu  lendemain 
de  le  sainte  Crois  en  sebtenbre  Van  XXX  >). 

Layette  de  Flandre,  Cassel,  Hazebrouck,  etc. 

B.  1294.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  fragmentée  sceau. 

1898-1  aao.  —  Paris,  en  Parlement,  le  16  mars 
1323.  («  Datum  in  parla?nento  nosUVy  anno  Domini 
M^CCC^  vicesimo  secundo  »).  Mandement  de  Charles 
IV,  roi  de  France,  au  bailli  d'Amiens  d'avoir  à  faire 
exécuter  l'arrêt  obtenu  par  Robert  de  Flandre,  sire  de 
Cassel,  contre  Mathieu  de  Lorraine.  — 14  juillet  1330. 
(«  Le  samedi  après  les  octabes  Saint  Martin  en  esté. 
Pan  de  grâce  mil  trois  centz  et  trente  »).  Lettres  par 


CHAMBRK  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  SUPPLÉMENT. 


^i:n 


lasquellos  Joan  Parsos  ot  Jean  lielonr,  hommes  liges 
de  Rol)ert,  sire  de  Cassel,  déclarent  qu'en  leur  présence 
Robert  de  (Rappelle  a  reconnu  ternir  en  foi  et  hommage 
dudit  Rol)ert,  un  fief  sis  à  lîambecque. 

B.  1307.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  1  pièce,  papier. 

taaa-fasi.  Déshéritement  et  adhéritement  delà 
terre  de  Fontaines  à  Blaringhem,  par  Jacquemes  de 
Le  Rue  au  profit  de  Jean  de  Metkerke.  —  Déshérite- 
ment par  Renaut  du  Ploich  pour  Alix,  dame  de  Ilaves- 
kerque  et  de  Beauval,  d'un  fief  sis  à  Blaringhem  et 
adhéritement  au  profil  de  Jean  de  Metkerke. 


Layette  de  Flandre-Bergdes. 

B.  1313.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin. 

1894.  -^  25  dé(*eml)re  1324.  («  Faites  et  données, 
la  nuit  de  la  Nativité  Nostre  Seigneur  Van  de  grâce 
mil  CCCXXini  »).  Lettres  par  lesquelles  Éléonore, 
châtelaine  de  St-Omer,  se  déshérite  du  fief  de  Pitgam, 
au  profit  et  pendant  la  vie  d'Eléonore,  sa  fille.  — 
1324  (sans  date  ni  de  jour,  ni  de  mois).  Attestation  par 
les  bailli  et  franas-hommes  de  Bergues  de  Tadhérite- 
ment  du  fief  de  Pitgam  fait  par  Eléonore,  châtelaine  de 
St-Omer,  au  profit  d'Eléonore,  sa  fille. 


Layette  de  Flandre-Bailleil. 

B.  1331.  (Carton.)  —  i  pièce,  papier. 

Août  i!9A&.  Copie  des  lettres  de  Willems  et  de 
Bernard  de  Bailleul,  chevaliers,  octroyant  de  nouveaux 
articles  aux  lois  de  la  ville  de  Bailleul  qui  étaient 
obscures  sur  plusieurs  points. 

B.  1333.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

Paris,  le  G  mars  iSSl.  («  Dation  Purisitts,  VI  " 
die  7nartii,  anno Doaini  AP  CCC^  vicesimo  sexto  *). 
Vidimus  d'un  mandement  de  Charles  IV,  roi  de  France, 
au  bailli  d'Amiens  lui  ordonnant  de  faire  révoquer  par 
le  comte  de  Flandre  le  séquestre  mis  sur  la  mouvance 
de  Bailleul. 


Layette  de  Flanijre-Gand. 

B.  l.'137.  (Carton.)—  1  oahier,  in-8",  27  feuillets,  papier. 

lS!t4*  FragnuMil  d'um*  copie  des  privilèges 
accordés  aux  habilanLs  de  Gand. 

B.  133s.  (Orion.)  —  T)  pièces,  papier. 

iSA9*  Bainiissement  hors  du  pays  de  Flandre 
prononcé  par  Tamman  de  Gand  contre  Clays  Délit, 
cannonier  de  cette  ville,  pour  avoir  eu  des  rapports 
avec  des  messagei-s  anglais  au  grand  préjudice  du  comte 
de  Flandœ  et  de.sdits  pays  et  ville.  —  Déclaration  des 
faits  dont  ledit  Clays  Délit  est  soupçonné  ;  —  double 
de  cette  pièce.  —  Requête  des  échevins  et  conseil  de  la 
ville  de  Gand  au  châtelain  de  Rupelmonde  pour  obtenir 
le  renvoi  devant  eux  de  (^.lays  Délit,  leur  bourgeois.  — 
LisU^  des  individus  que  Robert  de  Capple,  bailli  de 
Tenremonde,  a  trouvés  dans  le  c^hûteau  de  Rupelmonde 
et  qui  étaient  accusés  d'avoir  fait  propager  le  bruit  que 
ledit  château  devait  être  livré  aux  Anglais. 


Layettes  de  Flandre-Bruges,  Ardembouro,  etc. 

B.  1350.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

4aoùtl409.  Octroi  du  droit  du  VII*  denier  aux 
corporations  des  métiers  de  la  ville. 

B.  13.'S2.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  2  sceaux. 

fa»«-iS«l.  — 18  avril  1328,  («  IMn  de  grâce  mil 
trois  cens  vint  et  wit,  le  disse  weitieniejour  d  avril  ») 
(1).  l^ettres  par  lesquelles  Laurent  Ba9scier  et  Alix,  sa 
femme,  bourg(?ois  (PArdembourg,  promettent  de  tenir, 
nonobstant  leur  bourgeoisie,  cinq  fiefs  sis  à  lendicke 
aux  mêmes  conditions  et  charges  que  s'ils  étaient  nobles. 
—  Bmges,  le  9  février  i:33l.  («  Faites  à  Bruges  et 
données  Van  de  grâce  mil  CCC  et  trente^  le  neif/hi/ne 
jour  del  mois  de  février  »)•  Lettres  par  lasquelles 
Gérard  Le  Moors,  chevalier,  et  Iledele,  sa  femme,  pour 
rentrer  en  grâce  auprès  du  comte  de  Flandre,  lui  cèdent 


(1)  Ije  jour  de  Pâques  est  tombé,  en  IIÎ28,  le  3  avril. 


Nord   —  Série  B.  —  T.  I.  (2^  partie). 


68 


538 


ARCHIVES  DU  NORP. 


et  transportent  une  rente  de  16  livres,  une  maison, 
récoutêterie  et  le  tonlieu  d'Ardembourg  ainsi  que  la 
maison  de  Beaupré-lez-Bruges. 

Layette  de  Flandre-Furnes. 

B»  1371.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

il  mam  1409.  Extrait  d'un  arrêt  du  Parlement 
prononcé  le  H  mars  «  mil  IIIP  et  ung  »  entre  le 
procureur  général  du  Roi  et  autres  demandeui's,  d'une 
part,  et  Tévêque  d'Amiens  et  auti^es  défendeurs,  de 
l'autre,  par  lequel  il  appert  que  quand  les  gens  d'église 
veulent  faire  aucunes  exactions  nouvelles  «  en  abusanty 
combien  qu'elles  touchent  choses  espirituelles,  que  la 
court  laye  et  mesmement  ladite  court  de  parlement 
doit  avoir  cognoissance  »  ;  ledit  arrêt  rendu  en  faveur 
des  bourgmestre  et  échevins  de  la  ville  et  des  land- 
houders,  échevias  et  Guerriers  de  la  châtollenie  de 
Furnes,  ledit  procureur  général  adjoint  à  eux,  contre 
les  prévôt,  doyen  etchapitre  de  Sainte-Walburge  dudit 
Furnes. 

Layette  d'Audenarde. 

B.  1385,  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

t4  novembre  ift40-iO  novembre  leiA.  Extrait 
des  lettres  de  l'empereur  Charles  Quint,  confirmant 
les  privilèges  de  la  ville  d'Audenarde. 

Layette  de  Rupelmonde. 

B.  1389.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

«»  «eptembre  faS4.  («  En  XXXI IIP  des 
daures  daghes  na  sente  Matheus  dach  (lendemain 
de  la  St-Matieu  »).  Attestation  par  les  échevins  de 
Rupelmonde  de  la  saisie  d'un  bateau  faite  par  le  bailli 
de  ladite  ville  sur  Kamyn  Hacken  qui,  banni  de  cette 
ville,  était  venu  dans  l'Escaut  avec  son  dit  bateau  qu'il 
abandonna  lorsqu'il  vit  venir  le  bailli  pour  l'arrêter. 

Layettes  de  Tournai  et  Tournaisis. 

B.  1303.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

ift!t9-lft9«.  —  Yidimus  en  date  du  18  août  1526 
par  Renaut  Haneton,  conseiller  civil  de  l'empereur 


(Charles  Quint  es  bailliage  do  Tournai  et  garde  du  scel 
dudit  seigneur  ordonné  en  la  ville  et  cité  de  Tournai, 
des  lettres  patentes  dudit  Empereur  datées  de  Bruxelles 
le  14  février  1522,  portant  règlement  de  Téchevinage, 
du  magistrat,  du  bailliage  et  des  métiers  de  ladite  ville 
de  Tournai. 

Layette  d'Alost. 

K.  1402.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  sceau  brisé. 

Moallnii-Ies-Encllberi,  le  9  se|itembre  tSSt. 

(♦  Faites  et  dontiées  à  Molins-leys  en  GilberSy  Fan 
de  grâce  mil  troys  centz  trente  et  un,  le  second  jour 
del  moys  de  septembre  »).  Commission  donnée  par 
Louis,  comte  de  Flandre,  au  bailli  d'Alost  pour 
recevoir  le  déshéritement  de  Jean  de  Rothelers  de  la 
terre  de  Rothelers,  et  en  adhériter  Henri  de  Flandre, 
comte  de  Lodes. 

Layette  de  l'Ecluse. 

B.  1404.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

Sans  date  ;  eommeneement  du  HW^  slède.  — 

Mémoire  sur  la  nécessité  de  réformer  l'administration 
de  la  ville  de  l'Écluse  et  d'en  augmenter  las  fortifi- 
cations. 

Layette  de  Namur. 

B.  1414.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin;  1  sceau. 

19  Janvier  iA&9«  Attestation  par  Bon  de 
Saveuse,  gouverneur  de  Béthune,  de  la  mort  de  la 
comtesse  de  Namur  (1)  qui  alla  «  de  vie  par  moH  le 
XVP  jour  de  février,  Van  mil  IIIP  cincqtuinteet 
qtmttre  ». 

B.  1415.  (Canon.)  —  1  pièce,  parchemin;  9  sceaux. 

99  août  1609.  Constitution  de  rente  en  faveur 
du  comte  de  Namur  par  les  seigneurs  de  Houdemont  et 
de  Brimaigne,en  compensation  de  la  cession  de  la  haute 
jiLstice  dudit  lieu. 


(1)  Jeanne,  fille  de  Jean  VI,  comte  d'Harcourt,  seconde  femme 
de  Guillaume  II,  marquis  et  comte  de  Namur,  morte  en  1455, 
d*après  VArt  de  véri^er  les  dates. 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  —  TRESOR  DES  CHARTES.  —  SUPPLÉMENT. 


539 


Layettes  or  Brabant,  Limbourg,  Mallnes,  Louvain. 

B.  1418.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ; 
1  fragment  de  sceau. 

M7  mal  f  a!ta.  («  Ghegeven  te  Brusele,  op  ten 
seventwinticfisten  dach  van  de/  hiaent  van  meye, 
int  jae?'  ons  He?'en  dœnen  screef  MCCCXXIH  »). 
Lettres  par  lesquelles  Guillaume  de  Bœnleer  déclare 
que  j)ardevant  lui,  ses  hommes  de  fief  et  les  hommes 
du  duc  de  Brabant,  Simon  van  Quaderebbe  s'est 
déshérité  en  faveur  de  Gilles  van  Qua(|erebbe,  son 
frère,  de  sa  part  du  fief  de  Cobbeghem  à  lui  échu  par 
la  mort  d'Elisabeth,  dame  de  Cobbeghem,  leur  mère,  et 
qu'il  reçoit  ledit  Gilles  van  Quaderebbe  à  foi  et 
hommage  pour  ledit  fief. 

B.  1421.  (Carton.)  -—  1  pièce,  papier. 

Hmnm  date;  vem  i490*  Instructions  données 
par  l'archiduc  Maximilien  à  l'archiduchesse  Marie  de 
Bourgogne,  sa  femme,  sur  ce  qu'elle  aura  à  faire  et  à 
dire  aux  Etats  de  Brabant  et  de  Hollande  où  elle  devait 
se  rendre;  (signature  autographe  de  l'archiduc 
Maximilien). 

B.  142Î3.  ((Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

Paris,  le  G  avril  1099.  («  Lutetiœ  Parisio^m, 
feria  5'"  in  Cœna  (jeudi  saint)  1627  :>).  Copie  de 
la  relation,rédigée  en  latin,  de  la  mission  de  Cornélius 
Jansénius(l)  auprès  du  roi  d'Espagne  et  des  principales 
Universités  de  ce  pays. 

B.  1425.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

tass.  »  C'est  l'extrait  d'un  viel  compte  de 
Lymbourch  de  l'an  mil  CCCLVIII  *>. 


Laybtte  de  Gueldre. 

B.  1427.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

Paris,  le  17  aaùt;  san»  date  d'année;  vers 

f  âlft#.     Copie  de  la  lettre  de  Philippe  le  Bon,  duc  de 
Bourgogne,  par  laquelle  il  prie  le  duc  de  Gueldre  de 


ne  point  donner  retraite  dans  ses  terres  aux  gens  de 
Arnoulde  Hœmen  qui  avaient  fuit  des  incursions  dansle 
pays  d'Outre-Meuse  appartenant  au  duc  de  Bourgogne, 
et  d'obliger  lesdites  gens  à  rendre  leurs  pri.ses  et 
butin. 

Layette  or  Luxembourg,  Lorraine,  etc. 

B.  14^^1.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  sceau. 


(i)  C'est  le  célèbre  Jansénius,  le  futur  évêque  dTpres  et 
Tauteur  de  VAugnstinus, 


U  —  10  avril  1305.  («  Ce  fuit  fait  Van 
del  Incarnation  Nostre  Signeur  mil  trois  cens  et 
quatre,  le  vigile  de  le  jmske  florie  »).  Vidimus  par  les 
justicier  et  échevins  de  la  ville  de  Luxembourg,  en  date 
du  1"  décembres  1467,  des  lettres  par  lesquelles  Jc^an 
de  Los,  sire  d'Agimont,  déclare  reprendre  en  fief  et 
hommage-lige  de  Henri,  comte  de  Luxembourg,  la 
terre  de  Hargnies,  autrefois  franc-alleu.  —  12  avril 
1306.  («  Uan  de  grâce  mil  trois  cens  et  six,  le  mardi 
apriès  les  octaves  de  Paskes  »).  Lettres  par  lesquelles 
Poincignons  de  Wornieranges,  écuyer,  fait  hommage 
à  Hemn,  comte  d<^  Luxembourg,  pour  les  terres 
A'EUnges  de  leis  Thionvillc  et  Erhencey. 

B.  l'i.%.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

9  Janvier  14«0.  —  Vente  ]mr  Guillaume,  duc  de 
Saxe  et  lantgrave  de  Thuringe  (1),  et  Anne,  fille 
d'.\lbert  II,  roi  des  Romains,  de  Hongrie  et  de  Bohême 
et  d'Elisabeth,  fille  de  l'empereur  Sigisraond,  à 
Charles  VII,  roi  de  France,  de  leurs  droits  sur  le 
duché  de  Luxembourg  et  les  comtés  de  Chinî  et  de  La 
Ro(îhe. 

B.  14.37.  (Carton.)  —  2  pièces,  parchemin;  1  pièce  papier; 
2  sceaux  écra.sés  et  incomplets. 

iSSi-f  ft4t.  —  1331,  18  octobre.  («  Ixjour  Sa^nt- 
Ltœh  évangéliste-t>).  Donation  par  Hue  de  lorraine  à 
Charles  Niel,  son  valet,  de  10  bonniers  de  ^houstinesi^ 
(wastines),  situés  à  Kildrocht.  —  Sans  date  ;  fin  du  XV* 
siècle.  Projet  de  formation  d'une  société  pour  l'exploi- 
tation des  salines  de  Marsal  et  de  Moyen- Vie  entre 
révoque  de  Metz  et  Maximilien,  archiduc  d'Autriche, 
duc  de  Bourgogne.  (<cArticles  concernant  les  salines  de 


(1)  Guillaume,  frère  de  Frédéric  II,  duc  de  Saxe  (142B-1464), 
qui  avait  disputé  la  succession  de  ce  duché  à  ce  dernier. 


540 


ARCHIVES  DU  NORD. 


Mai'sal  et  Moienvy  esquelles  noslre  redoublô  soigneur 
monseigneur  do  Metz  désire  i)reudre  et  avoir  en  aoom- 
paignement  mon  très-redoublé  seigneur  monseigneur  le 
duc  d'OsIriehe,  de  Bourgogne,  etc.  »).  —  Bar-le-l)uc,  le 
16  novembre  1541.  Acte  notarial  contenant  le  transport 
fait  par  Antoine  de  Calal)re,  de  Lorraine,  de  Bar  et  de 
Gueldre,  etc.,  et  François  de  Lorraine,  duc  de  Bar,  son 
fils  aîné,  «  pour  la  grande  inclination  qu'ils  ont  au  bien 
de  la  couronne  de  France,  à  la  dite  couronne,  des  ville, 
terre,  seigneurie  et  prévôté  de  Satlienay,  avec  toute^s  et 
chacunes  ses  appartenances  et  dépendances,  moyennant 
la  récompense  qui  leur  en  sera  baillée  par  le  roi  de 
France  après  évaluation  et  appréciation  faites  des  dites 
ville,  terre  et  prévôté  ». 

B.  1438.  (Carton.)  —  i  pièce,  parchemin  ;  1  sceau  brisé. 

Inspmek,  le  tt  mars  1490.  («  Domic  en 
nostt'eville  (rEysbrotich,  le  XlPjoitr  de  mars  Van  de 
g/'âce  mil  CCCC  quatre  vings  et  neuf  et  du  règne  de 
nous  Roy  le  cînquies?ne  »).  I/^ttres  i)ar  lesquelles 
Maximilien,  roi  des  Romains,  maintient  les  habitants  de 
Montmédy  et  de  St-Marc  dans  leurs  franchises,  usages 
et  libertés,  malgré  Vengagère  faite  desdites  terres  à 
Claude  de  Neufchâtel,  seigneur  du  Fay. 

Layette  de  la  Hollande. 

IJ.  1449.  (Carton.)  —  i  pièce,  papier. 

fl4fl7-fl4t6.  —  Extrait  des  comptes  de  monseigneur 
de  Montfort,  trésorier  de  Hollande,et  de  Philippe  Inge- 
brechs  Zoen,  receveur  de  Madame  Marguerite  de  Bour- 
gogne, duchesse  de  Bavière,  comtesse  de  Hollande,  etc. , 
de  certaines  parties  touchant  huit  mille  couronnes  dues 
par  mondit  seigneui'  à  madite  dame. 

Layette  de  Frise. 

B.  i4.Vi.  (Carton.)  —  1  pièce,  papier. 

lia  Haye,  le  t  octobre  t44MI.  Propositions 
faites  par  le  duc  de  Bourgogne  aux  députés  des  Trois 
États  d'Oostfrise,  Oostergoë  et  Westergoë  à  l'eifet 
d'être  reconnu  seigneur  desdits  pays. 

Layette  de  la  Réception  des  Bulles. 

B.  1455.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

Bruges,  le  tO  mai  t497.  Placard  au  nom  de 


l'archiduc  Philippe  le  Beau,  par  lequel  il  est  défendu 
«  de  mettre  à  exécution  aulcunes  expectatives,  réserva- 
tions, proc^^s,  sentences  exéculoriales  ni  aultres  bulles  et 
provisions  apostoliques ,  sans  préalablement  avoir 
obtenu  sur  icelles  le  placet  en  forme  deue,  et  de  n'at- 
traire  personne  pour  icelles  hors  du  pays  en  première 
instance  sur  les  peines  y  contenues  etc.  ». 

Layette  des  Subsides  ecclésiastiques. 

B.  145^).  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  1  cahier, 
in-S**  G  feuillets,  papier. 

Il  août  flMM.  («  Uan  de  grâce  mil  IP  IIII^ 
et  Xnily  le  mardi  après  le  Jour  de  le  Assumption 
Nosire-Dame  en  my-aottst  »).  Copie  de  l'état  de  la 
contribution  à  laquelle  sont  taxées  les  églises,  abbayes 
et  maisons  religieuses  des  Flandre  Wallonne  et  flamin- 
gante pour  rontretien  des  digues  de  la  mer,  intitulé: 
«  Subventions  sur  les  églises  pour  la  réfection  des 
diccaiges  de  la  mer  levées  en  Tan  mil  deux  cens  quatre 
vingts  et  quatorze  ».  —  Sans  date  ;  fin  du  XIV*  ou 
commencement  du  XV*  siècle.  «  Ce  sont  les  abbayes  et 
églises  situées  hors  du  pays  de  Flandres  qui  ont  des 
terres  et  biens  gisans  dans  ledit  pays  de  Flandres  ».  «  Ce 
sont  les  collèges  (églises  collégiales)  dont  les  églises  sont 
situées  en  Flandres  »  ;  «  Ce  sont  les  chapitres  dont  les 
églises  sont  situées  hors  du  pays  de  Flandres  ». 

liAYETTE  DES  AFFAIRES  ECCLÉSIASTIQUES. 
B.  1459.  (Carton.)  ■—  1  pièce,  papier. 

ta  mars  t890.  —  Lettre  du  bailli  de  Gand  Dankart 
de  Oegeerlande  «  aux  maistres  les  secrétaires  tenans  le 
compte  de  monseigneur  de  Bourgogne  en  la  chambre 
de  Lille  »,  pour  les  informer  que  «  en  la  ville  de  Gand 
sont  venus  deux  personnes  de  par  Bonifacis  (Boni- 
face  IX)qui  se  nomme  pape  de  Romme,  lesquelx  furent 
lundy  darrain  passé  devant  les  eschevins  en  la  chambre, 
mais  de  ce  qu'ilz  y  requisrent  ne  say,  etc.  ». 

B.  1462.  (Carton.)  —  5  pièces,  parchemin  ;  1  pièce,  papier. 

t5fl4-te38.  —  Rome,  à  St-Pierre,  le  7  janvier 
1514  ;  idem,  le  1**^  octobre  1515  ;  Viterbe,  le  5  octobre 
1515;  Rome  à  St-Pierre,  le  22  mars  1517.  Quatre 
brefs  du  pape  Léon  X  à  Tarchiduchesse  Marguerite, 
gouvernante   des   Pays-Bas,  portant   prorogation  de 


■  -■ — ■  »■ 


CHAMBRE  DES  COMPTES  DE  LILLE.  ^  TRESOR  DES  CHARTES.  —  SIFFLEMENT. 


:Ai 


rindult  (le  TEmporour  sur  los  provisions  et  réserve  des 
bénéfices  ecclésiastiques  dans  les  Pays-Bas  et  au  comté 
de  Bourgogne  avec  indication  d(*s  bénéfices  dont  il 
s'agit  (1).  —  1589.  Mémoire  historique  et  théologique 
sur  l'institution  du  Rosaire  et  les  indulgences  qui  y 
sont  attachées  par  les  papes  Léon  X  et  Grégoire  XIII. 
—  Rome,  le  20  novembre  1638.  («  Datnm  Rome, 
apud  mttctum  Pet/nthi,  aiino  1638  (sic)  12  (sic) 
Kaloidas  DecehibriSy  po?ifificati(s  )iOsfri  auno  rfeci- 
7iio  sexto  <►).  Copie  de  Tindult  du  pape  Urbain  VIII 
adressé  à  Ferdinand  II,  roi  des  Romains,  et  relatif  aux 
bénéfices  ecclésiastiques. 

Layettes  du  diocèse  d'Arras 

B.  iki^,  (Carton.)  —  i  pit'ce,  parchemin. 

• 
1814.  —  AblMiye  d'Hénin-Iiiétiiril.  -^  £y  no- 
vembre 1314.  Actes  notariés  contenant  le  procès-verbal 
de  l'assemblée  capitulaire  de  l'abbaye  d'Hénin-Liétard 
tenue  après  les  funérailles  de  Tabbé  (luillaume  (2)  cons- 
tatant que  sur  leur  prière,  E.  (Egidius,  Gilles),  abbé 
d'Arrouaise  a  délégué  aux  prieurs  et  moines  dudit 
monastère  d'Hénin-Liétard,  le  droit  de  s'assembler 
pour  nommer  leur  abbé. 

B.  1471.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

it^t  (?).  —  Abbaye  d'Anchin.  —  Sans  date; 
vei-s  1281.  «  Mémoire  de  quelques  actes  de  justi(*e  faiUs 
par  le  seigneur  de  Montigny  à  l'écluse  de  Boissard  à 
rencontre  des  droits  de  l'abbaye  d'Anchin. 

B.  1479,  (Carton.)  —  1  pièc(\  parchemin. 

it86.  —  lâKliM  collégiale  St-Barthélémy  de 
Béthune* — Janvier  1235.  («  An  ho  Doniini  millesimo 
CC^  triceshuo  quarto,  f^iense  Jauuariot^.Domûon  par 
Boidi)}  de  Mettes,  (*bt*valier,  faite  pour  le  repos  des 
âm<*s  (le  sii  femme  et  de  ses  prédécesseurs,  à  l'église 


(1)  Troi>  (le  ces  brefs  sont  signés  par  le  cardinal  Bembo 
{P.  Bemhus)  et  un  par  le  cardinal  Sadolet  (/a.  Sadoletits), 

(2)  «  Per  obiluf/i  bone  memorie  domini  Wiliermi  olim  i}}snis 
matiasterii  nbbatis  ».  Cet  abbé  d'Hénin-Liétard  du  nom  do 
Guillaume,  mort  en  1314,  n'est  pas  mentionné  dans  le  Gallia 
christ iana.  Tome  lll,  p.  440.  Il  doit  ètr«  placé  entre  Lambert 
(1367)  et  Richard  II,  de  Wez  (1326). 


St-liarthélémy  de  liélhune  puui*  l'usage  du  cellier  de 
ladite  église,  10  sols  parisis  à  pi'endre  à  toujoui's  mais 
annuellement,  après  sii  mort,  sur  trois  bonniei's  de 
teiTe  qui  lui  appartiennent  dans  la  paroisse  d'Estaires 
près  de  la  Carnoye,  et  qu'il  lient  en  noble  hommage 
de  Robert,  avoué  d'Arras  (copie  de  l'époque). 

B.  1481.  (Carton.)  —  1  pièce,  parchemin. 

flSHft.  —  AblMije  d'ArroualM.  —  21)  août  1365. 
(<(^  Dutuiii  J^irisiuii  in  put'hunento  nostro^XX^  die 
Augusti,  auno  Doniini  iêùlleaimo  CCC^  sexagesimo 
qiiintOy  Regni  nostri  secundo  j^).  Lettres  par  lesquelles 
Charles  V,  roi  de  France,  déclare  que  l'abbaye 
St-Xicolas  d'Arrouaise  demeun*  en  la  garde  du  comte 
d'Artois  et  non  (*n  celle  du  roi  de  France. 

Layettes  de  l  evèché  de  Thérouane. 

B.  14M4.  (Carion.)  —  1  pièce,  parchemin,  7  pièces,  papier. 

1488.  —  Comptes  du  chapitre  de  la  cathédrale  de 
Thérouane. 

LvYETTES   Di:    DIOCESE   DE   CaMBRAT. 
B.  1490.  (Carton.)  —  i  pièce,  papier. 

•  mai  11^4.  —  (  «  //  nonas  tnaii^  indiciione 
secundUy  Inrarnationis  Doniinice  anno  inillesimo 
centcsihio  LXXXIIIP,  Pontificatus  vero  Domini 
Lucii  PP  III,  anno  IIP  »).  Copie  «  thirée  d'un  vieux 
manuscript  en  parchemin  (^t  (^.ollationnée  par  les 
hommes  de  fiefs  d'H}Tiault  soubsignés  tesmoins.  J.  M. 
Dusart  1678,  H.  Ciraiwels  1678  »,  d'une  bulle  du  pape 
Lu(Mus  III,  confirmant  les  possessions  de  l'abbaye  de 
Liessies. 

Layettes  du  diocèse  de  Tournai. 

B.  1513.  ((^arton).  —  2  pièces,  papier. 

to  déeemlire  fl48ë.  —  Acquisition  faite  par  Raoul 
Le  Maire,  prévôt  de  St-Donat  de  Bruges  et  chanoine  de 
Tournai,  d'un  fief  nommé  I^e  Bois  de  Lannois  consis- 
tant en  55  bonniei's  d'héritage,  tout  d'une  pièce,  situé  à 
Cobrieux,  tenu  de  la  seigneurie  de  Bouvignicîs  apparte- 
nant à  Thierry  de  la  Hamaide,  chevalier,  à  Thierry, 
son  fils  et  à  damoiselle  Jeanne-Annette,  dite  de  Bereas, 


542 


ARCHIVES  DU  NORD. 


sa  femme  ;  adbéritement  dudit  fief  en  faveur  du  chapitre 
Notre-Dame  de  Tournai,  en  conséquence  delà  donation 
qui  en  a  été  faite  à  ce  chapitre  par  ledit  Raoul  Le 
Maire. 

B.  1523.  (Carton).  —  1  pièce,  parchemin. 

Paris,  le  mercredii  MH  mal  tU99*  Fondation  de 
bourses  pour  les  clercs  du  diocèse  de  Ferns  (Fernensis) 
en  Irlande  qui  viendront  étudier  et  prendre  leurs  grades 
scholastiques  et  ecclésiastiquas  dans  le  diocèse  de 
Tournai,  faite  par  Jean  Rochaens,  évêque  de  Ferns. 


Layettes  des  diocèses  de  Frange. 

B.  1531.  (Carton).  —  1  pièce,  papier. 

9lacè«e  de  Chartres.  —  Sans  date  ;  vers  1523. 
Copie  du  transport  fait  par  le  cardinal  Érard  de  la 
Marck,  évèque  de  Liège  et  administrateur  perpétuel  de 
révèché  de  Chartres,  à  l'évêque  de  Tournai  des  biens 
et  deniers  détenus  par  le  Roi  de  France  et  provenant 
du  temporel  de  Tévèché  de  Chartres. 


FIN  DU  TOME  PREMIER   (2*^  PARTIE). 


Lille  In^LDmL 


TOME  PREMIER.  -   DEUXIÈME   PARTIE 


ERRATA 


Page  49  (l"  colonne)  ;  au  lieu  de  quiteSy  lire  :  quittes, 

Page  151  (!'•  colonne)  ;  au  lieu  de  reçu^  lire  :  reçue. 

Page  167  (2«  colonne)  ;  au  lieu  de  i6î3,  lire  :  Î528, 

Page  233  (2«  colonne)  ;  au  lieu  de  Î329,  lire  :  i339. 

Page  ZS3  (2«  colonne)  ;  au  lieu  de  Layette  62  :  lire  Layettes  62  à  64, 

Page  366  (!'•  colonne)  ;  au  lieu  de  Udines^  lire  :  Malines, 

Page  428  (2«  colonne)  ;  au  lieu  de  30  7nai  947^  lire  :  31  tnai  947. 

Page  444  (!'•  colonne)  ;  au  lieu  de  Inca^iadoti,  lire  :  Incamacion. 

Pagt»  430  (1"  colonne)  ;  au  lieu  de  Î36Î,  lire  ,1663. 

Page  461  (l'«  colonne)  ;  au  lieu  de  Î5  octohre^  lire  :  îo  octobre. 

Page  496  (2«  colonne)  ;  au  lieu  de  B,  1540^  lire  :  B.  1543. 


TABLE 


DES  DIVISIONS  DU  TOIE  PREIIER  (DEUXIÈIE  PARTIE)  DE  L'INVENTAIRE  SOIIAIRE 


DES  ARCHIVES  DEPARTEMENTALES  DU  NORD. 


Trésor  des  Chartes.  ^  Royaumes  et  pays.  Layette  24.  —  France 1 

Layette  25.  —  Bourgogne-Duché  : 7 

»       26.  ~  Bourgogne-Gomté 9 

»       27.  -^  Gharolais.  Bresse 26 

»       28.  —  Nevers  et  Rethel 29 

»       29.  —  Picardie.  Soissons « 34 

»       30.  —  Bar.  Perche.  Étampes.  Bretagne.  Blois.  Chartres.  Vendôme 30 

»       31.  —  Allemagne 52 

Layettes  32  et  33.  —  Liège 54 

Layette  34.  —  Savoie.  Italie.  Orient  et  Projet  de  croisade  contre  les  Turcs 58 

»       35.  ~  Portugal.  Espagne 63 

»       36.  —  Angleterre.  Ecosse 64 

»       37.  —  Conseils  des  Pays-Bas 66 

»       38.  —  Chambre  des  Comptes 73 

»       39.  —  H  ôtel  des  Princes 77 

»       40.  —  Eaux  et  Forêts.  Chaussées 80 

»       41.  —  Artois  en  général.  ~  Arras.  Hénin-Liétard 84 

»       42.—  Lens 98 

»       43.  —  St-Omer.  Tournehem.  Pays  de  Langle.  Brédenarde  et  Audniioq.  Éperlecques.  Divers 100 

s>       44.  —  Bapaume 108 

»       45.  —  Hesdin.  St-Pol 112 

»       46.  —  Béthune 115 

»       47.  — Aire.  St-Venant 128 

»       48.  —  La  Oorgue.  Estaires •••• 130 

»       49.  —  Cambrai.  Cambrésis.  Gavêne  du  Cambrésis • 136 

Layettes  50  et  51.  —  Lille-Ville.  Chfltellenie  de  Lille.   Chfttellenies  de  Ulle,  Douai  et  Orchies.  Villages 

de  la  Châtellenie  de  Lille 146 

Layette  52.  —  Douai-Ville.  Orchies- Ville.  Villages  des  Chfttellenies  de  Douai  et  Orchies 173 

»       53.  —  Hainaut  en  général 184 

»       54.  —  Valenciennes  (Ville  de),  Prévôté  le  Comte  de  Valenciennes,  Gondé •  21 1 

»       55.  —  Bavai,  Bouchain  et  Ostrevant •  230 

»       5^).  —  Le  Quesnoy.  MaUbeuge.  Villages  des  prévôtés  du  Quesnoy  et  de  Maubeuge.  Beaumont. 

•    Trélon.  Chimay 237 

Layette  57.  —  Avesnes.  Landrecies.  Etrœungt.  Maroilles 242 

»       58.  —  Mons.  Blaton  et  Feignies 245 

»       50.  —  Ath.  Binche.  Chièvres.  Morlanwez 247 

»       60.  *-  Flobecq  et  Lessines  et  leurs  dépendances 248 

»       61.  —  Agimont.  Givet  Fumay  et  leurs  dépendances 252 

Layettes  62  à  64.  —  Flandre  en  général 255 

»        65  à  6().  —  Cassel.  Hazebrouck.  Renescure.  Merville  et  Nieppe 279 

»        70  et  71.—  Bergues  (Ville  et  chfttellenie  de).  Hondschoote 296 


TABLE  DES   MATIERES. 

T*ages» 

Layette  72.  —  Dunkerque.  Zuydcote.  Mardyck 299 

»       73.  —  Gravelines.  Graywick 302 

»       74.  —  Bourbourg 306 

»       75.  —  Bailleul  (ViUe  et  GhâteUenie) :«9 

»       76.  —  Werwick 311 

»        77.  —  Gand  (Ville  et  GhâteUenie  de).  Deinzo 312 

»       78  à  81 .  —  Bruges.  Ardembourg  et  Oudembourg 316 

»       82.  —  Damme 320 

»       83.  —  Franc  de  Bruges  et  villages  eu  dépendant .'}2l 

»        84.  —  Ypres  et  sa  châtellenie.  Poperinghe 323 

»       85.  —  Warneton. 32f) 

)>       86.  —  Fumes 328 

»        87.  —  Dixmude 330 

»        88.  —  Nicuport-Ostende 3M 

»        89  et  90.  —  Courtrai .334 

»       91.—  Ménin 337 

»        9:^.  —  Harlebèke " 338 

»    .   93.  —  Thielt 338 

»        94.  —  Audenarde.  Renaix 338 

»    . . 96. .—  Capi^cke —  .... , 339 

»      .  i^.  —  Pays.de  Waos  et  Kupelmonde 340 

»       {n  et  98..  —  Tournai  et  Toumaisis.  St-Amand.  Montagne .'U2 

»       99. .—  Alost.  Gramont. .'U5 

»    . .  |0P. .—  Tenremonde  ou  Tormonde.  Zwyndrecht 349 

»        iOl .  —  Ninp.vc. , , , a50 

»    ..102.  —  i;Kcluse , 351 

»      .  103.  TT  Bcveren..  Bierwliet. 356 

»        m,  —  Middelbourg 357 

»        106.  —  Quatre-Métiers 358 

Layettes  lOf)  e.t.l07.  —  Naniur.  pinant.  Mariembourg ;}58 

»         108  et  109,  —  Brab§iii.t.  Louvain.  Malines.  Limbourg 3(j(» 

Layette.ilO.  r-  Guoldre , :J71 

B         m.  —  Luxembourg.  Lorraine.  Montmédy.  Damvillers.  Faulquomont.  Marville ;î73 

»    . .  .112.  —  AAvere  et  3omhem. , ;i84 

»         1 13.  —  HoUando.  Utrecbt ;W5 

»    ..   114.  —  Z»''lande.  Axel... 3U2 

»    ...115.—  Frise 39 4 

»    . . .  1 10.  —  Matière?^  ecclésiastiques.  Réception  des  bulles. 3i>4 

»         117>  -r.  Subsides  ecclésiastiques.. :W> 

I)          118. .—  Affaires  ecclésiastiques .'3Î)0 

Layettes  1 19  à  121. .-:-  Kvéché.  Églises.  Ghapitres  et  Abbayes  du  Diocèse  d^Anras 40;) 

Layette  122.  —  Évécbés  de  Thérpuane,  SaintyOmer  et  Boulogne 418 

Layettes  123  et  1^4.  —  Diocèse  de  Gambrai 428 

Layette.125.  —  Diocèse  de  Gand « ^ 446 

»    , .  i'M).  —  Diocèses  de  Bruges  et  dTpres 449 

Layettes  127  et  128.  —  Diocèse  de  Tournai... ,, , 457 

Layette  129.  —  Chapitre  de  .Saint-Pierre  de  Lille 470 

»    . .  i:».  ^  B*\ftuinage  de  Lille 473 

9         131.  —  Diocèses  de  Namur  et  de  Cologne 475 

»         132.  —  Diocèses  de  Malines.  Anvers.  Utrecht  et  Trêves ; 476 

»         i:^*  —  Diocèses  de  France 478 

»         i'U. —  Diocèse  de  Besançon 488 

Layettes  135  «  159.  —  Matières  généalogiques  divisées  par  ordre  alphabétique 4î)6 

Supplément  aux  articles  dos  layettes  du  Trésor  des  Chartes 521 


TABLE 


DES  ARTICLES  DU  TOME  PREMIER  (DEUXIÈME  PARTIE)  DE  L'INVENTAIRE  SOMMAIRE 


DES  ARCHIVES  DEPARTEMENTALES  DU  NORD. 


NUMEROS 


DORDRE 


B,  653 
65i 
fô5 
G56 
657 
()Ô8 
659 

(m 

6()1 
6(52 
6(53 
(564 
6(r) 
66() 


(m 

668 
669 
670 
()71 
672 
673 
(574 
675 
(576 
677 
678 


0  O  C  U  M  E  N  T  s. 


Royaumes  et  Pays. 

France.  L-'yette  2t. 


M. 
Id. 
1.1. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


Bouryogne-DucM.  Layette  25. 
Trésor   des  Chartes.   BourKOKne-Duché. 


anc€ 

).  1307-1361 . . . 

I 

id. 

1378-13»), . . 

2 

id. 

1300-1400... 

10 

id. 

1402-140S... 

3 

id. 

1411-1413... 

» 

id. 

141i-14I5... 

4 

îd. 

141.5 

» 

id. 

Hl8-14rK)... 

5 

id. 

1401-14113... 

» 

id. 

14ÎW 

0 

id. 

irjOO- 1,7X5... 

» 

id. 

ir)2{Mr)40... 

» 

id. 

1014-1()40... 

7 

id. 

iixû-i&n... 

» 

Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


)-iaVi . . . 
id.  Env  1300.. 
id.  1303-1519... 
id.  133iM3Uf)... 
14i3-Comm»du  XV«  s*, 
îd.  1437-1440... 
id.  1449-1471... 
id.  1477-I4Î)8... 
id.  XV«  siècle., 
id.      1.504-1.508... 

id.      1508 

id.      1.555-1054 . . . 


PAGES. 


7 
8 
» 
» 

» 
9 


NUMEROS 
d'ordre 


B.  679 

080 
681 
(582 
683 
684 
685 
686 
687 
688 
689 
690 
691 
69:^ 

69:j 

694 
695 
696 
697 
698 
699 
700 
701 
702 
703 
704 
705 

706 
707 
708 
700 


I)  O  G  U  M  E  N  T  S. 


PAGES. 


BourgtMf^ie-Comttf,  Lnyette  26. 

Tri'sor   des   Clhartes.    Bourgogne-Comté. 

lSO-1380... 

Id.  id.  1413-1445... 

Id.  id.      1451 

Id.  id.  1401-149()... 

Id.  id.  1 403-1501 . . . 

Id.  .  id.      14ÎK) 

Id.  id.      1500 

Id.  Comm»  du  XVI«  8«. 

Id.  id.  1.501-1502 . . . 

Id.  id.      1503 

Id,  id.  1.504-155<)... 

Id.  id.      15(r> 

Id.  id.      15ft) 

Id.  id.      1507 

Id.  id.      1.507 

Id.  id.      1.507 

Id.  id.      1.508 

Id.  id.      1,509 

Id.  id.      1.509 

Id.  id.       1509 

Id.  id.  1.509-1515... 

Id.  id.      1.510 

Id.  id.  » 

Id.  id.  » 

Id.  i«l.  » 

Id.  id.  » 

Id.  i«l.  »  

Id.  id.  ï>  

Id.  id,       1,511 

Id.  i«!.  » 

M.  id.  »  


9 
1) 

10 
» 

» 
11 

» 
12 

» 

13 

» 

» 

14 

» 

15 
» 
» 

10 

» 
17 

» 
18 


548 


ARCHIVES  DU  NORD. 


NUMÉROS 

NUMÉROS 

■ 

DOCUMENTS. 

PAGES. 

DOCUMENTS. 

D*OBORB 

D*OiU>RB 

B.  710 

Trésor  des  Chartes.    Bourgoffne-Comté. 

18 

B.  754 

Trésor  des  Chartes.     Bresse.    1510-1514. 

*^  J     J 

lu&i 

755 

Id.                     id.         1517-ir]27. 

711 

Id. 

id.          »  

» 

712 

Id. 

id.          » 

» 

Nêvers  et  Réthel.  Layette  28, 

713 

Id. 

id.      1512 

19 

714 

Id. 

id.          » 

» 

756 

Trésor  des  Chartes.  Nevers.  1310-13tô. . . 

715 

Id. 

id.          » 

» 

757 

Id.                    id.      1355-1362. . . 

716 

Id. 

id.          » 

20 

758 

Id.                    id.      1380-XIV  8- 

717 

Id. 

id.      1513 

» 

759 

Id.                    id.      1465-1473. . . 

718 

Id. 

id.         » 

» 

760 

Id.                    id.      1504.1508... 

719 

Id. 

id.          » 

» 

761 

Id.                    id.      1512-1514. . . 

720 

Id. 

id.      1514 

» 

762 

Id.                    id.      1515-1524... 

721 

Id. 

id.      1515 

21 

763 

Id.               Réthel.  1204-1306... 

722 

Id. 

id.      1515 

» 

764 

Id.                    id.      1330-XIV  s« 

723 

Id. 

id.      1516 

» 

766 

Id.                    id.      13T7-1383. . . 

724 

Id. 

id.      1516 

» 

766 

Id.                     id.      1384-1386. . . 

725 

Id. 

id.      1517 

22 

767 

Id.                    id.      1387.XIV«  s« 

726 

Id. 

id.          » 

» 

768 

Id.                     id.      1405-1416... 

727 

Id. 

id.          » 

» 

769 

Id.                     id.      Sans  date... 

728 

Id. 

id.          » 

» 

770 

Id.                     id.             » 

729 

Id. 

id.      1517-1528 . . . 

23 

Picardie.  Soissofis.  Layette  29, 

730 

Id. 

Janyier-mars  1518.. 

» 

731 

Id. 

Avril-mai  1518 

» 

771 

Trésor  des  Chartes.  Picardie.  12T>-1296. . . 

732 

Id. 

Juin-décembre  1518. 

» 

772 

Id.                     id.      1315-1325. . . 

733 

Id. 

id.      1518 

24 

773 

Id.                     id.      1;î)2-1492... 

734 

Id. 

Janvier-avril  1519... 

» 

774 

Id.                     id.      1371-1395... 

735 

Id. 

id.      1520-1521 . . . 

» 

775 

Id.                     id.      XIV«  siècle. 

736 

Id. 

id.      1523-1524... 

25 

776 

Id.                    id.      1406-1418. . . 

757    . 

Id. 

id.      1525-1530 . . . 

» 

777 

Id,                    id.      142ÎM440... 

738 

Id. 

id.      1550-1500 . . . 

» 

778 

Id.                    id.      1441-1448... 

739 

Id. 

id.      XVI»  siècle. . 

» 

779 

Id.                    id.      1449-1450... 

740 

Id. 

id.      1616-1630 . . . 

» 

780 

Id.                    id.      1451-1513... 

t 

781 

782 

Id.                     id.      1474-1475... 
Id.                     id.      1477-X\'«  s». 

Charolais.  Bresse.  Lavette  27. 

tf^^^tf"^ 

^  ^^  "                                                                        ■  ^1^  •                     A  ^&  ■    ■        A  m    V             *^     • 

•^ 

783 

Id.                    id.      1512-1652. . . 

741 

Trésor  des  Chartes. 

Charolais.  1390-1500. 

26 

784 

Id.             Soissons.  1!K8-1272.., 

742 

Id. 

id.         1501-1506. 

» 

785 

Id.                    id.      1275-1281... 

743 

Id. 

id.         1508 

» 

786 

Id.                     id.      1301-1303. . . 

7 14 

Id. 

id.         1509 

» 

787 

Id.                    id.      1.330-1344. . . 

745 

Id. 

id.         1510 

27 

788 

Id.                    îd.      1345-13r^). . . 

746 

Id. 

id.         1510-1512. 

» 

0 

747 

Id. 

id.         1515-1517. 

» 

Bar,  Perche,  Etampes,  Bretagne,  Blois, 

748 

Id. 

id.         1518-1530. 

» 

Chartres,  Vetulâine.  Layette  30. 

749 

Id. 

id.         XVI«s«.. 

» 

789 

Trésor  des  Chartes.  Bar.  1220-1243 

750 

Id. 

Bresse.    1471-1504. 

» 

790 

Id.                id.  1246-13:37 

751 

Id. 

id.         1505-1506. 

28 

791 

Id.                 id.  1251-128:3 

752 

Id. 

id.         1506 

» 

792 

Id.               id.  i;w-i:M7 

753 

Id. 

Id.         1508-1509. 

ï> 

793 

Id*                 id.   l^'l0-l322 

PAQBS. 


29 


29 
» 
i 

30 
» 
» 
i 

31 
» 

32 
> 

33 
» 

> 


34 


35 


36 


38 

» 

39 
» 


39 
40 
41 
42 
43 


TABLE  DES  ARTICLES  DU  TOME  PREMIER  (DEUXIÈME  PARTIE)  DE  L'INVENTAIRE  SOMMAIRE. 


549 


NUMÉROS 
d'ordre 

DOCUMENTS. 

PA6B8. 

NUMÉROS 
d'ordrk 

• 

DOCUMENTS. 

PAGES. 

B.  794 

Trésor  des  Chartes.  Bar.          1325-1330. . 

43 

B.  836 

Trésor  des  Chartes.  Liège.  1458-1478 

57 

795 

Id. 

id.           1332-1335.. 

44 

837 

Id.                  id.     1468-1470 

» 

796 

Id. 

id.           1338-1340.. 

» 

838 

Id.                  id.     1477-1483 

» 

797 

Id. 

id.           1341^1342.. 

» 

839 

Id.                  id.     1491-1493 

58 

798 

Id. 

id.           1343-1348.. 

45 

840 

Id.                  id.     1500-1528 

» 

799 

Id. 

id.           1350-1385.. 

» 

841 

Id.                  id.     1541-1601 

» 

800 

Id. 

id.            1355-1356. . 

46 

801 
802 
803 

Id. 
Id. 
Id, 

id.            1,S58-1362.. 
id.           1364-1365.. 
id.           1367-1389.. 

47 

Savoie.  Italie.  Orient 

et  Projet  de  croisade  contre  les  Turcs. 

Layette  34. 

804 

Id. 

id.           1374-1400.. 

» 

842 

Trésor  des  Chartes.  Savoie.  1365-1436. . . 

58 

805 

Id. 

id.         XIV  siècle. . 

48 

843 

Id.                   id.       1502-1506. . . 

50 

806 

Id. 

id.           1401-1402.. 

» 

844 

Id.                   id.       1507-150Î). . . 

» 

807 

Id, 

id.           1405-1400.. 

» 

845 

Id.               Gênes.     1274-1395. . . 

» 

808 

Id. 

id.            1412-1416.. 

» 

846 

Id.                   id.       1434-1467. . . 

» 

809 

Id. 

Perche.         12^-1269.. 

]» 

847 

Id.                   id.       1530 

60 

810 

Id. 

id.            1301-1323.. 

49 

848 

Id.               Milan.     1505-1523. . . 

» 

8H 
812 
813 
814 

Id. 

Id. 

Id. 
Id. 

id.            l.^a)-1332.. 

id.            1335 

id.            1336-1337.. 
id.           1380-1388.. 

50 

849 

850 
851 

Id.           Florence,    Sienne,  Pise, 
Ferrare.  1303-1485. . . 

Id.                   id.       1501-1531... 

Id.               Venise.  XIV«8»-1658. 

61 

815 

Id. 

id.      XIV»  8«-1411,. 

» 

852 

Id.  Naples  et  Sicile.  XIV«  8«-1521. 

» 

816 
817 
818 
819 

Id. 
Id. 
Id. 
Id. 

Étampes.  1388-1401.. 

id.        1438 

Bretagne.  134M364.. 
Blois.    1344-1374.. 

51 

853 

854 
855 

Id.              Orient.  Projet  de  Croi- 
sade contre  les  Turcs.  laUB-XV*  b«. 

Id.                   id.       1454-1455. . . 

Id.                   id.       1457-1480. . . 

» 
62 

820 

821 

Id. 
Id. 

id.      1382-1383.. 
id.      1385 

Portugal.  Espagne.  Layette  33. 

822 

Id. 

Chartres.  1320-1366.. 

52 

856 

Trésor  des  Chartes.  Portugal.  1386-1513. . 

63 

823 

Id. 

Vendôme.  1343 

» 

857 

Id.               Espagne.  1505-1530.. 

» 

Allemagne.  Layette  3L 

Angleterre.  Ecosse.  Layette  36. 

824 
825 
826 

827 
828 

Trésor  des  Chartes.  Allemagne.  1257-1384. 
Id.                     id.         1420-1474. 
Id.                      id.         1477-1479. 
Id.                     id.        1480-1492. 

Id.               id.   i5or)(?)-irjr)2. 

52 

53 

» 

» 

858 

859 
860 
861 
862 

Trésor  des  Chartes.  Angleterre.  1282-Fin 

du  XIV  8«. 

Id.                      id.     1402-1403. . 

Id.                       id.     1414-1435. . 

Id.                      id.     1446-1402. . 

Id.                       id.     1469-1470. . 

64 

» 

65 
» 

Liège, 

Layettes,  32  et  33. 

863 

864 

Id.                      id.     1501-1544.. 
Id.                 Ecosse  1295-1478(?) 

m 
» 

829 
830 

Trésor  des  Chartes.  Liège.  100^-1241 

Id.                  id.     1278-1283 

54 

Conseils  des  Pays-Bas.  Layette  37. 

831 
«32 

Id. 
Id. 

id.     1308-1321 

id.     1337-1380 

55 

865 

Trésor  des  Chartes.  Conseils  des  Pays-Bas 

1336-1400. . . 

66 

833 

Id. 

id.     1379-1388 

:iS 

866 

Id.                   id.      1418-1467 . . . 

» 

834 

Id. 

id.     1395-1399 

» 

867 

Id.                   id.      1477-1486 . . . 

67 

835 

Id. 

id.     140^^1430 

1 
« 

868 

Id.                   id.      1493-1497... 

j» 

TwO 


ARCHIVES  DU  NORD. 


M'MKROS 

NUMÉROS 

DOCUMENTS. 

PAGES. 

DOCUMENTS. 

PAÔES.' 

d\)RDUE 

d'ukdhb 

B.  869 

Trésor  des  Chartes.  Coiiseib»  dm^  Pays-Bas 

ir)Or)-loO(5 . . . 

tt 

B.  907 

Trésor  des 

Chartes.   Eaux,    et    Forêts. 

1 

8? 

(17 

XIV"  siècle.. 

1 

1 

1 

870 

Id.                    id.      1507 

» 

908 

Id. 

id.      1402-140.3 . . . 

» 

871 

Id.                    îd.      1508-15(K)... 

(58 

909 

Id. 

id.      1405-1428... 

«a  : 

872 

M-                     id.       lol.Vlôl?... 

» 

910 

Id. 

id.      1449-1500... 

873 

Id.                    id.      1318 

ï> 

911 

ïd. 

id.      1501-1519... 

874 

Id.                    id.      1519 

m 

912 

Id. 

id.      1520-1591 . . . 

875 

Id.                     id.      1511M520... 

70 

913 

Id. 

id.      1001-H538... 

^     1 

876 

Id.                    id.      152() 

» 

914 

Id. 

Chaussées,  161 1-I()(v3 . . . 

877 

Id.                    id.      1520 

71 

915 

Id. 

Fin  du  XIV«  s'-14iïJ 

84 

1 

878 

Id.                    id.      1521 

72 

916 

Id. 

id.      15o2-H)l>3... 

» 

879 

Id.                    id.      1522-1523. . . 

)> 

880 

Id.                    id.      1531-XVI«s'\ 

73 

Artois  en  ijét 

iéraX.  Arras.  Hénin-lÀiHard. 
Layette  4i. 

Chambre  des  Comptes.  Loyette  38. 

917 

Trésor  des 

Chartes.    Artois  en  général. 

12Vi-12«. 

1 

84 

881 

Trésor  des  Chartes.  Chambre  des  Comptes 

1385 

73 

918 

Id. 

id.      1250-1293. 

» 

882 

Id.                    id.      1388 

» 

919 

Id. 

id.      1304-13(15. 

© 

883 

Id.                   id.      i:^ 

74 

920 

Id. 

id.      1311-1312. 

» 

884 

Id.                    id.      139(M:«W... 

» 

921 

Id. 

id.      1321 

m 

885 

Id.                    id.      13Ue-1400... 

» 

Id. 

id.      1322 

» 

886 

Id.                    id.      UaVUOT... 

75 

923 

Id. 

iil.      1323-1325. 

». 

887 

Id.                 ■  id.      140i)  (?).1411 

» 

924 

Id. 

id.      1324-1328. 

87 

888 

Id.                    id.      1415-1419... 

» 

92r) 

Id. 

id.      132^^1332. 

» 

889 

Id.                    id.      1424-1428... 

ii> 

92() 

Id. 

id.      1333 

88 

m) 

Id.                    id.      1429-14:34... 

7(1 

927 

Id. 

id.      i;i34 

8L) 

891 

Id.                    id.      1511-1648... 

» 

928 

Id. 

id.      ia35-133fK 

* 

892 

Id.                     id.       Ux%y-Um... 

» 

929 

Id. 

id.      1343-13(53. 

1 

930 

Id. 

id.      1307-1377. 

» 

Hôtel  des  Princes,  Lrtyette  39. 

931 

Id. 

id.      1378-1388. 

1 
»  j 

932 

Id. 

id.      13»>-1390. 

m  ' 

893 

Trésor  des  Chartes.  Hôtel  des   Princes. 

12.33-1299... 

77 

9a3 

Id. 

id.      13iU-l3J>8. 

1 
0  ' 

894 

Id.                  1302-Fin  du  XI\>  s«. 

» 

934 

Id. 

id.      1405-14(M). 

»  1 

895 

Id.                    id.      14«)-1487... 

» 

935 

Id. 

id.      1412-1417. 

92 

886 

Id.                    id.      1502-1504 . . . 

78 

936 

Id. 

id.      1427-1434. 

» 

897 

Id.                    id.      1505 

» 

937 

Id. 

id.    uaviijo. 

» 

898 

Id.                    id.      1500 

» 

938 

Id. 

id.      1452-1473. 

93   ' 

t 

899 

Id.                    id.      1508 

» 

939 

Id. 

id.      1491-141R 

» 

1 

900 

Id.                    id.       1508 

» 

940 

Id. 

id.      1.501-1505. 

>    ' 

901 

Id.                  '  id.      1.509-1514... 

80 

941 

Id. 

id.       1.508-1511. 

94 

942 

V\. 

id.      1512-1517. 

» 

Eaux  et  Forêts.   Chaussées.  Layette  40. 

943 

Id. 

id.      1518-1526. 

1 

902 

Trésor    des    Chartes.    Eaux    et    Forêts. 

«0 

944 

Id. 

id.      1534-1549. 

«6  ; 

1 
1 

1202-XVI0  8». 

945 

Id. 

id.      I(îfi2-1672. 

»      ' 

903 

Id.                    id.      i:)0i^-1315... 

» 

946 

Id. 

Arras.   1268-1384. 

» 

904 

Id.                    id.       l.m'M.T)?... 

81 

947 

Id. 

id.      1385-131*0. 

% 

905 

Id.                    id.      13<)9-i;«()... 

» 

948 

Id. 

id.      1301-1316. 

» 

906 

Id.                    id.      iaSÎM398... 

» 

949 

Id. 

id.      14aVH2l. 

» 

TABLE  DES  ARTICLES  DU  TOME  PREMIER  (DKUXIÈ^fE  PARTIE)  DE  L'INVENTAIRE  SOMMAIRE. 


551 


NUMÉROS 

NUMÉROS 

DOCUMENTS. 

PAGES. 

DOCUMENTS.                    | 

PAGBS. 

d'ordre 

D^ORORB 

B.  960 

1 
Trésor   des   Chartes.  Arras.    1423-1465. 

m 

B.  988 

Trésor  des  Chartes. 

Bapaume.  1318-1347. 

1(K) 

951 

Id.                       id.      14T7-14Î)8. 

» 

989 

Id. 

id.         1354- 13S7. 

110 

952 

Id.                       id.      1308-1525. 

07 

990 

Id. 

id.         1387-1304. 

» 

93;} 

Id.                       id.      i530-i541. 

» 

991 

Id. 

id.          1.3^)1-1400. 

» 

954 

Id.       Hénin-Uétard.   1220-1409. 

» 

992 

Id. 

id.          1402-1400. 

111 

993 

Id. 

id.          1503-1512. 

» 

Lens,  Layette  42. 

994 

Id. 

id.          15ia-1545. 

» 

ft56 

Trésor  des  Chartes.  Lens. . . .     12îK)-120r). 

08 

995 

Id. 

id,         1551-1608. 

112 

^0 

Id.                   id.     ia^i3a4. 

90 

957 

Id.                       id.      1380-1380. 

» 

Hesdin  ;  St-Pùl.  Layette  45, 

958 

Id.                        id.      13^13-1300. 

» 

95!) 

Id.                   Comm»  du  XV*  s«. 

» 

996 

Trésor  des  Chartes. 

Hesdin.  1372-1301... 

112 

960 

Id.                        id.      1411-1400. 

» 

997 

Id. 

id.       1380-XIV»  S' 

ï> 

961 

Id.                        id.      Io05-15l7. 

» 

998 

Id. 

id.       1405-1417. . . 

» 

962 

Id.                       id.      1518-1573. 

100 

999 

Id. 

id.       1432-1.500. . . 

113 

iOOO 

Id. 

id.       1505-1523. . . 

» 

Saint' Orner,  Toumehem,  Pays  de  Langle, 

1001 

Id. 

St-Pol.    1220-1300... 

» 

Brédenarde  el  Audruicq^  Eperlecques. 

1002 

Id. 

Id.       1330(?)-1415. 

114 

—  Divers.  Layette  43, 

1003 

Id. 

id.        1432-1440. . . 

» 

90;} 

Trésor  des  Chartres.  St-Omcr.  1165-12^77. 

100 

1004 

Id. 

id.       lf)02-lC27... 

115 

96i 

Id.                        id.        1274-1510. 

» 

9fô 

Id.                       id.       1310-1320. 

102 

Béthunê, 

Lftyette  46, 

966 

Id.                      id.       1330-1331. 

ia3 

967 

Id.                       \i\.       1370-1381. 

» 

1005 

Trésor  des  Chartes.  Béihiine.  iiVii(iyi\Sn . 

115 

968 

Id.                       id.       1386-1388. 

» 

1006 

Id. 

id.      1200(?)-1222. 

116 

969 

Id.                       id.        135» 

» 

1O07 

Id. 

id.      1212-1217 . . . 

» 

970 

Id.                       id.       1302-1400. 

104 

1008 

Id. 

id.      1220-1221 . . . 

117 

971 

Id.                       id.       1402-1414. 

» 

KHK) 

Id. 

id.      1222-1224... 

118 

972 

Id.                       id.       1415-1418. 

» 

1010 

Id. 

id.      1225 

110 

973 

Id.                       id.       1425-1447. 

» 

1011 

Id. 

id.      12»M227... 

» 

97i 

Id.                       id.        1448-14(K). 

105 

1012 

Id. 

id.      1228 

120 

975 

Id.                       id.       1487-1496. 

» 

1013 

Id. 

id.      122ÎM230... 

» 

976 

Id.                       id.       150r)-1540. 

» 

1(M4 

Id. 

id.      1231-1233... 

121 

977 

Id.          Toumehem.  1385-Comnit 

1015 

Id. 

id.      1230-1243... 

» 

du  XV»  8«. 

» 

1016 

Id. 

id,      1244-1245... 

122 

978 

Id.                       id.       151M662. 

» 

1017 

Id. 

id.      1246-1247... 

» 

979 

Id.        Pays  de  Langle.  1228-1257. 

106 

1018 

Id. 

id.      1248-1250(?). 

12îi 

980 

Id.                  id.           1304 

107 

1019 

Id. 

id.       1254-1261... 

» 

981 

Id.                  id.           14a6-141&. 

» 

1020 

Id. 

id.       1272-121^0  (?) 

124 

982 

Id.                  id.           1522-1535. 

» 

1021 

Id. 

1294-Fin  du  XIII»  s«. 

125 

983 

Id.          Audruick  et  Brédenarde. 

1022 

Id. 

id.       131M362.. . 

126 

1515-1602. 

0 

» 

1023 

Id. 

id.       1383-1387... 

» 

984 

Id.            Eperlecques.  1389-1522. 

» 

1024 

Id. 

id.       1388-1400... 

» 

985 

Id.            Divers.           1282-1429. 

108 

1025 

Id. 

id.       1403-1450... 

127 

Bapaume.  Layette  44. 

1026 

Id. 

14.Y)-FinduXV8«. 

» 

1027 

Id. 

id.       1505-1.5(17. . . 

» 

986 

Trésor  des  Chartes.  Itepaume.  1201-1216. 

108 

1028 

Id. 

id.       1.524-1611... 

128 

987 

Id.                     id.          1279-1202. 

» 

562 


ARCHIVES  DU  NORD. 


NUMÉROS 

NUMÉROS 

DOCUMENTS. 

PAGES. 

DOCUMENTS. 

PAGES. 

d'ordre 

D^ORDRE 

Aire.  St-Vénant.  Layette  47. 

B.  1065 

Trésor  des  Chartes.  UUe-ville.  1362-1970 . . 

149 

B.  1029 

Trésordos  Chartes.  Aire.  127^-1405 

128 

1066 

Id. 

id. 

1372-1974 . . 

» 

1030 

Id.               id.  1397-FinduXIV«8« 

» 

1067 

Id. 

id. 

1377 

150 

1031 

Id.               id.    14(H-1416 

» 

1068 

Id. 

id. 

1381-1384 . . 

» 

1032 

Id.               id.    1422-1443 

129 

1069 

Id. 

id. 

1383-1388 . . 

> 

1033 

Id.               id.    1449-1528 

y>  . 

1070 

Id. 

id. 

1385-1386 . . 

151 

1034 

Id.               id.    1543-1599 

» 

1071 

Id. 

id. 

1386-1388 . . 

152 

1035 

Id.       St-Yenant.  1443 

» 

1072 
1073 

Id. 
Id. 

id. 
id. 

1389-1390 . . 
1300 

» 

M  ^A  •                          KV  W        ï    ^#*W^*M*  w  •       ^  ^k^m%^  •■■•■••■•V» 

La  Gorgue,  Estaires,  Layette  48. 

1074 

Id. 

id. 

1391-1413.. 

153 

1036 

Trésor  des  Chartes.  La  Gorgue.  1221-1231 . 

130 

1075 

Id, 

id. 

13G5-1999 . . 

» 

1037 

Id.                     id.         1245 

» 

1076 

Id. 

id. 

1397-1400 . . 

» 

1038 

Id.                     id.         1282-1297. 

133 

1077 

Id. 

id. 

XrV«  siècle. 

» 

1039 

Id.                     id.        1351-13^. 

134 

1078 

Id. 

Findu  XIV«-Comm»duXV«  s«. 

» 

1040 

Id.                    id.        1388-1303. 

135 

1079 

Id. 

id. 

1403-1410 . . 

154 

1041 

Id.                   1394-FinduXIV«s«. 

» 

1080 

Id. 

id. 

14ia-14i9 . . 

» 

1042 

Id.                     id.         1401-1442. 

» 

1081 

Id. 

id. 

1421-1430 . . 

» 

1043 

Id.             Comm»  du  XVI«  sM5l7. 

» 

1082 

Id. 

id. 

143M438 . . 

155 

1044 

Id.                 Estaires  129r>-1334.. . 

» 

1083 

IJ. 

id. 

1443-1444 . . 

» 

1045 

Id.                     id.      1387-1426... 

136 

1084 

Id. 

id. 

1453 

156 

1085 

Id. 

id. 

1454-1450 . . 

» 

Cambrai,  Cambrésis.  Gavêne  du 

1086 

Id. 

id- 

1460-1461.. 

» 

Ccnnbrésis,  Layette  49. 

1087 

Id. 

id. 

1462-1552 . . 

157 

1046 

Trésor  des  Chartes.  Cambrai.  1299-13(X).. 

136 

1088 

Id. 

id. 

1471-1480 . . 

» 

1047 

Id.                   id.         1313-1327. . 

137 

1089 

Id. 

id. 

1485-1503.. 

» 

1048 

Id.                   id.         1315-1333.. 

140 

1090 

Id. 

id. 

XV  siècle.. 

» 

1049 

Id.                   id.         1334-1384.. 

» 

1091 

Id. 

id. 

1505-1508 . . 

158 

1050 

Id.                    1414-Fin  du  XV«  s«. 

141 

1092 

Id. 

id. 

1511-1513.. 

» 

1051 

Id.                   id.         1510-1(S5.. 

» 

1093 

Id. 

id. 

1515 

» 

1052 

Id.             Cambrésis.  1233-1267.. 

» 

1094 

Id. 

id. 

1517-1545 . . 

» 

1053 

Id.                   id.         1301-1313.. 

143 

1095 

Id. 

id. 

1518-1520 . . 

» 

1054 

Id.                    id.         1314-1327.. 

144 

1096 

Id. 

id. 

1522-1530 . . 

159 

1055 

Id.                   id.         1335-1337.. 

» 

1097 

Id. 

id. 

1549-1600 . . 

» 

1056 

Id.                    id.   •       1341-1349.. 

145 

1098 

Id. 

id. 

1607-1613 . . 

» 

1057 

Id.                   id.          1381-1391.. 

» 

1099 

Id. 

id. 

1627-1662 . . 

» 

1058 

Id.                    id.          1437-1449.. 

146 

1100 

Id. 

Lille  (chfttelains 

i  de)  12^1268 

160 

1059 

Id.                    id.          1505-iœ8.. 

)> 

1101 

Id. 

id. 

1275-1287 . . 

» 

1060 

Id.                Gavène  du  Cambrésis. 

» 

1102 

Id. 

id. 

1292-1300 . . 

161 

^  ^^  ^^  v^ 

1384-1414.. 

1103 

Id. 

làlle  (chfttellenie  de  Làlle,! 

» 

1061 

Id.                    id.          1611-1652.. 

» 

Douai  et  Orchies) 

.  1306-1310 . . 

^    • 

1104 

Id. 

id. 

1291-1300 . . 

» 

LiUe  {Lille-Ville.    Chdtellenie  de  Lille. 

1105 

Id. 

id. 

1320-1383 . . 

162 

Châtellenies  de  Lille ^  Douai  et  Orckies; 

1106 

Id. 

id. 

1384-1387 . . 

» 

villages  de   la  chdtellenie  de  Lille), 

1107 

Id. 

id. 

1388-1390 . . 

» 

J/xyettes  50  et  6î. 

1108 

Id. 

.  id. 

1390^1392 . . 

163 

1062 

Trésor  des  Chartes,  y  Ile-Ville.  1221^-1267. 

146 

1109 

Id. 

id. 

1397-1400 . . 

» 

1063 

Id.                      id.          1291-1299. 

148 

1110 

Id. 

id. 

1430-1445.. 

» 

1064 

Id»                      id.          1304-1340. 

149 

1111 

Id. 

id. 

1474-1500 . . 

» 

TABLE  DES  ARTICLES  DU  TOME  PREMIER  (DEUXIÈME  PARTIE)  DE  L'INVENTAIRE  SOMMAIRE. 


553 


NUMEROS 
d'ordre 


DOCUMENTS. 


PAGES. 


B.  1112 

1113 
1114 

1115 
1110 
1117 
1118 
1119 
1120 
1121 
1122 
1123 
1124 
1125 
1126 
1127 
1128 
1129 
1130 
1131 
1132 
1133 
1134 
1135 
1136 
1137 
1138 
1139 


1140 
1141 
1142 
1143 
1144 
1145 

1V6 
1147 
1148 
1149 
1150 
1151 
1152 
1153 


Trésor  des  Chartes.  Lille  (chAtellenie  de 
Douai  et  Orchies).  1512-1522. 

Id.  id.  1523-1650. 

Id.       Lille  (villages  de  la  chAtel- 
lenie de).  13f&1523. 

Id.  id.  1303- 13U8. 

Id.  id.        13») 

Id.  id.  1401-14!6. 

Id.  id.  1517-XVI»8» 

Id.  id.        1301 

Id.  id.  1283-XIVs' 

Id.  id.  1387-1424. 

Id.  id-  1331-144». 

Id.  id.  1397-1521. 

Id.  id.  126&-1.')28. 

Id.  id.  1388-1644. 

Id.  id.  1271-1445. 

Id.  id.  1342-1450. 

Id.  id.  1220-1305. 

Id.  id.  •    13©-152fi. 

Id.  id.  1384-1521. 

Id.  id.  1320-1431. 

Id,  id.  1380-1447. 

Id.  id.  1218-1  iOO. 

Id.  id.  1406-1522. 

Id.  id.        1380 

Id.  id.        1380 

Id.  id.  1371-162!). 

Id.  id.  XIII»  8«. . 

Id.  id.  132r^-1.421. 


Douai  (Douai^ille.  Orchies-ville  ; 

villages  des  chdteUemes  de  Douai 

et  Orehies).  Layette  52, 

TrésordesCharteB.Douai-vUle.  1228-1241 . . 

Id.  id.  i;S2.1276. 

Id.  id.  1293-1300(?) 

Id.  id.  1331-1369. 

Id.  id.  1370-1381. 

Id.  id.  138M384. 

Id.  id.  1384-1386. 

Id.  id.  1386-1398. 

Id.  id.  1400-XVI»8«. 

Id.  id.  1402-1414. 

Id.  id.  1415-1434. 

Id.  id.  1442-1468. 

Id.  id.  1472-XV«B«. 

id.  id.  1503-1550. 


164 

165 

» 

» 

» 

166 

167 

» 

» 

168 
169 

170 
» 

171 

» 
172 

)> 
173 

» 


173 

175 

» 

176 
177 
178 
179 

» 

» 
180 

» 

» 
181 

» 


NUMEROS 
d'ordre 


DOCUMENTS. 


B.  1154 

1155 
1156 
1157 
1158 

1159 
1160 


1161 

liœ 
1163 
1164 
1165 
1166 
1167 
1168 
1169 
1170 
1171 
1172 
1173 
1174 
1175 
1176 
1177 
1178 
1179 
1180 
1181 
1182 
1183 
1184 
1185 
1186 
1187 
1188 
1189 
119J 
1191 
1192 


Trésor   des    Chartos.    Douai-ville. 

1573-XVI'  8^ 


Id. 
Id. 
Id. 


Orchies.  1225-1376... 
id.  1381-XlV  8«. 
id.    14:31-1531  . . . 


Trésor  des   Chartes.   Villages    des  châ- 
tellenies  de    Lille,   Douai   et  Orchies. 

1267-1553 . . . 


Id. 
id. 


id.     1221-1275  . . . 
id.     121ÎM371... 


Hainaut  en  gétiéral.  Layette  03. 


Trésor  des  Chartes.  Hainaut  en  eénéral. . 

123^1256... 


Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id, 

id, 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 


257-1278 . . . 
280-1284 . . . 
287-1306 . . . 
290-1293... 
294-1300 . . . 
30l-i;i06 . . . 
307-1309 . . . 
311-1314... 

315 

316-1318... 
320-1329 . . . 
331-1335 . . . 
33i>-1345 . . . 
338-1340 . . . 
341-1342... 
343-1351 . . . 
347-1354 . . . 
a5r>.1304 . . . 
366-1429... 
366-1381  . . . 
384 


PAOBS. 


389-1390. . . 
391-1394 . . . 
399-1400... 
XIV»  siècle . 
402-1409... 
410-1417 . . . 
421-1429... 
433-1436... 
438-1463... 
51,3-XVI»  s«. 


181 
182 

» 

» 

183 

» 

184 


184 
185 
186 
187 
189 
190 
192 
193 

» 

194 
195 
196 
198 

» 

199 
200 
202 
203 

» 
204 

» 
205 
206 

» 

» 

208 

» 

» 
209 
210 
211 


^354 


ARCHIVES  DU  NORD. 


NUMÉROS 
d'ordre 

DOCUMENTS. 

■n 

PAGES. 

NUMÉROS 
d'ordrb 

DOCUMENTS. 

PAGES. 

Valeneiennss  (Ville  de).  Prévôté 
le  Comte  de    Valenciennes.    Condé, 

B.  1227 
1228 

Tféaor  des  GhAitos.  Maubeoge.  1517-1507. 
Id.                     id.         1293-13SS3. 

238 

Layette  54, 

1229 

Id.                     id.         1328-1339. 

239 

B.  H93 

Trésor  des  Chartes.  Valencicnnes (ville de). 

1290-1291 . . . 

211 

1230 
1231 

Id.                     id.         1340-1367. 
Id.                     id.         1370-1390. 

240 

» 

1194 

Id. 

id.    1292 

212 

1232 

Id.                     id.         1418-1510. 

» 

1195 
1196 

Id. 
Id. 

id.    1293-1297.'.. 
id.    1297-1298... 

214 
216 

1233 

Trésor  des  Chartes.  Villages  et  seigneuries 
desprévôtésdu  Quesnoy  et  de  Maubeuge. 

241 

1197 

Id. 

id.    1302-1310... 

217 

1234 

Id.                      id.        1363-1501. 

» 

1198 
1199 

Id. 
Id. 

id.    1312-1315... 
id.    1321-1363... 

219 
220 

1235 

Trésor  des  Chartes.  Beaumont  et  Trélon. 

130&>1449. 

242 

1200 

Id. 

id.    1339-1^38... 

221 

1236 

Id.              Chimay.      1340-1501. 

» 

1201 

Id. 

id.    1363-1372... 

2ffî 

1202 

Id. 

id.    i:«2-1390... 

223 

Ayemies,  Landrecies.  Étramngt. 

1203 

Id. 

id.    i:«2-1398... 

» 

Maroilles,,  etc.  Layette  57. 

1204 
1205 
1206 
1207 

Id. 
Id. 
Id. 
Id. 

id.    1404-1427... 

id.    1429-1500... 

id.    1512-1549... 

Valenciennes  (Prévôté  le 
Comte).  1240-1248 . . . 

22k 
2S5> 

1237 
1238 
1239 
1240 

Trésor  des  Chartes.  Avesnes.     1281-1293. 
Id.                     id.         13KM.-5aO. 
Id.          Undrecies.      1191-1598. 
Id.           Etrœungt.       1299-1390. 

242 
243 

» 
244 

1208 

Id. 

id.    1268-1295... 

226 

1241 

Id.           Divers.           1180-1461. 

» 

1209 

Id. 

id.    1312-FinduXIV«8«. 

227 

1210 
1211- 

Id. 
Id. 

id.    1441-1496... 
id.    1503-1506... 

229 

Mons.    BlatoH  et  Feignies.  Layette  58, 

1212 

Id. 

Condé.  1278-1285 . . . 

» 

1242 

Trésor  des  Chartes.  Mons.         1295-1397. 

245 

1213 

Id. 

id.    i;J66-1612... 

» 

1243 

Id.                  id.            1410-1641. 

» 

Bavai. 

Bouchain  et  Ostrevant. 

1244 

Trésor  des  Chartes.  BUton  et  Feignies. 

1333-1382. 

» 

Layette  55, 

1245 

Id.                     id.         1423-1544. 

246 

1214 
1215 

Trésor  des 
Id. 

Chartes.    Bavai  et  Feiirniei. 

1288-1437 . . . 

Bouchain.    i;«6-1387... 

230 

1246 
1247 

Trésor  des  Chartes.  ViHages  de  la  prévôté 

de  Mons.  12(»-1367. 

Id.                     id.        1450-1505. 

247 

1216 
1217 

1218 

Id.                     id.    1418-1660... 

Id.  Bouchain  et  Ostreyant  1184-1244... 

Id.                     id,    129M307... 

231 
» 

• 

Ath.  Binche.  Cfiièvres.  Morlatiwez. 
Layette  59. 

1219 
1220 

Id. 
Id. 

id.    1309-1330... 
id.    i:^31-133î)... 

232 
a33 

1248 

Trésor  des  Chartes.  .\th.  Binche.  Chièvres. 

Morlanwez.  1289-1603. 

247 

1221 

Id. 

Ostrevant.  1352-1354 . . . 

234 

1222 
1223 

Id. 
Id. 

id.  1356-Fin  du  XIV»  s', 
id.    1406-1502... 

235 
236 

Flobecq  et  Lessines 
et  leurs  dépendances.  Layette  60. 

,  ta  Quesnoy, 
votés   du 
Beaumont 
56. 

Maubeuge,  Villages  des  pré* 
Quesnoy   et  de  Maubeuge. 
et  Trélon.  Chimay,  Layette 

• 

1249 

1250 
1251 

Trésor  des  Chartes.  Flobecq  et  Lessines. 

1234-1280. 

Id.                     id.         1281-1282. 

Id.                     id.         1283-1289. 

248 
249 
250 

1252 

Id.                     id.         12a4-12flr7. 

» 

1224 

Trésor  des  Chartes.  Le  Quesnoy.  1240-1323. 

237 

1253 

Id.                      id.         1217-1333, 

251 

1225 

Id. 

iâ.         1346-1391. 

» 

1254 

Id.                     id.         i:«5-l3fi8. 

» 

1226 

Id, 

id.         1415-1499. 

238 

1255 

Id.                      id,         1417.1.'528. 

2^ 

TABLE  DES  ARTICLES  DU  TOME  PREMIER  (DEUXIÈME  PARTIE)  DE  L'INVENTAIRE  SOMMAIRE, 


STio 


NUMEROS 
d'ordre 


DOCUMENTS. 


PAGES. 


B.  1256 

1257 
IfôS 
1250 


1260 

1261 
1262 
1263 
1264 
1265 
1266 
1267 
1268 
1269 
1270 
1271 
1272 
1273 
1274 
1275 
1-276 
1277 
1278 
1279 
1260 
1281 
1282 
1263 
1284 
1285 
1286 
1287 
1288 
1289 
1290 
1291 


Agimoni.  Qivet.  Fumay  et  leurs 
dépetidances.  Layette  61, 

Trésor  des  Chartes.   Agimont  et  GWet. 

1314-1390 

Id.  id.        1406-1463 

Id.  id.        1520-1011 

Id.    Fumay  et  Divers.  1288-1587 

Flandre  en  général.  Layettes  62  à  64 

Trésor  dés  Ciurtes.   Flandre  en  général 

1:^1246 


4292 
129:^ 


Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


id.  1252-12T9 

id.  1288-1297 

id.  1296... 

id.  1296-1297 

id.  1298,., 

id.  1299-1300 

id.  1304-1310 

id.  1311-1320 

id.  1321-1323 

id.  1324-1335 

id.  1336-1362 

id.  1362-1370 

id.  1371-1386 

id.  1387-13U2 

id.  1302... 

id.  1394 .. . 

id.  1396-1307 

id.  1398-1400 
Sans  date  ;  XIV»  s» 

»  fin  du  »  . 

id.  1402-1416. 

id.  1417-141& 

id.  1421-1434. 

id.  1437-144a 

id.  1451-1478. 

id.  1480-1484. 

id.  1485-1500. 
Sans  date  :  XV«  8«. 

id.  1501-1508. 

id.  1509-1513. 

id.  1514-15(»K 


Coêsel,  Masebrotick,  Rmhescure, 
MerviUe.  Nieppe.  Layettes  65  à  69, 

Trésor  des  Chartes.  Châtellenie  et  ville  de 

1. 1218-1298. 


Id. 


id. 


1304-1314. 


252 

25:i 

254 

» 


2r» 

25<i 
257 
258 
260 
261 
» 
262 

264 

» 
265 
266 
267 
268 

» 

269 
)» 

270 

271 

272 

» 
274 

» 
275 

» 
277 

» 
278 

» 


270 

280 


NUMEROS 
d'ordre 


B.  1294 

1295 
1296 
1297 
1298 
1299 
1300 
1301 
1302 
1303 
1304 
1305 
1306 
1307 

1308 
1309 
1310 


1311 

1312 
1313 
1314 
1315 


1316 
1317 
1318 
1319 
13-JO 


1321 
1322 
1323 
1324 
1325 


1326 
1327 
1328 


DOCUMENTS. 

PAGES. 

Trésor  des  Chartes.  Chfttellenie  et  ville  de 

Cassel.  1315-1331. 

280 

Id. 

Août-Novembre  1331. 

282 

Id. 

id.         1332 

283 

Id. 

id.         1333 

285 

Id. 

id.         1334-1335. 

286 

Id. 

id.         1,336-1337. 

287 

W. 

id.         1338-1342. 

288 

Id. 

id.         1343-1350. 

280 

Id. 

id.         1352-1365. 

» 

Id. 

id.         1366-1376. 

290 

Id. 

id.          1378-1398. 

201 

Id. 

id.      XIV»  siècle. 

202 

Id. 

id.         1401-1610. 

» 

Id. 

Hazebrouck,  Rcnescure, 
etc.  1279-1487. 

293 

Id. 

MerviUe.    1318-1385. 

294 

Id. 

id.         i:«7-1541. 

295 

Id. 

Nieppe.     1.327-1622. 

» 

Bergues 

(\iUe  et  châtellenie  de). 

Hondschùote,  Layettes  70  et  7i, 

Trésor  des  Chartes.  Chfttellenie  et  ville  de 

Bergues.  1240-1296. 

206 

Id. 

id.         1304-1390. 

297 

Id. 

id.         1331-1384. 

1» 

Id. 

id.          1380-131)8. 

298 

Id. 

id.         1402-1462. 

299 

Bwikerqx 

jie.  Zuydcoote,  Mardych, 
Layette  72. 

Trésor  des  Chartes.  Dunkerque.  1288-1330. 

2îi9 

Id. 

id.         1332-1340. 

300 

Id. 

id.         1350-1354. 

» 

Id. 

id.         1385-13110. 

301 

Id. 

id.         1400-1405. 

302 

GrateUnes 

'.  CrayvDÎck,  Layette  73, 

Trésor  des  ChaHes.  Gravelines.  1269-1332. 

302 

Id. 

id.         1333-13:^5. 

303 

Id. 

id.         1336-1338. 

304 

Id. 

id.         1363-1387. 

1» 

Id. 

id.         14K3-1518. 

305 

Bourbourg,  Layette  74, 

Trésor  dos  Chartes.  Bourbourg.  1183-1298. 

;w5 

Id. 

id.         1301-1332. 

306 

Id. 

id.        1333-1350. 

307 

^) 


ARCHIVES  Di:  NORD. 


NUMEROS 
d'ordre 


B.  1329 
1330 


1331 

1332 
1333 
1334 


1335 


1336 


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1353 


1354 

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1356 

1357 
1358 


DOCUMENTS. 


PAGES. 


Trésor  des  Chartes.  Bourbourg.  1362-l%n). 
Id.  id.         1403-irjG2. 

Bailleuî  [Ville  et  châteUenie).  Layette  75, 

Trésor  des  Chartes.  ChâteUenie  et  ville  de 

Bailleuî.  1160-1259. 

Id.  id.         iafi3-1295. 

Id.  id.         1333-1389. 

Id.  id.         UU-1612. 

Wervick,  Layette  76, 
Trésor  des  Chartes.  Wervick.  I39r>-1512. 

Gond  (Ville  et  châteUenie  de).  Deime. 

Layette  77, 

Trésor    des    Chartes.     Ville    de    Gand. 

1228-1230. 

id. 

id. 

id. 

id. 

id. 

Id.  ChfttelleniedeGand.  1329-1348. 

id.         1365.1520. 

Deinze.     1293-1440. 


Bruges,  Ardembourg  et  Oudembourg, 
Layettes  78  à  8i. 

Trésor  des  Chartes.  Bruges,    1200(?)-1296. 


1337 

Id. 

1338 

Id. 

1339 

Id. 

1340 

Id. 

1341 

Id. 

1342 

Id. 

1343 

Id. 

1344 

Id. 

1311-1380. 
1383-1399. 
XI\>  8«  . . 
1401-1449. 
1453-1508. 


Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id, 


id.  1304-1360... 

id.  1381-1388... 

id.  1394-1391K . . 

id.  XIV»  siècle. 

id.  1407-1478... 

id.  1485-1581... 

Oudembourg  ou  Ardem- 
botirg.  1330-1397. . . 


Damme.  Layette  82, 
Trésor  des  Chartes.  Damme.  1180-1439. 

Franc  de  Bruges  et  villages  en  dépendant. 

Layette  83. 

Trésor  des  Chartes.   Franc  de  Bruges. 

1310-1388. 

Id.  id.         1407-1498. 

Trésor  des  Chartes.  Villages  et  paroisses 
du  Franc  de  Bruges.  1240-1388. 

Id.  .     id.        1396-1400. 

.     Id.  id.        1407-1520. 


307 

308 


309 

» 

310 

311 


311 


312 

» 

313 

314 

» 
315 

» 
316 


316 

317 

» 

318 
319 

320 


320 


321 
322 

323 


NUMEROS 
d'ordre 


B.  1359 

1360 
1361 
1362 
1363 
1364 


1365 
1366 
1367 


1368 
1369 
1370 
1371 


1372 


1373 
1374 
1375 
1376 


1377 
1378 

1379 
1380 
1381 


1382 


1383 


1384 


1385 
1386 


Ypres  et  sa  chdtellenie  ;  P&peringhe. 
Layette  84, 

Trésor  des  Chartes.  Ypres  et  sa  chàtel- 

leoie.  120(M289. 


Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


id.  1301-1325. 

id.  1327-1390. 

id.  1394-1399. 

id.  1401-1442. 

id.  1501-156Î). 


Wameton,  Layette  85, 

Trésor  des  Chartes.  Wameton.  1228-1332. 
Id.  id.         1335-1309. 

Id.  id.         1383-1580. 

Fumes.  Layette  86, 

Trésor  des  Chartes.  Fumes.  1240-1332. 

Id.  id.  1333-1396. 

Id.  id.  1396-1400. 

Id.  id.  1415-1506. 

Dicmude.  Layette  87. 
Trésor  des  Chartes.  Dixmude.    1224-1437. 

Nieuport'Ostende.  Layette  88,     . 
Trésor  des  Chartes.  Nieuport.  1163-1249. 


Id. 
Id. 
Id. 


id.         1260-1289. 

id.         1290-1503. 

Ostende.     1330-1347. 


Courtrai.  Layettes  89  et  90. 

Trésor  des  Chartes.  Courtrai.    1202-1350. 
Id.  id. 

Id.  id. 

Id.  id. 

Id.  id. 


1352-1390. 
1384-1400. 
1401-1450. 
1453-1683. 


Menin.  Layette  9i. 
Trésor  des  Chartes.  Menin.        1260-1688. 

Harlebèke,  Layette  92* 
Trésor  des  Chartes.Harlebèke.l393-XVI«  s« 

ThieU.  Layette  93. 
Trésor  des  Chartes.  Thielt.        1399-1506. 

Audenarde,  Renaise.  Layette  94. 

Trésor  des  Chartes.  Audenarde.  1190-1462. 
Id.  Renaix.       1282-1402. 


323 
324 
325 

» 
326 

» 


326 
327 

» 


.128 

» 

329 

330 


330 


331 
331 
332 
333 


334 
335 

» 

336 
337 


337 


338 


338 


338 
339 


TABLE  DES  ARTICLES  DU  TOME  PREMIER  (DEUXIÈME  PARTIE)  DE  L'INVENTAIRE  SOMMAIRE. 


357 


NUMÉROS 

NUMÉROS 

DOCUMENTS. 

PAGES. 

DOCUMENTS. 

PAGES. 

d'ordre 

d'ordre 

, 

Capryche.  Layette  9Ô. 

Namur.  Dînant  et  Marienbourg. 

B.  1387 

Trésor  dee  Chartes.  Gaprycke.  1411-Fin  du 

Layettes  Î06  et  i07. 

XV»  siècle. 

339 

B.  1411 

Trésor  des  Chartes.   Nainur.    91M263. 

358 

Pays  de  Wâes  et  Rupehnonde, 

1412 

fl    •  a  €^ 

Id.                     id.         12(>4-1298. 

360 

T/tyeUe  96. 

1413 

Id.                     id.         1307-1394. 

361 

1414 

Id.                     id.         1401-1490. 

363 

1388 

Trésor    des    Chartes.    Pays   de    W&es. 

1261-1399. 

340 

1415 

Id.                     id.         1505-1510. 

364 

1389 

Id.            Rupelmonde.  1317-1420. 

341 

1416 

Id.                   Dinant.    1426-1466. 

365 

1417 

Id.           Marienhoarg.  1546-1548. 

» 

loumai  et  Toumaisis.  Saint-Amand. 

Martagne.  Layettes  97  et  98. 

Brabant.  Louvain.  Malines.  Lttnbourg. 

1390 

Trésor  des  Chartes.  Tournai  et  Toumaisis. 

Layettes  i08  et  109. 

1187-1296. 

342 

1418 

Trésor  des  Chartes.  Brahant.  1270-1.347. 

366 

1391 

Id.                   id.          1304-1396. 

343 

1419 

Id.                     id.         1356-1309. 

» 

1392 

Id.                   id.          1424-1472. 

» 

1420 

Id.             Comm»  du  XV»  s«-1430. 

367 

1393 

Id.                   id.          1509-1547. 

» 

1421 

Id.                     id.         1453-1416. 

368 

1394 

Id.               St-Amand.  1292-1369. 

344 

14>> 

Id.                     id.   1504.XVII»  s». 

369 

13^ 

Id.               Mortagne.  122^1609. 

» 

1423 

Id.                 Uuvain.   1384-15?5. 

» 

Alost.  Grammont.  Layette  99. 

1424 

Id.                Malines.    1304-1654. 

370 

1425 

Id.               Limhourg.  1280-1403. 

371 

1396 

Trésor  des  Chartes.  Alost.    1221-1284. . . 

34") 

D 

1397 

Id.                   id.       1287-1300. . . 

347 

Gueldre.  Layette  îiO. 

• 

1398 

Id.                    id.       1306(?)-15EtO. 

348 

J     êC\J> 

1399 

Id.          Grammont.  1190-1381. . . 

» 

1420 

Trésor  des  Chartes.  Gueldre.  1282-1298. . . 

371 

1427 

Id.                   id.         1306(?H4T3 

372 

Tenremonde  ou  Termonde.  ZwyndrecJu. 

1428 

Id.                   id.        1474-1480. . . 

» 

Layette  ÎOO. 

1429 

Id.                   id.        1504-1(531 . . . 

373 

1400 

Trésordes  Charte8.Tennonde.  i:»0(?)-1527. 

349 

1401 

Id.           Zwjrndrecht.  12:51 

yinove.  Layette  iOi. 

350 

Luxembourg.  Lon-aine.  Montmédy. 

DamvUlers.  Faulquemont.  MarviUe. 

Layette  iii. 

1402 

Trésor  des  Chartes.  Ninove.  1279-1506. . . 

9 

350 

1430 

Trésordes  Chartes.  Luxembourg  en  général . 

1227-1292. 

373 

VEcluse.  Layette  Î02. 

1431 

Id.                      id.              1316-1344. 

374 

1403 

Trésor  des  Chartes.  UÉcluse.  1293-1379. . 

351 

1432 

Id.                      id.l358-FinduXIV«s« 

375 

1404 

Id.                     id.      1380-1400.. 

352 

1433 

Id,                      id.             1402-1479. 

376 

1405 

Id.                      id.      1401-1449. . 

354 

1134 

Id.                      id.              1483-1506. 

377 

1406 

Id.                     id.      1451-1523.. 

355 

1435 

Id.    Luxembourg;  divers.  1221-1298. 

» 

1436 

Id.                      id.             1309-1523. 

378 

Beveren-Biertoliet.  Layette  i03. 

1437 

Id.        Lorraine.  1277-Fin  du  XVI»  s» 

389 

1407 

Trésor  de»  Chartes.  Beveren.  1260-1385. 

35(5 

1438 

Id.                   Montmédy.  1429-1484. 

380 

1406 

Id.            Bierwliet.  1343-XVI»  s*. 

357 

2439 

Id.              Damvillers.  1324-XVI»s« 

» 

Middelbourg.  Layette  Î04. 

1440 
1441 

Id.               Faulquemont.  13oO-1307. 
Id.                       MarvUle.  1259-1542. 

382 

1409 

Trésordes  Chartes.Middelbourg.  136:^  1 473. 
Quatre  Métiers.  Layette  i05. 

357 

• 

Anvers.  Bomhetn.  Layette  iî2. 

1410 

Trésor   des    Chartes.    Quatre    Métiers. 

1442 

Trésor  des  Chartes.  Anvers.  1307-1521. . . 

:)84 

1311-1423. 

35K 

H43 

Id.  ,           Bomhem.  1315-XIV*  h« 

» 

558 


ARCHIVES  DU  NORD. 


nump:ros 

d'ordre 


B.  1144 
1445 
1446 
1447 
1448 
1449 
145() 
1451 


1452 
1453 


1454 


1455 


1456 


1457 


1463 

1464 
1465 
1466 

1467 
1468 

1469 


DOCUMENTS. 


PAGES. 


Hollafuie.  Utrecht.  Layette  ÎÏ3. 
Trésor  des  Chartes.  Hollande.  125:3-1:^0. . 


Id. 
Id. 

Id. 

Id. 

Id. 

Id. 

Id. 


id.  127M270. . 

id.  1277-1300. . 

id.  130rW.33O. . 

id.  134y-FinduXIV«s« 

id.  1410-1460.. 

id.  1461-1501). . 

Utrecht.  1159-1524.. 


Zélande.  Axel.  Layette  iii. 

Trésor  des  Chartes.  Zélande.  XIII«s*-1650. 
Id.  Axel.     1326-1379.. 

Frise.  Layette  ÎÏ5. 
Trésor  des  Chartes.  Frise.     1248-1527. . . . 

Matières  ecclésiastiques.  Réception 
des  bulles.  Layette  îîô. 

Trésor  des   Chartes.   Matières  ecclésias- 
tiques. Réception  des  bulles.  1221-1645. 

Subsides  ecclésiastiques.  Layette  ÎÎ7, 

Trésor  des  Chartes.    Subsides  ecclésias- 
tiques. 1254-1528. 

Affaires  ecclés'asliques.  Layette  ii8. 
Trésor  des  Chartes.  Afiaires  ecclésiastiques. 


1458 

Id. 

id.               130:3-1365.. 

1459 

Id. 

id.  1373-Fin  du  XIV«  s«. 

1460 

Id. 

id.                1404-1417.. 

1461 

Id. 

id.                1420-1477. . 

1462 

la, 

id.                1501-1642. . 

Évéché.  Eglises.  Chajntres  et  Abbayes 
du  diocèse  d^Arras,  Layettes  ÎÏ9  à  Î2Î. 

Trésor  des   Chartes.    Évêché    et  églises 
diverses  du  diocèse  d'Arras.  1202-1392. 


Id. 
Id. 


id.         1405-1499. 
id.         iri06-1662. 


Trésor  des  Chartes.  Collégiale  de  St-Amé 

de  Douai.  1070-1385. 

Id.  id.  1415-1663. 

Trésor  des  Chartes,  Église  St-Pierre  de 

Douai.  1290-1467. 

Trésor  des  Chartes.  Église  St-Albin  de 

Douai.  i:«4-13î©. 


:385 
386 
387 
389 
390 
» 

391 
:)92 


3ir2 
3f>3 


314 


394 


395 


396 
397 
399 
400 
» 
401 


403 
404 
405 

406 
407 


408 


NUMEROS 
d'ordre 


B.  1470 

1471 

14T2 
1473 

1474 

1475 

1476 

1477 

1478 

1479 

1480 

1481 

1482 

1483 


1484 
1485 
1486 
1487 

1488 
1489 
1490 


1491 
1492 
1493 
1494 


DOCUMENTS. 


PAGES. 


Trésor  des    Chartes.   Abbaye  de   N.-D.- 
des-Prés  de  Douai.  1245-1477. 

Trésor   des  Chartes.   Abbaye    d'Anchin. 

1079-1536. 


Id. 


id.        1409-1568. 


Trésordes  Chartes.  Abbay  ede  Marchiennes. 

1244-1002. 

Trésor  des  Chartes.   Abbaye   de   Flines. 

1234-1521. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  de  Vicoigne. 

1291-14:)6. 

Trésor  des  Chartes.   Abbaye   d'Hasnon. 

1279-1305. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  de  St-Vaast 

d'Arras.  1159(?)-1S30. 

Trésor  des  Chartes.   Église  Notre-Dame 

d^rras.  1182-1529. 

Trésor  des  Chartes.  Église  St-Barthélémy 

de  Béthnne.  1280-1598. 

Trésor  des  Chartes.  Chartreuse  de  Gosnay. 

1329-1612- 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  d'Arrouaise. 

1538-1590. 

Trésor  des   Chartes.   Abbaye   du   Mont- 

StrÉloi.  1191-1(502. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  d'Eaucourt. 

1145-X VI' siècle. 


Kvêchés  de  Thérouamiê,  St-Omer  et 
Boulogne,  Layette  Î22. 

Trésor  des  Chartes.  Églises  et  abbayes  de 
révêché  de  Thérouanne.  1190- 1521. 

Trésor  des  Chartes.  Églises  et  abbayes  de 
révêché  de  St-Omer.  1142-1662. 

Trésor  des  Chartes.  Églises  et  abbayes  de 
révèché  de  Boulogne-fl-Mer.  1195-1663. 

Trésor  des. Chartes.  Chapitre  Saint-Pierre 
d'Aire.  Église  N.-D.  de  Boulogne.  1169- 

1529. 

Trésor  des  Chartes.  Abbayes  de  Watten  et 

de  Bourbourg.  1072-15:^. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  de  St-Bertin. 

1125-1634. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  de  Clairma- 

rais.  1176-1532. 


Diocèse  de  Cambrai.  Layettes  123  et  124, 

Trésor  des  Chartes.  Temporel  des  évègues 
de  Cambrai.  817-XVI*  siècle. 

Trésor  des  Chartes.  Évêché  de  Cambrai. 

Gavène.  1189-1468. 

Trésor  des  Chartes.  Chapitre  cathédral  de 
N.-D.  de  Cambrai.  1233-163:^. 

Trésor  des  Chartes.   Etablissements  reli- 
gieux du  diocèse  de  Cambrai.  118:M662. 


408 

» 
410 

» 

411 

412 

413 


415 


416 


» 


» 


418 


418 
420 
421 

422 

» 

424 

426 


428 
430 
433 
434 


TABLE  DES  ARTICLES  DU  TOME  PREMIER  (DEUXIEME  PARTIE)  DE  L'INVENTAIRE  SOMMAIRE. 


5»^ 


NUMEROS 
d'ordre 


B.  1495 
1496 
1497 

1498 

1499 
1500 

1501 
1502 


1503 

1504 
15(fô 


1506 

1507 
1508 

1509 
1510 

1511 
1512 


1513 
1514 
1515 


DOCUMENTS. 


Trésor  des  Chartes.  Abbavc  de  Maroilles. 

818-1600. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  de  Saint-An- 
dré du  Cateau.  1191>-U40. 

Trésor  des  Chartes.  Abbayes  de  Ste-Wau- 

dru  de  Mons,  do   Mont-St-Martin,   de 

Vaucelles  et  dif  Quesnoy.  1278-1031. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  et  chapitre 
de  Ste-Aldeffondc  de  Maubeuge. 

lllJO-1662. 

Trésor  des  Chartes.  Abbayes  de  Cambron 

et  de  liessies.  1254-i6r)8. 

Trésor  <lo8  (Chartes.  Abbayes  de  Saint-Au- 
bert  et  du  Saint- Sépulcre  de  Cambrai. 

1064-1664. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  de  St-Saulve  et 
Hôtellerie  de  Valenciennes.  1289-1337. 

Trésor  des  Chartes.  Chapitre  de  la  Salle 

de  Valenciennes  et  Chartreuse  de  N.-î). 

de  Macourt  ou  de  Marly.  1237-1662. 


Diocèse  de  Gftml.  ÏMyette  Î25. 

Trésor  des  (chartes.  Abbaye  de  St-Havon 

de  Oand.  112^-150î>. 


Trésor  des  Chartes. 


id.       964-1445. 


PAGBS. 


436 

438 

439 
440 

442 
444 

445 


Trésor  des  Chartes.  Eglises  et  établisse- 
ments religieux   du  diocèse  de   Gand. 

122f)-l(X)l. 


Diocèses  de  Bruges  et  d^Ypres, 
Layette  126. 

Trésor  des  Chartes.  Églises  et  établisse- 
ments religieux  du  diocèse  de  Bruges. 

1228-1015. 

Trésor  des   Chartes.    Collégiale    de    St- 
Donat  de  Bruges.  1089-1525. 

9 

Trésor  des  Chartes.  Eglises,  abbayes  et 
établissements  religieux  diversdu  diocèse 

dTpres,  1232-1(362. 

i 

Trésor  des  Chartes.  Eglise  collégiale  St- 
Herre  de  Cassel.  1085-1663. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  de  St-Winoc 
et  Hôpital  St-Jean*Baptiste  à  Bergues. 

1183-1524. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  des  Dunes. 

.  1279-1387. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  de  Messines. 

1177- 1311. 


Diocèse  de  Tournoi.  Layettes  127  et  128. 

Trésor  des  Charte^.  ?]vèché   et  chapitre 
cathédrale  de  Tournai.  13(r>-H)'i5. 

9 

Trésor  des  (Chartes.  Eglises  de  Lille. 
Trésor  des  (chartes.   Hôpitaux  de   Lille. 

larr-iTM. 


446 
447 

448 


449 
450 

452 
453 

454 
455 
456 


fa) 

4oO 


NUMÉROS 
d'ordre 


B.  1516 
1517 
1518 
1519 
1520 
1521 
1522 
1523 

1524 
1525 


1526 
1527 


1528 


1529 


1530 


1531 
1532 
153:3 

1534 

I5:r> 


DOCUMENTS. 


PAGES. 


Trésor  des  Chartes.  Couvent  des  Domini- 
caines, dit  nvbbiette,  à  Lille.  1273-1524. 

Trésor  des  Chartes.  Couvents  divers  de 

Lille.  1247-1667. 

Trésor  des  Chartes.  Église  collégiale  N.-D. 

de  Courtrai.  1219-1411. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  de  St-Amand. 

1231-1531. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  de  Marquette. 

1230-1608. 

Trésor  des  Chartes.  Abbaye  de  Loos. 

1177-l(i65 

Trésor  des  Chartes.  Chapitre  de  St-Piatde 
Seclin.  Abbaye  de  Phafempin.  1 177-1618. 

Trésor  des   Chartes.   Églises  et  établis- 
sements religieux  divers  du  diocèse  de 

Tournai.  1182-i:)91. 


Id. 
Id. 


id.   1413-1498. 
id.    1506-1027. 


461 
462 
» 
463 
464 
466 
467 

468 
469 
470 


Owpitre  St-Pierre  de  Lille.  Layette  129. 

Trésor  des  Chartes.  Chapitre  St-Pierre  de 

Lille.  1066-1300. 

Id.  Chapitre  St-Pierre  de 

Lille.  13i8.1(î03. 

Bégtdnage  de  Lille,  Layette  130. 

Trésor  des  Chartes.  Béguinage  de  Lille. 

1245-1660. 


Diocèses  de  Namur  et  de  Cologne, 
Layette  131. 

Trésor  des  Chartes.  Diocèses  de  Namur  et 

de  Cologne.  1  iaM()o8. 

Diocèses  de  Malines^  Anvers^  Utrecht  et 
Irèves.  ÏMyette  132, 

Trésor  des  Chartes.  Diocèses  de  Malines, 
AnversJ'trecht  et  Trêves.  1178-152<>. 

Diocèses  de  France.  Layette  133. 

Trésor  des   Chartes.    Diocèse   d'Amiens. 

10&2-1661. 

Trésor  dos  Chartes.  Diocèses  de  Chftlons  et 

de  Chartres.  1200- 152«. 

Trésor  deî>  Chiirtes.  Diocèses  do  Ijingres, 
de   l-aon,   de    Lyon,   du    Mans  Vt    de 

Novon.  wn-um. 

Trésor  das  Chartes.  Diocèses  de  Paris,  de 
Reims  et  de  Soix^ons.  liMy-U'iU. 

Trésor  de^  Cliartes.  Diocèses  de  S  ion,  de 
Tareiitaise,  de  Toul,  de  Verdun  et  autres. 

1211-1519. 


470 
472 


473 


475 


476 


478 
479 

481 
48,3 

487 


560 


ARCHIVES  DU  NORD. 


NUMEROS 
d'ordre 


B.  1536 
1537 
1538 

1539 
1540 

1541 
1512 


1543 

15H 
1545 
1546 
1547 
1548 
1549 
1550 
1551 
1552 
1553 
1554 
1555 
1556 
1557 
1558 
1559 
1560 


260 

263 

264 
266 

27i 
278 
287 


DOCUMENTS. 


PAGES. 


Diocèse  de  Besançon,  Layette  134, 

Trésor  des  Chartes.  —  Siège  archiépis- 
copal de  Besançon.  1d69-lâ27. 

Trésor  des  Chartes.  Diocèse  de  Besançon  : 

Abhayes.  1505-1608. 

Trésor  des  Chartes.  Diocèse  de  Besançon  : 
Prieurés,  Couvents  et  Hôpitaux. 

1405-1516. 

Trésor  des  Chartes.  Diocèse  de  Besançon  : 

la.  1517-1519. 

Trésor  des  Chartes.  Diocèse  de  Besançon  : 
Églises  collégiales  et  paroissiales. 

1485-1524. 

Trésor  des  Chartes.  Diocè.'^e  de  Besançon  : 

Id.  1513-1517. 

Trésor  des  Chartes.  Diocèse  de  Besançon  : 

Id.  1518-1611. 


Matières  généalogiques  divisées  par 
ordre  alphabétique.  Layettes  Î35  à  Ï59. 

Trésor  des  Chartes  .Matières  généalogioues. 

Lettre  A.        1228-1509  . . 


Id. 
Id. 
Id. 
Id, 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


Lettre  B.        1205-1651  . . 

Lettre  C.  1231-lfî58  . . 
UttresD,K,  F.  1253-1611  .. 

Lettre  G.  1226-XVII«s«. 
Lettre8H,I,  J,  K.  1248-1652. 


Lettre  L. 
liOttre  M. 
Lettre  M. 
UttreN. 
Lettre  0. 
Lettre  P. 
Lettre  Q. 
lettre  R. 
Lettre  S. 


122>1637.. 
1254-1686 . . 
1193-1618.. 
1225-1608 . . 
1417-1612.. 
1383-1667  . . 
1213-1436 . . 
1273-1(538 . . 
1232-XV  s». 


LettresT&U  1247-1633.. 
Lettre  V.  125t)-1646  . . 
Lettre  W.      1284-1702  . . 


Supplément  aux  articles  des  layettes 
du  Irésor  des  Chartes. 

Trésor  des  Chartes.  Layette  des  Traités. 

1318 


Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


i:j:u-i:i30.. 

vers  13'i7ou  1348.. 
Fin  du  XIV  s«. 

i;37l) 

vers  1408-1421. 


488 
489 

390 
491 

492 
493 
41^ 


496 
498 
502 
504 
506 
507 
509 
511 
512 
514 
515 

» 
516 
517 

» 
518 
519 
520 


521 
» 

» 
» 

» 
» 


NUMEROS 
d'obdrg 


B.  295 

311 
322 
330 
363 
366 
374 
396 

397 
418 
420 
422 
423 
450 

451 
455 
456 
459 

46i 

473 
474 
476 

491 
497 

498 
499 
500 
501 
513 
521 
554 
570 
577 
581 
583 
59i 
595 
600 
606 

612 
013 
033 


Trésor  des  Chartes.  Layette  des  Traités. 

vers  1419 . . 


Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 


1414 

vers  1454 . . 
vers  1472 . . 

1493 

Fin  du  X  V«  s«. 
1514 


Id.  Layette  des  Mariages.  1235- 

1246. 


Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


id. 
id. 
id. 
id. 
id. 


1253-1250 . . 

1375 

vers  1390. . . 

14a3 

1413 


Id.  Layette  des  Testaments  des 
Princes.  1314 


Id. 

Id. 
Id. 
Id. 


1332-1341  .. 

1386:1391  .. 

1417-1442  . , 

XVI«etXVII« 
siècles. 

Id.   Layettes  des  Partages  des 
Provinces  des  Pays-Bas.  1309-1320. 


id. 
id. 
id. 
id. 


Id. 
Id. 


id. 
id. 


Fin  du  XIV  s». 
1520 


Id.   layette  des  Lettres  de   la 
Dame  de  Cassel.  1332 


Id. 


id. 


1395 


Id.  layette  des  Hommages  des 
Princes.  1291 


Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


id. 
id. 
id. 
id. 


1297-1318 . . 
1306-1340 . . 
1372-1373 . . 
1412-1477 . . 


Id.  Layette  du  Commerce.  1358. 


Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 


id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 
id. 


1398 

Comm*  du  X V«  s«. 

1420 

1473 

1493 

XV»  s«. . . 

1522 

1522-1523. 
1544 


Trésor  des  Chartes.  Layette  des  Monnaies. 

1298-1299. 


Id. 
Id. 
Id. 


id. 
id. 
id. 


1353-1354. 
1361-1363. 
1402 


523 
» 

» 
524 

» 

525 
526 

» 

527  • 

»  I 


528 


t 


» 

529 

» 
530 
531 

» 
» 
» 
532 
» 

» 


I